La bêtise, la sottise, la connerie

connerie-agora-panda

À y réfléchir, dans la vie, on a tendance à mal utiliser cette appellation et ce qu’elle recouvre. Surtout la dernière, qui est la version clinquante claquante des deux premières : LA CONNERIE. Quand on se la prend, c’est définitif ! C’est un peu comme ce péremptoire « Et pis c’est tout ! » que lançait en fin de démonstration, ou de non démonstration, la marionnette des Guignols de Philippe Lucas, l’ex-entraîneur de Laure Manaudou.
C’est un mot de confort pour soi-même ! Qui fait porter toute la culpabilité sur l’Autre et qui nous exonère.
À y réfléchir, cela ne fonctionne pas exactement ainsi.
« Ne pas aimer les cons n’annule pas la probabilité d’en être un ! » est-il inscrit en couverture d’un ouvrage, chroniqué en fin d’article.
À y réfléchir, ce slogan est préservant pour qui le lit. Con moi !?! Non !… Pas obligatoirement.
Or… À y réfléchir : Si ! Obligatoirement.

RENDEZ-VOUS COMPTE :

Il y a 14 milliards d’années : formation de l’univers, le Big Bang / 4,6 milliards : formation de la Terre / 4 milliards : apparition des cellules procaryotes / 3 milliards : de la photosynthèse / 2 milliards : des cellules eucaryotes / 1 milliard : apparition d’une vie multicellulaire / 600 millions : des animaux simples / 570 millions : des arthropodes / 550 millions : des animaux complexes / 500 millions : des poissons et des proto-amphibiens / 475 millions : des plantes terrestres / 400 millions : des insectes et des graines / 360 millions : des amphibiens / 300 millions : des reptiles / 200 millions : des mammifères / 150 millions : des oiseaux / 100 millions : des fleurs / 65 millions : disparition des dinosaures non-aviaires / 7 millions : apparition de la lignée humaine (Sahelanthropus tchadensis) / 4 millions : apparition des australopithèques (Australopithecus anamensis) / 2,4 millions : apparition du genre homo (Homo Rudolfensis) / 250 000 ans : apparition de l’homme de Neandertal / 200 000 ans : apparition de l’homo sapiens sapiens / Aujourd’hui : existence de moi, vous, nous, les autres.

APRÈS ÇA, DONC…, pas la peine de se prendre pour les maîtres de l’Univers ! Nous n’en sommes que de petits produits. Bien faits, certes ! Mais avec des failles. Nous avons évolué. Nous nous sommes formés. Nous nous sommes éduqués… Ce qui a permis à Pierre de devenir boulanger, Paul contremaître, Jacques avocat, à François de faire Président…
Avec des règles, liées à notre époque, à respecter ; bien sûr !
Ainsi, sur le principe, notre raison et notre socialisation commandent-elles à tous de bien nous comporter. Mais nos instincts primaires, pas forcément ! Quand nous savons qui nous étions il y a peu, c’est-à-dire : pas des intellos ! On comprend mieux. C’est nouveau ça. Et c’est ce qui est trompeur. Notamment lorsqu’on est amené à poser son esprit sur une personne pour se faire un jugement.
Prenez, cet homme paraissant bien, du vocabulaire, belle situation, qui en impose. Dieu-adjoint en personne ! Maintenant, déshabillez-le. Placez-le, de nuit, dans une forêt lointaine hostile. Il aura les mêmes comportements que ses ancêtres primates. Il grimpera dans un arbre ou se cachera dans un lieu sécurisé pour se protéger. Il restera en éveil ou se mettra en demi-sommeil. Il aura froid et cherchera à se réchauffer. Il accueillera le jour avec soulagement. Se réchauffera au soleil. Se mettra en quête d’aller boire et manger. Et sera prêt aux pires comportements pour subsister et ne pas mourir.
Sous l’habit et la socialisation, les instincts commandent. Et si ces instincts confèrent du bien-être à qui est inattentif, impulsif, inconséquent, résolu…, il peut être facilement amené à les légitimer et à les appliquer en marge de ce qui est raisonnable. À y réfléchir : ce travers, si l’on n’y prend garde, peut conduire parfois à des comportements sots, bêtes, et même pire.
Une solution alors !? Oui ! Avoir un regard clinique sur soi, comme un corps qu’on passe au scanner, peut permettre le changement d’attitude s’il en est besoin.

Je propose de scanner vos comportements, en regard de ces préceptes suivants…
– Pour être un honnête homme, il faut neuf choses. Quand tu regardes, veille à voir clair. Quand tu écoutes, veille à entendre distinctement. Dans ta contenance, veille à être amène. Dans ton attitude, veille à être respectueux. Quand tu parles, veille à ce que tes paroles soient loyales. Dans ta tâche, veille à être sérieux. Dans ton doute, veille à t’informer. Quand tu te fâches, veille aux conséquences. Quand tu obtiens un avantage, veille à ce que ce ne soit pas au détriment de la justice.

Peut-être certains auront-ils reconnus ici les énoncés de Confucius.

En réaction, une personne anonyme a écrit simplement : « Puisse ces mots faire comprendre aux individus qu’un être humain ne peut pas être authentique et vraiment respectable sans ces neuf principes ! Mais si déjà ils peuvent faire prendre conscience de ce qu’il faut faire pour s’améliorer, c’est déjà beaucoup ! »

La prise de conscience. Très important. Si simple et si dure à faire.

Pour compléter et aider à se réformer, à changer ses habitudes, ce livre chroniqué sur le blog de Paul Éric Allegraud devrait se montrer très utile.

Il a pour titre : ‘LE DEGRÉ DE CONNERIE’.

« La connerie ordinaire se dilue dans le quotidien, et il est parfois bien difficile de l’apercevoir. Les auteurs décortiquent pour nous ces petits travers qui dénotent un manque de recul sur les agissements et les pensées de tout un chacun. Chacun de ces textes est une piste de réflexion sur nos comportements et ceux des autres dans diverses situations de la vie en société. Pour moi, plus qu’une méthode de calcul, cet ouvrage est avant tout une analyse fine des tendances de tout individu, selon son âge, sa culture et son éducation, à calquer son mode de fonctionnement sur le plus grand nombre ou à réfléchir à ses actes. Et rien que pour cela, il mérite d’être lu. »

Enfin, lectrices lecteurs de cet article, je vous propose de le terminer par cet extrait sur la connerie issu d’un spectacle donné par Saidou Abatacha, Proverbes africains !

« Quand Dieu a créé, il a d’abord créé les sages, les humains et les cons. Il a pris les sages qu’il a mélangés parmi les sages. Les sages parmi les humains. Et les sages parmi les cons. Il a ensuite pris les humains qu’il a mélangés parmi les sages. Les humains parmi les humains. Et les humains parmi les cons. Il a enfin pris les cons qu’il a mélangés parmi les sages. Les cons parmi les humains. Et les cons parmi les cons. Et c’est quand les cons se retrouvent parmi les cons et qu’il leur revient de prendre la décision de décider, que c’est la catastrophe. À l’époque, quand il y avait 2 ou 3 cons dans un village, on les extirpait du village pour les confier à un sage afin de s’occuper de leur rééducation. C’est après qu’on les remettait dans la société. Mais aujourd’hui, certaines villes et certains villages se verraient vider de toutes substances humaines sans qu’on ait réussi à virer tous les cons. Et un con c’est un con. Il ne reconnaît jamais qu’il est con. Pour lui, c’est l’autre qui est toujours con. C’est son voisin qui est con. Lui non. Il est tel une bête qui refuse de se reconnaître bête et qui ne cesse de paître dans la prairie de la bêtise. Heureusement qu’on le reconnaît toujours à sa tête. Parce qu’il a toujours la tête d’un con. Il ne change jamais de tête. Si vous allez quelque part et que vous entendez : « Ah le con ! Il est parmi nous. Il va nous pourrir la journée ! ». Si vous faites le tour de tout le monde pour repérer ce con en vain, ce n’est pas la peine d’aller chercher plus loin !!! »

Jean-François Pissard

Site : www.editions-jerkbook.com
Facebook : https://www.facebook.com/jeanfrancois.pissard
Le Degré de C. : https://goo.gl/r4FxLT

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Youtube et le sexe Youtube et son virage sexuel

Vendre le sexe à tout prix

Raymond Viger Dossiers Sexualité, Internet

Les photo4060142599536979061s qui accompagnent ce billet vous choque et vous questionne!

C’est à ces images que seront confrontés vos enfants lorsqu’ils iront sur Youtube pour visionner un vidéo de Walt Disney ou autres émissions pour enfants

L’environnement Youtube a bien changé6340650646058981292. Un service gratuit qui semble avoir besoin d’argent pour continuer sa mission de mettre en ligne gratuitement nos vidéos.

6372750398821903594Que voit-on comme publicité sur Youtube? Des sites de rencontres, des sites pour un baise rapide…

C’est à croireque seul les services de rencontres ou sexuels
achètent de la publicité sur Yutube!

Cette nouvelle réalité me questionne. Un jeune veut aller sur Youtube pour écouter des vidéos de son âge. Celui-ci sera bombardé d’images de sites de rencontres et de baises.16122210324546452391

Est-ce le genre d’environnement que nous voulons offrir à nos enfants? Devons-nous bannir les sites comme Youtube qui nous bombardent de ce genre de
publicité?

Et si on coupe l’accès à nos jeunes à Youtube, est-ce qu’on les privent d’7389341542342877292une importante source d’émancipation musicale et autres?

Tout un dilemme que les parents de l’an 2000 sont confrontés.

Le développement des nouvelles technologies peut être un soutien pour l’éducation des jeunes tout en étant 1162401598441704362une source d’informations questionnables et non désirés.

Autres Textes sur la Sexualité:

Raymond Viger

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LES PARTIS POLITIQUES NE SERVENT A RIEN

france-maconniqueL’UMP devenu Parti Républicain vacille sous le choc de la bataille Copé-Fillon, il faut se souvenir d’où vient ce parti.

Ce n’est point un jeu de mots que de tenter de comprendre BIG MAILLON.

Le P.S est mort depuis que François Hollande a chassé comme une vieille sorcière le cador soit disant de la droite traditionnelle.

Le F.N. fait une poussé dans le silence qui ne surprend plus ou presque personne.

577 députés, alors que 100 suffiraient largement, il en va de même en ce qui concerne les sénateurs, maison de retraite lucrative pour services rendus.

Il suffirait d’unir les deux Chambres, dans les mêmes bancs du même bâtiment et nous aurions des décisions prises par les électeurs et non des partis.

Lorsque l’on constate que la France compte plus de 408 partis et recevaient plus de 70 millions d’euros en 2013. C’est le P.S. qui se taille la part du lion avec pas loin de 29 millions d’euros !

Réflexions de pleine pièces et incontournables :

De la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, érigée pour empêcher la construction d’un aéroport, à celle de Sivens, opposée à l’édification d’un barrage dans le Tarn ; de la Manif pour tous protestant contre le mariage homosexuel aux mobilisations des étudiants mexicains contre le monopole des deux grandes chaînes de télévision nationale en 2012, en passant par les mobilisations d’Occuper Wall Street à New York, les partis ne s’imposent plus comme les véhicules obligés des batailles politiques. Les rejeter au profit de larges mouvements hétéroclites et ponctuels constituerait même un gage d’efficacité.

4790239-7161440La croissance de l’abstention et la fonte des effectifs militants (voir « L’abstention en Europe » et « Les militants en Europe ») reflètent un discrédit qu’alimentent les « affaires ». Et la modification du nom des formations — que souhaitent Mme Marine Le Pen pour le Front national, M. Nicolas Sarkozy pour l’Union pour un mouvement populaire et M. Manuel Valls pour le Parti socialiste — ne suffira sans doute pas à infléchir une telle évolution en France. Les partis politiques sont-ils donc condamnés ?

Le début du XXe siècle voit émerger des partis puissants et populaires, concurrents des organisations de notables. Se dotant de solides structures hiérarchiques, ces formations entendent unifier des forces sociales : des citoyens qui partagent une même réalité ou les mêmes espoirs, comme lorsque intellectuels et ouvriers se retrouvent au sein du Parti communiste français (lire « Comment un appareil s’éloigne de sa base »). A gauche, l’enjeu est de taille. Les conservateurs peuvent compter sur le renfort des pouvoirs économique, médiatique et religieux ; l’école et l’université contribuent à produire des élites soucieuses de gouverner le monde tel qu’il est. En revanche, les forces qui entendent transformer la société ne disposent pas d’autres outils que les partis (et les syndicats) pour diffuser leurs idées, former leurs cadres (lire « A l’école des militants ») et mener leurs luttes.

republiqueetdeniAprès la seconde guerre mondiale, la social-démocratie érige l’Etat en arbitre réputé neutre de l’antagonisme entre travail et capital. Pour les dirigeants occidentaux qui acceptent cette nouvelle règle du jeu, le combat politique évolue : il s’agit moins dorénavant de s’emparer du pouvoir pour transformer le monde que d’accéder aux institutions qui en régissent la marche. Une fois élevée au rang d’unique priorité, la stratégie électorale implique de rassembler le plus grand nombre d’électeurs, quitte à ce que ces derniers ne partagent plus tout à fait les mêmes préoccupations. Une dynamique qui, selon le politiste irlandais Peter Mair, conduit les partis à « s’éloigner des franges de l’électorat qu’ils prétendent représenter tout en se rapprochant des formations auxquelles ils prétendent s’opposer » (Ruling the Void, 2013).

Avec la personnalisation du pouvoir et sa « présidentialisation », la politique devient alors une affaire de professionnels où les spécialistes de la levée de fonds et les communicants comptent davantage que les colleurs d’affiches ou les militants. Les espaces de délibération collective cèdent la place aux think tanks, aux développeurs de sites Internet et aux sondeurs, cependant que la généralisation des primaires ouvertes aux sympathisants orchestre la dépossession des adhérents, qui pèsent désormais moins que les logiques médiatiques dans l’identification des candidats.

Soulignant le fossé qui sépare le monde de la politique de la société, l’ex-ministre socialiste déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie Michèle Delaunay rapporte que ses anciens collègues « n’ont jamais connu la vie réelle. Entrés tôt dans le tunnel, ils n’en sont jamais ressortis. Compter pour savoir si l’on pourra payer ses deux employés à la fin du mois, si l’on aura soi-même assez pour assumer la scolarité du petit, le loyer (…), tout cela, ils n’en savent rien » (sur son blog, 13 septembre 2014).

De telles élites partisanes acceptent d’autant plus facilement la progressive migration du pouvoir vers des institutions ne dépendant pas du suffrage universel — Banque centrale européenne, Commission européenne, etc. — qu’elles accèdent au confort de postes eux-mêmes largement protégés des aléas électoraux (au Conseil d’Etat, au sein des organismes internationaux, etc.). Fini le gouvernement par le peuple : ne resterait plus qu’un gouvernement pour le peuple, évoluant de plus en plus vers un gouvernement à la place du peuple (lire « La résistible dérive oligarchique »). Dans ces conditions, faut-il s’étonner, interroge Mair, que « la véritable opposition émerge désormais en dehors du champ des partis politiques conventionnels, sous la forme de mouvements sociaux, de manifestations, de mobilisations populaires » ?

Les migrants se rebellent et quittent la Hongrie a piedsEn Espagne, les rassemblements qui ont débuté en mai 2011 défendaient une autre façon de faire de la politique, revendiquant une démocratie plus directe, donnant à chacun la possibilité de s’exprimer. Bref, une forme d’horizontalité opposée aux hiérarchies partisanes. Quelques années plus tard, une large partie des anciens manifestants estiment toutefois que la poursuite de leur combat requiert la création… d’un parti : Podemos (« Nous pouvons ») (lire « Podemos, le parti qui bouscule l’Espagne »). Chant du cygne ou renouveau ?

Voici ce que déclarait il y a peu le Garde des Sceaux :

Jean-Jacques Urvoas : « La justice française est… par franceinter

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Lors de la passation de pouvoirs le 27 janvier avec Christiane Taubira, démissionnaire, Jean-Jacques Urvoas avait déjà jugé que son ministère se trouvait en permanence au bord de l’embolie, mais il dit avoir revu son jugement.

Depuis que je pousse la porte des juridictions, je dis plutôt qu’elle est sinistrée, en état d’urgence absolue comme disent les médecins, insiste le ministre.

Par exemple, la direction de l’administration pénitentiaire a 56 millions d’euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus.

Ou encore, l’État a une dette de 270 millions d’euros» de frais d’interprètes, de laboratoires d’analyses ADN, d’experts, d’écoutes téléphoniques.

Tous ces prestataires privés sont payés au minimum avec quatre mois de retard, déplore le ministre.

Je connais même un tribunal où on n’imprime plus les jugements, parce qu’il n’y a plus d’argent pour les ramettes de papier, ajoute-t-il.

Le risque existe que la justice se grippe, d’après le garde des Sceaux.

SUJETS DEJA TRAITESANALYSE – Sous prétexte d’économies, Urvoas fait du Taubira

En arrivant place Vendôme, fin janvier, il s’était engagé à obtenir des moyens conséquents pour son ministère d’ici la fin du quinquennat.

Il dit qu’énormément d’efforts ont été faits depuis 2012 sur les créations de postes, de magistrats notamment.

Mais, dit-il, les budgets de fonctionnement n’ont pas suivi.

Le projet de réforme constitutionnelle sur le CSM sera mené.

Dans cet entretien au JDD, le ministre rappelle par ailleurs sa volonté de mener à bien le projet de réforme constitutionnelle sur le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), destiné à renforcer l’indépendance des magistrats.

Cette réforme consiste à faire nommer les procureurs par le CSM, autrement dit à enlever au politique ce pouvoir de nomination», explique-t-il.

Voir poindre à nouveau aujourd’hui des tentations de nominations politiques de procureurs me fait dire que cette réforme du CSM, qu’appellent de leurs voeux tous les magistrats, est absolument nécessaire, déclare le ministre.

leur-batimentEn France les francs-maçons de gauche gouvernent même à droite !

Le président de la République et les hommes de pouvoirs Ministres et autres de gauches francs-maçons !

Les francs-maçons de Sarkozy !

Sarkozy , Mélenchon, et Cie les francs-maçons du danger pour la France !

Le F.N. Marine Le Pen tout comme son père sont francs-maçons !

Sommes-nous tous fous au point de ne pas le comprendre?

Refuser de regarder ces vidéos, ces arguments développés par des hommes de l’Art et ne pas faire part de nos opinions c’est de la lâcheté par rapport aux Droits de l’Homme !

La Justice est gangrénée par la franc maçonnerie comme le constate Mediapart ! Qui se borne à rapporter les propos des magistrats eux-mêmes !

Les politiques font des promesses et prennent des engagements qu’ils ne respectent nullement.

Le mouvement a été créé en 2002 sous l’égide de Jérôme Monod, un proche de Jacques Chirac, avec trois objectifs majeurs : Assurer une majorité stable à Jacques Chirac après le 21 avril 2002 qui avait vu Jean-Marie Le Pen se qualifier pour le second tour de la présidentielle.

Faire d’Alain Juppé le successeur de Jacques Chirac.

Rassembler les trois familles de la droite républicaine : centriste, libérale et gaulliste afin d’éviter son émiettement face à un Front national qui, bon an mal an, taillait des croupières au RPR, à l’UDF et à Démocratie libérale depuis le début des années 1980.

Aujourd’hui, avec le recul, on peut dire que le premier objectif a été rempli mais que le second a été complètement loupé à cause de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris qui a conduit Alain Juppé à démissionner de la présidence de l’UMP en 2004.

230-partis-politiques-en-franceQuant au troisième, il a été atteint mais n’est plus garanti.

A partir de 2004, c’est Nicolas Sarkozy, pourtant très rétif à la création de l’UMP, qui en prend la présidence.

Il fait de ce parti un instrument de conquête du pouvoir contre la volonté de Jacques Chirac mais en respectant scrupuleusement la feuille de route chiraquienne.

Du moins dans un premier temps.

C’est ainsi qu’en 2007 Nicolas Sarkozy remporte la présidentielle sur la base d’une synthèse des trois droites qui lui permet de ratisser large.

La tonalité de son projet est alors libérale sur le plan économique, autoritaire sur le plan sociétal avec cependant des avancées assumées sur quelques grands sujets comme le droit de vote des étrangers aux élections locales ou les droits des couples homosexuels.

Tout le monde trouve son compte.

L’équilibre se rompt à mi- quinquennat lorsque Nicolas Sarkozy, essoré par la crise économique de 2008, perd l’électorat FN et tente de le reconquérir en vain à partir d’une thématique identitaire qu’il pousse jusqu’à l’extrême durant l’entre-deux-tours de la présidentielle.

On voit alors les prétendants à sa succession diverger, ainsi que le racontent très bien Eric Mandonnet et Ludovic Vigogne dans leur livre Ça m’emmerde, ce truc (Grasset).

François Fillon fait sa part de campagne mais il est mal à l’aise.

LE SENS DE LA CONTRE VERITEA ne pas en douter un tel sujet ne peut se traiter en un seul article.

Dans ce cas cela serait avoir un langage autre que de l’information !

Nous sommes dans un piège qui aura une suite dans la décade à venir et nous verrons ce qui va se passer durant ce temps, là où, l’information essayer de rester limpide.

Lorsque l’on constate les faits de la décade écoulée nous sommes loin de trouver une stabilité, alors que nous en avons parfaitement les moyens ; il faut réellement avoir des propos qui soient cohérents avec la réalité et non aux profits des partis.

A suivre !

Le Panda

Patrick Juan

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Aimer à travers la crise conjugale

IL SE CACHEHommes violents !

Prévenir les coups.

J’ai tellement eu peur d’être comme mon père, que je suis devenu comme ma mère, une personne battue.

Jean-Pierre Bellemare dossiers Égalité Homme-FemmeChroniques d’un prisonnier

violence-conjugale---YemaMon père qui était alcoolique et violent avec ma mère fut le pire exemple d’homme pour le tout petit que j’étais. En vieillissant, j’ai toujours eu cette angoisse de lui ressembler. Devenir un père colérique qui sous l’emprise de l’alcool martyriserait son épouse.

C’est pourquoi, à titre préventif, je me suis investi très tôt dans les Alcooliques Anonymes et les Narcotiques Anonymes. Durant quelques décennies et même encore aujourd’hui, je fréquente ces groupes qui m’ont permis de me reconnaître à travers eux et de comprendre mes problèmes.

Nous avons tous des moments où le désir de sombrer est plus fort que celui de nager. Se laisser aller à la dérive nous apparaît alors comme la seule sortie possible, qu’on utilise l’alcool ou la drogue en désespoir de cause.

Pour ma part, je me lève le matin avec un miroir et je me couche avec. C’est un exercice parfois humiliant et souvent blessant, mais ainsi je vois mes difficultés plus rapidement. Cela me permet d’essayer de les corriger le plus vite possible avant qu’elles ne deviennent trop importantes pour mon égo. Ma grande peur de ressembler à mon père est ce qui a contribué inconsciemment à me faire devenir comme ma mère, une personne soumise et victime de tous.

Je suis devenu comme elle, en me regardant constamment et en me reprochant ce que j’avais bien pu faire pour que cela aille mal. Si les choses ne marchaient pas bien c’était uniquement par ma faute, mon manque de jugement et de perspicacité.

Curieusement, mon attitude fut condescendante et méprisante vis-à-vis d’un policier qui se faisait battre par sa conjointe. Et cet autre homme, un joueur de hockey, dont ses amis avaient porté plainte à sa place pour violence conjugale. Des cas médiatisés.

Puis ce fut mon tour, pris dans le même engrenage. Je ne savais absolument pas quoi faire. Moi, que les psychologues et criminologues décrivaient comme violent.

Cette femme que j’aimais se transformait en lionne et ses griffes n’avaient de pareil que ses mots encore plus déchirants.

Force est d’admettre que si un tueur voulait me faire la peau, je pouvais négocier avec lui. Dans le pire des cas, avec une batte de baseball. Mais lorsqu’il est question d’une femme qui nous attaque, celle qu’on aime de surcroit, à cause d’un problème de contrôle, on est dépassé. J’étais en train de me transformer en ces hommes qui ont repoussé leurs limites au maximum, au lieu de faire appel aux policiers.

Dans une société comme la notre, avec notre historique de violence conjugale, tu y penses à deux fois avant de porter plainte contre ta conjointe. Qui plus est, je ne crois pas à l’efficacité de l’appareil judiciaire, je le connais trop bien.

C’est pourquoi je dois nécessairement me séparer d’elle. Non point que je ne l’aime plus, mais ce n’est qu’une question de temps avant que je n’aie envie de me défendre. Et vu l’objectivité des forces de police et des tribunaux, et surtout avec un dossier criminel, mettons que mon chien est mort. Tout ce qui me reste à faire est de prier pour qu’elle puisse un jour trouver la paix.

Pour tous ces hommes qui minimisent, ridiculisent ou ignorent ces violences, n’attendez pas. Les drames passionnels n’arrivent pas qu’aux autres. Il faut reconnaître la gravité du problème le plus vite possible. Autrement, ce qui vous guette sera une arrestation, une perte de réputation, de dignité ou de liberté pour avoir voulu vous défendre à un moment de saturation.

Lorsqu’une femme frappe, c’est une gifle. Quand un homme frappe, c’est un coup criminellement punissable par la loi. Les avocats sauront vous saigner en vous faisant découvrir les entrailles de l’appareil judiciaire, chose que je vous déconseille fortement.

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UN SUBTIL PARADOXE

PRESIDENTIELLE DERRIERE OU DEVANTIl me semble, non cela serait parler en langue politicienne, sentant venir ce moment, il était sorti sur ce site un article qui comme Nostradamus laisser augurer de l’intention à l’action.

Aucune fantaisie un réalisme qui vaut ce qu’il faille dans ce monde, ou l’Association vieux jeunes est la démonstration du Salaire de la Peur qui n’existe plus.

Pour mieux comprendre peut-être la fantasia qui se prépare pour ceux qui ne le connaisse pas découvrons qui est Emmanuel Macron, avant, pendant, puis qui sait après !

Jusqu’à présent ou presque tout semble lui sourire.

A ne pas ne douter il sait et fait mieux que quiconque une rentrée En Marche chez les jeunes surtout trentenaires qui représentent les forces vives de la France.

Dans moins de temps qu’il ne faille pour le dire, les Médias de bonnes intentions mêlés aux Instituts de Sondages vont surement faire de ce subtil paradoxe l’Alaï d’une valse à plusieurs temps, mais avec la perte Du Beau Danube Bleue.

A ne pas en douter les obstacles vont commencer mais la simple question reste de savoir pour qui et à partir de quand ?

Il est libre de tous mouvements, il semble difficile d’entrée de penser que sa liberté d’expression soit aussi rapide que certains puissent le croire.

La droite dite traditionnelle en plein combat !

La gauche en plein flagrant délit les doigts prît dans un pot de confiture !

Quoi qu’il en soit, il n’y avait plus de choix, mais l’émission Capital a fermé ses portes, cet été ce qui ne coupe en rien la valeur des reportages effectués qui laisseront des traces indélébiles.

MON COEURA présent le livre prévu de sortie en Octobre 2016, donnera le Cap de la Bonne ou La Mauvaise Espérance pour 2017.

En l’instant nous sommes en pleine inconnu sur le titre, les brides lâchées en divers lieux laissent penser qu’il y aura un passage expliquant pourquoi il a démissionné !

Il a désormais les mains libres. La rumeur d’un départ d’Emmanuel Macron de Bercy courait depuis des mois. Mardi 30 août, le ministre de l’Economie a finalement présenté sa démission à François Hollande, qui l’a acceptée.

Comment s’est décidé ce claquement de porte, dont on ignore encore s’il signifie une entrée en lice dans la course présidentielle ? Récapitulatif en trois étapes.

En avril, il lance son propre parti 

A en croire L’Obs, Emmanuel Macron songe dès la fin de l’été 2015 à créer son parti.

Il rêve alors d’ajouter le Travail à son portefeuille de l’Economie, c’est Myriam El-Khomri qui obtient le maroquin, après le départ de François Rebsamen. 

Lorsqu’est abandonnée l’idée d’une loi Macron 2, en janvier 2016, le ministre de l’Economie juge que la coupe est pleine et veut quitter le gouvernement.

Le chef de l’Etat l’en dissuade, selon L’Obs, en lui donnant toute latitude pour s’exprimer.

L’ancien banquier en profite pleinement.

Il multiplie les piques contre la gauche et le gouvernement, et finit par annoncer officiellement, le 6 avril, la création de son propre mouvement, En marche !

Parallèlement, il cultive son image people.

Le 14 avril, il fait la une de Paris Match avec sa femme Brigitte.

PAS POUR DEMAIN TROP DE FRIC EN JEULa photo illustre un titre qui apparaît comme une provocation pour l’exécutif :

Ensemble sur la route du pouvoir.

La rumeur enfle : Mediapart avance que le ministre va démissionner le 10 juin, Le Canard enchaîné évoque la date du 12 juillet.

En juillet, il est sur le point de partir !

Bingo ? Pas vraiment.

Le 12 juillet ne marque pas le jour de sa démission, mais du premier meeting de son mouvement En marche !

À la Mutualité, dans le 5e arrondissement de Paris.

Rien ne m’arrêtera, lance le ministre à ses supporters.

Le meeting dope les ardeurs de ses proches.

Selon Le Parisien, le principe, comme le calendrier de sa démission, a été acté dès le 13 juillet, au lendemain de son fracassant meeting, lors d’une réunion avec une petite dizaine de ses plus fidèles soutiens.

Une date, affirme L’Obs, est sur la table des réunions du premier cercle :

La fin du mois de juillet ou le début du mois d’août.

Mais les attentats de Nice, le 14 juillet, et de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet, empêchent Emmanuel Macron de passer à l’acte.

Impossible de paraître quitter le navire dans des circonstances dramatiques.

Le 10 août, le ministre s’offre à nouveau le luxe d’une nouvelle une de Paris Match, sur la plage avec sa femme.

Vacances en amoureux avant l’offensive, annonce l’hebdomadaire.

Le 30 août, il démissionne

L’offensive annoncée a lieu le 30 août.

Les conjurés, fidèles soutiens d’Emmanuel Macron, en auraient décidé ainsi cinq jours plus tôt, affirme Le Parisien.

La date apparaît optimale en termes de communication pour bénéficier d’un maximum de résonance juste avant l’effervescence de la rentrée.

Quelques jours plus tôt, pourtant, les proches du ministre assurent que rien n’est fait et qu’il faudra attendre octobre. 

Le président a-t-il été averti de ce secret apparemment bien gardé ?

Lundi 29 août au matin, il voit en tête à tête Emmanuel Macron, raconte Le Parisien, et le somme de choisir entre le gouvernement et ses ambitions personnelles.

Emmanuel Macron hésite. Il ne donne pas sa décision et demande un peu de temps.

Le chef de l’Etat le lui accorde mais il se fait sa conviction dans la journée : son ministre va démissionner, relate Europe 1, en précisant que François Hollande prévient alors Manuel Valls. 

La nuit du 29 au 30 août, le quotidien économique Les Echos annonce le départ imminent du ministre. Emmanuel Macron appelle en début de matinée le chef de l’Etat pour lui annoncer que sa décision est prise.

A 15 heures, il vient lui présenter sa démission. 

LA PHOBIE DES ARMESReste à savoir pour quoi faire.

S’il s’est montré prolixe, sur TF1, pendant plus de 25 minutes, il a refusé de dire s’il était ou non candidat à la présidentielle.

Selon L’Obs, il ne prendra pas sa décision avant décembre ou janvier.

Le pari n’a rien d’évident : les sondeurs le répètent en chœur, Emmanuel Macron plaît à un public âgé, aisé, et pas franchement de gauche.

Donc, conclut le directeur Opinions d’Harris Interactive, Jean-Daniel Lévy, dans une interview à Libération, il ne parle pas à l’ensemble de la gauche, ni même à l’ensemble des Français.

Il y a de quoi se détrompez et les faits vont peut-être le démontrer.

Il vise juste et l’application à deux reprises de l’article 49 alinéa 3, qui a failli faire tomber le Gouvernement risque fort de fermer les portes à tous ceux qui depuis plus de trente années ne font que ce qu’ils veulent.

Un dicton existe il faut mieux être riche et en bonne santé ! Que pauvre et malade !

Il connait les antres du pouvoir à présent reste à savoir la recherche ou la pêche aux voix risque de le mener

Quant aux phénomènes dont la façon ou la Justice est rendu en France et le nombre de fois où elle est condamnée semble loin de s’éteindre.

Une réponse simple fusse elle n’est pas la seule nation, effectivement, mais les kamikazes ne sont pas uniques non plus, ce n’est pas une raison pour les laisser agir à leurs convenances.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), dont le siège se situe à Strasbourg, veille au respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales prévus dans la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales , signée par les Etats membres du Conseil de l’Europe.

Ainsi, la Cour peut-elle être saisie par tout justiciable qui s’estime victime d’une violation, par l’un des Etats contractants, d’un droit ou d’une liberté reconnue par ladite Convention.

Toutefois le justiciable devra avoir épuisé l’ensemble des voies de recours au niveau interne avant de porter le litige devant la Cour de Strasbourg.

Des condamnations fréquentes :

LES COPAINS EN PREMIERPour la CEDH, la France est un mauvais élève.

Dernière condamnation en date : la Cour a condamné la France à dédommager les proches d’un jeune homme, tué dans le Var en 2008 par un gendarme.

Devant la juridiction, la douzaine de requérants appartenant à la communauté des gens du voyage, s’était plainte de la mort injustifiable de leur proche.

Les juges de la CEDH ont ainsi tranché, en partie, en faveur de la famille, considérant que d’autres possibilités d’action s’offraient au gendarme pour tenter l’arrestation, au lieu d’ouvrir le feu.

L’enquête, elle, a été menée correctement aux yeux de la CEDH.

Quant à la Cour de Draguignan, qui s’était chargée de l’affaire en France en 2010, elle avait acquitté le gendarme, jugeant son acte prescrit ou autorisé par les dispositions législatives ou réglementaires

Ce cas n’est qu’un exemple, mais il est emblématique.

 

La France a été condamnée 23 fois en 2011, et plus de 600 fois sur plus de 870 jugements selon les chiffres inscrits dans le rapport annuel de 2012, depuis la mise en place du règlement de la Cour Européenne en 1959, sa création date de 1949.

Les principaux domaines incriminés :

Premier chef d’accusation : la lenteur de la procédure, qui a valu à la France, selon les documents officiels de 2012, 281 condamnations au total.

L’article 6 de la Convention est également souvent en cause : il garantit le droit à un procès équitable.

ON NE SAURA JAMAIS LA VERITELà encore la France a commis 257 infractions sur ce point.

Concernant le droit à la liberté et à la sûreté (article 5), l’Hexagone s’est rendu coupable de 54 infractions.

Dans l’ordre ensuite, la France a été confrontée 34 fois à des infractions pour violation du droit à un recours effectif (article 13) un justiciable doit avoir la possibilité de saisir une juridiction nationale en cas de violation de l’un des droits prévus dans la Convention européenne, 30 fois pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8) et 28 fois pour violation de la liberté d’expression (article 10).

Elle a enfin été jugée responsable de 22 violations de l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants (article 3).

Cela effectivement place la France, l’Europe dans une position d’une refonte presque totale par un changement de République, faut-il encore que les élus possèdent le courage de mettre en place les applications indispensables.

Ne perdons pas de vue que la Justice est un des trois logos qui figurent sur l’ensemble des mairies en France.

La faiblesse et la fuite des capitaux du savoir s’expliquent par le pouvoir financier face au droit de savoir, ce qui explique que la majorité des jeunes entrant aux portes des facultés soient aussi méconnaissant de la culture des anciens.

Il suffit avec objectivité de savoir combien d’élèves en France ne savent pratiquement ni lire, ni écrient, 30% d’illettrés en France

Chaque année, lors de la Journée Défense et Citoyenneté (ex JAPD), des tests de lecture sont effectués parmi les appelés afin de tester le niveau national.

D’après un document officiel de l’Éducation Nationale, indique que 30% de ceux qui l’ont passé sont illettrés ; sachant que ces jeunes ont 17 ans et qu’ils ont passé 12 ans dans le système éducatif français, qui engloutit chaque année 17% du budget de l’État.

Belle performance !

Pourtant, les auteurs du rapport se congratulent de satisfécits mutuels, à tel point que l’on pourrait passer à côté de cet échec cuisant, et croire à une belle victoire de l’équipe olympique française de lecture.

UNE BALANCE JAMAIS STABLELe rapport annonce en effet 80.3% de lecteurs efficaces, ce qui fait tout de même 19.7% de lecteurs inefficaces, car il ne faut pas dire illettrés.

Parmi ces 80%, 10.3% sont des profils 5c, c’est-à-dire une population de lecteurs qui, malgré des déficits importants des processus automatisés impliqués dans l’identification des mots, réussit les traitements complexes de l’écrit, et cela en s’appuyant sur une compétence lexicale avérée.

Leur lecture est fonctionnelle grâce à une stratégie de compensation fructueuse.

Ils ont su adapter leur vitesse de lecture, relire et maintenir un effort particulier d’attention en dépit de leur mauvaise automatisation des mécanismes de base de la lecture.

 

Voilà une présentation plutôt bienveillante pour signifier que ces profils ne savent pas lire correctement mais qu’ils arrivent à corriger leurs lacunes grâce à une compréhension globale du texte.

Le texte qui était lu étant soit un article de magazine télé, soit un texte basique.

On n’ose imaginer les résultats avec des textes littéraires, voire même des articles de journaux.

La suite de la présentation du profil 5c est nettement moins positive :

La faible vitesse avec laquelle ils traitent les écrits marque la différence entre eux et les lecteurs du profil 5d.

Les lecteurs du profil 5c sont efficaces mais plus lents : en moyenne, les jeunes du profil 5c mettent 2,5 secondes à déchiffrer une paire de mots, contre 1,3 seconde pour les jeunes du profil 5d.

 

UNE MAIN DE LIBERTESLa question qui se pose pour ces jeunes reste celle des effets d’un éventuel éloignement des pratiques de lecture et d’écriture : les mécanismes de base étant insuffisamment automatisés, s’ils s’éloignent de toute pratique, l’érosion de la compétence peut les entraîner vers une perte d’efficacité importante dans l’usage des écrits.

Les sollicitations de leur environnement professionnel et social seront donc déterminantes. 

Les auteurs ont beaux essayé de cacher l’échec derrière un optimisme de façade ils sont quand même obligés de dire que les 5c lisent deux fois moins vite que les 5d pour déchiffrer une paire de mots.

Imaginons les résultats avec une phrase de littérature.

Quant à leur devenir, leur manque de pratique va provoquer une érosion de la compétence qui n’est déjà pas bien grande et donc une perte d’efficacité importante. 

Donc ces semi-illettrés à l’adolescence seront des illettrés complets à l’âge adulte.

Il n’y a donc que 69.7% de lecteurs complets, et 30.3% d’illettrés en France.

Ce taux nous fait revenir au milieu du XIXe siècle.

Une langue de bois soviétique

La culture soviétique qui emplit ce rapport est consternante.

On cherche vainement à dissimuler l’échec derrière des euphémismes et des litotes qui ne prennent pas : le mot illettré n’apparaît jamais dans le rapport, et on ne parle pas d’illettrisme  mais de « situation d’illettrisme, terme auquel les rédacteurs sont bien obligés de recourir une fois.

On évoque sinon des jeunes aux acquis limités et des jeunes en difficulté de lecture. Pour ceux qui liraient le rapport sans savoir lire les sous-entendus, cela pourrait peut être passer.

CPBNKAfUxxtcNnH-800x450-noPadUn déni de réalité

Dernier satisfecit, les résultats s’améliorent : La comparaison des données de 2011 avec celles de 2009 et 2010 indique une légère baisse du pourcentage de jeunes en difficulté de lecture : ils sont 10,4 % en 2011 contre 10,6 % en 2009 et 10,8 % en 2010. 

Plus que d’une baisse il faudrait surtout parler de fluctuation statistique dont on ne peut tirer aucun réconfort.

La comparaison avec les années antérieures à 2009 n’est d’ailleurs pas possible puisque les tests ont été modifiés :

Les tests ayant changé à partir de 2009, ces résultats ne sont pas directement comparables avec les années précédentes.

S’y on s’y essaye malgré tout on arrive à la conclusion que la situation s’améliore puisqu’il y a moins d’élèves en situation de difficulté de lecture.

Le niveau est-il en train de monter ? Non.

Mais constatant que les résultats obtenus étaient trop négatifs il a été décidé de revoir la modalité de passage des tests en les rendant plus faciles.

Casser le thermomètre est une excellente façon de ne pas mesurer la fièvre.

Il semble que la nouvelle modalité de passation, beaucoup moins scolaire, a fait notablement diminuer les mauvaises performances dues à des refus de répondre sérieusement aux exercices proposés.

JUSTICES ET AGRESSIONSD’une part, l’interactivité du procédé rend l’interrogation plus ludique, d’autre part, la pression temporelle exercée par le déroulement automatisé et commun des épreuves nécessite une certaine attention, même sur des tâches d’apparence simple.

Si le niveau continue de baisser, on veillera à produire d’autres tests.

Le chiffre de 30% d’illettrés en France serait-il donc minoré ?

Pour un paternalisme du XXIe siècle

Les chefs d’entreprise devraient s’effrayer de ces résultats, car même s’ils recrutent dans des métiers manuels il leur faudra obligatoirement du personnel sachant lire et écrire convenablement.

Devant la faillite de l’école, et ne pouvant rien attendre des réformes à venir, il leur est indispensable de financer des écoles indépendantes, afin de former convenablement les futurs employés dont ils ont besoin.

Puisque l’État n’est pas en mesure d’apprendre à lire à 30% de la jeunesse de France, c’est aux entreprises à recréer un paternalisme du XXIe siècle et à financer leurs propres établissements, comme l’ont fait Michelin, Wendel, Schneider et tant d’autres avant eux.

Ce sont ces patrons qui ont permis de vaincre l’illettrisme en France au XIXe siècle, et non pas les lois Ferry.

Si 30% des jeunes de France ne savent pas lire à 17 ans, il ne faut pas croire que les 70% autres sont des génies.

Quel est leur capacité à disserter, à analyser un document, à produire un rapport écrit, à avoir une ouverture sur les cultures du monde, quand ils ne sont pas capables de lire un manuel destiné aux Terminales de 1963 ?

hollande-valls-macronL’école est à financer par les entreprises, mais aussi les collèges et les lycées.

Il est trop facile aux chefs d’entreprise de se retrancher derrière ces piètres résultats pour dénoncer l’étatisme français et la faillite de l’école.

Que font-ils pour remédier à ce scandale ?

Que font les entreprises du CAC 40 et du SBF 120 pour lutter contre l’illettrisme ?

Que ne voit-on des fondations d’entreprise se créer pour financer des écoles libres en France ?

Ce sera beaucoup plus utile que de financer un art contemporain douteux ou de gaspiller des bénéfices dans du mécénat fumeux.

C’est à vous, chefs d’entreprise, de prendre les choses en main, il y va de la survie de votre entreprise, et de l’économie française.

Alors il faudrait et ces lieux portent bien leur nom La Jungle De Calais !

Lorsque la Laïcité puis la Liberté prenne à tour de rôle, la signification qui reste un sujet ne pouvant se traiter en un seul jet, cela démontre à coup sûr que nous y reviendrons.

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Le Panda

Patrick Juan

 

 

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LE MONDE SE SUICIDE DE PLUS EN PLUS DE FOUS?

DonaldTrumpNous sommes en pleine illusion et même plus c’est incontournable.

Les gens autant femmes que le genre masculin et à présent les enfants sont victimes de la folie qui ressemble à une hystérie collective.

Nous sommes en train de regarder sur toutes les chaines du monde ou presque les J.O. de RIO 2016 qui sont en réalité pilotés par les américains.

L’Europe, le Monde et sur la majorité des champs de sports toutes catégories nous offre des corps remplis de tatouages plus délurés les uns que les autres.

Il faut déduire qu’ils ne se trouvent pas assez naturels tels qu’ils sont venu au monde.

L’excentricité n’a plus de limites mais à quels moments la dépravation grandissante va réaliser que le monde se suicide à petit feu mais il y arrive presque parfaitement.

Si le tatouage était, à l’origine des temps, une façon de marquer son appartenance à un clan, puis plus tard, à un groupe social (marin, soldat, motard, gangster), on le croise aujourd’hui sur presque toutes les peaux.

Femme ou homme, jeune ou vieux, riche ou pauvre : le tatouage est ancré dans les moeurs.

En France, une personne sur dix serait tatouée, même si, comme le souligne la psychosociologue Marie Cipriani-Crauste, le tatouage est encore trop souvent mal perçu par la société.

Apanage des bad boy, le tatouage ?

Pas seulement.

1Il est beaucoup plus répandu que vous ne pouvez l’imaginer.

Seulement, nombreux sont ceux qui les cachent, car le tatouage touche à quelque chose d’intime.

Conjurer l’angoisse de sa propre disparition !

Le tatouage, malgré les gros titres des magazines féminins, n’a rien d’un effet de mode.

Il existe depuis la nuit des temps ! rappelle Marie Cipriani-Crauste.

C’est une marque ancestrale, qui traduit l’angoisse principale de l’homme : sa propre disparition, et donc, son obsession à laisser des traces, y compris sur son propre corps.

Cette obsession est d’ailleurs ce qui nous différencie des animaux.

L’homme a besoin de repère, et le tatouage en est un.

Le tatouage va-t-il donc toujours dans un sens ?

2Pour la psychosociologue, c’est une évidence.

Même lorsqu’une jeune fille se fait tatouer une petite fleur parce qu’elle la trouvait jolie, elle manifeste un message plus profond qu’un simple choix esthétique.

Un tatouage n’est pas un bijou.

C’est une marque à vie, et ce n’est jamais anodin.

Jeunes gens, il est temps de se rendre à l’évidence : quand même Le Monde dit de votre génération qu’elle est infernale, c’est que vous l’êtes.

Au moins un peu.

Au moins assez pour dire que c’est à cause de vous que le concept de tatouage ne veut plus rien dire.

Comme Slate l’a justement résumé en début d’année : le tatouage n’est plus l’apanage des mauvais garçons et des filles de mauvaise vie, mais celui des jeunes gens très portés sur la mode, le commerce, les soirées et leurs dérivés, c’est-à-dire : à peu près n’importe quel génie.

Selon le très serviable Wikipédia, le tatouage remonterait à des milliers d’années et aurait d’abord servi à exposer physiquement ses convictions religieuses et spirituelles, mais pas seulement, puisque la précieuse banque de données en ligne révèle aussi que l’on se tatouait déjà pour des raisons purement esthétiques.

Il est donc inquiétant de constater que les êtres humains s’injectent de l’encre sous la peau exactement pour les mêmes raisons aujourd’hui.

Si l’on considère que les anciens étaient aussi souvent alcoolisés lors de ces décisions leur vie étant, sans Internet, fatalement chiante, on en vient à spéculer que rien, absolument rien n’a changé dans cette culture depuis que l’Homme a décidé de sortir de sa grotte pour gagner sans scrupule son combat contre la nature.

Mais les dérives vont de plus en plus loin il est impossible de le contester :

3Lumière tamisée, musique longe, banquettes en skaï et coins câlins.

Les clubs libertins attirent une clientèle de plus en plus jeune.

Selon un sondage Ifop réalisé en 2014, 10% des hommes et 4% des femmes de moins de 35 ans disent avoir déjà fréquenté un lieu échangiste.

Au total, ce taux atteint 7% chez les Français, tous âges confondus, contre 2,6% en 2006.

La cause ?

Un phénomène médiatique et l’influence du porno, selon Didier Menduni, rédacteur en chef de France Coquine, le guide du libertinage, interrogé par une journaliste de Libération.

Elle est allée à la rencontre de jeunes couples qui fréquentent ces établissements branchés où l’ambiance, correspond à une nouvelle clientèle libertine plus glamour, plus jeune, moins hard, confient Noémie et David, 25 et 28 ans.

After-works et soirées à thèmes

Pour s’adapter à cette nouvelle clientèle rajeunie, les clubs d’apparence ordinaire surfent sur la vague du sexe bonus.

Ils sont avant tout un bar ou un club, où le DJ passe de la musique lounge et le barman prépare des cocktails branchés.

Certains organisent même des after-works ou des soirées à thème.

Derrière tout ça, il existe des pièces plus sombres, des coins câlins et même parfois un glory hole, un mur parsemé de trous destiné à des fellations anonymes.

Pour Didier Menduni,

1ERE EXPLOSION ATOMIQUEProposer de la restauration est un plus pour commencer la soirée dans une ambiance doucement érotique, plus adaptée aux débutants.

Même le très select Chandelles, dans le quartier de l’Opéra à Paris, propose désormais un soir par semaine un tarif spécial, presque trois fois moins cher, pour les moins de 30 ans.

Mais tout ça a un coût.

Comptez jusqu’à 300 euros par mois, entre l’entrée en club, l’abonnement mensuel au site internet spécialisé par lequel les couples passent pour faire des rencontres de couples avec qui échanger, les consommations, les tenues sexy.

C’est notre loisir de couple.

On ne joue pas au golf, on ne part pas en vacances.

Le libertinage est devenu un mode de vie, explique David.

La consommation de cannabis et de substances stimulantes, comme l’ecstasy et la cocaïne, est en hausse en France, d’après les premiers résultats du baromètre

Santé 2014 publiées vendredi soir par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

RESULTAT MERE FILLE LA LIBERTE SEXUELLESans surprise, la consommation de drogues est la plus forte chez les 18-25 ans, notamment parmi les hommes qui expérimentent deux trois à trois fois plus que les femmes.

Toutefois, leur usage diminue à l’approche de la quarantaine, relève l’OFDT dans son enquête.

Le cannabis reste de loin la drogue illicite la plus plébiscitée par les jeunes en France : 11% des 18-25 ans en consomment régulièrement (contre 8% en 2010).

Une hausse constatée dans toutes les tranches d’âges entre 2010 et 2014, notamment chez les 18-25 ans : 34% des jeunes hommes (+5%) et 23% des jeunes femmes (+6%) fumeraient du cannabis régulièrement.

Ecstasy et MDMA ont la cote chez les jeunes

Pour expliquer ce phénomène, l’OFDT incrimine dans son rapport un contexte favorable au développement de l’offre d’herbe et de résine de cannabis, dont le taux de THC (la substance psychotrope) ne cesse d’augmenter, notamment avec l’accroissement des techniques d’auto-culture à domicile.

La consommation de substances dites stimulantes, que ce soit dans un cadre festif ou au travail, est aussi en hausse, en particulier l’ecstasy, aussi bien sous la forme de pilules, de poudre ou de cristal (MDMA).

LE RACOLAGEEncore une fois, les 18-25 ans en sont les premiers consommateurs réguliers (3,8%), trois fois plus que les 26-34 ans (1,3%).

Quid des nouvelles drogues de synthèse ?

La consommation de cocaïne progresse elle aussi chez les ados :

3,1% des 18-25 ans en ont un usage régulier (contre 2,2% chez les 26-34 ans).

L’OFDT relève que la part de la population ayant expérimenté la cocaïne a été multipliée par quatre en deux décennies.

L’usage de drogues telles que l’héroïne, le LSD ou les champignons hallucinogènes restent plus marginal.

Leur consommation régulière ne dépasse pas 1,6% de la population parmi les 18-25 ans.

Ces drogues qui défraient la chronique

Il faut noter toutefois que l’enquête de l’OFDT fait totalement l’impasse sur la question des nouvelles drogues de synthèse, dont une centaine de nouvelles substances ont été détectées en 2014 par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), et dont la consommation est en très nette hausse en Europe.

Ces cris d’alarmes au point d’en perdre son souffle est loin d’être limitée dans ces témoignages, mais de mettre en évidence que les financiers comme les politiques se doivent de prendre les mesures qui s’imposent et non pas jouer de simples rôles d’observateurs.

LE FILM INCESTEUn dernier cri d’alerte face à cette société qui se détruit il faut réellement lutter pour se redresser

Combien d’enfants ne sont pas vraiment de leur père ?

C’est un de ces chiffres étonnants que l’on entend de temps en temps dans les conversations : 1/3 des enfants ne seraient pas du père qui les élève ! Impossible de ne pas flipper en entendant ce chiffre : et moi ? Et moi ?

D’autant plus que cette affirmation semble avoir particulièrement la cote auprès du corps médical : je l’ai moi-même entendu d’un médecin, on l’évoquerait dans les cours à la fac,  le fameux Docteur House l’affirme dans un de ses épisodes et même le célèbre urgentiste Patrick Pelloux a récemment poussé le chiffre jusqu’à 40% !

Alors peut-on trouver une source fiable pour ce chiffre dérangeant ?

Les tests de paternité

Tout d’abord, il faut réaliser que mesurer ce chiffre dans la population n’est pas chose aisée. Les tests de paternité fiables à partir d’analyses ADN n’existent pas depuis si longtemps, et il n’est pas facile de monter un projet de recherche se proposant de faire des prélèvements sanguins dans la population afin de répondre à cette question. Il faut donc se tourner vers des données déjà existantes.

Une première source naturelle, ce sont les laboratoires qui pratiquent les tests de paternité. D’après une revue récente de la littérature, les chiffres varient entre 13% et 53%, avec une valeur typique autour de 30%.

Le chiffre classiquement annoncé un tiers des enfants serait donc grosso modo correct ?

Fin de l’histoire ?

UNE REALITEJ’espère qu’à ce stade de mon billet, vos détecteurs de statistiques abusives se sont activés, et les lumières rouges commencent à clignoter dans votre cerveau : il y a bien sûr un problème avec ce chiffre !

Puisque les données proviennent des labos pratiquant les tests de paternité, il y a un biais énorme : les chiffres ne concernent que les couples qui ont décidé de faire un test de paternité, très certainement parce qu’ils avaient un doute !

Le résultat est donc terriblement biaisé en faveur de l’exagération du chiffre. On peut même presque s’étonner de ne pas trouver une valeur plus élevée !

A la recherche d’autres sources

Pour se faire une meilleure idée, il faut donc chercher des données qui ne soient pas biaisées, c’est-à-dire qui n’ont pas été collectées dans l’objectif de faire un test de paternité.

On peut ainsi se tourner vers des tests pratiqués pour du conseil génétique, par exemple pour savoir quels sont les risques qu’un enfant né ou à naître développe une maladie génétique dont on sait qu’elle est présente chez certains membres de sa famille.

Si on utilise ces données pour quantifier les pourcentages des enfants qui ne sont pas de leur père déclaré, on trouve des valeurs beaucoup plus faibles, de l’ordre de 1 à 2% !

LES SONDAGESCela paraît bien plus raisonnable.

Toutefois il y a là aussi un petit biais, mais dans l’autre sens : si je suis une mère qui a un doute sur le père réel de mon enfant, je vais peut-être éviter les tests génétiques qui pourraient révéler la supercherie. On peut donc penser que ce chiffre est légèrement sous-estimé.

Si vous voulez un chiffre global, je vous fais donc un prix autour de 3%. Toutefois il faut noter que ce pourcentage est certainement soumis à de nombreux facteurs culturels et socio-économiques. Suivant les pays, les religions, le niveau de vie, etc., le chiffre doit certainement varier significativement.

Histoire de faire peur à certains, je vous propose de voir ce qu’il en est dans la capitale d’un grand pays européen…j’ai nommé Paris !

Combien d’enfants ne sont pas de leurs père à Paris ?

Il se trouve qu’une étude a justement été publiée sur le sujet en 1980 à partir de données de la banque de sang. Bien sûr l’objectif de l’étude n’était pas spécifiquement de tester les Parisiens, mais l’article précise que parmi les 171 familles testées, la plupart provenaient de la région parisienne.

Dans cette étude donc, 25 cas de « non-paternité » ont été identifiés. Sachant que la méthode n’était pas basée sur les tests ADN, il est possible que quelques-uns n’aient en plus pas été détectés. Si on prend en compte le nombre d’enfants moyen par famille, on n’est pas très loin de 10% ! Alors, est-ce que les parisiens seraient au-dessus de la moyenne dans ce domaine ?

Petit appel à témoins pour finir : je crois avoir entendu que pour éviter les ennuis, on recommande aux profs de SVT de faire leur cours en évitant les exemples concrets du genre « compare ton groupe sanguin à celui de tes parents », et de s’en tenir aux drosophiles. Si des enseignants me lisent, prenez-vous des précautions particulières dans ce domaine ?

Pour aller plus loin : tests ADN et tests d’exclusion

UN ETAT DE SANTEUn point de méthode : Depuis l’avènement des tests ADN, on peut avec une très grande certitude tester si un homme est oui ou non le père d’un enfant. Aux erreurs infimes près, la réponse est sans ambiguïté. Mais avant cela, on ne pouvait pas avoir de certitude et on était obligé de s’en tenir à des tests d’exclusion basés sur des marqueurs génétiques.

En voici le principe simplifié : si ma mère a les yeux bleus, si mon père (supposé) a les yeux bleus, et que j’ai les yeux marron, il y a comme un problème : on peut donc exclure que mon « père » soit mon père biologique.

Bien sûr ce raisonnement ne marche qu’avec des marqueurs pour lesquels on a un allèle récessif (yeux bleus) et un allèle dominant (yeux marrons) bien identifié. Le cas de la couleur des yeux est d’ailleurs en réalité certainement plus complexe que cela.

Comme vous le voyez, ce genre de raisonnement permet d’exclure certains cas de paternité, mais contrairement aux tests ADN, si mon père « passe » le test (il a comme moi les yeux marron), ça ne prouve pas qu’il soit mon père ! Les tests d’exclusion peuvent révéler la non-paternité, mais ne prouvent pas la paternité !

Encore plus compliqué, certains marqueurs génétiques bien connus comme les groupes sanguins ne sont pas 100% fiables.

MON COEURSi mes 2 parents sont O et que je suis A, il semble qu’il y ait aussi comme un problème.

Mais on sait qu’il existe certaines interférences qui peuvent faire qu’un père, qui serait « génétiquement A », ne produit pas la molécule « A » pour une autre raison, et son sang a donc l’air d’être du groupe O.

Mais si ce père passe le gène A à son fils, son fils peut être A (c’est ce qu’on appelle le groupe « Bombay »)

Pour éviter ces ennuis, on a généralement recours à une batterie de marqueurs. Par exemple dans l’étude « parisienne », 20 marqueurs différents ont été utilisés, et l’exclusion est considérée comme effective à 95%. C’est-à-dire que si un enfant n’est pas de son père, cela sera détecté par au moins l’un des tests à 95% de probabilité.

Références :

Un billet relié d’Homo Fabulus qui cite notamment Dr House : L’Homme est-il un polygame refoulé ? Partie 3/3 : écologie, culture et Dr House

Un billet sur Patrick Pelloux et les 40%

 

Le-Drapeau-de-lUNICEFCes petites démonstrations, démontrent sans coup férir que la destruction de la cellule familiale est une évidence qui se démontre alors que nous sommes à l’orée de la rentrée dans tous les établissements qui sont censés distiller le savoir qui reste indéniablement la porte de notre futur.

Il aurait été possible de pousser bien plus loin ce Monde qui se suicide juste parce que les populations manquent du principal de notre devenir : la communication, l’affectif !

Le Panda

Patrick Juan

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