Hier, 1er octobre 2019, Léonid Koutchma, le représentant de Kiev au sein des groupes de contact à Minsk, a enfin signé la lettre d’approbation de la formule Steinmeier. Si beaucoup se sont réjouis, annonçant déjà un pas important pour la paix, d’autres se montrent bien plus prudents, et soulignent que cette signature est surtout un coup de communication de Kiev. Retour sur cette signature et ses implications réelles.

Déjà revenons sur ce qu’est la formule Steinmeier. Malgré la signature par Kiev, la République Populaire de Donetsk (RPD) et la République Populaire de Lougansk (RPL), des accords de Minsk en 2014, puis de Minsk-2 en 2015, rien n’avançait. Kiev continuait de violer le cessez-le-feu, et de vouloir mettre les derniers articles des accords en premier (comme le retour du contrôle de la frontière), bref de mettre la charrue avant les bœufs, et forcément ça ne marchait pas.

De plus la loi spéciale sur le statut du Donbass, votée par la Rada ne comprenait que le premier article de la loi prévue, n’est valable qu’un an, et n’a pas été élaborée en concertation avec la RPD et la RPL comme prévu dans le texte de Minsk-2.

Devant l’enlisement de l’application des accords de Minsk, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, propose lors d’une réunion au format Normandie (entre la Russie, la France, l’Allemagne et l’Ukraine) un texte pour clarifier l’ordre d’application des points litigieux. Cet accord est approuvé verbalement par tous les membres du Format Normandie le 2 octobre 2015, puis un an plus tard, lors d’une autre réunion au format Normandie, en octobre 2016.

Depuis, l’Ukraine tournait autour du pot, refusant de signer cette formule, et de l’appliquer. Le problème c’est que devant l’évidence du sabotage mené par Kiev, la Russie avait posé la signature de la formule Steinmeier comme prérequis pour organiser la prochaine réunion au Format Normandie. Comme l’avait dit la Russie, pourquoi perdre du temps à rediscuter de ce qui a déjà été approuvé par deux fois ? Pour qu’il y ait une nouvelle réunion, il faut que ce qui a été approuvé précédemment soit signé, qu’il y ait un minimum de progrès. En clair, pas de signature par Kiev de la formule Steinmeier, pas de réunion.

Or, Volodymyr Zelensky a besoin de cette réunion sur le plan médiatique pour « prouver » qu’il cherche à faire la paix, comme le veut la majorité de la population ukrainienne. Et en refusant de signer la formule Steinmeier, Kiev disait ouvertement qu’elle ne voulait pas la paix. L’écran de fumée de Zelensky l’illusionniste se dissipait à grande vitesse. Il fallait rattraper le coup.

Voilà pourquoi Kiev a finalement signé la formule Steinmeier hier, lors de la réunion des groupes de contact à Minsk. Non sans renâcler et faire planer le suspense jusqu’au bout. Mais l’Ukraine n’avait pas le choix, si elle refusait de signer, alors tout le processus de négociations aurait été remis en cause publiquement et le blâme en aurait été porté par Kiev.

Et cela, Zelensky ne pouvait se le permettre, même si cette signature l’oblige à jouer les équilibristes. Car cet accord signé a entraîné de gros remous en Ukraine.

À commencer par Ioulia Tymochenko qui a déclaré sans ambage sur sa page Facebook, que la formule Steinmeier est inacceptable, et que sa signature à Minsk représenterait une menace à la sécurité nationale (sic), à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de l’Ukraine (ce qui est risible vu que la politique de Kiev se décide à Washington depuis longtemps).

Petro Porochenko, l’ancien président ukrainien, a quant à lui déclaré qu’en signant cette formule, Kiev renonçait à appliquer les accords de Minsk (ce qui est un non-sens complet, puisque la formule Steinmeier n’est qu’un compromis permettant l’application de ces accords), et que cette formule avait été concoctée par le Kremlin (je pense que monsieur Steinmeier sera ravi d’apprendre qu’il travaillait pour Moscou).

L’ancien représentant de l’Ukraine à Minsk, Roman Bezsmertny, a déclaré que la signature de la formule Steinmeier n’apporterait pas la paix mais la guerre à son pays car les conditions de cette formule ne sont pas dans l’intérêt de l’Ukraine. Pour lui, organiser les élections dans le Donbass selon cette formule revient à légitimer les autorités actuelles de la RPD et de la RPL, et cela reviendrait à créer une nouvelle Transnistrie. Il a aussi exhorté Zelensky à désavouer cette signature lors de la rencontre au Format Normandie.

Les plus radicaux comme Andriy Parouby, qualifient cette signature de démembrement de l’Ukraine, tandis que l’ex-conseiller de Porochenko, Konstantin Eliseev, l’a qualifiée de reddition. Un thème repris par Arkadi Babtchenko (le journaliste ressuscité), qui a déclaré que la capitulation de l’Ukraine n’avait pas eu lieu hier, mais le 21 avril 2019 (c’est-à-dire lors de l’élection de Zelensky au deuxième tour de la présidentielle).

Résultat, les groupes radicaux ukrainiens ont emboîté le pas de leurs représentants et ont lancé des manifestations, de plusieurs centaines de personnes chacune, un peu partout en Ukraine, de Kiev à Lvov, en passant par Kharkov, Marioupol et Zaporojié, contre la signature de la formule Steinmeier. Le Corpus National de Biletski a même déclaré une action illimitée contre ce qu’ils considèrent comme une reddition de l’Ukraine.

Les ultra-nationalistes ont demandé la démission du ministre ukrainien des Affaires étrangères et du représentant de Kiev à Minsk, Léonid Koutchma. Ils ont aussi exigé qu’une enquête criminelle soit ouverte sur eux si le document a été signé selon les termes de la Russie.

Côté russe, cette signature a été l’occasion de déclarations parfois euphoriques, certains allant jusqu’à dire que c’était enfin un premier pas concret vers la paix dans le Donbass. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, disant espérer que cela créera « une atmosphère positive pour la poursuite de la mise en œuvre des accords de Minsk ». Une position rejointe par le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Natalia Nikonorova, la ministre des Affaires étrangères de la RPD, a quant à elle déclaré qu’il s’agissait d’une victoire diplomatique pour les deux républiques populaires et que cela ouvrait des perspectives pour le règlement politique du conflit. Elle a aussi appelé Kiev à lancer la réforme constitutionnelle nécessaire pour la mise en œuvre du statut spécial pour le Donbass.

Son homologue de la RPL, Vladislav Deïnego, s’est montré d’un optimisme très prudent, soulignant qu’il restait beaucoup de travail à Kiev pour appliquer tout cela. Comme faire annuler les lois qui contreviennent aux accords de Minsk (comme la loi sur la langue russe par exemple), mais aussi voter la loi d’amnistie, et celle pour l’organisation des élections.

Bon sur le papier, c’est très joli tout ça. Mais en vrai ? En vrai, très vite après l’enthousiasme des premiers moments, les deux républiques populaires et la Russie sont brutalement revenues au scepticisme habituel, après la déclaration de Zelensky justifiant la signature de la formule Steinmeier.

En effet, ce dernier parle de mettre au point une nouvelle loi sur le statut spécial du Donbass, mais ne va pas en discuter avec la RPD et la RPL, comme il est pourtant prévu dans les accords de Minsk. Au lieu de cela, Zelensky veut en discuter avec le peuple ukrainien, déclare que les élections dans le Donbass n’auront lieu qu’une fois que le contrôle de la frontière avec la Russie sera rendu à Kiev (alors que ceci est le tout dernier point des accords de Minsk et de la formule Steinmeier, qui doit avoir lieu après les élections), et qu’aucune ligne rouge ne sera franchie.

Encore pire, un des députés du parti de Zelensky, Bogdan Yaremenko, chef du comité des Affaires étrangères de la Rada, a déclaré que l’Ukraine n’avait rien signé !

« Hier, personne n’a rien signé », a écrit Yaremenko sur sa page Facebook. « Le représentant de l’Ukraine auprès du groupe [de contact] Léonid Koutchma a informé par écrit l’envoyé de l’OSCE Martin Sajdik que l’Ukraine est satisfaite de la formule approuvée par les assistants des quatre dirigeants du Format Normandie à Minsk le 1er septembre 2019 », a-t-il expliqué.

Le député ukrainien a également souligné que Kiev n’a pas l’intention d’abandonner ses principes, notamment l’intégrité et la souveraineté de l’Ukraine, ainsi que le droit de Kiev « d’interpréter les accords de Minsk à sa manière » (sic).

Ce rétropédalage montre bien que cette signature n’est qu’une entourloupe de Zelensky l’illusionniste. Cette déclaration a tout de suite déclenché la sonnette d’alarme, tant chez les dirigeants de la RPD et de la RPL, que chez les analystes politiques.

Ainsi, Denis Pouchiline et Léonid Passetchnik, les chefs de la RPD et de la RPL, ont rappelé que :

1) les élections n’auront pas lieu après le retour du contrôle de la frontière entre les mains de Kiev, mais avant,

2) le nouveau statut du Donbass devait être élaboré en concertation directe avec les représentants des deux républiques populaires,

3) plusieurs points problématiques de la loi votée à l’époque Porochenko devaient être abrogés, mais que d’autres devaient absolument être gardés, et que tout changement devait se faire en coordination avec la RPD et la RPL, faute de quoi cela serait une violation des accords de Minsk, ce qui rendrait cette loi nulle et non avenue.

De plus, le début de la déclaration conjointe des deux dirigeants, montre le gouffre qui existe entre la conception qu’a Kiev de la formule Steinmeier et des accords de Minsk, et celle de la RPD et de la RPL. En effet, les deux chefs d’État déclarent qu’en signant la formule Steinmeier, Kiev a « reconnu le droit du peuple du Donbass à l’auto-détermination ».

La déclaration indique aussi que la RPD et la RPL sont les seules à pouvoir choisir quelle langue elles veulent parler, comment orienter leur économie, comment élaborer leur système judiciaire, la façon dont la milice populaire doit protéger les citoyens des deux républiques, et comment mener l’intégration avec la Russie. Le but des deux républiques lors des négociations à Minsk n’est pas de réintégrer l’Ukraine mais de « parvenir à terme à l’autonomie et à l’auto-détermination totales ».

Face à la reculade de Zelensky, et à son interprétation très « spéciale » de a formule Steinmeier, le sénateur russe Alexeï Pouchkov a souligné que ni la Russie, ni la RPD ni la RPL ne reconnaîtraient ni n’accepteraient une loi sur le statut spécial du Donbass qui ne soit pas validée par le groupe de contact à Minsk. Il a aussi souligné, comme l’analyste Alexeï Tchesnakov, qu’à l’instar de son prédécesseur, Zelensky désavouait ce qu’il venait juste de signer.

Cette attitude laisse clairement penser que cette signature n’est qu’un coup de communication, un nouvel écran de fumée de la part de Zelensky l’illusionniste, comme l’a déclaré Andreï Souzdaltsev, Vice-doyen de la faculté d’économie et de politique mondiales de la Haute École d’Économie de Moscou.

« Nous devons bien voir que l’Ukraine, qui a créé ce concept de coup de communication à propos de sa « volonté de dialogue avec la Russie », n’a pas changé d’objectifs stratégiques, » a-t-il déclaré.

Il a rappelé que Kiev veut toujours se tourner vers l’UE et l’OTAN, considère toujours la Russie comme le pays agresseur, appelle toujours à renforcer les sanctions contre Moscou, insiste pour que la RPD et la RPL n’existent plus et utilise toujours la Crimée comme moyen de pression sur la Russie.

Pour Souzdaltsev, la signature de la formule Steinmeier est juste d’un changement de tactique de la part de Kiev.

« Il (Zelensky) a laissé entendre que cela ne sera possible que lorsque les gardes-frontières ukrainiens se tiendront à la frontière ukraino-russe dans le Donbass, et n’a pas dit un mot sur les changements à apporter à la constitution qui font partie de la formule Steinmeier. C’est-à-dire, bien sûr, que rien ne sera fait. L’essentiel pour eux est de mettre (la Russie – éd.) sous la menace de l’Occident et de faire pression sur la Russie au niveau mondial. Voilà le truc. Ils nous entraînent dans un dialogue sciemment voué à l’échec », a ajouté Souzdaltsev.

Selon lui, en signant la formule Steinmeier, Zelensky montre au public ukrainien, à son électorat, qu’il se bat pour résoudre le conflit, mais « dans un format devant conduire la Russie à capituler ».

« Nous devons comprendre que c’est un piège et rien de plus. Il ne sert à rien d’engager un dialogue avec Kiev, Porochenko ou Zelensky. Il s’agit d’un coup de communication à usage interne, d’un coup de communication pour l’Occidentpour montrer qu’il est un président sain d’esprit. Mais la chose la plus importante qu’ils veulent, c’est la reddition de la Russie », a ajouté Souzdaltsev.

Pour cet expert, cela ne vaut même pas la peine de parler de la mise en œuvre de la formule Steinmeier par Kiev.

« Oh, allez. C’est absolument impossible. Nous avons déjà signé [les accords de] Minsk deux fois, » a-t-il conclu.

Le fait que Kiev a une fâcheuse tendance à ne pas appliquer ce qu’elle signe, a aussi été souligné par plusieurs personnalités politiques et journalistes en RPD.

Ainsi le porte-parole du Conseil Populaire de la RPD, Vladimir Bidiovka, a déclaré que la signature par Kiev de la formule Steinmeier ne garantissait en rien que l’Ukraine allait l’appliquer. Une opinion dictée par l’expérience, puisqu’en cinq années de guerre la RPD a pu voir à de nombreuses reprises ce que vaut la signature de Kiev en bas d’un document, comme l’a souligné Valery Skorokhodov, député du Conseil Populaire de la RPD.

« Cinq ans d’expérience en matière d’interaction avec l’Ukraine nous ont pratiquement privés de toute confiance dans le fait que Kiev se conformera aux documents qu’elle a signés. Et que l’Ukraine applique ou non la formule qu’elle a signée, nous continuerons sur la voie que nous avons choisie en 2014 : renforcer les institutions de l’État, développer les capacités de défense, renforcer l’économie et intensifier l’intégration avec la fédération de Russie afin de réaliser notre droit complet à l’autodétermination, » a déclaré le député.

Le journaliste Oleg Antipov a lui aussi souligné qu’il n’avait aucune confiance dans les autorités de Kiev. Il a rappelé que malgré la signature des accords de Minsk, puis de Minsk-2, les bombardements continuent, les réunions à Minsk ne produisent rien de concret la plupart du temps, et le processus de négociation fait le plus souvent du surplace. De plus, comme il l’a rappelé, les habitants du Donbass sont dans leur majorité très négatifs envers toute idée de retourner sous le giron ukrainien (ce qui se comprend, après cinq ans à se prendre des obus et des bombes sur la tête et à subir un blocus commercial et économique total).

Personnellement je pense que cette signature n’est qu’un coup de communication de la part de Zelensky pour obtenir la réunion au Format Normandie dont il a besoin médiatiquement pour contenter son électorat.

Contrairement à Souzdaltsev je pense que la Russie sait très bien à quel jeu joue Zelensky, mais Moscou a ses propres raisons de pousser à cette signature. Car une fois le coup de communication dissipé, quand il va falloir réellement appliquer ce qui a été signé, les méthodes d’illusionniste de Zelensky ne suffiront pas à cacher le fait que Kiev a saboté le processus de négociation et de résolution pacifique du conflit.

Quand l’Ukraine s’avérera incapable d’appliquer la formule Steinmeier, Zelensky ne pourra pas se cacher derrière une histoire d’incompréhension technique, ou prétendre qu’il n’a pas approuvé ce document, puisque la signature du représentant à Minsk est clairement visible en bas. Il est facile de ne pas appliquer un document approuvé seulement à l’oral, il suffit de prétendre qu’on a rien approuvé, puisqu’il n’y en a aucune trace concrète. Une signature c’est une autre histoire, car les paroles s’envolent mais les écrits restent.

Même si en réalité, cette signature ne signifie pas que Kiev va appliquer ce qu’elle a signé. L’Ukraine a signé Minsk-1 et ne l’a pas appliqué. Elle a signé Minsk-2 et ne l’a pas plus appliqué que la première version de ses accords. En cinq ans, Kiev n’a pas été capable d’appliquer ne serait-ce qu’un seul des points de ces accords qu’elle a signés ! Et plus récemment, Kiev a signé les mesures additionnelles de contrôle du cessez-le-feu. Cela a-t-il abouti à une meilleure application du cessez-le-feu, à une baisse du nombre de violations, ou à des procédures disciplinaires contre les soldats ukrainiens violant la trêve ? Non !

Cette signature est là pour servir de preuve que Kiev n’a pas de parole, lorsque l’Ukraine sabotera le processus de résolution du conflit. Et pour preuve que la Russie ne prend pas des vessies pour des lanternes, la réunion au Format Normandie n’aura lieu que lorsque le retrait des troupes et des équipements dans les zones pilotes de Zolotoye et de Petrovskoye (approuvé lui aussi lors de la réunion des groupes de contact à Minsk) sera pleinement mis en œuvre.

La position de la Russie se résume ainsi : « Vous avez signé, eh bien appliquez maintenant ! ». Comme l’a dit Xavier Moreau, que Kiev applique ou non les accords de Minsk, la Russie est gagnante. Or l’Ukraine ne peut pas appliquer ce qu’elle a signé, car cela l’obligerait à renoncer à l’OTAN et à l’UE, et signerait l’acte de mort de l’Ukraine en tant qu’entité (car il n’y a pas que le Donbass qui veut l’autonomie). Et ça ce n’est pas à l’agenda de ceux qui dirigent réellement l’Ukraine.

De plus, comme on le voit dans les discours des gouvernements de la RPD, de la RPL et de l’Ukraine, la vision de ce que signifie l’application des accords de Minsk est diamétralement opposée, et on voit mal comment il sera possible de trouver un compromis qui satisfasse toutes les parties. Surtout lorsqu’on tient compte que l’hostilité de la majorité de la population du Donbass de réintégrer l’Ukraine.

Ceux qui se frottent les mains en croyant que le Donbass va retourner sous le giron ukrainien rapidement peuvent redescendre de leur petit nuage. La réalité est que l’Ukraine a signé pour marquer, à court terme, des points sur le plan médiatique, qu’elle va perdre à long terme au bénéfice de la Russie, de la RPD et de la RPL, quand viendra le moment de justifier l’échec du processus de Minsk. Kiev vient de se mettre elle-même dans un cul-de-sac diplomatique dont elle ne pourra pas sortir. La Russie a laissé l’Ukraine prendre un de ses pions pour pouvoir ensuite la mettre échec et mat !

Le scénario le plus probable est donc que l’Ukraine poursuive son agonie lente et douloureuse menant à l’effondrement et à l’éclatement du pays, comme la défunte Yougoslavie. Les accords de Minsk (1 et 2), et la formule Steinmeier restant dans l’Histoire comme les preuves signées et tangibles du déshonneur et de l’hypocrisie des autorités ukrainiennes.

Christelle Néant

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