Rapport de situation hebdomadaire du Donbass– 9 février 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 9 février 2019 :

PARTIE 1

VOIR ET ENTENDRE VIDEO ICI

SITUATION MILITAIRE
01‘12 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’19 » – L’OSCE enregistre la présence d’armes lourdes près de la ligne de front
05’40 » – Quatre soldats de la RPD tués par un bombardement des FAU contre Leninskoye
09’55 » – Les FAU bombardent la RPL et publient la vidéo de leurs crimes
18’31 » – Des équipements militaires américains volés à Lvov

UKRAINE
22‘46 » – Kiev se tire une balle dans le pied en refusant la venue des observateurs russes de l’OSCE pour les élections
35‘01 » – L’Ukraine s’humilie en inscrivant sa volonté d’intégrer l’OTAN et l’UE dans sa constitution

PARTIE 2

VOIR ET ENTENDRE VIDEO ICI

 

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
00’30 » – Un fermier ukrainien donne de la marijuana à ses abeilles pour améliorer le goût du miel
02’54 » – Un politologue ukrainien annoncé que la Russie prépare une nouvelle attaque contre l’Ukraine

07’53 » – Conclusion

Christelle Néant

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Quatre soldats de la RPD tués lors d’un bombardement des FAU

Aujourd’hui, 8 février 2019, à la suite d’un bombardement mené par les soldats de la 79e brigade aéroportée des Forces Armées Ukrainiennes (FAU), depuis leurs positions situées près du village de Vodianoye, une des maisons du village de Leninskoye (sud de la République Populaire de Donetsk) a brûlé après avoir été délibérément visée par un obus incendiaire.

L’incendie a été éteint par les soldats de la milice populaire de la République et ne s’est pas propagé aux autres maisons du village.

Nos soldats apportaient de l’aide à la population civile, il était impossible pour l’ennemi de ne pas le voir à travers des moyens d’observation, mais les soldats ukrainiens ne se sont pas arrêtés à ce qui avait été réalisé.

Les soldats de la 79e brigade, ajustant les tirs à l’aide d’un drone, ont de nouveau bombardé la zone, causant la mort de trois de nos défenseurs qui combattaient l’incendie.

Un autre soldat de la milice populaire a tenté de tirer les corps de ses camarades hors de la zone bombardée, mais il a également été tué par un obus tiré par les soldats ukrainiens. Nous exprimons nos sincères condoléances aux familles des victimes.

En outre, aujourd’hui, les soldats de la 93e brigade mécanisée des FAU ont de nouveau bombardé les employés de l’entreprise publique « Eau du Donbass », qui quittaient le territoire de la station de pompage de Vassilievka. Un véhicule UAZ gris avec son inscription caractéristique et clairement reconnaissable « Eau du Donbass », a été visé par les soldats ukrainiens avec des mortiers de calibre 82 mm, des roquettes antichar, des mitrailleuses lourdes et des armes légères.

Onze membres du personnel de la station, dont trois femmes, ont réussi à quitter le véhicule et à se cacher au bord de la route derrière des congères lorsque les bombardements ont commencé. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes cette fois-ci.

La milice populaire de la RPD appelle les organisations internationales, en particulier l’OSCE, à ne pas fermer les yeux une fois de plus sur les crimes commis par les forces armées ukrainiennes et à leur donner une évaluation objective et de principe.

Source : Site de la milice populaire de la RPD

Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Kiev met en péril son vernis démocratique vis-à-vis de l’OSCE

Car malgré les demandes de l’ODIHR (le Bureau pour les Institutions Démocratiques et les Droits de l’Homme de l’OSCE), et même celle de Kurt Volker, de laisser les observateurs russes venir au sein de la mission d’observation de l’OSCE, rien n’y fait, le gouvernement ukrainien persiste dans sa volonté de les interdire.

Pour rappel, tout a commencé par une déclaration de Petro Porochenko, dans laquelle il a annoncé qu’il donnerait l’ordre au service des frontières de ne pas laisser d’observateurs russes entrer pour les élections présidentielles. Dans la foulée, la Rada avait proposé d’adopter une loi interdisant la participation des observateurs russes à l’élection pour « légaliser » tout ça.

Ces manœuvres douteuses et anti-démocratiques étaient tellement grossières que Thomas Reimer, un représentant officiel de l’ODIHR avait émis publiquement des doutes sur le fait que tout cela soit compatible avec les obligations de l’Ukraine en tant que membre de l’OSCE.

« Le Bureau pour les Institutions Démocratiques et les Droits de l’Homme de l’OSCE est au courant du projet de loi et de la déclaration présidentielle, et nous avons des doutes quant à leur conformité avec les engagements de l’OSCE concernant l’accès des observateurs internationaux », a déclaré Reimer.

Une déclaration confortée par celle du représentant permanent de la fédération de Russie au sein de l’OSCE, Alexandre Loukachevitch, qui a déclaré qu’en faisant cela, l’Ukraine violait ses obligations au regard de l’organisation internationale.

« Malgré tous les avertissements internationaux, y compris de l’OSCE, sur le caractère inacceptable d’une telle approche, la Verkhovna Rada envisage un projet de loi spécial imposant une interdiction légale qui empêcherait les observateurs russes d‘entrer en Ukraine pour les élections présidentielles. Ce sont des choses encore plus flagrantes, qui impliquent la limitation extralégale du processus, en violation des obligations vis-à-vis de l’OSCE et d’autres documents juridiques internationaux» a déclaré Loukachevitch.

La porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a essayé de justifier cette violation, en arguant que l’Ukraine est en droit d’interdire la venue d’observateurs russes comme le permet le paragraphe 8 du Document de Copenhague, et que cela ne viole donc pas les obligations de l’Ukraine.

Sauf que comme l’a souligné le représentant russe, en vertu de ce Document de Copenhague de 1990, tous les États membres ont le droit de faire partie des missions d’observation dans les autres États membres, et aucune clause dans la législation nationale ne peut soustraire l’Ukraine à cette obligation.

« Il y a une clause qui dit « conformément à la législation nationale », mais aucune législation nationale ne peut priver de son statut un observateur international, d’autant que ce statut découle automatiquement des demandes déposées par l’ODIHR pour tous les États participants, et que la Fédération russe y a répondu, » a déclaré Loukachevitch.

L’Ukraine a beau essayer de justifier tout ce délire par le fait que la Russie serait « l’État agresseur », pour l’OSCE, pour l’ONU, et sur le plan légal, tant que Kiev n’a pas déclaré officiellement la guerre à la Russie, tout cela n’est que du vent.

Si la Russie est réellement « l’État agresseur », alors que l’Ukraine déclare officiellement la guerre à son voisin. Sinon, qu’elle arrête d’utiliser ce statut bidon, qui n’est reconnu par aucune instance internationale digne de ce nom, pour justifier la violation de ses obligations internationales. Il y a un moment où il faut être cohérent.

La ficelle est d’ailleurs tellement grossière, et la violation des obligations de Kiev tellement évidente, que même Kurt Volker s’est opposé à ce énième délire made in Ukraine, dans un post Twitter.

« L’Ukraine a besoin d’observateurs de l’ODIHR pour prouver son adhésion aux normes démocratiques. Sinon, les gens pourraient remettre en question l’élection. D’accord si les moniteurs russes font partie de l’équipe, mais sous l’autorité de l’ODIHR. Pas de jeux. L’Ukraine doit avoir confiance en ses propres institutions démocratiques, » a-t-il écrit.

Alors qu’il soutient d’habitude tous les délires ukrainiens (y compris celui de l’agresseur russe), là Kurt Volker prend le contre-pied de Kiev. Pourquoi ?

Eh bien tout simplement car, comme il le dit si bien lui-même : « Sinon, les gens pourraient remettre en question l’élection ». Si à Kiev ils n’ont pas bien saisi la portée d’une des propositions d’Alexeï Pouchkov, fin janvier, Kurt Volker lui a très bien compris dans quelle erreur grossière l’Ukraine allait tomber.

Pour rappel, fin janvier, Alexeï Pouchkov, sénateur russe, a proposé de ne pas reconnaître le résultat des élections présidentielles ukrainiennes si celles-ci sont manifestement frauduleuses.

« Faut-il reconnaître les résultats des élections en Ukraine ? Je pense que nous ne devrions probablement pas annoncer à l’avance que les résultats des élections seront illégitimes. Mais si nous voyons que les élections sont accompagnées de fraudes massives. […] S’il y a des violations à grande échelle des élections, des fraudes, et je suis sûr que d’autres candidats en parleront, cela fera l’objet de discussions assez nombreuses en Ukraine, cela nous donne une base morale et politique pour ne pas reconnaître le résultat de ces élections », a résumé Alexeï Pouchkov.

Si un des membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ne reconnaît pas le résultat de ces élections, cela sera un coup terrible porté à l’image « démocratique » de l’Ukraine post-Maïdan.

Et cela permettrait à la Russie de ressortir l’atout Viktor Ianoukovitch (qui vient d’ailleurs de faire une conférence de presse très remarquée et relayée depuis Moscou), qu’elle avait du mal à utiliser pleinement à cause de la reconnaissance de l’élection de Porochenko en 2014 (reconnaissance qui était due à ses promesses électorales de mettre fin à la guerre dans le Donbass).

Non pas pour lancer une invasion de l’Ukraine par la Russie comme le clame le Propaganda Ableitung ukrainien (d’ailleurs fait amusant, l’auteur indique que ce plan n’aura probablement pas lieu, car la Russie a échoué à lancer une telle attaque en 2014… Faudrait vous décider les gars, la Russie a envahi l’Ukraine, oui ou non ?), mais peut-être pour commencer à jouer au « jeu de la démocratie et des droits de l’homme » si cher à l’Occident, à la différence près que la Russie va respecter le droit international, elle !

Après tout, si les États-Unis et l’UE reconnaissent Juan Guaidó comme Président légitime du Venezuela, alors qu’il n’est en rien légitime pour l’être, pourquoi la Russie ne s’amuserait pas à ce jeu en déclarant que Viktor Ianoukovitch est toujours le président légitime de l’Ukraine ? Lui au moins il avait été élu pour ce poste lors d’élections légales et légitimes !

Malgré la demande de Volker, les autorités ukrainiennes ont décidé de continuer dans leur délire, et le projet de loi proposé par la Rada a été voté, interdisant de fait l’accès du pays aux observateurs russes de l’OSCE. Ou comment se tirer un obus de 152 mm dans le pied en une leçon…

La note explicative du projet de loi stipule que la présence d’observateurs électoraux russes « peut être une cause d’attaques en matière d’information en déformant les faits concernant le processus électoral ». En clair, Kiev a peur que ces observateurs dénoncent les fraudes dont ils seront les témoins ! C’est vrai que ça ferait tache !

Le tout justifié, bien sûr, par le fait que la Russie serait « l’État agresseur ». Encore une fois, où est la déclaration officielle de guerre de l’Ukraine contre la Russie ? Où est la plainte officielle de l’Ukraine pour agression et annexion de territoire contre la Russie devant le tribunal de l’ONU ?

Je vous épargne le suspense : nulle part ! Le fait qu’il n’y ait ni déclaration officielle de guerre, ni plainte devant le tribunal de l’ONU pour annexion de territoire et agression militaire prouve de manière irréfutable que ce statut d’État agresseur n’est que du flan ! Du blabla, du vent, de la rhétorique politicienne qui n’a strictement aucune valeur juridique du point de vue du droit international.

Il est donc normal que l’OSCE n’en tienne pas compte et considère qu’il s‘agit là d’enfantillages qui n’ont pas à impacter le mode de fonctionnement de l’organisation !

Alexandre Loukachevitch a déclaré attendre la réaction de l’Occident à cette violation flagrante des règles de l’OSCE. Personnellement je pense qu’il n’y en aura pas. Comme d’habitude, l’Occident fermera les yeux sur cette gabegie qu’ils soutiennent et financent depuis cinq ans.

L’Ukraine vient de commettre une énième erreur grossière qui la rapproche encore plus du gouffre, et offre à la Russie des arguments juridiques et légaux supplémentaires contre Kiev.

Ces élections présidentielles ukrainiennes de mars 2019, sont clairement et indubitablement les plus frauduleuses, illégales, illégitimes et lamentables que le pays ait connues depuis son indépendance. Et elles pourraient bien avoir des conséquences dramatiques pour l’avenir de l’Ukraine.

Christelle Néant

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Des radicaux menacent d’enlever le fils d’un prêtre de l’UOC-MP

En Transcarpatie (région nord-ouest de l’Ukraine), des ultra-nationalistes ukrainiens ont menacé d’enlever le fils d’un prêtre de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (Église canonique, appelée UOC-MP) et de prendre de force plusieurs églises s’il opposait au transfert de sa paroisse vers l’Église schismatique récemment avalisée par Constantinople (qui est d’ailleurs toujours la seule à avoir reconnu cette pseudo-Église, plusieurs Églises importantes comme celle d’Antioche, celle de Serbie et celle de Russie ont dénoncé cette mascarade politico-religieuse).

Les faits ont eu lieu dans le village de Yassinia. Le Père Vitali Kremen a été menacé par des ultra-nationalistes soutenant les schismatiques, après que ces derniers aient pris de force l’église de St Georges le Victorieux qui se trouve dans le village.

Car voler une église ne leur suffit pas. Ils veulent voler les trois autres églises qui se trouvent dans ce district, ce à quoi le Père Vitali essaye de s’opposer. Alors les ultra-nationalistes menacent de s’en prendre à son fils, de l’enlever pour le forcer à transférer sa paroisse à l’Église schismatique.

La situation est d’autant plus dangereuse pour ce district qu’il est situé à la frontière entre la Transcarpatie et l’oblast d’Ivano-Frankovsk, qui est avec Lvov l’un des berceaux des collaborateurs des Nazis et des néo-nazis ukrainiens.

Si dans d’autres zones de Transcarpatie les attaques contre des églises ont pu être repoussées, ici les ultra-nationalistes ukrainiens peuvent bénéficier rapidement de renforts venant de la région voisine.

Bien sûr une pseudo-réunion de paroissiens a été organisée pour voter le transfert de la paroisse vers la nouvelle Église, sauf que :
1) le transfert a été annoncé avant que la réunion n’ait eu lieu,
2) que le transfert n’a pas été annoncé vers la nouvelle Église d’Ukraine mais vers l’UOC-KP (l’une des deux Églises schismatiques qui a fusionné pour donner la nouvelle Église avalisée par Constantinople),
3) que lors de la réunion, environ 70 personnes étaient présentes pour voter, dont un paquet de figurants qui ne vivent même pas dans le village, ou qui n’y vivent plus depuis des années, alors que la paroisse compte seulement 15 à 20 personnes qui viennent régulièrement à l’église et qui sont restées fidèles au Père Vitali et l’UOC-MP,
4) et que le militant le plus ardent du transfert de la paroisse est un catholique qui voulait « jeter le prêtre de Moscou » hors du village !

« Il ne s’agit même pas de s’emparer du temple, mais de semer la discorde, de menacer les gens de licenciements, de brûler les maisons, de voler leurs affaires, » dit le père Vitali.

Mais à part ça dans les médias ukrainiens, ces « transitions » (en fait des vols) de paroisses d’une Église vers l’autre sont présentées comme « pacifiques et amicales ». L’Ukraine a beau prétendre se décommuniser, ses médias pondent une propagande digne de la Pravda soviétique !

Depuis l’octroi du tomos d’autocéphalie à l’Ukraine, chaque jour qui passe amène son lot de nouvelles plus ignobles les unes que les autres concernant la situation religieuse dans le pays, et celle qui nous est parvenue hier de Transcarpatie montre bien que le surnom de mafia en soutane que j’avais accolée précédemment au Patriarcat de Constantinople et à la pseudo-Église qu’elle a créée avec les schismatiques en Ukraine, leur va comme un gant.

Car je cherche encore ce qu’il y a de spirituel ou de religieux à menacer d’enlever un enfant pour obliger son père, qui est prêtre de l’Église orthodoxe canonique à renier sa foi et ses valeurs pour rejoindre une pseudo-Église constituée de schismatiques non repentis, et dont le Patriarche d’honneur à vie, Philarète, déclare que le peuple du Donbass doit payer par son sang et ses souffrances le fait d’avoir osé demander la fédéralisation de l’Ukraine !

Après avoir frappé des prêtres et des paroissiens pour s’emparer d’églises par la force, voilà que les schismatiques ukrainiens, aidés par les groupuscules ultra-nationalistes et néo-nazis passent aux menaces d’enlèvement sur enfant ! Des méthodes dignes de la mafia !

Malheureusement je doute que l’on ait déjà touché le fond de l’ignominie de ces gens qui osent prétendre au titre d’Église, et il faut s’attendre à de nouvelles horreurs sanglantes dans les mois qui viennent.

C’est bien à une guerre de religion que nous assistons en Ukraine, et l’Occident et ses médias ferment les yeux, se rendant coupables de complicité des crimes qui y sont commis.

Christelle Néant

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Les FAU bombardent la RPL et publient la vidéo de leurs crimes

Le 29 janvier 2019, l’armée ukrainienne a bombardé le territoire de la République Populaire de Lougansk (RPL), près de Zolotoye, à coup de mortier de 120 mm. Non content de violer ainsi le cessez-le-feu et les accords de Minsk, les soldats ukrainiens ont publié, via le réseau des volontaires qui les soutient, la vidéo de leurs méfaits !

Non ce n’est ni une blague, ni un poisson d’avril très en avance. Les criminels de guerre ukrainiens publient sur Internet les vidéos prouvant qu’ils violent les accords de Minsk que l’Ukraine a pourtant signés et prétend respecter !

Voici la vidéo publiée par un volontaire ukrainien bien connu, Iouri Missiaguine (et ici une copie partielle faite par Inside Donetsk au cas où l’original viendrait à disparaître) :

Comme on peut le voir la vidéo a été filmée par un drone, qui servait à corriger les tirs d’artillerie de la 54e brigade mécanisée des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Rien que sa présence dans le ciel près de la ligne de front est une violation des accords de Minsk, puisque seuls les drones de l’OSCE ont le droit d’y voler.

Maintenant, venons en aux tirs eux-mêmes. Ces derniers visaient manifestement les positions de la milice populaire de la RPL situées près de Zolotoye. Ces tirs et le calibre utilisé (mortier de 120 mm) ont été confirmés par la mission de surveillance de l’OSCE qui s’est rendue sur place.

En plus, d’après les informations communiquées par la milice populaire de la RPL, les positions de tir des FAU étaient installées dans la rue Zarechnia, dans la partie du village de Zolotoye occupée par l’armée ukrainienne (Zolotoye-4). Si la milice populaire de la RPL avait répondu à ces tirs, elle aurait touché la zone résidentielle du village et aurait pu blesser ou tuer des civils !

Sans parler des tirs des FAU un peu avant contre le village de Zolotoye-5 (tenu par la RPL), lors desquels deux maisons, une école et une maternelle avaient été endommagées !

Pour rappel, installer des pièces d’artillerie en pleine zone résidentielle où vivent des civils ou tirer sur des habitations et infrastructures civiles est un crime de guerre et une violation de la Convention de Genève, pourtant signée par l’Ukraine !

Le volontaire qui a publié la vidéo a présenté cette violation de la trêve comme des tirs efficaces ayant permis de détruire une batterie anti-aérienne et un camion, en réponse à des tirs de missiles antichars filoguidés de l’ennemi datant du 25 janvier, qui auraient touché un camion Oural de la 54e brigade, faisant un mort et plusieurs blessés.

Problème : rien de tel n’a été enregistré par l’OSCE pourtant installée à proximité (Zolotoye devant être normalement une des zones pilote de désengagement). Au contraire, le 25 janvier, l’OSCE a enregistré plusieurs tirs partant des positions des FAU situées près de Zolotoye, mais aucun tir de missile antichar venant de la RPL !

De plus, la batterie anti-aérienne Zouchka qui était visée, était recouverte de neige, alors qu’il n’en était plus tombé depuis le 24 !

Autant dire que pour être ainsi couverte, la batterie anti-aérienne ne devait pas avoir servi depuis au moins le 24 janvier (si ce n’est plus).

Enfin, la Zouchka n’est pas une arme d’un calibre interdit par les accords de Minsk (23 mm, très en dessous de la limite de 100 mm). Sa présence n’était donc pas une violation de Minsk-2, et ces tirs des FAU ne peuvent être justifiés par des tirs de la milice populaire de la RPL, vu que cette batterie n’a pas pu servir depuis au moins 5 jours avant les tirs des FAU, et que les tirs « fantômes » de missiles antichars n’ont pas été vus par l’OSCE (que l’on peut difficilement qualifier de pro-Donbass).

Je passerai sur le fait qu’il a fallu 14 tirs (si on compte ceux visibles sur la vidéo) pour toucher la cible annoncée une seule fois et encore, un peu sur le côté !

Contrairement à ce qu’affirme Missiaguine, la cible n’a pas du tout été touchée en plein centre. La plupart des tirs ont touché la route (au risque de tuer des civils qui passeraient par là, car cette route relie Zolotoye à Molodiojnoye, et est régulièrement empruntée par les civils) ou les champs.

Très peu ont touché les bâtiments (contrairement à ce qu’affirme Missiaguine qui dit que le poste de commandement est complètement détruit), et une voiture a été endommagée en plus du camion portant la Zouchka.

Ce résultat très éloigné des déclarations grandiloquentes de Missiaguine lui ont valu des commentaires assez acerbes, même côté ukrainien. Plusieurs ont souligné qu’on ne pouvait pas parler de destruction, mais de dégâts, et que ces tirs montraient le peu de professionnalisme des soldats ukrainiens.

Quatorze obus pour toucher la cible une seule fois et pas en plein centre avec un drone pour corriger les tirs, c’est vrai qu’il n’y a pas là de quoi pavoiser, et encore moins de quoi tendre publiquement le bâton pour se faire battre.

Car avec une telle vidéo, la RPL dispose d’une preuve tangible que les FAU violent ouvertement les accords de Minsk et le cessez-le-feu. La seule chance de Kiev, c’est que l’OSCE, la France et l’Allemagne ferment les yeux sur ces crimes. Mais le jour où la situation changera, cette vidéo ira rejoindre les épais dossiers de preuves des crimes de Kiev dans le Donbass.

Christelle Néant

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Des néo-nazis et la police frappent un prêtre de l’UOC-MP à Gnezditchno

Suite à l’octroi du tomos d’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens, et en violation de leurs jolies promesses, ces derniers sont en train d’expulser méthodiquement par la force les communautés de l’Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC-MP) de leurs églises, de leurs monastères et de leurs chapelles.

Henri Queuille disait de manière très juste que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Il n’y avait nul besoin d’être devin pour comprendre que les promesses de Porochenko ou d’Épiphane (sans parler de celles du « Patriarche » de Constantinople) sur le fait qu’ils respecteraient le droit des paroissiens ukrainiens de choisir où ils voulaient aller prier, valaient encore moins que le papier journal sur lequel elles ont été imprimées.

Depuis que le tomos d’autocéphalie a été accordé à la nouvelle Église orthodoxe d’Ukraine issue de la fusion entre les schismatiques, le rythme des attaques contre les prêtres, les paroissiens et les églises de l’UOC-MP se multiplient. Sans même parler de l’attaque législative lancée par le gouvernement ukrainien pour obtenir un semblant de légalité à ce vol de masse organisé depuis le sommet de l’État.

La dernière attaque en date a été particulièrement violente, les radicaux ukrainiens, mais aussi la police (!!!) s’en prenant violemment non

 

Photo fournie par l’UOC-MP                                                                                          seulement au prêtre qui officiait mais aussi aux paroissiens, y compris des femmes âgées.

Cette expulsion extrêmement violente a eu lieu le 3 février, à Gnezditchno, dans la région de Ternopil. Le prêtre de la chapelle de la Sainte Transfiguration, Stefan Balan et ses paroissiens ont été la cible de néo-nazis ukrainiens aidés par la police. Les faits ont été rapportés par le département d’information et d’éducation de l’UOC-MP.

Juste avant la messe, les radicaux ont commencé à se rassembler près de l’église, et ont organisé une provocation pour interrompre la sainte Liturgie qui se déroulait à l’intérieur. Une provocation organisée de longue date, car quelques jours avant, le prêtre et ses paroissiens ont été mis au courant de ce qui se tramait.

« Nous avons averti l’administration et la police de la préparation d’une situation de conflit. Nous avons écrit une déclaration disant qu’il ne faut pas s’immiscer dans les affaires religieuses. Ils ont rassemblé tous leurs adjoints vendredi, mais rien n’a été décidé. Peut-être ont-ils eu peur, je ne sais pas. Résultat, il y a eu un affrontement », a déclaré le Père Stefan.

Comprenant que le but est de saisir l’église par la force, les représentants de la communauté religieuse sont restés sur les marches de la chapelle. C’est alors que le président du conseil de village est arrivé, pour rajouter de l’huile sur le feu, en soutenant les radicaux.

Mais ces derniers ne comprenant pas ce qu’il racontait tellement ils étaient excités, ont commencé à l’insulter, provoquant sa colère. L’édile jette alors les clefs de l’église (qu’il voulait sûrement remettre aux radicaux) avant de partir.

C’est alors que la police entre en jeu, pour soutenir les radicaux et leur provocation.

« La police a commencé à prendre la situation en main et a attaqué. Des forces spéciales de la police sont arrivées et ont commencé à nous frapper. Tout est bien visible dans la vidéo. J’ai été frappé et les paroissiens ont été poussés. Puis des hommes en uniforme type camouflage avec des rayures rouges et noires sont venus [des néo-nazis ukrainiens NDLR] et ont commencé à nous disperser. Ils m’ont attrapé par la tête et m’ont cassé un doigt. Après cela nous avons appelé une ambulance. Les médecins ont enregistré des blessures sur tout le corps – tête, poitrine et mains », a déclaré le chef de la communauté religieuse, qui a le plus souffert de cet affrontement.

Voici la vidéo qui a été publiée par l’UOC-MP :

REGARDER LA VIDEO ICI

Cette expulsion n’était pas la première tentative dans ce village. Le 13 janvier, des activistes pro-schismatiques avaient organisé une réunion durant laquelle une partie des participants avaient voté pour rejoindre l’église nouvellement créée, mais sans obtenir la majorité. Cette dernière votant pour rester au sein de l’UOC-MP. Suite à cela les représentants de l’église non-canonique avaient dit accepté ce vote, et qu’il y aurait coexistence pacifique.

Sauf qu’il semble que le directeur de l’école du village ne le voyait pas de cet œil, et qu’il a poussé pour que la situation devienne violente.

« Le directeur de l’école a mis la pression sur les enseignant, a collecté des signatures. Ceux qui venaient à ma messe ont été menacés d’être renvoyés, et de voir leurs enfants envoyés à la guerre dans le Donbass. Depuis plusieurs années il a une position exaltée et maintient toute l’école dans un climat de peur. Les gens m’appellent et pleurent « Désolée mon Père, nous ne pouvons pas aider », » a déclaré le Père Stefan.

L’implication de la police dans cette agression sordide contre un prêtre et ses paroissiens montre que les forces de l’ordre reçoivent des consignes du gouvernement ukrainien pour ne pas jouer leur rôle, mais au contraire pour faciliter les vols d’églises.

Un fait qui ne colle pas avec les accusations délirantes du pseudo-patriarche de Kiev, Épiphane (chef de l’Église de schismatiques reconnue uniquement par Constantinople), qui nous sort la bonne vieille rengaine éculée du « ce sont des provocations organisées par les Russes ». Mais oui bien sûr. Comme si les néo-nazis ukrainiens et la police ukrainienne étaient sous contrôle de Moscou ! Du grand n’importe quoi.

Quand on lit des âneries pareilles sortir de la bouche d’un homme qui se prétend être un chef spirituel, on doit se pincer pour vérifier qu’on ne cauchemarde pas, et surtout on se dit que des fois il vaudrait mieux être aveugle que de lire de telles idioties !

La guerre de religion a passé la vitesse supérieure en Ukraine, dans le silence assourdissant de l’Occident si prompt habituellement à donner des leçons grandiloquentes sur la liberté et la démocratie. Les Occidentaux et le Patriarcat de Constantinople porteront à tout jamais sur leurs mains le sang qui sera versé lors de cette guerre de religion insensée, née du désir de certains de prendre la religion pour de la politique.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass – 2 février 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 2 février 2019 :

ECOUTER LA VIDEO ICI

SITUATION MILITAIRE

01‘13 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’30 » – L’OSCE enregistre la présence d’armes lourdes près de la ligne de front
05’02 » – Dégradation de l’état de l’armée ukrainienne et retour du régiment Azov sur le front
06’53 » – L’armée ukrainienne renonce à faire sauter la vanne du réservoir de Mirinovski
11’54 » – Trois agents du SBU arrêtés en RPD, plus de 40 kg d’explosifs saisis

OSCE / ACCORDS DE MINSK

14’05 » – L’OSCE ressort le plan des Casques bleus et sabote ainsi Minsk-2

RPD-RPL

24’20 » – L’intégration de la RPD avec la fédération de Russie ente dans une phase intensive

UKRAINE

33‘16 » – Un député de la Rada s’en prend au FMI

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

36’56 » – Une journaliste ukrainienne demande au futur président de Russie de s’agenouiller et de demander pardon à l’Ukraine

43’26 » – Conclusion

ECOUTER LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Trois agents du SBU arrêtés en RPD, plus de 40 kg d’explosifs saisis

Les forces de l’ordre de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont arrêté trois hommes soupçonnés d’avoir commis une série d’actes terroristes et de sabotage sur le territoire de la République pour le SBU.

« Iouri Ivanov, Andreï Garrious et Stanislav Sourovtsev ont été recrutés par des agents du Service de sécurité de l’État ukrainien (SBU) […] Ivanov a suivi une formation spéciale pour commettre des actes de sabotage et de terrorisme dans une base qui se trouve dans la région de Nikolaïev. La formation s’est déroulée dans le plus grand secret », a déclaré le Centre des relations publiques du ministère de l’Intérieur de la RPD.

Selon les enquêteurs, Sourovtsev et Garrious ont aidé Ivanov à « préparer et à commettre des sabotages sur des infrastructures et des équipements vitaux de la République ».

Explosifs trouvés chez un des agents du SBU

Photo : Ministère de l’Intérieur de la RPD

« Au cours de la perquisition sur le lieu de résidence de l’un des accusés, plus de 40 kilogrammes d’explosifs, de moyens de dynamitage, de dispositifs de transmission et de réception de signaux radio à distance, de batteries et d’autres éléments d’explosifs industriels et artisanaux ont été saisis », a noté le Centre des relations publiques du Ministère de l’intérieur de la RPD.

Plusieurs procédures pénales ont été engagées contre les accusés. S’ils sont reconnus coupables par un tribunal, ils risquent la peine de mort.

Source : DAN
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Leur plan dévoilé, les FAU renoncent à faire sauter un réservoir

Le 15 janvier 2019, la MSS de l’OSCE dévoilait dans son rapport quotidien avoir détecté deux engins explosifs installés par l’armée ukrainienne sur les portes d’une vanne du réservoir de Mironovski, situé près de la République Populaire de Lougansk (RPL), en vue semble-t-il de la faire sauter pour inonder une partie du territoire de la RPL.

Alors que beaucoup se demandaient ce que la médiatisation de tels plans pouvait changer à la situation, il semble que la publication du plan de l’armée ukrainienne a forcé cette dernière à en changer.

Ainsi, l’OSCE vient de rapporter que les deux boîtes contenant les explosifs qui avaient été remarquées le 14 janvier, et dont la présence avait été dévoilée par les médias dès la publication du rapport de l’organisation, ont été enlevées à peine 8 jours après le rapport de l’OSCE.

« La MSS a observé que les deux boîtes carrées en bois vert foncé (et les fils de connexion) qui se trouvaient sur les portes métalliques d’une vanne du côté nord du réservoir Mironovski et près d’un poste de contrôle des forces armées ukrainiennes près de Roti (contrôlé par le gouvernement, à 66 km au nord-est de Donetsk) (voir rapport quotidien de la MSS du 15 janvier 2019) n’étaient plus là. Un soldat non armé a déclaré à la MSS que les caisses avaient été enlevées par les forces armées ukrainiennes le 23 janvier. »

Cet exemple concret montre l’influence du « quatrième pouvoir » que sont les médias et l’importance de divulguer ce type de plan, que l’on ne peut que qualifier de terroriste, pour les faire échouer.

Cela montre aussi, que la mission de surveillance de l’OSCE dans le Donbass peut et doit jouer un rôle important dans la prévention des crimes de guerre de l’armée ukrainienne, en faisant correctement son travail et en publiant dans ses rapports les violations des accords de Minsk et de la convention de Genève commises par les FAU.

Sans ces rapports, bien des médias ne peuvent être mis au courant de ces faits graves. Il est aussi important que l’OSCE communique plus lorsque des faits aussi graves sont découverts.

Car ce type de plan doit rester secret pour marcher. La médiatisation de leurs projets est le pire ennemi des criminels et des terroristes, qu’ils soient gouvernementaux ou non.

Face au silence qui leur permet de commettre leurs crimes en toute impunité, il est important que les médias jouent leur rôle et prennent le risque d’annoncer des crimes qui finalement n’auront pas lieu, justement pour éviter qu’ils ne se réalisent.

Ce qui s’est passé au réservoir de Mironovski permet de voir de manière concrète, que ce n’est pas parce que le crime annoncé n’a pas eu lieu, qu’il n’était pas dans les cartons. La présence d’explosifs sur cette porte de vanne était une preuve des plus suffisantes que les soldats ukrainiens planifiaient de la faire sauter, avec toutes les conséquences humaines et environnementales que cela aurait eu.

Christelle Néant

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L’OSCE ressort le plan « casques bleus », sabotant ainsi Minsk-2

Le 24 janvier 2019, Martin Sajdik, représentant spécial de l’OSCE au sein des groupes de contact à Minsk, a proposé d’envoyer des casques bleus dans le Donbass et d’installer une administration temporaire de l’ONU dans la région, provoquant l’ire des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) et la perplexité parmi les analystes russes.

Quand on sait à quel point ce serpent de mer a déjà été longuement évoqué, commenté, analysé et refusé par les deux républiques populaires, il faut dire qu’on ne comprend pas bien à quoi joue Martin Sajdik.

Cette proposition a été faire dans une interview qu’il a accordée au magazine autrichien Kleine Zeitung, et dans laquelle il a déclaré qu’il fallait une nouvelle approche pour régler la situation dans le Donbass, avec une administration de transition de l’ONU dans les territoires qui ne sont pas sous le contrôle de Kiev (c’est-à-dire la RPD et la RPL), avec des pouvoirs militaires mais aussi de maintien de l’ordre.

Il propose aussi d’utiliser l’expérience acquise dans les Balkans pour l’appliquer dans le Donbass, et a déclaré qu’un tel plan avait déjà été proposé lors du conseil des ministres de l’OSCE de décembre 2018.

La RPD et la RPL dénoncent un sabotage de Minsk-2

La réponse de Donetsk et de Lougansk a été ferme et cinglante. Natalia Nikonorova, ministre des Affaires étrangères de la RPD, et négociatrice à Minsk, a rappelé que Donetsk était toujours contre ce plan qui revient régulièrement sur la table.

« La déclaration du représentant spécial de l’OSCE Martin Sajdik est fondamentalement en contradiction avec les accords qui ont été approuvés au plus haut niveau international – par le Conseil de sécurité de l’ONU. En outre, le paquet de mesures comprend, entre autres, la signature du représentant de l’OSCE, qui rend son exécution obligatoire par cette organisation internationale. Au lieu de cela, nous voyons le désir de saboter le processus de Minsk de la part d’un haut responsable de l’OSCE, ce qui remet en question l’efficacité de cette organisation internationale réputée, alors que sa responsabilité directe est de coordonner et de faciliter la mise en œuvre des accords de Minsk, » a déclaré Natalia Nikonorova.

Elle a aussi rappelé que Donetsk considérait comme « catégoriquement inacceptable toute activité visant à saper la mise en œuvre des documents signés à Minsk, qui décrivent le seul plan envisageable de règlement pacifique du conflit dans le Donbass ».

Madame Nikonorova a conclu en appelant monsieur Sajdik à « ne pas mettre en péril sa réputation professionnelle, en sapant tous les efforts des parties pour mettre en œuvre les accords de Minsk ».

La réponse de Lougansk n’a pas été plus tendre, et a été formulée par Vladislav Deïnego, ministre des Affaires étrangères de la RPL et négociateur à Minsk.

Pour lui, la déclaration de monsieur Sajdik selon laquelle il y a des choses « qui ne sont pas claires dans les accords de Minsk », montre « l’attitude irresponsable » du représentant de l’OSCE dont le rôle de coordinateur au sein des groupes de contact à Minsk est justement « de créer les conditions d’un dialogue constructif entre les parties du conflit dans le Donbass et de faciliter la mise en œuvre de leurs obligations inscrites dans ces mêmes accords ».

Il a rappelé, comme son homologue de la RPD, que le paquet de mesures des accords de Minsk signé le 12 février 2015, mentionnait pourtant des étapes très claires, qui ont d’ailleurs été validées par le Conseil de sécurité de l’ONU (via la résolution N° 2202).

À savoir la mise en place d’un cessez-le-feu immédiat et total, le retrait des armes lourdes, la création d’une zone démilitarisée, la discussion des modalités pour recommencer le versement par Kiev des retraites et des allocations sociales pour les habitants de la RPD et de la RPL, ainsi qu’une réforme constitutionnelle visant à instaurer une profonde décentralisation de l’Ukraine, qui permettrait au Donbass de garder ses propres détachements de sa milice populaire, le droit de garder sa langue (le russe), une coopération transfrontalière avec la fédération de Russie, et une participation du Donbass dans la désignation des procureurs et des juges.

Si quelque chose là-dedans n’est pas clair pour monsieur Sajdik, je pense qu’il ferait mieux de changer de travail !

Surtout que, comme l’a rappelé monsieur Deïnego, le statut spécial pour le Donbass (qui devait être élaboré avec la RPD et la RPL et pas le simili statut temporaire adopté par la Rada pour faire semblant) qui devait être adopté avant fin 2015, n’est toujours pas mis en œuvre alors que nous sommes en 2019.

« Où est le statut spécial ? Et en parlant de ça, où est la réaction du représentant spécial, monsieur Sajdik, au fait que le gouvernement et le président ukrainien se soustraient à l’application des dispositions du document qu’ils ont signé ? […] Ces déclarations irresponsables du représentant spécial du Président de l’OSCE au sein du groupe de contact à Minsk, non seulement ne contribuent pas à stabiliser la situation dans la zone de conflit, mais compliquent même les négociations du règlement pacifique du conflit. Ainsi un haut responsable de l’OSCE joue involontairement avec le « parti de la guerre » de Kiev et réduit l’efficacité des efforts d’une organisation internationale réputée, » a conclu Vladislav Deïnego.

Une déclaration inutile sur le plan politique, et sans valeur concrète

Mais les autorités de la RPD et de la RPL n’ont pas été les seules à commenter cette proposition des plus bizarres. En Russie aussi, la déclaration de Martin Sajdik pose question.

Alexeï Tchesnakov, politologue et directeur du Centre de Conjoncture Politique, a dit toute sa perplexité devant la proposition de Martin Sajdik, qu’il a étudiée avec attention.

« J’ai lu attentivement les propositions de monsieur Sajdik et ses commentaires. Je ne pense pas que quiconque puisse voir clairement la valeur politique et concrète du document, ni la raison pour laquelle il est apparu à ce moment précis, » a déclaré Tchesnakov à l’agence TASS.

« Peut-être que ce n’est pas clair pour M. Sajdik lui-même. Car, d’une part, il dit que la mise en œuvre de ses propositions nécessiterait une résolution des quatre pays du Format Normandie, approuvée par leurs parlements. D’autre part, dans certaines phrases, il note qu’aucune réaction officielle n’est venue des représentants du Format Normandie et qu’une telle réaction n’était pas nécessaire, après tout. Écoutez, c’est une déclaration plutôt peu banale pour un diplomate et cela rend toute discussion sérieuse impossible, » a-t-il ajouté

Tchesnakov ajoute que même Sajdik semble être conscient du côté irréaliste de son plan lorsqu’il explique que ses efforts visent à montrer qu’il y a une possibilité d’avancer. En clair, monsieur Sajdik brasse du vent pour justifier son poste…

« Il est probable que le coordinateur de l’OSCE aux négociations des groupes de contact à Minsk est désormais très las, et a décidé d’offrir au moins quelque chose pour ne pas paraître totalement démuni. Donc ce que nous voyons c’est un simulacre insignifiant, » a souligné Tchesnakov.

Le politologue a ensuite souligné les incohérences de l’OSCE, rappelant qu’avant de proposer des plans B, l’organisation ferait mieux d’insister pour appliquer le plan A dont elle est garante et surtout protester plus vigoureusement quand les autorités ukrainiennes se dérobent manifestement à leurs obligations.

« Toute discussion sur le fait de compléter et de faire évoluer Minsk-2 ressemble à une manipulation visant à créer les conditions permettant à la partie ukrainienne de se dérober à ses engagements. Avant de parler de nouveaux plans, les représentants de l’OSCE devraient analyser en profondeur les raisons politiques pour lesquelles le paquet de mesures du 12 février 2015 n’est pas mis en œuvre », a-t-il souligné. « Je voudrais rappeler que le président Porochenko a récemment déclaré publiquement qu’il n’y aurait pas de statut spécial pour le Donbass. Pourquoi l’OSCE ne dit rien à ce sujet ? »

« Il vaut mieux maintenant ne pas se laisser aller à de nouvelles idées, mais ne ménager aucun effort pour mettre en œuvre ce qui est écrit dans les accords de Minsk. Sinon, deux conclusions me viennent à l’esprit. Premièrement, le représentant de l’OSCE doute de l’efficacité de sa propre organisation. Et deuxièmement, la personne chargée de la mise en œuvre des accords de Minsk cherche à désavouer ces mêmes accords », a-t-il conclu.

Discrédit jeté sur l’OSCE, et parallèle malheureux avec les Balkans

Pour ma part je rejoins la position d’Alexeï Tchesnakov. Avant de sortir de nouveaux plans tous les quatre matins, les garants des accords de Minsk que sont l’OSCE, mais aussi la France et l’Allemagne, feraient mieux de faire pression sur Kiev lorsque les autorités ukrainiennes n’appliquent pas les accords qu’elles ont signés, ou qu’elles font des déclarations outrancières qui vont à l’encontre de Minsk-2, comme cette sortie récente de Porochenko.

Quand on lit la déclaration de Martin Sajdik, on se demande s’il est volontairement complice, ou un simple idiot utile qui vient d’offrir à Kiev une énième occasion de se jeter sur ce plan B irréalisable pour éviter d’avoir à appliquer le plan A qu’elles ont signé.

Car l’envoi de casques bleus dans le Donbass est un vieux serpent de mer qui refait surface tous les 3-4 mois, avec toujours la même réponse pourtant claire et simple de la part de la RPD et de la RPL : NON, NON, NON et NON !

Or, aucune mission de casques bleus ne peut être déployée sans l’accord des deux parties. En plus, mentionner, comme Martin Sajdik l’a fait, l’expérience dans les Balkans comme source d’inspiration pour le Donbass, est un choix des plus malheureux s’il n’est pas délibérément provocateur.

Il faut rappeler que des politiciens et officiels ukrainiens ont évoqué à plusieurs reprises l’idée d’appliquer la solution croate dans le Donbass. C’est-à-dire en clair, de procéder à une purification ethnique du territoire ! Or, ces génocides et purifications ethniques qui ont eu lieu dans les Balkans ont compromis pour longtemps la réputation des organisations internationales comme l’ONU et ses casques bleus !

Les autorités et la population de la RPD et de la RPL n’ont pas oublié ce qui s’est passé dans les Balkans, ni le rôle joué par l’ONU et ses casques bleus. Hors de question pour eux de jouer une réédition de ce qui s’est passé à l’époque dans ce qui fut la Yougoslavie.

Il est temps que monsieur Sajdik et d’autres responsables occidentaux cessent de pousser ce plan fumeux de déployer des casques bleus ou une administration de transition de l’ONU dans le Donbass.

Au mieux cela montre qu’ils sont sourds à ce que peuvent dire les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, ce qui est inquiétant pour l’application des accords de Minsk, qui prévoient d’écouter justement ce que les deux républiques ont à dire.

Au pire, cela montre qu’ils sont prêts à offrir à Kiev une bonne excuse pour ne pas appliquer les accords de Minsk et chercher une solution brutale et sanglante au conflit dans le Donbass, en rééditant la solution croate, avec le silence complice des mêmes organisations internationales qui avaient permis les massacres et purifications ethniques dans l’ex-Yougoslavie.

Dans les deux cas, cela discrédite encore un peu plus l’OSCE, dont la réputation dans le Donbass est déjà à un niveau catastrophique.

À l’avenir, monsieur Sajdik ferait mieux d’éviter de tenir de tels propos, qui accréditent la thèse que l’OSCE travaille pour Kiev et non pour rétablir la paix dans le Donbass, et sapent un peu plus la réputation de l’organisation jusqu’au point où elle ne pourra plus servir à quoi que ce soit.

Si monsieur Sajdik a besoin de prouver qu’il sert à quelque chose, qu’il proteste publiquement et vertement quand Porochenko déclare qu’il n’y aura pas de statut spécial pour le Donbass, que des politiciens ukrainiens appellent à appliquer la solution croate, ou quand les représentants ukrainiens à Minsk sabotent les réunions de discussion, ou n’y viennent carrément pas !

Cela sera autrement plus constructif que de balancer à des journalistes occidentaux des plans sur la comète complètement irréalisables, qui offrent à Kiev, sur un plateau d’argent, une énième excuse pour ne pas appliquer les accords de Minsk.

Christelle Néant

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Le processus d’intégration du Donbass avec la Russie s’accélère

Aujourd’hui, 28 janvier 2019, le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Denis Pouchiline, a annoncé que le processus d’intégration de la République avec la fédération de Russie était entré dans une phase intensive.

« L’intégration du Donbass avec la Russie est entrée dans une phase intensive. Mais il est trop tôt pour dire que cela sera achevé demain, » a déclaré Denis Pouchiline aux journalistes.

L’intensification du processus d’intégration se reflète dans la signature d’un accord de coopération interparlementaire entre la République de Crimée et les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), plus tôt ce mois-ci.

Si la signature d’accords d’amitié et de coopération avec l’Ossétie du Sud pouvait passer pour une connexion indirecte avec le pays voisin, cette fois c’est un des sujets de la fédération de Russie qui a signé un accord avec les deux jeunes républiques.

Si on ajoute à ça que la Russie est en train de simplifier l’octroi de la nationalité russe pour les gens du Donbass et ceux qui fuient l’Ukraine, et que l’internet en RPD et en RPL passe désormais par la Russie et non plus par l’Ukraine, on comprend bien vers quelle issue le Donbass se dirige : la sécession définitive avec Kiev et l’intégration avec le grand frère russe.

Denis Pouchiline a aussi souligné que des entreprises de la RPD vont participer à des événements et expositions en Russie, et que cette accélération intensive du processus d’intégration était lié à la rhétorique agressive de Kiev.

« À en juger par la rhétorique agressive et négative de Kiev, le Donbass va s’éloigner de Kiev, et se rapprocher de ce vers quoi il se dirige (l’intégration avec la Russie NDLR) », a ajouté le chef de l’État.

Il faut dire que ce n’est pas en déclarant publiquement que l’Ukraine n’accordera pas au Donbass le statut spécial qui doit pourtant être mis en place d’après les accords de Minsk, que Petro Porochenko (le président ukrainien) va convaincre la RPD et la RPL de retourner sous le giron ukrainien.

Ce n’est pas non plus ainsi qu’il va convaincre la Russie de ne pas continuer et accélérer ce processus d’intégration du Donbass, et de ne pas tourner le dos d’une certaine façon à l’Ukraine.

Car ce n’est pas autrement qu’il faut prendre deux déclarations récentes d’Alexeï Pouchkov, sénateur russe, qui a ni plus ni moins proposé de ne pas reconnaître le résultat des élections présidentielles ukrainiennes si celles-ci sont manifestement frauduleuses (rompant ainsi avec ce qui avait été fait en 2014, où la Russie avait reconnu l’élection de Porochenko à cause de ses promesses électorales de mettre fin à la guerre dans le Donbass), et qui a par ailleurs proposé de laisser les Ukrainiens sans gaz pour leur apprendre la dure réalité.

« Nous négocions de nouveaux contrats avec eux, mais quel genre de nouveaux contrats avec Naftogaz ? C’est une nouvelle occasion pour eux de parasiter le transit [de gaz NDLR], de nous traîner devant les cours internationales, de nous poursuivre en justice, d’exiger des compensations insensées. Vous savez qu’ils réclament 12 milliards de dollars en compensation pour la période où Nord Stream 2 commencera à fonctionner et qu’ils vont perdre des profits. On n’a jamais vu une chose pareille, ils vont perdre 12 milliards en cinq ans et la Russie doit payer d’avance pour cela ! », a-t-il déclaré.

Pour Alexeï Pouchkov, il est temps de laisser l’Ukraine présomptueuse baigner dans son jus, afin que Kiev apprenne ce qu’est la réalité.

« Il me semble que les autorités de Kiev doivent rester seules avec leurs absurdités. Laissez-les cuire là-bas sans transit, et, si nécessaire, sans gaz, ce n’est pas grave. Laissons-les regarder la réalité en face, il y en a assez de les épargner tout le temps. Maintenant il faut faire preuve d’une grande fermeté, » a conclu Alexeï Pouchkov.

Il faut souligner que ces propos n’ont pas été tenus par un politicien que l’on pourrait qualifier d’extrémiste, ou qui tient régulièrement des propos provocateurs.

Alexeï Pouchkov est non seulement sénateur, et président de la commission pour l’information et la coopération avec les médias du conseil de la fédération de Russie, mais il est aussi journaliste, politologue et historien. Il a écrit plus de 400 articles d’analyse et travaux scientifiques, ainsi que deux livres, dont un sur la géopolitique et la Russie.

Quand il tient ce genre de propos, ce ne sont pas des mots jetés en l’air sans avoir réfléchi à leurs conséquences. Une partie des politiciens russes semble faire le deuil du lien privilégié (et historique) qui existait entre la Russie et l’Ukraine, et comprennent que les prochaines élections présidentielles ukrainiennes n’apporteront aucun changement positif de la situation.

Le divorce semble donc acté, et se reflète dans cette accélération du processus d’intégration du Donbass avec la fédération de Russie, et cette simplification intensive de l’obtention de la citoyenneté russe pour les habitants de la RPD et de la RPL.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 26 janvier 2019 :

PARTIE 1

    SITUATION MILITAIRE

00‘53 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée »
09’07 » – L’OSCE enregistre la présence d’armes lourdes près de la ligne de front
12’16 » – L’armée ukrainienne bombarde et endommage la station de pompage de Vassilievka

RPD-RP

16’10 » – Évolution de la situation économique, principalement en RPD

JUSTICE

28’07 » – Le procureur d’Aix-en-Provence fait appel et demande à nouveau la dissolution du centre représentatif de la RPD en France

UKRAINE

36‘00 » – Kiev refuse que des citoyens russes viennent observer les élections présidentielles, même au sein de la mission de l’OSCE

PARTIE 2

VOIR ET ENTENDRE VIDEO DE LA SEMAINE ICI

 

UKRAINE

00‘27 » – L’Ukraine parmi les leaders mondiaux de la chute du niveau de vie

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

04’46 » – Un écrivain français ne trouve aucun lien historique entre la Crimée et l’Ukraine

09’10 » – Conclusion

VOIR ET ENTENDRE VIDEO DE LA SEMAINE ICI

Christelle Néant

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Expert – L’OSCE pourrait ne pas surveiller les élections ukrainiennes

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pourrait refuser d’envoyer ses observateurs pour surveiller l’élection présidentielle ukrainienne s’il s’avère impossible d’inclure des ressortissants russes dans sa délégation, a déclaré Rouslan Bortnik, directeur de l’Institut ukrainien d’analyse et de gestion politique à la télévision « 112 Ukraine ».

« L’Ukraine se trouve dans une situation difficile et si nous continuons à insister sur cette question, l’OSCE pourrait choisir de ne pas surveiller les élections », a-t-il dit, faisant remarquer que l’OSCE ne considérait pas la Russie comme un pays agresseur.

« Nous n’avons pas rompu les liens diplomatiques avec la Russie, de sorte que l’OSCE ne considère pas la position de l’Ukraine comme cohérente. De plus, comme la plupart des organisations internationales, l’OSCE ne considère pas la Russie comme un pays agresseur, alors que seul le Conseil de l’Europe a pris une telle décision », a noté Bortnik.

L’expert estime que l’Ukraine doit suivre la voie des négociations. « Il est nécessaire d’engager un dialogue sur les candidats russes à la mission d’observation. Il pourrait s’agir de personnalités publiques », a-t-il dit.

M. Bortnik est convaincu que la présence d’observateurs russes « n’influencera en aucune façon le processus électoral ».

Le 18 janvier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou avait reçu l’invitation de l’OSCE à envoyer des observateurs pour surveiller l’élection présidentielle ukrainienne prévue pour le 31 mars.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a déclaré plus tard que la Russie prévoyait d’envoyer ses observateurs en Ukraine dans le cadre d’une délégation de l’OSCE. Entre-temps, la Commission électorale centrale de Russie a dressé une liste de 14 candidats.

Cependant, le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavel Klimkine, a déclaré dans une lettre adressée à Ingibjorg Solrun Gisladottir, Directrice du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (ODIHR) de l’OSCE, que Kiev n’accepterait pas des citoyens russes comme observateurs.

Mercredi, la Commission électorale centrale ukrainienne a appelé les autres pays et les organisations internationales à prendre en considération la position de Kiev, réaffirmant que l’Ukraine considérait la Russie comme un pays agresseur et poursuivrait tous ceux qui traversaient la frontière « dans le but de nuire aux intérêts du pays ».

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Appel du procureur contre le centre représentatif de la RPD en France

Pour rappel, en 2017, une association de loi 1901 est créée à Marseille, visant à créer un centre représentatif de la RPD en France. Ce centre attire très vite les foudres des autorités ukrainiennes, qui font alors pression sur les autorités françaises, afin que ces dernières le fassent fermer.

Le Quai d’Orsay pousse alors le procureur d’Aix-en-Provence à lancer la procédure judiciaire demandant la dissolution de l’association, parce qu’elle représenterait (prétendument) un « trouble à l’ordre public national et international » (sic). Après plusieurs mois d’attente et de reports d’audiences, le jugement tombe en septembre 2018, déboutant les demandes du procureur.

Le juge du Tribunal de Grande instance ne s’y est pas trompé et a constaté que les hyperboles du procureur n’avaient pas grand-chose à voir ni avec la réalité ni avec le droit, et que fermer le centre représentatif serait une atteinte à la liberté d’association, et que ce centre ne prétendait pas être une ambassade comme le déclarait le procureur.

L’ambassade ukrainienne avait alors protesté suite à ce jugement qui ne lui était pas favorable, et avait poussé le procureur à faire appel. Et ce dernier a obéi !

Alors que le jugement rendu est étayé sur une dizaine de pages, laissant peu de doutes sur l’issue d’un appel, le procureur d’Aix-en-Provence a donc décidé de remettre ça, avec exactement les mêmes arguments que ceux qui ont été rejetés par le juge en septembre 2018.

Une décision assez étrange, qui suscite l’interrogation. Pourquoi risquer de se prendre une deuxième humiliation publique sans faire les efforts nécessaires pour tenter à tout le moins d’augmenter un peu ses chances de gagner ?

Car en présentant exactement les mêmes arguments que lors de la requête initiale, le procureur doit bien être conscient qu’il a toutes les chances d’obtenir un jugement similaire.

Pour Hubert Fayard, président du centre représentatif de la RPD en France, que nous avons interrogé sur cette nouvelle procédure, il s’agit d’une fuite en avant de la France pour plaire à Kiev et tenter de sauver la face, mais le procureur ne semble pas très motivé pour aller subir une deuxième humiliation publique.

« C‘est la fuite en avant et peu importe pour eux de perdre. Ils tentent une dernière attaque, pour satisfaire les demandes des autorités ukrainiennes complètement désarçonnées par la décision des juges d’Aix-en-Provence. Je reste confiant car la décision du 6 septembre est très bien argumentée. De plus, les conclusions du procureur sont identiques à celles de la première instance ce qui est pour le moins surprenant, à croire que le parquet n’est pas super motivé, » a-t-il déclaré.

Un autre facteur qui risque de jouer dans la décision des juges, c’est que le centre représentatif de la RPD n’est pas le seul à se trouver dans une telle situation. Et qu’un jugement défavorable mettrait en danger d’autres représentations de pays non reconnus, présentes en France, en instaurant une jurisprudence que d’autres pays pourraient alors utiliser pour les faire fermer.

« Ce futur jugement pourrait faire jurisprudence, mettant en péril de nombreuses représentations du Tibet à la Catalogne en passant par le Haut-Karabagh. Le coin que nous avons mis avec l’existence d’une structure représentant la RPD en France agace au plus au niveau. Le Drian, Dumont et consorts ont perdu la face devant les Ukrainiens qui ne comprennent pas la justice française et pour cause… Oui, le jugement en cours d’appel peut faire jurisprudence bien que chaque représentation a des statuts et formes juridiques différents, » a ajouté Hubert Fayard.

Il y a peu de chance que, pour les beaux yeux de l’Ukraine, Paris soit prête à prendre le risque d’offrir une telle jurisprudence à des pays comme la Chine qui pourrait alors attaquer la représentation tibétaine en France.

Les conséquences diplomatiques et médiatiques pour la France seraient bien pires qu’un nouveau jugement négatif concernant le centre représentatif de la RPD, ce qui expliquerait le manque de motivation du procureur qui a alors repris presque mot pour mot ses conclusions de la première procédure.

Mais le risque zéro n’existe pas, et depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes en France, plusieurs jugements assez surréalistes du point de vue du droit ont été rendus par des juges, semblant montrer que la justice française serait devenue une justice aux ordres du gouvernement, faisant craindre un jugement inique en appel.

Malgré cette dégradation de la situation judiciaire en France, Hubert Fayard se dit conscient des risques mais confiant.

« Remettre en cause la loi de 1901 relative à la liberté d’association serait effectivement un cran de plus au vu de la situation actuelle mais nous conservons confiance, » a-t-il conclu.

Espérons que les juges d’Aix-en-Provence continueront à dire le droit comme ils l’ont fait en septembre 2018, et que les pressions du gouvernement français n’influenceront pas le futur jugement en appel.

Christelle Néant

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La Crimée, la RPD et la RPL signent un accord de coopération

Le 18 janvier 2019, à la suite d’une réunion de travail des délégations officielles des Républiques Populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) avec le président du Conseil d’État de la République de Crimée Vladimir Konstantinov, un accord de coopération entre le parlement de la Crimée et ceux des deux Républiques Populaires a été signé.

Les documents ont été signés par Vladimir Konstantinov, Président du Conseil d’État de la République de Crimée, Vladimir Bidiovka, Président du Conseil Populaire de la RPD, et Denis Mirochnitchenko, Président du Conseil Populaire de la RPL.

Ont également assisté à la signature le chef de la RPD, Denis Pouchiline, le chef de la faction « République de Donetsk », et président du Comité du Conseil Populaire sur l’agriculture et les ressources foncières, Valery Skorokhodov et le président du Comité du Conseil Populaire pour le développement de la société civile et des associations sociales et religieuses, et président de la Fédération des syndicats de la RPD Maxime Parchine.

La délégation de la RPL comptait quant à elle, en plus du président du Conseil Populaire, le ministre des Affaires étrangères, Vladislav Deïnego, le Vice-président du Conseil Populaire Oleg Koval, et le chef de l’union des syndicats de la RPL, Oleg Akimov.

Dans un commentaire au service de presse du Conseil Populaire de la RPD, Vladimir Bidiovka a noté le symbolisme historique de l’accord signé.

« Aujourd’hui, un accord de coopération a été signé entre les parlements de la République Populaire de Donetsk et de la République de Crimée. Son principal objectif est de renforcer l’interaction en matière de coopération interparlementaire, l’échange d’expériences en matière d’activité législative, ainsi que le renforcement global de l’amitié et des liens. Je considère qu’il est significatif que la signature de cet accord entre nos républiques ait eu lieu le jour du 365e anniversaire du Concile de Pereïaslav, puisque ce fait historique est lié à l’intégration avec la Russie. Et aujourd’hui, la République Populaire de Donetsk, représentée par le Conseil Populaire, a établi un lien avec la République de Crimée, une entité constitutive de la fédération de Russie », a déclaré Vladimir Bidiovka.

Selon Denis Pouchiline, chef de la RPD, l’accord de coopération contribuera à une interaction efficace dans le domaine législatif.

« L’accord interparlementaire vise à renforcer les liens historiques, culturels et patriotiques et permettra d’élargir la coopération et d’échanger des expériences dans le domaine législatif. »

Une position rejointe par le Président du Conseil Populaire de la RPL, Denis Mirochnitchenko, qui a déclaré que c’était aussi une marque importante du soutien de la Crimée à leur république.

« Nous sentons votre soutien, et portons l’espoir que, même si nous suivons des routes différentes, nous allons dans la même direction – à la maison [la Russie NDLR]. La République Populaire de Lougansk sent ce soutien moral », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’échange d’expérience entre les parlementaires des deux républiques était aussi très important, car la Crimée est déjà passé par ce processus d’harmonisation de sa législation avec celle de la fédération de Russie.

Le Président du Parlement de la RPD a ajouté qu’un accord sur l’établissement de relations de jumelage entre les villes de Makeyevka et Kertch, Lougansk et Yalta a également été signé.

« Je tiens à souligner que le renforcement de la coopération avec la Russie a toujours été et demeure une priorité pour notre État, puisque nos peuples sont inextricablement liés par une langue, une foi et une cause commune. Je considère qu’il est extrêmement important de renforcer notre coopération et de développer les processus d’intégration, ce que confirme la signature de plusieurs accords à la fois lors de la visite de la délégation de la République Populaire de Donetsk en Crimée. Je suis profondément convaincu que les accords signés aujourd’hui porteront notre coopération à un nouveau niveau et influenceront positivement le développement des républiques dans un avenir proche », a conclu Vladimir Bidiovka.

Plus tôt dans la journée, les délégations officielles de la RPD et de la RPL ont participé à la séance solennelle consacrée au 365e anniversaire du Concile de Pereïaslav à Simferopol.

Pour rappel, le Concile de Pereïaslav a été convoqué en 1654 pour une cérémonie de serment d’allégeance des Cosaques Zaporogues, représentés par leur Hetman Bogdan Khmelnitski, au Tsar de toutes les Russies Alexeï Ier, intégrant ainsi ce qui est aujourd’hui une partie de l’Ukraine dans le Tsarat de Russie.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass – 19 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 19 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘17 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’50 » – Armes lourdes découvertes près du front côté ukrainien par l’OSCE
05’35 » – Les FAU tirent au mortier sur Kroutaya Balka, deux voitures civiles endommagées
09’23 » – L’OSCE découvre des explosifs installés sur la vanne d’un réservoir d’eau dans la zone occupée par les FAU
13’14 » – Le SBU visite des sites industriels utilisant des produits chimiques pour préparer une nouvelle opération sous faux drapeau

RPD-RPL

15’11 » – La RPD, la RPL et la Crimée signent un accord de coopération interparlementaire

UKRAINE

19‘52 » – La Commission Électorale Centrale ukrainienne autorise une organisation néo-nazie à envoyer des observateurs surveiller les élections présidentielles
27‘12 » – Flambée de violences et d’expulsions illégales contre les églises de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

33’20 » – La propagande ukrainienne essaye de faire croire qu’aucune voiture ne circule sur le Pont de Crimée et que ce dernier est donc un faux

39’00 » – Conclusion

VOIR ET ENTENDRE LA VIDEO ICI

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Christelle Néant

 

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Les FAU augmentent brutalement leurs bombardements sur la RPD

Alors que du 17 au 18 janvier 2019, l’armée ukrainienne avait violé 10 fois le cessez-le-feu et tiré 154 munitions d’un calibre supérieur à 12,7 mm contre le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD), depuis ce matin elle a déjà violé 20 fois le cessez-le-feu, et tiré 516 munitions, dont des obus de char d’assaut.

Depuis la mise en place de la trêve du Nouvel An, les bombardements augmentent de manière lente mais constante de semaine en semaine.

Mais depuis ce matin, l’armée ukrainienne se déchaîne, et à 19 h, nous en sommes déjà à 20 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne et 516 munitions de plus de 12,7 mm tirées, soit plus du double des 24 heures précédentes. Les tirs visent plusieurs localités de la ligne de front, allant d’Ozerianovka (en périphérie de Gorlovka au nord) à Sakhanka (dans le sud de la RPD), en passant par la périphérie de Donetsk.

Autre fait inquiétant, le nombre de munitions d’un calibre interdit par les accords de Minsk a lui aussi grimpé en flèche, avec 29 obus de mortier de 120 mm, 7 obus de mortier de 82 mm, et surtout 25 obus de chars d’assaut (obus de 125 mm) tirés contre les positions situées près de Leninskoye, dans le sud de la RPD.

 

Carte : Military maps

Pour l’instant ces tirs n’ont, semble-t-il, fait aucune victime, ni destructions d’habitations civiles. Mais cette augmentation brutale du nombre de violations du cessez-le-feu et du calibre des armes utilisées par l’armée ukrainienne a de quoi inquiéter à plus d’un titre.

Face à cette aggravation de la situation, les autorités de la RPD ont décidé de mener de nouveaux exercices militaires, afin de renforcer les capacités de défense de la République face à ces attaques répétées.

Cette aggravation brutale est d’autant plus inquiétante qu’elle a lieu juste après une nouvelle réunion des groupes de contact à Minsk, qui a de nouveau montré l’échec flagrant du volet politique des accords signés en 2015 et des négociations avec la partie ukrainienne.

Cette dernière à tout fait pour saboter les discussions, et a fait pour la énième fois des promesses jamais tenues depuis des années, sur le processus de paiement des retraites, ou la mise en place de mesures additionnelles pour le respect du cessez-le-feu.

Alors que les élections présidentielles ukrainiennes approchent, il est inquiétant de voir que la situation militaire sur le front du Donbass s’aggrave de nouveau, sur fond de tensions religieuses croissantes en Ukraine.

Au lieu de sortir toujours les mêmes salades sur la nécessité de respecter les accords de Minsk, et d’accuser la Russie de tout et de n’importe quoi, la France et l’Allemagne, feraient bien de se souvenir qu’ils sont garants de ces mêmes accords et faire pression sur Kiev pour que son armée cesse de bombarder les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et que ses représentants travaillent de manière professionnelle et efficace à la table des négociations.

Christelle Néant

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Les FAU tirent au mortier sur Kroutaya Balka, deux voitures endommagées

Photo : Représentation de la RPD au sein du CCCC

Aujourd’hui 17 janvier 2019, à 11 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur la zone autour de Kroutaya Balka, endommageant délibérément deux véhicules civils.

D’après les informations transmises par le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) et le service de presse des forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD), les tirs ont été menés depuis les positions de la 93e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) situées près d’Avdeyevka.

Les soldats ukrainiens ont tiré 22 obus de mortier de 82 mm sur cette zone située près de la station de pompage de Vassilievka (non loin de là où un camion de la compagnie « Eau du Donbass » avait été détruit le 10 janvier par la même unité de l’armée ukrainienne). Les tirs ont été corrigés à l’aide de drones, et semblait viser délibérément les deux voitures qui étaient garées près de la station de pompage.

Après avoir détruit leur outil de travail, voilà que l’armée ukrainienne veut priver les employé de la compagnie « Eau du Donbass » de leur voiture personnelle. De mieux en mieux au rayon crimes de guerre.

Voir les photos prises sur place par les membres du CCCC :

Photos et carte : Représentation de la RPD au sein du CCCC

Et le reportage fait par le service de presse de la milice populaire de la RPD :

Malgré ces tirs, les employés de la compagnie « Eau du Donbass » continuent leur travail afin de fournir de l’eau potable aux habitants de la République.

Pour rappel, la 93e brigade des FAU est responsable, en quelques mois à peine, de la destruction du camion de chantier Belaz à Dokoutchayevsk et de la mort du chauffeur, de plusieurs ambulances de la milice populaire de la RPD (destructions qui ont provoqué la mort de la plupart des occupants de ces véhicules), d’un camion de grain à Dokoutchayevsk, et d’un camion de la société « Eau du Donbass » (incident qui avait fait trois blessés parmi les employés de la compagnie).

Il est temps que l’OSCE et les garants occidentaux de Minsk se penchent sur ce palmarès de criminels de guerre de la 93e brigade des FAU

 

Christelle Néant

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Kiev pourrait faire sauter un réservoir et inonder des villages de la RPL

Dans son rapport du 15 janvier 2019, la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE, a déclaré avoir détecté la présence de deux engins explosifs installés sur les portes métalliques d’une écluse du réservoir de Mironovski, dans la zone contrôlée par l’armée ukrainienne.

Voici ce que dit mot pour mot le rapport de l’OSCE :

« La MSS a vu pour la première fois deux caisses en bois carrées vert foncé (avec des fils connectés) fixées aux portes métalliques d’une écluse du côté nord du réservoir de Mironovski et près d’un poste de contrôle des forces armées ukrainiennes près de Roti (zone contrôlée par le gouvernement, à 66 km au nord-est de Donetsk). Un soldat non armé a parlé à la MSS de la présence d’explosifs sur l’écluse. »

Or cette écluse débouche sur la rivière Lougan, qui borde plusieurs villages de la République Populaire de Lougansk (RPL).

Carte : Military maps

Si l’armée ukrainienne faisait exploser cette écluse, le contenu du réservoir se déverserait alors dans le lit de la rivière Lougan qui ne suffirait pas à canaliser cette énorme quantité d’eau, qui déborderait et inonderait alors une partie du territoire de la RPL.

Les villages d’Irmino, Pervomaïsk, Kalinovo et Troïtske, qui se trouvent à proximité de la rivière, seraient immanquablement inondés. Une telle inondation ferait un grand nombre de victimes parmi les civils, sans parler de la catastrophe environnementale et humanitaire que cela représenterait pour la RPL.

Ajoutons qu’une station électrique thermique fonctionnant au gaz est installée au bord de ce réservoir d’eau, qui sert à alimenter le circuit de refroidissement de la station. L’explosion de l’écluse viderait le réservoir et provoquerait donc au mieux l’arrêt brutal de cette station électrique, voire pourrait provoquer de graves dégâts à cette dernière si la station n’est pas rapidement mise à l’arrêt alors que le circuit de refroidissement ne peut plus jouer son rôle.

Il faut rappeler que détruire volontairement des infrastructures civiles, ou chercher délibérément à tuer des civils est un crime de guerre. L’installation d’explosifs sur cette écluse en dit long sur les méthodes terroristes employées par l’armée ukrainienne.

La MSS de l’OSCE a fait son travail en publiant cette information importante dans son rapport. Malheureusement, nous ne voyons aucune réaction de la direction de l’OSCE, ni des pays garants des accords de Minsk comme la France ou l’Allemagne, face à cette information grave.

Il serait temps que Paris et Berlin cessent de couvrir les crimes de Kiev en fermant systématiquement les yeux dessus. Car un jour ils pourraient bien avoir à rendre des comptes devant un tribunal pour ce qui est ni plus ni moins que de la complicité de crimes de guerre.

Christelle Néant

 

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Kiev accrédite une organisation néo-nazie comme observateurs des élections ukrainiennes

De manière inattendue, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a autorisé l’organisation néo-nazie « Escadrons Nationaux » à envoyer des observateurs lors des élections présidentielles de mars 2019, comme l’a révélé l’agence UNIAN.

Au cours d’une réunion qui a eu lieu le 11 janvier, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a donné l’autorisation d’envoyer des observateurs officiels aux organisations publiques suivantes : le Comité de Surveillance Public, Escadrons Nationaux, le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié et l’organisation publique pan-ukrainienne Comité des Électeurs d’Ukraine. En l’état actuel, 17 organisations sont déjà accréditées pour observer les élections présidentielles en Ukraine le 31 mars 2019.

S’il est compréhensible de donner une accréditation d’observateurs à des organisations comme le Comité de Surveillance Public, ou le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié, il est moins compréhensible de permettre à une organisation néo-nazie comme les Escadrons Nationaux d’officier comme observateurs pendant ces élections !

Rappelons que cette organisation a été fondée par l’ancien chef du régiment d’Azov, Igor Mikhaïlenko, et est constituée d’anciens membres de ce régiment, qui est sous le contrôle d’Andreï Biletski, souvent surnommé le « Führer blanc » !

Il s’agit donc clairement d’une structure néo-nazie, comme le régiment Azov lui-même. Ces escadrons auraient été créés pour aider la police ukrainienne à maintenir l’ordre dans les rues, mais en réalité, ils sont l’équivalent ukrainien moderne de la SA Nazie allemande.

Non seulement les militants ukrainiens des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, mais même Fiona Frazer, chef de la Mission de surveillance des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Ukraine, a exprimé ses préoccupations dans une interview pour ZN.UA concernant la menace que les groupes néo-nazis ukrainiens (C14, Secteur Droit, Svoboda et Escadrons Nationaux) font peser sur la liberté de parole dans le pays.

Et s’il vous faut une preuve de plus de leur idéologie néo-nazie, ils ont participé le 1er janvier 2019, à une marche à la mémoire de Stepan Bandera, collaborateur des Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale !

Et cette organisation, qui célèbre un collaborateur Nazi et diffuse l’idéologie néo-nazie, sera autorisée en tant qu’observateur lors de l’élection présidentielle ukrainienne, alors que les observateurs russes ont été refusés illégalement (la Russie étant membre de l’OSCE comme l’Ukraine, le pays aurait dû pouvoir envoyer des observateurs) !

Tout d’abord, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a fermé tous les bureaux de vote en Russie, pour éviter que plusieurs millions d’Ukrainiens qui y vivent ne donnent leur vote à des politiciens moins russophobes que ceux qu’il y a actuellement au pouvoir. Puis ils ont bloqué l’accès aux observateurs de la fédération de Russie, même aux employés russes de l’OSCE !

Maintenant, ils ont autorisé une structure néo-nazie à « observer » ces élections, ce qui signifie en réalité qu’ils leur permettront d’influencer le vote, de menacer les gens qui se rendront dans les bureaux de vote, etc.

Les élections présidentielles ukrainiennes se sont transformées en une vaste fraude et en de gigantesques violations des droits de l’homme et des citoyens ukrainiens. L’Ukraine est devenue une dictature néo-nazie et ses patrons occidentaux ferment les yeux sur ce qui se passe.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 12 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 12 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘08 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’22 » – Pertes hors-combat des FAU de la semaine
03’23 » – Les soldats ukrainiens tirent sur des employés de la société « Eau du Donbass »

UKRAINE

07‘54 » – Constantinople accorde l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens sur fond de désapprobation des autres Églises orthodoxes
29‘29 » – L’ambassade ukrainienne au Mexique oblige les demandeurs de visas à faire un don pour les FAU
34‘53 » – Kiev recommande aux millions d’Ukrainiens vivant en Russie de venir voter en Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

40’02 » – La ministre ukrainienne de la Santé mélange néo-nazime et russophobie dans un post sur le cholestérol

44’44 » – Conclusion

VOIR LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Ambassade ukrainienne – Forcés de soutenir l’armée pour obtenir un visa

Les journalistes de la chaîne de télévision ukrainienne 1+1 ont demandé au ministère ukrainien des Affaires étrangères d’enquêter sur le scandale autour de son ambassade au Mexique, où les demandeurs de visa ont été invités à « donner » au moins 80 dollars pour l’opération militaire dans le Donbass pour obtenir un visa ukrainien.

Le scandale a éclaté après que l’avocat mexicain Carlos Eduardo Soto Trevino, qui est marié à une citoyenne ukrainienne, et se rend donc fréquemment dans le pays, ait envoyé une lettre aux journalistes ukrainiens leur demandant d’enquêter sur cette affaire.

Selon lui, chaque fois qu’il demande un visa ukrainien, un consul à l’ambassade d’Ukraine lui dit de « donner de l’argent pour les besoins de l’armée ukrainienne ».

« Trois fois, lorsque j’ai demandé un visa, ils m’ont montré un exemple de lettre et m’ont demandé d’écrire quelque chose de semblable. La lettre dit que je fais une contribution volontaire d’environ 80-100 $ au consul ou à un autre membre du personnel de l’ambassade. Ce n’est qu’à cette condition que je peux obtenir un visa. Naturellement, je dois également payer les frais de visa », aurait-il déclaré.

Un autre citoyen mexicain, Sergio Pena Serrano, également marié à une Ukrainienne, aurait également déclaré à la chaîne TSN qu’il avait été « outré par ces appels déraisonnablement persistants à la charité ».

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a ouvert une enquête suite à la demande des journalistes, mais, selon la chaîne TSN, aucune violation n’a été trouvée.

« Je dois signaler que ces contributions étaient volontaires. Par conséquent, certains membres du personnel ont pris la décision de lever ces fonds de leur propre initiative et ont remis l’argent à un hôpital militaire de Kiev pour le traitement des militaires qui se trouvaient dans la zone des hostilités », a déclaré Vasily Kirilich, le chef adjoint du service consulaire du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Selon TSN, l’ambassade a recueilli environ 5 000 $ en dons de cette façon. Cependant, ni l’hôpital de Kiev ni les volontaires n’ont confirmé avoir reçu cet argent.

« Les journalistes ont déposé une demande supplémentaire d’enquête interne auprès du ministère des Affaires étrangères », a rapporté TSN.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a confirmé qu’une enquête interne avait été ouverte sur cette affaire.

« En raison d’informations concernant une campagne de collecte de fonds présumée de la part de la première secrétaire Anna Prorok pour les besoins de l’opération des forces interarmées, impliquant des visiteurs de l’ambassade d’Ukraine au département consulaire du Mexique, une enquête disciplinaire a été ouverte. Si des violations sont constatées, la réaction sera rapide et motivée », a déclaré l’agence de presse UNIAN, citant le service de presse du ministère des Affaires étrangères.

[Commentaire de la traductrice : Je trouve incroyable que le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye de noyer le poisson en prétendant que ces dons étaient « volontaires ». Quand on vous oblige à le faire pour obtenir un visa, cela s’appelle du chantage et de l’extorsion de fonds ! Comme pour le consul de Hambourg ouvertement néo-nazi, le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye systématiquement de cacher la merde sous le tapis au lieu de régler réellement les problèmes. Je ne parlerai même pas du fait que l’argent ne semble même pas avoir atteint les destinataires annoncés, puisque ni l’hôpital de Kiev, ni les organisations de volontaires ukrainiens n’ont confirmé avoir reçu ces 5 000 dollars obtenus frauduleusement. Si ce fait est confirmé, cela veut dire que le personnel de l’ambassade a empoché cet argent, ce qui rajoute le détournement de fonds à l’extorsion et au chantage. Si avec ça le ministère ukrainien des Affaires étrangères ne renvoie pas tout ce beau monde, cela prouvera que la corruption a totalement gangrené l’administration ukrainienne, au point que les ministères protègent les voleurs. Et cela en dira long sur l’état de déliquescence de l’Ukraine « démocratique » post-Maïdan.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Les FAU tirent sur les employés d’Eau du Donbass et font trois blessés

Aujourd’hui à 12 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur une route proche de Kroutaya Balka, alors que des employés de la société « Eau du Donbass » travaillaient près de la station de pompage de Vassilievka. Les tirs ont détruit le véhicule de la société et blessé trois employés.

Les employés de la société étaient en train de déblayer la neige près de la station de pompage de Vassilievka quand les soldats de l’armée ukrainienne ont ouvert le feu sur eux et sur leur véhicule à coup de canon de véhicule de combat d’infanterie et de lance-roquettes antichars.

Les tirs ont été menés depuis la localité de Kamenka, qui est sous contrôle des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Suite à ce bombardement le véhicule de la société « Eau du Donbass » a été détruit par les flammes et trois employés ont été blessés à divers degrés de gravité.

À cause de la crainte de nouveaux tirs, les pompiers n’ont pas pu intervenir à temps pour empêcher l’incendie de ravager presque totalement le véhicule, et le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a dû demander une trêve locale pour pouvoir aller sur place constater les dégât et envoyer des pompiers pour éteindre l’incendie, évacuer les blessés et déplacer le véhicule.

Le CCCC et le reporter Alexandre Sladkov ont fourni des photos des dégâts subis et de la route où se trouvait le camion (ce dernier assurait d’ailleurs régulièrement le transport des équipes de travail qui permettent à la station d’épuration de Donetsk de fonctionner).

Comme on peut le voir sur les photos, le camion se trouvait sur une route dégagée, et était clairement identifiable comme étant un camion de la société « Eau du Donbass ». Ce qui signifie que les soldats ukrainiens ont délibérément tiré sur des employés communaux, commettant là un nouveau crime de guerre, sur lequel Paris, Berlin et l’OSCE se taisent comme à leur habitude.

Il faut rappeler que la station de pompage de Vassilievka aliment l’aqueduc de « Ioujnodonbass » qui fournit l’eau aux habitants qui se trouvent des deux côtés de la ligne de front.

En tirant aussi près de la station de pompage, les soldats ukrainiens ont donc pris le risque d’endommager cette dernière, ou l’aqueduc, et de priver ainsi d’eau potable les habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD), mais aussi ceux qui se trouvent de leur côté !

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que l’armée ukrainienne vise ainsi délibérément la station de pompage ou l’aqueduc. Ce dernier avait été pris pour cible par les FAU en novembre 2018.

Comme on peut le voir, l’armée ukrainienne n’en a strictement rien à faire de la population civile qu’elle vient prétendument « libérer » de l’envahisseur russe imaginaire, et elle multiplie les crimes de guerre dans l’indifférence totale des chancelleries et des médias européens.

Christelle Néant

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