Steve n’aurait pas vu la police ?

Des faits, ces derniers se passaient bien à Nantes ? Vis-à-vis de la mort d’un homme de 24 ans ! Rien ne remplace une vie.

Le corps de cet homme disparu la nuit de la fête de la musique, à Nantes, a été identifié, le premier ministre a indiqué les premiers résultats de l’enquête du drame, dans un communiqué laconique. Edouard Philippe recevra ces jours à venir la famille de Steve Maia Caniço.

Avec des documents il déclame : « La mort de Steve n’aurait pas de lien avec l’intervention de la police »

« L’engagement du gouvernement, c’est de faire toute la lumière sur les causes de ce drame. » Ce sont les premiers mots qu’a déclaré Edouard Philippe. Le corps de cet homme Steve Maia Caniço a été retrouvé, après plus d’un mois de recherches !

Pourquoi autant de temps pour retrouver le corps de l’animateur périscolaire de 24 ans, disparu le soir de la fête de la musique, le 21 juin, une fête née sous Jack Lang et devenu internationale sur le plan européen.

Ces faits survenus dans le cadre d’une opération controversée des forces de police sur un quai sans parapet de l’Île de Nantes, sa disparition suscite plus qu’une vive émotion et relance le débat autour des violences policières.

Et étant passé tout près des faits rien ne justifiait les charges policières et pas moins de 43 grenades de à l’encontre de cette manifestation, mais en est-elle une ?

« Il ne peut être établi de lien entre l’intervention de la police et la disparition » ce sont les premières conclusions de l’enquête de l’inspection générale de la police nationale, déclare le premier ministre, accompagné du ministre de l’intérieur Christophe Castaner. La question essentielle qui se pose est de savoir comment se fait-il que Christophe Castaner soit toujours à son poste ? Répondant à la demande des soutiens de la famille Caniço  « Le premier ministre annonce qu’il va saisir l’inspection générale de l’administration pour éclairer les éventuelles responsabilités de la préfecture, de la mairie de Nantes et des organisateurs du concert » Qu’est-ce que l’Inspection générale de l’administration, qui va enquêter sur la mort de Steve?

L’Inspection générale de l’administration (IGA), saisie par le gouvernement “pour comprendre les conditions de l’organisation” de la Fête de la musique à Nantes, est un organe rattaché au ministère de l’Intérieur pour lequel il exerce une mission de “contrôle supérieur”, notamment de l’action des préfets. Annoncée par le premier ministre Édouard Philippe, la saisine de l’IGA fait suite à la reconnaissance du corps de Steve Maia Caniço retrouvé dans la Loire plus d’un mois après sa disparition.

Il serait de bien meilleur aloi que de lancer une enquête parlementaire, car en procédant de la sorte le premier ministre gagne du temps et fait tomber cette affaire dans la rubrique des faits divers. Ce sont les déclarations d’Olivier Faure en direct vidéo Lien ! Il y a des centaines d’handicapés à vie, comment se compense cela ?

Une affaire nationale, à en croire les interventions directes d’Emmanuel Macron

C’est loin d’être la fin de la longue attente pour les proches de Steve Maia Caniço. Cinq semaines de recherches, c’est un marin du bateau Navibus, service public de transport fluvial, qui a vu la forme d’un homme flottant à la surface. La découverte, réalisée sans l’aide du sonar arrivé en renfort de Paris la semaine passée, s’est produite à moins de deux kilomètres du lieu de la disparition. « Nous sommes soulagés que la famille puisse enfin faire son deuil, a réagi Victor Lacroix, membre de Média’son, l’une des associations organisatrices du concert. Plus d’un mois pour le retrouver si proche de sa pseudo chute, c’est très long, c’est plus qu’interrogatif. »

A l’époque des faits, les recherches pour retrouver, le corps de Steve, se sont-elles réellement intensifiées ?

Au fil des semaines, la disparition de Steve est devenue une affaire nationale. Les affiches et inscriptions « Où est Steve ? », omniprésentes dans les rues de Nantes, se sont multipliées dans plusieurs autres villes de France et via les réseaux sociaux. La dénonciation par les participants au concert, les élus locaux et même certains policiers, de la « disproportion » de l’action des forces de l’ordre a fait écho à d’autres opérations policières controversées ces derniers mois, à Nice, Toulon ou Mantes-la-Jolie.

« C’est plus qu’un drame avec un mort de trop »

« Depuis la naissance du mouvement des gilets jaunes, il y a une exaspération citoyenne et des interrogations qui ne cessent de monter sur l’usage de la force par la police, dixit Olivier Cahn, chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip). Une des craintes que peut avoir l’exécutif, c’est que cette affaire devienne plus que symbolique avec cette mort de trop»

À Nantes, une disparition et des questions sur une opération de police. Avec la découverte du corps, le parquet de Nantes a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire », une décision saluée par l’avocate de la famille Caniço. « Nous attendons toutes et tous, que la vérité soit connue, les responsabilités établies », la réaction de la maire de Nantes, Johanna Rolland. Puis David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), se félicite comme s’il y avait de quoi ? : « C’est un drame et un mort de trop pour lequel il faut établir les responsabilités au sein de la police mais aussi vis-à-vis des autorités, préfecture et mairie, qui ont laissé un concert se tenir à cet endroit. »

Le Panda

Patrick Juan

 

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Les FAU bombardent la RPL et publient la vidéo de leurs crimes

Le 29 janvier 2019, l’armée ukrainienne a bombardé le territoire de la République Populaire de Lougansk (RPL), près de Zolotoye, à coup de mortier de 120 mm. Non content de violer ainsi le cessez-le-feu et les accords de Minsk, les soldats ukrainiens ont publié, via le réseau des volontaires qui les soutient, la vidéo de leurs méfaits !

Non ce n’est ni une blague, ni un poisson d’avril très en avance. Les criminels de guerre ukrainiens publient sur Internet les vidéos prouvant qu’ils violent les accords de Minsk que l’Ukraine a pourtant signés et prétend respecter !

Voici la vidéo publiée par un volontaire ukrainien bien connu, Iouri Missiaguine (et ici une copie partielle faite par Inside Donetsk au cas où l’original viendrait à disparaître) :

Comme on peut le voir la vidéo a été filmée par un drone, qui servait à corriger les tirs d’artillerie de la 54e brigade mécanisée des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Rien que sa présence dans le ciel près de la ligne de front est une violation des accords de Minsk, puisque seuls les drones de l’OSCE ont le droit d’y voler.

Maintenant, venons en aux tirs eux-mêmes. Ces derniers visaient manifestement les positions de la milice populaire de la RPL situées près de Zolotoye. Ces tirs et le calibre utilisé (mortier de 120 mm) ont été confirmés par la mission de surveillance de l’OSCE qui s’est rendue sur place.

En plus, d’après les informations communiquées par la milice populaire de la RPL, les positions de tir des FAU étaient installées dans la rue Zarechnia, dans la partie du village de Zolotoye occupée par l’armée ukrainienne (Zolotoye-4). Si la milice populaire de la RPL avait répondu à ces tirs, elle aurait touché la zone résidentielle du village et aurait pu blesser ou tuer des civils !

Sans parler des tirs des FAU un peu avant contre le village de Zolotoye-5 (tenu par la RPL), lors desquels deux maisons, une école et une maternelle avaient été endommagées !

Pour rappel, installer des pièces d’artillerie en pleine zone résidentielle où vivent des civils ou tirer sur des habitations et infrastructures civiles est un crime de guerre et une violation de la Convention de Genève, pourtant signée par l’Ukraine !

Le volontaire qui a publié la vidéo a présenté cette violation de la trêve comme des tirs efficaces ayant permis de détruire une batterie anti-aérienne et un camion, en réponse à des tirs de missiles antichars filoguidés de l’ennemi datant du 25 janvier, qui auraient touché un camion Oural de la 54e brigade, faisant un mort et plusieurs blessés.

Problème : rien de tel n’a été enregistré par l’OSCE pourtant installée à proximité (Zolotoye devant être normalement une des zones pilote de désengagement). Au contraire, le 25 janvier, l’OSCE a enregistré plusieurs tirs partant des positions des FAU situées près de Zolotoye, mais aucun tir de missile antichar venant de la RPL !

De plus, la batterie anti-aérienne Zouchka qui était visée, était recouverte de neige, alors qu’il n’en était plus tombé depuis le 24 !

Autant dire que pour être ainsi couverte, la batterie anti-aérienne ne devait pas avoir servi depuis au moins le 24 janvier (si ce n’est plus).

Enfin, la Zouchka n’est pas une arme d’un calibre interdit par les accords de Minsk (23 mm, très en dessous de la limite de 100 mm). Sa présence n’était donc pas une violation de Minsk-2, et ces tirs des FAU ne peuvent être justifiés par des tirs de la milice populaire de la RPL, vu que cette batterie n’a pas pu servir depuis au moins 5 jours avant les tirs des FAU, et que les tirs « fantômes » de missiles antichars n’ont pas été vus par l’OSCE (que l’on peut difficilement qualifier de pro-Donbass).

Je passerai sur le fait qu’il a fallu 14 tirs (si on compte ceux visibles sur la vidéo) pour toucher la cible annoncée une seule fois et encore, un peu sur le côté !

Contrairement à ce qu’affirme Missiaguine, la cible n’a pas du tout été touchée en plein centre. La plupart des tirs ont touché la route (au risque de tuer des civils qui passeraient par là, car cette route relie Zolotoye à Molodiojnoye, et est régulièrement empruntée par les civils) ou les champs.

Très peu ont touché les bâtiments (contrairement à ce qu’affirme Missiaguine qui dit que le poste de commandement est complètement détruit), et une voiture a été endommagée en plus du camion portant la Zouchka.

Ce résultat très éloigné des déclarations grandiloquentes de Missiaguine lui ont valu des commentaires assez acerbes, même côté ukrainien. Plusieurs ont souligné qu’on ne pouvait pas parler de destruction, mais de dégâts, et que ces tirs montraient le peu de professionnalisme des soldats ukrainiens.

Quatorze obus pour toucher la cible une seule fois et pas en plein centre avec un drone pour corriger les tirs, c’est vrai qu’il n’y a pas là de quoi pavoiser, et encore moins de quoi tendre publiquement le bâton pour se faire battre.

Car avec une telle vidéo, la RPL dispose d’une preuve tangible que les FAU violent ouvertement les accords de Minsk et le cessez-le-feu. La seule chance de Kiev, c’est que l’OSCE, la France et l’Allemagne ferment les yeux sur ces crimes. Mais le jour où la situation changera, cette vidéo ira rejoindre les épais dossiers de preuves des crimes de Kiev dans le Donbass.

Christelle Néant

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Des néo-nazis et la police frappent un prêtre de l’UOC-MP à Gnezditchno

Suite à l’octroi du tomos d’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens, et en violation de leurs jolies promesses, ces derniers sont en train d’expulser méthodiquement par la force les communautés de l’Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC-MP) de leurs églises, de leurs monastères et de leurs chapelles.

Henri Queuille disait de manière très juste que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Il n’y avait nul besoin d’être devin pour comprendre que les promesses de Porochenko ou d’Épiphane (sans parler de celles du « Patriarche » de Constantinople) sur le fait qu’ils respecteraient le droit des paroissiens ukrainiens de choisir où ils voulaient aller prier, valaient encore moins que le papier journal sur lequel elles ont été imprimées.

Depuis que le tomos d’autocéphalie a été accordé à la nouvelle Église orthodoxe d’Ukraine issue de la fusion entre les schismatiques, le rythme des attaques contre les prêtres, les paroissiens et les églises de l’UOC-MP se multiplient. Sans même parler de l’attaque législative lancée par le gouvernement ukrainien pour obtenir un semblant de légalité à ce vol de masse organisé depuis le sommet de l’État.

La dernière attaque en date a été particulièrement violente, les radicaux ukrainiens, mais aussi la police (!!!) s’en prenant violemment non

 

Photo fournie par l’UOC-MP                                                                                          seulement au prêtre qui officiait mais aussi aux paroissiens, y compris des femmes âgées.

Cette expulsion extrêmement violente a eu lieu le 3 février, à Gnezditchno, dans la région de Ternopil. Le prêtre de la chapelle de la Sainte Transfiguration, Stefan Balan et ses paroissiens ont été la cible de néo-nazis ukrainiens aidés par la police. Les faits ont été rapportés par le département d’information et d’éducation de l’UOC-MP.

Juste avant la messe, les radicaux ont commencé à se rassembler près de l’église, et ont organisé une provocation pour interrompre la sainte Liturgie qui se déroulait à l’intérieur. Une provocation organisée de longue date, car quelques jours avant, le prêtre et ses paroissiens ont été mis au courant de ce qui se tramait.

« Nous avons averti l’administration et la police de la préparation d’une situation de conflit. Nous avons écrit une déclaration disant qu’il ne faut pas s’immiscer dans les affaires religieuses. Ils ont rassemblé tous leurs adjoints vendredi, mais rien n’a été décidé. Peut-être ont-ils eu peur, je ne sais pas. Résultat, il y a eu un affrontement », a déclaré le Père Stefan.

Comprenant que le but est de saisir l’église par la force, les représentants de la communauté religieuse sont restés sur les marches de la chapelle. C’est alors que le président du conseil de village est arrivé, pour rajouter de l’huile sur le feu, en soutenant les radicaux.

Mais ces derniers ne comprenant pas ce qu’il racontait tellement ils étaient excités, ont commencé à l’insulter, provoquant sa colère. L’édile jette alors les clefs de l’église (qu’il voulait sûrement remettre aux radicaux) avant de partir.

C’est alors que la police entre en jeu, pour soutenir les radicaux et leur provocation.

« La police a commencé à prendre la situation en main et a attaqué. Des forces spéciales de la police sont arrivées et ont commencé à nous frapper. Tout est bien visible dans la vidéo. J’ai été frappé et les paroissiens ont été poussés. Puis des hommes en uniforme type camouflage avec des rayures rouges et noires sont venus [des néo-nazis ukrainiens NDLR] et ont commencé à nous disperser. Ils m’ont attrapé par la tête et m’ont cassé un doigt. Après cela nous avons appelé une ambulance. Les médecins ont enregistré des blessures sur tout le corps – tête, poitrine et mains », a déclaré le chef de la communauté religieuse, qui a le plus souffert de cet affrontement.

Voici la vidéo qui a été publiée par l’UOC-MP :

REGARDER LA VIDEO ICI

Cette expulsion n’était pas la première tentative dans ce village. Le 13 janvier, des activistes pro-schismatiques avaient organisé une réunion durant laquelle une partie des participants avaient voté pour rejoindre l’église nouvellement créée, mais sans obtenir la majorité. Cette dernière votant pour rester au sein de l’UOC-MP. Suite à cela les représentants de l’église non-canonique avaient dit accepté ce vote, et qu’il y aurait coexistence pacifique.

Sauf qu’il semble que le directeur de l’école du village ne le voyait pas de cet œil, et qu’il a poussé pour que la situation devienne violente.

« Le directeur de l’école a mis la pression sur les enseignant, a collecté des signatures. Ceux qui venaient à ma messe ont été menacés d’être renvoyés, et de voir leurs enfants envoyés à la guerre dans le Donbass. Depuis plusieurs années il a une position exaltée et maintient toute l’école dans un climat de peur. Les gens m’appellent et pleurent « Désolée mon Père, nous ne pouvons pas aider », » a déclaré le Père Stefan.

L’implication de la police dans cette agression sordide contre un prêtre et ses paroissiens montre que les forces de l’ordre reçoivent des consignes du gouvernement ukrainien pour ne pas jouer leur rôle, mais au contraire pour faciliter les vols d’églises.

Un fait qui ne colle pas avec les accusations délirantes du pseudo-patriarche de Kiev, Épiphane (chef de l’Église de schismatiques reconnue uniquement par Constantinople), qui nous sort la bonne vieille rengaine éculée du « ce sont des provocations organisées par les Russes ». Mais oui bien sûr. Comme si les néo-nazis ukrainiens et la police ukrainienne étaient sous contrôle de Moscou ! Du grand n’importe quoi.

Quand on lit des âneries pareilles sortir de la bouche d’un homme qui se prétend être un chef spirituel, on doit se pincer pour vérifier qu’on ne cauchemarde pas, et surtout on se dit que des fois il vaudrait mieux être aveugle que de lire de telles idioties !

La guerre de religion a passé la vitesse supérieure en Ukraine, dans le silence assourdissant de l’Occident si prompt habituellement à donner des leçons grandiloquentes sur la liberté et la démocratie. Les Occidentaux et le Patriarcat de Constantinople porteront à tout jamais sur leurs mains le sang qui sera versé lors de cette guerre de religion insensée, née du désir de certains de prendre la religion pour de la politique.

Christelle Néant

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