Je n’suis pas bien portant

Je n’suis pas bien portant (SNCF)

(Sur un air bien connu de Gaston Ouvrard)

La société des chemins de fer
Ne va pas très bien, entre nous.
Elle est d’une santé précaire,
J’peux même dire qu’elle est sur les genoux.
Et on a beau la remonter,
Elle perd de l’argent de tous côtés.

Y’a le rail qui déraille
Et la voie
Va pas droit.
Dans les gares,
On s’égare.
On y perd son sang-froid.
Quand on voit le RER,
On en tombe sur l’derrière.
Bref, elle n’est pas en forme
Mais elle veut pas de réforme.

Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant
Cette gestion foutraque,
Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant
De décliner tout l’temps.

Y’a l’wagon
Vagabond
Qui s’échappe de ses gonds,
La consigne,
Plus d’consigne
Tu te perds sur les quais.
Quand tu te dis « okay,
C’est mon compartiment »
On te dit « changement de quai ».
C’est l’heure du repliement.

Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant
Cette société patraque,
Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant
De dérailler tout l’temps.

Les billets son trop chers,
On arrive en retard,
On me dit « mais, mon cher,
Vous devez prendre le car. »
Dans certaines régions,
Les trains sont pas légion.
Pour la pêche à la ligne,
Tu trouves pas de p’tite ligne.
Tu vas pas à la plage,
Parce qu’il y’a la grève.
C’est à l’heure des vacances
Que les pannes commencent !

Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant
Cette société patraque,
Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant
De dérailler tout l’temps.

 

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La Grande-Bretagne se prépare désormais officiellement pour une guerre contre la Russie

WWIIIMercredi 21 février, le ministre britannique de la Défense, le conservateur Gavin Williamson, a annoncé que le Royaume-Uni changeait sa stratégie de défense principale, passant d’une stratégie ciblant les terroristes non gouvernementaux (Al-Qaïda, etc) à une stratégie ciblant trois pays : la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Il a reconnu qu’une augmentation massive des dépenses militaires sera nécessaire à cette fin, et que des « économies » devront être réalisées dans d’autres domaines de dépenses gouvernementales, comme les services de santé, et les dépenses militaires contre le terrorisme.

Le titre du London Times du 22 février était « La Russie est une plus grande menace pour notre sécurité que les terroristes ». Leur rédactrice en chef concernant la Défense, Deborah Haynes, y écrivait que :

« La menace que représentent des États comme la Russie et la Corée du Nord pour la Grande-Bretagne est plus grande que celle que représente le terrorisme, a déclaré hier le secrétaire à la Défense, ce qui marque un changement important dans la politique de sécurité.

Gavin Williamson a laissé entendre aux députés que plus d’argent et un changement dans la structure des forces armées seraient nécessaires dans le cadre d’une révision de la défense pour relever le défi d’un conflit entre États, ce que la Grande-Bretagne n’a pas eu à envisager depuis une génération…

C’est un changement par rapport à la stratégie de sécurité nationale publiée en 2015, qui a d’abord inscrit le terrorisme international sur la liste, et qui s’inscrit dans le droit fil de la décision prise le mois dernier par les États-Unis de déclarer la « concurrence stratégique » de pays comme la Chine et la Russie comme son principal objectif plutôt que de lutter contre le terrorisme…

Il a décrit « l’affirmation accrue » du Kremlin, comme une multiplication par dix de l’activité de ses sous-marins dans l’Atlantique Nord, une présence russe croissante dans la région méditerranéenne et son implication dans la guerre en Syrie. Mais vous voyez alors de nouvelles nations qui commencent à jouer un rôle plus important dans le monde, comme la Chine…

Interrogé sur la question de savoir si M. Williamson admettait que cela aurait un effet indirect sur la façon dont les forces armées britanniques étaient structurées et sur leur état de préparation à la guerre, M. Williamson a répondu « Oui, c’est le cas ». »

Tout comme ce qui s’est passé lorsque le Premier ministre britannique Tony Blair a fait de son pays le chien de garde du président américain George W. Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003, la Première ministre britannique Theresa May a fait de son pays le chien de garde du président américain Donald Trump dans les invasions à venir, de la Corée du Nord, de la Russie et de la Chine.

La presse aux États-Unis et dans les pays alliés (comme le Royaume-Uni) pourrait avoir de la difficulté à convaincre leurs populations que l’augmentation des dépenses militaires afin de conquérir la Russie, la Chine, la Corée du Nord et – comme le président américain Trump souhaite également l’inclure – l’Iran (mais il va probablement utiliser l’allié américain qu’est Israël pour cette partie de l’opération), pourrait être difficile, car, par exemple, le même jour, le 22 février, Gallup a rapporté que 59 % des Américains désapprouvent Trump (et 37 % l’approuvent) sur la question des « relations avec la Russie », et si on revient au 23 mars 2017, Public Integrity titrait « Le public est favorable à la réduction des dépenses de défense, pas d’ajouter des milliards de plus, constate un nouveau sondage » et il y était écrit que :

« Le budget proposé par le président Trump pour 2018 ne suit pas l’opinion publique, selon un nouveau sondage.

Le sondage, réalisé par le Programme de Consultation Publique (PCP) de l’Université du Maryland, a révélé que même si Trump a proposé une augmentation de 54 milliards de dollars des dépenses fédérales pour les forces armées, la majorité des Américains préfèrent une réduction de 41 milliards de dollars. Alors que Trump a proposé une augmentation de 2,8 milliards de dollars pour la sécurité intérieure, une majorité d’Américains est favorable à une réduction de 2 milliards de dollars…

Les propositions de Trump étaient en contradiction avec les préférences des républicains et des démocrates…

La majorité des personnes interrogées au sein du parti républicain ont déclaré qu’elles souhaitaient maintenir le budget de défense dit « de base », ou principal, au niveau actuel, bien qu’elles soient favorables à une réduction de 5 milliards de dollars des dépenses concernant le budget pour les « opérations des contingents à l’étranger », notamment en Afghanistan et en Irak…

Ces résultats, à leur tour, étaient étonnamment semblables aux conclusions d’une enquête menée en 2012 par le Centre pour l’Intégrité Publique, le PCP, et le Centre Stimson, un groupe d’étude à but non lucratif sur les politiques de Washington. Lorsqu’on a demandé aux participants de cette enquête ce qu’ils feraient du budget de la défense de base d’Obama, la majorité des participants étaient favorables à une réduction d’au moins 65 milliards de dollars, passant de 562 à 497 milliards de dollars… »

La situation risque d’être encore plus difficile au Royaume-Uni, où, selon un sondage de Gallup en 2017, comme indiqué dans leur « Classement des Dirigeants Mondiaux : 2018 », les habitants du Royaume-Uni à qui on a demandé « Approuvez-vous ou désapprouvez-vous les performances professionnelles des dirigeants des États-Unis ? » ont été 63 % à désapprouver et 33 % à approuver, et l’approbation nette (-30%) a diminué de 26 % par rapport à la notation du précédent président, Obama (-4%), en 2016.

Par conséquent, pour que les dirigeants y parviennent, il faudra qu’il y ait un divorce total, même de la prétention d’être des « démocraties », car, sur la base d’une décision si importante quant à savoir s’il devrait y avoir ou non une troisième guerre mondiale (et, si c’est le cas, si l’Iran devrait y être une cible), il ne serait possible d’aller à l’encontre de l’écrasante majorité de l’opinion publique que dans ce qui est effectivement une dictature (ce qui a été scientifiquement prouvé pour les États-Unis). Donc : il sera difficile d’y parvenir, mais au moins aux États-Unis – qui est une dictature avérée – c’est possible.

Alors que la presse, à la fois aux États-Unis, et au Royaume-Uni, a délibérément gonflé les mensonges du gouvernement, affirmant que, selon l’AIEA, Saddam Hussein n’était qu’à six mois de posséder des armes nucléaires, ils pourraient ne pas le faire cette fois-ci contre des pays réellement dotés d’armes nucléaires, parce qu’il n’y a probablement pas encore, ni dans un proche avenir, suffisamment de bunkers de milliardaires souterrains profonds – comme ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici, et ici – pour les protéger des explosions nucléaires, et encore moins quoi que ce soit pour protéger quiconque contre l’hiver nucléaire et la famine mondiale qui en résulteraient.

Ainsi, peut-être, l’avidité atteindra-t-elle enfin ses limites : l’auto-préservation pure et simple. C’est une chose quand un pays étranger, comme l’Irak – ou la Libye, ou la Syrie, ou le Yémen – est détruit, mais c’en est une autre quand le monde sera lui-même détruit. Le degré de folie que le complexe militaro-industriel suppose aujourd’hui parmi le grand public pourrait tout simplement ne pas exister.

Enfin, les entreprises de fabrication d’armes des gouvernements occidentaux pourraient devoir faire face à la chute brutale de leurs valeurs boursières, que toutes méritent tant, et qui a déjà été retardée pendant des décennies – depuis au moins 1991, quand l’Union soviétique, son communisme et son alliance militaire avec le Pacte de Varsovie ont tous pris fin, et que tout ce qui reste disponible en tant qu’épouvantails qui doivent être tués pour « sauver le monde » c’est : la Russie, la Chine, la Corée du Nord – et peut-être (si les Saoudiens et Israël veulent faire ce qu’ils veulent), l’Iran.

Ce qui n’est pas encore clair c’est quand – si jamais – les pays « démocratiques » occidentaux (les États-Unis et leurs alliés, les milliardaires qui s’y trouvent) atteindront la limite de leur cupidité impériale. Mais si le monde est leur limite, alors il n’y a pas de limite du tout, parce que le monde lui-même prendra fin avant que cette limite soit atteinte. Et maintenant, ce n’est pas seulement Donald Trump qui ouvre la voie, mais Theresa May s’est jointe à sa marche somptueuse vers l’anéantissement mondial.

Eric Zuesse

Note de la traductrice : Je suis personnellement beaucoup moins optimiste que l’auteur concernant la propension des journalistes à ne pas suivre le mouvement par peur de l’anéantissement mondial. Il suffit de repenser à cet article de The Economist qui appelle peu ou prou à déclencher la guerre contre la Russie et la Chine car ces pays contestent l’hégémonie américaine, pour se rendre compte que les journalistes des médias de masse ont perdu tout sens commun, et sont incapables d’appréhender les réelles conséquences de leurs appels à la guerre.

Source : Strategic Culture
Traduction : Christelle Néant

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Kiev veut l’aide des casques bleus, et compte sur l’inaction de la Russie, pour appliquer la solution croate dans le Donbass

Casques bleusLorsque j’avais évoqué, il y a des mois en arrière, le fait que l’Ukraine veut utiliser les casques bleus pour envahir le Donbass et y mener une purification ethnique semblable à ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie, certains ont estimé que je noircissais le tableau. Que c’était du pessimisme excessif, voire de la paranoïa.

Mais en Ukraine, en termes d’ignominies et de scénarios criminels, tout est possible, même le pire. Surtout le pire.

Et il suffit d’écouter ou de lire les déclarations des officiels ukrainiens, pour se rendre compte que l’hypothèse pessimiste envisagée et dénoncée par la Russie (comme par bon nombre d’analystes) n’avait rien d’une exagération. Bien au contraire.

Confirmant les pires craintes de la Russie et de bon nombre de commentateurs, Iouri Grimtchak, vice-ministre ukrainien des Territoires temporairement occupés et des personnes déplacées, a fait la semaine dernière, sur le plateau de la 5e chaîne ukrainienne, une déclaration explosive sur les scénarios envisagés par Kiev dans le Donbass.

Ce dernier a en effet évoqué les trois scénarios envisagés par les autorités ukrainiennes pour le retour des territoires de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL) sous le contrôle de Kiev. Je vous épargne le premier suspense, aucun scénario de retour pacifique, confirmant ainsi que l’Ukraine a totalement enterré les accords de Minsk !

« Maintenant, il y a trois options pour l’évolution de la situation. La première est l’option militaire. Nous, en tant qu’État normal, quelque part au quartier général élaborons des cartes – qui, où, avec quelles forces. Dans le même temps, nous nous attendons à ce que nos gars avancent, et quand ils se trouvent de l’autre côté, c’est le travail normal de l’état-major de planifier l’évolution possible des événements dans les meilleurs ou les pires cas, » a-t-il déclaré.

Selon lui, en suivant ce scénario militaire, l’armée ukrainienne pourrait reprendre le contrôle du Donbass en deux semaines. Optimiste le monsieur quand on voit le désastre qu’a été la campagne de 2014 qui prévoyait peu ou prou la même chose…

Sérieusement enfermé dans son délire, monsieur Grimtchak pérore ensuite sur la façon dont les forces armées de la fédération de Russie pourraient affronter l’armée ukrainienne (personnellement j’aurai plutôt dit la façon dont l’armée ukrainienne pourrait se faire laminer par l’armée russe), avant d’en venir à la partie la plus significative de son discours.

Car ensuite il décrit les autres options, qui nécessitent l’aide des casques bleus. Et entre autre, le fait que l’Ukraine envisage sérieusement d’appliquer le scénario croate dans le Donbass ! Pour ceux qui n’ont pas connu la guerre de Yougoslavie, ou qui ont oublié ce qui s’y est passé, je vous renvoie à ces deux pages sur les opérations Éclair et Tempête.

Je vous encourage à aller lire attentivement ce qui s’y est passé et ce qu’il est advenu de bon nombre de civils (surtout dans la Krajina serbe).

« Il y a eu deux scénarios croates. Le premier était celui de la Krajina serbe, où les troupes de l’ONU étaient stationnées, mais Milosevic avait donné sa parole que son armée ne quitterait pas les baraquements, et n’interférerait pas avec ce qui s’y passerait, donc l’armée croate a vaincu l’armée de la Krajina serbe en trois jours, assez rapidement c’était fini. Si nous envisageons un tel scénario, nous devrions, grâce à nos partenaires étrangers, obtenir des garanties de la fédération de Russie qu’elle n’attaquera pas nos troupes, » poursuivit-il.

Là, je me dois de faire un aparté, tant monsieur Grimtchak part dans ses fantasmes les plus sordides. Moscou, via différents officiels allant de Vladimir Poutine à Sergueï Lavrov, en passant par divers députés, a dit et répété depuis plus d’un an, que la Russie ne laissera jamais faire un scénario croate à sa porte sans réagir. Moscou a dit et re-dit qu’elle ne laisserait pas la population du Donbass subir une purification ethnique, un génocide, de la part de l’armée ukrainienne.

Je ne sais pas dans quelle quatrième dimension, ou monde alternatif vit ce vice-ministre, mais il faut avoir complètement perdu pied avec la réalité, pour croire que les vociférations de qui que ce soit, en Europe ou même à Washington, puisse empêcher la Russie de protéger le Donbass en cas de scénario à la croate.

Je pense que monsieur Grimtchak a dû dormir ces dernières années pour ne pas voir que la Russie actuelle n’est plus la Russie de 1995, et que si à l’époque cette dernière n’était plus en état d’empêcher l’OTAN de raser la Yougoslavie, aujourd’hui elle est pleinement en capacité de protéger les russophones du Donbass si les armées de la RPD et de la RPL ne suffisaient pas à repousser l’armée ukrainienne.

Dans ces conditions, croire que la Russie approuverait un déploiement de casques bleus qui mènerait à un tel scénario, ou croire que Moscou donnera de telles garanties de non-interférence face à un génocide sont du délire criminel à l’état pur.

C’est d’ailleurs face à de telles déclarations que l’on comprend mieux le refus de la Russie, de la RPD et de la RPL, de voir 24 000 casques bleus déployés dans le Donbass. La Russie et les deux républiques populaires n’ont pas oublié ce qui est arrivé à la Slavonie et à la Krajina serbe.

D’ailleurs c’est l’exemple de la Slavonie, qui est donné ensuite par monsieur Grimtchak pour évoquer le troisième scénario envisagé.

« C’est la région croate qui était contrôlée par les Serbes, où la mission de l’ONU est entrée, une administration internationale provisoire fut créée et fit exactement la même chose que ce que nous voulons faire – désarmer les combattants et récupérer le contrôle sur le territoire. C’est l’option qui est aujourd’hui la plus réaliste, » a conclu le vice-ministre.

Ce scénario a abouti en Slavonie à une purification ethnique. Voilà quel genre de plan l’Ukraine envisage. Le tout énoncé par un homme dont la fonction est d’appliquer la politique ukrainienne visant à ramener la paix dans le Donbass ! La guerre c’est la paix, vive la novlangue…

Et après Kiev, Washington et tous les autres fauteurs de guerre, hurlent que la Russie, la RPD et la RPL refusent leur plan de déploiement de casques bleus dans le Donbass… Ce n’est pas parce que ces gens là prennent leurs fantasmes pour la réalité que c’est le cas de tout le monde.

À Moscou, Donetsk et Lougansk, les dirigeants sont bien conscients (et depuis longtemps) des plans envisagés par Kiev et ses patrons. Et il est bien sûr hors de question pour eux de poser gentiment la tête du Donbass sur le billot pour que l’Ukraine puisse la trancher sans effort.

La RPD et la RPL ont bien sûr rapidement commenté cette déclaration du vice-ministre ukrainien. Valeriy Skorokhodov, député au conseil populaire de la RPD, a commenté cette déclaration comme étant la preuve de l’attitude agressive de Kiev et la volonté des autorités ukrainiennes d’utiliser la force pour récupérer le Donbass (ce qui est totalement contraire aux accords de Minsk signés par l’Ukraine).

À Lougansk, la réponse (plutôt salée) à cette déclaration ignoble fut donnée par Rodion Mirochnik, représentant de la RPL au sein du sous-groupe politique de contact à Minsk.

Selon lui, le premier scénario, basé uniquement sur la capacité des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) à reconquérir le Donbass, est perdu d’avance pour Kiev.

« Dans les deux autres [scénarios] – l’espoir excessif [des dirigeants ukrainiens] est placé dans la superpuissance américaine, qui devrait se ranger du côté de Kiev, avec l’aide des forces internationales pour « nettoyer » le Donbass des éléments politiquement non fiables et le remettre aux dirigeants issus du Maïdan » a souligné Mirochnik.

Le représentant de la RPL a aussi tenu à doucher quelque peu les espoirs de Grimtchak et autres dirigeants ukrainiens concernant la faisabilité de ces scénarios à la croate dans le Donbass.

« Premièrement, la population des Républiques Populaires de Lougansk et de Donetsk est au moins dix fois supérieure à celle de la Krajina serbe, qui, de plus, n’avait pas de frontière commune avec la Serbie et ne pouvait compter que sur une aide extrêmement faible de la part de Milosevic. Et en parlant de la Slavonie orientale, n’oublions pas qu’elle fut d’abord capturée par les Croates pendant l’opération « Tempête » à l’été 1995, puis l’administration internationale fut mise en place, » a-t-il rappelé.

La conclusion de Mirochnik concernant la déclaration de Grimtchak est acerbe et sans appel, et rejoint en grande partie les craintes que j’ai exprimées à plusieurs reprises dans différents articles : le risque de voir le conflit du Donbass dégénérer et s’étendre à d’autres pays.

« Ce sont des fantasmes ukrainiens, encore plus hypertrophiés que dans les rêves de Piotr Porochenko, et, par conséquent, encore moins envisageables. Rien que le fait d’envisager n’importe quel scénario militaire menace de faire des milliers de victimes de part et d’autre et de provoquer le choc le plus grave entre des forces armées disposant d’importantes réserves de munitions et d’armement, et de dégénérer en une guerre à grande échelle, qui peut impliquer de nombreux États et organisations internationales, » a conclu Mirochnik.

Il est temps pour les peuples d’Europe de se réveiller et d’empêcher que leurs gouvernements ne les entraînent dans une nouvelle grande guerre sur le continent.

Christelle Néant

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Christelle Néant Donbass SitRep n°79 – 24 février 2018 partie 1 sur 1

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 24 février 2018 par vidéo conférence :

Lire et Ecouter la Vidéo ICI

SITUATION MILITAIRE

01’14 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’35 » – L’armée ukrainienne tire sur une ambulance
05’54 » – Accumulation de nouvelles armes lourdes par les FAU sur la ligne de front
06’23 » – Arrivée de Secteur Droit près de Stanitsa Louganskya
07’04 » – Nombreuses pertes hors combat au sein de l’armée ukrainienne à cause de l’alcool et de la drogue
10’51 » – Multiplication des reconnaissances par drone de la part de l’Ukraine avec l’aide des États-Unis
12’08 » – L’armée ukrainienne demande une trêve pour pouvoir renforcer ses positions sur la ligne de front

SITUATION POLITIQUE

15’59 » – La Loi de réintégration du Donbass prend effet à partir du 24 février

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

27’14 » – La porte d’une succursale de la Sberbank à Kiev ridiculise un ultra-nationaliste ukrainien
29’50 » – Porochenko fait un bide à Munich

33’58 » – Conclusion

Lire et Ecouter la Vidéo ICI

Prendre connaissance de son avant dernier article ICI. Peut-être les questions que vous auriez souhaitées posées !

 

Christelle Néant

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Visite d’une délégation allemande et norvégienne en RPD – « Il n’y a pas de séparatistes et de terroristes ici »

DrapeauxUne délégation européenne est venue du 19 au 20 février en République Populaire de Donetsk (RPD) voir par elle-même quelle est la véritable situation dans le Donbass afin de transmettre ensuite cette information en Europe.

La délégation était constituée entre autre de représentants allemands et d’un Norvégien. Il y avait là le président du parti de gauche allemand Die Linke dans la région d’Osnabrück et chef du projet de Diplomatie Populaire en Allemagne, Andreas Maurer, un entrepreneur de Basse-Saxe, Sergej Funk, un représentant de l’organisation humanitaire allemande « Asorix e.V », un représentant de l’organisation humanitaire allemande « Glückliche Kinder » (Enfants heureux), Andreas Frauenstein, et un représentant de l’organisation publique Diplomatie Populaire en Norvgège, Hendrik Weber.

Cette visite de deux jours fut chargée, avec une visite de l’hôpital traumatologie de Donetsk, d’une école, de zones bombardées, le dépôt de fleurs sur le monument dédié aux victimes du conflit actuel dans le Donbass, une conférence de presse et une réunion avec le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko.

La délégation a discuté avec les responsables de l’hôpital traumatologique des possibilités de collaboration médicale avec leurs pays d’origine, afin, entre autre, d’aider à mieux soigner les enfants du Donbass blessés par les tirs de l’armée ukrainienne, ou après avoir marché sur des mines. L’aide de la fédération de Russie afin de permettre à ces enfants d’atteindre leur destination en toute sécurité, et la possibilité de faire venir d’Allemagne en RPD du matériel médical neuf ont aussi été abordées.

Parmi les nombreuses déclarations des membres de la délégation, certaines ont permis de découvrir des aspects peu connus des relations entre l’Allemagne et l’Ukraine dans le cadre du conflit en cours.

Ainsi, Andreas Maurer a déclaré que des soldats ukrainiens blessés dans le Donbass ont été envoyés et soignés en Allemagne, impliquant de fait le pays dans le conflit.

« Nous avons envoyé une requête au Bundestag et avons reçu une réponse de Mme Merkel, sur le nombre de soldats ukrainiens que nous Allemands, mon gouvernement, avions fait venir en Allemagne et avions soignés. Le site internet officiel nous a donné la réponse – 73 soldats ukrainiens ont été emmenés en Allemagne et y ont reçu des soins médicaux, » a déclaré Maurer.

Lors de la conférence de presse donnée le 20 février, Andreas Maurer a aussi abordé la possibilité d’ouvrir un centre représentatif de la RPD en Allemagne, à l’image de ceux déjà ouverts en Italie, France, Finlande et République Tchèque.

« Nous avons discuté de la question d’ouvrir un centre représentatif avec la ministre des Affaires étrangères de la République, et je suis presque sûr que cela est possible. Nous en discuterons. En République Tchèque, en France et en Italie il y a de telles représentations. Bien sûr cela est possible, » a ainsi déclaré Andreas Maurer.

Pour le chef du projet de Diplomatie Populaire, il est clair que toutes les questions concernant la résolution du conflit dans le Donbass, y compris celle de l’envoi de casques bleus, doivent se régler par la discussion et la négociation directe entre Kiev et les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk. Pour lui, hors de question d’enfreindre les règles de l’ONU en envoyant ces casques bleus sans l’accord de l’une des deux parties du conflit.

« Les questions de savoir s’il faut ou non envoyer des casques bleus ou pas, devraient être réglées avec les représentants de la RPD. Quand des contrats sont signés, deux personnes doivent s’asseoir à la même table, » a-t-il conclu.

Après leur réunion avec le chef de l’État, Alexandre Zakhartchenko, Andreas Maurer et Hendrik Weber, le représentant norvégien, ont partagé leurs vues sur cette visite.

« Nous avons discuté de beaucoup de sujets avec le chef de l’État. Nous avons discuté des moyens de renforcer la coopération, en particulier des possibilités de partenariat d’affaires. Je peux vous assurer que ce ne sera pas notre dernière visite, » a déclaré le représentant allemand.

Le représentant norvégien a aussi partagé sa vision de la situation dans le Donbass, très éloignée de celle offerte par la propagande de Kiev, ou celle de l’UE.

« La seule solution au conflit est le dialogue. Et nous essayons de diffuser cette information en Europe par la diplomatie populaire. Il n’y a pas de séparatistes et de terroristes ici, c’est absurde. Nous avons vu que les infrastructures et l’industrie fonctionnent bien. Et maintenant, la République ressemble à un véritable État. Par conséquent, le blocus de l’information en Allemagne et en Norvège doit être brisé et la guerre doit s’achever, » a déclaré Hendrik Weber.

De son côté, le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a exprimé l’espoir de voir se développer de nouvelles relations interétatiques et a invité les représentants des organisations de jeunesse d’Allemagne et de Norvège à visiter la République.

Petit à petit, la RPD brise le blocus de l’information et comme dans le dossier criméen, la vérité commence à sortir de manière de plus en plus visible dans les cercles politiques européens.

Christelle Néant

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Le Donbass fête le jour du Défenseur de la patrie au milieu des crimes de guerre des FAU et dans l’attente de leur offensive

BombardementAlors que le Donbass fête aujourd’hui, 23 février, le jour du Défenseur de la patrie (comme en Russie), ce dernier est assombri cette année, par un nouveau crime de guerre ignoble de l’armée ukrainienne, qui s’ajoute à tous ceux, déjà nombreux, commis par cette armée soutenue par l’Occident. Un nouveau crime de guerre qui préfigure ceux que la loi de réintégration du Donbass votée par la Rada essaye de justifier et de légaliser.

Signée par Porochenko le 20 février, la loi a été publiée officiellement aujourd’hui, et prend donc effet dès demain, 24 février.

Et histoire de « fêter » ça, les soldats de la 93e brigade, stationnés face à Dokoutchayevsk, et qui ont fait du tir sur zones civiles leur « loisir » favori, n’ont rien trouvé de mieux à faire que de tirer sur une ambulance, tuant les trois occupants du véhicule….

D’après les informations transmises par le commandement opérationnel de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD), suite à des tirs de mortier de 120 mm menés par cette même 93e brigade, un soldat de l’armée de la RPD a été blessé.

Afin de mener son évacuation à bien dans les meilleures conditions, un représentant de la RPD au sein du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a demandé une trêve locale via l’OSCE. La partie ukrainienne a accepté, mais alors que l’ambulance emmenait le soldat blessé vers l’hôpital, les soldats ukrainiens ont tiré avec un missile antichar guidé sur l’ambulance, pourtant facilement reconnaissable à sa croix rouge sur fond blanc.

Le chauffeur, l’infirmier et le soldat blessé ont été tués sur le coup. Pour rappel cela est une violation totale de la convention de Genève et est donc clairement et sans ambiguïté aucune un crime de guerre ! Sans parler du fait que la partie ukrainienne a montré une fois de plus que sa parole vaut encore moins que le papier sur lequel elle est écrite.

Le pire est que le commandement ukrainien ne cache même pas le fait que le tir a eu lieu, mais prétend que les soldats ukrainiens ont tiré sur un véhicule de combat d’infanterie. L’état-major ukrainien a même publié une vidéo sur sa page Facebook, montrant le tir, mais zoomé de telle manière avant et au moment de l’impact qu’on ne voit pas quel type de véhicule est touché.

Et après cela les chancelleries française et allemande continueront de nous dire que la loi de réintégration du Donbass ne vise pas à relancer la guerre et que Kiev a montré son engagement à résoudre pacifiquement le conflit dans le Donbass ! Bienvenue à Hypocriteland 2.0.

En attendant toutes ces preuves ont été enregistrées et collectées par la RPD en vue du futur tribunal populaire qui sera chargé de juger les criminels de guerre ukrainiens. C’est ainsi que la RPD répond au vote de la loi de réintégration du Donbass : en montrant qu’il n’y aura aucune impunité pour les soldats ukrainiens, et ce quoi que la loi de réintégration puisse raconter à ce sujet en termes de justification et de prétendue immunité des soldats des FAU.

« La loi de « réintégration » est une loi qui légitime les crimes de guerre, justifie les actes des punisseurs, donne une totale liberté de violer la constitution ukrainienne et les lois primordiales de cet État. En réponse, nous allons créer un tribunal populaire qui jugera et condamnera les actes des forces punitives, » a déclaré Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD.

Cette loi porte le retour de la guerre la plus sale et la plus ignoble en son sein, celle qui vise à la purification ethnique du Donbass. C’est d’ailleurs à cause de (et pour éviter) cela, que la Russie multiple les avertissements à l’intention de Kiev et des chancelleries occidentales depuis le vote, puis la signature, de la loi de réintégration du Donbass.

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères en a appelé principalement à Paris et Berlin, afin que les deux autres garants des accords de Minsk se réveillent. Il a aussi souligné que cette loi est tout simplement inacceptable.

« Nous attendons de l’Occident, principalement Berlin et Paris, comme capitales des pays participant au Format Normandie, qu’ils comprennent que les actions récentes des dirigeants ukrainiens vont à l’encontre de la mise en œuvre des accords de Minsk, sont une tentative de faire une croix dessus, je pense tout d’abord à la prétendue loi de réintégration du Donbass, qui autorise et même encourage l’utilisation de la force pour restaurer l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ceci est absolument inacceptable, » a déclaré le ministre.

Une analyse partagée par Boris Gryzlov, le représentant russe au sein des groupes de contact à Minsk, qui a souligné que cette loi démontrait clairement que Kiev souhaite toujours utiliser la force pour régler le conflit au lieu d’appliquer les accords de Minsk qu’elle a signés.

De même pour Alexandre Loukachevitch, le représentant russe à l’OSCE, qui a déclaré que cette loi, totalement contraire aux accords de Minsk, montre que Kiev veut régler le conflit par la force et essaye de légitimer les crimes de guerres commis par l’armée ukrainienne et les bataillons spéciaux.

Même la Douma (parlement russe) est en train de préparer une déclaration qui sera envoyée à l’ONU, à l’OSCE, au congrès des États-Unis et à plusieurs parlements européens pour dénoncer cette loi de réintégration du Donbass, et le risque de reprise de la guerre et de génocide de la population civile.

Mais comme en 2008, où la Russie avait mise en garde la Géorgie contre ses plans d’attaque de l’Ossétie du Sud, il semble que l’Ukraine, 10 ans plus tard, soit prête à faire la même erreur en refusant d’écouter la voix de la raison.

Cette volonté de relancer la guerre se reflète dans l’accumulation constante par les FAU d’armement lourd près de la ligne de front. Ainsi durant la semaine écoulée c’est 12 pièces d’artillerie lourde (des canons Ghiatsint-B de 152 mm et des obusiers automoteurs Gvozdika de 122 mm), trois chars d’assaut, trois mortiers de 120 mm et un système de missile Ossa qui sont arrivé près de la ligne de contact, s’ajoutant au matériel qui s’y trouvait déjà.

Sur le front, les soldats de la RPD s’attendent bientôt à une offensive ukrainienne et s’y sont préparés, comme nous l’a déclaré le soldat surnommé « Palestinien » à Zaïtsevo.

Voir le reportage vidéo.

Christelle Néant

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L’Affaire: Fourniret-Olivier et Adieu Humanisme…Monde en délires !

Être lucide est une forme de folie ?

Les plus puissants coupables sont libres ?

Sommes-nous depuis toujours tous des prédateurs?

Dans la mesure où l’humanisme ne trouve pas une place en urgence dans notre monde, la déduction et la question essentielle : sommes-nous tous ainsi, de ceux qui suivent ?

Pour mieux s’en rendre compte passons l’essentiel des actualités en petite revue. Nous pourrons avec un brin de bon sens comprendre et admettre que pourtant le sang des morts innocents n’a construit que des souvenirs de détresse. Engendrant masse de diverses violences sans non. En procédant de la sorte nous donnons plus de puissances à toutes les formes de folies sans oublier le monde de la finance, associé aux armes.

Les abstractions sous formes d’oublis font des pages maculées qui donnent qu’une seule loi, celle de l’ignorance volontaire sous cache de folies.

Fourniret contraint de présence? Son procès doit-il reprendre avec son historique?

Michel Fourniret sa femme, Monique Olivier en 2004. Qui est Michel Fourniret et sa femme Monique Olivier ?

Lors des auditions devant le juge d’instruction, le tueur en série Michel Fourniret a avoué avoir tué deux femmes au début des années 1990, la britannique Joanna Parrish et la française Marie-Angèle Domece, a déclaré l’avocat de la famille Parrish, vendredi 16 février 2018.

Michel Fourniret a été une nouvelle fois entendu jeudi, et les avocats des familles des victimes ont été convoqués vendredi par le juge d’instruction chargé du dossier.

Pour l’avocate des parents de Marie-Angèle Domece, tué en 1988 près d’Auxerre, les aveux de Michel Fourniret sont autant un soulagement qu’une preuve du temps perdu par la justice.

Michel Fourniret de retour dans l’actualité. Celui que l’on a surnommé l’ogre des Ardennes vient de faire de nouveaux aveux. Déjà condamné à la perpétuité incompressible pour sept meurtres, Michel Fourniret, 75 ans, a reconnu deux nouveaux crimes commis près d’Auxerre il y a près de trente ans.

Les victimes sont deux jeunes femmes, une française de 19 ans, Marie-Angèle Domece, disparue le 8 juillet 1988 et dont le corps n’a jamais été retrouvé, et une britannique, Johanna Parish, 20 ans, assistante d’anglais dans un lycée d’Auxerre, dont le corps a été découvert le 17 mai 1990.

Le procès : Une pensée particulière aux victimes, leurs proches.

Des  catégories de prédateurs, lien des affaires invraisemblables !

Comment se déroula leurs procès ?

Michel Fourniret de force aux Assises de Charleville.

L’avocat général se trouva dans l’obligation de requérir la force publique.

Afin que l’accusé soit extrait de sa cellule via le palais de justice par les élites du GIPN.

L’avocat général Francis Nachbar s’adressant à l’accusé, qui joua à la carpe.

Je requerrai la force publique chaque fois que cela sera nécessaire.

La présence de l’accusé est indispensable, nécessaire la justice, aux familles, déclara-t-il.

On ne permettra pas que vous continuez vos manipulations. Quatre années que cela dure, vous ne manipulerez plus personne. Vous n’avez rien à exiger de qui que ce soit, un peu de décence, arrêtez vos pitreries.

L’accusé ne bronche pas. Son Conseil estime l’incident clos, son client est là.

Des Faits ?

Accusé de cinq meurtres, deux assassinats et de viols, Michel Fourniret menaça , au premier jour du procès, de ne pas parler si l’audience ne se tenait pas à huis clos.

Procès sans huis clos, bouche cousue ! a-t-il redit.

Document transmis à la cour, le tueur se décrit comme : un être mauvais, dénué de tout sentiment humain.

Le président de la cour Gilles Latapie avait distribué aux avocats une photocopie du document sur lequel le tueur présumé explique son mutisme.

Difficile de prendre la parole quand ce que l’on a à dire n’est pas plus beau que le silence.

Texte manuscrit de sa main une dizaine de pages. Michel Fourniret, accusé de cinq meurtres, deux assassinats de jeunes femmes ou adolescentes après des viols ou tentatives de viols entre 1987 et 2001, son épouse et complice présumée Monique Olivier, s’ouvrit à Charleville.

Il dura plus de deux mois.

Le tribunal : un camp retranché

Le palais de justice de Charleville-Mézières, transformé en camp retranché, où se trouvaient des centaines de journalistes arrivant de l’Europe.

Il prit la parole, fait transmettre au président de la cour, un rouleau de papier.

Il s’agit d’un exposé qu’il avait l’intention de lire pour expliquer les raisons de sa décision de boycott du procès, a-t-il déclaré.

Le président refusa de lire le document. J’en prendrai connaissance le moment venu, affirmant que le procès était légalement public.

Michel Fourniret, 65 ans, répondra d’enlèvements, séquestrations, viols, tentatives de viols, meurtres de 7 fillettes, jeunes filles entre 1987 et 2001, six en France et une en Belgique.

Il est en outre poursuivi pour deux autres agressions. Son épouse, âgée de 59 ans, comparait pour complicité dans cinq des homicides.

Surnommé par les médias « l’ogre des Ardennes », cet ancien dessinateur industriel, père de cinq enfants nés de trois unions, pourrait avoir tué bien plus que cela soit une quinzaine de personnes, les autres enquêtes sont en cours.

Arrêté en juin 2003 en Belgique après l’enlèvement d’une fillette, ayant pu s’échapper, extradé vers la France le 9 janvier 2006, il a été confondu par son épouse, qui raconta son parcours criminel.

Il a ensuite avoué sept meurtres. Face aux enquêteurs, il expliqua être fasciné par les vierges.

Sa série commença en 1987 suite à un séjour en prison pour agressions sexuelles. Entra en contact de sa cellule avec Monique Olivier par petite annonce, Michel Fourniret passa lors de visites et par correspondances un pacte criminel avec celle qu’il épousera ensuite, ont raconté les deux protagonistes.

Elle accepta explicitement, dans des lettres versées au dossier, de l’aider dans ses expéditions criminelles contre des jeunes filles.

Il lui promettait en échange de supprimer deux de ses anciens compagnons qu’elle accusait de l’avoir maltraitée, ce qu’il n’a finalement pas fait.

Monique Olivier prêtait son concours pour enlever les jeunes filles.

Les victimes acceptaient d’accompagner ce couple en apparence tranquille.

Ils avouèrent avoir enlevé puis tué Isabelle Laville en décembre 1987 à Auxerre, Fabienne Leroy en août 1988 près de Mourmelon, Jeanne-Marie Desramault en mars 1989 près de Charleville, la Belge Elisabeth Brichet en décembre 1989 à Namur, Natacha Danais, en novembre 1990 près de Nantes, Céline Saison en mai 2000 à Charleville, et Mananya Thumpong en mai 2001 à Sedan.

Sur ses indications, la police française découvrit le 3 juillet 2004 les corps d’Elisabeth Brichet et de Jeanne-Marie Desmarault, enterrés dans leur propriété à Donchéry.

Dans le déroulement du procès, Michel Fourniret de marbre se trouve face à une de ses victimes présumées.

Un prénom prédestiné : Marie, d’entrée cette phrase  » Je m’imaginais dans un film « .

La mineure belge, d’origine burundaise est celle qui permit l’arrestation du tueur en série présumé. De l’eau a coulé depuis le 26 juin 2003 date à laquelle ce dernier se trouva déjà face à Marie.

Sa méthode toujours la même : Une audace à toute épreuve, dans un gant de velours.

Afin de ne pas être la cible des médias, elle est protégée. L’automobiliste qui l’a prise en charge : Stéphanie Janton a témoignée, elle relève l’immatriculation du véhicule, un C25.

Les faits se déroulent en Belgique à Ciney.

Faits de circonstances signes du destin ? L’événement permettra de remonter jusqu’à sa femme.

Le reste non pas pour solde de tout compte, le procès l’apprendra-t-il ?

Dans un procès à huit clos les familles auraient-elles le droit d’être présentes ?

La jeune fille ayant permis l’arrestation de ce tueur en série présumé a 17 ans. Fourniret perdure dans son mutisme. Il va jusqu’à proposer un dessin pour Marie.

Il refusa de s’exprimer sur les faits. Président, avocats de la partie civile c’est presque dans une supplique qu’il lui est demandé de s’exprimer.

Il dit : Je brûle d’envie de les commenter mais je ne peux pas.

Toujours avec à ses côtés sa femme Monique Olivier.

Déduire que les 15 jurés seront confrontés face à leur propre conscience mais aussi à un procès qui marquera à jamais leur vie?

5 femmes, 4 hommes titulaires – 2 hommes, 4 femmes suppléants .

Peut-on expliquer qu’ayant été tiré au sort ils ne disposent d’aucun soutien psychologique au cours de débat qui peuvent faire basculer la conception humaine ?

La République les indemnise dans tous les sens du terme sauf dans l’essentiel, l’équilibre psychologique ?

Le rôle du Président est-il d’avantage facilité ? Un professionnel, n’en demeure-t-il pas pour autant un homme ?

Le harcèlement traumatique ne sera-t-il pas plus important que la sanction infligée aux présumés coupables ?

Citoyen de la République, sauf cas très justifié risque une amende de 3750 euros sans parler de poursuites éventuelles.

Pourquoi y a-t-il et dérogation dans ce cas précis à Charleville ?

Qui prend conscience que parfois quand on est jury en cours d’assises, une vie ne suffit pas à récupérer sa stabilité.

Ce que certains appellent à tort ou à raison, l’union des jurés qui se trouve souvent face à des extrêmes.

Exhumé en juillet 2006 d’un puits de l’Yonne le corps d’Isabelle Laville.

Michel Fourniret encourt la réclusion à perpétuité, assortie d’une peine de sureté de trente ans, Monique Olivier la perpétuité assortie de 22 ans de sureté.

A la connaissance de l’acte d’accusation qui prendra plus de temps que prévu.

Il peut effectivement se poser dans l’esprit des parents, des observateurs comment de tels actes sont possibles ?

La médecine peut-elle répondre à ce type de questions ?

Considérer les co-accusés comme appartenant au monde des humains ? Le déroulement du Procès presque à fleuve, livrera-t-il le lit de ce parcours qui semble posséder tous les ingrédients sauf à contrario la vie d’un long fleuve tranquille ?

Les familles feront-elles le deuil après l’énoncé des sanctions ?

Peut-on oublier et ne pas pardonner ou la question inverse peut aussi se poser ?

Le Panda

Patrick Juan

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Porochenko a signé la loi de réintégration du Donbass – Ci-gît Minsk II…

PorochenkoQuelques jours à peine après la conférence sur la Sécurité de Munich, où Porochenko s’est fendu de déclarations plus délirantes les unes que les autres (comme celle où il demande que les drapeaux russes ne flottent plus nulle part dans le monde, à cause des prétendues violations de certaines « valeurs » par la Russie), le président ukrainien vient de signer cette loi de réintégration du Donbass, votée par la Rada le 18 janvier 2018.

Nous y voilà donc. La guerre va reprendre sous peu dans le Donbass, puisque cette loi, qui enterre définitivement les accords de Minsk (et ce malgré les déclarations contraires et lénifiantes de Kiev, Paris et Berlin), et étend la possibilité d’utiliser l’armée pour résoudre le conflit, entre en vigueur dès sa signature par le président ukrainien.

Pour rappel, cette loi désigne la Russie comme l’état agresseur qui occupe les territoires de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL). Cette loi rend aussi la Russie responsable des dommages moraux, financiers et physiques infligés à l’Ukraine du fait de la guerre dans le Donbass. Le tout alors que la Russie n’a rien à voir dans le conflit en cours.

Il n’y a aucune unité de l’armée russe dans le Donbass. Aucune ! Mais cette loi a pour but de provoquer un bain de sang suffisamment important pour provoquer la Russie et la pousser à intervenir pour de bon cette fois.

Ce qui serait une catastrophe, à minima pour la Russie et le continent européen tout entier, voire pire. Car l’OTAN n’attend que ça pour justifier de lancer une guerre contre la Russie.

La seule question qui reste n’est plus de savoir SI l’armée ukrainienne va attaquer, mais quand ? Tout dépendra de la capacité du commandement à motiver et organiser ses troupes de manière suffisamment correcte pour les lancer à l’assaut des lignes défensives de la RPD et de la RPL.

Comme l’a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, cette loi enterre les accords de Minsk.

« D’un point de vue juridique, la loi sur la réintégration tire un trait sur les Accords de Minsk approuvés unanimement par le Conseil de sécurité de l’Onu dans sa résolution adoptée quelques jours après la rencontre des quatre leaders du Format Normandie à Minsk. Pour nous, c’est absolument évident, » avait déclaré le ministre le mois dernier.

Malgré la mise en garde de Sergueï Lavrov sur les conséquences qu’aurait la signature de cette loi, Kiev vient donc de briser officiellement les accords de Minsk.

Porochenko a besoin de la guerre pour garder son poste, car il est de plus en plus contesté, et les manifestations appelant à sa destitution se multiplient. Washington a besoin d’une guerre pour sauver son hégémonie, son économie et le système financier. La dette des États-Unis est monstrueuse et irremboursable, les marchés financiers s’affolent alors que les taux remontent, et les bulles financières gonflées à l’hélium durant les dernières années menacent d’exploser à tout moment.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le monde de la finance pousse à la guerre comme solution pour ne pas avoir à rembourser la dette, piller les comptes en banque pour se renflouer sans avoir à faire face à des manifestations monstres, et relancer l’économie en produisant des armes et des munitions. La guerre permettra aussi de justifier la suppression des dernières libertés qu’il restait en Occident.

Il est minuit moins deux à l’horloge de l’apocalypse, et le tic tac des secondes a commencé à se faire entendre.

Christelle Néant

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Christelle Néant Donbass SitRep n°78-17 février 2018 partie 1 sur 1

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 17 février 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE

 

LIRE ET VOIR LA VIDEO ICI

 

01’02 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’55 » – L’armée ukrainienne tire sur une école alors qu’une réunion des groupes de contacts se tient à Minsk
05’21 » – Concentration d’armes lourdes près de la ligne de front
05’50 » – Kiev veut se débarrasser des combattants les plus radicaux et organiser une opération sous faux drapeau pour justifier sa future offensive
09’16 » – Envoi des unités ultra-nationalistes en première ligne dans le Donbass
13’05 » Nouveau vol de drone américain au-dessus du Donbass

CASQUES BLEUS

14’20 » – La mission des casques bleus s’enlise dans les contre-propositions occidentales délirantes

SITUATION ÉCONOMIQUE

22’28 » – L’Ukraine a la 7e économie la plus misérable au monde

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
23’21 » – Mikheïl Saakachvili expulsé d’Ukraine
26’50 » – Tourtchynov se prend les pieds dans la propagande officielle concernant la Crimée et le Donbass

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

35’56 » – Porochenko demande à ce que le drapeau russe soit banni partout dans le monde
40’46 » – Un officiel de Kiev exige que Moscou paye pour réparer les bateaux ukrainiens encore stationnés en Crimée

LIRE ET VOIR LA VIDEO ICI

 

41’47 » – Conclusion

Christelle Néant

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Suite « 4 » du procès des accusés de la mort de FIONA

Le sourire est le plus beau cadeau d’un enfant à ses parents et réciproquement !

Le Don de la Vie, restera toujours, le moment le plus merveilleux, car c’est cadeau !

« Je veux garder un esprit d’enfant » Parce que rien n’est plus important qu’un rêve d’enfant !

Des mois de mensonges

Cécile Bourgeon, mère de la petite Fiona : « disparue » vidéos difficiles à supporter !

Cadeau Marie Laforet

« Je veux garder un esprit d’enfant » parce que rien n’est plus important qu’un rêve d’enfant !

Prendre un enfant par la main Yves Duteil

Sources : Le Panda – FR3 Auvergne- La Montagne—Divers Médias nationaux et internationaux

Reprenons l’actualité de ce qui restera ou pas comme l’un des plus grands mystères d’une enfant, tuée, par qui et disparue !

Des faits nouveaux font jour en ce 7 février 2018 en prendre connaissance de par ce lien !

Les autres audiences figurant dans les divers comptes rendus ici puis encore et à nouveau avant la demande de renvoi de la part de la défense en date du 16 octobre 2017…..

Nous continuons à assister à un monde hors du commun.

Tous les ingrédients sont dans l’espace de ces salles de Cour d’Appel.

De Riom Cour d’Assises 63200 Puy de Dome Auvergne.

A présent Cour d’Assises du Puy-En-Velay 43000 Haute Loire Auvergne.

Ce qui ne peut une seconde faire absence, c’est la présence de la fillette Fiona. Indéniable y compris si à des moments quels que soient les talents de orateurs de sentir tout ce que chacun pourrait ressentir en sa qualité de parent.

Difficile à exprimer en l’instant, en la circonstance il faut encore, et encore attendre pour comprendre par la force, la puissance des témoignages, des questions/réponses des personnes présentes.

Il est indéniable que des ombres sordides sortent de la bouche de certains.

Une histoire réellement hors du commun. Comment vivre avec de telles lourdeurs ?

Les faits sont incontestables cette fillette est morte.

Comment et par qui ?

Difficile de livrer une synthèse en l’instant.

Le dit procès est reculé dans un premier temps de 24 heures. Le sera-t-il plus ?

Une évidence se dégage à priori, il sera très difficile sinon impossible de savoir au plus juste ce qui s’est réellement passé et comment.

Tel un certain film d’adultes « Les Diaboliques » qui laissait passer des frissons dans tous les membres.

Le film en question concernait des adultes. Là, nous avons face à face des amants devenus antagonistes par calculs ou rejets pour mieux cacher les réalités. Voir le monde de la drogue, des manipulateurs par le besoin de toutes formes de substances aussi dangereuses que la mort.

Les passions du monde de la femme, de l’enfant, de l’humain publié à diverses reprises.

Me permet d’écrire : Oui je livrerai mon intime conviction au moment du verdict.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

 

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Tourtchynov et la propagande de Kiev se prennent les pieds dans le tapis pour cause de déconnexion avec la réalité

TourtchynovDepuis le coup d’État du Maïdan de février 2014, plus le temps passe et plus la propagande de Kiev devient délirante jusqu’au point de se contredire (et donc de se torpiller) elle-même.

Les déclarations récentes de Tourtchynov (qui fut je le rappelle, président de l’Ukraine par intérim après le coup d’État, et qui a déclenché la guerre dans le Donbass), entre autre lors de son témoignage pendant le procès intenté contre Viktor Ianoukovytch, nous en offrent un exemple flagrant.

Le premier délire a été relevé par Karine Béchet-Golovko, et concerne la prétendue « annexion » de la Crimée. Devant justifier son inaction face à cette prétendue annexion, l’ex-président par intérim de l’Ukraine a benoîtement expliqué que la population locale était très agressive envers les nouvelles autorités de Kiev (et donc qu’elle avait pris parti pour Moscou), et que les agents du SBU locaux ont massivement déserté (par solidarité avec la population peut-être).

« Dans la matinée, j’ai été informé que les forces spéciales de la fédération de Russie avaient pris les bâtiments gouvernementaux en Crimée, j’ai immédiatement donné l’ordre aux chefs des troupes de l’Intérieur, qui étaient basées en Crimée, d’encercler le Parlement et le Cabinet [des ministres], de préparer leur capture et de mener l’opération. Après quelques heures, j’ai appris qu’ils n’ont malheureusement pu qu’établir un périmètre autour de ces bâtiments, mais sous la pression de civils agressifs qui s’étaient rassemblés en grand nombre, ils avaient été incapables d’accomplir la tâche et ont été contraints de se disperser. C’est ainsi, malheureusement, la tâche de débloquer les bâtiments du Parlement de Crimée et du Cabinet des ministres de Crimée, il n’y avait personne pour la mettre en œuvre, » a déclaré Tourtchynov

Il a confirmé d’ailleurs devant les caméras de la chaîne ukrainienne 112, que 90 % des agents du SBU locaux avaient déserté à cette époque-là et qu’il n’y avait donc personne pour accomplir la mission.

Comme le souligne Karine Béchet-Golovko, ces arguments démontent totalement l’histoire de « l’annexion » de la péninsule par la force, puisque la population locale et les agents du SBU locaux se sont rangés d’eux-mêmes du côté russe dès le début des événements en Crimée. Le référendum de 2014 reflète donc bien l’opinion de la population de Crimée et est donc légal. Il ne s’agit donc en aucun cas d’une annexion suite à un référendum organisé en mettant un pistolet sur la tempe des votants.

Par la suite il essaye de sauver la face en disant que de toute façon l’Ukraine n’aurait rien pu faire contre la Russie, car cette dernière aurait été prête à utiliser l’arme nucléaire si l’Ukraine avait tenté de reprendre la Crimée par la force militaire. Pour cela il déforme totalement une citation de Vladimir Poutine lors du documentaire « Crimée. Retour à la patrie », où le président russe dit ceci :

« Nous étions prêts à le faire », à mettre en état d’alerte le dispositif nucléaire face « à la tournure la plus défavorable qu’auraient pu prendre les événements », a déclaré le président russe.

Il y a une différence de taille entre mettre en alerte le dispositif nucléaire (c’est-à-dire se tenir prêt à répondre en cas de première frappe venant de l’ennemi, ici les États-Unis, qui avaient envoyé un navire de guerre à proximité de la Crimée, semble-t-il pour y intervenir) au cas où la situation dégénérerait totalement, et menacer de rayer Kiev de la carte si l’armée ukrainienne tentait de récupérer la Crimée de force !!!

Je sais bien que les officiels ukrainiens passent leur temps à surestimer les capacités de leur armée, mais il faudrait qu’ils redescendent sur terre cinq minutes. La Russie (2e armée au monde), n’a pas besoin d’utiliser l’arme nucléaire pour se débarrasser de l’armée ukrainienne (21e armée au monde). Tous les experts sérieux s’accordent pour dire qu’en cas d’affrontement entre les deux, il faudrait au grand maximum quelques semaines à Moscou pour conquérir Kiev, sans se fouler.

C’est d’ailleurs ce qui montre clairement que l’armée russe n’est pas présente dans le Donbass contrairement à ce que racontent les olibrius de Kiev. Sinon cela ferait quatre ans que le conflit serait réglé !

D’ailleurs même Tourtchynov dit dans une autre citation, que l’Ukraine ne peut pas déclarer la guerre à la Russie car elle ne ferait pas le poids contre elle ! Là aussi prétendument à cause du fait que la fédération de Russie dispose de l’arme nucléaire, et l’Ukraine pas, à cause du mémorandum de Budapest (et sincèrement quand je vois les cinglés qu’il y a parmi les officiels à Kiev c’est une excellente chose que ces gens là ne disposent pas de l’arme nucléaire, je rappelle que Tymochenko voulait vitrifier le Donbass avec).

Sauf qu’encore une fois, n’importe quel expert militaire fiable et non biaisé idéologiquement vous dira que Moscou n’a nul besoin d’en venir à une telle extrémité pour vaincre les Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

Quand je vois comment ces dernières se sont faites laminer par les milices populaires des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) en 2014-2015, constituées de civils ayant pris les armes pour se révolter plus des volontaires venus d’un peu partout, je vous laisse imaginer le carnage face à des soldats professionnels de la 2e armée au monde !

De plus, la déclaration de Tourtchynov contredit totalement celle de Porochenko qui déclarait l’an passé que si les chars d’assaut russes ne sont pas en Europe c’est grâce à la résistance héroïque de l’armée ukrainienne ! Bigre, et là le prédécesseur de Porochenko nous sort que l’Ukraine ne pourrait pas résister face à la Russie. Oups, il y a un bug dans la Matrice. Faudrait accorder vos violons à Kiev… Parce que là votre propagande elle se prend les pieds dans le tapis et vous avec…

Le problème essentiel vient de ce que les hommes politiques en Ukraine vivent complètement déconnectés de la réalité. Comme le montre cet ultime délire de Tourtchynov (toujours lui), qui déclare qu’au début du conflit dans le Donbass (qu’il nomme bien sûr agression russe pour coller à la narration made in Kiev), l’Ukraine avait mis 5 000 soldats sur les principales routes venant de Russie, pour faire face à une menace estimée à 200 000 soldats russes !

Bon, je sais bien que le nombre ne fait pas tout, mais quand même à 40 contre 1, la Russie était sûre de gagner rapidement, sans armes nucléaires, si elle avait aligné un tel nombre d’hommes (soit un quart de l’ensemble de son personnel militaire actif quand même !).

Donc soit il exagère plus que fortement le nombre de soldats russes que l’Ukraine s’attendait à devoir affronter (pour ne pas dire qu’il s’agissait d’une menace fantôme qui n’existait que dans l’imaginaire de Tourtchynov), soit l’ex-président par intérim surestimait grandement les capacités de ses soldats. Dans les deux cas, cette déclaration indique que l’Ukraine a eu à sa tête un président par intérim qui n’a plus toute sa tête justement !

Car pour sortir une énormité pareille, et ne pas se rendre compte qu’on vient de sortir une bêtise monumentale totalement incohérente, il faut avoir perdu totalement pied avec la réalité. Et ce sont des hommes politiques comme ceux-là que l’Europe soutient contre la Russie…

Christelle Néant

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Le Donbass se rapproche de plus en plus de la Russie et s’éloigne de plus en plus de l’Ukraine par la faute de Kiev et de Bruxelles

I love RussiaPlus le temps passe et plus les actions hostiles de Kiev repoussent le Donbass hors de l’Ukraine et la poussent dans les bras de la Russie. Et à force de vouloir plaire au patron de l’Ukraine, à savoir Washington, Bruxelles en vient à enfoncer encore un peu plus le coin qui est en train de séparer irrémédiablement le Donbass de son ancienne patrie.

Kiev a tout fait pour dégoûter le Donbass de vouloir revenir sous son giron : génocide délibéré de la population civile, blocus économique et commercial, blocus des transports, tentatives récurrentes de détruire les infrastructures vitales (eau, gaz, électricité, téléphone, hôpitaux, etc), propos publics d’officiels ukrainiens traitant la population du Donbass comme des citoyens de seconde zone tout juste bon à être exterminés ou parqués dans des camps de concentration, coupure du versement des retraites et des prestations sociales, etc.

C’est sur ce dernier point que nous allons nous concentrer. Car l’actualité récente vient de démontrer que l’Ukraine est prête à tout pour ne pas devoir assumer ses engagements concernant un territoire sur lequel elle revendique la souveraineté. Or on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, le cul de la crémière et son sourire avec.

Quand on déclare à cor et à cri qu’un territoire nous appartient, il faut en assumer aussi les conséquences à savoir fournir les services vitaux et ce qui est dû au titre des prestations sociales pour lesquelles les gens habitant sur ce territoire ont cotisé. D’ailleurs pour comparaison, lors de la guerre de Tchétchénie, la Russie n’a jamais cessé le versement des retraites et autres prestations sociales, et ce malgré les risques de détournement par les terroristes islamistes. Pourquoi ? Parce que la fédération de Russie a considéré qu’étant souveraine sur ce territoire elle devait continuer à en assumer les charges.

Or depuis le début de la guerre, Kiev a tout fait pour se défausser de ses responsabilités, entre autre sur la question des retraites. Malgré plusieurs jugements (y compris de cours ukrainiennes) demandant le versement des retraites, et même des avis rendus par l’ONU sur ce sujet, Kiev fait toujours la sourde oreille.

Alors certains habitants du Donbass ont porté l’affaire (naïvement) devant la CEDH, et se sont vus déboutés sous des prétextes plus que fallacieux. Se contredisant elle-même, la CEDH explique qu’ils n’ont pas épuisé tous les recours juridiques possibles, alors que ces personnes doivent franchir la ligne de front pour aller déposer plainte devant un tribunal ukrainien, qu’ils risquent de se faire arrêter par le SBU pour cela, et que la CEDH elle-même a admis dans un autre jugement que le système judiciaire ukrainien était totalement inefficace.

En gros la CEDH a jugé sur la « théorie » alors que ces gens vivent une situation de guerre civile qui n’a pas lieu en théorie mais dans le monde réel !!! Par contre la CEDH se souvient miraculeusement du « réel » quand il s’agit des obligations de Kiev, en arguant qu’au vu de la situation de guerre, elle ne peut faire plus.

Si un concours de l’institution la plus hypocrite est créé, je propose la CEDH pour la palme d’or toutes catégories confondues ! Parce que là on touche vraiment le fond en termes de double standard répugnant. Je vous encourage d’ailleurs à aller lire l’analyse complète du jugement qu’a fait Karine Béchet-Golovko.

Car elle y souligne un point très important dans sa conclusion à savoir que « par cette décision, la Cour ampute l’Ukraine d’une partie de son territoire : si les obligations de l’État ukrainien envers les populations s’arrêtent à la ligne de front, la souveraineté sur son territoire également ».

En clair, à force de vouloir plaire à Kiev pour ne pas fâcher Wahsington, la CEDH vient en fait de commettre une grave erreur stratégique qui sape les revendications territoriales de l’Ukraine sur le Donbass.

Pire encore, en s’obstinant dans cette voie, Kiev est en train de renforcer la corruption dans le pays (et donc d’accélérer la désintégration de ce dernier), comme l’a déclaré Guéorgui Touka, le ministre adjoint des Territoires occupés et des déplacés internes en Ukraine. Pour ce dernier, la décision de Kiev d’imposer des restrictions pour le versement des retraites est une grave erreur.

En effet, pour ne pas verser leur retraite aux gens qui habitent en République Populaire de Donetsk (RPD) ou en République Populaire de Lougansk (RPL), l’Ukraine exige que les retraités venant du Donbass soient enregistrés comme réfugiés internes. Résultat, un véritable trafic illégal de faux certificats d’enregistrement comme réfugiés internes s’est développé, et la corruption avec.

En clair, l’État ukrainien a poussé les gens à fournir délibérément de fausses informations – à frauder – pour toucher une retraite pour laquelle ils ont cotisé toute leur vie. Ceux qui vivent en RPD et en RPL, mais qui ont droit à des retraites ukrainiennes, payent ainsi grassement des intermédiaires qui leur fournissent des certificats attestant de leur statut de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

L’introduction de la procédure de vérification n’a fait que compliquer la vie des retraités et les a poussé à payer pour être avertis de l’arrivée des inspecteurs. Dans le même temps, les inspecteurs du ministère de la Politique sociale ne peuvent pas contrôler physiquement tous les retraités. Dans certaines villes comme Stanitsa Louganskaya (seul point de passage de la ligne de front entre la RPL et l’Ukraine) on arrive à des absurdités, comme un nombre de déplacés internes censés y vivre (11 000) quasi égal au nombre total d’habitants (13 000) de la localité !

« Dans Stanitsa Louganskaya, 11 000 déplacés internes sont enregistrés, alors qu’en fait, environ 1 300 y vivent. Tout le monde comprend qu’il est physiquement impossible de contrôler tous les migrants, et nous nous précipitons donc dans une impasse. Il ne s’agit pas seulement d’un problème bureaucratique, nous avons également impliqué nos concitoyens, en règle générale – les personnes âgées – dans des manœuvres de corruption déshonorantes. Je trouve cela inacceptable », a ainsi souligné Touka.

En procédant ainsi, et en privant une bonne partie des retraités de la pension à laquelle ils ont droit, l’Ukraine scie doublement la branche sur laquelle elle est assise. Car Kiev crée du mécontentement à son encontre parmi une population qu’elle prétend faire revenir un jour sous son giron, provoquant ainsi encore plus de rejet de l’Ukraine au sein de la population du Donbass, et elle augmente aussi la corruption, le marché noir et les trafics en tout genre qui sapent les fondements même de l’État, accélérant ainsi la désintégration de ce dernier.

Le résultat logique de cette gabegie à l’ukrainienne, c’est que le Donbass accélère son intégration avec la fédération de Russie, comme l’a souligné Denis Pouchiline à Minsk.

« Suite au processus de blocus économique et d’isolement extérieur des territoires hors de son contrôle, ainsi qu’à la persévérance, digne d’une meilleure application, à éviter la mise en œuvre des accords de Minsk, les officiels de Kiev ont en fait prédéfini la nature de nos actions visant à assurer notre propre sécurité et notre indépendance économique. Ainsi, les processus d’intégration avec la Fédération de Russie sont lancés et prennent de plus en plus d’ampleur, et leurs résultats ont déjà été notés et pas seulement par nos alliés », a déclaré Pouchiline.

Il a ajouté qu’en développant ses relations avec la fédération de Russie, la RPD a unilatéralement commencé à appliquer l’article 8 de la loi ukrainienne « Sur le régime spécial d’autonomie locale dans certaines régions des oblasts de Donetsk et de Lougansk » (loi prévue dans les accords de Minsk), qui prévoit le développement de la coopération transfrontalière visant à étendre et à approfondir les relations de bon voisinage avec la fédération de Russie.

L’Ukraine est comme un mari violent qui menace sa femme lorsqu’elle veut divorcer pour échapper à ses coups, et exige du juge qu’il refuse d’accorder le divorce. Dans la vie réelle, n’importe quel juge normal accéderait à la demande de cette femme pour un divorce afin de la mettre à l’abri de ce fou furieux. Alors pourquoi la communauté internationale n’est-elle pas capable de faire de même lorsqu’il s’agit non plus d’une personne mais de tout un peuple qui s’est exprimé par référendum pour dire « nous ne voulons plus que nos terres fassent partie de l’Ukraine » ?

Christelle Néant

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Fonctionnaires, vos mails sont des « trésors nationaux » !

DERNIERE MINUTE : un cloud français respectant le Droit français existe désormais. C’est l’hebdomadaire le Point qui le signale. Il s’agit de « Cozy », le cloud d’une start up française qui travaille avec Mozilla. Les données sont stockées en France et sécurisées. Il est aussi utilisable par les particuliers, moyennant un abonnement modique. (NDLR)

 

 

 

Si vous êtes employé (e) dans la fonction publique territoriale (ou dans un établissement public rattaché), sachez que vos documents sont désormais des « trésors nationaux ».

C’est à mourir de rire mais c’est la seule solution juridique qu’a trouvée l’Etat en attendant qu’une solution technique française voie le jour. Ceci pour échapper à toute utilisation par une puissance étrangère dont dépendent les GAFA.

L’information en nuage

C’est la jolie expression poétique employée par la France pour désigner le Cloud.

La note d’information relative à l’informatique en nuage (oui, le « cloud » quoi !) du 5 avril 2016 énonce que « les documents et données numériques produits par les collectivités territoriales relèvent du régime juridique des archives publiques dès leur création ».

Et que signifie concrètement que ces documents et données relèvent du régime juridique des archives publiques ? Eh bien, il convient de se référer au RGGA (Règlement général de gestion des archives) (RGGA) datant de 2013 : Extrait : « Les archives publiques font partie des trésors nationaux suivant la définition de l’article L 111-1 du Code du patrimoine. (…)

Les effets attachés au statut de « trésors nationaux »

Les archives publiques relèvent d’un « régime de circulation contraignant » (note de 2016) : elles ne peuvent quitter le territoire douanier qu’à titre temporaire, après autorisation du ministère de la Culture, et aux seules « fins de restauration, d’expertise, de participation à une manifestation culturelle ou le dépôt dans une collection publique ».

Que recouvre la notion de « trésors nationaux » ?

Précisément, la note de 2016 déclare que sont considérés comme des archives publiques, selon l’article L111-4 du code du patrimoine : « 1° Les documents qui procèdent de l’activité de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et des autres personnes morales de droit public.(…) 2° Les documents qui procèdent de la gestion d’un service public ou de l’exercice d’une mission de service public par des personnes de droit privé ; (…) »

Ainsi, cela recouvre les documents numérisés, les « documents bureautiques », le contenu d’une base de données. Et les e mails. Les juristes sont tous formels sur ce point.

Tout en rappelant ce statut de « trésors nationaux », la note d’information de 2016 impose le recours à un cloud souverain.

Cloud souverain, kesako ?

Les données doivent donc entièrement être stockées et traitées sur le territoire français, par des entreprises respectant le cadre légal en vigueur.

Mais la « souveraineté » n’est pas forcément liée à la nationalité du fournisseur de service. Elle est liée à la localisation de son activité et à la sécurité (technique et juridique) des données. Ainsi, une entreprise étrangère qui proposerait un cloud en se conformant à la loi française peut en principe convenir. Ah ouf ! Oui mais…

Mais il faut s’assurer que le pays d’origine de l’entreprise ne puisse pas rapatrier les données ou y accéder. On pense ici spontanément aux Etats-Unis dont les entreprises se trouvent ipo facto exclues en raison du fait qu’elles sont soumises au Patriot Act. En effet, en France, c’est la loi Renseignement (n°2015-912 du 24 juillet 2015) qui s’applique.

Et des clouds souverains, on en a ? Et bien non ! En tous cas pas des franco-français. Nous n’avons pas de cloud françois (désolé, je n’ai pu m’empêcher…)

La conclusion de tout cela, c’est que la note, pourtant simple circulaire sans valeur pour les collectivités, oblige néanmoins celles-ci soit à attendre que le cloud souverain français existe soit à ne rien faire, ou encore, comme le conseillent les avocats spécialisés (par exemple : Arnaud Tessalonikos et Pierre Deprez, avocats en « propriété intellectuelle, technologies numériques et data » au sein du cabinet DS avocats).

T. : Il faut se poser la question au cas par cas. Il faut définir comment on fonctionne, quand déclencher une archive, avec qui on travaille, à quel moment on va renégocier ses contrats informatiques…Cela peut être l’occasion, in concreto, de réviser ses plans, de voir comment se conformer à cette nouvelle règle, quelle incidence cela aura sur l’organisation et comment faire progresser, dans un principe d’amélioration continue, la qualité de ses systèmes d’information. Parce que cela va devenir l’élément le plus stratégique de toute activité humaine.

Pour aller plus loin : voir par exemple ce site : « un cloud souverain sinon rien »

La Taverne

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Envoi de casques bleus dans le Donbass : un pas en avant, deux pas en arrière

Casques bleux dans le DonbassDepuis la proposition de Vladimir Poutine en septembre 2017 d’envoyer des casques bleus dans le Donbass pour protéger les observateurs de la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE, les propositions, contre-propositions et commentaires publics se suivent d’un côté comme de l’autre et n’en finissent pas d’embourber ce projet.

La Russie a toujours été très claire sur ce qui est acceptable et son point de vue et de celui des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) : une mission limitée à la protection des observateurs de l’OSCE et seulement une fois que le volet sécurité des accords de Minsk est accompli (c’est-à-dire respect du cessez-le-feu, et retrait des armes lourdes de la ligne de contact).

Et les propositions ukrainienne et américaine sur ce sujet étaient tout sauf acceptables, puisqu’il s’agissait d’envoyer des dizaines de milliers de casques bleus dans tout le Donbass, pour prendre le contrôle de la frontière avec la Russie (alors que ceci est le dernier point des accords de Minsk). L’extension de leur mandat en termes d’utilisation de leurs armes les transformait de facto en force d’invasion. Cette proposition inacceptable a bien sûr été refusée tant par Moscou que par Donetsk et Lougansk.

Moscou continue de défendre un certain nombre de points de sa proposition initiale comme étant non négociables. Malgré cela, les États-Unis, et les séides de l’OTAN, continuent de faire des propositions qui ne rentrent toujours pas dans le cadre considéré comme acceptable par la Russie, la RPD et la RPL.

Il en est ainsi du rapport de Richard Gowan (qui travaille au Conseil Européen des Relations Étrangères), écrit à la demande d’Anders Fogh Rasmussen (ancien chef de l’OTAN, et désormais conseiller de Porochenko), et qui sera soumis le 17 février lors de la conférence sur la Sécurité de Munich.

On y retrouve de nouveau ce chiffre délirant qui avait été avancé par l’Ukraine de 20 000 casques bleus, auxquels il faudrait ajouter 4 000 policiers (sic). Soit 24 000 hommes en tout. L’équivalent de l’armée de la RPD et presque 30 % de l’effectif total des casques bleus dans le monde (un peu plus de 82 000 en 2017)…

Pour comparatif, la mission de l’ONU pour la stabilisation de la situation en Centrafrique est de 11 200 soldats, et celle au Soudan du Sud est de 12 500 soldats et 1 323 policiers. Et on parle là de territoires autrement plus vastes et peuplés que la RPD et la RPL réunies !

Le rapport préconise d’aller chercher ces hommes parmi des pays qui ne soient pas de l’OTAN mais dont certains sont dans l’UE, comme la Suède, qui est censée mener cette mission. Or la politique militaire de l’UE étant définie par l’OTAN et inféodée à cette dernière, et la politique étrangère de l’UE étant dictée par Washington (voir les sanctions anti-russes) croire que la Russie va laisser 24 000 hommes en armes débarquer dans tout le Donbass jusqu’à la frontière russe, sous commandement d’un pays de l’UE tient du délire le plus absolu.

Je ne parle même pas de la proposition d’inclure le Brésil dans les pays fournissant de telles forces armées, alors qu’après la destitution de Dilma Roussef, le pays ne peut plus être considéré comme aussi fiable qu’auparavant par la Russie.

Le délai de stationnement de cette force de l’ONU serait de trois ans en tout (un an jusqu’à la tenue des élections et deux ans encore après). Le plus incroyable c’est l’argument qui est avancé pour justifier la présence de 4 000 policiers en plus des 20 000 soldats : le risque d’émeutes post-élections !

En clair ils s’attendent à ce que le résultat de ces dernières ne soit pas conforme aux souhaits de la population. Ce qui en dit long sur ce que vaudront de telles élections. En clair le Donbass serait alors bel et bien occupé par ces forces de l’ONU pour forcer sa population à accepter l’inacceptable.

Les dirigeants russes, et ceux de la RPD et de la RPL sont très loin d’être des idiots et ne laisseront pas un tel plan être mis en œuvre. La Russie opposera donc son veto à une telle contre-proposition qui n’est en rien conforme aux exigences des deux républiques populaires.

De plus, comme l’avait soulignée la RPL l’an passé, une telle force de maintien de la paix est énorme et coûtera littéralement une fortune à maintenir sur place. Qui sera prêt à payer pour une telle force de maintien de la paix ?

En attendant, la Russie a souligné que pendant que sont lancés dans les médias de tels rapports et propositions, sur le plan concret rien n’avance au sujet de cette mission.

« Il serait bon de convenir d’un mandat pour la mission dite de protection des Nations Unies. Il ne s’agit pas d’une mission de maintien de la paix car elle est chargée de protéger et d’assurer le fonctionnement de la Mission Spéciale de Surveillance de l’OSCE. Les représentants étrangers et les émissaires ukrainiens ont un point de vue tout à fait différent. Il n’y a donc plus rien à se dire pour l’instant, » a ainsi déclaré Alexandre Loukachevitch, le représentant russe permanent à l’OSCE.

Il a aussi rappelé le gouffre qui sépare la vision russe de cette mission (une présence mineure pour améliorer la mobilité des observateurs de l’OSCE) de celle défendue par l’Ukraine (qui voit dans cette mission une force de dé-occupation du Donbass, alors qu’en réalité il s’agirait bel et bien d’une force d’occupation mais pro-Kiev).

Il a ajouté qu’en l’état actuel le sujet n’était même pas discuté à l’OSCE, alors que l’organisation est concernée au premier chef par cette mission. Loukachevitch en a d’ailleurs profité pour rappeler que la Russie était pour le prolongement de la mission de l’OSCE dans le Donbass (dont la mission arrive à son terme fin mars), malgré ses imperfections.

« Malgré les imperfections dans leurs rapports, ils font un travail très utile. Nous sommes résolument favorables à l’extension du mandat de cette mission en tant que facteur contraignant pour les têtes brûlées. L’armée ukrainienne s’abstient d’utiliser massivement des armes ou de s’aventurer dans les grands paris militaires en présence de la Mission Spéciale de Surveillance, » a-t-il souligné.

À mon sens, cette partie de la déclaration de Loukachevitch tient plus du vœu pieu diplomatique que de la réalité. À l’image de celle de Martin Sajdik, représentant spécial de l’OSCE en Ukraine, qui refuse d’admettre la réalité concernant la situation des accords de Minsk.

« Au cours de mon mandat en tant que représentant spécial du Président en exercice de l’OSCE, j’ai été profondément convaincu qu’il n’y avait tout simplement pas d’alternative aux accords de Minsk pour un règlement pacifique dans l’Est de l’Ukraine. Et je ne peux en aucun cas accepter le point de vue selon lequel les accords de Minsk ne sont pas mis en œuvre et le processus de Minsk ne fonctionne pas », a-t-il déclaré.

Malheureusement, ce n’est pas en niant la réalité que l’on peut régler le problème. Il suffit à monsieur Sajdik de lire les déclarations de certains politiciens ukrainiens, comme Oleg Liachko, où il essaye de faire croire que l’Ukraine n’a aucune obligation d’appliquer les accords de Minsk sous prétexte que la Rada ne les a pas ratifiés, pour se rendre compte que Kiev n’a pas l’intention d’appliquer ce qu’elle a signé.

Et pendant que les propositions et contre-propositions s’accumulent, l’Ukraine continue de préparer son offensive, et de tirer sur les civils, comme sur l’école N°3 de Dokoutchayevsk, qui a été prise pour cible ce midi par l’armée ukrainienne. Les enfants n’ont pas été touchés par les tirs de véhicule de combat d’infanterie et se sont réfugiés dans l’abri anti-bombardements.

Le Donbass et sa population n’ont pas besoin de casques bleus de l’ONU pour que cesse la guerre, ils ont simplement besoin que l’Occident cesse de soutenir et financer Kiev, et de couvrir ses crimes de guerre. Et surtout que l’Occident arrête de se voiler la face et de nier la réalité de ce qu’est devenue l’Ukraine !

Christelle Néant

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Préparation de la future offensive de Kiev conte le Donbass – Bataillons néo-nazis envoyés en première ligne et propagande de guerre

Bataillon DonbassPour mener à bien une offensive, comme celle que Kiev envisage contre le Donbass il vous faut principalement deux choses : des troupes en grand nombre, motivées et bien équipées, et une propagande de guerre efficace pour que la population civile suive le mouvement.

Le problème pour l’Ukraine est que les soldats de l’armée régulière sont loin d’être motivés, et encore plus loin d’être bien équipés. Et comme on a pu le voir dans la déclaration de la République Populaire de Donetsk (RPD) concernant les plans de la future offensive, certaines unités des FAU (comme la 128e brigade) ont refusé d’office d’aller au casse-pipe !

Le SBU a beau avoir fait le ménage et suspendu le commandant, le commandement ukrainien sait que cette unité et bien d’autres ne seront pas des plus motivées pour monter à l’assaut le moment venu. Car lors d’un assaut c’est la première ligne qui se prend tous les tirs de défense de l’ennemi, et qui essuie donc les plus lourdes pertes.

Pour trouver des soldats plus motivés, il faut aller chercher les bataillons spéciaux (c’est-à-dire ultra-nationalistes voir néo-nazis), ceux-là mêmes qui avaient remplacé l’armée régulière au pied levé en 2014, lorsque celle-ci refusait de tirer sur des civils.

Le plan d’attaque étant le même qu’en 2014, il semble que l’État-major ukrainien ait décidé de jouer le remake de 2014 jusqu’au bout, si on en croit les informations que nos collègues du projet WarGonzo viennent de rapporter aujourd’hui.

Leur reporter de guerre, Semion Pegov, a d’excellentes sources aussi bien au sein de l’armée de la RPD que de l’autre côté de la ligne de front, et celles-ci ont déjà démontré leur fiabilité. Et ce qu’ils ont rapporté aujourd’hui, c’est que d’énormes rotations sont en cours dans la zone du Donbass occupée par l’armée ukrainienne.

Ces informations ont été obtenues par observation des lignes ennemies avec l’aide de simples jumelles, et elles montrent qu’une rotation généralisée est en cours dans la zone de l’OAT. Les troupes régulières (FAU) sont amenées à l’arrière, et les bataillons spéciaux – Secteur Droit, Donbass, Aïdar, Azov, etc, sont envoyés en première ligne.

D’après les informations reçues en fin de journée, c’est en tout environ 2 000 nationalistes qui ont remplacé les FAU sur la ligne de front.

Près de Donetsk, c’est l’Armée de Volontaires Ukrainiens qui s’est installée à Avdeyevka, Peski et Krasnogorovka. Secteur Droit s’est installé pour sa part à Slavnoye en face de Yelenovka, et à Belaya Kamenka. Le 46e bataillon spécial « Donbass-Ukraine » s’est installé près de Gorlovka en renfort de la 54e brigade mécanisée des FAU, qui a été envoyée en deuxième ligne. D’ailleurs cette brigade comporte en son sein un bataillon ultra-nationaliste nommé « Rus de Kiev » mais qui est intégré à l’armée régulière.

Carte des rotations

Ces rotations ont lieu alors que Porochenko a annoncé dans le journal allemand Bild que la Russie pourrait provoquer une escalade dans le Donbass à tout moment, en guise de préparation psychologique des Européens à une reprise de la guerre. Je sais bien que plus un mensonge est répété et plus les gens ont tendance à y croire, mais là c’est vraiment trop gros pour passer.

Rien que le nombre de chars délirant qu’il annonce comme étant présents dans le Donbass (plus de 600 chars d’assaut, soit plus que l’armée allemande, sic), ne tient pas la route deux secondes face au manque de preuves en termes d’images satellites (600 chars ça ne se cache pas comme une Twingo volée, sans parler de la logistique et des hommes qu’il faut pour les faire fonctionner comme il faut, et qui eux aussi seraient plus que visibles).

Comme à l’accoutumée, Kiev essaye de rejeter par avance la faute de la reprise du conflit sur la Russie, alors que cette dernière n’a aucune force armée présente dans le Donbass. L’inversion accusatoire typique, enseignée par les patrons américains de Kiev.

Sur fond de préparatifs de l’offensive, l’expulsion de Mikheïl Saakachvili vers la Pologne laisse quelque peu pensif. Cette expulsion musclée peut s’expliquer par plusieurs hypothèses :

1) Il n’est plus utile pour faire pression sur Porochenko afin qu’il déclenche l’offensive contre le Donbass, puisque ce dernier aurait enfin plié devant les radicaux ukrainiens et les néoconservateurs américains et s’apprête à lancer l’attaque. Ces derniers ont alors autorisé Porochenko à se débarrasser de leur marionnette devenue inutile. La Géorgie en tout cas a l’air de tabler sur cette hypothèse, puisqu’elle est prête à envoyer une demande d’extradition de Saakachvili à la Pologne.

2) Porochenko a décidé d’outrepasser les consignes américaines (ou s’est fait manipuler par les Américains en recevant un feu vert officieux) et de se débarrasser de ce concurrent gênant une bonne fois pour toutes. Ce qui pourrait être un très mauvais calcul. Car après l’expulsion de Saakachvili, ses partisans sont allés manifester de manière assez violente devant l’administration présidentielle à Kiev. Et certains analystes comme Vitaly Koulyk craignent qu’en ayant fait cela, Porochenko n’ait radicalisé encore plus les mouvements de protestation à son encontre, l’éviction de Saakachvili laissant la place libre à des gens comme Semion Sementchenko, et à d’autres qui jusqu’ici refusaient de se joindre au mouvement à cause de la présence de Saakachvili.

Quoi qu’il en soit, Kiev continue sa route vers le chaos, celui de la guerre et de la déstabilisation interne totale, sur fond d’ultra-nationalisme grandissant.

Christelle Néant

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Trois ans après la signature de Minsk II, l’Ukraine et les États-Unis jouent avec le feu dans le Donbass quitte à embraser le monde

Guerre nucléaireLe 12 février 2015, après 16 heures de négociations intensives entre l’Ukraine, les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), la France, l’Allemagne et la Russie, les accords de Minsk II étaient signés, et un nouveau cessez-le-feu conclu.

Trois ans après, le bilan de ces accords est pour le moins mitigé pour ne pas dire négatif. Le cessez-le-feu ne fut jamais réellement respecté de manière durable par l’armée ukrainienne, et il a fallu à plusieurs reprises conclure de nouvelles trêves pour empêcher l’escalade. Le seul point positif fut de faire baisser le nombre de bombardements menés par les FAU et donc le nombre de victimes parmi les civils de la RPD et de la RPL, et de gagner du temps, permettant aux républiques de développer des structures étatiques.

L’échange des prisonniers au format « tous contre tous » n’a jamais pu être réalisé, et les points politiques du processus sont totalement au point mort depuis la signature de Minsk II. En clair ces accords ont toujours été dans l’impasse de par le manque de volonté de Kiev d’appliquer ce qu’ils ont signé.

Mais suite au vote de la loi de réintégration du Donbass par la Rada, il est apparu clairement que Kiev compte sortir de l’impasse en enterrant définitivement les accords de Minsk. Après une tentative du Bloc d’Opposition de faire annuler la loi qui s’est soldée par un échec, le président du parlement ukrainien a signé la loi de réintégration du Donbass et l’a envoyée à Porochenko pour signature. Dès qu’il l’aura signée, celle-ci deviendra effective et la mort officielle des accords de Minsk sera actée (et ce malgré les interprétations lénifiantes dont nous ont abreuvé les chancelleries allemande et française après le vote en deuxième lecture).

Une erreur qui serait lourde de conséquences comme l’a souligné Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

« Je pense que celui qui fera le premier pas pour briser les accords de Minsk commettra une énorme erreur. En fait, les autorités de Kiev sont à un pas de cette erreur si elles approuvent enfin la loi sur la réintégration, qu’elles ont maintenant adoptée en deuxième lecture, » a déclaré Lavrov.

Et si Porochenko n’a toujours pas signé la loi, il semble que cela soit dû au fait qu’en coulisses, les chancelleries européennes essayent de ramener Kiev à la raison.

« D’après nos informations, les émissaires européens qui se rendent à Kiev envoient de tels messages et recommandent fortement de comprendre la nature contre-productive de telles approches et d’apporter les corrections nécessaires à leurs actions. Ils ne peuvent pas encore le dire publiquement, mais je pense que si le régime actuel à Kiev continue de se comporter de la même manière, il y aura bientôt des déclarations publiques, parce que l’Europe se méfie beaucoup des processus qui se déroulent en Ukraine, et en particulier de l’augmentation brutale de l’influence des radicaux et des néonazis, » a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

Il suffit de repenser aux réactions récentes de la Pologne (qui a adopté une loi anti propagande bandériste) et de la Hongrie (qui vient encore une fois de bloquer une réunion entre l’Ukraine et l’OTAN) pour voir que la déclaration de Lavrov n’est pas que du vœu pieu. Les voisins européens de Kiev se réveillent avec la gueule de bois et prennent des mesures contre ce qu’est devenu l’Ukraine.

Mais Porochenko est acculé, les manifestations contre lui se poursuivent, appelant à sa destitution, et la situation interne de l’Ukraine est catastrophique. Kiev a besoin de faire diversion. Et comme l’a souligné Lavrov, dans ce contexte, l’influence politique des mouvements et des partis les plus radicaux du pays ne fait que grandir. Et ils sont loin d’être des pacifistes ou des fans des accords de Minsk. De Secteur Droit à Svoboda, tous réclament de reprendre le Donbass par la force.

Et surtout, le contexte géopolitique et économique global et interne (dette stratosphérique, destruction de l’économie réelle, perte du statut hégémonique), pousse les États-Unis à jouer les pyromanes. Or il ne faut pas en douter une seconde, c’est Washington qui seul peut donner ou non le feu vert à Kiev pour lancer l’offensive.

Plusieurs analystes financiers tirent la sonnette d’alarme sur la détérioration évidente de la situation économique à l’échelle globale. Depuis début février, les indices boursiers à travers le monde décrochent, avec parfois une petite remontée vite perdue deux jours plus tard. Rien qu’aux États-Unis cette chute brutale a fait perdre plus de 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Dans ce contexte, la révision de la doctrine nucléaire américaine a de quoi effrayer bien des experts qui comprennent les implications que cela pourrait avoir. Même The Economist envisage le risque de dérapage global et de déclenchement d’une troisième guerre mondiale. La lecture de cet article issu d’un journal qui n’est ni plus ni moins que la voix officielle de l’oligarchie financière mondiale est effrayante à plus d’un titre.

Dans cet article, le journal exhorte les états-Unis à utiliser la force militaire pour empêcher le déclin de son hégémonie et se débarrasser des pays concurrents (Russie et Chine), ce qui permettrait de garantir la « paix mondiale » (chez moi ça s’appelle une dictature mondiale quand on impose ça par la force militaire). En lisant cet article on croirait lire 1984 : « La guerre c’est la paix ».

Le fin du fin est ce passage de l’éditorial du 27 janvier, où la Russie et la Chine sont décrites comme « des États révisionnistes qui veulent remettre en cause le statu quo et considèrent leurs régions comme des sphères d’influence à dominer. »

Vouloir un monde multipolaire (et donc plus équilibré) en refusant la domination totale du monde par un seul pays (qui n’a aucune légitimité pour se faire) n’a rien de révisionniste. Si considérer qu’un pays a le droit de dominer le monde entier et de bombarder tous ceux qui contestent ce fait c’est la « démocratie », je comprends que beaucoup de pays n’aient pas trop envie d’en découvrir les « joies ».

Mais cet article montre bien que l’oligarchie financière panique littéralement devant l’effondrement de l’hégémonie américaine. Devoir partager le gâteau leur est insupportable et ils sont prêts à risquer de déclencher un holocauste nucléaire en affrontant la Russie et la Chine plutôt que de devoir s’y résoudre. Si certains avaient besoin d’une preuve que ces gens là n’ont rien de rationnel dans leurs comportements et leurs décisions…

Il semble en tout cas que cet appel de l’oligarchie financière (qui a besoin d’une guerre pour continuer à s’enrichir encore et toujours plus) ait été entendu, puisque les États-Unis viennent de battre un nouveau record en termes de dépenses militaires, en allouant 700 milliards de dollars pour le budget militaire du pays.

Quand on met autant d’argent sur la table ce n’est pas pour promouvoir la paix. La guerre, comme on peut le voir, est un business des plus lucratifs. Et quoi de mieux puisqu’ils ont échoué en Syrie que de rallumer le brasier du Donbass ?

Après la divulgation par la RPD des plans d’attaque prévus par le commandement ukrainien contre les deux républiques populaires, les signes prouvant qu’il ne s’agit pas juste d’une lubie de Kiev s’accumulent.

Redéploiement massif d’armes lourdes sur la ligne de front, enregistré par l’OSCE, arrivée d’officiers américains pour inspecter le niveau de préparation au combat de l’armée ukrainienne, volonté de l’armée ukrainienne de recruter de nouveaux soldats même parmi les criminels faute d’arriver à remplir ses unités avec des gens normaux, construction de camps de « filtration » pour épurer la population après reprise du Donbass par la force, arrivée d’instructeurs étrangers pour former les soldats ukrainiens au combat urbain, arrivée de renforts massifs près du front, etc.

Il faut y ajouter ces étranges demandes à répétition de la partie ukrainienne pour un cessez-le-feu afin de pouvoir réparer les voies de chemin de fer menant à la RPD et situées de leur côté, alors que tout trafic ferroviaire est interrompu entre l’Ukraine et les républiques populaires depuis le blocus total des transports institué par le Conseil National de Sécurité ukrainien en mars 2017.

Devant ces demandes à répétition (38 demandes faites depuis le 27 décembre 2017, soit presque une par jour !!!) de la partie ukrainienne alors que rien ne laisse penser que le blocus sera levé, le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) se demande ce qui motive réellement ces demandes.

Puisque les civils ne pourront pas bénéficier de ces réparations faute de levée du blocus, alors qui en bénéficierait ? Si on regarde l’image d’ensemble et la menace croissante d’une offensive, on comprend bien dans quel but l’Ukraine veut réparer les voies ferrées : pouvoir les utiliser à des fins militaires ! Devant cette évidence, le CCCC a bien sûr refusé à chaque fois de satisfaire à ces demandes. Vouloir la paix ne veut pas dire être naïf au point de faciliter les tentatives de l’ennemi de mener une offensive !

Et alors que l’Ukraine se moque ouvertement du sort des civils vivant dans le Donbass en allant jusqu’à bombarder régulièrement la station d’épuration de Donetsk ou les conduites d’eau et stations de pompage, quitte à priver 1,5 millions de personnes d’eau potable, la RPD a exprimé ses inquiétudes concernant les innombrables victimes civiles que ferait l’offensive planifiée par l’État-major ukrainien.

Car la crainte du commandement opérationnel de la RPD, est que l’armée ukrainienne, formée par des instructeurs de l’OTAN, n’en vienne à noyer la population civile du Donbass sous un tapis de bombes.

« Environ 80 % des Forces Armées Ukrainiennes ont été entraînées selon les standards de l’OTAN, ce qui est terrifiant, parce que si vous regardez la façon dont les soldats de l’OTAN se battent, c’est-à-dire en fait les Américains, il s’agit d’annihilation complète, de terre brûlée, de tapis de bombes, de ratissage. Puis les unités arrivent, les groupes d’assaut, qui finissent le nettoyage. Le dernier exemple est ce qui s’est passé en Irak, à Mossoul. Dans le droit international, cela s’appelle un génocide quand une population ethnique est détruite, » a rappelé Bassourine.

En RPD, tous sont désormais dans l’attente de l’offensive ukrainienne, qui pourrait démarrer dès la fin du mois de février. Nous ne pouvons plus qu’espérer que l’Ukraine n’arrivera pas à mener ses plans à bien, car si elle y arrivait, et obligeait la Russie à intervenir en tant que garante des accords de Minsk pour faire cesser le bain de sang à sa porte, alors les États-Unis tiendraient leur prétexte pour envoyer l’OTAN entrer en guerre contre la Russie.

Il est minuit moins deux à l’horloge de l’apocalypse et nous ne pouvons plus qu’espérer que nous ne nous rapprocherons pas plus de l’heure fatidique. Mais pour cela il faudrait que les gens de bonne volonté se réveillent de toute urgence.

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire » – Albert Einstein.

Christelle Néant

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Christelle Néant Donbass SitRep n°77 du 10 février 2018

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 10 février 2018 par vidéo conférence :

01’11 » – Réponses aux questions des auditeurs

ECOUTER VIDEO ICI

SITUATION MILITAIRE

09’18 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
11’08 » – Concentration d’armes lourdes près de la ligne de front
12’38 » – Kiev veut relancer une guerre éclair dans le Donbass au printemps
19’55 » – Arrivée d’officiers américains pour inspection des troupes ukrainiennes
20’53 » – Pertes hors-combat de l’armée ukrainienne pour le mois de janvier et recrutement de personnes avec un casier judiciaire
21’58 » – L’armée ukrainienne revend à la RPD des armes qu’elle a obtenues de l’OTAN
24’10 » – L’Ukraine construirait des camps de concentration pour les habitants du Donbass
28’36 » – 40 ans seront nécessaires pour déminer le Donbass

RPD
29’54 » – L’usine Silour de Khartsyzsk commence à utiliser l’acier produit par l’usine Iouzovskyi
33’49 » – La RPD lance la production de tramways modernes

 

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

34’47 » – Un officier israélien venu inspecter les unités des FAU dénonce la stupidité des généraux ukrainiens

40’53 » – Conclusion

ECOUTER VIDEO ICI

Christelle Néant

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L’Ukraine construirait des camps de concentration pour les habitants du Donbass

Camp de concentrationLa ligne d’assistance téléphonique de la RPD a reçu cette semaine l’appel d’un homme déclarant être un employé du ministère ukrainien de l’Intérieur d’une localité située sur la ligne de front dans la partie du Donbass occupée par l’armée ukrainienne.

Cet homme a déclaré que les autorités ukrainiennes lui avaient ordonné, ainsi qu’à ses collègues d’autres villes, de trouver un endroit où construire un camp de filtration pour la population du Donbass (à la demande de l’informateur, le nom de la ville et l’unité de police où il travaille n’ont pas été communiqués).

Ce n’est pas la première fois que de telles informations nous parviennent. Il y a deux ans en arrière, des soldats ukrainiens s’étaient pris en photo en train de construire un tel camp à Talakovka, se disant fiers de bâtir un tel endroit pour les « chiens de porcs russes ».

Et plusieurs politiciens ukrainiens comme Edouard Leonov et Iouri Mikhaltchichine (député membre du parti Svoboda) ont déjà fait de telles propositions en public à la télévision ukrainienne concernant les Ukrainiens russophones ou d’origine russe.

Non vous ne rêvez pas (ou plutôt ne cauchemardez pas), en Ukraine, des politiciens néo-nazis (faut appeler un chat un chat) peuvent dire publiquement à la télé, sans représailles judiciaires, qu’une partie de la population du pays mérite de finir dans de tels camps simplement parce qu’elle est russophone ou d’origine russe… C’est beau la démocratie post-Maïdan, y a pas à dire…

Voici le témoignage qu’a livré ce monsieur, et qui doit encore être vérifié et corroboré par les services de renseignement de la RPD. Si ces faits sont avérés, cela serait une preuve de plus que l’Ukraine se prépare à reprendre le Donbass par la force avant d’y mener une purification ethnique via ces camps de filtration. Il semble qu’un nettoyage préventif des populations se trouvant du côté occupé par l’armée ukrainienne soit aussi prévu, très certainement afin d’empêcher les républiques d’obtenir des renseignements sur l’attaque à venir.

« Nous comprenons bien entendu ce que cela signifie pour la population qui se trouve de l’autre côté. Ni moi ni mes collègues de Marioupol, Kramatorsk, Volnovakha ne doutons que Secteur Droit n’en assurera pas la protection (des camps – ed.). J’ai de la famille à Donetsk et Makeyevka. Je suis né là-bas, j’y ai grandi, ma mère y a été enterrée. Puis, quand tout cela a commencé, je suis parti servir en Ukraine. C’est incompréhensible. De quelle occupation russe du Donbass peut-il s’agir quand de tels ordres sont donnés ? Il s’agit d’une campagne à très grande échelle, qui implique non seulement notre structure (le ministère ukrainien de l’Intérieur – ed.), mais je sais avec certitude que le SBU travaille également sur ce projet et de manière très intensive. Mais ils ont des tâches légèrement différentes », a déclaré le témoin.

D’après le témoin, seront soumis aux « mesures de filtration » tous les hommes âgés de 15 à 65 ans et toutes les femmes suspectes. Une unité spéciale de la Garde Nationale (qui je le rappelle est majoritairement constituée d’unités d’ultra-nationalistes voire de néo-nazis) sera chargée de garder le périmètre extérieur de ces camps, tandis que Secteur Droit sera chargé de maintenir l’ordre à l’intérieur.

« Nous nous y préparons déjà très activement. Dans notre département, les tables des opérateurs sont déjà remplies de dossiers personnels de séparatistes locaux (personnes habitant côté ukrainien soutenant les Républiques Populaires du Donbass – éd.). La dernière fois, c’était pareil. Le nettoyage dit préventif est prévu parmi la population locale. Jusqu’à présent, je sais seulement que ces mesures sont en cours de préparation à Starobelsk, Lissichansk, Artemovsk et Severodonetsk », a déclaré le témoin.

En clair, la répression déjà féroce du SBU va s’intensifier contre ceux qui contestent les autorités ukrainiennes issues du coup d’État de 2014, en ajoutant les camps de « filtration » à l’arsenal pléthorique de prisons secrètes et de tortures dont les services de sécurité ukrainiens usent et abusent depuis quatre ans.

Les informations comme celles-ci allant dans le sens d’une reprise prochaine du conflit se multiplient depuis plusieurs jours, entre armes lourdes sorties des zones de stockage, loi sur la réintégration du Donbass envoyée pour signature à Porochenko, et maintenant ces camps de filtration.

Il est temps que la communauté internationale ouvre les yeux, avant qu’un nouveau bain de sang n’ai lieu dans le Donbass par la faute de Kiev.

Christelle Néant

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Un an après l’assassinat du commandant Guivi la république pleure la mort de son héros

Le 8 février 2017 au matin, l’emblématique commandant du bataillon Somali, Mikhaïl Tolstykh, surnommé Guivi, mourrait assassiné lors d’un attentat. Ce n’était pas le premier attentat contre sa personne, il y en avait déjà eu plusieurs, dont il n’avait réchappé que par miracle.

Après l’assassinat de son ami et frère d’armes, le commandant du bataillon Sparta, Arsen Pavlov, surnommé Motorola, en octobre 2016, les menaces contre Guivi de la part de l’Ukraine avaient augmenté, lui promettant qu’il serait le prochain sur la liste à mourir.

Un an après son assassinat, il est toujours aussi dur de réaliser qu’il est bel et bien mort, tant il semblait invincible et immortel sur le champ de bataille.

Pour cette cérémonie organisée dans le cimetière de Donetsk où il repose aux côtés de Motorola, sa famille était là. Sa mère et sa sœur entre autres. Un an après, celle qui lui a donné la vie ne se remet pas de la perte de son fils si obstiné à défendre sa terre, qu’il était prêt à prendre tous les risques pour cela.

Mikhaïl était plus qu’un héros, il était un exemple pour tous les habitants du Donbass (et même d’ailleurs). Un exemple vivant de ce que le courage peut accomplir lorsqu’on défend sa liberté.

La famille n’était bien sûre pas seule pour cet événement, le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, était là pour venir rendre hommage à celui qui fût, comme Arsen Pavlov, bien plus qu’un ami. Un frère.

Visiblement très ému, le chef de l’État s’est fendu d’un discours laconique mais clair, qui confirme que la RPD se prépare à une évolution brutale de la situation.

« Je crois qu’il n’y a rien à dire aujourd’hui. Maintenant il est temps d’agir. Tout a déjà été dit avant. La perte ne peut pas être réparée, mais il est toujours avec nous, » a ainsi déclaré Alexandre Zakhartchenko.

Voir la vidéo de la cérémonie : « Voir la vidéo ici »

Sont aussi venus rendre hommage à Guivi, Alexandre Timofeyev, le ministre des Taxes et des revenus, Vladimir Kononov, ministre de la Défense, Édouard Bassourine, Commandant en second du commandement opérationnel de l’armée de la RPD, Vokha, le commandant du bataillon Sparta, et bien d’autres membres des forces armées de la RPD. En tout une centaine de personnes étaient venues assister à cette cérémonie intime.

Ami proche de Guivi, Vladimir Kononov a tenu à remettre les points sur les i vis-à-vis de ceux qui essayent de tirer avantage du nom du célèbre commandant décédé, sans l’avoir mérité.

« Je voudrais vous demander ici, près de la tombe de mes camarades de combat, arrêtez de jouer sur son nom, sur le nom d’Arsen, de prétendre être leurs amis proches. Les gens qui sont apparus en 2016, à la fin de 2015, qui ne connaissaient sa carrière de combat que d’après ce que l’on dit, arrêtez de mentir», a ainsi déclaré le ministre de la Défense de la RPD.

Pour rappel, Mikhaïl Tolstykh est né à Ilovaïsk en 1980. Il a fait son service militaire au sein de l’armée ukrainienne. Dès le début de la guerre dans le Donbass, il s’est engagé dans la milice populaire de la RPD et a participé à partir du mois de mai 2014, d’abord à la bataille de Slaviansk, puis celle d’Ilovaïsk, avant de devenir célèbre lors de sa participation à la bataille de l’aéroport de Donetsk à l’automne 2014.

C’est à cette occasion qu’une vidéo de lui, où on le voit fumer tranquillement une cigarette alors que tout le monde fuit des tirs de lance-roquettes multiples Grad qui tombent à proximité, est devenue virale, faisant de lui une célébrité, y compris à l’international. Pour son courage, il a reçu deux croix de St Georges et la médaille « Pour la défense de Slaviansk », et a été fait héros de la RPD.

Vidéo de ses funérailles il y a un an en arrière :

« Voir la vidéo ici »

Christelle Néant

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Le monde ne survivra pas à la doctrine néoconservatrice de l’hégémonie mondiale des États-Unis

Apocalypse nucléaireNote de la traductrice : Si j’ai décidé de traduire cette analyse de Paul Craig Roberts, c’est qu’elle reflète à plus de 90 % ce que je pense de la situation dangereuse dans laquelle se trouve le monde actuellement à cause de quelques idéologues déconnectés de la réalité.

Le gouvernement des États-Unis est clairement entre des mains démoniaques. Nous sommes submergés de preuves. Prenez aujourd’hui (2 février 2018) par exemple. Un rapport du comité du renseignement de la Chambre des représentants a été publié, qui prouve que le FBI, le ministère de la Justice (sic) et le comité national démocrate sont engagés dans une conspiration contre la démocratie américaine et le Président des États-Unis avec le plein appui des médias presstitués.

Comme si cela ne suffisait pas, le Pentagone publie également aujourd’hui sa nouvelle revue de la posture nucléaire. Une revue de la posture nucléaire précise l’attitude d’un pays à l’égard des armes nucléaires et de leur emploi. Dans le passé, on considérait que les armes nucléaires étaient inutilisables, sauf en représailles à une attaque nucléaire. L’hypothèse était que personne ne s’en servirait. Il y avait toujours la possibilité que de faux avertissements de missiles balistiques internationaux entrants aient pour effet de pousser le bouton nucléaire, ce qui déclencherait Armageddon. Il y a eu de nombreux faux avertissements pendant la guerre froide. Le président Ronald Reagan était très préoccupé par le fait qu’un faux avertissement pourrait entraîner des morts et des destructions de masse. C’est pourquoi son objectif principal était de mettre fin à la guerre froide, ce qu’il a réussi à faire. Il n’a pas fallu longtemps aux gouvernements qui lui ont succédé pour ressusciter la guerre froide.

La nouvelle posture nucléaire des États-Unis est une dérive imprudente, irresponsable et déstabilisatrice comparée à l’attitude antérieure à l’égard des armes nucléaires. L’utilisation ne serait-ce que d’une petite partie de l’arsenal américain suffirait à détruire la vie sur Terre. Pourtant, la revue de la posture préconise davantage d’armes, dit que les armes nucléaires sont « utilisables » et justifie leur utilisation lors des premières frappes, même contre des pays qui n’en possèdent pas.

C’est une escalade démente. Cela montre à tous les pays que le gouvernement américain croit à la première frappe nucléaire contre tous les pays. Des puissances nucléaires telles que la Russie et la Chine doivent voir cela comme une augmentation massive du niveau de menace venant des États-Unis. Les personnes responsables de ce document devraient être mises dans des hôpitaux psychiatriques, et non pas laissées dans des positions politiques où elles peuvent les mettre en action.

Le président Trump est blâmé pour l’agressivité nucléaire américaine annoncée aujourd’hui. Cependant, le document est un produit néoconservateur. Trump, peut-être, aurait pu empêcher la publication du document, mais sous la pression de l’accusation selon laquelle il aurait comploté avec Poutine pour voler l’élection présidentielle américaine à Hillary, Trump ne peut se permettre de s’opposer au Pentagone néoconisé.

Les néoconservateurs sont un petit groupe de conspirateurs. La plupart des néoconservateurs sont des juifs alliés à Israël. Certains ont la double nationalité. Ils ont créé une idéologie de l’hégémonie mondiale américaine, précisant que l’objectif principal de la politique étrangère américaine est d’empêcher l’ascension de toute autre puissance qui pourrait être contrainte contre l’unilatéralisme américain.

Comme les néoconservateurs contrôlent la politique étrangère américaine, cela explique l’hostilité des États-Unis envers la Russie et la Chine, ainsi que l’utilisation par les néoconservateurs de l’armée américaine pour écarter les gouvernements du Moyen-Orient considérés par Israël comme des obstacles à l’expansion israélienne. Depuis deux décennies, les États-Unis mènent des guerres pour Israël au Moyen-Orient. Ce fait prouve le pouvoir et l’influence des fous néoconservateurs.

Il est certain que des gens aussi fous que les néoconservateurs lanceraient une attaque nucléaire contre la Russie et la Chine. Les gouvernements russe et chinois semblent ignorer totalement la menace que les néoconservateurs leur font peser [note de la traductrice : je ne pense pas que le gouvernement russe soit aussi naïf que Mr Roberts semble le penser, il suffit de se plonger dans certaines mises en garde de Poutine sur le risque de guerre nucléaire pour comprendre que le président russe est totalement conscient du risque]. Je n’ai jamais rencontré dans mes entretiens avec des Russes et des Chinois la moindre conscience de l’idéologie néoconservatrice. C’est peut-être trop dément pour qu’ils puissent le comprendre.

Les idéologues tels que les néoconservateurs ne se basent pas sur des faits. Ils poursuivent leur rêve d’hégémonie mondiale. La Russie et la Chine font obstacle à cette hégémonie. Ayant appris les limites de la puissance militaire conventionnelle américaine – après 16 ans, la « superpuissance » américaine n’a pas été en mesure de vaincre quelques milliers de talibans légèrement armés en Afghanistan – les néoconservateurs savent que les invasions conventionnelles de la Russie ou de la Chine mèneraient à la défaite totale des forces américaines. Par conséquent, les néoconservateurs ont élevé les armes nucléaires au rang d’arsenal de première frappe, utilisable, qui dans le rêve néoconservateur de l’hégémonie mondiale peut être utilisé pour détruire la Russie et la Chine.

Les idéologues qui se désolidarisent des faits créent un monde virtuel pour eux-mêmes. Leur croyance en leur idéologie les rend aveugle aux risques qu’ils imposent au monde.

Il est assez clair que sans le ministère de la Justice (sic) et le FBI d’Obama, le comité national démocrate entièrement corrompu, contrôlé par Clinton, et les médias presstitués américains et européens totalement corrompus qui s’emploient à détruire la présidence de Trump en l’accusant d’être « un agent russe », le président Trump, sachant que la revue de la posture nucléaire du Pentagone n’aurait fait qu’empirer, et non normaliser, les relations avec la Russie, aurait enterré six pieds sous terre ce document démoniaque qui menace toute vie sur Terre.

Grâce aux Américains libéraux/progressifs/de gauche, le monde entier est confronté à une destruction nucléaire beaucoup plus probable que ce qui nous a menacés pendant la guerre froide avec l’Union soviétique.

Par sa collaboration avec le complexe militaire/de sécurité et le comité national démocrate corrompu d’Hillary, le Parti libéral/progressif/de gauche s’est discrédité pour toujours. Il est maintenant considéré par tous les penseurs du monde entier comme un ministère de propagande insensé pour le projet des néoconservateurs d’utiliser les armes nucléaires pour éliminer les contraintes contre l’unilatéralisme américain. Le libéral/progressif/de gauche a approuvé l’hégémonie ou la mort.

Ils vont obtenir la mort. Pour nous tous.

Paul Craig Roberts

Source : https://www.paulcraigroberts.org/2018/02/02/nuclear-posture-review/
Traduction : Christelle Néant

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La RPD annonce que Kiev se prépare pour une guerre éclair dans le Donbass au printemps

BombardementRécemment, nos services de renseignement ont détecté une accumulation active de forces et de moyens ennemis sur toute la ligne de contact.

En contradiction avec les accords de Minsk, le commandement militaire ukrainien fait converger l’armement lourd vers la ligne de front, le retirant des sites de stockage temporaire, ce qui est noté quotidiennement dans les rapports de la Mission de l’OSCE.

Les habitants des localités situées sur le territoire sous contrôle ukrainien nous informent quotidiennement sur les colonnes de matériel de combat et de transport acheminant du personnel et des moyens matériels, y compris du carburant et des munitions de gros calibre, jusqu’à la ligne de contact.

Liste des pièces d’équipement absentes des zones de stockage notées par la MSS de l’OSCE du 27 janvier au 2 février 2018 :
– 27 janvier : six obusiers D-20 de 152 mm, deux canons antichars Rapira de 100 mm et 16 chars d’assaut T-64 et T-72 ;
– 28-29 janvier : quatre canons automoteurs Gvozdika de 122 mm, deux canons tractés Ghiatsint-B de 152 mm, et 33 chars d’assaut ;
– 31 janvier : sept chars d’assaut, six canons automoteurs Gvozdika de 122 mm et cinq mortiers de 82 mm ;
– 1er février : six canons automoteurs Akatsia de 152 mm, quatre canons automoteurs Gvozdika de 122 mm, et huit chars d’assaut ;
– 2 février : un canon automoteur Gvozdika de 122 mm ; quatre systèmes de lance-roquettes multiples BM-21 Grad de 122 mm et un char d’assaut.

On note également la reconnaissance aérienne croissante par l’ennemi de l’emplacement de nos positions, du déploiement de nos troupes et des infrastructures vitales des localités de la république.

Vols de drones ukrainiens

En outre, il est notoire que des ordres d’opération pour préparer une offensive ont déjà été envoyés aux forces et aux unités militaires stationnées dans la zone de l’OAT, et que des fonds supplémentaires ont été crédités sur les comptes de la 57e brigade d’infanterie mécanisée et de la 30e brigade mécanisée pour les incitations matérielles destinées aux militaires.

SMS argent

Ces faits sur l’accumulation de forces et de moyens des forces ennemies indiquent que la partie ukrainienne, malgré les accords de Minsk, se prépare activement à des actions offensives tout le long de la ligne de contact. La tentative d’assassinat du ministre de la Défense de la république, le général V. Kononov, ne fait que confirmer le renforcement des activités subversives des forces spéciales des FAU.

Nos conclusions sont confirmées, entre autres, par le décret de l’état-major général des Forces Armées Ukrainiennes sur la planification des actions offensives, publié dans les médias ukrainiens. Des experts et des analystes militaires ont confirmé l’authenticité de ce document, et le personnel de combat qui y figure coïncide parfaitement avec nos données de renseignement.

Articles dans la presse ukrainienne

Le plan de l’ennemi prévoit l’utilisation des forces déployées sur la ligne de contact et des unités militaires présentes dans la zone de l’OAT, soutenues par l’artillerie et l’aviation, pour infliger des dégâts maximums aux milices populaires de la RPD et de la RPL, traverser la zone de sécurité et franchir les fortifications de la première ligne défensive et les zones de défense des unités de première ligne de la RPD et de la RPL. Par des tirs d’artillerie lourde et la puissance de feu des unités de chars et d’infanterie mécanisée, des unités d’assaut aérien et d’artillerie sur les positions de la milice populaire de la RPD, l’ennemi tentera de créer les conditions nécessaires à l’introduction des forces principales des unités offensives des FAU.

Concentrations de troupes des FAU

Permettez-moi de vous rappeler que le lieutenant-général M. Zabrodsky, commandant des troupes d’assaut aérien, est le chef de l’OAT. Le commandement des FAU prévoit de vaincre les forces armées des républiques populaires et de prendre pied le long des lignes de Sorokino, Dovjansk, Marinovka et Novoazovsk. Plus loin, le plan prévoit d’atteindre la frontière des Républiques Populaires avec la fédération de Russie.

Afin d’atteindre les objectifs de l’opération et de renforcer les unités offensives, l’ennemi envisage la création de réserves opérationnelles du groupement combiné des forces de la 28e brigade mécanisée dans la direction d’attaque principale et de la 128e brigade d’infanterie de montagne dans l’autre direction d’attaque.

Attaque autour de Donetsk

Dans la direction de la concentration de ses forces principales, l’ennemi, par deux frappes de couverture en direction de Verkhnetoretskoye, Ilovaïsk (17e brigade de chars d’assaut, et 93e brigade mécanisée) et dans la direction de Maximovka, Starobechevo, Ilovaïsk (1ère brigade de chars d’assaut, 14e brigade mécanisée, et partiellement les forces de la 30e brigade mécanisée (un bataillon de chars d’assaut)), tentera de franchir la ligne de contact et de percer la première ligne défensive des Forces Armées de la RPD, et, après avoir concentré les efforts par l’introduction d’unités de deuxième ligne et de réserve, de couper les unités du 1er Corps d’Armée, entourer et prendre la ville de Donetsk.

Plus loin, poursuivant l’offensive, l’ennemi prévoit de s’emparer de la ligne de Loutougino, Ilovaïsk, Komsomolskoye, Pobeda.

Attaque dans le Sud de la RPD

L’ennemi a l’intention de lancer une autre attaque en direction de Sakhanka et Bezymennoye (36e brigade de marine, et 79e brigade aéroportée). Cela permettra à l’ennemi de fixer nos forces dans la direction de Marioupol et de les empêcher de se déplacer vers Donetsk. Plus loin, en intensifiant les efforts par l’introduction d’unités de deuxième ligne, il prévoit d’atteindre la ligne de Boikovskoïe, Novoazovsk, nous privant ainsi de l’accès à la mer d’Azov.

Attaque contre Lougansk

L’ennemi projette d’envahir le territoire de la RPL en direction de Krymskoye, Loutougino (72e et 92e brigades mécanisées). Par la suite, en redoublant d’efforts, il prévoit de saisir la ligne de Sorokino, Dovjansk, et, par les actions des détachements de combat des unités des troupes d’assaut aéroportées (80e brigade d’assaut aérienne et la 81e brigade aéroportée) en direction de Stanichno-Lounganskoye, Dovjansk, de vaincre les Forces Armées de la RPL et atteindre la frontière de la fédération de Russie.

Je m’adresse personnellement au commandant en chef des troupes ukrainiennes, le général Viktor Mujenko. Vos déclarations du 5 octobre 2017 au sujet des nombreuses pertes de soldats et de civils ukrainiens qui seraient tués ou blessés dans l’éventualité d’une offensive contre le Donbass, ont réussi à refroidir les têtes brûlées. Afin d’éviter l’escalade du conflit, il est nécessaire d’arrêter à nouveau cette aventure planifiée par les dirigeants politiques.

Les stratèges ukrainiens n’ont pas choisi le moment de l’offensive de manière fortuite, et il est connecté, tout d’abord, comme nous le supposons, avec le fait que l’attention principale de la communauté internationale à ce moment là sera dirigée vers l’élection du président de la fédération de Russie et la Coupe du monde organisée en Russie.

En ce qui concerne l’agression armée prévue par le commandement ukrainien, nous nous tournons vers la communauté internationale pour exhorter l’Ukraine en la personne de Porochenko, Poltorak, Mujenko et Zabrodsky, à rappeler les engagements pris par l’Ukraine pour empêcher la reprise du conflit dans le Donbass conformément aux accords de Minsk.

J’assure les habitants du Donbass que nous analysons soigneusement et minutieusement toutes les informations que nous recevons et sommes conscients de chaque étape planifiée par l’ennemi, pour lesquelles des contre-mesures ont déjà été prises.

Je souligne que la guerre éclair prévue par les FAU n’apportera pas le résultat escompté à la partie ukrainienne et, en cas d’agression armée contre les républiques populaires, l’ennemi sera irrémédiablement détruit.

Les soldats de la 128e brigade d’infanterie de montagne ont déjà refusé de participer à cette aventure et ont été immédiatement retirés de la zone de l’OAT. La brigade ayant été nettoyée par le SBU, le commandant de brigade Sobko a été temporairement suspendu de ses fonctions. Aujourd’hui, l’État-major général des FAU prend des mesures urgentes pour rétablir la capacité de combat et réorganiser les unités qui refusent d’éliminer leur propre peuple.

Je voudrais également m’adresser aux habitants de l’Ukraine qui ne sont pas insensibles afin qu’ils n’envoient leurs maris et leurs fils dans ce bain de sang.

Nous lancerons également un appel officiel à l’OSCE, aux dirigeants américains et aux représentants du Format Normandie, dans lequel il sera déclaré qu’au moment où les négociations pour mettre en œuvre les accords de Minsk sont en cours, la partie ukrainienne planifie une attaque impliquant la mort de milliers d’habitants ukrainiens et de la République Populaire de Donetsk, qui ne veulent pas vivre dans un État avec des autorités néo-nazies. Il faut empêcher les agresseurs de Kiev d’accomplir leurs plans !

Vice-commandant de la milice populaire de la RPD, colonel Édouard Bassourine, traduction officielle par Christelle Néant de l’agence DONi Press.

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L’usine Silour de Khartsyzsk a commencé à utiliser l’acier fabriqué par l’usine d’Iouzovskyi pour sa production

Câbles d'acier

Suite à la réouverture officielle de l’aciérie d’Iouzovskyi en octobre 2017, les marchés intérieurs pour sa production se développent, comme prévu par les autorités de la République Populaire de Donetsk (RPD).

L’un des destinataires évidents pour la production de l’aciérie d’Iouzovskyi est bien sûr l’usine de fabrication de fils et de câbles en acier Silour, située à Khartsyzsk.

Après un redémarrage tout en douceur de la production d’acier à Iouzovskyi, les ouvriers ont lancé dès le 29 novembre 2017 la fabrication de matière première pour l’usine de Khartsyzsk, et celle-ci est désormais utilisée par l’usine de Silour pour assurer sa propre production.

« Aujourd’hui [1er février], l’usine de Silour a démarré la production sur base d’un fil d’acier à haute teneur en carbone fabriqué à l’aciérie d’Iouzovskyi. Grâce à la coopération des entreprises, l’entreprise de Khartsyzsk n’a pas cessé ses activités de production », a indiqué le service de presse du ministère de l’Industrie et du commerce de la RPD.

Le début du processus de production a été contrôlé par le ministre par intérim de l’Industrie et du commerce de la RPD, Alexeï Granovsky. Ce dernier a souligné l’importance de cet événement issu de la coopération entre les deux usines, car l’aciérie Iouzovskyi n’avait jamais produit de telles pièces d’acier auparavant. Il s’agit donc d’une première pour l’usine ré-ouverte l’an passé.

À ce jour, Silour dispose de 2 000 tonnes de matières premières, ce qui est suffisant pour assurer deux mois et demi de travail continu (voire trois mois sur certains postes), et les deux usines ont déjà préparé la suite de leur coopération.

L’usine de fils et câbles d’acier Silour, située à Khartsyzsk est spécialisée dans la fabrication de câbles en acier, fils d’armature, et treillis. Au total, l’entreprise est en mesure de fabriquer environ 60 types de produits, fabriqués conformément aux normes de la fédération de Russie, de l’Ukraine, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

L’usine avait suspendu son activité à la fin de 2016, avant de reprendre sa production en avril 2017, mais elle était alors menacée de fermeture fin 2017, à cause des difficultés d’approvisionnement en matières premières. Cette coopération entre les deux usines va permettre d’assurer l’activité de l’usine de Silour et de maintenir l’emploi des 891 personnes qui y travaillent.

Ce genre de coopération est amené à se développer de plus en plus non seulement entre les usines de la RPD, mais aussi avec celles de la République Populaire de Lougansk (RPL), comme cela a été exprimé par Rouslan Nong, le directeur du département industriel du ministère de l’Industrie et du commerce de la RPD lors d’une visite de travail en RPL.

« Nous parlons d’établir une coopération industrielle et scientifique plus étroite entre les plus grandes entreprises industrielles des républiques. Le travail en commun permettra de réaliser pleinement les capacités de production de nos entreprises », avait déclaré le service de presse du ministère.

Comme on peut le voir, petit à petit, les deux républiques redressent leur économie, et développent leur production interne de façon à accroître l’autonomie de cette dernière, les produits de certaines usines devenant les matières premières des autres, afin de contourner le blocus économique dont les deux républiques sont victimes.

Christelle Néant

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Christelle Néant Donbass SitRep n°76 ~ 3 février 2018 partie 1 sur 1

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Regarder et écouter la vidéo ICI

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 3 février 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
00’57 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’07 » – Concentration d’armes lourdes et de nouvelles unités de l’armée ukrainienne près du front
04’16 » – Un groupe de diversion ukrainien mène un attentat terroriste contre le ministre de la défense de la RPD
13’20 » – La RPD organise des assemblées de réservistes pour remettre à jour leurs compétences au combat

RPD ET RPL
15’39 » – La RPD et la RPD signent un protocole visant à créer un espace douanier unique

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
18’23 » – Le rédacteur en chef de Strana.ua fuit l’Ukraine et demande l’asile politique en Autriche
21’07 » – La Rada incapable d’expliquer où est passé un milliard d’euros de taxes prévues pour financer l’armée
23’45 » – L’Ukraine continue sur sa trajectoire vers plus de nazisme et de chaos économique et social

38’53 » – Conclusion

Christelle Néant

 

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