Loi de réintégration du Donbass votée – Les accords de Minsk ont été mis à mort par la Rada sur fond de schizophrénie politique à Kiev

Novorossia

Depuis le Maïdan de 2014, la vie politique ukrainienne ressemble de plus en plus à un mauvais cirque, ou à un asile psychiatrique. La dernière preuve en est le vote aujourd’hui de la loi de réintégration du Donbass, alors que dans le même temps, acculée par le manque de charbon et de gaz à un prix abordable, l’Ukraine envisage de recommencer à les acheter… en Russie !!!

Car il faut être schizophrène pour qualifier la Russie de pays agresseur qui occupe des territoires appartenant à l’Ukraine tout en levant les sanctions sur la compagnie russe Ioujtrans dans l’optique de recommencer à lui acheter du charbon de type anthracite (dont l’Ukraine a besoin), et en se préparant à acheter de nouveau du gaz à la Russie dès le premier trimestre 2018 en appliquant la décision de la cour d’arbitrage de Stockholm !

Il faut d’ailleurs souligner que l’application de cette décision imposerait à Naftogaz (la compagnie de gaz ukrainienne) de payer 2 milliards de dollars à Gazprom (la compagnie de gaz russe) pour le gaz déjà livré, et de devoir continuer à payer le gaz à l’avance pour 80 % des 5 milliards de mètres cubes de gaz du contrat, tel que modifié par la cour d’arbitrage, ce qui mettrait aussi bien Naftogaz que l’État ukrainien en faillite !

Il faut rajouter à cela qu’au printemps, la cour de Londres rendra son verdict en appel concernant la dette de 3 milliards de dollars que l’Ukraine doit à la Russie (plus les intérêts qui courent depuis des années maintenant). Et Kiev aura beau se cacher derrière ses obligations envers le FMI et ses autres créanciers, le FMI justement a été très clair sur la nature de cette dette : il s’agit d’une dette souveraine. Donc si l’Ukraine ne paye pas sa dette à l’issue du verdict en appel, cela s’appellera un défaut de paiement. Ou pour dire plus clairement : l’Ukraine sera officiellement en faillite !!!

Comme on peut le voir la situation économique de l’Ukraine est sur le point de heurter le mur de la réalité et de s’y fracasser joyeusement, pour avoir suivi les fantasmes et délires de certains politiciens de Kiev, plus russophobes qu’avisés.

Une fois ce cadre posé, on comprend mieux l’importance pour Kiev de voter cette loi de réintégration du Donbass, qui permet à l’Ukraine de justifier l’enterrement des accords de Minsk et la relance des hostilités à grande échelle.

C’est que devant l’effondrement en cours du pays, les dirigeants ukrainiens n’ont plus d’autre choix que de se lancer dans une fuite en avant guerrière pour éviter de finir comme Viktor Ianoukovitch, voire pire…

Après trois jours de débats, le parlement ukrainien a donc voté aujourd’hui cette loi de réintégration du Donbass, par 280 voix pour. Sur les centaines d’amendements qui avaient été déposés, seuls huit ont été approuvés, tous les autres ont été rejetés par la Rada. Le Bloc d’Opposition a été le seul parti à s’opposer à cette loi, la considérant comme nocive pour l’Ukraine et pour le Donbass.

« Cette loi n’envoie aucun signal aux citoyens des territoires non contrôlés [par Kiev] qu’ils sont des citoyens à part entière de l’Ukraine. Elle ne contient pas de mécanismes de restitution des territoires et du peuple et ne répond pas aux intérêts de l’État, car il ne contribue pas à restaurer l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a ainsi déclaré Iouri Boyko, le chef du Bloc d’Opposition à la Rada.

Pour lui (et pour toute personne sensée), la loi va à l’encontre des accords et traités internationaux signés par l’Ukraine.

Viktor Medvedtchouk, négociateur ukrainien pour le sous-groupe humanitaire, a d’ailleurs déclaré que cette loi enterrait définitivement les accords de Minsk.

« Le parlement, qui est depuis longtemps devenu l’otage des groupes radicaux et des politiciens du « parti de la guerre », a de ses propres mains, mis fin aux tentatives de régler pacifiquement la situation dans le Donbass », a-t-il déclaré.

Pour lui, le fait que la mention aux accords de Minsk ait été retirée est la démonstration faite « au monde entier que l’Ukraine n’a pas l’intention de remplir ses obligations conclues à Minsk ». Medvedtchouk a aussi déclaré que cette loi n’est qu’un ramassis de fantasmes et de délires sur le fait de ramener la région par la force sous le giron ukrainien (grâce à une victoire militaire), qui n’aboutira qu’à séparer définitivement le Donbass de l’Ukraine.

Pour Vadim Rabinovitch, un autre député ukrainien, le vote de cette loi va isoler l’Ukraine à l’international.

« La loi sur le Donbass ne nous rapproche pas de la paix et est une bulle politique. De plus, la loi a enterré en réalité le processus de Minsk, c’est un pas de plus vers l’isolation politique de l’Ukraine, car le rejet des accords de Minsk prouve à nos partenaires européens que nous leur avons simplement tourné le dos », a déclaré le député sur sa page Facebook.

Même Anatoly Matios, le procureur militaire ukrainien, a critiqué la loi votée par la Rada.

« Je suis sûr que ce projet de loi contient tellement de bombes légales immergées, que cela amènera à de petits cataclysmes et à une apocalypse pour les gens du Donbass, à Lougansk et Donetsk. Qu’est-ce que cela signifie ? Les petites apocalypses viennent à ces personnes sous la forme d’une impossibilité d’utiliser ces provisions [contenues dans la loi] dans la vie quotidienne et cela peut entraîner une grande apocalypse », a ainsi déclaré Matios.

Il faut rappeler que cette loi qualifie les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) de territoires occupés (sic), et l’occupant ne serait autre que la Russie, qui commettrait donc ainsi une « agression armée » contre l’Ukraine (ce qui est du délire à l’état pur, il n’y a aucune armée russe en RPD ni en RPL).

Toute mention concernant l’application des accords de Minsk pour résoudre cette crise a été effacée dès la première lecture, ne laissant plus qu’un scénario d’usage de la force militaire, et de pressions politiques et diplomatiques sur la Russie pour reconquérir le Donbass.

Parmi les amendements les plus risqués pour l’Ukraine, ont été refusés celui visant à rompre les relations diplomatiques avec la Russie, à déclarer la RPD et la RPL comme organisations terroristes, et celui visant à dénoncer le traité d’amitié russo-ukrainien signé en 1997.

Ivan Vinnik, le chef du comité de sécurité et de défense nationale, avait appelé à ne surtout pas dénoncer ce traité, car il décrit les frontières entre l’Ukraine et la Russie.

« Si nous l’annulons, nous abolirons alors le tracé des frontières [du pays], donc vous ne pouvez pas l’annuler et laisser un vide, » a-t-il déclaré aux députés de la Rada.

Malgré cette mise en garde sur le fait que la rupture de ce traité aurait remis en question les frontières actuelles de l’État ukrainien, 104 députés ont quand même voté pour cette proposition délirante (voir la liste des votants sur le site de la Rada, on retrouve sans surprise parmi ceux ayant voté « pour », les plus radicaux comme Biletsky, Bereza, Savtchenko, Chevtchenko, Sementchenko, etc).

La réaction de la RPD et de la RPL a été immédiate. En pleines discussions des groupes de contact, le représentant de la RPL a déclaré que cette loi allait à l’encontre des accords de Minsk et repousserait donc indéfiniment toute tentative de résoudre pacifiquement le conflit. Il a dénoncé l’adoption de la loi de réintégration du Donbass comme une mesure unilatérale de Kiev qui « ignore les principes fondamentaux du droit international » et remet en question l’ensemble du processus de Minsk.

En RPD, la réaction a été moins diplomate, Alexandre Zakhartchenko déclarant que « cette loi va permettre [à Kiev] de laisser les mains libres aux fauteurs de guerre. Qui pourront à partir de maintenant faire sur des bases « légales » tout ce qu’ils ne pouvaient pas faire avant. Cela viole totalement les accords de Minsk ».

Pour Alexandre Zakhartchenko cette loi n’est qu’une plateforme légale pour permettre à Kiev de relancer la guerre dans le Donbass, et s’asseoir sur les accords de Minsk, comme les dirigeants ukrainiens rêvent de le faire depuis longtemps.

Les réactions côté russe vont dans le même sens d’analyse que Medvedtchouk, la RPD et la RPL.

Ainsi, pour Constantin Kosatchev, chef du comité des Affaires internationales du conseil de la fédération de Russie, cette loi met fin aux accords de Minsk. Il appelle d’ailleurs la France et l’Allemagne à évaluer cet acte hostile contre les accords dont ils sont les garants.

« La Rada ukrainienne, en adoptant la loi ignoble de réintégration du Donbass, a en fait, mis fin aux accords de Minsk, » a-t-il écrit sur Facebook.

« Comme prévu, Kiev est passé du sabotage des accords de Minsk à ses funérailles, avec, parmi d’autres conséquences extrêmement négatives, le fait de s’être gravement substitué à ses patrons occidentaux, qui maintenant en fait, sont devant un choix très difficile : entre la guerre, qui va inévitablement s’étendre plus avant sur le territoire de l’actuelle Ukraine, et une paix qui exigera dorénavant des évaluations honnêtes et un comportement responsable, » a poursuivi Kosatchev.

L’analyse de Boris Gryzlov, le représentant russe à Minsk, est très proche de celle de Kosatchev. Pour lui il s’agit de l’enterrement des accords de Minsk si la France et l’Allemagne ne se réveillent pas rapidement. Au vu de la menace d’offensive qui pèse désormais sur la RPD et la RPL, Gryzlov a même appelé les deux républiques à se préparer à devoir défendre leur territoire et leur population.

Si on regarde en parallèle, l’annonce faite par Porochenko, selon laquelle les missiles Javelin qui seront fournis à l’Ukraine le seront sur des fonds fournis par les États-Unis (ce qui équivaut à un blanc seing de la part des États-Unis), et la tentative assez pitoyable du service de presse du quartier général de l’OAT de justifier par avance l’escalade de la situation en annonçant que les armées de la RPD et de la RPL s’apprêtent à tirer sur leurs propres positions (ce qui est une inversion accusatoire flagrante) pendant les discussions qui ont lieu à Minsk, on peut en conclure sans l’ombre d’un doute que l’Ukraine est déjà prête à relancer la guerre dans le Donbass.

Aujourd’hui est un jour noir pour la paix. Aujourd’hui les accords de Minsk ont été mis à mort par le parlement ukrainien, dans le silence des médias et des chancelleries occidentales.

Christelle Néant

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Andrei Kozenko lance un projet de loi sur l’abolition durée maximale de séjour en Russie pour les habitants de la RPD et la RPL

Le député de la Douma, et coordinateur du comité d’intégration « Russie – Donbass », Andreï Kozenko, a préparé un projet de loi visant à modifier la loi de la fédération de Russie « Sur le statut des citoyens étrangers », qui propose d’abolir la règle limitant la durée de séjour des habitants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) en fédération de Russie. Il en a fait l’annonce aujourd’hui lors d’une réunion avec des journalistes à Lougansk.

« Je suis profondément convaincu qu’il est nécessaire de supprimer la norme « 90/180 » [qui stipule que la personne ne peut pas séjourner plus de 90 jours tous les 180 jours en Russie]. C’est pour cette raison que j’ai préparé une lettre pour l’un des vice-Premiers ministres et un projet de loi (sur la modification de la loi de la fédération de Russie « Sur le statut des citoyens étrangers »), qui supprimerait la durée limite de séjour des habitants de la RPD et de la RPL en fédération de Russie », a-t-il déclaré.

Kozenko a souligné que ces « restrictions ne devraient pas exister ».

« La situation est la même pour le séjour du moyen de transport, la situation est la même pour le franchissement de la frontière du pays. Il ne devrait pas exister de situation où les gens font la queue, sous la pluie, dans le froid, etc. Nous devons assurer le travail aux points de passage de la frontière de telle façon que même lorsqu’il y a un contrôle du déplacement et de l’identification de la personne, il n’y ait pas de file d’attente », a déclaré le député.

« Voilà les questions que nous avons abordées aujourd’hui lors de nos réunions de travail avec les dirigeants de la République [de Lougansk]. Je pense que nous réussirons dans ce sens, nous travaillons de manière assez active, et d’autres députés rejoignent ce travail », a-t-il ajouté.

Note de la traductrice : Si cette loi passe, cela reviendra à considérer les citoyens de la RPD et de la RPL comme les citoyens biélorusses en termes de passage de la frontière et de séjour en Russie. Cela transformerait le passage de la frontière (qui est actuellement une épreuve de patience) en une simple formalité administrative rapide qui se rapprocherait de ce que vivent les gens vivant dans la zone Schengen quand ils passent d’un pays à l’autre. Cela sera une étape supplémentaire dans l’intégration des deux républiques avec la fédération de Russie.

Source : DNR News

Traduction : Christelle Néant

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Les Spetsnaz fêtent les trois ans de la Garde Républicaine en organisant une compétition sportive et militaire

Le 12 janvier 2015, la République Populaire de Donetsk (RPD) créait par décret du chef de l’État, Alexandre Zakhartchenko, sa Garde Républicaine.

Trois ans après, alors que d’autres célèbrent les anniversaires avec une simple fête et une cérémonie officielle, les Spetsnaz, quant à eux, ont tenu à célébrer ces trois années, avec une compétition sportive et militaire.

Pourquoi faire une fête ordinaire quand on peut suer sang et eau dans une suite d’épreuves mêlant exercices physiques, course d’obstacles sur près de 3,5 km, épreuves de force (soulever des pneus de camion, puis les tirer, avant de tracter un camion d’environ 7,5 tonnes), combats de MMA, et tirs, le tout pendant deux jours…

Et histoire que le défi soit à la hauteur, les onze équipes qui se sont affrontées venaient de toutes les troupes d’élites de la République : troupes de la Garde Républicaine, du ministère de l’Intérieur, du ministère des Situations d’urgence (unité Légion), et forces armées du Procureur général étaient de la partie. Soit environ 250 combattants.

Le général de la brigade, Grigoryi Biélaiev, a rappelé qu’en trois ans d’entraînements intensifs, la Garde Républicaine avait énormément progressé et était devenue une force importante de la RPD, capable de protéger la République et d’y maintenir l’ordre.

Voir le reportage vidéo de la première journée de compétition (filmé le 12 janvier) :

VOIR LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Guerre du Donbass augmentation brutale des bombardements menés par l’armée Ukrainienne juste après les fêtes du nouvel an

Comme on pouvait le craindre, et comme beaucoup s’y attendaient, à peine les fêtes de fin d’année sont-elles passées que la fragile trêve du Nouvel An a cédé la place à une reprise de l’escalade que l’armée ukrainienne avait entamée juste avant la fin de l’année.

Alors que la nouvelle trêve instaurée avait permis de faire baisser les bombardements très en dessous du seuil des 10 violations du cessez-le-feu par jour de la part de l’armée ukrainienne, dès la nuit du 10 au 11 janvier, les soldats ukrainiens ont repris leurs mauvaises habitudes, et le nombre de violations a été multiplié par presque 3 en 24 h, passant de 5 à 13 violations du cessez-le-feu.

Les FAU ont même tiré plus d’obus lors des 16 violations du cessez-le-feu des dernières 24 h (353 obus de différents calibres), que durant l’ensemble de la semaine du 6 au 12 janvier (207 obus).

Cette nouvelle escalade s’accompagne de nouvelles victimes et de destructions, avec trois civils blessés, ainsi que huit habitations et plusieurs lignes électriques et gazoducs endommagés.

Une attaque par drone, semblable à celles qui ont été tentées en Syrie contre les bases russes, a même été menée (heureusement sans succès) contre le village de Sosnovskoye. Les soldats de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont abattu le drone, puis fait exploser sa charge, avant qu’il n’atteigne et ne détruise le transformateur électrique qui alimente tout le village.

Un nouveau crime de guerre de l’armée ukrainienne, qui est prête à priver les gens d’électricité en plein hiver pour provoquer l’armée de la RPD et la pousser à répondre à ses tirs.

Cette escalade a lieu, alors que la loi de réintégration du Donbass doit être discutée à la Rada en deuxième lecture le 16 janvier. Une loi qui a été expurgée en première lecture des paragraphes concernant l’importance d’appliquer les accords de Minsk, et qui ne parle plus que de récupérer par la force le Donbass qui serait prétendument occupé par la Russie (ce qui est du délire à l’état pur).

Il est donc à craindre que les tensions continuent de s’aggraver sur la ligne de front du Donbass, comme nous l’ont déclaré quatre soldats de l’armée de la RPD que nous avons interrogés à Sakhanka (un des points chauds de la ligne de front, dans le Sud de la République).

Tous nous ont indiqué craindre une escalade, voire une offensive de la part de l’armée ukrainienne, dans un futur proche, à cause de la situation catastrophique de l’Ukraine. Kiev ne voulant pas régler le problème du Donbass de manière pacifique, il ne lui reste plus que la manière forte.

Ils ont aussi commenté les livraisons d’armes létales par les États-Unis à l’Ukraine, dont la promesse de vendre des missiles antichars Javelin. Comme le commandant Abkhaze, certains considèrent qu’ils termineront en trophée de l’armée de la RPD, et d’autres pensent qu’il s’agit d’un cadeau empoisonné fait à l’Ukraine.

Si l’Europe ne fait pas pression sur Kiev, il est à craindre que le mois de janvier 2018 se termine d’une manière encore plus sanglante que celui de janvier 2017.

Voir la vidéo complète des interviews des soldats basés à Sakhanka :

VIDEO A ENTENDRE ICI

Bien prendre le soin de lire les sous-titres merci
Christelle Néant

Puis ensuite écouter les réactions de Christelle Néant

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Alexandre Zakhartchenko L’Ukraine a encore une fois trompé tout le monde

Le chef de la République Populaire de Donetsk a tenu une conférence de presse avec les médias le 11 janvier. Le Chef de l’État y a exprimé ses vues sur le récent échange de prisonniers, et a également parlé des plans pour le développement de la République en 2018. Voici les réponses qu’il a fournies sur les différents sujets abordés.

En Russie, il y a une pratique de détermination du « thème » principal de l’année. À quoi notre gouvernement va-t-il prêter attention en premier cette année ? Déterminerons-nous plus tard le thème principal de l’année ?

Le thème principal de 2018 sera l’histoire du Donbass. De plus, nous célébrons cette année le 100e anniversaire de la République de Donetsk-Krivoy Rog. Nous devons nous souvenir de nos racines, de notre histoire. De nombreuses suggestions ont été faites, dont celle de l’Année de l’enfant. Mais je pense qu’il faut s’occuper des enfants tout le temps.

Le Président de la République d’Ossétie du Sud Anatoly Bibilov a visité la République Populaire de Donetsk l’autre jour. Quel était le but de cette visite, de nouveaux accords ont-ils été conclus ?

Il y avait deux objectifs. Les deux ont été atteints. Anatoly Bibilov est venu avec le ministre de la Défense d’Ossétie du Sud. Un certain nombre de documents ont été préparés et sont en cours d’approbation par le Conseil populaire de la RPD et le Parlement d’Ossétie du Sud. Celles-ci concernent la coopération dans le domaine militaire. Parallèlement, la coopération dans le secteur bancaire a été discutée. Ces deux documents seront signés prochainement.

Ces dernières semaines, la République a connu une situation instable autour du gaz en tant que carburant. Comment ce problème est-il résolu et quelles en sont les causes ? Pourquoi le prix du gaz pour voitures, en particulier du propane-butane, a-t-il récemment augmenté ?

C’est la tendance mondiale à la hausse des prix du pétrole et des produits pétroliers. Toutefois, l’augmentation des prix et le manque sont surtout observés dans les stations-service privées. Il y a du gaz dans les stations-service publiques, et l’augmentation des prix, s’il y en a, n’est que saisonnière.

Alexandre Vladimirovitch, l’un des plus grands échanges de prisonniers du conflit a eu lieu entre les Républiques Populaires et l’Ukraine la veille du Nouvel An. Selon Daria Morozova, Kiev a rendu 160 personnes à Donetsk. À l’heure actuelle, certaines de ces personnes sont sous surveillance médicale, beaucoup sont rentrées sans papiers. Quel type d’aide sera fournie par les autorités de la RPD à ceux qui sont rentrés de la captivité ukrainienne ? Peuvent-ils compter sur de l’aide pour obtenir des documents, un logement, trouver un emploi ?

L’Ukraine a encore une fois trompé tout le monde. Le nombre de personnes déclarées à Vladimir Poutine et au Patriarche Cyrille, et qui avaient été discutées avec nous, ne coïncidait pas avec le nombre de personnes qui nous ont été rendues.

Pour aujourd’hui, la tâche principale consiste à sortir les gens de l’état le plus difficile dans lequel ils se trouvent après leur captivité. Il s’agit d’abord et avant tout de soutien psychologique. Des personnes ont été emprisonnées pendant plusieurs années.

D’autres formes d’assistance seront également fournies, notamment pour l’obtention de documents. En ce qui concerne le logement, les problèmes seront traités de manière individuelle. Beaucoup ont leurs propres maisons et appartements.

Existe-t-il une entente quant au prochain échange de prisonniers auquel on peut s’attendre ?

Aucune entente, aucune donnée préliminaire. Pour être honnête, nous n’en avons pas encore vraiment fini avec cet échange. On ne nous a pas donné toutes les personnes qui ont été réclamées sur les listes. J’ai chargé la Médiatrice aux droits de l’homme, Daria Morozova, de soulever cette question lors des réunions des groupes de contact à Minsk. Il faudrait au moins respecter le nombre.

L’Ukraine ne tolérait pas cet échange. Ils ont essayé de perturber cet échange. Par exemple, nous avons mis en place un régime spécial à notre frontière pour le moment de l’échange, l’Ukraine, au contraire, a créé un grand embouteillage là-bas et, au moment même de l’échange, elle a laissé environ trois mille personnes entrer dans cete zone. Nous ne nous attendions pas à une telle mesquinerie, même de leur part !

Sur la base de tout cela, je pense que la prochaine étape ne sera pas pour bientôt, et les négociations seront très difficiles. L’Ukraine ne fait pas preuve de bonne volonté pour l’échange au format « tous contre tous ». Kiev ne se souvient pas de l’époque où nous lui rendions des centaines de prisonniers sans aucun échange. Nous avons laissé rentrer à la maison tous les garçons de dix-huit ans – des conscrits que nous avions caputés dans la poche d’Ilovaïsk, près de Chakhtiorsk, et près de Torez… Nous donnions juste 150 à 200 personnes à chaque fois. Et ils viennent avec diverses raisons pour ne pas échanger nos soldats.

Un autre point est qui l’Ukraine nous rend. Les gens qui ne cachent pas leur opinion sur le régime de Kiev méritent bien sûr le respect. Mais ce ne sont pas des prisonniers de guerre ! Nous recevons même des listes de personnes simplement détenues pour vagabondage. Ce n’est pas drôle, mais amer de voir de telles choses. Après tout, il s’agit du destin des gens !

Depuis janvier de cette année, le montant de la pension minimale a été relevé en République. Y a-t-il des plans pour améliorer le bien-être de nos citoyens ?

La pension minimum sera de 2 904 roubles à partir de janvier. Les prestations pour les familles avec enfants et le personnel militaire retraité ont également été augmentées.

Nous avons augmenté à maintes reprises les pensions et autres prestations sociales. Nous sommes en train de construire un État à vocation sociale, la tâche principale est donc d’aider et de soutenir les citoyens dans le besoin.

Cette année, au troisième trimestre, les retraites seront de nouveau majorées. Peut-être qu’une augmentation supplémentaire sera possible à la fin de l’année.

Y aura-t-il des élections pour le poste de chef de l’État en 2018 ?

Je comprends pourquoi cette question s’est posée. La communauté Internet a différentes opinions. J’ai lu ces articles et déclarations. Ce fut une agréable surprise que les élections dans la République Populaire de Donetsk provoquent un émoi parmi de nombreux blogueurs célèbres.

Des élections auront lieu. En accord avec la loi – à l’automne 2018. Zakhartchenko ne prolonge pas son mandat d’un an, comme l’écrivent les « experts ». La durée du mandat sera augmentée après la prochaine élection. Le chef de la République Populaire de Donetsk sera élu non pas pour quatre, mais pour cinq ans. Et Zakhartchenko se présente aux élections en 2018.

Que comprendra votre programme électoral ?

Il est un peu tôt pour en parler. Tout mon programme est maintenant clair – c’est le développement de l’économie et l’élévation du niveau de vie de la population. Il y a beaucoup de travail à faire ! Plus près des élections, mon programme sera dévoilé à tous.

Quels sont les projets de développement économique de la République ? Sur quoi les investissements seront-ils faits ? Quelles sont les industries prioritaires pour la RPD ?

C’est la construction de machines, la métallurgie, l’industrie du charbon et l’agriculture. Mais nous nous trouvons dans la situation où, dans n’importe quelle sphère de l’économie, le développement et la relance sont nécessaires partout, et parfois il faut construire à partir de zéro.

Par exemple, l’agriculture. Les processus qui ont été lancés ces dernières années doivent également faire l’objet d’une attention constante cette année. Nous ne faisons pas que développer l’industrie, nous construisons une agriculture entièrement nouvelle.

En métallurgie, nous sommes confrontés au blocus, aux difficultés d’approvisionnement en matières premières et à la vente des produits finis. Mais les usines fonctionnent. Les problèmes de l’industrie seront résolus.

Dans l’industrie du charbon, nous avons atteint les volumes d’avant-guerre (2013). Les travaux visant à accroître la production et le développement des entreprises d’extraction du charbon seront poursuivis.

Chaque industrie est importante. Il est impossible d’en distinguer une seule ; toutes les questions doivent être résolues ensemble de manière cohérente.

Comment évaluez-vous la situation sur la ligne de contact ? Le bombardement des faubourgs de Gorlovka et autres provocations par les FAU ?

La situation est compliquée, c’est une situation de pré-combat. Si le temps glacial dure au moins deux semaines, on peut s’attendre à des provocations de la part de l’Ukraine.

À Kiev, il y a encore des tensions : le président Porochenko doit résoudre de graves problèmes internes, et le seul moyen est d’intensifier le conflit dans le Donbass. À en juger par les derniers bombardements, cette décision s’éternise. Nous attendons. Nous sommes prêts, ne vous inquiétez pas, toutes nos troupes sont prêtes au combat. Les unités sont capables de repousser toute agression. Je peux dire que ce sera le dernier pour Kiev.

Quels sont les premiers résultats des travaux des centres d’accueil du chef de la RPD ?

Environ 30 000 appels ont été reçus dans toute la République. Environ 50 % des décisions ont été prises sur place, environ un quart des questions ont été transmises aux départements correspondants, et le reste a nécessité des consultations et des éclaircissements. En même temps, environ deux mille personnes ont rejoint les rangs du mouvement public de la République de Donetsk.

Il est positif que les gens se soient rendus dans les centres, y ont cru et ont commencé à parler des problèmes. Nous avons besoin de cette pratique.

Source : Site officiel du chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko

Traduction officielle par Christelle Néant

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Scandales du Lait Lactalis

Les conséquences sont bien souvent plus importantes que ce que certains le laissent penser.

La vie d’un enfant est la plus grande richesse du monde, de telles actions sont de pures folies.

 Les révélations sur le lait Lactalis contaminé par la salmonella agona, le fabricant exprime ses profonds regrets. Cela suffit ? Ce scandale touche désormais 65 pays. Depuis quand Lactalis, mettant en danger la santé de très jeunes enfants, savait-elle ? 

Les conséquences sont bien souvent plus importantes que ce que certains le laissent penser.

La vie d’un enfant est la plus grande richesse du monde, de telles actions sont de pures folies.

Plus de 6 mois pour que les pouvoirs publics agissent il s’agit de nourrissons l’usine de Cran un problème réel

Cela dure depuis plus d’une année, l’enquête va nous donner quoi ?

Où est la transparence, en matière de santé ? Sans parler des autres failles !

Les révélations sur le lait Lactalis contaminé par la salmonella agona, le fabricant exprime ses profonds regrets. Cela suffit ? Ce scandale touche désormais 65 pays. Depuis quand Lactalis, mettant en danger la santé de très jeunes enfants, savait-elle ?

Des sanctions pénales sont demandées, par divers organismes, des plaintes vis à vis de Lactalis et de l’Etat font jour.

Malgré les contradictions entre Bruno Le Maire sur BFMTV ce jour et la postion du sercive communications de Lactalis, les violons et les pianos ne sont pas du tout au même diapason.

Son face à face avec Bourdin ce 12 janvier 2018. De plus Lactalis ne publie pas ses comptes une réalité.

Que devient la sécurité sanitaire ? Le chantage joue avec les emplois.

Des millions de boîtes, pas moins de 7000 tonnes de lait Lactalis sont concernées par un risque de contamination par des salmonelles, sources : Ministère de la Santé.

Il faut connaitre sans pousser à la panique les risque d’une gastro entérite chez un nourrisson : Lien

Au départ de la France, ce scandale touche désormais 65 pays. Le gouvernement français, après avoir mené des investigations début décembre. Les Ministères de la Santé et de l’Economie décident de suspendre la commercialisation vendus aux quatre coins du globe.

Lactalis déjà impliquée dans une même contamination en 2005

Comment en est-on arrivé là ? L’usine de Craon (Mayenne) aujourd’hui pointée du doigt, qui appartenait au groupe Célia avant d’être rachetée par Lactalis, avait déjà été épinglée en 2005 pour une contamination similaire qui avait rendu malade une vingtaine de nourrissons. Douze ans plus tard, foodwatch constate que le groupe Lactalis n’a manifestement pas rempli ses obligations, pourtant claires tant dans la règlementation européenne que française. Il est responsable de s’assurer de la sécurité des produits qu’il commercialise. Ceux-ci ne doivent d’aucune façon constituer un risque pour la santé.

La cause probable de la contamination de ses produits est survenue sur l’une de ses tours de séchage entre le 1 et le 6 mai 2017. Le fabricant reconnaît qu’une alerte positive à la salmonelle avait également été détectée en juillet et novembre derniers. Depuis combien de temps Lactalis savait-elle qu’elle exposait les bébés à un risque ? L’entreprise avait-elle fait les contrôles réguliers qui s’imposent ? Avec quels résultats ? A-t-elle prévenu les autorités compétentes, comme la loi le prévoit ? Si oui, comment se fait-il que la contamination ait pris cette ampleur ? Autant de questions pour l’instant sans réponses.

65 pays sont touchés par le scandale. Urgent de faire toute la lumière, d’établir les responsabilités et d’appliquer les sanctions qui s’imposent. foodwatch a interpellé par courrier le groupe Lactalis ainsi que les Ministères de la Santé et de l’Economie pour exiger la totale transparence sur cette affaire qui aurait pu et aurait dû être évitée.

L’alerte a été donnée sur 12 lots en 1er puis plus de 600, qu’une dizaine de pays seulement ait été mentionnée sur le réseau européen RASFF avant que la liste ne s’allonge à 65 pays. Inquiétude justifiée. Le système de traçabilité des aliments ne fonctionne toujours pas, comme foodwatch le dénonçait déjà avec le scandale du fipronil. Pourquoi la France n’a-t-elle communiqué l’information sur le réseau européen que le 4 décembre ? Comment les autres pays situés aux quatre coins du globe sont-ils informés du risque pour la santé des nourrissons ? 

Les infections à Salmonella agona surviennent dans les 3 jours suivant l’ingestion, et provoquent une gastro-entérite avec des vomissements, une diarrhée parfois sanglante, et fébrile dans la majorité des cas. L’apparition de ces signes chez un nourrisson doit conduire les familles à consulter un médecin. Face aux divers scandales qui éclatent tous azimuts, dans le lait vendu par l’ensemble des grandes surfaces.

Le Canard enchaîné affirme, dans son édition du mercredi 3 janvier, que Lactalis était au courant de la contamination à la salmonelle du lait infantile produit dans son usine de Craon (Mayenne).

Dixit Le Canard Enchainé, dès le mois d’août, l’organisme Lactalis Nutrition Santé avait constaté l’existence des salmonelles sur les carrelages et du matériel de nettoyage.

Ces résultats, furent à nouveau confirmés en novembre, un mois avant que le scandale n’éclate.

« Le numéro un mondial des produits laitiers n’ayant pas l’obligation de communiquer sur ses contrôles internes, il s’est bien gardé d’ébruiter l’affaire », rapporte le journal.

Selon les informations du Canard enchaîné, une délégation de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) avait pourtant mené, au mois de septembre, une inspection de routine sur place.

Les experts vétérinaires rattachés au ministère de l’Agriculture n’avaient alors rien trouvé de suspect.

« Comment les contrôleurs s’y sont-ils pris pour ne détecter en septembre aucune salmonelle alors que l’on sait aujourd’hui que l’usine était infectée depuis février, au moins ? »

Surprise d’un expert en sécurité sanitaire des aliments dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Une inspection en septembre sur le « mélange à sec de céréales »

L’inspection, comme l’ensemble des activités d’inspection de ce type, portait sur un seul domaine d’activité de l’usine : en l’occurrence, un nouvel atelier de mélange à sec de céréales, a réagi une responsable du service alimentation au ministère de l’Agriculture.

Elle a ajouté que le ministère de l’Agriculture n’avait « pas eu connaissance » des résultats des autocontrôles menés par Lactalis en août et novembre, qui concluaient à la présence de salmonelles sur les carrelages et du matériel de nettoyage.

Dans ce cas, il y a une obligation de notification de résultat aux autorités de l’Etat dès lors qu’une non-conformité a été décelée sur un produit mis sur le marché, a-t-elle précisé.

Les services de la DDCSPP de la Mayenne avaient-ils été informés, eux, des résultats des autocontrôles ?

« Je n’ai pas cette information »

C’est l’enquête judiciaire qui le déterminera », a indiqué la responsable du ministère.

L’usine toujours à l’arrêt, assure Lactalis

De son côté, Lactalis a assuré que l’usine incriminée de Craon était toujours à l’arrêt complet, contredisant des informations du Canard enchaîné, selon lesquelles l’usine aurait stoppé sa production de laits infantiles mais continuerait à fabriquer notamment des céréales.

Tout ce qui est fabriqué dans l’usine de Craon est arrêté depuis le 8 décembre, a souligné une porte-parole de Lactalis.

Une enquête préliminaire a été ouverte le 22 décembre par le pôle santé publique du parquet de Paris après la contamination par salmonelle de laits infantiles dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne).

Pour blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine et inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit d’origine animale ou de denrée en contenant préjudiciable à la santé.

Une enquête parlementaire s’impose ?

Rien ne peut expliquer ni déterminer la relation mère-enfant.

Les dangers que peut représenter pour les enfants surtout une gastro ?

Une aberration difficile à comprendre, il faut réellement comprendre qui tire bénéfices de cette problématique.

Plus de 40 enfants ont été hospitalisés, le fait des répercussions à la date de ce jour ne sont pas chiffrable.

Les responsabilités de la confusion vont se faire comme des lots de loterie nationale ?

Les retraits n’ont pas eu lieu, le pilotage est humain, mais il faut réellement se poser la question, la salmonelle représente divers dangers

Au nom des profits certains s’assoient sur la santé publique

A ne pas en douter, nous nous trouvons face à nouveau à un scandale de la taille du médiator, du levothyrox ?

Les dangers correspondant en l’instant qu’il n’est pas possible de connaitre les conséquences que ces faits volontaires ou pas vont entrainer.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Viktor Medvedtchouk la tentative de remplacer les-marchandises Russes par des marchandises Européennes en Ukraine a échoué

La tentative de remplacer les marchandises russes par le marché européen a échoué. Cela a été annoncé mardi par le leader du mouvement public « Choix ukrainien » Viktor Medvedtchouk.

« Après quatre ans d’euro-réformes, au milieu de milliards de pertes et de centaines de contrats rompus, il est devenu évident que le marché russe, les investissements russes, la coopération conjointe ont été, sont et seront stratégiquement importants pour l’économie ukrainienne », a-t-il écrit sur Facebook.

Medvedtchouk a rappelé que, selon la Banque Nationale d’Ukraine, de janvier à novembre 2017, l’Ukraine a augmenté le volume de commerce avec la Russie de 28,6 %, et avec l’UE – de 27,6 %.

Ainsi, le leader du mouvement « Choix ukrainien » a noté, « qu’à la fin de la deuxième année de la zone de libre-échange (ZLE) avec l’Union Zuropéenne, le commerce de l’Ukraine avec la Russie se développe à un rythme record », c’est-à-dire que, « la tentative de les remplacer (le marché et les investissements russes – ed.) par la ZLE et l’UE a échoué ». Selon Medvedtchouk, cette évolution s’explique par le fait que « la logique des processus économiques a prévalu sur l’absurdité de la politique des intégrateurs européens ».

Depuis le 1er janvier 2016, l’accord UE-Ukraine sur une zone de libre-échange approfondie et globale est entré en vigueur. Ce document fait partie de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine. Dans le cadre de la ZLE, l’UE a introduit des quotas tarifaires pour 36 types de produits, que l’Ukraine ne peut vendre sans frais qu’en quantités limitées. Une fois le quota épuisé, des droits à l’importation sont institués.

L’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE est entré en vigueur le 1er septembre 2017. Il réglemente le rapprochement économique et politique progressif entre l’Ukraine et les pays de l’UE.

Selon la déclaration faite en décembre par la vice-ministre du Développement économique et du Commerce, Natalia Mikolskaya, représentante de l’Ukraine pour le commerce extérieur, les pertes à l’exportation de l’Ukraine résultant de la rupture des liens commerciaux traditionnels avec la Russie entre 2012 et 2016 ont dépassé 31 milliards de dollars.

Agence DONi News

Traduction:: Christelle Néant

DONI actus

 

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Un des plus grands criminels de l’holocauste toujours médaillé de la légion d’honneur

Hans Geitmann

La Légion d’honneur fait régulièrement scandale depuis quelques années, ses promotions fantaisistes projetant beaucoup d’encre sur du papier. Cependant, jamais un criminel contre l’Humanité de nationalité étrangère n’avait été débusqué dans ses rangs. Il semble bien que cela soit chose faite… hélas.

Ordre Noir

C’est dans le cadre de recherches historiques d’un collectif faites pour établir une base de données des nazis, fascistes ou ultranationalistes, dans le monde entier, n’ayant pas été condamnés à mort, remarqués pour leur appartenance à des mouvements politiques d’extrême droite de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, que le nom d’Hans Geitmann est apparu soudainement.

Potentiellement, il s’agissait d’un serviteur des nazis, en Allemagne, comme il s’en trouva beaucoup. Sauf que son cas s’avère être exceptionnel :

1) Il fut l’un des pires responsables des crimes contre l’Humanité de l’Holocauste, responsable dans ses fonctions du transport de centaines de milliers de déportés vers des camps de travail et les camps de la mort.

2) Il ne fut jamais inquiété, ni jugé, ni puni pour ses crimes.

3) Il fit une grande carrière dans les chemins de fer Ouest-allemands atteignant des sommets dans la hiérarchie.

4) Il fut médaillé de la Légion d’honneur. Le fait est extraordinaire, mais depuis les révélations de la fin du siècle dernier et les travaux effectués depuis, l’exfiltration des nazis est de mieux en mieux connue.

Exfiltration ? Sauf que dans le cas présent de Geitmann, un oubli colossal dans la dénazification a été fait : les chemins de fer allemands. Il y eut une douzaine de grands procès de Nuremberg à la fin des années 40. Des procès contre les hauts-dirigeants, contre les médecins, les industriels, les gardiens et chefs de camps, etc..

Mais fait incroyable, il n’y eut jamais de procès des fonctionnaires des chemins de fer. Ils furent pourtant un rouage essentiel dans l’extermination d’environ 10 millions de personnes, tant Juifs, que Tziganes, opposants politiques, résistants ou handicapés.

Pas de trains, pas de déportations, pas de wagons, pas de déportés transportés vers les camps de travail ou d’extermination. À noter que la SNCF avait fait des excuses publiques et fait un travail de mémoire sur sa propre participation à l’Holocauste, mais que la Bundesbahn, s’y refuse toujours, pour cause de « création » ou plutôt refonte dans les années 70, niant et refusant la connexion à la Reichbahn.

Légion d’Honneur

Dans quelles circonstances Hans Geitmann a-t-il reçu la Légion d’honneur reste à ce jour un mystère. Médaillé en 1967, nous étions alors depuis bien longtemps engagé dans la réconciliation franco-allemande, voulue par le général de Gaulle et entamé avec le Chancelier Conrad Adenauer, qui fut le seul chef d’État reçu dans la résidence personnelle du général à Colombey-les-Deux-Eglises (1958).

Elle faisait suite à la création de l’Union européenne (1957, traité de Rome), qui scellait de fait la création d’une Europe « fédérale » où le tandem franco-allemand devait jouer et joua le rôle central. Français et Allemands ne devaient pas tarder à coopérer dans divers domaines, le ferroviaire au vu des frontières communes étant bien sûr l’un d’eux.

Cette coopération devait toutefois s’accélérer plus tard, bien après la Légion d’honneur d’Hans Geitmann, avec le projet DEUFRAKO (1978), lancé lors d’un sommet franco-allemand par Giscard d’Estaing et le Chancelier Schmidt.

La difficulté pour vérifier concrètement les circonstances de son élévation au grade de chevalier ou d’officier de la Légion d’honneur tient au fait que les dossiers des légionnaires ne peuvent être communiqués de leur vivant, mais aussi dans un délai de prescription fixé à 40 ans après leur mort.

En l’occurrence, aujourd’hui la Chancellerie ne répondrait pas aux demandes pour un légionnaire mort après 1978. Geitmann est décédé en 1990, ce qui nous obligerait à attendre l’année 2030.

Depuis déjà un demi-siècle, la France honore l’un des plus terribles criminels contre l’Humanité, de surcroît ayant échappé à la justice, devrons-nous vraiment attendre encore une quinzaine d’années pour nettoyer cette tâche terrible qui souille la plus haute distinction française ?

Il semble bien qu’il y eut à Vienne, une réunion pour les projets de trains « à grande vitesse », entre Allemands et Français, et peut-être d’autres pays, dans l’année 1967, moment où Hans Geitmann fut médaillé de la Légion d’honneur. Un ouvrage difficile à dénicher, des annales techniques, Glasers Annalen : Organ der Deutschen Maschinentechnischen Gesellschaft, volume 91, notamment aux pages 192, 196, 278 et 289, comportent plus d’informations, à la fois sur le contexte et la remise de médaille par la France à Geitmann (dans plusieurs langues, l’allemand, l’anglais, le français).

Un autre criminel contre l’Humanité, René Bousquet est toujours à ce jour membre de la Légion d’honneur. Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur (1930), s’était vu retiré de l’ordre pour collaboration mais sa médaille lui avait été retournée par décision du Conseil d’État (1957). Il avait été inculpé pour crimes contre l’Humanité (1991), mais sa mort avait fait cesser toutes les poursuites (assassiné, 1993).

Lui aussi, l’homme abject de la Rafle du Vel’ d’Hiv (1942), reste et restera même à jamais chevalier de la Légion d’honneur. François Mitterrand son protecteur tenace fut pour beaucoup dans le ralentissement de la justice (au moins à partir de 1986), dans la peur viscérale que le président français avait de devoir donner des explications sur son passé d’extrême droite (y compris sur sa participation à la fameuse manifestation « les métèques hors de France » de 1935).

Peu avant sa mort (1994), il fut obligé d’admettre très difficilement « avoir eu d’autres idées dans sa jeunesse », mais avoir fait une « trajectoire de la droite conservatrice vers la gauche contrairement à beaucoup ».

Hans Geitmann, 1902-1990, Allemand fils d’un haut fonctionnaire des postes, entra dans l’administration des chemins de fer (1927), passa sur les bancs des écoles d’ingénierie ferroviaire de Hanovre et Stuttgart, diplômé (1931), ingénieur de la Reichbahn, il travailla dans divers services de la direction des chemins de fer à Stuttgart puis Königsberg (1934-1935), grimpant rapidement en grade, puis fut muté à Berlin (1935-1938).

Membre du parti nazi, il fut envoyé dans diverses capitales et villes des pays occupés (1939-1942), Prague, Bruxelles et Bucarest, enfin à Opole dans le Gouvernement général de Pologne (Oppeln), où il dirigea la Reichbahn (1942). Dans cette fonction, il fut l’un des plus importants dirigeants des chemins de fer, en responsabilité du transport pour leur extermination, des Juifs et des résistants au régime nazi. C’est sous sa responsabilité que furent organisés les convois de trains emportant les victimes vers les camps d’extermination de Pologne (tous les camps, particulièrement Sobibor, Belzec, Treblinka ou Auschwitz).

Il fut médaillé de la croix du mérite de guerre 1ère et 2e classe, ainsi que de la médaille roumaine de la Croisade contre le Communisme. Il se replia avec l’Armée allemande de Pologne (1944), puis fut finalement fait prisonnier en Tchécoslovaquie. Il fut interné dans différents camps et prisons, puis fut livré aux Américains (mars 1946).

Ces derniers le libérèrent ne faisant pas le rapport entre lui et les déportations vers les camps de la mort. Il reprit tranquillement sa carrière dans les chemins de fer allemands (1947), chef de département, nommé à Francfort-sur-le-Main (1949), vice-président de la direction des chemins de fer de cette ville (1951), président de la direction des chemins de fer à Stuttgart (1952), puis à Nuremberg (1954), un des quatre membres du Conseil d’administration de la Deutsche Bundesbahn (1957-1967), alors au sommet de sa carrière.

Il écrivit des articles ou dossiers de fonds, notamment signalé pour un travail dans le Schweizerische Bauzeitung (pour un projet ferroviaire concernant la Suisse et l’Allemagne, 1963). Il fut mis en cause dans un livre paru en RDA, un livre noir ou Braunbuch pour sa participation majeure à l’Holocauste (1965). Il fut référencé dans une version augmentée : Braunbuch, Kriegs-Und Naziverbrecher in der Bundesrepublik und in WestBerlin, Staat, Wirtschaft, Verwaltung, Armee, Justiz, Wissenschaft, apparaissant à la page 456 de l’ouvrage (1968).

Alors que la Guerre Froide battait son plein, cette liste fut commentée à l’Ouest comme « de la propagande communiste ». Il ne fut donc jamais mis en cause par un tribunal ou même menacé par une procédure judiciaire. Il fut fait Officier ou simplement chevalier de la Légion d’Honneur par la France (1967), année de sa retraite.

Médaille dont il semble bien, que la France lui a conservé jusqu’à ce jour. Il mourut tranquillement en Allemagne en 1990. Après sa mort et la réunification de l’Allemagne, le Braunbuch revînt sur le devant de la scène. Les informations à son égard se révélèrent parfaitement exactes.

Braunbuch ou le livre brun, est en fait plusieurs livres publiés en Allemagne de l’Ouest et de l’Est entre 1955 et 1990. À des fins de propagandes, la RDA lança un premier livre brun, de juges, procureurs, fonctionnaires divers, hauts-fonctionnaires de l’Allemagne de l’Ouest qui avaient eu un passé national-socialiste avant et pendant la Seconde Guerre mondiale (1955).

En réponse, l’Allemagne de l’Ouest lança une enquête, sur la base du Centre de documentation de Berlin, alors administré par les Américains (1958), publiant à son tour une première liste de 75 anciens membres du parti nazi ayant fait carrière en RDA. Par la suite, cinq autres éditions furent publiées (à partir de 1965), puis l’historien Olaf Kappelt publia son livre brun (1981), comprenant 876 noms de personnalités de la RDA, ayant un passé nazi.

Il publia un travail élargit et révisé de son livre brun avec plus de 1 000 noms (2009). Cette guerre « de qui trouve des nazis », mena à beaucoup de remous dans les deux républiques allemandes ennemies. Elle démasqua le nazi Hans Globke, conseiller du chancelier Adenauer (1963), et bien d’autres fonctionnaires, jusqu’à l’apparition du livre d’Albert Nord Les criminels nazis en République fédérale allemande (1965), qui répertoriait non moins de 1 800 anciens nazis à des postes d’importances en Allemagne fédérale (public ou privé).

Il fut qualifié de « propagande communiste » organisée par la RDA, donna lieu à une censure féroce, jusqu’à la confiscation d’une seconde édition au salon du livre de Francfort (1967). Les recherches ultérieures ont démontré, qu’à part quelques fautes de noms, les révélations d’Albert Nord étaient véridiques. Il publia une troisième édition (1968), rééditée (2002), publiée intégralement sur internet, faisant toujours grincer les dents de nombreux milieux allemands jusqu’à nos jours.

Cédric Desmaris pour DONi Press

Christelle Néant

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Théories de Complots?

La vérité semble être un complot que nous faisons mine d’ignorer par convenance.

A ne pas en douter, cela devait couver depuis que le monde existe puis sort de ses trous au fur et à mesure.

Il est fort possible de tout mettre en cause. Rien n’est plus difficile à admettre que la vérité que chacun refuse de concevoir à juste titre, la raison et le motif simple, facile à comprendre.

Lorsque nous nous sentons concernés par des faits.

Ces derniers semblent tellement invariables ou mensongers que pas loin de 80% des habitants de la France mettent tout en doute.

L’enquête le démontre plus qu’à l’évidence, mais admettons que les théories de complots, ne sont pas unique, ils sont tellement divers et aberrants que nous nous posons les questions essentielles.

Qui sommes-nous ?-D’où venons-Nous ? Les animaux domestiques sont-ils les meilleurs amis de l’humain ?

La Belgique va faire stériliser l’ensemble de ses chats, mâles et femelles sauf pour les éleveurs ou par dérogation spéciales.

La raison semble simple, éviter la prolifération de nos amis les chats ? En Belgique ?

Alors la question qui peut se poser ou pas, pourquoi ne pas faire l’identique avec les humains bipèdes que nous sommes ?

Nous savons depuis bien des décennies que la terre ne peut nourrir l’ensemble de la planète. En procédant de la sorte, nous trouverions ou pas la solution à masse de problèmes, de tous ordres ? Donc faisons une sélection et il faudrait stériliser une masse considérable de personnes en état de procréer.

En passant par l’exploitation de l’homme par l’homme ?

En évitant surement autant de pollutions ?

Les conflits parentaux lors de séparations qui pourrissent, la vie dès la naissance d’enfants qui n’ont pas même le temps de grandir pour comprendre.

La preuve multipliée par autant de fois que chacun le souhaite, peu ou pas démontrer, le contraire de ce que nous étions convaincus de savoir.

Les médias et les hommes politiques sont les cibles principales d’une jeunesse qui croit de moins les informations qu’ils nous distillent. Etc. Une encyclopédie serait bien maigre pour cire ou écrire tout ce qu’en quoi nous ne croyons pas ou plus.

Près de huit Français sur 10 croient à au moins une « théorie du complot », selon une étude

Une enquête de la Fondation Jean-Jaurès et de Conspiracy Watch, en lien avec l’IFOP et relayée par France info, dévoile pour la première fois les croyances des Français en matière de « fake news ».

Le sujet est au cœur de l’actualité politique du moment. Moins d’une semaine après qu’Emmanuel Macron a annoncé son intention de légiférer contre les « fake news » en période électorale, une étude inédite vient éclairer la sensibilité des Français à propos de ces fausses nouvelles ou rumeurs.

Selon cette enquête de la Fondation Jean-Jaurès et du site Conspiracy Watch, « l’Observatoire du conspirationnisme », en lien avec l’IFOP et dévoilée par franceinfo, lundi 8 janvier, 79% des Français croient à au moins une « théorie complotiste ».

Dans le détail, ils sont 18% à croire à une seule théorie du complot, 14% à deux théories, 13% à trois, 9% à quatre et 25% à plus de cinq.

De quoi s’agit-il exactement ?

Une théorie du complot est une tendance à attribuer abusivement l’origine d’un événement historique ou d’un fait social à un inavouable complot dont les auteurs présumés – ou ceux à qui il est réputé profiter – conspireraient, dans leur intérêt, à tenir cachée la vérité.

Rudy Reichstadt, fondateur de Conspiracy Watch

« Le plus inquiétant dans cette étude, c’est de voir que c’est un phénomène majeur », commente Rudy Reichstadt, également membre de l’Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès.

Une étude de la Fondation Jean Jaurès et de Conspiracy Watch mesure la crédibilité accordée aux théories du complot par les Français.  (Conspiracy Watch)

32% des Français pensent que le sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont testé plusieurs « théories du complot » plus ou plus moins répandues dans la société française.

« Je travaille sur ce sujet depuis dix ans, j’ai sélectionné les théories les plus importantes, celles qui circulent le plus », explique Rudy Reichstadt.

Parmi celles soumises aux personnes sondées, l’idée que « le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins » :

55% des Français sont d’accord avec cette assertion.

« Contrairement à d’autres théories qui sont des théories historiques, celle-là est d’actualité puisque cette année 2017 a été marquée par le débat sur les 11 vaccins rendus obligatoires pour les nouveau-nés, analyse Rudy Reichstadt.

Savoir que c’est l’une des théories les plus connues et dont le taux d’adhésion est le plus fort, c’est préoccupant et ça peut avoir des incidences très concrètes. »

Pour 54% des Français interrogés, « la CIA est impliquée dans l’assassinat du président américain John F. Kennedy ».

Ils sont 32% à souscrire à l’idée que « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde », 31% à penser que « les groupes terroristes jihadistes comme Al-Qaïda ou Daech sont en réalité manipulés par les services secrets occidentaux » et 24% à croire en l’existence du « Nouvel Ordre Mondial », un projet secret visant à mettre en place « une dictature oligarchique planétaire ».

Les jeunes plus sensibles aux théories du complot que leurs aînés

Autre enseignement de cette étude : les jeunes sont nettement plus perméables aux théories du complot que leurs aînés.

Les moins de 35 ans sont ainsi deux fois plus nombreux à adhérer à au moins sept théories du complot que les plus de 35 ans – 21%, contre 11%.

L’effet générationnel est très fort.

Or, les 18-24 ans sont les citoyens de demain et voir qu’ils ne sont pas immunisés face aux théories du complot constitue un défi.

Je ne vois pas comment on peut inverser la vapeur.

Rudy Reichstadt, fondateur de Conspiracy Watch À France info

La Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch se sont également penchés sur la question du vote des complotistes lors de la dernière élection présidentielle.

« Il y a une surreprésentation de l’électorat populiste chez les complotistes, explique Rudy Reichstadt.

Les deux candidats qui ont ainsi capté le plus les complotistes ‘endurcis’ sont Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Au contraire, les électeurs de Benoît Hamon, d’Emmanuel Macron et, dans une moindre mesure, de François Fillon, résistent mieux aux complots. »

Graphique sur le vote des complotistes lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017. (Conspiracy Watch)

La perte de confiance dans les médias traditionnels

Dans ce contexte, une donnée se confirme : la perte de confiance dans les médias traditionnels est toujours aussi criante.

« Le niveau de compromission des médias est effarant », fait remarquer Rudy Reichstadt en analysant le sondage.

En effet, 36% des Français estiment que les médias sont largement soumis aux pressions du pouvoir politique et de l’argent, que leur marge de manœuvre est limitée et qu’ils ne peuvent pas traiter comme ils le voudraient certains sujets.

Ils sont également 30% à juger que les médias travaillent dans l’urgence et qu’ils restituent l’information de manière déformée et parfois fausse.

Pire, ils sont 9% à croire que le rôle des médias est essentiellement de relayer une propagande mensongère nécessaire à la perpétuation du « système ».

Il reste donc 25% des interrogés qui pensent que globalement, les médias restituent correctement l’information et qu’ils sont capables de se corriger quand ils ont commis une erreur.

Réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 20 décembre 2017, cette étude a été menée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, complété par un sur-échantillon de 252 personnes de moins de 35 ans, qui ont été remises à leurs poids réel au sein de l’échantillon lors du traitement statistique des résultats.

Au total, 1 252 personnes ont été interrogées. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas sexe, âge, profession de la personne interrogée après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Tout ou presque est passé en revue, mais un dicton pourrait laisser supposer, que la vérité sort des morts qui arrivent à parler.

Ou encore que personne n’entend mieux qu’un sourd profond ?

Ou personne ne voit mieux qu’un aveugle avec une cécité à 100%

La démonstration est faite, il nous appartient à chacun de savoir choir son camp, entre l’absurde et ce que les nantis n’ont aucune difficulté à tenter de nous faire ingurgiter.

Les réponses ne correspondent pas bien souvent à la question posée, mais peut-être à la manière de formuler cette dernière.

La Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, n’existe pas dans les chiffres communiqués ?

La principale question que nous pouvons peut-être nous poser : Que serons-nous demain ?- Nous avons entendu le bruit des pas, mais nous n’avons pas vu les véritables visages?

 

Le Panda

Patrick Juan

 

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Commandant « Abkhaze » : Nous attendons l’arrivée des Javelin et autres comme trophées

Commandant « Abkhaze »

Les systèmes antichars Javelin que les États-Unis vont fournir à l’Ukraine n’aideront en rien Kiev à gagner une campagne militaire dans le Donbass. C’est ce qui a été déclaré par le commandant de la brigade internationale Piatnachka, Akhra Avidzba (surnommé « Abkhaze »), au vidéo blogueur ukrainien et ancien participant de la prétendue OAT, Alexandre Medinskyi.

« Que peuvent-ils faire ? Vont-ils me tirer dessus avec des Javelin, par un soldat d’infanterie ? Les tankistes des deux côtés savent que si l’infanterie n’y va pas, alors les chars d’assaut, non plus n’avanceront pas. Combien de Javelin il y aurait, ils ne l’ont pas spécifié, cela donnera simplement une autre raison à l’Ossétie [du Sud], qui a reconnu la RPD, ou à mon Abkhazie [le commandant est originaire de là-bas], d’amener ici des trophées que nous avons pris aux Géorgiens, et de demander un corridor à la Russie. La Russie, en tant que partenaire stratégique, ne pourra pas nous refuser cela. Je pense qu’il serait mieux que personne n’en ai, car la Géorgie a été bien fournie à une époque, et les entrepôts sont toujours pleins à craquer. »

Avidzba a aussi attiré l’attention sur le fait que les armes américaines nécessitent des soins particuliers, et que les soldats ukrainiens n’avaient pas l’expérience requise.

« Ils ont juste fait une jolie publicité, un emballage, mais cela n’a pas aidé Daech, à qui ils en ont fourni. Ce n’est pas une aide, mais un mauvais service. Ils envoient de l’argent à l’Ukraine et disent : achetez l’équipement retiré du service. Pourquoi ne pas investir dans l’usine de chars d’assaut de Kharkov, et ce sera une réelle aide pour les gens, ils pourront gagner de l’argent. En Ukraine, il y a des installations de réparation, etc.. Donc ce n’est pas de l’aide, » a souligné le commandant de la RPD.

Source : Politnavigator

Traduction : Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass le 6-janvier 2018

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 6 janvier 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’17 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée et depuis la trêve de Noël
03’44 » – Absence d’armes lourdes dans les zones de stockage côté ukrainien et redéploiements sur le front
05’24 » – Pertes officielles et officieuses de l’armée ukrainienne en décembre
06’50 » – La légion géorgienne quitte au complet la 54e brigade des FAU

SITUATION POLITIQUE
09’25 » – L’Ossétie du Sud prête à venir en aide à la RPD en cas d’agression militaire ukrainienne
12’28 » – La Russie rappelle que c’est au peuple du Donbass de décider de son avenir, et avec qui il veut vivre

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
20’15 » – Nadia Savtchenko déclare que les autorités ukrainiennes actuelles doivent payer le prix du sang pour le coup d’État de 2014
24’53 » – Marches aux flambeaux des néo-nazis ukrainiens le 1er janvier en l’honneur de Bandera

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
28’56 » – Les journalistes étrangers critiquent le SBU pour la qualité déplorable de la traduction anglaise de ses communiqués officiels
31’32 » – L’humoriste Lexus piège Porochenko le soir du Nouvel An, en état d’ébriété

33’32 » – Conclusion et tentatives de censure des médias alternatifs

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VIDEO

Lire écouter l’articler sur Les Voix du Panda ici VIDEO

http://www.panda-france.net/?p=26831

semaine du 30.12.2017

http://www.panda-france.net/?p=26858

semaine du 6.01.2018

 

Commentaires et réactions ci-dessus sur les deux liens

Christelle Néant

 

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Éventuelle intégration à la fédération de Russie face à l’échec total de Minsk II – C’est au peuple du Donbass de décider de son avenir

Fin décembre, plusieurs déclarations importantes ont été faites en République Populaire de Donetsk (RPD) et en Russie concernant l’avenir du Donbass. Actant les déclarations venant de Kiev qui annoncent plus ou moins officiellement la mort des accords de Minsk, et les actes du Canada et des États-Unis qui jettent de l’huile sur le feu du conflit, il semble que la Russie, la RPD et la RPL (République Populaire de Lougansk), devant l’évidence d’une reprise plus ou moins rapide de la guerre, ont décidé d’officialiser le fait que le Donbass ne retournera pas sous le giron ukrainien. Le premier à ouvrir le bal fut le secrétaire d’État, et ministre adjoint des Affaires étrangères de la fédération de Russie, Grigori Karassine, qui a déclaré, lors d’une interview pour RIA Novosti, que les habitants de la RPD et de la RPL doivent déterminer eux-mêmes la forme de leur nouvelle coexistence avec leurs voisins.

« Quant à l’avenir des Républiques de Donetsk et de Lougansk, cela devrait être, tout d’abord, le choix des personnes qui y vivent. Ce sont les habitants qui doivent décider des formes de coexistence étatique, politique, économique et sociale avec leurs voisins qui seront acceptables et confortables pour eux », a déclaré monsieur Karassine.

Cette réponse a été faite à la question de savoir si au vu de l’échec patent des accords de Minsk depuis plusieurs années, la Russie ne devrait pas purement et simplement reconnaître l’indépendance de la RPD et de la RPL. Le fait que le journaliste de RIA Novosti pose cette question en premier, est un bon indicateur du fait que celle-ci se pose de plus en plus dans la société russe.

Après avoir rappelé l’attachement de la Russie au respect des accords de Minsk, Grigori Karassine ne peut qu’énoncer une vérité dite à de nombreuses reprises ces deux dernières années, à savoir que l’Ukraine sabote totalement ces accords. Et même pire, il a rappelé que les autorités ukrainiennes faisaient tout pour pousser le Donbass hors du pays au lieu de réintégrer la région.

« Au lieu de la réintégration de la région dans un espace politico-économique commun, les dirigeants ukrainiens repoussent en fait de leurs propres mains le Sud-Est du pays. Kiev utilise tous les moyens possibles, y compris en ne dédaignant pas des méthodes franchement cruelles et cyniques, allant de la cessation des paiements sociaux et des pensions de retraite, à la coupure de l’eau, de l’électricité et jusqu’aux tentatives d’isoler le Donbass en introduisant un blocus presque total. Tout est fait dans un seul but : provoquer un mécontentement généralisé et forcer la région à se rendre, quelle que soit l’opinion de la majorité de sa population qui ne veut pas accepter la politique de Kiev », a déclaré monsieur Karassine. Juste après cette déclaration, c’est Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD, qui a déclaré lors d’une émission télévisée, que les actions de Kiev contre le Donbass sont loin de susciter l’envie de retourner sous le contrôle du gouvernement ukrainien.

« L’État qui, par tous les moyens, essaye d’occuper, de détruire, d’encercler avec du fil de fer barbelé, envoie des chars d’assaut, l’aviation, des unités de l’armée régulière pour détruire un peuple qui ne reconnaît pas le pouvoir de Kiev, vous pensez qu’il est possible de retourner dans ce pays ? D’y retourner par une sorte d’obligation contractuelle ? Non. L’abîme qui est entre nous est un gouffre creusé dans le sang de notre peuple, » a déclaré Zakhartchenko. Il a ensuite poursuivi en répondant à la question d’une éventuelle intégration de la RPD et de la RPL au sein de la fédération de Russie, en rappelant que cela devait se faire avec l’aval du peuple.

« Nous devons avoir gagné notre indépendance. Et nous l’avons gagnée. Seul un peuple indépendant peut être libre. Mais avec qui nous voulons vivre ensemble, rejoindre la fédération de Russie, comme la Crimée l’a fait, cela sera décidé par notre peuple lors d’un référendum général, » a-t-il souligné. Grigori Karassine, tout comme Alexandre Zakhartchenko ont rappelé un principe démocratique qui paraît évident, mais qu’il semble nécessaire de rappeler à la « communauté internationale ».

Dans une démocratie, c’est au peuple de choisir comment il veut vivre. Ce n’est pas à Kiev ou à Washington de décider si le Donbass doit retourner au sein de l’Ukraine ou non. C’est à la population du Donbass de décider pour elle-même, comme l’indique très clairement la charte de l’ONU, dans son deuxième point de l’article 1, sur le droit à l’autodétermination des peuples. Et au vu de la guerre que Kiev a lancée contre le Donbass depuis bientôt quatre ans, et des menaces constantes de génocide formulées par des officiels ukrainiens, il serait criminel d’obliger le Donbass à retourner sous le giron ukrainien, sous prétexte que la région a fait partie de l’Ukraine durant une courte période (à l’échelle historique).

Le précédent yougoslave, avalisé par l’Occident celui-là, car il convenait à leurs plans, sera très certainement rappelé par la Russie le moment venu pour rendre la mémoire aux représentants occidentaux amnésiques adeptes du deux poids deux mesures, qui crient à la sainteté de l’intégrité territoriale ou au droit à l’indépendance de telle ou telle région selon ce qui les arrange. Le peuple du Donbass a payé le prix du sang et sacrifié des milliers de vies, pour faire valoir son droit inaliénable à décider de la façon dont il veut vivre. L’obliger à retourner sous le giron ukrainien, sous prétexte d’inviolabilité des frontières, reviendrait à cracher sur ceux qui sont morts pour avoir réclamé et défendu le droit du peuple à décider de son avenir.

Christelle Néant

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Les racines nazies du conflit ukrainien

Peu d’Américains comprennent l’histoire horrible derrière les mouvements néo-nazis, qui ont acquis un pouvoir important dans le régime ukrainien actuel soutenu par les États-Unis. La propagande occidentale a fait d’extrême droite les « bons gars » contre les « méchants gars » russes, comme Jonathan Marshall l’explique.

Par Jonathan Marshall

Le dernier numéro de la revue Foreign policy, l’une des principales revues dans son domaine, offre deux pages de reportage photo sur « ce qu’il y a à voir, faire et acheter » à Lviv, une ville pittoresque dans l’Ouest de l’Ukraine. « Au milieu de la tourmente qui a secoué l’Ukraine au cours des deux dernières années, » l’article parle avec animation, « Lviv a résisté fermement comme un bastion de la culture nationale, la langue et l’identité. » C’est une façon de le dire. Une autre façon, moins charitable, serait de noter que Lviv est depuis près d’un siècle, le terreau du nationalisme ukrainien extrême, générant des mouvements terroristes, un antisémitisme enragé, et des organisations politiques ouvertement pro-Nazies qui continuent à polluer la vie politique du pays. Sur les belles rues pavées, admirées aujourd’hui par les touristes coulait le sang de près de 4 000 Juifs qui ont été massacrés par les habitants en 1941, pendant l’occupation allemande. Ils ont été encouragés par l’Organisation des Nationalistes ukrainiens (OUN), organisation radicale, dont le fondateur et chef en temps de guerre est aujourd’hui un héros national pour beaucoup de ses compatriotes.

Le 28 avril 2011, le 68e anniversaire de la formation d’une division Waffen-SS ukrainienne, des centaines de personnes ont défilé dans Lviv, avec le soutien de membres du conseil municipal, scandant des slogans comme « Une race, une nation, une Patrie ! » Deux mois plus tard, les habitants ont célébré le 70e anniversaire de l’invasion allemande « comme une fête populaire, où les parents avec de jeunes enfants ont dressé des drapeaux à des reconstitueurs en uniformes SS », selon l’historien Américano-Suédois connu Per Anders Rudling.

Plus tard dans l’année, des députés d’extrême-droite d’une ville proche du district de Lviv « ont renommé une rue appelée à l’époque soviétique « rue de la Paix » qu’ils ont remplacé par le nom du bataillon Nachtigall [le Rossignol], une unité nationaliste ukrainienne impliquée dans le meurtre de masse des Juifs en 1941, en soutenant que la « Paix », est un vestige des stéréotypes soviétiques. » De telles vérités dérangeantes sont rarement diffusées dans les médias Occidentaux, mais elles sont importantes pour au moins deux raisons. Elles aident à expliquer les récents bouleversements violents et anti-démocratiques qui ont fait de l’Ukraine le champ de bataille d’une nouvelle et dangereuse guerre froide entre l’OTAN et la Russie. Et elles devraient inciter les Américains à réfléchir sur la contribution de leur propre pays à l’extrémisme politique récent en Ukraine, qui remonte au début de l’ère qui a suivi la Seconde Guerre Mondiale, lorsque la CIA a financé d’anciens collaborateurs Nazis pour aider à déstabiliser l’Union Soviétique. Le groupe révolutionnaire, ultra-nationaliste OUN a été fondé en 1929 pour se débarrasser de la domination polonaise et créer l’Ukraine comme un État indépendant. Il a brûlé la propriété des propriétaires terriens Polonais, pillé les biens du gouvernement pour obtenir des fonds, et assassiné des dizaines d’intellectuels et de fonctionnaires, y compris le ministre polonais de l’Intérieur, en 1934. Une faction particulièrement radicale, connue sous le nom d’OUN-B, a opéré une scission, en 1940, sous la direction d’un jeune énergumène, Stepan Bandera, qui a étudié à Lviv. Elle bénéficiait pendant la seconde Guerre Mondiale d’un soutien d’un fonctionnaire de la police secrète soutenue par la Gestapo, Mykola Lebed. Lebed, avait été précédemment condamné avec Bandera par les autorités polonaises pour le meurtre de leur ministre de l’Intérieur, et deviendra tristement célèbre pour son implication dans la torture et le meurtre des Juifs pendant la guerre. L’OUN-B de Bandera a étroitement collaboré avec le service de renseignement allemand de l’étranger, l’Abwehr, pour former une légion ukrainienne dirigée par les Allemands. Le 30 juin 1941, quelques jours à peine après l’invasion par Hitler de l’URSS, l’OUN-B a déclaré un état ukrainien indépendant avec Lviv comme capitale. Lebed a servi comme ministre de la Police du gouvernement de collaboration.

Dans les jours qui ont suivi, le bataillon Nachtigall de l’OUN-B est ses sympathisants civils ont apparemment abattu plusieurs milliers de Juifs et d’intellectuels polonais avant de se déplacer pour rejoindre les forces allemandes sur le front de l’Est. À Lviv, 3 000 Juifs de plus ont été bientôt assassinés par un escadron de la mort SS en dehors de la ville. Les publications de l’OUN ont appelé cela des « jours exaltants ». Bien que l’OUN, dans une lettre à Adolf Hitler, a accueilli officiellement la « consolidation du nouvel ordre ethnique en Europe de l’Est » et la « destruction de l’influence séditieuse Judéo-Bolchevique » le dirigeant Nazi a rejeté leurs ambitions nationalistes et finalement interdit l’OUN. Les Allemands ont emprisonné Bandera. Son organisation est entrée dans la clandestinité, formant l’Armée Ukrainienne Insurgée (UPA). Les unités de l’UPA ont affronté les Nazis à l’occasion, ont combattu l’Armée Rouge beaucoup plus souvent, et se sont lancées dans le « nettoyage ethnique » de milliers de Polonais et de Juifs. (Plus rarement, les membres de l’OUN ont sauvé quelques habitants juifs aussi.) Ils ont aussi tué des dizaines de milliers de compatriotes ukrainiens, dans le but de dicter l’avenir politique de la région. De nombreux membres de l’OUN ont aussi directement rejoint les groupes de la police et de la milice financés par la Waffen-SS. Bandera lui-même a été libéré par les Allemands en 1944 et a reçu des armes pour résister à l’Armée Rouge qui avançait. Après la guerre, l’OUN a continué sa bataille perdue pour l’indépendance. Les forces soviétiques ont tué, arrêté ou déporté plusieurs centaines de milliers de membres, de proches ou de partisans de l’UPA et de l’OUN. Bandera a été assassiné par le KGB à Munich en 1959. Mais le nationalisme de droit a connu un regain de popularité après que l’Ukraine ait obtenu son indépendance en 1990-91, alimenté par ceux qui avaient émigré en Occident et qui étaient restés fidèles à l’OUN-B et à la mémoire de Bandera. La ville de Lviv, en particulier, a lancé le renouveau du culte de Bandera. En 2006, elle a transféré sa tombe dans une zone spéciale du cimetière communal, dédiée aux victimes des luttes de libération nationale de l’Ukraine. Elle a érigé une statue qui lui est dédiée et créé un prix en son honneur.

Enfin, en 2010, le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko (qui a pris le pouvoir lors de la Révolution Orange soutenue par les États-Unis), a fait de Bandera un Héros de l’Ukraine pour « avoir défendu les idées nationales et s’être battu pour un état ukrainien indépendant. » Le Centre Simon Wiesenthal et d’autres groupes anti-fascistes ont condamné cet honneur, qui a été annulé un an plus tard par une cour ukrainienne. L’un des héritages de Bandera fut la création du parti Social-Nationaliste, un parti ultra nationaliste, à Lviv en 1991.

« Comme symbole du parti, fut choisie une image en reflet du soi-disant Wolfsangel, le crochet à loup, qui a été utilisé par plusieurs divisions SS et, après la guerre, par des organisations néo-Nazies » note Rudling. « Le parti a organisé une garde paramilitaire et recruté des skinheads et des hooligans dans ses rangs. »

En 2004, il s’est rebaptisé Svoboda et a abandonné ses symboles SS. Néanmoins, le nouveau dirigeant de Svoboda a félicité l’OUN et l’UPA pour avoir résisté contre « les Juifs et les autres rebuts, qui voulaient s’emparer de notre état ukrainien. » Il a été décoré par des vétérans d’une division Waffen-SS ukrainienne et a défendu la cause du garde ukrainien des camps de la mort, Ivan Demjanjuk. Son conseiller idéologique a organisé un groupe de réflexion appelé « Centre de Recherche Politique Joseph Goebbels » en 2005. Svoboda est devenu le plus grand parti à Lviv en 2010 et jouit aujourd’hui d’une forte influence au niveau national. Il a également étendu son influence en s’alliant avec d’autres partis d’extrême droite et des partis fascistes en Europe. Plus important pour la compréhension de la crise actuelle entre l’Est et l’Ouest, Svoboda a fourni de nombreuses troupes de choc qui ont transformé les manifestations de la place Maïdan à Kiev en confrontation violente avec les forces du gouvernement et a finalement précipité le coup d’État contre le Président Viktor Ianoukovitch, au début de 2014. Les dirigeants de Svoboda ont obtenu des postes importants dans le gouvernement post-Ianoukovitch, y compris celui de chef de la sécurité nationale. Les militants de Svoboda de Lviv, ont joué un rôle important dans le violent coup d’État. Dans une histoire pour Consortiumnews.com, le journaliste Robert Parry a cité un « profil d’intérêt humain » dans le New York Times, d’un manifestant ukrainien nommé Iouri Martchouk, un chef de file de Svoboda de Lviv, qui a été blessé sur la place du Maïdan. Parry a poursuivi :

« Sans fournir… le contexte, le Times mentionne que des militants de Lviv ont pillé un dépôt d’armes du gouvernement et envoyé 600 militants par jour pour se battre à Kiev. Martchouk a également décrit comment ces militants bien organisés en brigades paramilitaires de 100 combattants de chacune, ont lancé l’attaque fatidique contre la police le 20 février, la bataille où Martchouk a été blessé et où le nombre de décès a soudainement grimpé à des dizaines de manifestants et une dizaine de policiers.
Martchouk a dit plus tard qu’il a rendu visite à ses camarades dans l’hôtel de ville occupé. Ce que le Time ne mentionne pas, c’est que l’hôtel de ville était décoré avec des bannières Nazies et même d’un drapeau de bataille de la Confédération, comme hommage à la suprématie de la race blanche.
»

La cause de Svoboda a été défendue durant les manifestations du Maïdan par le Sénateur Républicain de l’Arizona, John McCain, qui a encouragé la foule, alors qu’il se tenait sous les bannières célébrant Stepan Bandera. La présence de McCain n’était pas un accident. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, le Parti Républicain s’est étroitement allié aux dirigeants en exil pro-Nazis d’Europe de l’Est. Beaucoup d’entre eux ont été recrutés et payés par la CIA, et ont bénéficié d’exemptions légales secrètes pour émigrer vers les États-Unis en dépit de leurs crimes de guerre. Par exemple, le collaborateur de la Gestapo issu de l’OUN-B, et meurtrier de masse Mykola Lebed a fait son chemin incognito vers les États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale. La CIA, qui a apprécié son aide dans l’organisation de mouvements de résistance contre l’URSS, a exercé son droit de veto sur les lois sur l’immigration anti-Nazis pour légaliser son séjour.

La CIA a fourni une aide similaire au général Pavlo Shandrouk, décrit par l’historien Christopher Simpson comme « le chef du gouvernement ukrainien de collaboration en exil, gouvernement créé par le ministre nazi Rosenberg en 1944 ». Malgré son passé pro-nazi, il a reçu de larges allocations de la CIA pour aider à organiser des réseaux de renseignement contre l’Union soviétique après la guerre. La CIA et le Pentagone ont également affecté des millions de dollars d’armes et d’autres aides militaires à la guérilla ukrainienne antisoviétique à la fin des années 1940, en dépit de leur bilan d’atrocités contre les Juifs et d’autres civils. Comme le conclut Simpson en 1988 dans son livre Blowback, « Rétrospectivement, il est clair que l’option de la guérilla ukrainienne est devenue le prototype de centaines d’opérations de la CIA dans le monde qui ont tenté d’exploiter le mécontentement indigène pour offrir des gains politiques aux États-Unis.
Au lieu de rallier le nouveau mouvement « démocratique », tout indique que beaucoup de gens ordinaires en Ukraine, ont donné un crédit croissant au message du gouvernement soviétique, qui disait que les États-Unis, eux aussi, étaient réellement nazis et capables d’utiliser n’importe quelle sorte de tromperie et de violence pour atteindre leurs objectifs.
» Simpson observe également que l’aide de la CIA aux dirigeants ukrainiens pro-nazis et autres dirigeants ethniques d’Europe de l’Est, a créé de puissants lobbies politiques aux États-Unis qui soutenaient des politiques « libérationnistes » radicales envers l’Union Soviétique et ses « nations captives ». L’exemple d’un tel groupe politique fut le Bloc des Nations anti-bolchevique néo-nazi, à dominance ukrainienne, qui a bénéficié du soutien du Sénateur Joseph McCarthy, parmi beaucoup d’autres politiciens américains.

« Avant la fin des années 1950, » écrit Simpson, « les activités des organisations extrémistes européennes d’émigrés se combinaient avec l’anticommunisme indigène américain pour produire des effets négatifs graves sur la politique étrangère et intérieure des États-Unis sous les gouvernements républicains et démocratiques.
Les opérations clandestines des États-Unis employant des nazis n’ont jamais produit les résultats désirés lorsqu’ils ont été initiés, mais elles ont contribué à l’influence de certaines des tendances les plus réactionnaires de la vie politique américaine. En collaborant avec des lobbies privés comme le Conseil de sécurité américain pro-armement, les dirigeants des nations captives ont agi comme des fauteurs de troubles influents, capables d’entraver d’importantes initiatives de paix Est-Ouest menées par les administrations républicaines et démocrates. Ils continuent, en fait, à jouer ce rôle aujourd’hui. »

Simpson a publié cette observation forte avant la dernière crise en Ukraine, précipitée dans une large mesure par des extrémistes de droite inspirés par l’OUN, qui a plongé l’OTAN et la Russie dans une série de confrontations militaires et économiques qui ressemblent à la guerre froide d’antan. Mais même aujourd’hui, l’impulsion politique américaine pour soutenir l’agitation anti-russe en Ukraine reflète les politiques de l’époque de la Guerre froide qui ont forgé une alliance laide entre les États-Unis et les assassins de masse nazis. Vous ne verrez pas cela dans le New York Times, ou dans une promotion doucereuse pour Lviv dans le magazine Foreign Policy. Mais cela est clairement écrit dans l’histoire que les Américains feraient bien d’étudier.

Source : https://consortiumnews.com/2016/01/28/nazi-roots-of-ukraines-conflict/

Traduction : Catherine Balogh et Christelle Néant

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Traité d’Amitié de coopération et d’Assistance Mutuelle L’Ossétie du Sud viendra aider la RPD en cas d’agression militaire

La loi sur la ratification du Traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle entre la République Populaire de Donetsk (RPD) et la République d’Ossétie du Sud, qui a été adoptée par le Conseil Populaire de la RPD le 14 décembre 2017, est entrée en vigueur le 25 décembre 2017, a rapporté le service de presse du Conseil Populaire.

Une fois ratifié, l’accord prend effet en tant que loi de la République Populaire de Donetsk, et les règles qui y sont énoncées seront maintenant transposées dans le système juridique de la République.

Grâce à cette loi, la RPD pourra recevoir une aide officielle de la République d’Ossétie du Sud, y compris, en cas d’agression militaire ukrainienne contre la République Populaire de Donetsk.

« Le nouveau statut du Traité permettra aux autorités d’État de réglementer les relations juridiques entre les États, plus spécifiquement dans les domaines politique, commercial et économique, social et humanitaire, culturel et autres, ainsi que de fournir un soutien en cas d’agression, ce qui est d’actualité en ce moment », peut-on lire dans la déclaration.

Pour rappel, ce traité avait été signé en mai 2017, lors de la venue du président de la République d’Ossétie du Sud, Anatoly Bibilov, en République Populaire de Donetsk. Lors de la signature du document, Anatoly Bibilov avait déjà déclaré que ce traité de coopération incluait une aide de la part de l’Ossétie du Sud en cas d’agression militaire contre la RPD.

Agence DONi News / Traduction par Christelle Néant

 

 

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Revue de presse Nationale et Internationale

Bonjour à tous, bonne année 2018 souhaitons-le tous avec les symboles de Liberté-Egalite-Fraternité- Il ne faut surtout pas que le sens de la laïcité perde l’once d’une seule de toutes nos valeurs.

L’année 2017 vient de s’éteindre, dans des tourments qui feront surement dates, dans les temps à venir.

Nous tenterons de passer en revue, l’année écoulée et celle à venir si nous le pouvons.

Entre les faits qui ne portent pas de nom, dans le sens ou je ne suis sur le terrain notre journaliste-rédactrice Christelle Néant, affronte tout ce que l’être humain peut avoir comme capacités.

Dans les autres rubriques abordées cette revue de presse traitera tous les sujets à l’orée de 2018.

En ce qui me concerne, les faits qui m’ont le plus marqués sont :

Les disparitions d’enfants, sans explication tangible je vais reprendre un extrait de l’un de mes divers articles sur l’affaire Fiona, puis Grégory, les autres non qu’elles ne soient pas aussi oui plus graves, mais je ne l’ayant, pas suivi d’aussi proches que les deux précitées.

En dehors cet article prendra les informations à la source, telles que les diverses presses de tous ordres nous les livrent.

Nous faisons du moins en ce qui me concerne un grand écart entre réalités et soporifiques.

Chacun aura, sa juste ou pas vision des éléments décrits, et les sources donc échanges de divers points de vue.

Alors commençons par la première cité en la circonstance « L’affaire Fiona » Lien Les autres articles sont sur le site concernant cette affaire qui est à suivre mi-janvier 2018.

Ceux traités auparavant pas mes soins figurent au fur et à mesure des a mesures des dates. Là, vous est livré le dernier épisode, avant la reprise prévue.

Puis ces scandales sur la santé, bien décrit par Irène Frachon dans le pays des « droits de l’homme », à s’y méprendre.

Poursuivons avec masse de chagrins pour les plus proches de l’amour des enfants :

« L’affaire Grégory » Lien

La nomination au poste de président de la République de France Emmanuel Macron Lien Mon article !

Comment faire abstraction à cette dame « Immortelle » que j’ai pulsée avec la plume de mon clavier.

Oui Madame Simone Viel vous avez modifié la condition féminine, comme personne, merci !

Là où nous, nous sentons plus que honteux c’est le grand cri d’alarme que pousse l’U.N.I.CE.F. Les enfants sont utilisés en guise de boucliers humains dans le cadre de conflits de guerres de par le monde. Puis je ne peux pas écrire que je cite cela dans une forme d’ignorance, je l’ai vu !

Chacun à mon moment précis et ne pourra jamais l’oublier ou orphelin, ou sans ses enfants.

Pouvons-nous nous prétendre humains, en laissant agir de la sorte ?

Il est pratiquement impossible de tout vouloir distiller entre la disparition de Johnny Lien et son concert auquel j’étais présent pour notre ami Thym Thym , sans oublier celle de Jean d’Ormesson Lien.

Il est possible d’en oublier, donc j’en profite pour présenter surtout masse de vœux de santé et d’affection à toutes les familles, proches, de ce qui a quitté ce monde, pour un autre univers.

Simplement garder nous le dernier des grands mohicans. Pour qu’il nous « Emmène » là, où il le voudra, Un fleuron venu d’Arménie et pleinement du patrimoine France. Avec sa passion des causes humaines. Merci Monsieur le géant, vous qui bercez encore notre présent et passé, à vous l’avenir !

Voilà en l’instant les sujets sont aussi divers que notre espace est grand ou petit.

Il reste à savoir où, nous plaçons dans un univers qui a marqué sur la planète bleu, sur fond de couleur rouge.

Sauf en de très rares exception, mais là il ne faut pas craindre de mouiller le maillot et pas de sélection d’aucune sorte.

Merci à toutes ces couches sociales qui font la valeur de ce que nous sommes Lien.

Nous aurions bien des leçons à prendre de ces pousses qui demain serons à nos places, la différence est énorme ; ils auront un Passé- Un Présent- Le Futur de demain.

Le Panda

Patrick Juan

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