MH17 – Cérémonie commémorative en l’honneur des victimes quatre ans après la catastrophe

MH17 - Cérémonie commémorativeLe 17 juillet 2018 a eu lieu à Grabovo, comme chaque année depuis la catastrophe, une cérémonie commémorative en l’honneur des victimes du crash du vol MH17. L’avion qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur a été abattu le 17 juillet 2014 dans le ciel du Donbass, alors que des combats acharnés avaient lieu au sol entre l’armée ukrainienne et les milices populaires.

Lors de cette cérémonie, des habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont tenu des photos des victimes, et déposé des fleurs, des bougies et des peluches à l’endroit où la majorité des débris de l’avion et des corps des victimes sont tombés.

Quatre ans après cette catastrophe, le sentiment parmi les habitants de la RPD envers l’enquête officielle est l’incompréhension et un énorme sentiment d’injustice. La tentative par Kiev de faire porter le chapeau à la RPD et à la Russie a du mal à passer parmi ceux qui ont assisté à la catastrophe, et aidé de leur mieux à récolter les débris et les restes humains afin qu’un maximum de preuves soient en possession de l’équipe d’enquête.

Les rapports officiels du DSB (Dutch Safety board) et du JIT (Joint Investigation Team, l’équipe d’enquête conjointe) sont remplis d’incohérences, de preuves plus que douteuses (comme les écoutes téléphoniques fournies par le SBU – les mêmes qui ont simulé la mort de Babtchenko à Kiev cette année – ou les photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux) et leurs conclusions manquent de la logique la plus élémentaire.

D’ailleurs, lors du dernier « rebondissement » en date, à savoir la divulgation d’une pièce de missile BUK (dont le numéro de série indique de manière quasiment certaine qu’il s’agit d’un BUK ukrainien, car trop vieux pour être encore utilisé par l’armée russe), le JIT a lancé encore une fois un appel à témoins (mais seulement ceux allant dans son sens) pour confirmer ses conclusions. Si le JIT avait des preuves solides il n’aurait pas constamment besoin de chercher ce qui semble ne pas exister, à savoir des gens qui auraient vu ce qu’ils racontent dans leurs rapports.

Par contre, tous les témoins ayant vu des choses qui invalident la thèse du JIT, comme les nombreux habitants ayant témoigné devant caméra de la présence d’avions de combat ukrainiens dans le ciel ce jour-là, où ayant confirmé n’avoir vu aucune traînée de BUK depuis la zone de lancement désignée par le JIT, sont purement et simplement ignorés.

Tout comme les éléments de preuves apportés par la Russie et le fabricant des missiles BUK, Almaz-Anteï.

Sans parler de la présence dans l’équipe d’enquête criminelle (le JIT) de l’un des suspects potentiels : l’Ukraine (qui a d’ailleurs déjà à son palmarès le fait d’avoir abattu un avion russe en 2001 par erreur, et qui a refusé de reconnaître sa culpabilité pendant plusieurs années). Si on avait voulu saborder l’enquête de A jusque Z, on ne s’y serait pas pris autrement.

Finalement, ce sont les familles des victimes qui paient les pots cassés de cette enquête bâclée, sans parler du ramassage des débris et des restes humains qui a été encore plus mal mené que le reste de l’enquête.

Quatre ans après, je crois qu’il est temps que la Russie mette sur pied son propre comité d’enquête (vu qu’il y a peu de chances que l’ONU le fasse), unissant les différents experts et ministères compétents, pour fournir une contre-enquête sérieuse, qui permettrait enfin aux familles des victimes de savoir la vérité.

Voir le reportage vidéo de la cérémonie commémorative

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 14 juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 14 juillet 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’05 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’07 » – Le commandement ukrainien essaye de se débarrasser des bataillons ultra-nationalistes et des organisations de volontaires
07’15 » – Crimes de l’armée ukrainienne dans la partie du Donbass qu’elle contrôle
08’42 » – Commentaire d’Édouard Bassourine sur l’accalmie actuelle et la réorganisation de la défense ukrainienne
12’34 » – La France va vendre 55 hélicoptères à l’Ukraine avec l’argent des contribuables français

SITUATION POLITIQUE – ACCORDS DE MINSK – CASQUES BLEUS
15’45 » – Kiev sabote le travail du CCCC et la tentative d’améliorer la procédure de cessez-le-feu
18’54 » – L’OTAN soutient la proposition ukrainienne de déploiement des casques bleus dans le Donbass
19’44 » – Kurt Volker déclare que Kiev a le droit de violer le cessez-le-feu

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
23’19 » – Après avoir rompu la coopération avec la Russie dans le domaine de l’énergie nucléaire, Kiev essaye de recoller les morceaux
26’50 » – Premières restrictions de livraison d’eau potable en Ukraine à cause du manque de chlore
27’45 » – Un lieutenant-général ukrainien dresse l’état des lieux pitoyable de la défense anti-aérienne ukrainienne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
30’37 » – Porochenko parle devant une salle vide au siège de l’OTAN
32’30 » – Petite blague à l’ukrainienne

34’20 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Édouard Bassourine – Je ne sais pas combien de temps durera l’accalmie actuelle

BassourineLes soldats de la République Populaire de Donetsk (RPD) font face à la mort chaque jour – la vie sur la ligne de front, même pendant une trêve officielle n’est pas une sinécure : c’est le moment d’améliorer son entraînement, sa préparation, et ses connaissances. Et l’ennemi ne reste pas les bras croisés – il mène des attaques pour tenter de percer les lignes, ou des bombardements de provocation. Le commandant en second du commandement opérationnel de la RPD, Édouard Bassourine, a donné une interview exclusive à l’agence DAN sur la manière dont les défenses de la République sont renforcées et sur l’évolution de la situation sur le front.

Édouard Alexandrovitch, le 1er juillet, la trêve des « moissons » est entrée en vigueur – un nouvel accord de cessez-le-feu conclu lors des discussions du groupe de contact à Minsk. Néanmoins, comme nous pouvons le voir, le cessez-le-feu n’est pas respecté par la partie ukrainienne. La question se pose : le nouveau cessez-le-feu change-t-il la situation sur le front ?

Tout cessez-le-feu change la situation. Par exemple, si nous parlons de l’ennemi, la partie ukrainienne utilise le cessez-le-feu conclu pour ses propres intérêts – renforcer ses positions. De plus, ils essayent d’avancer dans la zone « grise », c’est-à-dire, en fait, la zone neutre.

Si nous parlons de savoir si la trêve affecte la mise en application de ses obligations par la partie ukrainienne, ce n’est pas le cas. Chaque trêve est violée et la population civile souffre.

Vous dites que les Forces Armées Ukrainiennes avancent dans la zone « grise ». Qu’est-ce que leur rapporte une telle agression « rampante » ?

Il s’agit avant tout, et dans une large mesure, de propagande. Le gouvernement de Kiev montre à son public qu’il aurait repris « leurs » terres et « libère » le territoire du Donbass. De plus, les autorités améliorent ainsi le moral de leurs soldats.

Pour notre part, nous faisons tout notre possible pour veiller à ce que ces actes de l’ennemi ne créent pas de menaces supplémentaires pour notre population. Nous assurons la défense et renforçons nos positions là où c’est nécessaire.

Pouvez-vous nous dire, de but en blanc, combien de tentatives d’occupation de nouveaux territoires ont été faites par les FAU depuis le début de l’année ? Quels sont les résultats de ces attaques ?

Depuis le début de cette année, l’armée ukrainienne a mené environ 10 attaques en direction de Gorlovka, Donetsk et le Sud de la RPD. De telles attaques se finissent toujours avec des morts : la partie ukrainienne a perdu depuis le début de l’année plus d’une centaine de personnes tuées et blessées dans ce genre d’attaques – et même plus.

Comme le montre la pratique, chaque trêve conclue est souvent remplacée par une escalade des tensions. Ainsi, nous avons vu une grave augmentation des tensions dans la zone de Gorlovka sur fond de trêve de « Pâques ». Comment est la situation actuellement ?

Vers Gorlovka, ainsi que sur l’ensemble de la ligne de front, c’est l’accalmie. Si quelque chose se produit, alors l’ennemi utilise habituellement au maximum des lances-grenades ou des armes légères, et principalement sur les positions. Je suis incapable de prédire combien de temps durera cette accalmie.

Sur quelles sections de la ligne de front peut-on observer la plus grande activité des soldats de Kiev dans ces conditions d’accalmie ? Et y a-t-il des signes que la partie ukrainienne prépare une offensive à grande échelle ?

Récemment les FAU ont effectué une rotation, et là où les nouvelles unités sont arrivées, à savoir à l’Ouest de Donetsk et près de Dokoutchayevsk, il y a un peu plus de violations qu’à d’autres endroits. Là où il y a des unités qui n’ont pas été remplacées, c’est le silence.

Je pense que des changements significatifs sur le front sont possibles avant les élections en Ukraine. Néanmoins, la perspective d’évolution pourrait s’éclaircir après la réunion des dirigeants russe et américain, prévue le 16 juillet à Helsinki. Donald Trump a dit qu’il aborderait la question du Donbass. Par conséquent, s’il a l’intention d’utiliser encore l’Ukraine comme instrument d’agression contre la Russie, alors il y aura une escalade, s’il change d’avis, alors Petro Porochenko ne sera pas autorisé à mener des opérations militaires actives ici.

Dans ce contexte de provocations constantes de la part des FAU, il est certainement très difficile pour les soldats de la République de respecter les obligations que les dirigeants de la RPD assument dans le cadre du processus diplomatique. Quelles tactiques sont utilisées dans ces conditions par nos défenseurs ? Dans quel cas ouvrent-ils le feu ?

Nous tirons sur l’ennemi quand ils essayent de franchir la ligne de front. Ou contre des tentatives d’infiltration de groupes de sabotage reconnaissance, ou de diversion. Dans ces cas a lieu immédiatement un tir de destruction. La même chose arrive quand leurs snipers sont actifs. Pour dire les choses simplement, nous ouvrons le feu en retour lorsqu’il y a une vraie menace pour la vie de nos soldats et de nos civils.

Quels types d’armes sont utilisées par la République Populaire de Donetsk dans de tels cas ?

Cela dépend du type d’attaque qui a lieu, mais dans tous les cas, seules les armes standard sont utilisées, c’est-à-dire celles qui peuvent se trouver sur les positions en conformité avec les accords actuels (note de la traductrice : en clair, seulement des armes légères).

L’autre jour, Petro Porochenko a déclaré que la mise en œuvre des accords de Minsk était une voie alternative pour ramener la paix dans le Donbass, mais bien sûr, nous ne croyons pas le dirigeant de ce régime terroriste. Par conséquent, la question est : comment les troupes de la République sont-elles préparées pour de nouvelles attaques ?

Nous n’avons pas peur, quel que soit le type d’attaque, nos unités sont bien préparées. Donc nous sommes prêts à faire face à n’importe quoi.

Quelles mesures particulières ont été prises récemment pour renforcer les capacités de défense ?

Tout d’abord il y a une amélioration de nos positions du point de vue du génie, parce que nous ne devons permettre la mort d’aucun de nos soldats ni de nos civils. Nous organisons aussi régulièrement divers exercices d’entraînement pour améliorer les compétences militaires. De plus, il y a constamment des rassemblements avec les réservistes, et ce n’est pas seulement de l’entraînement général, mais aussi de l’entraînement dans leurs spécialités, leur permettant de retourner à tout moment dans l’armée et d’être au même niveau que tout le monde.

Pendant ce temps-là, Porochenko a signé le 5 juillet la loi sur la « sécurité nationale ». D’après cette loi, 15 départements sont responsables de la défense de l’Ukraine, et le ministre de la Défense ainsi que les vice-ministres doivent exclusivement être des civils. Que pensez-vous que Kiev veut obtenir en procédant ainsi ?

Dans tout pays il devrait y avoir une loi qui définit les mesures de sécurité du pays, et c’est normal. En ce qui concerne la nomination de civils ordinaires à des postes de direction militaire, c’est une sorte d’hommage. Le président ukrainien Petro Porochenko, et son entourage, cherchent – du moins en paroles – à rejoindre l’Union Européenne et l’OTAN, et dans ces pays l’armée est depuis longtemps contrôlée par des civils.

Comment de telles réformes vont-elles affecter l’armée ukrainienne et la situation dans la zone de conflit ?

Rien de bon ne découlera de ces réformes pour l’armée ukrainienne. Je pense que l’armée devrait être dirigée par des professionnels, des gens qui ont reçu une éducation dans une école militaire et qui sont prêts à prendre les ordres de leur commandant suprême. Je suis sûr que ces réformes à Kiev ne nous affecteront en rien.

Édouard Alexandrovitch, récemment vous avez été moins présent pour présenter les rapports de situation. Disons-le de manière directe : beaucoup s’inquiètent et ont demandé où vous aviez « disparu ». Par conséquent, cela nous fait particulièrement plaisir aujourd’hui de vous interviewer et de vous demander : s’il vous plaît, si possible, dissipez l’anxiété de nos lecteurs.

Récemment mon état de santé ne m’a pas permis de faire les rapports et d’apparaître à l’antenne. En général, la plupart du temps, je suis sur la ligne de front, je discute avec les soldats – je suis impliqué dans mon travail principal.

Lors de ces discussions, quelles questions nos soldats vous adressent-ils le plus souvent ?

En gros, trois questions. Tout d’abord il y a un manque de presse périodique, parce qu’ils veulent connaître les dernières nouvelles, et de manière général, ce qui se passe réellement dans la République. Deuxièmement, il s’agit de la retraite et de l’ancienneté. Et enfin le plus important est de savoir quand la guerre prendra fin.

Que répondez-vous ?

Je parle toujours de manière franche et je ne dis que la vérité. Il n’y a pas assez de financement pour les journaux. La question des retraites et de l’ancienneté sont soumises au Conseil Populaire pour prise en considération, puisque tout doit être en conformité avec la loi.

Je réponds honnêtement à la question sur la fin de la guerre : je ne sais pas. Ils sont sensibles aux réponses. Les combattants, comme nous, sont fatigués depuis longtemps de ce qui se passe. J’espère que nous verrons bientôt la lumière à la fin du tunnel, et que nos gars retournerons victorieux dans leurs familles.

Traduction : Christelle Néant

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À la veille d’une réunion des groupes de contact à Minsk, l’armée ukrainienne recommence à bombarder les zones civiles et les récoltes

Champ de blé en flammesAlors qu’une réunion des groupes de contact doit avoir lieu demain à Minsk, l’armée ukrainienne fidèle à ses (mauvaises) habitudes, recommence à augmenter le calibre des armes avec lesquelles elle tire et à viser de nouveau les zones civiles, à peine une grosse semaine après l’entrée en vigueur de la trêve des moissons.

Ces trêves se suivent et se ressemblent, et on pouvait prédire avec un haut degré de fiabilité, que celle-ci ne durerait pas plus que les précédentes. Malheureusement la prédiction s’est avérée juste.

Ainsi, samedi 7 juillet, l’armée ukrainienne a délibérément tiré sur des champs de blé (devant encore être moissonnés) situés dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD) avec des obus de mortier de 82 mm. Mais pas n’importe quels obus de 82 mm, des obus incendiaires !

Le blé (qui est bien sec) a immédiatement pris feu, et 120 hectares de blé sont partis en fumée ! Heureusement le feu ne s’est pas propagé au-delà et l’incendie a pu être contenu à temps.

Au vu du type de munitions utilisé et de la cible, il ne fait aucun doute que les soldats ukrainiens espéraient ainsi détruire les récoltes.

En plus du blocus économique du Donbass, de tenter de priver la population d’eau potable (en tirant au choix sur la station d’épuration, ou les stations de pompage), de tirer sur les sous-stations électriques et les gazoducs (pour priver les habitants d’électricité et de gaz), l’armée ukrainienne semble donc vouloir affamer la population en détruisant les récoltes.

Vraiment cette armée qui tient plus du groupe terroriste que de l’armée de libération fait tout pour se faire détester de la population qu’elle vient prétendument libérer de « l’occupant russe » (qui n’existe que dans la tête de certains à Kiev et dans quelques capitales occidentales)…

Le 8 juillet, c’est une habitation de Dokoutchayevsk et une de Vesseloye qui étaient touchées par les tirs de l’armée ukrainienne. Ce matin, 10 juillet, l’armée ukrainienne a tiré 10 obus de mortier de 120 mm sur le village de Leninskoye (dans le Sud de la RPD), ainsi que sur Chirokaya Balka, près de Gorlovka, endommageant deux maisons.

Jusqu’ici il n’y a pas eu de victimes civiles, mais si cette tendance se poursuit, cela pourrait malheureusement se produire.

Surtout quand on voit que près de 90 % des demandes de cessez-le-feu de la RPD pour réparations des infrastructures sont purement et simplement ignorées par la partie ukrainienne. C’est ce qu’a déclaré Rouslan Yakoubov, le chef de la représentation de la RPD au sein du Centre conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC).

« Dans 90 % des cas, la partie ukrainienne ne montre aucun intérêt pour les travaux de réparation et de restauration. Ils justifient leurs refus par le fait que les demandes ne sont pas faites en ukrainien, » a ainsi déclaré Yakoubov à l’agence DAN.

Mais, comme l’a signalé le représentant en chef de la RPD au sein du CCCC, ces « principes » sont à géométrie très variable, selon l’intérêt de Kiev. Par exemple, pour les demandes concernant la station d’épuration de Donetsk (qui fournit aussi l’eau potable du côté contrôlé par Kiev), la partie ukrainienne satisfait à moitié les demandes, en accordant par exemple la trêve nécessaire pour les changements d’équipes.

« De fait, Kiev a une approche très sélective du problème, politisant tout ce qui ne lui est pas profitable, mais en fait, rien ne les empêche d’agir ainsi tout le temps, » a-t-il ajouté.

Or, c’est justement la procédure d’établissement et de surveillance des cessez-le-feu qui doit être discutée à Minsk demain.

Cette proposition, établie par la MSS de l’OSCE, contient sept mesures pour améliorer la procédure actuelle :

1) Confirmation globale de l’engagement envers les cessez-le-feu précédemment décrétés ;

2) Publication et rapport à tous les niveaux des ordres de cessez-le-feu ;

3) Adoption de mesures contre les actes de violation du cessez-le-feu ;

4) Interdiction de toute offensive, reconnaissance ou tirs de snipers ;

5) Interdiction de bombarder ou de tirer, même en réponse à d’autres tirs ;

6) Interdiction de déployer des armes lourdes dans des zones habitées ou de tirer sur les infrastructures ;

7) Fournir un accès sûr aux patrouilles de l’OSCE.

Denis Pouchiline, le négociateur en chef de la RPD à Minsk, ne se fait bien sûr aucune illusion sur l’avenir de ces mesures, mais en soutenant cette proposition, et en l’appliquant, la république montre ainsi clairement qui veut la paix, et qui veut la guerre.

« Nous n’avons aucune illusion concernant la position ukrainienne sur le règlement du conflit dans le Donbass et sur les méthodes que le gouvernement ukrainien est prêt à utiliser pour cela. Malgré cela, la République continuera d’insister sur la nécessité d’adopter un document qui permettrait dans la pratique de contenir les tirs et de réagir rapidement aux violations, » a-t-il déclaré.

Il ne nous reste qu’à attendre demain pour constater la réaction de Kiev à cette proposition, et quelles excuses ils vont encore bien pouvoir trouver pour échapper à leurs obligations découlant des accords de Minsk, qu’ils ont signés.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 7 juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 7 juillet 2018 :

SITUATION MILITAIRE
00’45 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
04’52 » – L’armée ukrainienne utilise les mêmes méthodes que les terroristes de Syrie
08’59 » – La propagande officielle ukrainienne sur les bombardements se prend les pieds dans le tapis (Reportage de début juin à Sakhanka)
13’06 » – Les mortiers Molot et les Javelins livrés à l’armée ukrainienne sont défectueux
19’21 » – Des soldats ukrainiens vendent leurs armes à la RPD
21’21 » – Désertions et suicides en masse chez les soldats ukrainiens

RPD-RPL
23’53 » – Le tribunal populaire ukrainien rend son verdict contre 10 accusés de plus, dont Igor Kolomoïski

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
31’47 » – 45 journalistes agressés en Ukraine depuis le début de l’année
34’03 » – Risque de coupure de l’eau potable dans plusieurs régions d’Ukraine faute de chlore
37’53 » – Timochenko met en garde Porochenko contre la tentation de relancer la guerre dans le Donbass pour garder son poste

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
39’49 » – Porochenko se fait reprendre sur Twitter après avoir célébré la « libération » de Slaviansk et Kramatorsk il y a quatre ans

44’40 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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À Sakhanka et Kominternovo l’armée ukrainienne vise les civils et utilise des drones largueurs de grenades comme les terroristes de Syrie

FAU / DaechDu 26 juin au 1er juillet, nous sommes allés à Sakhanka et Kominternovo, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), afin d’évaluer l’évolution de la situation après notre visite du début du mois de juin.

Une fois sur place, les habitants m’ont indiqué que la télévision ukrainienne (entre autre la chaîne ICTV) avait dénoncé comme fake news mon reportage précédent concernant Sakhanka, en se basant sur la partie qui a été publiée (avec mon accord) par Rossia 24. La chaîne ukrainienne a répété la propagande d’état affirmant qu’il n’y avait pas eu de bombardements de la part de l’armée ukrainienne, et que c’était donc une fake news.

Pas de chance pour la chaîne ICTV et sa tentative maladroite de sauver les meubles, si sur la vidéo diffusée par Rossia 24, ne figurent que les dégâts consécutifs à ces bombardements, sur mon reportage complet, se trouvent les enregistrements vidéo en « direct » de ces bombardements, sur lesquels le public peut entendre ces tirs de l’armée ukrainienne sous lesquels nous nous sommes retrouvés à Sakhanka ces jours-là, et qui sont censés ne pas avoir existé !!!

Bien essayé ICTV, mais face aux faits que nous avons vécus, filmés et publiés, votre joli blabla propagandiste sonne terriblement faux.

Suite aux bombardements du 24 juin qui ont frappé Sakhanka et Kominternovo, nous avons donc décidé de refaire une série de reportages sur la situation dans cette zone, et confirmer que c’est bien l’armée ukrainienne qui tire sur ces deux villages.

Nous commençons par le village de Sakhanka même, le 27 juin. Le bombardement du 24 juin a endommagé ou détruit plusieurs habitations, et surtout grièvement blessé un civil, qui a reçu des éclats d’obus entre autres à la tête. L’homme a été hospitalisé à Novoazovsk avant d’être transféré au Centre de Traumatologie de Donetsk, car ses yeux ont été grièvement touchés, et l’homme avait besoin d’une opération neurochirurgicale.

Voir le reportage complet concernant les bombardements frappant Sakhanka

Alors que nous remontons la rue touchée, nous découvrons des camions de la Croix-Rouge déchargeant des matériaux de construction pour aider les habitants à réparer leurs maisons suite aux bombardements. Ces mêmes bombardements qui n’existent pas selon ICTV.

Or, s’il n’y avait réellement pas de bombardements de la part de l’armée ukrainienne, il n’y aurait pas eu de maisons endommagées ou détruites, et donc aucune nécessité pour la Croix-Rouge de fournir de quoi les réparer ! CQFD. Quand je dis que la propagande ukrainienne passe son temps à se prendre les pieds dans le tapis…

Lors de cette distribution, je discute avec une des bénéficiaires de cette aide (une civile), et lorsque je lui pose la question « Qui bombarde vos maisons ? », la réponse est claire comme de l’eau de roche « L’Ukraine ». La propagande ukrainienne peut remballer ses histoires d’occupant russe inexistant, les habitants sur le terrain savent bien qui les bombarde : l’armée ukrainienne.

Voir le reportage filmé lors des trois jours de distribution d’aide humanitaire par la Croix-Rouge

Le 24 juin, un autre village du Sud de la RPD a été bombardé par l’armée ukrainienne : le village de Kominternovo, situé un peu au Nord de Sakhanka.

Nous nous y rendons le 28 juin, sous des températures caniculaires. Ce village est très dangereux, car l’armée ukrainienne a une vue directe sur l’artère principale de la localité et tire fréquemment sur les véhicules qui l’empruntent, ou sur les gens qui marchent sur la chaussée.

C’est donc à pied, et avec gilet pare-balles et casque, que nous déambulons dans le village en passant par les chemins de traverse et en rasant les haies le long de la rue principale pour aller jusqu’aux maisons et magasins qui ont été touchés par les obus ukrainiens quatre jours plus tôt.

Là aussi l’une des habitantes, qui a perdu sa fille l’an passé lors d’un bombardement, nous confirme que les tirs viennent bien de l’armée ukrainienne. La maison de la culture et l’une des habitations touchées indiquent clairement la direction d’origine des tirs : les positions de l’armée ukrainienne à Talakovka et à Chirokino.

Voir le reportage filmé le 28 juin à Kominternovo

Le lendemain, alors que je finis de filmer la distribution d’aide humanitaire apportée par la Croix-Rouge, les soldats de la RPD qui défendent le village de Sakhanka me proposent d’aller sur leurs positions face à Chirokino, car ils ont quelque chose à me montrer.

Deux jours avant, l’un d’entre eux a survécu par miracle au largage d’une grenade par un drone de l’armée ukrainienne. La grenade n’a pas explosé, et les soldats l’ont gardée comme preuve.

Sur place, l’information est confirmée par le principal concerné. Comme il l’explique lui-même face caméra, cette méthode est extrêmement vicieuse, car le seul bruit qu’on entend est celui du drone.

Cette méthode évite que les observateurs de l’OSCE ou du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) enregistrent un tir venant du côté ukrainien, et surtout les soldats de la RPD n’ont pas le temps de se mettre à couvert, car ils n’entendent rien avant que la grenade n’explose à côté d’eux.

Une méthode qui ressemble énormément à celles des terroristes en Syrie, qui transforment eux aussi des drones en armes à coup de grenades ou d’explosifs pour attaquer l’armée syrienne ou même les bases de l’armée russe.

Quand on sait que l’Ukraine a les mêmes patrons que ces groupes terroristes (présentés comme étant des rebelles modérés par la presse occidentale), il n’y a rien d’étonnant à retrouver les mêmes méthodes dans l’armée ukrainienne que chez Daech ou le groupe Jaych al-Islam (anciennement Front al-Nosra, branche locale d’al-Quaïda).

Ce qui est plus problématique, c’est que ces méthodes terroristes soient utilisées par un État reconnu par l’ONU (membre actuellement du Conseil de Sécurité), et qui plus est, un État soutenu et financé par les États-Unis, le Canada, et l’Union-Européenne ! Il serait temps que l’Occident revoit un peu les États et les groupes qu’elle soutient dans le monde, surtout avant de vouloir donner des leçons de démocratie ou de lutte contre le terrorisme aux autres…

Voir le reportage filmé sur les positions de l’armée de la RPD le 29 juin

ICTV et le gouvernement de Kiev peuvent bien gloser sur les fakes news de l’occupant russe (qui n’existe que dans le cerveau malade des ultra-nationalistes et des dirigeants ukrainiens), les faits sont à l’épreuve de la propagande et ils sont têtus.

C’est bien l’armée ukrainienne qui vise et bombarde délibérément les civils du Donbass, faisant de nouvelles victimes et destructions chaque jour. Et pire encore, cette armée n’hésite pas à recourir à des méthodes de terroristes pour éliminer les soldats de la RPD qui protègent ces mêmes civils contre l’armée ukrainienne.

Pendant notre séjour sur place, il n’y a pas eu de violations sérieuses du cessez-le-feu, grâce à la présence de la Croix-Rouge. Nous sommes donc restés encore 24 h, après leur départ, pour voir si cette accalmie perdurerait. Sans surprise, une fois la Croix-Rouge partie, nous avons constaté des tirs sporadiques venant des positions ukrainiennes contre les positions de la RPD le 30 juin. Ces tirs ne se sont arrêtés qu’environ 30 minutes avant l’entrée en vigueur de la nouvelle trêve des moissons…

Christelle Néant

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Igor Kolomoïski condamné par contumace à la prison à vie par le tribunal populaire ukrainien

JusticeSuite au verdict du 22 juin qui frappait principalement le gouvernement de Kiev, le tribunal populaire ukrainien a communiqué le 2 juillet, la sentence concernant la culpabilité d’autres personnalités ukrainiennes qui jouent un rôle important dans la guerre qui se déroule actuellement dans le Donbass.

Les principales cibles de ce deuxième round de condamnations sont les oligarques et les membres du bureau du procureur général ukrainien, ainsi que des journalistes.

Après Porochenko, Avakov, Tourtchynov, Groïsman et Parouby, le tribunal s’est penché sur la responsabilité de Dmytro Iaroch (ancien chef de Secteur Droit et député à la Rada), mais aussi d’oligarques comme Igor Kolomoïski (qui finance bon nombre de bataillons néo-nazis et groupes armés illégaux en Ukraine), Sergueï Tarouta (qui fut gouverneur de l’oblast de Donetsk de mars à octobre 2014, et qui est depuis député à la Rada en plus de son activité d’homme d’affaires), mais aussi des membres ou ex-membres du bureau du procureur général ukrainien comme Oleg Makhnitski (qui est conseiller de Porochenko et ex-procureur général ukrainien par intérim), Vitali Iarema (qui fut lui aussi procureur général ukrainien de juin 2014 à février 2015), Victor Chokine (qui fut procureur général ukrainien de février 2015 à avril 2016), Iouri Sevrouk (qui a repris le flambeau après Chokine, pour à peine un mois), Iouri Loutsenko (procureur général ukrainien actuel), et même de journalistes comme Iouri Artemenko (qui est président du conseil national ukrainien de la télévision et de la radio), et Alexeï Matsouka (rédacteur en chef du site d’informations pro-ukrainien Novosti Donbassa).

Le verdict est tombé le 2 juillet après des délibérations à huis clos. Les peines vont de trois ans d’emprisonnement jusqu’à la perpétuité, avec confiscation des biens des condamnés. Ces 10 condamnés porte le total actuel à 18 personnalités ukrainiennes condamnées par contumace par le tribunal populaire ukrainien. Pour rappel ces condamnations ont été faites en regard du code pénal et du droit ukrainien, ainsi que du droit international.

Le plus sévèrement condamné lors de ce deuxième verdict, fut Igor Kolomoïski, qui a été condamné, comme les membres les plus importants du gouvernement ukrainien, à la prison à vie avec confiscation de ses biens. Il faut dire qu’il détient le palmarès du nombre d’articles de lois violés avec 10 articles du code pénal ukrainien à lui tout seul. Il a été condamné entre autre pour abus de pouvoir, déclenchement d’une guerre, création de groupes paramilitaires illégaux, complicité de banditisme, etc.

Il est suivi par Dmytro Iaroch, le seul représentant des formations paramilitaires ultra-nationalistes de ce groupe d’accusés, qui a écopé de 12 ans de prison pour complicité d’actes terroristes.

Vient ensuite Sergueï Tarouta, condamné à 10 ans de prison pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, création de groupes paramilitaires illégaux, ainsi que le financement et approvisionnement de ces mêmes groupes.

Puis viennent à égalité avec Tarouta, le procureur général ukrainien actuel, Iouri Loutsenko, et les ex-procureurs généraux Iarema, et Makhnitski qui écopent de 10 ans de prison, pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, arrestations et détentions illégales, etc. Pour les mêmes crimes, Chokine écope de huit ans de prison et Sevrouk de six ans d’emprisonnement.

Restent les deux derniers condamnés : Artemenko et Matsouki, journalistes. Leur présence peut sembler incongrue de prime abord, mais il n’en est rien. Comme je l’ai souvent dit les journalistes ont joué et jouent encore aujourd’hui un rôle majeur dans cette guerre. Pour le meilleur, mais aussi et surtout pour le pire. Entre dissimulation d’informations sur des crimes de guerre, et propagande éhontée pour les actions de Kiev, y compris les plus sanglantes, les journalistes pro-Kiev ont permis à cette guerre de continuer depuis quatre ans en cachant au public ce qui se passe réellement.

Cette première condamnation de deux journalistes pour leurs appels constants à lancer puis à mener une guerre extrêmement sanglante contre la population du Donbass, ainsi que pour leurs actions visant à entraver le travail d’autres journalistes, devrait faire réfléchir leurs confrères qui se croient à l’abri pendant qu’ils débitent leur propagande anti-russe permanente, appellent à exterminer la population du Donbass ou à relancer la guerre. Pour ses crimes, Artemenko a été condamné à sept ans de prison et Matsouka à trois ans d’emprisonnement.

Des peines à utiliser comme exemple pour les autres journalistes (et pas que les journalistes ukrainiens) qu’il faudra un jour juger au tribunal de Nuremberg II concernant le conflit du Donbass. Car ils ne sont pas les seuls à porter une part de la responsabilité du prolongement de ce conflit, et donc de la mort de civils innocents.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 1er juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le dimanche 1er juillet 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’07 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
03’42 » – L’armée ukrainienne sabote la trêve des moissons
05’10 » – Nouvelles tentatives de percée des lignes de défense de la RPD
08’04 » – Erreurs graves dans les rapports de l’OSCE
11’55 » – Kiev veut engager un millier de mercenaires étrangers pour tenter une percée de la ligne de front

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
15’10 » – Un ancien combattant du régiment Azov dévoile l’existence d’escadrons de la mort en Ukraine
29’03 » – L’Ukraine refuse l’entrée sur son territoire à deux journalistes russes invités à une conférence de l’OSCE sur la liberté des médiasScandale

34’40 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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Regain de tension dans le Donbass, et augmentation des bombardements dans le Sud de la RPD – Deux civils blessés en 48 h

Bombardement de l'armée ukrainienneAlors que depuis le début de la coupe du monde de football, la situation semble rester sur un statu quo d’un faible nombre de violations du cessez-le-feu, mais d’un nombre assez variable de munitions tirées, les dernières 24 h ont vu un doublement du nombre de violations par rapport à la journée précédente.

De huit violations du cessez-le-feu du 23 au 24 juin, l’armée ukrainienne est brutalement passée à 15 violations du 24 au 25 juin. Au cours de ces 48 h, l’artillerie lourde et les chars d’assaut ont été utilisés contre plusieurs localités du Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Au total, contre les localités de Sakhanka, Kominternovo et Leninskoye, qui ont été les plus touchées, l’armée ukrainienne a utilisé l’artillerie de 122 mm à 22 reprises, les chars d’assaut à six reprises, et les mortiers de 120 mm à 30 reprises.

Hier, suite à l’un de ces tirs de mortiers de 120 mm, un civil a été blessé à Sakhanka, après avoir reçu des éclats d’obus à la tête et aux membres supérieurs. L’homme a été hospitalisé. Avant-hier, c’est à Dokoutchayevsk, c’est une femme qui avait été blessée à la nuque par des éclats.

Et malgré leurs échecs successifs, les soldats ukrainiens continuent de faire des tentatives de percée des lignes de défense de la RPD. Après l’échec de la nuit de vendredi à samedi, les FAU ont tenté de nouveau hier d’avancer face à Gnoutovo, en utilisant la venue du président de la mission de l’OSCE, Martin Sajdik sur place, en comptant sur le fait que cela empêcherait les soldats de la RPD de repousser l’attaque.

Vers 13 h 30, un groupe de 10-12 soldats ukrainiens s’est ainsi avancé vers les positions de la RPD. Malgré leur entraînement aux normes de l’OTAN, ils n’ont pas réussi à approcher discrètement et contrairement à leurs attentes, la venue de monsieur Sajdik n’a pas empêché les soldats de la RPD de les repousser à coup d’armes légères.

Les soldats ukrainiens ont fui en abandonnant trois de leurs blessés sur le champ de bataille, sous un tir de couverture d’artillerie et de mortiers.

Comme on peut le voir, l’armée ukrainienne essaye d’utiliser le calme relatif actuel sur la ligne de front pour avancer, et grignoter encore plus la zone grise. Et ce même si chaque tentative se solde par des pertes énormes côté ukrainien, et un retrait ultérieur de leurs troupes, comme à Gladossovo, Travnevoye ou Tchigari, car ces positions sont intenables au vu des pertes infligées.

La RPD a demandé que l’OSCE condamne fermement ces tentatives, et surtout celles faites en face de la localité de Petrovskoye, qui est l’une des trois zones pilotes de désengagement des forces armées.

Faute de quoi, si l’armée ukrainienne devait encore avancer dans la zone grise, l’armée de la RPD a promis une réponse brutale et sanglante sous la forme d’un bombardement de destruction des postes de commandement, et des zones de déploiement des soldats et de l’équipement militaire ailleurs. L’avertissement, annoncé aujourd’hui par le porte-parole de l’armée de la RPD, vaut pour toutes les zones (y compris vers Marioupol) où l’armée ukrainienne aurait la mauvaise idée d’avancer.

« Pour toute tentative d’approcher ou d’améliorer leurs positions à un endroit, nous frapperons de manière adéquate les installations militaires non protégées ailleurs, là où un grand nombre de soldats et d’équipements militaires sont concentrés, » a ainsi déclaré aujourd’hui Daniil Bezsonov.

Cet appel à l’OSCE s’est doublé d’une autre demande : celle de cesser de raconter n’importe quoi dans leurs rapports. Ainsi, le 23 juin 2018, dans le rapport de la mission, l’OSCE a publié une information sur la présence d’un engin explosif sur le bord de la route à Petrovskoye, à proximité duquel se trouvait un soldat de la RPD prétendument saoul.

L’armée de la RPD a enquêté sur cette histoire, et fait passer un examen médical au soldat en question, qui s’est avéré être parfaitement sobre, mais extrêmement fatigué après une longue garde. De plus, ce soldat, a stoppé les observateurs en les avertissant qu’il y avait un engin explosif sur le bord de route et les a empêché de rouler là où il n’y a pas d’asphalte pour leur propre sécurité ! Le remerciement de la part de ces observateurs pour leur avoir sauver la vie, a été d’écrire que ce soldat était saoul. Bonjour la gratitude…

Ce genre de déclarations délirantes ne visant qu’à provoquer un scandale n’a rien de nouveau. Il y a trois ans en arrière, l’OSCE avait déclaré qu’un enfant de 12-14 ans, armé, gardait un point de passage à Makeyevka (RPD).

Après enquête d’Anatoli Sharii, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une jeune femme de 24 ans qui sert dans l’armée de la RPD !

Sans parler de toutes les fois où ils racontent n’importe quoi sur les armes utilisées par l’armée ukrainienne contre les civils du Donbass, en minimisant systématiquement les calibres (déclarant du mortier de 82 mm quand il s’agit de 120 mm, ou de mortier 120 mm quand il s’agit manifestement d’artillerie de 122 mm ou 152 mm).

Face à un tel degré d’incompétence (pour ne pas dire autre chose), l’armée de la RPD a recommandé de faire passer une formation ad-hoc aux observateurs de l’OSCE, et de leur rappeler que seul un examen médical peut permettre de déclarer si un homme est saoul ou pas !

Il est vraiment temps que l’OSCE revoit le niveau de compétence de ses observateurs si elle espère enrayer l’escalade de la situation.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 23 juin 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 23 juin 2018 :

SITUATION MILITAIRE
00’51 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
02’19 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
02’56 » – Tentative de percée des lignes nocturne par les FAU déjouée près de Kominternovo
04’03 » – La population civile de plus en plus persécutée dans la partie du Donbass occupée par l’armée ukrainienne
06’10 » – Les FAU organisent des « safaris » humains dans le Donbass

SITUATION POLITIQUE
11’30 » – Des députés russes veulent que la Russie reconnaisse la RPD et la RPL

RPD-RPL
15’29 » – Le tribunal populaire ukrainien populaire condamne par contumace Porochenko et ses complices à la prison à vie

DIVERS
20’13 » – La Russie veut simplifier la procédure d’obtention de la nationalité russe pour les réfugiés du Donbass

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
25’32 » – Un blogueur ukrainien appelle à raser le Donbass à coup de Napalm

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
30’10 » – Petro Porochenko joue à Peter Pan sur Facebook
32’12 » – Google prend Porochenko pour un petit cochon
33’33 » – Un député ukrainien identifie un agent de Poutine vieux de quatre siècles en Ukraine

38’38 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Lougansk – Le tribunal populaire ukrainien a condamné par contumace Porochenko et ses complices à la prison à vie

Photo :TASSDepuis plusieurs mois, ce tribunal populaire ukrainien, créé à l’initiative d’un groupe de citoyens de Donetsk et de Lougansk, jugeait le président ukrainien, Petro Porochenko, et d’autres membres du gouvernement ukrainien pour leurs crimes commis dans le Donbass, sur base de la législation ukrainienne et du droit international. Le verdict vient d’être rendu ce matin sur la place du Théâtre à Lougansk.

Les instances internationales ne faisant pas leur travail pour juger les criminels de guerre ukrainiens, les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) l’ont fait, en mettant sur pied un tribunal populaire.

Ce dernier a jugé les dirigeants ukrainiens sur six blocs de charges criminelles :
– Génocide
– Blocus du Donbass
– Propagande de guerre
– Torture, pillage, vol
– Création d’unités armées illégales
– Utilisation des forces armées contre les civils

Lors de l’étude de ces charges, le tribunal a analysé et décortiqué 1 090 dossiers prouvant les crimes de guerre des dirigeants actuels de l’Ukraine contre la population du Donbass. L’élaboration de la sentence ayant pris un temps considérable, le tribunal populaire n’a pour l’instant publié que la sentence, et publiera le verdict complet d’ici cinq jours.

Suite à ce procès de plusieurs mois, l’ensemble des accusés ont été reconnus coupables de crimes de guerre, et le tribunal les a condamnés par contumace à la prison à vie et à la confiscation de leurs biens, les juges n’ayant trouvé aucune circonstance atténuante aux accusés.

« Suivant le code pénal ukrainien, Article 70 §1, la sentence totale est obtenue en fusionnant les peines les moins lourdes avec les plus lourdes et aboutit à une peine de prison à vie, avec confiscation de leurs biens », a ainsi déclaré la présidente des juges du tribunal, Elena Chichkina.

Cette condamnation concerne les dirigeants ukrainiens suivants :
– Petro Porochenko, président ukrainien
– Arsen Avakov, ministre ukrainien de l’Intérieur
– Oleksandr Tourtchynov, ex-président ukrainien par intérim et secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense
– Volodymyr Groïsman, Premier ministre ukrainien
– Victor Moujenko, chef de l’état-major ukrainien
– Stepan Poltorak, ministre ukrainien de la Défense
– Andry Parouby, président de la Rada (parlement ukrainien)
– Arseni Iatseniouk, ex-Premier ministre ukrainien

Tous ont été déclarés coupables d’avoir commis des crimes allant de l’organisation d’un génocide, à la violation des lois de la guerre, complicité d’actes terroristes, organisation de meurtres prémédités, etc. La liste complète des crimes et des articles du code pénal ukrainien correspondants ont été donnés par le tribunal.

Léonid Passetchnik, le chef de la RPL, a commenté ce verdict :

« Je souscris à ce verdict, je partage l’opinion des habitants qui se sont réunis ici aujourd’hui, tout est juste. Les coupables devraient être punis pour les crimes commis contre le peuple. Le tribunal populaire ukrainien est un mécanisme puissant, nous avons jugé les dirigeants criminels de Kiev d’après les lois ukrainiennes, » a ainsi déclaré le chef de l’État.

Pour l’énoncé du verdict, des milliers d’habitants du Donbass s’étaient réunis sur la place du Théâtre à Lougansk. Le public et les juges ont observé une minute de silence en hommage aux victimes de la politique de Petro Porochenko.

Karine Béchet-Golovko a fait une analyse intéressante de ce verdict dans le cadre des accords de Minsk, et de la poursuite de cette guerre civile qui n’en finit pas.

Comme elle l’écrit, « même si ces « jugements » sont plus des actes symboliques politiques que de véritables décisions de justice, ils obligent à deux réflexions autour des Accords de Minsk, que chacun reconnaît, paradoxalement, et en état de mort clinique et devant être réanimés ».

Ce jugement indique clairement que tant que ces autorités post-Maïdan sont au pouvoir, il n’y a aucune paix possible entre les deux républiques populaires et l’Ukraine. Il ne reste qu’à espérer que les prochaines élections en Ukraine n’amèneront pas au pouvoir Ioulia Tymochenko, comme semble l’indiquer les derniers sondages menés dans le pays.

En attendant la guerre se poursuit malgré les accords de Minsk, avec son lot quotidien de destructions et de victimes, qui viendront alourdir encore le dossier déjà bien chargé des autorités ukrainiennes actuelles.

Christelle Néant

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Sur fond d’aggravation de la situation et de nouvelles victimes civiles, des députés russes veulent reconnaître la RPD et la RPL

Russie RPD RPLBien que le nombre de violations quotidiennes reste faible en République Populaire de Donetsk (RPD), le calibre des armes utilisées et le nombre de victimes civiles repartent à la hausse.

Aujourd’hui, à deux reprises (à 10 h 30 et à 13 h), l’armée ukrainienne a ainsi tiré sur le village de Kominternovo (dans le Sud de la RPD) avec de l’artillerie de 122 mm. Au total, 35 obus ont ainsi été tirés par les soldats ukrainiens, en violation des accords de Minsk.

Suite à la deuxième salve de tirs, un civil de 53 ans habitant le village de Kominternovo, a été blessé.

Hier soir, c’est à Gorlovka que l’armée ukrainienne a blessé un autre civil, lors de tirs au mortier de 82 mm sur la périphérie Ouest de la ville. D’après les médecins son état après opération est modérément grave. L’homme de 36 ans a reçu des éclats d’obus à la tête, dans la poitrine, l’abdomen et l’épaule gauche.

En République Populaire de Lougansk (RPL), le 17 juin, l’armée ukrainienne a rasé à coup d’artillerie de 152 mm la dernière maison du village de Jelobok. Le tout sur fond de déclarations tonitruantes de la propagande ukrainienne annonçant que les FAU ont avancé de deux kilomètres vers la RPL. Ces allégations ont été démenties par le porte-parole de la milice populaire de la RPL.

Ces nouvelles, en pleine coupe du monde de football en Russie, ont poussé Vladimir Poutine à exprimer son inquiétude, lors d’une conversation téléphonique avec Petro Porochenko.

Le service de presse du Kremlin a ainsi rapporté que Vladimir Poutine avait « exprimé sa préoccupation face à l’aggravation de la situation dans le Donbass, et le nombre croissant de victimes civiles à la suite d’attaques fréquentes de la région par les Forces Armées Ukrainiennes. »

Le président russe a aussi rappelé à son homologue ukrainien qu’il n’y avait pas d’alternative aux accords de Minsk pour résoudre pacifiquement le conflit et qu’il fallait améliorer l’efficacité des négociations à Minsk et dans le cadre du Format Normandie.

Un avertissement qui a peu de chances d’être plus écouté par Porochenko que les précédents. Et face à cet échec évident et flagrant des accords de Minsk à résoudre le conflit du Donbass, de plus en plus de voix parmi les députés russes se font entendre pour revoir la politique du Kremlin face à l’Ukraine.

Le mois dernier, c’était un député (et Vice-président du comité central) du parti communiste, Iouri Afonine, qui avait appelé le gouvernement russe à reconnaître la RPD et la RPL.

« Nous avons dit à plusieurs reprises, ainsi que la faction du Parti Communiste à la Douma, qu’il était nécessaire de reconnaître la RPL et la RPD. Tout est clair, il n’y a pas de Format Normandie, personne ne va nous écouter, ils occupent petit à petit le territoire de la zone neutre, toujours plus près de Donetsk. Il est donc nécessaire de dire clairement : « Le format a échoué, reconnaissons la RPL et la RPD et protégeons nos citoyens ». Toutes les tentatives de résoudre quoi que ce soit avec le régime actuel de Kiev et des États-Unis, qui secouent le bateau de la politique mondiale, échoueront, » avait ainsi déclaré Afonine.

Ce député de la Douma a été rejoint hier par un député du parti LDPR (parti de Jirinovski), Alexandre Cherine, qui a rappelé qu’il restait jusqu’au 25 juin à la Douma pour annoncer la révocation du traité d’amitié avec l’Ukraine et pouvoir ainsi reconnaître ensuite la RPD et la RPL.

Ce traité a déjà été menacé plusieurs fois de révocation par Kiev, y compris encore en mars et avril de cette année. Si l’Ukraine renonce jusqu’ici à aller jusqu’au bout de cette démarche ultra-nationaliste suicidaire, c’est que ce traité définit entre autre les frontières entre les deux États ! Si l’Ukraine révoque le traité alors la Russie n’a plus à reconnaître les frontières communes qu’elle a avec l’Ukraine. Vous voyez le tableau.

Kiev reculant devant la menace que ferait planer cette révocation, il semble que certains députés russes aient décidé de remettre cette idée sur le tapis. Dont acte.

Alexandre Cherine a ainsi déclaré, que « le 25 décembre 2018, le traité d’amitié, de paix et de coopération entre la Russie et l’Ukraine sera automatiquement prolongé ». Au vu du comportement inacceptable et brutal de l’Ukraine envers la Russie, les russophones et les vétérans de la Grande Guerre Patriotique, le député estime que la Russie doit réagir, et se retirer du traité.

D’après lui, l’article 40 du traité d’amitié indique que « si l’une des parties informe l’autre par écrit de son retrait de ce traité dans les six mois [avant la date de renouvellement], alors l’accord prend fin ». En clair, la Douma aurait jusqu’au 25 juin pour prendre cette décision, qui serait lourde de conséquences.

« Je pense que nous devons adopter une déclaration commune, appelant les dirigeants de la fédération de Russie à informer l’Ukraine de notre retrait de ce traité », a ainsi poursuivi Cherine avant de souligner que la prochaine étape serait la reconnaissance officielle de la RPD et de la RPL.

« Il est nécessaire de reconnaître la RPD et la RPL, conclure des accords ad-hoc avec elles, travailler avec ces territoires, qui nous acceptent et veulent être amis avec nous. Ainsi nous enverront un signal aux personnes qui sont amicales envers la Russie, et à celles qui mènent une politique agressive envers la Russie, » a conclu le député.

Espérons que ces propositions calment les ardeurs de Kiev dans le Donbass, et poussent l’Ukraine à retourner à la table des négociations…

Christelle Néant

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Entre envies de raser le Donbass au napalm et safaris humains sur la ligne de front, l’Ukraine plonge dans les abysses de l’ignominie

DonbassLes déclarations chocs délirantes des plus ultras parmi les ultra-nationalistes ukrainiens (c’est-à-dire ce qu’il faut appeler en réalité des néo-nazis) sur le Donbass et ce qu’il faut faire de leurs habitants sont devenues monnaie courante depuis le Maïdan et le début du conflit dans l’Est du pays.

Mais quand un blogueur ukrainien sort ni plus ni moins qu’il faudrait raser le Donbass à coup de napalm parce que les gens qui l’habitent ne lui « conviennent pas » alors que dans le même temps, la République Populaire de Donetsk (RPD) dénonce publiquement l’organisation de safaris humains sur la ligne de front, là on pense avoir touché le fond de l’ignominie.

Ainsi, le 17 juin, le chef du service de presse de l’armée de la RPD, Daniil Bezsonov, annonce lors de sa conférence de presse quotidienne, que l’armée ukrainienne organise des safaris humains dans le Donbass pour des gens riches en mal de sensations fortes. L’information fait l’effet d’un coup de massue et laisse incrédule sur le coup tant cela semble incroyable que des gens puissent s’adonner à de telles horreurs.

Mais c’est oublier que l’être humain, s’il est capable du meilleur, est aussi capable du pire, surtout en période de guerre. D’après les informations recueillies par les services de renseignement de la RPD, de tels safaris sont organisés par la 30e brigade, située près de Maryinka, et la 93e brigade située face à Dokoutchayevsk.

Contre monnaie sonnante et trébuchante, les étrangers peuvent ainsi aller sur la ligne de front, tirer sur les civils du Donbass ! Début juin, quatre cinglés (oui je n’ai pas d’autre mot pour qualifier de telles « personnes ») de l’Ouest de l’Europe ont ainsi débarqué à Maryinka et payé pour tirer sur des civils de la RPD.

Ces arrangements financiers bénéficient non seulement aux unités qui organisent ces « safaris », mais aussi au commandant de leur brigade et à des représentants du quartier-général de la fameuse Opération des Forces Interarmées ! Faut bien graisser la patte de quelques-uns pour garder le silence sur ces horreurs…

Il semble d’ailleurs que c’est justement le changement de format de l’opération dans le Donbass (et le changement d’autorité passant du SBU à l’armée ukrainienne) qui a permis le développement de cette « industrie touristique » des plus immondes.

Comme l’a rappelé Karine Béchet-Golovko, dès le début du conflit, des informations publiques indiquaient que les personnes qui avaient les moyens pouvaient s’offrir des sensations fortes sur le front côté ukrainien. Mais au départ il s’agissait de circuits permettant de tirer sur les positions de l’armée de la RPD. Là on est passé le cran au-dessus sur l’échelle de l’ignoble. Cette fois il s’agit de tirer sur des civils sans défense !

Ces safaris se feraient entre autre avec des fusils de snipers et des armes de fabrication allemande qui ne sont pas utilisées par l’armée ukrainienne. L’information a été confirmée par le sniper serbe Dejan Beric, surnommé « Deki », deux jours plus tard.

Dans cette vidéo Deki (qui sert dans l’armée de la RPD) confirme l’incroyable, pour l’avoir vu lui-même en 2014.

« J’ai été confronté à ce phénomène pour la première fois en 2014, dans la zone de Skotovataya et Panteleïmonovka. Là-bas, d’après les combattants de la brigade Vostok et les civils, des snipers ukrainiens tiraient avec ce qu’ils pensaient être des fusils à longue portée. J’ai alors regardé les positions, et j’ai réalisé que je ne pourrais rien faire. Je devais aller à l’arrière [des positions] de l’ennemi et attendre les snipers à leur retour. J’ai vu deux personnes avec un camouflage inhabituel. Puis, d’après les papiers, il s’est avéré qu’il s’agissait de deux Finlandais, assez riches, qui n’avaient pas besoin de venir se battre pour de l’argent. Ils avaient payé pour venir « chasser » ici, » a-t-il déclaré.

D’après Deki, au total, durant les 20 derniers jours, c’est huit groupes de deux personnes (un sniper et un observateur) venues d’Allemagne qui sont arrivés dans le Donbass s’adonner à cette « chasse ». Dejan Beric confirme les informations de Danill Bezsonov sur le fait qu’ils disposent de très bonnes armes de calibre Mauser 7.92 mm, qui ne sont pas utilisées par l’armée ukrainienne.

Il a aussi souligné qu’en février c’est un groupe de « chasseurs » américains et allemands qui avait débarqué face à Gorlovka, et y avaient trouvé la mort. Pour avoir éliminé ainsi le « gagne pain » des soldats ukrainiens, ces derniers avaient bombardé les positions de l’armée de la RPD pendant 2 h 30. Voilà ce qu’est l’armée ukrainienne, et comment elle « libère le Donbass » : en permettant à des riches cinglés d’éliminer la population qu’ils viennent prétendument libérer… Je vous laisse juger de ce que valent de tels libérateurs.

Entre temps, le 18 juin, le site Politnavigator publiait la vidéo d’une conférence qui avait eu lieu à Dnipropetrovsk, et lors de laquelle un blogueur ukrainien assez connu, surnommé « oignon amer », a sorti publiquement que pour lui il fallait raser le Donbass à coup de napalm !

Dans n’importe quel pays normal, quiconque sortirait une telle horreur aurait vite fait des ennuis judiciaires pour incitation au génocide, mais pas en Ukraine (c’est vraiment magique ce pays).

Voici la traduction de la déclaration de ce « cher » « oignon amer » :

« Quand nous disons que nous voulons récupérer le Donbass, nous voulons récupérer le territoire ou les gens ? Répondez vous-même. Avez-vous vu ces gens ? Des gens de la centrale électrique de Zaporojié sont allé là-bas, et ont installé des câbles électriques dans un village de la ligne de front. Combien de personnes leur ont dit « merci » ? Pas un seul ! Combien les ont aimé pour ça ? Pas un seul !
La marginalisation du Donbass n’a pas commencé dans les années 90, mais dans les années 30, sur fond de dépopulation de l’Ukraine. Et c’était comme une image de la conquête de l’Amérique à l’envers. Imaginez si cela n’avait pas été les Anglais qui avaient débarqué en Amérique, mais les Indiens en Angleterre, et qui avaient commencé à bâtir non des forts et des chemins de fer, mais par exemple, qui avaient installé des wigwams vers Plymouth. À quoi cela aurait-il mené ?
Nous devons comprendre : avons-nous besoin de ces gens ou avons-nous besoin du territoire ? Si c’était moi,
je verserais du napalm sur tout ça, et dans cinq ans on y ferait pousser du colza. »

Le pire étant que personne ne l’arrête dans son délire, et certains parmi le public applaudissent à cet appel à génocider plusieurs millions de personnes parce qu’ils refusent de remercier des Ukrainiens d’être venus remettre en état ce qui a été détruit par la faute de l’occupation du territoire par l’armée ukrainienne ! On marche totalement sur la tête.

Et pendant que l’Ukraine continue sa descente dans les abysses de l’ignominie, l’Allemagne et la France se font remarquer par leur silence sur ces horreurs étalées publiquement. Rien, pas une condamnation pour ces faits. Le silence le plus absolu et le plus complice…

Voilà qui sont les garants des accords de Minsk : des pays qui se vantent de défendre les droits de l’homme et qui ne sont même pas capables de réagir quand leurs citoyens viennent tuer des civils du Donbass ou quand des blogueurs ukrainiens appellent à raser le Donbass à coup de napalm.

L’Europe c’est la paix il paraît. Les habitants du Donbass attendent toujours, quatre ans après le début de cette guerre, que les faits viennent confirmer cette phrase choc de la propagande européiste…

Christelle Néant

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La Russie veut simplifier la procédure d’obtention de la nationalité russe, entre autre pour les réfugiés du Donbass

Passeports russesLe 7 juin 2018, lors de sa ligne directe annuelle, Vladimir Poutine avait déclaré qu’il était nécessaire de faciliter l’obtention de la citoyenneté russe, et de simplifier le retour des Russes vivant à l’étranger. Il avait aussi donné l’ordre au ministre de l’Intérieur de régler le problème de l’employabilité des réfugiés venant du Donbass (ces derniers devant faire face actuellement à de nombreux obstacles administratifs).

Cette question concernant les problèmes d’employabilité que rencontrent les réfugiés du Donbass avait embarrassé Vladimir Poutine, car les autorités russes avaient déjà discuté de ce sujet à plusieurs reprises et demandé au service des Migrations (qui dépend du ministère de l’Intérieur) de faire des propositions pour résoudre ces difficultés. Le président considérait donc que le problème aurait déjà dû être réglé depuis longtemps. Ce qu’il n’est manifestement pas.

Comme l’avait souligné Dmitry Orlov, la situation des réfugiés du Donbass, s’apparente à un roman de Kafka.

« Les lois les obligent à rentrer à la maison tous les 90 jours, mais où ? Leur maison est une zone de guerre. Ils ont des enfants qui ont déjà été traumatisés en se cachant dans des abris anti-aériens alors que leurs maisons étaient bombardées par l’armée ukrainienne. Ils ont également souligné que pour demander la permission de rester, puis la résidence, puis la citoyenneté, ils doivent dépenser de l’argent pour satisfaire aux exigences de la paperasserie leur permettant de gagner de l’argent, mais ils ne sont pas autorisés à travailler jusqu’à ce qu’ils finissent par remplir les exigences de la paperasserie : une situation sans issue, » a-t-il écrit après la ligne directe de Vladimir Poutine.

Dmitry Orlov avait aussi souligné le fait que la procédure actuelle, très complexe, empêchait les très nombreux citoyens membres de la diaspora russe de revenir facilement à la mère-parie une fois leur passeport expiré. Et ce, alors que la Russie fait face aux conséquences démographiques de la catastrophe des années 90, et qu’elle aurait bien besoin de faciliter le retour de ses concitoyens partis un temps à l’étranger.

L’ordre a été bien entendu, et le vice-ministre russe de l’Intérieur, Igor Zoubov, a déclaré que son ministère avait commencé la procédure de simplification de l’obtention de la citoyenneté russe, principalement pour les réfugiés venant d’Ukraine (c’est-à-dire pour la plupart d’entre eux, du Donbass).

« Nous travaillons activement dans cette direction, et nous soumettrons nos propositions dans un futur proche », a-t-il déclaré.

« En principe, personne n’entrave l’acquisition de la citoyenneté russe pour les Ukrainiens, mais maintenant nous sommes en train de revoir cela, nous parlons des Ukrainiens dont les conditions de vie ne sont pas normales et qui sont forcés de quitter leur pays », a souligné monsieur Zoubov.

Et si la Russie veut faciliter les choses pour les réfugiés du Donbass, elle n’oublie pas ses concitoyens vivant à l’étranger dans ce processus. Moscou semble bien décidée à faciliter le retour des Russes de l’étranger.

« Au sein du cadre du concept de politique migratoire que nous développons, nous envisageons la création de conditions pour le retour de compatriotes venant de tous les pays. De telles propositions ont été faites, et nous travaillons dans cette direction », a ajouté Zoubov.

Comme l’avait déclaré Vladimir Poutine lors de sa ligne directe, sont Russes avant tout les gens qui, indépendamment de leur nationalité ou de leur appartenance religieuse, se considèrent comme intimement connectés au monde russe, qui parlent russe, qui veulent travailler en fédération de Russie et qui ont les compétences ad-hoc.

Une vision de ce qu’« être Russe » signifie qui est partagé par de nombreux Russes avec qui j’ai discuté de ce sujet. Pour eux, être Russe c’est avant tout une question d’âme. Si ton âme est russe, alors peu importe où tu es né, tu es Russe !

Il semble que, sans pour autant risquer de détruire l’équilibre en terme d’emploi dans le pays en donnant la nationalité russe à tort et à travers, Vladimir Poutine ait décidé de rapprocher la vision des autorités de celle du peuple russe sur ce sujet.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 16 juin 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 16 juin 2018 :

SITUATION MILITAIRE
02’48 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
03’55 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
04’52 » – Quand la présence ou l’absence de l’OSCE semble influer sur les bombardements de l’armée ukrainienne contre les civils
13’06 » – L’OSCE fait un rapport incendiaire sur la situation à Tchigari
14’40 » – La RPD abat des drones et y récolte des informations sur les positions ukrainiennes
15’38 » – L’armée ukrainienne prend pour cible l’OSCE et la Croix-Rouge
19’00 » – La fake news de la rupture du barrage de déchets de l’usine de phénol
20’56 » – Un militaire ukrainien avoue que l’armée ukrainienne n’est pas prête pour une guerre contre la Russie

ACCORDS DE MINSK
22’44 » – Porochenko déclare qu’il n’y a pas de négociations à Minsk

SITUATION ÉCONOMIQUE
25’54 » – L’UE assortit son prêt d’un milliard d’euros de conditions identiques à celles du FMI

RPD
28’44 » – Les nouveaux tramways sont en cours de fabrication

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
29’53 » – La cour d’appel de Svea en Suède a suspendu le jugement de la cour d’arbitrage de Stockholm défavorable à Gazprom
32’44 » – Un responsable ukrainienne déclare que la construction de Nord Stream 2 menace la civilisation européenne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
35’13 » – Un homme offre des fleurs à Tymochenko, lui fait une déclaration d’amour et même un début de strip-tease lors d’un forum économique

37’38 » – Conclusion

Voir le rapport de situation au complet en vidéo

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Trois jours et trois nuits à Sakhanka (RPD), sous les bombardements de l’armée ukrainienne (Vidéo)

SakhankaDu 7 au 10 juin 2018, j’ai passé trois jours et trois nuits avec les civils de Sakhanka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD) afin d’évaluer l’évolution de la situation, une semaine avant le début de la coupe du monde de football.

Comme lors de mes visites précédentes, je dors chez un civil. Les fois précédentes, les tirs restaient lointains, et ne représentaient pas de danger immédiat pour nous. Mais cette fois, il m’explique que des tirs ont touché la rue d’à côté à peine trois semaines avant.

Alors par sécurité, il m’indique où nous pouvons nous réfugier si les tirs se rapprochent de nouveau. Sa maison n’a pas de cave, mais ses voisins en ont une. Je note le chemin pour y accéder rapidement en cas de tirs.

À peine quelques heures après mon arrivée, des tirs se font entendre au loin comme d’habitude. Je sors pour filmer, mais le calme semble s’être réinstallé. Alors que je m’apprête à rentrer dans la maison, un sifflement se fait entendre. J’ai tout juste le temps de passer la porte avant que l’obus n’explose dans la rue d’à côté, projetant des éclats sur le toit de la maison.

Nous courrons ensemble vers la cave du voisin, en priant pour que le prochain obus ne tombe qu’après que nous y soyons arrivés. Ce sera le cas. Je discute avec l’un des voisins de tout et de rien en attendant que ça passe. De la tour Eiffel, à mes visites précédentes, ou de la situation en France. Nous ne ressortons de la cave qu’une fois sûrs que les tirs sont terminés.

Le lendemain matin, je pars filmer les dégâts provoqués par les tirs de l’armée ukrainienne. Deux civils sont blessés, plusieurs maisons sont endommagées, et trois voitures transformées en passoires.

Les positions de l’armée ukrainienne sont juste en face du village, en surplomb, avec une vue dégagée sur Sakhanka. Les soldats ukrainiens ne peuvent donc pas ignorer qu’ils tirent sur des civils, et commettent donc des crimes de guerre.

L’un des blessés est un grand-père de 81 ans. Il est encore sous le choc de ce qui lui est arrivé. Un obus est tombé devant sa maison, près du poulailler. Il pleure presque et se signe au milieu de l’interview qu’il m’accorde quand je lui fais remarquer qu’il a eu de la chance.

Il a reçu des éclats au bras, aux jambes, au ventre, et au visage (très près de l’œil droit). Mais il est en vie, et tient à le faire savoir aux soldats ukrainiens, répétant encore et encore « nous sommes vivants » et « nous sommes de ceux qui n’abandonnent pas ». Il a aussi tenu à remercier les soldats de la RPD qui l’ont soigné la veille (il n’y a ni pharmacie, ni hôpital à Sakhanka).

Une femme, qui en est à son troisième bombardement de la part de l’armée ukrainienne, laisse exploser sa colère. Elle a travaillé toute sa vie pour l’Ukraine et aujourd’hui Kiev détruit morceau par morceau la maison qu’elle et son mari, invalide de Tchernobyl, s’étaient achetés pour passer paisiblement leur retraite à la campagne. Ses fenêtres sont détruites, et avec leurs deux retraites ils n’auront pas assez d’argent pour les remplacer.

Une fois fini d’enregistrer tous les dégâts, je suis informée qu’un petit concert patriotique est donné pour les soldats basés à Sakhanka.

Une fois le concert fini je rentre, et m’installe avec mon hôte dans le jardin pour boire un thé et continuer nos discussions sur la géopolitique, pourquoi l’Europe ne fait rien pour faire cesser cette guerre, etc.

Comme la veille, c’est dans la cave des voisins, et avec eux, que ces discussions devront se poursuivre, l’armée ukrainienne ouvrant de nouveau le feu sur la zone résidentielle. Malgré ces tirs, l’un des voisins me dira qu’il est hors de question pour eux d’abandonner les terres où ils sont nés. Ce sont les leurs, et tirs de l’armée ukrainienne ou pas, ils ne bougeront pas de là.

Les tirs sont plus nombreux que la veille, et des éclats atterrissent jusque devant l’entrée de la cave où nous nous trouvons.

Le soir même je filme certains des dégâts provoqués par les tirs qui ont eu lieu. Une autre voiture a été transformée en passoire. Rien qu’autour d’une seule maison, quatre projectiles sont tombés, dont un qui n’a pas explosé et a creusé un trou d’une profondeur telle que nous n’arrivons pas à voir où est l’obus !

Le lendemain matin, je pars filmer le reste des dégâts et j’apprends qu’un homme a été blessé. Un obus est tombé sur le toit de sa maison, détruisant ce dernier. L’homme a été blessé à l’oreille gauche, mais rien de grave.

Au retour je découvre deux voitures de l’OSCE là où l’armée ukrainienne avait tiré l’avant-veille. Les observateurs sont pris à partie par la population. Si l’un des observateurs semble être de bonne foi et vouloir faire son travail, le chef de l’équipe se montre très vite hautain et dédaigneux, n’écoutant que d’une oreille distraite les doléances des civils qui subissent jour après jour les bombardements des FAU.

Pour finir, énervé par les reproches qui sont faits par la population qui les traite d’espions à la solde de Kiev, le chef de l’équipe décide de partir sans avoir enregistré les dégâts de la veille. Les civils relèvent alors un fait intéressant : la veille ces observateurs sont venus là, et l’après-midi, juste après leur venue, le même endroit avait de nouveau été bombardé.

D’une manière assez « étrange », après la visite « avortée » de l’OSCE, il n’y aura pas de nouveaux tirs contre les civils de Sakhanka le 9 juin, seulement des tirs contre les positions de l’armée de la RPD. Ce genre de « coïncidence » accrédite la thèse des habitants de Sakhanka sur le lien plus qu’étrange entre visites de l’OSCE et bombardements consécutifs par l’armée ukrainienne des zones qu’ils ont visitées.

Et ce n’est pas la première fois que je vois de telles situations ou entend de telles histoires. Du Nord au Sud de la ligne de front du Donbass, habitants et soldats m’ont déjà maintes fois raconté comment l’armée ukrainienne visait encore plus précisément certaines zones après des visites d’observateurs de l’OSCE.

Quelle qu’en soit la raison, le 9 juin au soir restera relativement calme, et je rentre à Donetsk sans que Sakhanka ait eu à déplorer de nouvelles victimes civiles ou destructions.

Au total lors de ces trois journées, l’armée ukrainienne a tiré 28 obus de mortier de 120 mm et trois missiles antichars filoguidés, en violation des accords de Minsk. Ces tirs ont fait trois blessés parmi les civils, six maisons ont été endommagées et quatre voitures ont été détruites.

Voir le reportage vidéo des trois jours au complet

Christelle Néant

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Nouvelles victimes parmi les civils en RPD et risques de provocations graves de la part de l’armée ukrainienne

OSCEAprès une légère accalmie suite aux tirs réguliers de la fin de semaine dernière, qui ont fait trois blessés parmi les civils à Sakhanka et un à Zaïtsevo, l’armée ukrainienne a repris en début de semaine ses tirs contre les zones purement résidentielles de la république.

Ainsi, le 11 juin au matin, vers 9 h30, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur le quartier de Troudovski au Sud-Ouest de Donetsk, faisant trois blessés parmi les civils. Leur état après opération est stable d’après les médecins.

Aujourd’hui, 12 juin, vers 11 h 50, c’est sur Dokoutchayevsk que l’armée ukrainienne a ouvert le feu, blessant une femme vivant à Yelenovka. Cette dernière a reçu de nombreux éclats dans le coup, l’épaule, le bras gauche, les avant-bras et la jambe, et a été emmenée à l’hôpital.

Durant les dernières 24 h, malgré un faible nombre de violations (six durant lesquelles l’armée ukrainienne a tiré 58 munitions dont 17 obus de mortier de 120 mm), un soldat de la République Populaire de Donetsk (RPD) a aussi été tué.

En plus des victimes civiles, les tirs des dernières 48 h ont endommagé 20 habitations : 12 à Troudovski, trois à Kominternovo, trois à Sakhanka, dans le Sud de la république, une à Alexandrovka, et une à Dokoutchayevsk.

Et si les civils qui habitent en RPD souffrent des tirs de l’armée ukrainienne, ceux qui habitent dans la partie occupée par les FAU souffrent de la présence de ces derniers. Des faits confirmés par un poste de la MSS de l’OSCE sur leur page Facebook, après une visite dans le village occupé de Tchygari (situé face à Gorlovka).

Depuis l’occupation de ce village, situé dans la zone grise, par les FAU, la situation des habitants s’y est fortement dégradée. Plus personne n’a d’électricité, peu ont encore l’eau courante. Beaucoup de maisons sont détruites, abandonnées ou occupées par les soldats ukrainiens qui y creusent de nouvelles positions.

La plupart des habitants ont préféré fuir le village, entre autre vers Gorlovka, car les soi-disant « libérateurs du Donbass » n’ont apporté que plus de violence et de destruction dans le hameau d’après les quelques habitants qui s’y trouvent encore !

Malgré le calme relatif actuel dans le Sud de la république, l’armée de la RPD s’attend à un risque d’escalade dans cette zone du front.

« Les informations sur les plans d’offensive de l’ennemi sont également confirmées par nos renseignements issus de la 36e brigade de Marine et de la 93e brigade mécanisée des FAU. Depuis le 9 juin, les militaires de ces brigades, qui sont dans la zone d’opération des forces d’occupation, ont vu leurs congés annulés. De plus, à un rythme accéléré, les 36e et 93e brigades sont complétées par du personnel d’autres unités militaires. Il est important de noter ici que cette décision a été prise par le commandement ukrainien après la visite récente des états-majors et sous-unités de ces brigades par le chef d’état-major général – le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Moujenko, qui dès le début du conflit armé a soutenu l’option de la force, malgré les sacrifices des militaires et des civils… Ainsi, il y a une possibilité d’activation de l’ennemi dans la direction Marioupol, » a déclaré Danil Bezsonov, chef du service de presse de l’armée de la RPD.

Et la partie Nord du front n’est pas plus à l’abri d’une escalade, si on en croit les vidéos extraites d’un drone ukrainien abattu par les soldats de la RPD. On y voit très clairement la présence d’équipements militaires dans des zones résidentielles à Artiomovsk, Konstantinovka et Volnovakha (soit à peine entre 18 et 23 km de la ligne de front).

Ces reconnaissances par drones se multiplient de la part de l’armée ukrainienne, en violation totale des accords de Minsk. Beaucoup de ces drones sont abattus par les soldats de la RPD et récupérés, fournissant une mine d’informations sur les positions ukrainiennes. Rien que durant le mois écoulé, cinq drones ont ainsi été abattus et leurs vidéos étudiées.

Et malgré la réunion qui a eu lieu hier entre les ministres des Affaires étrangères au format Normandie, il semble que l’Ukraine envisage de mener une opération sous faux drapeau contre une délégation européenne qui doit visiter le Donbass du 13 au 15 juin. L’information a été divulguée hier par le MGB (les services de renseignement de la RPD).

D’après les informations obtenues, un système de défense anti-aérien portatif IGLA a été sorti des dépôts d’arme de la 95e brigade des FAU, à Verkhnetoretskoye, afin d’être utilisé pour abattre l’hélicoptère de la délégation du comité de la politique de sécurité de l’UE qui doit venir visiter la zone proche du front afin d’évaluer la situation humanitaire, les besoins financiers, et l’évolution du déminage.

Le but étant bien sûr d’en faire porter la responsabilité aux deux républiques populaires, afin d’impliquer l’UE et donc l’OTAN dans le conflit. Espérons que la divulgation de ce plan empêchera sa mise à exécution.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 10 juin 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (d’habitude en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, mais seule cette fois-ci pour cause de problèmes techniques empêchant la vidéo-conférence), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le dimanche 10 juin 2018 :

SITUATION MILITAIRE
00’45 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
01’51 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
02’51 » – La situation autour de la station d’épuration toujours très tendue
04’45 » – La RPD met l’Ukraine et ses patrons occidentaux en garde en cas de nouvelles provocations
10’27 » – La RPL craint une tentative de percée de la part de l’armée ukrainienne

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
11’33 » – Réactions internationales face à la situation de plus en plus critique des journalistes en Ukraine
16’17 » – L’armée ukrainienne fait une démonstration d’égorgement devant des enfants
18’52 » – Le FMI réagit au renvoi du ministre ukrainien des Finances

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
20’45 » – La Rada se transforme de nouveau en ring
21’38 » – Porochenko annonce que le drapeau ukrainien flottera de nouveau sur Sébastopol

23’48 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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Tim Lancaster, père du célèbre journaliste américain dans le Donbass, Patrick Lancaster – « Je suis fier de ce que fait mon fils »

Timothy, Patrick et Timur LancasterParmi les journalistes étrangers venus dans le Donbass depuis le début de la guerre, Patrick Lancaster est indéniablement l’un de ceux qui s’est fait le plus connaître par son acharnement à montrer la vérité depuis quatre ans, quitte à mettre sa vie en danger.

Patrick fait partie de ces journalistes qui ont été, et sont encore, pour moi, des exemples à suivre et une source d’inspiration. Patrick Lancaster m’a montré ce que devrait être un journaliste : honnête, sincère, factuel, et utilisant les informations acquises grâce à ses reportages pour aider les gens qui en ont le plus besoin.

S’il y a bien eu une personne qui a pesé parmi d’autres (sans le savoir) pour me pousser à devenir journaliste dans le Donbass, c’est bien Patrick.

Alors lorsque j’ai appris que son père venait voir son fils, mais aussi sa belle-fille et son petit-fils qu’il n’a jamais vus, il me tenait à cœur de l’interviewer pour comprendre un peu mieux comment Patrick est devenu l’homme qu’il est.

Timothy Lancaster est un homme souriant, toujours affable et d’une bonne humeur communicative. Pendant toute l’interview et lors de nos discussions hors caméra, et malgré le fait que nous ayons abordé des sujets houleux (comme la politique), il ne hausse jamais le ton, et parle toujours avec un grand calme ponctué d’immenses sourires.

Quand on voit Tim Lancaster, on comprend d’où Patrick tient cette incroyable gentillesse et bonté de cœur qui est la sienne. Sans parler de la ressemblance physique entre eux, qui est plus que frappante.

À un moment de l’interview d’ailleurs, Timur, le fils de Patrick et Nadia, vient voir ce que fait son grand-père, et nous nous retrouvons avec trois générations de Lancaster face à la caméra : Timothy, son fils Patrick, et son petit-fils Timur.

Tim nous raconte son voyage depuis les États-Unis, le passage de la frontière et les anecdotes de ses premiers jours à Donetsk.

Le plus drôle fut cette discussion avec le FSB à la frontière entre la Russie et la République Populaire de Donetsk (RPD). Alors que la plupart des étrangers peuvent passer facilement une ou deux heures à discuter avec le FSB la première fois qu’ils passent la frontière, le temps pour les services de sécurité de vérifier si la personne représente un danger ou non, Tim n’y a passé que 25 minutes tout au plus.

Et l’explication fournie prête à sourire, voire à rire un bon coup, puisque c’est la passion de Tim pour le hockey qui lui vaudra la bienveillance de l’agent du FSB chargé de l’interroger.

On ne peut pas en dire autant du FBI, qui est venu fouiller il y a quelque temps de cela la maison de la mère de Patrick et poser des questions sur ce que fait son fils dans le Donbass. Sa mère répond alors aux agents fédéraux qu’elle croit en ce que fait son fils et qu’elle est fière de lui. Une position partagée par son père, mais qui ne semble pas avoir été du goût des agents fédéraux.

Tim est clairement le plus grand fan de son fils, et à juste titre. Il va maintenant pouvoir passer du temps avec Patrick et son petit-fils, et continuer de découvrir Donetsk, qui lui a déjà laissée une forte impression positive à son arrivée.

Je tiens à remercier Zak Novak de Novorossia Today d’avoir participé activement à cette interview « à deux voix » de Timothy Lancaster.

Voir l’interview en anglais sous-titrée français

Christelle Néant

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Après un calme relatif dans le Donbass, les FAU augmentent à nouveau le nombre de leurs bombardements et le calibre des armes utilisées

Artillerie ukrainienneAprès les attaques ratées contre Gorlovka, il y a deux semaines, et les inspections consécutives menées par le commandement des Forces Armées Ukrainiennes (FAU), un calme relatif s’était installé sur la ligne de front, permettant une diminution importante du nombre de bombardements frappant le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Il faut dire qu’en plus d’avoir infligé de lourdes pertes à l’armée ukrainienne lors des attaques contre Gorlovka, l’armée de la RPD a répondu avec force à la mort du commandant Mamaï, en utilisant pour la première fois, et de manière publique, ses lance-roquettes multiples Tchebourachka d’un calibre de 217 mm (créés et produits en RPD) contre des positions de l’armée ukrainienne.

Mais au milieu de ce « faux calme » en termes de bombardements, les nouvelles tentatives de percer les lignes menées par des unités des FAU le 28 puis le 31 mai, la présence constante d’armes lourdes près de la ligne de front côté ukrainien, et les exercices récents de l’aviation ukrainienne en vue de sa réutilisation dans le Donbass, n’indiquaient qu’une chose : que ce calme n’allait pas durer.

Et malheureusement cette prédiction s’est avérée juste. Si du 1er au 2 juin, l’armée ukrainienne n’a violé le cessez-le-feu qu’à 3 reprises et avec peu d’armes interdites par les accords de Minsk, la donne a changé en 24 heures à peine.

Du 2 au 3 juin, l’armée ukrainienne est passée à 20 violations du cessez-le-feu, durant lesquelles elle a utilisé les obus de mortier de 120 mm à 28 reprises et les obus de mortiers de 82 mm à neuf reprises, endommageant deux habitations, un gazoduc et une ligne électrique à Dokoutchayevsk.

Et cette tendance se poursuit, avec les 16 violations du cessez-le-feu par les FAU durant les dernières 24 h, durant lesquelles l’armée ukrainienne a de nouveau utilisé l’artillerie de 122 mm à sept reprises, les mortiers de 120 mm à 35 reprises et les mortiers de 82 mm à 46 reprises, endommageant trois habitations à Alexandrovka.

Et la situation concernant la station d’épuration ne s’améliore pas, bien au contraire. Après avoir refusé de faire reculer ses troupes, et empêché à plusieurs reprises les remplacements d’équipes de travailleurs qui font fonctionner la station, en bombardant la route ou en tirant sur les observateurs de l’OSCE pour les décourager d’accompagner les convois, les FAU sont passé au minage de la route qui mène à la station d’épuration.

Carte de l'OSCE

L’OSCE a enregistré ce sabotage total des accords de Minsk, et cette violation complète de toutes les conventions internationales régissant les lois de la guerre, puisqu’il s’agit d’une infrastructure civile vitale. En tout c’est 18 mines antichars qui ont été disposées sur la route menant à la station.

Et histoire de décourager totalement les travailleurs de venir faire tourner la station d’épuration, l’armée ukrainienne a bombardé cette nuit le territoire de la station elle-même. La direction de la station a retrouvé des restes d’obus explosés près des bâtiments administrative et du garage de la station.

Cette montée des tensions a lieu sur fond de nouveaux exercices de l’OTAN à la frontière avec la Russie à quelques jours du début de la coupe du monde de football, qui pourrait offrir à l’Ukraine la diversion médiatique et le blocage diplomatique qu’elle pense être nécessaires pour lancer son éventuelle offensive contre le Donbass (l’Ukraine considérant que la Russie ne tentera rien pour défendre le Donbass pendant que la coupe du monde a lieu sur son territoire).

Ce « plan » des plus hasardeux semble néanmoins avoir oublié ce que la RPD a prouvé encore récemment : les deux républiques populaires peuvent se défendre seules, elles en ont non seulement les moyens humains, mais aussi les moyens en termes d’armement créé et produit sur place. Une leçon que l’armée ukrainienne ferait bien de méditer avant d’envoyer ses soldats à une mort certaine dans un nouveau chaudron.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 2 juin 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 2 juin 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’11 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
04’29 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
05’29 » – Les FAU tentent de nouveau de percer les lignes de défense de la RPD
09’31 » – La propagande ukrainienne se prend les pieds dans le tapis sur les pertes de l’armée de la RPD
12’21 » – Les pertes hors-combat des FAU continuent d’augmenter
15’18 » – Les autorités de Kiev essayent de cacher leur responsabilité dans la mort d’une jeune fille de 15 ans
20’04 » – L’armée de la RPD démonte la propagande ukrainienne concernant la conquête d’un village situé en RPD
21’57 » – L’armée ukrainienne ressort son aviation des hangars

MH17
24’20 » – La Malaisie ne considère pas la Russie comme responsable du crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
26’09 » – Kiev monte une pièce de grand guignol autour du pseudo-meurtre du journaliste Arkadi Babtchenko (Réaction d’Avakov et de Porochenko)

42’40 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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Un mois de mai sanglant et destructeur pour les civils de la zone de Gorlovka

GloubokayaAlors que le mois de mai touche à sa fin, le bilan de ce dernier sur le plan humain est plus que mauvais, avec quatre morts et 21 blessés parmi les civils pour l’ensemble de la République Populaire de Donetsk (RPD).

La ville de Gorlovka et sa périphérie (Golmovski, Zaïtsevo, mine Gagarine, Gloubokaya) ont payé le plus lourd tribut, puisque la totalité des civils morts durant le mois de mai et 16 des 21 civils blessés l’ont été dans la zone de Gorlovka.

Sur le plan des destructions, le bilan est à l’avenant avec 108 habitations endommagées ou détruites pendant le mois de mai dont 86 habitations rien que pour Gorlovka et sa périphérie. Sans compter les infrastructures comme l’école N°10, plusieurs gazoducs, canalisations d’eaux et transformateurs électriques, eux aussi touchés.

Même pendant les festivités du mois de mai, l’armée ukrainienne n’a pas cessé de bombarder les civils de la zone de Gorlovka, comme le 8 mai à Zaïtsevo, où deux obus d’artillerie de 122 mm ont atterri, l’un dans le jardin, et l’autre sur la cuisine d’une maison.

Le couple qui habite cette maison a eu de la chance, le mari a entendu tomber le premier obus dans le jardin et s’est réfugié dans la maison avant que le deuxième ne tombe.

Les membres d’une délégation française qui menaient une mission humanitaire à destination des vétérans de Zaïtsevo ont tenu à voir par leurs propres yeux ce qui s’est passé et poser quelques questions à la maire du village.

Voir l’interview de la maire du village en vidéo

Si on regarde en terme d’armes lourdes, sur les 20 obus d’artillerie de 152 mm, les 229 obus d’artillerie de 122 mm, et les 93 obus de chars d’assaut qui ont été tirés par l’armée ukrainienne ce mois-ci, la très grande majorité (pour ne pas dire la presque totalité) ont été tirés contre Gorlovka et ses environs.

Si on y rajoute les 1 924 obus de mortier de 120 mm, les 1 273 obus de mortier de 82 mm, les 6 obus d’artillerie de 100 mm, et les trois missiles antichars filoguidés, cela nous fait un total de 3 548 munitions lourdes interdites par les accords de Minsk utilisées par l’armée ukrainienne contre le territoire de la RPD.

Si on compte les armes de plus petit calibre (lance-roquettes, lance-grenades automatiques, canon de véhicule de combat d’infanterie, de véhicule de transport de troupes blindé, les mitrailleuses lourdes et les armes légères), on arrive à un total de 14 606 munitions tirées par l’armée ukrainienne en 28 jours…

Certains des obus de char d’assaut utilisés contre les civils, étaient des obus à tête d’écrasement (obus HESH), normalement conçus pour détruire un char d’assaut de l’intérieur.

L’un de ces obus à tête d’écrasement a percuté de plein fouet une maison civile à Gloubokaya (périphérie Ouest de Gorlovka), arrachant la presque totalité du toit.

Voir le reportage filmé à Gloubokaya

Dans ce cas précis, l’utilisation de ce type d’obus, plutôt qu’un obus de char d’assaut classique, a sauvé la vie des habitants de la maison (un couple avec deux enfants).

Un obus classique aurait très certainement provoqué la destruction totale puis l’incendie de la maison. La famille, bloquée dans le sous-sol où elle s’était réfugiée, n’aurait pas pu s’extraire de là avant de mourir intoxiquée par les fumées, ou brûlée vive. Au vu de l’état de la maison, nous sommes intervenus pour aider financièrement cette famille à réparer le toit le plus vite possible.

Voilà comment l’armée ukrainienne « libère » le Donbass : en détruisant des maisons civiles de manière délibérée, c’est-à-dire en commettant des crimes de guerre.

C’est d’ailleurs très exactement ce qu’a expliqué la maire de Zaïtsevo à nos collègues de News Front (merci à Thalie Thalie pour la traduction).

Voir la vidéo filmée à Zaïtsevo

Si, suite aux attaques ratées des FAU qui ont coûté la vie à de nombreux soldats ukrainiens près de Gorlovka, l’armée ukrainienne semble s’être calmée, il semble que cela ne soit qu’un calme trompeur avant la tempête.

L’armée de la RPD s’attend à ce que l’armée ukrainienne utilise le mondial de football comme diversion médiatique et comme moyen « diplomatique » d’empêcher la Russie d’intervenir si nécessaire, pour lancer de nouvelles attaques.

D’ailleurs les tentatives d’infiltration des lignes de défense de la RPD par des groupes subversifs ukrainiens se multiplient, avec des conséquences systématiquement désastreuses pour les soldats ukrainiens (la dernière tentative qui a eu lieu hier a fait deux morts et deux blessés parmi les soldats des FAU).

Il ne reste qu’à espérer que les pertes lourdes des dernières attaques poussent les soldats ukrainiens à renoncer à cette option et à désobéir aux ordres criminels qui leur sont donnés par les autorités de Kiev.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 26 mai 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 26 mais 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’05 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’25 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
04’06 » – L’armée ukrainienne lance des offensives contre la périphérie de Gorlovka
12’26 » – Kiev refuse de reculer ses troupes stationnées près de la station d’épuration
17’06 » – Les pertes matérielles réelles de l’armée ukrainienne dévoilées par des hackers

MH17
23’02 » – Incohérences de l’accusation du JIT contre la Russie concernant le crash du MH17

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
41’36 » – L’administration gouvernementale de Kiev offre une Mercedes à un juge au titre de l’aide humanitaire
43’56 » – La hausse des tarifs du gaz pour les Ukrainiens pourrait atteindre 60 à 70 %

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
44’39 » – Une animatrice de la télé ukrainienne insulte un ministre en direct

46’12 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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