Escalade brutale de la situation dans le Donbass – L’armée ukrainienne lance des offensives sur la périphérie de Gorlovka

BombardementsDepuis une semaine, l’armée ukrainienne s’acharne sur Gorlovka et sa périphérie, multipliant les morts et les blessés parmi les civils. Le bilan en une semaine est déjà de quatre morts et sept blessés. Il n’y a plus un jour sans victime civile.

Pire certaines de ces victimes, comme celles mortes à Zaïtsevo le 19 mai, ont été tuées par des obus de mortier de 120 mm (calibre confirmé par les représentants de la RPD au sein du CCCC) remplis de petits dards en métal, que les conventions internationales interdisent d’utiliser sur des zones civiles (ce qui constitue un crime de guerre).

L’utilisation d’obus de mortier remplis de tels dards a déjà été constatée dès la bataille de Slaviansk en 2014 (voir cette interview de deux commandants de l’armée de la RPD qui parle d’obus de mortier de 82mm remplis de tels dards). De tels bricolages d’armes par les soldats ukrainiens pour les rendre plus dangereuses sont monnaie courante. Souvent les obus sont remplis de matériau incendiaire pour détruire les maisons par le feu. Ici le but était de tuer au maximum.

Voici les dards qui ont été récupérés sur place et dans le corps de certaines des victimes (photo fournie par l’armée de la RPD) :

 

Dards métalliques

Et ce bilan continue de s’alourdir en ce moment même, alors que l’armée ukrainienne a tenté plusieurs percées des lignes de défense de la RPD cette nuit et ce matin. À 10 h 05, les FAU ont ouvert le feu avec des mortiers de 120 mm contre la zone de la mine Gagarine, faisant quatre blessés dont deux graves parmi les civils. L’école numéro 10 s’est aussi retrouvée prise sous les tirs, obligeant les enseignants et les élèves à se cacher dans les caves. De tels tirs en pleine journée marquent une escalade grave de la situation.

Mais la nuit ne fut pas plus calme. Profitant de l’obscurité deux pelotons de soldats ukrainiens (semble-t-il du bataillon néo-nazi Donbass) ont tenté de percer les lignes de défense de la République Populaire de Donetsk (RPD) près de Golomovski. Les soldats de la RPD ont répondu et repoussé l’attaque.

Carte des attaques

Mais grâce à une couverture de tirs intensifs d’artillerie et de mitrailleuses lourdes, les FAU ont réussi à s’approcher assez près des lignes de défense pour capturer trois soldats de la RPD et en tuer un sur place. Les prisonniers ont été utilisés comme boucliers humains pour couvrir leur retraite.

Malgré ces méthodes dignes de terroristes, les soldats ukrainiens n’ont pas pu éviter de nouvelles pertes lors de leur retraite. Au total les soldats ukrainiens ont eu à déplorer cinq morts et quatre blessés. Deux des corps des soldats morts ont été abandonnés sur le champ de bataille, et les soldats ukrainiens essayent désormais de les récupérer.

À l’heure où j’écris ces lignes, l’attaque se poursuit avec l’utilisation continue d’armes de gros calibre interdites par les accords de Minsk, et les pertes de l’armée ukrainienne s’alourdissent.

Le commandement de l’armée de la RPD s’inquiète du sort de ses hommes qui ont été capturés car le bataillon Donbass est connu pour sa cruauté et l’usage systématique de la torture pour forcer nos soldats à faire de fausses déclarations.

Une autre offensive a été lancée ce matin d’après nos collègues de War Gonzo, depuis le village de Tchigari (périphérie Ouest de Gorlovka), avec le soutien de chars d’assaut. Plusieurs unités de l’armée de la RPD y compris des troupes d’élites ont été déployées sur place en urgence pour empêcher toute percée des lignes.

Là aussi, les FAU ont subi des pertes, et ils essayent d’extraire les corps de leurs soldats morts du champ de bataille.

Certains ont été récupérés par l’armée de la RPD et emmenés à la morgue :

Soldat ukrainien mort

D’après les soldats de la RPD stationnés à Gorlovka, les soldats ukrainiens jettent les corps dans la mine Ioujnaya, afin de cacher l’étendue réelle de leurs pertes, et la panique s’est emparée de Dzerjinsk, poussant les FAU à évacuer la population civile de la zone proche du front.

Les FAU continuent d’évacuer leurs morts et leurs blessés aussi vite que possible, au moins 10 véhicules sont en train de mener cette évacuation.

Du côté de Gorlovka, malgré les rumeurs, aucune évacuation de la population n’a été lancée. L’information a été confirmée par le maire de la ville, qui a précisé que seules les écoles les plus proches du front avaient renvoyé leurs élèves étudier depuis chez eux pour éviter des victimes supplémentaires en cas de nouvelle tentative de percée des lignes.

D’autres informations risquent de tomber en cours de journée alors que ces offensives se poursuivent.

MÀJ :
– À 13 h 35, les FAU ont de nouveau ouvert le feu à coup de mortier de 82 mm sur la zone de la mine Gagarine. Les employés du Ministère des Situations d’Urgence et les représentants de la RPD au sein du CCCC se trouvaient sur place pour enregistrer les conséquences des tirs de ce matin, et se sont retrouvés pris sous les bombardements de l’armée ukrainienne. Plus d’informations à venir.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 19 mai 2018

Rapport de situation sur le DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 19 mais 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’44 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’43 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
04’22 » – Mort du commandant Mamaï suite à un bombardement de l’armée ukrainienne
06’20 » – Les FAU s’acharnent sur Gorlovka et la station d’épuration de Donetsk
13’14 » – La RPD ouvre le feu en retour et fait 10 morts parmi les soldats ukrainiens
18’52 » – Préparatifs pour une offensive ukrainienne vers le Sud de la RPD

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
19’34 » – Scandale autour d’un consul ukrainien néo-nazi à Hambourg
29’52 » – Arrestation du rédacteur en chef de RIA Novosti en Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
35’40 » – Kiev crée une patrouille de police dédiée à la Crimée
37’56 » – Un journaliste américain suggère à l’Ukraine de faire sauter le pont de Crimée

43’00 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Suite à l’augmentation des victimes civiles, la RPD ouvre le feu contre des postes de tir côté ukrainien et fait 10 morts parmi les FAU

TirsAprès les tirs réguliers et meurtriers des derniers jours contre plusieurs points du front, le commandement de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD) a décidé d’ouvrir le feu en retour afin de neutraliser les postes de tir des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) responsables de nombreuses victimes récentes.

Les premiers tirs de neutralisation ont eu lieu contre les positions de l’armée ukrainienne d’où venaient les tirs récents contre la zone de la mine Gagarine.

La première est située près du village de Tchigari, d’où l’armée ukrainienne tirait avec des lance-grenades automatiques, des lance-roquettes et des armes légères non seulement contre les civils habitant sur le territoire de la RPD, mais aussi contre les maisons des civils habitant le village où sont stationnés les soldats ukrainiens (les FAU tirant au fusil sur les habitations).

D’après les soldats de la RPD stationnés près de Gorlovka, ces derniers ont utilisé à leur avantage le fait que leurs positions dominaient en hauteur celles des soldats ukrainiens, et ont ouvert le feu sur l’unité des FAU responsable des tirs contre les civils, tuant six soldats ukrainiens.

La seconde position de tir neutralisée se situait près de la mine Ioujnaya. Hier après-midi, les FAU ont tiré au mortier depuis cette position contre la zone de la mine Gagarine, visant délibérément les zones résidentielles. D’après une source au sein du commandement opérationnel de l’armée, les soldats de la RPD ont utilisé des hauteurs abandonnées il y a quelques jours par les FAU pour neutraliser l’équipe d’artilleurs ukrainiens sans utiliser d’armes interdites par les accords de Minsk.

Ces tirs ont fait quatre morts parmi les soldats ukrainiens, portant ainsi le total à 10 morts du côté des FAU.

Il faut y rajouter les 14 soldats morts et huit blessés lors de la tentative des soldats ukrainiens de prendre de nouvelles positions vers la mine Ioujnaya le 12 mai. Sur les 30 à 40 soldats qui ont participé à cette tentative, neuf sont morts le jour même et cinq ont été blessés lorsque les soldats de la RPD ont repoussé l’attaque.

C’est d’ailleurs suite à cette gabegie, que les soldats ukrainiens, non seulement n’ont pas gagné de terrain, mais en ont perdu, entre autre les hauteurs que les soldats de la RPD ont pu utiliser pour leurs tirs de neutralisation.

Faute de pouvoir évacuer leurs blessés correctement, et suite à des échanges de tirs continus, les pertes ukrainiennes se sont alourdies dans les trois jours qui ont suivis avec cinq morts et trois blessés de plus. Ce qui fait un total de 24 morts et huit blessés au combat parmi les soldats ukrainiens pour la semaine.

Il faut rajouter à ce bilan déjà lourd pour les FAU, la mort de plusieurs instructeurs de l’OTAN qui se rendaient sur la ligne de front, près d’Avdeyevka. Le véhicule dans lequel ils se trouvaient a roulé sur une mine, tuant trois soldats canadiens et deux soldats américains. Trois des soldats ukrainiens qui les accompagnaient auraient été blessés.

D’après une source au sein du commandement opérationnel de l’armée de la RPD, ce qui s’est passé ne serait pas un accident, mais aurait été délibérément organisé par le commandement ukrainien, qui a envoyé le véhicule en plein champs de mines, pour ensuite faire passer ces décès pour des morts au combat dues à des tirs d’unités de reconnaissance de la RPD. Le but étant ainsi de justifier l’octroi de nouvelles armes létales à l’Ukraine par l’OTAN.

Du côté de la RPD, deux défenseurs de la république sont morts, dont le commandant Mamaï de l’unité Piatnachka, et un soldat a été blessé durant les dernières 24 h.

Lors du bombardement qui a coûté la vie au commandant Mamaï, un cameraman et un opérateur son de l’entreprise de radio et de télévision VGTRK qui accompagnaient le fameux journaliste russe Alexandre Sladkov ont été blessés. Les deux opérateurs ont été commotionnés, Alexandre Sladkov quant à lui va bien.

Du côté des civils, il y a trois blessés de plus à déplorer à Gorlovka, par rapport au bilan d’hier, ce qui porte le total pour la semaine à un mort et huit blessés parmi les civils.

Il ne reste qu’à espérer que la venue d’Alexander Hug à Donetsk permette de trouver des moyens de faire redescendre la tension avant que l’escalade ne devienne irrémédiable, et le bain de sang inévitable.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Le commandant de l’unité Piatnachka, Oleg Mamiev (« Mamaï ») est mort cette nuit suite à un bombardement des FAU

Oleg MamaievHier soir, alors qu’il menait la rotation de ses hommes sur les positions de son unité situées dans la zone industrielle entre Avdeyevka et Yassinovataya, l’armée ukrainienne a ouvert le feu à coup de lance-grenades automatiques.

L’une des grenades (une VOG-15 d’après nos collègues de War Gonzo), a explosé au-dessus de la tête du commandant Mamaï, lui infligeant de graves blessures.

Oleg Mamiev a été emmené à l’hôpital, mais les blessures qu’il avait reçues à la tête étaient incompatibles avec la vie, et il est mort sur la table d’opération malgré les efforts des médecins, qui se sont battus pendant plusieurs heures pour tenter de sauver le commandant.

Mamaï était un commandant apprécié de ses hommes, dont le caractère aimable et solidaire en toutes circonstances est confirmé par tous ceux qui l’ont connu. Il se battait pour le Donbass depuis le tout début de la guerre.

Malgré sa mort, ses hommes continuent de tenir et de défendre leurs positions dans la zone industrielle et se tiennent prêts à repousser toute attaque que l’armée ukrainienne pourrait avoir l’idée de lancer suite à la mort de leur commandant.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

L’armée ukrainienne s’acharne sur la périphérie de Gorlovka et la station d’épuration – Bilan : un mort et un blessé parmi les civils

Maison détruite à GorlovkaDepuis plusieurs jours, l’armée ukrainienne s’acharne particulièrement sur deux points de la ligne de front : la périphérie de Gorlovka, et la station d’épuration de Donetsk.

À Gorlovka, depuis quelques jours les soldats ukrainiens concentrent leurs tirs sur trois points de la périphérie de la ville : l’Ouest (la mine Gagarine et la zone de Gloubokaya), Zaïtsevo, et Golmovski (au Nord de Gorlovka).

Nous nous sommes rendus hier à Gloubokaya, en mission humanitaire, et nous avons pu constater l’étendue des dégâts infligés samedi dernier (12 mai) à une maison civile par un obus de char d’assaut de type HESH (obus à tête d’écrasement).

Le toit de la maison a été totalement détruit par l’onde de choc, mais les habitants de la maison s’en sont sortis indemnes grâce au fait qu’il ne s’agissait pas d’un obus de char d’assaut classique. Sans cela, la maison aurait été totalement détruite, et les occupants auraient été au mieux blessé, au pire tués (la vidéo est en cours de sous-titrage).

Maison détruite à Gloubokaya

Hier soir, et ce matin, c’est sur Golmovski, Zaïtsevo et la mine Gagarine que les FAU se sont acharnés, à coup d’artillerie de 122 mm et de mortiers de 120 mm.

Sur les dix obus de 122 mm tirés par les FAU hier soir à 19 h 30 sur Golmovski, l’un d’eux a atterri près de l’un des étangs du village, tuant une femme de 34 ans, Elena Vorontchenko.

Elena Vorontchenko

Elena fournissait de l’aide humanitaire aux habitants de Golmovski et venait régulièrement en aide au village voisin de Zaïtsevo. Plus d’une fois, Elena a risqué sa vie pour évacuer des blessés ou des morts sous les bombardements, là où d’autres renonçaient à cause du danger.

Elle laisse derrière elle une fille, Elizaveta. Ses grands-parents étant morts eux-aussi, la jeune fille se retrouve donc orpheline.

Plus loin, un autre obus a perforé le toit d’un immeuble, endommageant un appartement. Heureusement les habitants ne s’y trouvaient pas à ce moment-là sans cela ils seraient morts. Ce matin, l’armée ukrainienne a repris les tirs sur la même zone avec des obus de mortier de 120 mm, heureusement sans faire de victimes cette-fois.

L’étang est à 2 km de la ligne de front, l’immeuble à 1 km. Il n’y a là que des civils, pas de soldats, pas de base militaire, pas d’équipement militaire. Rien donc qui justifie ces bombardements de l’armée ukrainienne, qui commet donc là de nouveaux crimes de guerre.

Plus au Sud-Ouest, l’armée ukrainienne a tiré ce matin sur les environs de la mine Gagarine, endommageant gravement une maison, et un homme a été blessé à Zaïtsevo.

Voir le reportage vidéo filmé à Golmovski et Gorlovka

L’autre point chaud du front est la zone de la station d’épuration de Donetsk, située dans la zone grise entre Avdeyevka et Yassinovataya.

Si hier, le changement d’équipe a pu finalement se faire sans danger, l’armée ukrainienne a repris ses bombardements sur cette zone dès le soir venu, tirant 40 roquettes de lance-roquettes multiples Grad (122 mm) et 10 obus de mortier de 82 mm sur la zone entourant la station.

Des habitants du quartier d’Oktiabrsky à Donetsk (au Nord de la ville) m’ont confirmé avoir entendu les tirs de Grad (le son très particulier de cette arme est aisément reconnaissable) depuis Avdeyevka vers 21 h. Par chance aucune roquette n’est tombée sur la station même.

Et ce matin, le nouveau changement d’équipe qui devait avoir lieu n’a pas pu se faire, après que l’armée ukrainienne ait ouvert le feu dès 10 h 20 près de la station d’épuration, alors qu’un bus contenant 30 employés était déjà en route pour la station. L’OSCE a enregistré cette violation du cessez-le-feu.

Au total, du 16 au 17 mai, l’armée ukrainienne a violé 31 fois le cessez-le-feu et tiré 589 munitions contre le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD), dont 45 obus d’artillerie de 122 mm, 160 obus de mortier de 120 mm et 147 obus de mortier de 82 mm.

Comme on peut le voir, la situation ne s’arrange guère, et semble plutôt se diriger vers une escalade, dans le silence complice des garants occidentaux des accords de Minsk (Allemagne et France).

Une situation qui inquiète l’OSCE, poussant Alexander Hug (le Chef adjoint de la mission de l’OSCE dans le Donbass) à venir dès ce soir à Donetsk afin d’essayer d’enrayer cette augmentation des tensions.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0.0/10 (0 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)

Scandales : Gregory Villemin, face aux méandres « Justice en France »

Rien de plus beau que de prendre un enfant par la main Yves Duteil

La chose, la plus merveilleuse, aucune femme ne peut s’en lasser Cadeau Marie Laforêt

Préparant trois ouvrages, le 1er « Justice en France » «  l’Affaire Fiona » « Grégory Villemin » à suivre !

Ayant été sur place, à l’époque et ensuite, le serment était fait de ne pas lâcher jusqu’à l’éclaircissement de l’une non ! Mais de diverses affaires de ce style qui frappent sans mesurer l’ampleur. Les mensonges, les erreurs, les méandres de la Justice sont de plus en plus complexes. Nous sommes comme dans la garanti des « Droits de L’homme » dans un marasme où nous nous noyons. Justice en France- L’affaire Fiona- Grégory Villemin.

La force du monde de l’enfance est bien plus solide que tous les emblèmes et les mensonges que l’on veut tenter de nous faire avaler. Les raisons et motifs sont multiples, divers et démontrent de plus la face caché en certains moments de plier sans cesse à de l’inadmissible. L’affaire du petit Grégory où des personnes seront encore entendues par les services de police. Combien de fois cet enfant sera assassiné ? Trente-deux ans après l’assassinat du petit Grégory. Trois personnes arrêtées, deux placées en détention. Un couple de septuagénaires se trouve parmi ces derniers. La justice ne cherche pas des coupables à tous prix ? D’autres personne seront également entendue sans autre précision en l’instant. Débâcles de la « Justice en France » s’instaure de pleins faits. 34 années après la disparition de cet enfant. Le mal de vivre, l’incompréhension s’installent dans le village où ils ont toujours vécu. Il semble déjà impossible de garder le souvenir durant quelques mois, alors là ? Leurs avocats se sont exprimés à priori aucune preuve technique ne justifie cette attitude, révoltes ? Durant ce temps on masque l’essentiel !

Monsieur Macron Il serait utile sans faire confusion, que vous donniez votre sentiment. Monsieur Jacques Chirac l’avait fait dans l’affaire « Outreau » fiasco judiciaire total. Dont fut tiré « Présumé Coupable ». Ce qui n’empêcha point le « Juge Burgaud  » de gagner en grade. Malgré ses erreurs dont il ne fut pas le seul coupable. Tous ces morts dans ces sordides affaires. La justice n’a pas fait ce qu’il fallait. Monsieur le président, une mise en garde, avant que masse de faits tournent à la catastrophe. Un film avec Pierre Richard Le Jouet, humour. Une o euvre : Le Président d’Henri Verneuil  : version intégrale en français. Vous feriez bien de le voir, ou de le regarder à nouveau. Vous êtes encore le garant des institutions de la France. Vous attendez quoi ? Nous, nous constatons que vous faites marche arrière : sur la transparence des élus. Indéniable, que « Les copains d’abord  » de Brassens, tous les migrants ne sombrent pas. Comme le dit Pierre Perret, en ce qui me concerne : moi j’aime « Lili ».

Ayant suivi cette affaire depuis le départ, car ce fut l’année de la naissance de mon fils. Dont nous durent changer le prénom et pour causes. En l’instant et compte tenu de la difficulté à s’exprimer, la perte d’un enfant ces deux titres, c’est Grégory : où qu’il soit il les envois à ses parents à ceux capables d’avoir aimé l’enfant, détails sordides. Enfin surement les vérités arrivent ? Ou allons-nous assister à masse de règlements de comptes, de suicides, de vengeances ? La vérité va émergée ? Ou sommes-nous face à d’importantes manipulations ? La faiblesse de certaines personnes a pendant longtemps caché trop de réalités ! A ne pas en douter à poursuivre de la sorte la Justice en France dérape, même plus. A la suite des trois mises en examen des deux conjoints de plus de 70 ans les obligeant à vivres séparément après 53 années d’union et vivant toute leur vie. Jusqu’à ce jour, nous allons direct vers un ou des crimes immondes. Ressortir que la Justice pédale à côtés qui peut prétendre se souvenir de ce qu’il ou elle a accompli il y a seulement? Alors 34 années après c’est se foutre de la figure du pays des droits de l’homme ? Que feriez-vous M. Macron si on vous coupe de Mme Macron de votre cellule familiale ? Scandales. La France en a déjà connus. Vous voulez le vôtre ? Que fait votre Garde des Sceaux ? Lancer le bouchon trop loin, vous êtes peut-être pour notre malheur ? Garant des institutions, qui ne sont pas les vôtres : Vous déviez la loi ne respectant pas notre République ? Articles 5 et 16, votre prétention précipite une chute, vous usurper certains pouvoirs ? Les coupables sont connus, ils avancent masqués, comme la plume qui livre l’ouvrage ?

 

Coup de théâtre contre la Justice qui part en vrille

Sources multiples et diverses : Le Parisien – 20 minutes- Vie Publique- Le Monde- Ici.fr- Le Panda-

Annulation des mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob pour un vice de procédure est un raté de plus dans cette affaire qui en compte plus que ce que certains peuvent croire. Pas un coup d’arrêt définitif mais malgré tout un sérieux accident de parcours sur un chemin vers la vérité plus que fracassé. La justice balbutie dans ce dossier maudit-sordide entre tous : le rapt et l’assassinat, le 16 octobre 1984, de Grégory Villemin, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne (Vosges). A un an proche, sursaut ? Une avancée capitale avec la mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort de Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de l’enfant dans sa pleine innocence. Rebondissement inattendu avait fait naître le fol espoir de connaître, enfin, l’épilogue de ce crime plus que crapuleux et les termes sont faibles pour le décrire comme sordide. Renforcé par la mise en examen de Murielle Bolle, suspectée d’avoir été présente lors de l’enlèvement de Grégory. La suite de l’enquête n’avait pas permis d’obtenir d’éléments décisifs, la menace d’un renvoi devant la cour d’assises survolée l’ensemble. Epuisé, las. Mercredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a annulé les mises en examen des trois mis en cause. « C’est très contrariant ».

Le cousin de Murielle Bolle, témoin clé, fragilisé

La décision des magistrats de la cour d’appel, saisis par les avocats de la défense, est purement procédurale. Les conseillers estiment que l’ancienne présidente de la chambre, Claire Barbier, chargée de conduire le supplément d’information, n’avait juridiquement pas le doit de prononcer seule les mises en examen. Cette prérogative devait en réalité en revenir à la chambre de l’instruction dans sa formation collégiale. Les juges en tirent les conséquences. Puis annule les « actes subséquents », les expertises psychiatriques psychologiques déjà réalisées. De plus surtout les auditions des époux Jacob réalisées par Claire Barbier depuis le mois de juin. Ni l’un ni l’autre ne formule de quelconques aveux, l’accusation comptait exploiter certaines de leurs déclarations. La garde à vue de Murielle Bolle de 1984 au cours de laquelle elle avait mis en cause son beau-frère Bernard Laroche est validée.

«Murielle Bolle ravie»

Coup pour l’accusation, qui fragilise un dossier friable. Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, voit le verre à moitié plein : « Cette décision d’annulation porte sur des points de procédure et non pas sur des éléments touchant au fond du dossier ». Le haut magistrat, dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation. Improbable, outre le risque de ne pas obtenir gain de cause, cela rallongerait encore une procédure interminable. L’arrêt ne remet néanmoins pas en cause la poursuite des investigations.

Affaire Grégory : les enquêteurs ont toujours des pistes

Les mis en cause ont accueilli la nouvelle avec satisfaction. « Murielle Bolle est ravie ». « Jacqueline et Marcel Jacob étaient en larmes », leurs avocats ajoutant que leurs clients « n’ont plus rien à faire dans ce dossier ». La chambre de l’instruction peut prononcer à nouveau leurs mises en examen. Les avocats des parents de Grégory en feront la demande. « Christine et Jean-Marie Villemin sont déterminés à connaître la vérité. Depuis 1984, ils ont appris la vertu de la patience ». Le procureur général peut également prendre des réquisitions en ce sens. Le feuilleton Grégory est encore loin d’être achevé. Un feuilleton à « La Dallas » mais il s’agit du meurtre d’un enfant. La justice en France montre ses erreurs mais avons-nous déjà constaté un magistrat sanctionné par erreur, faute grave ? Jamais bien au contraire, cela n’engendre que de la violence que nous vivons au quotidien, personne ne peut le nier. Dans le cas contraire nous ne vivons point dans le même monde.

????????????????????????????

Il y a des sanctions qui doivent s’imposer pour que nous restions en République. La honte est plus forte que la souffrance de ceux qui sont parents et surtout pour les parents de Grégory.

Le Panda

Patrick Juan

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Des travailleurs de la station d’épuration de Donetsk restés bloqués trois jours sur place à cause des bombardements des FAU, rentrent enfin

Station d'épurationRégulièrement, la situation autour de la station d’épuration de Donetsk, située dans la zone grise, se tend au risque de provoquer un désastre écologique et humain.

Moins d’un mois après que la station d’épuration ait dû être arrêtée à cause des tirs de l’armée ukrainienne contre les employés de la station, et malgré les garanties de sécurité données par la partie ukrainienne, les FAU continuent de prendre pour cible la station et ses environs.

Suite à plusieurs jours de bombardements réguliers, l’une des équipes de travailleurs n’a pas pu rentrer à Yassinovataya et a dû rester sur place et assurer le travail pendant trois jours, l’OSCE refusant de prendre le risque d’escorter les convois d’équipes, entrante et sortante.

Les bombardements du 14 et du 15 mai 2018 ont endommagé le bâtiment administratif de la station, sans faire de blessés heureusement. Et ce matin, pendant trois heures, l’armée ukrainienne a bombardé la zone de Mineralnoye depuis ses positions situées à Avdeyevka, empêchant le changement d’équipes prévu initialement pour ce matin.

Ce n’est que cet après-midi, à 14 h 15, après des négociations intensives, que les garanties de sécurité suffisantes ont été obtenues, permettant à l’OSCE d’escorter la nouvelle équipe, ainsi qu’un camion de chlore (nécessaire pour purifier l’eau), et ramener l’équipe qui a courageusement assuré trois jours de travail d’affilée, dans des conditions inhumaines.

On ne peut que se féliciter que, pour une fois, l’armée ukrainienne ait respecté ses engagements et n’ait pas ouvert le feu contre ce convoi. Faute de quoi, un désastre écologique et humain aurait été inévitable si le camion de chlore avait été touché.

Alors que les groupes de contact sont réunis à Minsk, la situation de la station d’épuration a été abordée. Les représentants de la République Populaire de Donetsk (RPD) au sein du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC), ont rappelé que la station a été prise pour cible par l’armée ukrainienne 253 fois, le personnel quatre fois, que plus de 353 impacts ont été enregistrés sur le territoire même de la station d’épuration, et que cette dernière a dû être mise à l’arrêt déjà 32 fois à cause de ces tirs.

Les représentants de la RPD au sein du CCCC ont aussi soutenu l’idée de la MSS de l’OSCE de faire reculer les positions et les armes à 1 kilomètre de la station d’épuration, et de prévoir un mécanisme de punition judiciaire pour ceux qui enfreignent le cessez-le-feu afin d’éviter que la partie ukrainienne ne sabote de nouveau ce processus.

Car pour la RPD et ses soldats, il est important d’empêcher que des tirs contre la station d’épuration ne provoquent un désastre écologique.

Le mois dernier, après l’incident qui avait provoqué la fermeture de la station d’épuration, un soldat de la RPD stationné non loin de là, à Promka, nous avait expliqué les méthodes de l’armée ukrainienne, et pourquoi les soldats de la RPD n’ouvrent pas le feu contre eux.

Voir le reportage vidéo

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Israël massacre avec violences des Palestiniens

Aucun humain ne porter le nom d’homme en abattant froidement son voisin par le fait qu’il ne soit en accord

Nous pouvons comprendre la honte de rester des hommes !

Netanyahu dit le Faucon, pourra recevoir les plus grands de ce monde, que la honte tombera sur l’armée et le peuple israélien. Journée sanglante à Gaza et la suite sera quoi face à des lances pierres ?

Ce qui se passa dans les années 70 – 80 – et ce qui se déroule en ces moments face à la scène internationale, ressemble à s’y méprendre à l’obsession de mettre sous silence le plus complet la Palestine. Lorsque certains osent dire ou écrire cela, ils passent pour des fanatiques ? Célébrer des jours de commémorations comme la Shoa, avec la corruption qui ne se voile pas même la face, que nous reste-t-il comme dignité, honneur ?

Une honte dont il sera difficile d’effacer les traces. Voici plus de 70 années que la Palestine endure la position prise par l’ONU de 1948 à 2018. Oublier la signification d’Exodus à un moment de l’histoire, représente qui ou quoi de nos jours ?

USA, TRUMP assassins qui a posé son véto au Nations Unies pour une enquête objective. Sacré leçon de la Turquie, de l’Afrique du Sud, les réactions des autres nations parlent par leurs réactions, mais où sont les actes réels?

Loin d’être anti-américain, la colère et la vengeance va ressurgir dans cette zone du monde en feu, les voleurs ne sont pas désignés, les victimes jonchent le sol de toutes formes de croyances.

Ils pourront dire nous « Irons cracher après le mur de la honte » !

Il n’y a dans mes lignes aucune rancune vis des juifs, des arabes, des occidents etc. Mais il est plus que temps que chacun mesure ses actes et le devenir des familles de toutes les victimes.

Le proche Orient, ressemble à une paix impossible ? Non ce sont les USA associé à l’état d’Israël qui ont marqué le mur des lamentations, ni plus ni moins que plus de 100 morts. Le clavier sourd, pleure pour la bande de Gaza, nous sommes plus à la guerre des 6 jours. Il est inadmissible, inconcevable, de constater que les victimes sont aussi des enfants. Nous embrassons une guerre de religions, le nier, c’est refuser qu’il y a encore des hommes de par ce monde. L’histoire de la création de la bande de Gaza est, et demeure une prison à ciel ouvert.

Que la France demande à Israël de montrer moins de violences. Il semble difficile d’entendre de lire de tels propos face à des manifestants qui refusent de continuer à être les esclaves du monde moderne. Combien de milliers de morts tous côtés confondus doivent jonchés les sols de cette partie du globe, pour que la raison l’emporte sur la démence. Ce qui se passe ressemble à une forme de génocide, puis lorsque chacun défend son clocher, il ne peut être décidé par un homme seul, à qui appartient cette ville, ce pays, ces enfants.

A ne pas en douter la France a vu les siens descendre dans toutes les rue du pays pour quelques centaines de morts. L’inauguration de Jérusalem, comme capitale d’Israël ? Qui peut le comprendre ?

L’ambassade des USA à Jérusalem, pour lancer une journée noire demeure pire que 11 septembre 2001 aux USA. Une armée qui tire librement sur enfants, femmes, hommes, pour leur interdire de manifester.

En ces moments il y a plus de 2500 victimes côté Palestine, en peu d’années. Le plus grand risque n’est pas simplement ce jour c’est la suite, demain, après-demain et la suite, aucune chose ne marquera une étape avec des drapeaux d’autres nations de l’Occident.

La réunification de la honte sonne comme tous les glas, des conflits mondiaux. Mais il y avait une unité pour chasser l’intrus. Des centaines, des milliers de jeunes tombent, ils vont poursuivre demain et même bien au-delà.

Israël a indéniablement envahi Jérusalem, les actions de Donald Trump, a écrasé plus de 50 années d’histoire.

Il est difficile de ne pas admettre que nous n’avons pas connu, un calme, une jonction dans nos enfances. Le constat des parties prenantes sont loin d’être sur un pied d’égalité, donc où se situe le semblant de négociations. Divers ouvrages, films, ont été réalisés mais nous constatons sans illusion que les actes unilatéraux, vont conduire à ce stade à une forme de colonisation de la Palestine.

La fille de Trump et son mari tous deux fervents de l’état d’Israël sont présents et applaudissent à tout rompre.

Puis des cerfs-volants, surplombent avec des mini charges…depuis la masse des victimes de la guerre de 2014 ne laissera autant de marques. Ce jour historique dixit Israël est un jour de gloire, mais la réunification de la ville sera loin plus qu’immuable maculée du sang rouge pourpre. L’armée d’occupation, doit impérativement respecter le droit international, la résolution du droit de retour « 194 » est une obligation sans quoi cela sera pire qu’en Syrie à ne pas en douter. Israël s’est retiré de la bande de Gaza en 2007, le mal était déjà fait. Le Hamas chacun sait dans ces régions du monde ce qui ce mot représente. La solution de revenir aux frontières de 1967, est impossible. Il suffit de faire le compte des barrages en Cis Jordanie.

Dans la mesure où des élections aient lieu dans les mois à venir en Israël, la droite renforcerait le nombre de ses élus. Ce sont les pages de notre propre histoire qui s’écrit, le mur de la honte va se creuser de plus en plus. En juxtaposant les faits qui datent de 51 années en 1967, la solution ne résoudra surement pas à ce stade.

Les liens à tel coup ne serviraient pas à grand-chose, mais la réalité du massacre on peut le barrer d’un coup de plume.

Témoignages poignants de réalismes ?

Il y aura 70 ans ce 15 mai, a commencé l’expulsion des Palestiniens de ce qui est devenu l’Etat d’Israël. Donc le début du processus qui culminera cette semaine a été la création de la question des réfugiés Palestiniens. Et 70% de la population de Gaza sont des réfugiés et leurs descendants, qui sont aussi classifiés comme des réfugiés par les Nations Unies. Le début du processus est donc l’expulsion, et il y a un demi-siècle, Gaza a été occupée par Israël. Et ce fut depuis le tout début une occupation très brutale. Les pires massacres furent alors supervisés par Ariel Sharon. Donc vous avez l’expulsion, à laquelle vient s’ajouter l’occupation. En 2006, a commencé le siège de Gaza, le blocus, après que le Hamas a gagné les élections parlementaires : Israël, aidé des Etats-Unis et de l’Europe, a imposé un siège de type médiéval, le blocus de Gaza, le siège illégal, immoral et inhumain de Gaza. Vous avez l’expulsion, l’occupation et le blocus, et en plus de tout cela, vous avez ces massacres périodiques infligés à Gaza. Depuis 2004, il y a eu non pas un, non pas deux, non pas trois, non pas quatre, non pas cinq, non pas six, non pas sept mais bien huit, huit massacres infligés au peuple de Gaza. Parlons du peuple de Gaza, vous devez bien avoir à l’esprit que plus de la moitié de la population sont des enfants. Ils ont moins de 18 ans. Donc lorsqu’on parle d’un blocus inhumain, de massacres, ils sont surtout infligés à des enfants.

Vous pouvez imaginer, ce n’est pas très difficile à concevoir, que lorsque vous avez ce processus d’expulsion, d’occupation, de blocus et de massacres, à un certain moment, l’endroit devient invivable. Ne veux pas dire invivable dans un sens qui serait d’ordre poétique, mais bien physiquement invivable.

L’ONU est surtout composée de bureaucrates, des bureaucrates très austères, et ils ont rédigé des rapports assez compétents. Et début 2012, ils posaient une question très réaliste : Gaza sera-t-elle habitable en 2020 ? Encore une fois, physiquement, biologiquement, médicalement, sera-t-elle vivable ? Cela a commencé avec cette question. Puis en 2015, l’UNCTAD, une agence de l’ONU, a publié un rapport qui ne la présentait plus comme une question. Ce rapport affirmait que dans la trajectoire actuelle, Gaza serait invivable en 2020. En 2017, l’ONU s’est rendu compte qu’ils avaient été trop confiants, trop optimistes. Ils ont dit que Gaza avait déjà franchi le seuil d’invivabilité il y a longtemps. Eh bien, qu’est-ce que ça signifie, concrètement ? Cela signifie par exemple que 97% de l’eau de Gaza est contaminée. Chaque Américain devrait comprendre cela. Nous avons eu notre propre tollé national pour l’eau à Flint, lorsque l’état de contamination de l’eau a été découvert. Mais on parle ici de toute une région, Gaza, dont l’eau est contaminée. Comme l’a dit Sara Roy, du Centre d’Harvard pour les Etudes sur le Moyen-Orient, dans la dernière édition de son travail standard sur l’économie de Gaza, question sur laquelle Roy est l’autorité mondiale, elle dit que des innocents, en majorité des enfants, sont empoisonnés par l’eau qu’ils boivent et par la nourriture qu’ils consomment, parce que le sol est également contaminé. Nous avons donc une situation où les gens sont maintenant confrontés par le fait qu’ils sont… et cela entraine… Je n’aime pas recourir à des comparaisons, car on arrive à cette comparaison des souffrances, et personne ne veut aller dans cette direction. Mais il y a des aspects de Gaza qui sont absolument uniques. L’un de ces aspects est que, comme l’UNRWA, la principale organisation humanitaire travaillant avec des réfugiés Palestiniens l’a dit, partout ailleurs dans le monde, s’il y a une catastrophe naturelle, comme par exemple une sécheresse, ou une catastrophe causée par les hommes, comme la guerre en Syrie, ils ont dit que ce n’est pas une super option mais les gens peuvent fuir. Ils peuvent partir, ils peuvent déménager. Je serais le dernier à dire que c’est une bonne alternative, devenir un réfugié, et souvent finir dans une tente, dans la boue. Mais les habitants de Gaza n’ont même pas cette option, dit l’UNRWA. Ils sont piégés. Maintenant, il faut se poser une question très simple : quel mot utiliseriez-vous pour décrire une situation dans laquelle 2 millions de personnes sont piégés dans une zone qui est physiquement invivable ? Un camp de concentration. Ce n’est pas mon langage, c’est le langage de l’ONU. Ils sont physiquement piégés dans une zone qui est invivable et dans laquelle, pour citer Sara Roy, vous êtes empoisonné. Donc face à cette réalité, le peuple de Gaza n’a pas vu d’autre option, car le recours à la résistance armée, qui a été tenté plusieurs fois, s’est avéré futile, ils ont été incapables de faire céder Israël, donc ils ont vu cela comme un dernier recours. Le peuple de Gaza a entrepris, vraiment en masse, de manière populaire, non-sectaire, d’essayer de briser le siège en recourant à la résistance civile non-violente. Aaron Maté : Donc les habitants de Gaza ont fait ce que de nombreuses personnes dans le monde ont affirmé vouloir qu’ils fassent depuis des années, à savoir des manifestations non-violentes. Ils ont manifesté toutes les semaines, les enfants, les femmes, les résidents ordinaires de Gaza. Quelle a été la réponse d’Israël ?

Le Panda

Patrick Juan

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Notre Monde : Folies : Réalismes – Fictions dans la même Vision ? 1/2

Le refus des analyses profondes fait perdre le sens des réalités ?

La France manque d’équilibre essentiel dans le cadre de sa justice ? Causes d’hyper violences ?

Le manque réel de ne pas en parler créer un surcroit d’indifférence et engendre les crimes par le rejet !

A ne pas en douter ou nous, nous trouvons dans un article de fiction ? Ou en pleine réalités que la masse politique refuse de regarder avec réalisme ?

Nous sommes de partout, dans des violences réelles, sauf dans un monde de Bisousnours ?

Nous sommes plongés dans une angoisse égale aux victimes qui ne savent pas même les raisons pour lesquelles elles sont abattues par une personne ou un groupe inconnu.

Avis personnel, désolé de ne pas être d’accord avec l’ensemble des propos de ce groupe de réflexion, même si je n’ai pas toutes les données qui me permettent d’affirmer cela. Ce que je constate depuis pratiquement la durée de leur enquête, demeure que les médias essentiellement internet, nous alerte des effets néfastes de la crise et que la fin du monde est là, seulement quand vous voyez que les gens continuent à vivre aussi normalement qu’avant. Nous pouvons nous poser donc la question suivante. Quel est l’objectif de tous ces gens qui essayent de nous terroriser.

Est-ce pour nous mettre devant le fait accompli » le nouvel ordre mondial« . Cela me semble sortir du livre  » la stratégie du choc » de Noami Klein. Il suffit à l’évidence de constater que le terrorisme a démarré en France à partir de l’affaire Merah. Chacun tore la couverture à soi sans essayer de comprendre ce qui se passe au-delà de chacune des frontières, lignes imaginaires tous comme les méridiens.

Il semble incontournable que l’alliance USA/Israël sème une panique non seulement en Occident, et dans l’ensemble de l’Europe, mais les constats sont plus que réels ? Il ne s’écoule pas un mois sans que des incidents, des assassinats en pleine rue éclatent. Les chiffres et les analyses parlent d’eux-mêmes et démontrent l’impuissance d’actes positifs. Après deux ans d’enquête auprès de 7.000 lycéens issus en grande partie de quartiers populaires, les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland rendent leurs conclusions dans « La Tentation radicale ». La radicalité, qu’elle soit religieuse, politique ou culturelle, atteint des proportions inquiétantes, notamment chez les jeunes musulmans.

Sources Marianne- Le Monde- Etude Cnrs- Le Panda- les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland- Sud-Ouest-

Les lycéens de France sont-ils tentés par la violence et la radicalité religieuse ? C’est la question que se sont posée les sociologues du CNRS Anne Muxel et Olivier Galland, au lendemain des attentats de novembre 2015. Les chercheurs publient leurs travaux en avril 2018 aux Presses universitaires de France (PUF), dans un ouvrage intitulé La Tentation radicale. Et leurs conclusions sont plutôt inquiétantes.

L’échantillon choisi n’est volontairement pas représentatif : les questionnaires ont été adressés à 7.000 jeunes de 14 à 16 ans, fréquentant des régions où des « manifestations de radicalité » (émeutes, bagarres avec la police, blocages de lycées) ont eu lieu : quartiers nord de Marseille, région lilloise, ville de Créteil en banlieue parisienne. L’académie de Dijon a été ajoutée pour apporter de la diversité à l’étude. Reste que celle-ci a interrogé 39% de jeunes scolarisés dans des lycées populaires, et 26% de musulmans, bien davantage donc que dans l’ensemble de la population lycéenne. Le but avoué de l’enquête était en effet d’analyser la prégnance des idées radicales chez les jeunes issus de milieux modestes et de confession musulmane. Les auteurs ont défini la radicalité par « un ensemble d’attitudes et d’actes exprimant à minima une protestation et pouvant aller jusqu’à la contestation frontale du système politique ainsi que des normes sociales et culturelles dominantes« . Des idées qui peuvent s’exprimer de manière religieuse, politique ou culturelle, et dans certains cas mener à la violence.

« Combattre les armes à la main pour sa religion »

Certains résultats interpellent : si 11% des adolescents interrogés pensent qu’il y a « une seule vraie religion » et que celle-ci « a raison contre la science« , ce chiffre passe à 32% chez les musulmans, dont 81% estiment que « c’est plutôt la religion qui a raison sur la question de la création du monde« . Un décalage également constaté en ce qui concerne la tolérance à la violence : pour 25% des jeunes de l’étude, il est acceptable de voler un scooter, de dealer de la drogue ou d’affronter la police. C’est le cas pour un tiers des jeunes musulmans. D’après Anne Muxel et Olivier Galland, ceci s’explique par le fait que les lycéens de confession musulmane habitent souvent dans des quartiers sensibles où la violence est devenue banale. Le cocktail le plus explosif est constitué par les lycéens qui sont à la fois tolérants envers la violence et radicaux dans leur vision religieuse : parmi ceux-là, 70% ne condamnent pas les auteurs des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Des extraits de l’enquête publiés par Le Monde font état de nombreux témoignages de lycéens qui estiment que les journalistes de Charlie « l’ont cherché » ou « un peu provoqué« , en contraste par rapport aux victimes du Bataclan. Autres chiffres pour le moins alarmants : 10% des lycéens estiment qu’il peut être acceptable de « combattre les armes à la main pour sa religion« , et ils sont 20% parmi les jeunes de confession musulmane interrogés. En parallèle, la religion de ces derniers les amène à tenir des positions pour le moins rigoristes : l’homosexualité n’est pas « une façon comme une autre de vivre sa sexualité » pour 64% d’entre eux, et 69% sont hostiles à l’interdiction de porter le voile à l’école.

Un « effet islam prépondérant »

Pour expliquer ces données, Anne Muxel et Olivier Galland évoquent plusieurs facteurs qui se cumulent et s’associent : les éléments économiques, évidemment, ces jeunes vivant dans des conditions sociales bien plus dures que la majorité de la population ; un sentiment de discrimination, deux fois plus fort chez les jeunes musulmans ; mais également un phénomène spécifique à l’islam. « Les musulmans reviennent fortement à une pratique religieuse, à l’inverse d’un mouvement de forte sécularisation des autres jeunes« , note Olivier Galland dans un entretien au Monde. Il existe selon les sociologues un « effet islam prépondérant » d’adhésion à la radicalité religieuse, qui peut se conjuguer avec un attrait pour la violence.

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C’est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de ‘dislocation géopolitique mondiale’, les experts prévoient un ‘sauve-qui-peut généralisé’ dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d’affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. ‘Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible.’

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l’intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L’Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. ‘Il y a 200 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s’est déjà manifestée via les gangs’, rappelle Franck Biancheri, à la tête de l’association. Les experts du LEAP décèlent d’ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l’Europe, ‘où la dangerosité physique directe restera marginale’, selon eux.

Faire des réserves

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d’énergie, de nourriture, d’eau, dans les régions dépendantes de l’extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n’avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l’enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l’association décrivait ainsi la venue d’une ‘crise systémique mondiale’, initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l’effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de – 50 % à – 20 % en un an), puis de l’éclatement de l’ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une ‘très Grande Dépression’ aux Etats-Unis.

Vaste sujet de débats parus ici et ailleurs qui laisse planer un doute aussi énorme que lorsque la fiction dépasse la réalité.

Ce n’est qu’une étape donc partielle, qui demande une prise de conscience de la responsabilité réelle de chacun de nous. A Jérusalem et à Gaza, l’euphorie contre le désespoir avant une semaine à haut risque.

Le Panda

Patrick Juan

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

La République Populaire de Donetsk fête aujourd’hui les quatre ans de son référendum d’auto-détermination

Jour de la RépubliqueLe 11 mai 2014, les habitants des oblasts de Donetsk et de Lougansk votaient pour décider s’ils voulaient rester au sein de l’Ukraine, ou devenir des républiques indépendantes.

Le résultat de ce référendum sera clair et sans appel : 89,07 % des votants dans l’oblast de Donetsk et 96,2 % de ceux de Lougansk choisissent l’indépendance.

Quatre ans plus tard, les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) célèbrent comme il se doit cet anniversaire, avec des festivités.

Expositions, concerts, manifestations sportive et défilé des villes et districts de la RPD ont émaillé ce Jour de la République à Donetsk.

Cette année ce sont plus de 35 000 personnes qui ont défilé dans l’artère principale de la capitale de la RPD pour célébrer le référendum qui a donné officiellement naissance à la république.

Comme l’an passé, la colonne était menée par un groupe de motards du club « Les loups de la nuit » portant les drapeaux de la RPD, de la RPL et de la Russie, pour rappeler l’intégration croissante des deux républiques avec la fédération de Russie.

Les drapeaux russes étaient encore plus nombreux dans le défilé que l’an passé (environ la moitié des drapeaux arborés étaient des drapeaux de la fédération de Russie), confirmant ainsi les liens forts entre les deux pays.

En plus des villes et districts actuellement sous contrôle de la RPD, des groupes de représentants ont défilé au nom des villes de la république qui sont actuellement sous contrôle de Kiev, comme Kramatorsk, Slaviansk ou Marioupol. Une façon de rappeler que la RPD n’oublie pas ces villes qui ont la malchance d’être actuellement occupées par l’armée ukrainienne, de l’autre côté de la ligne de front.

Des délégations venues de 12 pays (dont la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Serbie) ont participé à ces festivités. Plusieurs des membres de ces délégations ont été décorés aujourd’hui par Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD.

Voir la vidéo du défilé

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Parade de la Victoire et défilé du Régiment Immortel à Donetsk

Parade de la Victoire 2018Aujourd’hui, 9 mai 2018, la République Populaire de Donetsk (RPD) célébrait les 73 ans de la victoire de l’URSS sur le Nazisme.

Suivant la tradition, la république a organisé une parade militaire, lors de laquelle soldats et équipements militaires ont remonté l’artère principale de Donetsk, suivie du défilé du Régiment Immortel.

Cette année, en plus des pièces d’équipement militaire datant de la Seconde Guerre Mondiale, comme le fameux char d’assaut T-34 et les « Katioucha » (premiers lance-roquettes multiples, appelés aussi les orgues de Staline), la parade fut marquée par la présence d’un contingent de soldat d’Ossétie du Sud venus défiler aux côtés des soldats de la RPD.

Une manière pour l’Ossétie du Sud de rappeler qu’elle est un soutien de la République Populaire de Donetsk, y compris en matière de coopération militaire.

Après la parade militaire, les habitants de la république ont participé en masse au défilé du Régiment Immortel, chacun et chacune portant une ou plusieurs photos de proches morts pendant la Seconde Guerre Mondiale, ou lors de la guerre actuelle qui frappe le Donbass.

Cette année a vu une participation record à cette action avec environ 72 000 participants. Le défilé du Régiment Immortel a duré une heure et s’étendait sur plusieurs kilomètres.

L’ensemble a été vu par 35 000 personnes (habitants de la république et visiteurs venus de la zone du Donbass contrôlée par Kiev et d’ailleurs) venues assister aux célébrations du jour de la Victoire.

Voir la vidéo de la parade de la Victoire et du défilé du Régiment Immortel

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Iran : Donald Trump devient fou ? Désastreuse réaction coutumier, là, le nucléaire

La folie géniale, ou délirante peut amuser : lorsqu’elle ne met en cause l’équilibre mondial, le « fou » lâche des dangers à plusieurs facettes……

La folie gagne le parti républicain avec les intérêts de Donal Trump ? Tout le laisse à croire. En procédant de la sorte au vu et sus des réactions de l’Europe, y compris pensant prendre aux pièges les échanges avec l’Iran autant sur plan diplomatique que sur le commerce international. Fermant de la sorte ainsi toutes négociations.

Ce n’est pas la première frasque, en voulant jouer au maitre du monde, conséquences plus importantes que cette prise de position. Au risque de voir s’embraser l’ensemble du Moyen-Orient. Le sens plus que négatif de brandir la violence ne mène à rien. La pantalonnade à la Trump, ne peut leurrer quiconque. Il confortera de la sorte son appui à Israël avec le parrainage de l’Arabie Saoudite. Ils vont de cette façon guerrière donner aux extrêmes iraniens une force plus grande qui s’estompait. Il y a lieu juste à se poser la question essentielle ? La meilleure manière n’est pas en la circonstance de creuser d’avantage ce qui se passe en ces moments en Syrie ?

De faire négligences et de concevoir masse de fermetures de l’ensemble de l’Europe via les USA ? La folie le terme est loin d’être faible dans ses réactions dont il est coutumier. L’ensemble de la presse en France et les ambassades internationales récusent les voltes faces à la Trump. Nous constatons que tous ce que ces prédécesseurs ont pu accomplir, est bon à balancer aux orties. Ainsi semble agir le paradisiaque de sa seule conception. Le constat pousse à l’analyse au moment où se célèbre la journée de la création sous la férule du souvenir de leurs fondateurs en 1949. Tels Il s’agit de l’Allemand Konrad Adenauer, du Luxembourgeois Joseph Bech, du Néerlandais Johan Willem Beyen, de l’Italien Alcide De Gasperi, des Français Jean Monnet et Robert Schuman et du Belge Paul-Henri Spaak. D’autres personnages marquants ont eu également un rôle notable dans l’histoire de la construction européenne comme le diplomate d’origine austro-hongroise Richard Coudenhove-Kalergi et le Français Robert Marjolin, à l’origine de l’Union économique et monétaire.  

Trump dixit : les USA quitte l’accord sur le nucléaire iranien. Il fait tomber son couperet ? Sans surprise, il prend sa position le 8 mai, de balancer l’accord sur le nucléaire iranien. Rétablissant des sanctions via Téhéran qui avaient été levées en contrepartie de l’engagement pris par l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire. Il déclame que ce jour que les Etats-Unis sorte complétement de l’accord nucléaire iranien. Il promet à l’Iran de graves conséquences s’il se dotait malgré tout de la bombe nucléaire. Une annonce qui risque d’ouvrir une période de vives tensions entre les États-Unis et ses alliés européens puis quant à l’incertitude des ambitions sous-jacentes de la capitale de l’Iran les débats iront bon train à Téhéran, via le Moyen-Orient à ne pas en douter.

Aucun détail sur la nature des sanctions rétablies, ni l’établissement d’un échéancier. Il menace et met en garde : Tout pays qui aidera l’Iran dans sa quête d’armes nucléaires pourrait être sanctionné par les États-Unis. Il affirme détenir la preuve irréfutable que le pouvoir iranien ment dans de le cadre de ses activités nucléaires. Allocution attendue au Moyen-Orient où nombreux redoutent une escalade avec la République islamique, mais aussi de l’autre côté de la planète, à Pyongyang, à l’approche du sommet Donald Trump avec Kim Jong-un, sur la dénucléarisation. Trump déclare que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo arrivera en Corée du Nord dans les plus brefs délais afin de préparer la rencontre au sommet !

Nucléaire Iranien fait entrer tout un chacun dans une période plus que néfaste et embourbé

Les sanctions américaines seraient effectivement séance tenante pour tous nouveaux contrats, confirme le conseiller John Bolton, précisant que les entreprises étrangères disposent de quelques mois pour quitter l’Iran. Le Trésor américain fait savoir que les sanctions relatives aux anciens contrats conclus en Iran entrent en vigueur avec une période de transition de 90 à 180 jours. Suite aux propos de Donald Trump. M. Bolton précise que Washington est disposé à entrevoir une solution bien plus importante.

Guerre des Chefs, peut-être mais la volonté d’une mainmise sur l’Iran 

Le président iranien Hassan Rohani déclare souhaiter débattre le plus vite possible avec les Européens, les Chinois et les Russes pour voir si ces derniers peuvent garantir les intérêts de l’Iran après le retrait des États-Unis Hassan Rohani dixit dans une allocution à la télévision d’État iranienne : Les États-Unis ont toujours montré qu’ils ne respectaient jamais leurs engagements. Téhéran prévient qu’il peut recommencer à enrichir plus l’uranium.

J’ai ordonné à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre les mesures nécessaires pour qu’en cas de nécessité nous reprenions l’enrichissement industriel sans limite. Précise M. Rohani à la télévision. Nous attendrons quelques semaines avant d’appliquer cette décision, en fonction du résultat des discussions entre Téhéran et les autres partenaires de l’accord.

Dans le cadre du Nucléaire Iranien : La confiance de l’Occident fait-elle plus que s’étioler ?

Cuisant revers pour les Européens des baffes comme aux Gaulois

Trump marque un cuisant revers pour les Européens, tel au fer rouge. Ces derniers avaient déployé d’énormes efforts diplomatiques pour convaincre le président américain de ne pas jeter ce texte aux orties. France, Allemagne, Royaume-Uni déplorent la décision américaine, ils vont œuvrer collectivement à un accord. Axant une vision plus large, couvrant l’activité nucléaire, après 2025. Les missiles balistiques et la stabilité au Moyen-Orient, en particulier en Syrie, au Yémen et en Irak. Réagi sur Twitter Emmanuel Macron, suite à l’allocution de Trump.

Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu

Emmanuel Macron, s’est employé depuis son élection a échoué à infléchir la position de Donald Trump lors de sa visite à Washington. Déconvenue identique pour Berlin et Londres. Les deux autres signataires européens de l’accord conclu en 2015 avec Téhéran, les États-Unis, la Chine, la Russie au terme d’un essoufflant marathon diplomatique. Emmanuel Macron, Angela Merkel avait tenu le même plaidoyer via Trump, suivie par le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson. Pour sauver le texte, les Européens vont jusque parfois dans le sens de président Trump. Ils proposent de négocier avec l’Iran un « nouvel accord » prendre en compte les inquiétudes américaines concernant le développement de missiles balistiques par Téhéran.

Emmanuel Macron propose à Trump de revoir avec le président des USA les nouvelles mesures de stratégie pour sauvegarder la majorité des acquis. Avec ou sans les États-Unis, Paris et Berlin comptent maintenir le cadre négocié avec Téhéran, censé avoir sur le seuil du caractère non militaire du programme nucléaire. Éviter l’escalade. L’ONU appelle les autres membres signataires de l’accord sur le nucléaire iranien. À respecter les engagements. Préoccupé du retrait des États-Unis de l’accord. JCPOA et de la reprise de sanctions américaines, précise le patron des Nations unies.

Israël soutient la décision courageuse de Trump

Le 1er ministre israélien Benjamin Netanyahu, déclare : soutenir totalement la décision courageuse du président américain Donald Trump. Israël soutient la décision courageuse prise par le président Trump de rejeter le désastreux accord nucléaire, via la République islamique, dit M. Netanyahu sur la télévision publique. Dans la foulée de la déclaration de M. Trump. Le 1er ministre, se voit la cible désignée d’un Iran doté de l’arme nucléaire. Reste le plus ardents détracteurs de l’accord de 2015. M. Netanyahu rappelle s’être opposé à l’accord. Dès le départ : « non seulement cet accord ne bloque pas la voie de l’Iran vers la bombe, mais lui ouvre la voie vers un arsenal de bombes nucléaires. Cela en l’espace de quelques années ? Il confirme que la levée des sanctions accompagnant la mise en œuvre de l’accord a eu comme conséquences des résultats désastreux. L’accord ne fait nullement reculer le risque de la guerre. Il reproche, l’accord n’a pas limité les côtés agressifs de l’Iran, il les a augmentés dans toute la région, dixit.

Peu avant l’annonce de Trump, l’armée israélienne indique avoir demandé aux autorités locales du plateau du Golan occupé d’ouvrir et de préparer les abris antimissiles, raison : activités inhabituelles des forces iraniennes en Syrie. De l’autre côté de la ligne de démarcation. Des systèmes de défense déployés, les forces israéliennes en état d’alerte, face au risque d’une attaque, déclare l’armée israélienne dans un communiqué. De poursuivre : L’armée israélienne est prête à faire face à différents scénarios et prévient que toute agression contre Israël appellera une riposte vigoureuse, déclaration au même moment.

Une grande et grave erreur dixit selon Obama

L’ex président américain Barack Obama a réagi, qualifiant de grande et grave erreur la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. L’ex président des États-Unis pense que ce dernier fonctionne, va dans l’intérêt de Washington. Je pense que la décision de mettre le JCPOA en danger sans aucune violation de l’accord de la part des Iraniens est une grande et grave erreur. Indique l’ex-président, très discret depuis son départ de la Maison-Blanche, dans un communiqué là, sur un ton particulièrement ferme.

A ne pas en douter les semaines à venir vont être plus que cruciales entre l’Iran, l’Europe, et les USA, mais là encore Trump joue avec la paix du monde.

Le Panda

Patrick Juan

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

La République Populaire de Donetsk célèbre ses vétérans et les victoires de 1943 et 2014 à Saour Moguila

Saour MoguilaLe 8 mai 2018, comme chaque année depuis trois ans, la République Populaire de Donetsk (RPD) célèbre ses vétérans de la Seconde Guerre Mondiale, et les deux victoires qui ont été remportées à Saour Moguila en 1943 et en 2014. L’événement a eu lieu la veille de la parade de la Victoire qui se tiendra le 9 mai, comme en Russie.

Près de 20 000 personnes étaient venues pour l’événement, afin d’honorer ceux qui sont morts pour reprendre le contrôle de cette hauteur stratégique par deux fois.

L’armée Rouge l’a reprise aux nazis en 1943, facilitant ainsi la libération du Donbass. En 2014, c’est l’armée de la RPD qui a repris la colline à l’armée ukrainienne, permettant de reprendre le contrôle de la frontière avec la Russie, et sauvant ainsi la république de l’asphyxie.

De par ces deux batailles qui ont frappé le même lieu à 71 ans de distance, Saour Moguila est devenu le symbole de la résistance du Donbass.

Beaucoup de gens sont venus fleurir les tombes des soldats enterrés au pied et au sommet de la hauteur, et une cérémonie religieuse a eu lieu face à la chapelle Alexandre Nevski qui a été construite l’an passé sur les flancs de la colline.

Les autorités et les citoyens de la république sont ensuite allés déposer des fleurs devant la flamme éternelle qui se tient devant les restes du monument commémoratif qui se tenait là, avant que les combats de 2014 ne le détruisent totalement.

Le chef de l’État, plusieurs ministres et députés étaient bien sûr présents. Le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko a fait un discours face aux vétérans de la Seconde Guerre Mondiale.

« Demain est un grand jour de fête pour nous tous – le Jour de la Victoire ! Pour nous, Saour Moguila est un lieu saint. Ici, nos ancêtres ont défendu notre terre contre la peste fasciste. Ici, nos compatriotes se sont battus et sont morts. Ici, des milliers de soldats de l’Armée rouge sont tombés, nos parents et amis ont été tués ici. L’exploit de ces gens ne sera jamais oublié, il vivra dans nos cœurs. Honorons les d’une minute de silence avec le souvenir lumineux de ceux qui sont morts en défendant notre patrie. Mémoire éternelle pour eux », a déclaré Alexandre Zakhartchenko.

Après trois salves de salut, toutes les personnes présentes ont observé une minute de silence à la mémoire des soldats tués en 1943 et 2014.

« Aujourd’hui, notre pays vit, se construit, se développe, nos enfants sont à l’école. En ce moment, nos frères, nos pères, sont sur le front et protègent notre vie paisible. Aucun pays au monde n’a survécu à ce que vit la République populaire de Donetsk. Nous n’avons pas été brisés, et personne ne nous brisera jamais. Tout ennemi doit se rappeler que le Donbass est invincible. Et je suis sûr que notre pays vivra et que nous prospérerons », a conclu Alexandre Zakharchenko.

Voir le reportage vidéo.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Ania et Daria, étudiantes à Donetsk – La RPD doit être indépendante car nous devons décider de notre sort nous-mêmes

Daria et AniaAnia et Daria apprennent toutes les deux le français à l’Université Nationale de Donetsk. Leurs parcours sont différents, si Ania a quitté Donetsk au début de la guerre avant de revenir car son pays natal lui manquait, Daria est restée ici pendant toute la guerre.

Malgré ces parcours différents, leur vision de la situation reste très proche. Toutes les deux profondément attachées à leur terre, elles donnent leur point de vue sur la situation actuelle de la République Populaire de Donetsk (RPD), sur l’évolution de l’Ukraine post-Maïdan, et ce qu’elles envisagent pour l’avenir.

Pour Ania, dont le grand-père était profondément pour le rattachement de la RPD à la Russie, et a participé aux manifestations anti-Maïdan qui ont eu lieu à Donetsk, l’Ukraine en promouvant Bandera comme son héros national a « oublié son histoire de la Seconde Guerre Mondiale, oublié les erreurs qui ont été faites ».

Un grand-père qui a inculqué à sa petite-fille la fierté de porter le ruban de St-Georges, symbole de la victoire de l’URSS sur le nazisme. Un symbole que l’Ukraine a désormais interdit. Ania a d’ailleurs fièrement participé à la parade de la victoire à Donetsk il y a deux ans, et au défilé du régiment immortel, avec une photo de son grand-père, qui n’est plus là pour voir son rêve se réaliser, et compte rééditer cela cette année.

Si toutes les deux aiment beaucoup la Russie et la culture russe, leur terre natale reste l’endroit qu’elles considèrent comme étant leur maison, et pour elles, la RPD devrait rester indépendante car elles ne veulent pas que quelqu’un d’autre décide de leur sort.

« Les gens qui habitent en Russie, ils ont leurs familles, leurs problèmes, et ils ne devraient pas décider de nos problèmes. […] Ils ont leurs problèmes, nous avons nos problèmes. Toute personne doit décider (comment régler) ses problèmes lui-même. »

Elles démontent aussi certains « mythes » de la propagande ukrainienne, en confirmant ce que tous les observateurs impartiaux et les civils interrogés disent, à savoir qu’il n’y a ni armée russe, ni occupant russe en République Populaire de Donetsk, et que les soldats de l’armée de la RPD ne font que protéger leurs familles et leurs terres de l’armée ukrainienne justement !

Aimant beaucoup le français, les deux jeunes femmes ont tenu à faire l’interview dans cette langue qu’elles apprennent depuis plusieurs années, et elles ont appelé les Français et les Européens en général à venir visiter la RPD et la RPL afin de venir voir la réalité de leurs propres yeux.

« L’image de la télé et l’image dans la vie réelle, ce sont des images différentes », conclut Ania pour encourager les gens en Occident à venir constater les faits par eux-mêmes.

Voir l’intégralité de l’interview en français.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Eric Dupond-Moretti contre 359 magistrats – Emmanuel Macron détruit –

« Monsieur Macron continué à brider vous verrez. Vous tuez les valeurs emblématiques de la République France »

Il est connu et reconnu comme étant souvent le défenseur des causes perdues. Ane pas en douter il est plus que difficile de ne pas débattre sur de tels sujets. Il est plus que rarissime de pouvoir le faire. Alors face aux diverses situations que la France et sa Justice marquent comme lacune. C’est en plein accord et avec l’aval des sources que nous avons entre robes noires et parfois rouges l’essentiel de la démonstration qu’Emmanuel Macron tels les « sbires » qui le suivent ne sont pas à l’abri des sanctions de l’ensemble des justiciables que nous sommes. Célèbre ou pas la porte est ouverte et la température est loin de ne pas comparer les propos de Trump comparant la valeur des armes aux USA par rapport au massacre du « Bataclan » la démonstration est faite. Le compte rendu est partiel mais rapporte bien les faits de l’intime conviction. La « vidéo » des faits plus de 82 morts. Attention, certaines images de la vidéo en tête d’article peuvent choquer. Tous comme certains propos d’Éric Dupont-Moretti. Sommes-nous les serfs des USA ? Des mânes financières, tels qu’à l’époque des « Plaideurs » Merci Racine. En 350 ans sous forme de comédie de vie, rien ou presque n’a évolué. Sinon qu’il y a sur deux plateaux de dame justice de plus en plus de riches et de plus en plus nombreux de miséreux pour reprendre les propos d’époque entre 1668 et 2018. Le traitement du justiciable face aux pouvoirs dirigistes nous l’avons et ne savons comment établir un équilibre, c’est la réalité.

Sources Mathieu Delahousse- Ouest France- huffingtonpost- Le Monde- Le Panda- (J’accuse 1982- L’Ignorant 1983-)

Le célèbre avocat avait réclamé la suppression de l’Ecole nationale de la Magistrature. Le directeur de l’école l’a invité face à un amphi plein à craquer. Cela fait si longtemps que la magistrature est vent debout contre Eric Dupond-Moretti qu’il faut surmonter une certaine surprise en venant ce jeudi 3 mai écouter l’avocat le plus célèbre de France prendre la parole à Bordeaux devant l’Ecole nationale de la magistrature. Les idéaux sont trop distendus. Les différences de conception, trop profondes. Les malentendus, trop crasses. Entre les deux camps, les mots de caste, de corporatisme mais aussi de caricature ou même de poujadisme judiciaire ont été jetés. Au premier abord, convier Eric Dupond-Moretti dans un amphithéâtre de jeunes magistrats fraîchement diplômés revient à inviter des militants Vegan à une dégustation de viande bovine ou amener des zadistes au salon du Bourget. Seule la métaphore de l’éléphant dans un magasin de porcelaine serait ici déplacée tant par égard pour l’avocat qui en dépit de son surnom autoproclamé de « bête noire » (1) n’a pas le physique de l’animal, ni par honnête vis-à-vis des 359 futurs magistrats qui en guise de préambule du face-à-face veulent montrer à quel point la formation des juges et procureurs en France n’a rien du tapis de roses ni de la vaisselle précieuse. En 31 mois de cours, d’examens et de stages dans des cabinets d’avocats, des prisons, des hôpitaux ou des services de police, on les a en principe déjà débarrassés des naïvetés qui leur collent à la peau. A l’école, énumèrent-ils, ils ont « plaidé pour des auteurs de violences policières, fréquenté des SDF, traité un malade par électrochocs, revêtu un uniforme de l’administration pénitentiaire, assisté à l’interrogatoire d’un terroriste, rencontré un agent de la DGSI, distribué de la métadone ou vu un cadavre flotter dans une baignoire » « Le doute a été notre compagnon de route et nous a porté dans la mission qui sera la nôtre », affirme une jeune femme. En un mot, la promotion 2016 ne s’est pas du tout reconnue dans la description de « gamins » qu’Éric Dupond-Moretti a livrée dans son dernier livre (2) : « Lorsque à 25 ans, on est propulsé comme apte à juger ses contemporains, écrivait-il, on est forcément dans l’arrogance et la certitude . On apprend à l’ENM que l’avocat est l’ennemi. » Sa conclusion : il faut supprimer l’école nationale de la magistrature.

L’initiative du face-à-face entre les futurs magistrats – qui en réalité ont 27,5 ans de moyenne – vient du directeur de l’Ecole nationale de la magistrature. Le magistrat Olivier Leurent – qui lui non plus ne fait pas son âge – est un ancien juge d’instruction qui, unanimement respecté, a par ailleurs présidé plusieurs grands procès. Eric Dupond-Moretti dit de lui qu’il fut l’un des plus grands présidents de cour d’assises qu’il ait connus. Mais c’est à force d’entendre Eric Dupond-Moretti (EDM) enfoncer des portes ouvertes sur le fonctionnement de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) qu’Olivier Leurent a décidé de lui ouvrir les siennes. A Bordeaux, en guise de juge de paix d’un jour, le président de l’association de la presse judiciaire et journaliste de France Inter Jean-Philippe Deniau est placé au centre de l’arène dépourvu de toute tenue noire d’arbitre, mais vêtu d’une élégante chemise blanche.

« L’école, je ne l’aime pas »

Elle demeurera immaculée. L’odeur de sang et le parfum de soufre qui entourent le duel semblent un temps à modérer. « Je ne suis pas venu chercher le chaos », annonce d’emblée EDM tandis que le patron de l’ENM prépare ses coups, pièces à l’appui. Car derrière la sympathie d’une rencontre bon enfant devant un amphithéâtre aux allures étudiantes, les coups sont affûtés. Dans ce genre de batailles, même les non-dits prennent tout leur sens. Et si Eric Dupond-Moretti « respecte la légitimité [de l’amphithéâtre] à défendre [son] école », il oppose sa « légitimité de trente-quatre ans de carrière ».

« Je suis passé de l’espérance à l’expérience », professe-t-il.

Et si dans un couloir avant l’échange, il a jovialement lors d’une discussion avec de futurs magistrats nuancé ses appels à supprimer l’école, l’attaque à la tribune est en règle : « Je trouve qu’on est à Disneyland. Vous, je vous aime bien. L’école, je ne l’aime pas. « Avant le duel, dans un exposé, une future magistrate avait joliment trouvé une formule pour exposer que si le rôle de l’avocat est de « les défendre tous » en référence à Albert Naud (3), l’office du juge est de « les écouter tous et de bien les juger tous « . EDM réplique que « deux choses [le] chagrinent à l’ENM : le début de l’entre-soi et la proximité entre le juge et le procureur qui ne se démentira jamais, sans que jamais les avocats ne soient inclus dans cette alchimie ».

« Méthode caricaturale »

Un autre futur magistrat, davantage porté sur le comique troupier, s’était interrogé : « Pourquoi avoir invité ce détracteur-là de la justice ? », sous-entendant qu’il existe aujourd’hui, autant de bouffeurs de juges qu’il y avait jadis de bouffeurs de curés : « Un détracteur de la justice », dit-il, « dès qu’on tape dans une poubelle, il y a en a dix qui sortent « . En forme de réponse, Eric Dupond-Moretti argumente sur l’institution judiciaire qui même après l’affaire d’Outreau ne s’est pas remise en cause, sur la médiocrité des chefs de cour qui « ne gèrent que le stock des affaires » et sur les rapports qui depuis quinze ans se dégradent de façon « sidérante » entre avocats et magistrats. « La méthode que vous utilisez est caricaturale et excessive », rétorque Olivier Leurent, fâché qu’un idéal de « justice de qualité » avec « le couple complémentaire et indissociable » de l’avocat et du magistrat semble à ce point impossible. Mais il touche surtout le vrai malaise. Tant frustré de voir la parole publique sur la justice confisquée par son contradicteur du jour, le directeur de l’ENM joue le cynisme : « Je ne me serais jamais permis d’écrire un livre m’appuyant sur mes expériences durant mes trente ans de carrière en tirant comme le fait d’anecdotes vécues des enseignements généraux sur l’institution judiciaire. C’est un peu comme si en voyant des avocats ne pas être à la hauteur, j’en avais tiré des leçons sur l’intégralité des avocats ». Outreau ? « Après ce traumatisme, l’école s’est totalement rénovée ! » Une caste ? « Un magistrat sur deux recruté en France a eu une vie professionnelle antérieure, parmi lesquels de très nombreux avocats », précise le directeur de l’école. Le débat de fond entre les deux hommes porte sur le fait de savoir s’il convient de supprimer l’Ecole nationale de la magistrature pour la remplacer par un système dans lequel les futurs juges et procureurs devraient en premier lieu devenir avocats, le temps d’acquérir une expérience de plusieurs années. La question divise les partisans d’une voie royale des étudiants brillants vers la magistrature, un peu sur le modèle de l’Ecole nationale d’administration (ENA), les partisans d’une ENM actuelle, ouverte à des profils extérieurs (anciens avocats notamment) et donc les partisans d’une suppression pure et simple des lieux pour le cursus vanté par EDM.

Sans micros ni caméras et seulement en présence de quatre journalistes, l’échange dépasse évidemment les deux heures initialement allouées et le seul cadre du débat. Habitué à convaincre neuf jurés d’assises, Eric Dupond-Moretti parvient à emporter une partie de la foule en racontant ses guerres et les choses « invraisemblables » qu’il a pu voir dans les palais de justice. Des « auditeurs » (nom donné aux étudiants de l’ENM, futurs magistrats) opinent. Comme tout se finit toujours en chanson, on évoque Brassens et ses refrains sur la jeunesse : « quand on est con, on est con ».

Sans protestation dans les rangs, Eric Dupond-Moretti fustige « une nouvelle magistrature qui émerge et que je déteste, plus proche du ‘Monde’ et de Médiapart que du barreau ». Il cible sans les nommer « ceux du pôle financier » avec une moue de dégoût. Signe que dans le grand magasin judiciaire, on peine à défendre ceux qui ont choisi le rayon porcelaine, nul dans l’amphithéâtre ne bouge le petit doigt. En revanche, chacun abonde sur les cas de magistrats aux comportements « invraisemblables » que chacun a vus, les auditeurs lors de leurs stages et l’avocat lors de trente-quatre ans de carrière. Curieusement, une concorde avec les futurs magistrats se fait aussi un instant sur la notation par la hiérarchie.

« Un magistrat sans cravate sera mal noté. C’est authentique. Vous le savez. Vous êtes notés comme des enfants ! » Sur cet exemple précis, l’amphithéâtre s’agite, partage ses expériences. Ce doit manifestement être un vrai sujet.

Ovation

Il est déjà tard. EDM se raconte. Il cite l’exemple de son fils, 25 ans. L’âge d’être juge. Déjà, le directeur a renoncé à corriger les statistiques exactes de la composition sociale de l’ENM. On entend dans les accents paternels d’Éric Dupond-Moretti une tentation d’implorer les juges de demain à ne pas devenir les pires d’hier. « Si je suis tellement critique, c’est que j’aime la justice », lâche-t-il. Les auditeurs font la moue, comme s’ils voulaient lui rétorquer qu’en la matière, il n’a pas le monopole du cœur. A la fin de la séance, comme il est d’usage, l’amphithéâtre applaudit les intervenants. Ce qui est plus inhabituel est que la quasi-totalité des 359 magistrats de la promotion 2016 s’est levée pour une standing-ovation. On ne cesse depuis parmi les observateurs du duel de se perdre en interprétations. La promotion, durant son cycle de formation, ne s’était levée pour ainsi applaudir qu’à une seule reprise : à l’issue de l’intervention de Robert Badinter. A-t-elle salué ici la qualité du duel de près de trois heures ? Est-ce au directeur que s’adressaient les applaudissements ? Eric Dupond-Moretti, en tout cas, les a pris pour lui.

« Bête noire », Eric Dupond-Moretti et Stéphane Durand-Souffland, Editions Michel Lafon, 2012 « Le dictionnaire de ma vie », Eric Dupond-Moretti, Editions Kero, 2018 « Les juger tous », Albert Naud, Robert Laffond, 1973

A ne pas en douter laisser de tels actes face à la vindicte populaire, nous sombrons de plus en plus en plus. A quoi donc a servi le déplacement du Président de la France aux USA et le non-respect de l’équilibre du fléau qui guide toutes formes de sociétés.

Le Panda

Patrick Juan

 

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 5 mai 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 5 mais 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’21 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’43 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
04’50 » – Début de l’opération des forces interarmées dans le Donbass et fourniture de Javelins par les États-Unis
12’09 » – L’armée ukrainienne continue les provocations et bombardements des points de passage de la ligne de front
13’06 » – Le commandement ukrainien envoie une commission d’enquête dans la 36e brigade de marine des FAU

RPD
14’40 » – La collecte des propositions pour la stratégie de développement de la RPD est achevée
19’07 » – État des lieux en termes de torture subie par les prisonniers récupérés par la RPD depuis les accords de Minsk 2

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
21’55 » – Nouvel incendie dans l’entrepôt de munitions de Balakleya
24’54 » – L’Ukraine est incapable de satisfaire les exigences du FMI pour recevoir une autre tranche d’aide
27’09 » – Kiev menace la Russie d’une guerre à grande échelle si Gazprom cesse de faire transiter son gaz via l’Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
32’05 » – Porochenko annonce fièrement la fourniture de nouvelles rations militaires aux soldats ukrainiens présents dans le Donbass

37’52 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

La collecte des propositions relatives à la stratégie de développement de la RPD a été achevée

Drapeaux de la RPDComme l’avait annoncé Alexandre Zakhartchenko, le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), il y a deux mois en arrière, la stratégie de développement de la république est en cours d’élaboration avec l’aide de l’ensemble des citoyens de la RPD.

Le mouvement public « République de Donetsk » dont Alexandre Zakhartchenko est le président, vient d’annoncer aujourd’hui avoir clôturé la collecte des propositions, récoltées dans le cadre du forum de discussion autour de cette stratégie qui a été intitulée « Force du Donbass ».

Étaient présents à ce forum des travailleurs sociaux, des économistes, des scientifiques et des travailleurs du domaine culturel. Leurs discussions ont abordé des points clefs de la vie et du développement futur de la République comme la gouvernance, la santé, l’économie, la culture, les sciences et l’éducation.

« Toutes les sphères d’activité vitales de notre jeune État ont été abordées, beaucoup de bonnes propositions ont été faites et un travail minutieux a été effectué. Nous avons essayé de les élaborer de manière à ce qu’elles soient réalisables. À ce jour, nous avons terminé la phase de réception des propositions, nous en avons recueilli un nombre énorme, » a déclaré Natalia Volkova.

Il y a même tellement de propositions que les dossiers tiennent à peine sur le bureau de la cheffe du Comité exécutif du mouvement public « République de Donetsk ». Lors de ce forum des idées totalement nouvelles ont émergé et les discussions étaient si enflammées que même après la fin du forum, les participants ont continué à discuter entre eux des meilleures façons de développer la RPD.

« Beaucoup de propositions de la part d’entrepreneurs, de cadres et d’employés ordinaires d’entreprises opérant aujourd’hui dans la RPD, sont venues à propos de la reconstruction des logements, du développement de l’industrie légère. Il y avait aussi beaucoup d’initiatives liées à la relance de l’industrie du charbon et de la métallurgie dans son intégralité, afin que leurs produits puissent être exportés, des propositions liées au développement des prêts par l’intermédiaire de la Banque Centrale Républicaine (BCR), notamment de la part des représentants des entreprises. En outre, il y avait des questions liées aux transferts de fonds, » a déclaré Svetlana Drojjina au nom du recteur de l’Université nationale d’économie et de commerce de Donetsk. M. Tougane-Baranovsky.

Malgré la fin de la collecte des propositions, le mouvement public « République de Donetsk » a indiqué que des propositions continuaient d’arriver par téléphone et par courriel. Ce qui montre que la population de la République est profondément engagée dans le développement du pays, et que les gens veulent participer activement à la vie politique de la RPD.

Après le temps de la récolte, vient celui de l’examen de toutes ces suggestions et initiatives, et il faudra attendre au moins une semaine, c’est-à-dire jusqu’au prochain congrès du mouvement public, pour avoir les premiers résultats d’analyse de l’ensemble des propositions reçues, et peut-être un premier avant-projet de stratégie de développement de la RPD pour les cinq prochaines années.

Cette volonté du gouvernement d’impliquer la population, et l’enthousiasme dont elle fait preuve, dans ce processus collaboratif d’élaboration de la stratégie à long terme du pays, montre encore une fois que sur certains points le Donbass montre l’exemple à suivre.

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

L’entrepôt de munitions de Balakleya, dans la région de Kharkov, de nouveau en flammes – 1 500 personnes évacuées

ExplosionÀ peine plus d’un an après le précédent incident dans cet énorme entrepôt de munitions situé dans la région de Kharkov, les autorités ukrainiennes viennent d’admettre qu’un nouvel incendie ravage ce qu’il reste des entrepôts situés à Balakleya.

Pour rappel, le 23 mars 2017, un énorme incendie ravage ce qui est alors l’un des plus gros entrepôt de munitions d’Europe (conçu pour stocker 150 000 tonnes de munitions), faisant exploser une bonne partie des munitions qui s’y trouvaient, et détruisant 70 % des bâtiments de stockage.

La dangerosité des explosions était telle que 36 000 personnes avaient été évacuées, et une zone d’interdiction de vol de 40 kilomètres autour de la zone sinistrée avait dû être déclarée. D’après les autorités ukrainiennes, environ 1 milliard de dollars de munitions avaient alors été perdues, lors de cet incendie qui visait manifestement à cacher les preuves d’un vaste réseau de vol et de trafic de munitions.

Comme on peut le voir sur ces images satellites, les dégâts infligés à ces entrepôts sont importants :

Image satellite

Cette fois, il semble que l’incendie ne soit pas d’origine criminelle, mais serait dû à un feu d’herbe sèche qui se serait propagé jusqu’aux entrepôts.

« À la suite d’un feu d’herbe sèche qui s’est déclaré dans l’ancien territoire du 65e arsenal à Balakleya, dans la région de Kharkov, où ont lieu les travaux de nettoyage et de déminage des restes d’obus qui n’ont pas explosé à la suite de la catastrophe de l’année dernière, un incendie s’est déclaré », a déclaré le service de presse du ministère ukrainien de la Défense.

D’après le ministère, le personnel qui menait les travaux de déminage a quitté les lieux, et par mesure de sécurité, 1 500 habitants proches des entrepôts ont été évacués.

Le maire de Balakleya a déclaré que des explosions de munitions ont été entendues sur le territoire du dépôt militaire.

Il faut espérer que ces mesures suffiront à éviter qu’il n’y ait de nouveau des victimes. L’an passé l’incident avait fait cinq blessés et deux morts parmi les civils (une femme dont le corps a été retrouvé dans les décombres de sa maison, et un enfant mort après que son père ait manipulé un obus qui n’avait pas explosé).

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

Le village de Zaïtsevo – Symbole de la guerre du Donbass (Vidéo)

ZaïtsevoS’il fallait trouver l’endroit où l’on peut avoir le meilleur aperçu et la meilleure compréhension de toute la guerre du Donbass, ce serait sans aucun doute le village de Zaïtsevo.

Depuis quatre ans, comme toute la région du Donbass, le village de Zaïtsevo est coupé en deux par la ligne de front. Familles et amis, vivant parfois à quelques centaines de mètres les uns des autres, sont maintenant séparés par les tranchées des deux armées ennemies.

D’un côté, la République Populaire de Donetsk (RPD), et son armée basée sur le volontariat, qui recrute principalement des hommes et des femmes originaires de la région du Donbass, et quelques volontaires étrangers. La plupart des soldats de la RPD servent près de l’endroit où ils vivent ou sont nés. Ils défendent leur terre, leur ville, leur famille.

De l’autre côté, l’Ukraine de l’après-Maïdan, et son armée basée sur l’enrôlement obligatoire et l’intégration de bataillons ultra-nationalistes (dont les soldats sont en partie des volontaires qui sont là pour des idées politiques et en partie des mercenaires qui ne sont là que pour de l’argent).

Entre les deux armées, il n’y a pas seulement un fossé physique entre les tranchées, il y a surtout un fossé idéologique entre deux visions du monde complètement différentes.

Alors que les soldats ukrainiens tirent délibérément sur les civils, tout en faisant semblant de venir les libérer d’un occupant russe qui n’existe pas, les soldats de la RPD font de leur mieux pour défendre ces civils tout en respectant le cessez-le-feu convenu à Minsk, dans un équilibre difficile à trouver.

Alors que l’armée ukrainienne veut occuper et nettoyer le Donbass des pro-russes, les soldats et les civils de la RPD demandent simplement aux soldats ukrainiens de rentrer chez eux, de faire ce qu’ils veulent de leur partie de l’Ukraine, et de laisser les gens du Donbass vivre comme ils le veulent, et avec qui ils le veulent.

Tous ces faits sont visibles dans ce petit village de Zaïtsevo. En deux ans de travail comme correspondante de guerre dans le Donbass, je suis allé plus de 30 fois à Zaïtsevo, et j’ai filmé des heures d’interviews, de bombardements et de vie quotidienne de cette petite localité, pour montrer la vérité sur le conflit du Donbass.

C’est ce que j’ai essayé de résumer dans ce film, un voyage de 22 minutes dans cette guerre, à travers la vie quotidienne des civils qui vivent à Zaïtsevo et des soldats qui défendent le village.

Voir le reportage vidéo

Christelle Néant

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)

France démet Macron Président ? Et Sarkozy en prison ?

Les kangourous à Sidney, ont-ils envie de jouer avec Macron ? Loin des explications les poches de ces derniers et le gosier des pélicans ne sont pas assez profonds pour cacher les méandres de Jupiter président de France? Sarkozy sur la sellette le 22 mai 2018 sur france2.

La première révolte qui pousse cette position reste lorsque dixit ce dernier : J’ai dépensé un smic d’euros par jour, durant 300 jours pour mon propre plaisir. Cette nouvelle analyse fait suite à ce premier billet, fondé à l’époque sur les révélations du Canard Enchaîné du 1er juin 2016 – M. Macron refusant toujours de répondre aux questions précises. J’ai donc développé dans ce billet plus précisément les choses, tout en sachant que, si les ordres de grandeur sont très clairs, il reste des détails à préciser pour préciser cette étude, que seul M. Macron peut donner. Ce blog est apolitique, et ne vise personne en particulier. Il cherche simplement à jouer un rôle de vigie citoyenne et à organiser du débat participatif pour faire avancer la recherche de la Vérité. Puis silence à quoi cela servirait que j’explique d’où viennent mes fonds ? Non mais depuis quand celui qui souhaitez « Madona » à ses côtés le jour de sa descente du Louvre doit fournir des comptes ? Vous êtes folle France? Une évidence ou un songe les lamas crachent et les kangourous boxent, il aurait dû s’entrainer aux deux sports. Belles légendes. A moins de pouvoir faire appel à son comparse de 1er ministre, il est vrai que vous étiez à la droite de votre « dieu »

Comme la misère d’un mois de service militaire, mais à quel coût puis c’est sa façon de célébrer le baby-boom perdu depuis 1967. Des murmures laissent entendre que votre maitresse d’école vous en a parlé, car vous n’étiez pas né. Vous nous en faites bavez attention de ne pas tomber avant la fin quinquennat, puis vous voulez vendre la SNCF à la concurrence ?

Les experts encouragent les Australiens à manger plus de kangourous. La raison: leur population va atteindre les 50 millions, soit deux fois la population humaine du pays. Il faudrait qu’ils en servent à tous les repas, il vendra encore plus d’armes ? Miam miam que vont dire ou en penser ceux qui l’accompagne.

Macron voulait Madonna le soir de sa victoire au Louvre

L’article 68 existe bel et bien pourtant ! Qui a remplacé l’immunité de l’article 67. Oui nous pouvons simplement y penser, alors retour au muguet et abus pseudos comme diront certains. Un petit point d’histoire du 1er mai : 1947: le 1er mai devient chômé et payé. 23 avril 1919, le Sénat entérine : journée de 8 heures et consacre au 1er mai suivant, une journée chômée. Le 1er mai reste jour international des revendications salariales et des défilés des travailleurs. Le 1er mai 1936 marque l’imaginaire français. Le 1er mai 1936, une vague de grèves conduisent des mesures sous le Front populaire. Naissance de deux semaines de congés payés, semaine de 40 heures, dixit l’historien Stéphane Sirot. Les ouvriers revenus au boulot le 2 mai sont licenciés, leurs collègues sont solidaires. En 1941 : occupation allemande. Pétain décrète le 1er mai «Fête du Travail et de la Concorde sociale». À partir de là, l’expression «Fête du travail» remplace «Fête des travailleurs». 30 avril 1947, reprise par le gouvernement de la Libération: le 1er mai devient chômé et payé. Caractérisé par interdiction légale de travail sans réduction de salaire. L’appellation «Fête du travail» est une coutume et non une appellation officielle. La Fête du travail jour chômé dans la quasi-totalité des pays d’Europe, exception des Pays-Bas et de la Suisse. Le 1er mai également fêté en Russie, Japon, Afrique du Sud, Amérique latine. Aux États-Unis, où cette tradition est née, on célèbre le «Labo Da» le 1er lundi de septembre.

Une procédure de destitution introduite en 2007

mécanisme de destitution d’un président de la République. Cette procédure n’existait pas jusqu’à présent dans la Ve République. Précisément, inscrite dans les textes depuis sept ans mais sans être applicable. La loi va désormais devoir être validée par le Conseil constitutionnel avant d’entrer en vigueur. La possibilité de destituer un président de la République est inscrite dans la Constitution (article 68) depuis la révision constitutionnelle du 23 février 2007, à la fin du second mandat de Jacques Chirac. Elle n’est possible « qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat », une formulation volontairement floue qui laisse de la place à l’interprétation. Selon Didier Maus, professeur de droit à l’Université Paul-Cézanne Aix-Marseille III, interrogé par Libération et qui a participé à une commission sur le sujet sous la présidence de Jacques Chirac, il peut s’agir d’un blocage du « fonctionnement régulier des pouvoirs publics » (refus de signer des lois votées par le Parlement, blocage de la Constitution, etc.) ou bien d’un comportement personnel incompatible avec la dignité de la fonction, crime, propos publics inacceptables, etc. Dans aucun cas, autant que son élection n’a pris terme, ce sera la réalité vous verrez. Très proche de Tartarin de Tarascon dans ses applications pour le bon sens populaire, il faut nous armer de patience au pluriel, mais un état succède à l’autre et démonte le passé au départ. Pourtant certains y croient.

Des témoignages à explications appuyés, les mettre en applications un autre poème type conte à la Prévert ?

Romain Rambaud, professeur de droit public, estime que la ristourne accordée par l’entreprise GL Events à Emmanuel Macron sur plusieurs meetings de la campagne présidentielle relève d’une « zone grise » difficile à contrôler. Emmanuel Macron a-t-il joué avec le code électoral? Depuis que Mediapart a révélé, ce vendredi 27 avril, qu’En Marche avait bénéficié de ristournes intéressantes de la part de l’entreprise d’événementiel GL Events – jusqu’à -50,2% pour le meeting de la Mutualité, le 12 juillet 2016, notamment -, les adversaires du président de la République crient au scandale. Ce d’autant que François Fillon qui a eu lui aussi recours à GL Events, semble ne pas avoir bénéficié des mêmes rabais… Pour autant, impossible d’affirmer avec certitude que le chef de l’Etat a contourné les règles électorales. Explications avec Romain Rambaud, professeur de droit public à l’Université Grenoble-Alpes et spécialiste du droit électoral.

Emmanuel Macron et son mouvement En Marche avaient-il le droit de bénéficier de ristournes de la part de GL Events dans l’organisation de plusieurs meetings? Lien source Marianne Mediapart – Le Panda- Events- Ozap-.Légifrance- Le Monde- L’Obs – Blog Les Crises-

Campagne de Macron: les cadeaux du roi de l’événementiel.

27 avril 2018 Source Antton Rouget Selon les comptes de campagne consultés par Mediapart, la société d’événementiel GL Events a effectué d’importantes ristournes en faveur de la campagne d’Emmanuel Macron. L’entreprise dirigée par Olivier Ginon, proche de Gérard Collomb et aujourd’hui très en cour à l’Élysée, argue d’un geste commercial habituel. Mais selon d’autres factures consultées par Mediapart, François Fillon n’a pas bénéficié de tels rabais. Est-on aujourd’hui à l’abri d’un nouveau scandale type Bygmalion ou de la manipulation d’espèces non déclarées au QG d’un candidat à la présidentielle, comme l’a récemment reconnu Eric Woerth, trésorier de Nicolas Sarkozy en 2007 ?

René Dosière : Non, nous ne sommes jamais à l’abri. S’agissant de certains individus, leur capacité à se comporter en voyous est incommensurable. Et, par définition, un candidat qui a décidé de recourir à des financements occultes, ça ne se voit pas, du moins dans un premier temps. Mais, désormais, il existe un arsenal législatif important. Les peines encourues incitent à y réfléchir à deux fois. Les moyens alloués à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques pour contrôler des comptes de candidats sont même relativement satisfaisants. Le plus gros problème demeure le contrôle des comptes des partis politiques. A ne pas en douter, les faits sont suffisamment parlants pour le constat s’impose. Emmanuel Macron depuis le départ a triché avec la France avec son élection par défaut. Nous étions dans la même position qu’en 2001? Il serait plus que difficile d’établir un parallèle. Ce qui prouve que la « Loi » possède plusieurs vitesses ainsi l’on noie le contribuable de base, il va sembler plus que difficile pour quiconque de saisir de tels actes. Nous serions aux USA que la question ne se poserait même pas. Emmanuel Macron ne serait pas non plus à l’abri de poursuites, mais il bénéficie d’une immunité présidentielle pendant toute la durée de son mandat. Fillon va se régaler par l’intermédiaire de ses conseils, bing question? Les plus de 50 tricheurs qui se cachent à l’Assemblée nationale. Cela vous surprend? En prenant connaissance non ! Découvert en 2013, applicable à partir de cette date, les députés sont censés préciser tous leurs intérêts dans une déclaration publique. Surprise, plus d’une cinquantaine d’entre eux ont transmis des documents incomplets. Curieusement, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique s’est montrée très bienveillante. Où subsiste la transparence, dont le président se targuait et pourtant déjà dénoncé en janvier 2018. Oui par certains et peu de médias. En lançant son projet “Arcadie”, cette ancienne collaboratrice parlementaire a choisi de rendre publiques les informations, souvent méconnues, concernant chaque élu national. S’il en est une qui bénit l’avènement de l’open data, c’est bien elle. Depuis 2014, Tris Acatrinei travaille sans relâche, seule, sur une base de données simple, claire et efficace. Elle consacre une page à chaque parlementaire, permettant de connaître son métier, son appartenance politique, les groupes parlementaires dans lesquels il figure, ses collaborateurs et ses centres d’intérêt. Des informations exhaustives, factuelles, utiles pour qui cherche à contacter des parlementaires afin de défendre une position ou pour simplement comprendre en quelques mots qui est son élu. L’ambition de la fondatrice tient dans ce principe : « Ce qui m’intéresse dans ce travail, c’est de croiser les informations. Si vous cherchez tous les députés de la majorité qui ont une activité de conseil en communication, vous avez deux cases à cocher. » A la connaissance de certains extraits, il y a un pas à franchir sciemment pour comprendre la flambée des prix du carburant à la pompe. Jamais de telles hausses n’avaient vu le jour depuis plus de quatre années. Pourquoi les explications ne sont pas fournies? Tout banquier, qu’il reste il faudra bien si la réalité fait jour pleinement éviter de passer le relais comme prévu lors de la prochaine présidentielle. Monsieur Emmanuel Macron, à quoi cela sert de procéder de la sorte, un jour ou l’autre il faudra bien que les comptes fassent jours en plein réalisme. Oui c’est une façon de croire à l’impossible, que d’ignorances nous touchent. La société d’événementiel GL Events a nié ce lundi 30 avril avoir accordé des cadeaux à Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle dans la facturation de ses meetings, tel que l’avait affirmé Mediapart vendredi. Un démenti remis en cause quelques heures plus tard par le même site d’information qui compare les tarifs pratiqués par l’entreprise pour d’autres candidats à l’élection présidentielle.  Quid de Fillon et Hamon ? Selon Mediapart, (LREM), le mouvement d’Emmanuel Macron, a bénéficié de cadeaux via des remises de la société sur ses prestations, notamment pour des locations de salle et de matériel lors de meetings. Des pratiques commerciales classiques, s’est défendu auprès du journal Olivier Ginon, le patron de GL Events. Une explication rapidement balayée par Mediapart. S’il s’agit de pratiques classiques, elles n’ont en tout cas pas été celles appliquées à deux autres gros candidats à l’élection présidentielle, Benoît Hamon (PS) et François Fillon (LR). Le site, qui a pu consulter de nouveaux documents, assure que les deux hommes politiques, à l’inverse de Macron, n’ont pas bénéficié de tels rabais de la part de la même entreprise pour des prestations équivalentes à la Maison de la Mutualité. Benoît Hamon, qui a pourtant organisé, coup sur coup, deux événements dans cet espace, le 29 janvier et le 5 février rappelle le site, n’aurait pas eu le droit à le moindre ristourne. La première fois, Benoît Hamon a loué quelques salles de la Mutualité au 3e étage pour un total de 17 871 euros pour lesquels il n’a obtenu aucune réduction, affirme Mediapart. Sur la facture, dans le volet prestations apparaît une colonne remise. Montant du cadeau? 32.40 euros. Soit moins de 0,001 % du montant global, souligne le site. Mediapart détaille ensuite le second meeting organisée par Hamont à la Maison de la Mutualité : Pour le meeting du 5 février, une prestation équivalente à celle d’Emmanuel Macron, le seul volet location de la facture du parti socialiste est chiffré à 43.523 euros, soit près de 20.000 euros de plus que le candidat En Marche ! Sans aucune promotion. La mention remise ne figure même pas sur la facture du PS. A droite, François Fillon n’aurait pas été mieux servi à l’occasion de son meeting du 14 janvier 2017. Selon une facture dévoilée dimanche 29 avril par Europe 1, il n’aurait pas bénéficié de la moindre réduction pour sa location de la Mutualité. Ses frais de location dépassent les 44.000 euros, sans qu’aucune colonne remise ne soit pourtant mentionnée sur la facture, précise Mediapart. Ces éléments viennent aujourd’hui affaiblir la défense de GL Events et de l’équipe Macron, juge le site qui rappelle que : Vendredi 27 avril, avant la publication de notre première enquête sur le sujet, Olivier Ginon nous a aussi assuré par écrit que les prestations ont fait l’objet de facturations selon des critères communs à tous. La même ligne de défense avait été utilisée par l’Élysée qui assurait que ces tarifs de la campagne, négociés au niveau du pôle événementiel d’En Marche !, sont le fruit d’une approche agressive des négociations commerciales.

Soldes estivales en hiver

Le Groupe GL Events a réalisé les prestations qu’il fournit chaque année, dans le strict cadre de relations commerciales habituelles, a également insisté la société dans un communiqué publié ce lundi. Concernant le meeting du 12 juillet 2016 à la Maison de la Mutualité à Paris, la société reproche à Mediapart de n’avoir considéré que les remises sur les locations d’espaces et non sur la globalité des dépenses, tout en confirmant les réductions de prix évoquées. La totalité des remises faites sur la Mutualité correspond à 33.940 euros, soit 26% sur l’ensemble des dépenses relatives à l’événement, a expliqué Jean-Eudes Rabut, directeur général de GL Events Venues, branche de la société s’occupant de ces prestations. Il s’agit d’une remise usuelle en période estivale à Paris par les gestionnaires de sites événementiels, dans un contexte de concurrence très forte et de faible activité pendant la période d’été, ajoute encore la société dans son communiqué. Là encore Mediapart interroge : s’il s’agit d’une remise usuelle en période estivale, pourquoi les soldes ont-elles continué bien après la période estivale? Plusieurs remises repérées par Mediapart pour de la location de matériel ont été réalisées à l’hiver 2016 et au printemps 2017, détaille le site. Ses généreuses ristournes faites au candidat Macron, pourraient donc être considéré comme un  » financement déguisé d’une campagne électorale par une entreprise, strictement interdit depuis la loi de 1995 rappelle le site qui brandit à nouveaux les factures de François Fillon et Benoît Hamon.  Alors il faudra suivre de plus proche Elise Lucet, car elle rentre en détails sur la campagne de Nicolas Sarkozy. Oui ce jeudi à venir à ne pas en douter, l’encre va couler, la grève va continuer en France il semble indéniable que les claviers vont parler. L’émission de France 2 va se pencher sur l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. Source ozap Elise Lucet s’attaque à l’ex-président de la République. Le mardi 22 mai prochain sur France 2, « Cash Investigation » va se pencher à 21h sur l’affaire Sarkozy-Kadhafi. Le 22 mars dernier, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics. Il était accusé d’avoir financé illégalement sa campagne présidentielle de 2007 avec de l’argent libyen versé par le colonel Mouammar Kadhafi. L’ex-chef de l’Etat avait alors été placé sous contrôle judiciaire.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: +1 (from 1 vote)