Kiev pourrait faire sauter un réservoir et inonder des villages de la RPL

Dans son rapport du 15 janvier 2019, la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE, a déclaré avoir détecté la présence de deux engins explosifs installés sur les portes métalliques d’une écluse du réservoir de Mironovski, dans la zone contrôlée par l’armée ukrainienne.

Voici ce que dit mot pour mot le rapport de l’OSCE :

« La MSS a vu pour la première fois deux caisses en bois carrées vert foncé (avec des fils connectés) fixées aux portes métalliques d’une écluse du côté nord du réservoir de Mironovski et près d’un poste de contrôle des forces armées ukrainiennes près de Roti (zone contrôlée par le gouvernement, à 66 km au nord-est de Donetsk). Un soldat non armé a parlé à la MSS de la présence d’explosifs sur l’écluse. »

Or cette écluse débouche sur la rivière Lougan, qui borde plusieurs villages de la République Populaire de Lougansk (RPL).

Carte : Military maps

Si l’armée ukrainienne faisait exploser cette écluse, le contenu du réservoir se déverserait alors dans le lit de la rivière Lougan qui ne suffirait pas à canaliser cette énorme quantité d’eau, qui déborderait et inonderait alors une partie du territoire de la RPL.

Les villages d’Irmino, Pervomaïsk, Kalinovo et Troïtske, qui se trouvent à proximité de la rivière, seraient immanquablement inondés. Une telle inondation ferait un grand nombre de victimes parmi les civils, sans parler de la catastrophe environnementale et humanitaire que cela représenterait pour la RPL.

Ajoutons qu’une station électrique thermique fonctionnant au gaz est installée au bord de ce réservoir d’eau, qui sert à alimenter le circuit de refroidissement de la station. L’explosion de l’écluse viderait le réservoir et provoquerait donc au mieux l’arrêt brutal de cette station électrique, voire pourrait provoquer de graves dégâts à cette dernière si la station n’est pas rapidement mise à l’arrêt alors que le circuit de refroidissement ne peut plus jouer son rôle.

Il faut rappeler que détruire volontairement des infrastructures civiles, ou chercher délibérément à tuer des civils est un crime de guerre. L’installation d’explosifs sur cette écluse en dit long sur les méthodes terroristes employées par l’armée ukrainienne.

La MSS de l’OSCE a fait son travail en publiant cette information importante dans son rapport. Malheureusement, nous ne voyons aucune réaction de la direction de l’OSCE, ni des pays garants des accords de Minsk comme la France ou l’Allemagne, face à cette information grave.

Il serait temps que Paris et Berlin cessent de couvrir les crimes de Kiev en fermant systématiquement les yeux dessus. Car un jour ils pourraient bien avoir à rendre des comptes devant un tribunal pour ce qui est ni plus ni moins que de la complicité de crimes de guerre.

Christelle Néant

 

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Constantinople donne l’autocéphalie à Kiev, les autres églises condamnent

Tout le déroulement du processus de l’octroi de cette autocéphalie n’aura été qu’une sinistre farce du début jusqu’à la fin. En commençant par l’immixtion claire de l’État ukrainien dans le processus, alors que la constitution ukrainienne interdit à l’État d’interférer dans les affaires religieuses.

Après avoir initié lui-même la demande d’autocéphalie, le président ukrainien a présidé le pseudo-concile d’unification, et a même été jusqu’à Istanbul, avec Andry Parouby, assister à la remise du tomos d’autocéphalie, après l’office religieux, alors qu’aucun des deux n’est orthodoxe (les deux hommes politiques sont uniates) !

Rajoutons à cela, que contrairement à ses belles promesses, Porochenko est bien en train d‘essayer de dépouiller l’UOC-MP de ses églises et de ses monastères, par une voie pseudo-légale.

Ainsi, après avoir fait voter par la Rada une loi exigeant de l’UOC-MP qu’elle change de nom (ce qui est anti-constitutionnel, puisque, encore une fois, l’article 35 de la constitution ukrainienne interdit à l’État d’interférer dans les affaires religieuses), l’administration présidentielle ukrainienne a ordonné à la direction du Musée de la laure de Kiev-Petchersk et à celle la Réserve historique et architecturale d’État de Kremenets-Potchaïev de mettre fin, par voie judiciaire, au bail conclu avec les communautés de l’UOC-MP.

Il a d’ailleurs été demandé de mener ces démarches de manière secrète afin de ne pas provoquer de scandale public. Il est vrai que cela ferait mauvais genre de voir que les paroles d’apaisement de Porochenko, promettant la main sur le cœur qu’il ne dépouillerait pas l’UOC-MP après l’accord du tomos, n’étaient que des mensonges éhontés.

Fait marquant à Vinnitsa (lieu de naissance de Porochenko), l’église Saint Alexandre Nevski où officiait l’UOC-MP, a dû démanteler sa croix et son dôme. Ayant refusé de rejoindre la nouvelle structure schismatique, la paroisse s’est vu intimer l’ordre de partir de cette chapelle qui appartient au ministère de l’Intérieur ukrainien, car une Église dirigée par « l’état agresseur » ne peut plus y officier.

La cérémonie de signature du tomos à Istanbul a aussi été marquée par la honte. Car en plus de la présence d’un homme d’affaires plus mafieux que businessman, Alexandre Nalekrechvili, la cérémonie s’est conclue par des cris de « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! », qui était le slogan des collaborateurs ukrainiens du régime Nazi pendant la seconde guerre mondiale. Tout un symbole.

Le fait de se retrouver associé à une telle symbolique néo-nazie ne semble pas avoir choqué Bartholomée. Cela en dit long sur la conception que ce « Patriarche » a du monde et de la religion. Déjà qu’il a avalisé les églises ukrainiennes schismatiques qui bénissent les fresques et les combattants néo-nazis, voilà qu’il tolère des slogans néo-nazis dans son église.

Les méthodes du Patriarcat de Constantinople et l’accord du tomos d’autocéphalie, n’ont pas manqué de provoquer des réactions, parfois virulentes, de la part des autres Églises. À commencer par la principale concernée par cette démarche : l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

Ainsi, Vladimir Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, a déclaré que ce « tomos est un document issu d’ambitions personnelles et politiques » qui « est signé en violation des canons et n’a aucune force canonique ».

Le porte-parole de l’UOC-MP est même allé encore plus loin, en accusant Bartholomée d’être devenu lui-même un schismatique.

« Du fait que le Patriarche de Constantinople a prié aujourd’hui avec des schismatiques, il est devenu schismatique lui aussi, selon les règles apostoliques. Nous le constatons avec une grande douleur et chagrin. De telles actions du Patriarche de Constantinople témoignent d’une maladie spirituelle et mènent à la tentation de nombreux fidèles. […] Ce que le Patriarche de Constantinople fait actuellement constitue une violation flagrante de toutes les règles patristiques et apostoliques selon lesquelles l’Église a vécu pendant 2 000 ans », a-t-il déclaré.

Et il n’y a pas que l’Église orthodoxe russe ou l’UOC-MP qui condamnent ce tomos. Ainsi, le métropolite de Varsovie, Sava, primat de l’Église orthodoxe de Pologne a rejeté la demande de Bartholomée de reconnaître la nouvelle église orthodoxe ukrainienne, et l’a accusé d’avoir augmenté les divisions au sein de l’Église orthodoxe ukrainienne en refusant de régler la question par une discussion pan-orthodoxe.

Une position proche de celle du Patriarche d’Antioche, qui a appelé Bartholomée à discuter de tout cela avec les autres Primats orthodoxes, afin de ne pas semer encore plus de division dans l’Église orthodoxe ukrainienne qu’il n’y en a déjà.

Dans la droite ligne de ses déclarations précédentes, l’Église orthodoxe de Serbie a, elle aussi, condamné l’accord de ce tomos, par la voix de son Patriarche, Irénée. Pour lui, les actes de Bartholomée violent le principe de conciliation de l’orthodoxie et risquent d’entraîner un grand schisme.

« À cause de la papauté, en tant que déviation de l’esprit de conciliation, nous avons déjà un grand schisme, un schisme entre l’Orient et l’Occident chrétiens, qui dure depuis des siècles. En raison de cette nouvelle version orientale de la papauté (à cause de l’émergence de l’idée que le premier évêque en honneur et en rang n’est pas le premier parmi ses pairs, mais le premier en soi, au-dessus de ses pairs), un nouveau grand schisme peut apparaître », a déclaré le Patriarche Irénée.

Il a appelé Bartholomée à avoir honte de ses actes et à revenir à plus d’humilité, en cessant de se croire au-dessus des autres Patriarches et Primats d’Églises orthodoxes autocéphales. Il a aussi souligné que les actions de Bartholomée remettaient en question la réputation et le respect accordé au Patriarcat de Constantinople et qu’elles étaient motivées par des ambitions politiques qui visent en réalité la Russie.

Il a aussi souligné que l’autocéphalie n’est qu’un découpage administratif de l’Église et que la considérer comme un élément de la souveraineté de l’État ou un moyen d’isolationnisme national est un pêché mortel, car il s’agit alors d’un blasphème contre le Saint Esprit.

D’ailleurs, preuve que la mise en garde du Patriarche Irénée est juste, une députée de la Rada, du bloc Porochenko, Oksana Bilozir, a sorti publiquement « maintenant nous avons notre Dieu, notre Église » (sic) ! Voilà ce qu’est le chauvinisme religieux dans sa plus pure (et la plus délirante) expression. Voilà le genre de monstruosité qu’il fallait surtout éviter de provoquer. Car c’est ce genre de propos fanatiques et délirants qui mènent aux guerres de religion.

Même l’Église orthodoxe turque a réagi de manière négative aux actions de Bartholomée, rappelant que ces dernières violent le traité de Lausanne de 1923.

« Lors de la signature du traité de Lausanne qui a jeté les bases de l’actuelle République de Turquie, la délégation turque à Lausanne a exigé que le Patriarcat de Constantinople [appelé à l’époque le Patriarcat d’Istanbul, NDLR] soit déplacé en dehors de l’État turc. Mais plus tard, à titre de geste de bonne volonté à l’égard du monde chrétien, il a été décidé de le garder sur le territoire turc comme structure destinée à célébrer les offices religieux uniquement pour les Grecs résidant en Turquie. […] Et même le parlement turc de l’époque a adopté une résolution selon laquelle en s’adressant à la personne à la tête de cette Église, il ne fallait plus dire « Patriarche », mais « prêtre principal ». Bref, après la signature du traité de Lausanne, l’Église de Constantinople n’avait plus de pouvoir officiel d’accorder l’autocéphalie et d’adopter des décisions sur les questions internationales », a déclaré la porte-parole du Patriarcat orthodoxe turc, Sevgi Erenerol.

En clair, le traité de Lausanne a fait perdre ses prérogatives au Patriarche de Constantinople, et les actes de Bartholomée, mettent la Turquie dans une position inconfortable, alors même qu’Ankara se rapproche de Moscou.

« Comme cette question constitue une affaire intérieure de la Russie, la position du Patriarcat de Constantinople sur l’octroi de l’autocéphalie à l’Église ukrainienne crée l’impression que, dans cette question, la Turquie soutient l’Ukraine. Pour cette raison, cette démarche de Bartholomée est erronée et dangereuse au plus haut point, », a ajouté Sevgi Erenerol.

En l’état actuel, aucune Église orthodoxe n’a reconnu la nouvelle structure avalisée par Constantinople en dehors de cette dernière. Aucune n’a d’ailleurs envoyé de hiérarques pour assister à la cérémonie de remise du tomos. Tout un symbole là aussi.

Et histoire de finir cette gabegie en beauté, contrairement à ce que Porochenko affirme, cette « Église ukrainienne autocéphale » est encore moins autonome que ne l’est l’UOC-MP.

Épiphane n’est pas Patriarche mais Métropolite, l’Église ukrainienne ne peut pas établir de diocèses ni de paroisses à l’étranger et n’a autorité que sur le territoire ukrainien (Constantinople garde ainsi le contrôle des paroisses au Canada et aux États-Unis, et prend le contrôle des autres paroisses qui existaient), en cas de conflits ou de questions canoniques ou dogmatiques, c’est Constantinople qui sera la plus haute autorité à même de trancher, et c’est d’ailleurs Constantinople qui est en réalité à la tête de la nouvelle église.

Donc cette « Église autonome » n’est en réalité qu’une branche du Patriarcat de Constantinople. Comme en politique, l’Ukraine a beau clamer être indépendante et libre, en réalité elle est simplement passée d’un maître à un autre.

En clair, Porochenko et Bartholomée ont éhontément menti aux Ukrainiens. Au lieu d’accorder à l’Ukraine une Église plus indépendante, Constantinople a enchaîné les fidèles ukrainiens et escompte bien désormais voler un maximum de chapelles et de monastères à l’Église orthodoxe canonique grâce aux lois votées par la Rada.

Cette tentative de vol en bande organisée ne pourra que déboucher sur des violences, lorsque cette mafia en soutanes va tenter de s’approprier les églises et monastères importants, comme les laures de Potchaïev ou de Kiev-Petchersk. Et Porochenko en est bien conscient. D’où ses tentatives de voler ces paroisses « en douce ».

Si le silence est le meilleur complice de toutes les mafias, qu’elles soient laïques ou religieuses, alors notre devoir est de faire savoir ce qui se passe afin de faire échouer les plans de ceux qui prétendent parler au nom de Dieu pour satisfaire leurs ambitions personnelles, sans égard pour les risques de bain de sang que leurs actions vont provoquer.

Christelle Néant

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Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie – Fraude électorale en vue

Une telle décision de la commission électorale centrale, prise au tout début de la campagne pour les élections présidentielles, ouvre la voie à de multiples falsifications et prouve que les autorités continuent sur la voie du totalitarisme, a déclaré Viktor Medvedtchouk.

La décision prise par la commission électorale centrale ukrainienne (CEC) de fermer tous les bureaux de vote en Russie risque d’entraîner des irrégularités lors des élections présidentielles ukrainiennes prévues le 31 mars de cette année, a déclaré mercredi Viktor Medvedtchouk, dirigeant du mouvement « Choix ukrainien- Droit du peuple » et membre du programme « Pour la vie », une plateforme d’opposition.

« Une telle décision de la CEC prise au tout début de la campagne électorale ouvre la voie à de multiples falsifications et prouve que les autorités poursuivent leur politique totalitaire de limitation des droits constitutionnels des citoyens », a écrit Medvedtchouk sur sa page Facebook.

Les décisions de la commission électorale centrale « sont contraires à la constitution ukrainienne et aux normes juridiques internationales énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques », a déclaré M. Medvedtchouk.

« On peut déjà dire que la campagne électorale de 2019 laissera sa marque dans l’histoire de l’Ukraine comme la plus sordide et illégitime, violant les libertés et droits constitutionnels des citoyens », a déclaré l’homme politique.

La Commission électorale centrale ukrainienne a introduit des amendements au décret sur les bureaux de vote le 31 décembre 2018, fermant tous les bureaux de vote en Russie. Il découle du décret que les Ukrainiens présents sur le territoire russe ne pourront exercer leur droit de vote que dans des bureaux en Géorgie, au Kazakhstan et en Finlande.

[Note de la traductrice : Cette décision totalement illégale, est en soit une fraude massive visant à voler les élections, en empêchant les millions d’Ukrainiens qui vivent en Russie de voter. Il semble que Porochenko craint que ces gens votent massivement pour les partis d’opposition, moins hostiles à la Russie, pays où ils résident et travaillent. D’après les estimations les plus récentes, plus de 4 millions d’Ukrainiens vivent en Russie, ce qui représente une masse électorale importante. Même en considérant les statistiques démographiques officielles de l’Ukraine (qui sont largement surévaluées), ces électeurs représentent 10 % de la population ukrainienne. De quoi influencer de manière significative les élections.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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