La guerre de Tchétchénie ressemble-t-elle à celle du Donbass ?

GuerreAlexandre Sladkov est un reporter de guerre russe très connu, et qui a déjà couvert de nombreux conflits. Cette expérience lui permet de comparer les guerres où il s’est trouvé comme journaliste, ce qu’il y a vu.

Il y a quelques jours, il a publié sur son compte Telegram un commentaire sur la comparaison qui est souvent faite par certains en Occident, mais aussi en Russie, pour justifier la guerre qui a lieu dans le Donbass en l’amalgamant avec la guerre de Tchétchénie.

Alexandre ayant couvert les deux conflits, il a tenu à remettre les points sur les i, et souligner les différences fondamentales entre ces deux guerres, pour que ce qui s’est passé en Tchétchénie ne serve plus à justifier l’injustifiable dans le Donbass.

J’ai tenu à traduire cette analyse, car elle me semble importante pour comprendre en quoi les prétendues « similitudes » entre les deux guerres n’en sont pas.


Certaines personnes en Occident, en Ukraine et parmi nos libéraux disent : la guerre en Tchétchénie et dans le Donbass sont identiques. Ce n’est pas vrai. Je suis témoin.

Premièrement. L’Ukraine ne mène pas de négociations avec les habitants du Donbass, car pour Kiev ce sont tous des bandits. Mais en Tchétchénie, l’armée russe a immédiatement entamé un dialogue avec la population locale, totalement, dans tous les districts. Et avec de l’aide humanitaire. Nous aurions même négocié avec le chef officiel d’Itchkéria Aslan Maskhadov, mais il ne s’est pas dissocié des militants, et ne s’est pas occupé de la population, il a opté pour la guerre.

Deuxièmement. Les gens ont fui le Donbass, la guerre, principalement non pas en Ukraine, mais à l’étranger, en Russie, rappelez-vous les milliers de camps de réfugiés du Donbass dans la région de Rostov, et l’accueil des familles du Donbass partout en Russie. En Tchétchénie, tous les réfugiés ont été acceptés et accueillis par la Russie elle-même, il y avait des camps, il y avait des allocations et une part correspondante du budget de l’État était consacrée à leur financement.

Troisièmement. Reconnaissance des droits civils des citoyens tchétchènes. Les passeports ont été renouvelés et délivrés dans tout le pays, tant le passeport intérieur que le passeport extérieur. Oui, tous les documents ont été produits pour la voiture, le logement, le permis de conduire, sans refus. L’Ukraine ne délivre pas de documents aux résidents du Donbass.

Quatrièmement. Il y a eu encore et encore des crimes de la part des forces de sécurité. La population locale et des enfants mouraient. Le sang des civils innocents a coulé. Mais je me souviens comment des centaines de procureurs militaires et civils ont atterri à Mozdok, comment ils ont traité chaque affaire avec soin et ont mis des gens en prison. Oui, oui, ils ont emprisonné des soldats pour crimes. Les combattants et les officiers qui se battaient n’aimaient pas du tout cela, ils grognaient, ils disaient, c’est la guerre, mais…. Un représentant du bureau du procureur s’est rendu à chaque opération spéciale, où il était prévu de combattre dans des zones où se trouvaient des civils. Ils ont lutté avec cela comme ils le pouvaient. Et dans le Donbass, les militaires ukrainiens tuent des civils sans arrêt. Et personne ne les poursuit pour ça.

Cinquièmement. Indemnisation pour les logements détruits. En Tchétchénie, les compensations monétaires fédérales en faveur de la population et la construction de nouvelles habitations et infrastructures publiques ont été activement mises en œuvre pendant la guerre. Alors que dans le Donbass, maintenant, pendant la guerre, Kiev ne donne pas un sou pour la restauration des logements endommagés et détruits par l’armée ukrainienne. C’EST MOSCOU QUI DONNE.

Sixièmement. Les mercenaires. Les forces fédérales russes ont combattu contre les militants avec leurs unités et formations régulières. Alors que dans le Donbass, sur le front du côté de Kiev, des mercenaires étrangers sont apparus instantanément, des groupes de nationalistes informels mais armés jusqu’aux dents et des instructeurs de l’OTAN.

Il y a une chose en commun. La corruption. Comment ont-ils volé l’argent alloué par Moscou pour la Tchétchénie ? Volé en masse. Et mon souhait est que tout le monde, le ministère de l’Intérieur de la fédération de Russie, le Service fédéral de sécurité (FSB) de la fédération de Russie, les forces de Ramzan Akhmadovitch trouvent chacun de ceux qui ont volé l’argent des gens et les empalent. C’est ce qui s’est passé aussi dans le Donbass.

Voir les véritables images du début de la Seconde Guerre de Tchétchénie

Alexandre Sladkov

Source : Sladkov+
Traduction : Christelle Néant pour Donbass Insider

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 10 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 10 novembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0136″Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’10″ – Chiffres réels des pertes hors combat de l’armée ukrainienne depuis le début du conflit

ACCORDS DE MINSK – DIPLOMATIE
06’33″ – Kiev innove en matière de sabotage des discussions à Minsk
12’47″ – Les États-Unis tentent de s’ingérer dans les élections du Donbass

RELIGION
19’23″ – Le président ukrainien exige que les représentants de l’UOC-MP quittent le pays

UKRAINE
3020″Un député ukrainien propose un nouveau plan foireux pour ramener la Crimée dans le giron de l’Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
35’00″ – Kiev rate l’arraisonnement d’un cargo russe
37’02″ – Un député ukrainien propose d’interdire l’hiver

39’01″ – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Kiev invente de nouvelles tactiques pour saboter les discussions à Minsk

MinskEn matière de sabotage des discussions des groupes de contact qui ont lieu régulièrement à Minsk, l’Ukraine fait preuve d’une inventivité sans pareil. Si Kiev mettait le même entrain à appliquer les accords de Minsk, qu’elle en met à les saboter, ces derniers seraient déjà mis en œuvre et la guerre dans le Donbass serait terminée depuis longtemps.

Depuis quatre ans, Kiev invente ainsi sans cesse de nouvelles façons de saborder les discussions des groupes de contact qui sont censés permettre la mise en œuvre des accords de Minsk que l’Ukraine a signés.

Envoi de représentants sans mandat clair ou sans autorisation de signer quoi que ce soit, refus de ces derniers de venir, changement de sujet de discussion pour ne surtout pas aborder les thèmes prévus dans l’agenda, et même changement régulier de représentants pour obliger à recommencer les mêmes négociations sans fin. Après tout cela on pensait que l’Ukraine avait épuisé la liste des options disponibles.

Eh bien non. Le 6 novembre, en plus d’utiliser une fois de plus la bonne vieille tactique de la diversion qui a fait ses preuves, en refusant d’aborder tout autre sujet que les élections qui doivent avoir lieu en République Populaire de Donetsk (RPD) et en République Populaire de Lougansk (RPL) le 11 novembre, l’Ukraine a inventé une nouvelle technique d’esquive : envoyer un même représentant pour assister à deux groupes de contact qui se réunissent au même moment (peut-être que Kiev croit que ses représentants ont le don d’ubiquité) ! Le tout en lui accordant un mandat plus que limité qui ne lui permet pas de discuter de grand-chose.

Rodion Mirochnik, représentant de la RPL à Minsk, a ainsi déclaré que « les représentants ukrainiens ont tenté de perturber les réunions du sous-groupe politique et du groupe de contact, en insistant pour que les prochaines élections en RPL et en RPD soient discutées au lieu des questions à l’ordre du jour des réunions, notamment le statut spécial du Donbass, le retrait des troupes et du matériel militaire et l’échange des prisonniers ».

« L’attention que Kiev porte aux élections est très étrange car les autorités ukrainiennes ont déjà déclaré qu’elles ne reconnaîtraient pas leurs résultats. Cela devrait être suffisant pour eux », a ajouté l’envoyé de la RPL.

Monsieur Mirochnik a aussi rappelé que « les élections ont été organisées pour former des organes gouvernementaux de manière démocratique, ce qui est très important, en particulier pour la poursuite des négociations de Minsk ».

« Cependant, l’Ukraine est plus intéressée à créer le chaos dans les républiques du Donbass et à perturber l’ensemble du processus de Minsk qu’à résoudre le conflit », a conclu le représentant de la RPL.

Voilà ce que l’Occident appelle « l’application des accords de Minsk par l’Ukraine »… Une vision fascinante des faits offerte par la novlangue occidentale pour qui la guerre c’est la paix, l’esclavage c’est la liberté, et saborder les négociations c’est appliquer les accords de paix…

Ces deux techniques de sabotage ont malheureusement porté leurs fruits, puisque dans de telles conditions il était impossible de mener des discussions utiles et constructives.

Avec un seul représentant ukrainien pour le sous-groupe de contact économique et le sous-groupe de contact humanitaire, il était impossible de discuter à la fois de l’échange de prisonniers (qui doit avoir lieu au format « tous contre tous ») et de la reconstruction du pont de Stanitsa Louganskaya (qui sert de point de passage entre la RPL et l’Ukraine).

« Ce fait a été noté par les coordinateurs des groupes de contact de l’OSCE qui ont regretté l’absence de résultats sur ces sujets, » a déclaré la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova.

Le travail dans le groupe de contact dédié aux questions de sécurité n’a pas été plus fructueux, puisque l’Ukraine a rejeté la proposition de la RPD et de la RPL de relancer le processus de désengagement des forces dans le Donbass.

Le tout dans l’indifférence de la Mission Spéciale de Surveillance (MSS) de l’OSCE, et ce, alors que le désengagement des forces le long de la ligne de contact est un point majeur des accords de Minsk qui conditionne l’application de plusieurs autres points de ces mêmes accords.

« Les représentants des républiques ont proposé que le groupe de contact fasse une déclaration exhortant les parties à mettre fin à toutes les violations [du cessez-le-feu NDLR] enregistrées par la Mission Spéciale de Surveillance de l’OSCE et à relancer ainsi sa mise en œuvre [du désengagement des forces NDLR] mais malheureusement il n’y a eu aucune réaction de la direction de la MSS de l’OSCE quand la délégation ukrainienne a refusé cette proposition, » a ajouté Natalia Nikonorova.

Cette absence de réaction de l’OSCE est de mauvaise augure, alors que le nouveau chef adjoint de la mission a été présenté lors de cette même réunion des groupes de contact à Minsk. Si Mark Etherington ne veut pas se « hisser » au même niveau de réputation d’inutilité et de complaisance envers Kiev que son prédécesseur, Alexander Hug, il ferait bien de se ressaisir.

La seule satisfaction à l’issue de la réunion du 6 novembre fut le rejet de la demande ukrainienne de condamner les élections qui doivent avoir lieu en RPD et en RPL le 11 novembre.

« L’initiative de Kiev d’adopter une déclaration du Groupe de contact condamnant les élections du 11 novembre en RPL et en RPD n’a pas trouvé de soutien parmi ses membres », a déclaré Rodion Mirochnik.

La question est donc désormais : qu’est-ce que Kiev va inventer après que les élections aient eu lieu pour perturber encore une fois les prochaines discussions qui auront lieu à Minsk le 22 novembre ? Les paris sont ouverts…

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 3 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 3 novembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0110 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’37 » – Cinq jours de bombardement continus à Sakhanka
09’22 » – L’armée ukrainienne s’acharne sur Staromikaïlovka
12’00 » – Les Forces Armées Ukrainiennes continuent de perdre des soldats

ONU
12’43 » – Mascarade à l’ONU à propos des élections qui doivent avoir lieu en RPD et en RPL

UKRAINE
2610 » – La Russie prend des sanctions contre les autorités ukrainiennes
3046 » – Kiev veut transformer l’Ukraine en dépotoir nucléaire

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
32’27 » – Google Maps renomme la Rada en « Trahison suprême »

35’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Cinq jours de tirs et de bombardements des FAU sur Sakhanka (RPD)

SakhankaDu 25 au 30 octobre, nous nous sommes rendus à Sakhanka (dans le sud de la République Populaire de Donetsk), afin de mener une mission humanitaire puis d’évaluer l’évolution de la situation en termes de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne.

Arrivés le 25 octobre, nous sommes allés livrer des fruits (bananes et mandarines) aux 29 enfants de l’école du village (qui a déjà été prise pour cible plusieurs fois par l’armée ukrainienne). La vidéo complète de l’action humanitaire sera publiée sous peu.

école de Sakhanka

Nous sommes ensuite restés cinq nuits sur place pour voir si les tirs et bombardements de l’armée ukrainienne se poursuivaient de manière régulière.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que le bilan en termes de tirs et de bombardements sur ces cinq jours n’est pas des plus brillants.

Si l’armée ukrainienne n’a heureusement pas tiré sur les zones résidentielles et s’est contentée de tirer sur les positions de la milice populaire de la RPD situées en dehors du village, les tirs ont été permanents.

Pendant cinq jours et cinq nuits, des tirs se sont fait entendre de manière régulière. Plus espacés en journée (et donc plus difficiles à filmer), et plus intensifs de nuit, ces tirs n’ont laissé aucun répit aux habitants et aux soldats.

Écouter un extrait de ces tirs filmés pendant ces cinq jours

Au total sur ces cinq jours, la zone de Sakhanka a subi près d’un sixième des violations commises par l’armée ukrainienne sur l’ensemble de la ligne de front de la RPD, et a reçu un total de 151 munitions (d’un calibre supérieur à 12,7 mm) dont :

– 17 obus de char d’assaut de 125 mm ;

– 30 obus de mortier de 120 mm ;

– 22 obus de mortier de 82 mm ;

– 35 tirs de véhicule de combat d’infanterie (BMP-1) ;

– 29 tirs de lance-grenades automatique.

Il faut ajouter à cela tous les tirs de mitrailleuse lourde, de fusils de snipers et autres armes légères.

Ce total ne tient pas compte des tirs sur les positions situées près des villages environnants (Kominternovo, Leninskoye et Oktiabr).

Si on ajoute les munitions tirées par l’armée ukrainienne sur ces villages alentours, on atteint le chiffre de 404 munitions tirées sur cette petite zone située en face de Marioupol et Shirokino en cinq jours.

Le tout, alors qu’un cessez-le-feu est censé être en vigueur et que l’Ukraine et ses patrons occidentaux prétendent que Kiev respecte les accords de Minsk… De leur côté, les soldats de la RPD appliquent strictement les ordres qui sont de ne pas répondre à ces tirs de provocation.

Bien que ces tirs n’aient pas touché les zones résidentielles, l’usage intensif des chars d’assaut le soir du 28 octobre a marqué les habitants (audibles à partir de 4’14 dans la vidéo ci-dessus). Le lendemain lorsque nous avons croisé Lioudmilla (la femme que nous avions aidée il y a quelques mois en arrière), cette dernière m’a dit avoir été terrifiée par ces tirs et s’être réfugiée dans sa cave au cas où.

Durant ces cinq jours heureusement, aucun de ces tirs n’a atteint d’habitations ni de civils, évitant destructions et victimes. Mais aucune désescalade ne se profile à l’horizon alors que l’hiver s’installe, et rien ne garantit que les prochains bombardements de l’armée ukrainienne ne toucheront pas de nouveau les zones résidentielles.

Christelle Néant

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Les FAU bombardent Staromikhaïlovka – Huit maisons endommagées

MortierDurant les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a tiré 98 munitions et utilisé des drones pour larguer des munitions sur le village de Staromikhaïlovka. Huit maisons ont été endommagées suite à ces bombardements.

Hier, 29 octobre 2018, à 14 h, l’armée ukrainienne a utilisé un drone pour larguer une grenade incendiaire sur la zone résidentielle de Staromikhaïlovka, brûlant une maison, au 56 de la rue Dniepopetrovskaya.

Alors que les pompiers sont arrivés sur place pour éteindre l’incendie, l’armée ukrainienne, fidèle à ses habitudes criminelles, a ouvert le feu sur les équipes du ministère des Situations d’urgence de la République Populaire de Donetsk (RPD).

« À 14 h 45, les troupes ukrainiennes ont tiré sur le personnel du ministère des Situations d’urgence de la RPD qui étaient arrivées à Staromikhaïlovka pour éteindre l’incendie provoqué par le bombardement mené par un drone d’attaque ukrainien, les tirs ont été menés avec des lance-grenades automatiques. Les pompiers ne peuvent toujours pas reprendre le travail à cause des bombardements en cours, » déclarait hier soir les représentants de la RPD au sein du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC).

Au total, dans l’heure qui a suivi, l’armée ukrainienne a tiré une fois au lance-roquettes antichar, 10 fois au lance-grenades automatique, ainsi qu’aux armes légères, avant d’intensifier les tirs à 15 h 30, en tirant à 29 reprises au lance-grenades automatique, à cinq reprises au lance-roquettes, 10 fois au lance-roquettes antichar, ainsi qu’à la mitrailleuse lourde et aux armes légères.

D’après le journaliste Patrick Lancaster qui se trouvait sur place hier après-midi, un autre drone ukrainien aurait largué un engin explosif au moment où il filmait son reportage, à quelques mètres de là où il se trouvait.

Les tirs se sont ensuite calmés jusqu’à la nuit, puis aujourd’hui 30 octobre, à 4 h du matin, l’armée ukrainienne a tiré à quatre reprises au mortier de 120 mm, à 29 reprises au lance-grenades automatique, à cinq reprises au lance-roquette, ainsi qu’à la mitrailleuse lourde et aux armes légères.

Ces tirs ont endommagé sept maisons dans la rue Jouvskovo, heureusement sans faire de victimes parmi les civils.

Alors que l’hiver arrive, il n’y a toujours pas de signe d’accalmie ni de respect des accords de Minsk par l’armée ukrainienne.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 20 octobre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 20 octobre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0132 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’00 » – L’armée ukrainienne accumule des pièces d’armement lourd et des munitions à Marioupol
05’42 » – Un soldat ukrainien grièvement blessé alors qu’il tournait une fake news
06’43 » – Kiev déploie des mercenaires polonais sur la ligne de contact avec la RPL

OSCE
08’00 » – Sergueï Lavrov déclare que les rapports de la mission de l’OSCE dans le Donbass sont stériles

RELIGION
1656 » – L’Église orthodoxe russe rompt la communion eucharistique avec Constantinople

RPD-RPL
2039 » – RPD et RPL vont augmenter les salaires du secteur public de 10 % au 1er novembre 2018
2319 » – Les deux républiques vont diviser par trois les accises sur les produits pétroliers
2637 » – La RPD a désormais un Premier ministre

UKRAINE
3320 » – Poutine met en garde Kiev contre le fait de vouloir imiter Saakachvili

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
36’49 » – Les États-Unis envisagent de lancer de nouvelles sanctions contre la Russie tous les mois ou tous les deux mois

40’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Lavrov – L’OSCE publie des rapports « stériles » sur le Donbass

OSCEDans une interview accordée à la chaîne Euronews et reproduite sur le site du ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a commenté le « professionnalisme » de la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE dans le Donbass, qualifiant la plupart de ses rapports de « stériles ».

« Depuis deux ans nous demandons à la MSS de l’OSCE de ne pas faire des rapports stériles, comme ils le font (c’est-à-dire, en une semaine il y a eu tant d’attaques sur des localités, tant de civils blessés, tant de morts), mais qu’ils disent précisément ce qui se passe, sur quelle partie de la ligne de front, où les bâtiments civils sont les plus touchés, où sont les victimes civiles. Un tel rapport indiquant les cibles des attaques et les dégâts n’a été publié pour la première fois par l’OSCE qu’en septembre 2017. Non sans difficultés, car le gouvernement ukrainien a essayé jusque récemment d’interdire à l’OSCE de publier ce rapport, » a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

Et si quelqu’un se demande pourquoi l’Ukraine ne voulait pas que ce rapport soit publié, il suffit d’en lire le contenu pour comprendre.

« Il s’avère qu’il y a cinq fois plus de destructions dans les zones civiles du côté des milices d’auto-défense [c’est-à-dire en Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk NDLR], c’est-à-dire, que les Forces Armées Ukrainiennes en sont responsables. Et il y a aussi environ six à sept fois plus de morts et de blessés dans ces zones. À partir de ces données, n’importe quel expert militaire en conclurait que ce ratio de dégâts et de victimes civiles indique de manière évidente que les Forces Armées Ukrainiennes bombardent directement les infrastructures civiles dans les localités, y compris des jardins pour enfants, des hôpitaux, des écoles, et que les milices d’auto-défense sont responsables des tirs de réponse sur les positions depuis lesquelles elles sont bombardées» a-t-il ajouté.

Et puisque Lavrov en était à parler de professionnalisme, il a comparé celui des journalistes qui travaillent du côté de la RPD et de la RPL, à celui de leurs collègues occidentaux.

« J’ai mentionné le journalisme et le professionnalisme. Du côté contrôlé par les milices d’auto-défense, les médias russes travaillent sans arrêt, 7j/7, 24h/24. Ils montrent les destructions, le résultat réel des actions des Forces Armées Ukrainiennes. Si nos partenaires occidentaux disent que la Russie et les séparatistes sont responsables de tout, et que dès que la Russie le voudra, les accords de Minsk seront immédiatement mis en œuvre, et que l’Ukraine les a presque appliqués (c’est ce que certains collègues européens et Kurt Volker, qui représente les États-Unis dans les péripéties ukrainiennes, disent), alors il n’est probablement pas difficile d’envoyer la BBC, CNN, et Euronews de l’autre côté, celui contrôlé par les Forces Armées Ukrainiennes et de montrer comment les gens vivent là-bas et quel type de destructions il y a dans les zones civiles, s’il y en a. J’en ai discuté plusieurs fois avec les journalistes-collègues que je connais. Il n’y a aucune réaction. Ils me regardent simplement en hochant la tête, mais ils ne font rien. Si Donetsk et Lougansk sont accusés de tout, y compris de comportement agressif, il serait approprié d’envoyer des journalistes là-bas, afin qu’ils puissent travailler honnêtement dans les zones qui seraient violemment attaquées par les combattants des milices d’auto-défense. Pendant toutes ces années, la BBC et d’autres n’ont envoyé leurs groupes là-bas qu’une ou deux fois, et c’était tout, » a-t-il conclu.

Voilà de quoi remettre les points sur les i, et on n’aurait su dire mieux que monsieur Lavrov ne l’a fait.

J’ai moi-même souvent dénoncé le caractère abscons et lénifiant des rapports de l’OSCE qui refusent d’appeler un chat un chat, et qui renvoient les deux parties dos à dos sans vouloir voir (ou en faisant semblant de ne pas voir), qu’il y a une grande différence entre les violations du cessez-le-feu commises par les deux parties, leur nombre, les cibles visées, et les destructions et victimes civiles de chaque côté.

Il y a pourtant une différence fondamentale entre tirer à répétition sur des écoles, des hôpitaux, des transformateurs électriques, des jardins pour enfants, des stations d’épuration ou de pompage de l’eau, et tirer sur les positions depuis lesquelles ces tirs sont menés pour faire cesser les destructions et les victimes civiles.

En refusant de voir cette différence fondamentale, l’OSCE et les médias occidentaux font le jeu de Kiev et donnent une légitimité aux tirs de l’armée ukrainienne, en arguant que l’autre côté tire aussi.

Il faut que les rapports de l’OSCE sortent de ce standard lénifiant qui est en vigueur depuis le début de la mission, et qu’ils indiquent enfin clairement de quoi chaque partie est responsable de manière précise. Ce n’est qu’ainsi que l’image des faits transmise au public sera plus claire et permettra de voir que le portrait dessiné jusqu’ici par l’OSCE et par les médias occidentaux, n’a pas grand-chose à voir avec la réalité vécue sur le terrain.

Christelle Néant

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Trois civils morts en 24 h suite aux bombardements des FAU

Victimes civilesLa semaine passée, Petro Porochenko avait donné ordre aux soldats ukrainiens de tirer avec tout ce qu’ils ont dans le Donbass, prétendument pour « sauver la vie des gens » (s’il y avait un concours de cynisme et d’ignominie, le président ukrainien serait dans le peloton de tête). Ces derniers ont suivi ces ordres criminels à la lettre, tuant trois civils en 24 heures, en pleine fête religieuse de la Protection de la Très Sainte Mère de Dieu (14 octobre).

Depuis la mort du chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne augmente, lentement mais sûrement.

Le nombre de destructions et de victimes suit donc malheureusement et logiquement la même courbe. Mais après que Porochenko ait donné cet ordre criminel et cynique, ses soldats semblent avoir reçu le message cinq sur cinq, et ils se sont déchaînés ce week-end, aussi bien contre la République Populaire de Lougansk (RPL) que contre sa sœur de Donetsk.

Samedi 13 octobre, à 17 h 45, c’est contre la RPL que les bombardements contre les civils du Donbass s’intensifient. Les soldats ukrainiens tirent contre la localité de Marievka depuis celle de Zolotoye qui est sous leur contrôle.

Et histoire d’être sûrs d’infliger un maximum de dégâts et de faire un maximum de victimes, c’est au mortier de 120 mm qu’ils tirent huit obus contre le village de la République Populaire de Lougansk.

Un des obus atterrit au 26 de la rue Potchtovaya, et tue une mère et sa fille : Larissa Kovtoun, 46 ans et Anastasia Kovtoun, 17 ans.

Anastasia et Larissa

Anastasia et sa mère, Larissa

La milice populaire de la RPL, et le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu se sont rendus sur place et ont filmé les conséquences de ce bombardement.

La vidéo contient du contenu choquant, qui peut heurter la sensibilité, mais j’estime nécessaire que mes lecteurs voient la réalité des crimes de guerre de l’armée ukrainienne.

Comme l’a rapporté Egor, un ami d’Anastasia qui venait de la raccompagner chez elle, cette dernière a survécu 20 minutes à ses blessures avant de s’éteindre. Anastasia s’est vidée de son sang, faute de pouvoir recevoir les premiers soins.

À cause des tirs réguliers de l’armée ukrainienne contre les ambulances (et les garants occidentaux des accords de Minsk ne semblant pas trouver à y redire, ce qui encourage les FAU à continuer), ces dernières ne s’aventurent plus sur la ligne de front.

Dimanche 14 octobre, c’est en RPD qu’un civil de 37 ans, Vladislav Sanine, qui purgeait sa peine à la colonie pénitentiaire N°57 de Gorlovka (district de Nikitovski) a trouvé la mort, mortellement blessé à la poitrine par des tirs de mitrailleuse lourde et d’arme légère venant des positions ukrainiennes.

Comme d’habitude, il n’y a aucune réaction, ni de la part de Berlin, ni de la part de Paris, qui semblent trouver cela normal que l’Ukraine continue son jeu de massacre dans le Donbass en dépit des accords de Minsk qu’elle a pourtant signés.

Et pendant que ces mascarades politico-géopoliticiennes se poursuivent, les gens continuent de mourir dans le Donbass, pour avoir voulus vivre libres, garder leurs traditions, leur culture et leurs valeurs, et parler leur langue.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 13 octobre 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 13 octobre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’03 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’51 » – Pertes hors combat au sein des Forces Armées Ukrainiennes
04’32 » – Les soldats ukrainiens refusent de prolonger leurs contrats

RELIGION
05’28 » – Constantinople s’arroge le droit d’accorder l’autocéphalie à l’Ukraine et viole le droit canon

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
20’14 » – Cinquième incendie d’entrepôt de munitions en Ukraine en trois ans
26’19 » – Irina Farion traite les Hongrois de Transcarpatie de débiles et veut les déporter

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’47 » – Kiev transforme l’APCE en annexe d’hôpital psychiatrique
34’56 » – Vladimir Omelian veut que les Ukrainiens aillent faire la guerre contre la Russie et conquièrent Moscou et le Kouban

39’09 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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La RPD achète deux systèmes antiaériens portatifs Igla aux soldats ukrainiens

IglaSamedi 6 octobre, Daniil Bezsonov, chef du service de presse de la milice populaire de la République Populaire de Donetsk (RPD), a annoncé que les forces armées de la république avaient mené avec succès l’achat de deux systèmes antiaériens portatifs (MANPADS) Igla à des soldats de l’armée ukrainienne.

« Les soldats de la milice populaire de la RPD ont mené avec succès une autre opération d’achat d’armes. Une fois de plus nous remercions les membres des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) de renforcer les unités de défense antiaériennes de la milice populaire de la RPD à l’aide de deux systèmes antiaériens portatifs Igla », a-t-il déclaré.

Ces achats d’armes ne sont pas les premiers et ne seront sûrement pas les derniers. Entre appauvrissement de la population (dont les soldats ukrainiens) et la corruption galopante au sein des FAU, beaucoup d’officiers et de soldats cherchent à se faire de l’argent par tous les moyens, quitte à vendre leurs armes !

Une information à mettre en parallèle de celle qui avait été divulguée la veille sur l’étendue des vols d’armes et de matériel militaire dans les unités de l’armée ukrainienne présentes dans le Donbass.

En effet, un audit a été mené du 1er au 4 octobre par le quartier général ukrainien au sein des unités des FAU présentes sur la ligne de front, afin d’évaluer les pertes matérielles et déterminer l’étendue des vols d’armes et de matériel.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été déçus. Ils ont découvert un manque d’armes, de munitions, de pièces de rechange, de carburant et de lubrifiant pour une valeur de 398 millions de hryvnias. Soit 12,21 millions d’euros !!!

Le procureur général militaire ukrainien à qui le dossier a été transmis pour enquête, va donc déjà pouvoir biffer deux Igla de la liste des armes qui ont disparues, et les marquer comme vendus.

De prime abord on peut se dire que si les soldats ukrainiens continuent de vendre leur matériel et leurs armes, à la fin il ne leur restera plus de quoi mener la guerre dans le Donbass.

Une idée formulée de manière un peu ironique par Daniil Bezsonov.

« Nous sommes prêts à acheter toutes les armes des FAU, si cela permet d’arrêter cette guerre insensée et d’assurer la sécurité des civils, » a-t-il conclu.

Car il ne faut pas être naïf. La RPD est bien consciente que les États-Unis continuant de fournir de plus en plus d’armes à l’Ukraine, les armes vendues seront simplement remplacées à terme par des armes américaines.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 6 octobre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 6 octobre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
00’56 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’34 » – L’armée ukrainienne amène deux systèmes BUK près de la ligne de front
06’27 » – Étendue des vols d’armes au sein des Forces Armées Ukrainiennes

ACCORDS DE MINSK
07’59 » – L’Ukraine rejette la proposition visant à interdire les tirs sur les bâtiments et infrastructures civils

RPD-RPL
11’03 » – Rencontre entre les chefs de la RPD et de la RPL pour améliorer la coopération entre les deux républiques

RELIGION
13’59 » – Le Patriarche Cyrille propose de lancer une discussion pan-orthodoxe sur la situation religieuse en Ukraine

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
21’53 » – Kiev veut criminaliser ceux qui ne parlent pas (ou mal) l’ukrainien

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
30’21 » – Le SBU dévoile qu’une société ukrainienne a fourni 28 000 tonnes de pierres concassées pour le chantier du pont de Crimée

31’43 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Bilestki exhorte Kiev à se retirer du processus de Minsk

Andreï BiletskiLe gouvernement ukrainien doit se retirer du processus de Minsk, se dégageant ainsi de toute responsabilité pour ce qui se passe dans le pays et dans le Donbass. C’est ce qu’a déclaré le fondateur du régiment néo-nazi Azov, et député de la Rada, Andreï Biletski.

« Je ne sais pas ce qui peut vraiment être influencé. Le format de Minsk ne fonctionnait pas à l’époque de Minsk-1, car s’il avait fonctionné, alors Minsk-2 n’aurait pas été nécessaire. Cela n’a pas fonctionné non plus à l’époque de Minsk-2, parce qu’à cette époque j’étais en première ligne à Shirokino et j’ai vu comment cela ne fonctionnait pas déjà dans les premières heures, les premiers jours, la première semaine. Ça n’a jamais marché. Comment pouvez-vous influencer ce qui ne va nulle part ? » a-t-il déclaré à l’antenne de la chaîne de télévision « 112 Ukraine ».

Biletski a souligné que la sortie du processus de Minsk était la meilleure chose que le gouvernement ukrainien peut faire aujourd’hui.

« Je pense que Koutchma montre le meilleur exemple de ce que l’Ukraine devrait faire : quitter Minsk. Bien qu’il ait 80 ans, il montre très clairement ce qu’il faut faire. C’est un homme assez intelligent, et il ne veut tout simplement pas continuer avec Porochenko à être responsable de l’échec de l’histoire des accords de Minsk. Il veut s’en éloigner. L’Ukraine n’a maintenant besoin que d’une seule chose : sortir du processus de Minsk et changer tous ces formats pour celui de Budapest, » a-t-il conclu.

Pour rappel, le 28 septembre, l’ancien Président ukrainien, M. Koutchma, a démissionné de ses fonctions de représentant de l’Ukraine au sein du groupe de contact trilatéral chargé du règlement du conflit dans le Donbass.

Concernant Bilestki, en novembre de l’année dernière, il a déclaré que les dirigeants ukrainiens devraient donner l’ordre aux FAU de lancer une offensive contre le Donbass.

Source : Novorosinform

Traduction : Christelle Néant

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Interview avec Natalia Nikonorova, ministre des Affaires étrangères de la RPD, sur l’avenir des négociations à Minsk

Natalia NikonorovaLe 25 septembre 2018, la ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Donetsk (RPD), Natalia Nikonorova, a accordé une longue interview à nos collègues de l’agence DAN. Voici la traduction en français de cette entrevue sur l’évolution des négociations à Minsk suite à la mort du chef de l’État, Alexandre Zakhartchenko, et les perspectives de développement des relations diplomatiques de la RPD avec d’autres pays.

Natalia Iourevna, pensez-vous que la mort du chef de la RPD Alexandre Zakhartchenko va affecter le processus de Minsk ?

Il convient de souligner que la mort d’Alexandre Vladimirovitch est un acte terroriste commis par des agents des services spéciaux ukrainiens, d’après les conclusions de l’enquête. De telles actions démontrent clairement l’attitude des autorités ukrainiennes à l’égard du processus de Minsk et leur réticence à résoudre la situation par des moyens pacifiques. Les actes terroristes répétés des autorités ukrainiennes contre les dirigeants du Donbass constituent une tentative de déstabilisation, et de semer le chaos et la confusion dans notre État. Mais toutes ces tentatives sont vouées à l’échec : ces événements tragiques ont encore plus uni les habitants du Donbass.

Malgré le fait qu’il y ait un conflit armé ici, nous préservons l’humanité. Lorsqu’un membre de la MSS de l’OSCE est décédé dans la région de Lougansk, aucun des participants des groupes de contact et politiques de la RPL et de la RPD n’a contesté que sa mémoire devrait être honorée par une minute de silence.

Cependant, lorsque nous avons proposé d’honorer la mémoire du chef de la RPD par une minute de silence, les Ukrainiens ont quitté la salle de réunion avec un air de défi. Une telle attitude montre clairement l’absence non seulement d’étiquette diplomatique, mais aussi de décence élémentaire. Évidemment, cela aggrave la situation en matière de négociation et empêche les parties de parvenir à une compréhension mutuelle.

Malheureusement, nous n’avons toujours pas d’évaluation officielle de l’explosion dans le centre de Donetsk de la part des garants occidentaux des accords de Minsk. Surtout si l’on considère que l’attaque s’est produite près de l’hôtel, où vivent les membres de la mission de l’OSCE.

En outre, nous appuyons l’initiative de M. Gryzlov de mener une enquête internationale sur ce crime. Nous attendons de la part des médiateurs internationaux de véritables mesures pour faire pression sur les autorités de Kiev dans la mise en œuvre des accords de paix.

Néanmoins, malgré le nombre toujours plus grand de difficultés à communiquer avec les représentants ukrainiens, nous demanderons, comme auparavant, à Kiev de respecter chaque point de l’ensemble des mesures. Ce document est le seul moyen pacifique de sortir du conflit.

Vous représentez la République au sein du groupe de contact tripartite à Minsk en lieu et place de Denis Vladimirovitch [Pouchiline]. Les positions de négociation de la République vont-elles changer d’une manière ou d’une autre ?

Notre tâche principale dans le processus de Minsk est de contraindre l’Ukraine à remplir ses obligations au titre du paquet de mesures en coopération et en coordination avec le Donbass, comme prévu dans le plan de paix. Pour notre part, nous sommes prêts au dialogue, prêts à discuter et à parvenir à un consensus, car nous comprenons que ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible d’obtenir des résultats dans le règlement de la situation et la reprise d’une coexistence pacifique. La volonté de prendre des mesures similaires de la part de Kiev est équivoque, ce qui est le principal problème et la principale menace qui pèse sur le processus de Minsk. Les représentants ukrainiens persistent à ne pas se rendre compte que le paquet de mesures est un document contraignant approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU. Même si Kiev veut se soustraire à ses obligations, cela ne fonctionnera pas, car les engagements confirmés dans les accords de Minsk devront encore être respectés, et nous continuerons à tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Le 11 octobre, la période de validité de la loi sur le statut spécial arrivera à son terme. Que pensez-vous, Kiev va-t-elle prolonger la loi ?

Nous avons commencé à soulever la question de la période de validité de la loi sur le statut spécial du Donbass dès sa première prolongation officielle. Il convient de rappeler que l’article premier de cette loi n’a été prorogé que d’un an, bien que l’ensemble de la loi aurait dû entrer en vigueur sur une base permanente. Nous nous sommes également adressés à plusieurs reprises au coordinateur de l’OSCE au sein du groupe politique et aux membres du groupe de contact.

Toutefois, il est difficile de prédire les prochaines étapes de Kiev, car la rhétorique des autorités ukrainiennes est régulièrement en désaccord avec leurs actions, car elles sont dictées par la volonté des sponsors étrangers du régime de Kiev. Nous espérons que les garants occidentaux des accords de Minsk sont conscients que l’abrogation ne serait-ce que de l’application formelle du premier article de la loi sur le statut spécial du Donbass bloquera en fait le dialogue ultérieur des parties à Minsk. Dans ce cas, la base sur laquelle s’est construit l’ensemble du dialogue sur les questions politiques disparaîtra. Et, s’il n’existe pas, tous les autres domaines des accords de Minsk seront également bloqués.

Cependant, il ne s’agit pas seulement des termes de la loi. Depuis son adoption, cette loi n’a pas été en vigueur un seul jour, car le législateur ukrainien n’a pas défini le territoire sur lequel elle s’applique dans le texte de loi, mais a appliqué la règle selon laquelle le Parlement se réserve le droit d’adopter séparément une résolution sur la liste des noms des villes et villages qui constitueront le champ d’application de la loi. Le Parlement ukrainien a initialement adopté une loi inopérante, qui a d’ailleurs été modifiée par la suite, bloquant ainsi la possibilité de son entrée en vigueur. Bien entendu, cela s’est fait sans consulter les représentants des républiques, en violation des dispositions du complexe de mesures.

Kiev doit comprendre qu’il n’y a pas de place pour faire traîner le processus de négociation – il est nécessaire de commencer d’urgence à préparer et à convenir avec nous de la prolongation de la loi sur le statut spécial du Donbass, qui expire dans moins d’un mois.

Tous les garants du processus de Minsk, à l’exception de la Russie, affirment que l’élection des chefs des républiques est contraire aux accords de Minsk. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

Malheureusement, depuis quatre ans, nous nous sommes habitués à cette approche unilatérale de la part des médiateurs occidentaux qui prennent régulièrement le parti de l’Ukraine sur toute question relative à la situation dans le Donbass. Strictement parlant, les élections en RPD ne concernent en rien les accords de Minsk, qui ne font qu’indiquer les conditions des élections municipales. Ni en RPD, ni en RPL, des élections locales n’ont eu lieu et elles ne sont pas prévues. Les républiques s’acquittent strictement de leurs obligations et ont l’intention de tenir des élections locales conformément au mécanisme qui a été approuvé dans le complexe de mesures. Les élections des chefs d’État et des conseils populaires de la RPD et de la RPL ne sont pas des élections locales, elles n’ont donc rien à voir avec le processus de Minsk et n’y contreviennent pas.

En ce qui concerne la question des élections locales, M. Porochenko a plusieurs fois déclaré que la présence de casques bleus de l’ONU était une condition indispensable à la tenue des élections locales dans le Donbass. Pourriez-vous commenter cette position de Kiev dans le contexte du processus de Minsk ?

Dans les accords de Minsk, en principe, la participation au règlement pacifique des représentants de l’ONU n’est pas mentionnée. Au départ, il s’agissait exclusivement de la volonté de la partie ukrainienne d’envoyer des casques bleus, qui est restée au niveau des déclarations vaines. La Russie, ayant écouté ces déclarations de la partie ukrainienne et ayant tenu compte du fait que la mission de l’OSCE dans le Donbass a besoin d’une protection supplémentaire, a élaboré et soumis à l’ONU un projet de résolution. Le projet de la fédération de Russie reste le seul document soumis à l’ONU à cet égard. Il n’y a pas eu de commentaires ni de recommandations officielles sur ce projet, y compris de la part de Kiev. Par conséquent, les déclarations de Porochenko poursuivent plus d’objectifs politiques que de véritables plans pour parvenir à la paix.

Comment la question de la tenue des élections locales est-elle discutée aujourd’hui à Minsk et est-elle même soulevée ?

Nous ne pourrons commencer à discuter des détails des élections qu’après avoir convenu avec la partie ukrainienne de la procédure d’entrée en vigueur à part entière de la loi sur le statut spécial du Donbass, et que Kiev y apporte les modifications nécessaires.

En mars 2019, des élections présidentielles auront lieu en Ukraine. Porochenko prendra-t-il des mesures concernant le déroulement des négociations avec le Donbass ?

À ce jour, les résultats de ses actions sont très médiocres car, disposant de tous les moyens pour mettre en œuvre une solution pacifique au conflit, Porochenko parle de faire la guerre. Il est avantageux pour lui de jouer avec cette situation, en demandant de l’aide financière ou autre à l’Occident.

Les accords de Minsk sont un échec diplomatique et militaire pour l’Ukraine, auquel la société ukrainienne associe le nom de Porochenko. Il a une note catastrophiquement basse, comme candidat à la présidence pour un second mandat. Quelle stratégie il choisira dans cette situation, c’est difficile à dire. Toutefois, peu importe ce que Porochenko fera, peu importe comment il tentera de jouer sur le thème du processus de Minsk, il ne sera évidemment pas en mesure d’améliorer sa côte de cette manière.

Le changement de président ukrainien contribuera-t-il à un règlement à part entière du conflit dans le Donbass ?

Nous espérons qu’à l’occasion de ces élections, une personne qui a la volonté de restaurer la souveraineté complète du pays vis-à-vis de l’influence politique extérieure l’emportera. Si cela se produit, il aura toutes les chances de mettre en œuvre les accords de paix.

Qui la RPD et la RPL aimeraient voir comme nouveau président de l’Ukraine ?

Actuellement, il est peu probable que nous puissions faire confiance à au moins un des candidats qui ont annoncé leur intention de se faire élire à la présidence. Nous ne voyons pas de nouveau visage. Mais nous pouvons évaluer les activités des candidats que nous connaissons déjà : chacun a eu l’occasion de se montrer, et dans l’ensemble cela a conduit à un coup d’État en 2014.

Si des déclarations rationnelles et pacifiques étaient faites par un candidat, il serait possible d’attirer l’attention sur ce dernier en tant que figure potentielle pour le processus de dialogue ultérieur. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de telles déclarations ; au contraire, nous entendons des discours ouvertement militants dirigés contre les intérêts des habitants du Donbass. Aucun politicien ukrainien n’a dit : « Et respectons nos engagements. »

Autres sujets. Combien de délégations étrangères ont visité la République depuis le début de cette année ?

À ce jour, plus de 40 délégations étrangères ont visité notre République. D’année en année, ce chiffre augmente, ce qui indique l’intérêt croissant des représentants d’autres pays pour la République.

Dans quel but viennent-elles, quelles sont les questions discutées ?

Les délégations officielles viennent de pays qui entretiennent des relations étroites avec nous, dont la RPL, la République d’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Nous menons un dialogue bilatéral avec les représentants de ces pays, en concluant des accords interministériels sectoriels, qui précisent les formes d’interaction et harmonisent nos lois. En outre, nous recevons régulièrement la visite de délégations de membres de la Fédération de Russie, qui coopèrent avec nous dans le cadre du processus d’intégration.

Des délégations de personnalités politiques et publiques de pays européens visitent également notre République. Avec eux, nous établissons également une coopération dans différents domaines : économique, culturel, scientifique, et le plus important – informationnel. Nos invités étrangers à leur arrivée en RPD peuvent voir personnellement comment se déroule la construction et le développement de notre État et, à leur retour, dire la vérité aux citoyens des États européens. Plus cela sera présent dans l’espace informationnel, plus les chances de changer l’opinion de la communauté internationale sur les événements qui ont lieu dans les républiques seront élevées.

Y a-t-il des propositions de la part des représentants du monde des affaires pour établir une coopération avec la RPD ?

Oui, dans cette voie, il y a aussi un dialogue actif avec les entrepreneurs de pays étrangers, et nous en récoltons déjà les premiers fruits. Mais il y a une certaine pression des autorités officielles de certains pays sur les investisseurs qui montrent de l’intérêt à établir des contacts directs avec notre République. Par conséquent, je ne voudrais pas évoquer maintenant des noms et des domaines d’activité spécifiques. Mais, je le répète, des pas dans cette direction sont faits.

Quels sont les secteurs de l’économie de la RPD qui intéressent le plus les investisseurs potentiels ?

Au départ, ils s’intéressaient à l’agro-industrie, mais aujourd’hui c’est l’industrie lourde, la métallurgie, la construction mécanique et l’industrie légère.

Récemment, le tribunal d’Aix-en-Provence a refusé d’annuler l’enregistrement du centre représentatif de la RPD en France (Marseille) après avoir constaté qu’il n’y avait aucune violation de la législation française et internationale dans les activités de ce centre. Cette décision est définitivement une grande victoire pour la République, n’est-ce pas ?

Bien sûr, cette décision du tribunal peut être qualifiée de grand événement. Cela signifie que les autorités des pays européens, malgré la pression du ministère ukrainien des Affaires étrangères, commencent à percevoir de plus en plus objectivement et équitablement la République Populaire de Donetsk, son peuple et son droit à l’autodétermination.

Nous nous félicitons sans équivoque de l’issue de l’affaire sur le centre de la RPD en France et considérons que cette décision positive est à porter au crédit de M. Hubert Fayard (Président du centre représentatif de la RPD en France) et de tous les membres du centre représentatif qui ont non seulement défendu l’avenir de notre centre, mais aussi prouvé que les habitants du Donbass ont un énorme soutien à l’étranger.

Et qu’en est-il de la reprise des travaux du Centre représentatif de la RPD en République tchèque, qui ne fonctionne plus depuis l’automne 2017 ?

Notre représentant a l’intention de s’adresser à la Cour suprême de la République tchèque. En raison des événements survenus avec notre Centre en France, nous espérons que la situation avec le Centre tchèque changera de manière positive.

Dans quels autres pays prévoyez-vous d’ouvrir de nouveaux centres représentatifs ?

Dans ce domaine, nous devons agir de manière rationnelle et sage. Nous appliquons la technique des « petits pas », c’est-à-dire que petit à petit nous poursuivons sur le chemin que nous avons choisi. Le travail dans cette direction ne doit pas être arrêté, nous négocions avec des personnalités publiques, politiques et autres de différents États.

Pouvez-vous dire combien d’États sont actuellement engagés dans ce dialogue ?

Une certaine entente et des résultats possibles peuvent être atteints avec quatre pays.

Que pouvez-vous dire au sujet de l’ouverture de l’ambassade officielle de la République Populaire de Donetsk en Ossétie du Sud ?

À ce jour, les projets de loi applicables concernant le service diplomatique, les relations entre la fonction diplomatique et la fonction publique de l’État ont déjà été élaborés. Il y a beaucoup de règlements administratifs qui ont un lien direct avec le statut de l’ambassade, de l’ambassadeur et ainsi de suite. Beaucoup de détails.

Jusqu’à présent, il y avait une absence totale de loi sur cette question. Il est donc nécessaire de préparer un grand nombre de documents. Certains d’entre eux sont déjà en voie d’achèvement, et soumis au Conseil populaire de la RPD, qui a fait des propositions au chef de la RPD.

En outre, nous sommes en contact permanent avec le Ministère des affaires étrangères de la République d’Ossétie du Sud. Pour nos collègues, cette question n’est pas aussi nouvelle que pour nous. Et nous essayons de nous appuyer sur leur expérience, mais en même temps, nos relations se construisent sur la pleine parité des intérêts.

Est-il possible d’ouvrir l’ambassade de la RPD à Tskhinvali et l’ambassade de la ROS à Donetsk avant la fin de cette année ?

Nous aimerions que cela se réalise. Nous l’espérons vraiment.

Et si nous parlions de l’ouverture d’ambassades en RPL et en République d’Abkhazie ?

Nous entretenons des relations privilégiées avec la République Populaire de Lougansk. Nous avançons de plus en plus sur la voie du rapprochement et de l’établissement de relations beaucoup plus solides. L’unification de notre législation est maintenant à l’ordre du jour. Nous comprenons qu’il y a des spécificités propres à chaque République, qu’il y a ses dirigeants, ses parlements, ses territoires, mais nous avons un seul peuple, donc il faut aller vers un rapprochement qui tienne compte non seulement de l’État mais surtout de l’intérêt du peuple.

Avec la République d’Abkhazie, nous menons également une coopération dans certains domaines, qui s’étend d’année en année. Nous pouvons certainement parler de l’intensification des relations avec l’Abkhazie, qui peut se mesurer même par le nombre et le niveau des délégations qui viennent nous rendre visite.

Et en guise de conclusion de notre conversation, j’aimerais poser une question au sujet du programme humanitaire. Comment évalueriez-vous sa mise en œuvre ?

Le programme est très efficace. Ainsi, sur base des résultats de 2017 et 2018, les perspectives d’aide aux habitants du Donbass ont été élargies. En particulier, les domaines des soins médicaux se sont considérablement élargis, car cette initiative est l’une des plus réussies. Aussi, l’organisation publique « Fonds du Donbass Uni » est très efficace. Un grand nombre de demandes ont été reçues de la part de résidents de la République Populaire de Donetsk, y compris du territoire contrôlé par Kiev.

Dans le programme humanitaire, il y a des domaines importants pour préserver les liens culturels, sportifs et professionnels. Les gens des deux côtés participent aux événements avec intérêt. Rien que sur la ligne directe du programme humanitaire, plus de 58 000 appels des habitants du Donbass ont été reçus. L’intérêt pour le programme est très grand, et il ne cesse de croître.

Est-il prévu d’étendre la portée géographique du programme humanitaire ? Par exemple, il est bien connu que des appels à l’aide des habitants de Kharkov, Dnipropetrovsk et d’autres régions d’Ukraine ont été reçus par le « Fonds du Donbass Uni ».

Il y a beaucoup d’appels de ce genre, et pas seulement à destination du fonds. Nous recevons même des appels de citoyens étrangers. Parmi eux – d’anciens citoyens ukrainiens qui ont émigré à l’étranger, il y a eu des appels d’Israël, d’Ouzbékistan, de Biélorussie. Mais il est dans notre priorité de maintenir les liens et de soutenir les habitants du Donbass.

Je vous remercie.

Traduction : Christelle Néant pour DONi

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Les FAU tirent sur une ambulance et des habitations à Kominternovo – Deux morts et quatre blessés

MortierDurant les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a continué ses tirs quotidiens sur le sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), et particulièrement les villages de Sakhanka et Kominternovo, où les tirs de la journée écoulée ont déjà fait deux morts et quatre blessés.

La tendance à l’escalade entamée après la mort d’Alexandre Zakhartchenko ne semble plus pouvoir être arrêtée, surtout sur cette portion du front.

Hier, 26 septembre, à 13 h 25, l’armée ukrainienne a de nouveau ouvert le feu sur le village de Kominternovo, à coup de grenades et de lance-roquettes antichars, blessant deux civils : un homme de 59 ans et une femme de 60 ans. Tous deux ont été emmenés à l’hôpital de Novoazovsk pour y être soignés.

La femme a reçu des blessures par shrapnels au cou et à l’avant-jambe, et l’homme en a reçu à l’abdomen.

Dans l’après-midi et en soirée, les tirs se sont poursuivis contre Kominternovo, mais aussi contre les villages environnants comme Leninskoye, mais cette fois avec des mortiers de 120 mm ! Heureusement ces tirs n’ont pas fait de victimes, mais une maison a été endommagée à Kominternovo (un obus a traversé le toit).

Poursuivant sur cette lancée, les soldats ukrainiens ont tiré ce matin sur les positions de la milice populaire de la RPD situées près de là, blessant un soldat. Une ambulance a alors été envoyée pour l’évacuer.

Le véhicule n’était pas de type militaire et était clairement identifiable comme étant une ambulance. Mais comme à l’accoutumée, les soldats ukrainiens n’en ont eu que faire, et violant la convention de Genève pour la énième fois, ils ont tiré sur l’ambulance alors qu’elle évacuait le soldat blessé, tuant deux personnes et blessant un autre soldat qui se trouvait avec le soldat initialement blessé.

Ce qui nous fait un bilan total, civils et soldats confondus, de deux morts et quatre blessés en 24 heures dans le même village.

Cet après-midi, les tirs ont repris, contre Sakhanka cette fois, avec un total de dix obus de mortier de 120 mm tirés par l’armée ukrainienne à l’heure où j’écris ces lignes.

Pendant que Porochenko glose sur un projet de résolution de l’ONU pour envoyer des casques bleus dans le Donbass, son armée continue de génocider la population de la région en toute impunité, dans le silence des chancelleries française et allemande…

Christelle Néant

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La RPD veut ouvrir une ambassade en Ossétie du Sud d’ici fin 2018

Ossétie du Sud - RPDLors d’une interview accordée à nos collègues de l’agence DAN, la ministre des Affaires étrangères par intérim de la République Populaire de Donetsk (RPD), Natalia Nikonorova, a déclaré espérer réussir à ouvrir une ambassade en Ossétie du Sud d’ici la fin de l’année.

Actuellement le gouvernement de la RPD est en train de préparer toutes les lois et documents nécessaires pour cette ouverture.

« À ce jour, les projets de loi applicables concernant le service diplomatique, les relations entre la fonction diplomatique et la fonction publique de l’État ont déjà été élaborés. Il y a beaucoup de règlements administratifs qui ont un lien direct avec le statut de l’ambassade, de l’ambassadeur et ainsi de suite. Beaucoup de détails. Jusqu’à présent, il y avait une absence totale de loi sur cette question. Il est donc nécessaire de préparer un grand nombre de documents. Certains d’entre eux sont déjà en voie d’achèvement, et soumis au Conseil populaire de la RPD, qui a fait des propositions au chef de la RPD. En outre, nous sommes en contact permanent avec le Ministère des affaires étrangères de la République d’Ossétie du Sud. Pour nos collègues, cette question n’est pas aussi nouvelle que pour nous. Et nous essayons de nous appuyer sur leur expérience, mais en même temps, nos relations se construisent sur la pleine parité des intérêts », a déclaré la ministre.

En plus de l’ouverture d’une ambassade de la RPD à Tskhinvali (capitale de la République d’Ossétie du Sud), il est prévu d’ouvrir une ambassade ossète à Donetsk.

Et malgré le fait que ces démarches semblent colossales, la ministre des Affaires étrangères espère que l’inauguration de l’ambassade de la RPD à Tskhinvali pourra se faire avant la fin de l’année 2018.

« Nous aimerions que cela se réalise. Nous l’espérons vraiment », a-t-elle conclu.

Ce projet est important pour désenclaver diplomatiquement la République Populaire de Donetsk, et renforcer les moyens à travers lesquels la République d’Ossétie du Sud peut aider sa petite sœur du Donbass.

Christelle Néant

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Quatre jours à Sakhanka et Kominternovo (RPD) sous les bombardements de l’armée ukrainienne

KominternovoDepuis plus d’une semaine, l’armée ukrainienne s’acharne sur les villages du sud de la République Populaire de Donetsk (RPD). Sakhanka, Leninskoye, et Kominternovo sont bombardés de manière quotidienne.

Du 19 au 22 septembre, nous étions à Sakhanka et Kominternovo afin d’évaluer l’évolution de la situation sur cette portion du front et rapporter les dégâts infligés aux habitations par les bombardements de l’armée ukrainienne.

Nous y avons constaté que les tirs sont permanents, de jour comme de nuit. Pendant les quatre jours (et trois nuits) passés sur place, il n’y en a eu aucun durant lequel l’armée ukrainienne a respecté le cessez-le-feu.

Durant nos visites précédentes, il y avait toujours au moins un jour un peu plus calme que les autres. Là il n’en fut rien.

En quatre jours, l’armée ukrainienne a tiré sur cette zone, 60 obus de mortier de 120 mm, 39 obus de mortier de 82 mm, 198 munitions de véhicules de combat d’infanterie et de transport de troupes blindés, 200 munitions de systèmes de défense anti-aériens (dont une grande quantité de Zouchka de 23 mm), auxquelles il faut ajouter les roquettes, grenades, et munitions de plus petit calibre.

Ces tirs ont endommagé plusieurs maisons à Sakhanka et Kominternovo, pendant notre séjour sur place, sans faire de victimes. La semaine précédente, le camion de pompiers de Sakhanka a lui aussi été touché par des tirs, lorsque l’armée ukrainienne a voulu les empêcher d’éteindre les incendies qui ont détruit plusieurs habitations.

Voir le reportage vidéo

Sur place nous avons aussi découvert qu’en plus des tirs de mortier et de véhicule de combat d’infanterie, l’armée ukrainienne utilise désormais ses drones contre les civils. L’utilisation de drones pour porter des charges explosives avait déjà été rapportée par les soldats de la RPD stationnés à Sakhanka, mais jusqu’ici ces méthodes terroristes étaient utilisées contre les positions.

Désormais, l’armée ukrainienne a étendu l’usage de ces méthodes dignes des terroristes en Syrie contre des cibles civiles. Non seulement à Sakhanka et Kominternovo, mais aussi à Gorlovka.

À Sakhanka, le lendemain de notre départ, un drone ukrainien a lâché une grenade sur une maison civile, faisant deux blessés : un homme et une femme. Tous deux ont été hospitalisés. D’après mes contacts sur place, au total ce jour-là c’est deux drones qui ont largué trois grenades à différents endroits du village.

Lorsque les soldats ukrainiens larguent ces charges ils voient sur quoi ils les lâchent. C’est donc un crime de guerre délibéré. De plus, cette méthode est particulièrement ignoble, car les civils n’entendent aucun bruit de tir, et ne se méfient donc pas. Ils n’ont pas le temps de se mettre à l’abri.

Et comme il n’y a pas de tir, ces infractions aux accords de Minsk ne sont pas enregistrées comme des violations du cessez-le-feu.

À l’heure où j’écris ces lignes il n’y a toujours aucun signe de désescalade dans le sud de la République Populaire de Donetsk. Rien qu’aujourd’hui, 24 septembre 2018, l’armée ukrainienne a tiré 19 obus de mortiers de 120 mm et 11 obus de 82 mm sur Sakhanka, Kominternovo et Leninskoye. Sans compter de très nombreux tirs de véhicules de combat d’infanterie et de grenades.

Le tout dans le silence le plus total des chancelleries occidentales et surtout de celles de la France et de l’Allemagne, pourtant garantes des accords de Minsk.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 22 septembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 22septembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’09 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
05’11 » – En RPL les soldats ukrainiens tirent sur un bus
05’54 » – L’armée ukrainienne s’acharne sur le Sud de la RPD
06’32 » – L’OSCE dresse le bilan des victimes civiles pour 2018
07’16 » – Recrudescence d’accidents de la route dans la partie du Donbass occupée par l’armée ukrainienne à cause de l’alcool
08’33 » – Les unités des FAU insuffisamment remplies pour être opérationnelles

MH17
10’18 » – La Russie apporte la preuve que le BUK montré par le JIT est ukrainien

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
22’22 » – L’Ukraine met fin au traité d’amitié avec la Russie
29’32 » – Pas d’accord conclu entre Kiev et le FMI, l’Ukraine se rapproche du défaut de paiement
32’50 » – Nouvelle agression contre une journaliste en plein centre de Kiev
35’04 » – La situation se tend en Transcarpathie

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
38’49 » – L’armée ukrainienne se gargarise d’avoir libéré une ferme dans la zone démilitarisée

40’50 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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MH17 – La Russie prouve que le BUK présenté par le JIT est Ukrainien

MH17Dans une conférence de presse très attendue, le ministère de la Défense de la fédération de Russie a dévoilé aujourd’hui des éléments prouvant que les morceaux de missile BUK présentés par le JIT en mai 2018, comme « preuves » dans la catastrophe du MH17, appartenaient en fait à un missile ukrainien.

La conférence qui a commencé à midi heure de Moscou et a duré 37 minutes, a révélé les plus grosses failles de l’enquête menée par le JIT.

Le ministère de la Défense russe a commencé par dévoiler des documents secrets venant des archives du fabricant des missiles BUK (l’usine soviétique de Dolgoproudny), et datant de l’époque de l’URSS, qui permettent de suivre la roquette de BUK dont les morceaux avaient été présentés par l’équipe d’enquête conjointe au mois de mai 2018.

Suite à la conférence de presse du JIT, j’avais écrit au ministère de la Défense russe, et à Almaz-Anteï, le fabricant actuel des systèmes BUK, pour leur demander s’ils avaient encore des documents permettant de tracer la roquette de BUK incriminée.

La conférence de presse d’aujourd’hui permet de répondre à cette question : oui la Russie dispose encore des documents d’époque soviétique concernant les systèmes BUK produits dans la RSS de Russie. Et ces documents permettent de savoir où a été livrée cette roquette.

Documents

Documents

Documents

La roquette (dont le numéro d’usine est 8720), appartenant à un lot fabriqué en 1986, a été livrée à une unité militaire ukrainienne (l’unité 20152) stationnée dans l’Ouest de l’Ukraine, où elle est restée après la chute de l’URSS. Cette unité est devenue par la suite la 223e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

Documents

Documents

Carte

Carte

Or cette unité était présente en 2014 dans la zone de ce qui était alors « l’opération anti-terroriste » de Kiev contre le Donbass, où le vol MH17 s’est écrasé. Plusieurs reportages vidéos de la télévision ukrainienne ont montré cette brigade sur le terrain.

Le chef du département antiaérien de la fédération de Russie a tenu à préciser que ce missile livré à l’Ukraine n’est jamais revenu ensuite en Russie.

« Je voudrais vous informer de qui était le destinataire et de qui a utilisé cette roquette. Le 29 décembre 1986, ce missile a été expédié par train à l’unité militaire 20152. Tout le monde sait que ce missile a été reçu par cette division », a déclaré M. Parchine.

« Après la chute de l’Union soviétique, ce missile n’a pas été transporté sur le territoire russe et il est resté aux mains des forces ukrainiennes. […] À présent, la division possédant ces systèmes antiaériens BUK est située dans la région de Lvov, en Ukraine », a ajouté M. Parchine.

Le ministère de la Défense a aussi analysé les vidéos fournies comme preuves de la présence de la 53e brigade de Koursk (brigade de l’armée russe) dans le Donbass par le JIT, et démontré (comme plusieurs autres blogueurs et experts depuis quatre ans) qu’elles ont été falsifiées.

Perspectives incompatibles montrant que le camion et le BUK ont été ajoutés à la vidéo de la route, sens de roulage du BUK impossible, jeux de lumières incompatibles avec l’angle du soleil, tout y est passé (ne parlons même pas de la qualité déplorable de ces vidéos qui montre qu’il ne s’agit pas d’originaux).

Vidéo fake

Les experts du ministère russe de la Défense ont ainsi avalisé et officialisé l’analyse de bien d’autres personnes, qui, simples blogueurs pour beaucoup, avaient déjà souligné ces incohérences dans les images fournies comme « preuves ».

Et afin de finir en beauté, les représentants du ministère de la Défense y ont ajouté une conversation audio enregistré lors d’exercices de l’armée ukrainienne près d’Odessa. On y entend un colonel ukrainien menacer d’abattre un autre Boeing malaisien !

L’ensemble de ces éléments a été transmis au JIT pour étude. Et sans surprise, le JIT a rappelé que lorsqu’il avait présenté ces morceaux de missile BUK en mai 2018, il n’avait pas affirmé de manière stricte que c’était le missile qui avait abattu le MH17. Les « peut-être » énoncés par le JIT et que tous les médias occidentaux ont malencontreusement oubliés, pour faire du sensationnel.

Aujourd’hui ces « peut-être » du JIT sont ressortis par la commission d‘enquête pour essayer de sauver ce qui peut l’être de leur non-investigation. Car cela ne change rien au fait, que ces « preuves » montrent que le JIT s’est basé sur des éléments foireux, très certainement fournis par l’Ukraine elle-même. Et ce, alors que cette dernière est un suspect potentiel !

Je travaille moi-même activement sur ce dossier, et je publierai sous peu l’interview d’un soldat de la République Populaire de Donetsk (RPD) ayant combattu à Saour Moguila sur ce qu’il a vu ce jour-là. Cette interview fera partie du dossier plus complet de contre-enquête sur le crash du MH17 sur lequel je travaille depuis déjà un an.

Voir la vidéo de la conférence du ministère de la Défense en anglais

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 15 septembre 2018

Rapport de situation sur le DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 15 septembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0436 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
07’06 » – L’armée ukrainienne bombarde Sakhanka avec des obus de mortier et blesse un civil
09’32 » – Malgré l’annulation de l’attaque prévue le 14, du matériel lourd continue de s’accumuler côté ukrainien

SOCIÉTÉ
1333 »L’autocéphalie de l’Église orthodoxe ukrainienne pourrait provoquer un schisme

DIVERS
3839 »Les enquêteurs ont obtenu la preuve que des services secrets occidentaux ont participé à l’assassinat de Zakhartchenko

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
3925 »L’Ukraine plongée dans le gouffre de la dette
4309 »Un Ukrainien sur six apprécie Poutine

44’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Les FAU tirent sur Sakhanka au mortier de gros calibre – Un civil blessé

Civil blesséCe soir, 12 septembre 2018, un peu après 17 h, l’armée ukrainienne a ouvert le feu à plusieurs reprises avec des mortiers de 120 mm puis 82 mm sur le village de Sakhanka, situé dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Plus tôt dans la journée, l’armée ukrainienne avait déjà ouvert le feu avec des armes de plus petit calibre sur les villages environnants, dont Kominternovo et Leninskoye.

À 17 h 25, les soldats ukrainiens tirent cinq obus de mortier de 120 mm sur Sakhanka, et trois sur le village de Leninskoye. Un homme de 60 ans qui rentrait chez lui après le travail a été blessé par des éclats reçus à la jambe.

Les soldats de la RPD qui défendent le village lui ont donné les premiers soins avant de l’envoyer à l’hôpital de Novoazovsk. Lors de ce bombardement, une maison du village a été endommagée.

Cratère d'obus

Les bombardements se sont poursuivis ensuite pendant plus d’une heure sur cette zone, à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm, touchant les villages de Sakhanka, Leninskoye, Kominternovo, Zaitchenko et même Bezymennoye, pourtant à l’arrière de la ligne de front.

À 18 h 50, c’est 29 grenades tirées par un lance-grenades automatique qui ont frappé Sakhanka. L’armée ukrainienne a ensuite tiré sur d’autres portions du front comme Yassinovataya et Gorlovka, avant de reprendre les tirs contre Kominternovo à 20 h 20, avec des mortiers de 120 mm et des véhicules de combat d’infanterie.

Au total, l’armée ukrainienne a tiré 32 obus de mortier de 120 mm et 44 obus de mortier de 82 mm sur le Sud de la RPD.

À l’heure où j’écris ces lignes, l’armée ukrainienne a de nouveau tiré à la mitrailleuse lourde et aux armes légères sur le village de Sakhanka. Cette escalade des tensions a lieu deux jours seulement avant la date de la potentielle offensive de l’armée ukrainienne sur cette portion du front.

Christelle Néant

Photos aimablement fournies par des habitants de Sakhanka

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