Macron Guignol du Vide ?

La statue de Louis XIV se trouve à Place Bellecour à Lyon pas à L’Elysée.

Le bon sens ne sort pas de l’ENA il vient des urnes !

A ne pas en douter, tout un chacun ou presque le savait, charmeur, hâbleur, tous les qualificatifs que Maitre Renard aurait oublié de dire aux corbeaux que nous sommes pour un moment. Nous pouvons tenir le crachoir des Assemblées, mais surtout lui n’oubliera pas d’ouvrir la porte du Congrès. Pour dire quoi ?

90 minutes pour donner le Cap pour aller direct dans le triangle des Bermudes. Moderniser la France il n’a fait que répéter à 90% une nouvelle campagne présidentielle, déjà terminée etc.

En empruntant la liberté, de manière lyrique on peut comprendre que certains lui ait appris à faire théâtre. Concrètement, aucune surprise, un montant de fond d’état pour faire cela, mais il aurait mieux fait de continuer à répondre au standard de L’Elysée.

Il a parlé d’évoquer, la réduction des députés, oui, mais alors il se doit de supprimer le nombre de Conseillers dans les différents Ministères. Il est apparu, comme en voulant comparer la France aux USA nous sommes dans un concept binaire, il ne fait surtout pas en douter, le plus large rassemblement en agissant de la sorte, mais c’est donner la clef de la porte aux loups du lieu où se trouvent les agneaux.

Personne ne peut être dedans et dehors, sa conviction européenne il l’a posé tellement en évidence que cela produit l’effet contraire. Mais à ne pas en douter il avait dû regarder des regarder des discours de Mélenchon ! La confiance en nous mais ce sont avec des gens comme vous que nous la perdons. Le danger islamiste aura reculé en novembre?

Au Congrès chaque année rendre des comptes, il semblerait efficace, qu’il les rende avant de poursuivre, en cas contraire nous sommes dans L’Arlésienne voir La Femme du Boulanger.

Discours de Macron devant le Congrès : paroles, paroles…

Macron son discours : Congrès à Versailles. Son texte a consisté à énumérer les poncifs et les paroles creuses. Il n’est plus en campagne? Il voudrait peut-être diriger les USA et même plus, les américains ne veulent pas de Trump et nous pas de Macron. Alors on change ?

Incontestablement, le discours de Macron à Versailles creusera le fossé entre ceux qui n’en peuvent plus de sa rhétorique vide, et ceux qui s’en bercent. Chacun a compris que l’auteur de ces lignes appartient à la première catégorie et que les 60 minutes de figures de style toute droit sorties de classe prépa Sciences-Po lui suscitent peu de sympathie.

Plus de 25 minutes, nous avons reçu une leçon de morale nous appelant à la retenue. Nous, à qui fut volée l’élection présidentielle par une campagne de presse sous la ceinture qui visait à abattre deux candidats, nous devrions fermer les yeux sur les affaires Ferrand, Bayrou, de Sarnez, Pénicaud. Nous avons entendu lorsque la boue arrangeait bien le candidat Macron.

Au terme de 25 minutes, le Président a fait mine d’aborder les sujets qui fâchent. Exemple la lutte contre la prolifération administrative, la réduction du nombre de parlementaires. Il paraît que l’ensemble serait réduit d’un tiers : Assemblée, Sénat, CESE, « en veillant à la juste représentation de tous les territoires de la République ». Pourquoi cette annonce est-elle noyée dans autant de périphrases gluantes comme miel au soleil ?

Macron fixe le sens du quinquennat

Cela s’appelle fixer le sens du quinquennat. Le sens du quinquennat écouter les monologues du Président qui s’écoute lui-même, on risque rapidement l’exercice un peu absurde.

A peine effleuré les sujets, Macron a en effet sombré à nouveau dans une rhétorique très pompier, qui lasse, et où passent des messages inquiétants. En particulier, le Président croit semble-t-il que l’efficacité de son mandat tient au pouvoir donné à ses directeurs d’administration centrale plutôt qu’à ses ministres. Prenons ici les paris qu’il commet une erreur fondamentale. Il faut qu’il change complètement son casting de directeurs.

37 minutes le Président annonce l’introduction d’une dose de proportionnelle dont il n’a pas donné les contours. À la 38è minute, Emmanuel Macron est passé au CESE dont, au lieu d’annoncer la fusion avec le Sénat, il a proposé le changement des règles de représentativité. On n’a pas bien compris en quoi consisterait exactement la réforme.

Une nouvelle pirouette

41è minute, nouvelle pirouette. Il annonce que les ministres doivent être comptables de leur administration. C’est déjà le cas, depuis 1789 ! Et hop, ce faisant, il annonce la fin de la Haute Cour de Justice et la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Ces quelques réformes très centristes exposées, Emmanuel Macron passe à la menace : si le Congrès n’adopte pas à terme la réforme, il utilisera le référendum.

15h45, tout était plié, le discours a pu retomber dans son enfilade de platitudes sur tous les sujets. Un chapelet de litanies pleines de morale qu’on a ainsi entendu parler de confiance avec les territoires. Macron a expliqué que les lois liberticides allaient être renforcées pour lutter contre le terrorisme. En même temps, on est libre, en même temps, on est surveillé.

Le socle de fraternité

Le discours a continué par exaltation du « socle de fraternité », « engagement chaque jour répété ». Que retiendra-t-on de ce dernier passage ? Pas grand-chose : des intentions, du blabla, des beaux mots que le Président s’écoute débiter, il était seul au monde, il s’approchait du nirvana de l’amour narcissique.

16h03, Emmanuel Macron a déclaré son intention de « redonner place à l’intelligence française ». Il y a ceux qui adorent ces diatribes, ceux qui ont envie de lui répondre qu’elle n’a jamais cessé. Le Président croit que la France résiste aux réformes en se cabrant, il croit aussi qu’elle n’est plus assez aux mains des élites. Le diagnostic macronien d’une France trop peu encadrée par ses élites repose, selon nous, sur une erreur d’appréciation totale, qui finira par lui coûter cher.

Discours creux achevé par une tirade sur la politique étrangère sur les devoirs de la France préserver la paix. Les auditeurs ont eu droit à une multitude de lieux communs prononcés avec un air inspiré. Le Président a expliqué qu’il fallait partout trouver des solutions politiques, même avec des gens qui ne partagent pas nos valeurs. Il y a ceux qui seront convaincus, et ceux qui ne le seront pas.

Le Panda

Patrick Juan

 

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