La République Populaire de Donetsk fête aujourd’hui les quatre ans de son référendum d’auto-détermination

Jour de la RépubliqueLe 11 mai 2014, les habitants des oblasts de Donetsk et de Lougansk votaient pour décider s’ils voulaient rester au sein de l’Ukraine, ou devenir des républiques indépendantes.

Le résultat de ce référendum sera clair et sans appel : 89,07 % des votants dans l’oblast de Donetsk et 96,2 % de ceux de Lougansk choisissent l’indépendance.

Quatre ans plus tard, les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) célèbrent comme il se doit cet anniversaire, avec des festivités.

Expositions, concerts, manifestations sportive et défilé des villes et districts de la RPD ont émaillé ce Jour de la République à Donetsk.

Cette année ce sont plus de 35 000 personnes qui ont défilé dans l’artère principale de la capitale de la RPD pour célébrer le référendum qui a donné officiellement naissance à la république.

Comme l’an passé, la colonne était menée par un groupe de motards du club « Les loups de la nuit » portant les drapeaux de la RPD, de la RPL et de la Russie, pour rappeler l’intégration croissante des deux républiques avec la fédération de Russie.

Les drapeaux russes étaient encore plus nombreux dans le défilé que l’an passé (environ la moitié des drapeaux arborés étaient des drapeaux de la fédération de Russie), confirmant ainsi les liens forts entre les deux pays.

En plus des villes et districts actuellement sous contrôle de la RPD, des groupes de représentants ont défilé au nom des villes de la république qui sont actuellement sous contrôle de Kiev, comme Kramatorsk, Slaviansk ou Marioupol. Une façon de rappeler que la RPD n’oublie pas ces villes qui ont la malchance d’être actuellement occupées par l’armée ukrainienne, de l’autre côté de la ligne de front.

Des délégations venues de 12 pays (dont la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Serbie) ont participé à ces festivités. Plusieurs des membres de ces délégations ont été décorés aujourd’hui par Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD.

Voir la vidéo du défilé

Christelle Néant

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Parade de la Victoire et défilé du Régiment Immortel à Donetsk

Parade de la Victoire 2018Aujourd’hui, 9 mai 2018, la République Populaire de Donetsk (RPD) célébrait les 73 ans de la victoire de l’URSS sur le Nazisme.

Suivant la tradition, la république a organisé une parade militaire, lors de laquelle soldats et équipements militaires ont remonté l’artère principale de Donetsk, suivie du défilé du Régiment Immortel.

Cette année, en plus des pièces d’équipement militaire datant de la Seconde Guerre Mondiale, comme le fameux char d’assaut T-34 et les « Katioucha » (premiers lance-roquettes multiples, appelés aussi les orgues de Staline), la parade fut marquée par la présence d’un contingent de soldat d’Ossétie du Sud venus défiler aux côtés des soldats de la RPD.

Une manière pour l’Ossétie du Sud de rappeler qu’elle est un soutien de la République Populaire de Donetsk, y compris en matière de coopération militaire.

Après la parade militaire, les habitants de la république ont participé en masse au défilé du Régiment Immortel, chacun et chacune portant une ou plusieurs photos de proches morts pendant la Seconde Guerre Mondiale, ou lors de la guerre actuelle qui frappe le Donbass.

Cette année a vu une participation record à cette action avec environ 72 000 participants. Le défilé du Régiment Immortel a duré une heure et s’étendait sur plusieurs kilomètres.

L’ensemble a été vu par 35 000 personnes (habitants de la république et visiteurs venus de la zone du Donbass contrôlée par Kiev et d’ailleurs) venues assister aux célébrations du jour de la Victoire.

Voir la vidéo de la parade de la Victoire et du défilé du Régiment Immortel

Christelle Néant

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Ania et Daria, étudiantes à Donetsk – La RPD doit être indépendante car nous devons décider de notre sort nous-mêmes

Daria et AniaAnia et Daria apprennent toutes les deux le français à l’Université Nationale de Donetsk. Leurs parcours sont différents, si Ania a quitté Donetsk au début de la guerre avant de revenir car son pays natal lui manquait, Daria est restée ici pendant toute la guerre.

Malgré ces parcours différents, leur vision de la situation reste très proche. Toutes les deux profondément attachées à leur terre, elles donnent leur point de vue sur la situation actuelle de la République Populaire de Donetsk (RPD), sur l’évolution de l’Ukraine post-Maïdan, et ce qu’elles envisagent pour l’avenir.

Pour Ania, dont le grand-père était profondément pour le rattachement de la RPD à la Russie, et a participé aux manifestations anti-Maïdan qui ont eu lieu à Donetsk, l’Ukraine en promouvant Bandera comme son héros national a « oublié son histoire de la Seconde Guerre Mondiale, oublié les erreurs qui ont été faites ».

Un grand-père qui a inculqué à sa petite-fille la fierté de porter le ruban de St-Georges, symbole de la victoire de l’URSS sur le nazisme. Un symbole que l’Ukraine a désormais interdit. Ania a d’ailleurs fièrement participé à la parade de la victoire à Donetsk il y a deux ans, et au défilé du régiment immortel, avec une photo de son grand-père, qui n’est plus là pour voir son rêve se réaliser, et compte rééditer cela cette année.

Si toutes les deux aiment beaucoup la Russie et la culture russe, leur terre natale reste l’endroit qu’elles considèrent comme étant leur maison, et pour elles, la RPD devrait rester indépendante car elles ne veulent pas que quelqu’un d’autre décide de leur sort.

« Les gens qui habitent en Russie, ils ont leurs familles, leurs problèmes, et ils ne devraient pas décider de nos problèmes. […] Ils ont leurs problèmes, nous avons nos problèmes. Toute personne doit décider (comment régler) ses problèmes lui-même. »

Elles démontent aussi certains « mythes » de la propagande ukrainienne, en confirmant ce que tous les observateurs impartiaux et les civils interrogés disent, à savoir qu’il n’y a ni armée russe, ni occupant russe en République Populaire de Donetsk, et que les soldats de l’armée de la RPD ne font que protéger leurs familles et leurs terres de l’armée ukrainienne justement !

Aimant beaucoup le français, les deux jeunes femmes ont tenu à faire l’interview dans cette langue qu’elles apprennent depuis plusieurs années, et elles ont appelé les Français et les Européens en général à venir visiter la RPD et la RPL afin de venir voir la réalité de leurs propres yeux.

« L’image de la télé et l’image dans la vie réelle, ce sont des images différentes », conclut Ania pour encourager les gens en Occident à venir constater les faits par eux-mêmes.

Voir l’intégralité de l’interview en français.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 5 mai 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 5 mais 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’21 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’43 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
04’50 » – Début de l’opération des forces interarmées dans le Donbass et fourniture de Javelins par les États-Unis
12’09 » – L’armée ukrainienne continue les provocations et bombardements des points de passage de la ligne de front
13’06 » – Le commandement ukrainien envoie une commission d’enquête dans la 36e brigade de marine des FAU

RPD
14’40 » – La collecte des propositions pour la stratégie de développement de la RPD est achevée
19’07 » – État des lieux en termes de torture subie par les prisonniers récupérés par la RPD depuis les accords de Minsk 2

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
21’55 » – Nouvel incendie dans l’entrepôt de munitions de Balakleya
24’54 » – L’Ukraine est incapable de satisfaire les exigences du FMI pour recevoir une autre tranche d’aide
27’09 » – Kiev menace la Russie d’une guerre à grande échelle si Gazprom cesse de faire transiter son gaz via l’Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
32’05 » – Porochenko annonce fièrement la fourniture de nouvelles rations militaires aux soldats ukrainiens présents dans le Donbass

37’52 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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Rapport du JIT : « Le missile qui a touché le MH17 aurait pu être invisible pour les radars russes » – « Impossible » répond Almaz-Anteï

MH17Plus de trois ans et demi après l’accident qui a coûté la vie de 298 personnes dans le ciel du Donbass, la guerre des experts fait rage autour des données disponibles.

Le dernier rebondissement en date vient des déclarations du JIT faites mardi, selon lesquelles, après analyse des données radar fournies par la Russie, aucun missile ni avion n’est visible près du MH17, mais qu’un missile BUK aurait pu être invisible pour les radars russes (de manière assez bizarre l’argument ne marche pas pour les avions de chasse ukrainiens).

« L’équipe conjointe (JIT) qui enquête sur le crash du vol MH17 a demandé à deux experts radar indépendants d’examiner les images radar fournies par la fédération de Russie. Les conclusions de ces experts radar montrent qu’un missile BUK aurait pu être tiré à partir du lieu de tir établi par le JIT sans qu’il soit visible sur les images radar. De plus, les experts radar confirment qu’aucun autre avion n’est visible près du MH17 sur les images radar fournies », a déclaré le ministère public.

Selon ces experts, « une explication importante de l’absence du missile BUK sur les images radar réside dans les propriétés de vol d’un missile BUK ». « Par exemple la vitesse du missile. Étant donné que cette vitesse est beaucoup plus élevée que la vitesse des aéronefs civils, les réglages d’une station radar civile feront en sorte que ces objets rapides ne soient généralement pas visibles sur les images radar. Il s’agit d’éviter l’encombrement de l’image radar », ont ajouté les experts.

La conclusion du JIT suite à cette analyse d’experts laisse quelque peu pantois.

« Ces experts ont confirmé les conclusions que le JIT lui-même avait déjà présentées. L’absence d’un missile dans les images radar (de la station Utyos-T du localisateur Ust-Donetsk) peut s’expliquer par plusieurs raisons et ne signifie pas qu’il n’était pas dans l’espace aérien. »

Avant même de questionner le fond, la forme laisse déjà n’importe quelle personne dotée de bon sens un peu dubitative pour le moins, surtout si elle a lu le rapport complet du JIT.

Car le JIT est en train de nous dire que ce n’est pas parce que les radars russes ne voient pas de missile BUK qu’il n’y en a pas. Alors même que ce même JIT est catégorique pour dire que puisque les radars ne voient pas d’autre avion à proximité du MH17 (hypothèse de l’avion de chasse ukrainien qui aurait pu abattre le Boeing), c’est qu’il n’y en a pas.

Dans un cas l’absence d’avion sur les images radar discrédite l’hypothèse de l’avion de chasse, de l’autre l’absence de missile BUK visible n’invalide pas l’hypothèse du BUK. L’incohérence des conclusions à géométrie variable du JIT saute aux yeux.

Car ce pseudo argument de la vitesse pourrait s’appliquer à un avion militaire comme le Mig-29 dont la vitesse maximum est de 2 400 km/h, soit 667 m/s, soit environ 2,5 fois celle d’un avion civil (un BUK-M1 atteint au maximum 850 m/s soit trois fois la vitesse d’un avion civil). Si réellement les radars civils filtraient les objets dont la vitesse est « beaucoup plus élevée » que celle d’un avion civil comme le prétend le JIT, un Mig-29 devrait être invisible sur un tel radar.

Et pour ceux qui avanceraient comme argument le fait qu’un missile BUK est bien plus petit qu’un avion de chasse et aurait donc pu échapper au radar à cause de cela, l’armée russe avait déjà expliqué en 2016, que cette même station radar russe avait détecté un drone ukrainien qui volait le jour du crash du MH17, tout près de la frontière russe. Un drone bien plus petit qu’un missile BUK…

Un drone n’ayant pas de transpondeur, cela montre bien que la station radar d’Ust-Donetsk est un radar primaire. C’est-à-dire un radar ne dialoguant pas avec le transpondeur de l’avion, mais un radar envoyant un signal sonore et analysant ce qu’il reçoit en retour.

Or pour toute personne connaissant le fonctionnement (même à minima) d’un radar primaire, le pseudo argument sorti par le JIT ne tient pas la route. Et c’est ce que le fabricant du missile BUK, Almaz-AnteÏ vient de dénoncer, en déclarant que les conclusions du JIT sont impossibles.

« Si un missile Buk avait été lancé à partir de la région désignée par l’équipe commune d’enquête (JIT), il aurait atteint une vitesse d’environ 600-620 mètres par seconde dans la zone d’approche du Boeing-777 MH17, ce qui est bien à portée du complexe radar. Par conséquent, il aurait assurément été enregistré par la station radar Utyos-T », a déclaré Almaz-Anteï.

Le fabricant de missiles BUK a aussi tenu à tacler la méthode de travail du JIT, qui a exigé que les données radars lui soient fournies dans un format international bien moins complet que les données brutes fournies initialement par la Russie.

Car selon Almaz-Anteï, l’analyse des données radar brutes de la station radar Utyos-T dans la région montre qu’aucun missile n’a approché le vol MH17 par l’Est, c’est-à-dire depuis la zone estimée par le JIT, et qui était sous contrôle de la RPD à ce moment-là (par contre cette station ne peut pas garantir que cela ne soit pas le cas venant d’autres directions comme l’Ouest et le Sud, où se trouvait l’armée ukrainienne, car elle ne couvre pas correctement ces zones pour des raisons de relief et de distance).

Or le JIT n’a pas analysé ces données là, mais une version expurgée, ce qui leur permet d’en venir à cette conclusion saugrenue, puisque les données qu’ils ont analysées sont de facto incomplètes car filtrées. Ils peuvent donc mettre leur conclusion farfelue sur le dos du filtrage des données affichées.
« Les données radar primaires ont été transmises aux spécialistes néerlandais dans un fichier au format d’enregistrement primaire. Un tel fichier enregistre tous les échos reçus par le radar, sans aucun traitement. Le radar Utyos-T n’a aucune limitation sur les objets se déplaçant à une vitesse inférieure à 1 000 mètres par seconde (la vitesse d’un missile Buk serait d’environ 600-620 mètres dans ce cas) et supérieure à 1 000 mètres par seconde », a déclaré la société.

Pourquoi une telle absence de limitation ? Justement car cette station est dotée d’un radar primaire. Un tel radar fonctionne sur un mode extrêmement basique : le radar envoie des ondes à la vitesse de la lumière, qui lui reviennent une fois réfléchies par un objet (ce que l’on appelle un écho). Le radar analyse ensuite ces échos pour savoir la distance, l’angle et la vitesse de l’objet par rapport au radar. La vitesse des ondes envoyée est comme on peut le voir très supérieure à celle d’un missile BUK, ce qui invalide totalement l’argument du JIT, si on analyse les données brutes du radar. Pas les données filtrées, qui elles, bien sûr, excluent tout un paquet d’objet que les contrôleurs aériens n’ont pas besoin de voir sur leurs écrans.

La société a souligné que lorsque le format d’enregistrement primaire utilisé par la partie russe est converti dans le format ASTERIX demandé par la partie néerlandaise, qui est secondaire, la plupart des données radar brutes sont perdues.

« Il est impossible de modifier les données primaires des fichiers de quelque manière que ce soit sans en détruire la structure », a déclaré Almaz-Anteï. « Tout changement de ce genre serait clairement visible pour tout spécialiste. »

Voilà pourquoi la Russie avait fourni les données radar brutes. Afin qu’aucun doute ne soit laissé sur la fiabilité des données (impossibilité de retoucher le fichier sans le détruire) et sur leur exhaustivité (puisqu’il n’y a pas de filtre, tout est visible, du drone au missile BUK, en passant par les avions de ligne et les avions de chasse).

En ne voulant pas faire l’effort de travailler sur les données brutes, quitte à demander l’aide d’experts russes, le JIT peut ainsi continuer de dire que l’absence de preuves tangibles soutenant son hypothèse ne remet pas cette dernière en question.

Ce qui montre bien que le but du JIT n’est pas réellement de découvrir la vérité sur cette tragédie, mais bien de coller à un scénario déjà écrit par tous les moyens possibles et inimaginables, quitte à tordre les preuves pour leur faire dire ce que l’on veut.

Christelle Néant

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L’Amérique veut créer un foyer de tension sur le territoire de la fédération de Russie – Alexandre Zakhartchenko

Alexandre ZakhartchenkoLe jeudi 22 mars, une séance de questions-réponses avec le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a eu lieu dans un format type conférence de presse. Répondant à la question d’un journaliste, Alexandre Zakhartchenko a souligné que l’objectif principal poursuivi par les États-Unis est la déstabilisation de la situation en Russie.

Dans toutes les guerres, le Donbass était à l’avant-garde des combats les plus féroces. Tant dans la Guerre Civile que dans la Grande Guerre Patriotique, la volonté de dominer ce territoire a éclipsé la raison de beaucoup. Maintenant, la terre du Donbass obscurcit le jugement des États-Unis, de sorte qu’elle envoie les Ukrainiens se battre contre nous. Pensez-vous que le charbon et le métal sont les seuls intérêts de l’Amérique ?

L’Amérique n’a qu’un seul désir – créer un foyer de tension sur le territoire de la fédération de Russie. À travers notre territoire, à travers notre Donbass, ils essaient d’influencer les processus qui se déroulent actuellement en Russie. Des projets à grande échelle y sont mis en œuvre.

La Russie a commencé à se relever de sa position agenouillée sous la présidence de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Washington n’a pas besoin d’une Russie forte. Elle a besoin d’une Russie rampante, agenouillée, qui obéit à tout ordre de Washington et aboie consciencieusement comme un chien.

L’Occident n’a pas besoin d’une Russie qui peut dicter ses conditions, affirmer franchement et honnêtement son pouvoir au monde entier, pour vivre dans la justice et selon sa conscience. Tous nos malheurs sont liés au désir de l’Occident de mettre la Russie à genoux.

Mais la Russie est notre grande patrie commune. Beaucoup d’entre nous sont nés en Union soviétique, alors qu’il n’y avait pas de division entre l’Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Il y avait un pays commun. Nos ancêtres, épaule contre épaule, ont défendu leur patrie, ont pris Berlin, ont récupéré le pays et ont construit l’État.

Aujourd’hui, malheureusement, c’est fini, mais j’espère que tôt ou tard, cela reviendra. Et nous serons ensemble. Par conséquent, notre tâche est de prouver à notre patrie par notre lutte que nous la célébrons et que nous nous en souvenons. Et, comme nos ancêtres, nous pouvons la défendre et vivre ensemble dans notre grande maison.

Deuxièmement, la perte du Donbass signifie pour l’Ukraine la perte d’une énorme somme d’argent. Vous souvenez-vous quand, en 2014, ils clamaient que notre industrie du charbon était subventionnée et que nous avions reçu des milliards de subventions ? C’est la quatrième année que nous vivons. Notre industrie du charbon ne reçoit pas un centime de subventions du budget de l’État, mais c’est l’une des branches qui alimente le budget du pays.

Revenons à l’agriculture. Dans de nombreux pays, dont l’Ukraine, il existe des programmes de subventions pour l’agriculture. Croyez-moi, cet argent ne parvient pas aux agriculteurs ukrainiens. Nous existons pour la quatrième année. L’agriculture se remet sur pied. Ce processus n’est pas aussi rapide que nous le souhaiterions, mais la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés en 2014-2015 n’est typique d’aucun pays. Nous avons résolu des problèmes que de nombreux pays n’ont jamais rencontrés. Le monde entier nous regardait et attendait que nous résolvions ces problèmes. Et nous les résolvons.

Je suis convaincu que l’année 2018 apportera une percée pour l’économie, pour l’agriculture, pour l’industrie du charbon et pour le pays dans son ensemble. Et j’espère que cette année, nous dirons enfin que nous avons gagné. Mais d’ici là, nous devons nous battre, défendre notre patrie élargie, défendre notre petite terre natale. C’est la croix que nous devons porter, et je suis sûr que nous le ferons avec honneur. Laissons Washington s’étouffer, car ils s’en sont pris aux mauvaises personnes.

Voir l’intervention du chef de l’État en vidéo

Source : Site officiel du chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko
Traduction officielle par Christelle Néant

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