Scandales : Pour Ou Contre la P M A

L’enfant d’un autre une richesse, une fausse pauvreté bien commue Le Panda

Le souvenir de mon vieux est l’amour le plus puissant que l’on porte à la vie de son enfant et aux autres Le Panda  

Ecrits qui font l’objet d’un vécu réel, en ma qualité de Panda j’ai toujours fait passer l’avenir de l’enfant avant celui des adultes. Une force de vie qui décuple, mes capacités et parfois m’a permis de retourner en leurs faveurs des situations inadmissibles. Allant en quatre circonstances à sauver leur vie. Par respect je tairai leur identité, mais ils vivent. En premier divers témoignages qui peuvent sembler poignant, que nenni, les plus grands scandales du siècle. Un leurre le mot est faible : la liberté de la femme, de l’homme semble en apparence un acquit ce sont ni plus ni moins que l’assassinat des enfants à venir pour strictement la modification des mœurs qui nous noient. Le pour et le contre réel débat de vie.

Le Comité consultatif national d’éthique CCNE a rendu, mardi 27 juin, un avis très attendu à propos de l’ouverture de la procréation médicalement assistée PMA à toutes les femmes. La PMA, qui désigne l’ensemble des techniques médicales destinées à aider les couples infertiles à avoir un enfant, telles que la fécondation in vitro ou le don de sperme, est aujourd’hui interdite en France aux mères célibataires et aux couples lesbiens. Dans son avis, le CCNE s’est prononcé en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, quelle que soit leur situation personnelle. Il estime que cette assistance « peut se concevoir pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ». Anne-Laure, Julie et Albane, ainsi qu’Isabelle n’ont pas attendu que la législation évolue en France pour faire des enfants. Leur désir d’être mère, leur parcours d’embûches, les joies qui ont suivi.

Anne-Laure, partie seule en Espagne

De l’endométriose, trois échecs de fécondation in vitro en France. Un divorce, un désir d’enfant à gérer en célibataire, les années qui passent : voilà qui pousse Anne-Laure, 37 ans. À l’aventure de la PMA, seule et à l’étranger. « Après ma rupture, je me suis dit que si je voulais un enfant, il fallait que je retrouve un mec, que la relation soit suffisamment sérieuse pour qu’on aborde le sujet et que je lui impose ce parcours de PMA. Je n’avais pas envie de me mettre la pression. Cette envie d’enfant, c’était mon envie. Pressée à cause de mon âge ».

Temps de réflexion, elle saute le pas de la maternité en célibataire. Décision difficile, payante : depuis quatre mois, Anne-Laure est maman d’une petite Pauline. Y parvenir, Anne-Laure se plonge sur internet. « J’ai tapé « avoir un enfant toute seule, sur Google ». Forums articles de magazines féminins, elle « découvre un monde », ubuesques, témoignages. Un spécialiste de la reproduction l’aide à déterminer le pays. Les taux de réussite, établissements de santé, l’identité du donneur. Choisit l’Espagne pour une FIV avec don de sperme. Pays qui lui apparaissait le plus expérimenté. Le taux de réussite semblait le plus haut.

Anne-Laure

Elle appelle la clinique IVI Barcelone, spécialisée médecine de la reproduction. Deux mois plus tard, elle, en solo, un premier rendez-vous de trois heures. « Tout est prévu pour la clientèle étrangère. Reçue par un médecin français, pratique quand on n’est pas anglophone. J’avais tous mes examens. J’ai signé pas mal de papiers je donnais accord. Tout s’est enclenché. »

Anne-Laure débute la stimulation ovarienne. Acheter le produit à s’injecter tous les jours, payer les prises de sang, les échographies de suivi, les billets d’avion, la chambre d’hôtel. Elle débourse 8 000 euros, dont 1 500 de produits, somme qu’elle réunit par la vente de son appartement. «Je suis tombée sur une pharmacienne qui a accepté de me donner les produits alors que je ne pouvais pas encore payer » « Moi, j’ai pu payer, mais je pense à toutes ces femmes qui se retrouvent dans un désarroi total car elles ne peuvent pas se le permettre »

Décidée « aller jusqu’au bout », tombe enceinte un cycle de stimulation. Ponction d’ovocytes, un transfert : deux embryons. En France sa grossesse suivie, comme n’importe quelle femme. Une fois enceinte, on ne demande pas qui est le père ! Prise dans le système médical français.

Anne-Laure

Quatre mois après son accouchement, Anne-Laure jette un regard apaisé sur son parcours. « J’étais très entourée par mes amis, ma famille. Son employeur facilite quand j’ai dû partir 10 jours. Je ne me suis jamais sentie aussi forte ». Les interrogations: « Ce n’est pas normal de devoir se tourner vers l’étranger. Pourquoi les couples auraient le droit et pas les personnes seules ? En France, on est en retard. Horrible de se retrouver avec cette envie d’enfant, réalisé que c’est trop tard. Quand on a ce désir, on fait tout pour trouver une solution. »

Julie et Albane, un bébé en Belgique

Elles se marient, pas de faire un bébé. Julie, 29 ans, Albane, 42 ans. « Commence à en parler assez tôt, au bout de trois ans » de relation. « On n’était peut-être pas tout à fait prêtes à ce moment-là, les longs délais d’attente nous laissaient le temps de nous préparer », raconte Julie. 2014, le couple, vit à Lyon, contacte un hôpital public de Bruxelles, qui leur annonce « 12 à 18 mois d’attente ». Leur dossier complété envoyé, Julie et Albane. Fin 2015, nous avons reçu un mail dans lequel on nous demandait d’abord si notre projet était toujours d’actualité.

Les premiers allers-retours belges. « Quatre rendez-vous, des gynécologues des psychologues, avant de savoir si l’hôpital acceptait notre dossier ». En Belgique, le couple de lesbiennes suit le processus des couples hétérosexuels infertiles. « Plutôt rassurant encourageant, pousse à se poser des questions ». Leur dossier progresse, Julie, portera l’enfant, doit également être suivie en France. Elle se tourne spontanément vers sa gynécologue, qui lui dit « tout de suite qu’elle désapprouve que les couples homos fassent des enfants », déplore la jeune femme.

Je me suis vraiment sentie hors-la-loi, criminelle : Julie

Le médecin traitant du couple oriente Julie et Albane vers une autre spécialiste. « Elle était d’accord pour me suivre, ne prenant pas la carte vitale ‘pas de remboursement’. » En cause : une circulaire de 2013, qui rappelle les sanctions encourues par les médecins qui aident les couples homosexuels à avoir des enfants, et abrogée depuis. Espérer un remboursement de la Sécurité sociale, sans exposer le médecin spécialiste, un casse-tête. « Elle m’a prescrit les examens de fertilité, le suivi de l’ovulation exemple, n’était pas remboursé » Julie. « Il est tout de même arrivé qu’elle me donne certains médicaments qu’elle ne pouvait prescrire ». Le médecin traitant, se sait « moins surveillé que les gynécos », prend le relais prescrit certains actes. 

Julie mise sur l’alignement des planètes planning souple. « Repérer le moment de l’ovulation, s’assurer que l’hôpital ait bien reçu les paillettes de sperme. Prendre immédiatement le train », qui se sait « chanceuse » d’avoir un patron compréhensif un métier qui lui permet ces quelques journées d’absence. Quand ces éléments sont réunis, des événements plus grands que le désir d’enfant du couple. En 2016, « j’étais dans le train, impatiente d’aller à Bruxelles pour la première tentative d’insémination, quand les attentats ont frappé, dans le métro à l’aéroport. Mon train s’est arrêté à Lille, j’étais prête à louer une voiture pour poursuivre ma route, mais l’hôpital m’a dit que c’était inutile, ils recevaient trop de blessés ». Système un peu hypocrite, une fois l’insémination faite en Belgique, tout se passe ici, comme n’importe quelle grossesse.

Julie

Julie et Albane tentent trois vrais essais. Chacun coût moyen 800 euros, avec les billets de train. Pour ça qu’on a choisi la Belgique un hôpital public ». Le troisième fonctionne. Grossesse suivie par un maïeuticien, en France, une petite fille est née, en France, le 13 mars 2017.

« La PMA ouverte à toutes les femmes, serait plus facile pratique », pour trouver des médecins pour notre entourage. « Nous donnerait une légitimité ». Le mariage pour tous, favorise les couples homos, montre que c’est parfaitement normal. Si la PMA leur est ouverte en France, Julie et Albane feront peut-être un second enfant, recommencé de la même façon le stress, l’attentat de Bruxelles. Etape, indispensable, « le mariage, dans les prochains jours, pour qu’Albane adopte notre bébé ». Julie Albane les plus heureuses du monde.

Isabelle et son mari, un don d’ovocytes en Grèce

« Ça faisait longtemps que j’avais envie d’avoir un enfant mais pas envie de faire un bébé toute seule ». Isabelle Kerrien. A 39 ans, elle rencontre celui qui deviendra son mari. En 2006, la jeune mariée décide d’arrêter la pilule contraceptive : « J’étais sûre que ça allait vite arriver. » Après plusieurs essais une batterie de tests médicaux, le verdict tombe : Isabelle est atteinte de ménopause précoce. Elle enchaîne les traitements hormonaux, sans succès.« Dans la salle d’attente du médecin, alors que je me disais que j’allais abandonner, je suis tombée totalement par hasard sur un article du Point, à propos du don d’ovocytes. La toute première fois que j’en entendais parler. » Le gynécologue explique qu’il reste que deux options : l’adoption ou le don d’ovocytes. Isabelle et son mari rentrent chez eux, ils épluchent des sites web pour se renseigner sur cette pratique, méconnue dans l’Hexagone. « J’aurais fait une PMA en France, vu les délais, trop vieille. Une de mes amies a attendu sept ans pour que sa aboutisse !

Isabelle

A 39 ans, elle ne peut attendre. Le dispositif nécessite en effet des donneuses loin d’être assez nombreuses en France : rémunération. Multiples conditions doivent être réunies pour donner ses ovocytes, « probablement pour éviter l’effet catalogue marchandisation reproché aux Etats-Unis ». En 2014, elles étaient ainsi 500 donneuses pour près de 1 000 demandes en France. Isabelle son mari décident, par l’association L’Enfant de l’espoir, en Grèce, « toutes les démarches sont simples plus rapides ». Essai de fécondation in vitro en 2008, à Thessalonique « La clinique était très bien, les infirmières adorables et rassurantes ». Elle rentre en France, perd le bébé après trois mois. Très dur. On a continué. 2010, trois essais, 15 000 euros de frais médicaux, billets d’avion chambres d’hôtel, le couple fait une dernière tentative. Cette fois, deux embryons sont accrochés. Les jumelles Emilie et Caroline ont aujourd’hui 6 ans et demi. Pour Isabelle, la différence entre la PMA en France ou en Grèce dans le regard de la société sur la pratique. En France, La Manif pour tous a diabolisé la PMA. ‘Un bébé à tout prix’. Grèce, pays religieux, donner ses ovocytes, donner son sang ses organes. C’est altruiste tout simplement.

Isabelle

Depuis la naissance des jumelles, le couple s’engage pour faire connaître cette option et témoigne pour rassurer les futurs parents. Pour Isabelle, même si ces démarches sont « un parcours du combattant, un raz-de-marée émotionnel », il faut être persévérant. « Quand je regarde nos filles, c’est comme si toutes ces difficultés n’avaient jamais exister », conclut-elle.

Autres visions et concepts

Directement concernée, la première génération d’enfants issus de don de gamète anonyme estime avoir voix au chapitre. Le débat sur la PMA pour toutes les femmes ne pourra pas faire l’économie de la question sur l’accès aux origines. Depuis le milieu des années 2000, la première génération d’enfants issus de don de gamète anonyme cherche à se faire entendre. Directement concernés par le débat sur la PMA, une technique de procréation dont ils sont issus, ils estiment avoir voix au chapitre.

Témoignages PMA : le malaise d’enfants nés d’un don

La première génération d’enfants issus du don de gamète anonyme veut faire entendre sa voix.

«Nous sommes une génération d’abandonnés, orphelins de nos origines». À l’heure où la procréation médicalement assistée revient sur le devant de la scène médiatique. La première génération d’enfants issus d’un don de gamète anonyme veut faire entendre sa voix. «Nous avons un recul de plus de 40 ans sur ces techniques. L’ouverture de l’assistance médicale à la procréation implique au préalable le devoir impérieux de prendre en compte notre expérience, celle des parents et des donneurs», scandent les membres de l’association Procréation médicalement anonyme PMA qui militent pour l’accès aux origines. Débat complexe, où se font entendre des partisans de l’anonymat. «À 12 ans, j’ai commencé à avoir des doutes. J’avais du mal à trouver les ressemblances avec mon père. Lors d’une promenade au bord de l’eau, il m’a confié qu’il n’était pas la personne qui m’avait fait. J’ai sauté dans ses bras. Choc,soulagement. Avant j’imaginais un viol, une adoption», confie Clément Roussial. Âgé de 23 ans, il étudie le droit des libertés fondamentales, «influencé par mon histoire personnelle, motivé par une sensation d’injustice», reconnaît cet homme né grâce à une insémination artificielle avec donneur anonyme. «À l’époque, cette révélation n’a pas changé nos relations. Un père, c’est celui qui se lève pour vous tous les matins, celui qui vous apprend à pêcher», explique Clément, avant d’évoquer la face plus sombre de son histoire, à l’adolescence. «Je me suis mis à la recherche de mes origines. Je me suis trop accroché à la génétique. J’ai eu l’impression que l’on m’avait fait signer un contrat sans que je le sache. Je suis allé voir un psychologue, un médecin du Cecos où j’avais été conçu. Il m’a fait miroiter mon dossier, je savais qu’il ne me le donnerait pas alors qu’il risquait une sanction pénale», dixit Clément. Savoir qu’un Cecos détient le secret de vos origines génétiques, que cette identité existe, qu’elle vous est interdite, une «forme de torture psychologique», «la partie de l’histoire impossible à accepter» Penser aux enfants nés d’un don membres de l’association. Ce principe que ces derniers veulent voir nuancer. «Nous plaidons pour la reconnaissance du droit à la connaissance de leurs origines pour les enfants, à leur majorité avec l’accord du donneur», dit Audrey Gauvin, sa présidente.

«Un sentiment d’injustice»

«Connaissance de son histoire, généralement, on considère que c’est un droit. Question de dignité. Pour moi, le législateur en a décidé», reprend Thibault, 23 ans, étudiant à Sciences Po Paris. La loi interdit même de donner accès à des données non-identifiantes, au dossier médical du donneur si je découvre que j’ai une maladie. Pour moi, faire de la prévention, impossible», dit ce fils unique, qui a appris «presque au berceau» qu’il était né à la suite d’une insémination artificielle avec donneur. «Nous sommes envahis par un grand sentiment d’injustice, d’humiliation. Tout nous renvoie à ce manque: la visite chez le médecin où l’on vous demande des informations médicales sur vos parents. Une remarque anodine sur votre ressemblance avec untel. Il n’y a pas de limite à l’imagination, au fantasme, c’est épuisant», renchérit Clément. Quand vient l’amour, la question refait surface. «Je n’ai pas envie de transmettre cette part d’inconnu à mes enfants». Thibault, pour sa part, n’a pas entrepris de démarche pour ses origines. Le passage à l’âge adulte, ce secret lui pèse de plus en plus. «Les deux interrogations qui me hantent sont celles du visage de ce père géniteur, celle de sa motivation à donner la vie. Souffrance profonde, existentielle. Je ne sais pas si le donneur qui a permis mon existence est vivant ou mort.» L’association PMA rassemble également des donneurs qui se lancent peu à peu dans le combat. Le cas d’Alain Tréboul qui a donné son sperme dès 1974 dans le cadre d’une vasectomie. «À l’origine, j’ai dit oui pour aider des couples. J’entends le témoignage des enfants qui se posent ces questions, je me dis que, si ça se trouve, ils souffrent de ne pas me rencontrer, je serais prêt à le faire, je ne serai jamais leur père, si j’ai déjà une famille, dixit ce grand-père de sept petits-enfants. Je ne vois pas pourquoi je ne leur donnerais pas une photo. Suis pas curieux, c’est l’interdit qui est pénible.»

Un article difficile à écrire, autant il réveille de souvenirs, d’un temps pas si lointain et mon cœur sourd tout comme mes doigts en l’écrivant. A mes enfants, ma famille dans sa globalité, merci pour toutes vos richesses que vous m’offrez chaque jour.

 

Le Panda

 

Patrick Juan

 

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