MH17 – La Russie prouve que le BUK présenté par le JIT est Ukrainien

MH17Dans une conférence de presse très attendue, le ministère de la Défense de la fédération de Russie a dévoilé aujourd’hui des éléments prouvant que les morceaux de missile BUK présentés par le JIT en mai 2018, comme « preuves » dans la catastrophe du MH17, appartenaient en fait à un missile ukrainien.

La conférence qui a commencé à midi heure de Moscou et a duré 37 minutes, a révélé les plus grosses failles de l’enquête menée par le JIT.

Le ministère de la Défense russe a commencé par dévoiler des documents secrets venant des archives du fabricant des missiles BUK (l’usine soviétique de Dolgoproudny), et datant de l’époque de l’URSS, qui permettent de suivre la roquette de BUK dont les morceaux avaient été présentés par l’équipe d’enquête conjointe au mois de mai 2018.

Suite à la conférence de presse du JIT, j’avais écrit au ministère de la Défense russe, et à Almaz-Anteï, le fabricant actuel des systèmes BUK, pour leur demander s’ils avaient encore des documents permettant de tracer la roquette de BUK incriminée.

La conférence de presse d’aujourd’hui permet de répondre à cette question : oui la Russie dispose encore des documents d’époque soviétique concernant les systèmes BUK produits dans la RSS de Russie. Et ces documents permettent de savoir où a été livrée cette roquette.

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La roquette (dont le numéro d’usine est 8720), appartenant à un lot fabriqué en 1986, a été livrée à une unité militaire ukrainienne (l’unité 20152) stationnée dans l’Ouest de l’Ukraine, où elle est restée après la chute de l’URSS. Cette unité est devenue par la suite la 223e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

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Carte

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Or cette unité était présente en 2014 dans la zone de ce qui était alors « l’opération anti-terroriste » de Kiev contre le Donbass, où le vol MH17 s’est écrasé. Plusieurs reportages vidéos de la télévision ukrainienne ont montré cette brigade sur le terrain.

Le chef du département antiaérien de la fédération de Russie a tenu à préciser que ce missile livré à l’Ukraine n’est jamais revenu ensuite en Russie.

« Je voudrais vous informer de qui était le destinataire et de qui a utilisé cette roquette. Le 29 décembre 1986, ce missile a été expédié par train à l’unité militaire 20152. Tout le monde sait que ce missile a été reçu par cette division », a déclaré M. Parchine.

« Après la chute de l’Union soviétique, ce missile n’a pas été transporté sur le territoire russe et il est resté aux mains des forces ukrainiennes. […] À présent, la division possédant ces systèmes antiaériens BUK est située dans la région de Lvov, en Ukraine », a ajouté M. Parchine.

Le ministère de la Défense a aussi analysé les vidéos fournies comme preuves de la présence de la 53e brigade de Koursk (brigade de l’armée russe) dans le Donbass par le JIT, et démontré (comme plusieurs autres blogueurs et experts depuis quatre ans) qu’elles ont été falsifiées.

Perspectives incompatibles montrant que le camion et le BUK ont été ajoutés à la vidéo de la route, sens de roulage du BUK impossible, jeux de lumières incompatibles avec l’angle du soleil, tout y est passé (ne parlons même pas de la qualité déplorable de ces vidéos qui montre qu’il ne s’agit pas d’originaux).

Vidéo fake

Les experts du ministère russe de la Défense ont ainsi avalisé et officialisé l’analyse de bien d’autres personnes, qui, simples blogueurs pour beaucoup, avaient déjà souligné ces incohérences dans les images fournies comme « preuves ».

Et afin de finir en beauté, les représentants du ministère de la Défense y ont ajouté une conversation audio enregistré lors d’exercices de l’armée ukrainienne près d’Odessa. On y entend un colonel ukrainien menacer d’abattre un autre Boeing malaisien !

L’ensemble de ces éléments a été transmis au JIT pour étude. Et sans surprise, le JIT a rappelé que lorsqu’il avait présenté ces morceaux de missile BUK en mai 2018, il n’avait pas affirmé de manière stricte que c’était le missile qui avait abattu le MH17. Les « peut-être » énoncés par le JIT et que tous les médias occidentaux ont malencontreusement oubliés, pour faire du sensationnel.

Aujourd’hui ces « peut-être » du JIT sont ressortis par la commission d‘enquête pour essayer de sauver ce qui peut l’être de leur non-investigation. Car cela ne change rien au fait, que ces « preuves » montrent que le JIT s’est basé sur des éléments foireux, très certainement fournis par l’Ukraine elle-même. Et ce, alors que cette dernière est un suspect potentiel !

Je travaille moi-même activement sur ce dossier, et je publierai sous peu l’interview d’un soldat de la République Populaire de Donetsk (RPD) ayant combattu à Saour Moguila sur ce qu’il a vu ce jour-là. Cette interview fera partie du dossier plus complet de contre-enquête sur le crash du MH17 sur lequel je travaille depuis déjà un an.

Voir la vidéo de la conférence du ministère de la Défense en anglais

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 15 septembre 2018

Rapport de situation sur le DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 15 septembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0436 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
07’06 » – L’armée ukrainienne bombarde Sakhanka avec des obus de mortier et blesse un civil
09’32 » – Malgré l’annulation de l’attaque prévue le 14, du matériel lourd continue de s’accumuler côté ukrainien

SOCIÉTÉ
1333 »L’autocéphalie de l’Église orthodoxe ukrainienne pourrait provoquer un schisme

DIVERS
3839 »Les enquêteurs ont obtenu la preuve que des services secrets occidentaux ont participé à l’assassinat de Zakhartchenko

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
3925 »L’Ukraine plongée dans le gouffre de la dette
4309 »Un Ukrainien sur six apprécie Poutine

44’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Les FAU tirent sur Sakhanka au mortier de gros calibre – Un civil blessé

Civil blesséCe soir, 12 septembre 2018, un peu après 17 h, l’armée ukrainienne a ouvert le feu à plusieurs reprises avec des mortiers de 120 mm puis 82 mm sur le village de Sakhanka, situé dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Plus tôt dans la journée, l’armée ukrainienne avait déjà ouvert le feu avec des armes de plus petit calibre sur les villages environnants, dont Kominternovo et Leninskoye.

À 17 h 25, les soldats ukrainiens tirent cinq obus de mortier de 120 mm sur Sakhanka, et trois sur le village de Leninskoye. Un homme de 60 ans qui rentrait chez lui après le travail a été blessé par des éclats reçus à la jambe.

Les soldats de la RPD qui défendent le village lui ont donné les premiers soins avant de l’envoyer à l’hôpital de Novoazovsk. Lors de ce bombardement, une maison du village a été endommagée.

Cratère d'obus

Les bombardements se sont poursuivis ensuite pendant plus d’une heure sur cette zone, à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm, touchant les villages de Sakhanka, Leninskoye, Kominternovo, Zaitchenko et même Bezymennoye, pourtant à l’arrière de la ligne de front.

À 18 h 50, c’est 29 grenades tirées par un lance-grenades automatique qui ont frappé Sakhanka. L’armée ukrainienne a ensuite tiré sur d’autres portions du front comme Yassinovataya et Gorlovka, avant de reprendre les tirs contre Kominternovo à 20 h 20, avec des mortiers de 120 mm et des véhicules de combat d’infanterie.

Au total, l’armée ukrainienne a tiré 32 obus de mortier de 120 mm et 44 obus de mortier de 82 mm sur le Sud de la RPD.

À l’heure où j’écris ces lignes, l’armée ukrainienne a de nouveau tiré à la mitrailleuse lourde et aux armes légères sur le village de Sakhanka. Cette escalade des tensions a lieu deux jours seulement avant la date de la potentielle offensive de l’armée ukrainienne sur cette portion du front.

Christelle Néant

Photos aimablement fournies par des habitants de Sakhanka

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Aggravation de la situation dans le Donbass : 21 violations du cessez-le-feu et trois maisons endommagées en RPD, une école touchée en RPL

Mortier ukrainienSuite à l’assassinat du chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, l’armée ukrainienne a brutalement augmenté le nombre de ses violations du cessez-le-feu et des munitions tirées contre le territoire de la république.

Depuis le 5 septembre, le nombre de violations quotidiennes du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ne descend plus en dessous de 13, et continue de monter. Durant les dernières 24 h, les soldats ukrainiens ont ainsi violé le cessez-le-feu à 21 reprises, tirant 174 munitions d’un calibre supérieur à 12,7 mm, dont 18 obus de mortier de 120 mm et huit obus de mortier de 82 mm.

Évolution du nombre de violations du cessez-le-feu de l’armée ukrainienne contre la RPD :

Violations du cessez-le-feu par les FAU

Suite à ces tirs, trois maisons ont été endommagées en RPD : deux à Kominternovo et une à Oktiabr dans le Sud de la république. Le 6 septembre, c’est 11 maisons qui avaient été endommagées à Kominternovo et une à Gorlovka. Ces tirs n’ont heureusement pas fait de victimes civiles, mais si cette tendance à l’aggravation se poursuit, le bilan pourrait devenir bien plus grave.

Surtout qu’en République Populaire de Lougansk (RPL), ce n’est pas seulement sur les maisons, mais aussi sur l’école du village de Zolotoye-5, situé près de la ligne de front, que l’armée ukrainienne a tiré ce matin à coup de lance-roquettes antichars, de mitrailleuse lourde et d’armes légères. Les enfants ont été évacués, et heureusement aucun n’a été touché. Mais ce tir délibéré contre une école de la part de l’armée ukrainienne, vient rejoindre la longue liste des crimes de guerre de l’Ukraine, sur lesquels Paris et Berlin ferment les yeux.

Cette nouvelle escalade, consécutive à la mort du chef de l’État a lieu sur fond de visite de l’attaché militaire américain en Ukraine, Paul Schmitt, aux quartiers généraux des 128e et 36e brigades, qui sont stationnées près de Marioupol. Cette visite prévue demain, 12 septembre, aurait pour but de vérifier l’état de préparation de ces unités pour l’offensive qui devrait être lancée à partir du 14 septembre, d’après les informations obtenues par les services de renseignement de la RPD.

Des instructeurs de l’OTAN se trouveraient déjà sur les positions de l’armée ukrainienne situées près de Marioupol, et 12 officiers étrangers sont attendus en renfort au quartier général de la 128e brigade d’assaut de montagne.

Et ce n’est pas la diplomatie qui risque d’arrêter cette escalade dangereuse, puisque les réunions au Format Normandie sont suspendues sine-die, suite à l’assassinat d’Alexandre Zakhartchenko.

Pour Alexeï Tchesnakov, directeur du Centre de la Conjoncture Politique, il ne faut pas escompter une nouvelle réunion avant que l’enquête sur cet attentat terroriste ne soit terminée.

« Il sera difficile pour le Format Normandie de se réunir pleinement avant l’achèvement de l’enquête sur le meurtre de Zakhartchenko », a déclaré Tchesnakov. « J’ai du mal à l’imaginer. »

Il a ajouté qu’une réunion au Format Normandie était d’autant moins probable qu’il est fort possible que l’Ukraine ne vote pas l’extension de la loi sur le statut spécial du Donbass.

« Enfin, les décisions prises lors de la réunion précédente doivent être mises en œuvre avant qu’une nouvelle réunion n’ait lieu », a déclaré le politologue à TASS. « Lors de la précédente réunion à Berlin en 2016, il avait été décidé de confirmer la « formule Steinmeier » et d’assurer le désengagement des forces sur trois points de la ligne de contact. Aucune de ces décisions n’a été mise en œuvre. Quel est l’intérêt d’avoir une autre réunion ? Pour prendre de nouvelles décisions que l’Ukraine ignorera ? »

Dans le même temps, les réunions entre l’assistant du président russe, Vladislav Sourkov et le représentant spécial du département d’État américain pour l’Ukraine Kurt Volker sont aussi au point mort.

« Actuellement, en raison de l’incohérence de la partie américaine, les échanges sont léthargiques et rien n’indique qu’un compromis puisse être trouvé. Selon moi, les négociateurs n’ont encore rien à dire », a conclu Tchesnakov.

Si l’Ukraine tente ce coup de poker et lance une grande offensive contre les deux républiques populaires, cela pourrait se finir, comme après l’attaque de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud, par la reconnaissance de la RPD et de la RPL par la Russie. Un point de vue que je partage avec monsieur Tchesnakov.

« J‘espère que j’ai tort, mais je suis sûr qu’à un moment donné, Kiev pourrait se lancer dans une invasion massive du territoire contrôlé par les milices populaires. Premièrement, ses patrons à l’étranger incitent activement l’Ukraine à prendre de telles mesures. Deuxièmement, il y a assez de fous en Ukraine.

Ils sont encouragés à suivre l’exemple de la Croatie, qui autrefois a conquis par la force des zones rebelles serbes. Soit dit en passant, au cours de ces événements, les Croates ont tué non seulement des Serbes, mais aussi des employés du contingent de l’ONU.

Si cela se produit, le nombre de victimes sera beaucoup plus élevé que lors de la guerre en Ukraine de 2014. Mais la solution croate ne fonctionnera pas. Comme en 2014, l’Ukraine sera certainement contrainte à la paix. Et encore une fois, ils lui mettront les accords de Minsk sous le nez, ce qui serait une bonne chose pour Kiev, car cela pourrait aussi amener la Russie à reconnaître la RPD et la RPL, comme ce fut le cas pour l’Ossétie du Sud et pour l’Abkhazie après la décision téméraire de Saakachvili » a affirmé le politologue.

Cette éventuelle reconnaissance des deux républiques est évoquée par de plus en plus d’hommes politiques russes. Ainsi, après la déclaration en ce sens de Kazbek Taïssaev lors des funérailles d’Alexandre Zakhartchenko, c’est le président du parti communiste russe, Guennadi Ziouganov, qui a appelé Vladimir Poutine à reconnaître les deux républiques populaires.

« En ce qui concerne le Donbass, à la place du président je l’aurais intégré (au sein de la Russie – NDLR) immédiatement, immédiatement. D’abord, reconnaissons la République de Donetsk, la République de Lougansk, comme cela a été le cas en Ossétie du Sud et en Abkhazie en son temps. Ce banditisme [ukrainien NDLR] s’arrêtera très rapidement », a déclaré monsieur Ziouganov.

Si jusqu’ici la Russie s’est refusée à cette extrémité à cause de ses relations historiques privilégiées avec l’Ukraine, elle pourrait y être poussée par plusieurs facteurs :

1) Si Kiev brise le traité d’amitié et de coopération entre la Russie et l’Ukraine, qui définit les frontières entre les deux pays,

2) Si l’armée ukrainienne attaque la RPD ou la RPL à grande échelle, comme l’armée géorgienne l’avait fait contre l’Ossétie du Sud.

Il faut ajouter un point important à prendre en compte, et qui risque de peser lourdement dans la balance : les méthodes terroristes de Kiev, qui sont utilisées non seulement contre la population et les dirigeants du Donbass sur le territoire des deux républiques, mais aussi sur le territoire russe.

L’envoi officiel du FSB en RPD pour enquêter sur la mort de Zakhartchenko au titre de la lutte contre le terrorisme international est lourd de sens. Si on ajoute l’arrestation récente d’un membre de Daech à Smolensk par le FSB, qui a avoué avoir été envoyé là par le SBU (services de sécurité ukrainiens) et Secteur Droit pour assassiner des commandants de la RPD et de la RPL, il semble que les relations entre la Russie et l’Ukraine risquent de se dégrader à vitesse grand V.

Il ne reste qu’à espérer que son plan éventé, et devant les conséquences potentiellement lourdes (la reconnaissance de la RPD et de la RPL) Kiev renonce à ce plan suicidaire.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 8 septembre 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 8 septembre 2018 :

ENTERREMENT D’ALEXANDRE ZAKHARTCHENKO
01’18 » – Environ 200 000 personnes ont assisté aux funérailles d’Alexandre Zakhartchenko

SITUATION MILITAIRE
09’39 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
11’19 » – De nombreuses pièces d’artillerie lourde absentes localisées près du front côté ukrainien
12’00 » – La RPD dévoile les plans de l’attaque planifiée par les FAU

RPD-RPL
16’00 » – Denis Pouchiline nommé chef de l’État par intérim jusqu’aux élections de novembre
18’46 » – La RPD célèbre les 75 ans de la Libération du Donbass à Saour Moguila

DIVERS
21’05 » – Le tribunal d’Aix-en-Provence refuse de dissoudre la représentation de la RPD en France

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
27’25 » – Le président de la Rada, Andry Parouby, déclare qu’Hitler était le plus grand démocrate de l’histoire

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’23 » – Vovan et Lexus piègent le ministre de la Défense ukrainien, Stepan Poltorak

33’06 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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La RPD célèbre les 75 ans de la Libération du Donbass par l’Armée Rouge à Saour Moguila

Commémorations des 75 ans de la Libération du DonbassComme chaque année, le 7 septembre 2018, la République Populaire de Donetsk (RPD) a célébré avec un jour d’avance le Jour de la Libération du Donbass à Saour Moguila. L’année 2018 a marqué les 75 ans de ce haut fait d’armes de l’Armée Rouge.

En plus du concert et des commémorations en l’honneur des vétérans de la Grande Guerre Patriotique, une cérémonie religieuse en l’honneur de tous ceux qui sont morts pour défendre le Donbass a été célébrée à la chapelle Alexandre Nevski, construite sur les flancs de la colline.

Suite aux évènements politiques internes à la RPD (à savoir l’élection par le Conseil Populaire de Denis Pouchiline pour assumer le post de chef de l’État par intérim jusqu’aux élections de novembre, article à venir à ce sujet), c’est le ministre de la Défense, Vladimir Kononov qui est venu représenter le gouvernement de la république.

Ce dernier s’est adressé d’abord aux vétérans, puis à l’ensemble des habitants de la république venus pour célébrer les 75 ans de la Libération du Donbass. Environ 5 000 personnes étaient présentes pour ces commémorations.

« Il y a exactement 75 ans, ici, sur cette colline de Saour Moguila, l’hydre fasciste a été décapitée. Ici ont eu lieu ces batailles dans lesquelles l’Armée Rouge a montré que nous n’avons qu’une mère patrie. Et vous devez vous battre pour elle jusqu’à la fin », a déclaré Kononov.

« Je veux que vous sachiez qu’ici, la terre est couverte de sang sacré. Le sang de ceux qui ont survécu en 1943. Nous avons tenu en 2014, » a poursuivi le ministre de la Défense.

Après une minute de silence en l’honneur de ceux qui sont morts pour reprendre cette colline par deux fois, des salves de tir ont retenti pour saluer leur courage.

Des fleurs ont été déposées au pied et au sommet du monument, ainsi que sur les tombes des soldats tombés là en 2014 contre l’armée ukrainienne.

Voir le reportage vidéo complet filmé à Saour Moguila

Christelle Néant

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La justice française refuse de dissoudre la représentation de la RPD en France – L’Ukraine et les journalistes pro-Kiev ne décolèrent pas

JusticeLes relations internationales sont souvent compliquées, et certains États, partisans de la censure de tout ce qui ne va pas dans leur sens, usent et abusent des pressions, chantages, et appels à la justice pour faire taire ceux qui leur déplaisent. Telle est l’Ukraine. Mais malheureusement pour elle en France, la justice ne s’est pas pliée aux injonctions de Kiev, et a refusé de prononcer la dissolution du centre représentatif de la République Populaire de Donetsk (RPD) en France.

Retour sur ce feuilleton judiciaire. En mars 2018, suite aux pressions des autorités ukrainiennes sur le gouvernement français, le ministère des Affaires étrangères demandait au parquet d’Aix-en-Provence de lancer une procédure judiciaire contre l’association « Centre de la Représentation de la République de Donetsk en France » pour la dissoudre.

Pour justifier cette procédure, le procureur d’Aix-en-Provence avait déclaré que « l’installation de missions diplomatiques permanentes sur le territoire d’États étrangers est strictement encadrée par le droit international », et que la France « n’a jamais reconnu les activités de représentation officielle qu’entend exercer l’autoproclamée République Populaire de Donetsk ».

Il avait aussi estimé que cette « simili-représentation diplomatique en France » créait « un trouble à l’ordre public national et international ». Rien moins que ça. Encore un peu et il nous prédisait une apocalypse mondiale si le centre représentatif continuait d’exister…

Mais, comme l’avait souligné le chef du centre représentatif, Hubert Fayard, cette représentation n’enfreignait en rien le droit, puisqu’elle ne délivre aucun passeport ni document officiel de la RPD.

L’audience prévue en avril fut repoussée plusieurs fois, et a finalement eu lieu le 6 septembre 2018. Et le verdict est à la hauteur de la déception de l’Ukraine et de ses soutiens médiatiques.

Car le Tribunal de Grande Instance a débouté la demande du procureur, estimant que cette représentation de la RPD en France ne créait pas un trouble à l’ordre public national et international tel que cela justifiait de violer le droit français concernant les associations. Pour le tribunal le caractère illicite de l’association et du but qu’elle poursuit n’a pas été établi, et elle peut donc continuer ses activités de manière normale.

« La justice a débouté toutes ces demandes du procureur de la République. […] Les juges ont considéré, au niveau juridique, que nous étions une représentation légale et qu’on ne troublait pas l’ordre public, parce que le procureur avait même dit que je troublais l’ordre international. Je ne savais pas que j’avais autant de pouvoir. La justice n’a pas suivi ces recommandations », a déclaré Hubert Fayard à Sputnik.

Hubert Fayard s’est félicité de cette décision juste qui respecte le droit français, et qui porte un camouflet terrible aux autorités de Kiev et au Quai d’Orsay. Il a tenu à dédier cette victoire judiciaire au défunt chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, et a souligné que cette décision n’avait pas été prise à la légère par le Tribunal.

« La justice a travaillé énormément sur le dossier, puisque mon avocat m’a dit que le texte de la décision, c’est une dizaine de pages, donc ce n’est pas une décision prise à la légère », a-t-il déclaré.

Sans surprise, l’ambassadeur ukrainien en France n’a guère apprécié cette décision et a demandé au procureur de faire appel.

Je tiens à rappeler à monsieur l’ambassadeur, que ceci n’est ni plus ni moins que de l’ingérence dans les affaires judiciaires d’un autre État. Il y a des pays que l’on sanctionne et cloue au pilori médiatique pour de simples « soupçons de », et d’autres, comme l’Ukraine, qu’on laisse faire sans s’indigner.

Et l’ambassadeur ukrainien n’est pas le seul à pester, les médias ukrainiens, mais aussi des journalistes pro-Kiev, comme Sébastien Gobert, ne peuvent s’empêcher de cracher leur fiel tant cette décision leur déplaît (et c’est là qu’on voit que certain brandissent le droit quand ça les arrange et crachent dessus quand cela les dérange). Quitte à faire quelques entorses à la réalité.

Ainsi, dans cet article pour RFI, monsieur Gobert n’hésite pas à dire qu’en Ukraine les Français sont perçus « comme très russophiles et complaisants vis-à-vis de la politique de Vladimir Poutine ». Soit les Ukrainiens sont myopes et monsieur Gobert oublie de corriger cette appréciation au regard des faits réels, soit il essaye de noircir le tableau. Car depuis le Maïdan il n’y a que peu d’États qui soient plus complaisants avec Kiev que la France.

Je rappelle que la France a fait partie des États européens qui ont renié l’accord signé entre Ianoukovitch et l’opposition début 2014, à peine 24 après sa signature, légitimant ainsi le coup d’État du Maïdan. Je rappelle aussi que la France n’a jamais fait réellement pression sur l’Ukraine pour que cette dernière respecte les accords de Minsk, dont Paris est pourtant garante.

Sans parler de l’aide financière, militaire (livraisons d’équipement, entre autre des systèmes de détection anti-snipers qui faciliteront la tâche de l’armée ukrainienne contre les défenseurs de la RPD et de la RPL), des accords pour que la gendarmerie française puisse former les forces de l’ordre ukrainiennes alors que ces dernières sont infestées de nazis que Paris fait semblant de ne pas voir, ou du contrat de vente d’hélicoptères à l’Ukraine alors que cette dernière utilise ces engins pour exterminer sa population dans le Donbass…

Il suffit d’ailleurs de lire le communiqué des autorités françaises après cette décision de justice pour voir que Paris soutient activement Kiev, et a décidé de faire appel du jugement rendu.

Si avec tout ça, la France est russophile et complaisante avec Poutine, je ne sais pas ce qu’il faut à l’Ukraine pour dire le contraire ? Que l’armée française vienne l’aider pour son génocide dans le Donbass ?

Mais le meilleur morceau est à la fin, quand monsieur Gobert mentionne le défunt chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko. Ce « journaliste » ne peut alors s’empêcher de glisser une contre-vérité totale, en déclarant que Zakhartchenko était le chef « autoproclamé » de la RPD.

Pourtant monsieur Gobert sait qu’en novembre 2014, des élections ont eu lieu en RPD et en RPL pour élire les chefs de l’État et les députés des deux républiques. Comment peut-il oser parler de chef autoproclamé dans de telles conditions ? C’est un non-sens complet. Ou alors il faut déclarer tous les chefs d’État élus du monde entier comme étant des chefs autoproclamés…

Je passerai sur le qualificatif d’État fantoche accolé à la RPD, qui en dit long sur le mépris de ce « journaliste » pour un État qui est né de la volonté du peuple du Donbass. C’est-à-dire de l’essence même de la démocratie…

Avant de cracher sur la « propagande russe », monsieur Gobert ferait bien d’aller réviser ses cours de l’école de journalisme, et d’apprendre à laisser sa russophobie maladive de côté quand il écrit pour éviter d’être frappé de mémoire sélective, et de se vautrer ainsi dans les contre-vérités et la désinformation.

Hier, en France, la justice et la vérité ont triomphé dans le Tribunal d’Aix-en-Provence et c’est déjà un très grand pas dans la bonne direction pour l’avenir de la République Populaire de Donetsk. Espérons que la patrie des droits de l’homme continuera sur cette voie positive.

Christelle Néant

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La RPD dévoile les plans de l’attaque planifiée par l’armée ukrainienne après l’assassinat d’Alexandre Zakhartchenko

Canon ukrainienSur base des renseignements reçus de sources au sein du quartier général des Forces Armées Ukrainiennes, ainsi que des quartiers généraux des forces d’occupation et de ceux des unités présentes dans la zone conflit, il devient clair qu’un groupe de frappe offensive a été constitué par l’ennemi près de Marioupol, avec la 36e brigade de marine, la 79e brigade d’assaut aéroportée, la 128e brigade d’assaut de montagne et une partie des unités de la 56e brigade d’infanterie motorisée.

Les tirs de soutien seront assurés par la 406e brigade d’artillerie, et une partie des unités de la 55e brigade d’artillerie, de la 27e brigade d’artillerie, et des 32e et 107e régiments d’artillerie équipés de lance-roquettes multiples. Le régiment Azov, qui fait partie de la Garde Nationale, est aussi concentré dans cette zone.

Le nombre total de ces unités militaires excède 12 000 personnes. D’après les données préliminaires, l’intention des envahisseurs est la suivante : le jour « J » (appelons-le comme ça), après une préparation d’artillerie utilisant les roquettes et les canons, la 36e brigade commencera l’offensive suivant la ligne Chirokino-Kominternovo en direction de Novoazovsk, et la 79e brigade avancera suivant la ligne Naberejnoye-Zaïchenko en direction de Rosa Luxembourg.

Carte de l'attaque

Simultanément, la 128e brigade d’assaut de montagne lancera une offensive de diversion en direction de Telmanovo, et couvrira le flanc gauche du groupe offensif.

Les envahisseurs prévoient de mener l’offensive et d’arriver à la frontière avec la fédération de Russie en cinq jours. Après quoi, dans le territoire nouvellement occupé, il est prévu de nettoyer les localités des « éléments indésirables » et des opposants à l’occupation ukrainienne (ou de ceux perçus comme tels) avec l’aide du régiment néo-nazi Azov et des unités de la 79e brigade d’assaut aéroportée. Dans le même temps, l’ennemi comprend qu’en menant de telles offensives, le nombre des victimes se comptera en centaines, si pas en milliers.

Une grande quantité de logistique est prévue. Ainsi, le soutien médical des forces armées sera mené par les forces du 66e hôpital militaire mobile déployé au Nord-Ouest de Marioupol, ainsi que par le personnel des institutions médicales de la ville.

En outre, quatre morgues mobiles constituées de camions réfrigérés ont été détachées au 66e hôpital militaire mobile. Nous n’excluons pas que des crématoriums mobiles, utilisés par l’Ukraine pour dissimuler ses pertes en 2014, soient livrés à Marioupol.

Ainsi, pour satisfaire leurs ambitions et faire une action de communication avant les élections de 2019, les dirigeants militaires et politiques ukrainiens sont prêts à toutes les aventures, malgré l’important nombre de pertes prédit à la fois au sein de leurs troupes et parmi la population civile.

Il est vrai que ces « spécialistes de la communication sanglante » ne pensent absolument pas au fait que toutes leurs tentatives de percée se finiront au moment d’approcher les lignes de défense de nos unités.

Conformément au plan de réserve du quartier général de l’Opération des Forces Interarmées, le début de l’offensive pourrait être mené par assaut aéroporté et par voie maritime. Cette décision du commandement ukrainien est également peu prometteuse. Nous sommes prêts à défaire l’ennemi dans toutes les directions : dans les airs et sur la mer.

J’en appelle à la population ukrainienne ! La junte, qui s’est emparée du pouvoir dans le pays, envoie de nouveau vos proches à l’abattoir ! Ces gens inhumains, qui tentent de s’emparer du Donbass depuis quatre ans aux dépens de leurs soldats, ne pensent pas à vous ni à leur pays, mais réalisent les plans de leurs patrons.

Le fait pour les dirigeants militaires et politiques ukrainiens de tenter d’aggraver le conflit n’est rien d’autre qu’une autre façon pour l’élite politique de remplir ses poches ! Et aussi, pour le bien de leurs marionnettistes occidentaux, de faire une scission définitive entre les peuples frères russe et ukrainien, qui ont vécu en paix sur cette terre pendant des siècles !

Nous protégerons nos citoyens ! Nos unités sont prêtes pour la bataille ! L’ennemi ne passera pas !

Comme Batya (Alexandre Zakhartchenko NDLR) l’a dit : « Le prix de ce pour quoi nous nous battons est beaucoup plus élevé que le prix de notre vie ! »

Source : Armée de la RPD

Traduction par Christelle Néant

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Volonté des habitants de la RPD et de la RPL de revenir au sein de l’Ukraine – Viktor Medvedtchouk se fait avoir par un sondage bidon

Fake newsLe 25 août, la chaîne ukrainienne 112 publiait une interview de Viktor Medvedtchouk, politicien ukrainien de l’opposition, et chargé des négociations concernant les questions humanitaires et les échanges de prisonniers dans le cadre des accords de Minsk.

L’interview aurait pu passer inaperçue, sauf qu’au sein de celle-ci, Viktor Medvedtchouk a sorti des chiffres qui ont fait bondir et choqué bon nombre de personnes dans le Donbass.

Afin de motiver les autorités ukrainiennes actuelles à appliquer les accords de Minsk, monsieur Medvedtchouk a sorti de son chapeau un chiffre de 43 % d’habitants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) qui souhaiteraient que leur pays revienne au sein de l’Ukraine si cette dernière accorde au Donbass l’autonomie. Pire, Medvedtchouk prétend que les sondages n’ont jamais été en faveur des deux jeunes républiques.

« Donc, quand on dit qu’il faut résoudre cette situation, la situation sociologique était différente. Et elle n’a pas été en faveur de la RPD et la RPL toutes ces années, et ici nous avons un sondage, pour une raison quelconque, n’a pas été diffusé dans les médias ukrainiens. Manifestement, il n’est pas vraiment bon pour le pouvoir. Deux chiffres, le même- 43 et 43, pour être exact, soit 42,9 et 42,7. Par convention, 43 % sont en faveur de l’indépendance et de la reconnaissance. Cela ne s’est jamais produit, je suis, j’ai une analyse de tous les sondages qui y ont été menés. Et 43 % sont en faveur du retour en Ukraine, mais dans le cadre de l’autonomie, comme partie de l’Ukraine. N’est-ce pas une proposition pour les autorités ? Il est nécessaire d’avancer dans cette voie pour mettre en œuvre les accords de Minsk, et pourquoi pas ? » – déclare Medvedtchouk dans cette interview.

D’après Medvedtchouk, ce sondage aurait été mené par le ministère ukrainien de l’Information sur le territoire de la RPD et de la RPL entre décembre 2017 et janvier 2018.

Devant ces chiffres effarants, les réactions ne se sont pas faites attendre en RPD et en RPL, sur les réseaux sociaux et parmi les journalistes et politiciens de Donetsk et Lougansk.

Le premier à réagir dans une interview accordée au PolitNavigator fut Alexandre Kazakov, conseiller d’Alexandre Zakhartchenko, le défunt chef de la RPD. Il se trouve que monsieur Kazakov a participé via Skype à une émission télévisée commune avec Viktor Medvedtchouk après cette interview accordée à la chaîne 112.

Il lui a alors demandé en direct d’où il sortait ce sondage et ces études sociologiques. La réponse de Medvedtchouk fut que ce sondage fut mené par des organisations internationales (lesquelles ?), qui étaient en contact avec des organisations sociologiques installées en RPD et en RPL.

La réponse de Kazakov éclaire la validité voire la simple réalité de cette étude/sondage.

« J’ai dû lui dire qu’il se réjouit de chiffres qui ne sont pas pertinents. Il y a un fait indiscutable : pour mener un sondage à Donetsk, ce qui veut dire qu’il en est de même à Lougansk, il est impossible de le faire sans l’approbation des autorités. Ce qui veut dire que si une étude sociologique est menée, nous sommes sûrs à 100 % de le savoir. Il dit que le sondage a été mené en décembre de l’année dernière. Ce n’est pas vrai. Nous n’avons pas organisé un tel sondage. Je n’exclus pas qu’il ait pu être induit en erreur par quelques sondages bidons de quelques organisations internationales, » a déclaré Kazakov.

Après avoir remis les points sur les i, Kazakov a conseillé à Medvedtchouk d’être plus prudent dans l’utilisation de telles données, et de vérifier si elles sont pertinentes et correspondent à la réalité.

« Deuxièmement, de notre côté, nous menons régulièrement des sondages, des études sociologiques, parfois menées par nos collègues de Moscou – la dernière fois cela a eu lieu à la fin de juin de cette année. Bien sûr nous posons aussi de telles questions. Donc, d’après les sondages de nos collègues de Moscou, le nombre d’habitants de la RPD qui y sont prêts d’une façon ou d’une autre – nous parlons du retour en Ukraine sous la forme d’une large autonomie, voire d’une base confédérale – ne dépasse pas 15 %. Je peux citer ce chiffre précis, bien que le sondage n’était pas public, mais lorsqu’on commence à lancer des âneries pareilles… Tout le reste se divise entre ceux qui veulent rejoindre la Russie, ou défendre l’indépendance. Ce sondage a été mené par des spécialistes, » a conclu Alexandre Kazakov.

On peut se dire que monsieur Kazakov n’est peut-être pas objectif de par sa position. Alors allons voir ailleurs.

Le journaliste russe Andreï Babitski, qui vit et travaille à Donetsk, a lui aussi commenté les chiffres de Medvedtchouk. L’homme a travaillé pour Radio Free Europe (il en a été éjecté en 2014 après avoir publié une vidéo montrant le bataillon néo-nazi Aïdar tuant des civils dans le Donbass, il semble que la vérité n’était pas au programme de ce média pro-OTAN) et n’est pas pro-Poutine (un de ses livres a été traduit par Galia Ackerman, qui est une poutinophobe connue). L’homme se dit lui-même monarchiste. Bref, pas quelqu’un qui va servir la soupe pour plaire au Kremlin.

Si on regarde ce qu’il dit, ses propos rejoignent ceux de Kazakov, ses chiffres du pourcentage de personnes voulant retourner en Ukraine sont même encore plus bas que ceux du conseiller du chef de l’État ! Et Babitski était dans le Donbass lors du référendum, qu’il a couvert en tant que journaliste. Il a vu comment s’est déroulé le référendum, et peut ainsi jauger de l’opinion des gens du Donbass dès 2014.

« J’ai peur qu’il me soit difficile de croire à ces données et voici pourquoi. Je ne pense pas que les résultats du référendum de 2014 aient été falsifiés – et à une échelle incroyable. Des journalistes, parmi lesquels j’étais, et des observateurs ont supervisé le déroulement du scrutin et l’image observée était bien corrélée avec ce qui avait été annoncé après le dépouillement des résultats du vote.

Ce fut une année de foi universelle dans les perspectives d’ouverture, de l’unification avec la Russie, le renouvellement, la délivrance miraculeuse de Kiev, qui a imposé pendant plus de vingt ans sa volonté au Donbass, et le peuple s’est rendu aux urnes sans fin, a fait la queue pendant des heures. Voter pour l’indépendance des républiques en tant qu’État – c’est ainsi que la question posée au référendum a été formulée. Avec un grand nombre de vidéos, où les gens font la queue devant les urnes, et tous disant comme un seul homme aux journalistes leur soutien à la souveraineté et aux chefs des républiques de cette époque, on peut maintenant les trouver sur Internet. Et 89 % de ceux qui ont voté « pour » avec une participation de 74 % au référendum – ces données sont très sérieusement en désaccord avec celles citées par Viktor Medvedtchouk.

Eh bien, disons que mes collègues et moi sommes passés à côté d’une grande falsification et que cela a vraiment eu lieu. Mais une falsification d’une telle ampleur provoquerait certainement le mécontentement du public à l’égard de la RPD et de la RPL. Cependant, rien de tel n’a été enregistré. Tenons pour acquis l’argument selon lequel les gens ont tout simplement eu peur de protester ouvertement contre le fait que leur volonté a été déformée, mais il ne serait pas possible d’éviter les discussions et les rumeurs à ce sujet dans les lieux publics – dans les transports, sur les marchés. Mais je ne m’en souviens pas non plus.

Il y a d’autres points qui minent la confiance dans l’information fournie par Viktor Medvedtchouk. Je ne peux tout simplement pas imaginer comment les services sociologiques ukrainiens pourraient mener des enquêtes représentatives sur le territoire des républiques pendant les hostilités en cours. Supposons qu’ils ont essayé de contacter les gens par téléphone. Les sociologues ukrainiens n’avaient pas d’autres moyens de communiquer avec les résidents de la RPD et de la RPL. Je suis sûr que la plupart de ceux qui auraient été interrogés sur le retour des territoires sous la juridiction de l’Ukraine sous certaines conditions, ont considéré qu’ils avaient affaire à des provocateurs et ont réagi en conséquence. Il n’est pas nécessaire de parler de mesures exactes dans de telles conditions.

Et le dernier point – aussi, me semble-t-il, est très important. Je vis à Donetsk depuis mai 2014. Si nous parlons de 43 % de personnes qui veulent retourner en Ukraine, cela signifie que je dois rencontrer de telles personnes à chaque instant. Mais depuis 4 ans, je n’ai rencontré que quelques personnes àe Donetsk qui croient vraiment que sans l’Ukraine, le Donbass ne peut pas survivre. Je peux les compter sur les doigts d’une main. Vous pouvez probablement supposer que l’expression d’une telle opinion n’est pas sûre – elle n’est donc pas audible. Mais à probabilité égale, voire supérieure, il est dangereux de critiquer les autorités locales. Néanmoins, je vois des gens s’épancher de différentes manières sur les fonctionnaires, le chef de la République tous les jours et je suis prêt à supposer que ceux-là même représentent plus de la moitié. Mais une attitude négative à l’égard des dirigeants de la république ne se transforme pas automatiquement en un amour pour l’Ukraine. Pendant ces années de guerre, il y a eu un rejet fort et fondamental du pays, qui était un foyer pour les habitants du Donbass. Et pour finir. Il y a environ deux mois, on m’a parlé des données d’un sondage fermé mené dans la république. Ainsi : le nombre de votes exprimés pour le retour en Ukraine était de 8 %. Personnellement, ce chiffre me semble beaucoup plus réaliste que celui dont a parlé Viktor Medvedtchouk aux téléspectateurs de la chaîne 112. Je ne prétendrai pas qu’il induit consciemment le public en erreur – il a très probablement été induit en erreur en introduisant de fausses données, » a déclaré Babitski.

Vivant moi-même depuis deux ans et demi dans le Donbass, je ne peux que confirmer ce que dit Babitski. Sur les centaines de personnes que j’ai rencontrées ici depuis mon arrivée, seules trois se sont exprimées ouvertement pour un retour au sein de l’Ukraine.

Et ceux qui hurlent à la peur de manifester une telle opinion, il faut se souvenir qu’en 2014, la population du Donbass n’a pas eu peur d’affronter les forces de l’ordre et l’armée ukrainienne pour manifester leur refus du coup d’État du Maïdan. Vous croyez sincèrement qu’ils auraient plus peur des autorités actuelles de la RPD que du SBU, de l’armée ukrainienne et des bataillons néo-nazis ukrainiens réunis ? Allons soyons sérieux.

De plus, comme Babitski, je constate que les gens n’ont aucune crainte à s’exprimer contre les autorités de la république, et à déclarer publiquement leur mécontentement le cas échéant. Personne n’a fini en prison ou n’a disparu pour ça, contrairement à l’Ukraine où exprimer son opposition au gouvernement peut coûter très cher.

Une position partagée par un sociologue, monsieur Verchinine, dans une interview accordée à DNR Live (un média d’opposition en RPD), qui a dit que dans l’ensemble les gens donnent assez ouvertement leur opinion.

Dans cette interview, Verchinine donne même des chiffres concernant la proportion de la population qui est pro-ukrainienne en RPD. Si elle était de 20 % en 2014, elle n’est plus que de 10 % après quatre ans de guerre.

Enfin, pour prouver définitivement que ces chiffres sont bien plus réalistes que ceux de Medvedtchouk, regardons deux autres sondages. Un fait par DNR Live en RPD, et un publié par Korrespondent.net et relayé par DNR Live.

Dans le premier, les résidents de la RPD se sont exprimés sur l’endroit où ils envisageraient d’aller vivre s’ils avaient l’opportunité de déménager. Alors que 21 % pourraient envisager de déménager en Russie, ils ne sont que 7,6 % à envisager le déménagement en Ukraine ! Et près de la moitié ne veulent pas déménager ou ne l’envisagent pas. Le chiffre du nombre de personnes prêtes à déménager en Ukraine correspond peu ou prou au chiffre des pro-Ukraine donné par Babitski.

Maintenant, regardons le deuxième sondage, fait en Ukraine cette fois-ci. Il a été demandé aux Ukrainiens quand le Donbass reviendrait sous contrôle ukrainien. Le résultat fut que 75,4 % (soit les trois quarts des sondés) ont répondu « Jamais » ! Et on parle là d’une population qui dans sa très grande majorité n’a pas reçu d’obus sur la tête pendant quatre ans, et reçoit chaque jour une dose massive de propagande ukrainienne sur la récupération à venir du Donbass !

Comment Medvedtchouk peut-il donc croire que la proportion de personnes envisageant ce retour sous contrôle ukrainien puisse être plus grand en RPD et en RPL (où la population a souffert et souffre encore de la guerre que lui livre l’armée ukrainienne) qu’en Ukraine ? Cela ne tient pas la route.

Comme Kazakov et Babitski, je ne comprends vraiment pas comment Medvedtchouk a pu se ridiculiser en annonçant ces chiffres bidons sans voir le côté délirant de ces derniers. Ou souhaite-t-il tellement ce retour du Donbass qu’il est prêt à sauter sur n’importe quel chiffre confortant sa croyance en oubliant d’utiliser son sens critique pour vérifier la véracité des données fournies ?

Quoi qu’il en soit, après l’assassinat d’Alexandre Zakhartchenko qui a eu lieu vendredi dernier, le scénario de résolution pacifique du conflit est devenu impossible à réaliser sauf miracle. La population de la RPD s’est ralliée et unie derrière la bannière du chef de l’État défunt aux côtés des nouvelles autorités, et l’utilisation par Kiev de méthodes terroristes a creusé encore plus le fossé entre l’Ukraine et les deux républiques populaires.

Qui, à part des personnes ayant peu d’intelligence ou de bon sens, peut envisager de retourner au sein d’un État qui utilise ce genre de méthode pour éliminer ses opposants ?

Il est temps que Viktor Medvedtchouk cesse de croire aux contes pour enfants et ouvre les yeux sur la réalité des conséquences du conflit en cours sur la géographie de l’Ukraine.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 1er septembre 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 1er septembre 2018 :

ASSASSINAT D’ALEXANDRE ZAKHARTCHENKO
01’07 » – Informations sur l’attentat qui a coûté la vie au chef de la RPD, réactions de Moscou et risque d’escalade de la situation

SITUATION MILITAIRE
13’17 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
14’37 » – Les soldats ukrainiens tirent au missile antichar sur un camion civil et font un mort
17’36 » – La trêve scolaire ensanglantée par des tirs de l’armée ukrainienne contre les civils

SITUATION POLITIQUE
19’34 » – Vladislav Sourkov souligne l’importance de la reconnaissance de la RPD et de la RPL par l’Ossétie du Sud

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
26’31 » – Kiev veut annuler le traité d’amitié et les liaisons ferroviaires avec la Russie

36’15 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Funérailles d’Alexandre Zakhartchenko – 200 000 personnes ont fait leurs adieux au chef de l’État assassiné

Funérailles d’Alexandre ZakhartchenkoLe 31 août 2018, un attentat à la bombe coûtait la vie à Alexandre Zakhartchenko, chef de la République Populaire de Donetsk (RPD) et à un de ses gardes, et blessait 12 autres personnes. Aujourd’hui, 2 septembre 2018 avaient lieu ses funérailles à Donetsk.

Dès hier, 1er septembre, les habitants de Donetsk ont commencé à venir se recueillir sur le lieu de l’attentat, déposant icônes, photos et fleurs là où le chef de l’État a été assassiné.

Le bilan initial s’est alourdi en fin de soirée la veille, passant à deux morts et douze blessés. Si Alexandre Timofeyev, ministre des Finances a repris conscience dans les heures qui ont suivi, Natalia Volkova est toujours dans un état critique.

Voir le reportage près du café où a eu lieu l’attentat

Aujourd’hui avait lieu la cérémonie de funérailles publique. Alors que le théâtre n’ouvrait ses portes au public qu’à 9 h, dès 8 h, une file d’attente d’un kilomètre s’étirait dans l’avenue Artioma. En tout c’est près de 200 000 personnes qui sont venues dire adieu au chef de l’État assassiné. Quatre fois le nombre de personnes qui étaient venus aux funérailles des commandants Motorola et Guivi. Des personnes sont même venues d’autres villes de la République (comme Gorlovka et Makeyevka) pour faire leurs adieux.

Il y avait tellement de monde, qu’au lieu des deux heures habituelles, cette fois, les gens ont eu trois heures et demie pour déposer des fleurs et se recueillir devant le cercueil d’Alexandre Zakhartchenko.

Et même ainsi, c’était insuffisant pour permettre à tout le monde de le faire. Beaucoup de personnes ont dû se résoudre à faire passer leurs fleurs de mains en mains jusqu’au théâtre ou à les jeter sur le convoi une fois que celui-ci s’est mis en branle.

Voir la vidéo des funérailles

Parmi les membres du gouvernement de la RPD, étaient présents, entre autre, le nouveau chef de l’État par intérim, Dmitri Trapeznikov, Denis Pouchiline (président du parlement), Vladimir Kononov (ministre de la Défense) et Alexandre Timofeyev, qui est sorti de l’hôpital pour assister aux funérailles.

Des délégations étrangères de plusieurs pays sont aussi venues assister aux funérailles. Étaient présents, entre autre, le chef de la République Populaire de Lougansk (RPL), Léonid Passetchnik, le Président de la République d’Ossétie du Sud, Anatoli Bibilov, le Vice-premier ministre d’Abkhazie, Astamour Ketsba, le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, les députés de la Douma russe, Natalia Poklonskaya, Andreÿ Kozenko, et Kazbek Taïsaev, et le chef des Loups de la Nuit (club de motards russes), Alexandre Zaldostanov.

Ces représentants venus de quatre pays n’ont pas tari d’éloges sur Alexandre Zakhartchenko, et plusieurs ont fait des commentaires sur la suite des événements, ou ce qui devrait être fait par la Russie, comme Kazbek Taïsaev.

« Alexandre n’était pas seulement un bon ami et le chef de la République Populaire de Donetsk. Il personnifiait la bannière russe de la paix, la lutte contre le fascisme. Un tel coup, comme celui qui nous a été infligé à tous aujourd’hui, devrait recevoir une réponse adéquate. J’ai pris la parole à plusieurs reprises à la Douma et j’ai proposé de reconnaître les résultats du référendum [de 2014 NDLR]. Je pense qu’il serait juste qu’en mémoire d’Alexandre Vladimirovitch, la Douma vote enfin et reconnaisse les résultats du référendum. Je pense que ce serait le meilleur cadeau qui soit, en mémoire de lui. C’était un grand homme, c’est dur de perdre des amis. Ce qu’il a commencé ici, dans le Donbass, ne restera pas inachevé, » a déclaré le député russe.

Alexandre Zakhartchenko a été enterré avec les honneurs militaires, aux côtés de Motorola et Guivi dans le cimetière du Sud de Donetsk. Frères d’armes du temps de leur vivant, c’est ensemble qu’ils reposeront désormais.

En attendant, cet assassinat a (comme on pouvait le craindre) des conséquences négatives sur le processus de paix dans le Donbass. Alors que Kiev dément être derrière cet assassinat, l’un des députés ukrainiens les plus anti-russes, Igor Mossiytchouk, appelle le gouvernement ukrainien à revendiquer l’attentat (sic).

« [Il faut] dire ouvertement que ce n’est pas le FSB qui neutralise « les terroristes » mais nous-mêmes. On ne mène de dialogue avec « les terroristes » nulle part dans le monde et nous ne le ferons pas non plus. Il a été neutralisé par nos services spéciaux », a-t-il déclaré.

Mossiytchouk a aussi déclaré que les tentatives d’attentat précédentes contre Zakhartchenko avaient aussi été organisées par le SBU (service de sécurité ukrainien), et que le gouvernement ukrainien était lâche de ne pas revendiquer cet assassinat. Et après c’est les gens de la RPD que Kiev traite de terroristes… Je vous laisse juger qui mérite ce qualificatif.

Et pendant que l’armée ukrainienne se renforce à coup de mercenaires étrangers, de volontaires néo-nazis et d’instructeurs américains et canadiens en vue de préparer une offensive dans le Sud de la RPD, la diplomatie a été totalement mise à l’arrêt par cet attentat. Alors qu’une nouvelle date de rencontre au Format Normandie était attendue, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que suite à l’assassinat de Zakhartchenko, il était impossible d’envisager une telle réunion.

« Dans la situation actuelle, il est impossible de parler de prochaines rencontres au format Normandie, comme le voudraient nos partenaires européens. La situation est grave et il faut l’analyser. Ce dont nous nous occupons à l’heure actuelle », a déclaré monsieur Lavrov.

Cette déclaration est compréhensible lorsqu’on voit le silence des chancelleries occidentales, et surtout de Paris et Berlin concernant cet attentat. Aucune condamnation n’est venue de la part des deux garants occidentaux des accords de Minsk.

Pourquoi chercher à discuter avec des terroristes et leurs soutiens se demande la Russie. Si Paris et Berlin ne jouent pas leur rôle alors il est en effet inutile de continuer à discuter. Or les réunions au Format Normandie sont les seules à avoir permis (parfois) de faire avancer le processus de paix.

Si la France et l’Allemagne ne réagissent pas rapidement, l’escalade de la situation semble inévitable. Et la date du 14 septembre, mentionnée par Édouard Bassourine hier comme date potentielle de la future offensive, correspond au jour où la cour d’appel de Londres rendra son verdict dans le dossier de la dette de 3 milliards de dollars que l’Ukraine doit à la Russie.

Si l’Ukraine est condamnée, quoi de mieux pour glisser cette dette sous le tapis que de relancer la guerre, et prétendre la mener contre la Russie pour ne pas rembourser ?

Le 31 août 2018, ce n’est pas seulement Alexandre Zakhartchenko qui a été tué. Ce jour-là, c’est peut-être les accords de Minsk, et la paix, qui ont été assassinés avec lui…

Christelle Néant

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Le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, a été assassiné lors d’un attentat terroriste dans le centre de Donetsk

Alexandre ZakhartchenkoAujourd’hui 31 août 2018, vers 17 h 30 une forte explosion s’est faite entendre dans le centre-ville de Donetsk. L’explosion a tué le chef de l’État et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev.

Un peu avant 17 h 30, une explosion retentit dans le boulevard Pouchkine en plein centre de Donetsk. Les gens se mettent alors à courir depuis la zone où se situe le café « Séparatiste ». C’est là, à l’intérieur même du restaurant que se trouvait l’engin explosif.

En quelques minutes un important cordon policier entoure la zone. Interdiction d’approcher et de filmer. Les journalistes devront attendre plusieurs heures pour recevoir confirmation de l’identité des victimes et obtenir enfin quelques informations.

Seuls les collègues de Rossia 24 ont pu s’approcher de la zone, et faire un bref reportage sur place.

L’attentat a tué le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev, ainsi que dix autres personnes.

Tard dans la soirée, un conseil des ministres réuni en urgences a désigné celui qui remplacera Alexandre Zakhartchenko, en accord avec la constitution de la RPD, à savoir le vice-premier ministre, Dmitri Trapeznikov. L’annonce a été faite par Denis Pouchiline et Dmitri Trapeznikov lui-même.

Juste après que les rumeurs sur la mort du chef de l’État ont commencé à circuler, les troupes ukrainiennes ont été mises en état d’alerte, faisant craindre le lancement d’une offensive (en profitant du vide laissé par la mort du chef de l’État) et laissant à penser que Kiev est derrière cet attentat, qui n’était pas le premier visant Alexandre Zakhartchenko.

L’armée de la RPD se tient en état d’alerte et est prête à repousser toute éventuelle attaque de la part de l’armée ukrainienne.

Denis Pouchiline, président du parlement de la RPD a directement accusé Kiev d’être responsable et promis de leur faire payer, et Édouard Bassourine a accusé les États-Unis d’avoir aidé, voire supervisé cet attentat.

Le MGB (services de sécurité) de la RPD a identifié des personnes soupçonnées d’avoir commis l’attentat, qui aurait été organisé à la demande du SBU. Les opérations d’interpellation des suspects sont en cours.

Le président de la fédération de Russie a exprimé ses condoléances, et le ministère russe des Affaires étrangères a exigé de Kiev de cesser d’utiliser de telles méthodes terroristes pour régler le conflit dans le Donbass, et dit espérer que cela ne provoquera pas une escalade incontrôlable.

« Alexandre Zakhartchenko était un vrai dirigeant pour son peuple, un homme courageux et déterminé et un patriote du Donbass. Il a protégé sa patrie pendant une période difficile, a assumé une grande responsabilité personnelle et a dirigé son peuple.

Le meurtre méprisable d’Alexandre Zakhartchenko est une preuve supplémentaire que ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence et de la peur ne veulent pas chercher une solution politique pacifique au conflit ou avoir un véritable dialogue avec la population du sud-est, mais s’épanouissent grâce à la déstabilisation pour mettre à genoux la population de Donbass. Cela n’arrivera pas.

Je crois que les organisateurs et les exécuteurs seront punis pour ce qu’ils ont fait.

Je voudrais exprimer une fois de plus mes condoléances à la famille et aux amis d’Alexandre Zakhartchenko et à tous les habitants du Donbass. La Russie sera toujours à vos côtés », indique le message publié sur le site du Kremlin.

La république a été placée en état d’urgence et les frontières ont été fermées. La rentrée scolaire a été décalée au 4 septembre et un deuil de trois jours a été décrété dans la république.

Ce soir la République Populaire de Donetsk et ses habitants pleurent la mort de leur chef.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne viole de nouveau la trêve de la rentrée, blesse une civile et détruit deux maisons

Photo : © Alexandre SladkovDepuis l’entrée en vigueur de la nouvelle trêve de la rentrée scolaire (la 21e depuis le début du conflit), l’armée ukrainienne n’a pas respecté cette dernière ne fut-ce qu’un seul jour.

Durant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a ainsi violé deux fois le cessez-le-feu et tiré cinq munitions (hors armes légères).

Le nombre peut sembler faible, mais en visant délibérément les zones civiles, l’armée ukrainienne a obtenu un bilan digne des jours où le nombre de violations et de munitions tirées sont très supérieures.

Hier matin, l’armée ukrainienne a ainsi tiré à coup de véhicule de combat d’infanterie sur le village de Kominternovo (dans le Sud de la République Populaire de Donetsk), blessant une civile de 82 ans dans la cour de sa maison. La femme a été blessée à la tête. Elle est actuellement hospitalisée.

Photo : © Alexandre Sladkov

Photo : © Alexandre Sladkov

Photos : © Alexandre Sladkov

Ces tirs contre Kominternovo ont aussi provoqué l’incendie d’une maison, qui a totalement brûlé.

Photo : © Alexandre Sladkov

Kominternovo – Photo : © Alexandre Sladkov

Un peu plus tard, les soldats ukrainiens ont visé le village de Nikolayevka avec des armes légères de gros et de petit calibre, et ont endommagé le toit d’une maison.

Tout cela alors que la rentrée scolaire (pour laquelle cette trêve a été mise en place) doit bientôt avoir lieu. Cette situation n’a rien de rassurant pour les enfants qui vont bientôt reprendre l’école.

La situation a été dénoncée aujourd’hui par Denis Pouchiline, président du parlement de la RPD, et négociateur à Minsk, qui a néanmoins exprimé son vœu de voir un vrai cessez-le-feu réussir à être instauré après la prochaine rencontre qui doit avoir lieu le 5 septembre dans la capitale biélorusse.

« La situation n’est pas facile, et malheureusement, n’est pas nouvelle. À la veille de la trêve de la rentrée scolaire, nous avons vu l’incident tragique à Dokoutchayevsk. Puis une femme a été blessée. Nous avons appris à être réalistes, obtenir un cessez-le-feu avec une nouvelle trêve ne marchera pas. J’espère que la prochaine réunion à Minsk aura des effets sur la partie ukrainienne, » a-t-il déclaré.

Personnellement je ne suis guère optimiste sur les chances que la prochaine réunion change fondamentalement la donne.

Ce total non-respect de la trêve par l’armée ukrainienne n’est pas de bon augure pour cette rentrée et le mois de septembre, et semble accréditer les rumeurs qui circulent actuellement en RPD, sur la possibilité d’une escalade à venir.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne a violé la trêve de la rentrée scolaire à peine trois heures après son entrée en vigueur

Tirs des FAUAprès avoir délibérément tué un civil hier matin, l’armée ukrainienne continue d’enfreindre tous les accords que Kiev a signés, en violant la nouvelle trêve à peine trois heures après son entrée en vigueur.

À chaque nouvelle trêve il semble que le délai avant que cette dernière ne soit violée par l’armée ukrainienne se réduit de plus en plus. Entrée en vigueur cette nuit à 00 h 01, la trêve de la rentrée scolaire n’a même pas tenu jusqu’au petit matin.

À 3 h 15, le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a ainsi enregistré des tirs à la mitrailleuse lourde menés par l’armée ukrainienne contre le village de Golmovski (situé au Nord de Gorlovka). Les tirs venaient de la partie de Zaïtsevo occupée par l’armée ukrainienne.

Ces tirs ont endommagé trois maisons, mais n’ont heureusement pas fait de victimes civiles. Mais si cette trêve est violée aussi rapidement après son entrée en vigueur, cela n’augure rien de bon pour la suite de cette dernière, qui est censée assurer les conditions de sécurité nécessaires pour que les enfants puissent retourner à l’école.

L’arrivée de cette nouvelle trêve a été l’occasion pour les représentations de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL) au sein du CCCC de faire un bilan de la trêve précédente : la trêve des moissons.

Cette trêve qui a duré 59 jours (du 1er juillet au 28 août 2018), a ainsi vu 313 violations du cessez-le-feu et 3 965 munitions tirées par l’armée ukrainienne, un civil est mort, cinq autres ont été blessés, et 152 habitations ont été endommagées en RPD.

En RPL, c’est 115 violations du cessez-le-feu et 1 893 munitions tirées par l’armée ukrainienne qui ont été enregistrés, et sept habitations, une école et trois bâtiments ont été endommagés.

Alors que la rhétorique ukrainienne anti-russe se durcit de plus en plus, cette violation extrêmement rapide de la nouvelle trêve n’est pas un bon présage pour les mois qui viennent.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne tire au missile antichar sur un camion civil près de Dokoutchayevsk, le chauffeur est mort

Camion bombardé par les FAUAlors qu’une nouvelle trêve doit débuter ce soir à 00 h 01 afin que la rentrée des classes puisse se faire dans de bonnes conditions, l’armée ukrainienne, fidèle à ses mauvaises habitudes, s’est déchaînée aujourd’hui, tirant à l’artillerie lourde sur le Nord de Gorlovka, et au missile antichar sur un camion civil près de Dokoutchayevsk, tuant le chauffeur sur le coup.

Durant les 24 heures précédentes l’armée ukrainienne a violé le cessez-le-feu à quatre reprises et tiré 47 munitions, dont une vingtaine d’obus de mortier de 120 mm sur les villages de Leninskoye et Sakhanka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), heureusement sans faire de victimes.

Tout cela semble-t-il, n’était pas suffisant pour satisfaire les soldats ukrainiens avant l’entrée en vigueur de la trêve de la rentrée. Alors dès ce matin à 6 h 10, l’armée ukrainienne a tiré plus de 20 obus de mortier de 120 mm et deux obus d’artillerie de 152 mm sur la périphérie Nord de Gorlovka, endommageant trois maisons.

N’obtenant pas de l’armée de la RPD des tirs en retour permettant à Kiev de hurler à la violation du cessez-le-feu, moins de quatre heures plus tard, l’armée ukrainienne a alors décidé de monter ses provocations d’un cran.

À 9 h 49, les soldats ukrainiens ont tiré avec un missile antichar Fagot contre un tombereau rigide (camion benne géant utilisé dans les mines et les carrières) de la société Vitiaz, près de Dokoutchayevsk.

Camion touché

Cabine du camion

Photos : Représentation de la RPD au sein du CCCC

La cabine du camion a été touchée de plein fouet et le chauffeur de 57 ans est mort. Au moment du tir, le camion se trouvait très près de la ligne de front, à côté du tas de déchets de calcaires.

Plan

Schéma : Représentation de la RPD au sein du CCCC

À cause de la proximité du front, les représentants de la RPD auprès du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) ont demandé des garanties de sécurité et un cessez-le-feu strict de la part de l’armée ukrainienne, afin de pouvoir évacuer le corps.

Sans de telles garanties, aucune ambulance ne peut se rendre sur place. Surtout quand on se souvient qu’en plus de tirer sur les voitures et camions civils, l’armée ukrainienne n’hésite pas à tirer aussi sur les ambulances.

Il n’y a aucune justification que Kiev puisse brandir pour ce nouveau crime de guerre de l’armée ukrainienne, car il est impossible de confondre un camion comme celui-ci avec un équipement militaire.

De tels engins sont clairement des camions civils destinés à l’industrie minière. De plus, l’emplacement de l’usine est connu de l’armée ukrainienne, puisqu’elle existait déjà bien avant la guerre.

Voilà comment l’Ukraine respecte le cessez-le-feu et les accords de Minsk, en tuant un civil innocent de plus à quelques jours de la rentrée des classes.

Christelle Néant

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Sourkov – La reconnaissance de la RPD et de la RPL par l’Ossétie du Sud est vitale pour faire face au blocus mené par Kiev

Vladislav SourkovDimanche 26 août, avaient lieu à Tskhinvali les célébrations en l’honneur des 10 ans de la reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud par la fédération de Russie suite à l’attaque de la petite république par la Géorgie.

Présent lors de ces célébrations, le conseiller du président russe, Vladislav Sourkov, qui est chargé des négociations avec les États-Unis concernant le Donbass a souligné que l’Ossétie du Sud était le seul pays qui a eu le courage de reconnaître les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), et que cette reconnaissance était vitale pour les deux jeunes républiques qui font face à un blocus total de la part de l’Ukraine.

« L’Ossétie du Sud est le seul pays qui a eu le courage, l’audace, l’honnêteté et la loyauté de reconnaître la RPD et la RPL. Ce n’était pas juste un geste symbolique, car la reconnaissance c’est bien plus. Nous savons tous que les infrastructures financières, commerciales, économiques, légales et organisationnelles qui ont été créées en Ossétie du Sud pour ces républiques, est une route de la vie face au blocus qui est imposé à la population du Donbass par le régime de Kiev », a déclaré Sourkov à l’agence TASS.

Le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, était aussi présent lors de ces célébrations.

Pour rappel, en 2014, l’Ossétie du Sud a reconnu l’indépendance de la RPD et de la RPL, au nom de son soutien aux deux jeunes États dans leur lutte pour leurs droits et leur liberté. Depuis, la RPD et la République d’Ossétie du Sud ont signé plusieurs accords bilatéraux dans de nombreux domaines, y compris en termes de coopération militaire.

Dans le cadre de cette coopération, une unité de soldats d’Ossétie du Sud a défilé cette année lors du Jour de la Victoire (9 mai), aux côtés des troupes de la République Populaire de Donetsk.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 25 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 25 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’31 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’01 » – Arrivée de journalistes français sur la ligne de front côté ukrainien et risques de provocations
05’07 » – Environ 50 snipers étrangers s’installent sur les positions de l’armée ukrainienne près de Marioupol
06’58 » – Les FAU vont perdre jusqu’à 22 % de leurs soldats qui ne veulent pas renouveler leur contrat

RPD-RPL
09’00 » – Le premier tramway de nouvelle génération sort de l’usine à Donetsk

SITUATION POLITIQUE
10’57 » – Situation concernant les élections et le futur référendum qui doivent être organisés dans le Donbass

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
16’49 » – Kirill Vychinski, rédacteur en chef de RIA Novosti Ukraine est détenu depuis 100 jours, et Sentsov continue sa pseudo-grève de la faim
21’41 » – Secteur Droit planifie l’assassinat de 50 fonctionnaires et membres des forces de l’ordre russes
24’07 » – L’ex-consul ukrainien antisémite de Hambourg veut se présenter à la présidentielle ukrainienne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
27’34 » – Porochenko déclare que l’armée ukrainienne deviendra la plus forte d’Europe

32’45 » – Conclusion

Voir le rapport de situation au complet en vidéo

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 11 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 11 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
02’15 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’48 » – L’armée ukrainienne tire sur une ambulance de la RPD et fait trois morts
07’03 » – Le SBU vient sur la ligne de front désarmer les bataillons néo-nazis
08’07 » – Secteur Droit vend ses armes à la RPD
09’10 » – Chiffres des suicides dans l’armée ukrainienne depuis le début de l’année

SITUATION POLITIQUE
10’52 » – Projet de loi à la Douma pour simplifier l’octroi de la citoyenneté russe

RPD-RPL
13’24 » – Nouvelles positives sur l’évolution économique et sociale en RPD et en RPL

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
17’41 » – L’Ukraine menace de sombrer dans un véritable chaos financier
20’40 » – Un sénateur tchèque compare l’Ukraine à un trou noir
23’14 » – Kiev remplace le salut traditionnel de l’armée par celui des collaborateurs ukrainiens des Nazis

DIVERS
27’45 » – L’Allemagne soigne plus d’une centaine de soldats ukrainiens depuis 2014 y compris des néo-nazis

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
34’33 » – Le « martyr » Oleg Sentsov dans sa prison russe, toujours en vie et en forme après près de 80 jours de grève de la faim (highlander)

40’58 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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L’Allemagne soigne des soldats ukrainiens sans savoir s’ils ont servi dans l’armée régulière ou dans des bataillons néo-nazis

Régiment AzovDepuis 2014, l’Allemagne a déjà accueilli sur son sol pour traitement médical plus de 100 soldats ukrainiens, sans savoir s’ils font partie de l’armée régulière ou de bataillons ultra-nationalistes ou néo-nazis. Or certains de ces patients ont été filmés en train de faire des saluts nazis sur leurs brancards, pendant que d’autres arborent des t-shirts aux logos d’extrême-droite.

L’information révélée par RT Deutsch a de quoi provoquer un véritable scandale dans le pays qui fut le berceau du nazisme. Le lièvre a été levé par Alexander Neu du parti Die Linke (parti allemand de gauche), qui a obtenu du président du comité de la Défense, Wolfgang Hellmich, des réponses assez effrayantes à ses questions sur ce programme d’aide aux soldats ukrainiens.

Ainsi on apprend que pas moins de 112 soldats ukrainiens ont déjà bénéficié de ce programme d’aide depuis 2014, et ont été emmenés en Allemagne pour y être soignés.

Lorsque Neu demande combien de ces personnes venaient de bataillons néo-nazis ou paramilitaires, du régiment Azov, ou de l’armée régulière et combien venaient des armées de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL), la réponse laisse pantois : « Le gouvernement fédéral n’a pas d’informations à ce sujet ».

Concernant le financement, la réponse vaut aussi son pesant d’or.

« Les frais de transport et de traitement de la première vague d’aide en 2014 ont été payés par le bureau des Affaires étrangères. Puis pour les vagues ultérieures d’aide au traitement des soldats ukrainiens, les frais de traitement et de transport ont été financées par la Section 14. »

La « Section 14 » fait référence à une partie du budget allemand de 2017 qui concerne les « obligations en lien avec l’appartenance à l’OTAN et à d’autres institutions internationales, ainsi que les mesures liées aux opérations internationales ».

En clair, le gouvernement allemand, finance donc sur son budget le transport et le traitement de soldats ukrainiens dont elle ne sait strictement rien, y compris des néo-nazis et des criminels de guerre. Le tout au titre de son appartenance à l’OTAN, alors que l’Ukraine n’en est même pas membre !

RT Deutsch avait alors demandé au ministère fédéral de la Défense, lors d’une conférence de presse en juillet 2018, quels étaient les critères appliqués pour sélectionner les blessés ukrainiens.

Frank Fähnrich a alors répondu que les soldats blessés étaient choisis uniquement sur base médicale, la priorité étant accordée à ceux nécessitant un traitement urgent.

Le problème c’est qu’une vidéo postée par Deutsche Welle sur leur page Facebook montre clairement (vers 0’49) un des soldats sur un brancard, saluer un autre « camarade » par un superbe salut nazi…

Soldat ukrainien faisant un salut nazi

Un autre soldat, filmé par la chaîne ukrainienne TSN, porte quant à lui un t-shirt d’une marque populaire chez les néo-nazis et les ultranationalistes, arborant une référence claire à la division SS Wiking (sic).

Soldat ukrainien avec t-shirt SS Wiking

Et pendant que les néo-nazis ukrainiens se font soigner en Allemagne aux frais du contribuable, cette générosité humanitaire ne s’étend pas aux civils du Donbass, comme l’a souligné Alexander Neu.

« Qu’est-ce qui motive cet effort, des raisons purement humanitaires ? Pourquoi le transport et l’hospitalisation sont-ils payés avec des fonds du ministère fédéral de la Défense depuis 2015 ?

Et puisque seuls les blessés ukrainiens venant de Kiev ont bénéficié ou bénéficient actuellement de manière évidente d’un traitement en Allemagne, le biais politique de ces mesures d’aide prétendument humanitaires devient évident concernant la sélection des personnes dans le besoin. Et que non seulement les soldats ukrainiens de l’armée régulière, mais aussi les membres des bataillons de volontaires nationalistes et fascistes associés à la mafia reçoivent des soins médicaux en Allemagne doit donc être considéré comme intentionnel de la part du ministère fédéral de la Défense sous le ministre von der Leyen, » a déclaré Alexander Neu.

Ce dernier a aussi souligné que même les civils qui ont été victimes des bombardements des centres-villes de Donetsk ou de Lougansk par les troupes ukrainiennes ne semblent pas être considérés comme dignes d’être traités en Allemagne. Du point de vue de Berlin, ils vivent « probablement du mauvais côté du front », a conclu Neu.

Il semble donc que Berlin préfère soigner les criminels de guerre et les soldats néo-nazis plutôt que leurs victimes innocentes. Voilà une conception fascinante de l’aide humanitaire à l’allemande…

Christelle Néant

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Kiev va remplacer le salut traditionnel de l’armée par le slogan des collaborateurs ukrainiens du régime Nazi

Armée ukrainienneAprès avoir changé les couleurs des bérets de certaines de ses troupes pour casser l’héritage soviétique, décerné le titre de héros de l’Ukraine et renommé des rues en l’honneur des collaborateurs du régime Nazi comme Bandera, voilà que les autorités ukrainiennes ont décidé de remplacer le salut traditionnel au sein de l’armée par le slogan de ces mêmes collaborateurs antisémites et russophobes.

Ce passage du salut militaire traditionnel hérité de l’URSS vers le slogan nationaliste ukrainien « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! » sera entendu publiquement pour la première fois le 24 août lors de la parade militaire qui aura lieu à Kiev à l’occasion de jour de l’indépendance du pays. Ce changement a lieu à la demande de Porochenko lui-même, qui a déposé un projet de loi en ce sens à la Rada !

Les troupes ont d’ailleurs déjà salué ainsi Stepan Polotorak, le ministre ukrainien de la Défense, lors des répétitions de la parade qui ont eu lieu mardi à l’aéroport de l’usine Antonov. Et ce malgré le fait qu’il semble qu’une partie des troupes ukrainiennes ne soit pas franchement d’accord pour adopter ce salut, certains soldats rappelant que les FAU ne sont pas l’UPA.

« À l’occasion du 27e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine et du 100e anniversaire de la renaissance de l’état, une parade militaire sera organisée – extrêmement forte et plus grande que les années précédentes. Y participeront 4 500 soldats et 250 pièces d’équipement, » a déclaré le ministre après la répétition.

Poltorak a aussi déclaré que cette année, pour la première fois, 24 unités des forces armées, du service des frontières, du SBU, de la Garde Nationale, de la police nationale, du ministère des Situations d’urgence, et d’autres départements des forces de l’ordre participeront à cette parade.

Les femmes cadets de l’institut militaire de Kiev Taras Chevchenko y feront aussi leur première apparition, et la participation de troupes venant de pays alliés est attendue.

Ces troupes étrangères savent-elles ce que signifie ce slogan et quel genre de personnes l’ont mis au point ? Ces soldats venant de pays « alliés » de l’Ukraine savent-ils qu’ils vont se retrouver associés à un salut adopté par l’OUN (Organisation des Nationalistes Ukrainiens) et l’UPA (Armée Insurrectionnelle Ukrainienne) en 1941, et que ces organisations ont massacré des centaines de milliers de Polonais, de Juifs, de Tziganes et de Russes pendant leur collaboration avec les Nazis ?

Mais à part ça la presse occidentale, et européenne en particulier nous jurera la main sur le cœur que les néo-nazis et autres ultranationalistes sont minoritaires et n’ont pas le pouvoir en Ukraine…

Ils en ont assez en tout cas pour faire renommer des rues, décerner le titre de héros national à un collaborateur reconnu comme Bandera, et maintenant pour convertir l’armée ukrainienne toute entière à un salut de collaborateurs du régime Nazi !!!

Pourquoi ne pas leur faire faire un Sieg Heil pendant la parade tant qu’on y est, cela ne dénotera pas avec les marches aux flambeaux habituelles des groupes ultra-nationalistes ukrainiens comme Secteur Droit ! Sauf que là c’est d’une armée officielle qu’on parle, l’armée d’un pays qui se trouve aux portes de l’UE, et que cette dernière finance et soutient depuis plus de quatre ans !

Voilà ce que l’UE soutient sans réserve : la renaissance du nazisme à ses portes et avec l’argent de ses contribuables par-dessus le marché !!! Il est temps que les peuples européens se réveillent !!! Et il est surtout temps que les autorités européennes cessent de jouer les hypocrites en prétendant combattre l’antisémitisme et le racisme chez eux tout en finançant et soutenant un pays (l’Ukraine) qui se nazifie publiquement depuis quatre ans !

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne intensifie ses bombardements contre la RPD et tire sur une ambulance – Bilan : trois morts et un blessé

TirsDurant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a intensifié ses bombardements contre les civils de la République Populaire de Donetsk (RPD), et a de nouveau violé toutes les conventions internationales en tirant sur une ambulance militaire qui partait porter secours à un civil sur la ligne de front.

Lors des six violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne lors des dernières 24 h, cette dernière a tiré 114 munitions, principalement contre les zones résidentielles de Golmovski, de la mine Gagarine (Gorlovka), de Staromikaïlovka, et de Naberejnoye. Au total, ces tirs ont endommagé 12 habitations situées dans ces localités et blessé un civil à Naberejnoye.

Un homme de 43 ans, résidant à Naberejnoye a reçu une balle à la hanche gauche. Évacué par les soldats de la RPD qui défendent la zone, il a été emmené à l’hôpital de Telmanovo pour y être soigné.

Un peu plus tard, dans la nuit, un autre habitant du même village appelle une ambulance, car il se sent mal et a des douleurs dans la zone du cœur. Vu l’heure tardive, et la proximité de la ligne de front, aucune ambulance civile ne peut se rendre sur place. Trop dangereux.

La mission est confiée à une équipe médicale de l’armée de la RPD. Un véhicule Oural clairement marqué comme étant une ambulance part alors avec un chauffeur et deux femmes membres du personnel médical pour porter secours au civil.

L’ambulance arrive vers le village avec ses gyrophares et ses phares allumés, afin de s’identifier clairement comme étant une ambulance et pas un véhicule militaire. Une mesure qui ne suffira pas à arrêter les soldats de la 93e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

Ces derniers tirent alors au missile antichar filoguidé sur l’ambulance, et tuent sur le coup le chauffeur et les deux membres du personnel médical qui se trouvaient à bord.

Pour rappel, ceci est un crime de guerre, et une violation complète de la convention de Genève, que l’Ukraine a pourtant signée. Cette convention interdit formellement de tirer sur les ambulances quelles soient civiles ou militaires !

Devant cette nouvelle atrocité, l’armée de la RPD a appelé les organisations internationales à se pencher sur les crimes de guerre de l’armée ukrainienne et la communauté internationale à revoir sa politique à l’égard du pays terroriste qu’est devenu l’Ukraine.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 4 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 4 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’10 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’06 » – Détails sur le bombardement qui a coûté la vie à deux soldats de la RPD à Sakhanka
04’26 » – Explication potentielle de la baisse des bombardements de la part de l’armée ukainienne
05’20 » – 11 000 officiers ont quitté l’armée ukrainienne depuis le début de l’année, en partie pour cause de paye trop basse
08’00 » – Un soldat des FAU passe du côté de la RPD et fait des révélations

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
10’11 » – La guerre du gaz se poursuit entre l’Ukraine et la Russie et Kiev risque de se retrouver dans le noir
19’10 » – Le Patriarche de Kiev veut exproprier l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou si elle obtient une église autocéphale
29’55 » – Un minibus transportant un parlementaire ukrainien a explosé dans la région de Dnipopetrovsk, le député est grièvement blessé

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’28 » – Tourtchynov veut poursuivre pénalement les importateurs de biens russes
33’21 » – L’armée ukrainienne plagie une vidéo de l’armée russe pour promouvoir ses troupes d’élite

38’52 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Le patriarche Philarète veut exproprier l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou s’il obtient une Église autocéphale

Philarète bénit Secteur DroitIl y a à peine 10 jours en arrière, je dénonçais les risques de guerre de religion en Ukraine si le patriarche œcuménique de Constantinople accordait à Porochenko une église orthodoxe autocéphale.

Suite à la traduction en russe et en grec de mon article, la machine de propagande ukrainienne s’est affolée, et a pondu plusieurs articles en russe et en anglais dénonçant mon article comme une fake news, et disant qu’il n’y avait pas d’agressions ni d’expropriation par la force des temples, chapelles et laures de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP) au profit de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev (UOC-KP), sans parler des attaques ad-hominem délirantes sur ma personne.

Cet article publié par le journal La Croix en 2014 (qui peut difficilement être qualifié de journal pro-Poutine), dit pourtant le contraire de ce qu’affirment ces journaux ukrainiens.

Et une semaine à peine après cette levée de boucliers de la part des médias ukrainiens, voilà que leur propagande leur revient dans la figure, tel un boomerang, ou une tarte à la crème jetée négligemment en l’air, grâce au Patriarche de l’UOC-KP, Philarète, en personne.

Ce dernier a accordé une interview à la chaîne de télévision ukrainienne Priamiy (« Direct »), lors de laquelle ses propos ne laissent aucun doute sur ce qui va se passer si le Patriarche Bartholomée accède à la demande de Porochenko et de l’UOC-KP.

Voilà ce qu’il y déclare :

« Il n’y a pas de propriété du Patriarcat de Moscou en Ukraine. Les propriétés de l’Église en Ukraine sont celle de l’Église ukrainienne. Prenons par exemple la laure de Kiev-Petchersk, et la laure de Potchaïv, à qui appartiennent-elles ? C’est la propriété de l’État ukrainien, et l’État a transféré ses possessions pour l’usage de l’Église [orthodoxe] ukrainienne du Patriarcat de Moscou, mais lorsqu’il y aura une Église ukrainienne reconnue, les laures – la première, et la seconde – seront transférées à l’Église ukrainienne [autocéphale]. »

Il poursuit ensuite en disant que cela se justifierait par le fait que les églises appartiendraient aux paroissiens qui les ont construites avec leur argent et pas à la Russie.

Avant ses paroles sur l’expropriation future de l’UOC-MP, Philarète n’a pas caché que le but du Patriarcat de Kiev était de s’agrandir, ce qui implique de le faire aux dépens d’une autre Église, c’est-à-dire en clair aux dépens du Patriarcat de Moscou (qui dispose officiellement du plus grand nombre de paroissiens en Ukraine, estimé à 35 millions de fidèles, de quoi aiguiser les appétits de l’UOC-KP).

« Tout d’abord notre but est d’agrandir le Patriarcat de Kiev. Et le Seigneur lui-même nous aide en cela. Comment ? En provoquant la guerre [du Donbass]. Et cette guerre contribue à la croissance du Patriarcat de Kiev. Comment ? Les gens voit qui protège l’État ukrainien, la terre ukrainienne, le Patriarcat de Kiev ou celui de Moscou ? Kiev protège [l’Ukraine] et Moscou protège l’agresseur, » a-t-il déclaré.

Quel genre de Patriarche est-ce là, qui vante une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de victimes (même si lui l’attribue à l’agression imaginaire de la Russie ce qui n’a rien d’étonnant vu les sympathies de ce Patriarche pour les néo-nazis ukrainiens) comme moyen pour son Église de s’agrandir aux dépens d’une autre ? Quel chef spirituel est-ce là ?

Ses propos tiennent de la pire bassesse politicienne, et dénotent un cynisme qui confine à l’immonde. Pour Philarète, les civils du Donbass sont juste bons à mourir pour qu’il puisse poursuivre son opération de propagande russophobe avec Porochenko et les néo-nazis ukrainiens et grappiller ainsi petit à petit des paroissiens aux dépens de l’UOC-MP.

Ses paroles ont été commentées par le chef du service de presse de l’UOC-MP, Vassili Anissimov.

« Philarète, excommunié par l’Église pour de nombreux crimes religieux, ne peut disposer que des propriétés qu’ils, les schismatiques, ont créées eux-mêmes – par exemple, un temple construit quelque part – et personne, de fait, ne le revendique, » a-t-il déclaré.

Anissimov a aussi souligné que pendant les répressions de l’époque soviétique, une part significative de la propriété de l’UOC-MP avait été saisie, et qu’elle n’avait pas encore été rendue. Mais l’UOC-KP n’existant pas à l’époque soviétique, aucune de ses propriétés n’avait été prise et aucun de leurs prêtres n’avait été arrêté.

Dans les années 1990, l’Ukraine avait reçu du Conseil de l’Europe l’obligation de procéder à la restitution des biens, ou de fournir une compensation. Mais l’Ukraine ne s’est jamais pliée à cette obligation.

« Chaque propriété a sa propre histoire, c’est un terme légal, et tout le monde sait que si votre maison a été saisie, et vous avez été abattu, alors cette maison doit être rendue à votre fils, mais pas à n’importe qui souhaitant la récupérer. Et vraiment qu’est-ce que l’autocéphalie vient faire ici ? » – a déclaré Anissimov.

Il a poursuivi en citant l’exemple des États baltes, de la Pologne, de la République Tchèque et de la Russie, où les autorités ont rendu et rendent encore à l’Église les propriétés saisies, souvent après rénovation. Pour autant, Anissimov a déclaré que l’UOC-MP n’abandonnerait même pas les propriétés en ruine, avant de conclure que « les déclarations de Philarète sont absolument absurdes et ridicules d’un point de vue légal ».

Je passerai sur les tentatives de Philarète de réécrire l’histoire étatique et religieuse de l’Ukraine et de la Russie, pour essayer de légitimer ses revendications, en tentant de faire croire que l’Ukraine existait avant la Russie, et que donc Kiev est plus légitime que Moscou.

Sauf que comme l’a rappelé le président des relations extérieures de l’UOC-MP, Hilarion, l’Ukraine n’existait pas en 988 quand le prince Vladimir a baptisé la Rus, et que cela fait 10 siècles que cet événement est considéré comme le baptême de la Rus et non comme le baptême de l’Ukraine.

Hilarion a d’ailleurs rappelé qu’appliquer les concepts modernes d’États dans cette histoire n’avait pas de sens, car de la Rus de l’époque descendent trois pays actuels : la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, et que cela se reflète dans le fait que ces trois nations sont unies par une seule et même Église orthodoxe russe.

Il a aussi fait part de ses inquiétudes sur la suite des événements alors que le Patriarche Bartholomée a indiqué le 27 juillet qu’il pourrait accorder une Église autocéphale à Kiev.

« Maintenant ils veulent [l’Église autocéphale] d’une manière tellement violente, en fait, via l’élimination de l’Église canonique, qui est l’Église de la majorité, d’usurper ses propriétés, ses monastères et ses prêtres, » a-t-il conclu.

Mais à part ça d’après la presse ukrainienne il n’y a pas de risque de guerre de religion en Ukraine… La prochaine fois que ces médias voudront dénoncer des « fakes news », qu’ils s’assurent que personne dans leurs propres rangs ne viendra contredire leurs affirmations péremptoires, cela leur évitera de passer pour des idiots et de se noyer dans le ridicule.

Il est surtout temps que le Patriarche Bartholomée cesse de vouloir faire plaisir à Kiev en dépit du bon sens, et au risque de provoquer des affrontements violents entre les partisans de l’UOC-KP et ceux de l’UOC-MP. Il y a déjà bien assez de sang versé en Ukraine depuis le Maïdan, il n’est nul besoin d’en rajouter pour des histoires qui tiennent bien plus de la politique de bas étage que de religion et de spiritualité.

Christelle Néant

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