Egypte : Être Egyptien !

« Les coupables ce sont ceux qui ont négligé d’instaurer les règles du jeu du vivre ensemble et qui ont laissé se créer des ghettos »

Je suis Egyptien, mais arabe aussi, les conflits sont parfois la naissance de certaines phrases !

Jean Ferrat reprenant Aragon chantait Ma France comme Nuits et Brouillards merci  !

Alors que le bilan de l’attaque contre la mosquée de Bir al-Abed dans l’est du pays ne cesse de s’alourdir (pas loin de 400 morts, de 50 enfants), l’Égypte rend hommage aux victimes. L’attaque contre une mosquée à Bir al-Abed dans l’est de l’Égypte, a fait plus de 400 morts dont 50 enfants, selon un nouveau bilan donné, par le procureur général égyptien. Cette attaque, rarissime dans une mosquée, est l’une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Suite Quelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l’attaque, dans la région orientale du Sinaï où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe djihadiste État islamique (EI).

*Source La Croix

« Réactions du Panda »

La masse de ce qui passe entre le monde des diverses religions. A mon sens, pour être allé en France et autres capitales, sont la cause les ghettos crées. Ils sont des fourmilières, où se terrent les bons et les méchants. Cette vidéo détient-elle une partie des réalités?

Lien. Noir, blanc, chrétien, musulman, ou autre?

Il est semble-t-il incontestablement, que les améliorations obligatoires que le peuple demande sans cesse ne trouvent d’échos. Qu’allons-nous devenir?- Des cibles à loisirs pour des amasseurs de fortunes. Les fabricants, vendeurs d’armes et Cie. Nous pouvons le constater dans les échanges entre tous les intervenants.- Personne ne peut se permettre de violer les lois en fonction de convictions strictement personnelles. -De telles actions desservent l’intérêt public. Nous le constatons, il faut sans faute redresser la barre. -Ce n’est pas la quantité de scandales qui fera des générations à venir, des voyageurs du monde. Les couteaux posés entre les dents. Tels les morts qui ignorent qui les a tués et pourquoi?

En ces moments plus de 400 morts d’un pays musulman ou pas. L’identification de certains politico-financiers, ne peuvent contester la reconnaissance de faciès. Les yéménites depuis des décennies meurent, endurent la terreur sous les bombes saoudiennes. Le Yémen quelle est sa véritable identité ? Le positionner géographiquement?- L’embarras du choix: Asie, Afrique, dans le triangle des Bermudes? Une force cachée telle que L’Iran ?

La raison mixée, exprime des fondements difficiles. Pourtant à priori dès la naissance nous portons la réalité d’humain. Réflexion contre humanisme, la majorité détourne le regard dans la direction opposée ?- Des quartiers de non droit existent dans toutes les capitales du monde. La France, pays des droits de l’homme, se devrait de donner les exemples utiles. Le monde de la finance que la France draine avec l’ensemble de l’Europe portent à eux bien des maux. Là où ces fous d’extrémistes agissent à leurs guises. Nous n’avons aucunement le droit de nous poser en donneur de leçons. Nos dirigeants, ceux de la coalisation du mondialisme, avec la complicité de la haute finance crées des situations inadmissibles. Situations dans lesquelles les pays d’Afrique, du Moyen Orient sont aussi pleinement impliqués. Les zones de non-droits en France sont le résidu de la déchéance de la France. Cela est incontournable. Pour que les gens puissent vivres ensemble, quels que soient leurs confessions, ou modes de vie, il faut indéniablement, les intégrer au quotidien. Or nous constatons l’inverse, il suffit pour cela de se rendre dans les dits quartiers ou villes de province, dans certaines capitales internationales. Ils ne sont nullement dupes, de ce que des rapports de rejets produisent en certaines circonstances.

Les démocraties dans lesquelles des enfants sont assassinés par des fanatiques. Les vrais peuples ne peuvent laisser cela en l’état. Il est indéniable que les peuples du monde ont bougé. Or, c’est le monde qui doit avancer, vous êtes mes amis, victimes tués par les armes de fanatisme. Ceux qui sont tombés sous les balles depuis des années et surtout ce jour en ce lieu de culte, en cette Mosquée de Bir al Abed.

La nation d’Egypte est en deuil et même plus, l’unité n’a jamais autant sonné le glas pour des individus assassins, hyper organisés. Les portes se sont ouvertes depuis pas mal de temps autant que les saisons se suivent et le jour suit la nuit. Qui n’a pas la force de vouloir prendre la place des égyptiens, de réels croyants par des moments similaires ? Toutes les démocraties, semblant d’humanisme ces mots sont faibles, ils sont tombés pour la liberté d’expression de leur foi. Ma pensée sourde, j’ai bien des difficultés à l’étouffer.

Ceux qui sont tombés, ne laisseront pas de pages blanches. Ils ont écrits une partie des pages de l’histoire de toutes sociétés confondues. Assumer et assurer l’unité de toutes les forces internes que chacun peut ressentir comme une force plus forte que la rage difficile à cacher.

La solidarité n’a pas de couleur, ni de nationalité. Ceux qui ont quittés diverses rives interdites savent ce que cela veut dire. De la même manière qu’un regard dit : « Tu dois poursuivre pour que la fausse façade de tueurs finisse par tomber pour que ces séries de meurtres gratuits cessent » Toutes les villes de la terre, doivent faire blocs comme d’un seul élan pour oser dire :

Quoi que vous puissiez faire vous ne ferez jamais peur à l’unanimité de la liberté. De nos convictions en notre foi. En procédant de la sorte qui demeure en même temps un crime contre l’ensemble de toutes valeurs. Des faits similaires se sont déjà produits et le monde est presque à genoux ? Non, la suprématie de la liberté de pensée personne ne pourra y mettre un terme même passager.

Modestement l’Egypte, merci pour tout, merci pour ceux qui auront le courage de relever le drapeau maculé pas des tortionnaires et rien ne doit être laissé de côté pour que justice soit faite. Nous nous inclinons avec humilité tendresse. Avec toutes leurs familles, leurs proches, leurs amis, qui font partie de leurs environnements, comme nous en ces instants.

Les témoignages ne manqueront pas! Aucun hymne, ni force ne trouvera d’écho à la force de ce que chacun représente, puis ressente. L’essentiel à ne pas perdre de vue, c’est que cela serait une forme de victoire si ces assassins réussissaient à faire l’amalgame aux nouveaux des habitants de l’Egypte de toutes confessions.

A poursuivre ainsi, certains êtres, ne sont que des fanatiques : supers entrainés.

 

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Une Vérité Parmi Des Millions : Les vieux !

Le témoignage d’une vie, par une maman seule !

Rien ne vaut l’amour que l’on vit.

Jamais personne ne pourra remplacer le sens d’être parent.

Une loi va sortir pour les féministes, c’est une bonne chose. Qui pense : aux personnes âgés des deux sexes ? Pratiquement et bien souvent isolés. Ils portent seul(e)s ou à deux la jouissance de nos vies. Ma plus grande joie même parfois dans la souffrance, c’est d’avoir accompagné, mes deux parents jusqu’au derniers instants. Mais les vieux au moment de mon parcours, où j’arrive peu à peu à ce stade. Je comprends encore plus toute la valeur de ce témoignage. Alors une simple visite et pour eux, ils revivent. Puissiez-vous le comprendre, c’est à mon sens toutes vos valeurs.

Le témoignage poignant

 

Un conte ? Non, ces faits réels se sont passés alors que je faisais des reportages dans le sud de la France tout proche d’Avignon. Ce fut le facteur qui me donna les coordonnées de cette maman, vivant seule. Je me rendis chez « Elle » et me présentais à cette dame comme Patrick Le Panda. Cela démontre qu’avec l’évolution de la société moderne, les faits se sont plus qu’aggravés. Fernande je ne l’ai rencontré que durant mon séjour sur place, à quatre reprises. A un virage des plus forts du modernisme, j’ai vécu et surement mieux compris les expressions de Fernande. A l’automne de ma vie, où la société sépare de plus en plus les familles alors que dans le temps, à l’époque de mes parents les familles représentaient les piliers de toutes affectivités et de cultures. Le poids de sa solitude, je la vie en la comprenant bien mieux, pourquoi ? Ayant à l’époque tenté de prendre contact avec ses enfants, je perçois mieux son vide, le subissant partiellement. Malgré leurs promesses je n’en ai jamais vu un seul. Elle m’ouvrit sa porte comme aux personnages de Provence : « Les Santons ». Subjugué, je m’assis sur le fauteuil ancien qu’elle me montrait. Elle semblait ravie ou pas, je l’ignorais, mais elle avait envie de parler.

Un réel témoignage, celui de Fernande une phase de vie. La vie est quelque chose de merveilleux, de sublime. On évolue très souvent, on crée grâce à l’amour. Quelque que soit l’époque où l’on puisse vivre, unie, l’évolution de deux êtres (homme, femme) donne à plus ou moins court terme, une descendance conçue dans le bonheur. Ce sont les enfants. Ce qui permet de dire à Fernande 91 ans : « Je suis heureuse d’être là aujourd’hui, je suis apparue comme des milliers de vie ».Dans ce sens il n’y a pas de différence, nous sommes tous autant que nous sommes, nés de l’union d’un homme et d’une femme. Sauf parait-il dans les sciences modernes.

Pardon de ne rien y connaitre. Qu’il s’agisse d’Abel, de Caïn, de Cléopâtre, de César, aux enfants d’aujourd’hui, on donne naissance par le fruit de l’union. De mon temps, « Les choux et les roses » Un souhait, qu’elle nous fasse partager sans voyeurisme. Pour le plaisir de nous apprendre.

Son Union

Une part de sa joie. Sa bonne humeur. « Mon Panda, tout dépend de quelle façon je me penche sur mon passé » Si vous saviez de quelle façon nous avons été heureux avec mon Léon !

Qui est donc Léon, Mamie ?

De son visage ridé par l’aller et le retour du balancier de la comtoise du séjour, son cœur laisse passer sa force, une explosion plus forte ou plus faible peut-être, que la pendule qui carillonne 11 heures. Dans un silence presque complice qui fait que je n’ose pas lui demander quoi que ce soit.

Avec le recul du temps à l’écriture des lignes de notre rencontre fortuite, il me semblait que la chanson de Jacques Brel : « Les Vieux » envahissait mon devenir. Je n’étais pas si loin de certaines réalités vécues. Puis entre autre, le moment où s’en me le dire, elle a dû crier, ou hurler « Ne me quitte pas »

Nos regards doivent émettre des ondes, que seule la personne impliquée réussit à faire passer ou capter. Son regard se consterne, fixant ses grands yeux clairs à la couleur indéfinissable, qui laisse songer penser à tant et tant de richesses. Il transpire une somme indescriptible de tendresse, de passions, de souvenirs. Traverser les sillions de ces années qui ont laissé des rides où coulent à cet instant toute émotion, et l’on se sent tout petit, minuscule, devant ses larmes de bonheur. « Le sien » Qui habite quelques instants notre ignorance et on voudrait partager avec Fernand. En lui murmurant :

« Mamie, j’ai envie de lui dire : « Je vous aime »

A ce moment où nous semblons tous deux emprunts de mélancolie, la surprise surgit de sa réaction. Vous rendez compte : « Je peux paraitre en réalité plus joyeuse et heureuse que je ne le suis » Le Panda aurait reçu l’étable de la crèche sur la tête, qu’il n’en aurait pas pour autant, pu protéger les occupants de l’étable d’antan.

« Je vous dois la vérité »

Mais avant tout, je me dois de l’accepter pour moi-même. C’est cela le plus dur ou le plus difficile à vivre. « Nous avons été très heureux avec mon Léon et mes enfants » Tiens ! Pas une seconde elle n’a pensé, ni dit mes enfants. « Oh oui poursuit-elle, je me rappelle le temps où ils étaient tous autour de moi et j’ai le sentiment de ne plus vivre dans le même monde ! » Au regard et à l’impression, la sensation que son côté jovial a presque disparu. Pourquoi donc ? Le réveil d’un passé récent ? Et j’évite de lui poser une seule question qui risquerait de rompre le charme. « La complicité » de ses explications vécues. Une intention, son changement de voix peut laisser augurer des réflexions, non démunies d’expériences, de réalités. Elle sourit. Hochant la tête un petit peu comme à la manière de la petite et de la grande aiguille de son horloge, qui comme pour la remettre de bonne humeur, nous redit bonjour, en carillonnant son chant. Fernande donne le sentiment de remonter et de vivre dans son temps. Alors que les secondes, les minutes, les heures font qu’on le veuille ou pas, avancer toute chose de manière inexorable, vitale au développement. Il subsiste des instants qui ne se mesurent pas dans le temps, car ils se sont déjà écoulés. En repensant à ce moment-là, on voudrait retenir les grains de sable de l’artifice mit tantôt dans un sens ou l’autre. Mais le sable joue son rôle : simple, triste, joyeux. Et ramène ce qui s’en échappe à la réalité.

On doit rêver, cauchemarder ? Cela, même tout confondu, n’arrête rien. L’espace d’un instant, tout en s’égrenant, nous amène ailleurs. « Vous rendez-vous compte Patrick » Oui elle m’a demandé de pouvoir m’appeler ainsi. Je ne l’ai jamais refusé à personne, et à l’écouter, je crois que j’ai eu raison que mes enfants ne puissent le faire. C’est tellement merveilleux que d’entendre de la bouche d’un enfant, quel que soit son âge : « Maman ou Papa ». Comment pouvais-je le refuser à cette mamie qui me confie un passage crucial de l’histoire de sa vie ? Je m’aventure à lui demander  « Mamie combien d’enfants avez-vous eu ? » Huit !

Le chiffre elle l’a voulu plein, entier comme si elle voulait voir les choses de façons différentes. Que de fierté tendre dans son regard ! Pas de haine, de l’amertume tout au plus. Pour l’instant j’écoute la partie de son histoire, qu’elle veut bien me livrer, comme le chant des cigales en Provence, là où quand le soleil se couche, la tiédeur de la terre qui abrite tous les amours de la planète bleue, se réveille par les chants de bonheur, de tristesse, deviennent joie, lorsque l’on retrouve celle ou celui qui répond à votre appel. Pour certain c’est l’union d’une nuit. Pour d’autre celle d’un moment ! Mais tout est relatif, il y a des instants qui pour des êtres ou des espèces, durent toute une vie. Cela devient une denrée aussi rare que le stylo de Napoléon Bonaparte. Plongé dans mes réflexions, je tentais de tout comparer à Fernande : « Un monde d’amour » Il me semble entendre un appel ! La tendresse qui s’échappe du visage de Fernande en cet instant, me parait plus puissante que les sept merveilles du monde. Même si je ne connais pas tous ces lieux. « Mes huit enfants ! » Rien que des joies, qui dit-elle d’un air légèrement coquin « Nous avons eu la chance, d’avoir quatre beaux garçons et même nombre pour les filles ! » Le visage de Fernande s’est légèrement empourpré. Elle a dit cela de façon simple, avec une immense pensée pour Léon. Mon dieu que c’était beau !

Joignant le geste à la parole, elle se tape les mains l’une contre l’autre. Ses mains sont grandes, fines, douces, mais dans un certain temps, elles ont dû connaitre les durs labeurs, en ces moment-là, les rides richesse de son visage, devaient se situer au creux de ses mains.

Puis comme le temps qui passe, elle se dérobe, fuit à ses mains qui ont donné tant de caresses pour se voir de manière plus vivante, plus visuelle sur son visage qui lui, reçoit la vérité de tous les jours, avec sa cargaison de bisous. Je sors de ma torpeur rêveuse que je trouve presque indécente devant les réactions de Fernande. « Il faut que je vous dise : »

« Je supporte, je vis beaucoup mieux mon passé, que je ne sais accepter le présent » « Je me sens étrangère » Oui ! Hurle-t-elle presque, les vieux sont ignorés, sinon que lors de l’approche des élections. Quant aux institutions d’état, parlons-en ! Cela va ruiner ma santé.

D.D.A.S.S, D.S.D. et tant d’autres, sont des choses dont les enfants avaient besoin à la sortie des guerres. Aujourd’hui ce sont les rouleaux compresseurs de la destruction et de l’oubli de la famille.

De nos jours, mais je ne suis pas là pour longtemps, pour constater que c’est devenu la justice, des élus, non pas celle du peuple qui pourrit les enfants, pour en faire des bandits, des violeurs d’enfants, des assassins de personnes âgées. Puis on augmente le nombre de fonctionnaires incapables de vous aider, car non formés. De mon temps…Fernande voudrait continuer à discourir, mais elle perd un peu de son souffle…Dommage, car à l’écouter, on boit ses paroles. Pour certains, elles sont la vivacité de savoir rester « Femme » Tant de lucidité, de clairvoyance font que Fernande est quelqu’un de jeune ! Une accalmie…..Ce moment la pousse de par le silence, à communiquer son message…

« Mes enfants !, comme elle le disait tout à l’heure, en citant le chiffre de huit » Que sont-ils devenus ? Où sont-ils ? Elle continue à discourir…Fernande parle à haute et forte voix. Est-ce pour témoigner ou idéaliser ce que, si tendrement elle porte sur elle ?

Une photo jaunie par le temps, si fraîche à ses yeux. Elle me la tend, murmure, regardez, regardez !

« De tout cela, que me reste-t-il après l’absence de Léon ? » Ce n’est pas un départ, tout au plus une attente complice…..Revenons au quotidien dit-elle : Une carte de temps en temps. Un coup de téléphone tous les trois, quatre mois. Un colis pour Noël. Au point que je me pose deux questions :

N’allez pas croire que je suis triste, de temps en temps malheureuse…Nous avons eu des enfants. Nous les avons aimés. Je les aime. Elevés, nous les avons toujours portés au fond de nos cœurs ! Il semble que la colère, la gagne. Mon dieu ! Que leur restera-t-il à mes enfants, de leurs propres enfants ? Rien !? Puis elle marque une pause…Le cadre de cette fausse entracte est là, où tout ce qui vient d’être dit et compris peut s’interpréter comme une marque, une image de respect, autant pour ces êtres vivants, que pour celle, celui qui comble son journalier par son idéologie au stade du vécu.

Il ne semble pas nécessaire d’avoir plus d’explications, car la valeur des mots simples est sienne.

Son vécu devrait demeurer pour chacun de nous, un miroir qui nous dit : « Vous n’êtes pas responsables de la tête que vous avez, mais coupable de la moue que vous faites » C’est l’envers du miroir. La face cachée d’une véritable union. Un tel essai, ou appelez-le comme vous le souhaitez, laisse dégager une agressivité, un parti pris contre certaines institutions qui ont fait fuir de leur lit, leur cocon, l’ossature des valeurs familiales. Puis tous les défauts que certains dégageront à la lecture de ses pages, elles sont le fruit de sa réalité. Certains se sentiront impliqués, d’autres refuseront de se reconnaitre se sera : « Elle, lui, vous ou moi » Le Panda pense mais n’ose le lui dire : « Nous sommes tous des lâches » ? Chacun se cache.

Puis quand il le peut, il s’abrite derrière une montagne de billets de banque, que ces derniers bien ou mal acquis. Il se blanchit en enlevant les quelques billets supérieurs pour juger de l’indemnité de la valeur d’une union. Il y a des comparaisons qui ne souffrent d’aucun de ces maux, voire mots.

C’est la religion. On y trouve à boire et à manger, ce que chacun croit normalement, étant persuadé de sa conviction. Il faut admettre qu’en règle générale, ces convictions sont l’hérédité parentale, au même titre que l’éducation. En majorité, voilà les dénominations qui nous tiennent de la naissance au départ, avec des sentiments plus ou moins forts, en fonction de notre environnement. On peut avoir le choix de sa nationalité à certains niveaux, on ne peut décider de sa couleur, de sa religion, les brises de souvenirs de l’enfance sont comme celle de l’âge avancé un constat.

L’oubli, l’un par manque de développement, l’autre par ce mot pas beau que certains scientifiques appellent la sénilité. Au sortir de ce témoignage, la position du Panda est la suivante :

« L’amour de l’union de Fernande dans tout cela, sera comme la corne de brume que je m’efforcerai de faire entendre dans l’opacité des personnes seules »

Le Panda

Patrick Juan

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Kinsey alias docteur Sexe et la théorie du genre

Après avoir évoqué le profil d’Yves Saint Laurent à travers La vilaine Lulu, sa vie personnelle et sa carrière, nous avons mis le doigt sur l’une de ses addictions : le sexe.1 Les défenseurs de ce type d’individu opposent inlassablement la même rhétorique, faisant référence à l’époque libertaire des années 1960 et 1970, celle de la révolution sexuelle. Une période marquée par le déclin de la morale qui engendra la montée de l’hédonisme, une philosophie basée sur la recherche constante de la jouissance. La quête du plaisir comme principe d’existence, est-ce cela l’évolution ? Le contexte des années 1960 suffit-il à légitimer des dérives telles que la pédophilie, autrement dit les relations sexuelles entre adultes et mineurs ? Que dire pour les affaires de pédophilie qui se sont déroulées postérieurement aux années du mouvement de la révolution sexuelle.

 

A la fin des années 1970, en France, l’homosexualité était encore pénalement répréhensible. Elle a été dépénalisée en 1982. En 1977, c’était l’affaire de Versailles, trois hommes emprisonnés pour « attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans », conduisant certains intellectuels à signer une pétition afin d’obtenir la libération de ces trois pédophiles, puis ils récidivèrent avec une autre pétition militant en faveur de l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle.2

 

Le monde n’a pas eu besoin d’attendre une époque particulière pour connaître l’existence de la pédophilie puisqu’elle est potentiellement en nous comme l’infini possibilité que nous avons tous en nous de créer ou détruire ce qui nous entoure. Le période grecque et le courant helléniste sont une véritable source d’inspiration et d’arguments pour les pédophiles, aussi bien dans le domaine artistique qu’intellectuel. Ces personnes déviantes qui cherchent et chercheront toujours à magnifier l’indicible horreur d’obtenir une faveur sexuelle auprès d’une personne en position de faiblesse. Et de pousser un enfant à découvrir un monde, celui de l’adulte, dont il ignorait tout jusqu’alors. Le monde post Seconde guerre mondiale a vu fleurir un certain nombre de créations :

  • Alfred Kinsey : Sexual Behavior in the Human Male, 1948.

  • René Guyon : The Ethics of Sexual Acts, mars 1948.

  • Alfred Kinsey : Sexual Behavior in the Human Female, 1953.

  • Vladimir Nabokov publiait Lolita en 1955.

  • Yves Saint Laurent La vilaine Lulu en 1967.

  • Brooke Shields, à l’âge de 10 ans elle posa nue dans Playboy en 1976, deux ans après elle apparaissait nue dans le film La Petite de Louis Malle.

  • Eva Ionesco a été une enfant poupée qui posa nue, contrainte par sa mère, elle a joué dans des films érotiques dès l’âge de 11 ans. Au même âge, elle tourna aussi dans un film de Roman Polanski, Le Locataire en 1976, sur fond de travestisme avec Roman Polanski incarnant le rôle principal de Trelkovsky. La mère d’Eva Ionesco a été reconnu coupable des faits et condamné par la justice.

  • Tom O’Caroll, pédophile et apologiste, auteur de Paedophilia : The Radical Case, 1980, contenant une partie autobiographique et un plaidoyer pour légaliser la pédophilie. Un martyr, une icône du milieu pédophile.

  • David Hamilton, le photographe, voyeur et consommateur de jeunes modèles adolescentes, s’est suicidé en 2016 à l’âge de 83 ans, après avoir pris en photos des centaines d’adolescentes nues. Et, selon le témoignage de Flavie Flamand, abusé d’un certain nombre d’elles.

Quant aux nombreuses affaires d’abus sexuels sur des enfants, elles sont pour la plupart peu développées par nos médias, évoquées oui, mais rapidement éludées. Ainsi, le lecteur ne devra pas être égaré si nous abordons le réseau Spartacus3 du pasteur John Stamford, le réseau du Paedophile Information Exchange (PIE), le scandale d’Elm Guest House,4 l’affaire de Saint-Ouen et du multi-récidiviste Jacques Dugué, à qui Libération a laissé l’opportunité de s’exprimer dans une tribune pour vanter la pratique de la sodomie avec des enfants,5 l’affaire du Coral6 qui avait jeté en pâture le nom de Jack Lang, le scandale de Kincora,7 l’affaire du CRIES dans les locaux l’UNICEF, la mort énigmatique du gendarme Jambert dans le dossier Emile Louis, la domiciliation d’Hubert Védrine chez le pédophile Glencross8 dans la commune de Saint-Léger-des-Vignes, l’assassinat du pasteur Joseph Doucé, l’affaire Toro Bravo,9 Ado 71,10 les affaires Zandvoort,11 Dutroux, Outreau, ou encore l’affaire W0nderland.12 Ces affaires de pédophilie sont majoritairement le fruit d’actes perpétrés par des hommes aux mœurs homosexuels ou bisexuels, à la recherche de jeunes garçons, car ils ont parfois eux-même vécu une expérience similaire dans leur passé. A l’énoncé de cette liste sélective s’étalant sur une période d’une quarantaine d’année, le lecteur peut se faire un avis en son âme et conscience sur la qualité de nos médias, accomplissent-ils correctement leur travail d’information et d’investigation ?

 

Les saintes écritures ont été et sont encore l’un des piliers sur lequel repose notre civilisation. Malgré les différences culturelles et de langage qui nous divise, nous avons en commun une richesse philosophique et spirituelle. Malgré cela, il a toujours existé des dissensions au sein des différentes croyances voire non croyances. Dans ce passé lointain, certains comportements étaient proscrits et durement sanctionnés comme l’impureté avant le mariage, l’infidélité pendant le mariage, le divorce ou l’homosexualité. Mais il ne faut plus s’inquiéter outre mesure puisque ces temps anciens sont éculés, aujourd’hui nous avons évolué grâce à la révolution sexuelle, le schéma d’Alfred Kinsey s’est insidieusement imposé comme un nouveau modèle de société. Aujourd’hui nous sommes libérés grâce aux divorces, aux expériences bisexuelles, homosexuelles, à l’infidélité, l’échangisme, la mode YSL du travestissement, la zoophilie, le sado-masochisme, toutes les déviances en somme. Nous sommes les héritiers d’une époque incarnée par le flower power, la philosophie des sixties, l’amour, le pacifisme fantasmé et la libération de la femme. Aux origines de la création de ce monde, il aura fallu un Dieu pour clarifier l’ordre des choses, et un homme pour tout changer : Alfred Kinsey.

 

La bible est le livre le plus lu et le plus vendu au monde. Elle a toujours été le fil d’Ariane guidant notre civilisation à travers le temps. Un autre livre, le rapport Kinsey, a pour vocation de détruire cet enseignement. Un rapport « scientifique » en deux volumes, aux sources non identifiées, produit par une équipe constituée sciemment d’individus aux profils déviants, collaborant avec des criminels pédophiles, collaborant avec des nazis, se rendant de facto complice de leurs actes. Derrière ce tableau, une ombre dissimulée, celle de la famille Rockefeller qui écrit l’histoire, celle d’un rapport rédigé par des pervers pour pervertir la société.

 

Le rapport KINSEY (1948-1953)

Nous connaissions le « père de la psychanalyse » halluciné par la cocaïne et dévoré par ses obsessions libidinales, Sigmund Freud. Voici le « père de la révolution sexuelle », Alfred Kinsey alias le docteur Sexe. Pour lui, en matière sexuelle tout est possible, rien n’est interdit. Son objectif était de rendre acceptable les pratiques sexuelles déviantes d’une minorité d’individus aux profils atypiques. Ironie du sort, les travaux reconnus de ces deux chercheurs, considérés comme des sommités dans leur domaine, se contredisent concernant la période de latence chez l’enfant. Le débat n’est pas ici de discourir pour déterminer qui est le plus pertinent entre ces deux Mister Hyde, entre Freud l’halluciné ou Kinsey le pervers, mais simplement de souligner que l’un d’eux s’est fourvoyé.

 

Le docteur Alfred Kinsey est à l’origine de la publication de deux volumes relatifs au comportement sexuel de l’être humain. A travers ses travaux le docteur Sexe fait la promotion de toutes les pratiques sexuelles existantes, considérant que la seule pratique anormale est de ne pas avoir de relations sexuelles. Finalement, par ce raisonnement, Alfred Kinsey reconnaît l’existence de deux déviances, ni plus ni moins, celles de l’abstinence et du célibat. Cela constitue une partie non négligeable de la population mondiale aujourd’hui, faut-il s’en émouvoir ?

 

Dans les travaux de Kinsey, l’approche de la sexualité est purement physiologique, pas de mise en perspective spirituelle ou psychique, l’amour n’est mentionné nul part, tout comme la dignité humaine. Le sexe et le corps sont clairement détachés de l’esprit et des émotions, ils ne sont qu’une passerelle vers le plaisir physique. Le plaisir est une forme de culte du moi car ce plaisir est l’apanage des égotistes, le plus connu d’entre eux est l’onanisme. Le pédophile n’est-il pas à la fois narcissique et égotiste quand il viole un enfant. C’est cela son plaisir purement égoïste car non partagé avec sa proie. Il ne voit pas la souffrance qu’il cause et la mauvaiseté de ses actes puisqu’il prend un plaisir orgasmique à s’emparer de cette image innocente, celle de l’enfance.

 

N‘a t-on jamais vu un adulte soumis à un enfant ? N’a t-on jamais vu un enfant violé un adulte ? Si ce cas atypique existait, il mériterait d’être évoqué, non pas pour le blâmer ou l’ériger en totem mais pour confirmer sa véracité. Tout est possible mais en tant que citoyen responsable notre rôle est de poser des limites à certain comportement, ceci dans l’intérêt commun. Une norme se définit par une majorité, une tendance autour de laquelle peut se fonder une loi. Ce n’est pas une opportunité pour ignorer les doléances d’une minorité qui doit aussi bénéficier d’ajustements en fonction de ses besoins mais sans bouleverser l’équilibre de la majorité ni sans avoir obtenu leur accord. Le modèle de sexualité présenté par le docteur Sexe est révolutionnaire. Son système est basé sur la bisexualité qui, selon lui, constituerait l’équilibre parfait pour tout être humain de 0 à 99 ans. Se faisant, il légitima l’homosexualité et poussa les personnes de même sexe à avoir des expériences sexuelles et par incidence à être infidèles. Est-il étonnant de voir la bisexualité citée comme comportement sexuel de référence alors que l’équipe de scientifiques qui a mené le rapport Kinsey était constituée d’individus choisis pour leurs pratiques sexuelles déviantes ?

 

Les travaux du docteur Kinsey ont été utilisé pour servir un objectif précis, celui de dénaturer les mœurs héritées d’une société édictée par le dogme religieux. Des usages millénaristes tels que l’amour entre un homme et une femme, la fidélité, le mariage, la procréation, la parentalité, la famille, et notre identité sont remis en cause. Depuis plus de soixante ans notre société conditionne la population à la sexualité, en banalisant et en vulgarisant tout ce qui gravite autour du sexe, la nudité, la pornographie, les relations sexuelles et toutes leurs déviances : pédophilie, sado-masochisme, échangisme, voyeurisme… Ce phénomène de conditionnement abêtit les masses, les réduisant à leurs instincts les plus primaires, les contraignant à succomber à leurs pulsions les plus viles au mépris d’un développement axé sur la créativité et la réflexion. La croissance du réseau Internet a accentué ce phénomène mais cette mouvance remonte aux années 50’s grâce au docteur Sexe.

 

Celui qui est toujours reconnu comme l’un des précurseurs de la révolution sexuelle n’avait en réalité aucune compétence dans le champ scientifique requis pour ces recherches. Alfred Kinsey avait une formation de biologiste, il était professeur en zoologie. Nous sommes très loin des domaines de la sexologie, de la psychologie ou de la sociologie. Pourtant les conclusions de son travail font toujours autorité en la matière, il est considéré comme le pionner de la révolution sexuelle. Dans sa vie personnelle il s’est marié avec sa première et unique conquête, incarnant en apparence la famille modèle américaine. Le couple Kinsey avait 4 enfants. Sa femme Clara présentait un physique quelconque voire androgyne, cheveux courts au niveau des oreilles, et elle ne portait ni boucles d’oreille ou bijoux ni maquillage.13 Durant son adolescence Alfred Kinsey se torturait physiquement les parties génitales. Il s’introduisait des objets étrangers dans l’urètre comme des pailles ou des brosses à dent. Le jeune docteur Sexe était à la fois sado-masochiste, bisexuel, voyeur, libertin et échangiste. Alfred Kinsey est décédé à l’âge de 62 ans au sommet de sa gloire. Sa mort peut avoir été consécutive à ses pratiques masochistes car il avait pour habitude de se suspendre en l’air par les testicules…

 

C‘est donc ce professeur en zoologie, et pervers sexuel, qui s’est chargé de semer les graines de la révolution sexuelle avec ses deux rapports sur les comportements sexuels humains. Les « conservateurs », les « moralisateurs », les « gauchistes », les « extrémistes », les « homophobes » estimeront qu’Alfred Kinsey était déviant alors que ses partisans le proclament au rang de visionnaire, progressiste car il a su normaliser des pratiques sexuelles minoritaires, et c’est le cœur de son travail. L’effet miroir d’une société peut refléter une image opposée à nos pratiques, nos comportements, visiblement minoritaires au sein de cette société. Mais ne faut-il pas savoir se questionner et ainsi adapter des pratiques plus conventionnelles et respectables afin d’éviter de bouleverser l’équilibre établit par la majorité ?

 

Financement via la Fondation Rockefeller : National For Sex Research (NRC)

A l’époque des travaux de Kinsey (1938-1963), l’empire Rockefeller collaborait avec le régime nazi via la Standard Oil & Co. tout en finançant la propagande afin de convaincre l’opinion publique à l’entrée en guerre des Etats-Unis. La CIA n’était pas en reste avec l’opération MK ULTRA entre les années 1950 et 1970, destinée à contrôler ou contraindre l’esprit humain à l’aide de diverses méthodes comme l’hypnose, l’utilisation de pychotropes ou de privations sensorielles. Les racines de ce projet déclassifié trouvent leur origine dans le contexte de la Seconde guerre mondiale, notamment à l’Institut Tavistock fondé à Londres en 1947 et financé par la Fondation Rockefeller. Il existe une grand statue à l’effigie de Sigmund Freud se trouvant à l’entrée de cet institut, il en a été l’un des premiers directeurs. Au-delà du sexe, l’une des choses qui a toujours fasciné les hommes de pouvoir et les intellectuels c’est le siège de notre esprit, le cerveau. Nous contrôler est leur plaisir, pour cela le sexe est un moyen très persuasif pour y arriver.

 

Alfred Kinsey a connu d’importants soutiens tout au long de ses années de recherches, à commencer par Herman B. Wells, le président de l’université de l’Indiana, l’endroit où l’équipe de Kinsey s’est installé. A partir de 1941, il recevait des subventions d’une institution du gouvernement américain, le National Research Council (NRC), elle-même alimentée par la Fondation Rockefeller.14 Un organe du NRC était en charge des questions sur la problématique sexuelle connu sous le nom de CRPS.

  1. Robert Yerkes, psychologue et eugéniste, a été le boss du CRPS jusqu’en 1947, il fut remplacé par George Corner. Une partie de ses travaux scientifiques comme ceux de Corner ont été financé par la Fondation. Robert Yerkes n’hésita pas à partager avec un enthousiasme débordant son opinion sur le travail du docteur Alfred Kinsey. Son supérieur au NRC, le docteur Lewis Weed, avait sollicité l’avis de Yerkes sur les travaux du docteur Sexe. Sa réponse fut dithyrambique, le docteur Kinsey est un « génie », il fallait « lui offrir un soutien optimal, intellectuel, moral et financier »15.

  1. George Corner, embryologiste, est reconnu comme le « père de la contraception » et un éminent soutien d’Alfred Kinsey à l’instar de Robert Yerkes. Ils ont tout deux préfacé le volume 2 du rapport Kinsey.

  2. Le docteur Alan Gregg a été responsable du pôle recherche médicale et scientifique au sein de la Fondation Rockefeller durant les années 1930 à 1951. Puis il a été vice-président de la Fondation entre 1951 et 1956. Il a été un soutien inconditionnel du docteur Kinsey comme le démontre leur correspondance.16 Il a préfacé le volume 1 des travaux du docteur Sexe, offrant un blanc seing à sa première étude publiée en 194817. Quelques semaines avant la mise en vente de ce premier volume, le docteur Gregg, confiant, partageait avec le docteur Kinsey toute son assurance quant au succès annoncé de son travail : « Cet ouvrage est une réussite et sa position dans son domaine est assurée, son importance dans les champs de la médecine, de l’éducation, de la pénologie et des relations familiales seront indiscutables ».18 Le docteur Gregg a formé William Masters qui deviendra Masters & Johnson avec sa femme, spécialiste de la sexologie. Le trio Robert Yerkes, George Corner et Alan Gregg a collaboré avec Kinsey en lui accordant une « interview sexuelle ».19

  3. Robert Morison, neurophysiologiste américain, adjoint d’Alan Gregg entre 1944 et 1951 puis son successeur à la tête du du pôle recherche médecine de la Fondation Rockefeller.20

  4. Hermann Muller, généticien américain et eugéniste, a reçu le prix nobel 1946 pour avoir découvert que les rayons X pouvaient à la fois générer et accélérer les mutations génétiques. Ses travaux ont été soutenu financièrement par la Fondation Rockefeller. En 1980, 13 ans après son décès, la banque de sperme Hermann Muller21 était créée en Californie, prévue pour stocker le sperme des lauréats du prix Nobel. Il a participé au magazine pseudo-scientifique Sexology à l’instar du juriste pédophile français René Guyon.22 Ce dernier est l’auteur d’un « traité sur l’éthique sexuelle » en plusieurs volumes, publié dans les années 1930 et préfacé par le docteur Henry Benjamin, en relation avec le docteur Sexe.

  5. Harry Benjamin, pro-pédophile,23 endocrinologue américano-allemand et précurseur dans le domaine du transsexualisme. Il a lui aussi publié dans la revue américaine Sexology qui a été l’un des nombreux vecteurs contribuant à populariser la philosophie kinseyiste. Harry Benjamin et Hermann Muller appartenaient tout deux au mouvement eugénique, c’est-à-dire la manipulation du génome humain et à terme le clonage. Le docteur Benjamin a créé le concept du S.O.S, une classification de l’orientation sexuelle, en se basant sur le phénomène transgenre.24 Enfin, le docteur Benjamin a été en relation avec Georges Burou alias docteur Frankenstein, l’un des pionner des opérations de ré-attribution sexuelle.

     

     

Ainsi le docteur Kinsey décrit à travers ces quelques lignes, n’ayant aucune réelle connaissance dans le domaine de la sexologie, a pu s’installer au sein de l’Université de l’Indiana pour y effectuer ses recherches avec la création de l’Institute for Sex Research (ISR) au mois d’avril 1947.25 L‘ISR a été rebaptisé l’« Institut Kinsey pour la recherche sur la sexualité, le genre et la reproduction » en 1981. Le financement de cette « révolution sexuelle » provenait de la fondation Rockefeller. Cette richissime famille américaine, indissociable des Etats-Unis, à l’instar des Rothschild en Grande-Bretagne. Grâce au soutien financier de la Fondation Rockefeller, Alfred Kinsey a pu engager trois collaborateurs, sélectionnés pour leurs accointances sexuelles26 et leur sensibilité à l’égard de l’échangisme ou de l’homosexualité entre autre chose :

  • Clyde Martin, il a entretenu des relations sexuelles avec Alfred Kinsey. Il se maria en 1942 dans le jardin du domicile de son employeur. Prétendument statisticien, il n’en était rien.27

  • Wardell Pomeroy, formation psychologue, auteur d’une biographie sur Kinsey intitulé Kinsey and The Institute for Sex Research en 1972. Il a également été amant du docteur Sexe.28

  • Paul Gebhard, approchant la trentaine comme les deux autres, il était incompétent dans le domaine de la sexologie mais coopérant pour procéder aux « interviews sexuelles » à l’instar de Martin et Pomeroy.

Vincent Nowlis, un proche de Robert Yerkes, a été engagé par piston. Cependant il démissionna après avoir refusé de se soumettre à des expériences homosexuelles entre collègues.29 Ces relations sexuelles étaient encouragées par le docteur Kinsey et parfois même filmées. Le docteur Sexe était-il scientifique, pornographe ou proxénète, telle est la question ?

 

Ajoutons à cela que la promotion du rapport Kinsey a été indécente pour des travaux scientifiques. Quatre ouvrages pro-kinsey ont été publié la même année que la sortie du premier volume sur le comportement sexuel de l’homme en janvier 1948. De nombreuses invitations ont été lancées aux journalistes peu avant la parution du premier volume afin de faire placarder dans les journaux du docteur Sexe et du sexe.30 Albert Deutsch était à l’origine du lancement d’une promotion obscène à l’égard du premier volume du rapport Kinsey, ceci avant même sa publication en janvier 1948, à travers un article d’Harper’s Magazine datant du mois de décembre 1947.31 Puis, dans la foulée du rapport Kinsey, il publiait son livre portant le même titre que l’article paru dans Harper’s Magazine. Dans les années 1950 Albert Deutsch s’était enorgueilli de savoir que l’université de Yale avait intégré à son classement des plus grands classiques de tous les temps, le premier volume du rapport Kinsey, à la 191ème place. Il avait été aussi désigné parmi les 15 livres les plus importants écrits par un américain.32 Faut-il y voir une faiblesse des Etats-Unis dans le domaine de la littérature pour trouver dans un classement tel que celui-ci un rapport scientifique biaisé sur le comportement sexuel des déviants ? Ou faut-il simplement y voir l’omnipotence de la griffe Rockefeller citée en référence par le docteur Kinsey puisque ses travaux ont été soutenu et financé par la Fondation? Trois autres ouvrages ont chanté les louanges de la science kinseyiste en 1948 :

  • The Ethics of Sexual Acts, mars 1948, de René Guyon, une mise à jour de la version de 1938 grâce au premier volume du rapport Kinsey qui lui a été personnellement expédié.

  • About the Kinsey Report, mai 1948.

  • American Sexual Behavior and the Kinsey Report, juillet 1948.

Après 50 ans, la côte de la bible sexuelle du docteur Sexe est nettement redescendue. Selon un classement de l’Intercollegiate Studies Institute établit en 1999, le premier volume était classé à la 3ème place des livres les plus mauvais du siècle. Dans ce top 50 nous retrouvons aussi Havelock Ellis à la 15ème position et Margaret Sanger à la 41ème place.33

La maison d’éditions W. B. Saunders Company, spécialisée dans le domaine scientifique, a publié les travaux de Kinsey au mois de janvier 1948. Contrairement au récit de Wardell Pomeroy, ce n’est pas en 1944 qu’un accord fut trouvé mais au mois de mai 1947.34 Les soutiens indéfectibles de la Rockefeller Foundation, d’un certain nombre de scientifiques majeurs de l’époque et d’une maison d’éditions réputée, ont octroyé un crédit sans pareille aux travaux du docteur Sexe auprès de l’opinion publique. Les critiques antérieures n’ont été pourtant ni dissimulées ni modérées à l’égard de la méthodologie du rapport Kinsey, simplement étouffés et compensées par une promotion tout azimut. Ceci est autre une preuve de la supercherie kinseyiste car des travaux scientifiques n’ont jamais nécessité d’être médiatisé pour être reconnus et appliqués en dehors du cercle de la communauté scientifique.

 

La méthode scientifique, les statistiques

L‘analyse du rapport Kinsey par Judith Reisman démontre une nouvelle fois que les statistiques du rapport Kinsey étaient basées sur un échantillonnage douteux car non représentatif de l’américain moyen. L’échantillonnage était constitué par des prostituées et des prisonniers incluant des criminels sexuels. A titre d’exemple, l’échantillonnage utilisé pour déterminer le comportement sexuel de l’homme était composé à 25% de criminels ou ex-criminels.35 Le docteur Kinsey cherchait-il honnêtement à produire un travail scientifique rigoureux basé sur des éléments tangibles ? Ou désirait-il simplement imposer sa vision personnelle de la sexualité qui présentait les déviances sexuelles comme étant des pratiques normales et courantes ? En partant de ce postulat, tout laisse à penser que c’était l’objectif puisque l’échantillonnage était biaisé, servant uniquement d’arguments pour justifier la doctrine kinseyiste.

 

Une certitude demeure, pour que les recommandations ou les conclusions d’une telle démarche scientifique puisse être considérées comme valables, il aurait fallu préalablement établir le profil de l’américain moyen. Il aura également fallu définir l’homosexualité ou la normalité, cela n’a pas été fait non plus. A l’évidence, les comportements sexuels d’une prostituée ou d’un prisonnier diffèrent de celui du citoyen lambda. La profusion et la variété des rencontres d’une prostituée sont autant d’expériences sexuelles diverses et variées, mais est-ce représentatif de la sexualité de l’américain moyen ? Les relations homosexuelles sont logiquement plus nombreuses dans l’univers carcéral du fait de la non mixité des détenus. Or la population carcérale américaine représente en réalité moins de 1% de la population totale, soit à peine un américain sur 100. Cela signifie que dans le monde rêvé par le docteur Kinsey, il existerait plus de chance de croiser un criminel que dans le monde des hétérosexuels moralisateurs et inhibés qui enferment les délinquants sexuels.36 Kinsey et consorts ont prétendu disséquer le comportement sexuel de l’Homme à travers une portion limitée de l’humanité, nommément les américains, et parmi elle une infime partie de cette variété.37 Ceci n’est pas de la science mais du scientisme destiné à de la propagande.

 

Sur les 18.000 personnes interviewées l’équipe de Kinsey a réalisé une présélection, laissant 75% de l’échantillonnage sur la touche. Cette sélection implique des raisons précises qui ne sont pas justifiées dans les deux volumes du rapport.38 Est-ce que ces 75% correspondent à des profils sexuels conventionnels et par incidence non exploitables dans l’optique kinseyiste ? Le chiffre annoncé par le docteur Kinsey concernant le pourcentage d’homosexuel présent dans la population américaine est de 10%39 contre 1% selon Judith Reisman.40 Cela peut s’expliquer par deux raisons, le choix de l’échantillonnage et la manière dont a été interprété la notion d’homosexualité. Avoir eu une simple expérience homosexuelle, à l’adolescence par exemple, ne signifie pas être homosexuel de manière définitive. Or les comportements déviants se produisant une fois sont présentés par le docteur Kinsey comme se reproduisant tout au long de l’existence. Une vingtaine d’années après l’excellent travail de contre analyse du professeur Reisman, les chiffres semblent toujours lui donner raison alors même que nous vivons dans une société décomplexée sur la question de la sexualité. Aujourd’hui, il n’existe plus aucune raison pour qu’une personne ne se cache encore derrière un masque. La population homosexuelle est restée stable, oscillant de 1% à 4% selon les sources.

 

Enfin un point de détail concernant les 18.000 interviews qui consistaient à rapporter les expériences sexuelles de sujets volontaires. Un simple souvenir pouvait-il sembler scientifiquement suffisant pour tirer des conclusions ? A moins qu’un procédé différent eut été employé, [mise en scène, scénario et action, parfois filmé], cette méthode serait plus cohérente pour être en capacité de raconter une anecdote sexuelle avec des détails précis comme la description d’une scène et sa durée ! Ces interviews constituent le corps des travaux du docteur Kinsey et l’héritage de notre éducation sexuelle.

 

Affaire Maslow

En 1942 le psychologue humaniste américain Abraham Maslow remettait en cause la méthodologie du docteur Kinsey. Cette saillie fut publiée en 1952 et a étrangement disparu de la littérature relative à la sexualité de l’Homme.41 Selon Judith Reisman c’est un autre exemple de « malhonnêteté dans un projet scientifique majeur » et c’est la « démonstration d’un manque d’intégrité professionnelle » du docteur Kinsey. Le principe du biais de sélection induits par le volontariat est dénoncé par Abraham Maslow, démontrant que les échantillons du docteur Sexe n’étaient pas représentatifs de la population nord américaine. Les données recueillies et publiées dans les deux volumes du rapport Kinsey ne concernaient que les volontaires ayant accepté de répondre à des questions sur la sexualité. Or ce volontarisme suppose que le sujet aurait vécu plus d’expériences sexuelles non conventionnelles, conséquence de sa propension à l’exubérance, contrairement aux profils plus inhibés des personnes choisies aléatoirement.42 Sur ce principe découle la logique du biais volontaire selon laquelle nous déduisons qu’un volontaire participant à une telle démarche a de fortes chances d’avoir une histoire peu ordinaire à raconter. C’est pourquoi Abraham Maslow a proposé une mise en situation dont l’objectif était de confirmer ou d’infirmer sa théorie.43 Il proposa à Alfred Kinsey de faire un test avec ses propres étudiants. La conclusion était sans appel, les travaux de Kinsey reposaient sur un biais de volontariat rendant caduques l’exploitation de ces statistiques.

 

Et puis… :

« Ne seriez-vous pas volontaire pour n’importe quelle expérience de ce type si vous aviez carte blanche et de l’argent de la Fondation Rockefeller en échange ? »

 

Mais Abraham Maslow était loin d’être un cas isolé puisque de nombreux autres personnes ont critiqué l’approche scientifique du docteur Kinsey. Peu après la sortie du premier volume du rapport Kinsey en 1948, dans une lettre adressée à la Fondation Rockefeller, le docteur Lawrence Kubie a rappelé que ce n’était pas à la science de déterminer ce qui est normal ou ne l’est pas. D’autant plus que jamais le docteur Sexe n’a énoncé une définition de la normalité. Si nous constatons que 90% de la population a les dents cariés, nous ne pouvons pas en déduire qu’il est normal d’avoir les dents cariés.44 Une autre critique était signée par le professeur Gilbert E. Doan à la tête du département Métallurgie à l’université de Lehigh à Philadelphie, et adressée au président de la fondation Rockefeller Raymond Fosdick. Prenant la mesure du personnage, Gilbert Doan a rappelé que « les préjugés proprement animalier » du docteur Kinsey orientaient « l’interprétation des statistiques en tout point ». Il n’a pas précisé que la manière d’obtenir ces statistiques étaient elles aussi biaisées. Il concluait cyniquement sa lettre en soulignant que ce « genre de préjugés peuvent détruire une société, plutôt que la construire solidement comme le désire très certainement Mr. Rockefeller ».45 Une dernière critique, toujours par voie interne hors du champ des médias, venait de l’éminent mathématicien Warren Weaver, membre de la Fondation Rockefeller en charge du pôle Sciences naturelles. Un document de 12 pages adressé au président de la Fondation pour demander l’arrêt du financement du projet Kinsey.46 Nous étions alors en 1951 mais rien n’y fit changer. Enfin, en 1954, plusieurs membres de l’Association américaine de statistique (ASA) ont publié le rapport Statistical Problems of the Kinsey Report confirmant les précédentes observations et dénonçant à nouveau cette fraude scientifique.47

 

Critiques des rapports Kinsey par Judith Reisman

Pendant quarante ans, aucune autre équipe de scientifiques n’a été constitué pour faire une contre-expertise du travail de Kinsey voire démarrer une nouvelle étude complète sur le sujet des comportements sexuels humains. Les recherches du docteur Sexe font toujours autorité même si elles sont de plus en plus controversées. Durant les années 1980, une femme spécialiste des médias s’est penchée sur les travaux du docteur Kinsey. L’activité professionnelle de Judith Reisman était d’analyser l’impact des médias sur la santé et le comportement de nos enfants, et par corrélation l’influence de la philosophie kinseyiste sur les générations postérieures au rapport Kinsey. C’est pourquoi, l’année suivante, elle était mandatée par le département de la Justice américain, via l’Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention, afin d’établir un rapport sur l’influence de la pornographie et de la violence contenues dans les magazines Playboy, Penthouse et Hustler de 1954 à 1984.

 

Concernant le docteur Sexe, Judith Reisman est arrivée à la conclusion que les deux rapports, devenus des best-sellers, étaient faux, mensongers voire malveillants car destinés à présenter les américains comme des pervers sexuels. L’objectif de Kinsey et de la Fondation Rockefeller était de bouleverser les mœurs et la morale de l’époque car elles étaient la racine du problème. Selon Kinsey ces valeurs humaines inhiberaient la vraie nature sexuelle et animale de l’espèce humaine. L’environnement, la culture, et l’éducation seraient autant de paramètres qui contribuent à culpabiliser l’homme dans ses pratiques ou sa relation à l’autre. Le « modèle hétérosexuel » qui s’est imposé à l’Homme, de par sa nature intrinsèque, est considéré comme anormal par l’équipe de Kinsey.

 

La professeure Judith Reisman a dénoncé le rapport Kinsey comme étant une fraude intellectuelle portant des conclusions en faveur de la légitimation de tous les comportements sexuels minoritaires. Le prétendu statisticien présenté par Kinsey, Frank Edmonson, était en réalité astronome, utile pour atteindre le septième ciel mais insuffisant pour prétendre dresser des statistiques.48 De plus, la méthodologie employée n’a aucune rigueur scientifique comme l’a déjà démontré Abraham Maslow. Le docteur Sexe a été l’homme sandwich, la figure d’une opération massive de propagande, en somme du grand marketing déguisé en travaux scientifiques. Mais ce n’était pas tout, étudier le comportement sexuel de l’Homme impliquait pour Alfred Kinsey d’aller encore plus loin en consacrant une partie de ses recherches à la sexualité infantile. C’est ce chapitre précis qui poussa Judith Reisman à franchir le rubicond en s’attaquant aux travaux du père de la révolution sexuelle. Elle a écrit plusieurs livres pour dénoncer les deux volumes du rapport Kinsey et évoquer plus généralement la vie du docteur Sexe.

 

Alfred Kinsey et sa relation à la pédophilie

Notre corps est naturellement constitué par un patrimoine génétique et une multitude de cellules gigotantes. A la naissance, nous pouvons être une fille ou un garçon, aucune autre option possible. La femme peut donner la vie, l’homme en est incapable, voici une différence majeure qui ne doit pas être occultée. L’égalité ne pourra jamais existé entre la femme et l’homme. Ils sont complémentaires et c’est bien pour cela qu’ils s’assemblent par le coït afin d’avoir des enfants. De manière intrinsèque, il apparaît logique que la société soit bâtie autour de la famille puisque pour survivre l’espèce humaine doit se reproduire. Les kinseyistes proposent de changer ce modèle.

 

Jusqu’alors l’humanité a survécu pendant plus de deux millénaires malgré de nombreux conflits, des épidémies et des catastrophes naturelles, ceci sans que les parents n’aient réellement ressenti le besoin d’enseigner la sexualité comme une religion à leurs enfants. Depuis, une poignée d’homosexuels, soucieux du devenir de l’humanité, se sont penchés sur la question de l’éducation sexuelle de nos petites progénitures. Grâce à eux notre avenir semble assuré, l’objectif est d’enseigner la théorie du genre à chaque citoyen du monde afin de permettre l’épanouissement de chaque individu. C’est pourquoi l’inénarrable docteur Sexe a voulu démontré qu‘un bébé était orgasmique dès la naissance. L’objectif du docteur était de vendre l’idée selon laquelle un nourrisson ressent du plaisir sexuel alors pourquoi faudrait-il l’en priver ? La seule chose qu’a pu déterminer le docteur Kinsey c’est qu’un enfant de 5 mois peut manifester physiquement un orgasme mais ressent-il du plaisir ? Personne n’est capable de le présupposer à la place de l’enfant. Un dernier détail, physiologiquement l’éjaculation a toujours été le marqueur de l’orgasme, du moins chez l’homme, alors comment Alfred Kinsey a t-il pu considérer qu’un enfant prépubère puisse avoir un « orgasme » ?

 

Au mois de février 1981, Judith Reisman adressa une lettre au Kinsey Institute, à l’attention du docteur John Gagnon, pour éclaircir certains points du rapport Kinsey concernant les expérimentations avec les enfants. Un mois plus tard, la réponse est venue de l’un des quatre co-auteurs du volume 2 du rapport Kinsey. Il était alors directeur du Kinsey Institute. Il s’agit du docteur Paul Gebhard.49 Sa réponse fut évasive, éludant les principales questions de Judith Reisman, mais elle s’appuya sur cet échange lors d’une intervention au Vème Congrès mondial de la sexologie qui se déroula à Jérusalem en 1981.50 C’était le début d’un combat pour démystifier Kinsey et dénoncer son héritage grâce aux tableaux 30 à 34 relatifs au comportement sexuel de l’enfant.

 

Les tableaux 30 à 34 figurant dans le volume 1 du rapport Kinsey compulsent des données sur l’âge des enfants, la durée nécessaire pour atteindre l’orgasme et leur quantité.51 Aucune information n’est disponible sur l’identité des enfants ou leur parent. Il n’est pas impossible qu’une quantité importante d’entre eux puissent provenir des camps de concentration nazis. Le pédophile nazi Friedrich von Balluseck a profité de ce contexte et de sa position pour perpétrer ses horribles crimes envers les enfants. Avec ces tableaux, nous apprenons que les orgasmes étaient chronométrés, comptés, et que, parfois, certains enfants n’arrivaient pas à atteindre la réaction escomptée par ces « scientifiques ». Ces tableaux démontrent qu’une partie des travaux du docteur Kinsey concernait la pédophilie.

 

En effet les données des tableaux 30 à 34 ont été fourni par des pédophiles, l’un d’entre eux a commis 800 agressions sexuelles sur des enfants. Ces données collectées auprès de criminels sexuels ont permis à l’équipe de Kinsey de produire plusieurs tableaux récapitulatifs comme énoncés ci-dessus. Chacun de ces chiffres rappellent que des enfants anonymes ont été victimes de maltraitance infantile et de barbarie humaine. Le tableau 31 évoque un échantillon de 317 enfants âgé de 2 mois à 15 ans.52 Le tableau 32 récapitule le temps mis par les enfants pour atteindre l’orgasme sur une échelle démarrant à 10 secondes jusqu’à atteindre plus de 10 minutes.53

 

Ayant lui-même constaté qu’il n’y avait pas d’éjaculation chez l’enfant prépubère, comment Alfred Kinsey reconnaissait-il et définissait-il l’orgasme ? Et quelles techniques ont été utilisé pour déclencher l’orgasme chez l’enfant ?

 

Selon le docteur Kinsey, l’orgasme chez l’enfant se manifestait parfois jusqu’à l’« évanouissement », par des cris, des halètements et divers mouvements du corps, incluant des gestes désespérés pour repousser les assauts du « partenaire ».54 Judith Reisman explique que des techniques « orales et manuelles » ont été utilisé pour provoquer un orgasme chez l’enfant. Les techniques officiellement employées ont été les suivantes : l’enfant se masturbe seul, un enfant pratique des jeux sexuels avec un autre enfant, et un adulte en relation avec un enfant. La reconnaissance de l’usage de certaines techniques laisse à penser que les témoignages recueillis auprès des volontaires n’étaient pas que de simples souvenirs. Ils étaient pour certains d’entre eux la réalité scénarisée par ces scientifiques du sexe.

 

Le tableau 34 établit le potentiel sexuel des enfants, l’un d’entre eux, âgé de 4 ans, a eu 26 orgasmes en étant stimulé pendant 24 heures. Cette notion de simple orgasme étudié chez un enfant est déjà indigente. Mais celle décrite ici nous évoque de multiples orgasmes, ajoutant un degré supplémentaire de perversité et de sadisme à ces expérimentations sordides. Serait-il moralisateur de parler de torture, de maltraitance infantile, et de pédophilie quand on force un enfant nu à entreprendre une activité sexuelle avec ou sans son consentement ? Et que dire de ces « scientifiques » ? Faut-il les juger ou reconnaître leurs travaux même s’ils n’ont aucune base scientifique ?

 

Un stimuli exercé sur un homme ou une femme va provoquer une réaction physique de plaisir ou de déplaisir, pourquoi en aurait-il été autrement pour un enfant ? Un bébé ne pleure t-il pas s’il reçoit une fessée, n’est-il pas sensible aux chatouilles, au son ou à la lumière ? Il eut été préférable de chercher à protéger ces vies innocentes, en position d’extrême faiblesse, au lieu de les étudier comme de vulgaires rats nus de laboratoire. Mais c’était l’époque des expérimentations sur l’être humain, celle où tout était permis, grâce au nazisme et à la Seconde guerre mondiale.

 

Qui a fourni le consentement pour de telles expériences sur des enfants ? D’où provenaient ces enfants ? Que sont-ils devenus ?

 

Autant de questions sans réponses mais le témoignage d’« Esther White » nous apporte quelques éclaircissements. Dès l’âge de 4 ans jusqu’à l’âge de 12 ans elle a été victime d’inceste de la part de son père et de son grand-père entre 1938 et 1946. Elle se souvient avoir vu son père la chronométrer puis lui demander de faire des commentaires sur ce qu’elle avait ressenti. Ceci ressemble fort aux prérogatives du docteur Kinsey. Elle se rappelle également avoir été filmée, à au moins une reprise, et avoir vu son père prendre des notes sur une feuille qu’il glissa ensuite dans une enveloppe.55 Elle affirme même avoir rencontré, accompagnée par son père, le docteur Kinsey et Wardell Pomeroy. Quelques années après ces événements, le père d’Esther lui offrait en cadeau le rapport Kinsey. Il lui déclara que ce bouquin allait « révolutionner la manière dont le monde percevrait la sexualité dans le futur ». Ce fut la mère d’Esther qui mit fin au calvaire de sa fille. En 1998, alors âgée de 83 ans, Esther témoigna dans un documentaire télévisé intitulé Kinsey’s Paedophiles diffusé par la télévision britannique afin de partager son histoire avec le public. Dans ce reportage nous pouvons entendre l’intervention d’un proche collaborateur de Kinsey, le psychologue Clarence Tripp. Lui aussi avait été choisi non pas pour ses compétences professionnelles mais pour ses préférences sexuelles. Clarence Tripp était homosexuel et zoophile.56

Outre Esther White, nous avons un autre témoignage énigmatique, celui de Donna Friess, née en 1943, qui nous détaille comment son père a instrumentalisé le rapport Kinsey pour justifier ses conduites incestueuses. Il a abusé sexuellement de ses trois filles, Donna, Jackie, « Deirdre », et de la fille de Deirdre. Les abus sexuels avaient débuté fin des années 1940 et n’ont fait que s’accentuer voire se multiplier. Donna Friess est l’auteur d’un livre autobiographique intitulé Cry the Darkness: One Woman’s Triumph over the Tragedy of Incest publié en 1993. Raymond W. Lewis Jr., le père, a été condamné en 1991 à la peine maximale de douze ans de prison.57 Sa peine avait finalement été réduite à 6 ans. Il est mort juste avant sa sortie au mois d’août 1997. Une autre victime s’était manifestée, une amie d’enfance de Deirdre, mais comme pour Donna et Jackie, les faits étaient prescrits par la loi. Finalement le pervers Robert Lewis Jr aurait causé au minimum 8 victimes depuis la fin des années 1940. Il est impossible de déterminer s’il était en contact avec Alfred Kinsey mais il a été sous l’influence des travaux du docteur Sexe.

 

Raymond Lewis Jr était infidèle, il imposa sa vie de libertin à sa femme. Bientôt, il eut une aventure avec une fille de 18 ans qui travaillait pour son père, et le voilà père pour la troisième fois, Deirdre. Ces deux autres filles étaient agées de 7 et 8 ans et le couple résista. Le divorce intervint en 1958 et les filles resteront vivre avec leur père. Chacune des trois filles avaient reçu des mains de leur père une copie du rapport Kinsey en guise de bible ou de livre de chevet. Donna Friess a été contrainte par son père d’offrir le rapport Kinsey à son petit ami, devenu son mari par la suite, alors qu’elle était encore au lycée. Il leur prodigua une éducation calquée sur la doctrine kinseyiste. Une approche éducative qui n’a visiblement pas été bien acceptée par les enfants de Raymond Lewis Jr. Pour tenter de convaincre ses filles du bien fondé de ses comportements déviants, en plus du rapport kinsey, il leur contait des histoires au sujet de la culture des populations tribales vivant dans les îles du sud pacifique. Des histoires qui evoquaient l’enseignement « des pratiques sexuelles aux jeunes filles pour faire d’elles de meilleures épouses ». Enfin il les emmenait régulièrement visiter le musée d’histoire naturelle ou à La Brea Tar Pits, un gisement de fossiles situé en plein centre de Los Angeles. Cela ne nous ramène t-il pas à l’animal et à l’univers des théories basiques du zoologiste Kinsey qui perçoit le sexe comme une réponse à un stimuli physique ?58

 

La relation de l’équipe de Kinsey à la pédophilie est étayée par divers arguments notamment plusieurs correspondances entre Alfred Kinsey et un nazi pédophile dénommé Friedrich « Fritz » von Balluseck.59 Le 19 mai 1957, à Berlin, il a été condamné pour le compte de 33 chefs d’inculpation concernant des agressions sexuelles sur des mineurs. Il fut condamné à six années de prison pour ces abus sexuels. Fritz von Balluseck serait à l’origine d’une centaine de victimes, dont sa propre fille, entre 1927 et 1957.60 C’était sans précédent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, théâtre des pires déchaînements de barbarie et de folie humaines. De plus, Fritz von Balluseck avait inscrit le moindre détail de ses 100 crimes sur quatre agendas dont Alfred Kinsey avait été le récipiendaire. Le juge Berger en charge de l’affaire Balluseck n’a pas su dissimuler son écœurement et sa colère face à tant de perversité : « Ce n’est pas humain ! »61.

Juge Berger : « J’ai eu la sensation que vous vous en preniez aux enfants afin d’impressionner Kinsey et lui transmettre du matériel ».

Balluseck : « Kinsey lui-même m’a demandé de le faire ».62

Sur le cas du défunt Kinsey, le juge Heirinch Berger s’est exprimé en ces termes : « Au lieu de répondre aux lettres sordides de Mister von Balluseck, l’étrange savant américain aurait dû s’assurer qu’il soit placé derrière les barreaux ».63 Selon Paul Gebhard, l’université de l’Indiana ainsi que son président Herman Wells, étaient au courant de la collaboration entre Kinsey et le nazi pédophile Balluseck. Alfred Kinsey avait notamment refusé de fournir des indications au FBI pour permettre l’arrestation de Balluseck alors qu’il assistait à ses crimes par procuration voire les encourageait.64

 

Ce n’est pas tout puisque l’équipe de Kinsey et leur réseau de pervers sexuels avaient déniché un spécimen encore plus abject que Fritz von Balluseck. Bon nombre d’informations du volume 1 du rapport Kinsey, relatives à la sexualité infantile, proviennent du dénommé « Mr. X » alias Rex King.65 Nous connaissons peu de chose sur Rex King, un pédophile à l’origine de 800 victimes, il aurait été géomètre pour le gouvernement fédéral dans l’état de l’Arizona.66 Tout ce que nous savons c’est que Rex King avait des relations sexuelles avec des hommes, des femmes, des adolescents, des bébés ou encore des animaux. Il était le client idéal pour le docteur Kinsey, faute d’avoir réussi à obtenir les confessions d’Aleister Crowley.67

 

Business & héritage

Les matériaux rassemblés par le docteur Kinsey sont une mine d’or d’un point de vue universitaire, de nombreux documents incluant des multiples correspondances, des photos ou des films, et de la littérature principalement en relation avec le sexe. La majeure partie de l’histoire de la révolution sexuelle a été archivé au Kinsey Institute. Grâce aux travaux du docteur Kinsey, l’industrie du sexe s’est imposé dans le business comme un marché extrêmement lucratif à travers la pornographie. Les premières pratiques chirurgicales de ré-attribution sexuelle se déroulent dans les années 1950.68 Cette intervention médicale est à considérer comme une opération de chirurgie esthétique car le corps du patient est tout à fait fonctionnel. Parallèlement le mouvement LGBT se développait autour de multiples associations comme la Mattachine Society d’Harry Hay, et son émanation féminine à New-York les Daughters of Bilitis (DOB) de Barbara Gittings,69 et des manifestations annuelles comme la Gay Pride depuis 1970.

 

La libération de la femme a permis la scolarisation d’un nombre plus conséquent d’enfants, à un âge plus précoce, ouvrant la porte au conditionnement de notre jeunesse à travers l’éducation nationale, et par incidence, à une initiation à l’éducation sexuelle comme préconisée par Alfred Kinsey.70 La contraception et la pilule ont également permis de libérer sexuellement la femme en lui offrant l’opportunité de multiplier les aventures sans avoir la hantise de tomber enceinte et sans avoir à assumer une quelconque responsabilité avec son partenaire.

 

La pilule est arrivée sur le marché avec le laboratoire américain G.D. Searle71 en 1960. Margaret Sanger a été l’eugéniste la plus influente pour la mise en place d’un moyen de contraception féminin. L’idée de contrôler les naissances était séduisante. Dès les années 1920 ces recherches ont été financé par John D. Rockefeller et sa famille. Avant cela, en 1914, Margaret Sanger avait fait la rencontre d’Ellis Havelock à Londres, peu après ils eurent une courte aventure puis Ellis Havelock devenait le mentor de Margaret Sanger, la face cachée de la pilule contraceptive.72 L’histoire d’Ellis Havelock est celle d’un psychologue britannique considéré comme un pionner de la sexologie. En 1891, à l’âge de 32 ans, il se maria alors qu’il était toujours puceau avec une femme qui était ouvertement lesbienne. A l’âge de 70 ans il aurait découvert un intérêt prononcé pour l’urologie.

 

D‘un point de vue législatif les répercussions des recommandations du rapport Kinsey sur la société américaine sont tout à fait réelles. Il normalisa tous les comportements sexuels sans jamais dénoncer leurs possibles implications dans un comportement délictueux ou criminel, une conduite addictive ou des incidences psychologiques. Le législateur américain a libéralisé l’obscénité et la sodomie en se fondant sur les théories de Kinsey. Il avait aussi ouvert la porte à l’importation de produits interdits par la loi américaine de 1930, étant jusqu’alors défini comme « obscène ».73 Alfred Kinsey avait également proposé d’alléger les peines de prison des délinquants sexuels ou de privilégier la liberté conditionnelle car il avait identifié que « 95% des hommes américains s’étaient engagés dans une pratiques sexuelle punit par la loi américaine ».74 L’obscénité est tout d’abord devenue une science du sexe puis un art vendeur et finalement une école à travers l’éducation sexuelle. Le code pénal américain a été remodelé au fil des années, en s’appuyant sur la production d’un document de l’American Law Institute (ALI) en 1962, pour se conformer aux recommandations du rapport Kinsey.75 Dans les années 1950, ALI a reçu un soutien financier de la Rockefeller Foundation.76 En 1961 l’état de l’Illinois devint le premier Etat américain a dépénalisé la sodomie en suivant les recommandations de l’ALI.77En libéralisant le sexe ce fut la naissance et l’exploitation de l’industrie du sexe dont une importante source d’inspiration doit certainement provenir du matériel rassemblé par l’équipe du docteur Sexe et qui était stocké au Kinsey Institute à l’université de l’Indiana. Une source d’inspiration lubrique sans limite notamment pour les pédophiles.

 

Et n’oublions pas que les criminels sexuels ont été la première et unique source d’informations pour les données relatives à la sexualité infantile, ne fallait-il pas les remercier pour leur participation ? Alfred Kinsey a collaboré avec des pédophiles pour obtenir des statistiques ainsi que le récit de leurs « expériences sexuelles » afin de théoriser sur le fait qu’un nourrisson est en capacité de ressentir un orgasme. Cela signifie que Kinsey et ses collaborateurs ont été au minimum complice d’actes à caractère pédophiles et portant atteinte à l’intégrité physique et psychique de plusieurs enfants. Cette complicité avec les pédophiles est devenue officielle après avoir refusé de collaborer avec le FBI pour l’arrestation de l’un d’entre eux.78

 

En 1956, la psychologue Evelyne Hooker publiait un article retraçant une expérience sur la base de tests psychométriques, confrontant des personnes hétérosexuelles et homosexuelles. En conclusion, les homosexuels assumés s’intègrent dans la société de la même manière que les hétérosexuels (assumés ou pas, non précisé). Elle utilisa trois méthodes différentes, toutes conçues sur le même principe ; des images sont exposées au sujet qui s’exprime à travers son ressenti ou son imaginaire. Il s’agissait du Test de Rorschach, dont la validité n’a jamais été démontré, et dans la même catégorie le Thematic Apperception Test et le Make-a-Picture-Story test (MAPS test). Les conclusions sont prévisibles, elles s’inscrivent dans la droite ligne du visionnaire Kinsey, aucune différence entre le sujet homosexuel ou hétérosexuel n’ont été relevé à travers ces tests d’imagerie.

Evelyne Hooker participa à l’écriture d’un chapitre entier de Sexual Inversion écrit par le docteur Judd Marmor en 1965. Ce dernier est devenu président de l’American Psychiatric Association (APA) en 1975, peu après la requalification du diagnostic de l’homosexualité intervenu dans le DSM-III.79 Cette décision est arrivée après un long travail de lobbying initié par le docteur Sexe et ponctué par un dernier rapport produit par le National Institute of Mental Health (NIMH) en 1972. Les recherches de Hooker durant les années 1950 avaient été subventionnées par le NIMH. Le NIMH est rattaché au département de la Santé américain. En 1972 le groupe de travail du NIMH sur l’homosexualité avait pour présidente Evelyne Hooker et des experts comme Paul Gebhard, Judd Marmor, John Money et d’autres partisans de la cause kinseyiste. Ce rapport de 79 pages contient de multiples citations ou références reprenant les travaux du docteur Kinsey dont 46 occurrences du nom « Kinsey ». Ce groupe de travail a tracé les sillons de la modification du DSM-III.

 

Harry Hay est l’un des fondateurs de la Mattachine Society, un lobby gay, et un soutien des travaux d’Evelyne Hooker.80 A sa demande, il recruta des volontaires homosexuels « affirmés » afin de réaliser une étude comparative sur l’hétérosexualité et l’homosexualité. Harry Hay est considéré comme le « père de la libération gay », il a aussi apporté son soutien à la North American Man/Boy Love Association (NAMBLA) créée en 1978. La NAMBLA était un lobby pro-pédophile. La Mattachine Society a largement contribué à influencer l’APA dans sa décision de retirer l’homosexualité des pathologies liées aux troubles mentaux alors qu’elle y figurait depuis la première édition de 1952. Vingt ans après, la somme Kinsey + Hooker + Masters and Johnson + lobby gay + mouvement anti-psychiatrique avait permis d’obtenir ce résultat.81

 

Par un vote, au mois de décembre 1973, les spécialistes de l’Association américaine de psychiatrie (APA) ont décidé de requalifier l’homosexualité dans le manuel diagnostique et statistique répertoriant les troubles mentaux.82  La décision de « retirer » l’homosexualité du manuel de diagnostique fut ensuite maintenue par un second vote remporté à une majorité de 58% parmi 10,000 votants en 1974. Deux années auparavant, des activistes de la cause gay sont intervenus pour faire valoir leurs doléances à l’APA. La première année en 1971 par l’intermédiaire de Frank Kameny, membre de la Mattachine Society, et de Barbara Gittings, membre d’un lobby gay représentant les intérêts des lesbiennes (DOB). La seconde année ils étaient accompagnés par le psychiatre homosexuel, John Fryer, qui s’est exprimé au micro en arborant une perruque et un masque sur son visage, le tout en se présentant comme le docteur Anonyme. Ce masque était aussi une marque de fabrique de La Société Mattachine en France à l’époque médiévale. La mise en scène a été rondement mené puisque l’année suivante l’APA exauçait les desiderata de la communauté LGBT.

 

Si l’homosexualité n’est pas ou plus une maladie mentale, soit, mais est-ce pour autant un comportement normal ? Comment se fait-il que des gens normaux ont autant de revendications comme le mariage pour tous ou bien avoir des enfants s’ils ont fait un choix de vie qui les pousse à vivre différemment ? Rappelons tout de même que l’espèce humaine est programmée par son patrimoine génétique et la fameuse paire de chromosome XX ou XY qui détermine son appareil de reproduction et intrinsèquement sa sexualité. Jusqu’à preuve du contraire, personne ne naît avec un genre mais tout le monde naît avec un sexe biologique. Dans l’état actuel de nos connaissances cela signifie que le genre appartient au potentiel latent de chaque être humain. Le genre serait donc un concept sociologique ou psychologique conditionné par un environnement déterminé. Cela peut impliquer certaine variation du genre selon la vie d’un individu, le cas David Reimer l’a démontré, un vice-versa. Cela nécessite au minimum l’accord du sujet et une maturité suffisante pour être certain de bien appréhender la problématique. Enfin les neurosciences ont révélé que la région préfrontale du cortex, en charge notamment du jugement, des prises de décisions ou de l’inhibition, n’arrive à maturation qu’à l’âge de 25 ans. A titre d’exemple, il a été constaté des troubles du comportement sexuel et cognitif chez les personnes atteintes d’un syndrome frontal. Il n’a jamais été plus scientifiquement évident que les enfants et les adolescents se trouvent dans l’incapacité de prendre une décision éclairée dans le cadre d’une intervention médicale qui changerait radicalement leur vie.83 Par la même logique, leur incapacité à pouvoir consentir à entretenir une relation sexuelle avec un adulte par manque de discernement. La maturité d’un individu peut-être situé autour des 25 ans, cela semble cohérent au regard de l’âge moyen à partir duquel la femme à son premier enfant depuis un siècle.84

 

Prenant en considération ces éléments purement biologiques, comment des parents sont-ils censés réagir face à la propagande LGBT ? Chers parents, l’époque des garçons manqués serait donc révolue, sans doute des réminiscences homophobes, aujourd’hui un garçon manqué nous devrions lui régler son compte à coup d’hormone et au bistouri pour le « transgendériser ». Sachant que la ré-attribution sexuelle entraîne la stérilité via la prise d’hormone, nous supprimons un problème pour le substituer par un autre. Et que dire des dégâts collatéraux et sociétaux causer par un individu qui désire changer de sexe ?

 

Concernant la santé, à l’époque de Kinsey les maladies sexuellement transmissibles les plus répandues étaient la syphilis et la gonorrhée. Aujourd’hui, avec le progrès scientifique et les retombées de soixante années de « conditionnement kinseyiste », nous pouvons ajouter à cette liste l’herpès génital, la chlamydiose, l’annexite, la vaginose ou les hépatites A, B et C.85 Le rapport Kinsey a vulgarisé tous les comportements sexuels en les considérant comme normaux, ceci au point de mettre en danger l’intégrité physique et la santé d’autrui. Enfin, comme il en avait l’habitude, Alfred Kinsey n’a jamais cherché à définir la notion de norme ou à dégager une tendance statistique pour dresser une norme sexuelle comportementale. Les statistiques de Kinsey, même trafiquées, montrent une prépondérance de comportement hétérosexuel au sein de l’espèce humaine. Il a décrété sans démonstration scientifique, avec l’échelle Kinsey de la sexualité, que nous devions tous être bisexuels. De la vraie science-sextion hollywoodienne.

 

Les kinseyistes

George Sylvester Viereck était propagandiste, né en Allemagne mais possédant la double nationalité américano-allemande. Il a été un espion nazi sévissant à l’ambassade de Washington. Il rencontra le gotha de l’époque comme Sigmund Freud, Adolf Hitler ou encore Benito Mussolini. Il fonda deux magazines, The Fatherland et The International, pour lesquels il avait engagé les services d’Aleister Crowley. Ce dernier apportait des contributions relatives à sa « religion » Thelema dont il était le guru.86 Il entretenait également une correspondance avec le docteur Kinsey avec qui il collabora.87

Ewen Cameron, un psychiatre et résidant américain d’origine canadienne, il a participé au projet MK-ULTRA, et a été président de l’APA. Il a partagé une correspondance avec le docteur Sexe et bénéficia également d’un soutien financier de la Fondation Rockefeller pour ses propres recherches.88 Selon Wardell Pomeroy, la relation entretenue par Kinsey avec le docteur Cameron était comparable à celle qu’il entretenait avec le juriste français et pédophile René Guyon.89 Au sein de la Fondation Rockefeller, Robert Morison suivait notamment les dossiers Cameron et Kinsey. Le docteur Cameron avait une spécialité, la lobotomie du cortex préfrontale du cerveau, cette partie essentielle qui permet à l’individu de faire preuve de jugement ou de discernement, c’est également le siège de l’inhibition.

Les sexologues William Masters et Virginia Johnson se sont construits une réputation dans le domaine de la sexologie en s’inspirant des travaux du docteur Kinsey. Dès 1957 ils constituaient leur duo, puis en 1964 ils s’installaient au sein du Masters & Johnson Institute, essentiellement financé par la Playboy Foundation. Le duo a identifié quatre étapes qui caractérisent l’orgasme chez l’être humain, la phase d’excitation, le plateau, l’orgasme et la résolution. Christy Hefner siégea à l’Institut Masters & Johnson tandis que William Masters était consultant pour le magazine de son père : Playboy.90 Dès la parution du premier numéro de Playboy, Hugh Hefner mentionna explicitement le rapport Kinsey. En 2009, à l’occasion du 55ème anniversaire de Playboy, le magazine a publié le classement des 55 personnes les plus influentes sexuellement, le numéro un était Alfred Kinsey. La « philosophie Playboy » était centrée sur l’hédonisme, ce libertinage incarné par son créateur qui a vécu entouré d’un harem de blondes à l’image de Marylin Monroe. Moralité, il a été enterré aux côtés de Marylin Monroe à l’âge de 91 ans. Hugh Hefner s’est présenté comme le promoteur des théories du docteur Kinsey lors d’une émission sur la BBC en 1996. Celui qui avait toute l’allure d’un proxénète à paillette avait réussi son pari en portant très hautes les valeurs de l’hédonisme du docteur Sexe.

Vern Bullough, sexologue américain et digne héritier de la pensée kinseyiste, a été membre du comité éditorial du Paidika: The Journal of Paedophilia, ouvertement pro-pédophile. Il a lui aussi publié dans Sexology.91 Parmi les nombreuses récompenses qu’il a reçu, on note l’Alfred Kinsey Award pour son apport dans le domaine de la sexualité. Il a préfacé les deux volumes du livre d’Edward Brongersma intitulé Loving Boys: A Multidisciplinary Study of Sexual Relations Between Adult and Minor Males. Un politicien hollandais, et pédophile notoire, qui s’est suicidé avec l’assistance de son docteur, laissant en héritage une importante collection de photos et de correspondances pédophiles.

John Money ou le docteur Frankenstein, pro-pédophile, il a approfondi la question du transsexualisme pour aboutir à la théorie du [rôle de] genre en 1955.92 Il a produit de nombreux articles pro-pédophile dont une interview dans le Paidika: The Journal of Paedophilia93, PAN magazine94, ou dans la revue plus prosaïque Sexology.95 Il est réputé pour une ré-attribution sexuelle qui a été un échec retentissant, causant la mort de deux personnes, c’est l’histoire de David Reimer. En 1966, à l’age de 8 mois, Bruce subit une circoncision ratée, il n’avait plus de pénis. Après avoir convaincu sa famille, John Money transforma Bruce en Brenda. S’en suivit une opération chirurgicale pour procéder à l’ablation des testicules et un traitement hormonal à l’âge de 22 mois. La dernière indication pour les parents était d’élever Brenda comme une fille. Puis le docteur Money publia, se congratulant, certain d’avoir démontré que le conditionnement humain prévalait sur la nature humaine. Pourtant le docteur Frankenstein avait eu le privilège de pouvoir tester ses théories sur un cobaye idéal. Un bébé de 22 mois ne présentant aucun conditionnement. Mais en grandissant Bruce/Brenda avait toujours refusé d’être une fille, à l’adolescence il décida de mettre fin au suivi du docteur Money et d’inverser le processus pour devenir David. Et il se maria avec une femme. Le frère jumeau de David avait parallèlement développé une schizophrénie, il a été retrouvé mort en 2002 des suites d’une overdose d’antidépresseur. Finalement, celui qui était né Bruce, devenu Brenda et rebaptisé David à l’adolescence, rejoignit son frère deux plus tard en se suicidant par balles, il était âgé de 38 ans. Ainsi la nature humaine avait été plus irrépressible que le conditionnement prescrit par le docteur Money, ce qui infirme sa théorie selon laquelle la biologie n’a aucun lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité du genre.

 

Paedophile Information Exchange

Des individus aux nombreux alias, des enseignants, des médecins, des psychologues, psychiatres, pédiatres, éducateurs, des politiques, représentant une minorité qui a succombé à de vils instincts, ont formalisé la création du Paedophile Information Exchange (PIE) en 1974. Le PIE était une association pro-pédophile prônant l’abrogation de l’âge de la majorité sexuelle et intrinsèquement la légitimation de la pédophilie. Ils voulaient libérer les enfants de leurs parents hystériques et oppresseurs, ces parents qui brimaient sexuellement leurs enfants. Le PIE avait sa propre publication intitulée « Magpie », à travers laquelle leurs idées étaient diffusées. Il existait également un système plus confondant que leur discours aliénant et propagandiste sur la sexualité infantile. Le Magpie était utilisé pour transmettre des adresses ou des contacts par courrier ou par téléphone afin de satisfaire le désir libidineux des pédophiles. Un réseau qui a perduré des décennies. Dans l’envers du décor, un autre merveilleux héritage du docteur Sexe qu’il a découvert après avoir récolté des milliers d’interviews, une arme redoutable : le chantage.

 

Le PIE était composé quasi majoritairement par des pédophiles ou des activistes pro-pédophiles et par au moins un espion du KGB, lui aussi pédophile, Geoffrey Prime. La PIE a pu compté jusqu’à 400 membres dont voici un noyau :

  1. Tom O’ Carroll, britannique et ancien président du PIE, il est l’auteur de Paedophilia: The Radical Case96 en 1980, dans lequel il cite en référence les travaux du docteur Sexe. Le patronyme « Kinsey » est employé à 22 reprises dans le texte. En 1979 il était arrêté en compagnie de trois autres membres du PIE : John Parratt, David Wade et Michael Dagnall. Le seul condamné à deux ans de prison pour corruption des mœurs publiques fut Tom O’ Caroll, et en 2006 pour le même motif. Il est considéré dans son milieu comme une icône de la pédophilie après avoir été en prison pour ses idées déviantes. Ce genre d’idéologue martyre activiste est tout aussi dangereux que le criminel sexuel.

  1. Morris Fraser, le « pédo-pédiatre » irlandais, membre fondateur du PIE, il a été condamné en 1972 pour agression sexuelle sur un garçon de 13 ans à Londres, à nouveau en 1974 à New-York, tout en poursuivant l’exercice de sa profession pendant plus d’une vingtaine d’années. Puis en 1992 il est finalement incarcéré un an pour diffusion de matériel pédopornographique. Il est soupçonné d’avoir été un acteur d’un réseau de pervers et de maître-chanteur connu sous le nom du scandale de Kincora.

  1. Paul Pelham (alias Peter Righton), il est devenu un pseudo expert des foyers pour enfants en Angleterre après avoir été agent de probation puis travailleur social dans le domaine de la protection de l’enfance. Il a été un membre fondateur du PIE. Il vivait avec son compagnon, Richard Alston, qui avait 16 ans lors de leur rencontre alors que Paul Pelham était âgé de 35 ans. Par la suite Richard Alston est devenu responsable d’une école pour enfants en souffrance psychologique, la New Barns School dans la banlieue de Londres. Paul Pelham a été condamné en 1992 pour importation illégale de matériel pédopornographique depuis la Hollande, écopant d’une simple amende de 900 livres. Richard Alston a été condamné en 2015 pour pédophilie sur un enfant de moins de 14 ans. Lors du procès, nous avons aussi appris que Paul Pelham et Richard Alston avait forcé un enfant de 11 ans à regarder un film porno puis à avoir des relations sexuelles à l’école et à leur domicile.97

  2. Andrew Sandler, professeur de langues, a été condamné en 2000 à 4 ans de prison pour agression sexuelle sur mineurs en Roumanie. Il ne purgera que 16 mois, bénéficiant d’une extradition en Angleterre pour raisons médicales.

  1. Charles Napier, un enseignant en langues et ancien trésorier du PIE, a été condamné en 1995 pour agression sexuelle sur un garçon de 14 ans, puis en 2014 c’est la chute, à 67 ans il est condamné à la peine de 13 ans de prison après avoir reconnu 30 agressions sur des victimes de moins de 16 ans entre 1967 et 1983. Autant qu’il était déjà en fin de course à cet âge.

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  1. Peter Bremner (alias Roger Nash), condamné en 1984 pour diffusion de matériel pornographique.

  1. David Joy, ancien vice-président du PIE, condamné avec Peter Bremner et Steven Freeman en 1984. Ce fut le coup de grâce pour le PIE qui ferma ses portes l’année de cette triple arrestation.

  1. Steven Freeman (alias Steven Smith), ancien président du PIE, condamné ultérieurement en 1991 pour la même affaire que Peter Bremner et David Joy, et condamné en 2011 pour détention et diffusion d’images pédopornographiques, 3.000 dessins plus 14.500 images et vidéos ont été saisie sur ordinateur, et pour avoir refusé de communiquer un mot de passe d’un ordinateur crypté.

  1. John Morrison, même motif de condamnation que Steven Freeman en 2011.

  1. John Parrat (alias Warren Middleton), ancien vice-président du PIE, même motif de condamnation que Steven Freeman en 2011.

  1. Leo Adamson condamné pour le même motif de condamnation que Steven Freeman mais uniquement pour avoir refusé de communiquer le mot de passe en 2011.

  2. Barry Cutler condamné pour le même motif de condamnation que Steven Freeman en 2011.

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  1. John Stamford, son cas ne peut être abordé en quelques lignes, l’essentiel est que cet ancien pasteur a été le fondateur du Spartacus International Gay Guide. Un guide répertoriant des lieux de villégiature pour les homosexuels depuis 1970, ou comment rencontrer des enfants dans les bars de Manille ou du Sri Lanka. Il avait pour partenaires d’affaires des pédophiles convaincus, Peter Glencross mort pendant sa préventive, et Frank Shelden Corey. Spartacus éditait d’autres revues underground notamment celle intitulée Paedo Alert News (PAN) « a magazine for boy-love ». Edward Brongersma était le principal contributeur de PAN, un article dans chaque numéro. L’ancien curé John Stamford était jugé en 1995 en Belgique pour incitation à la pédophilie et il est mort en prison avant de connaître son verdict.


Cette liste est non exhaustive mais assez éloquente car nous pourrions continuer ce listing de pages en pages puisque le PIE a compté entre 200 à 400 membres selon les sources. L’existence d’un réseau pédophile est démontré à travers les revues/journaux/magazines/bulletins diffusés pour promouvoir la pédophilie en apparence, et qui fournissaient tous les renseignements nécessaires aux pédophiles pour consommer de de la chair fraîche98. Paidaika, Magpie, PAN, le guide Spartacus ont été autant de relais pour faire co-exister cette association de malfaiteurs pédophiles entre à minima 1970 à nos jours. Sans parler de la concomitance des arrestations et de leur nombre impressionant. Ceci est l’héritage d’Alfred Kinsey, avoir permis de repousser et d’exposer les limites de la sexualité en les banalisant. Aujourd’hui nous assistons au déferlement de la bête et de ses pulsions.


Les plus réfractaires reconnaîtront bientôt que nous sommes déjà face au pire mais ils sembleraient que la population soit trop apathique pour réagir. Dernièrement, en France, Marlène Schiappa a annoncé des discussions au sein du gouvernement français dans le but d’instaurer un « seuil de présomption de non consentement irréfragable » autour de 13 ou 15 ans.99 Cette déclaration est intervenue peu après l’acquittement d’un homme accusé de viol sur une jeune fille de 11 ans. Marlène Schiappa nous a fait savoir qu’un projet de « loi contre les violences sexistes et sexuelles » pour l’année 2018 était déjà à l’étude par le gouvernement. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé cette information. La loi existante serait-elle insuffisante pour condamner un pervers qui viole, agresse sexuellement ou porte atteinte à l’intégrité physique d’une enfant de 11 ans ? Lorsque la volonté n’y est pas, toutes les lois du monde ne pourront rien changer.

La procureure Dominique Laurens a estimé que les éléments constitutifs du viol n’étaient pas prouvés, à savoir la violence, la menace, la contrainte ou la surprise. Cette procureure pense t-elle sincèrement qu’une enfant de 11 ans n’a pas pu être surprise par un adulte de 22 ans au moment des faits ? La jeune fille est ensuite tombée enceinte. Cette enfant n’a donc pas été « surprise » par les agissements de son violeur ni par les conséquences. Cette procureure a libéré un violeur sans requalifier son crime en délit, c’est-à-dire en atteinte sexuelle. La victime doit maintenant vivre en sachant que son bourreau a été libéré et que la loi française relâche les violeurs. Voici l’ère d’une société qui banalise le viol d’une enfant mais qui s’indigne quand une starlette se fait siffler dans la rue.100 Le même genre d’affaires a eu lieu au mois de septembre 2017 dans le Val d’Oise mais cette fois-ci le crime de viol a été requalifié en atteinte sexuelle.101 Un dernier fait divers outrageant en relation avec la pédophilie a eu lieu au mois de novembre en Angleterre. Alors qu’il avait plaidé coupable, un pédophile agé de 55 ans a été relâché par le juge. Il était accusé du viol de deux fillettes âgées de 8 et 10 ans entre 1980 et 1987. Il avait 19 ans lorsqu’il a commencé ces perversités. Le juge a autorisé la libération du prévenu aux motifs qu’il rencontre des difficultés pour dormir, un taux de cholestérol trop élevé, et parce que sa mère n’a pas voulu lui prodiguer des cours d’éducation sexuelle durant son enfance. En plus d’avoir été libéré, l’identité du pédophile est protégée, nous savons simplement qu’il s’agit d’un fermier venant de Dubbo appelé « TM », condamné à 2 ans de prison avec sursis.102 Le traitement judiciaire de ces crimes sexuels nous laisse penser que l’étape suivante sera sans doute la mise en place effective d’un cours d’éducation sexuelle au sein des écoles de nos enfants afin de les préparer au marché du sexe dès l’âge de 13 ans. Au lieu d’aguerrir les magistrats et de renforcer les sanctions judiciaires, qui même appliquées ne sont pas assez dissuasives, nous transposons le problème sur nos enfants. Est-ce cela être adulte ? Nous avons donc un débat pour fixer l’âge de la majorité sexuelle de manière indiscutable, sous-entendant que la loi antérieure ne le préconisait pas explicitement.

 

Historique de la révolution sexuelle Made in America103

  1. Sexology 1933-1983

  2. Rapport Kinsey 1948-1953

  3. Réseau Pédophile actif USA G-B FRANCE HOLLANDE COLOMBIE ROUMANIE

  4. Playboy en 1953

  5. Lobby LGBT actif

  6. Rapport Hooker en 1957

  7. Contraception/pilule en 1960

  8. Les travaux en sexologie de Masters & Johnson durant les années 1950 et 1960.

  9. ALI – Model Penal Code en 1962

  10. Dépénalisation de l’homosexualité, la première en 1962 puis dans la totalité des États américains en 2003

  11. Avortement en 1973

  12. Requalification du diagnostic de l’homosexualité dans le DSM-III par l’APA en 1973

  13. Age d’or du porno années 1970/1980, vulgarisation et banalisation du sexe, promotion du plaisir physique plutôt que spirituel

  14. Snuff movie = cinéma produisant des scènes de meurtre ou de viol en réel

  15. Internet = galerie virtuelle de la sexologie et du commerce du sexe années de 1990 à nos jours, cela fait dire à certains que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous devons éduquer nos enfants sur ce sujet afin de les prémunir de ce genre de dérapages. Il s’agit donc de traiter la conséquence mais pas la cause : l’industrie du sexe.

  16. Mariage pour TOUS 2015

  17. Gestation Pour Autrui, en cours…

  18. Retirer du DSM-V la classification de la dysphorie de genre, en cours…

  19. Pédophilie = Abaissement de l’âge de la majorité sexuelle prévue pour 2018 en France…

  20. Instauration de l’éducation sexuelle au sein de l’éducation nationale en cours…104

     

Les mesures en cours vont nécessiter la mise en place d’un contexte favorable à leur application, pour cela il faut l’assentiment de l’opinion publique, soit volontairement, soit fabriquée par les médias. En cours…

 

Frank D.

 

1BIOPIC : L’amour selon YSL et Pierre Bergé, par l’auteur, 6 novembre 2017.

2Le Monde : Autres temps…, Pierre Georges, 22 février 2001.

Ils ont été condamné à cinq ans de prison avec sursis après avoir effectué trois ans de préventive.

3Le Parisien : Un pédophile retrouvé mort, Martine Chevalet, 21 octobre 2002.

4The Guardian : Edwardian house at heart of a long-simmering sex scandal, Daniel Boffey, 5 juillet 2014.

5Libération : Jacques Dugué s’explique, 21 janvier 1979.

6Le Crapouillot : Les pédophiles, ballets roses ballets bleus, numéro 73, janvier 1984.

7The Guardian : Child abuse inquiry turns to Kincora home and claims of MI5 blackmail, Henry McDonald, 30 mai 2016.

8L’Humanité : L’enquête sulfureuse de Bernard Violet sur l’assassinat du pasteur Doucé, Rémi Darne, 18 mai 1994.

Doucé + Glencross + Védrine. Le père Peter/Nicolas Glencross (SPARTACUS) a été incarcéré et il est mort en prison en 1991, son ami le pasteur Joseph Doucé a lui été assassiné en 1990.

9Le Parisien : Un pédophile retrouvé mort, Martine Chevalet, 21 octobre 2002.

Un réseau franco-colombien de pédophilie, producteur, réalisateur de produits pédopornographies, photos et vidéos. Un client Daniel Wailliez a été retrouvé dans son appartement assassiné en 2002.

Michel Caignet Gaie France, Jean-Manuel Vuillaume.

10Libération : Pédophiles: des violeurs parmi les voyeurs. Un suspect, chez qui la police avait trouvé des cassettes, s’est pendu, Franck Johannes, 20 juin 1997.

L’OBS : Pédophilie : le défilé, 14 mars 2000.

L’Humanité : Mâcon : le procès d »’opération Ado 71 », Serge Garde, 14 mars 2000.

Libération :  »Ado 71 »: les sanctions tombent, SERVICE SOCIETE, 11 mai 2000.

L’Humanité : Ado 71 : prison ferme et sursis pour les protagonistes, France Berlioz, 11 mai 2000.

ADO 71 – Adolescents Saône-et-Loire en 1997, aura permis la découverte d’un autre réseau : Achille.

Via  »Platypus », le fournisseur Bernard Alapetite a été condamné à 3 ans ferme pour diffusion de pédopornographie obtenue  »à l’aide du délit de corruption de mineurs », 9 autres accusés ont été relaxés et d’autres condamnés à du sursis. Patrick Morault, le co-gérant de Platypus et compagnon de Bernard Alapetite, a écopé de 4 mois avec sursis.

11L’Humanité : Histoire secrète. Un répertoire photographique et un cédérom restent inexploités dans la lutte contre les réseaux transnationaux, Serge Garde, 24 février 2000.

ONU : Comité des droits de l’enfant : Rapport présenté par Juan Miguel Petit, Rapporteur spécial sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfant. Mission en France, 25-29 novembre 2002, pages 11 et 22, E/CN.4/2004/9/Add.1, 14 octobre 2003.

12Libération : Vaste coup de filet contre un réseau pédophile sur le Web. Plus de 100 personnes arrêtées dans une vingtaine de pays, Fabrice Rousselot et François Sergent, 3 septembre 1998.

ONU : Comité des droits de l’enfant : Rapport sur la mission sur l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales menée par la Rapporteuse spéciale en Belgique et aux Pays-Bas, page 3, E/CN.4/2000/73/Add.1, 27 décembre 1999.

13Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 12, 1998.

14Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 29, 1998.

15NRC Sex Research : Robert Yerkes for Lewis Weed, 26 janvier 1946.

16NRC Sex Research : Alan Gregg for Alfred Kinsey, 8 septembre 1944.

17NRC Sex Research : Alan Gregg preface for Alfred Kinsey, 21 Mars 1947.

18NRC Sex Research : Alan Gregg for Alfred Kinsey, 19 décembre 1947.

19NRC Sex Research : Memorandum by George Corner, 24 janvier 1947.

Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, pages 275, 276, 1998.

21Washington Post : ‘Nobel Sperm Bank’ Spawns Babies–and Questions, Jay Mathews, 3 août 1982.

22Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 298, 1998.

Sexology: Sex Science Magazine. An Authoritative Guide to Sex Education. Volume 16, No. 8, Mars 1950.

Pour Hermann Muller voir le numéro juin 1962.

23Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 296, 1998.

24The Transsexual Phenomenon, Harry Benjamin, 1966.

25Herman B Wells: The Promise of the American University, James H. Capshew, 2012.

26Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 29, 1998.

27Ibid page 30.

28Ibid page 31.

29Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 35, 1998.

30Ibid pages 37, 38, 39.

31Harper’s Magazine : The Sex Habits of American men ; Some of the findings of the Kinsey report, Albert Deutsch, décembre 1947.

32Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 190, 1988.

33The Intercollegiate Studies Institute : The Intercollegiate Review Fall 1999 : Top 50 worst (and best) books of 20th century.

  • Havelock Ellis pour Studies in the Psychology of Sex 1936.

  • Margaret Sanger pour Woman and the New Race 1920.

34NRC Sex Research : Agenda d’Alan Gregg, 9 mai 1947.

NRC Sex Research : Kinsey to Alan Gregg, 23 mai 1947.

35Kinsey, Sex and Fraud the indoctrination of a people, Judith Reisman, page 9, 1990.

36Les criminels ou ex-criminels représentaient 25% de l’échantillonnage dans le volume 1 du rapport Kinsey. Le chiffre de 1% est arrondi à l’unité supérieure.

37Ibid page 13.

38Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 52, 1998.

39Kinsey, Sex and Fraud the indoctrination of a people, Judith Reisman, pages 11, 12, 105, 184, 1990.

40Ibid page 195.

41Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, pages 112, 113, 1988.

42Kinsey, Sex and Fraud the indoctrination of a people, Judith Reisman, page 181, 1990.

43Ibid page 221.

44NRC Sex Research : Lettre de Lawrence S. Kubie adressée à la Fondation Rockefeller à l’attention d’Alan Gregg, 16 juin 1948.

Un courrier de deux pages au ton à la fois cinglant et lucide concernant les travaux de Kinsey.

45NRC Sex Research : Lettre de Gilbert E. Doan pour Raymond Fosdick, 28 juin 1948.

46NRC Sex Research : Warren Weaver à Chester Barnard, 7 mai 1951.

47Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 55, 1988.

48Ibid page 40.

49Kinsey, Sex and Fraud the indoctrination of a people, Judith Reisman, Appendix B : Dr Paul Gebhard’s letter, page 222, 223, 1990.

50Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page xxii, 1988.

51Kinsey, Sex and Fraud the indoctrination of a people, Judith Reisman, pages 36, 37, 39, 1990.

52Ibid page 36.

53Ibid page 37.

54Ibid pages 39, 40, 51, 52.

55Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, pages 151, 152, 181, 182, 1988.

56Ibid page 245.

57Ibid page 182.

Los Angeles Times : Out of the Darkness : It took Donna Friess of San Juan Capistrano decades to reveal her real-life story of the tragedy of incest, Dennis McLellan, 6 mai 1993.

Los Angeles Times : Daddy’s Girls : Before Raymond Lewis Was Brought to Justice, His Daughters Had to Share Their Darkest Secrets, Lynn Smith, 4 août 1991.

Après la découverte de photos appartenant à leur grand-père maternel, elles le soupçonnèrent lui aussi d’avoir eu une attirance pour les enfants.

58Kinsey, Sex and Fraud the indoctrination of a people, Judith Reisman, page 216, 1990.

59New York Times : Alfred Kinsey: Liberator or Pervert?, Caleb Crain, 3 octobre 2004.

Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 165, 1988.

60Ibid pages 132, 165.

61Ibid page 166.

62Ibid page 166.

63Ibid page 167.

64Ibid page 165.

65Ibid page 135.

66Ibid page 136.

67Ibid pages 279, 280.

68Roberta Cowell avec le docteur Harold Gillies 1951.

Christine Jorgensen un ex soldat de l’armée américaine devenu femme avec les docteurs Christian Hamburger et Joseph Angelo 1952.

Coccinelle avec le docteur Georges Burou 1958.

April Ashley avec le docteur Georges Burou 1960.

Alain Tap devenu Amanda Lear selon April Ashley, très certainement par le docteur Georges Burou.

Jean-Pierre Pruvot devenu Bambi avec le docteur Georges Burou.

69Edward Sagarin alias Donald Webster Cory, sociologue américain et homosexuel, il a influencé le parcours de Barbara Gittings en 1956. Edward Sagarin était membre de la Mattachine Society. C’est ainsi qu’en 1958, après une visite d’une filiale de la Mattachine Society, appelé One Inc., que Barbara Gittings inaugurait les Daughters of Bilitis à New-York. Le nom Bilitis a été utilisé pour le titre d’un film érotique réalisé par David Hamilton en 1977 et dont l’une des thématiques est le lesbianisme. Autre référence, à Pierre Louÿs, auteur des Chansons de Bilitis en 1894. Pierre Louÿs était un proche de l’auteur pédophile André Gide, le prix Nobel de littérature en 1947. Ils s’étaient connus au lycée à l’école alsacienne de Paris. André Gide aimait platoniquement sa propre cousine qu’il avait fini par épouser, tout en ayant des relations homosexuelles dans sa vie intime notamment avec le jeune Marc Allégret (voir histoire de sa nièce Catherine Allégret, Simone Signoret, Yves Montand et Claire Amiel). Les Daughters of Bilitis se sont effectivement inspirées de l’ouvrage mystificateur de Pierre Louÿs. Ce dernier est aussi l’auteur d’un livre érotique (1919) commandé par Alfred Kinsey et intitulé « Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation ».

70Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 176, 1988.

71New York Times : Monsanto to acquire G.D. Searle, Steven Greenhouse, 19 juillet 1985.

G.D. Searle a eu pour président Donald Rumsfeld de 1977 à 1985, cette année là il organisa le rachat de G.D. Searle par Monsanto.

72New York Times : Havelock Ellis and Eleanor Roosevelt helped, Alan F. Guttmacher, 19 avril 1970.

73Tariff act of 1930 : TITLE III : Special Provisions : section 305 : Immoral articles-Importation prohibited.

74Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, page 213, 1988.

75Ibid pages 187, 188.

76Ibid page 188.

77Ibid page 255.

78Ibid pages 212, 213.

79Washington Post : Judd Marmor dies, 22 décembre 2003.

80The adjustment of the male overt homosexual. Evelyne Hooker, 1957.

81New York Times : The A.P.A. Ruling on Homosexuality, 23 décembre 1973.

82En réalité l’homosexualité n’a pas été supprimée du DSM-II en 1973 mais elle n’était plus considérée comme une pathologie pouvant être associée à un trouble mental. L’APA l’avait remplacé par la création d’une nouvelle catégorie « sexual orientation disturbance » (SOD) rebaptisée « Ego Dystonic Homosexuality » (EDH) dans le DSM-III en 1980. D’ailleurs la notion de « gender identity » apparaissait pour la première fois dans cette version. Finalement, toute référence à l’homosexualité fut entièrement supprimée du DSM-III-R en 1987.

83American College of Pediatricians : Gender Ideology Harms Children, janvier 2017.

Cette association de pédiatres est la cible de calomnies de la communauté LGBT, est égarée quand il s’agit de débattre avec des arguments et dans la sérénité. L’ACPeds s’appuie notamment sur une étude de quatre pédiatres réalisée en 1992 par Gary Remafedi, Linda Harris, Robert Blum et Michael Resnick (membre du comité de direction du Guttmacher Institute = doctrine kinseyiste).

84INSEE Première : numéro 1642, mars 2017.

Ces quatre dernières décennies ont été marqué par une augmentation de l’allongement de cet âge à 28,5 ans contre 24 ans en 1974.

85Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, pages 128, 129, 1988.

86Ibid page 167.

The International : The heart of holy russia, Aleister Crowley, page 10, numéro du mois de janvier 1917.

87Kinsey : Crimes & Consequences : The Red Queen and the Grand Scheme, Judith Reisman, pages 306, 309, 1988.

88Ibid page 325.

89Ibid page 326.

90What Wild Ecstasy, John Heidenry, page 284, mars 2002.

91Sexology : Why do women become prostitutes, Vern Bullough avec sa femme Bonnie Bullough, décembre 1967.

92Hermaphroditism, gender and precocity in hyperadrenocorticism: psychologic findings, John Money, 1955.

93Paidika: The Journal of Paedophilia : Joseph Geraci and Donald Mader : Interview : John Money, numéro 7, (pp.2-13), 1991.

Le numéro 7 évoque également le pasteur Doucé, l’affaire CRIES et fait la promotion de Loving Boys d’Edward Brongersma. Dans ce journal Paidika (1987-1995 pour un total de 12 numéros), on y trouvait des publicités pour la NAMBLA, une interview de René Scherer dans le numéro 2 (1987), même numéro que Frits Bernard et Theo Sandfort, Edward Brongersma dans le numéro 5 (1989), le pasteur Doucé dans le numéro 6 (1990), Frank Torey dans le numéro 6. Vern Bullough dans le numéro 12 (1995).

94PAN a magazine about boy-love : numéro 4, février 1980.

Paidika + PAN (SPARTACUS) + Magpie (PIE) = répertoire d’adresses pour les initiés aux déviances sexuelles = réseau.

[Allemagne, Hollande, Angleterre, France, Etats-Unis, Amérique du Sud, Afrique du nord…]

Dans le numéro 6 (1980), le docteur Roderick Morrison Fraser remercie le PAN pour leur critique sur The death of Narcissus 1976. Morris Fraser est un pédophile dont l’ombre rode autour du scandale irlandais de Kincora (1981). Un réseau pédophile et de maître-chanteur au sein duquel le docteur Fraser a pu envoyé des enfants maltraités ou abusés afin de pouvoir vivre sa passion hédoniste. Richard Kerr, une victime de Kincora, relie le docteur Fraser à cette affaire. William McGrath du MI5, et les directeurs du foyer Kincora, Raymond Semple, Joseph Mains, ont été les seuls condamnés dans le scandale de Kincora en 1981.

95Sexology : Female Penis, John Money, janvier 1964.

96Paedophilia: The Radical Case, Tom O’Caroll, 1980.

La préface de Tom O’Caroll est un hommage à plusieurs de ses relations pédophiles comme Warren Middleton (de son vrai nom John Parrat), J. Z. Eglington (de son vrai nom Walter H. Breen), Edward Brongersma ou encore Frank Torey.

97En plus du directeur de l’école, un membre du personnel encadrant a été incarcéré l’année suivante pour agressions sexuelles, Alan Stewart 4 ans de prison. Il animait un groupe de musique pour les enfants.

98Le propos n’est pas de développer sur ces magazines pro-pédophiles mais il faut savoir que leur contenu est un véritable journal d’information dédié à la cause pédophile. Par exemple le PAN, deux numéros par mois, débute par des news sur les quatre coins du monde, Londres, Boston, Téhéran, New York, Paris, Oslo, Istanbul, Stockholm, Amsterdam, Barcelone, Bruxelles, Los Angeles, Sydney, Colombo (Sri Lanka), Brisbane, Copenhague, Genève, Nice, Melbourne, Manille, Palma de Majorque, Bangkok, Philadelphie, Miami, Utrecht, Pagsanjan (Philippines) etc… Nous y trouvons des informations relatives aux lois en matière de mœurs, droits de l’enfant, arrestations des pédophiles, procès en cours, l’ensemble militant en faveur des déviances pédophiles. Ce n’est pas un catalogue de photos nues, absolument pas, c’est la preuve de l’existence d’un réseau car ces informations proviennent et sont relayées aux quatre coins de la planète.

100Le Parisien : Champs-sur-Marne. Viol sur mineurs : Justine, 11 ans, victime sans coupable, Guénaèle Calant, 11 novembre 2017.

103Cette chronologie est calquée sur la chronologie américaine sauf le point 19, cette loi est prévue en France pour l’année 2018.

104LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. Voir aussi la circulaire n° 2016-114 du 10-8-2016 correspondante à cette loi.

Dans la partie  »Une refondation pour la réussite éducative de tous » de la loi du 8 juillet, il est énuméré les axes de conditionnement concernant l’éducation sexuelle en milieu scolaire :

 »lutter contre les représentations préconçues et sexuées des métiers »,

 »sensibiliser les élèves à l’éducation à la sexualité »,

 »L’éducation à la sexualité fait l’objet d’au moins trois séances annuelles d’information dans les écoles, les collèges et les lycées, qui peuvent être assurées par les personnels contribuant à la mission de santé scolaire, par des personnels des établissements ainsi que par d’autres intervenants extérieurs. Ces personnels sont spécifiquement formés dans ce domaine ».

 

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Merck condamné, sur le Levothyrox vastes duperies?

La prévention un rôle primordial, faites votre choix ! Prévoir, en certains cas peut sauver des vies !

Je suis, les faits, sur le terrain, depuis la modification du Levothyrox.-Il en ressort quoi ? Un scandale de taille nationale et européenne? Similaire au Médiator? Les semaines à venir permettront peut-être de pouvoir dire « J’accuse ». L’objectif de cette démarche est de « faciliter l’accès au droit et à la justice des patients », selon le magistrat Xavier Tarabeux.

Anny Duperey s’exprime, voir vidéo ! Lien . L’enquête n’en est qu’à ses débuts, dans une affaire qui a potentiellement fait des milliers de victimes. Afin de faciliter les investigations menées actuellement par le pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille, un document unique à destination des victimes du Levothyrox a été mis en ligne sur le site de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, a fait savoir le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux.

Un verdict tombe : Le 14 novembre 2017. Des informations le 16 novembre 2017. Nous sommes tous responsables de la santé publique. Lien ! PDF ! Totalement différents- les deux liens.

De là, à dire que les divers témoignages et articles n’ont pas eu d’écho, chacun se fera sa propre opinion. Le fait, de la pétition relayée par les réseaux sociaux a fait agir ?

La masse de patients, de malades, peuvent-ils se réjouir depuis mars 2017 ?

Une certaine forme d’insécurité, que seules les personnes utilisant le produit, ressentent.

Nouvelles attendues : depuis des mois. À présent, essayons, de déterminer les responsabilités. Personne ne peut satisfaire les plaintes, les diverses souffrances ?

Réalités, tricheries à l’encontre des patients, par qui ?

La première sanction vient de tomber depuis la ville rose. À la connaissance, de la décision par le tribunal de Toulouse, qui rend le verdict.

Le laboratoire peut faire appel ou pas ? Oui Merck a agi en ce sens.- Important en l’instant? Le jugement stipule « sans délai » par le biais des circuits de distribution et de commercialisation ». « Nous demandons de condamner le laboratoire Merck à la remise en circulation du médicament », plaide Maître Jacques Levy, dans le cadre d’un référé d’heure à heure, au nom de ses 90 clients souffrant « de troubles considérables ». Le verdict est assorti d’une astreinte de 10 000 euros par jour, sur infraction constatée.

Sources : France info – Le Panda- – Réseaux Sociaux- Antoine Béguin- BFMTV- Irène Frachon- Europe1- Revue Pharma- Jean Christophe Brisard- TGI de Marseille- Anny Duperey-

Le juge des référés de Toulouse : « se déclare incompétent pour les patients résidant à l’extérieur du département, de la Haute Garonne » Le laboratoire Merck, va-t-il délivrer l’ancienne formule du Levothyrox ; de la signification du dit jugement?

L’avocat, précise : « c’est la première audience en France, relatif au levothyrox » Il explique des détails : de lourds effets secondaires sur l’humeur, des problèmes gastriques. Des troubles du sommeil chez les utilisateurs de la nouvelle formule.

Stupéfactions

Poursuivant mes investigations : je me suis rendu, en diverses pharmacies pour informations.

Je n’ai pu qu’écouter plus que surpris, médusé. Il est réel que les praticiens d’offlines médicales. A priori cela était déjà su ? Lien ! Il ne s’agit plus du produit correspondant à l’ancien, mais de 5 de ses dérivés. L’affaire est loin d’être close.

Les pharmaciens :

Ont reçu une circulaire, cette dernière stipule que toutes les régions ou que l’ensemble des patients traités par le Levothyrox continueront à recevoir non l’ancien produit, avec la formule adéquate. Mais celui prescrit depuis le mois de mars 2017? Ce document fera l’objet d’une prochaine publication. Il émane et a été expédié à l’ensemble des pharmaciens de France. J’en fournirai une copie comme preuve incontestable. Ce courrier démontre bien la duperie et le cas échéant du laboratoire Merck, de ne plus produire de Levothyrox. C’est un chantage ? Oui affirment ces derniers. Les preuves s’accumulent. Une masse de milliards en jeux ? La contrainte imposée au laboratoire peut se heurter à un refus pur et simple de poursuivre la fabrication de l’ancienne formule. Toutes les pharmacies contactés aucune ne possèdent, l’ancienne formule.  

Face à de telles duperies, les questions sont diverses, multiples. Faudra-t-il se rendre et faire une enquête réelle, sur les véritables composants du soit disant : ancien/nouveau- Levotthyrox?  

De l’autre côté de la muraille, les propos sont à l’opposé. Où se trouve la réalité? La crise sanitaire déclenchée en mars. L’avocat du laboratoire, Maître Antoine Robert, estime que la juridiction civile toulousaine n’est pas compétente pour statuer sur la fourniture du médicament : « qui ne dispose plus d’autorisation de mise sur le marché (AMM) ». Un litige qui ne peut être tranché que devant le tribunal administratif, indique-t-il. Il dit : « Je suis : « surpris que l’action ne soit pas menée contre l’Agence du médicament », responsable de la situation.

L’introduction en mars de la nouvelle formule du Levothyrox a déclenché une importante crise sanitaire, une enquête judiciaire, est menée par le pôle santé du TGI de Marseille.  Devant la souffrance des patients, l’ancienne formule du Levothyrox a fait son retour dans les pharmacies françaises. Le 2 octobre, mais en quantités limitées. Faux ou vrai ?

Les pharmaciens, m’expliquent que les boites livrées, furent distribuées en une journée..

À l’époque, du départ des faits :

En mars 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) annonçait que le laboratoire Merck avait, à sa demande, modifié la formule du Levothyrox.

Ce médicament est prescrit lorsque la glande thyroïde fonctionne mal ; en produisant insuffisamment ou de trop grande quantité de sécrétions.

Modification qui avait eu lieu pour « garantir une teneur en substance active plus constante d’un lot de médicaments à l’autre ».

Face aux inquiétudes de nombreux patients parmi les trois millions de Français qui en prennent, l’ANSM, met le mercredi 23 août un numéro vert en place.

 Ils peuvent désormais

composer le 0800.97.16.53, du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures.L’ensemble de l’article et les réactions ici lien

Ayant traité divers sujets à ce titre, il n’y a pas de doute que notre plus grande richesse reste notre santé et la protection indispensable à tous nous proches. Le dernier thème traité ICI Dont certains extraits, en proviennent.

Chantale Garnier, co-présidente de l’AFMT, l’association française des malades de la thyroïde, a tenu à réagir, à ce qu’elle appelle « une véritable scandale de santé publique ». Jointe par téléphone, elle explique, qu’elle prend du Lévothyrox depuis 30 ans.

« J’ai testé le nouveau médicament » Dès le deuxième jour, ça a été la catastrophe. J’ai eu les symptômes dont tout le monde parle. J’ai même ressenti un essoufflement et des palpitations cardiaques.

« Les responsabilités réelles »

Extraits de certaines investigations

En mars, l’Agence nationale du médicament a exigé du laboratoire pharmaceutique américain Merck un changement dans la formule du produit. Si le principe actif reste le même, plusieurs excipients ont été modifiés. Et d’après de nombreux témoignages de patients, les effets secondaires indésirables suite à cette modification se sont multipliés. 

Au micro de RTL, Beate Barthès, présidente de l’association « Vivre Sans Thyroïde », confirme :

Certains se rendent comptent qu’un ou deux mois après ils sont de plus en plus fatigués par exemples, qu’ils ne dorment plus ou qu’ils ont des problèmes digestifs. Ils se rendent compte que ça a commencé peu de temps après le changement.

Et de déplorer : Certains pharmaciens disaient qu’il y avait seulement la couleur de la boîte qui avait changé par exemple. 

Les professionnels de santé n’ayant pas été suffisamment prévenus, ils n’ont pas eu le réflexe d’adapter la dose ingérée du médicament, pensant qu’ils prenaient le même produit alors que sa composition avait évolué.

Or, trouver le bon dosage pour stabiliser la TSH de chaque patient est un processus long.

Fin juin, une pétition a été lancée pour revenir à l’ancienne formule.

Cela ce sont les faits, arrivent certaines conséquences : fin juin 2017, à la date du 15 novembre 2017, le nombre de signatures dépassent les 310 000.

Seconde partie

Positions d’échanges avec Jean-Christophe Brisard

Chacun face à ses responsabilités, plutôt que d’être persuadé que la justice ; fasse rendre des comptes. Parution, et suite, dû aux faits que des médias certains dans leurs seuls intérêts nous enfument. Divers marasmes, contre la santé. Les responsabilités du monde politico-financier. Fraudent presque à la perfection.

Le journalisme d’investigation, ne peut se traiter facilement. Raisons multiples, diverses. Il y a va de la survie des patients. L’Etat, divers gouvernements, de tous bords en France, Europe ont droit de vie et de mort, quand ils le veulent.

Sans exclure, ce que nous mettons dans nos assiettes, d’où que cela provienne. Certains produits ne comportent pas un répétitif de lien. Ils sont déjà, dans les mêmes produits poisons.

Les contextes des médicaments en France, de l’Europe, cela génère des milliards de profits. Effets : des médicaments en France. Jean-Christophe Brisard : « Les enjeux offrir la possibilité, au grand public : de comprendre comment fonctionne notre système de santé.

De mise sur le marché, de sécurité, en apportant le plus d’infos neutres possibles. On est très factuel. On se rend compte que l’Etat n’en a pas le pouvoir.

Un nouveau scandale pharma logique peut arriver ?

JC.B : « Oui, complètement. Au vu des risques potentiels, il a obtenu son autorisation à l’échelon européen. « On n’a pas pu s’opposer à son arrivée sur le marché »

Vous dénoncez le poids du lobby pharmaceutique.

Qu’en est-il réellement?

Antoine Béguin : « Les laboratoires sont juges et parties ». Ils proposent les essais cliniques. Qui vont donner toutes les informations à l’agence sanitaire pour bénéficier de l’AMM. 

Vous n’avez pas peur d’alimenter la méfiance des Français : envers le monde médical ?

A.B : « Exactement ce qu’on l’on veut éviter. Le but, faire prendre conscience de l’enjeu et de la réalité. L’industrie pharmaceutique, effets secondaires graves : Le syndicat de Médecine Générale France, accuse : Le gouvernement de trouver des boucs émissaires. Prescrit de bonne foi par des médecins. Des documents montrent que des médecins ont eu des doutes.

On leur a menti. Liste non exhaustive des 400 médicaments contenant du parabène Mots clefs : médicament Autre scandale pharmaceutique. Une liste de 400 médicaments contenant du parabène paraît.

 Cancers en tous genres. Des risques sont dans nos cuisines, nos assiettes. La pilule en tant que contraceptif, présente des dangers. Des risques que ne courraient pas nos grands-mères.

Ce qui semble invraisemblable, c’est que trois millions de personnes en France sont en souffrances diverses. La cause la modification du Levothyrox !

Il serait utile que l’ensemble du territoire en France et en Europe puissent bénéficier du même jugement que celui rendu ce jour par le Juge des référés « d’heure à heure » et non que cela concerne un seul département.

Plus de 10 000 plaintes sont en cours d’instruction c’est scandaleux. Surtout pour les patients, leurs proches. Faut-il attendre que le Levothyrox- produise les mêmes effets- que le médiator ?

Toute première investigation

Un entretien d’une puissance incroyable. L’indépendance de la France ne tient pas la route. Face à l’Europe, cela génère des milliards de profits. Pour des gens sans scrupule. Plateau, de BFMTV, questions/réponses, surprises. Effets : des médicaments en France.

Des millions de morts, en France, dans le monde. Les indemnités versées aux victimes de ces affabulateurs. Des spécialistes, refusent de prescrire à leurs patients, les nouveaux produits.

Combien de personnes de la compétence d’Irène Frachon, faut-il en France pour que les scandales sur la santé cessent ? Engagé à suivre le déroulement de prés, poursuivant, les déroulements de ces faits avec le respect dû à tous les patients. L’Etat à priori se dérobe?

Il s’agit à présent que la ministre de la santé, explique à l’ensemble des patients. Que les ministres, reçoivent les sanctions que leurs erreurs font courir avec tous les risques à masse de populations.

Nous aurons peut-être l’origine de certains fonds, à un niveau bien plus haut, que nous ignorons toujours? À présent Monsieur le président de la République, verse sur le social?

Victimes ou défenseurs de nos valeurs voici un document qui vous permet de déposer plainte, ou de vous expliquer clairement. Lien ! Autre Pensez à visionner les vidéos.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Merck condamné, sur le Levothyrox

La prévention un rôle primordial, faites votre choix ! Prévoir, en certains cas peut sauver des vies !

Traitant, et suivant depuis un certain moment depuis le départ la modification du Levotyrox.

L’information vient de tomber en cette fin de matinée. Le 14 novembre 2017.

De là, à dire due les divers témoignages et articles n’ont pas eus d’échos, chacun se fera sa propre opinion.

Le fait de la pétition relayé par les réseaux sociaux a fait agir en conséquence.

La masse de patients, de malades, peuvent se réjouir depuis le mois de mars 2017.

Une certaine forme de sécurité que seules les personnes utilisant ce produit doivent ressentir avec satisfactions.

Dans la mesure où cette nouvelle soit attendu depuis pas mal de temps, il s’agit à présent de déterminer les responsabilités.

A priori en tentant de faire qu’un arbre cache la forêt, ne peut satisfaire aucunement les plaintes et la manière, dont un premier jet ne répond pas à la fin du problème, dans son réel contexte.

La première condamnation vient de tomber de la ville rose, à savoir le tribunal de Toulouse, vient de rendre son verdict.

Le laboratoire peut faire appel ou pas ? Cela peut importer, en l’instant. Le jugement stipule « sans délai » par le biais des circuits de distribution et de commercialisation ».

« Nous demandons de condamner le laboratoire Merck à remettre en circulation ce médicament », avait plaidé Maître Jacques Levy, dans le cadre d’un référé heure à heure, au nom de ses 90 clients souffrant « de troubles considérables ».

Cette condamnation est assortie d’une astreinte de 10 000 euros par jour par infraction constatée.

Sources : France info – Le Panda- Agora Vox- Réseaux Sociaux- Antoine Béguin- BFMTV- Irène Frachon-

Le juge des référés de Toulouse s’est cependant déclaré incompétent pour les patients résidant à l’extérieur du département.

Le laboratoire Merck à délivrer l’ancienne formule du Levothyrox en Haute-Garonne.

L’avocat, selon qui c’est la première audience en France dans cette affaire, a détaillé de lourds effets secondaires sur l’humeur, des problèmes gastriques, des troubles du sommeil chez ces utilisateurs de la nouvelle formulation.

La crise sanitaire déclenchée en mars

 L’avocat du laboratoire, Maître Antoine Robert, avait estimé que la juridiction civile toulousaine n’était pas compétente pour statuer sur la fourniture d’un médicament « qui ne dispose plus d’autorisation de mise sur le marché (AMM) ». Un litige qui ne peut être tranché que devant le tribunal administratif, a-t-il indiqué. Il s’est dit « surpris que l’action ne soit pas menée contre l’Agence du médicament », responsable selon lui de la situation.

L’introduction en mars de la nouvelle formule du Levothyrox a déclenché une importante crise sanitaire et une enquête judiciaire menée par le pôle santé du TGI de Marseille.  Devant la colère des patients, l’ancienne formule du Levothyrox a fait son retour dans les pharmacies françaises le 2 octobre, mais en quantités limitées.

Voici de quoi je traité à l’époque du départ des faits :

Les malades sont en colère. En mars 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) annonçait que le laboratoire Merck avait, à sa demande, modifié la formule du Levothyrox. Ce médicament est prescrit lorsque la glande thyroïde ne fonctionne plus, produit insuffisamment ou en trop grande quantité des sécrétions.

Cette modification avait eu lieu pour « garantir une teneur en substance active plus constante d’un lot de médicaments à l’autre ».

Face aux inquiétudes de nombreux patients parmi les trois millions de Français qui en prennent, l’ANSM a mis ce mercredi 23 août un numéro vert en place.

Ils pourront désormais composer le 0800.97.16.53, du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures.

L’ensemble de l’article et les réactions ici lien

Ayant traité divers sujets à ce titre il n’y a pas de doute que notre plus grande richesse reste notre santé et la protection indispensable à tous nous proches. Le dernier thème traité par mes soins ICI Dont certains extraits en proviennent.

Chantale Garnier, co-présidente de l’AFMT, l’association française des malades de la thyroïde, a tenu à réagir ce vendredi à ce qu’elle appelle « une véritable scandale de santé publique ».

Jointe par téléphone, elle a expliqué qu’elle prenait du Lévothyrox depuis 30 ans.

« J’ai testé le nouveau médicament. Dès le deuxième jour, ça a été la catastrophe. J’ai eu les symptômes dont tout le monde parle. J’ai même ressenti un essoufflement et des palpitations cardiaques.

« Les responsabilités réelles »

Extraits de certaines de mes investigations

En mars, l’Agence nationale du médicament a exigé du laboratoire pharmaceutique américain Merck un changement dans la formule du produit. Si le principe actif reste le même, plusieurs excipients ont été modifiés. Et d’après de nombreux témoignages de patients, les effets secondaires indésirables suite à cette modification se sont multipliés. 

Au micro de RTL, Beate Barthès, présidente de l’association « Vivre Sans Thyroïde », confirme :

 Certains se rendent comptent qu’un ou deux mois après ils sont de plus en plus fatigués par exemples, qu’ils ne dorment plus ou qu’ils ont des problèmes digestifs, ils se rendent compte que ça a commencé peu de temps après le changement.

 Et de déplorer : Certains pharmaciens disaient qu’il y avait seulement la couleur de la boîte qui avait changé par exemple. 

 Les professionnels de santé n’ayant pas été suffisamment prévenus, ils n’ont pas eu le réflexe d’adapter la dose ingérée du médicament, pensant qu’ils prenaient le même produit alors que sa composition avait évolué.

 Or, trouver le bon dosage pour stabiliser la TSH de chaque patient est un processus long.

Fin juin, une pétition a été lancée pour revenir à l’ancienne formule.

Cela ce sont les faits et certaines conséquences fin juin 2017, à la date du 14 novembre 2017, le nombre de signatures dépassent les 310 000.

Ma seconde partie.

Chacun face à ses responsabilités, plutôt que d’être persuadé que notre justice ; fasse rendre des comptes. Parution, et suite, dû aux faits que des médias certains dans leurs seuls intérêts nous enfument. Divers marasmes, contre notre santé. Les responsabilités du monde politico-financier. Ils fraudent presque à la perfection.

Le journalisme d’investigation, ne peut se traiter facilement. Raisons multiples, diverses. Il y a va de notre survie. L’Etat, divers gouvernements, de tous bords en France, Europe ont droit de vie et de mort, quand ils le veulent.

Sans exclure ce que nous mettons dans nos assiettes, d’où que cela provienne. Certains produits ne comportent pas un répétitif de lien. Ils sont déjà, dans les mêmes produits poisons.

Les contextes des médicaments en France, de l’Europe, cela génère des milliards de profits. Effets : des médicaments en France. Jean-Christophe Brisard : « Les enjeux offrir la possibilité, au grand public : de comprendre comment fonctionne notre système de santé.

De mise sur le marché, de sécurité, en apportant le plus d’infos neutres possibles. On est très factuel. On se rend compte que l’Etat n’en a pas le pouvoir.

Un nouveau scandale pharma logique peut arriver ?

JC.B : « Oui, complètement. Au vu des risques potentiels, il a obtenu son autorisation à l’échelon européen. « On n’a pas pu s’opposer à son arrivée sur le marché » Vous dénoncez le poids du lobby pharmaceutique.

Qu’en est-il réellement?

Antoine Béguin : « Les laboratoires sont juges et parties ». Ils proposent les essais cliniques. Qui vont donner toutes les informations à l’agence sanitaire pour bénéficier de l’AMM. 

Vous n’avez pas peur d’alimenter la méfiance des Français : envers le monde médical ?

A.B : « Exactement ce qu’on l’on veut éviter. Le but, faire prendre conscience de l’enjeu et de la réalité. L’industrie pharmaceutique, effets secondaires graves : Le syndicat de Médecine Générale France, accuse : Le gouvernement de trouver des boucs émissaires. Prescrit de bonne foi par des médecins. des documents montrent que des médecins ont eu des doutes.

On leur a menti. Liste non exhaustive des 400 médicaments contenant du parabène Mots clefs : médicament Autre scandale pharmaceutique. Une liste de 400 médicaments contenant du parabène paraît.

 Cancers en tous genres. Des risques sont dans nos cuisines, nos assiettes. La pilule en tant que contraceptif, présente des dangers. Des risques que ne courraient pas nos grands-mères.

Ce qui semble invraisemblable, c’est que trois millions de personnes en France sont en souffrances diverses.

Il serait utile que l’ensemble du territoire en France et en Europe puissent bénéficier du même jugement que celui rendu ce jour par le Juge des référés « d’heure à heure » et non que cela concerne un seul département.

Plus de 170 000 plaintes sont en cours d’instruction c’est plus que scandaleux. Surtout pour les patients et leurs proches. Faut-il attendre que le Levothyrox produise les mêmes conséquences que le médiator ?

Ma toute première investigation

Un entretien d’une puissance incroyable. L’indépendance de la France ne tient pas la route. Face à l’Europe, cela génère des milliards de profits. Pour des gens sans scrupule. Plateau, de BFMTV, questions/réponses, surprises. Effets : des médicaments en France.

Des millions de morts, en France, dans le monde. Les indemnités versées aux victimes de ces affabulateurs. Des spécialistes, refusent de prescrire à leurs patients, les nouveaux produits.

Combien de personnes de la compétence d’Irène Frachon, faut-il en France pour que les scandales sur la santé cessent ? Je m’étais engagé à suivre le déroulement de prés, je poursuis ces faits avec le respect dû à tous les patients, dont l’Etat à priori se dérobe?

Il s’agit à présent que la ministre de la santé s’explique face à l’ensemble des patients. Que les ministres sans compétence reçoivent les sanctions que leurs erreurs font courir avec tous les risques à masse de populations.

Nous aurons peut-être l’origine de certains fonds, à un niveau bien plus haut, que nous ignorons toujours. Mais à présent Monsieur le président de la République, décide de verser sur le social ?

Victimes ou défenseurs de nos valeurs voici un document qui vous permet de déposer plainte, ou de vous expliquer clairement en dehors du site.

Une question m’interpelle, pourquoi ne pas lancer une pétition d’ici pour aider les pateints et les réels défenseurs ? A vous de nous le dire.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

 

 

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La vilaine Lulu décryptage (aka Lucifer)

Suite à la diffusion sur France 2 d’un film mettant en scène la vie d’Yves Saint-Laurent (YSL), le 30 juillet 2017, il était honnêtement impossible de passer sous silence l’existence de « La vilaine Lulu ». Sa publication a été encouragé par Françoise Sagan. Cette femme, écrivain, a l’apparence androgyne et bisexuelle, menait une vie décadente autour de l’enfer du jeu, des casinos, des hippodromes et des nuits parisiennes agrémentées d’alcool, d’héroïne ou de cocaïne. Elle a sans aucun doute des points communs avec La vilaine Lulu. Au début de sa carrière Sagan a été surnommée le « charmant petit monstre » tandis que Lulu, un autre genre de monstre, remportait tous les prix littéraires durant ses escapades bucoliques.

Imaginons un film décrivant la vie de Roman Polanski en occultant le viol qu’il a commis sur une mineure de 13 ans, après l’avoir droguée, et pour lequel il a été poursuivi pendant 40 ans. Sans compter toutes les autres accusations dont il a été la cible par la suite. Quel crédit pourrions nous accorder à un tel film ? Le résultat serait purement partial à l’instar des films biopic d’YSL. Autant de mièvreries destinées à idéaliser des « artistes », des hommes qui n’étaient que des hommes. Le mythe YSL a encore toute sa résonance aux yeux de l’opinion publique. Qui était réellement YSL ? Nous savons tous qu’il dessinait et créait des lignes de vêtements par le biais de sa maison de couture. En dehors de cela, qui était-il ? Pour le cinéaste polonais, nous savons que c’est un délinquant sexuel condamné à 90 jours de prison pour avoir eu un rapport sexuel avec une mineure. Après 42 jours d’incarcération, il fut libéré pour bonne conduite, rien à ajouter ! Quant à YSL, il est au mieux coupable d’avoir fait l’apologie de la « pédophilie » à travers cette singulière bande-dessinée intitulée La vilaine Lulu.

Cette bande-dessinée a connu sa première publication en 1967, les suivantes bien plus tard en 2002 et 2003, toujours aux éditions Tchou, et enfin avec les éditions de La Martinière en 2010. Le tirage 2002 était limité à 500 exemplaires, dédicacé par la main d’YSL et vendu au prix unitaire de 550 euros. Autant dire que cela s’adressait aux collectionneurs ou à des personnes très sensibles à ce genre de « littérature ». En 2006, les éditions de La Martinière s’étaient déjà distinguées dans le rayon de la « pédopornographie » avec la sortie d’un portfolio du photographe David Hamilton, contenant plus de 330 pages de photos d’adolescentes nues. Plusieurs femmes l’ont ensuite accusé d’agressions sexuelles voire de viol dont Flavie Flament. Au mois de novembre 2016, David Hamilton âgé de 83 ans s’est suicidé à son domicile parisien.

Les scénarios développés par YSL pour narrer les intrigues de La vilaine Lulu sont une ode à la perversité et à la décadence. L’ensemble est parsemé de références au catharisme ou à des personnages sordides aux profils dangereux comme l’empoisonneur Borgia et l’« empoisonneuse » Marie Besnard, s’imposant comme autant d’icônes inquiétantes dans l’univers décadent de Lulu.

Avant de débuter YSL nous présente Lulu comme étant sa fille pour qui « il décida de mettre sa vie en images et de la raconter ». Une note liminaire de l’auteur nous « prévient qu’il est inutile d’essayer de le psychanalyser à travers son héroïne ». Une remarque significative et certainement dictée par son inconscient, bien heureux de pouvoir s’exprimer librement à travers le personnage de Lulu mais peu rassuré à l’idée d’être vraiment démasqué. D’autant plus qu’en mettant en parallèle les turpitudes de Lulu avec la vie de YSL, nous observons des similitudes voire des projections fantasmagoriques ou réelles de sa vie passée, présente et future. A ce sujet, l’auteur nous précise que « toute ressemblance avec des personnes qui existent ou qui ont existé est parfaitement voulue. Toutes ces aventures ont été tirés de faits réels ».

Dans la courte présentation de Lulu, âgée de huit ans et demi, nous apprenons qu’elle fume, aime s’exhiber, « faire de vilains gestes » comme montrer son postérieur. Elle se proclame « mutine » et son journal préféré est « PlayGirl », une analogie explicite à PlayBoy sorti en 1953. Lulu n’a pas de parents pour s’occuper d’elle, c’est le rôle d’une gouvernante qu’elle maltraite au demeurant. Son seul ami est un gros rat blanc aussi affable qu’elle. Le choix du rat n’est pas anodin, il incarne ce qui est caché sous terre, la vie souterraine, la maladie, le mal qui ronge notre inconscient. Or le monde sous-terrain est gouverné par le diable, une entité très appréciée par Lulu ou Lucifer. Les histoires de cette bande-dessinée à caractère libidineuse, malsaine voire totalement macabre abordent des thèmes aussi variés que la maltraitance infantile, la misogynie, le sacrifice humain comme rituel satanique, la torture, l’enlèvement d’enfants, l’assassinat, l’esclavage sexuel, le tourisme sexuel, le trafic d’êtres humains, la pyromanie, la prostitution, l’alcoolisme, la drogue, l’exhibitionnisme ou encore la pédophilie. YSL était névrosé mais il n’y pouvait rien changer, c’est sans doute pour cela qu’il demandait ironiquement à ne pas être psychanalysé à travers sa bande-dessinée. Sa souffrance exposée sur papier glacé, il ne pouvait l’extérioriser dans sa vie personnelle que la nuit ou en compagnie d’un nombre restreint d’individus, à savoir des semblables pratiquant le sado-masochisme.

Le livre de la Lulu contient 96 pages et il est composé de 23 histoires dont voici un résumé : 

  1. Lulu à l’école, elle n’aime pas l’école, elle est provocante, irrespectueuse, insultante envers la maîtresse, l’assimilant à une prostituée puis devient menaçante avec ses camarades, allant jusqu’à les racketter. A la fin de cette première histoire, un vieux satyre se délecte de voir Lulu dans la cour. Ce vieux pervers reviendra régulièrement tout au long de l’ouvrage. YSL n’a guère apprécié l’école puisqu’il était souvent la cible de moqueries. Dans cette première histoire, à travers sa fille Lulu, YSL semble exprimer à posteriori ses vils sentiments refoulés envers ses camarades à cette époque.

  2. Un jeudi de la Vilaine Lulu, une journée qui se déroule au parc, débutant par une allusion discriminatoire d’une femme qui, tout en tricotant, s’adresse à une mère portant dans ses bras un nourrisson noir : « Allez ! Avouez-le que vous avez fauté ». Les petites filles jouent dans le parc et sont décrites comme étant « mutines et sournoises », nous pouvons observer la présence du satyre caché derrière un buisson. Puis, Lulu se moque d’un bébé qu’elle juge « vilain », elle entraîne ses copines avec elle et les excite contre le pauvre bébé. Elles chantent en chœur « le vilain bébé, le vilain bébé », la maman du bébé, harcelée, finit par abandonner son bébé à l’armée du salut.

  3. Je m’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie (ouf !), en résumé Lulu s’auto-congratule en s’admirant dans le miroir, « la vilaine lulu s’admire devant sa psyché… » concluant « je suis comme je suis et n’y puis rien changer et n’y puis rien changer » ? Ne cherchons pas à psychanalyser le génie rutilant et délirant d’YSL car avant d’entrer dans son univers il nous l’a instamment déconseillé. YSL était ce qu’il était, ne pouvait-il rien y changer ?

  4. Un beau métier, l’héroïne a obtenu son diplôme de masseuse. Elle exerce auprès d’une clientèle de petites filles mais une maman n’appréciant pas les méthodes de Lulu la chasse puis menace de la dénoncer auprès de la police. Lulu décide alors d’ouvrir son propre institut à domicile, dans lequel elle pourra faire maigrir et grossir à volonté les petites filles. Elle recrute de grands lutteurs pour piétiner les enfants et les « rendre souples et minces ». Le ministre de l’éducation nationale récompense Lulu en lui accordant une décoration pour son brillant travail. Conclusion, des attouchements suivis de maltraitances sur enfants permettent à Lulu d’être décorée par un ministre garant de l’éducation de nos enfants. Tout un symbole. Mêlant politique et pédophilie, avec un cynisme dont seul l’auteur a le secret, YSL estime légitime que les politiciens récompensent la maltraitance infantile voire implicitement la pédophilie.

  5. Une belle histoire d’amour, elle est amoureuse d’un pompier à en perdre la raison. Lulu boit de l’alcool pour calmer son euphorie car elle ignore si les sentiments qu’elle ressent sont réciproques. Ensuite, elle sacrifie des vies au nom de la déesse Vénus pour obtenir le cœur de son bien aimé. Nous pouvons admirer des têtes d’enfants tranchés à la gorge, d’autres bouillonnent dans un chaudron et d’autres sont pendus. Puis, elle « s’étourdit dans les boites de nuit » gays, elle se drogue avec des hallucinogènes comme le LSD. Finalement elle découvre que son pompier sort avec sa voisine, elle en perd la raison. Lulu décide de déclencher un incendie dans son immeuble afin d’y piéger sa voisine «  Nini  ». Ainsi, le pompier vint délivrer Lulu des flammes pendant que la voisine périt en enfer, attachée sur son lit par Lulu la démoniaque. Et tout est bien qui finit bien avec le mariage de Lulu… à huit ans et demi, il était temps ! Si dans cette histoire il n’y a pas du Saint Laurent alors qu’en est-il ? La réaction de Lulu est excessive comme l’était YSL avec ses amants, démesurément excessif, dirons-nous prosaïquement.

  6. Hommage respectueux à Terpsichore, dans le rôle d’une danseuse étoile, le vieux satyre est présent et Lulu apparaît nue sur scène après avoir ôté son tutu devant les spectateurs scandalisés. L’exhibitionnisme, le nu face à l’objectif, a été pratiqué par YSL pour la promotion de son parfum « YSL Pour Homme » en 1971. Il a aussi collaboré avec l’Opéra de Paris pour la conception des costumes d’un spectacle de danse intitulé Notre-Dame de Paris. Un ballet dirigé par le chorégraphe Roland Petit en 1965, sa femme, « Zizi » Jeanmaire, une danseuse, était une amie de YSL depuis les années Dior ; dans la mythologie grecque Terpsichore est la muse de la danse.

  7. Lulu Western, elle enlève des petites filles sur le chemin de l’école et demande des rançons aux parents, certaines victimes sont attachées à des troncs d’arbre, d’autres pendues et d’autres scalpées. Enfin, nous assistons au dynamitage des trains et à un hold-up. YSL avait déclaré qu’il aurait aimé être l’inventeur du jeans mais il a été le créateur de Lulu habillée en jeans.

  8. Lulu à Deauville, présence du vieux satyre qui échange son numéro de téléphone avec Lulu sur la plage. Fin mot de l’histoire, Lulu séduit le petit ami d’une estivante qui finit noyée par la marée montante. Les histoires d’amour concernant Lulu sont souvent cernées par la souffrance, le sacrifice et la mort aux alentours.

  9. Bonne histoire de poulaines, cette histoire contient de multiples références au catharisme et Lulu est tenancière d’un «  estaminet  ». Seul fait notable, elle emprisonne dans une cage une cliente ayant renversé son cidre. A l’époque médiévale, le catharisme a été un courant religieux du christianisme jugé hérétique, faisant de l’origine de la création une œuvre démoniaque.

  10. L’année Lulu, elle devient « cover girl » et fait la Une de tous les magazines de mode dont Elle ainsi « la Lulumanie envahit le monde », tout le monde veut ressembler à Lulu. Toute la mégalomanie de YSL transpire ici, son désir d’influencer le monde en s’érigeant en modèle, lui, le créateur de génie.

  11. Télélulu, elle passe à la télévision et se livre à un strip-tease qui fait perdre la tête à tous les téléspectateurs masculins. Même le gros rat blanc de Lulu devient tout rouge, le rat éprouve t-il du désir pour Lulu ? Ce matraquage télévisuel et le pouvoir de séduction dévastateur et inégalable de Lulu ont poussé une femme au suicide par balle. La mort rôde toujours dans le sillage de la mutine, sadique et vilaine Lulu. Tout l’esprit de cet « satyre » signé YSL se résume à ce genre d’histoire glauque et sans morale.

  12. Bons sentiments : Bonnes actions, elle fait un rêve dans lequel elle empoisonne le Pape et prend sa place pour devenir « Sa Sainteté Lulu première ». A la fin de son rêve « elle se voit chassant le sarrasin de Terre Sainte ». Retour au réel, dans cette histoire, Lulu devient ensuite infirmière, tout d’abord à la maternité, mais au lieu de nourrir les nourrissons avec du lait elle leur donne du vin rouge. Les bébés sont par la suite substitués par des rats blancs. Dans un autre service, elle fait « subir des traitements de rayons électriques aux vieillards » grabataires. Il sont grillés sur place. Enfin, elle euthanasie les incurables, Lulu est évidemment heureuse. Certaines de ces scènes se déroulent au « Val-de-Grâce », nous avons là une référence explicite à l’hospitalisation de l’auteur en ce même lieu, évitant ainsi le service militaire en Algérie en 1960.

  13. La dépression nerveuse ou histoire de papillons, Lulu « fume nerveusement cigarette sur cigarette » et elle est dépressive, toute la vie d’YSL. La chronologie est d’autant plus circonstanciée par l’histoire précédente, évoquant l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, suivie par la dépression nerveuse et la métamorphose de la chenille qui va conduire YSL a créé sa propre maison de couture en 1961.

  14. Du Schmuck et du Pluck, évocation de « l’amour libre », couple mixte, lesbienne et gay. Nous apprenons que Lulu « aime beaucoup les petits garçons et les vieux messieurs ». Lulu devient écrivain et rafle tous les prix littéraires, entraînant le suicide de deux femmes dans son sillage. Face aux journalistes, elle est heureuse, elle danse, elle enlève sa culotte et exhibe son postérieur sur lequel est tatoué « merci ». Toujours le même leitmotiv : homosexualité, pédophilie, suicide et exhibitionnisme, l’auteur semble s’en délecter et y puiser une source d’inspiration sans limites.

  15. Un choix difficile, dans son lit à la parure brodée avec la lettre L, Lulu lit Le Figaro « son quotidien préféré », puis s’en suit une évocation de la maison de couture d’YSL : le seul couturier capable de « comprendre » Lulu est « Laurent Saint Yves ». Égotiste, réaliste, nuancé cela donne un égoréaliste ? Cette histoire a l’apparence d’une chiquenaude à l’égard de Christian Dior après le licenciement d’YSL dans les années 1960. Ce scénario s’inscrit dans la continuité de l’histoire 13.

  16. Un jeu pas comme les autres, elle fume et s’ennuie, soudainement Lulu pense à une idée pour s’amuser. Elle décide alors de téléphoner à ses petites amies pour les inviter à se divertir dans son jardin. Elle les installe dans une cabane et leur explique les règles. Elles doivent tenir le rôle des « dames patronesses » pour jouer au « bazar de la charité » alors que Lulu est la cliente. Cette dernière s’éclipse rapidement de la cabane, enferme à clé ses jeunes camarades puis arrose la maisonnette d’essence et jette une allumette. Puis elle monte s’installer dans sa chambre pour admirer le sacrifice de ses enfants par le feu avec sa paire de jumelles. Ce divin spectacle rend Lulu très heureuse de sa journée, elle s’en félicite en dansant au rythme du « schmuck et du pluck ». L’ennui pousse Lulu a commettre les pires actes pour s’amuser, YSL a été contraint de repousser lui aussi ses limites pour s’amuser et ressentir du plaisir à travers la drogue, l’alcool et la multiplication du nombre de romance.

  17. Des petites filles disparaissent, le personnage du satyre est encore présent et nous informe que les petites filles : « elles ne sont pas perdues pour tout le monde ». Nous découvrons ensuite que Lulu s’est associée à un proxénète et qu’ils enlèvent des petites filles à la sortie de l’école. Elles sont alors emmenées par bateau et offertes à « l’émir Abdullah ». Nous sommes ici en présence d’enlèvements organisés, d’un trafic d’êtres humains de jeunes filles mineures destinées à la prostitution dans un pays arabe.

  18. Histoire de fleurs, elle pousse une jeune fille au suicide pour s’accaparer son petit ami. Le suicide est un comme un alter-ego dans le parcours de YSL.

  1. Les Joyeuses Colonies de Vacances, après avoir giflée sa petite voisine de voyage dans le car, elle se met à fumer puis à lire « PlayGirl ». La nuit venue, elle fait boire de l’alcool à tout le monde et la soirée s’achève en « bacchanale », autrement dit en orgie. Il s’agit d’une référence explicite au romain Bacchus, le dieu du vin et des festivités.

  2. Quel enfant prodige, le personnage du vieux pervers est encore présent, Lulu devient une artiste de la sculpture et nous apprenons qu’elle et la « rivale de Picasso, elle n’a que 8 ans et demi ». Elle gifle sa gouvernante puis sort pour se rendre au musée d’art moderne. Sur sa route, elle tue un chat pour en faire un pendentif « c’est très chic non ? ». Un clin d’oeil a sa passion pour les arts et au père de Paloma Picasso qui lui a inspiré sa collection 1971.

  3. Un après-midi aux Tuileries, Lulu pique-nique, boit son vin et donne des leçons d’anatomie aux autres enfants. Cela intéresse beaucoup d’autres personnes cachées dans les buissons, des vieillards pervers, dont le vieux satyre. Le pervers de répétition nous est servi jusqu’à la lie.

  4. Histoire d’œufs de Pâques, Lulu empoisonne des enfants avec des œufs pourris, tout le monde meurt et les corps sont enterrés au cimetière. Lulu est heureuse comme jamais, elle fait de la corde à sauter à cotés des pierres tombales des enfants qu’elle a assassinés. Une fête religieuse théâtre d’une scène d’empoisonnement d’enfants, jusqu’où les pensées d’YSL étaient-elles prêtes à aller ?

  5. Bonjour glou glou, Lulu est dans son lit en compagnie de son gros rat blanc qui rêve de l’empoisonneuse, Marie Besnard. Elle a été accusée d’être une serial-killer responsable d’une dizaine de mort par empoisonnement. Elle a finalement été acquittée. Lulu boit plusieurs bouteilles de whisky. Elle finit en boîte de nuit chez « Reine Gin » où son cœur balance entre un vieux satyre et un jeune homme plus fringuant. Le vieux satyre est « rassurant » pour Lulu mais elle a compris qu’elle serait « toujours triste » avec lui. Cela ressemble sensiblement à l’histoire d’amour entre YSL et Pierre Bergé (G) ou aux multiples choix amoureux auxquels il a été confronté dans sa vie : la sécurité avec Bergé ou le plaisir avec de jeunes étalons.

___________________

Après les résumés de chacune de ces 23 histoires, visant à partager l’essentiel avec le lecteur de cet article à travers quelques éléments narratifs, nous pouvons conclure décemment qu’aucune de ces histoires ne peuvent-être racontées à un enfant. Ce n’est donc pas une bande-dessinée pour enfants, elle n’en a jamais eu la prétention même si YSL avait voulu initialement affublé sa bande-dessinée avec le titre suivant : « Contes pour enfants sadiques ou avancés ». Cette bande-dessinée s’adresse à un public « averti » ou de « spécialistes » car aucune de ces histoires n’a de morale autre que l’immoralité la plus abjecte.

Dans la vilaine Lulu, l’une des obsessions d’YSL est la femme, qu’elle soit dans le rôle d’une petite fille, d’une maman ou juste d’une femme. Elle est malmenée du début à la fin, à l’exception de sa fille La vilaine Lulu, l’idéal féminin d’YSL. Aucune femme ne supporte la comparaison avec Lulu et c’est pourquoi certaines se suicident ! Un seul homme meurt dans les récits de YSL mais pas n’importe lequel, celui qui incarne la figure de la papauté. Cependant, sa mort relève d’un fantasme puisque Lulu rêvait. Il n’est donc pas mort physiquement dans le monde de Lulu. Ainsi, supprimer la religion dominante en occident à savoir le christianisme, clairement opposé à l’homosexualité, n’était-il pas aussi le souhait d’YSL ? Au fil des 96 pages, émaillées de vignettes sanglantes, nous dénombrons environ 4 enlèvements, 5 séquestrations, 2 suicides et 9 assassinats, quoi de plus normal pour une petite fille voire une femme ?

Les délires morbides de YSL transférés à travers son héroïne Lulu sont patents, une petite fille infirmière à la maternité qui empoisonne tour à tour des bébés au vin rouge ou des enfants avec des œufs de pâques avariés ou bien encore le pape afin de lui ravir sa place et imposer sa propre religion. Ne sont-ce pas là plusieurs appels à la dérive ? Enfin, pour couronner ce chef d’œuvre, la petite Lulu fait des strip-teases, s’exhibe dans la rue, fume, se drogue et boit aussi de l’alcool pour fuir la réalité. Chacun appréciera ou non le sarcasme et le cynisme de l’auteur, s’ils peuvent être qualifiés ainsi, issus de l’imagination d’un homme très souffrant psychologiquement. Pouvons-nous considérer comme constructif et positif la mise en scène d’une petite fille commettant des atrocités à répétition dans le but d’exister et de transformer le monde à son image ? Le chaos et la perversion étaient ancrés en YSL, à l’image de cette bande-dessinée et de sa grande passion dévorante partagée avec son amant, Jacques de Bascher, en 1973.

A travers ce concept de bande-dessinée, les critiques positives ont une analyse évocatrice, un vrai scénario complotiste et tortueux. Ils prétendent qu’YSL a voulu dénoncer les pratiques déviantes de certains individus au sein de la société mondaine. Mais comment YSL était-il au courant ? Avait-il assisté à ce genre de scènes ? La vilaine Lulu serait en réalité un subtil plaidoyer pour la protection de l’enfance déguisé en bande-dessinée pour adulte. Or, comme décrypté tout au long de ces lignes, La vilaine Lulu est le miroir reflétant la psyché d’YSL. Son meilleur moyen d’expression est le dessin à travers lequel il projette tous ses fantasmes sexuels, ses addictions envers la drogue et l’alcool, ses sentiments refoulés, sa réticence à l’égard de la religion catholique, sa passion pour l’art, son goût pour la fête, son attirance pour les jeux pervers et le morbide, ses dérives dépressives à l’hôpital Val-de-Grâce ou ses multiples histoires d’amour. Les aventures de la vilaine Lulu ressemblent sensiblement à la vie menée par YSL.

Les fanatiques soutiens d’YSL pourront-ils nous rappeler à quel moment de sa vie le couturier des mondains a t-il cherché à promouvoir l’éducation, la sécurité et l’épanouissement des enfants ? Est-ce qu’écrire une telle bande-dessinée peut aider à sensibiliser à la cause de la maltraitance infantile ou de la lutte contre la pédophile ? Alors pourquoi YSL ne s’est-il pas élever contre l’usage des drogues dures dans le milieu de la mode pour palier aux cadences de travail infernal ? Pourquoi ne s’est-il pas opposé au harcèlement sexuel voire aux viols dont ont été victime de nombreux mannequins par les professionnels de la mode ? Il ne s’est pas non plus opposé à l’enrôlement sur les podiums de jeunes mannequins stéréotypés, filiformes voire clairement anorexiques et pas forcément majeurs. A titre d’exemple, d’origine argentine, Kouka Denis a été l’une des muses d’YSL, elle a débuté le 22 janvier 1957, pour son premier défilé, à l’âge de 15 ans. Aujourd’hui le secteur de la mode adolescente est en plein essor. Le 6 septembre 2017, les groupes Kering et LVMH ont annoncé l’adoption d’une charte de travail avec les mannequins qui vise à exclure la maigreur et la jeunesse extrêmes.

Pourquoi cette bande-dessinée est-elle toujours disponible à la vente et n’a t-elle pas fait l’objet de poursuites judiciaires au motif qu’elle favorise la corruption de mineur en vertu de l’article 227-22 du code pénal ?

« Le fait de favoriser ou de tenter de favoriser la corruption d’un mineur est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ».

Pour les amateurs de cet art contemporain, contribuant à banaliser toutes les formes de déviance, il ne fallait pas rater le chef d’œuvre de Paul McCarthy en 2014, situé sur la place Vendôme. Une sculpture gonflable nommée « Tree », représentant un sapin à la forme équivoque, se confondant à s’y méprendre avec celle d’un sextoy (plug anal). Ou encore ne pas avoir manqué une sculpture gigantesque surnommée le « vagin de la reine » d’Anish Kapoor, installée à Versailles en 2015, d’une longueur de 60 mètres pour 8 mètres de hauteur. Et, enfin, la splendide exposition, durant l’été 2015, organisée dans une salle de la Friche Belle de Mai, à Marseille, et programmée par l’association Dernier Cri. Deux allemands, Reinhard Scheibner et Stu Mead, ont généreusement partagé leurs travaux, de nombreuses peintures illustrant des scènes de pédophilie, des relations incestueuses, sans parler de zoophilie. Les toiles sont explicites, imaginons le genre de discussions que cela peut provoquer, sur l’art bien entendu. Une journaliste des Inrocks a pondu un article très décevant et stigmatisant sur ce sujet pour condamner, non pas l’exposition, mais les critiques à l’encontre de cette manifestation artistique, au prétexte qu’elles proviendraient de l’extrême droite. Aucun commentaire n’a été porté sur le contenu des tableaux à l’instar d’autres médias qui ont stigmatisé ceux qui osaient émettre des avis négatifs sur ces travaux « artistiques ». Aucun d’eux n’a su répondre à l’intérêt que pouvait susciter pareille représentation picturale chez le profane ou l’observateur averti. S’insurger contre ce genre de représentation artistique c’est se comporter en extrémiste pour les masses médias car le sujet de la pédophilie reste un terrain miné. Le « Domestikator » est la dernière œuvre de ce type mise en scène au Centre Pompidou à Paris à l’automne 2017. Elle était constituée de briques à la manière d’un Légo géant, représentant un homme qui fornique un quadrupède. Selon l’artiste cela symboliserait le viol de la nature par l’homme.

La vilaine Lulu s’inscrit également dans cet art qui symbolise à lui seul le niveau de régression de notre civilisation. YSL est un homme à la personnalité controversée et dont le parcours de vie n’est pas un modèle à suivre. Après tout, il n’était qu’un simple couturier mondain ayant baigné dans un milieu pervers, décadent et dégénérescent, alors pourquoi vouloir s’évertuer à en faire un « génie », comme dirait sa fille Lulu il n’était que du « schmuck et du pluck ».

Sources :

Babelio : lien internet

Amazon : lien internet

Éditions de La Martinière : lien internet

Valeurs Actuelles :  »La vilaine Lulu », le livre scandale d’Yves Saint Laurent, Cyril de BEKETCH, 24 juillet 2013.

Ouest-France : Dans les pas de Françoise Sagan, Marie PETIT, 29 juillet 2017.

Le Parisien : Roman Polanski : nouvelle accusation d’agression sexuelle sur mineure, 16 août 2017.

Le Monde : David Hamilton toujours vivant, Michel GUERRIN, 5 janvier 2007.

JDD : L’excentrique Jacques de Bascher, amour de Karl Lagerfeld, Marie-Laure DELORME, 8 juin 2017.

Le Figaro : Rumeurs de pédophilie : Jack Lang prêt à contre-attaquer, Flore GALAUD, 1 juin 2011.

Valeurs Actuelles : Qui est vraiment Pierre Bergé ?, Valentin GOUX, 15 juillet 2010.

Madame Figaro : Abus, drogue, anorexie : trois mannequins racontent l’envers du décor, Stéphanie O’BRIEN, 9 mai 2016.

Les Inrocks : La Friche Belle de Mai dans la ligne de mire de la fachosphère, Claire MOULENE, 1 septembre 2015.

ABC Espagne : Kouka, la modelo que dio el primer martillazo al Muro de Berlín, Martin BIANCHI, 9 novembre 2014.

Elle : Et Yves créa la mode, 10 mars 2010.

JDD : Dans l’oasis d’Yves Saint Laurent, Eric MANDEL, 28 juin 2015.

Libération : Des mannequins sans fard. Drogue,  »maquignonnage »… les pratiques rapportées par la BBC ne sont pas isolées, Marc PIVOIS, 4 décembre 1999.

Le Point : « Domestikator » : un viol allégorique qui a fait peur au Louvre, 6MEDIAS, 3 octobre 2017.

Vanity Fair : La Vilaine Lulu, le surmoi diabolique d’Yves Saint Laurent, Constance DOVERGNE, 17 février 2012.

Fondation Pierre Bergé Yves-Saint Laurent : lien internet à la rubrique Découvrir Yves Saint Laurent/La Collection/Illustrations/La vilaine Lulu il est possible de consulter plusieurs vignettes de La vilaine Lulu.

ATTENTION : les vignettes présentées sur le site de la fondation sont des croquis triés sur le volet, pas dans leur version finale, et déconnectés de leur histoire. Certains n’apparaissent pas dans la BD comme ceux des collections « Au Parc, Au zoo, Lulu Babuska, Le chenil et Lulu coiffeur » ou d’autres ont été modifié comme ceux de la collection « La grâce », le lait ayant été remplacé par du vin rouge dans l’édition finale. Les seuls croquis concordant avec la BD sont ceux de la collection « Demain Pâques ».

Frank 

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Paradis fiscal, l’un et l’autre : Paradise Papers

La moralité est une plante qui ne pousse que chez les humbles propres.

La transparence des financiers ressemble aux clones des fraudes de leur paradis.

Porte de l’école franchit nous y avions droit, dès la rentrée en classe. Nous étions heureux, à présent nous sommes au désespoir !

A l’écoute de cette information, je ne n’ai fait qu’un bond. Je suis allé puiser dans mes archives écrites. Donc un rapide calcul mental, cela faisait au mois de novembre 2017. Le parcourant à nouveau il n’avait pratiquement pas prit ou si peu de rides, qu’il tombait en pleine actualités des scandales des paradis fiscaux. Mais à priori rien d’illégal !

La puissance bancaire, quelques soient les hommes politiques en place, ont tués l’agriculture, le social, le retraite, les économies françaises. Les banques, les cabinets juridiques, les conseils groupes d’avocats. Ils en tirent des bénéfices depuis toujours. Prenant divers paramètres, on constate qu’il est plus difficile de faire pousser des patates, d’élever des basses-cours, d’avoir du bétail sain, autant dans les exploitations fermières que dans les assiettes. Mais pas celles de tout le monde. Alors que la valeur des indices boursiers joue au « yoyo » pour le plus grand plaisir de certains privilégiés. Vous avez de multiples défenses, nous avons entendus des banquiers nous répondent :

« Nous n’avons aucune obligation de savoir où va l’argent que nous prêtons, pas plus que celui que l’on nous confie, ni ce que les personnes à qui nous le remettons en font ! »

A présent, nous savons ce que certains sont devenu. Les réalités semblent plus qu’incroyables. Pourtant les diverses compagnies financières prétendront : « Nous ne le savions pas »

La montée de la réunification de l’Europe se profile on ne sait comment produit des alliances interbancaires pour la puissance de groupe de plus en plus fort au détriment de l’Euro et de la fausse unification des plus de 600 millions de ressortissants qui demeure plus qu’un leurre.

Il est fort possible que l’Allemagne prépare des surprises?- Ce qui pourrait faire des réjouissances la chute de l’Europe- Puis Macron plus fou car plus jeune a dû laisser des instructions. Paris cache son jeu, à la capitale allemande.- À savoir les USA seront-ils nos amis de toujours?- Il est fort possible que la majorité des démocraties tombent dans le tonneau des Danaïdes?

Que faire face à ce qui ressemble à un certain faux jour noir de septembre ?

L’implication de certaines banques, de leurs filiales nous permet de constater que c’est toujours le client « lambda »qui paye les rapports des gros.- Jour où la majorité des bourses s’écroulèrent !

Sources diverses : France Info- Investigations- Le Monde- Le Guardian- Le Figaro- L’essor- Le Panda-

*D’un paradis fiscal à l’autre. Après les « Panama Papers », le Consortium international des journalistes d’investigation (Icij), dont Radio France et l’émission « Cash investigation » de France 2 sont partenaires, a mis en ligne, dimanche 5 novembre, les premières révélations de sa nouvelle enquête sur la finance offshore, les « Paradise Papers ». Construite à partir des documents de deux cabinets d’avocats et les registres des sociétés de plusieurs paradis fiscaux, elle met en lumière les montages complexes utilisés par des particuliers et des entreprises pour échapper à l’impôt ou dissimuler des investissements, voire des connexions sulfureuses. France info fait le point sur ce nouveau scandale qui implique notamment un ministre américain et la reine d’Angleterre.

Comment cette enquête a-t-elle démarré ?

Tout commence à l’automne 2016, raconte la cellule investigation de Radio France. Une source anonyme communique aux journalistes du Süddeutsche Zeitung, déjà à l’origine des « Panama Papers », des documents confidentiels de deux cabinets d’avocats spécialisés dans l’investissement offshore ou issus des registres des sociétés de paradis fiscaux. Un peu dépassé par l’ampleur des documents à analyser – plus de 13 millions de fichiers –, les équipes du quotidien allemand se tournent une nouvelle fois vers le Consortium international des journalistes d’investigation.

Basé à Washington, l’Icij revendique un réseau de plus de 200 journalistes d’investigation, présents dans 70 pays. Il collabore avec de nombreux médias, comme le New York Times, The Guardian, le Süddeustche Zeitung, Radio France et Premières Lignes, la société qui produit l’émission « Cash Investigation » pour France 2. Fondé en 1997, il est devenu en 2017, avec les « Panama Papers », un média à part entière, à but non-lucratif, financés par différentes fondations, dont la liste est publique. L’idée est de mutualiser les moyens humains et financiers des différentes rédactions internationales pour mener de front de grandes enquêtes, complexes, sensibles, coûteuses en temps comme en ressources.

Sous la houlette de cette organisation, 381 journalistes de 95 médias travaillent pendant des mois sur cette enquête confidentielle baptisée « Athéna ». Une première réunion est organisée les 27 et 28 mars 2017 à Munich, dans les locaux du Süddeutsche Zeitung. Officiellement, les reporters sont réunis pour l’assemblée générale annuelle de l’Icij. A cette occasion, ils se mettent d’accord sur la date unique de publication, le 5 novembre, à 19 heures. Des plateformes sécurisées sont mises en place pour permettre l’exploitation des données, échanger les idées d’angles et les découvertes de chacun. Les révélations vont s’échelonner toute la semaine.

D’où viennent les documents ?

Les documents des « Paradise Papers » proviennent de trois sources, détaille Le Monde : le cabinet d’avocats Appleby, dont les bureaux sont basés dans plusieurs paradis fiscaux (6,8 millions de documents) ; le cabinet Asiaciti Trust, basé à Singapour (566 000 documents) et des registres de société de 19 paradis fiscaux (6,8 millions de fichiers) comme les Bermudes, Malte ou Trinité-et-Tobago.

Appleby, principale source des données, est un cabinet d’avocats fondé au XIXe siècle par Reginald Woodfield Appleby, un Britannique. Aujourd’hui, la firme est présente dans 10 paradis fiscaux : les Bermudes, les îles Vierges britanniques, les îles Caïmans, Guernesey, Hong Kong, l’île de Man, Jersey, l’île Maurice, les Seychelles et Shanghaï. Il propose à ses clients, soigneusement triés, plusieurs mécanismes pour échapper aux radars de leur fisc : la création de sociétés en cascade afin de faire bénéficier les clients d’accords binationaux particulièrement avantageux, le montage de sociétés-écrans pour bénéficier d’exemption de TVA, la constitution de trusts familiaux pour gérer des fortunes ou des héritages hors impôt…

Que révèlent-ils ?

Contrairement aux « Panama Papers », cette enquête concerne moins le blanchiment d’argent que des schémas légaux montés par des personnalités importantes pour échapper à l’impôt ou dissimuler des investissements gênants. Voici les premières révélations :

Les étranges placements de la reine d’Angleterre.

Selon ces documents, le duché de Lancastre, qui gère les avoirs d’Elisabeth II, a investi, via un fonds basé aux îles Caïmans, dans une entreprise d’électroménager britannique controversée. Accusée de surfacturation et de pratiques commerciales agressives envers des personnes mentalement diminuées, BrightHouse a été condamnée en octobre à verser 14,8 millions de livres à 249 000 clients, précise The Guardian.

Les bonnes affaires d’un ministre américain avec la Russie.

Proche de Donald Trump, le secrétaire au Commerce américain, Wilbur Ross, contrôle 31% de la société Navigator Holdings via des sociétés offshores. L’un des principaux clients de cette entreprise de transport maritime est la société gazière russe Sibur, contrôlée par deux proches du président Vladimir Poutine, dont un oligarque sanctionné par les Etats-Unis après l’invasion de la péninsule ukrainienne de Crimée.

Les combines d’un proche de Justin Trudeau pour échapper à l’impôt.

Ami d’enfance du Premier ministre canadien et trésorier de son parti, Stephen Bronfman a placé avec son parrain, Leo Kolber, 60 millions de dollars américains (52 millions d’euros) dans une société offshore aux îles Caïmans. Un montage qui pourrait relever de la fraude fiscale, selon plusieurs experts sollicités par les journalistes canadiens.

D’autres personnalités comme le champion du monde de Formule 1 Lewis Hamilton, ou Lord Ashcroft, un donateur des conservateurs britanniques (en anglais), et des entreprises comme Nike sont cités dans ces premières révélations.

Quelles sont les réactions des principaux intéressés ?

Dès la publication de l’enquête, le cabinet Appleby a mis en ligne un communiqué, dans lequel la société assure que ce n’est pas une fuite, mais une attaque informatique qui est à l’origine de l’affaire, et minimise la portée des révélations. Les journalistes ne prétendent pas, parce qu’ils ne le pourraient pas, qu’Appleby a fait quelque chose d’illégal. Il n’y a pas de méfait. C’est un patchwork d’allégations sans rapport, avec un objectif politique clair contre le secteur offshore.

Côté américain, le département du Commerce a indiqué que « le secrétaire Ross n’a pas participé à la décision de Navigator de faire affaire avec Sibur », qui « n’était pas sous sanctions à cette époque pas plus que maintenant ». « Il n’y a pas d’irrégularités, et si les gens en tirent une conclusion contraire c’est parce que les journaux ont déformé cette histoire pour en faire quelque chose de différent de la réalité », a répondu Wilbur Ross. Même ligne de défense pour la reine d’Angleterre : « Tous nos investissements font l’objet d’un audit complet et sont légitimes », a affirmé une porte-parole du duché de Lancastre.

Mais si c’est légal, quel est le problème ?

Si certains montages sont « borderlines par rapport à la légalité », comme l’explique Eric Vernier de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), les questions soulevées par les « Paradise Papers » sont plus morales que légales. Est-il moral de permettre à des gens qui gagnent beaucoup d’argent de se soustraire à l’impôt quand les citoyens lambda n’ont pas cette possibilité ?

Pour Le Monde, les pratiques dénoncées dans les « Paradise Papers » détruisent la confiance de l’opinion publique et « conduisent nos démocraties à leur perte ».

A terme, ces pratiques risquent de poser un grave problème financier aux Etats. « En France, les recettes liées à l’impôt sur les sociétés ont baissé de 40% ces dix dernières années alors que les bénéfices ont augmenté de 10%. Est-ce qu’on ne va pas droit dans le mur ? », s’interroge sur franceinfo Manon Aubry, responsable de plaidoyer sur les questions de justice fiscale et d’inégalités à Oxfam France. Selon les calculs de l’économiste Gabriel Zucman, l’évasion fiscale coûte 350 milliards d’euros aux Etats du monde entier, 20 milliards pour la France.

Que font les Etats pour lutter contre ces pratiques ?

Depuis 2008 et le scandale de la banque UBS, de nombreuses enquêtes ont secoué la finance offshore. Ont-elles eu un impact ? Oui, même si les progrès restent timides. Après les « Panama Papers », trois chefs d’Etat ou ministres ont démissionné et au moins 150 instructions ou contrôles ont été lancés, rappelle Le Monde. En France, 415 Français seraient dans le collimateur du fisc, selon le quotidien, et le Panama a rejoint la liste noire des Etats et territoires non-coopératifs.

Depuis dix ans, le G20 et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont également avancé sur la question de la transparence. Depuis le 30 septembre 2017, 50 pays, dont des anciens paradis fiscaux, échangent automatiquement leurs renseignements bancaires dans le cadre d’un accord conclu en 2014. Quand un Français ouvre un compte aux Bermudes, le fisc français est censé être automatiquement averti. En 2018, une seconde vague d’Etats mettront en place cet échange. Une partie des schémas que l’on trouve là ne seront plus possibles à la fin de l’année ou dès l’année prochaine. Une autre partie, reste, hélas, légale.

Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales à l’OCDE

J’ai eu la flemme de tout lire, vous pouvez me faire un résumé ?

Après plusieurs mois d’enquête, le Consortium international des journalistes d’investigation, un média non lucratif déjà à l’origine des « Panama Papers » et avec lequel collaborent Radio France et « Cash Investigation » de France 2, a publié dimanche 5 novembre les premières révélations d’une nouvelle enquête, baptisée « Paradise Papers ».

En s’appuyant sur plus de 13 millions de fichiers, provenant de deux cabinets d’avocats spécialisés dans la finance offshore et de 19 paradis fiscaux, ils révèlent les montages financiers complexes de certaines personnalités, comme la reine d’Angleterre, le pilote de F1 Lewis Hamilton ou un ministre américain, pour échapper à l’impôt ou dissimuler des relations d’affaires gênantes. Contrairement aux « Panama Papers », la plupart des pratiques révélées ici ne sont pas illégales. Mais elles posent une question morale : est-il acceptable et même viable pour nos démocraties que les plus riches se soustraient à l’impôt ? Un défi auquel les Etats ont répondu timidement pour le moment.*

C’est surement le montant et la face cachée que l’iceberg dirige tout droit dans cette perte de liberté que les forces financières se sont faites dévoilées. Mais à ne pas en douter la moralité du bien fondée ne doit surement pas les concerner. En les laissant, continuer à agir de la sorte et en continuant à acheter leurs pouvoirs qui demeurent un euphémisme nous rend encore plus fous.

Le sens de la véritable transparence est le plus leurre indélébile, que la planète bleue, qui nous véhicule porte dans ses valeurs. De ce que dans le temps nous appelions la morale du matin.

Le Panda

Patrick Juan

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BIOPIC: L’amour selon YSL et Pierre Bergé


N
e jamais égratigner les starlettes, un principe prôné par nos médias qui érigent les mythes et légendes du star system afin de maximiser leurs bénéfices. Il suffit de voir les dernières icônes françaises comme Omar Sy, un « guignol » au talent discutable qui a émigré aux Etats-Unis après le succès de son premier film « Intouchables », ou encore le passé trouble du manchot Jamel Debbouze dont l’histoire semble cousue de fils blancs. Nous sommes loin de Fernandel, Louis de Funès, Bourvil ou Coluche, qui sont aujourd’hui supplantés par ces purs produits marketing et télévisuels contribuant à abêtir la population. Yves Saint-Laurent n’échappe pas à cette règle, il est dépeint comme un génie par l’opinion publique, le génie de la haute couture française.

Après la mort du plus célèbre couturier français, Pierre Bergé a écrit un livre intitulé Lettres à Yves dans lequel il évoque YSL en ces termes :

« Oui, je t’ai protégé de toi-même. Parfois trop ? C’est ce que prétendent certains, y compris quelques amis. Mais savent- ils et que savaient-ils ? Peu de choses en fait. Savent-ils qu’à New York tu as voulu te jeter d’une fenêtre de l’hôtel Pierre et que j’ai failli lâcher prise tellement tu t’étais engagé au-dehors ? Une autre fois à Anvers ? Savent-ils qu’un jour tu t’es précipité sous les roues d’un car de police qui t’a évité de justesse et que les flics, descendus en hâte, t’ont copieusement engueulé et m’ont conseillé d’aller te faire soigner ? Il y a eu tant d’autres fois ! Ce rôle, je le sais, m’allait comme un gant. Le tien t’allait bien aussi. Tu avais décidé d’être l’amant de la mort ».

Cette description d’YSL dressée par Pierre Bergé nous évoque un individu dévoré par des pulsions morbides, aux conduites ordaliques nombreuses, voire carrément suicidaires. Adolescent, YSL était myope, timide, frêle et la cible de nombreuses railleries de la part de ses camarades à cause de son homosexualité. Chez lui, il trouvait refuge dans le dessin, un talent qu’il perfectionnera à l’école de la Chambre syndicale de la haute couture parisienne en 1954. Durant l’été 1960, en pleine guerre d’Algérie, YSL fut appelé à effectuer son service militaire. Il fut surnommé la « chiffonnière » par ses coreligionnaires de caserne. Cependant, il a rapidement été réformé et hospitalisé à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce dans le service psychiatrique, déclenchant à l’époque l’« affaire Yves Saint-Laurent ». C’est ainsi qu’il a été licencié par le patron de la maison Dior, Marcel Boussac. Pendant cet épisode dépressif, Pierre Bergé et YSL décidèrent de créer leur propre maison de haute couture. Et ainsi naquit le mythe YSL.

Pierre Bergé est à l’origine de l’émergence de la griffe YSL puis il a largement participé à la prospérité de son « créateur de génie ». La maison YSL a vu le jour en 1961 avec le soutien de Pierre BERGE. L’artisan qui a permis à la femme de porter le smoking en 1966 était-il réellement un génie ? Sans compter le tailleur pantalon, les cuissardes utilisées par les soldats comme protection, la saharienne qui était à l’origine portée par des militaires, le trench-coat très utilisé par les officiers de la Première guerre mondiale, la combinaison portée par les aviateurs dit « jumpsuit » ou encore le caban usité par les marins. Le génie d’YSL aurait-il été de travestir la femme à travers le monde ?

Cette question mérite d’être posée car YSL a tout de même été décoré de la légion d’honneur par trois présidents successifs, Mitterrand lui octroya le troisième grade en 1985, Chirac le premier grade en 2000 et finalement Sarkozy le désignait Grand officier de la Légion d’honneur en 2007. La Légion d’honneur est décernée aux personnes ayant eu une conduite civile irréprochable et méritante, sur une période de 20 ans, ou pour faits de guerre exceptionnels après enquête officielle. Visiblement, l’enquête fut superficielle concernant le cas YSL, un couard qui a fui ses obligations militaires, un drogué, alcoolique, aux mœurs décadentes, amateur de fanfreluches, qui a hissé la superficialité au rang d’un art abscons. Outre son profil névrotique, YSL avait une véritable noirceur en lui qu’il a gaiement partagé par le biais d’une bande-dessinée intitulée « La vilaine Lulu ». L’écriture de cette bande-dessinée avait débutée fin des années 1950.

Quelques années après avoir achevé son apprentissage aux cotés de Christian Dior puis s’être lancé dans la création de sa propre maison de haute couture, YSL publiait La vilaine Lulu en 1967 aux éditions Tchou. YSL avait débuté l’écriture de cet ouvrage en 1956 à l’âge de 19 ans. Une anecdote relative à La Vilaine Lulu, datant de l’année 1956, est disponible sur le site web de la Fondation Pierre Bergé–YSL. A cette époque Christian Dior offrait à YSL un exemplaire de son livre « Christian Dior et moi », sur lequel figurait ce double envoi : « Dédicace spéciale avec les hommages de l’auteur, à la Vilaine Lulu, aussi noire que les pages de garde de ce livre sont roses ». Et, deux pages plus loin, s’adressant au jeune couturier : « Pour Yves Saint Laurent, pour lequel l’avenir dans ce métier s’annonce rose comme les pages de garde de ce livre. Avec toute mon affection ». Sur la postface de la bande-dessinée d’YSL, nous pouvons lire cette autre description, venant très largement faire écho au précédent message :

« Nous étions jeunes, et nous nous amusions beaucoup. Souvent, après six heures, un collaborateur de Christian Dior se déguisait. Un soir, il avait remonté ses pantalons jusqu’aux genoux. Je me souviens, il portait de longues chaussettes noires. Dans la cabine des mannequins, il avait trouvé un jupon de tulle rouge et un chapeau de gondolier. Tout petit, presque inquiétant, avec son air têtu et rusé, il m’avait impressionné et je lui avais dit : « Tu es la vilaine Lulu » ».

Il est fort étrange que ce collaborateur soit considéré par YSL comme étant La vilaine Lulu car le personnage de Lulu incarne l’obscénité, la perversion, la souffrance, la folie ou encore la morbidité. Il semblerait que ces couturiers ont des manières pour le moins sibyllines de passer du bon temps entre eux, des jeux dont les codes restent incompréhensibles au profane. Toujours est-il que la description de la vilaine Lulu évoquée ci-dessus par YSL correspond en tout point au portrait du personnage de Lulu, « longues chaussettes noires » avec « un jupon de tulle rouge et un chapeau de gondolier ». Nous pouvons observer qu’outre le contenu hérétique des histoires vécues par La vilaine Lulu, le choix d’utiliser simplement trois couleurs (rouge, noir et blanc) offre une tonalité terne et morbide à cette bande-dessinée, d’autant plus que les dessins sont fort peu esthétiques, bien peu élaborés et peu inspirés, contrairement aux dialogues dont la teneur est particulièrement développée. Pourquoi accorder autant d’importance à la vilaine lulu, simplement car elle a été écrite au tout début de la carrière d’YSL en 1956, puis éditée en 1967. La publication d’un tel ouvrage signifie qu’YSL en revendiquait fièrement la paternité ainsi que sa qualité. La vilaine Lulu reflète sans conteste la psyché d’YSL, sans filtre et sans tabou.

La bande-dessinée de La vilaine Lulu nous conte les aventures d’une petite fille âgée de huit ans et demi, mise en image par des dessins pour le moins simplistes et sans reliefs particuliers. Un peu de blanc, un peu de noir et du rouge. Les histoires vécues par cette jeune fille, baptisée « Lulu », sont odieuses et véritablement offensantes envers la nature même de l’enfant ou plus sommairement de la dignité humaine. Bien malheureux doit être celui qui vit avec de telles idées dans son esprit : assassinat, enlèvement, sacrifice rituel, pédophilie, pyromanie, torture, drogue, alcool, pornographie, exhibitionnisme, en somme toutes les déviances encartées par YSL. La petite Lulu est une véritable psychopathe dans un corps d’enfant, elle est aussi coutumière de vices tels que l’alcool et la drogue à l’image de son auteur.

Rappelons qu’YSL a créé plusieurs parfums, le premier en 1964 pour femme, baptisé avec la simple lettre « Y ». La couverture de lit et la taie d’oreiller de la vilaine Lulu sont brodés avec la lettre « L ». Le L est une double référence à Lulu et à Laurent puisque dans la bande-dessinée il se fait appeler « Laurent Saint Yves ». Les esprits débordant d’imagination pourront y voir une triple référence puisque le L peut être aussi l’initiale de Lucifer. Le slogan de « Y » était tout aussi égotiste que son créateur « tout l’esprit de Saint-Laurent en une seule lettre ».

Puis, en 1971, sort la fragrance pour femme « Rive gauche » et « YSL Pour Homme ». Il a posé nu pour la promotion de la version homme, une analogie à La vilaine Lulu qui montre son postérieur aux photographes alors qu’elle tutoie la célébrité. Le slogan du parfum féminin se voulait être un appel aux femmes souhaitant s’affirmer et se libérer sexuellement : « Rive gauche n’est pas un parfum pour les femmes effacées ».

En 1977, le parfum « Opium » pour femme était présenté dans un flacon ayant la forme d’un « inrô », un accessoire originaire du Japon, usité par les hommes. L’inrô est une sorte de poche lacée autour de la taille, sur le kimono, couramment utilisé pour transporter des médicaments ou de la drogue comme de l’opium. Le slogan de ce troisième parfum faisait à nouveau explicitement référence au patronyme de YSL : « Opium, pour celles qui s’adonnent à Yves Saint Laurent », YSL est ici une drogue, une addiction. Avec Opium, YSL est toujours dans l’ambivalence homme, femme, et ses thèmes de prédilection, à savoir la sexualité et la dépravation à travers la drogue.

En 1981,  sortait « Kouros » le parfum symbolisant la masculinité, ce terme signifie jeune homme en grec. Le kouros est une sculpture représentant une statue d’adolescent nu à l’époque de la Grèce antique. Le Kouros était offert au temple en tant qu’offrande ou pouvait être placé dans les cimetières, nous avons ici un autre parallèle avec la mort. Faut-il voir dans le parfum Kouros une énième référence d’YSL envers son attirance pour les éphèbes, le mystique et la mort ? La psyché YSL semble s’exprimer tout naturellement à travers ses parfums comme à travers ses collections et la vilaine Lulu.

En 1993, un parfum pour femme au nom rapidement censuré voyait le jour, Champagne rebaptisé  pour la France en Yvresse. En effet, fin de l’année 1993, un arrêt de la cour d’appel de Paris avait interdit à la société YSL l’utilisation de l’appellation Champagne.

YSL était avant tout un dessinateur, en témoigne les croquis sous forme de carte de voeux qu’il partageait avec ses proches chaque année depuis 1970 (sauf pour les années 1978 et 1993). Ces dessins destinés à des personnes qu’il affectionnait avaient pour thème le mot « Love ». Le serpent est une image régulièrement reproduite par la main d’YSL et associé au mot Love, notamment celle du serpent d’Ouroboros, celui qui se mord la queue. Un symbole phallique, de l’ambivalence, de la mort et du poison. Le poison est un thème évoqué dans les aventures de la vilaine Lulu. L’animal de compagnie de Lulu est un rat, un autre symbole ambivalent de l’enfouissement, ce qui est enfoui en l’homme, son inconscient, la maladie et la mort. Tout comme le rat, le serpent est associé à l’élément de la terre, la vie souterraine, le monde incarné par Satan.

Andy Warhol, celui qui nous est présenté comme l’un des initiateurs du mouvement « pop art » aux Etats-Unis, a rencontré YSL en 1968. Leurs points communs sont suffisamment nombreux pour s’y attarder quelques instants. Tout deux étaient du signe astrologique du Lion, homosexuel, ils portaient des lunettes et avaient un certain talent pour le dessin. Leur santé était fragile, tout deux étaient soumis envers leur addiction médicamenteuse. Warhol a été et reste un artiste controversé, dessinateur et cinéaste, dont les thèmes favoris sont sensiblement les mêmes que YSL, la mort et le sexualité. Warhol a réalisé et produit de nombreux films expérimentaux et parfois muet :

  • Kiss 1963, met en scène des couples de toute orientation sexuelle qui s’embrassent, sans bande sonore, pendant 55 minutes.

  • Blowjob 1963, la scène suggère implicitement une fellation, à l’image nous un avons un plan serré sur le visage d’un homme qui exprime son plaisir, durée 30 minutes.

  • Sleep 1964, le poète John Giorno est filmé durant son sommeil, durée 5h21.

  • Empire 1964, le lever du soleil sur l’Empire state building, 8 heures de bobines.

  • Flesh 1968, un jeune éphèbe se prostitue dans les rues de New-York pour faire vivre sa famille, un ménage à trois.

  • Blue movie 1969, est le premier film érotique pour adulte illustrant des rapports entre hétérosexuel de manière explicite.

  • L’Amour 1973, avec Karl Lagerfeld dans le rôle de Karl.

  • Andy Warhol’s bad 1977, une femme gère un salon de coiffure à domicile, et sous couverture, une équipe de tueuses à gage. Une scène gore nous montre un bébé pleurant, jeté par la fenêtre, sans ellipse, sans suggestion, nous le voyons chuter et s’écraser au sol au pied d’une passante. Un chien venant ensuite se délecter de la dépouille… (1h19min).

YSL à propos de Warhol :

« C’est un artiste complet. Pas juste un peintre, un artiste. Ses films, ses affiches, tout est dans la générosité. Et dans la folie. Vous ne pouvez certainement pas être un artiste si vous n’êtes pas un peu fou… »

YSL savait de quoi il parlait quand il évoquait la folie d’un artiste, la sienne s’étant largement exprimée à travers les pages de sa bande-dessinée La vilaine Lulu. L’œuvre de Warhol est étroitement liée à la mort à travers la répétition inlassable d’une figure, aboutissant à son usure. A l’instar de YSL, il pratiquait la provocation pour exister, souvent en relation avec la mort et la sexualité, comme l’affiche intitulée « Thirteen Most Wanted Men » en 1964 ; incarnant une certaine fascination pour le mal. Lors d’une vente aux enchères à Sotheby’s en 2013, une illustration macabre de l’artiste a été vendu pour 105 millions de dollars. Baptisée Silver Car Crash (Double Disaster), ce chef d’oeuvre représentait un corps broyé dans les restes d’une voiture accidentée et s’inscrit dans la série « Death and Disaster » que Warhol a produite en 1963. Concernant le génie de la haute couture française, Andy Warhol a réalisé plusieurs portraits illustrant YSL et par la suite son chien Moujik.

Nous sommes maintenant fin des années 1970, une période marquée par la fin de l’amitié entre deux pontes de la mode, Yves Saint-Laurent et le boss de Chanel, Karl Lagerfeld. Ils ont débuté leur carrière ensemble puisqu’ils ont obtenu en 1954, ex-æquo, le premier prix d’un concours destiné aux jeunes créateurs de mode. C’est l’amour qui est à l’origine de leur conflit, celui d’un homme, un certain Jacques de Bascher. A la fois amant d’YSL, une histoire qui l’a singulièrement affecté psychologiquement, Jacques de Bascher était également le compagnon de Karl Lagerfeld, qui l’a entretenu financièrement pendant une dizaine d’années jusqu’à son décès du SIDA en 1989. Ce dandy pervers organisait des partouzes dans son appartement luxueux, place Saint-Sulpice, à Paris, cocaïne et Chivas étaient bien entendu de la partie.

« Place Saint-Sulpice, le salon est nu, à l’exception de la grosse Harley-Davidson qui trône au milieu du parquet. Ses rétroviseurs sont tournés vers le haut, et chaque miroir sert de plateau à un généreux tas de cocaïne. Juste à côté, une paille et une lame sont à la disposition des invités. Jacques de Bascher reçoit ».

La vie de Jacques de Bascher se résumait ainsi, s’habiller, boire, se droguer et multiplier les relations sexuelles. Il a fait d’YSL son esclave sexuel à sa demande, en acceptant d’être enfermé dans une armoire jusqu’à suffocation. Pierre Bergé a mis un terme à cette relation destructrice en menaçant Jacques de Bascher. Finalement, ce personnage a brisé l’amitié qui unissait les deux couturiers, YSL et Lagerfeld, car il était la grande passion de l’un et le grand amour de l’autre. Le chef d’œuvre de la vie épicurienne de Jacques de Bascher a été l’organisation d’une soirée sado-masochiste intitulée Moratoire Noire, le 24 octobre 1977, en l’honneur de Karl Lagerfeld. Quelques 1.500 personnes avaient été convié à la Main Bleue, Montreuil. Le dress code imposait une « tenue tragique noire absolument obligatoire ». Quoi de plus joyeux pour festoyer ? Jacques de Bascher, dans son rôle de maître de cérémonie, se distinguait de ses invités en arborant une tenue d’escrimeur.

Pour ceux qui auraient un doute, vous êtes invités à visiter les différentes galeries photos de Philippe Heurtault, notamment celles de « La main bleue ». Le clou de ce spectacle, produit par Jacques de Bascher, a été une séance live de fist-fucking réalisée par deux hommes face à des spectateurs fort intéressés…! Les détails scabreux peuvent sembler superflus ou sensationnels mais ils sont nécessaires pour convaincre les esprits les plus récalcitrants. La galerie illustrant la fête au Palace de l’anniversaire de Kenzo, au mois de février 1978, est aussi riche en couleur. Une soirée costumée ayant pour thème « vice-versa », les femmes en hommes et vice-versa. Le frère de Jacques de Bascher, Xavier, a créé la typographie de la marque Kenzo.

La vie privée d’YSL est faite d’excès et de nombreuses histoires d’amour imprégnées de drogue et d’alcool. Son alter-ego Pierre Bergé, le dominant, n’était pas en reste face aux infidélités de son homme puisqu’il fréquentait déjà Madison Cox, son futur mari. L’histoire de Cyrus, le gigolo américain et fournisseur de cocaïne n’est qu’une aventure parmi tant d’autres ou encore celle de Fabrice Thomas, ex-chauffeur et amant d’YSL. Ce dernier a été accusé par Pierre Bergé d’avoir volé un lot de 390 dessins d’YSL, comprenant environ une centaine de « dessins érotiques ». Selon Fabrice Thomas, ces croquis lui ont simplement été offert par YSL, lui-même, signés avec des mots intimes tels que « A Fabrice avec amour ».

Certains de ces croquis auraient même été très dérangeant s’ils venaient à être diffusé car illustrant Pierre Bergé et des personnalités du show business dans des postures indécentes et pornographiques. Finalement, l’ex-chauffeur-infirmier-confident-amant d’YSL décidait d’écrire sa version de l’histoire, intitulée « Saint Laurent et moi : une histoire intime », et publiée au mois d’octobre 2017. Ce qui semblait n’être qu’une hypothèse, étant donné l’inimitié qu’affichait Pierre Bergé à l’égard de Fabrice Thomas, est confirmée dans le livre. Il a été à la fois le « jouet sexuel » de Pierre Bergé dans les années 1980, puis l’ « amant dominateur » d’YSL début 1990 comme Jacques de Bascher l’avait été à son époque. Autre révélation fracassante, Fabrice Thomas affirme avoir assisté à une scène de pédophilie dans le jardin Majorelle. Il aurait même évoqué cet événement à YSL qui lui rétorqua : « Oh… Dans la palmeraie, il se passe bien plus de choses encore. Les autorités préfèrent faire comme si elles ne savaient pas. Et pourtant, tout le monde sait, évidemment ». Oui, évidemment, mais Fabrice Thomas insista : « Mais là, ça se passe chez toi ! C’est un de tes employés qui fait ça avec un gamin… », YSL : « Pas chez moi, non. Le Jardin Majorelle est public ».

Outre sa tranche de vie en compagnie d’YSL, devenue une façade au fil des années, Pierre Bergé a été un grand soutien des socialistes depuis l’ère Mitterrand. Il a été le cofondateur et président de l’association Sidaction depuis 1996, cofondateur et ancien propriétaire du magazine gay Têtu, fondateur et président de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint-Laurent, et il était actionnaire du journal Le Monde et de L’OBS, avec Xavier Niel (FREE) et Matthieu Pigasse (Inrocks, Banque LAZARD). Il appartenait à ce milieu gay, le lobby, tout à fait symptomatique de la décadence actuelle, celui qui a mené la France au mariage pour tous et qui va maintenant imposer la « théorie du genre ». En cela, Karl Lagerfeld se distinguait très nettement de Pierre Bergé car il méprise le conformisme, intrinsèquement le mariage gay, autrement dit les homosexuels qui désirent ressembler aux hétérosexuels. 

Pierre Bergé est décédé le 8 septembre 2017, ses éloges funèbres ont été plus nombreuses que les critiques. Rien d’anormal pour un homme multi récompensé de son vivant. Lui qui a reçu le grade de Chevalier de la Légion d’honneur des mains de Jack Lang en 1985, le grade d’Officier par François Mitterrand, le grade de Commandeur par Laurent Fabius et enfin la dignité de Grand Officier par François Hollande. Mais que pensez de ces mots prononcés fin 2012 afin de faire la promotion de la Gestation pour Autrui (GPA) :

« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant ».

Pierre Bergé humanisait à l’extrême les besoins de la minorité LGBT française pendant qu’il méprisait ceux de la majeure partie voire de la quasi totalité de la population. De plus, Pierre Bergé présentait l’enfant comme un objet, une marchandise, puisque selon lui prévaut le droit à l’enfant sur le droit de l’enfant. Que nous dit l’article 371-1 du code civil à ce propos :

« L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant ».

Personne n’avait alors rappeler à feu Pierre Bergé que l’instance de l’ONU chargée de contrôler l’application des droits de l’homme en la matière, est désignée comme étant le Comité des droits de l’enfant et non « des droits à l’enfant » ?

Il n’en était pas à sa première réflexion polémique sur ce sujet car le 23 octobre 2014, dans la salle du Haut Conseil de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang, Frédéric Mitterrand et Pierre Bergé étaient réunis pour évoquer le parcours et la vie du mécène d’YSL. Un entretien qui a duré plus d’une heure et durant lequel il a échangé avec Frédéric Mitterrand. Durant la conversation, il a abordé son goût pour l’art, les collections, la première chose qu’il ait acheté c’était la sculpture de Brancusi, le must selon lui, et Pierre Bergé ajoutait : « n’oubliez pas que les collections, les objets, c’est les enfants des homosexuels ». Après avoir entendu cette subtile métaphore Frédéric Mitterrand ponctuait hilare « je reste muet ».

Durant les années 1960, l’idylle entre Pierre Bergé et YSL prenait un tournant oriental, au Maroc, précisément à Marrakech, où YSL découvrait le fameux bleu Majorelle. Ils vivront l’essentiel de leurs aventures, au cœur de cet immense domaine, dans l’enceinte du jardin Majorelle, découvert par les deux hommes en 1966 lors de leur première excursion à Marrakech. Leur première maison portait le nom de Dar el-Hanch, la « maison du serpent ». Pendant ce temps, le plus grand couturier français s’inspirait des formes architecturales, du son des animaux, des couleurs locales de l’atmosphère des jardins botaniques de Majorelle, racheté en 1980 par BERGE et YSL, pour créer ses collections. Le bleu du ciel, le blanc des neiges éternelles de l’Atlas ou le rouge ocre de la terre. Les deux hommes s’installaient ensuite dans la villa Oasis, au sein même du jardin Majorelle, entretenu par une vingtaine de jardiniers quotidiennement. Un charmant conte de fée, idyllique, que nous pourrons retrouver dans n’importe quelle biographie hagiographique d’YSL.

Puis, la mort emportait injustement le génie YSL laissant veuf son compagnon, est-cela la veine du cocu ? Mais parmi les jardiniers, l’un d’entre eux, Madison Cox (58 ans), épousait Pierre Bergé (86 ans) au mois de mars 2017 alors qu’ils se connaissaient depuis une quarantaine d’années. Madison Cox aura très probablement la mission d’assurer la succession de Pierre Bergé c’est-à-dire l’héritage d’YSL à travers la Fondation dont il est jusqu’alors le vice-président. Depuis 2011, le jardin Majorelle a reçu le label « Maison des Illustres » remis par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Marrakech est au cœur de nombreuses intrigues pour le moins questionnant, à l’instar des pérégrinations vécues par La vilaine Lulu.

De larges soupçons de prostitution de mineurs ont été évoqué dans la presse en ces lieux, précisément dans la « villa Majorelle ». Une information publiée dans un article du Figaro et repris à la télévision sur Canal + le 30 mai 2011 par un ancien ministre de l’Éducation nationale, Luc FERRY. Il n’avait alors nommé personne face aux journalistes de Canal +, simplement évoqué un « ancien ministre ». Étrangement, un politicien s’est manifesté de lui-même à travers la presse, Jack Lang, menaçant d’un procès en diffamation tout ceux qui pourraient le mêler de près ou de loin à la pédophilie. Pourtant, personne ne l’avait explicitement nommé… Il faut savoir que le nom de Jack Lang avait déjà été associé à la pédophilie dans l’affaire du Coral en 1982 ; mais aussi pour avoir signé une pétition en faveur de la libération de trois pédophiles en 1977 dans l’affaire de Versailles. Dans le texte de cette pétition, les signataires critiquaient notamment l’âge de la majorité sexuelle jugé trop élevé selon eux. A part cela, les chiens aboient la caravane passe… De la prostitution ou de la pédophilie à Marrakech ? Dans la villa Majorelle, propriété de Pierre Bergé et YSL aux mœurs réputées irréprochables ? Jamais entendu parlé !

Le tourisme sexuel, était-ce cette liberté que Pierre Bergé et YSL appréciaient tant au Maroc ? Les milles et une nuit à Marrakech ou Essaouira sont des destinations de choix pour tous les touristes pédophiles de la planète. Nous parlons bien ici de riches étrangers venant satisfaire des pulsions honnies par la morale et par toutes personnes équilibrées. Ces pratiques ont été dénoncées par des organisations non gouvernementales comme Touche pas à mon enfant créée en juillet 2004 par une juriste marocaine, Najat ANWAR, ainsi que par un rapport du Comité des droits de l’enfant de l’ONU en 2014. Nous y apprenons que « le tourisme sexuel est en expansion » au Maroc, cet État partie demeure également « un pays d’origine, de destination et de transit pour les enfants, surtout ceux originaires d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, qui sont soumis à un travail forcé […] ainsi qu’à la traite à des fins d’exploitation sexuelle et à la mendicité forcée, deux tiers des victimes de la traite étant des enfants ». En substance, le Maroc est nommément pointé du doigt pour être une plaque tournante en matière de trafic d’être humain notamment celui concernant les enfants. A cela nous pouvons ajouter le trafic de stupéfiants. Enfin, n’est-ce pas le roi du Maroc qui a annulé une grâce qu’il avait précédemment accordée en 2013, sur injonction du roi d’Espagne, à un criminel sexuel espagnol, démontrant un positionnement plus qu’ambigu vis-à-vis de la lutte contre la pédophilie ?

Sans doute que le surnom de « violeur de Kénitra » attribué à Daniel Galvan Fina était galvaudé et immérité, après tout cet individu a seulement été accusé de viol sur 11 enfants, du menu fretin. Certains objecteront le fait que Pierre Bergé et YSL n’ont rien à voir avec le tourisme sexuel au Maroc, cependant ce sont eux qui ont choisi de s’installer dans l’un des fiefs de la pédophilie, personne d’autres. Ils pouvaient vivre dans n’importe quel autre endroit du globe, mais ils ont choisi le décor et les délices de Marrakech, là où ils pourraient assouvir tous leurs vices. Auquel cas, pour les saints hommes, des destinations comme la Mecque, Jérusalem ou Lhassa sont préférables, le sexe et la drogue ne seront en revanche pas au menu. Dans l’un des scénarios de La vilaine lulu, YSL associe l’Orient au tourisme sexuel avec le personnage de l’« émir Abdullah », présenté aux enfants enlevés comme étant leur « futur papa », autrement dit leur proxénète.

Admettons que Pierre Bergé, un esprit innocent au cœur pur, n’ait pas eu connaissance de l’existence du tourisme sexuel à Marrakech, son ignorance aurait pu être comblée par la bande-dessinée de son protégé. En revanche, nul doute que monsieur haute couture, et ses pratiques singulières en matière sexuelle, avait dû avoir parfaitement connaissance des pratiques orientales. Nul doute qu’YSL savait où il mettait ses guêtres en s’installant à Marrakech et qui allait l’accompagner dans son lit, qu’il souhaitait rempli jusqu’à sa mort. YSL avait le profil d’un homme avide de perversité comme en témoigne ses fréquentations ainsi que sa relation sado-masochiste entretenue avec Jacques de Bascher. Toujours est-il que Pierre Bergé, l’âme du mariage gay en France, ne s’offusquait ni de la prostitution infantile ni de la discrimination envers les homosexuels au Maroc. C’est ainsi que Pierre Bergé et YSL vécurent candidement à Marrakech entre 1980 et 2008, l’une des capitales de la pédophilie.

A différentes époques ont été autorisées ou interdites diverses pratiques, de la Grèce antique à nos jours. Or, ce qui est interdit peut-être perçu comme une restriction de nos libertés au lieu d’être perçu comme des mesures de protection visant à équilibrer les rapports de force au sein de la société. La protection des enfants et des personnes désavantagées, physiquement, mentalement ou financièrement, sont pourtant des priorités. Les institutions d’un pays ont pour mission de se préoccuper du bien être de ses concitoyens, particulièrement des plus fragiles, et doivent les protéger du meurtre, du viol, du vol, du harcèlement, de la violence physique et verbale, de la discrimination et de la pédophilie. Ceci relève de la responsabilité de nos dirigeants politiques mais aussi de chaque citoyen en capacité de signaler ce qu’il estime être judicieux. Dans ce contexte, La vilaine Lulu a bénéficié d’une impunité inique, grimée sous les traits de la révolution sexuelle débutée dans les années 50’s aux États-Unis, sous l’impulsion des travaux controversés du docteur Alfred Kinsey. Hugh Hefner, s’est inspiré des études d’Alfred Kinsey pour son magazine PlayBoy, publié pour la première fois en 1953. A la Une, la femme la plus désirée de l’époque, Marilyn Monroe, offerte aux yeux du monde entier.

S‘en suivit l’éruption de la pornographie, du mouvement LGBT puis l’apogée de la révolution sexuelle et l’émancipation des femmes. Cette mouvance s’est prolongée jusque dans les années 80’s en France avec la dépénalisation de l’homosexualité. Ce dernier point a été une avancée tout à fait légitime ainsi que la création du PACS. Tout cela est le fruit des graines semées par « le père de la révolution sexuelle », le docteur Alfred Kinsey et certainement le père de la psychanalyse Sigmund Freud dont la psyché était dévorée par le sexe.

Le profil de YSL décrit dans ces quelques pages semblent moins édulcoré que celui dépeint par les médias généralistes. N’en est-il pas plus réel ? Est-ce cela un homme qui a été décoré à trois reprises de la légion d’honneur ? Chacun jugera, le temps décidera, mais une chose semble évidente, les personnages adulés comme YSL, annihilent toute moralité, il n’existe plus de limites, la confusion est extrême et se diffuse, s’insémine en nous comme pour nous faire accepter l’inacceptable. La suite sur YSL dans le décryptage de La vilaine Lulu

Sources :

FranceInfo : Aujourd’hui, y a du vomi qui est vendu par milliers, s’indigne Omar Sy, 12 octobre 2016.

20minutes : C à vous : Eric Zemmour a traité Omar Sy de  »guignol », 11 octobre 2017.

Le JDD : Top 50 : Omar Sy, Goldman, Simone Veil ou le triomphe de la vertu, 14 août 2016.

Libération : Saint-Laurent se dérobe, Gérard Lefort, 3 juillet 2008.

Le Parisien dans la Parisienne : Yves Saint Laurent : Un parfum haute couture, 6 novembre 2010.

Valeurs Actuelles :  »La vilaine Lulu », le livre scandale d’Yves Saint Laurent, Cyril de BEKETCH, 24 juillet 2013.

JDD : L’excentrique Jacques de Bascher, amour de Karl Lagerfeld, Marie-Laure DELORME, 8 juin 2017.

Alicia Drake : Beautiful People, Saint-Laurent, Lagerfeld, splendeurs et misères de la mode, 2008.

CNN : Warhol painting sold for $105.4 million, Chris BOYETTE, 26 novembre 2013.

Marie Claire : ‘Louer son ventre pour faire un enfant » : Pierre Bergé crée le scandale !, 2012.

Le Point : PMA : pour Pierre Bergé, payer un ouvrier ou une mère porteuse, c’est la même chose, 17 décembre 2012.

Le Figaro : Mariage gay : les partisans perdent le match de la rue, Delphine MALLEVOÜE 16 décembre 2012.

Le Figaro Magazine : À Marrakech, un ex-ministre  »s’amuse », 28 mai 2011.

Le Figaro : Rumeurs de pédophilie : Jack Lang prêt à contre-attaquer, Flore GALAUD, 1 juin 2011.

Le Parisien : Accusations de pédophilie: une association marocaine porte plainte, 1 juin 2011.

Le Parisien : Accusations de pédophilie : la justice marocaine ouvre une enquête, 8 juin 2011.

20 minutes : Maroc:  »Jusqu’à récemment, les pédocriminels n’étaient punis que par une amende », Bérénice DUBUC, 11 février 2014.

VSD : Pédophilie à Marrakech : l’enquête impossible, Nathalie GILLOT, Armel MEHANI et François CROZ, n°1857, 27 mars 2013.

Valeurs Actuelles : Pédophilie au Maroc : les révélations choc d’un ex-amant de Bergé et Saint-Laurent, 3 novembre 2016.

L’Express : Tourisme sexuel et pédophilie au Maroc: la contre-attaque des ONG, Xavier RENARD, 2 juin 2010.

L’Express : Maroc: le roi Mohammed VI annule la grâce accordée au pédophile espagnol, AFP, 4 août 2013.

The Guardian : Hugh Hefner in six volumes, Christopher TURNER, 17 juillet 2010.

REUTERS : Yves Saint Laurent’s ashes scattered in Marrakesh, Tom PFEIFFER, 12 juin 2008.

Valeurs Actuelles : Qui est vraiment Pierre Bergé ?, Valentin GOUX, 15 juillet 2010.

Madame Figaro : Abus, drogue, anorexie : trois mannequins racontent l’envers du décor, Stéphanie O’BRIEN, 9 mai 2016.

Les Inrocks : Pleins feux sur Saint-Laurent, Nelly KAPRIELIAN, 10 mars 2010.

Les Inrocks : Jacques de Bascher, la passion folle de Karl Lagerfeld et Yves Saint Laurent, Philippe AZOURY, 1 octobre 2014.

Magazine Têtu : Jacques de Bascher : Le grand amour de Karl Lagerfeld et Saint-Laurent, Jérémy PATINIER, 11 juillet 2017.

Vanity Fair : La Vilaine Lulu, le surmoi diabolique d’Yves Saint Laurent, Constance DOVERGNE, 17 février 2012.

Elle : Et Yves créa la mode, 10 mars 2010.

Vanity Fair : A qui appartiennent les dessins de Saint Laurent ? Olivier BOUCHARA, 28 octobre 2013.

JDD : Dans l’oasis d’Yves Saint Laurent, Eric MANDEL, 28 juin 2015.

Hugo Doc Éditions : Saint Laurent et moi : une histoire intime, de Fabrice THOMAS, auteur Aline APOSTOLSKA, 2017.

SEGUIER Éditions : Jacques de Bascher : Dandy de l’ombre, par Marie Ottavi, 2017.

Internet : Philippe HEURTAULT, photographe, voici un lien qui vous orientera directement à la galerie photos de Jacques de BASCHER incluant de nombreux clichés de la soirée Moratoire Noire organisée en l’honneur de Karl LAGERFELD dont la fameuse scène du fist-fucking.

ONU Comité des droits de l’enfant : Observations finales concernant les troisième et quatrième rapports périodiques du Maroc soumis en un seul document, voir pages 10 et 19, 14 octobre 2014.

Frank

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