Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 12 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 12 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘08 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’22 » – Pertes hors-combat des FAU de la semaine
03’23 » – Les soldats ukrainiens tirent sur des employés de la société « Eau du Donbass »

UKRAINE

07‘54 » – Constantinople accorde l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens sur fond de désapprobation des autres Églises orthodoxes
29‘29 » – L’ambassade ukrainienne au Mexique oblige les demandeurs de visas à faire un don pour les FAU
34‘53 » – Kiev recommande aux millions d’Ukrainiens vivant en Russie de venir voter en Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

40’02 » – La ministre ukrainienne de la Santé mélange néo-nazime et russophobie dans un post sur le cholestérol

44’44 » – Conclusion

VOIR LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Ambassade ukrainienne – Forcés de soutenir l’armée pour obtenir un visa

Les journalistes de la chaîne de télévision ukrainienne 1+1 ont demandé au ministère ukrainien des Affaires étrangères d’enquêter sur le scandale autour de son ambassade au Mexique, où les demandeurs de visa ont été invités à « donner » au moins 80 dollars pour l’opération militaire dans le Donbass pour obtenir un visa ukrainien.

Le scandale a éclaté après que l’avocat mexicain Carlos Eduardo Soto Trevino, qui est marié à une citoyenne ukrainienne, et se rend donc fréquemment dans le pays, ait envoyé une lettre aux journalistes ukrainiens leur demandant d’enquêter sur cette affaire.

Selon lui, chaque fois qu’il demande un visa ukrainien, un consul à l’ambassade d’Ukraine lui dit de « donner de l’argent pour les besoins de l’armée ukrainienne ».

« Trois fois, lorsque j’ai demandé un visa, ils m’ont montré un exemple de lettre et m’ont demandé d’écrire quelque chose de semblable. La lettre dit que je fais une contribution volontaire d’environ 80-100 $ au consul ou à un autre membre du personnel de l’ambassade. Ce n’est qu’à cette condition que je peux obtenir un visa. Naturellement, je dois également payer les frais de visa », aurait-il déclaré.

Un autre citoyen mexicain, Sergio Pena Serrano, également marié à une Ukrainienne, aurait également déclaré à la chaîne TSN qu’il avait été « outré par ces appels déraisonnablement persistants à la charité ».

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a ouvert une enquête suite à la demande des journalistes, mais, selon la chaîne TSN, aucune violation n’a été trouvée.

« Je dois signaler que ces contributions étaient volontaires. Par conséquent, certains membres du personnel ont pris la décision de lever ces fonds de leur propre initiative et ont remis l’argent à un hôpital militaire de Kiev pour le traitement des militaires qui se trouvaient dans la zone des hostilités », a déclaré Vasily Kirilich, le chef adjoint du service consulaire du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Selon TSN, l’ambassade a recueilli environ 5 000 $ en dons de cette façon. Cependant, ni l’hôpital de Kiev ni les volontaires n’ont confirmé avoir reçu cet argent.

« Les journalistes ont déposé une demande supplémentaire d’enquête interne auprès du ministère des Affaires étrangères », a rapporté TSN.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a confirmé qu’une enquête interne avait été ouverte sur cette affaire.

« En raison d’informations concernant une campagne de collecte de fonds présumée de la part de la première secrétaire Anna Prorok pour les besoins de l’opération des forces interarmées, impliquant des visiteurs de l’ambassade d’Ukraine au département consulaire du Mexique, une enquête disciplinaire a été ouverte. Si des violations sont constatées, la réaction sera rapide et motivée », a déclaré l’agence de presse UNIAN, citant le service de presse du ministère des Affaires étrangères.

[Commentaire de la traductrice : Je trouve incroyable que le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye de noyer le poisson en prétendant que ces dons étaient « volontaires ». Quand on vous oblige à le faire pour obtenir un visa, cela s’appelle du chantage et de l’extorsion de fonds ! Comme pour le consul de Hambourg ouvertement néo-nazi, le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye systématiquement de cacher la merde sous le tapis au lieu de régler réellement les problèmes. Je ne parlerai même pas du fait que l’argent ne semble même pas avoir atteint les destinataires annoncés, puisque ni l’hôpital de Kiev, ni les organisations de volontaires ukrainiens n’ont confirmé avoir reçu ces 5 000 dollars obtenus frauduleusement. Si ce fait est confirmé, cela veut dire que le personnel de l’ambassade a empoché cet argent, ce qui rajoute le détournement de fonds à l’extorsion et au chantage. Si avec ça le ministère ukrainien des Affaires étrangères ne renvoie pas tout ce beau monde, cela prouvera que la corruption a totalement gangrené l’administration ukrainienne, au point que les ministères protègent les voleurs. Et cela en dira long sur l’état de déliquescence de l’Ukraine « démocratique » post-Maïdan.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Métropolite de Varsovie : Épiphane n’a jamais été ordonné prêtre

Le métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne a déclaré qu’Épiphane, le chef de la nouvelle Église orthodoxe d’Ukraine, est un laïc et non un prêtre ordonné. Pour cette raison, le Métropolite polonais ne le félicitera pas pour son élection.

« Ce jeune homme laïc a subi un grand tort quand il a été nommé Métropolite. Selon le droit canonique, ce n’est pas un ecclésiastique. Il n’a jamais été ordonné prêtre dans une Église canonique », a déclaré mardi le Métropolite Sava au bureau de presse de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

L’archevêque a souligné que les politiciens ukrainiens s’immisçaient dans les affaires de l’Église.

« En Ukraine, l’État a tout pouvoir et il peut même priver une Église d‘enregistrement », a-t-il dit, « Mais l’essentiel est qu’en même temps une église soit créée en unissant les fidèles. Ils doivent décider à quelle église ils veulent appartenir. »

Le chef de l’Église orthodoxe polonaise a qualifié l’émergence d’une nouvelle structure religieuse en Ukraine de dangereux précédent et que ce fait pourrait avoir un effet négatif sur la situation en Pologne.

« Il est possible qu’en Pologne, où vivent plus d’un million d’Ukrainiens, il y ait un groupe de croyants pour qui Philarète [ancien chef du patriarcat schismatique de Kiev] va essayer d’organiser des paroisses. Récemment, j’ai entendu dire que l’organisation Secteur Droit [organisation interdite en Russie] a déjà étudié la possibilité d’une visite d’Épiphane en Pologne. Le chaos nous attend », s’inquiète-t-il.

Indépendance de Constantinople

Le 6 janvier, le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, a remis le tomos d’autocéphalie (ou décret d’indépendance) au chef de l’Église ukrainienne nouvellement créée, la dite Église Orthodoxe d’Ukraine (EOU). Le tomos traduit en ukrainien, qui a été transmis par l’ambassadeur d’Ukraine en Turquie, déclare que « les droits du trône œcuménique à l’exarchat en Ukraine et à la Sainte Stavropégie restent inchangés », et que les « questions importantes » de l’EOU devraient être résolues à Constantinople.

En outre, selon le texte du document, l’EOU « autocéphale » est limitée aux frontières de l’État ukrainien, elle ne peut ordonner des évêques ou créer des paroisses en dehors de l’Ukraine et, contrairement à l’Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC), elle ne peut faire elle-même le saint chrême, ou l’huile consacrée utilisée dans l’administration de certains sacrements.

L’Église orthodoxe ukrainienne canonique a qualifié la remise du tomos de légitimation du schisme qui existe dans l’Église orthodoxe ukrainienne depuis 30 ans.

Crise religieuse en Ukraine

Depuis le coup d’État de février 2014, Kiev a cherché à créer une église indépendante en Ukraine qui romprait les liens avec l’Église orthodoxe ukrainienne canonique. En avril 2018, le président ukrainien Piotr Porochenko a écrit une lettre personnelle au Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, demandant l’autocéphalie pour l’Église ukrainienne.

Le 15 décembre, Kiev a accueilli un concile dit « d’unification » qui s’est tenu sous la supervision du Patriarcat œcuménique de Constantinople et sous l’égide des autorités ukrainiennes. L’Église orthodoxe ukrainienne canonique a refusé de participer à l’événement, soulignant que le « concile d’unification » et la nouvelle structure religieuse créée par Porochenko étaient tous les deux illégitimes. Néanmoins, après le concile, le président ukrainien a annoncé la création de cette nouvelle Église dans le pays.

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 5 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 5 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘00 »Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’04 »Le mortier Molot fait de nouvelles victimes parmi les soldats ukrainiens
03’32 »Deux tentatives de sabotages de ponts en une semaine en RPD
07’31 »Témoignage d’un soldat ukrainien capturé par la milice populaire de la RPD

 

UKRAINE

11‘11 »Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie en pleine campagne présidentielle
15‘04 »Les autorités ukrainiennes tentent de briser discrètement les baux de location des laures de Potchaïev et de Kiev-Petchersk
19‘10 »L’Ukraine fait de la date anniversaire de Stepan Bandera un jour férié officiel
22‘04 »Les nouvelles sanctions de la Russie contre l’Ukraine pourrait coûter un milliard de dollars à cette dernière

 

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

24’28 »Hystérie polonaise sur « l’assassinat de l’Ukraine » par Nord Stream 2

28’10 » – Conclusion

VIDEO A ECOUTER

Christelle Néant

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Pouchiline – Kiev veut mener une attaque chimique dans le Donbass

Denis Pouchiline

Les services de renseignement de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont obtenu de nouvelles informations confirmant la préparation par le régime de Kiev – sous la direction des curateurs occidentaux – d’une vaste provocation contre leur propre peuple, qui pourrait faire de nombreuses victimes.

Les services de sécurité ukrainiens envisagent de saboter des entreprises qui représentent un danger pour l’environnement à proximité de la ligne de contact, puis d’accuser la Russie et les républiques du Donbass de ce crime. Il s’agit principalement d’entreprises qui utilisent du chlore, de l’ammoniac et d’autres substances dangereuses dans leur processus de production.

Comme autre option, ils envisagent l’utilisation d’agents de guerre chimique qui auraient été apportés sur le territoire de la RPD. Il est prouvé que les Américains ont déjà préparé des fragments d’obus maculés de poisons militaires pour donner de la crédibilité aux accusations contre la RPD et la Russie. Je pense que le but de la provocation est le déclenchement des hostilités dans le Donbass et l’annulation des élections présidentielles en Ukraine, que Porochenko n’a aucune chance de gagner.

L’opération est coordonnée par des attachés militaires et des représentants des services spéciaux américains et britanniques.

Les officiers de renseignement militaire occidentaux, sur la base d’une méthodologie élaborée en Syrie, ont déjà défini un plan d’action pour le régime de Kiev. Des travaux sont en cours pour créer un analogue des Casques Blancs syriens en Ukraine, qui, selon les créateurs, devraient enregistrer les conséquences de l’empoisonnement de la population et falsifier les documents vidéo, pour prouver les prétendues actions inhumaines des forces de la milice populaire et de la Russie.

Nous lançons un appel à la communauté internationale, à l’ONU, à l’OSCE et à d’autres organisations humanitaires pour empêcher le déclenchement d’actions militaires à grande échelle dans le Donbass. Nous ne voulons pas de victimes civiles innocentes.

Denis Pouchiline, chef de la RPD
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Son plan initial éventé, Kiev envisage une offensive vers Gorlovka

Lance-roquettes multiplesSuite à la publication par la République Populaire de Donetsk (RPD) des plans de l’offensive envisagée par les autorités ukrainiennes dans le sud de la République, Kiev a décidé de post-poser l’offensive et de changer sa localisation.

D’après Édouard Bassourine, commandant en second de la milice populaire de la RPD, la divulgation des plans du commandement ukrainien a pris ce dernier par surprise, et l’a obligé à repousser la date de l’offensive, et changer la direction de l’attaque.

Alors que l’attaque initiale était prévue le 14 décembre, la date a été repoussée au 24-25 décembre, ce qui permettrait à Petro Porochenko de justifier le prolongement de la loi martiale en Ukraine (qui expire le 26 décembre).

À cette fin, la machine de propagande ukrainienne carbure à plein régime, et les unités d’opérations psychologiques des FAU ont reçu l’ordre de créer un contexte médiatique favorable pour éviter un nouvel échec de l’opération, entre autre en martelant que la milice populaire de la RPD prépare prétendument une provocation armée, pour la nouvelle date prévue de l’offensive ukrainienne.

D’après les services de renseignement de la RPD, après la divulgation de leurs plans, les autorités ukrainiennes ont rencontré en urgence les experts militaires des pays de l’OTAN et les curateurs américains pour décider de la suite des opérations. C’est suite à cette réunion que les plans d’offensive ont été postposés.

Plusieurs faits semblent conformer que l’offensive n’est pas purement et simplement annulée mais simplement repoussée :
1) Depuis le 12 décembre, les missions de reconnaissance et de diversion se multiplient de la part de l’armée ukrainienne ;
2) L’usage des drones, aussi bien pour larguer des engins explosifs que pour faire de la reconnaissance, se multiplient aussi. Rien que le 14 décembre, en une journée, l’armée de la RPD a abattu quatre drones ukrainiens.
3) D’après nos collègues de War Gonzo, 72 conseillers militaires de l’OTAN se trouvent actuellement dans la zone de l’opération armée ukrainienne dans le Donbass. Ces conseillers supervisent directement les opérations des unités des FAU présentes sur le front.

Mais il n’y a pas que la date qui semble avoir changé, la direction de l’offensive semble aussi avoir été modifiée, si on regarde les concentrations d’unités et de pièces d’armement ukrainien près de la zone de Gorlovka et Svetlodarsk.

Carte de l'offensive prévue vers Gorlovka

Les services de renseignement de la RPD ont ainsi détecté près de Gorlovka, la présence de la 72e brigade mécanisée, la 58e brigade d’infanterie, la 1ère brigade de chars d’assaut, et la 81e brigade aéroportée. Au total, c’est six brigades, 20 000 hommes, plus de 120 chars d’assaut, 250 pièces d’artillerie et de mortiers et 110 lance-roquettes multiples qui ont été déployés dans cette zone.

Il faut y ajouter la 30e et la 93e brigades mécanisées, deux bataillons de lance-roquettes multiples Ouragan du 15e régiment d’artillerie et de la 27e brigade des FAU et un bataillon de lance-roquettes multiples Smerch de la 40e brigade d’artillerie qui sont encore attendus pour déploiement.

D’après nos collègues de War Gonzo, la 30e brigade mécanisée, a déjà été envoyée sur zone, à Roubejnoye, et serait constituée principalement d’ultra-nationalistes ukrainiens qui faisaient partie des milices de « maintien de l’ordre » qui ont fleuri en Ukraine.

Cette unité sera complétée dans l’arc de Svetlodarsk par le 18e régiment de la Garde Nationale, qui inclut les unités néo-nazies « Azov » et « Donbass ».

Comme pour le plan d’offensive initial prévu dans le sud, la RPD n’exclut pas l’organisation de provocations de la part de l’armée ukrainienne, avec l’aide de l’Occident, pour justifier cette attaque contre la zone de Gorlovka-Svetlodarsk.

La République Populaire de Donetsk a appelé la communauté internationale à empêcher qu’une telle offensive ait lieu, et nous espérons que cet appel portera ces fruits (pour ceux qui s’irritent de ces avertissements répétés d’offensives qui n’ont finalement pas lieu, je les encourage à aller lire cet article du Saker, qui explique très bien ce qu’est l’art de l’attaque surprise).

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 15 décembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 15 décembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0231 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’32 » – Préparatifs et plans d’une offensive ukrainienne contre le sud de la RPD
15’16 » – L’armée ukrainienne bombarde Kominternovo et Troudovskyi, un civil blessé

UKRAINE
1650 » – Porochenko est sûr de perdre les élections présidentielles ukrainiennes de 2019
23’53 » – Les autorités de Kiev mettent la pression sur l’UOC-MP alors qu’a lieu le « concile d’unification » de l’Église orthodoxe ukrainienne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’48 » – Un journaliste ukrainien s’étonne que la Russie ne soit pas à genoux en train de demander grâce

35’21 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Les FAU bombardent Kominternovo et Troudovskyi – Un civil blessé

Char ukrainienAlors que les forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD) sont en état d’alerte maximum, l’armée ukrainienne rapproche ses troupes d’assaut de la ligne de front, et bombarde non seulement le sud de la République, mais aussi la périphérie de Donetsk, faisant un blessé parmi les civils.

Durant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a bombardé les villages du sud de la RPD (Sakhanka, Kominternovo et Leninskoye), tirant 10 obus de mortier de 120 mm, 10 obus de mortier de 82 mm, 46 munitions de véhicule de combat d’infanterie, cinq roquettes antichars, 203 grenades tirées avec des lance-grenades automatiques, ainsi que des munitions de petit et gros calibre d’armes légères.

Avec 292 munitions tirées rien que sur cette portion du front, le sud de la RPD a reçu 58 % des munitions tirées par l’armée ukrainienne durant les dernières 24 h (21 violations du cessez-le-feu et 504 munitions tirées par les FAU du 13 au 14 décembre 2018, soit plus du double du nombre de munitions tirées la veille).

L’un des tirs de cette nuit a frappé de manière directe le seul magasin alimentaire du village de Kominternovo, qui a totalement brûlé après avoir été touché.

Mais le sud de la république n’a pas été la seule cible de l’armée ukrainienne. Hier, les soldats ukrainiens ont ouvert le feu sur le village de Troudovskyi, situé à la périphérie sud-ouest de Donetsk, en pleine distribution d’aide humanitaire, blessant un civil.

« Hier, un habitant a été blessé à la maison de la Culture dans le village de Troudovskyi pendant une distribution d’aide humanitaire. L’homme a été légèrement blessé et a refusé l’hospitalisation, » a déclaré Maxime Joukovski, le chef de l’administration du district de Petrovskyi.

Et pendant que les soldats ukrainiens bombardent les civils et les magasins d’alimentation, le commandement de l’armée ukrainienne fait avancer ses troupes près de la ligne de front.

Les services de renseignement de la RPD ont ainsi détecté le déploiement d’unités de chars d’assaut de l’armée ukrainienne tout le long de la ligne de front sur 50 km, entre Marioupol et Volnovakha. Ces unités constitueraient le premier groupe des troupes d’assaut des FAU prévues pour l’offensive.

« Les informations concernant la partie ukrainienne confirment que l’ennemi est prêt à mener une offensive de grande ampleur », a déclaré aujourd’hui Édouard Bassourine, commandant en second du commandement opérationnel de la milice populaire de la RPD.

Ces unités de chars d’assaut incluent des unités des 128e et 79e brigades des FAU, qui doivent mener l’offensive, selon les plans du commandement ukrainien.

« Les divisions blindées de ces unités sont déployées par groupes de deux pelotons tout le long de la ligne de contact de Vinogradnoe à Starognatovka, » a ajouté Édouard Bassourine.

L’armée de terre ukrainienne n’est pas la seule à être impliquée dans les plans du commandement de Kiev, puisque deux groupes tactiques navals ukrainiens ont aussi été renforcés et mis en état d’alerte à Marioupol, pour soutenir l’offensive terrestre.

« Les groupes tactiques de la marine ukrainienne, Triton et Marioupol, sont prêts à agir et situés à proximité du port de Marioupol. Les commandants des navires de guerre ont reçu l’ordre de couvrir le groupe au sol des Forces Armées Ukrainiennes depuis la mer, » a déclaré le commandant en second de la milice populaire de la RPD.

De leur côté, les unités de la milice populaire de la RPD sont en état d’alerte maximum, et sont prêtes à repousser toute tentative d’offensive de la part de l’armée ukrainienne.

« Toutes les unités militaires sont en état d’alerte maximum. Depuis que nous avons reçu des informations sur la préparation d’une offensive de grande envergure de la part de l’Ukraine, nos unités sont à 100 % de leurs capacités en personnel, et elles ont reçu tout l’armement, l’équipement et les munitions nécessaires, » a déclaré Édouard Bassourine.

Le commandant en second a ajouté que les positions de la milice populaire de la RPD ont été renforcées, des barrières antichars ont été installées dans les zones à risque, et les unités qui défendent cette zone ont reçu assez d’armes antichars pour contenir deux brigades blindées de l’armée ukrainienne.

Les lieux stratégiques sont aussi protégés par des systèmes de défense antiaérien, au cas où il prendrait l’envie à l’Ukraine d’utiliser de nouveau des drones largueurs de charges explosives, ou même son aviation militaire.

Espérons que ces préparatifs décourageront définitivement le commandement ukrainien de se lancer dans une telle Bérézina.

Christelle Néant

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La RPD exhorte l’ONU à empêcher l’attaque chimique à Marioupol

Attaque chimiqueMalgré la divulgation des plans de l’offensive de l’armée ukrainienne contre le sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), il semble que Kiev n’a pas l’intention de renoncer à ses projets, y compris l’attaque chimique contre Marioupol.

Après les avertissements adressés par les autorités de la RPD, c’est la Russie qui a tiré la sonnette d’alarme, confirmant les craintes d’une opération sous faux drapeau devant servir de prétexte à une attaque de l’armée ukrainienne contre la République.

« D’après les informations dont nous disposons, Kiev prévoit d’organiser dans les prochains jours une provocation armée sur la ligne de contact afin de profiter de la loi martiale déclarée en particulier dans les régions de Donetsk et de Lougansk pour lancer une offensive rapide vers Marioupol, saisir les zones côtières de la mer d’Azov actuellement contrôlées par Donetsk, et atteindre la frontière russe, » a déclaré Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Maria Zakharova a aussi confirmé les rapports faisant état d’une accumulation d’hommes et d’armements côté ukrainien, en violation des accords de Minsk.

« Davantage de troupes y ont été envoyées au cours des derniers mois, ce dont la Mission Spéciale de Surveillance de l’OSCE a fait état à de nombreuses reprises. Du 1er au 7 décembre, les observateurs de l’OSCE ont trouvé 190 pièces d’armement interdites par les accords de Minsk stationnées en dehors des zones de stockage désignées », a-t-elle ajouté.

Le but d’une telle action semble évident : prolonger la loi martiale afin que Petro Porochenko ne perde pas sa place, voire plus, après les élections présidentielles qu’il est sûr de perdre

D’autres faits découverts par les services de renseignement de la RPD semblent confirmer que Kiev se prépare à une offensive.

« En raison de l’offensive qu’elles préparent en direction de Marioupol, les forces de Kiev ont miné des routes à Slavnoye, Berezovoye, et Taramtchouk », a déclaré Daniil Bezsonov, le porte-parole de la milice populaire de la RPD.

Il a ajouté que ces mines toucheront probablement d’abord les véhicules civils, ce qui pourrait servir de prétexte à Kiev pour détourner le trafic de Marioupol.

Malgré tous ces avertissements, il semble que les préparatifs de cette provocation se poursuivent à Marioupol, comme l’a indiqué aujourd’hui le porte-parole de la milice populaire de la RPD.

« De grandes quantités de fûts contenant un agent toxique, vraisemblablement de l’ammoniac, ont été amassées dans les locaux de la conserverie de la rue Torgovaya, au centre de Marioupol », a déclaré Daniil Bezsonov. « Des témoins oculaires ont dit que l’armée les avait apportés depuis l’usine métallurgique de la ville. »

La conserverie est gardée par des hommes armés sans insigne. Le porte-parole de la milice populaire n’a pas exclu que l’objectif soit de faire exploser le site de stockage pour justifier la reprise des combats à grande échelle dans la région.

« Nous espérons que la publication de ces informations empêchera les terroristes ukrainiens de mettre en œuvre la provocation prévue à l’usine », a-t-il dit. « Cependant, les fûts peuvent être déplacés vers n’importe quel autre endroit de la ville. »

Devant l’échec manifeste de ses avertissements à faire annuler cette attaque chimique, la République Populaire de Donetsk s’est adressé aux institutions internationales chargées de maintenir la paix afin qu’elles empêchent une telle catastrophe.

« Nous demandons aux représentants de l’OSCE, de l’ONU et du Comité International de la Croix-Rouge d’empêcher cette horrible provocation contre des civils innocents », a déclaré aujourd’hui Daniil Bezsonov.

Le porte-parole de la milice populaire a également alerté les habitants de Marioupol en leur recommandant de quitter la zone de contamination chimique potentielle dès que possible.

Il a aussi exhorté ceux qui décideraient de rester à se procurer des moyens de protection individuelle et à ne pas envoyer les enfants à l’école ou à la maternelle.

Espérons que cet ultime avertissement portera ses fruits et que Kiev renoncera à ce plan sordide.

Christelle Néant

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Porochenko est sûr de perdre les prochaines élections présidentielles ukrainiennes

PorochenkoLes sondages sur les intentions de vote lors des prochaines élections présidentielles se suivent et se ressemblent en Ukraine. Jusqu’ici une constante se dégage de manière systématique : Ioulia Tymochenko est largement en tête, et Petro Porochenko est sûr de perdre.

Le dernier sondage, publié par l’Institut International de Sociologie de Kiev et relayé par les médias ukrainiens, indique que le président sortant est toujours sûr de perdre l’élection à venir, quel que soit son adversaire au second tour.

La loi martiale et la perspective de l’autocéphalie pour l’Église orthodoxe ukrainienne schismatique, rien n’y fait, Porochenko est toujours perdant, loin derrière les autres concurrents.

D’après ce sondage, si Porochenko doit affronter Tymochenko au second tour, cette dernière l’emporterait avec 23,4 % des voix, contre à peine la moitié (11,8 %) pour le président sortant.

Contre le candidat de l’opposition, Iouri Boïko, ce dernier gagnerait avec 19 % des voix contre 15,3 % pour Porochenko. Mais si Boïko devait affronter Tymochenko, celle-ci gagnerait avec 23,4 % des voix, contre 15,2 % pour le candidat de l’opposition anti-Maïdan.

Le pire est que même une star de rock comme Sviatoslav Vakartchouk (si ce dernier se présentait), ferait mieux que Piotr Porochenko, en obtenant 18,9 % des voix. Néanmoins, la star de rock perdrait alors au second tour contre Tymochenko. Si par miracle, Porochenko arrivait au second tour contre Vakartchouk, ce dernier l’emporterait avec 24,2 % des voix, contre 11,1 % pour le président sortant.

Pareil avec le comédien et star de la télévision Volodimir Zelenski, qui l’emporterait contre Porochenko, avec 27,8 % des voix, contre à peine 12,2 % pour le président ukrainien.

Les seuls adversaires qui soient réellement dangereux pour Tymochenko sont Anatoli Gritsenko (qui obtiendrait 20,4 % des voix contre 20,8 % pour la « princesse du gaz »), et Volodimir Zelenski (qui gagnerait contre elle avec 23 % des voix contre 22,2 % pour Tymochenko).

Si ces élections ont lieu, un autre problème risque d’invalider le résultat de ces dernières : le taux de participation, qui risque d’être inférieur à 50 %.

Car, avec 10 à 15 % de personnes qui se disent prêtes à voter blanc (selon l’identité des deux candidats présents au second tour), le vice-directeur de l’IISK, Anton Grouchetski, craint qu’en réalité ces derniers n’iront tout simplement pas voter du tout, rejoignant ceux qui se sont déjà exprimé en ce sens lors du sondage (9,3 % des répondants), sans parler des 26,7 % qui ne savent toujours pas pour qui voter, et les 24 % qui ont refusé de répondre.

La politique ukrainienne post-Maïdan est devenu un tel cirque que les citoyens ukrainiens semblent s’en détourner de plus en plus, au risque de faire élire une femme qui a déjà fait ses preuves en termes de gestion catastrophique du pays, ou de provoquer une nouvelle crise politique si le résultat des élections est invalidé à cause du faible taux de participation.

En ce qui concerne le président ukrainien sortant, quand une star de rock et un comédien pourraient obtenir le double du nombre de votes que les citoyens ukrainiens sont prêts à vous accorder, c’est que la situation est plus que catastrophique.

Et on comprend dès lors pourquoi Porochenko est prêt à tout pour faire annuler ces élections qu’il est sûr de perdre, quel que soit l’adversaire qu’il aura au second tour (s’il arrive même jusque-là !).

Il faut donc s’attendre à voir les persécutions contre l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou redoubler, et Porochenko user de tous ses leviers pour obtenir l’autocéphalie, dont il espère qu’elle fera remonter sa côte de popularité, sans parler du risque d’escalade de la situation dans le Donbass, qui lui permettrait de prolonger la loi martiale sans grande difficulté, au nom de la défense contre « l’agression russe » imaginaire.

Porochenko est fichu, et il le sait. Or avec tous les crimes dont il est coupable (ainsi que bon nombre des membres de son gouvernement et du parlement actuel), il sait que s’il perd son poste, il finira sur les bancs d’un tribunal dans le meilleur des cas, et avec sa tête au bout d’une pique dans le pire. Et ça il ne peut se le permettre.

L’Ukraine va s’enfoncer dans la dictature jusqu’à imploser sous le poids des conséquences néfastes de la politique post-Maïdan suicidaire de Kiev. Pour Porochenko tout sera bon pour rester sur son siège de président encore un peu, fut-ce quelques semaines ou quelques mois.

Porochenko est acculé, et c’est en ça qu’il peut devenir très dangereux, non seulement pour le Donbass et la population ukrainienne, mais aussi pour la Russie et l’Europe.

C’est avec des jeux d’alliances et un effet de dominos, qu’un assassinat à Sarajevo a déclenché la Première Guerre mondiale il y a un siècle. Aujourd’hui les tensions à l’échelle globales sont telles que le moindre dérapage incontrôlé dans l’une des zones de confrontation entre l’Occident et la Russie pourrait mettre le feu aux poudres et entraîner tout le monde avec.

Christelle Néant

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La RPD craint une offensive de l’armée ukrainienne dans le sud de la république

SmerchÉdouard Bassourine, commandant en second du commandement opérationnel des forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD) a dévoilé aujourd’hui les plans de l’attaque planifiée par le commandement ukrainien dans le sud de la République.

Alors que la loi martiale a été décrétée en Ukraine le 26 novembre pour un mois, il semble que les autorités de Kiev veulent utiliser cette dernière, non seulement pour éliminer l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, mais aussi pour justifier une attaque contre la RPD.

Les services de renseignement de la république ont ainsi découvert une importante force d’attaque ukrainienne forte de 12 000 hommes, et plus de 50 chars d’assaut, 40 lance-roquettes multiples et 180 pièces d’artillerie et de mortiers déployés le long de la ligne de contact, près de Novotroïstkoye, Chirokino et Rovnopol. Il faut y ajouter 500 soldats qui sont en attente, et une douzaine de lance-roquettes multiples Smerch (calibre de 300 mm) qui ont été déployés près de Volodarskoye.

D’après Édouard Bassourine, cette force de frappe doit lancer une offensive massive dans la région de Marioupol le 14 décembre.

« Nos services de renseignements ont la preuve irréfutable que les forces ukrainiennes ont préparé une offensive dans la direction de Marioupol. Les informations reçues de sources fiables révèlent tous leurs plans. Leur objectif est de prendre le contrôle des districts de Novoazovsk et Telmanovo et de la section frontalière entre la RPD et la Russie près de Konkovo et Kholodnoye », a déclaré le commandant en second.

Le plan du commandement ukrainien serait le suivant : le matin du 14 décembre, après une préparation d’artillerie, les 128e, 56e et 79e brigades lanceront une offensive en se déplaçant sur la ligne Granitnoye-Chirokino vers Klinkino pour rejoindre la frontière entre la RPD et la Russie le 15 décembre soir. Le régiment Azov et la 36e brigade de marine seront chargés de nettoyer le territoire afin d’éliminer « tous les éléments indésirables contestant l’occupation ukrainienne ».

Carte de l'offensive

Pour justifier cette offensive, le SBU prévoit d’organiser un attentat terroriste à Marioupol, en faisant exploser le site de stockage de produits chimiques de l’usine sidérurgique d’Illich. Il est aussi possible que les services de sécurité ukrainiens utilisent des drones pour larguer des grenades et des obus, pour en accuser la RPD.

« Nous exhortons la MSS de l’OSCE à prêter attention aux préparatifs militaires en cours dans cette zone de première ligne. Lorsque l’action militaire reprendra, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant », a déclaré Édouard Bassourine.

Les services de renseignement de la RPD avaient signalé précédemment l’arrivée d’instructeurs militaires britanniques à Artiomovsk (dans la zone occupée par l’armée ukrainienne), pour préparer des attaques chimiques dans le nord de la République, et que Kiev avait élaboré un plan de sabotage à l’usine Stirol (à Gorlovka) pour détourner l’attention des forces de la RPD pour pouvoir pénétrer sur le territoire de la République.

Une autre information communiquée cet après-midi semble confirmer que l’armée ukrainienne prépare quelque chose. Près de leurs positions situées dans les environs de Novotroïtskoye, les soldats ukrainiens ont déchargé plusieurs corps humains de véhicules de transport de troupes blindés, qui sont repartis aussitôt le déchargement terminé.
Ensuite, une ambulance ukrainienne et des véhicules de combat d’infanterie sont arrivés sur place, avec semble-t-il, une équipe de journalistes pro-ukrainiens.

Le commandement opérationnel des forces armées de la RPD n’exclut pas une mise en scène visant à accuser la RPD d’avoir tiré sur les positions de l’armée ukrainienne et d’être responsable de ces morts. Les unités de la RPD situées face à Novotroïstkoye respectent le cessez-le-feu et surveillent la situation de l’autre côté de la ligne de front.

La crainte d’une attaque dans le sud de la République a été confirmée par les unités de la milice populaire de la RPD qui défendent ce secteur. Les soldats de la RPD sont en état d’alerte et se préparent à cette offensive.

Nous ne pouvons qu’espérer que la divulgation de ce plan d’attaque provoquera l’annulation de cette offensive, qui n’apportera aucune victoire à l’Ukraine, mais beaucoup de morts, de sang et de souffrance des deux côtés.

Christelle Néant

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Perquisitions et interrogatoires de prêtres de l’UOC-MP par le SBU

SBUAprès le vote de la loi martiale en Ukraine et la perquisition qui a eu lieu chez le Père Supérieur de la laure de Kiev-Petchersk, les autorités ukrainiennes continuent d’accroître la pression sur l’Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC-MP), pour justifier de la dépouiller de ses monastères, églises et chapelles, afin de les donner ensuite à l’Église autocéphale bidon créée par Constantinople sur base des Églises ukrainiennes schismatiques.

Après la résidence du Métropolite Paul, fouillée par le SBU le 30 novembre, ce sont les bâtiments et lieux de résidence appartenant l’UOC-MP dans les diocèses de Kiev, Jitomir, Nogorod-Volyn et Ovroutch-Korosten qui ont été perquisitionnés, lundi 3 décembre, par les services de sécurité ukrainiens, pour y chercher des preuves de la prétendue « incitation à la haine inter-religieuse » dont serait coupable l’Église orthodoxe ukrainienne canonique.

Lors de ces perquisitions, les agents du SBU et la police ont emporté des clefs USB, des ordinateurs et des documents imprimés.

Huit perquisitions au total, auxquelles viennent s’ajouter les interrogatoires d’une vingtainede prêtres de l’UOC-MP venant des éparchies de Rovno et Sarny, toujours par le SBU.

Le caractère complètement fabriqué et politiquement motivé de l’enquête menée par le SBU transparaît dans ces interrogatoires massifs de prêtres, qui ont été convoqués sans savoir pourquoi !

« Une part significative du clergé du diocèse de Sarny a reçu une convocation pour interrogatoire, et 20 prêtres du diocèse de Rovno ont reçu une convocation à témoigner sans explication sur ce sur quoi ils devaient témoigner », a déclaré le département d’information et d’éducation de l’UOC-MP.

D’après l’UOC-MP, ses archevêques commencent à recevoir des appels téléphoniques du SBU exigeant de venir discuter dans leurs locaux.

D’après Vadim Novinski, député d’opposition à la Rada, qui a divulgué ces faits, de telles actions visent à mettre la pression sur l’UOC-MP « dans un seul but – contraindre les hiérarques de l’Église orthodoxe ukrainienne à participer au conseil d’unification de ce que la population appelle déjà « l’Église du patriarcat de Porochenko ». »

Alors qu’UNIAN reprend la propagande officielle et la fausse accusation d’incitation à la haine inter-religieuse avancée par le SBU, l’archevêque de l’église de l’Exaltation de la Sainte Croix de Jitomir a souligné, que la seule chose qui se trouve sur les supports saisis ce sont des chants et concerts religieux… Le SBU va-t-il nous sortir que les chants sacrés orthodoxes sont une incitation à la haine inter-religieuse ?

Ces méthodes de persécution de l’Église orthodoxe rappellent celles utilisées il y a un siècle par un autre régime, pourtant honni par la junte de Kiev actuelle : le régime soviétique.

Ce parallèle a été fait par les frères de la laure de Potchaïev qui ont écrit une lettre pour faire part de ce qui se passe.

« Nous sommes obligés d’affirmer qu’à l’heure actuelle, les autorités ukrainiennes utilisent des méthodes communistes pour lutter contre l’Église orthodoxe.
Par exemple, il y a environ 100 ans, les dirigeants bolcheviques, en particulier L. D. Trotski, et ceux qui l’accompagnaient, se sont donné pour tâche de créer une organisation de l’Église orthodoxe sous le contrôle des autorités soviétiques. C’est ainsi qu’est apparu le mouvement rénovationniste ou « Église vivante ». Une des idées principales de cette organisation était l’abolition du monachisme.
Après la création de l’organisation rénovationniste, les bolcheviks commencèrent une bataille active avec l’Église orthodoxe qui devint illégale. Sous le slogan de la « complicité avec la contre-révolution », des églises et des objets de valeur de l’Église furent saisis et des répressions sévères furent utilisées contre le clergé. Il est à noter que les schismatiques-rénovateurs étaient soutenus par le Patriarcat de Constantinople.
Cette « Église vivante » n’a même pas duré trente ans, mais l’Église canonique est inébranlable jusqu’à ce jour.
»

Pour les frères de la laure de Potchaïev, le but est clair : confisquer les biens de la laure de la Sainte Dormition de Potchaïev et les transférer à l’Église issue des schismatiques une fois l’autocéphalie accordée.

D’ailleurs la lettre fait un parallèle intéressant en soulignant qu’aujourd’hui, comme il y a un siècle en arrière, le Patriarcat de Constantinople soutient ceux qui persécutent l’Église orthodoxe canonique.

Après la guerre civile dans le Donbass, voilà que Kiev a officiellement lancé une guerre de religion sur l’ensemble de son territoire, utilisant la loi martiale et ses services de sécurité pour persécuter ceux qui refusent de soutenir une vision politicienne et ultra-nationaliste de la religion.

En guise de conclusion, je vais citer le Métropolite Onuphre, chef officiel, légitime et reconnu de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (Église canonique), qui est accusé avec ses hiérarques d’incitation à la haine inter-religieuse, et je vous laisserai juger si celui qui tient de tels propos est une personne qui incite à la haine.

« Les gens qui font le mal et qui l’aiment, haïssent le bien. Et tout ce qui est lié au bien, ils le traînent dans la boue. Nous devons aimer le bien et nous efforcer d’être les porteurs du bien. Et ce sera utile pour tous, et pour nous, et pour ceux qui vivent à nos côtés. Et en son temps, chacun donnera une réponse à Dieu pour ce qu’il a fait, de mal, de bien… L’homme répond pour tout. Ce n’est pas une menace, c’est la vérité. »

Christelle Néant

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Porochenko utilise la loi martiale pour éliminer l’Église orthodoxe canonique

Église orthodoxe ukrainienneComme je le craignais il y a plusieurs semaines en arrière, et comme l’a aussi prédit Rostislav Ishchenko dans son analyse cette semaine, Petro Porochenko a décidé de se débarrasser de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP), utilisant pour cela la loi martiale récemment votée.

Puisque l’UOC-MP refuse de jouer dans la mascarade organisée par Porochenko et le Patriarche de Constantinople, Bartholomée, le président ukrainien a décidé de se débarrasser de la variable qui pose problème dans l’équation lui permettant d’obtenir l’autocéphalie tant désirée.

La conclusion de Rostislav a été confirmée par des députés de la Rada issus du Bloc d’Opposition. Pour Iouri Pavlenko, le gouvernement ukrainien va utiliser la loi martiale pour intimider ceux qui ne soutiennent pas l’autocéphalie en Ukraine, et pour Vadim Novinski, cela pourrait même encourager les ultra-nationalistes à voler d’autres églises dans la perspective de l’obtention de l’autocéphalie (pour rappel plus de 50 églises de l’UOC-MP ont été volées par la force par les partisans de l’Église orthodoxe schismatique du Patriarcat de Kiev, l’UOC-KP).

Vadim Novinski a ainsi indiqué sur sa page Facebook que la loi martiale a été introduite dans les régions où l’Église orthodoxe ukrainienne canonique a un fort soutien de la population, ce qui pourrait affecter négativement la situation religieuse déjà tendue dans le pays et encouragerait les ultra-radicaux à s’en prendre aux églises de l’UOC-MP.

« Si le gouvernement reçoit au moins un signal encourageant d’Istanbul concernant le tomos [d’autocéphalie NDLR], rien ne pourra arrêter les sbires du régime dans leur désir de s’emparer des églises et de remodeler radicalement la carte religieuse, » a-t-il écrit.

« La loi martiale leur donne cette possibilité, en dépit des assurances données par Petro Porochenko que les droits civils ne seront pas violés et que l’État ne s’immiscera pas dans les affaires de l’Église », a noté Novinsky, ajoutant qu’il entend surveiller étroitement les droits religieux dans les régions où la loi martiale a été appliquée et informer rapidement les organisations internationales et les missions diplomatiques de toute violation.

Et pour comprendre à quel point les promesses de Porochenko n’ont de valeur que pour ceux qui les écoutent, il suffit de voir ce qu’a déclaré Andreï Iourach, directeur du département des affaires religieuses et des nationalités du ministère ukrainien de la Culture, dans une interview accordée au média ZIK.

Bien que la mise en œuvre de la loi martiale n’affecte pas directement la sphère religieuse, a dit Andreï Iourach, « elle peut catalyser davantage tout ce qui se passe dans la société et ce que celle-ci attend. Cela pourrait inspirer de grands groupes sociaux à réaliser rapidement leur attente stratégique d’une église locale unie. »

Mais en réalité cette loi martiale affecte déjà directement la sphère religieuse, comme le craignait Rostislav Ishchenko. Ainsi, hier le Métropolite Paul, Père Supérieur de la laure de Kiev-Petchersk a déclaré que les autorités ukrainiennes lui mettaient la pression, et risquaient de lui faire subir des perquisitions.

« De nombreuses questions se posent quant à la légitimité des actions des autorités. Ces actions ne sont pas légitimes, il y a des pressions sur moi, des menaces, des appels téléphoniques et beaucoup d’autres choses. Je ne peux pas citer les raisons, je ne les connais pas », a-t-il déclaré lors d’une réunion d’information jeudi.

Le Métropolite a également déclaré que les autorités avaient engagé des poursuites contre lui.

« Ils m’ont accusé de mauvaise attitude envers le Patriarche Bartholomée, d’être à l’origine des tensions religieuses, mais je le traite avec beaucoup de respect comme un patriarche », a dit le Père Supérieur de la laure.

Le Métropolite n’exclut pas que les autorités exercent une pression plus forte sur lui ni même qu’elles procèdent à des perquisitions.

« Je ne serais pas surpris qu’il y ait des fouilles et encore plus de violence », a-t-il dit. Dans le même temps, le métropolite a dit qu’il ne savait pas qui a initié les poursuites contre lui, car elles sont confidentielles.

À peine un jour après cette déclaration, la prophétie du Métropolite Paul se réalise. Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont ainsi débarqué chez lui aujourd’hui, 30 novembre, pour mener une perquisition.

Les agents du SBU sont arrivés chez lui à 8 h du matin, et sans présenter aucun chef d’accusation, ont commencé à fouiller la maison située dans le village de Voronkov (région de Kiev). Le Métropolite Paul ne se trouvait pas sur place au moment de la fouille.

Comme on peut le voir, peu importe que la loi martiale ne s’applique pas à la région de Kiev, le SBU agit déjà comme si c’était le cas, ne justifiant la fouille qu’a posteriori avec des arguments qui prêteraient à sourire si la situation ne risquait pas de dégénérer en guerre de religion tragique. D’après le Métropolite Paul, le SBU a agi directement sur ordre de Petro Porochenko, comme le permet la loi martiale !

« Les forces de l’ordre procèdent à des perquisitions au lieu de résidence et à l’emplacement de la propriété qui appartient au métropolite Paul (Lebed). Les perquisitions ont lieu dans le cadre de l’affaire pénale en vertu de la partie 2 de l’article 161 du code pénal ukrainien – « Violation de l’égalité des citoyens selon la race, la nationalité, les croyances religieuses, incitation à la haine interconfessionnelle », » a déclaré le SBU.

Quand on voit que l’UOC-MP et son Métropolite, Onuphre, ne tiennent que des paroles d’apaisement, d’appel au calme et à la prière, quand Philarète (« Patriarche » de l’UOC-KP, l’Église schismatique) bénit des fresques et des criminels de guerre néo-nazis, dit que les résidents du Donbass doivent payer par leurs souffrances et leur sang leurs volontés sécessionnistes, et dit ouvertement vouloir dépouiller l’UOC-MP de ses églises, on doit se pincer pour vérifier qu’on ne rêve pas en lisant l’acte d’accusation.

L’incitation à la haine interconfessionnelle c’est Porochenko et Philarète qui en sont coupables. Pas Le Métropolite Onuphre, ni le Métropolite Paul !

Après avoir fait annuler l’acte de transfert de la laure de Potchaïev à la communauté monastique qui l’occupe, et qui appartient à l’UOC-MP, cette perquisition marque le premier pas vers les persécutions religieuses initiées par Petro Porochenko contre l’Église orthodoxe ukrainienne canonique.

Pourquoi ? Parce que la situation devient urgente. L’UOC-MP refusant de jouer à la mascarade de l’autocéphalie en se réunifiant avec les Églises schismatiques, Porochenko doit s’en débarrasser. Car pour l’instant, faute de réunification, le Patriarcat de Constantinople a dû postposer le processus d’attribution de l’autocéphalie. Comme je l’avais dit, il y a quelques semaines en arrière, sans réunification il n’y aura pas d’autocéphalie. Or Porochenko en a besoin pour redorer sa côte de popularité.

Si le synode du Patriarcat de Constantinople (qui vient de se réunir) a préparé par anticipation la charte constitutionnelle de la future Église autocéphale ukrainienne une fois le tomos accordé, celui n’est toujours pas obtenu, car la date du concile d’unification n’a toujours pas pu être fixée, puisque l’UOC-MP refuse de participer à ce processus complètement anti-canonique.

Et comme l’a très bien dit Rostislav Ishchenko, il ne faut pas s’y tromper, les hiérarques de l’UOC-MP ne seront que les premiers d’une longue, très longue liste de personnes qui vont se retrouver dans la ligne de mire de Porochenko, et persécutés en conséquence.

Que les membres de l’opposition à Porochenko qui sont issus du Maïdan se souviennent de ce texte de Martin Niemöller :

« Ils sont d’abord venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas socialiste
Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas syndicaliste
Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas juif
Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour me défendre. »

Ils viendront d’abord chercher les hiérarques et fidèles de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, puis ils viendront chercher les membres de l’opposition anti-Maïdan, et ils finiront avec ceux qui ont soutenu ce putsch.

La révolution « de la dignité », comme toutes les révolutions, dévorera alors ses propres enfants. Il sera alors trop tard pour hurler à la dictature…

Christelle Néant

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L’Ukraine va devenir une dictature terroriste ou se désintégrer

PorochenkoDepuis le coup d’État qui a eu lieu à Kiev en février 2014, j’ai soutenu et j’affirme que, quelle que soit la personne qui dirigera l’État et quelle que soit la force politique chargée de gouverner le pays, le régime de Kiev suivra la voie de la radicalisation jusqu’à se transformer en une dictature ouvertement terroriste.

C’est la loi de l’histoire. C’est aussi inévitable que le lever du soleil le matin. Le soleil se lève, que vous croyiez en son existence ou non, et que vous voyiez le processus du lever du soleil ou que le ciel soit couvert de nuages.

La seule alternative à la dégénérescence du régime en dictature terroriste est la désintégration du pays – qui n’a pu faire face à ses problèmes – avant que le régime ne parvienne à passer par toutes les étapes de la dégénérescence. Ce n’est d’ailleurs pas la meilleure option, car il n’y aura pas d’annihilation naturelle des structures nazies oligarchiques. Elles resteront dans la société post-ukrainienne et auront un effet toxique sur tous les systèmes politiques qui grandiront sur les ruines de l’Ukraine.

En introduisant la loi martiale dans dix régions d’Ukraine et dans les eaux territoriales de la mer d’Azov, Petro Porochenko a fait l’avant-dernier pas vers la réalisation de l’option militaire de son maintien au pouvoir. Le régime a clairement démontré son incapacité à garder le contrôle du pays dans le cadre de procédures même quasi-démocratiques. La terreur dissimulée du SBU et des escadrons de la mort nazis ne suffit plus. Il est nécessaire de refuser officiellement le respect des « droits et libertés démocratiques » non seulement en ce qui concerne les « séparatistes » et les « vatniks » (les Russes NDLR), mais aussi les « patriotes » patentés du Maïdan.

Il ne faut pas se laisser abuser par le succès relatif de l’opposition, qui a réussi à réduire la période de la loi martiale à 30 jours et à la limiter à une partie du pays. Nous avons affaire à l’Ukraine, et là-bas, comme nous le savons depuis l’époque de Iouchtchenko, les lois sont reniflées afin de sentir leur esprit, et ne sont pas exécutées à la lettre.

Donc, en lisant la disposition sur le régime juridique de la loi martiale et en essayant de déduire les actions futures de Porochenko et de l’opposition, nous devons partir du fait que la loi sera interprétée par les deux parties de la manière qui leur est profitable. En particulier, l’opposition prétendra qu’il n’y a pas de loi martiale, car elle n’a pas été déclarée dans la capitale.

Porochenko a beaucoup plus de possibilités. Le compromis obtenu à la Rada était en sa faveur, quel que soit le point de vue de l’opposition. Le plus important, c’est que la loi martiale a été introduite, fût-ce partiellement. Il peut maintenant utiliser dans ses décrets l’expression « sur base de la loi martiale », et il peut alors exiger ce qu’il veut.

Par exemple, la loi martiale permet de limiter les activités des forces politiques et des médias destructeurs. Sauf qu’ils n’opèrent pas dans des zones spécifiques, mais dans toute l’Ukraine. Et cela signifie qu’une agence de presse ou, supposons, un parti, sera complètement fermé, et pas seulement ses filiales dans les régions où la loi martiale a été imposée. De même, si on le souhaite, toute autre disposition du régime juridique de la loi martiale peut être étendue à l’ensemble du pays, sans rien changer à la décision de la Rada.

Un autre joli bonus pour Porochenko : la loi martiale ou l’état d’urgence est toujours plus facile à instaurer qu’à annuler. Les autorités s’habituent à travailler sans contrôle, la bureaucratie et les politiciens commencent à comprendre le charme de la dictature, car ils font partie de cette dictature. Le travail de l’opposition est difficile, et donc, jour après jour, elle perd du terrain. Il sera donc plus facile de prolonger la loi martiale de Porochenko que de l’introduire.

Comme je l’ai dit, Porochenko a fait l’avant-dernière pas vers l’établissement d’une dictature ouvertement terroriste et vers une solution brutale au problème des élections. L’avant-dernier, non pas parce que la loi martiale n’est pas imposée partout et pas pour toujours, mais seulement en l’absence d’une décision finale sur le début de la répression par la force de l’opposition. Porochenko hésite encore. Soit il a simplement, comme d’habitude, peur, soit (quoique peu probable) il comprend qu’il peut écraser l’opposition et établir une dictature, mais qu’il ne pourra pas rester à la tête de cette dictature pendant longtemps. Les dictateurs doivent posséder au moins une certaine popularité – idéalement élevée – parmi le peuple, qui leur remet le pouvoir absolu pour la destruction des « parasites », « compradors », « cinquième colonne », etc. Un dictateur avec une cote de zéro, c’est un non-sens. Mais la dictature est un système de gestion très pratique pour la bureaucratie. Par conséquent, il est plus facile pour l’appareil d’État de changer le dictateur (du moins pour un officier de sa garde personnelle, si tous les politiciens se sont retirés d’ici là) que d’abandonner la dictature en raison de sa faiblesse personnelle et de son impopularité.

Néanmoins, peu importe à quel point Porochenko a peur, peu importe comment il tire le chat par la queue (en gros, ce qu’il fait maintenant, il aurait dû le faire en juillet-septembre 2014), la logique des processus historiques nous amène au prochain, et dernier, pas. Si Porochenko ne le fait pas, quelqu’un d’autre le fera à la place de Porochenko et contre Porochenko. Si l’opposition parvient à prendre le pouvoir, elle n’abandonnera pas non plus la loi martiale et appliquera exactement les mêmes méthodes et avec le même résultat, que ce pour quoi Porochenko est maintenant critiqué.

Cependant, le sort des araignées oligarchiques nazies dans le bocal ne nous intéresse guère. Non pas parce que ce sont de mauvaises personnes, mais uniquement parce que c’est la conclusion inéluctable de 2014, quand ils ont pris le pouvoir. Ils peuvent prolonger leur agonie dans le temps (ce qui brise les destins des individus vivant dans le temps physique, mais passe complètement inaperçu à l’échelle du temps historique dans lequel vivent les États), mais ils ne peuvent ni empêcher leur fin inévitable ni changer sa forme ou le contenu de leurs actions.

Il est beaucoup plus important de voir comment les actions de Porochenko affecteront les opposants anti-Maïdan du régime actuel. J’écris « anti-Maïdan » parce qu’ils incluent un large éventail de groupes et de personnes qui ont des opinions différentes – souvent diamétralement opposées – et qui sont même souvent en guerre les unes contre les autres. Indépendamment de leurs convictions, les communistes les plus authentiques (à ne pas confondre avec le « Parti communiste d’Ukraine ») sont également exposés au même danger, de même que la gauche plus radicale, les monarchistes et les libéraux pro-russes qui scandent « Poutine a trahi » – en général, les partisans du spectre des opinions politiques qui ne sont pas représentées dans la Rada et qui sont expulsées du champ politique, mais qui, si elles étaient légalisées, occuperaient une place au Parlement à gauche du centre (même s’ils sont partisans de la restauration de la monarchie des Romanov, car ils ne peuvent être assis à côté des nazis qui occupent la droite). Ces forces dans la société ukrainienne portent le nom conditionnel de gauche et pro-russe. J’utilise le terme « anti-Maïdan » parce qu’ils ne sont pas tous de gauche et qu’ils ne sont pas tous pro-russes, mais ils sont tous des opposants au Maïdan et au régime actuel.

Ainsi, avant de répandre les méthodes de la dictature terroriste pour combattre l’opposition issue du Maïdan, les autorités doivent travailler sur l’opposition anti-Maïdan. Premièrement, une partie importante de l’opposition anti-Maïdan, du moins ceux qui sont restés actifs et qui essaient de se battre, coopère avec les forces qui s’opposent à Porochenko dans l’espace légal, pas uniquement avec les soi-disant représentants du sud-est (les politiciens ukrainiens qui prétendent représenter le sud-est du pays NDLR), mais également avec ceux qui sont des supporters invétérés de Tymochenko (ce qui n’est pas surprenant, car certains « représentants du sud-est » travaillent pour Tymochenko, d’autres pour Porochenko). En d’autres termes, en les frappant, le régime prive l’opposition de certaines possibilités de propagande. Le travail de ces personnes n’est peut-être pas très visible, mais il mobilise contre Porochenko de larges couches d’opposants convaincus du régime, qui autrement seraient dans l’apathie et seraient exclus de la politique.

Deuxièmement, l’opposition issue du Maidan ne peut que soutenir, au moins tacitement, et en grande partie publiquement, la répression contre les anti-Maïdan. Cela divisera le front d’opposition uni des pro et anti-Maïdan qui se forme contre Porochenko.

Troisièmement, la répression directe comme moyen de lutte politique sera légalisée dans l’espace politique et sanctifiée par le soutien de l’opposition. Encore une fois, quel contraste avec ce qui se passe aujourd’hui, où la répression est également appliquée, mais elle ira de sa forme cachée – en supposant le respect formel de la législation, quoique avec de nombreuses perversions – à une répression ouverte, comme moyen individuel et autonome d’exercer une pression sur des opposants politiques. Même en 2014 et même à Dnipropetrovsk, où Filatov et Korban se sont vantés publiquement d’avoir enterré des centaines d’opposants au régime dans des champs, la répression n’avait aucun caractère public – les meurtres ont eu lieu en secret, même si les assassins ne l’ont pas caché. Korban et Filatov ont également compris la nature illégale de leur activité, tout comme les employés du SBU comprennent l’illégalité de leurs actions – enlèvement et torture des opposants au régime. Maintenant, tout cela, sauf la torture, sera consacré par la loi.

Bien sûr, je ne veux pas dire que le régime commencera immédiatement à tirer sur les personnes indésirables dans la rue (même si ce n’est pas aussi loin que cela peut paraître), mais l’arrestation de n’importe qui sans verdict, sans procès pénal, simplement par décision des autorités administratives et l’emprisonnement officiel (pour une durée déterminée ou arbitraire) sans tribunal peut bien devenir un lieu commun demain. Les militants qui exigent maintenant que le SBU présente un mandat de perquisition, refusent de laisser la police ou des services spéciaux dans l’appartement, qui sont absents, etc. vont rapidement apprendre ce que sont une perquisition ou une arrestation par des patrouilles militaires, éventuellement avec des « activistes civils » légalisés. Et tout cela sera « légal ».

Mais le plus grand danger menace l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Moscou NDLR). C’est la seule structure entièrement ukrainienne qui jouit d’un énorme prestige et du soutien de la population dans presque toutes les régions d’Ukraine. Cette structure, malgré toutes les tentatives de rester en dehors de la politique, s’est ouvertement transformée en opposition à Porochenko, refusant de soutenir l’autocéphalie et de s’unir avec les schismatiques. Porochenko, qui ne croit pas que les gens peuvent avoir des convictions sincères, lui qui vend sa « foi » à droite et à gauche, considère que la hiérarchie de l’UOC-MP est semblable à lui en tous points. Par conséquent, il considère leur refus de soutenir ses aspirations autocéphalistes, comme les empereurs romains, qui se voyaient comme des dieux, considéraient le refus des chrétiens de sacrifier dans leurs temples. Porochenko est sûr qu’ils vont la jouer dur pour faire monter les enchères, et a donc l’intention de les briser.

La loi martiale ne fait pas que délier enfin ses mains, qui n’étaient pas très liées auparavant, elle limite sérieusement la capacité de l’église à la résistance légale. Jusqu’à présent, l’argument à l’échelle politique, qui obligeait les autorités à être prudentes dans l’utilisation de la force contre l’église, était que des centaines de milliers de croyants orthodoxes étaient prêts à défendre leurs églises et leurs monastères lorsqu’ils allaient dans les processions religieuses. Sous la loi martiale, toute action dans la rue est interdite. Et cette loi martiale n’est pas annoncée dans toutes les régions, donc, pour commencer, vous pouvez d’abord sélectionner toutes les églises et tous les monastères de l’UOC-MP dans 10 régions (d’autant plus que c’est dans le sud-est qu’ils ont le plus de sympathie pour l’UOC-MP), et seulement ensuite aller vers les autres. Deuxièmement, personne ne s’opposera à l’extension de facto de l’interdiction des rassemblements et manifestations dans tout le pays (surtout si cette mesure est dirigée contre les « séparatistes », les « vatnikis » et « l’église de Moscou »). Troisièmement, si des discours sont prononcés dans des régions non couvertes par la loi martiale, Porochenko aura une raison d’exiger l’extension de la loi martiale à tout le territoire du pays et l’extension de sa période de validité (elle sera motivée par la nécessité de combattre « l’insurrection de la cinquième colonne » de Moscou).

Pour Porochenko, la suppression de la résistance de l’UOC-MP à ses plans est importante non seulement parce qu’il considère l’obtention de l’autocéphalie comme un argument sérieux dans la campagne électorale (il est peu probable qu’il espère encore obtenir le tomos). Il est beaucoup plus important pour Peter Alexeïevitch de contrôler cette structure étendue qui fait autorité et qui peut être utilisée comme un mécanisme de collecte des votes. Porochenko sait très bien que dans les villages, ils votent surtout, « comme le dit le prêtre lors de la messe ». Il a besoin que les prêtres orthodoxes ne soient pas silencieux ou qu’ils ne se dérobent pas à la campagne pour le « président pacificateur », mais qu’ils prêchent chaque jour que Porochenko est le seul choix valable de ceux qui croient en Jésus-Christ.

Porochenko ne peut pas garder le pouvoir et la vie par les méthodes démocratiques habituelles. Il a peur, mais il est déjà à un demi pas de donner l’ordre officiel de commencer à emprisonner et à tuer des opposants politiques. Donner l’ordre de réprimer l’Église est plus facile pour lui que donner l’ordre de réprimer Tymochenko – le public pro-Maïdan traitera cela avec compréhension. En même temps, à ses yeux, l’Église est un ennemi plus terrible que Tymochenko. L’église a un taux d’approbation plus élevé, elle résiste avec plus de persévérance et ne s’enfuira pas à l’étranger, c’est certain.

La répression des activistes politiques anti-Maïdan et des médias est une partie essentielle et importante de la campagne médiatique de Porochenko, mais, étant moins visible de l’extérieur, elle est beaucoup moins importante que la répression de l’Église. Des affrontements avec l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Moscou NDLR) ne peuvent que se produire publiquement. Ce qui veut dire que le format du règne terroriste sera peaufiné sur le public pro-Maïdan et devra recevoir son soutien. Et quand les activistes des partis pro-Maïdan se retrouveront dans la ligne de mire, il ne leur restera plus qu’à être surpris, affligés, et à dire : « Camarades ! Il y a eu une erreur tragique. Je suis de votre côté, camarades ! ». Mais ce sera plus tard.

Rostislav Ishchenko

Source : Ukraina.ru

Traduction par Christelle Néant

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Loi martiale en Ukraine : symptôme de la folie du régime de Porochenko

PorochenkoLa déclaration de la loi martiale en Ukraine pourrait provoquer le chaos dans plusieurs régions du pays en légalisant la violence des autorités contre les résidents locaux, a déclaré le chef du mouvement Jeune République, Nikita Kiosev.

« La proclamation de la loi martiale est une forme radicale de manifestation de folie chronique. Nos évaluations sont claires – honte à la junte de Kiev. Il est terrible d’imaginer quel genre de chaos peut régner dans les zones où la loi martiale est introduite, alors que les fous sont autorisés à appliquer la violence « légale », » a déclaré Nikita Kiosev.

Il a rappelé que les habitants du Donbass savent par expérience quelles sont les qualités morales des forces de sécurité du régime de Kiev, qui ont causé beaucoup de malheurs aux civils.

« Porochenko est comme une petite fille hystérique qui essaie d’attirer l’attention avec ses bouffonneries et avec l’aide de telles provocations pour consolider sa position de président. On peut voir que les Américains ont honte de leur pupille, car les commentaires de Trump sont mesurés, » a ajouté le chef du mouvement Jeune République.

Rappelons que le 26 novembre, la Verkhovna Rada a adopté un projet de loi introduisant le régime de la loi martiale dans dix régions de l’Ukraine à partir du 28 novembre à 9 h du matin. La liste comprend les régions limitrophes de la fédération de Russie et de la Transnistrie, les parties de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL) contrôlées par Kiev, ainsi que les régions bordant les mers Azov et la mer Noire. La validité de ce régime juridique spécial est de 30 jours.

La loi martiale est un régime juridique spécial qui est introduit en Ukraine ou dans certaines de ses régions par la loi « sur le régime juridique de la loi martiale ». Elle prévoit l’octroi de pouvoirs pratiquement illimités aux autorités étatiques, au commandement militaire et aux administrations militaires.

Source : DAN
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 24 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 24 novembre 2018 (exceptionnellement en deux parties) :

SITUATION MILITAIRE
0124 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’17″ – Provocations de l’armée ukrainienne à la veille d’une réunion à Minsk
06’27″ – Les FAU s’entraînent au combat urbain en zone contaminée
08’30″ – Deux stocks de matériel militaire ukrainien brûlent près de Kourakhovo et de Marioupol

ACCORDS DE MINSK
11’30″ – La présence d’un représentant du CICR à Minsk n’a pas permis de débloquer la situation concernant les retraites

RPD-RPL
14’05″ – Investiture de Denis Pouchiline comme chef de la RPD
2142″Le MGB de la RPD déjoue un attentat lors des élections

UKRAINE
2730″Suite à la construction de Turkish Stream, l’Ukraine commence à évaluer ses pertes de revenus

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
32’25″ – Un requin tente de s’évader de son aquarium à Odessa

34’12″ – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Un civil blessé en RPD à la veille d’une réunion à Minsk

Tirs des FAUDurant les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a violé le cessez-le-feu à 17 reprises, tirant 49 munitions dont trois obus de mortier de 82 mm et 120 mm sur le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Depuis deux jours, les Forces Armées Ukrainiennes tirent de nouveau sur les zones résidentielles en RPD, blessant un civil et endommageant des habitations.

Comme à son habitude, à la veille d’une réunion des groupes de contact à Minsk, l’armée ukrainienne a augmenté ses provocations, afin de les utiliser ensuite comme preuve de la non-application des accords de Minsk lors des négociations qui ont lieu aujourd’hui, 22 novembre, dans la capitale Biélorusse.

Le 20 novembre au soir, l’armée ukrainienne a ouvert le feu avec des lance-grenades automatiques, des mitrailleuses lourdes et des armes légères sur la zone résidentielle située autour de la mine Gagarine à Gorlovka.

Ces tirs ont endommagé deux fenêtres d’une maison au 47 de la rue Yarochenko, mais heureusement sans faire de victimes.

Le lendemain, 21 novembre, à 13 h, c’est sur Yelenovka (au sud de Donetsk) que l’armée ukrainienne a tiré avec des armes légères depuis ses positions situées près de Slavnoye.

L’un des tirs a touché un civil de 62 ans qui se trouvait près d’un magasin. L’homme a reçu une balle dans la cuisse droite et a été emmené à l’hôpital de Dokoutchayevsk pour y être soigné.

Le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu a transmis toutes les informations sur ces crimes de guerre à la Mission de Surveillance Spéciale de l’OSCE pour enregistrement.

Et alors que la réunion des groupes de contacts est actuellement en cours à Minsk, l’armée ukrainienne a décidé de poursuivre sur cette lancée, en tirant sur le village de Golmovski, au nord de Gorlovka, avec des canons anti-aériens et des canons de véhicule de combat d’infanterie, endommageant une autre maison, située du 21 de la rue Bolnichnaya. Heureusement sans faire de victime civile cette fois.

Malgré le mauvais temps qui a fait baisser le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne, cette dernière continue de commettre des crimes de guerre dans le silence des chancelleries occidentales.

On ne peut dès lors qu’espérer que la prochaine réunion des directeurs politiques au format Normandie, qui doit avoir lieu le 26 novembre, permette d’obtenir un cessez-le-feu plus durable alors que la fin de l’année approche.

Christelle Néant

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Le MGB a déjoué une attaque terroriste lors des élections en RPD

Arrestation d'un agent ukrainienAujourd’hui, 21 novembre 2018, les services de sécurité (MGB) de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont dévoilé des informations sur une tentative d’attentat terroriste organisée par Kiev pour saboter les élections du 11 novembre.

« Le ministère de la Sécurité d’État [MGB] de la RPD a contrecarré un acte de sabotage planifié par les services de sécurité ukrainiens [SBU] pour saboter les élections du chef de l’État et des députés du Parlement, » a déclaré Mikhaïl Popov, porte-parole du MGB.

D’après les informations fournies par le MGB, le 11 novembre, un agent ukrainien a été arrêté dans l’arrière-salle d’un bureau de vote, alors qu’il remettait une bombe incendiaire (déguisée en tube de colle) à un membre de la commission électorale du bureau de vote, qui était censé le déposer dans une urne contenant les bulletins de vote.

L’engin explosif était doté d’un détonateur électrique et d’une minuterie programmée pour se déclencher pendant le transport des urnes vers la commission électorale centrale. Si ce plan avait réussi, l’incendie que cet engin aurait provoqué aurait détruit tous les bulletins de vote et aurait aussi pu faire plusieurs victimes.

Les services de sécurité de la RPD ont fait démonstration devant les journalistes de l’action incendiaire de l’engin.

Démonstration MGB

Démonstration MGB

Démonstration MGB

Démonstration MGBPhotos : DAN

L’homme qui a été arrêté a été recruté par Kiev à la veille des élections. Le SBU l’a repéré grâce aux propos très négatifs qu’il a tenu sur la RPD et les élections sur un groupe de discussion sur Telegram. Pour commettre cet acte terroriste, Kiev lui promet alors 10 000 hryvnias (environ 316 euros).

Une somme dérisoire, au vu des risques encourus. Car maintenant qu’il a été arrêté, l’homme risque au minimum 10 à 20 ans de prison pour terrorisme selon l’article 229 du code pénal de la RPD (et je dis à minimum car d’autres articles du code pénal peuvent s’appliquer à son cas et alourdir la peine).

Heureusement le MGB a découvert le plan de Kiev et a piégé l’agent des services de sécurité ukrainiens.

« Le plan était connu du MGB, le complot a été déjoué, et les victimes civiles évitées. Le fait que Kiev ait planifié cette provocation montre son intention de saboter le processus électoral démocratique dans la République, » a conclu Mikhaïl Popov.

Les services de sécurité de la république ont publié la vidéo de l’arrestation de l’agent du SBU au moment où il amenait l’engin explosif dans le bureau de vote.

Cet attentat qui a été déjoué, montre clairement que les autorités ukrainiennes continuent sur la voie du terrorisme d’État, et sont prêtes à tout pour ne pas laisser le peuple du Donbass faire entendre sa voix.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 17 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 17 novembre 2018 (exceptionnellement en deux parties) :

PARTIE 1

SITUATION MILITAIRE
0104 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’39 » – Les FAU capturent un drone de l’OSCE pour le copier
06’15 » – Nouvelle rafle du SBU contre les civils de la zone du Donbass occupée par l’armée ukrainienne

RPD-RPL
07’20 » – Déroulement et résultats des élections du 11 novembre 2018

INTERNATIONAL
22’31 » – L’Allemagne exige enfin la fermeture du site Mirotvorets

UKRAINE
3116 » – Coupures de chauffage dans plusieurs grandes villes d’Ukraine pour cause de dettes de gaz

Voir la première partie du rapport de situation en vidéo

PARTIE 2

UKRAINE
0025 » – Coupures de chauffage dans plusieurs grandes villes d’Ukraine pour cause de dettes de gaz
0454 » – Un officiel ukrainien déclare que l’Ukraine n’a pas les moyens de construire une base navale militaire à Berdiansk

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
08’43 » – Google Maps affiche le « cabinet des monstres » à Kiev

09’50 » – Conclusion

Voir la deuxième partie du rapport de situation en vidéo

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