Entre envies de raser le Donbass au napalm et safaris humains sur la ligne de front, l’Ukraine plonge dans les abysses de l’ignominie

DonbassLes déclarations chocs délirantes des plus ultras parmi les ultra-nationalistes ukrainiens (c’est-à-dire ce qu’il faut appeler en réalité des néo-nazis) sur le Donbass et ce qu’il faut faire de leurs habitants sont devenues monnaie courante depuis le Maïdan et le début du conflit dans l’Est du pays.

Mais quand un blogueur ukrainien sort ni plus ni moins qu’il faudrait raser le Donbass à coup de napalm parce que les gens qui l’habitent ne lui « conviennent pas » alors que dans le même temps, la République Populaire de Donetsk (RPD) dénonce publiquement l’organisation de safaris humains sur la ligne de front, là on pense avoir touché le fond de l’ignominie.

Ainsi, le 17 juin, le chef du service de presse de l’armée de la RPD, Daniil Bezsonov, annonce lors de sa conférence de presse quotidienne, que l’armée ukrainienne organise des safaris humains dans le Donbass pour des gens riches en mal de sensations fortes. L’information fait l’effet d’un coup de massue et laisse incrédule sur le coup tant cela semble incroyable que des gens puissent s’adonner à de telles horreurs.

Mais c’est oublier que l’être humain, s’il est capable du meilleur, est aussi capable du pire, surtout en période de guerre. D’après les informations recueillies par les services de renseignement de la RPD, de tels safaris sont organisés par la 30e brigade, située près de Maryinka, et la 93e brigade située face à Dokoutchayevsk.

Contre monnaie sonnante et trébuchante, les étrangers peuvent ainsi aller sur la ligne de front, tirer sur les civils du Donbass ! Début juin, quatre cinglés (oui je n’ai pas d’autre mot pour qualifier de telles « personnes ») de l’Ouest de l’Europe ont ainsi débarqué à Maryinka et payé pour tirer sur des civils de la RPD.

Ces arrangements financiers bénéficient non seulement aux unités qui organisent ces « safaris », mais aussi au commandant de leur brigade et à des représentants du quartier-général de la fameuse Opération des Forces Interarmées ! Faut bien graisser la patte de quelques-uns pour garder le silence sur ces horreurs…

Il semble d’ailleurs que c’est justement le changement de format de l’opération dans le Donbass (et le changement d’autorité passant du SBU à l’armée ukrainienne) qui a permis le développement de cette « industrie touristique » des plus immondes.

Comme l’a rappelé Karine Béchet-Golovko, dès le début du conflit, des informations publiques indiquaient que les personnes qui avaient les moyens pouvaient s’offrir des sensations fortes sur le front côté ukrainien. Mais au départ il s’agissait de circuits permettant de tirer sur les positions de l’armée de la RPD. Là on est passé le cran au-dessus sur l’échelle de l’ignoble. Cette fois il s’agit de tirer sur des civils sans défense !

Ces safaris se feraient entre autre avec des fusils de snipers et des armes de fabrication allemande qui ne sont pas utilisées par l’armée ukrainienne. L’information a été confirmée par le sniper serbe Dejan Beric, surnommé « Deki », deux jours plus tard.

Dans cette vidéo Deki (qui sert dans l’armée de la RPD) confirme l’incroyable, pour l’avoir vu lui-même en 2014.

« J’ai été confronté à ce phénomène pour la première fois en 2014, dans la zone de Skotovataya et Panteleïmonovka. Là-bas, d’après les combattants de la brigade Vostok et les civils, des snipers ukrainiens tiraient avec ce qu’ils pensaient être des fusils à longue portée. J’ai alors regardé les positions, et j’ai réalisé que je ne pourrais rien faire. Je devais aller à l’arrière [des positions] de l’ennemi et attendre les snipers à leur retour. J’ai vu deux personnes avec un camouflage inhabituel. Puis, d’après les papiers, il s’est avéré qu’il s’agissait de deux Finlandais, assez riches, qui n’avaient pas besoin de venir se battre pour de l’argent. Ils avaient payé pour venir « chasser » ici, » a-t-il déclaré.

D’après Deki, au total, durant les 20 derniers jours, c’est huit groupes de deux personnes (un sniper et un observateur) venues d’Allemagne qui sont arrivés dans le Donbass s’adonner à cette « chasse ». Dejan Beric confirme les informations de Danill Bezsonov sur le fait qu’ils disposent de très bonnes armes de calibre Mauser 7.92 mm, qui ne sont pas utilisées par l’armée ukrainienne.

Il a aussi souligné qu’en février c’est un groupe de « chasseurs » américains et allemands qui avait débarqué face à Gorlovka, et y avaient trouvé la mort. Pour avoir éliminé ainsi le « gagne pain » des soldats ukrainiens, ces derniers avaient bombardé les positions de l’armée de la RPD pendant 2 h 30. Voilà ce qu’est l’armée ukrainienne, et comment elle « libère le Donbass » : en permettant à des riches cinglés d’éliminer la population qu’ils viennent prétendument libérer… Je vous laisse juger de ce que valent de tels libérateurs.

Entre temps, le 18 juin, le site Politnavigator publiait la vidéo d’une conférence qui avait eu lieu à Dnipropetrovsk, et lors de laquelle un blogueur ukrainien assez connu, surnommé « oignon amer », a sorti publiquement que pour lui il fallait raser le Donbass à coup de napalm !

Dans n’importe quel pays normal, quiconque sortirait une telle horreur aurait vite fait des ennuis judiciaires pour incitation au génocide, mais pas en Ukraine (c’est vraiment magique ce pays).

Voici la traduction de la déclaration de ce « cher » « oignon amer » :

« Quand nous disons que nous voulons récupérer le Donbass, nous voulons récupérer le territoire ou les gens ? Répondez vous-même. Avez-vous vu ces gens ? Des gens de la centrale électrique de Zaporojié sont allé là-bas, et ont installé des câbles électriques dans un village de la ligne de front. Combien de personnes leur ont dit « merci » ? Pas un seul ! Combien les ont aimé pour ça ? Pas un seul !
La marginalisation du Donbass n’a pas commencé dans les années 90, mais dans les années 30, sur fond de dépopulation de l’Ukraine. Et c’était comme une image de la conquête de l’Amérique à l’envers. Imaginez si cela n’avait pas été les Anglais qui avaient débarqué en Amérique, mais les Indiens en Angleterre, et qui avaient commencé à bâtir non des forts et des chemins de fer, mais par exemple, qui avaient installé des wigwams vers Plymouth. À quoi cela aurait-il mené ?
Nous devons comprendre : avons-nous besoin de ces gens ou avons-nous besoin du territoire ? Si c’était moi,
je verserais du napalm sur tout ça, et dans cinq ans on y ferait pousser du colza. »

Le pire étant que personne ne l’arrête dans son délire, et certains parmi le public applaudissent à cet appel à génocider plusieurs millions de personnes parce qu’ils refusent de remercier des Ukrainiens d’être venus remettre en état ce qui a été détruit par la faute de l’occupation du territoire par l’armée ukrainienne ! On marche totalement sur la tête.

Et pendant que l’Ukraine continue sa descente dans les abysses de l’ignominie, l’Allemagne et la France se font remarquer par leur silence sur ces horreurs étalées publiquement. Rien, pas une condamnation pour ces faits. Le silence le plus absolu et le plus complice…

Voilà qui sont les garants des accords de Minsk : des pays qui se vantent de défendre les droits de l’homme et qui ne sont même pas capables de réagir quand leurs citoyens viennent tuer des civils du Donbass ou quand des blogueurs ukrainiens appellent à raser le Donbass à coup de napalm.

L’Europe c’est la paix il paraît. Les habitants du Donbass attendent toujours, quatre ans après le début de cette guerre, que les faits viennent confirmer cette phrase choc de la propagande européiste…

Christelle Néant

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La Russie veut simplifier la procédure d’obtention de la nationalité russe, entre autre pour les réfugiés du Donbass

Passeports russesLe 7 juin 2018, lors de sa ligne directe annuelle, Vladimir Poutine avait déclaré qu’il était nécessaire de faciliter l’obtention de la citoyenneté russe, et de simplifier le retour des Russes vivant à l’étranger. Il avait aussi donné l’ordre au ministre de l’Intérieur de régler le problème de l’employabilité des réfugiés venant du Donbass (ces derniers devant faire face actuellement à de nombreux obstacles administratifs).

Cette question concernant les problèmes d’employabilité que rencontrent les réfugiés du Donbass avait embarrassé Vladimir Poutine, car les autorités russes avaient déjà discuté de ce sujet à plusieurs reprises et demandé au service des Migrations (qui dépend du ministère de l’Intérieur) de faire des propositions pour résoudre ces difficultés. Le président considérait donc que le problème aurait déjà dû être réglé depuis longtemps. Ce qu’il n’est manifestement pas.

Comme l’avait souligné Dmitry Orlov, la situation des réfugiés du Donbass, s’apparente à un roman de Kafka.

« Les lois les obligent à rentrer à la maison tous les 90 jours, mais où ? Leur maison est une zone de guerre. Ils ont des enfants qui ont déjà été traumatisés en se cachant dans des abris anti-aériens alors que leurs maisons étaient bombardées par l’armée ukrainienne. Ils ont également souligné que pour demander la permission de rester, puis la résidence, puis la citoyenneté, ils doivent dépenser de l’argent pour satisfaire aux exigences de la paperasserie leur permettant de gagner de l’argent, mais ils ne sont pas autorisés à travailler jusqu’à ce qu’ils finissent par remplir les exigences de la paperasserie : une situation sans issue, » a-t-il écrit après la ligne directe de Vladimir Poutine.

Dmitry Orlov avait aussi souligné le fait que la procédure actuelle, très complexe, empêchait les très nombreux citoyens membres de la diaspora russe de revenir facilement à la mère-parie une fois leur passeport expiré. Et ce, alors que la Russie fait face aux conséquences démographiques de la catastrophe des années 90, et qu’elle aurait bien besoin de faciliter le retour de ses concitoyens partis un temps à l’étranger.

L’ordre a été bien entendu, et le vice-ministre russe de l’Intérieur, Igor Zoubov, a déclaré que son ministère avait commencé la procédure de simplification de l’obtention de la citoyenneté russe, principalement pour les réfugiés venant d’Ukraine (c’est-à-dire pour la plupart d’entre eux, du Donbass).

« Nous travaillons activement dans cette direction, et nous soumettrons nos propositions dans un futur proche », a-t-il déclaré.

« En principe, personne n’entrave l’acquisition de la citoyenneté russe pour les Ukrainiens, mais maintenant nous sommes en train de revoir cela, nous parlons des Ukrainiens dont les conditions de vie ne sont pas normales et qui sont forcés de quitter leur pays », a souligné monsieur Zoubov.

Et si la Russie veut faciliter les choses pour les réfugiés du Donbass, elle n’oublie pas ses concitoyens vivant à l’étranger dans ce processus. Moscou semble bien décidée à faciliter le retour des Russes de l’étranger.

« Au sein du cadre du concept de politique migratoire que nous développons, nous envisageons la création de conditions pour le retour de compatriotes venant de tous les pays. De telles propositions ont été faites, et nous travaillons dans cette direction », a ajouté Zoubov.

Comme l’avait déclaré Vladimir Poutine lors de sa ligne directe, sont Russes avant tout les gens qui, indépendamment de leur nationalité ou de leur appartenance religieuse, se considèrent comme intimement connectés au monde russe, qui parlent russe, qui veulent travailler en fédération de Russie et qui ont les compétences ad-hoc.

Une vision de ce qu’« être Russe » signifie qui est partagé par de nombreux Russes avec qui j’ai discuté de ce sujet. Pour eux, être Russe c’est avant tout une question d’âme. Si ton âme est russe, alors peu importe où tu es né, tu es Russe !

Il semble que, sans pour autant risquer de détruire l’équilibre en terme d’emploi dans le pays en donnant la nationalité russe à tort et à travers, Vladimir Poutine ait décidé de rapprocher la vision des autorités de celle du peuple russe sur ce sujet.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 16 juin 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 16 juin 2018 :

SITUATION MILITAIRE
02’48 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
03’55 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
04’52 » – Quand la présence ou l’absence de l’OSCE semble influer sur les bombardements de l’armée ukrainienne contre les civils
13’06 » – L’OSCE fait un rapport incendiaire sur la situation à Tchigari
14’40 » – La RPD abat des drones et y récolte des informations sur les positions ukrainiennes
15’38 » – L’armée ukrainienne prend pour cible l’OSCE et la Croix-Rouge
19’00 » – La fake news de la rupture du barrage de déchets de l’usine de phénol
20’56 » – Un militaire ukrainien avoue que l’armée ukrainienne n’est pas prête pour une guerre contre la Russie

ACCORDS DE MINSK
22’44 » – Porochenko déclare qu’il n’y a pas de négociations à Minsk

SITUATION ÉCONOMIQUE
25’54 » – L’UE assortit son prêt d’un milliard d’euros de conditions identiques à celles du FMI

RPD
28’44 » – Les nouveaux tramways sont en cours de fabrication

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
29’53 » – La cour d’appel de Svea en Suède a suspendu le jugement de la cour d’arbitrage de Stockholm défavorable à Gazprom
32’44 » – Un responsable ukrainienne déclare que la construction de Nord Stream 2 menace la civilisation européenne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
35’13 » – Un homme offre des fleurs à Tymochenko, lui fait une déclaration d’amour et même un début de strip-tease lors d’un forum économique

37’38 » – Conclusion

Voir le rapport de situation au complet en vidéo

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Trois jours et trois nuits à Sakhanka (RPD), sous les bombardements de l’armée ukrainienne (Vidéo)

SakhankaDu 7 au 10 juin 2018, j’ai passé trois jours et trois nuits avec les civils de Sakhanka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD) afin d’évaluer l’évolution de la situation, une semaine avant le début de la coupe du monde de football.

Comme lors de mes visites précédentes, je dors chez un civil. Les fois précédentes, les tirs restaient lointains, et ne représentaient pas de danger immédiat pour nous. Mais cette fois, il m’explique que des tirs ont touché la rue d’à côté à peine trois semaines avant.

Alors par sécurité, il m’indique où nous pouvons nous réfugier si les tirs se rapprochent de nouveau. Sa maison n’a pas de cave, mais ses voisins en ont une. Je note le chemin pour y accéder rapidement en cas de tirs.

À peine quelques heures après mon arrivée, des tirs se font entendre au loin comme d’habitude. Je sors pour filmer, mais le calme semble s’être réinstallé. Alors que je m’apprête à rentrer dans la maison, un sifflement se fait entendre. J’ai tout juste le temps de passer la porte avant que l’obus n’explose dans la rue d’à côté, projetant des éclats sur le toit de la maison.

Nous courrons ensemble vers la cave du voisin, en priant pour que le prochain obus ne tombe qu’après que nous y soyons arrivés. Ce sera le cas. Je discute avec l’un des voisins de tout et de rien en attendant que ça passe. De la tour Eiffel, à mes visites précédentes, ou de la situation en France. Nous ne ressortons de la cave qu’une fois sûrs que les tirs sont terminés.

Le lendemain matin, je pars filmer les dégâts provoqués par les tirs de l’armée ukrainienne. Deux civils sont blessés, plusieurs maisons sont endommagées, et trois voitures transformées en passoires.

Les positions de l’armée ukrainienne sont juste en face du village, en surplomb, avec une vue dégagée sur Sakhanka. Les soldats ukrainiens ne peuvent donc pas ignorer qu’ils tirent sur des civils, et commettent donc des crimes de guerre.

L’un des blessés est un grand-père de 81 ans. Il est encore sous le choc de ce qui lui est arrivé. Un obus est tombé devant sa maison, près du poulailler. Il pleure presque et se signe au milieu de l’interview qu’il m’accorde quand je lui fais remarquer qu’il a eu de la chance.

Il a reçu des éclats au bras, aux jambes, au ventre, et au visage (très près de l’œil droit). Mais il est en vie, et tient à le faire savoir aux soldats ukrainiens, répétant encore et encore « nous sommes vivants » et « nous sommes de ceux qui n’abandonnent pas ». Il a aussi tenu à remercier les soldats de la RPD qui l’ont soigné la veille (il n’y a ni pharmacie, ni hôpital à Sakhanka).

Une femme, qui en est à son troisième bombardement de la part de l’armée ukrainienne, laisse exploser sa colère. Elle a travaillé toute sa vie pour l’Ukraine et aujourd’hui Kiev détruit morceau par morceau la maison qu’elle et son mari, invalide de Tchernobyl, s’étaient achetés pour passer paisiblement leur retraite à la campagne. Ses fenêtres sont détruites, et avec leurs deux retraites ils n’auront pas assez d’argent pour les remplacer.

Une fois fini d’enregistrer tous les dégâts, je suis informée qu’un petit concert patriotique est donné pour les soldats basés à Sakhanka.

Une fois le concert fini je rentre, et m’installe avec mon hôte dans le jardin pour boire un thé et continuer nos discussions sur la géopolitique, pourquoi l’Europe ne fait rien pour faire cesser cette guerre, etc.

Comme la veille, c’est dans la cave des voisins, et avec eux, que ces discussions devront se poursuivre, l’armée ukrainienne ouvrant de nouveau le feu sur la zone résidentielle. Malgré ces tirs, l’un des voisins me dira qu’il est hors de question pour eux d’abandonner les terres où ils sont nés. Ce sont les leurs, et tirs de l’armée ukrainienne ou pas, ils ne bougeront pas de là.

Les tirs sont plus nombreux que la veille, et des éclats atterrissent jusque devant l’entrée de la cave où nous nous trouvons.

Le soir même je filme certains des dégâts provoqués par les tirs qui ont eu lieu. Une autre voiture a été transformée en passoire. Rien qu’autour d’une seule maison, quatre projectiles sont tombés, dont un qui n’a pas explosé et a creusé un trou d’une profondeur telle que nous n’arrivons pas à voir où est l’obus !

Le lendemain matin, je pars filmer le reste des dégâts et j’apprends qu’un homme a été blessé. Un obus est tombé sur le toit de sa maison, détruisant ce dernier. L’homme a été blessé à l’oreille gauche, mais rien de grave.

Au retour je découvre deux voitures de l’OSCE là où l’armée ukrainienne avait tiré l’avant-veille. Les observateurs sont pris à partie par la population. Si l’un des observateurs semble être de bonne foi et vouloir faire son travail, le chef de l’équipe se montre très vite hautain et dédaigneux, n’écoutant que d’une oreille distraite les doléances des civils qui subissent jour après jour les bombardements des FAU.

Pour finir, énervé par les reproches qui sont faits par la population qui les traite d’espions à la solde de Kiev, le chef de l’équipe décide de partir sans avoir enregistré les dégâts de la veille. Les civils relèvent alors un fait intéressant : la veille ces observateurs sont venus là, et l’après-midi, juste après leur venue, le même endroit avait de nouveau été bombardé.

D’une manière assez « étrange », après la visite « avortée » de l’OSCE, il n’y aura pas de nouveaux tirs contre les civils de Sakhanka le 9 juin, seulement des tirs contre les positions de l’armée de la RPD. Ce genre de « coïncidence » accrédite la thèse des habitants de Sakhanka sur le lien plus qu’étrange entre visites de l’OSCE et bombardements consécutifs par l’armée ukrainienne des zones qu’ils ont visitées.

Et ce n’est pas la première fois que je vois de telles situations ou entend de telles histoires. Du Nord au Sud de la ligne de front du Donbass, habitants et soldats m’ont déjà maintes fois raconté comment l’armée ukrainienne visait encore plus précisément certaines zones après des visites d’observateurs de l’OSCE.

Quelle qu’en soit la raison, le 9 juin au soir restera relativement calme, et je rentre à Donetsk sans que Sakhanka ait eu à déplorer de nouvelles victimes civiles ou destructions.

Au total lors de ces trois journées, l’armée ukrainienne a tiré 28 obus de mortier de 120 mm et trois missiles antichars filoguidés, en violation des accords de Minsk. Ces tirs ont fait trois blessés parmi les civils, six maisons ont été endommagées et quatre voitures ont été détruites.

Voir le reportage vidéo des trois jours au complet

Christelle Néant

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Nouvelles victimes parmi les civils en RPD et risques de provocations graves de la part de l’armée ukrainienne

OSCEAprès une légère accalmie suite aux tirs réguliers de la fin de semaine dernière, qui ont fait trois blessés parmi les civils à Sakhanka et un à Zaïtsevo, l’armée ukrainienne a repris en début de semaine ses tirs contre les zones purement résidentielles de la république.

Ainsi, le 11 juin au matin, vers 9 h30, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur le quartier de Troudovski au Sud-Ouest de Donetsk, faisant trois blessés parmi les civils. Leur état après opération est stable d’après les médecins.

Aujourd’hui, 12 juin, vers 11 h 50, c’est sur Dokoutchayevsk que l’armée ukrainienne a ouvert le feu, blessant une femme vivant à Yelenovka. Cette dernière a reçu de nombreux éclats dans le coup, l’épaule, le bras gauche, les avant-bras et la jambe, et a été emmenée à l’hôpital.

Durant les dernières 24 h, malgré un faible nombre de violations (six durant lesquelles l’armée ukrainienne a tiré 58 munitions dont 17 obus de mortier de 120 mm), un soldat de la République Populaire de Donetsk (RPD) a aussi été tué.

En plus des victimes civiles, les tirs des dernières 48 h ont endommagé 20 habitations : 12 à Troudovski, trois à Kominternovo, trois à Sakhanka, dans le Sud de la république, une à Alexandrovka, et une à Dokoutchayevsk.

Et si les civils qui habitent en RPD souffrent des tirs de l’armée ukrainienne, ceux qui habitent dans la partie occupée par les FAU souffrent de la présence de ces derniers. Des faits confirmés par un poste de la MSS de l’OSCE sur leur page Facebook, après une visite dans le village occupé de Tchygari (situé face à Gorlovka).

Depuis l’occupation de ce village, situé dans la zone grise, par les FAU, la situation des habitants s’y est fortement dégradée. Plus personne n’a d’électricité, peu ont encore l’eau courante. Beaucoup de maisons sont détruites, abandonnées ou occupées par les soldats ukrainiens qui y creusent de nouvelles positions.

La plupart des habitants ont préféré fuir le village, entre autre vers Gorlovka, car les soi-disant « libérateurs du Donbass » n’ont apporté que plus de violence et de destruction dans le hameau d’après les quelques habitants qui s’y trouvent encore !

Malgré le calme relatif actuel dans le Sud de la république, l’armée de la RPD s’attend à un risque d’escalade dans cette zone du front.

« Les informations sur les plans d’offensive de l’ennemi sont également confirmées par nos renseignements issus de la 36e brigade de Marine et de la 93e brigade mécanisée des FAU. Depuis le 9 juin, les militaires de ces brigades, qui sont dans la zone d’opération des forces d’occupation, ont vu leurs congés annulés. De plus, à un rythme accéléré, les 36e et 93e brigades sont complétées par du personnel d’autres unités militaires. Il est important de noter ici que cette décision a été prise par le commandement ukrainien après la visite récente des états-majors et sous-unités de ces brigades par le chef d’état-major général – le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Moujenko, qui dès le début du conflit armé a soutenu l’option de la force, malgré les sacrifices des militaires et des civils… Ainsi, il y a une possibilité d’activation de l’ennemi dans la direction Marioupol, » a déclaré Danil Bezsonov, chef du service de presse de l’armée de la RPD.

Et la partie Nord du front n’est pas plus à l’abri d’une escalade, si on en croit les vidéos extraites d’un drone ukrainien abattu par les soldats de la RPD. On y voit très clairement la présence d’équipements militaires dans des zones résidentielles à Artiomovsk, Konstantinovka et Volnovakha (soit à peine entre 18 et 23 km de la ligne de front).

Ces reconnaissances par drones se multiplient de la part de l’armée ukrainienne, en violation totale des accords de Minsk. Beaucoup de ces drones sont abattus par les soldats de la RPD et récupérés, fournissant une mine d’informations sur les positions ukrainiennes. Rien que durant le mois écoulé, cinq drones ont ainsi été abattus et leurs vidéos étudiées.

Et malgré la réunion qui a eu lieu hier entre les ministres des Affaires étrangères au format Normandie, il semble que l’Ukraine envisage de mener une opération sous faux drapeau contre une délégation européenne qui doit visiter le Donbass du 13 au 15 juin. L’information a été divulguée hier par le MGB (les services de renseignement de la RPD).

D’après les informations obtenues, un système de défense anti-aérien portatif IGLA a été sorti des dépôts d’arme de la 95e brigade des FAU, à Verkhnetoretskoye, afin d’être utilisé pour abattre l’hélicoptère de la délégation du comité de la politique de sécurité de l’UE qui doit venir visiter la zone proche du front afin d’évaluer la situation humanitaire, les besoins financiers, et l’évolution du déminage.

Le but étant bien sûr d’en faire porter la responsabilité aux deux républiques populaires, afin d’impliquer l’UE et donc l’OTAN dans le conflit. Espérons que la divulgation de ce plan empêchera sa mise à exécution.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 10 juin 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (d’habitude en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, mais seule cette fois-ci pour cause de problèmes techniques empêchant la vidéo-conférence), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le dimanche 10 juin 2018 :

SITUATION MILITAIRE
00’45 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
01’51 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
02’51 » – La situation autour de la station d’épuration toujours très tendue
04’45 » – La RPD met l’Ukraine et ses patrons occidentaux en garde en cas de nouvelles provocations
10’27 » – La RPL craint une tentative de percée de la part de l’armée ukrainienne

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
11’33 » – Réactions internationales face à la situation de plus en plus critique des journalistes en Ukraine
16’17 » – L’armée ukrainienne fait une démonstration d’égorgement devant des enfants
18’52 » – Le FMI réagit au renvoi du ministre ukrainien des Finances

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
20’45 » – La Rada se transforme de nouveau en ring
21’38 » – Porochenko annonce que le drapeau ukrainien flottera de nouveau sur Sébastopol

23’48 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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Tim Lancaster, père du célèbre journaliste américain dans le Donbass, Patrick Lancaster – « Je suis fier de ce que fait mon fils »

Timothy, Patrick et Timur LancasterParmi les journalistes étrangers venus dans le Donbass depuis le début de la guerre, Patrick Lancaster est indéniablement l’un de ceux qui s’est fait le plus connaître par son acharnement à montrer la vérité depuis quatre ans, quitte à mettre sa vie en danger.

Patrick fait partie de ces journalistes qui ont été, et sont encore, pour moi, des exemples à suivre et une source d’inspiration. Patrick Lancaster m’a montré ce que devrait être un journaliste : honnête, sincère, factuel, et utilisant les informations acquises grâce à ses reportages pour aider les gens qui en ont le plus besoin.

S’il y a bien eu une personne qui a pesé parmi d’autres (sans le savoir) pour me pousser à devenir journaliste dans le Donbass, c’est bien Patrick.

Alors lorsque j’ai appris que son père venait voir son fils, mais aussi sa belle-fille et son petit-fils qu’il n’a jamais vus, il me tenait à cœur de l’interviewer pour comprendre un peu mieux comment Patrick est devenu l’homme qu’il est.

Timothy Lancaster est un homme souriant, toujours affable et d’une bonne humeur communicative. Pendant toute l’interview et lors de nos discussions hors caméra, et malgré le fait que nous ayons abordé des sujets houleux (comme la politique), il ne hausse jamais le ton, et parle toujours avec un grand calme ponctué d’immenses sourires.

Quand on voit Tim Lancaster, on comprend d’où Patrick tient cette incroyable gentillesse et bonté de cœur qui est la sienne. Sans parler de la ressemblance physique entre eux, qui est plus que frappante.

À un moment de l’interview d’ailleurs, Timur, le fils de Patrick et Nadia, vient voir ce que fait son grand-père, et nous nous retrouvons avec trois générations de Lancaster face à la caméra : Timothy, son fils Patrick, et son petit-fils Timur.

Tim nous raconte son voyage depuis les États-Unis, le passage de la frontière et les anecdotes de ses premiers jours à Donetsk.

Le plus drôle fut cette discussion avec le FSB à la frontière entre la Russie et la République Populaire de Donetsk (RPD). Alors que la plupart des étrangers peuvent passer facilement une ou deux heures à discuter avec le FSB la première fois qu’ils passent la frontière, le temps pour les services de sécurité de vérifier si la personne représente un danger ou non, Tim n’y a passé que 25 minutes tout au plus.

Et l’explication fournie prête à sourire, voire à rire un bon coup, puisque c’est la passion de Tim pour le hockey qui lui vaudra la bienveillance de l’agent du FSB chargé de l’interroger.

On ne peut pas en dire autant du FBI, qui est venu fouiller il y a quelque temps de cela la maison de la mère de Patrick et poser des questions sur ce que fait son fils dans le Donbass. Sa mère répond alors aux agents fédéraux qu’elle croit en ce que fait son fils et qu’elle est fière de lui. Une position partagée par son père, mais qui ne semble pas avoir été du goût des agents fédéraux.

Tim est clairement le plus grand fan de son fils, et à juste titre. Il va maintenant pouvoir passer du temps avec Patrick et son petit-fils, et continuer de découvrir Donetsk, qui lui a déjà laissée une forte impression positive à son arrivée.

Je tiens à remercier Zak Novak de Novorossia Today d’avoir participé activement à cette interview « à deux voix » de Timothy Lancaster.

Voir l’interview en anglais sous-titrée français

Christelle Néant

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Après un calme relatif dans le Donbass, les FAU augmentent à nouveau le nombre de leurs bombardements et le calibre des armes utilisées

Artillerie ukrainienneAprès les attaques ratées contre Gorlovka, il y a deux semaines, et les inspections consécutives menées par le commandement des Forces Armées Ukrainiennes (FAU), un calme relatif s’était installé sur la ligne de front, permettant une diminution importante du nombre de bombardements frappant le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Il faut dire qu’en plus d’avoir infligé de lourdes pertes à l’armée ukrainienne lors des attaques contre Gorlovka, l’armée de la RPD a répondu avec force à la mort du commandant Mamaï, en utilisant pour la première fois, et de manière publique, ses lance-roquettes multiples Tchebourachka d’un calibre de 217 mm (créés et produits en RPD) contre des positions de l’armée ukrainienne.

Mais au milieu de ce « faux calme » en termes de bombardements, les nouvelles tentatives de percer les lignes menées par des unités des FAU le 28 puis le 31 mai, la présence constante d’armes lourdes près de la ligne de front côté ukrainien, et les exercices récents de l’aviation ukrainienne en vue de sa réutilisation dans le Donbass, n’indiquaient qu’une chose : que ce calme n’allait pas durer.

Et malheureusement cette prédiction s’est avérée juste. Si du 1er au 2 juin, l’armée ukrainienne n’a violé le cessez-le-feu qu’à 3 reprises et avec peu d’armes interdites par les accords de Minsk, la donne a changé en 24 heures à peine.

Du 2 au 3 juin, l’armée ukrainienne est passée à 20 violations du cessez-le-feu, durant lesquelles elle a utilisé les obus de mortier de 120 mm à 28 reprises et les obus de mortiers de 82 mm à neuf reprises, endommageant deux habitations, un gazoduc et une ligne électrique à Dokoutchayevsk.

Et cette tendance se poursuit, avec les 16 violations du cessez-le-feu par les FAU durant les dernières 24 h, durant lesquelles l’armée ukrainienne a de nouveau utilisé l’artillerie de 122 mm à sept reprises, les mortiers de 120 mm à 35 reprises et les mortiers de 82 mm à 46 reprises, endommageant trois habitations à Alexandrovka.

Et la situation concernant la station d’épuration ne s’améliore pas, bien au contraire. Après avoir refusé de faire reculer ses troupes, et empêché à plusieurs reprises les remplacements d’équipes de travailleurs qui font fonctionner la station, en bombardant la route ou en tirant sur les observateurs de l’OSCE pour les décourager d’accompagner les convois, les FAU sont passé au minage de la route qui mène à la station d’épuration.

Carte de l'OSCE

L’OSCE a enregistré ce sabotage total des accords de Minsk, et cette violation complète de toutes les conventions internationales régissant les lois de la guerre, puisqu’il s’agit d’une infrastructure civile vitale. En tout c’est 18 mines antichars qui ont été disposées sur la route menant à la station.

Et histoire de décourager totalement les travailleurs de venir faire tourner la station d’épuration, l’armée ukrainienne a bombardé cette nuit le territoire de la station elle-même. La direction de la station a retrouvé des restes d’obus explosés près des bâtiments administrative et du garage de la station.

Cette montée des tensions a lieu sur fond de nouveaux exercices de l’OTAN à la frontière avec la Russie à quelques jours du début de la coupe du monde de football, qui pourrait offrir à l’Ukraine la diversion médiatique et le blocage diplomatique qu’elle pense être nécessaires pour lancer son éventuelle offensive contre le Donbass (l’Ukraine considérant que la Russie ne tentera rien pour défendre le Donbass pendant que la coupe du monde a lieu sur son territoire).

Ce « plan » des plus hasardeux semble néanmoins avoir oublié ce que la RPD a prouvé encore récemment : les deux républiques populaires peuvent se défendre seules, elles en ont non seulement les moyens humains, mais aussi les moyens en termes d’armement créé et produit sur place. Une leçon que l’armée ukrainienne ferait bien de méditer avant d’envoyer ses soldats à une mort certaine dans un nouveau chaudron.

Christelle Néant

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Gregory Villemin, Tom et les Autres : Face aux Méandres de la « Justice en France »

Le dernier meurtre sera à la hauteur de la sentence ? Les assassins d’enfants

Le dernier connu : Mort de Tom dans l’Aisne

À Le Hérie-la-Viéville, après l’assassinat, viol.. Du petit garçon de 9ans, Tom, un prénom qui marquera le destin de ces enfants martyrs. Nous avons le sentiment de vivre un remake de l’affaire de l’assassin Patrick Henry. Dont M. Robert Badinter sauva la tête aux assises, par la suppression de la peine capitale en France. Sous le 1er quinquennat de François Mitterrand. Il y a lieu de se poser certaines questions sur les meurtres d’enfants, racines de vies. Là, où trouver la sérénité devient bien souvent un parcours plus qu’impossible. La juste question serait de se demander : Peut-on trouver un équilibre face à de telles atrocités pour les proches? Le partage de Salomon selon la légende implique le glaive et la balance sur un juste fléau. C’est pour quand ? Tom, prénom de l’enfant de 9 ans, dernière victime, était parti cueillir des cerises le 28 mai, en fin d’après-midi. En compagnie d’un ami un peu plus âgé que lui, d’après France 3 qui cite une source proche de l’enquête. Selon des voisins interrogés, « Tom et Alexandre » étaient les meilleurs amis. Selon ces mêmes voisins, le soir des faits, « Tom était avec un de ses grands frères. Ils sont allés chercher Alexandre pour cueillir des cerises dans le jardin de la maison abandonnée », jardin dans lequel le corps de l’enfant sera plus tard découvert. L’enfant retrouvé « dénudé » selon le parquet de Laon, avec « simplement des chaussettes et un tee-shirt remonté au niveau du cou ». Il présentait « un hématome important au niveau de la tête et des traces de viol ». Le corps du petit Tom a aussi « été aspergé avec de l’hydrocarbure », les enquêteurs ayant constaté « un début de combustion des végétaux qui entourent le corps ». Un proche de l’affaire a détaillé: « L’auteur du meurtre a essayé d’effacer les preuves sans réussir à brûler le corps ». La découverte du corps du petit garçon par les gendarmes, vers 23h le jour de sa disparition, a été un choc, y compris pour les gendarmes eux-mêmes. Un témoin cité par Closer raconte: « J’étais avec les gendarmes, quand le corps a été retrouvé. Ils m’ont demandé de sortir. Le gendarme qui l’avait trouvé avait les larmes aux yeux, il était sous le choc ».

Meurtre de Tom : qui est le suspect

Interpellé mardi 29 mai à 6 heures du matin, selon une source proche de l’enquête citée par France 3, le suspect est un homme de 27 ans habitant à quelques centaines de mètres du lieu où a été découvert le corps. La même source le décrit comme connu des services de police pour infraction au Code de la route et dégradations. Le parquet de Laon évoque, lui, délinquance routière et cambriolage, en précisant que l’homme n’a pas été condamné et n’a aucun lien de parenté avec la victime. Par ailleurs, il n’est guère inscrit au Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles. La mère de Jonathan M. le prénom et la première lettre du nom du jeune homme. Pour elle, si jamais son fils est à l’origine de la mort de Tom, le petit garçon de 9 ans retrouvé dans l’Aisne, « c’est qu’il a eu un coup de folie ». La mère de Jonathan M. a affirmé que son fils n’est pas violent et n’aime pas la violence, étant toutefois sujet à des crises de schizophrénie, pour lesquelles le suspect a été suivi. Je n’arrive pas à réaliser, a-t-elle confié. Il venait à la maison nous donner un coup de main, il était bien. C’est un garçon très gentil, il rend service à tout le monde. La mère du suspect estime d’ailleurs que s’il a été accusé, c’est en raison de son apparence : Parce qu’il avait une crête de couleur, qu’il était toujours habillé en jean. Mais l’habit ne fait pas le moine. La mère du jeune homme, mis en examen pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans précédé ou accompagné d’un viol », souhaite en tout cas que « justice soit rendue » et que, dans le cas où son fils est jugé coupable, il « se fasse soigner plutôt que d’aller en prison ». L’homme s’était présenté aux dernières élections municipales de ce village de 230 habitants mais n’avait pas été élu. Connu de tous dans la commune Jonathan M., « sans emploi, vivait dans un logement social ».

Préparant trois ouvrages, le 1er « Justice en France » « l’Affaire Fiona » « Grégory Villemin » à suivre ! Ci-dessus le départ de l’affaire de l’enfant Tom !

Ayant été sur place, à l’époque et ensuite, le serment était fait de ne pas lâcher jusqu’à l’éclaircissement de l’une non ! Mais de diverses affaires de ce style qui frappent sans mesurer l’ampleur. Les mensonges, les erreurs, les méandres de la Justice sont de plus en plus complexes. Nous sommes comme dans la garanti des « Droits de L’homme » dans un marasme où nous nous noyons. Justice en France- L’affaire Fiona- Grégory Villemin.

La force du monde de l’enfance est bien plus solide que tous les emblèmes et les mensonges que l’on veut tenter de nous faire avaler. Les raisons et motifs sont multiples, divers et démontrent de plus la face caché en certains moments de plier sans cesse à de l’inadmissible. L’affaire du petit Grégory où des personnes seront encore entendues par les services de police. Combien de fois cet enfant sera assassiné ? Trente-deux ans après l’assassinat du petit Grégory. Trois personnes arrêtées, deux placées en détention. Un couple de septuagénaires se trouve parmi ces derniers. La justice ne cherche pas des coupables à tous prix ? D’autres personne seront également entendue sans autre précision en l’instant. Débâcles de la « Justice en France » s’instaure de pleins faits. 34 années après la disparition de cet enfant. Le mal de vivre, l’incompréhension s’installent dans le village où ils ont toujours vécu. Il semble déjà impossible de garder le souvenir durant quelques mois, alors là ? Leurs avocats se sont exprimés à priori aucune preuve technique ne justifie cette attitude, révoltes ? Durant ce temps on masque l’essentiel !

Monsieur Macron Il serait utile sans faire confusion, que vous donniez votre sentiment. Monsieur Jacques Chirac l’avait fait dans l’affaire « Outreau » fiasco judiciaire total. Dont fut tiré « Présumé Coupable ». Ce qui n’empêcha point le « Juge Burgaud  » de gagner en grade. Malgré ses erreurs dont il ne fut pas le seul coupable. Tous ces morts dans ces sordides affaires. La justice n’a pas fait ce qu’il fallait. Monsieur le président, une mise en garde, avant que masse de faits tournent à la catastrophe. Un film avec Pierre Richard Le Jouet, humour. Une œuvre : Le Président d’Henri Verneuil  : version intégrale en français. Vous feriez bien de le voir, ou de le regarder à nouveau. Vous êtes encore le garant des institutions de la France. Vous attendez quoi ? Nous, nous constatons que vous faites marche arrière : sur la transparence des élus. Indéniable, que « Les copains d’abord  » de Brassens, tous les migrants ne sombrent pas. Comme le dit Pierre Perret, en ce qui me concerne : moi j’aime « Lili ».

Ayant suivi cette affaire depuis le départ, car ce fut l’année de la naissance de mon fils. Dont nous durent changer le prénom et pour causes. En l’instant et compte tenu de la difficulté à s’exprimer, la perte d’un enfant ces deux titres, c’est Grégory : où qu’il soit il les envois à ses parents à ceux capables d’avoir aimé l’enfant, détails sordides. Enfin surement les vérités arrivent ? Ou allons-nous assister à masse de règlements de comptes, de suicides, de vengeances ? La vérité va émergée ? Ou sommes-nous face à d’importantes manipulations ? La faiblesse de certaines personnes a pendant longtemps caché trop de réalités ! A ne pas en douter à poursuivre de la sorte la Justice en France dérape, même plus. A la suite des trois mises en examen des deux conjoints de plus de 70 ans les obligeant à vivres séparément après 53 années d’union et vivant toute leur vie. Jusqu’à ce jour, nous allons direct vers un ou des crimes immondes. Ressortir que la Justice pédale à côtés qui peut prétendre se souvenir de ce qu’il ou elle a accompli il y a seulement ? Alors 34 années après c’est se foutre de la figure du pays des droits de l’homme ? Que feriez-vous M. Macron si on vous coupe de Mme Macron de votre cellule familiale ? Scandales. La France en a déjà connus. Vous voulez le vôtre ? Que fait votre Garde des Sceaux ? Lancer le bouchon trop loin, vous êtes peut-être pour notre malheur ? Garant des institutions, qui ne sont pas les vôtres : Vous déviez la loi ne respectant pas notre République ? Articles 5 et 16, votre prétention précipite une chute, vous usurper certains pouvoirs ? Les coupables sont connus, ils avancent masqués, comme la plume qui livre l’ouvrage ?

 

Coup de théâtre contre la Justice qui part en vrille

Sources multiples et diverses : Le Parisien – 20 minutes- Vie Publique- Le Monde- Ici.fr- Le Panda-

Annulation des mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob pour un vice de procédure est un raté de plus dans cette affaire qui en compte plus que ce que certains peuvent croire. Pas un coup d’arrêt définitif mais malgré tout un sérieux accident de parcours sur un chemin vers la vérité plus que fracassé. La justice balbutie dans ce dossier maudit-sordide entre tous : le rapt et l’assassinat, le 16 octobre 1984, de Grégory Villemin, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne (Vosges). A un an proche, sursaut ? Une avancée capitale avec la mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort de Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de l’enfant dans sa pleine innocence. Rebondissement inattendu avait fait naître le fol espoir de connaître, enfin, l’épilogue de ce crime plus que crapuleux et les termes sont faibles pour le décrire comme sordide. Renforcé par la mise en examen de Murielle Bolle, suspectée d’avoir été présente lors de l’enlèvement de Grégory. La suite de l’enquête n’avait pas permis d’obtenir d’éléments décisifs, la menace d’un renvoi devant la cour d’assises survolée l’ensemble. Epuisé, las. Mercredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a annulé les mises en examen des trois mis en cause. « C’est très contrariant ».

Le cousin de Murielle Bolle, témoin clé, fragilisé

La décision des magistrats de la cour d’appel, saisis par les avocats de la défense, est purement procédurale. Les conseillers estiment que l’ancienne présidente de la chambre, Claire Barbier, chargée de conduire le supplément d’information, n’avait juridiquement pas le doit de prononcer seule les mises en examen. Cette prérogative devait en réalité en revenir à la chambre de l’instruction dans sa formation collégiale. Les juges en tirent les conséquences. Puis annule les « actes subséquents », les expertises psychiatriques psychologiques déjà réalisées. De plus surtout les auditions des époux Jacob réalisées par Claire Barbier depuis le mois de juin. Ni l’un ni l’autre ne formule de quelconques aveux, l’accusation comptait exploiter certaines de leurs déclarations. La garde à vue de Murielle Bolle de 1984 au cours de laquelle elle avait mis en cause son beau-frère Bernard Laroche est validée.

« Murielle Bolle ravie »

Coup pour l’accusation, qui fragilise un dossier friable. Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, voit le verre à moitié plein : « Cette décision d’annulation porte sur des points de procédure et non pas sur des éléments touchant au fond du dossier ». Le haut magistrat, dispose de cinq jours pour se pourvoir en cassation. Improbable, outre le risque de ne pas obtenir gain de cause, cela rallongerait encore une procédure interminable. L’arrêt ne remet néanmoins pas en cause la poursuite des investigations.

Affaire Grégory : les enquêteurs ont toujours des pistes

Les mis en cause ont accueilli la nouvelle avec satisfaction. « Murielle Bolle est ravie  ». « Jacqueline et Marcel Jacob étaient en larmes », leurs avocats ajoutant que leurs clients « n’ont plus rien à faire dans ce dossier  ». La chambre de l’instruction peut prononcer à nouveau leurs mises en examen. Les avocats des parents de Grégory en feront la demande. « Christine et Jean-Marie Villemin sont déterminés à connaître la vérité. Depuis 1984, ils ont appris la vertu de la patience ». Le procureur général peut également prendre des réquisitions en ce sens. Le feuilleton Grégory est encore loin d’être achevé. Un feuilleton à « La Dallas » mais il s’agit du meurtre d’un enfant. La justice en France montre ses erreurs mais avons-nous déjà constaté un magistrat sanctionné par erreur, faute grave ? Jamais bien au contraire, cela n’engendre que de la violence que nous vivons au quotidien, personne ne peut le nier. Dans le cas contraire nous ne vivons point dans le même monde.

Il y a des sanctions qui doivent s’imposer pour que nous restions en République. La honte est plus forte que la souffrance de ceux qui sont parents et surtout pour les parents de Grégory.

Le Panda

Patrick Juan

 

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 2 juin 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV, vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué le samedi 2 juin 2018 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’11 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
04’29 » – Accumulation d’armes lourdes par l’armée ukrainienne près de la ligne de front
05’29 » – Les FAU tentent de nouveau de percer les lignes de défense de la RPD
09’31 » – La propagande ukrainienne se prend les pieds dans le tapis sur les pertes de l’armée de la RPD
12’21 » – Les pertes hors-combat des FAU continuent d’augmenter
15’18 » – Les autorités de Kiev essayent de cacher leur responsabilité dans la mort d’une jeune fille de 15 ans
20’04 » – L’armée de la RPD démonte la propagande ukrainienne concernant la conquête d’un village situé en RPD
21’57 » – L’armée ukrainienne ressort son aviation des hangars

MH17
24’20 » – La Malaisie ne considère pas la Russie comme responsable du crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
26’09 » – Kiev monte une pièce de grand guignol autour du pseudo-meurtre du journaliste Arkadi Babtchenko (Réaction d’Avakov et de Porochenko)

42’40 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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