Malgré la trêve de Pâques la situation ne s’améliore pas dans le Donbass – L’armée ukrainienne continue de bombarder la RPD

Canon ukrainienAlors que la nouvelle trêve de Pâques est entrée en vigueur cette nuit (30 mars) à 00 h 01, la situation ne se calme pas pour autant sur la ligne de front du Donbass.

On aurait pu s’attendre à ce que comme d’habitude, l’armée ukrainienne se calme un tant soit peu après l’entrée en vigueur d’un nouveau cessez-le-feu, mais la brutalité de l’escalade récente ne semble pas pouvoir être arrêtée, même avec une nouvelle trêve.

Après 48 heures marquées par 25 violations du cessez-le-feu, l’armée ukrainienne a commis hier six nouvelles violations de la trêve du 29 mars au 30 mars à 6 h 00 GMT, lors desquelles elle a tiré sept obus d’artillerie de 122 mm, 14 obus de mortier de 120 mm, quatre obus de mortier de 82 mm, et a utilisé de nombreuses autres armes allant du véhicule de combat d’infanterie, au lance-roquettes, pour un total de 106 munitions tirées durant la journée. Ces bombardements ont endommagé un appartement à Dokoutchayevsk.

Et alors que l’on pouvait espérer une accalmie relative sur le front après la mise en place de la trêve de Pâques, il n’en fut rien. La nouvelle trêve n’a tenu que 9 h 30…

Dès 9 h 35 les soldats ukrainiens ont ouvert le feu contre le village de Kominternovo avec des mortiers de 120 mm, des véhicules de combat d’infanterie BMP-1, et des lance-grenades automatiques, ainsi que des armes légères.

À 10 h 05, l’armée ukrainienne ouvre de nouveau le feu contre le village de Kominternovo ainsi que contre celui de Leninskoye (situé à côté), avec des lance-grenades automatiques et des armes légères. Ils reprendront les tirs contre le village dès 11 h 45 avec les mêmes armes.

Après quelques heures de calme, l’armée ukrainienne reprend à 14 h 55 les tirs contre le village de Leninskoye avec des armes légères.

Puis à 15 h 30, les soldats ukrainiens changent de cible et tirent sur la localité de Staromikhaïlovka avec des mortiers de 82 mm.

Après une nouvelle pause de presque deux heures, les tirs reprennent, et à 17 h 25, l’armée ukrainienne tire sur Jeleznaya Balka avec des véhicules de combat d’infanterie, ainsi qu’avec des armes légères.

À 17 h 40, changeant une nouvelle fois de secteur, les soldats ukrainiens ont ouvert le feu sur Sakhanka avec des armes légères, ainsi que des fusils de snipers. Les tirs ont repris à 19 h 15 sur la même localité, avec les mêmes armes.

À 19 h 30, heure locale, nous en sommes donc déjà à huit violations du nouveau cessez-le-feu, et la nuit vient de tomber. Il faut donc s’attendre à ce que ces tirs se poursuivent encore ce soir et durant le week-end.

Une crainte exprimée hier par Édouard Bassourine, le commandant en second du commandement opérationnel de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD), qui a déclaré avoir reçu des informations selon lesquels le commandement ukrainien a ordonné à ses unités d’augmenter encore les bombardements contre les positions de l’armée de la RPD pendant la nouvelle trêve.

De telles craintes ont aussi été exprimées par Alexandre Zakhartchenko lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier. À la question d’un journaliste qui demandait s’il avait bon espoir que cette nouvelle trêve allait marcher, le chef de l’État n’a guère semblé optimiste.

« L’espoir est toujours le dernier à mourir….. Cependant, la situation actuelle sur la ligne de front est en train de le tuer. Hier, littéralement, il y a eu la plus forte escalade dans le sud. Les bombardements de nos positions et de nos localités ont été enregistrés. L’Ukraine est dans une certaine hystérie. En même temps, j’espère que la trêve sera toujours respectée, puisque Pâques est un jour saint. Dans les tranchées ukrainiennes, après tout, il y a les mêmes personnes orthodoxes. Le respect de cette trêve signifie le respect de la foi et des croyants, » a-t-il déclaré.

Un autre journaliste lui a demandé à quoi était lié cette nouvelle escalade de la part de Kiev, et Alexandre Zakhartchenko a souligné la gravité de la situation tout en la replaçant dans le contexte de ce qui se passe en Ukraine.

« La situation en Ukraine elle-même a des répercussions – il s’agit des affaires contre Savtchenko et Rouban, ainsi que du début de la campagne électorale. L’attention du peuple ukrainien doit être détournée autant que possible des processus qui se déroulent à l’intérieur du pays. Le déclenchement d’hostilités actives dans le Donbass constitue la plus grande distraction de l’attention du peuple ukrainien.
Le deuxième facteur est que le format de la soi-disant opération anti-terroriste, la subordination à la structure de commandement militaire étant changé, cela a provoqué une lutte entre les services s
ecrets et les forces armées ukrainiennes. Ils s’accusent mutuellement d’échec des accords et des trêves.
Le troisième point est qu’il existe toujours des dissensions entre l’armée ukrainienne et les bataillons de volontaires. N’importe qui peut tirer où il veut et quand il veut. C’est ce qui est le plus effrayant, car
une guerre majeure peut éclater à tout moment à cause d’un bombardement mineur, » a conclu le chef de l’État.

Sur fond d’hystérie russophobe croissante à l’Ouest, la situation dans le Donbass ne semble plus pouvoir être calmée, et pourrait déraper à tout moment, à moins que l’OSCE et les garants occidentaux des accords de Minsk ne fassent pression sur Kiev afin qu’elle calme le jeu.

Christelle Néant

Erratum : J’ai écrit dans l’article d’hier que la nouvelle trêve commencerait le 1er avril, et il s’agissait d’une erreur. Cette date était la première annoncée par les autorités de la RPD, il y a environ deux semaines en arrière, mais la date a finalement été avancée au 30 mars et je n’avais pas vu passer cette information. La date a été corrigée avec un signalement d’erreur sur l’article lui-même, mais je tenais à en refaire un sur celui-ci pour être sûr que toutes les plateformes relayant mes articles aient l’erratum, ainsi que mes excuses pour cette erreur.

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Guerre du Donbass – Aggravation brutale de la situation depuis 48 heures

Char ukrainienAprès un premier pic de bombardements le 25 mars 2018 suivi d’une journée très calme (seulement une violation du cessez-le-feu fut enregistrée du 25 au 26 mars), l’armée ukrainienne a recommencé à bombarder le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD) de manière répétée depuis deux jours.

Le 27 mars à 12 h 30, l’armée ukrainienne ouvre le bal en tirant au mortier de 120 mm sur le village de Sakhanka. Puis la situation restera calme jusqu’en fin d’après-midi. De 17 h à minuit, les bombardements se suivent alors à un rythme soutenu.

À 17 h 05, les soldats ukrainiens tirent au mortier de 120 mm sur la localité de Sosnovskoye. À 18 h 00 ils tirent avec un véhicule de combat d’infanterie BMP-2 sur la localité de Dokoutchayevsk, avant de reprendre les tirs contre la localité de Sosnovskoye à 18 h 15, tirant de nouveau au mortier de 120 mm.

Après une grosse heure de calme, les tirs reprennent sur une autre portion du front. À 19 h 40 l’armée ukrainienne tire au mortier de 82 mm et au lance-grenades automatique contre les villages de Jabitchevo et Spartak. À 20 h 00, c’est sur la localité de Troudovskyi que les soldats ukrainiens ouvrent le feu au lance-roquettes.

Moins d’une heure après la dernière violation, les tirs reprennent. À 20 h 50, l’armée ukrainienne tire au lance-roquette contre la localité de Krasnyi Oktiabr.

À 21 h 05 c’est contre Yassinovataya que les FAU tirent depuis leurs positions situées à Avdeyevka. Les soldats ukrainiens ont tiré avec des véhicules de combat d’infanterie (BMP-2), et des lance-roquettes antichars.

À peine cinq minutes après, l’armée ukrainienne commence à bombarder le village de Zaïtsevo. De 21 h 10 à 23 h 10, l’armée ukrainienne commettra quatre violations du cessez-le-feu contre le village, tirant à l’obusier de 122 mm, au mortier de 120 mm et 82 mm, et au lance-grenades automatique. À partir de minuit le front redeviendra calme jusqu’au lendemain.

Du 27 mars au 28 mars à 6 h 00 GMT, l’armée ukrainienne a ainsi commis 12 violations du cessez-le-feu, au cours desquelles elle a tiré 293 munitions, dont 10 obus d’artillerie de 122 mm, 67 obus de mortier de 120 mm et 9 obus de mortier de 82 mm. Ces tirs ont endommagé une habitation à Dokoutchayevsk, une à Zaïtsevo ainsi que le cimetière du village qui a été sérieusement touché. Une hausse spectaculaire comparée à l’unique violation du cessez-le-feu commise la veille.

L’espoir était que ce pic de tension reste isolé, comme le fut celui du 25 mars. Mais il n’en fut rien.

Hier, 28 mars, dès 11 h 50, l’armée ukrainienne recommence, tirant à l’arme légère sur la localité de Dokoutchayevsk. Quarante minutes plus tard, à 12 h 30, les soldats ukrainiens tirent sur le village de Spartak avec des véhicules de combat d’infanterie (BMP-2).

Et cette fois ils n’attendent pas la nuit tombée pour recommencer. De 15 h 55 à 16 h 30, les soldats ukrainiens tirent au mortier de 82 mm, au lance-grenades automatique, et au véhicule de combat d’infanterie (BMP-2) contre le centre Volvo, depuis leurs positions situées à Peski.

Une heure plus tard à 17 h 35, l’armée ukrainienne bombarde le village de Sakhanka avec des mortiers de 120 mm et 82 mm. Le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu appelle alors l’armée ukrainienne à respecter la trêve. En vain.

À 18 h 40, les tirs reprennent contre la localité de Sosnovskoye au mortier de 120 mm, avant de reprendre les tirs contre le village de Sakhanka à 19 h 25 à coup de mortiers de 120 mm, de véhicules de combat d’infanterie et de lance-roquettes.

À 21 h 10 ils changent de secteur du front, et ouvrent le feu sur Dolomitnoye avec des lance-roquettes antichars et des lance-grenades automatiques. Vingt minutes plus tard ils tirent sur la localité de Jeleznaya Balka à coup de lance-roquettes, puis à 21 h 45, ils tirent sur la localité de Chirokaya Balka avec des lance-grenades automatiques et simultanément sur la localité d’Ozerianovka avec des véhicules de transport de troupe blindés.

À 23 h 00, nouveau changement de secteur, l’armée ukrainienne ouvre alors de nouveau le feu sur le village de Spartak à coup d’obus de chars d’assaut, avant de reprendre les tirs contre Chirokaya Balka à 23 h 15 et 23 h 45 avec des lance-roquettes antichars.

Le rapport quotidien transmis ce matin, 29 mars, par le CCCC est encore plus mauvais que celui de la veille, avec 13 violations du cessez-le-feu, et 320 munitions tirées par l’armée ukrainienne, dont cinq obus de chars d’assaut, 38 obus de mortier de 120 mm et 16 obus de mortier de 82 mm.

Le bilan en termes de destructions est à l’avenant avec deux habitations endommagées à Gorlovka, et deux soldats de l’armée de la RPD blessés.

Côté ukrainien, le bilan serait de deux morts et trois blessés, après une tentative d’incursion hier soir sur le territoire de la RPD près du village de Louganskoye. Les soldats ukrainiens ont marché sur des mines les obligeant à rebrousser chemin après que cinq d’entre eux aient été touchés. Lors de leur retraite, les soldats ukrainiens ont laissé l’un des leurs, blessé, en plein milieu du champ de mines.

Ces bombardements et cette tentative d’attaque ont eu lieu en pleine visite du chef adjoint de la MSS de l’OSCE, Alexander Hug, à Donetsk, et à quelques jours de l’entrée en vigueur d’un nouveau cessez-le-feu (qui devrait commencer le 1er avril).

Comme d’habitude, les bombardements reprennent de plus belle juste avant la mise en place d’une nouvelle trêve, qui elle-même risque de ne pas tenir bien longtemps.

En attenant, la journée d’aujourd’hui risque bien d’être à l’image des deux précédentes, alors que l’armée ukrainienne vient d’ouvrir à 15 h 10 le feu contre Dokoutchayevsk avec des lance-grenades automatiques…

Christelle Néant

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L’Amérique veut créer un foyer de tension sur le territoire de la fédération de Russie – Alexandre Zakhartchenko

Alexandre ZakhartchenkoLe jeudi 22 mars, une séance de questions-réponses avec le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a eu lieu dans un format type conférence de presse. Répondant à la question d’un journaliste, Alexandre Zakhartchenko a souligné que l’objectif principal poursuivi par les États-Unis est la déstabilisation de la situation en Russie.

Dans toutes les guerres, le Donbass était à l’avant-garde des combats les plus féroces. Tant dans la Guerre Civile que dans la Grande Guerre Patriotique, la volonté de dominer ce territoire a éclipsé la raison de beaucoup. Maintenant, la terre du Donbass obscurcit le jugement des États-Unis, de sorte qu’elle envoie les Ukrainiens se battre contre nous. Pensez-vous que le charbon et le métal sont les seuls intérêts de l’Amérique ?

L’Amérique n’a qu’un seul désir – créer un foyer de tension sur le territoire de la fédération de Russie. À travers notre territoire, à travers notre Donbass, ils essaient d’influencer les processus qui se déroulent actuellement en Russie. Des projets à grande échelle y sont mis en œuvre.

La Russie a commencé à se relever de sa position agenouillée sous la présidence de Vladimir Vladimirovitch Poutine. Washington n’a pas besoin d’une Russie forte. Elle a besoin d’une Russie rampante, agenouillée, qui obéit à tout ordre de Washington et aboie consciencieusement comme un chien.

L’Occident n’a pas besoin d’une Russie qui peut dicter ses conditions, affirmer franchement et honnêtement son pouvoir au monde entier, pour vivre dans la justice et selon sa conscience. Tous nos malheurs sont liés au désir de l’Occident de mettre la Russie à genoux.

Mais la Russie est notre grande patrie commune. Beaucoup d’entre nous sont nés en Union soviétique, alors qu’il n’y avait pas de division entre l’Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Il y avait un pays commun. Nos ancêtres, épaule contre épaule, ont défendu leur patrie, ont pris Berlin, ont récupéré le pays et ont construit l’État.

Aujourd’hui, malheureusement, c’est fini, mais j’espère que tôt ou tard, cela reviendra. Et nous serons ensemble. Par conséquent, notre tâche est de prouver à notre patrie par notre lutte que nous la célébrons et que nous nous en souvenons. Et, comme nos ancêtres, nous pouvons la défendre et vivre ensemble dans notre grande maison.

Deuxièmement, la perte du Donbass signifie pour l’Ukraine la perte d’une énorme somme d’argent. Vous souvenez-vous quand, en 2014, ils clamaient que notre industrie du charbon était subventionnée et que nous avions reçu des milliards de subventions ? C’est la quatrième année que nous vivons. Notre industrie du charbon ne reçoit pas un centime de subventions du budget de l’État, mais c’est l’une des branches qui alimente le budget du pays.

Revenons à l’agriculture. Dans de nombreux pays, dont l’Ukraine, il existe des programmes de subventions pour l’agriculture. Croyez-moi, cet argent ne parvient pas aux agriculteurs ukrainiens. Nous existons pour la quatrième année. L’agriculture se remet sur pied. Ce processus n’est pas aussi rapide que nous le souhaiterions, mais la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés en 2014-2015 n’est typique d’aucun pays. Nous avons résolu des problèmes que de nombreux pays n’ont jamais rencontrés. Le monde entier nous regardait et attendait que nous résolvions ces problèmes. Et nous les résolvons.

Je suis convaincu que l’année 2018 apportera une percée pour l’économie, pour l’agriculture, pour l’industrie du charbon et pour le pays dans son ensemble. Et j’espère que cette année, nous dirons enfin que nous avons gagné. Mais d’ici là, nous devons nous battre, défendre notre patrie élargie, défendre notre petite terre natale. C’est la croix que nous devons porter, et je suis sûr que nous le ferons avec honneur. Laissons Washington s’étouffer, car ils s’en sont pris aux mauvaises personnes.

Voir l’intervention du chef de l’État en vidéo

Source : Site officiel du chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko
Traduction officielle par Christelle Néant

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L’armée ukrainienne bombarde de manière intensive plusieurs points de la ligne de front en RPD et fait deux morts

Tirs d'obus de mortierAprès plusieurs jours de calme relatif marqués par des bombardements épisodiques, la journée d’hier a été marquée par des bombardements répétés de plusieurs points de la ligne de front par l’armée ukrainienne.

Hier, 25 mars 2018, l’armée ukrainienne ouvre le feu dès 7 h du matin sur la partie Nord-Ouest de Gorlovka, à coup de Zouchka (canon antiaérien ZU-23 de 23 mm) et tue une civile de 66 ans.

Hier après-midi, Édouard Bassourine, le commandant en second du commandement opérationnel de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD), avertissait du risque de provocations dans le Sud de la RPD.

Le plan ukrainien consistait à tirer sur les positions de l’armée de la RPD pour la pousser à répondre puis à tirer sur une localité située sur le territoire contrôlé par Kiev afin d’offrir un scoop aux journalistes présents sur place, et pouvoir prétendre que l’armée de la RPD avait tiré sur des civils.

Malgré le fait que leur plan ait été éventé, les soldats ukrainiens ont décidé de l’appliquer. À 17 h 30 puis à 18 h 45, l’armée ukrainienne a tiré contre les villages de Sakhanka et Kominternovo (Sud de la République Populaire de Donetsk) 13 obus de mortier de 120 mm, 6 obus de mortier de 82 mm, 11 roquettes de SPG, 4 roquettes de RPG (lance-roquette), ainsi qu’avec des armes légères.

Sud de la RPD

Ensuite, l’armée ukrainienne a changé de cible. À 20 h 55 puis à 21 h 35 les soldats ukrainiens ont tiré cinq fois avec des obus de mortier de 82 mm, 30 fois avec des véhicules de combat d’infanterie, 10 fois des roquettes de SPG, ainsi qu’avec des armes légères, sur la localité de Shirokaya Balka.

À 22 h 15 et 23 h 15, l’armée ukrainienne a ensuite ouvert le feu sur la mine Gagarine (située à Gorlovka). Les FAU ont tiré deux obus de mortier de 82 mm, cinq munitions de véhicules de combat d’infanterie, 29 grenades (lance-grenades automatique), et ont aussi utilisé des armes légères.

À 23 h 15 les soldats ukrainiens ont aussi ouvert le feu à 17 reprises sur la localité d’Ozerianovka à coup d’obus de mortier de 120 mm.

Gorlovka

Le bilan total est de huit violations du cessez-le-feu en 24 h, 157 munitions tirées (dont 38 obus de mortier de 120 mm et 13 obus de mortier de 82 mm), et trois maisons ont été endommagées à Kominternovo. Ces bombardements ont fait en tout deux morts : une civile à Gorlovka et un soldat de la RPD.

Il faut y ajouter qu’aujourd’hui à 14 h, l’armée ukrainienne a tiré quatre obus de mortier de 82 mm sur Zaïtsevo, privant une partie du village de courant. Les dégâts et éventuelles victimes doivent encore être précisés.

Cette reprise soudaine des bombardements a lieu alors qu’en Syrie, l’armée gouvernementale progresse de manière efficace dans la Ghouta orientale, et que les États-Unis ainsi que plusieurs pays européens ont décidé de suivre la Grande-Bretagne dans son hystérie anti-russe suite à l’affaire Skripal. Les États-Unis et l’OTAN veulent une guerre contre la Russie et puisque le plan syrien ne marche pas, ils sont prêts à rallumer le feu dans le Donbass pour parvenir à leur fin.

Christelle Néant

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Les 50 ans de 1968? Les étudiants dans les rues !!! Ils ferment les Universités….

« Les générations 2018 veulent supprimer ce que celles de 1968 ont laissé comme acquis »

Ce que le président de la République Macron veut tenter, il faut absolument l’empêcher de le faire. C’est notre acquis, celui de nos anciens, dans la mesure où il veut le sien qu’il le demande, il l’aura !

Colère des étudiants, ils ferment en l’instant 12 universités. Des actes de violences ont indigné la communauté étudiante de France. Les étudiants ont fermé, bloqué douze universités. Toulouse, Bordeaux, Paris, Lille, pour ne citer en l’instant que celles qui font parties des villes concernées. À Nantes, 300 étudiants ont manifesté, et s’indignent du traitement qu’ils subissent. Une étudiante s’exprime au micro de France-info “Je trouve cela dégueulasse et aberrant” Ils se disent choqués par le nombre des forces de l’ordre qui les entourent. Cela favoriserait “un mouvement de tension”. Les étudiants grévistes bloquent les universités principalement pour deux raisons. En 1er dénoncer l’intervention violente qui a eu lieu dans la faculté de droit de Montpellier. En second protester contre le système Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription pour les études supérieures.

A ne pas en douter, les générations se suivent et ne se ressemblent nullement. Etant étudiant en 1968 il était plus que difficile de comprendre ce que ce symbole représentait en ces moments. Il y avait comme diverses graines de folies qui poussaient dans tous les sens. Quelques images lien !

Remontons les faits, l’histoire pas si ancienne, permettra à certains de mieux comprendre 1968, et la recrudescence de la folie assassine, à laquelle la politique de divers bords est fortement impliquée? Telles « Ma Liberté » ou « Ma Liberté de Pensée ». Ne nous faisons pas voler nos valeurs. « Selon que vous serez »

Les rumeurs sont souvent plus fortes que la réalité, à nous d’agir !

Sources diverses de cinquante années avec mon témoignage.Il ne faut surtout pas que le courage d’un homme, hors du commun, fasse monter les sondages du gouvernement. La bravoure revient aux véritables hommes de terrain au quotidien. Utilisons et rendons leur, leur gloire à « eux » et respects à tous leurs proches. L’humanité est un soleil de vie commune.

 

Laisser au pouvoir en place commémorer Mai 1968, c’est renier nos propres convictions. Cela revient à cautionner à accepter les mutations auxquelles nous assistons en rouspétant sans cesse, sans agir. A nous plaindre de certains élus sans réagir. Nous devons indubitablement démontrer que les valeurs humaines sont plus importantes que toutes les finances du monde. Gardons nos acquis, refusons de solder pas nos principales valeurs. Ce sont là des questions directes et pas autres choses. Meurtre de Mireille Knoll : le Crif ne veut ni du FN ni de la France insoumise à la marche blanche. Daniel Knoll, le fils de la victime a quant à lui indiqué que la marche était ouverte à « tout le monde, sans exception ». L’ensemble des dirigeants politiques ont annoncé leur participation à la « marche blanche » organisée mercredi après le meurtre de Mireille Knoll, une octogénaire juive tuée à Paris, même si le Crif a assuré que le FN et les Insoumis n’étaient pas les bienvenus. C’est en agissant ainsi que l’on fait monter une catégorie du peuple contre l’autre. Il faut le refuser, c’est notre devoir.

Cinquante années se sont écoulées depuis Mai-68, cette année amène les étudiants de la France profonde à se révolter. Il n’y a pas que les manifestations des jeunes, des grèves générales explosent dans l’hexagone. Semaines, plus qu’intenses, les slogans sont restés célèbres. Cela entraine une rupture dans l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle. De nombreuses personnalités sont meneurs et s’impliquent dans ces combats contre le pouvoir. Pour ne citer que certains : Daniel Cohn-Bendit, Edouard Balladur, Romain Goupil, le petit-fils du général de Gaulle, le fils de Georges Pompidou et des journalistes se souviennent de cette vraie-fausse révolution menée contre le capitalisme, le consumérisme, la rigidité de l’«ancienne» société et le pouvoir en place.

Les témoignages tombent comme à « Gravelotte». Puis dire qu’Emmanuel Macron, président de la République actuelle veut fêter le cinquantenaire de 1968 à quoi bon? Il est né en 1977. Le constat à priori avec masse d’interrogations dont la majorité des quidams n’auront jamais réponse, observé de proche ou de loin. A cette époque née la lutte contre « l’extrême droite » L’OAS contre le pouvoir de De Gaulle. Il quittera le pouvoir et des dates similaires à mai 1968, nous en vivons quotidiennement mais en sourdine.

Alors avec le recul et le vécu de certains faits, né le grand banditisme au départ de Lyon? Un meurtre est incontestable, c’est celui du « Juge Renaud dit le Sheriff ». Personne ne prend plus les mêmes risques y compris en 2018. Les médias tentent à contre-courant de remonter l’ignorance.

Ayant été témoin de ce qui se passa durant des mois, la jouissance la plus grande en ce qui concernait le petit groupe que nous étions était surtout d’avoir acquis par des violences plus ou moins importantes des sentiments de libertés. Nous constatons cinquante années plus tard, que pour celles et ceux qui ont la force de s’en souvenir, que les classes politiques n’ont cessées de mettre en pièces les véritables symboles de notre France. Ils sont nombreux presque la majorité absolue, à pleurer plus de temps qu’il n’en faudrait dans leur chaumière, à ne cesser de regretter le flux qui provoque de nos jours le reflux du temps passé. Ainsi se mesure « Les Brûlures de l’Histoire » Que devint le monde ?

Nous avons beau nous dire : Pour un « Futur » il faut avoir connu le « Passé » et encore bien plus arriver à virer dans le bon sens simultanément du « Présent ». Chacun s’efforce à sa façon de penser que demain sera meilleur qu’aujourd’hui en étant persuadé détenir la véritable raison.

Lorsque l’on tente, y compris en ayant vécu sur place à l’époque de ces faits dans le cadre des manifestations de 1968, j’apporte mon et nos témoignages. Le procès se déroula en 1970, le verdict fut rendu « acquittement ». Il est fort surprenant que dans cette journée de mai 68 : les mystères de la mort du commissaire Lacroix, subsiste encore de nos jours. La faculté de lettres, ferma ses portes au mois de juin.

Ce que l’on nomme à présent des SDF été appelé « Trimards » correspondant à des marginaux de 1968. Parmi ces manifestants figurent : Michel Raton et Marcel Munch. Il n’en fallait pas plus, ils furent arrêtés et inculpés de la mort du commissaire Lacroix.

La capitale des gaules est prise, sous la férule d’un « camion fou » lié ou pas à la mort du commissaire de police M. Lacroix Les souvenirs de ces hommages rendus sur le pont Lafayette en mémoire à ce commissaire mort sur place.

Le tout réside dans les faits de savoir comment et en quelles circonstances. Un procès à bondir comme des cabris. Les dites passions de mai 68, ne se sont pas encore atténuées. Le procès des nommés Munch et Raton commence par devant les assises du Rhône.

Ce jour du 22 septembre 1970, la question essentielle qui se pose dans le cadre des débats est de savoir si les deux inculpés ont projeté le « camion fou » contre les forces de l’ordre.

Compte tenu des éléments que la Cour d’ Assises possède, il n’y a pas de doute à priori. La mort du commissaire Lacroix, ne portes-y compris à l’exposé de deux médecins légistes ; la mort de M. Lacroix Les preuves de sa mort écrasé par un camion semble admise par tous. Les débats s’orientent uniquement sur une seule question. Etablir que : Munch et Raton ont lancé le camion contre les forces de l’ordre.

Au dernier jour de ce procès, qui tenait en haleine non seulement les lyonnais, mais pratiquement l’ensemble de la population de la France, surprise… Les trois coups comme dans une pièce à la Hitchcock, dans les 5 dernières minutes coup de théâtre : l’interne de l’Hôpital Edouard Herriot, portant aussi le nom de Grange Blanche à l’époque, demande à être entendu puis de témoigner, dans le cadre de la dite affaire. C’est lui qui s’est chargé de la réception du commissaire Lacroix. Il indique 40 années après son témoignage, combien importait sa motivation. Il narre : « J’ai entendu à la radio qu’on parlait de l’ouverture du procès du camion fou qui avait écrasé le commissaire. Je me suis dit ce n’est pas vrai. Je me suis présenté au tribunal et j’ai témoigné le jour même. Le soir du 24 mai, j’étais en charge des urgences. Le commissaire venait d’avoir un infarctus. Lui pratiquant un massage cardiaque, je lui ai cassé plusieurs côtes. Sur les électrocardiogrammes, on voit qu’il est mort d’un infarctus mais ces preuves ont disparus. Un débat s’ouvre entre l’interne et les deux médecins légistes ayant réalisé l’autopsie.

Pour eux, une certitude se dégage à l’examen, le décès est la cause d’un écrasement thoracique qui ne peut être causé par la réanimation. François La Phuong l’avocat de Michel Raton, devient plus que catégorique :

« Le témoignage de l’interne, la faiblesse de l’accusation concernant Munch et Raton ont plus que fortement pesé dans le verdict des jurés ». Quelques instants de délibération suffisent : acquittement. Et pourtant dans le souvenir plus d’un demi-siècle après, dans l’esprit des gens, il ne reste qu’une chose évidente, sur l’ensemble de la France : le commissaire est « mort écrasé par un camion »
Pour quasi la majorité des personnes, ce témoignage de dernière heure de l’interne semble plus que suspect. D’ailleurs à trop vouloir être sûr de soi. Robert Daran de RTL de l’époque à nos jours doute toujours : «  La cause essentielle qui s’en dégage reste que : L’ensemble des médias, dans le feu des actions ont rendu leurs verdicts. Pour « eux » la mort du commissaire, ils avaient tellement confirmés en disant qu’il avait été écrasé par un camion, que le retour en arrière est encore plus difficile. Oui car l’ensemble de la France avait perçue le courant de première version. Ils perdurent à se poser la même question : « Pourquoi ne pas avoir parlé pendant deux années » ? Puis saisir le jour du procès. Comme par hasard ce jour précisément il se met à écouter la radio ? »

Un enseignant Claude Burgelin, qui témoigna durant le procès, a été convaincu :

« La position de l’interne de garde aux urgences » est la bonne. Il est le fils du proviseur du lycée du Parc, il venait de l’établissement lyonnais. Il prenait sur lui, la salle, les jurés le percevaient. « Quant à l’interne il ne cherchait pas du tout à frimer ».

Le témoin clé M. Le docteur Paul Grammont, qui était l’interne de garde le soir des évènements 38 ans après, se défend encore :

« Au déroulement des faits, je n’ai pas su comment cela avait pu être été retranscrit dans la presse » Puis il complète : « Après mon témoignage, les HCL ont cherché à me radier de leurs effectifs.

Je ne sais la réalité était présente à leurs égards, cela fut de l’apothéose. A ma grande surprise, je fus soutenu par mes supérieurs directs. En me remémorant les faits avec réalisme, il subsistait chez moi un doute. Je me suis souvent répété dans la mesure où si j’avais su que j’allais subir de telles pressions : « Je ne serais peut-être pas allé témoigner ».

La seule thèse qui persiste et domine. La preuve est là, presque à vie, l’exposition actuelle de la bibliothèque de la Part Dieu consacrée aux événements de Mai 68 parle du « Commissaire Lacroix écrasé par un camion chargé de pierres ». En s’appuyant sur cette exposition Lyon Capitale avait aussi contribué à véhiculer cette thèse, sur Mai 68.

40 ans après, un des nombreux témoins parle

A la lecture du premier article sur les 40 ans de Mai 68, Daniel Véricel, un militant de la CFDT et du PSU de l’époque a souhaité réagir : « Au moment où le camion fou a été lancé, j’étais aux avant-postes pour jeter des projectiles sur les gardes mobiles. J’ai vu ce camion envoyé de derrière. Il a foncé tout droit puis a calé devant la première rangée de forces de l’ordre. La pierre sur l’accélérateur avait certainement sauté. Immédiatement, les flics ont réagi en nous chargeant. Quand j’ai appris par la radio qu’un commissaire avait été écrasé par un camion, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un autre camion ». Il n’est pas allé témoigner au procès de Munch et Raton.

Aucun manifestant ne l’a fait. Pour cause, tous ceux à proximité du camion ce soir-là pouvaient passer du statut de témoin à celui de coupable idéal.

A Apostrophes: Daniel Cohn-Bendit répond à Bernard Pivot | Archive INA

Suivi de « Faites entrer l’accusé ». Merci aux divers participants dont INA.fr.

La suite est de démontrer que le progrès social est la terre de la gauche et Emmanuel Macron veut casser cette image? Nous ne pouvons l’accepter, ce qui est le fruit du travail de tous doit revenir à chacun et non à un parti et encore moins à une personne. Cela quelle que soit sa position, ce qui appartient aux anciens et aux travailleurs, personne ne peut tenter de se l’accaparer. Ce premier billet démontre bien que la politique ne peut avancer sans les méandres que la majorité ignore.

 

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Christelle Néant Donbass SitRep n°83 – 24 mars 2018 partie 1 sur 1

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 24 mars 2018 par vidéo conférence :

REGARDER LA VIDEO CONFERENCE ICI

SITUATION MILITAIRE

01’18 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’21 » – Acharnement des FAU contre le village de Sakhanka
03’28 » – Redéploiement d’armes lourdes près de la ligne de front et dans les quartiers résidentiels côté ukrainien
06’27 » – Suicides et désertions au sein de l’armée ukrainienne

SITUATION ÉCONOMIQUE

08’20 » – Le gouvernement ukrainien met fin au programme de coopération économique avec la Russie

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE

10’33 » – Prise de conscience de la situation post-Maïdan par les Ukrainiens
22’30 » – Le jeu des trônes continue à Kiev, Porochenko se débarrasse de ses rivaux

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

41’02 » – Le ministre ukrainien des Affaires étrangères appelle l’UE à sanctionner Gerhard Schröder

45’30 » – Conclusion

REGARDER LA VIDEO CONFERENCE ICI

 

Christelle Néant

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