Kiev accrédite une organisation néo-nazie comme observateurs des élections ukrainiennes

De manière inattendue, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a autorisé l’organisation néo-nazie « Escadrons Nationaux » à envoyer des observateurs lors des élections présidentielles de mars 2019, comme l’a révélé l’agence UNIAN.

Au cours d’une réunion qui a eu lieu le 11 janvier, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a donné l’autorisation d’envoyer des observateurs officiels aux organisations publiques suivantes : le Comité de Surveillance Public, Escadrons Nationaux, le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié et l’organisation publique pan-ukrainienne Comité des Électeurs d’Ukraine. En l’état actuel, 17 organisations sont déjà accréditées pour observer les élections présidentielles en Ukraine le 31 mars 2019.

S’il est compréhensible de donner une accréditation d’observateurs à des organisations comme le Comité de Surveillance Public, ou le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié, il est moins compréhensible de permettre à une organisation néo-nazie comme les Escadrons Nationaux d’officier comme observateurs pendant ces élections !

Rappelons que cette organisation a été fondée par l’ancien chef du régiment d’Azov, Igor Mikhaïlenko, et est constituée d’anciens membres de ce régiment, qui est sous le contrôle d’Andreï Biletski, souvent surnommé le « Führer blanc » !

Il s’agit donc clairement d’une structure néo-nazie, comme le régiment Azov lui-même. Ces escadrons auraient été créés pour aider la police ukrainienne à maintenir l’ordre dans les rues, mais en réalité, ils sont l’équivalent ukrainien moderne de la SA Nazie allemande.

Non seulement les militants ukrainiens des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, mais même Fiona Frazer, chef de la Mission de surveillance des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Ukraine, a exprimé ses préoccupations dans une interview pour ZN.UA concernant la menace que les groupes néo-nazis ukrainiens (C14, Secteur Droit, Svoboda et Escadrons Nationaux) font peser sur la liberté de parole dans le pays.

Et s’il vous faut une preuve de plus de leur idéologie néo-nazie, ils ont participé le 1er janvier 2019, à une marche à la mémoire de Stepan Bandera, collaborateur des Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale !

Et cette organisation, qui célèbre un collaborateur Nazi et diffuse l’idéologie néo-nazie, sera autorisée en tant qu’observateur lors de l’élection présidentielle ukrainienne, alors que les observateurs russes ont été refusés illégalement (la Russie étant membre de l’OSCE comme l’Ukraine, le pays aurait dû pouvoir envoyer des observateurs) !

Tout d’abord, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a fermé tous les bureaux de vote en Russie, pour éviter que plusieurs millions d’Ukrainiens qui y vivent ne donnent leur vote à des politiciens moins russophobes que ceux qu’il y a actuellement au pouvoir. Puis ils ont bloqué l’accès aux observateurs de la fédération de Russie, même aux employés russes de l’OSCE !

Maintenant, ils ont autorisé une structure néo-nazie à « observer » ces élections, ce qui signifie en réalité qu’ils leur permettront d’influencer le vote, de menacer les gens qui se rendront dans les bureaux de vote, etc.

Les élections présidentielles ukrainiennes se sont transformées en une vaste fraude et en de gigantesques violations des droits de l’homme et des citoyens ukrainiens. L’Ukraine est devenue une dictature néo-nazie et ses patrons occidentaux ferment les yeux sur ce qui se passe.

Christelle Néant

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Porochenko est sûr de perdre les prochaines élections présidentielles ukrainiennes

PorochenkoLes sondages sur les intentions de vote lors des prochaines élections présidentielles se suivent et se ressemblent en Ukraine. Jusqu’ici une constante se dégage de manière systématique : Ioulia Tymochenko est largement en tête, et Petro Porochenko est sûr de perdre.

Le dernier sondage, publié par l’Institut International de Sociologie de Kiev et relayé par les médias ukrainiens, indique que le président sortant est toujours sûr de perdre l’élection à venir, quel que soit son adversaire au second tour.

La loi martiale et la perspective de l’autocéphalie pour l’Église orthodoxe ukrainienne schismatique, rien n’y fait, Porochenko est toujours perdant, loin derrière les autres concurrents.

D’après ce sondage, si Porochenko doit affronter Tymochenko au second tour, cette dernière l’emporterait avec 23,4 % des voix, contre à peine la moitié (11,8 %) pour le président sortant.

Contre le candidat de l’opposition, Iouri Boïko, ce dernier gagnerait avec 19 % des voix contre 15,3 % pour Porochenko. Mais si Boïko devait affronter Tymochenko, celle-ci gagnerait avec 23,4 % des voix, contre 15,2 % pour le candidat de l’opposition anti-Maïdan.

Le pire est que même une star de rock comme Sviatoslav Vakartchouk (si ce dernier se présentait), ferait mieux que Piotr Porochenko, en obtenant 18,9 % des voix. Néanmoins, la star de rock perdrait alors au second tour contre Tymochenko. Si par miracle, Porochenko arrivait au second tour contre Vakartchouk, ce dernier l’emporterait avec 24,2 % des voix, contre 11,1 % pour le président sortant.

Pareil avec le comédien et star de la télévision Volodimir Zelenski, qui l’emporterait contre Porochenko, avec 27,8 % des voix, contre à peine 12,2 % pour le président ukrainien.

Les seuls adversaires qui soient réellement dangereux pour Tymochenko sont Anatoli Gritsenko (qui obtiendrait 20,4 % des voix contre 20,8 % pour la « princesse du gaz »), et Volodimir Zelenski (qui gagnerait contre elle avec 23 % des voix contre 22,2 % pour Tymochenko).

Si ces élections ont lieu, un autre problème risque d’invalider le résultat de ces dernières : le taux de participation, qui risque d’être inférieur à 50 %.

Car, avec 10 à 15 % de personnes qui se disent prêtes à voter blanc (selon l’identité des deux candidats présents au second tour), le vice-directeur de l’IISK, Anton Grouchetski, craint qu’en réalité ces derniers n’iront tout simplement pas voter du tout, rejoignant ceux qui se sont déjà exprimé en ce sens lors du sondage (9,3 % des répondants), sans parler des 26,7 % qui ne savent toujours pas pour qui voter, et les 24 % qui ont refusé de répondre.

La politique ukrainienne post-Maïdan est devenu un tel cirque que les citoyens ukrainiens semblent s’en détourner de plus en plus, au risque de faire élire une femme qui a déjà fait ses preuves en termes de gestion catastrophique du pays, ou de provoquer une nouvelle crise politique si le résultat des élections est invalidé à cause du faible taux de participation.

En ce qui concerne le président ukrainien sortant, quand une star de rock et un comédien pourraient obtenir le double du nombre de votes que les citoyens ukrainiens sont prêts à vous accorder, c’est que la situation est plus que catastrophique.

Et on comprend dès lors pourquoi Porochenko est prêt à tout pour faire annuler ces élections qu’il est sûr de perdre, quel que soit l’adversaire qu’il aura au second tour (s’il arrive même jusque-là !).

Il faut donc s’attendre à voir les persécutions contre l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou redoubler, et Porochenko user de tous ses leviers pour obtenir l’autocéphalie, dont il espère qu’elle fera remonter sa côte de popularité, sans parler du risque d’escalade de la situation dans le Donbass, qui lui permettrait de prolonger la loi martiale sans grande difficulté, au nom de la défense contre « l’agression russe » imaginaire.

Porochenko est fichu, et il le sait. Or avec tous les crimes dont il est coupable (ainsi que bon nombre des membres de son gouvernement et du parlement actuel), il sait que s’il perd son poste, il finira sur les bancs d’un tribunal dans le meilleur des cas, et avec sa tête au bout d’une pique dans le pire. Et ça il ne peut se le permettre.

L’Ukraine va s’enfoncer dans la dictature jusqu’à imploser sous le poids des conséquences néfastes de la politique post-Maïdan suicidaire de Kiev. Pour Porochenko tout sera bon pour rester sur son siège de président encore un peu, fut-ce quelques semaines ou quelques mois.

Porochenko est acculé, et c’est en ça qu’il peut devenir très dangereux, non seulement pour le Donbass et la population ukrainienne, mais aussi pour la Russie et l’Europe.

C’est avec des jeux d’alliances et un effet de dominos, qu’un assassinat à Sarajevo a déclenché la Première Guerre mondiale il y a un siècle. Aujourd’hui les tensions à l’échelle globales sont telles que le moindre dérapage incontrôlé dans l’une des zones de confrontation entre l’Occident et la Russie pourrait mettre le feu aux poudres et entraîner tout le monde avec.

Christelle Néant

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Cérémonie d’investiture de Denis Pouchiline en tant que chef de la RPD

Investiture de Denis PouchilineAujourd’hui, 20 novembre 2018, neuf jours après les élections qui ont vu la victoire de Denis Pouchiline pour le poste de chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), ce dernier a passé la cérémonie d’investiture qui fait de lui le chef officiel de la République.

C’est sous des chutes de neige fondante que les gens se sont rendus à l’opéra de Donetsk pour assister à la cérémonie d’investiture de Denis Pouchiline.

Membres du gouvernement, députés, et délégations étrangères étaient présents dans la salle de l’opéra pour voir Denis Pouchiline prêter serment de respecter la constitution et les lois de la République et d’œuvrer pour le bien-être des citoyens.

« Je jure dans l’exercice des pouvoirs du chef de la République Populaire de Donetsk de respecter la Constitution et les lois de la République Populaire de Donetsk. Respecter et garantir les droits et libertés de la personne et du citoyen. Avec l’honneur de remplir les hautes fonctions du chef de la République Populaire de Donetsk. Et de servir fidèlement le peuple, » a-t-il déclaré la main droite sur la constitution de la RPD.

Plus de 60 représentants venant de neuf pays étaient présents, dont le chef de la République Populaire de Lougansk, Léonid Passetchnik, le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, plusieurs députés de la Douma russe, le président d’Ossétie du Sud, Anatoli Bibilov, le premier ministre abkhaze, Valeri Bganba. Mais aussi des observateurs étrangers qui étaient présents pendant les élections, venant, entre autre, de France, d’Allemagne et de Finlande.

Ayant pris officiellement ses fonctions de chef de la république, Denis Pouchiline a tenu à rappeler le chemin parcouru depuis quatre ans et le but que le peuple de la RPD a soutenu lors des élections du 11 novembre 2018 : l’intégration avec la Russie.

« Il y a 4 ans, l’événement le plus important de l’histoire moderne du Donbass s’est produit. Le 11 mai 2014, une étape décisive dans la vie de la jeune République Populaire de Donetsk a commencé. Ayant défendu notre droit à la liberté, nous avons eu une chance unique de construire notre république ensemble. République dans laquelle la voix et l’opinion de chaque résident est importante. Et ensemble, au fil des ans, nous avons créé un État démocratique indépendant. Ce n’est que grâce à l’unité, à la solidarité et à la fermeté de notre esprit que nous avons réussi toutes les épreuves qui nous ont permis d’atteindre ce que de nombreux États modernes se sont efforcés de faire depuis des siècles. Nous pouvons parler ouvertement russe. Nous pouvons librement développer notre économie et notre industrie.

Le 11 novembre 2018, les citoyens de la République Populaire de Donetsk ont fait preuve de solidarité et prouvé une fois de plus au monde leur engagement pour un avenir commun avec la Russie. C’est notre choix ferme et nous ne nous détournerons pas de cette voie. Je considère que c’est le ralliement du peuple du Donbass autour d’un but qui me tient à cœur : vivre comme une seule famille avec le peuple russe, » a déclaré le chef de l’État.

Denis Pouchiline a ensuite promis de mettre toutes ses forces et ses connaissances au service de l’amélioration de la vie de ses concitoyens, et s’est dit sûr que le Donbass retrouvera un jour une vie paisible qui lui permettra de développer tout son potentiel.

Plusieurs membres des délégations étrangères sont ensuite venus exprimer leur soutien au nouveau chef de la RPD, et les espoirs de développement des relations entre leur pays et la république.

Le premier fut son homologue, Léonid Passetchnik, élu à la tête de la RPL le 11 novembre 2018. Ce dernier a mis l’accent sur le renforcement des liens entre les deux républiques populaires.

« Nous avons déjà beaucoup fait pour que les relations entre nos républiques se développent et se renforcent. Je suis sûr qu’avec vous, ces relations passeront à une nouvelle étape, à un niveau plus élevé de coopération entre nos républiques, » a déclaré Léonid Passetchnik.

Anatoli Bibilov, le président de la République d’Ossétie du Sud a tenu, quant à lui, à confirmer le soutien sans faille de son pays à la République Populaire de Donetsk afin de l’aider dans son développement.

Les représentants russes, ont pour leur part insisté sur l’objectif d’intégration avec la fédération de Russie, et les liens forts (littéralement familiaux) qui existent déjà entre la RPD et le pays voisin.

« Vous savez qu’on s’inquiète pour vous. Puisque nous sommes une famille depuis longtemps. Nous formons une seule famille. Et aujourd’hui, vous êtes aux frontières du monde russe. Aujourd’hui, vous protégez notre espace linguistique, spirituel et orthodoxe, » a déclaré Sergueï Aksionov, le chef de la République de Crimée.

« En mon nom propre, je vous souhaite un ciel paisible, chers amis. Et non pas en tant que fonctionnaire, mais en tant que citoyen de la fédération de Russie, je souhaite que nous devenions rapidement des concitoyens, » a t-il ajouté.

« Ces milliers de liens d’intégration avec la Russie que vous avez établis, ils mèneront certainement à l’objectif souhaité. À l’intégration avec la Russie. Et ce désir des résidents de vivre ensemble avec la Russie dans le cadre d’un grand État unique, » a déclaré Andreï Kozenko, député de la Douma.

La cérémonie d’investiture de Denis Pouchiline s’est terminée par un concert. Celle de Léonid Passetchnik, le chef de la RPL, aura lieu demain à Lougansk.

Voir la vidéo de la cérémonie d’investiture

Christelle Néant

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