Des radicaux menacent d’enlever le fils d’un prêtre de l’UOC-MP

En Transcarpatie (région nord-ouest de l’Ukraine), des ultra-nationalistes ukrainiens ont menacé d’enlever le fils d’un prêtre de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (Église canonique, appelée UOC-MP) et de prendre de force plusieurs églises s’il opposait au transfert de sa paroisse vers l’Église schismatique récemment avalisée par Constantinople (qui est d’ailleurs toujours la seule à avoir reconnu cette pseudo-Église, plusieurs Églises importantes comme celle d’Antioche, celle de Serbie et celle de Russie ont dénoncé cette mascarade politico-religieuse).

Les faits ont eu lieu dans le village de Yassinia. Le Père Vitali Kremen a été menacé par des ultra-nationalistes soutenant les schismatiques, après que ces derniers aient pris de force l’église de St Georges le Victorieux qui se trouve dans le village.

Car voler une église ne leur suffit pas. Ils veulent voler les trois autres églises qui se trouvent dans ce district, ce à quoi le Père Vitali essaye de s’opposer. Alors les ultra-nationalistes menacent de s’en prendre à son fils, de l’enlever pour le forcer à transférer sa paroisse à l’Église schismatique.

La situation est d’autant plus dangereuse pour ce district qu’il est situé à la frontière entre la Transcarpatie et l’oblast d’Ivano-Frankovsk, qui est avec Lvov l’un des berceaux des collaborateurs des Nazis et des néo-nazis ukrainiens.

Si dans d’autres zones de Transcarpatie les attaques contre des églises ont pu être repoussées, ici les ultra-nationalistes ukrainiens peuvent bénéficier rapidement de renforts venant de la région voisine.

Bien sûr une pseudo-réunion de paroissiens a été organisée pour voter le transfert de la paroisse vers la nouvelle Église, sauf que :
1) le transfert a été annoncé avant que la réunion n’ait eu lieu,
2) que le transfert n’a pas été annoncé vers la nouvelle Église d’Ukraine mais vers l’UOC-KP (l’une des deux Églises schismatiques qui a fusionné pour donner la nouvelle Église avalisée par Constantinople),
3) que lors de la réunion, environ 70 personnes étaient présentes pour voter, dont un paquet de figurants qui ne vivent même pas dans le village, ou qui n’y vivent plus depuis des années, alors que la paroisse compte seulement 15 à 20 personnes qui viennent régulièrement à l’église et qui sont restées fidèles au Père Vitali et l’UOC-MP,
4) et que le militant le plus ardent du transfert de la paroisse est un catholique qui voulait « jeter le prêtre de Moscou » hors du village !

« Il ne s’agit même pas de s’emparer du temple, mais de semer la discorde, de menacer les gens de licenciements, de brûler les maisons, de voler leurs affaires, » dit le père Vitali.

Mais à part ça dans les médias ukrainiens, ces « transitions » (en fait des vols) de paroisses d’une Église vers l’autre sont présentées comme « pacifiques et amicales ». L’Ukraine a beau prétendre se décommuniser, ses médias pondent une propagande digne de la Pravda soviétique !

Depuis l’octroi du tomos d’autocéphalie à l’Ukraine, chaque jour qui passe amène son lot de nouvelles plus ignobles les unes que les autres concernant la situation religieuse dans le pays, et celle qui nous est parvenue hier de Transcarpatie montre bien que le surnom de mafia en soutane que j’avais accolée précédemment au Patriarcat de Constantinople et à la pseudo-Église qu’elle a créée avec les schismatiques en Ukraine, leur va comme un gant.

Car je cherche encore ce qu’il y a de spirituel ou de religieux à menacer d’enlever un enfant pour obliger son père, qui est prêtre de l’Église orthodoxe canonique à renier sa foi et ses valeurs pour rejoindre une pseudo-Église constituée de schismatiques non repentis, et dont le Patriarche d’honneur à vie, Philarète, déclare que le peuple du Donbass doit payer par son sang et ses souffrances le fait d’avoir osé demander la fédéralisation de l’Ukraine !

Après avoir frappé des prêtres et des paroissiens pour s’emparer d’églises par la force, voilà que les schismatiques ukrainiens, aidés par les groupuscules ultra-nationalistes et néo-nazis passent aux menaces d’enlèvement sur enfant ! Des méthodes dignes de la mafia !

Malheureusement je doute que l’on ait déjà touché le fond de l’ignominie de ces gens qui osent prétendre au titre d’Église, et il faut s’attendre à de nouvelles horreurs sanglantes dans les mois qui viennent.

C’est bien à une guerre de religion que nous assistons en Ukraine, et l’Occident et ses médias ferment les yeux, se rendant coupables de complicité des crimes qui y sont commis.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass – 2 février 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 2 février 2019 :

ECOUTER LA VIDEO ICI

SITUATION MILITAIRE

01‘13 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’30 » – L’OSCE enregistre la présence d’armes lourdes près de la ligne de front
05’02 » – Dégradation de l’état de l’armée ukrainienne et retour du régiment Azov sur le front
06’53 » – L’armée ukrainienne renonce à faire sauter la vanne du réservoir de Mirinovski
11’54 » – Trois agents du SBU arrêtés en RPD, plus de 40 kg d’explosifs saisis

OSCE / ACCORDS DE MINSK

14’05 » – L’OSCE ressort le plan des Casques bleus et sabote ainsi Minsk-2

RPD-RPL

24’20 » – L’intégration de la RPD avec la fédération de Russie ente dans une phase intensive

UKRAINE

33‘16 » – Un député de la Rada s’en prend au FMI

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

36’56 » – Une journaliste ukrainienne demande au futur président de Russie de s’agenouiller et de demander pardon à l’Ukraine

43’26 » – Conclusion

ECOUTER LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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L’OSCE ressort le plan « casques bleus », sabotant ainsi Minsk-2

Le 24 janvier 2019, Martin Sajdik, représentant spécial de l’OSCE au sein des groupes de contact à Minsk, a proposé d’envoyer des casques bleus dans le Donbass et d’installer une administration temporaire de l’ONU dans la région, provoquant l’ire des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) et la perplexité parmi les analystes russes.

Quand on sait à quel point ce serpent de mer a déjà été longuement évoqué, commenté, analysé et refusé par les deux républiques populaires, il faut dire qu’on ne comprend pas bien à quoi joue Martin Sajdik.

Cette proposition a été faire dans une interview qu’il a accordée au magazine autrichien Kleine Zeitung, et dans laquelle il a déclaré qu’il fallait une nouvelle approche pour régler la situation dans le Donbass, avec une administration de transition de l’ONU dans les territoires qui ne sont pas sous le contrôle de Kiev (c’est-à-dire la RPD et la RPL), avec des pouvoirs militaires mais aussi de maintien de l’ordre.

Il propose aussi d’utiliser l’expérience acquise dans les Balkans pour l’appliquer dans le Donbass, et a déclaré qu’un tel plan avait déjà été proposé lors du conseil des ministres de l’OSCE de décembre 2018.

La RPD et la RPL dénoncent un sabotage de Minsk-2

La réponse de Donetsk et de Lougansk a été ferme et cinglante. Natalia Nikonorova, ministre des Affaires étrangères de la RPD, et négociatrice à Minsk, a rappelé que Donetsk était toujours contre ce plan qui revient régulièrement sur la table.

« La déclaration du représentant spécial de l’OSCE Martin Sajdik est fondamentalement en contradiction avec les accords qui ont été approuvés au plus haut niveau international – par le Conseil de sécurité de l’ONU. En outre, le paquet de mesures comprend, entre autres, la signature du représentant de l’OSCE, qui rend son exécution obligatoire par cette organisation internationale. Au lieu de cela, nous voyons le désir de saboter le processus de Minsk de la part d’un haut responsable de l’OSCE, ce qui remet en question l’efficacité de cette organisation internationale réputée, alors que sa responsabilité directe est de coordonner et de faciliter la mise en œuvre des accords de Minsk, » a déclaré Natalia Nikonorova.

Elle a aussi rappelé que Donetsk considérait comme « catégoriquement inacceptable toute activité visant à saper la mise en œuvre des documents signés à Minsk, qui décrivent le seul plan envisageable de règlement pacifique du conflit dans le Donbass ».

Madame Nikonorova a conclu en appelant monsieur Sajdik à « ne pas mettre en péril sa réputation professionnelle, en sapant tous les efforts des parties pour mettre en œuvre les accords de Minsk ».

La réponse de Lougansk n’a pas été plus tendre, et a été formulée par Vladislav Deïnego, ministre des Affaires étrangères de la RPL et négociateur à Minsk.

Pour lui, la déclaration de monsieur Sajdik selon laquelle il y a des choses « qui ne sont pas claires dans les accords de Minsk », montre « l’attitude irresponsable » du représentant de l’OSCE dont le rôle de coordinateur au sein des groupes de contact à Minsk est justement « de créer les conditions d’un dialogue constructif entre les parties du conflit dans le Donbass et de faciliter la mise en œuvre de leurs obligations inscrites dans ces mêmes accords ».

Il a rappelé, comme son homologue de la RPD, que le paquet de mesures des accords de Minsk signé le 12 février 2015, mentionnait pourtant des étapes très claires, qui ont d’ailleurs été validées par le Conseil de sécurité de l’ONU (via la résolution N° 2202).

À savoir la mise en place d’un cessez-le-feu immédiat et total, le retrait des armes lourdes, la création d’une zone démilitarisée, la discussion des modalités pour recommencer le versement par Kiev des retraites et des allocations sociales pour les habitants de la RPD et de la RPL, ainsi qu’une réforme constitutionnelle visant à instaurer une profonde décentralisation de l’Ukraine, qui permettrait au Donbass de garder ses propres détachements de sa milice populaire, le droit de garder sa langue (le russe), une coopération transfrontalière avec la fédération de Russie, et une participation du Donbass dans la désignation des procureurs et des juges.

Si quelque chose là-dedans n’est pas clair pour monsieur Sajdik, je pense qu’il ferait mieux de changer de travail !

Surtout que, comme l’a rappelé monsieur Deïnego, le statut spécial pour le Donbass (qui devait être élaboré avec la RPD et la RPL et pas le simili statut temporaire adopté par la Rada pour faire semblant) qui devait être adopté avant fin 2015, n’est toujours pas mis en œuvre alors que nous sommes en 2019.

« Où est le statut spécial ? Et en parlant de ça, où est la réaction du représentant spécial, monsieur Sajdik, au fait que le gouvernement et le président ukrainien se soustraient à l’application des dispositions du document qu’ils ont signé ? […] Ces déclarations irresponsables du représentant spécial du Président de l’OSCE au sein du groupe de contact à Minsk, non seulement ne contribuent pas à stabiliser la situation dans la zone de conflit, mais compliquent même les négociations du règlement pacifique du conflit. Ainsi un haut responsable de l’OSCE joue involontairement avec le « parti de la guerre » de Kiev et réduit l’efficacité des efforts d’une organisation internationale réputée, » a conclu Vladislav Deïnego.

Une déclaration inutile sur le plan politique, et sans valeur concrète

Mais les autorités de la RPD et de la RPL n’ont pas été les seules à commenter cette proposition des plus bizarres. En Russie aussi, la déclaration de Martin Sajdik pose question.

Alexeï Tchesnakov, politologue et directeur du Centre de Conjoncture Politique, a dit toute sa perplexité devant la proposition de Martin Sajdik, qu’il a étudiée avec attention.

« J’ai lu attentivement les propositions de monsieur Sajdik et ses commentaires. Je ne pense pas que quiconque puisse voir clairement la valeur politique et concrète du document, ni la raison pour laquelle il est apparu à ce moment précis, » a déclaré Tchesnakov à l’agence TASS.

« Peut-être que ce n’est pas clair pour M. Sajdik lui-même. Car, d’une part, il dit que la mise en œuvre de ses propositions nécessiterait une résolution des quatre pays du Format Normandie, approuvée par leurs parlements. D’autre part, dans certaines phrases, il note qu’aucune réaction officielle n’est venue des représentants du Format Normandie et qu’une telle réaction n’était pas nécessaire, après tout. Écoutez, c’est une déclaration plutôt peu banale pour un diplomate et cela rend toute discussion sérieuse impossible, » a-t-il ajouté

Tchesnakov ajoute que même Sajdik semble être conscient du côté irréaliste de son plan lorsqu’il explique que ses efforts visent à montrer qu’il y a une possibilité d’avancer. En clair, monsieur Sajdik brasse du vent pour justifier son poste…

« Il est probable que le coordinateur de l’OSCE aux négociations des groupes de contact à Minsk est désormais très las, et a décidé d’offrir au moins quelque chose pour ne pas paraître totalement démuni. Donc ce que nous voyons c’est un simulacre insignifiant, » a souligné Tchesnakov.

Le politologue a ensuite souligné les incohérences de l’OSCE, rappelant qu’avant de proposer des plans B, l’organisation ferait mieux d’insister pour appliquer le plan A dont elle est garante et surtout protester plus vigoureusement quand les autorités ukrainiennes se dérobent manifestement à leurs obligations.

« Toute discussion sur le fait de compléter et de faire évoluer Minsk-2 ressemble à une manipulation visant à créer les conditions permettant à la partie ukrainienne de se dérober à ses engagements. Avant de parler de nouveaux plans, les représentants de l’OSCE devraient analyser en profondeur les raisons politiques pour lesquelles le paquet de mesures du 12 février 2015 n’est pas mis en œuvre », a-t-il souligné. « Je voudrais rappeler que le président Porochenko a récemment déclaré publiquement qu’il n’y aurait pas de statut spécial pour le Donbass. Pourquoi l’OSCE ne dit rien à ce sujet ? »

« Il vaut mieux maintenant ne pas se laisser aller à de nouvelles idées, mais ne ménager aucun effort pour mettre en œuvre ce qui est écrit dans les accords de Minsk. Sinon, deux conclusions me viennent à l’esprit. Premièrement, le représentant de l’OSCE doute de l’efficacité de sa propre organisation. Et deuxièmement, la personne chargée de la mise en œuvre des accords de Minsk cherche à désavouer ces mêmes accords », a-t-il conclu.

Discrédit jeté sur l’OSCE, et parallèle malheureux avec les Balkans

Pour ma part je rejoins la position d’Alexeï Tchesnakov. Avant de sortir de nouveaux plans tous les quatre matins, les garants des accords de Minsk que sont l’OSCE, mais aussi la France et l’Allemagne, feraient mieux de faire pression sur Kiev lorsque les autorités ukrainiennes n’appliquent pas les accords qu’elles ont signés, ou qu’elles font des déclarations outrancières qui vont à l’encontre de Minsk-2, comme cette sortie récente de Porochenko.

Quand on lit la déclaration de Martin Sajdik, on se demande s’il est volontairement complice, ou un simple idiot utile qui vient d’offrir à Kiev une énième occasion de se jeter sur ce plan B irréalisable pour éviter d’avoir à appliquer le plan A qu’elles ont signé.

Car l’envoi de casques bleus dans le Donbass est un vieux serpent de mer qui refait surface tous les 3-4 mois, avec toujours la même réponse pourtant claire et simple de la part de la RPD et de la RPL : NON, NON, NON et NON !

Or, aucune mission de casques bleus ne peut être déployée sans l’accord des deux parties. En plus, mentionner, comme Martin Sajdik l’a fait, l’expérience dans les Balkans comme source d’inspiration pour le Donbass, est un choix des plus malheureux s’il n’est pas délibérément provocateur.

Il faut rappeler que des politiciens et officiels ukrainiens ont évoqué à plusieurs reprises l’idée d’appliquer la solution croate dans le Donbass. C’est-à-dire en clair, de procéder à une purification ethnique du territoire ! Or, ces génocides et purifications ethniques qui ont eu lieu dans les Balkans ont compromis pour longtemps la réputation des organisations internationales comme l’ONU et ses casques bleus !

Les autorités et la population de la RPD et de la RPL n’ont pas oublié ce qui s’est passé dans les Balkans, ni le rôle joué par l’ONU et ses casques bleus. Hors de question pour eux de jouer une réédition de ce qui s’est passé à l’époque dans ce qui fut la Yougoslavie.

Il est temps que monsieur Sajdik et d’autres responsables occidentaux cessent de pousser ce plan fumeux de déployer des casques bleus ou une administration de transition de l’ONU dans le Donbass.

Au mieux cela montre qu’ils sont sourds à ce que peuvent dire les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, ce qui est inquiétant pour l’application des accords de Minsk, qui prévoient d’écouter justement ce que les deux républiques ont à dire.

Au pire, cela montre qu’ils sont prêts à offrir à Kiev une bonne excuse pour ne pas appliquer les accords de Minsk et chercher une solution brutale et sanglante au conflit dans le Donbass, en rééditant la solution croate, avec le silence complice des mêmes organisations internationales qui avaient permis les massacres et purifications ethniques dans l’ex-Yougoslavie.

Dans les deux cas, cela discrédite encore un peu plus l’OSCE, dont la réputation dans le Donbass est déjà à un niveau catastrophique.

À l’avenir, monsieur Sajdik ferait mieux d’éviter de tenir de tels propos, qui accréditent la thèse que l’OSCE travaille pour Kiev et non pour rétablir la paix dans le Donbass, et sapent un peu plus la réputation de l’organisation jusqu’au point où elle ne pourra plus servir à quoi que ce soit.

Si monsieur Sajdik a besoin de prouver qu’il sert à quelque chose, qu’il proteste publiquement et vertement quand Porochenko déclare qu’il n’y aura pas de statut spécial pour le Donbass, que des politiciens ukrainiens appellent à appliquer la solution croate, ou quand les représentants ukrainiens à Minsk sabotent les réunions de discussion, ou n’y viennent carrément pas !

Cela sera autrement plus constructif que de balancer à des journalistes occidentaux des plans sur la comète complètement irréalisables, qui offrent à Kiev, sur un plateau d’argent, une énième excuse pour ne pas appliquer les accords de Minsk.

Christelle Néant

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Le processus d’intégration du Donbass avec la Russie s’accélère

Aujourd’hui, 28 janvier 2019, le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Denis Pouchiline, a annoncé que le processus d’intégration de la République avec la fédération de Russie était entré dans une phase intensive.

« L’intégration du Donbass avec la Russie est entrée dans une phase intensive. Mais il est trop tôt pour dire que cela sera achevé demain, » a déclaré Denis Pouchiline aux journalistes.

L’intensification du processus d’intégration se reflète dans la signature d’un accord de coopération interparlementaire entre la République de Crimée et les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), plus tôt ce mois-ci.

Si la signature d’accords d’amitié et de coopération avec l’Ossétie du Sud pouvait passer pour une connexion indirecte avec le pays voisin, cette fois c’est un des sujets de la fédération de Russie qui a signé un accord avec les deux jeunes républiques.

Si on ajoute à ça que la Russie est en train de simplifier l’octroi de la nationalité russe pour les gens du Donbass et ceux qui fuient l’Ukraine, et que l’internet en RPD et en RPL passe désormais par la Russie et non plus par l’Ukraine, on comprend bien vers quelle issue le Donbass se dirige : la sécession définitive avec Kiev et l’intégration avec le grand frère russe.

Denis Pouchiline a aussi souligné que des entreprises de la RPD vont participer à des événements et expositions en Russie, et que cette accélération intensive du processus d’intégration était lié à la rhétorique agressive de Kiev.

« À en juger par la rhétorique agressive et négative de Kiev, le Donbass va s’éloigner de Kiev, et se rapprocher de ce vers quoi il se dirige (l’intégration avec la Russie NDLR) », a ajouté le chef de l’État.

Il faut dire que ce n’est pas en déclarant publiquement que l’Ukraine n’accordera pas au Donbass le statut spécial qui doit pourtant être mis en place d’après les accords de Minsk, que Petro Porochenko (le président ukrainien) va convaincre la RPD et la RPL de retourner sous le giron ukrainien.

Ce n’est pas non plus ainsi qu’il va convaincre la Russie de ne pas continuer et accélérer ce processus d’intégration du Donbass, et de ne pas tourner le dos d’une certaine façon à l’Ukraine.

Car ce n’est pas autrement qu’il faut prendre deux déclarations récentes d’Alexeï Pouchkov, sénateur russe, qui a ni plus ni moins proposé de ne pas reconnaître le résultat des élections présidentielles ukrainiennes si celles-ci sont manifestement frauduleuses (rompant ainsi avec ce qui avait été fait en 2014, où la Russie avait reconnu l’élection de Porochenko à cause de ses promesses électorales de mettre fin à la guerre dans le Donbass), et qui a par ailleurs proposé de laisser les Ukrainiens sans gaz pour leur apprendre la dure réalité.

« Nous négocions de nouveaux contrats avec eux, mais quel genre de nouveaux contrats avec Naftogaz ? C’est une nouvelle occasion pour eux de parasiter le transit [de gaz NDLR], de nous traîner devant les cours internationales, de nous poursuivre en justice, d’exiger des compensations insensées. Vous savez qu’ils réclament 12 milliards de dollars en compensation pour la période où Nord Stream 2 commencera à fonctionner et qu’ils vont perdre des profits. On n’a jamais vu une chose pareille, ils vont perdre 12 milliards en cinq ans et la Russie doit payer d’avance pour cela ! », a-t-il déclaré.

Pour Alexeï Pouchkov, il est temps de laisser l’Ukraine présomptueuse baigner dans son jus, afin que Kiev apprenne ce qu’est la réalité.

« Il me semble que les autorités de Kiev doivent rester seules avec leurs absurdités. Laissez-les cuire là-bas sans transit, et, si nécessaire, sans gaz, ce n’est pas grave. Laissons-les regarder la réalité en face, il y en a assez de les épargner tout le temps. Maintenant il faut faire preuve d’une grande fermeté, » a conclu Alexeï Pouchkov.

Il faut souligner que ces propos n’ont pas été tenus par un politicien que l’on pourrait qualifier d’extrémiste, ou qui tient régulièrement des propos provocateurs.

Alexeï Pouchkov est non seulement sénateur, et président de la commission pour l’information et la coopération avec les médias du conseil de la fédération de Russie, mais il est aussi journaliste, politologue et historien. Il a écrit plus de 400 articles d’analyse et travaux scientifiques, ainsi que deux livres, dont un sur la géopolitique et la Russie.

Quand il tient ce genre de propos, ce ne sont pas des mots jetés en l’air sans avoir réfléchi à leurs conséquences. Une partie des politiciens russes semble faire le deuil du lien privilégié (et historique) qui existait entre la Russie et l’Ukraine, et comprennent que les prochaines élections présidentielles ukrainiennes n’apporteront aucun changement positif de la situation.

Le divorce semble donc acté, et se reflète dans cette accélération du processus d’intégration du Donbass avec la fédération de Russie, et cette simplification intensive de l’obtention de la citoyenneté russe pour les habitants de la RPD et de la RPL.

Christelle Néant

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Les FAU tirent au mortier sur Kroutaya Balka, deux voitures endommagées

Photo : Représentation de la RPD au sein du CCCC

Aujourd’hui 17 janvier 2019, à 11 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur la zone autour de Kroutaya Balka, endommageant délibérément deux véhicules civils.

D’après les informations transmises par le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) et le service de presse des forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD), les tirs ont été menés depuis les positions de la 93e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) situées près d’Avdeyevka.

Les soldats ukrainiens ont tiré 22 obus de mortier de 82 mm sur cette zone située près de la station de pompage de Vassilievka (non loin de là où un camion de la compagnie « Eau du Donbass » avait été détruit le 10 janvier par la même unité de l’armée ukrainienne). Les tirs ont été corrigés à l’aide de drones, et semblait viser délibérément les deux voitures qui étaient garées près de la station de pompage.

Après avoir détruit leur outil de travail, voilà que l’armée ukrainienne veut priver les employé de la compagnie « Eau du Donbass » de leur voiture personnelle. De mieux en mieux au rayon crimes de guerre.

Voir les photos prises sur place par les membres du CCCC :

Photos et carte : Représentation de la RPD au sein du CCCC

Et le reportage fait par le service de presse de la milice populaire de la RPD :

Malgré ces tirs, les employés de la compagnie « Eau du Donbass » continuent leur travail afin de fournir de l’eau potable aux habitants de la République.

Pour rappel, la 93e brigade des FAU est responsable, en quelques mois à peine, de la destruction du camion de chantier Belaz à Dokoutchayevsk et de la mort du chauffeur, de plusieurs ambulances de la milice populaire de la RPD (destructions qui ont provoqué la mort de la plupart des occupants de ces véhicules), d’un camion de grain à Dokoutchayevsk, et d’un camion de la société « Eau du Donbass » (incident qui avait fait trois blessés parmi les employés de la compagnie).

Il est temps que l’OSCE et les garants occidentaux de Minsk se penchent sur ce palmarès de criminels de guerre de la 93e brigade des FAU

 

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 12 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 12 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘08 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’22 » – Pertes hors-combat des FAU de la semaine
03’23 » – Les soldats ukrainiens tirent sur des employés de la société « Eau du Donbass »

UKRAINE

07‘54 » – Constantinople accorde l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens sur fond de désapprobation des autres Églises orthodoxes
29‘29 » – L’ambassade ukrainienne au Mexique oblige les demandeurs de visas à faire un don pour les FAU
34‘53 » – Kiev recommande aux millions d’Ukrainiens vivant en Russie de venir voter en Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

40’02 » – La ministre ukrainienne de la Santé mélange néo-nazime et russophobie dans un post sur le cholestérol

44’44 » – Conclusion

VOIR LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Les FAU tirent sur les employés d’Eau du Donbass et font trois blessés

Aujourd’hui à 12 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur une route proche de Kroutaya Balka, alors que des employés de la société « Eau du Donbass » travaillaient près de la station de pompage de Vassilievka. Les tirs ont détruit le véhicule de la société et blessé trois employés.

Les employés de la société étaient en train de déblayer la neige près de la station de pompage de Vassilievka quand les soldats de l’armée ukrainienne ont ouvert le feu sur eux et sur leur véhicule à coup de canon de véhicule de combat d’infanterie et de lance-roquettes antichars.

Les tirs ont été menés depuis la localité de Kamenka, qui est sous contrôle des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Suite à ce bombardement le véhicule de la société « Eau du Donbass » a été détruit par les flammes et trois employés ont été blessés à divers degrés de gravité.

À cause de la crainte de nouveaux tirs, les pompiers n’ont pas pu intervenir à temps pour empêcher l’incendie de ravager presque totalement le véhicule, et le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a dû demander une trêve locale pour pouvoir aller sur place constater les dégât et envoyer des pompiers pour éteindre l’incendie, évacuer les blessés et déplacer le véhicule.

Le CCCC et le reporter Alexandre Sladkov ont fourni des photos des dégâts subis et de la route où se trouvait le camion (ce dernier assurait d’ailleurs régulièrement le transport des équipes de travail qui permettent à la station d’épuration de Donetsk de fonctionner).

Comme on peut le voir sur les photos, le camion se trouvait sur une route dégagée, et était clairement identifiable comme étant un camion de la société « Eau du Donbass ». Ce qui signifie que les soldats ukrainiens ont délibérément tiré sur des employés communaux, commettant là un nouveau crime de guerre, sur lequel Paris, Berlin et l’OSCE se taisent comme à leur habitude.

Il faut rappeler que la station de pompage de Vassilievka aliment l’aqueduc de « Ioujnodonbass » qui fournit l’eau aux habitants qui se trouvent des deux côtés de la ligne de front.

En tirant aussi près de la station de pompage, les soldats ukrainiens ont donc pris le risque d’endommager cette dernière, ou l’aqueduc, et de priver ainsi d’eau potable les habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD), mais aussi ceux qui se trouvent de leur côté !

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que l’armée ukrainienne vise ainsi délibérément la station de pompage ou l’aqueduc. Ce dernier avait été pris pour cible par les FAU en novembre 2018.

Comme on peut le voir, l’armée ukrainienne n’en a strictement rien à faire de la population civile qu’elle vient prétendument « libérer » de l’envahisseur russe imaginaire, et elle multiplie les crimes de guerre dans l’indifférence totale des chancelleries et des médias européens.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 5 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 5 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘00 »Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’04 »Le mortier Molot fait de nouvelles victimes parmi les soldats ukrainiens
03’32 »Deux tentatives de sabotages de ponts en une semaine en RPD
07’31 »Témoignage d’un soldat ukrainien capturé par la milice populaire de la RPD

 

UKRAINE

11‘11 »Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie en pleine campagne présidentielle
15‘04 »Les autorités ukrainiennes tentent de briser discrètement les baux de location des laures de Potchaïev et de Kiev-Petchersk
19‘10 »L’Ukraine fait de la date anniversaire de Stepan Bandera un jour férié officiel
22‘04 »Les nouvelles sanctions de la Russie contre l’Ukraine pourrait coûter un milliard de dollars à cette dernière

 

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

24’28 »Hystérie polonaise sur « l’assassinat de l’Ukraine » par Nord Stream 2

28’10 » – Conclusion

VIDEO A ECOUTER

Christelle Néant

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