L’Allemagne soigne des soldats ukrainiens sans savoir s’ils ont servi dans l’armée régulière ou dans des bataillons néo-nazis

Régiment AzovDepuis 2014, l’Allemagne a déjà accueilli sur son sol pour traitement médical plus de 100 soldats ukrainiens, sans savoir s’ils font partie de l’armée régulière ou de bataillons ultra-nationalistes ou néo-nazis. Or certains de ces patients ont été filmés en train de faire des saluts nazis sur leurs brancards, pendant que d’autres arborent des t-shirts aux logos d’extrême-droite.

L’information révélée par RT Deutsch a de quoi provoquer un véritable scandale dans le pays qui fut le berceau du nazisme. Le lièvre a été levé par Alexander Neu du parti Die Linke (parti allemand de gauche), qui a obtenu du président du comité de la Défense, Wolfgang Hellmich, des réponses assez effrayantes à ses questions sur ce programme d’aide aux soldats ukrainiens.

Ainsi on apprend que pas moins de 112 soldats ukrainiens ont déjà bénéficié de ce programme d’aide depuis 2014, et ont été emmenés en Allemagne pour y être soignés.

Lorsque Neu demande combien de ces personnes venaient de bataillons néo-nazis ou paramilitaires, du régiment Azov, ou de l’armée régulière et combien venaient des armées de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL), la réponse laisse pantois : « Le gouvernement fédéral n’a pas d’informations à ce sujet ».

Concernant le financement, la réponse vaut aussi son pesant d’or.

« Les frais de transport et de traitement de la première vague d’aide en 2014 ont été payés par le bureau des Affaires étrangères. Puis pour les vagues ultérieures d’aide au traitement des soldats ukrainiens, les frais de traitement et de transport ont été financées par la Section 14. »

La « Section 14 » fait référence à une partie du budget allemand de 2017 qui concerne les « obligations en lien avec l’appartenance à l’OTAN et à d’autres institutions internationales, ainsi que les mesures liées aux opérations internationales ».

En clair, le gouvernement allemand, finance donc sur son budget le transport et le traitement de soldats ukrainiens dont elle ne sait strictement rien, y compris des néo-nazis et des criminels de guerre. Le tout au titre de son appartenance à l’OTAN, alors que l’Ukraine n’en est même pas membre !

RT Deutsch avait alors demandé au ministère fédéral de la Défense, lors d’une conférence de presse en juillet 2018, quels étaient les critères appliqués pour sélectionner les blessés ukrainiens.

Frank Fähnrich a alors répondu que les soldats blessés étaient choisis uniquement sur base médicale, la priorité étant accordée à ceux nécessitant un traitement urgent.

Le problème c’est qu’une vidéo postée par Deutsche Welle sur leur page Facebook montre clairement (vers 0’49) un des soldats sur un brancard, saluer un autre « camarade » par un superbe salut nazi…

Soldat ukrainien faisant un salut nazi

Un autre soldat, filmé par la chaîne ukrainienne TSN, porte quant à lui un t-shirt d’une marque populaire chez les néo-nazis et les ultranationalistes, arborant une référence claire à la division SS Wiking (sic).

Soldat ukrainien avec t-shirt SS Wiking

Et pendant que les néo-nazis ukrainiens se font soigner en Allemagne aux frais du contribuable, cette générosité humanitaire ne s’étend pas aux civils du Donbass, comme l’a souligné Alexander Neu.

« Qu’est-ce qui motive cet effort, des raisons purement humanitaires ? Pourquoi le transport et l’hospitalisation sont-ils payés avec des fonds du ministère fédéral de la Défense depuis 2015 ?

Et puisque seuls les blessés ukrainiens venant de Kiev ont bénéficié ou bénéficient actuellement de manière évidente d’un traitement en Allemagne, le biais politique de ces mesures d’aide prétendument humanitaires devient évident concernant la sélection des personnes dans le besoin. Et que non seulement les soldats ukrainiens de l’armée régulière, mais aussi les membres des bataillons de volontaires nationalistes et fascistes associés à la mafia reçoivent des soins médicaux en Allemagne doit donc être considéré comme intentionnel de la part du ministère fédéral de la Défense sous le ministre von der Leyen, » a déclaré Alexander Neu.

Ce dernier a aussi souligné que même les civils qui ont été victimes des bombardements des centres-villes de Donetsk ou de Lougansk par les troupes ukrainiennes ne semblent pas être considérés comme dignes d’être traités en Allemagne. Du point de vue de Berlin, ils vivent « probablement du mauvais côté du front », a conclu Neu.

Il semble donc que Berlin préfère soigner les criminels de guerre et les soldats néo-nazis plutôt que leurs victimes innocentes. Voilà une conception fascinante de l’aide humanitaire à l’allemande…

Christelle Néant

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