La RPD et la RPL s’engagent vers une coopération en matière de protection de l’environnement

Nouvelle réserve naturelleSi, pour certains, il peut sembler trivial en période de guerre de s’occuper de protection de l’environnement, ce n’est pas le point de vue des dirigeants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL).

Pour les deux jeunes républiques, prendre soin de leur environnement, et développer les réserves naturelles (l’objectif est actuellement de les faire passer de 3 % à 5 % du territoire) afin de préserver les espèces végétales et animales présentes sur leur territoire, fait partie des obligations qu’elles ont envers leur population. Et la guerre n’est pas une excuse pour ne rien faire aux yeux des dirigeants de la RPD et de la RPL.

Le sujet du développement de nouvelles réserves naturelles, qui avait été abordé il y a deux ans en arrière lors d’une conférence au jardin botanique de Donetsk, a été remis sur la table récemment, suite à la proposition faite par les experts de la RPD mi-février.

Le plan est ambitieux et prévoit de créer un espace naturel récréatif de plus de 1 000 hectares près de la frontière avec la RPL, avec assez d’atouts pour attirer le public sans endommager la nature.

« Nous voulons offrir une nouvelle zone multifonctionnelle de préservation de la nature, qui combinera des caractéristiques intéressantes telles que l’histoire, le folklore, les loisirs, l’ethnographie et la paléontologie, rendant le territoire attrayant à visiter. Nous prévoyons de créer un parc de loisirs et de nature « Olkhovatsky » dans la partie nord-est de la République, près de la frontière avec la RPL », avait ainsi déclaré Roman Kichkan, président du Comité d’État pour la politique environnementale et les ressources naturelles.

Le plan de développement de ce parc sera calqué sur celui de la réserve de « Balka Skelevaya », et devrait inclure les villages d’Olkhovatka et Ilynka, où se trouvent une steppe unique en termes de roches et de plantes rares, une église du 18e siècle, une ancienne mine et une source dotée de l’eau la plus pure de la région.

De quoi attirer les visiteurs sans négliger l’aspect protection de la nature. La proposition des experts, une fois validée, deviendra le cadre de base du projet final.

L’autre gros projet en matière d’écologie qui a été lancé en RPD, c’est celui de l’élaboration du livre rouge, qui fixera la liste des espèces végétales et animales rares que la République doit impérativement protéger. Un travail de longue haleine qui pourrait prendre jusqu’à deux ans !

Pour l’instant le Conseil des ministres de la RPD doit voter une résolution, afin de fixer la méthodologie de travail de la commission chargée d’élaborer ce livre rouge. Ce n’est qu’après que le travail scientifique à proprement parler pourra commencer.

Et pour mener à bien tous ces projets, la RPD ne sera pas seule, comme l’a annoncé Roman Kichkan lors d’une conférence de presse le 25 avril 2018.

En effet, la RPL et la RPD ont prévu de signer fin mai un mémorandum de coopération dans le domaine de la politique environnementale et des ressources naturelles.

« À la fin du mois de mai, nous accueillerons la conférence internationale sur l’environnement intitulée « Grand Donbass », durant laquelle nous prévoyons de signer un mémorandum de coopération avec le ministère des Ressources naturelles et de la sécurité environnementale de la RPL », a déclaré Kichkan.

La première réunion bilatérale a déjà eu lieu hier entre les deux républiques avec l’aide du chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, pour qui la protection de l’environnement est un sujet important.

Cette coopération permettra entre autre de développer la foresterie, régler le problème des mouvements transfrontaliers et du traitement des déchets, le développement des réserves naturelles et la prévention des incendies dans les zones frontalières.

Des projets qui je l’espère pourront se concrétiser, en espérant que le conflit en cours ne les saborde pas.

Christelle Néant

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Ehpad : huis clos des maisons de retraite. Vaccins débats autres scandales honteux !

Le fruit de la vie cadeau se confond pour certains telle la fin de vie qui fait écho sans améliorer ces deux situations et bien d’autres ! Les impôts vont augmenter via SNCF.

La violence gouvernementale est tellement hors humanisme que l’ignorance est leur principal fleuron qui restera le magot qu’ils garderont en marque. Ils volent dans toutes les caisses.

Connaître l’Insee

A l’évidence la naissance de l’Insee s’avérait utile en 1946, nous étions à la sortie des guerres. Mais vu la masse de communicants la démonstration est faite, que cet organisme qui se voulait à sa création indépendant tel la loi de 1905. Il relève ni plus ni moins avec ses modifications dépendre du ministère de l’Économie et des Finances implantée dans l’ensemble du territoire français. En constats de date à partir de 2008, l’organisme est devenu une machine de guerre. Ainsi si la majorité des causes sont défendables, d’autres sont totalement plus qu’honteuses. L’Insee a été créé par la loi de finances du 27 avril 1946. C’est une direction générale du ministère de l’Économie et des Finances implantée dans l’ensemble du territoire français. Son indépendance professionnelle est inscrite dans le droit : la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 a créé l’Autorité de la Statistique publique, qui doit veiller au respect du principe d’indépendance professionnelle dans la conception, la production et la diffusion des statistiques publiques.

Les affaires de négligence, de manque d’hygiène, de maltraitance dans les Ehpad restent d’actualité. Mais la parole des personnels voire des directeurs de ces établissements se libère. Les conditions d’accueil dans les Ehpad posent question. Harcèlement moral, conditions indignes d’hébergement, manque de personnel, salariés non diplômés, mise en danger de la vie d’autrui, que se passe-t-il réellement dans le huis clos des maisons de retraite ? Aides-soignants, enfants de résidents ou directeurs d’établissements, pour la première fois en janvier ils sont descendus dans la rue ensemble. Leur parole se libère. Tous évoquent un manque de moyens, en plus d’autres failles. Le reportage Lien. Un scandale dont l’Etat se moque, un anniversaire difficile, la chair de ma chair est y passé. Il est plus que complexe d’en parler, les raisons sont simples et diverses.

L’ensemble des services de santé en presque tous domaines sont atteints par la désinvolture dont l’Agence Nationale de Santé est loin, mais à l’extrême de faire le minimum d’utilité dont le respect humain a besoin. « Vous avez dit : besoin, c’est bien plus que dangereux que cela les heures de survies se comptent avant et lorsque la fin arrive les scandales éclatent à la vision de ceux qui nous gouvernement ».

Des faits : Madame Buzin et le gouvernement refuse d’aborder, raison essentielle que dire dégager santé, impôts : Un exemple sur des milliers ! Reprise progressive de la dette de la SNCF par l’Etat « demandera un effort supplémentaire des contribuables« . Dixit : Edouard Philippe, lettre adressée aux syndicats ferroviaires ce jour. Emmanuel Macron, le 15 avril. Le chef de l’Etat avait assuré qu’il n’y aurait « pas de création d’un nouvel impôt local, ni d’un impôt national » et qu »il n’y aurait « pas d’augmentation de la pression » d’ici la fin de ce quinquennat. « A l’image de pouvoir écrire sans le penser c’était mieux maintenant ». Réjouissante alliance, en ce début d’année, le psychologue l’un des chefs du calcul positif? Les preuves sont légions, le burnous ne suffira pas du tout nous serons dans l’obligation de passer à la case Psy ? En bon disciple d’un vrai faux Darwin. Ils nous retracent les histoires de l’humanité qui ne cessera de s’humaniser? Vous en doutez? N’en déplaise aux chantres du déclinisme aux esprits chagrins, nous le vivons au quotidien. Ce jour, ce n’est pas plus mieux bien?

Restrictions de dépenses en tous les domaines de santé et de vie

La qualité que le travail a permis à des personnes de survivre jusqu’à ce stade, l’analyse est plus que facile à comprendre ce sont des mouroirs à portes ouvertes. Les systèmes de vaccination en France sont un scandale dont les plus grandes sommités dénoncent les faits, il est inadmissible de faire le constat suivant :

En offrant la vie, les parents donnent une certaine forme de mort par anticipation, via vaccinations obligatoires. L’extension à 11 vaccins obligatoires a été promulguée par la loi du 30 décembre 2017. Suite à la proposition d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé de rendre obligatoires : 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires. Cette décision répond à une nécessité d’enrayer certaines maladies infectieuses, comme la rougeole. En effet, si la France a des taux de couverture vaccinale supérieure aux autres pays sur les vaccins obligatoires, en revanche, ils sont insuffisants pour la plupart des vaccins recommandés. Lien et vidéos, vidéos de courte durée constats ils montent aux créneaux, ils sentent que cela sent le brulé. Pouvoir le démontrer le mensonge aide les finances des divers laboratoires, faut-il pour autant abandonner?

Les personnes âgées, aidons les à comprendre

Les souvenirs de cette fin de vie qui concernait l’homme que j’aime le plus au monde. Les diverses situations auxquelles j’ai pu assister, vivre des situations qui donnent une rage parfois difficile à contenir. La prise en charge des personnes âgées dépendantes par les pouvoirs publics (sécurité sociale, État, collectivités locales) et les ménages est estimée à 34,2 milliards d’euros (Md€) en 2014, soit 1,6 % du PIB. Elle concerne les dépenses, liées à la dépendance, de santé, d’hébergement et d’aide à la prise en charge spécifique de la perte d’autonomie. Chacune de ces composantes représente un tiers de la dépense totale. Les pouvoirs publics participent à près de 70 % au financement du coût, le reste étant l’effort consenti par les ménages. Si la santé et la prise en charge spécifique de la perte d’autonomie sont majoritairement financées par les pouvoirs publics, les trois quarts des dépenses d’hébergement en établissement sont à la charge des ménages, après déduction des aides reçues. En 2014, 1,4 million de personnes âgées (60 ans ou plus) ont bénéficié des aides sociales des départements. L’ allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente les neuf dixièmes de ces aides, soit 5,5 Md€. Le reste est consacré à l’aide sociale à l’hébergement (ASH), à l’accueil chez des particuliers ou aux aides ménagères. L’APA en établissement concerne 41 % de l’ensemble des bénéficiaires de l’allocation (à domicile ou en établissement). Parmi les bénéficiaires de l’APA en établissement, 60 % sont très dépendants et classés en groupe iso ressources (GIR) 1 ou 2, selon la grille AGGIR . Ils sont 17 % à être évalués en GIR 3 et 23 % en GIR 4. Près de 60 % des bénéficiaires de l’APA à domicile sont modérément dépendants (GIR 4). En 2015, 9 Md€ ont été affectés aux soins de longue durée aux personnes âgées hébergées en établissements. Le rythme de croissance de ces soins est nettement plus faible depuis 2009, mais reste dynamique : + 3,7 % en moyenne annuelle de 2010 à 2015, contre + 12,3 % en moyenne de 2004 à 2009. Les soins en établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) ou EHPAD , qui s’élèvent à 8 Md€ en 2015, augmentent de 2 % par rapport à 2014. Leur montant a presque triplé depuis 2004 en lien avec le renforcement de la médicalisation de ces établissements et la forte expansion de leur capacité d’accueil. La dépense totale pour les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) s’élève à 1,6 Md€ en 2015. Après avoir progressé fortement jusqu’en 2009 (+ 9,4 % en moyenne par an entre 2004 et 2009), elle croît de façon moins soutenue depuis (+ 3,2 % par an entre 2009 et 2015) en lien avec le resserrement de la contrainte budgétaire. En 2015, l’Union européenne (UE) compte près de 27 millions de personnes âgées de 80 ans ou plus. Leur nombre et leur part dans la population augmentent dans quasiment tous les États membres. En 2015, une personne sur vingt vivants dans l’UE est âgée de 80 ans ou plus, contre une sur vingt-cinq en 2005. Le vieillissement de la structure de la population est, au moins partiellement, le résultat d’une augmentation de l’espérance de vie à l’âge de 80 ans.

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Possibilités pour survivre en famille à jamais

Nous sombrons presque dans le vrai faux « paranormal » Il ne nous reste plus individuellement qu’à se croiser les doigts derrière le dos et de se dire à la Freud ou Lacan : « Nous avons une porte de sortie, retournons dans la religion que nous souhaitons, puis il faut croire à la réincarnation. La seule porte marquée « exit » qui nous permettrait de pouvoir penser que dans l’autre monde il y aura pas de dictateur sur le social, ni la laïcité, encore moins sur les droits humains etc. Cela semblerait tellement superbe que les âmes sans poids pourront travers en millénaires, les siècles récents c’est un nouveau casting. Il ne nous reste plus que cela pour aller mourir ou au boulot. Ne perdons le moral il existe des Ehpad pour une durée temporaire, alors que vouloir de plus ? Souriez ! Il nous reste à dire à chacun : « L’angoisse est leur moteur, ils savent comment retomber amoureux, puis il a envie d’y croire, la journée de la gentillesse arrive, en nous posant la dernière question, que voulez-vous transmettre à vos enfants ?» Le fait de croire que nous pourrons réussir à y faire changer, alors allons chercher nos copains.

Le Panda

Patrick Juan

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La RPD relance la station d’épuration de Donetsk sur fond de bombardements meurtriers de la part de l’armée ukrainienne

MortierLa journée du 22 avril 2018 fut marquée par un nouveau pic de bombardements et de victimes de la part de l’armée ukrainienne, alors que la République Populaire de Donetsk (RPD) relançait la station d’épuration qui avait été mise à l’arrêt le 18 avril pour rétablir l’approvisionnement en eau de la population.

Hier matin, la journée avait commencée sur une note plutôt positive. Comme annoncé vendredi par Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD, le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) confirmait dimanche matin que le redémarrage de la station était prévu pour le jour même.

Dès 10 h, des équipes du ministère des Situations d’urgence de la RPD ont procédé à l’inspection et au nettoyage des routes permettant d’accéder à la station, afin d’éliminer tout engin explosif qui pourrait mettre en danger les travailleurs. La MSS de l’OSCE a aidé les démineurs en surveillant intensivement la zone pendant les opérations de nettoyage.

Après avoir vérifié l’état des installations et s’être assurés que tout était en état de fonctionnement, le personnel a pu commencer le processus de redémarrage de la station. Un processus de plusieurs heures qui a abouti hier à 15 h 30. Les 400 000 personnes qui étaient privées d’eau depuis le 18 avril au soir ont dû attendre encore 4 à 5 h pour avoir enfin de l’eau au robinet, le temps pour cette dernière d’arriver jusqu’à destination.

Néanmoins, le redémarrage ne s’est pas fait sans mal, puisque pendant les opérations, les soldats ukrainiens ont bombardé la zone autour de la station d’épuration. Ainsi, un peu avant 13 h, le CCCC a alerté sur le fait que malgré les garanties de sécurité fournies, l’armée ukrainienne tirait à proximité de la station d’épuration, mettant en danger le processus de redémarrage de cette dernière.

Le CCCC a exhorté la partie ukrainienne à cesser ces bombardements sauf à vouloir laisser 400 000 personnes sans eau, des deux côtés de la ligne de front. Finalement les tirs sur cette zone se sont calmés et le travail a pu reprendre avec succès. Et la première nuit de travail de la station après le redémarrage s’est déroulée sans incident.

Mais au vu de ce qui s’est passé pendant le redémarrage de la station, il est à craindre que l’armée ukrainienne ne recommence les provocations contre cette dernière jusqu’à provoquer un nouvel arrêt.

Des craintes confirmées par le fait qu’hier, faute de pouvoir tirer de manière intensive contre la station d’épuration, les soldats ukrainiens se sont reportés sur d’autres secteurs du front.

D’abord en ouvrant le feu dès le matin avec des mortiers de 120 mm, des véhicules de combat d’infanterie et des lance-roquettes antichar contre la localité de Dokoutchayevsk, blessant ainsi un civil. L’homme de 62 ans a reçu des éclats dans la nuque, l’abdomen, la hanche et le genou, et a été hospitalisé.

Puis à 12 h 20, c’est contre le village de Zaïtsevo que l’armée ukrainienne a tiré au lance-grenades automatique (29 grenades), tuant un civil de 63 ans. L’homme a été littéralement criblé d’éclats venant de la grenade qui a atterri dans la cour de sa maison.

Voir le reportage vidéo de Patrick Lancaster.

Au total entre hier et aujourd’hui au petit matin (3 h 00 heure locale), l’armée ukrainienne a violé 32 fois le cessez-le-feu et tiré 956 munitions dont 47 obus de mortier de 120 mm et 70 obus de mortier de 82 mm.

Et depuis ce matin 3 h, le CCCC a déjà enregistré 11 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne, alors qu’il n’est que 14 h 30, heure locale. Au cours de ces violations, le CCCC a enregistré l’utilisation de mortiers de 120 mm à huit reprises, et de mortiers de 82 mm à 74 reprises.

Pas de quoi être très optimiste pour le bilan à venir de la journée en cours, lorsqu’on sait que le gros des violations se fait une fois la nuit tombée.

Christelle Néant

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Christelle Néant Donbass SitRep n°87 – 21 avril 2018 partie 1 sur 1

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 21 avril 2018 par vidéo conférence :

REGARDER LA VIDEO CONFERENCE ICI

SITUATION MILITAIRE

00’54 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’20 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
02’54 » – L’armée ukrainienne tire sur les employés de la station d’épuration, provoquant son arrêt
12’30 » – Les snipers ukrainiens tirent sur des civils au point de passage de Maryinka
17’18 » – L’armée ukrainienne toujours en manque de soldats, d’officiers et de pièces d’équipement

SITUATION POLITIQUE

26’29 » – Kiev rejette la proposition d’aide du CICR pour le versement des retraites dans le Donbass

DIVERS

29’00 » – La RPD remet aux Pays-Bas les restes humains trouvés à Grabovo (MH17)

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE

30’50 » – Le déficit commercial de l’Ukraine continue de se creuser
31’52 » – Les marins ukrainiens qui ont quitté la Crimée en 2014 sont en colère contre Porochenko

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

33’12 » – Anatoly Matios déclare que la RPD et la RPL disposent d’une puissance militaire supérieure à celle de la plupart des pays européens

39’33 » – Conclusion

REGARDER LA VIDEO CONFERENCE ICI

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Christelle Néant

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Les négociations entre Sourkov et Volker sur le Donbass sont reportées indéfiniment en raison de la « diplomatie du mégaphone » de Volker

Sourkov vs VolkerPrès de trois mois se sont écoulés depuis les pourparlers de Dubaï entre Vladislav Sourkov et Kurt Volker. Et pour l’instant il n’y a aucun rapport sur la préparation d’une nouvelle réunion. Le processus est-il « interrompu » en raison de contradictions graves ou s’agit-il simplement d’un manque d’accords sur les détails techniques ? Gazeta.ru a demandé au directeur du Centre de la Conjoncture politique Alexeï Tchesnakov.

Que se passe-t-il en fait avec la préparation d’une nouvelle réunion Sourkov-Volker ? Il y a des hypothèses et des versions très différentes…

Tout d’abord, après la réunion de Dubaï, la Russie attend les propositions des Américains. Ils sont peut-être « coincés » parce qu’il faut tenir compte de la position des partenaires européens, mais jusqu’à présent il n’y a pas de version harmonisée entre les États-Unis et l’UE.

Les propositions de la Russie sont connues depuis longtemps. Elles sont exposées dans le projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a été présenté en septembre. En conséquence, les propositions américaines devraient être faites sous la forme de projets d’amendements à ce document. Ce serait logique et correct.

Deuxièmement, plus important encore, le contexte des négociations a beaucoup changé depuis la réunion de janvier. Le président Porochenko a signé la fameuse loi de la soi-disant « Réintégration du Donbass ». Malheureusement, cette loi a également été soutenue par la partie américaine. Je voudrais rappeler que Vladislav Sourkov, immédiatement après la réunion de Dubaï, a noté que la loi introduit un certain nombre de dispositions qui compromettent les possibilités de règlement du conflit.

Par exemple, les pratiques violentes qui restreignent la liberté de mouvement, etc. sont établies dans la loi. Dans un certain nombre de domaines, cette loi rend impossible la mise en œuvre des accords de Minsk.

Troisièmement, malheureusement, la diplomatie du mégaphone de la part des États-Unis et de M. Volker se poursuit. Il y a des déclarations et des accusations contre la Russie. Cela, naturellement, ne permet pas à Moscou de trouver un compromis. M. Volker continue également de soutenir activement et de faire pression pour que l’Ukraine reçoive des armes létales. Tout cela stimule le « parti de guerre » en Ukraine, renforce ce parti dans ses efforts pour mettre en place des conditions inacceptables pour le déploiement de la mission de l’ONU.

Certaines déclarations publiques de Volker interfèrent avec la mise en œuvre des accords de Minsk.

Par exemple, sa déclaration à l’Institut Hudson selon laquelle « la RPL et la RPD sont faites pour soutenir le conflit » et « doivent être dissoutes » a rendu très difficile la consultation avec les républiques sur le mandat de la mission de l’ONU et a peut-être été la principale raison du report de la réunion avec Sourkov pour une période indéfinie…

Volker doit arrêter cette diplomatie du mégaphone ou, si vous voulez, diplomatie de réunion, d’autant plus que les accords de Minsk n’envisagent pas la liquidation mais la transformation des républiques en régions autonomes. Il suffit de regarder l’annexe au Complexe de mesures de Minsk pour le comprendre.

Enfin, les changements de personnel au sein du Département d’État américain ont joué un rôle. À Moscou, ils veulent évidemment voir quelle position prendra le nouveau chef du Département d’État, Michael Pompeo. La combinaison de ces facteurs a conduit au report de la réunion.

Une question se pose à cet égard : que va-t-il se passer ensuite ? Les processus qui se déroulent dans la région sont en cours : l’Ukraine se prépare aux élections présidentielles et parlementaires, les Républiques aux élections des chefs d’État et des Conseils populaires. Cela éloigne encore plus les côtés les uns des autres.

Naturellement, les républiques ont l’intention de tenir des élections dans les délais fixés par leur constitution. Il serait étrange qu’ils gèlent ce processus.

Les principaux candidats au poste de chef de république sont connus. En RPD, Alexandre Zakhartchenko. En RPL – Léonid Passetchnik. À en juger par leurs déclarations et les différents signaux des républiques, ils sont prêts pour les élections. À Donetsk, l’activité d’Alexandre Khodakovsky est également visible… Et à Lougansk, à en juger par tous les éléments, il y aura toujours des candidats.

Les experts de notre Centre ont noté à plusieurs reprises, il y a un an et il y a deux ans, que tant que l’Ukraine ne fera rien pour mettre en œuvre les accords de Minsk, la vie politique dans les républiques se poursuivra de son côté. Mais l’Ukraine n’a rien fait. C’est un fait.

En l’absence de mesures prises par la partie ukrainienne en vue d’un règlement politique, les républiques continuent de vivre selon leurs propres lois. Ils ne peuvent pas se permettre d’avoir un vide juridique à cause du ralentissement du processus de règlement par Kiev.

Il convient de souligner que la mise en œuvre des accords de Minsk devrait conduire à la création de régions autonomes à partir des oblasts de Donetsk et de Lougansk. Jusqu’à ce qu’ils soient réalisés, il y a les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk. Avec leurs projets politiques. Et c’est aussi un fait. Vous devez en tenir compte.

Plus les républiques vivent séparées de l’Ukraine, moins elles ont de chances de revenir dans un champ politique et culturel commun avec Kiev. Oui, et les processus sociaux dans chaque territoire suivent leur propre chemin. Pour comprendre cela, vous pouvez analyser les niveaux des salaires moyens, des pensions minimales et des niveaux de vie. Même les discussions à ce sujet montrent une différence fondamentale dans les approches des parties. La Russie continuera-t-elle à soutenir les républiques du Donbass ?

Les gens vivent pauvrement des deux côtés de la ligne de contact. Malheureusement, la guerre continue par la faute de l’Ukraine. Et pendant que ça va mal, ça le sera pour tout le monde. Quant aux salaires. Le suivi comparatif montre que le niveau des salaires dépend davantage des industries, des entreprises et des catégories professionnelles que des territoires. Certains sont au-dessus, d’autres sont plus bas. Pour les plombiers, par exemple, les salaires sont au même niveau, tandis que les fonctionnaires ukrainiens sont nettement plus élevés. En moyenne, les salaires dans le territoire contrôlé par Kiev sont effectivement plus élevés.

Pour les prix. La comparaison des indicateurs hôteliers peut être en faveur de chacune des parties. Le pain, les œufs et les produits non alimentaires sont moins chers dans les républiques. Le lait, le sucre et le café sont moins chers sur le territoire ukrainien. De nombreux médicaments sont moins chers dans les républiques. Le carburant est beaucoup moins cher. Le transport est plusieurs fois moins cher. La comparaison des pensions minimales n’a pas de sens. En général, elles sont à peu près égales.

Les tarifs pour le logement et les services communaux en RPD et en RPL sont beaucoup plus bas que dans les parties des régions de Donetsk et de Lougansk qui ont été laissées sous le contrôle de Kiev. Sur certains tarifs, la différence en faveur des républiques est très importante – jusqu’à cinq fois.

Si nous comparons le coût du panier de consommation, qui comprend les produits alimentaires et non alimentaires, le logement et les services communaux, ainsi que les transports publics, le total en RPD est moins cher que dans la région de Donetsk en Ukraine de plus de 30 %.

En moyenne, dans la concurrence économique des deux, l’ensemble est toujours à égalité. Quant à la Russie, elle considère qu’il lui incombe de veiller à ce que les républiques du Donbass vivent mieux.

Source : Gazeta.ru
Traduction : Christelle Néant

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Trois civils blessés par des tirs de snipers ukrainiens au point de passage de Maryinka

Après les tirs sur les employés de la station d’épuration et la fermeture de cette dernière hier, l’armée ukrainienne poursuit ses provocations et crimes de guerre contre les civils du Donbass.

Aujourd’hui vers midi, les snipers ukrainiens stationnés près de Maryinka ont ainsi ouvert le feu sur un autobus remplis de civils qui était en train de franchir le point de passage de la ligne de front pour se rendre en République Populaire de Donetsk (RPD).

Suite à ces tirs deux femmes et un homme, tous habitants de la RPD, ont été blessés, dont une femme qui a eu le fémur cassé par la balle qui est entrée dans sa jambe gauche.

Toutes les victimes ont reçu les premiers soins sur place de manière extrêmement rapide avant d’être envoyées à l’hôpital.

La femme qui a reçu une balle dans la jambe a été envoyée au Centre de Traumatologie de Donetsk et va être opérée le plus rapidement possible. Son état a été qualifié de moyennement grave par les médecins à cause de la perte de sang importante qu’a entraînée la blessure.

Cette femme a confirmé aux journalistes venus l’interroger que les tirs venaient des positions de l’armée ukrainienne.

Le directeur adjoint du Centre de Traumatologie, qui s’est occupé d’elle, a déclaré que depuis peu les victimes civiles des tirs de l’armée ukrainienne se multiplient et plusieurs ont été soignées dans ce centre spécialisé de Donetsk.

Ces provocations qui ont lieu en pleine visite du chef adjoint de la mission de l’OSCE, Alexander Hug, semblent poursuivre plusieurs buts : provoquer des tirs en retour de la part de l’armée de la RPD, et sortir du format de négociation de Minsk pour obtenir un format plus avantageux pour Kiev qui espère toujours pouvoir faire venir des casques bleus comme force d’invasion afin de récupérer militairement le Donbass.

Comme on peut le voir la réticence de Kiev à appliquer les accords de Minsk et la Convention de Genève, qu’elle a signés est plus que flagrante, sans parler du fait que les soldats ukrainiens n’en n’ont visiblement rien à faire de la vie des civils du Donbass qu’ils sont venus prétendument « libérer ». Je laisse chacun et chacune juger de ce que sont de tels libérateurs…

Voir le reportage vidéo du ministère de l’Information de la RPD (en russe) :

Christelle Néant

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1968 vu dans le monde les années incomparables. Macron ne cesse de mentir, écrase France et Europe !

Macron a trahit et ment sur le coût des frappes en Syrie, etc. Puis l’exactitude des frappes par l’échec de certains missiles Tous pour des raisons techniques n’ont pas été tirés, pourquoi ? Dans le détail, 9 missiles Scalp, d’une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1.000 km et « d’une précision de l’ordre du métrique ». La France en a commandé 500 en 1998, mais 3.000 unités ont été vendues dans le monde (Royaume-Uni, Italie, Grèce, Arabie saoudite, Maroc). Seuls la France, le Royaume-Uni et les États-Unis disposent de missiles de croisière navals. Moins d’une semaine après les frappes occidentales contre des centres de production d’armes chimiques en Syrie, France info a appris jeudi 19 avril que des « ratés » ont empêché deux des trois frégates françaises au large de la Syrie de tirer leurs missiles. Le navire de réserve a finalement fait feu à leur place. Il n’y a pas d’explication encore à ces aléas. Viennent-ils du navire et de son système d’armes, ou du missile lui-même et par exemple de son GPS ? Mais le constat est là : les deux frégates qui devaient faire feu n’ont pas pu et n’ont pas eu le temps de relancer une nouvelle procédure de lancement dans la fenêtre de temps impartie. Le navire de réserve a dû agir. « Choquant » Certes, la Marine utilisait ses missiles de croisière pour la première fois mais les essais étaient concluants. Selon Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé au magazine Raid Aviation, il ne s’agit pas d’un problème classique lors du déploiement de nouveau matériel. « Il ne faut pas banaliser ce qu’il s’est passé samedi, explique-t-il. C’est ce qui est choquant dans cette affaire. Les autorités ont évité d’évoquer ce problème jusqu’à maintenant. Quand le président ordonne, les opérationnels doivent appuyer sur un bouton et normalement les armes doivent partir. » « Là, à au moins une reprise, sinon deux, les armes ne sont pas parties. C’est quand même un énorme problème.» Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé à France info. Un avion de combat Rafale a également connu un problème de mise à feu pour lancer un des deux missiles Scalp qu’il embarquait. Pourtant le Scalp est une arme éprouvée, en Libye, en Syrie ou en Irak. Il s’agit d’un incident inédit, selon Jean-Marc Tanguy, qui précise que ce missile a été largué manuellement, ce qui correspond à la procédure en pleine mer en eaux profondes.  (Ndlr. facture 850.000 €)

Une page qui ne se reproduira plus jamais et qui fait pleurer les armes face au désespoir du monde. Le Panda

La majorité des sources émanent de mes lectures. Les PDF et liens sont issus de Marianne et herodote.net.

« La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu. Et Tocqueville : « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir ». Qui s’intéresse aujourd’hui à la liberté ? A celle qui ne se confond pas avec le libéralisme économique, dont on mesure combien il peut être source de prospérité mais aussi d’inégalités et de contraintes sociales ? A celle qui fonde le respect de la vie privée et la participation authentique à la vie publique ? La liberté devrait être au cœur de la démocratie et de l’Etat de droit. En même temps, elle ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus. Ils ne sauraient en être simples bénéficiaires ou rentiers, ils doivent non seulement l’exercer mais encore surveiller attentivement ses conditions d’exercice. Tâche d’autant plus nécessaire dans une période où les atteintes qui lui sont portées sont aussi insidieuses que multiples.

Merde à Vauban Léo Ferret 1960

Macron en 2018 a menti lors de sa dernière interview, cela restera un point de détail face à l’histoire du pays des droits de l’homme « La France » de Jean Ferrat et de celle du monde.

Merci à Agora Vox de bien vouloir diffuser un tel article qui marque les pages et les vies d’une jeunesse dont certains gardent cela dans un autre monde. Sans ce panache de ces quelques années et les reportages qui se trouvent à côté et que vous pourrez visionner, n’oubliez surtout pas ceux qui sont morts pour que nous puissions nous exprimer. Avoir la Liberté, la Fraternité, L’égalité ! Certains à justes titres diront ce sont des mots. D’autres auront profondément le sentiment de revivre une certaine forme de vie.

Frappes en Syrie : les fanfaronnades de Macron démenties par Washington et la Turquie.

Le reportage que distille le 17 avril 2018, France2 est un des meilleurs que le monde ne pourra jamais voir en forme de réalisme. Ayant vécu cette partie de l’histoire et les conséquences qui furent entrainées parlent de nos jours. Cela me rappellera à jamais la fameuse chanson « Au Chili comme à Prague ». De Serge Lama.

Utiliser Google ou Firefox pour que ceux qui n’ont pu regarder ce reportage puisse se rendre compte avec efficacités de ce qui fit trembler le monde dans ces années incomparables. Lien durée 1h36. Possibilité de l’enregistrer, sur votre propre disque dur ou simplement de saisir le lien, cadeau Lien pour Emanuel Macron !

1968 est une année de rupture au niveau du XXe siècle. Soulèvements de la jeunesse en Europe occidentale et Amérique du Nord. La révolte frappe aussi le bloc communiste en Tchécoslovaquie avec le Printemps de Prague. Rébellions armées, guérillas, sous la flamme de Cuba, touchent l’Amérique latine. La guerre du Viêtnam enflamme la tension Est-Ouest, ouvre la déchirure Nord-Sud et étend la fièvre au tiers-mondiste presque toute les jeunesses des pays développés. En tous lieux, l’année 68, la contestation de l’ordre mondial, des pouvoirs en place atteignent les summums. A travers des images d’archives, Patrick Rotman montre la cohérence et le sens de cette révolte planétaire. L’an 1968 se traduit par une inflexion majeure via l’hémisphère occidental tel l’hémisphère communiste. Erreurs que de l’amputer uniquement aux revendications sociétales des étudiants parisiens. À San Francisco, Berlin, Rome, Bruxelles, Pékin, tel à Paris, il y eut l’avant et l’après-68. L’Europe l’Amérique, démontre une opposition à la guerre du Vietnam domine la vie sociale et politique. Les U.S.A connaissent, 100 ans après l’abolition de l’esclavage, une vive exacerbation des tensions raciales. À l’Est, la contestation du communisme soviétique et la faillite du maoïsme ébranlent tous les régimes sans exception.

Meurtrissures jamais refermées

À la clarté de 1968, le monde bouillonne, frémit. 1968 tient à un fait, la guerre du Viêt-Nam. Virages dans la guerre : La position américaine au Viêt-Nam s’intensifie en 1966 avec le bombardement aérien des villes du Nord. L’opposition à la guerre est cantonnée aux campus universitaires, aux milieux intellectuels.

Basculement : 30 janvier 1968, les forces nord-vietnamiennes, Viêt-Cong (communistes du sud-Viêt-Nam) déclenchent l’offensive du Têt. Plus de cent villes, dont Saigon et Hué, la capitale historique de l’Annam, sont assaillies par plusieurs centaines de milliers de combattants. Les Sud-Vietnamiens les alliés américains se ressaisissent. Échec militaire, l’offensive du Têt, menée en direct sous les reportages de journalistes occidentaux, « succès » pour les communistes en 1er médiatique. L’opinion américaine s’insurge via la guerre. Les désertions se multiplient. Des milliers d’Américains vont à l’étranger échappant à la conscription. Les manifestations de protestation deviennent quotidiennes en toutes villes étudiantes d’Amérique, d’Europe.

L’opposition à la guerre traverse l’Atlantique :

En Italie, les étudiants dénoncent tout à la fois la guerre du Viêt-Nam et la raréfaction des débouchés professionnels ! Ils se distinguent de leurs homologues français par le fait qu’ils réussissent dès le début de l’année 1968 la jonction avec les syndicats ouvrier et mener de concert des grèves de solidarité autour de l’emploi et des conditions de travail. Les premiers affrontements sérieux avec la police se produisent le 1er mars 1968 à Rome, dans le parc de la Villa Borghèse, devant la faculté d’architecture, les autorités ont ordonné la fermeture.

Cette mouvance fait plusieurs victimes et perdure jusqu’à l’automne 1969, justifiant le qualificatif de « Mai rampant » À Berlin-ouest, l’opposition à la guerre  se manifeste dès le week-end des 16 et 17 février 1968 avec la tenue d’un Congrès international sur le sujet. Rassemble trois mille délégués de différents pays à l’appel du syndicat des étudiants socialistes allemands (SDS) dirigé par Rudi Dutschke (28 ans), dit « Rudi le Rouge ».


Accélérations le 11 avril 1968 : Rudi Dutschke prend deux balles dans la tête. Il va s’en tirer péniblement, ses partisans mettent immédiatement en cause la presse populaire, conservatrice du groupe Axel Springer qui ne tarit pas d’outrages de vindictes à son égard et a probablement influencé son meurtrier. En toutes les villes allemandes se propagent des manifestations, contre le groupe de presse, les institutions américaines. Sur les étudiants arrêtés par la police se trouve le fils du social-démocrate Willy Brandt, ministre des Affaires étrangères. À Londres : 17 mars 1968, 25 000 personnes marchent sur l’ambassade américaine manifestant sur place scandent : « Ho Ho Ho Chi Minh ! » Accueillis à coup de matraques par la police. Le meneur est un étudiant pakistanais, Tariq Ali.

 

Les manifestations vont plus loin qu’à la fin de l’été, facteur aggravant : la question raciale. 20 avril 1968, Enoch Powell, député conservateur de très grande érudition, prononce à Birmingham un discours magistral sur les méfaits présumés de l’immigration, resté immuable sous le nom de Rivers of Blood speech (« Discours des Rivières de sang »). France : tout débute le 22 mars 1968 en faculté de la région parisienne : Nanterre, puis l’arrestation de six militants du Comité Viêt-Nam. La faculté perturbée quelques semaines, son recteur prend la décision de la fermer, le 2 mai 1968. Aussitôt, les étudiants se transportent au coeur de Paris, à la Sorbonne.


Les autorités, décide de fermer celle-ci. S’ensuit de violentes échauffourées avec la police. Le mouvement monte en intensité, fait l’objet de tentative de récupération par l’opposition politique, syndicats le 13 mai, 10ème anniversaire du vrai-faux coup d’État qui ramène le général de Gaulle au pouvoir. Après avoir donné l’impression de défaillir, reprend les choses en main. Il annonce à la télévision la dissolution de l’Assemblée nationale. Le 30 mai un million de ses partisans descendent les Champs-Élysées. On ne déplore que deux morts : un commissaire de police tué par un camion-bélier et un jeune manifestant tombé dans la Seine.

La fracture raciale qui perdure en 2018 aux États-Unis :

La guerre du Viêt-Nam réveille la fracture raciale aux États-Unis en dépit de l’abolition des lois ségrégationnistes par le président Lyndon Baines Johnson. Les jeunes Noirs, du fait de leur condition modeste, sont en 1er ligne parmi les conscrits appelés à combattre en Indochine. Ils ont moins de facilités que les étudiants blancs des classes moyennes et supérieures à contourner la loi, se faire réformer voir affecter dans la Garde nationale.

Martin Luther King indique l’injustice. Avril 1967, devant une foule immense réunie à New York sur la place des Nations, il demande pourquoi envoyer des jeunes Noirs défendre à 16 000 km de chez eux des libertés « qu’ils n’ont jamais connues dans le sud-ouest de la Géorgie et dans l’est de Harlem » pourquoi envoyer des garçons blancs, noirs se battre côte à côte « pour un pays qui n’a pas été capable de les faire asseoir côte à côte sur les bancs des mêmes écoles » ? Dans ce contexte que le pasteur est assassiné sur le balcon d’un motel à Memphis (Kentucky), le 4 avril 1968. 1 an plus tard son assassin se dénoncera. Repris de justice blanc, James Earl Ray. Révulsés par la mort du pasteur, les ghettos noirs des grandes villes américaines sombrent dans des émeutes d’une extrême violence. « Soulèvement de la Semaine Sainte » 39 morts, des dégâts que les USA n’ont pas connu depuis la guerre de Sécession. Il est exploité par des extrémistes noirs adeptes de la violence et clairement racistes, tels les Black Panthers de Stokely Carmichael et Eldrige Cleaver.

Les enjeux raciaux prennent un tour inattendu aux Jeux Olympiques qui s’ouvrent à l’automne à Mexico.


17 octobre 1968, les athlètes américains Tommie Smith et John Carlos, respectivement 1er et 3e de l’épreuve du 200 mètres, baissent ostensiblement la tête et lèvent leur poing ganté de noir alors qu’ils sont sur le podium et que retentit l’hymne américain. Par ce geste de défi, ils affichent leur soutien aux Black Panthers ! Après Martin Luther King, voilà que les États-Unis pleurent également Robert Kennedy (43 ans). Le sénateur favori pour les élections présidentielles de la fin de l’année. Le 5 juin 1968, alors qu’il sort d’un hôtel de Los Angeles où il vient de remporter les primaires démocrates de Californie pour les prochaines élections présidentielles, il est touché de deux balles tirées à bout portant par un jeune Palestinien, Sirhan Sirhan, lui reprochant son soutien à Israël.

À l’Est et au Sud, ça bouge aussi mais pour d’autres raisons :

 

Au-delà du « rideau de fer » qui coupe l’Europe en deux, on ne se soucie ni du Viêt-Nam ni des Afro-Américains l’on commence à penser que la tutelle soviétique a assez duré. Moscou a perdu de sa superbe depuis la reculade de Cuba. En Tchécoslovaquie, pays soumis à Moscou depuis le « coup de Prague » de 1948, une révolution de palais survient le 5 janvier 1968, le remplacement d’Antonín Novotný par Alexander Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque. Dès le mois d’avril, défiant les Soviétiques poussé de par les milieux intellectuels, Dubcek tente d’instaurer un « socialisme à visage humain ». Il supprime la censure, autorise les voyages à l’étranger et fait même arrêter le chef de la police. Beaucoup de Tchécoslovaques se ruent vers l’Occident sans prendre garde aux manœuvres prémonitoires du pacte de Varsovie. Au 21 août 1968, les Européens sont en état de choc. Des troupes blindées d’un total de 300 000 hommes envahissent le pays dans la nuit sur décision de l’autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l’aéroport de Prague. Qui sonne la fin du Printemps de Prague.

Sans paraitre, les Polonais n’étaient pas en reste et les milieux intellectuels s’agitent tout comme à Prague. Le secrétaire général du Parti ouvrier unifié polonais Władysław Gomułka ne se laisse pas faire. Classé réformateur libéral à son accession au pouvoir en octobre 1956, il est prêt à toutes compromissions pour garder le soutien des Soviétiques.  30 janvier 1968, la police arrête à Varsovie une cinquantaine d’étudiants qui manifestaient contre l’interdiction d’une pièce du répertoire classique : Les Aïeux d’Adam Mickiewicz, pour cause d’allusions antirusses. Début une agitation estudiantine culmine en mars, la grève des universités, les échauffourées dans les rues, pour réclamer des droits triviaux au même moment les étudiants occidentaux vouent aux gémonies Dans un discours au Palais de la culture, le 19 mars, Gomulka organise la contre-offensive en mettant en cause les menées de quelques étudiants « sionistes » juifs. Il va dès lors réveiller l’antisémitisme résiduel de la population polonaise en mettant à pied les professeurs juifs en conseillant aux juifs qui « aimaient Israël » autant dire tous les juifs de quitter le pays. Août, il participe à l’invasion de la Tchécoslovaquie. Ainsi sauve-t-il sa place.


Le reste du monde n’est pas épargné agitations, Japon ou Mexique. Dans ce pays surviennent les événements les plus sanglants de l’année, guerres invasions mises à part. Le 2 octobre 1968, soit dix jours avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Mexico -12-27 octobre- des étudiants manifestent au centre de la capitale mexicaine, sur la place des Trois Cultures dans le quarter avoisinant, dit Tlatelolco. Les policiers, ouvrent le feu. On compte 20 morts selon le gouvernement, plus sûrement des centaines. Par cette répression brutale, le président Díaz Ordaz a voulu mettre un terme aux manifestations estudiantines avant l’ouverture des Jeux.

Cendres brûlantes

L’amateur d’Histoire peut s’amuser d’un parallèle entre l’année 1848 et l’année 1968. La première a été marquée en toute l’Europe par des révolutions plus violentes et meurtrières qu’en 1968. Dans les deux cas, on retrouve les mêmes aspirations utopiques et généreuses, les mêmes échecs. Partout le retour à l’ordre a prévalu. Sous cet apparent retour à l’ordre, le « printemps des peuples » de 1848 a suscité des aspirations nationales inédites, autour du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » de la réinvention des langues, identités nationales. Les contestations étudiantes de l’année 1968 ont tout autant changé les sociétés européennes dans une moindre mesure le reste du monde développé. L’individu-roi soucieux de ses droits a supplanté le citoyen pénétré de ses obligations sociales. Il entraîne les institutions traditionnelles dans un irrésistible déclin, qu’il s’agisse d’Églises, de syndicats de partis politiques. Il s’est aussi accommodé de l’émergence d’une nouvelle doctrine économique, née à Chicago autour du professeur Milton Friedman, qui va déboucher sur le néolibéralisme et le désengagement des États de la régulation économique. Une des plus grandes pages de l’histoire s’est fermée, ils nous restent à croire que la solidarité, et de sanctionner les riches en fonction de leurs revenus soient conformes à la condition sociale dans l’égalité que nous attendons.

Le Panda

Patrick Juan

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La station d’épuration de Donetsk ferme à cause des tirs de l’armée ukrainienne qui se poursuivent pendant l’évacuation du personnel

EauComme on pouvait le craindre, le tir des soldats ukrainiens d’hier, qui a fait cinq blessés parmi les employés de la station d’épuration de Donetsk, a poussé la direction de la station à fermer cette dernière pour ne plus mettre ses employés en danger.

L’équipe qui était sur place depuis hier a dû attendre jusqu’à cet après-midi de pouvoir enfin être évacuée avec l’aide de l’OSCE et du ministère des Situations d’urgence de la République Populaire de Donetsk (RPD), car la partie ukrainienne a tardé à donner les garanties de sécurité nécessaires.

La direction avait déjà menacé de fermer la station le mois dernier, et c’est grâce à l’action de l’OSCE que cette fermeture avait pu être évitée. Mais cette fois c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la société « Eau du Donbass », qui ne veut plus devoir envoyer ses employés travailler en gilet pare-balles en priant pour que les soldats ukrainiens ne prennent ni les véhicules de transport ni la station d’épuration pour cible.

Depuis quatre ans, le personnel de la station a héroïquement continué à faire son travail afin de ne pas priver d’eau les habitants de la république, mais aussi ceux vivant de l’autre côté de la ligne de front. Mais cette fois c’est allé trop loin.

Beaucoup d’employés de la station travaillent en famille. Ainsi la femme de l’un des blessés d’hier fait partie de l’équipe qui travaille, avec des gilets pare-balles, dans la station depuis hier après-midi afin que les habitants de la république puissent continuer à avoir de l’eau ! Mais malgré tout ce courage il y a des limites aux risques que la direction de la station peut accepter de prendre. Et ces limites ont été atteintes.

Une fois le personnel évacué, la station sera mise à l’arrêt (pour une première période de cinq jours que la direction espère pouvoir utiliser pour obtenir des garanties de sécurité solides, faute de quoi l’arrêt de la station sera prolongé). Face à cette situation grave l’OSCE a de nouveau fait preuve de bonne volonté en proposant d’accompagner chaque jour les convois qui amènent et ramènent de la station les équipes de travailleurs afin d’assurer leur sécurité. Mais il leur faut obtenir pour cela des garanties de sécurité fiables de la part de Kiev.

En attendant, grâce à des systèmes de flux inversé, de l’eau sera envoyée dans les canalisations via les stations de pompage afin de ne pas priver 1,5 millions de personnes d’eau, mais il est à craindre qu’elle ne sera pas potable. Et ce système a ses limites, car il ne permettra pas de desservir toutes les zones alimentées par la station d’épuration.

D’après les informations dont nous disposons, plus de 400 000 personnes se retrouveront ce soir sans eau, dont la moitié dans la partie du territoire occupée par l’armée ukrainienne, entre autre dans la ville d’Avdeyevka.

Une situation que Kiev compte utiliser médiatiquement pour salir la RPD, et faire croire aux habitants d’Avdeyevka et aux populations des pays occidentaux que c’est de la faute de la république si les habitants se retrouvent privés d’eau.

L’armée de la RPD craint quant à elle une utilisation militaire de cette évacuation, les soldats ukrainiens planifiant d’utiliser la station comme position de tir sûre, grâce aux abris souterrains et aux nombreux produits chimiques stockés dans la station, qui empêcheront les soldats de la RPD de tirer en retour (les soldats de la république voulant éviter à tout prix de provoquer un désastre humain et écologique qui serait inévitable si les stocks de chlore de la station prenaient feu par exemple). De telles méthodes, utilisées par l’armée ukrainienne, rappellent celles des terroristes en Syrie…

Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD, quant à lui, y voit le signe que l’Ukraine se prépare à une offensive, en commençant par détruire les infrastructures.

Et alors que je rédigeais cet article, le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) vient de nous informer qu’en violation des garanties de sécurité fournies à l’OSCE, l’armée ukrainienne a ouvert le feu à 14 h 50 sur la zone de la station d’épuration avec des mortiers de 82 mm, des mitrailleuses lourdes et des armes légères, alors que le convoi permettant d’évacuer le personnel s’était mis en route.

Les employés de la station, les observateurs de l’OSCE et les représentants du ministère des Situations d’urgence se sont retrouvés pris sous les tirs, et malgré les appels du CCCC à respecter le cessez-le-feu, le bombardement de la zone s’est poursuivi.

Nous ne pouvons qu’espérer que personne n’aura été blessé, ou pire, lors de cette énième violation des accords signés par l’Ukraine.

En tout cas, dès ce soir, plus de 400 000 habitants vont se retrouver privés d’eau, dans l’indifférence totale des garants occidentaux des accords de Minsk, à cause des actes littéralement terroristes de l’armée ukrainienne.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne tire de nouveau sur les employés de la station d’épuration de Donetsk et fait cinq blessés

Sniper ukrainienÀ peine un mois après les derniers cas de tirs délibérés contre les équipes de travailleurs de la station d’épuration, l’armée ukrainienne recommence à prendre les employés civils pour cible.

Ce nouveau crime de guerre a lieu sur fond de dégradation continue de la situation, avec 35 violations du cessez-le-feu et 895 munitions tirées par l’armée ukrainienne contre le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD) du 16 au 17 avril 2018 à 6 h. Les tirs des dernières 24 heures ont été effectués avec de l’artillerie lourde de 152 mm (14 tirs), des chars d’assaut (10 tirs), des mortiers de 120 mm (117 tirs) et de 82 mm (100 tirs), et d’autres armes de calibre inférieur.

Ces tirs ont endommagé quatre habitations à Zaïtsevo, Gorlovka et Chirokaya Balka, et tué un soldat de la RPD.

Dès 6 h 15 ce matin, c’est le point de passage de Maïorsk et le village de Zaïtsevo (près de Gorlovka) qui ont été pris pour cible par l’armée ukrainienne, qui s’est ensuite reportée sur le village de Spartak et celui de Kominternovo.

Et à 15 h 40, suite à un changement d’équipe au sein de la station d’épuration de Donetsk, les soldats ukrainiens stationnés dans les tranchées proches de la station ont ouvert le feu à l’arme légère contre le bus qui ramenait une équipe d’employés vers Yassinovataya.

D’après les informations les plus récentes, les soldats ukrainiens ont tiré sur le bus avec du calibre 5,45 mm. L’une des balles a touché la rambarde métallique du bus, projetant des éclats de balle et de rambarde qui ont blessé cinq employés à divers degrés de gravité (l’un d’eux a reçu un éclat dans le cou, un autre dans le bras). Ils ont tous été emmenés à l’hôpital de Yassinovataya où ils sont soignés.

Le risque est que ce genre de crime de guerre se reproduise faute d’être condamné par les garants occidentaux des accords de Minsk, jusqu’à l’arrêt de la station d’épuration faute d’employés prêts à risquer leur vie à chaque trajet vers leur lieu de travail (qui est déjà dangereux en lui-même, car régulièrement pris pour cible par l’armée ukrainienne).

Pour rappel, cette station située en pleine zone grise, fournit l’eau potable des localités de Donetsk, Yassinovataya, Spartak, et Vassilievka en République Populaire de Donetsk (RPD), mais aussi des localités d’Avdeyevka, Krasnogorovka, et Verkhnetoretskoye situées dans la zone contrôlée par l’armée ukrainienne. Soit 1,5 millions de personnes.

En attendant que la France et l’Allemagne réagissent, les violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne se poursuivent, et à 18 h heure locale, nous en sommes déjà à 19 violations et 417 munitions tirées dont 5 obus de chars d’assaut, 16 obus de mortier de 120 mm et 42 obus de mortier de 82 mm.

Christelle Néant

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Analyse de l’hystérie et de la russophobie occidentale – Le monde de l’autre côté du miroir, descente dans le terrier du lapin blanc

RussophobiePour toute personne rationnelle et sensée, le monde semble être devenu complètement fou, tout du moins le monde occidental. Le bombardement illégal mené en Syrie par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, fait partie de ces symptômes de l’hystérie collective, que les gens encore capables d’utiliser leur cerveau ont du mal à appréhender. À quoi joue-t-on ?

Même un excellent analyste comme Emmanuel Todd en perd son latin à un certain point de son analyse de cette opération « pétard mouillé », ne comprenant pas le côté réel, hystérique et irrationnel de cette russophobie qui frappe l’Occident, des élites, jusqu’au peuple via les journalistes. Une russophobie qu’il n’arrive pas à justifier totalement de manière rationnelle par des arguments du type « volonté de cacher la merde sous le tapis ».

L’Occident, qui se nomme lui-même pompeusement « communauté internationale », pour donner plus de poids à ces quelques dizaines de pays sur les presque 200 que compte le monde, a une nouvelle fois violé le Droit international dans lequel elle se drape, comme Tartuffe le faisait avec la dévotion.

Et monsieur Le Drian peut bien gloser sur la légitimité de l’action de la France dans ces frappes, si vous dites devant un juge que vous avez frappé un inconnu parce qu’il a prétendument frappé quelqu’un d’autre, le tout sans preuves solides, vous allez avoir des ennuis.

La France peut pérorer sur le prétendu blocage de l’ONU par la Russie pour justifier son « action », cela n’en rend pas moins la chose illégale. Si l’ONU a été créée c’est justement pour éviter de telles actions illégales comme celle que nos trois pseudo-Zorros ont mené en Syrie.

L’ONU est là pour régler par la discussion et la négociation ce qui se réglait avant par les armes. Si dès que les discussions n’aboutissent pas sur ce qu’ils veulent certains pays décident de n’en faire qu’à leur tête, en s’essuyant le derrière avec la Charte de l’ONU et le Droit international, alors à quoi servent-ils ?

À rien… Et c’est bien là que réside le danger de ce genre d’actions irréfléchies et stupides de l’Occident, qui, se croyant tout puissant et autorisé (par qui ?) à jouer les gendarmes du monde, bafoue les règles qui régissent le vivre-ensemble sur notre petite planète. Si ces règles ne sont plus respectées par une partie des « joueurs » alors pourquoi les autres devraient-ils continuer à les respecter ?

Les Islandais (qui sont très légalistes) ont un dicton qui s’applique parfaitement à ce qui se passe : « C’est avec des lois que l’on bâtit un pays, c’est en les bafouant qu’on le détruit ». Et ce qui est valable à l’échelle d’un pays l’est aussi à l’échelle du monde. C’est d’ailleurs l’avertissement que Vladimir Poutine a lancé après cette attaque.

« Dans le cas où des actions similaires faites en violation de la Charte de l’ONU se répétaient, cela provoquera inévitablement le chaos dans les relations internationales », a ainsi déclaré le président de la fédération de Russie.

À force de s’asseoir sur la Charte de l’ONU et les règles qui avaient été établies après la Seconde Guerre Mondiale pour éviter qu’un tel carnage ne se reproduise, l’Occident les vide complètement de leur substance jusqu’à les tuer en les délégitimant.

Sans parler du fait que Paris semble oublier que les États-Unis ont eux-aussi bloqué à plusieurs reprises le Conseil de sécurité de l’ONU (entre autre sur les questions concernant Israël), sans que cela n’émeuve le Quai d’Orsay.

Et ce alors qu’Israël s’est fait épingler par Human Rights Watch pour l’utilisation régulière de munitions au phosphore sur les zones habitées de Gaza, y compris un centre de l’ONU qui se trouve là-bas ! En trois ans ces munitions utilisées de manière illégale dans des zones où vivent des civils ont fait 12 morts et des dizaines de blessés (et les brûlures au phosphore sont tout sauf bénignes), dont des enfants.

Là contrairement au cas syrien, pas de déclaration outrée de Paris, Londres ou Washington, pas de menaces de bombarder Tel-Aviv pour faire cesser ces crimes de guerre, et ces violations de toutes les conventions internationales !

Quand Kiev bombarde la station d’épuration de Donetsk (remplie de plus de 200 tonnes de chlore servant à purifier l’eau) avec des munitions au phosphore de manière avérée et prouvée, où sont les cris d’orfraie du Quai d’Orsay ? Parce que de tels bombardements, en plus du risque de priver 1,5 millions de personnes d’eau potable, pourraient provoquer un véritable désastre sanitaire, humanitaire et écologique qui feraient bien plus que 40 morts non prouvés, si le bâtiment où est stocké le chlore prenait feu !!!

Quand l’armée ukrainienne vise délibérément les civils de manière répétée et régulière depuis quatre ans, et que les faits sont autrement plus étayés et prouvés que cette histoire d’attaque chimique à Douma qui s’est révélée être un faux monté de toutes pièces, nous n’avons pas vu les avions de Washington, Londres et Paris bombarder Kiev pour faire cesser le massacre dans le Donbass, dont le compteur est à bien plus de 10 000 morts !!!

Quand les États-Unis votent à l’ONU contre une résolution condamnant la glorification du nazisme (aux côté de l’Ukraine d’ailleurs), et que des pays de l’UE s’abstiennent de voter sur cette résolution, alors que l’Europe et la France en particulier ont souffert du Nazisme, où est la patrie des droits de l’homme ?

Quand les États-Unis et la Grande-Bretagne ont violé la Charte de l’ONU en attaquant l’Irak en 2003 sans mandat de l’organisation, le tout sur base d’informations complètement bidons, personne n’est allé bombarder Washington et Londres pour faire cesser cette guerre illégale qui a fait bien plus que 40 morts !!!

Quand l’Arabie Saoudite bombarde le Yémen, faisant des victimes civiles par dizaines à chaque bombardement (y compris dans des camps de réfugiés), et met en place avec d’autres puissances arabes un blocus du pays qui provoque la pire crise humanitaire de la planète (dixit l’ONU), avec 7 millions de personnes au bord de la famine et un million touché par le choléra, où sont les missiles et les avions occidentaux pour faire cesser ces atrocités ? Riyad n’a pas été noyée sous les bombes occidentales que je sache. Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

Au nom de quoi ou de qui l’Occident se permet-il de jouer les gendarmes du monde, décidant qui est un dictateur et qui est un dirigeant acceptable ? Qui mérite d’être bombardé, et qui ne le sera pas sur base des mêmes crimes avérés ou imaginaires ? Quel pays mérite de subir un coup d’État parce que le dirigeant actuel ne fait pas ce qu’ils veulent, et quel autre peut garder son président ou son roi/prince, pourvu qu’il acquiesce aux quatre volontés de certains ?

Ce que je vais dire maintenant s’adresse aux Occidentaux, qu’ils soient membres de ces élites complètement folles, ou simples citoyens. Si je m’adresse à vous en disant « vous » et non « nous », c’est parce que j’ai déjà quitté mentalement et psychologiquement l’Occident bien avant de le quitter physiquement. Avant même de partir pour le Donbass, cela faisait des décennies que je ne me reconnaissais plus dans ce qui était ma « patrie », et que bon nombre de mes concitoyens m’étaient déjà aussi étrangers que les habitants d’une autre planète.

Personne, pas même Dieu, ne vous a donné autorité sur le monde. Vous n’êtes que quelques pays au milieu des nombreux autres que compte ce monde. Un monde qui n’est lui-même qu’un grain de sable dérivant dans l’immensité du cosmos aux côtés de milliards d’autres.

Vous n’êtes RIEN ! Ni gendarmes, ni dirigeants du monde, ni Dieu ! Rien ni personne ne vous a investi d’une mission (divine) vous accordant le droit de décider pour le reste des pays du monde de ce que doit être leur vie.

Au nom de quoi VOS règles seraient-elles celles qui doivent s’appliquer au monde entier ? Vous avez réellement cru que le monde tournait autour de votre petit nombril ? Encore une fois vous n’êtes RIEN ! Poussière vous étiez, poussière vous redeviendrez, tout le reste n’est que vanité des vanités. Les seules règles que le monde doit accepter de suivre sont celles que tous ont approuvé, c’est-à-dire la Charte de l’ONU et les conventions internationales. Vous savez, celles avec lesquelles vous vous torchez allègrement quand cela ne vous arrange pas ?

Il est temps pour vous tous d’ouvrir les yeux : l’époque de vos empires coloniaux glorieux est terminé ! L’empire romain a disparu, l’empire britannique s’est évaporé, l’empire français a été dissout, et l’empire américain est en pleine désintégration sous nos yeux. Rien n’est éternel en ce monde, rien n’est permanent ! Et les empires, comme les être vivants, naissent, vivent et meurent ! C’est inéluctable.

Votre monde, votre hégémonie s’écroule. Et vous êtes là à courir en rond, telles des poules hystériques à qui on a coupé la tête, sans comprendre que vous êtes déjà foutus. Non les ressources (restantes) du monde ne vous appartiennent pas ! Non vous n’avez aucun droit d’exproprier les peuples qui vivent sur les terres où elles se trouvent sous prétexte que vous en avez besoin, que vous êtes prétendument des démocraties et eux non, et que vous avez la puissance militaire pour prendre par la force ce qui vous intéresse (ce qui n’a rien de démocratique malgré toutes vos gesticulations et votre propagande bien huilée pour déguiser tout cela sous des buts humanitaires) !

La période d’hégémonie à laquelle vous avez eu droit avec la chute de l’URSS a pris fin. Oui la Russie, la Chine et d’autres ont décidé de mettre un terme à votre capacité de nuisance en développant leurs moyens de défense pour ne plus être les cibles faciles de votre avidité.

Et c’est en partie ça qui vous rend aussi fous. Comme un sale gosse à qui ses parents n’ont jamais dit non, vous tapez une crise d’hystérie, hurlant et vous roulant par terre, avant de frapper votre malheureux voisin de bac à sable qui a commis le crime de refuser de vous donner son râteau ! Et quand d’autres enfants du bac à sable s’interposent calmement, vous hurlez de plus belle, menaçant de vous en prendre à eux, au lieu de comprendre et d’admettre que vous êtes en tord, et que vous feriez mieux de vous comporter correctement plutôt que de continuer à jouer les terreurs.

Pourquoi une réaction aussi puérile de la part de gens censés être des « élites », des « gouvernants », et même des journalistes et donc normalement des gens avec un minimum d’intelligence ? Sont-ils tous débiles, ou tous mûrs pour l’asile psychiatrique ? C’est là qu’Emmanuel Todd échoue dans toute sa rationalité à comprendre ce qui semble totalement illogique.

C’est parce qu’Emmanuel Todd cherche de la logique et de la rationalité là où il n’y en a pas, c’est-à-dire dans des réactions qui tiennent du subconscient bien plus que de la décision consciente.

Tout le monde a des névroses plus ou moins profondes, des désaccords entre son subconscient (son moi profond) et son conscient (sans parler de la persona, c’est-à-dire l’image que l’on veut donner de nous même aux autres, l’hypocrisie personnelle et collective venant ajouter une dose de conflit). Et en Occident, ceux qui courent après le pouvoir (et l’obtiennent assez souvent) sont parmi les plus névrosés, le pouvoir et l’argent agissant comme des calmants puissants pour apaiser leurs angoisses existentielles issues de ces conflits violents qui existent entre les différentes parties de leur psyché, sans régler le problème de fond.

En face d’eux, ils ont des dirigeants d’une toute autre carrure. Comme l’a très bien dit Todd, les dirigeants russes sont d’un niveau intellectuel très supérieur aux dirigeants occidentaux. Et surtout d’une bien plus grande sagesse issue de leur pragmatisme et de leur plus grande honnêteté. Poutine est le premier à pointer régulièrement ce qui ne va pas en Russie, sur quoi il a échoué. Même devant les médias occidentaux. Dans cette fameuse interview donnée à NBC le mois dernier il pointe le fait que beaucoup de Russes vivent encore en dessous du seuil de pauvreté, et il dit que nombreux problèmes sont toujours non résolus.

Il ne nie pas la réalité comme le font les dirigeants occidentaux, pour qui tout va très bien dans le meilleur des mondes si nous les écoutons. Et surtout il applique la règle du « je fais ce que je dis », qui va totalement à l’encontre de la règle du « deux poids deux mesures » appliquée par l’Occident.

La Russie promeut le Droit international en montrant l’exemple avec une patience exemplaire, car Poutine a bien compris que ce n’est qu’ainsi que le message peut passer : en mettant en accord les paroles et les actes, pas en faisant le contraire de ce qu’on dit. Son intervention en Syrie s’est faite sur une base totalement légale, en respectant la Charte de l’ONU, et elle essaye de trouver une solution politique au conflit en mettant les différentes factions autour de la même table.

De même pour la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie, qui n’en déplaise aux esprits chagrins pro-OTAN s’est bien faite en conformité totale avec le Droit international (allez ouvrir la Charte de l’ONU, et surtout allez ouvrir un livre d’histoire et regardez quels ont été les résultats du référendum qui a eu lieu en Crimée en 1991 et de celui de 1994).

Et sur le dossier du conflit dans le Donbass, c’est la Russie qui a fait son maximum pour qu’ait lieu une discussion directe entre Kiev, la RPD et la RPL, qui a aussi poussé pour obtenir les accords de Minsk, et qui continue aujourd’hui de faire son maximum pour qu’ils soient appliqués, là où Paris et Berlin se contentent de déclarations molles et souvent à côté de la réalité (comme lorsque la France a repris cette rhétorique ukrainienne délirante de la Russie pays agresseur).

Et c’est cela l’élément qui manque à Emmanuel Todd pour finir son analyse. La Russie de par son comportement qu’elle veut le plus droit et honnête possible, joue le rôle de miroir pour les pays occidentaux. Un miroir qui leur renvoie l’image hideuse de ce que l’Occident donneur de leçons (qu’il n’applique pas à lui-même) est devenu, par opposition à ce que la Russie incarne désormais. Et je dis cela sans angélisme aucun. Poutine n’est pas un ange, mais un homme pragmatique et droit (autant qu’on peut l’être dans sa position), et la Russie n’est pas un pays parfait, mais un pays qui croit en certaines valeurs qu’elle est prête à défendre, avec patience et détermination (et tenter d’empêcher que la situation ne dérape en nouvelle guerre mondiale et ne finisse en conflagration nucléaire en fait partie, d’où la très grande patience et retenue des Russes que beaucoup prennent pour de la faiblesse). Rien ni personne n’est parfait en ce monde.

Mais quand les pays qui se vantent d’être des démocraties, virent de plus en plus à la dictature tout en imposant leurs règles au monde, et se retrouvent face à un pays qui fait l’exact opposé de ce qu’elles font, tout en appliquant ce qu’elles clament défendre, c’est là qu’on atteint le point de dissonance cognitive.

Et on en revient à cette histoire de névrose. Il n’y a rien de pire pour un névrotique que d’être mis brutalement face à ses contradictions internes. Car la plupart des gens ne sont pas assez honnêtes avec eux-mêmes pour faire face au reflet que leur renvoie le miroir. Ils préfèrent se cacher, faire comme s’ils n’avaient rien vu, ou pire, casser le miroir, pour ne plus avoir à faire face à ce reflet hideux de ce qu’ils sont réellement !

Et par son insistance à défendre le Droit international, jusqu’à presque l’incarner de manière symbolique et psychologique, la Russie est devenue ce miroir qui brandit devant les yeux de l’Occident le reflet putride de ses vanités et de ses crimes commis au nom de ces mêmes vanités. Et comme tout névrosé atteint à un stade avancé, l’Occident réagit de manière hystérique, préférant cracher, et même tenter de détruire le miroir, plutôt que de régler le problème à la source.

Vous pouvez insulter le miroir, le couvrir pour ne plus le voir, ou le casser, cela ne changera rien à la réalité, c’est-à-dire à ce que vous êtes devenu : un empire sur le déclin, décadent et névrotique, dévoré par ses contradictions internes et son incapacité à se remettre en question et à admettre la réalité.

La planète dispose de ressources limitées, la façon dont nous vivons actuellement n’est pas soutenable sur le long terme, et vous ne pourrez pas vous accaparer ce qui reste pour continuer encore un peu à avoir votre « dose ».

Je m’adresse là à tous, simples citoyens, journalistes et élites politiques. Dans votre fuite en avant complètement folle pour ne pas voir ce reflet putride dans le miroir, vous êtes prêts à provoquer un conflit d’envergure mondiale à coup de déclarations et d’actes complètement hystériques parce que vous n’êtes tout simplement pas capables de vous remettre en question !!!

L’être humain est prétendument l’animal le plus intelligent sur cette planète. Cessez de l’affirmer comme étant une vérité établie, alors que vos actes quotidiens prouvent le contraire ! Prouvez-le ! Servez-vous de votre cerveau, bon Dieu !

Pour une fois dans votre vie, faites face au miroir, acceptez le reflet pas très reluisant qu’il vous renvoie, faites lui face, et décidez de changer ce qui ne va pas chez vous plutôt que d’essayer de détruire le miroir ! La Russie n’est pas responsable de l’état déplorable de l’Occident et des valeurs qu’il prétend défendre (tout en les foulant aux pieds). Vous en êtes tous individuellement et collectivement responsables ! Oui VOUS !

Et ne venez pas me bassiner avec ces histoires du « ils ont le pouvoir, nous non » ! Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux, disait très justement Étienne de La Boétie ! Arrêtez de vous traîner à genoux en vous plaignant que vos genoux vous font mal ! Relevez-vous ! Vous êtes des milliards, ils sont quelques milliers ! Ils n’ont aucun super pouvoir, ils n’ont que le pouvoir que VOUS leur conférez ! Leur seul pouvoir est celui que VOUS LEUR DONNEZ !

Et si vous croyez qu’à vous seul vous ne pouvez rien faire, rappelez-vous que ce sont de petites gouttes de pluie qui rassemblées finissent par former des fleuves puis des océans immenses, dont la force est incommensurable. Mais pour cela il vous faut d’abord faire en sorte que le reflet que vous renvoie le miroir vous donne envie de vous regarder dedans. Et ça il n’y a QUE VOUS qui puissiez faire sur vous-même le travail nécessaire !

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. Vous avez le choix ! Laisser faire des élites et des peuples complètement névrotiques, jusqu’à la destruction mutuelle, pour du pétrole, du gaz, des métaux, des morceaux de papier, et un peu de pouvoir qui calme leurs angoisses existentielles ; ou prendre votre destin et celui du monde en main, pour offrir à vos enfants un avenir meilleur dans un monde plus équilibré.

À vous de décider si vous voulez descendre dans le terrier du lapin blanc et passer de l’autre côté du miroir, où si vous préférez rester dans vos illusions rassurantes, jusqu’à ce que la Matrice dans laquelle vous vivez s’écroule sous le poids de ses contradictions internes et des contraintes du monde réel, et que le train fou dans lequel vous vous êtes embarqué s’écraser contre le mur de la réalité au milieu du champ de ruines que sera devenu le monde.

Christelle Néant

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Christelle Néant Donbass SitRep n°86 – 14 avril 2018 partie 1 sur 1

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 14 avril 2018 par vidéo conférence :

POUR REGARDER ET ENTENDRE LA VIDEO CLIQUEZ ICI

SITUATION MILITAIRE

01’42 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
05’45 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
06’32 » – L’armée ukrainienne tire sur un bus scolaire à Zaïtsevo
13’55 » – Mobilisation des réservistes en RPD et craintes de provocations
15’44 » – Affrontements entre Ukrainiens de l’Ouest et Ukrainiens de l’Est au sein des FAU
18’42 » – L’armée ukrainienne va manquer de soldats
20’30 » – Nouveau vol d’un drone américain au-dessus du Donbass
21’27 » – La date de lancement officiel de l’opération des forces interarmées dans le Donbass avancée au 30 avril

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE

23’24 » – Des analystes prédisent que le plus dur est encore à venir pour l’Ukraine
28’52 » – Tymochenko visée par une enquête du bureau anti-corruption ukrainien

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

31’52 » – Porochenko veut priver la Russie du droit de Veto à l’ONU

POUR REGARDER ET ENTENDRE LA VIDEO CLIQUEZ ICI

35’02 » – Conclusion

Suivez DONi Press en français sur Telegram pour être sûr de ne jamais rater d’information

Christelle Néant

 

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Macron, Bourdin, Plenel un débat pour rien, sauf des mensonges

La violation d’un état dont les preuves ne sont pas d’une évidence totale apporte encore plus de violences !

La guerre n’a jamais ouverte la porte aux dialogues de paix.

Il n’y a eu aucun accord de l’ONU faute politique grave.

Macron président, face à Bourdin de BFMTV, et Plenel, fondateur de Mediapart. La carriole était attendue. C’est l’Elysée qui a choisi les vis-à-vis. Macron est sorti de la masure de L’Elysée. Le président plus que jamais face aux français, par journaliste révérencieux interposé.

Un tout autre spectacle auquel l’on pense assister. On célèbre les premières dents et le premier anniversaire de Macron.

Macron face à ses contradictions flagrantes, prétendant en premier avoir eu l’accord de l’ONU pour frapper la Syrie, mensonge de taille. Cela n’a jamais existé sinon que dans sa seule conception.

Nous avons assisté à un folklore plus fort que jamais dont les murs du château de Chaillot ne garderont pas un souvenir impérissable.

Faute de combattants et d’arguments de poids, le match peut-être déclaré comme nul ? 2h40 et les médias sont restés sur leur faim.

L’après interview a plus eu lieu à la sortie des « combattants » des trois intervenants. Chacun et les français en premier sont restés le ventre vide et la tête en cloche.

Pour Macron, c’est toujours la faute des autres et il n’y a pas d’erreurs dans sa façon de mener la France ? Mais oui, pensez qu’il sortira du positif ? Il faut rêver dans la réalité quotidienne ?

Il reste bien le président des riches, il démontre sa pugnacité, la teneur d’une politique qui de toutes évidences est bien plus à droite, qu’au centre, ou favorable au cœur de tous les électeurs.

Puis le débat se poursuit, combles vides pourquoi ? Lien !

Syrie : ce que l’on sait de l’opération militaire des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. Les attaques ont commencés à partir de 3h le 14 avril et l’on entend le terme allié de quoi ? Les trois pays ont mené des frappes aériennes contre plusieurs cibles syriennes, en réponse à l’attaque chimique présumée menée par le régime de Bachar Al-Assad à Douma. L’opération est terminée et aucune nouvelle frappe n’est prévue dans l’immédiat. Ce qui s’est produit en 2001, se dessine comme un engrenage difficile alors que les preuves ne sont nullement immuables. En procédant de la sorte et non diplomatique le terrorisme gagne de la place dans tous les pays participants.

En visant la Syrie ils ne tentent pas simplement d’atteindre la puissance de la certitude « d’armes chimiques ». L’Iran est aussi visé en la circonstance, en procédant de la sorte on ne peut sous-estimer toutefois, le refus de la Russie à 12 reprises en posant leur « véto » n’a peut-être pas facilité le déroulement d’une solution politique. A ne pas en douter nous constatons que les pseudos en l’instant centre de productions chimiques par le régime de Bachar Al-Assad. Il y a en ces moments, trois nations représentant l’Occident à 3h43 avec des armes redoutables ont frappé un sol étranger sans aucun mandat de L’ONU.

Mais il vaut voir l’autre face politique nous sommes en présence de trois chefs –d’Etat en perte de confiance dans l’ensemble de leur pays respectifs. Que cela concerne Donald Trump. Emmanuel Macron, Theresa May et soit disant l’accord d’autres nations telles Israël, le Canada, la Turquie, etc. Ces actes sont-ils de nature et les faire croitre dans le cadre des divergences qui touchent chacun de leur propre nation. Lien.

Sources France Info- Le Monde- Figaro- Reuters- AFP- Le Panda- Médias internationaux- Huffingtonpost-

Les constats en l’instant avec toutes les prudences de rigueur qui s’imposent

Une opération militaire a été menée contre la Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril. Ces trois pays entendent punir le régime de Bachar Al-Assad qu’ils accusent d’avoir mené une attaque à l’arme chimique contre des civils dans la Ghouta orientale. « Une opération conjointe est en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux », a déclaré Donald Trump, qui s’exprimait à la Maison Blanche vendredi soir. Au moment même où le président américain s’exprimait, plusieurs détonations ont été entendues à Damas, selon des correspondants de Reuters et de l’AFP sur place. Des témoins disent à l’AFP avoir vu des colonnes de fumée s’élever du nord-est de Damas. Cette vague de frappes, dont il reste à déterminer le nombre, est terminée, ont ajouté les autorités américaines moins d’une heure plus tard.

L’ampleur des frappes menées en Syrie ?

L’intervention a visé « des cibles multiples » avec « des types de munitions divers », a indiqué un responsable américain, qui a notamment évoqué le recours à des missiles de croisière Tomahawk. « Des frappes occidentales ont visé des centres de recherche scientifique, plusieurs bases militaires et des locaux de la garde républicaine à Damas et ses environs », a pour sa part rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Le chef du Pentagone a déclaré que ces frappes des Etats-Unis et de ses alliés ont plus lourdement frappé la Syrie que lors des tirs de missiles d’avril 2017, contre une base militaire syrienne. Londres a annoncé que des frappes britanniques ont visé un « complexe miliaire » près de Homs. Selon le ministère britannique de la Défense, quatre avions de combat Tornado ont pris part aux frappes. Des missiles Shadow ont été utilisés contre un site militaire situé à 24 km à l’ouest de la ville de Homs et éloigné de tout groupement d’habitations de population civile.

Le rôle des forces françaises ?

Le président français Emmanuel Macron a annoncé dans un communiqué avoir « ordonné aux forces armées françaises d’intervenir » avec une réponse « circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques ». La ministre des Armées, Florence Parly, a pour sa part diffusé sur son compte Twitter la photo d’un Rafale en phase de décollage. Les Rafale sont dotés de missiles Scalp. Conférence de presse conjointe, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly ont donné des précisions sur cette opération. Le principal centre de recherche du programme chimique syrien et deux centres de production ont été frappés, a indiqué la ministre. « Cette opération combinait des moyens navals et aériens, a précisé la ministre des Armées. Des frégates multi munitions accompagnées de bâtiments de protection et de soutien ont été déployés en mer Méditerranée. Dans le même temps, un raid aérien est parti en début de nuit depuis plusieurs bases aériennes en France afin de rejoindre les côtes de la Syrie. Ces différents moyens ont tiré des missiles de croisière sur les objectifs prévus, en étroite synchronisation avec nos alliés américains et britanniques ».

Réactions de la Syrie et la Russie ?

« La défense anti-aérienne syrienne » est entrée en action contre « l’agression américaine, britannique et française », a affirmé la télévision d’Etat syrienne, ajoutant que treize missiles avaient été abattus au sud de Damas. Plus généralement, les médias d’Etat dénoncent une « agression et une violation flagrante du droit international ». Cette opération militaire occidentale est « vouée à l’échec », a par ailleurs martelé le régime syrien. La Russie n’a pas été prévenue à l’avance de ces frappes, a indiqué le chef d’état-major américain, Joe Dunford, qui ajoute que les alliés ont pris soin d’éviter de toucher les forces russes, massivement présentes dans le pays. La ministre française des Armées, Florence Parly, a toutefois affirmé que la Russie avait au contraire été prévenue de ces frappes. Moscou est rapidement monté au créneau après cette intervention. L’ambassadeur russe à Washington, Anatoli Antonov, estime que ces frappes sont une « insulte au président russe », dans un communiqué. « Nous avions averti que de telles actions appelleraient des conséquences (…). Nos mises en garde ont été ignorées. »

Message de Washington, Paris et Londres ?

Donald Trump a affirmé que l’objectif des opérations « était d’établir une dissuasion forte contre la production, la prolifération et l’emploi d’armes chimiques ». Il a exhorté Moscou « à quitter la voie sinistre » du soutien à Bachar Al-Assad. Le président américain a également déclaré que la Russie avait « trahi ses promesses » de 2013 sur l’élimination des armes chimiques syriennes. Voir la vidéo Par ailleurs, Donald Trump a mis en garde l’Iran et la Russie, qui ont déployé des milliers d’hommes et du matériel pour aider Bachar Al-Assad à reconquérir le pays, contre leurs liens avec la Syrie. Il a aussi estimé que le sort des pays de la région était entre les mains de leurs habitants, et qu’aucune intervention militaire américaine ne pourrait, à elle seule, apporter une « paix durable ». « Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective », a pour sa part estimé Emmanuel Macron, dans un communiqué de l’Elysée. La Première ministre britannique, Theresa May, a affirmé qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’usage de la force ».

De nouvelles frappes sont-elles prévues ?

Cette première vague de frappes est terminée, ont annoncé les autorités américaines moins d’une heure après le début des opérations, et il n’y a pas d’autres frappes prévues pour l’instant, a ajouté le ministre américain de la Défense, James Mattis. Tout en dénonçant les attaques chimiques « monstrueuses » menées par le régime de Damas, Donald Trump a promis que l’intervention comprenant des « frappes de précision » durerait « aussi longtemps qu’il le faudrait ». Côté français, Emmanuel Macron a précisé que, « conformément à l’article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ». « La Russie convoque une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour évoquer les actions agressives des Etats-Unis et de leurs alliés », indique le Kremlin dans un communiqué, samedi 14 avril, après les frappes occidentales contre la Syrie. Moscou « dénonce avec la plus grande fermeté l’attaque sur la Syrie, où des militaires russes aident le gouvernement légitime à lutter contre le terrorisme ».

Vidéo Invité du talk stratégique du Figaro, Michel Goya, ancien colonel des troupes de marine, évoque l’éventualité des frappes en Syrie. Il prévient : «la marge de manœuvre militaire est limitée».

Vidéos diverses sources Huffingtonpost Lien. Autres.

L’attaque US a violé la Constitution américaine puisque l’État syrien n’a pas agressé les États-Unis, affirme dans son tweet Tim Kaine, le sénateur démocrate. L’agression est en outre, ainsi que le souligne l’agence de presse syrienne SANA, intervenue à l’heure où les inspecteurs de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) se trouvaient à Douma :  » une tentative pour entraver l’action de cette organisation car les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont peur que leur mensonge lié à l’usage par Damas de l’arme chimique soit portée au grand jour ». Bernard-Henri Lévy : « Quand Bachar Al-Assad a franchi la ligne rouge et qu’il a envoyé les gaz chimiques, il y a un pays» Franz-Olivier Giesbert le coupe : « Mais enfin oui oui oui oui oui, c’est très contesté ça, c’est très contesté. C’est la version du “Monde”, c’est très contesté. » Vanessa Burggraf (journaliste) : « Oui, c’est très contesté. » Franz-Olivier Giesbert : « D’après des spécialistes américains, c’était Daech »

Lien du débat il va bien valoir démontrer les puissances que certains s’octroient il faut des preuves irréfutables.

Poutine condamne, Merkel soutient. Les médias d’Etat syriens ont dénoncé une « agression » et une « violation flagrante du droit international ». La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé son soutien pour ce qu’elle a considéré comme une mesure « nécessaire et appropriée ». « Nous soutenons le fait que nos alliés américains, britanniques et français ont pris la responsabilité de cette manière en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies », a déclaré Angela Merkel. 11h36 : « Une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite », a déclaré Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. « Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit », a-t-il insisté. 11h31 : La France prévient : en cas nouvelle attaque chimique, « il y aura une nouvelle intervention ». 11h08 : « Il y a du chlore, c’est certain. » Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, invité de BFMTV précise que les services français sont en train d’analyser des échantillons prélevés à Douma après une attaque chimique présumée.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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La situation se détériore dans le Donbass : 45 violations du cessez-le-feu et plus de 1 000 munitions tirées par les FAU en 24 h

Tir de mortierLa tendance à l’escalade commencée il y a bientôt deux semaines ne semble pas pouvoir être arrêtée. Après les 27 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne enregistrées du 11 au 12 avril, leur nombre a brutalement augmenté durant les dernières 24 heures.

Le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a ainsi enregistré 45 violations du cessez-le-feu de la part de l’armée ukrainienne contre le territoire de la RPD du 12 au 13 avril à 6 h, soit une augmentation de 67 % en 24 heures à peine.

Le nombre de munitions tirées par les soldats ukrainiens est à l’avenant avec un total de 1 038 munitions de tous calibres (contre 604 la veille), dont 30 obus de mortiers de 120 mm et 82 mm, 345 munitions de véhicules de combat d’infanterie ou de transport de troupes blindés, et 100 munitions de systèmes de défense anti-aériens.

Au total cette semaine, l’armée ukrainienne a violé 182 fois le cessez-le-feu, soit près du double de la semaine précédente (101 fois), et le bilan humain est de trois soldats morts et sept civils blessés.

Et au vu des armes lourdes détectées près de la ligne de front par les services de renseignement de la République Populaire de Donetsk (RPD), il y a peu de chances que la situation se calme d’elle-même : 18 obusiers automoteurs Akatsia de 152 mm, 6 obusiers tractés MSTA-B de 152 mm, 21 obusiers automoteurs Gvozdika de 122 mm, 3 canons antichars Rapira de 100 mm, 4 systèmes de missiles antiaériens Strela-10 et 13 chars d’assauts T-64 et T-72.

Soit un total de 66 pièces d’équipement lourd qui devraient se trouver dans des zones de stockage à plus de 15 km de la ligne de front si l’Ukraine respectait les accords de Minsk.

Face à la détérioration de la situation, le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, a ordonné de mener des exercices militaires avec les réservistes de la république afin de faire face à la menace le cas échéant.

Les ordres ont été donnés afin de coordonner le travail des commissariats militaires avec les villes et les districts, et ont rappelé aux employeurs (privés ou publics) des réservistes qu’ils doivent garantir le maintien de l’emploi et du salaire de leurs employés pendant qu’ils participent à ces exercices.

Le ministère de l’Intérieur assurera quant à lui le rassemblement et le transport des réservistes jusqu’aux polygones d’entraînement.

Aujourd’hui, à 18 h 15, heure locale, déjà huit violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ont été enregistrées en RPD.

Le week-end risque d’être tout sauf paisible, et les autorités de la république craignent des provocations sanglantes à l’occasion des commémorations des défunts qui doivent avoir lieu dimanche.

À cette occasion, les habitants de la république vont se rendre en masse dans les cimetières, sur les tombes de leurs proches. Le ministère de l’Intérieur de la RPD a recommandé aux habitants d’éviter 42 cimetières proches de la ligne de front, afin d’éviter d’offrir aux soldats ukrainiens des cibles de choix pour commettre un bain de sang.

Il ne reste qu’à espérer que les habitants de la république puisse commémorer leurs morts sans y risquer leur vie.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne tire de nouveau sur un bus scolaire à Zaïtsevo – Un soldat de la RPD tué

Autobus scolaireAujourd’hui 12 avril 2018, à 14 h 00 l’armée ukrainienne a tiré sur un bus scolaire ramenant des enfants de l’école à Zaïtsevo.

À la demande des représentants ukrainiens au sein du CCCC, les soldats de la République Populaire de Donetsk (RPD) stationnés à Zaïtsevo respectaient depuis ce matin un cessez-le-feu strict, afin de permettre aux soldats ukrainiens de récupérer le corps d’un des leurs, V. Maïboroda, qui est mort le 8 avril.

Au lieu de respecter eux-aussi le cessez-le-feu, les soldats ukrainiens ont commencé à tirer avec des armes légères sur le village et ses environs dès 14 h, y compris sur la zone où se trouvait un bus scolaire rempli d’une trentaine d’enfants revenant de l’école.

Les soldats de la RPD se sont rendus sur place en urgence, et au péril de leur vie ont mené l’évacuation des enfants vers une zone sûre, en les protégeant littéralement de leurs corps pendant qu’ils les sortaient du bus.

Après cet incident, les soldats ukrainiens ont continué à bombarder le village (à 15 h 30 le village était toujours soumis à des tirs continus). Lors de ces tirs, un des soldats de la RPD qui avait participé à l’évacuation des enfants a été mortellement blessé.

Durant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a de nouveau violé le cessez-le-feu à 27 reprises, tirant 604 munitions dont des obus d’artillerie de 122 mm, et des obus de mortier de 120 mm et 82 mm sur le territoire de la RPD.

Et depuis ce matin 6 h, 16 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ont déjà été enregistrées par le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC).

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne bombarde la périphérie de Donetsk – 11 avril 2018

Depuis plus d’une semaine, l’armée ukrainienne augmente doucement mais sûrement ses bombardements contre le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD). Et la nuit dernière, elle s’est particulièrement acharnée sur la périphérie Ouest de la capitale.

Du 10 au 11 avril à 6 heures, l’armée ukrainienne a ainsi violé le cessez-le-feu à 28 reprises, tirant 587 munitions contre le territoire de la RPD. Pour la première fois depuis le début de la trêve de Pâques, les soldats ukrainiens ont utilisé l’artillerie lourde de 152 mm, contre la zone proche de l’aéroport de Donetsk (centre Volvo). En plus des 20 obus d’artillerie de 152 mm, l’armée ukrainienne a tiré durant ces 24 heures, 115 obus de mortier de 120 mm et 58 obus de mortier de 82 mm.

Une partie de ces derniers a atterri sur les zones résidentielles des districts de Kouibychevskyi et Kirovskyi à Donetsk ainsi que sur la localité de Staromikhaïlovka. La plupart des tirs ayant touché les zones civiles ont eu lieu tôt ce matin dès 5 h, pour ne s’arrêter qu’à 7 h 30.

 

Le bilan matinal de trois civils blessés et 12 habitations endommagées a été brutalement revu à la hausse en cours de journée alors que les informations étaient transmises aux autorités. Le bilan final fait état de sept civils blessés (quatre dans le district de Kouibychevsky, et trois à Staromikhaïlovka), ainsi que de huit maisons et 12 immeubles endommagés (dont presque toutes les fenêtres ont été soufflées par les explosions dans certains cas).

Les habitants oscillent entre colère et résignation, alors que certains immeubles venaient de recevoir des fenêtres neuves pour remplacer celles qui avaient été détruites par les bombardements précédents.

Bien que déjà lourd, ce bilan aurait pu être bien pire comme nous l’a fait remarquer une habitante interviewée. Si les tirs avaient eu lieu de jour et pas lorsque les gens dormaient, ces tirs auraient provoqué un bain de sang, car plusieurs obus ont frappé les rues ou les cours intérieures des immeubles, où les gens passent en grand nombre en journée pour aller travailler ou faire leurs courses, et où les enfants jouent.

Plusieurs gazoducs et lignes électriques ont aussi été endommagés ou coupés suite à ces bombardements.

Voir le reportage vidéo :

REGARDER ET ENTENDRE LA VIDEO ICI

Et la situation ne semble pas être prête de s’améliorer, car depuis ce matin 6 h, les représentants de la RPD au sein du CCCC ont déjà enregistré 14 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne, et la nuit n’est pas encore tombée !

Cette escalade brutale de la situation est à rapprocher de ce qui se passe en Syrie, et qui n’est pas de nature à rassurer. Entre menaces de frappes américaines, et menaces de réponses sérieuses de la part de la Russie, Eurocontrol a émis un bulletin d’alerte pour les 72 prochaines heures dans l’Est de la Méditerranée.

Et plusieurs analystes, comme Paul Craig Roberts ou le Saker s’inquiètent ouvertement de l’issue d’une telle confrontation entre les États-Unis et la Russie. Si le premier s’inquiète du fait que les deux super puissances sont « au seuil de la guerre », le deuxième souligne que les Russes sont prêts pour la guerre.

Syrie et Donbass ne sont que les deux fronts d’une même guerre et il est à craindre que l’embrasement de l’un ne provoque celui de l’autre, voire celui du monde. Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’à l’image de la Grande-Bretagne qui refuse d’aller bombarder la Syrie faute de preuves, les autres va-t-en-guerre occidentaux reculeront aussi devant la détermination russe.

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Christelle Néant

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Les Spetsnaz de la RPD passent les épreuves pour le béret olive – 7 avril 2018

Pendant qu’environ 10 000 personnes fêtaient les quatre ans de la proclamation de la République Populaire de Donetsk (RPD) dans le centre de la capitale, les troupes d’élites de la RPD ont décidé de fêter ça à leur manière, en passant les épreuves d’obtention du béret olive.

VOIR LA VIDEO REPORTAGE A VOIR ET ECOUTER ICI

Quelques jours avant, les 150 soldats qui voulaient obtenir le fameux béret ont dû passer des épreuves éliminatoires : une course de 4 km à accomplir en moins de 16 minutes, avec près de 16 kg de matériel sur eux (gilet pare-balles, casque et Kalachnikov). Sur les 150 candidats, seuls 50 ont réussi à se qualifier pour l’épreuve finale.

Le 7 avril au matin, ces 50 soldats ont dû faire une course d’obstacles sur 10 km avec gilet pare-balles, casque et Kalachnikov, franchir une rivière, des ravines, faire des pompes, ramper au sol, grimper sur une colline, franchir des zones enfumées avec masque à gaz, avant d’affronter 500 m de parcours du combattant, avec murs et obstacles à franchir, avant d’aller démontrer leur précision au tir, et de finir par trois rounds de boxe de deux minutes chacun.

Sur les 50 soldats qui s’étaient qualifiés après les éliminatoires, seuls 17 ont réussi à obtenir le fameux béret. La plupart ont abandonné avant la fin des 10 km de course initiale, et plusieurs ont fini le match de boxe de justesse, s’effondrant à plusieurs reprises, à bout de forces.

Voir le reportage vidéo :

VOIR LA VIDEO REPORTAGE A VOIR ET ECOUTER ICI

 

Christelle Néant

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Macron va relancer ou veut un nouveau Mai 1968 en 2018

Les sources planent depuis le départ de l’hiver 2017, essayons avec l’aide, le concours de l’association Entreprise & Personnel d’y voir un peu plus clair. Difficile à dire au coin du zinc, au moment où des réformes indéniablement s’imposaient, cela est aussi clair que la personne rentrée à jeun au bistrot et sort paf. Indéniablement le patron du troquet est responsable à divers titres. CQFD !

Le meilleur dieu en tous domaines ou presque Jupiter veut en rester l’emblème, nous l’avons élu sous le nom revenu de ses cendres telle une salamandre le dit banquier Macron. Il faut se méfier surtout de ce qui provient de la mythologie, car à tout y croire certains veulent bien penser à ce qui arriva à Icare.

La note de conjoncture sociale annuelle, l’association Entreprise & Personnel souligne la profonde mutation du système social tous azimuts. Les participants pensent que subsistent pas 36 mais que deux scénarios alternatifs pour 2018. Sans oublier un programme présidentiel annoncé, mais il semblerait que le peuple électeur n’ait pas tout saisi, dans des domaines où par la suite, le fait de prendre les décisions par « ordonnances » ne sont pas de petites erreurs, mais souvent d’énormes bavures.

Il reste une porte de sortie, dans le cas contraire, nous voguons sur : « Le radeau de la Méduse »

Etudiant l’un où la grogne sociale se tait devant les premiers résultats économiques concrets.

Puis à une autre apparence, à l’inverse, où l’absence de créations d’emplois tangibles, combinée à d’autres déceptions, conduisent à une convergence des mécontentements. 50 ans après mai 68.

« L’ambition est sans précédent : à l’objectif de réformer pour adapter l’économie française à la mondialisation, qui était celui des précédentes mandatures, s’est substituée une logique de transformation de la société. » C’est cette ambiance de mutation sans réel blocage… pour l’instant, qui caractériserait le climat social actuel selon la dernière note de conjoncture sociale réalisée annuellement par Entreprise &Personnel (E&P), une association qui regroupe plus d’une centaine de DRH et de dirigeants d’entreprise afin d’échanger sur les problématiques liées aux ressources humaines et aux relations du travail. De plus en plus de campus sont bloqués ou occupés en France par des étudiants protestant en premier lieu contre la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » (ORE) adoptée en février, accusée d’instaurer un système de sélection à l’entrée en université.

Plusieurs universités sont occupées depuis le début du mois de mars, c’est le cas du campus Victoire à Bordeaux, ou de celui de l’université Jean-Jaurès à Toulouse, et le mouvement semble prendre de l’ampleur depuis mardi 3 avril. En effet, dans plusieurs villes à l’appel de certains syndicats, les étudiants se sont joints aux manifestations des cheminots et, au cours d’assemblées générales, ont voté le blocage de bâtiments universitaires ou de campus. C’est, par exemple, le cas à Poitiers, ou encore sur le campus de Saint-Denis (Paris-VIII, Vincennes – Saint-Denis). Sur le site de Tolbiac Paris-I-  Panthéon-Sorbonne), une assemblée a voté le blocage illimité des bâtiments que fréquentent quotidiennement 10 000 à 12 000 étudiants. La Coordination nationale de lutte, a aussi appelé à une journée de manifestation samedi 14 avril à Montpellier, en réponse notamment aux violences qui ont eu lieu dans la faculté de droit de la ville le 22 mars. Ce n’est donc pas pour rien qu’E&P a intitulé sa note 2018 : « Un moment singulier, la mutation du modèle social français. » De fait, dès sa campagne électorale, Emmanuel Macron a annoncé la couleur en appelant à de profondes modifications du marché du travail. Et, une fois élu, il s’est attelé à l’Acte I de cette réforme en faisant adopter au pas de charge – mais en concertation – les ordonnances réformant le droit du travail pour donner davantage d’espace à la négociation d’entreprise et afin de « sécuriser » au profit des entreprises la relation de travail. Maintenant, Emmanuel Macron ouvre l’Acte II avec les réformes de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Le tout en moins de six mois. Une définition du « macronisme » sur la question sociale. A cet égard, les auteurs s’attellent à définir, avec une justesse certaine, les principes qui définissent le « macronisme » en matière sociale : « La valorisation du travail et de la réussite sociale, la responsabilisation des individus, une sécurité collective repensée avec un modèle universaliste, la remise en cause du paritarisme comme gouvernance efficace, une approche renouvelée de l’action publique (modèle sous-jacent de l’entreprise). Il faut admettre que c’est plutôt bien vu. Tout comme E&P souligne le sens tactique d’Emmanuel Macron qui a « un modèle d’action qui tire les leçons du quinquennat précédent ». Dit autrement, Macron fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. A la différence de François Hollande qui n’avait jamais fait allusion, dans son programme de 2012, à ce qui deviendrait, quatre ans plus tard, la loi El Khomri, Emmanuel Macron, lui, a tout dit durant sa compagne. E & P voit même dans cette transparence l’une des causes des mobilisations en demi-teinte de la CGT contre les ordonnances : Que signifie cela ? L’intégration de la détermination du gouvernement et du président est très forte aujourd’hui, avec, nous en faisons l’hypothèse, un sentiment de lassitude après la mobilisation de 2016. Pour l’association donc, sans « être une révolution copernicienne », la transformation du modèle social voulue par Macron est réelle. Une réelle transformation du modèle social. On risque surtout de le voir lors de la réforme de la formation professionnelle. D’autre part, en droit du travail, la réforme qui vient d’être faite, via les ordonnances, redonne des marges de manœuvres nouvelles tant sur la négociation collective que sur la gestion de l’emploi et de la sécurité juridique, notamment avec le fameux barème pour les indemnités prud’homales.

Vers un apaisement du climat social en 2018?

Alors, et maintenant? La réforme va-t-elle être acceptée? Le mouvement de protestation, qui a du mal à faire le plein, va-t-il se tarir? Entreprise & Personnel, s’est lancé dans le difficile exercice de prévision sociale en évoquant deux scénarios possibles. Le premier, qualifié de « scénario optimiste », retient l’hypothèse d’une accélération de la dynamique économique positive, avec une croissance soutenue et une inversion visible de la courbe du chômage. Dans un tel cas, les déceptions et les polémiques de cet automne 2017 pourraient être « oubliées ». Idem si les premiers effets des gains de pouvoir d’achat se font sentir dans le secteur privé. En outre, la croissance pourrait donner des marges de manœuvre sur les dossiers de l’assurance chômage et de la fonction publique. Au bout de longues négociations, la CFDT pourrait trouver que les contreparties aux deux réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle apportent des garanties significatives et des droits nouveaux pour les travailleurs hors statuts (micro-entrepreneurs, prestataires des plateformes). FO pourrait aussi relativiser ses critiques en arguant d’un « paritarisme de façade maintenu ».Si ces tendances sont à l’œuvre, E&P table alors sur un climat social apaisé.

Une explosion 50 ans après?

Dans le second scénario, qualifié, cette fois, de « pessimiste », le gouvernement a du mal à convaincre de l’équilibre de sa politique. Il ne parvient pas à faire passer l’idée que les « transformations » sont bonnes pour les Français. Le tout, combiné à une situation de l’emploi toujours morose. Ce scénario peut être considéré comme plausible sous l’angle économique car, de fait, la reprise pourrait être pauvre en emplois, eu égard aux réserves de productivité qui existent dans beaucoup d’entreprises. En outre, du moins dans un premier temps, les facilités de licenciement offertes par les ordonnances pourraient conduire à une vague de licenciements. Les gains de pouvoir d’achat seraient alors effacés par « un fort sentiment d’iniquité, à l’époque des super profits des entreprises dont la presse se sera fait l’écho ». La crise pourrait alors être politique ; jusqu’où, ceux qui font partie de l’actuelle majorité soutenant le président et qui sont venus de la gauche essentiellement du PS ou du centre, seront-ils prêts à aller si le pouvoir renforçait son exercice solitaire?

A nom de l’injustice sociale, la CFDT se joindrait alors à un cortège unitaire le 1er mai. Un cortège d’autant plus turbulent que le gouvernement aura fait des annonces précipitées sur une réforme des retraites dans les entreprises à statut. La, cerise sur le gâteau, si se concrétise une réforme introduisant la perception d’une sélection à l’entrée de l’université pour 2018, cela mettrait le feu aux poudres et entraînerait une convergence des luttes, en mai 2018, « 50 ans après » Conclut sous forme de clin d’œil Entreprise & Personnel. Par rapport aux divers dilemmes de pertes de confiance, en divers domaines, les sources qui bâtissent cet article démontrent juste un plus. En cas de contestations plus fortes les deux heures de passage sur BFMTV, RMC, Mediapart, l’ensemble le même jour. Cela à la suite de l’énoncé éventuel du jeudi12 avril 2018 sur TF1, pourra laisser découler, une méthode ayant coûtée plus que chère à la France. Macron avait pris cet engagement avant son élection, les entretiens se dérouleront le dimanche 15 avril 2018 au soir.

« Donnez-moi, les moyens, pour lesquelles vous m’avez élu, dans le cadre d’un référendum, en cas de non majorité absolue je remets ma démission »

Le peuple de France sait ce que les tenants et aboutissants ont servi à la nation de la République, la réflexion se fera par quelle modèle ? Nous saurons fixer avant la fin de 2018.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Christelle Néant Donbass SitRep n°85 – 7 avril 2018

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 7 avril 2018 par vidéo conférence :

REGARDER ET ENTENDRE VIDEOCONFERENCE ICI

SITUATION MILITAIRE

00’51 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’06 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
05’28 » – Les soldats ukrainiens tirent sur les drones de l’OSCE

06’10 » – Les soldats de la 30e brigade blessés ou tués pendant leur tentative d’incursion en RPD déclarés coupables de ce qu’il leur est arrivé

08’35 » – Porochenko annonce le début officiel de l’opération des forces interarmées dans le Donbass pour le mois de mai

11’08 » – Avakov annonce que la police ukrainienne et la Garde nationale travailleront avec les casques bleus pour « libérer » le Donbass

MH17


13’02 » – Nouvelle querelles d’experts sur l’analyse les données radar concernant le crash du MH17

DONBASS – RUSSIE

24’12 » – Projet de loi soumis à la Douma pour permettre aux citoyens de la RPD et de la RPL de travailler en Russie sans permis de travail

 

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE

28’03 » – Des partisans du Patriarcat de Kiev s’emparent d’une autre église du Patriarcat de Moscou

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

31’04 » – Un député ukrainien annonce que le projet Nord Stream 2 met le monde entier en danger
34’02 » – Porochenko annonce que les troupes russes quitteront le Donbass quand les casques bleus y seront déployés

38’06 » – Conclusion

REGARDER ET ENTENDRE VIDEOCONFERENCE ICI

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Christelle Néant

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Rapport du JIT : « Le missile qui a touché le MH17 aurait pu être invisible pour les radars russes » – « Impossible » répond Almaz-Anteï

MH17Plus de trois ans et demi après l’accident qui a coûté la vie de 298 personnes dans le ciel du Donbass, la guerre des experts fait rage autour des données disponibles.

Le dernier rebondissement en date vient des déclarations du JIT faites mardi, selon lesquelles, après analyse des données radar fournies par la Russie, aucun missile ni avion n’est visible près du MH17, mais qu’un missile BUK aurait pu être invisible pour les radars russes (de manière assez bizarre l’argument ne marche pas pour les avions de chasse ukrainiens).

« L’équipe conjointe (JIT) qui enquête sur le crash du vol MH17 a demandé à deux experts radar indépendants d’examiner les images radar fournies par la fédération de Russie. Les conclusions de ces experts radar montrent qu’un missile BUK aurait pu être tiré à partir du lieu de tir établi par le JIT sans qu’il soit visible sur les images radar. De plus, les experts radar confirment qu’aucun autre avion n’est visible près du MH17 sur les images radar fournies », a déclaré le ministère public.

Selon ces experts, « une explication importante de l’absence du missile BUK sur les images radar réside dans les propriétés de vol d’un missile BUK ». « Par exemple la vitesse du missile. Étant donné que cette vitesse est beaucoup plus élevée que la vitesse des aéronefs civils, les réglages d’une station radar civile feront en sorte que ces objets rapides ne soient généralement pas visibles sur les images radar. Il s’agit d’éviter l’encombrement de l’image radar », ont ajouté les experts.

La conclusion du JIT suite à cette analyse d’experts laisse quelque peu pantois.

« Ces experts ont confirmé les conclusions que le JIT lui-même avait déjà présentées. L’absence d’un missile dans les images radar (de la station Utyos-T du localisateur Ust-Donetsk) peut s’expliquer par plusieurs raisons et ne signifie pas qu’il n’était pas dans l’espace aérien. »

Avant même de questionner le fond, la forme laisse déjà n’importe quelle personne dotée de bon sens un peu dubitative pour le moins, surtout si elle a lu le rapport complet du JIT.

Car le JIT est en train de nous dire que ce n’est pas parce que les radars russes ne voient pas de missile BUK qu’il n’y en a pas. Alors même que ce même JIT est catégorique pour dire que puisque les radars ne voient pas d’autre avion à proximité du MH17 (hypothèse de l’avion de chasse ukrainien qui aurait pu abattre le Boeing), c’est qu’il n’y en a pas.

Dans un cas l’absence d’avion sur les images radar discrédite l’hypothèse de l’avion de chasse, de l’autre l’absence de missile BUK visible n’invalide pas l’hypothèse du BUK. L’incohérence des conclusions à géométrie variable du JIT saute aux yeux.

Car ce pseudo argument de la vitesse pourrait s’appliquer à un avion militaire comme le Mig-29 dont la vitesse maximum est de 2 400 km/h, soit 667 m/s, soit environ 2,5 fois celle d’un avion civil (un BUK-M1 atteint au maximum 850 m/s soit trois fois la vitesse d’un avion civil). Si réellement les radars civils filtraient les objets dont la vitesse est « beaucoup plus élevée » que celle d’un avion civil comme le prétend le JIT, un Mig-29 devrait être invisible sur un tel radar.

Et pour ceux qui avanceraient comme argument le fait qu’un missile BUK est bien plus petit qu’un avion de chasse et aurait donc pu échapper au radar à cause de cela, l’armée russe avait déjà expliqué en 2016, que cette même station radar russe avait détecté un drone ukrainien qui volait le jour du crash du MH17, tout près de la frontière russe. Un drone bien plus petit qu’un missile BUK…

Un drone n’ayant pas de transpondeur, cela montre bien que la station radar d’Ust-Donetsk est un radar primaire. C’est-à-dire un radar ne dialoguant pas avec le transpondeur de l’avion, mais un radar envoyant un signal sonore et analysant ce qu’il reçoit en retour.

Or pour toute personne connaissant le fonctionnement (même à minima) d’un radar primaire, le pseudo argument sorti par le JIT ne tient pas la route. Et c’est ce que le fabricant du missile BUK, Almaz-AnteÏ vient de dénoncer, en déclarant que les conclusions du JIT sont impossibles.

« Si un missile Buk avait été lancé à partir de la région désignée par l’équipe commune d’enquête (JIT), il aurait atteint une vitesse d’environ 600-620 mètres par seconde dans la zone d’approche du Boeing-777 MH17, ce qui est bien à portée du complexe radar. Par conséquent, il aurait assurément été enregistré par la station radar Utyos-T », a déclaré Almaz-Anteï.

Le fabricant de missiles BUK a aussi tenu à tacler la méthode de travail du JIT, qui a exigé que les données radars lui soient fournies dans un format international bien moins complet que les données brutes fournies initialement par la Russie.

Car selon Almaz-Anteï, l’analyse des données radar brutes de la station radar Utyos-T dans la région montre qu’aucun missile n’a approché le vol MH17 par l’Est, c’est-à-dire depuis la zone estimée par le JIT, et qui était sous contrôle de la RPD à ce moment-là (par contre cette station ne peut pas garantir que cela ne soit pas le cas venant d’autres directions comme l’Ouest et le Sud, où se trouvait l’armée ukrainienne, car elle ne couvre pas correctement ces zones pour des raisons de relief et de distance).

Or le JIT n’a pas analysé ces données là, mais une version expurgée, ce qui leur permet d’en venir à cette conclusion saugrenue, puisque les données qu’ils ont analysées sont de facto incomplètes car filtrées. Ils peuvent donc mettre leur conclusion farfelue sur le dos du filtrage des données affichées.
« Les données radar primaires ont été transmises aux spécialistes néerlandais dans un fichier au format d’enregistrement primaire. Un tel fichier enregistre tous les échos reçus par le radar, sans aucun traitement. Le radar Utyos-T n’a aucune limitation sur les objets se déplaçant à une vitesse inférieure à 1 000 mètres par seconde (la vitesse d’un missile Buk serait d’environ 600-620 mètres dans ce cas) et supérieure à 1 000 mètres par seconde », a déclaré la société.

Pourquoi une telle absence de limitation ? Justement car cette station est dotée d’un radar primaire. Un tel radar fonctionne sur un mode extrêmement basique : le radar envoie des ondes à la vitesse de la lumière, qui lui reviennent une fois réfléchies par un objet (ce que l’on appelle un écho). Le radar analyse ensuite ces échos pour savoir la distance, l’angle et la vitesse de l’objet par rapport au radar. La vitesse des ondes envoyée est comme on peut le voir très supérieure à celle d’un missile BUK, ce qui invalide totalement l’argument du JIT, si on analyse les données brutes du radar. Pas les données filtrées, qui elles, bien sûr, excluent tout un paquet d’objet que les contrôleurs aériens n’ont pas besoin de voir sur leurs écrans.

La société a souligné que lorsque le format d’enregistrement primaire utilisé par la partie russe est converti dans le format ASTERIX demandé par la partie néerlandaise, qui est secondaire, la plupart des données radar brutes sont perdues.

« Il est impossible de modifier les données primaires des fichiers de quelque manière que ce soit sans en détruire la structure », a déclaré Almaz-Anteï. « Tout changement de ce genre serait clairement visible pour tout spécialiste. »

Voilà pourquoi la Russie avait fourni les données radar brutes. Afin qu’aucun doute ne soit laissé sur la fiabilité des données (impossibilité de retoucher le fichier sans le détruire) et sur leur exhaustivité (puisqu’il n’y a pas de filtre, tout est visible, du drone au missile BUK, en passant par les avions de ligne et les avions de chasse).

En ne voulant pas faire l’effort de travailler sur les données brutes, quitte à demander l’aide d’experts russes, le JIT peut ainsi continuer de dire que l’absence de preuves tangibles soutenant son hypothèse ne remet pas cette dernière en question.

Ce qui montre bien que le but du JIT n’est pas réellement de découvrir la vérité sur cette tragédie, mais bien de coller à un scénario déjà écrit par tous les moyens possibles et inimaginables, quitte à tordre les preuves pour leur faire dire ce que l’on veut.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne tire plus de 600 munitions contre le territoire de la RPD durant les dernières 24 heures

Mortier ukrainienDepuis plusieurs jours, le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne se maintient, et aucune diminution sensible et durable n’a pu être constatée suite à l’entrée en vigueur de la trêve de Pâques.

Durant la journée d’hier et la nuit d’hier à aujourd’hui, l’armée ukrainienne a commis 15 violations du cessez-le-feu (données fournies par le CCCC), et le nombre de munitions tirées a explosé : 610 munitions, soit plus de trois fois le maximum des derniers jours.

En plus des 37 obus de mortiers de 120 mm et 82 mm utilisés, l’armée ukrainienne a surtout fait un usage important de ses véhicules de combat d’infanterie BMP-2, en tirant à 300 reprises avec ces derniers contre le village de Sakhanka, situé dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Depuis plusieurs jours, les tirs se succèdent, passant d’une localité-cible à l’autre, tout en s’acharnant par moments sur un village ou sur un autre. Certains soldats de la RPD qui sont sur le front pense qu’il s’agit de tentatives de tester les lignes, pour voir où se situent les points de faiblesse potentiels.

D’autres informations, obtenues par les services de renseignement de la RPD, laissent à penser que beaucoup de ces tirs sont surtout des provocations, visant à obtenir des tirs de réponse de la part des soldats de la république afin de pouvoir crier à l’agression russe qui justifierait l’attaque de l’armée ukrainienne. Le tout filmé par des équipes de journalistes qui attendent actuellement en vain d’obtenir ce qu’ils cherchent.

La dernière tentative, faite pour la venue d’un groupe de parlementaires français dans le Donbass le 4 avril, a lamentablement échoué, grâce au sang froid des soldats de la RPD qui ont appliqué strictement les ordres de ne pas répondre.

Car bien conscientes des enjeux, les autorités de la RPD ont rappelé leur attachement au cessez-le-feu, et les ordres ad-hoc ont été transmis à toutes les unités présentes sur le front.

Le pourquoi de cet acharnement de Kiev à vouloir justifier médiatiquement son attaque tient peut-être en un fait très simple : sans une bonne justification, l’Ukraine ne pourra pas compter sur l’aide de l’OTAN. Et sans cette aide, une telle attaque finira en fiasco, et l’Ukraine explosera en plein vol, comme l’a déclaré l’ex-ministre ukrainien des Affaires étrangères, Konstantin Grichtchenko.

Pour lui les rêves des autorités de Kiev de voir un scénario à la croate dans le Donbass tient du fantasme hors-sol, faute de soutien fort de la part de l’Occident (c’est-à-dire de l’OTAN).

« Vous pouvez parler autant que vous voulez d’une opération comme celle qui a eu lieu en Croatie, mais les conditions pour cela ne sont pas là. Nous ne pouvons pas compter sur un soutien rapide et puissant [de l’Occident], » a-t-il déclaré.

Pour l’ancien diplomate, si Kiev tente d’attaquer le Donbass, c’est l’avenir même du pays en tant que tel qui pourrait être compromis.

« Si Kiev envoie des troupes sur le territoire des républiques, alors le pays pourrait perdre son statut d’État, » a déclaré Grichtchenko.

« L’OTAN ne sauvera pas Kiev si la Russie défend le Donbass d’une attaque des Forces Armées Ukrainiennes. La fédération de Russie ne permettra pas le retour de la RPD et de la RPL sous le contrôle de l’Ukraine, car elle soutient le droit du Donbass à un statut spécial et à la protection des habitants, » a-t-il conclu.

Et l’OTAN ne pourra pas intervenir si les FAU commettent la même faute que l’armée géorgienne en 2008 contre l’Ossétie du Sud, à savoir attaquer les premiers sans justification et en violation des accords signés.

Voilà le pourquoi de ces tirs insistants et persistants depuis plusieurs jours : essayer d’obtenir un scandale médiatique permettant à Kiev de se poser en victime obligée de se défendre et non en agresseur.

Ma crainte est que faute d’obtenir ce qu’ils veulent par cette méthode, et devant la situation désastreuse du pays qui pousse Porochenko à vouloir détourner l’attention de la population en reprenant les hostilités le plus rapidement possible, Kiev pourrait bien être tentée de fabriquer elle-même le scandale voulu, en tirant sur le territoire sous son contrôle puis en essayant de faire passer ces tirs pour ceux de la RPD.

Ce ne serait pas la première fois, et il faut rappeler que d’autres opérations du même genre avaient été menées l’an passé vers Avdeyevka et Krasnogorovka, et avaient fait plusieurs morts et blessés parmi les civils.

Christelle Néant

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Des partisans du Patriarcat de Kiev s’emparent d’une autre église du Patriarcat de Moscou

église orthodoxeDes représentants de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev non reconnue (UOC-KP) ont saisi un temple appartenant à l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP) dans le village de Ptichya dans la région de Rovno. Cela a été rapporté mardi par le service de presse du diocèse de Rovno.

« Nous sommes tristes d’apprendre qu’après la levée officielle de la saisie de l’église de la Sainte Dormition dans le village de Ptichya, dans le district de Doubensky, le soir du 2 avril, les partisans du Patriarcat de Kiev se sont emparés de l’église par la force », dit le rapport. « Vers 23 h 50, des voitures avec des combattants d’Aïdar et d’Azov [bataillons néo-nazis] sont arrivés à l’église et avec leur aide, les partisans ont, en quelques minutes, poussé les représentants de la communauté de l’UOC-MP hors du temple, en les menaçant avec des armes. »

Selon le diocèse, deux escadrons de police étaient de service sur les lieux, mais ils ne sont pas intervenus pour empêcher cette expropriation sauvage.

Depuis le coup d’État de 2014 en Ukraine, la confrontation entre l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarche de Moscou et les schismatiques du Patriarcat de Kiev, qui sont soutenus par des nationalistes radicaux, s’est intensifiée dans le pays. Les attaques contre les représentants de l’UOC-MP, ainsi que les profanations et les tentatives de destruction des églises du Patriarcat de Moscou sont devenues régulières.

Ainsi, depuis le début de 2018, il a déjà eu plus de dix cas de ce genre. Les temples des régions d’Odessa, de Soumy, de Kirovograd et de la capitale ukrainienne ont souffert de l’action de ces vandales.

Agence DONi News / Traduction par Christelle Néant

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Les ultra-nationalistes ukrainiens manifestent à Kiev contre les oligarques pendant que le pays s’enfonce dans la misère

Ultra-nationalistes ukrainiensAujourd’hui les membres et partisans des partis ultra-nationalistes ukrainiens Svoboda (anciennement parti social-nationaliste d’Ukraine), Secteur Droit et Corps National (issu du régiment néo-nazi Azov) manifestent contre les oligarques dans le quartier gouvernemental à Kiev.

Le leader de Svoboda, Oleg Tiagnibok, présent sur place, a annoncé qu’avec cette marche, les forces nationalistes du pays s’unissaient pour démarrer une série d’actions à travers toute l’Ukraine exigeant d’éliminer l’influence des oligarques sur les autorités de Kiev. Une demande qui revient à demander la destitution de Porochenko, puisque classé actuellement comme étant le 5e homme le plus riche du pays, avec un milliard de dollars de richesse, ce dernier rentre directement dans la catégorie des oligarques.

« Aujourd’hui, nous exigeons l’adoption d’un plan clair et précis, un paquet de réformes anti-oligarchiques, qui comprend environ 20 projets de loi différents qui ont été enregistrés par la Verkhovna Rada depuis longtemps, mais qui, malheureusement, sont couverts de poussière et ne sont pas soumis au vote du pouvoir actuel, qui est de fait oligarchique. C’est pourquoi nous demanderons aujourd’hui à la Verkhovna Rada, au gouvernement et au président d’adopter ce paquet de changements radicaux anti-oligarchique extrêmement important, » a déclaré Tiagnibok avant le début de la marche.

Selon lui, dans ce paquet de projets de loi, il y a des paquets économiques et politiques. Le premier comprend des projets de loi sur la délocalisation, l’abolition des monopoles privés, l’introduction d’une taxe de luxe, la cessation de la privatisation des entreprises stratégiques et l’interdiction de la vente de terres agricoles (un point qui va faire grincer des dents le FMI).

Le bloc politique comprend des projets de loi sur l’approbation de la procédure de destitution du président, l’abolition de l’immunité parlementaire, judiciaire et présidentielle, le mécanisme de retrait des députés, des fonctionnaires et des juges, ainsi que l’adoption d’un nouveau code électoral.

Il faut dire que lorsqu’on voit que le nombre de millionnaires en Ukraine a doublé en 2017 par rapport à 2016, alors que le reste de la population s’appauvrit de plus en plus depuis le Maïdan, il y a de quoi vouloir faire le ménage.

Et ils ne sont pas les seuls à exiger de profondes réformes. Du fond de sa prison, Nadia Savtchenko a aussi proposé de changer l’Ukraine de fond en comble.

Elle propose notamment de recenser la population (ce qui n’a plus été fait depuis 2001 et le résultat risque d’être édifiant), de faire l’inventaire des localités et des ressources du pays, ainsi que de modifier le système électoral pour que les habitants puissent révoquer leurs élus (une idée qui est loin d’être bête et qui pourrait inspirer d’autres pays).

Nadia Savtchenko propose aussi de réorganiser le système judiciaire et les forces de l’ordre de telle façon que les Ukrainiens puissent élire directement le chef de police et le président du tribunal de leur région.

Pour elle, le pays devrait aussi être divisé en communes de 120 000 à 150 000 habitants, car ce serait plus proche du mode de vie traditionnel des Ukrainiens.

« Pourquoi les Ukrainiens ont-ils besoin de ce concept ? Parce qu’il repose sur le mode de vie et la conception du monde ukrainiens traditionnels et la démocratie réelle, et non pas sur la démocratie créée par les hommes politiques modernes », écrit-elle sur Facebook.

Mais toutes ces propositions de réformes oublient un point majeur à l’origine de la plupart des problèmes actuels de l’Ukraine : la coupure des liens économiques avec la Russie et les tentatives de rapprochement avec l’UE.

Comme l’a très bien souligné Viktor Medvedtchouk, ce sont les euro-réformes qui, en quatre ans, ont plongé le pays dans la misère, faute d’avoir tenu compte des réalités économiques du pays.

« Fin 2013, la dette de l’Ukraine, étatique et garantie par l’État, représentait 40 % du PIB et, à la fin de 2017, elle avait plus que doublé, dépassant 80 % du PIB. En 2013, le PIB par habitant de l’Ukraine était supérieur à 4 075 dollars et, dès 2016, il était de 2 221 dollars. Le salaire mensuel moyen en 2017 s’élevait à 267 $ dans l’ensemble du pays (en 2013, il dépassait 408 $). La pension « modernisée » par le gouvernement en 2017 est 2,3 fois moins élevée qu’avant les euro-réformes. Aujourd’hui, c’est un peu plus de 48 $, alors qu’en 2013, c’était presque 112 $ », a écrit Medvedtchouk sur le site Web de son mouvement « Choix ukrainien ».

Il a également souligné que les données de nombreux classements internationaux témoignent de la situation catastrophique du pays. En particulier, l’Ukraine est désormais à la 7e place du classement Bloomberg des pays les plus défavorisés (classement provisoire pour 2018 basé sur des estimations, l’Ukraine était déjà 5e en 2017 après le Venezuela, l’Égypte, l’Argentine et l’Afrique du Sud).

Dans le classement des pays par niveau de prospérité de l’Institut Legatum, l’Ukraine se situe à la 112e place (juste après le Bangladesh et avant le Burkina Faso), alors qu’en 2013, elle occupait la 64e position.

Dans le classement des meilleurs pays pour une retraite confortable, l’Ukraine est dans les dix derniers, à la 72e place. Et dans le classement de la liberté économique établi par la Fondation Héritage, l’Ukraine parmi les pays européens est à la 44e et dernière place, et dans le classement mondial se retrouve parmi les derniers.

« Les autorités ont promis de réduire les impôts, de protéger les droits de propriété, de créer les conditions pour le développement des entreprises, d’améliorer le climat d’investissement dans le pays, de vaincre la corruption, mais au lieu de la « Mecque de l’investissement », l’Ukraine est devenue un pays que les capitaux étrangers contournent comme rien d’autre… Dans l’Ukraine euro-intégrée, il n’y a pas une seule sphère de l’économie, pas une seule branche qui n’a pas souffert des « réformes » menées par le gouvernement. Pour des millions d’Ukrainiens, le prétendu choix civilisationnel s’est transformé en chômage, en pauvreté désespérée et en manque de foi en l’avenir », a déclaré le politicien.

Un tel désespoir dans la population est un terreau parfait pour les ultra-nationalistes qui peuvent ainsi facilement rassembler les Ukrainiens contre les boucs émissaires qu’ils ont désignés (les oligarques) et obtenir ainsi un soutien massif de la population à leurs plans de nouveau coup d’État.

L’histoire bégaye, et la situation actuelle de l’Ukraine rappelle celle de l’Allemagne de Weimar. Le chômage de masse et le désespoir produisant souvent les mêmes résultats, il n’y aurait rien de surprenant à ce que l’Ukraine bascule brutalement et totalement dans l’ultra-nationalisme le plus radical, pour ne pas dire le néo-nazisme.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne poursuit sans relâche ses bombardements contre la RPD et ses préparatifs pour une offensive

Canon ukrainienDepuis la semaine dernière, et malgré l’entrée en vigueur d’une nouvelle trêve (dite de Pâques) depuis le 30 mars à 00 h 01, l’armée ukrainienne bombarde de manière continue le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD).

La seule journée de répit relatif fut celle de samedi, durant laquelle l’armée ukrainienne n’a violé le cessez-le-feu QUE deux fois

Mais dimanche 1er avril, l’armée ukrainienne reprenait un rythme plus soutenu, avec 16 violations du cessez-le-feu et 149 munitions tirées. Et malheureusement pour la population qui souffre de ces tirs, cela n’avait rien d’un poisson d’avril.

Et aujourd’hui même, nous en sommes déjà à 13 violations du cessez-le-feu à 20 h heure locale, et la journée n’est pas encore terminée. Les premiers tirs ont commencé dès 8 h 25 ce matin, et les derniers ont eu lieu à 19 h 25 (soit il y a à peine plus d’une demi-heure). Ces tirs ont fait un mort parmi les soldats de la RPD, à Kominternovo, alors que ce soldat venait en aide aux civils touchés par les tirs précédents sur la localité.

Les localités touchées aujourd’hui par les tirs sont les villages de Spartak, Kominternovo, Leninskoye, Vassilievka, ainsi que le centre Volvo à Donetsk et la mine 6/7 à Gorlovka.

Pendant ce temps-là l’armée ukrainienne continue d’accumuler des armes lourdes près de la ligne de front, en violation totale des accords de Minsk.

La semaine dernière, les services de renseignement de la RPD ont ainsi détecté 164 pièces d’armement lourd près de la ligne de front côté ukrainien, dont des obusiers automoteurs Akatsia de 152 mm, des obusiers automoteurs Gvozdika de 122 mm, des lance-roquettes multiples BM-21 Grad de 122 mm, des canons antichars Rapira de 100 mm, des systèmes de missiles de défense antiaérienne Osa, des chars d’assauts T-64 et T-72, des véhicules de combat d’infanterie, des véhicules de transport de troupes blindés et des automitrailleuses.

De quoi faire un nouveau bain de sang dans le Donbass.

Le fait que la nouvelle trêve n’ait même pas été respectée un seul jour depuis sa mise en place et n’a pas non plus entraîné de baisse significative du nombre de bombardements est un signe des plus inquiétants, et semble indiquer que l’escalade qui a commencé fin mars est bien partie pour continuer, voire pire.

Car les nouvelles en provenance du côté ukrainien n’ont pas de quoi rassurer.

Profitant de la trêve, l’armée ukrainienne a en effet mené des exercices de débarquement sur la côte de la mer d’Azov près de Berdianskye, à 4 km à peine de la ligne de front (là aussi en violation totale des accords de Minsk). Ces exercices de débarquement semblent indiquer que l’armée ukrainienne envisage peut-être une attaque par voie maritime contre la RPD.

Que ce soit par l’application de cette stratégie ou par une autre, les préparatifs de l’armée ukrainienne pour une offensive contre le Donbass ont été remarqués par la Russie, qui a sommé l’OSCE d’intervenir pour faire cesser l’escalade avant qu’il ne soit trop tard.

Le représentant permanent de la fédération de Russie auprès de l’OSCE, Alexandre Loukachevitch, a ainsi déclaré que la tension croissante et un certain nombre d’autres signes indiquent que Kiev veut relancer une campagne militaire agressive dans le Donbass, et que l’OSCE devrait s’y opposer.
« Tous les signes que l’Ukraine se prépare apparemment à une sorte de vengeance sont évidents, donc la tension augmente. Et, dans une large mesure, une réponse adéquate de la communauté de l’OSCE et, tout d’abord, de notre mission de surveillance sera désormais nécessaire » a-t-il déclaré à l’antenne de la chaîne de télévision Rossia 24.

Parmi ces signes, Loukachevitch a cité la loi sur la réintégration du Donbass, et les mesures visant à son application comme la transition de l’opération dite antiterroriste vers une opération inter-armée. Toutes ces procédures préparatoires liées à la mise en œuvre de la loi devaient être achevées au plus tard le 1er avril. Ce qui veut dire qu’à partir d’aujourd’hui, les autorités ukrainiennes peuvent lancer l’application concrète et sanglante de cette loi à n’importe quel moment.

Une volonté qui semble confirmée par la nouvelle campagne de conscription lancée par l’armée ukrainienne, et à travers laquelle cette dernière espère enrôler 15 000 jeunes d’ici la fin du mois de mai.

Quatre ans après le début de cette guerre civile qui ne dit pas son nom, le Donbass semble être parti pour connaître un printemps 2018 rythmé au son des canons.

Christelle Néant

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