Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 21 juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 21 juillet 2018 :

00’41 » – Réponses aux questions des auditeurs

SITUATION MILITAIRE
20’41 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
22’09 » – Le commandement des FAU mène une inspection complète des unités à la recherche d’armes manquantes

SITUATION POLITIQUE
23’39 » – Poutine aurait proposé à Trump d’organiser un référendum dans le Donbass pour résoudre le conflit

RPD
34’05 » – Cérémonie commémorative pour les quatre ans de la catastrophe du vol MH17

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
41’09 » – Un journaliste ukrainien appelle à lancer une guerre contre la Russie pour renforcer l’Ukraine

46’01 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Poutine aurait proposé à Trump d’organiser un référendum pour résoudre le conflit dans le Donbass

Trump - PoutineLors de la rencontre qui a eu lieu à Helsinki le 16 juillet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, et dont une partie s’est tenue à huis clos, il semble que le président de la fédération de Russie ait fait à son homologue américain une proposition de nouveau plan de sortie de crise concernant l’Ukraine.

Comme l’ont souligné certains, les sujets les plus importants abordés par les deux présidents ne sont pas ceux sur lesquels ont porté le plus gros de la conférence de presse qui a suivi la rencontre. Et concernant l’Ukraine, seul Vladimir Poutine a glissé quelques mots, ce qui fait dire à certains analystes qu’ils ont en réalité sérieusement discuté du sujet.

Les informations publiées suite à cette rencontre semblaient indiquer qu’une nouvelle approche serait envisagée par les deux présidents. Une nouvelle approche qui devrait être étudiée par des experts.

Or, une grosse semaine avant ce sommet, Patrick Armstrong, un ex-analyste du département canadien de la défense nationale, spécialisé dans l’URSS et la Russie a sorti un article sur la façon dont il serait possible de résoudre le problème ukrainien.


Voici la traduction en français de sa proposition :

– Organiser un référendum sur l’ensemble du territoire de l’ancienne République Socialiste Soviétique (RSS) ukrainienne (oui, cela inclut la Crimée – nous essayons de parvenir à un règlement avec lequel tout le monde est d’accord et il n’y a aucun doute sur le résultat).
– Ce référendum doit être surveillé par des pays qui n’ont pas de chien dans le combat : disons la Chine, l’Inde et l’Amérique du Sud. Demandez à l’ONU de valider les résultats à l’avance.
– Question pour la première série :
– Voulez-vous faire partie de la Russie ?
– Voulez-vous faire partie de l’Ukraine ?
– Voulez-vous être indépendant ?
– Réaménager les frontières pour tenir compte autant que possible des résultats des votes.
– Une aide financière généreuse pour ceux qui veulent passer d’un pays à un autre. Payée par les États-Unis et l’UE qui, après tout, ont fait sauter l’ancienne Ukraine.
– Dans cinq ans, alors que la situation du reste de l’Ukraine s’aggrave, répétez le référendum avec une question supplémentaire :
– Voulez-vous faire partie d’un pays voisin ? Si oui, lequel ?
– Répétez encore dans cinq ans et répétez jusqu’à ce que tout le monde soit là où il veut être.
– Assurez-vous que vous avez des contrôles frontaliers serrés autour de l’Ukraine croupion pour garder les nazis à l’intérieur.

Quelles sont les chances que cela se produise ? Eh bien, étant donné que Trump est un phénomène nouveau, on ne peut pas dire qu’il est absolument nul.

Que se passe-t-il si cela n’est pas fait ? La même chose en fin de compte, mais après beaucoup plus de souffrance et beaucoup plus de temps.

S’agit-il d’un précédent ? Oui, qu’y a-t-il de mal à cela ?


Il semble que monsieur Armstrong et sa proposition ont été entendus, ou que les grands esprits se rencontrent, car l’information que vient de publier Bloomberg ressemble en tout cas à une partie du plan de l’analyste canadien.

D’après les informations publiées par Bloomberg (informations confirmées par mes sources en Russie), Poutine aurait proposé à Trump d’organiser un nouveau référendum, sous contrôle des instances internationales, dans le Donbass pour résoudre le conflit actuel.

D’après Anatoli Antonov (ambassadeur russe à Washington), Poutine et Trump auraient discuté de propositions concrètes pour résoudre le conflit du Donbass. Mais l’ambassadeur refuse de confirmer publiquement les informations sur le fait que ce plan serait un référendum.

Il faut dire que devant l’enlisement (pour ne pas dire l’enterrement) des accords de Minsk par Kiev, il ne reste qu’à essayer de trouver de nouvelles solutions pacifiques pour sortir par le haut de cette crise qui, sans cela, débouchera sur une reprise, tôt ou tard, du conflit.

D’après les sources de Bloomberg au sein des diplomates russes ayant assisté à la conférence lors de laquelle Vladimir Poutine aurait exposé ce plan, Trump aurait demandé au président russe de ne pas parler publiquement de ce plan pour lui laisser le temps de travailler dessus. Ce qui serait assez logique.

Quand on voit la levée de boucliers et les accusations de trahison qui ont fusé contre Donald Trump juste après sa rencontre avec Vladimir Poutine, on comprend bien que la tâche ne sera pas aisée. Le président américain doit ni plus ni moins qu’affronter l’état profond, et une bonne partie de son propre gouvernement. Sans parler de l’UE qui va s’arc-bouter sur les accords de Minsk malgré leur échec, et risque de refuser de cautionner ce plan.

Pour l’instant, le Kremlin n’a pas confirmé ces informations, mais Dmitry Peskov, sans rentrer dans les détails, a confirmé qu’il y a bien de nouvelles idées sur la table concernant le Donbass :

« De nouvelles idées ont été discutées. On va travailler dessus, » a-t-il brièvement commenté face aux questions demandant des détails sur ce nouveau plan pour l’Ukraine.

La peur de l’Ukraine, de l’UE, et de l’état profond américain se comprend. Ils savent, comme toute personne dotée de deux onces de jugeote, que le résultat sera le même qu’en Crimée, et confirmera le référendum de 2014 par lequel 89,07 % des votants de la région de Donetsk et 96,2 % de ceux de la région de Lougansk avaient exprimé leur choix de quitter l’Ukraine.

Si un tel référendum était organisé sous les auspices de l’ONU, et validé, la guerre n’aura plus aucune raison d’être, et le gouvernement de Kiev s’effondrera comme un château de cartes. Les commanditaires du coup d’État de 2014 verraient alors tous leurs efforts et leurs investissements en Ukraine partir en fumée.

Autant dire qu’ils vont tout faire pour mettre des bâtons dans les roues de Trump pour l’empêcher d’organiser un tel référendum. Le salut viendra peut-être des élections de mi-mandat qui doivent avoir lieu aux États-Unis au mois de novembre. Si ces dernières sont remportées par Trump, alors cela lui permettra d’asseoir son pouvoir et de gagner un peu de marge de manœuvre.

De toute façon, comme l’a dit Patrick Armstrong avec justesse, si cela n’est pas fait rapidement, cela devra être fait après plus de souffrances, de morts et de temps perdu. Sans parler de l’argent injecté à perte dans une Ukraine qui coule de plus en plus chaque jour.

Chaque jour que les gouvernements occidentaux passent à continuer sur la trajectoire actuelle ne fait qu’ajouter plus de morts, de blessés, de destructions, et de souffrances, sans que cela ne change le résultat final. La réalité sans fard est que le Maïdan a été le coup final porté à l’Ukraine après 23 ans de naufrage au ralenti. Le Titanic ukrainien s’est finalement disloqué sous le poids de ses tensions internes, et il va inévitablement et irrémédiablement sombrer.

La question n’est plus de savoir si on peut sauver le soldat « Ukraine », mais comment on peut limiter la casse lors du naufrage, et éviter autant que faire se peut d’avoir une Somalie néo-nazie en pleine guerre civile généralisée aux portes de l’Europe.

Il est temps pour les gouvernements occidentaux de se mettre à la realpolitik, d’avoir une approche pragmatique et intelligente des problématiques, et d’arrêter de prendre leurs fantasmes pour la réalité. Le monde et la paix (qui sont d’ailleurs le même mot en russe- мир) se porteront mieux lorsque ce sera le cas.

Christelle Néant

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MH17 – Cérémonie commémorative en l’honneur des victimes quatre ans après la catastrophe

MH17 - Cérémonie commémorativeLe 17 juillet 2018 a eu lieu à Grabovo, comme chaque année depuis la catastrophe, une cérémonie commémorative en l’honneur des victimes du crash du vol MH17. L’avion qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur a été abattu le 17 juillet 2014 dans le ciel du Donbass, alors que des combats acharnés avaient lieu au sol entre l’armée ukrainienne et les milices populaires.

Lors de cette cérémonie, des habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont tenu des photos des victimes, et déposé des fleurs, des bougies et des peluches à l’endroit où la majorité des débris de l’avion et des corps des victimes sont tombés.

Quatre ans après cette catastrophe, le sentiment parmi les habitants de la RPD envers l’enquête officielle est l’incompréhension et un énorme sentiment d’injustice. La tentative par Kiev de faire porter le chapeau à la RPD et à la Russie a du mal à passer parmi ceux qui ont assisté à la catastrophe, et aidé de leur mieux à récolter les débris et les restes humains afin qu’un maximum de preuves soient en possession de l’équipe d’enquête.

Les rapports officiels du DSB (Dutch Safety board) et du JIT (Joint Investigation Team, l’équipe d’enquête conjointe) sont remplis d’incohérences, de preuves plus que douteuses (comme les écoutes téléphoniques fournies par le SBU – les mêmes qui ont simulé la mort de Babtchenko à Kiev cette année – ou les photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux) et leurs conclusions manquent de la logique la plus élémentaire.

D’ailleurs, lors du dernier « rebondissement » en date, à savoir la divulgation d’une pièce de missile BUK (dont le numéro de série indique de manière quasiment certaine qu’il s’agit d’un BUK ukrainien, car trop vieux pour être encore utilisé par l’armée russe), le JIT a lancé encore une fois un appel à témoins (mais seulement ceux allant dans son sens) pour confirmer ses conclusions. Si le JIT avait des preuves solides il n’aurait pas constamment besoin de chercher ce qui semble ne pas exister, à savoir des gens qui auraient vu ce qu’ils racontent dans leurs rapports.

Par contre, tous les témoins ayant vu des choses qui invalident la thèse du JIT, comme les nombreux habitants ayant témoigné devant caméra de la présence d’avions de combat ukrainiens dans le ciel ce jour-là, où ayant confirmé n’avoir vu aucune traînée de BUK depuis la zone de lancement désignée par le JIT, sont purement et simplement ignorés.

Tout comme les éléments de preuves apportés par la Russie et le fabricant des missiles BUK, Almaz-Anteï.

Sans parler de la présence dans l’équipe d’enquête criminelle (le JIT) de l’un des suspects potentiels : l’Ukraine (qui a d’ailleurs déjà à son palmarès le fait d’avoir abattu un avion russe en 2001 par erreur, et qui a refusé de reconnaître sa culpabilité pendant plusieurs années). Si on avait voulu saborder l’enquête de A jusque Z, on ne s’y serait pas pris autrement.

Finalement, ce sont les familles des victimes qui paient les pots cassés de cette enquête bâclée, sans parler du ramassage des débris et des restes humains qui a été encore plus mal mené que le reste de l’enquête.

Quatre ans après, je crois qu’il est temps que la Russie mette sur pied son propre comité d’enquête (vu qu’il y a peu de chances que l’ONU le fasse), unissant les différents experts et ministères compétents, pour fournir une contre-enquête sérieuse, qui permettrait enfin aux familles des victimes de savoir la vérité.

Voir le reportage vidéo de la cérémonie commémorative

Christelle Néant

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Le scandale de Sanofi, dans l’œil du cyclone. Telle la Coupe du monde 2018 !

Rien n’est plus riche que voir grandir et attendre ses enfants en toute quiétude avec la sécurité adéquate

Il est évident que la Coupe du monde 2018 met du baume au cœur du peuple de le France dans sa globalité. On ne pouvait rêver d’une meilleure finale que France-Croatie. Ce Pays a peine grand comme la capitale Paris mais avec des tripes de convictions. A ne pas en douter que le meilleur gagne mais Deschamps a marqué son époque depuis 1998. Irons-nous défiler sur les Champs Elysées par million pour célébrer une victoire tricolore. Quoi qu’il en soit cette jeunesse vient de donner un fleuron de gloire au drapeau tricolore. A toute finalité il y a une forme de moralité, n’oublions les conséquences des profits des laboratoires tels Sanofi. Ces enfants qui nés de la rançon d’amour, ne pourront jamais courir sur la trace des champions. Lorsqu’ils arrivent au départ d’un match accompagné d’un enfant tenu par la main, messieurs : merci. Pensons juste un peu à ces enfants nés malformés par cette saloperie de Dépakine. Une censure, une minute de silence ne peuvent se comparer alors parlons-en.

Dernières minutes qui confirment, des scandales à plusieurs tailles !!

L’association France Nature environnement a décidé de porter plainte lundi 9 juillet contre l’usine Sanofi du bassin de Lacq à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) qui fabrique la Dépakine et qui pollue bien au-delà des normes autorisées, révèle franceinfo dimanche 8 juillet.

190 000 fois la norme autorisée

L’usine a rejeté, en avril dernier, jusqu’à 190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance inodore mais classée comme cancérigène mutagène et avec des effets susceptibles d’altérer la fécondité.

Cinq polluants qui peuvent aggraver les phénomènes de pollution atmosphérique et provoqués des problèmes respiratoires chez les habitants sont dans le collimateur. Les associations de riverains et les associations environnementales qui siègent dans la commission de suivi du site industriel sont particulièrement choquées par les niveaux de polluants et les délais de réaction de l’usine qu’elles jugent « inadmissibles. » Le site rejetterait aussi du valproate de sodium, la base de la Dépakine, et ce à des niveaux de plusieurs tonnes par an.

Un médicament déjà dans l’oeil du cyclone

JusticeSanofi a été mis en demeure de faire des travaux avant fin juillet, mais l’entreprise estime qu’il n’y a aucun risque « inacceptable » pour la santé. Les associations demandent à ce que la justice tranche. Une réunion est également prévue ce mercredi entre les associations, les élus et les services de l’état.

La Dépakine, médicament anti-épileptique, est par ailleurs dans l’œil du viseur pour ses effets sur les enfants des femmes qui l’ont pris pendant leur grossesse. L’Assurance maladie et l’Agence du médicament (ANSM) ont compté jusqu’à 30 000 enfants victimes de troubles mentaux et de développement.

Le scandale de la Dépakine a éclaté en 2016, prit par les mamans enceintes, qui entraine des malformations graves qui vont bien au-delàs du manque de langage. Les parents comme les enfants trainent des séquelles à vie. Provoquent des conséquences qui mettent en évidence le laisser aller encore du Sanofi mit sur le marché avec l’accord de l’Union Européenne. Les chiffres annoncés sont bien supérieurs à la réalité, les paramètres de diagnostics sont encore inconnus à plus de 50%. Ces chiffres et % pourcentages sont à prendre avec bien des pincettes, autant les inconnus sont importants.

A quels moments la santé en France et autres pays, cesseront de prendre les êtres humains pour des cobayes à financer leurs laboratoires de recherches « fondamentale » comme si les zombies étaient une richesse qui prend de plus en plus d’ampleur.

Les chiffres en sources de L’Express et divers intervenants démontrent encore une fois de plus, que les sanctions sont plus loin de la réalité du droit d’aimer et créer avec un maximum de sécurité. Il serait plus que temps que chacun prenne conscience que si le monde devient de plus en plus atteint de divers troubles du comportement, nous avons la confirmation une fois de plus qu’il faille compter les victimes par milliers et les profits par milliards pour que le débat s’ouvre publiquement.

Entre 16.600 et 30.400 enfants pourraient avoir été atteints de troubles mentaux et du comportement après avoir été exposés au valproate (Dépakine et ses dérivés) dans le ventre de leur mère ces cinquante dernières années, selon une première estimation officielle publiée vendredi 22 juin. Jusque-là, l’Agence du médicament et l’Assurance maladie n’avaient communiqué que sur les malformations congénitales graves provoquées par la Dépakine et ses dérivés, en estimant qu’entre 2.150 et 4.100 enfants en avaient été victimes. Cela ne prenait pas en compte les enfants souffrant de retard de développement. Une nouvelle estimation d’une étude de l’Agence du médicament (ANSM) et de l’Assurance maladie-Cnam parle de 16.600 à 30.400 enfants touchés.

Toutefois, les chiffres de malformations déjà connus et ceux des troubles mentaux et du comportement dévoilés vendredi ne peuvent être additionnés, car certains enfants peuvent cumuler plusieurs handicaps, avertit l’ANSM.Cette estimation sur ces troubles neuro-développementaux (autistiques, retards mentaux, difficultés ou retards de langage…) est contestée par Sanofi. 4 à 5 fois plus de risques de troubles neuro-développementaux

L’étude publiée vendredi montre que les enfants exposés au valproate prescrit à leur mère épileptique pendant la grossesse ont quatre à cinq fois plus de risques que les autres d’être atteints de troubles neuro-développementaux précoces (avant l’âge de 6 ans). Ce risque augmente avec la dose puisqu’il apparaît jusqu’à 8 à 10 fois plus élevé parmi les enfants exposés aux doses les plus fortes.

Cette étude, qui confirme l’ampleur des dégâts de ce médicament administré pendant la grossesse, a porté sur plus d’1,7 million d’enfants nés entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2014, dont 8.848 avaient été exposés à un seul traitement anti-épileptique (dont 991 à l’acide valproïque, autre nom du valproate) prescrit à leur mère.

Par ailleurs, pour parvenir à l’estimation du nombre d’enfants touchés, les auteurs se sont basés sur un pourcentage de risque de 30% à 40%, déjà établi par de précédentes études. Ils ont appliqué ce ratio au nombre total d’enfants exposés au valproate entre 1967, date de sa commercialisation, et 2016 pour traiter l’épilepsie ou les troubles bipolaires de leur mère (de 41.600, estimation basse, à 76.100, estimation haute). Ils aboutissent ainsi à la fourchette de 16.600 à 30.400 cas. Il s’agit de la première estimation officielle du nombre d’enfants touchés par ces troubles. De son côté, l’épidémiologiste Catherine Hill était arrivée à un total possible de 14.000 enfants, un des chiffres retenus par l’association de victimes Apesac selon laquelle le bilan pouvait aller jusqu’à 30.000. De moins en moins d’enfants exposés

L’étude proprement dite ne permettait pas d’avancer une estimation exhaustive du nombre d’enfants atteints en France. Ces troubles neurodéveloppementaux peuvent en effet être diagnostiqués assez tardivement par exemple lors de l’apprentissage de la lecture alors que 98% des diagnostics de malformations sont faits à la naissance, explique à l’AFP le Dr Alain Weill, co-auteur, responsable du département des études en santé publique à la Cnam. « La baisse du nombre d’enfants nés vivants exposés au valproate est constante depuis 2007 » (chiffre passé de 1.449 à 290 pour les grossesses débutées en 2016), indique à l’AFP la Dr Rosemary Dray-Spira de l’ANSM, co-auteure de l’étude. « Ce qui correspond à une baisse de 80% depuis 2007 », note le Dr Weill. « Une baisse tout à fait spectaculaire souhaitable et attendue », ajoute-t-il. Les chiffres publiés vendredi « ne sont pas une surprise », a réagi l’Apesac jugeant « nécessaire que le laboratoire Sanofi (qui commercialise la Dépakine) assume ses responsabilités et prenne en charge les victimes ». Dans un communiqué, Sanofi « conteste fermement les estimations mentionnées dans le rapport de l’ANSM et de la Cnam ». Elles « reposent sur des hypothèses invérifiables d’exposition au valproate pendant la grossesse, et vont ajouter de la confusion auprès des patients et des professionnels de santé » écrit-il. Le scandale de la Dépakine, médicament accusé de provoquer des malformations !  Scandale de la Dépakine : les victimes perdent une première manche judiciaire .

Il est plus que temps d’agir dans le cadre du bon sens et sécuriser les femmes qui offrent la vie et les familles qui subissent ce que certains feignent d’ignorer.

Le Panda

Patrick Juan

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 14 juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 14 juillet 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’05 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’07 » – Le commandement ukrainien essaye de se débarrasser des bataillons ultra-nationalistes et des organisations de volontaires
07’15 » – Crimes de l’armée ukrainienne dans la partie du Donbass qu’elle contrôle
08’42 » – Commentaire d’Édouard Bassourine sur l’accalmie actuelle et la réorganisation de la défense ukrainienne
12’34 » – La France va vendre 55 hélicoptères à l’Ukraine avec l’argent des contribuables français

SITUATION POLITIQUE – ACCORDS DE MINSK – CASQUES BLEUS
15’45 » – Kiev sabote le travail du CCCC et la tentative d’améliorer la procédure de cessez-le-feu
18’54 » – L’OTAN soutient la proposition ukrainienne de déploiement des casques bleus dans le Donbass
19’44 » – Kurt Volker déclare que Kiev a le droit de violer le cessez-le-feu

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
23’19 » – Après avoir rompu la coopération avec la Russie dans le domaine de l’énergie nucléaire, Kiev essaye de recoller les morceaux
26’50 » – Premières restrictions de livraison d’eau potable en Ukraine à cause du manque de chlore
27’45 » – Un lieutenant-général ukrainien dresse l’état des lieux pitoyable de la défense anti-aérienne ukrainienne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
30’37 » – Porochenko parle devant une salle vide au siège de l’OTAN
32’30 » – Petite blague à l’ukrainienne

34’20 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Édouard Bassourine – Je ne sais pas combien de temps durera l’accalmie actuelle

BassourineLes soldats de la République Populaire de Donetsk (RPD) font face à la mort chaque jour – la vie sur la ligne de front, même pendant une trêve officielle n’est pas une sinécure : c’est le moment d’améliorer son entraînement, sa préparation, et ses connaissances. Et l’ennemi ne reste pas les bras croisés – il mène des attaques pour tenter de percer les lignes, ou des bombardements de provocation. Le commandant en second du commandement opérationnel de la RPD, Édouard Bassourine, a donné une interview exclusive à l’agence DAN sur la manière dont les défenses de la République sont renforcées et sur l’évolution de la situation sur le front.

Édouard Alexandrovitch, le 1er juillet, la trêve des « moissons » est entrée en vigueur – un nouvel accord de cessez-le-feu conclu lors des discussions du groupe de contact à Minsk. Néanmoins, comme nous pouvons le voir, le cessez-le-feu n’est pas respecté par la partie ukrainienne. La question se pose : le nouveau cessez-le-feu change-t-il la situation sur le front ?

Tout cessez-le-feu change la situation. Par exemple, si nous parlons de l’ennemi, la partie ukrainienne utilise le cessez-le-feu conclu pour ses propres intérêts – renforcer ses positions. De plus, ils essayent d’avancer dans la zone « grise », c’est-à-dire, en fait, la zone neutre.

Si nous parlons de savoir si la trêve affecte la mise en application de ses obligations par la partie ukrainienne, ce n’est pas le cas. Chaque trêve est violée et la population civile souffre.

Vous dites que les Forces Armées Ukrainiennes avancent dans la zone « grise ». Qu’est-ce que leur rapporte une telle agression « rampante » ?

Il s’agit avant tout, et dans une large mesure, de propagande. Le gouvernement de Kiev montre à son public qu’il aurait repris « leurs » terres et « libère » le territoire du Donbass. De plus, les autorités améliorent ainsi le moral de leurs soldats.

Pour notre part, nous faisons tout notre possible pour veiller à ce que ces actes de l’ennemi ne créent pas de menaces supplémentaires pour notre population. Nous assurons la défense et renforçons nos positions là où c’est nécessaire.

Pouvez-vous nous dire, de but en blanc, combien de tentatives d’occupation de nouveaux territoires ont été faites par les FAU depuis le début de l’année ? Quels sont les résultats de ces attaques ?

Depuis le début de cette année, l’armée ukrainienne a mené environ 10 attaques en direction de Gorlovka, Donetsk et le Sud de la RPD. De telles attaques se finissent toujours avec des morts : la partie ukrainienne a perdu depuis le début de l’année plus d’une centaine de personnes tuées et blessées dans ce genre d’attaques – et même plus.

Comme le montre la pratique, chaque trêve conclue est souvent remplacée par une escalade des tensions. Ainsi, nous avons vu une grave augmentation des tensions dans la zone de Gorlovka sur fond de trêve de « Pâques ». Comment est la situation actuellement ?

Vers Gorlovka, ainsi que sur l’ensemble de la ligne de front, c’est l’accalmie. Si quelque chose se produit, alors l’ennemi utilise habituellement au maximum des lances-grenades ou des armes légères, et principalement sur les positions. Je suis incapable de prédire combien de temps durera cette accalmie.

Sur quelles sections de la ligne de front peut-on observer la plus grande activité des soldats de Kiev dans ces conditions d’accalmie ? Et y a-t-il des signes que la partie ukrainienne prépare une offensive à grande échelle ?

Récemment les FAU ont effectué une rotation, et là où les nouvelles unités sont arrivées, à savoir à l’Ouest de Donetsk et près de Dokoutchayevsk, il y a un peu plus de violations qu’à d’autres endroits. Là où il y a des unités qui n’ont pas été remplacées, c’est le silence.

Je pense que des changements significatifs sur le front sont possibles avant les élections en Ukraine. Néanmoins, la perspective d’évolution pourrait s’éclaircir après la réunion des dirigeants russe et américain, prévue le 16 juillet à Helsinki. Donald Trump a dit qu’il aborderait la question du Donbass. Par conséquent, s’il a l’intention d’utiliser encore l’Ukraine comme instrument d’agression contre la Russie, alors il y aura une escalade, s’il change d’avis, alors Petro Porochenko ne sera pas autorisé à mener des opérations militaires actives ici.

Dans ce contexte de provocations constantes de la part des FAU, il est certainement très difficile pour les soldats de la République de respecter les obligations que les dirigeants de la RPD assument dans le cadre du processus diplomatique. Quelles tactiques sont utilisées dans ces conditions par nos défenseurs ? Dans quel cas ouvrent-ils le feu ?

Nous tirons sur l’ennemi quand ils essayent de franchir la ligne de front. Ou contre des tentatives d’infiltration de groupes de sabotage reconnaissance, ou de diversion. Dans ces cas a lieu immédiatement un tir de destruction. La même chose arrive quand leurs snipers sont actifs. Pour dire les choses simplement, nous ouvrons le feu en retour lorsqu’il y a une vraie menace pour la vie de nos soldats et de nos civils.

Quels types d’armes sont utilisées par la République Populaire de Donetsk dans de tels cas ?

Cela dépend du type d’attaque qui a lieu, mais dans tous les cas, seules les armes standard sont utilisées, c’est-à-dire celles qui peuvent se trouver sur les positions en conformité avec les accords actuels (note de la traductrice : en clair, seulement des armes légères).

L’autre jour, Petro Porochenko a déclaré que la mise en œuvre des accords de Minsk était une voie alternative pour ramener la paix dans le Donbass, mais bien sûr, nous ne croyons pas le dirigeant de ce régime terroriste. Par conséquent, la question est : comment les troupes de la République sont-elles préparées pour de nouvelles attaques ?

Nous n’avons pas peur, quel que soit le type d’attaque, nos unités sont bien préparées. Donc nous sommes prêts à faire face à n’importe quoi.

Quelles mesures particulières ont été prises récemment pour renforcer les capacités de défense ?

Tout d’abord il y a une amélioration de nos positions du point de vue du génie, parce que nous ne devons permettre la mort d’aucun de nos soldats ni de nos civils. Nous organisons aussi régulièrement divers exercices d’entraînement pour améliorer les compétences militaires. De plus, il y a constamment des rassemblements avec les réservistes, et ce n’est pas seulement de l’entraînement général, mais aussi de l’entraînement dans leurs spécialités, leur permettant de retourner à tout moment dans l’armée et d’être au même niveau que tout le monde.

Pendant ce temps-là, Porochenko a signé le 5 juillet la loi sur la « sécurité nationale ». D’après cette loi, 15 départements sont responsables de la défense de l’Ukraine, et le ministre de la Défense ainsi que les vice-ministres doivent exclusivement être des civils. Que pensez-vous que Kiev veut obtenir en procédant ainsi ?

Dans tout pays il devrait y avoir une loi qui définit les mesures de sécurité du pays, et c’est normal. En ce qui concerne la nomination de civils ordinaires à des postes de direction militaire, c’est une sorte d’hommage. Le président ukrainien Petro Porochenko, et son entourage, cherchent – du moins en paroles – à rejoindre l’Union Européenne et l’OTAN, et dans ces pays l’armée est depuis longtemps contrôlée par des civils.

Comment de telles réformes vont-elles affecter l’armée ukrainienne et la situation dans la zone de conflit ?

Rien de bon ne découlera de ces réformes pour l’armée ukrainienne. Je pense que l’armée devrait être dirigée par des professionnels, des gens qui ont reçu une éducation dans une école militaire et qui sont prêts à prendre les ordres de leur commandant suprême. Je suis sûr que ces réformes à Kiev ne nous affecteront en rien.

Édouard Alexandrovitch, récemment vous avez été moins présent pour présenter les rapports de situation. Disons-le de manière directe : beaucoup s’inquiètent et ont demandé où vous aviez « disparu ». Par conséquent, cela nous fait particulièrement plaisir aujourd’hui de vous interviewer et de vous demander : s’il vous plaît, si possible, dissipez l’anxiété de nos lecteurs.

Récemment mon état de santé ne m’a pas permis de faire les rapports et d’apparaître à l’antenne. En général, la plupart du temps, je suis sur la ligne de front, je discute avec les soldats – je suis impliqué dans mon travail principal.

Lors de ces discussions, quelles questions nos soldats vous adressent-ils le plus souvent ?

En gros, trois questions. Tout d’abord il y a un manque de presse périodique, parce qu’ils veulent connaître les dernières nouvelles, et de manière général, ce qui se passe réellement dans la République. Deuxièmement, il s’agit de la retraite et de l’ancienneté. Et enfin le plus important est de savoir quand la guerre prendra fin.

Que répondez-vous ?

Je parle toujours de manière franche et je ne dis que la vérité. Il n’y a pas assez de financement pour les journaux. La question des retraites et de l’ancienneté sont soumises au Conseil Populaire pour prise en considération, puisque tout doit être en conformité avec la loi.

Je réponds honnêtement à la question sur la fin de la guerre : je ne sais pas. Ils sont sensibles aux réponses. Les combattants, comme nous, sont fatigués depuis longtemps de ce qui se passe. J’espère que nous verrons bientôt la lumière à la fin du tunnel, et que nos gars retournerons victorieux dans leurs familles.

Traduction : Christelle Néant

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À la veille d’une réunion des groupes de contact à Minsk, l’armée ukrainienne recommence à bombarder les zones civiles et les récoltes

Champ de blé en flammesAlors qu’une réunion des groupes de contact doit avoir lieu demain à Minsk, l’armée ukrainienne fidèle à ses (mauvaises) habitudes, recommence à augmenter le calibre des armes avec lesquelles elle tire et à viser de nouveau les zones civiles, à peine une grosse semaine après l’entrée en vigueur de la trêve des moissons.

Ces trêves se suivent et se ressemblent, et on pouvait prédire avec un haut degré de fiabilité, que celle-ci ne durerait pas plus que les précédentes. Malheureusement la prédiction s’est avérée juste.

Ainsi, samedi 7 juillet, l’armée ukrainienne a délibérément tiré sur des champs de blé (devant encore être moissonnés) situés dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD) avec des obus de mortier de 82 mm. Mais pas n’importe quels obus de 82 mm, des obus incendiaires !

Le blé (qui est bien sec) a immédiatement pris feu, et 120 hectares de blé sont partis en fumée ! Heureusement le feu ne s’est pas propagé au-delà et l’incendie a pu être contenu à temps.

Au vu du type de munitions utilisé et de la cible, il ne fait aucun doute que les soldats ukrainiens espéraient ainsi détruire les récoltes.

En plus du blocus économique du Donbass, de tenter de priver la population d’eau potable (en tirant au choix sur la station d’épuration, ou les stations de pompage), de tirer sur les sous-stations électriques et les gazoducs (pour priver les habitants d’électricité et de gaz), l’armée ukrainienne semble donc vouloir affamer la population en détruisant les récoltes.

Vraiment cette armée qui tient plus du groupe terroriste que de l’armée de libération fait tout pour se faire détester de la population qu’elle vient prétendument libérer de « l’occupant russe » (qui n’existe que dans la tête de certains à Kiev et dans quelques capitales occidentales)…

Le 8 juillet, c’est une habitation de Dokoutchayevsk et une de Vesseloye qui étaient touchées par les tirs de l’armée ukrainienne. Ce matin, 10 juillet, l’armée ukrainienne a tiré 10 obus de mortier de 120 mm sur le village de Leninskoye (dans le Sud de la RPD), ainsi que sur Chirokaya Balka, près de Gorlovka, endommageant deux maisons.

Jusqu’ici il n’y a pas eu de victimes civiles, mais si cette tendance se poursuit, cela pourrait malheureusement se produire.

Surtout quand on voit que près de 90 % des demandes de cessez-le-feu de la RPD pour réparations des infrastructures sont purement et simplement ignorées par la partie ukrainienne. C’est ce qu’a déclaré Rouslan Yakoubov, le chef de la représentation de la RPD au sein du Centre conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC).

« Dans 90 % des cas, la partie ukrainienne ne montre aucun intérêt pour les travaux de réparation et de restauration. Ils justifient leurs refus par le fait que les demandes ne sont pas faites en ukrainien, » a ainsi déclaré Yakoubov à l’agence DAN.

Mais, comme l’a signalé le représentant en chef de la RPD au sein du CCCC, ces « principes » sont à géométrie très variable, selon l’intérêt de Kiev. Par exemple, pour les demandes concernant la station d’épuration de Donetsk (qui fournit aussi l’eau potable du côté contrôlé par Kiev), la partie ukrainienne satisfait à moitié les demandes, en accordant par exemple la trêve nécessaire pour les changements d’équipes.

« De fait, Kiev a une approche très sélective du problème, politisant tout ce qui ne lui est pas profitable, mais en fait, rien ne les empêche d’agir ainsi tout le temps, » a-t-il ajouté.

Or, c’est justement la procédure d’établissement et de surveillance des cessez-le-feu qui doit être discutée à Minsk demain.

Cette proposition, établie par la MSS de l’OSCE, contient sept mesures pour améliorer la procédure actuelle :

1) Confirmation globale de l’engagement envers les cessez-le-feu précédemment décrétés ;

2) Publication et rapport à tous les niveaux des ordres de cessez-le-feu ;

3) Adoption de mesures contre les actes de violation du cessez-le-feu ;

4) Interdiction de toute offensive, reconnaissance ou tirs de snipers ;

5) Interdiction de bombarder ou de tirer, même en réponse à d’autres tirs ;

6) Interdiction de déployer des armes lourdes dans des zones habitées ou de tirer sur les infrastructures ;

7) Fournir un accès sûr aux patrouilles de l’OSCE.

Denis Pouchiline, le négociateur en chef de la RPD à Minsk, ne se fait bien sûr aucune illusion sur l’avenir de ces mesures, mais en soutenant cette proposition, et en l’appliquant, la république montre ainsi clairement qui veut la paix, et qui veut la guerre.

« Nous n’avons aucune illusion concernant la position ukrainienne sur le règlement du conflit dans le Donbass et sur les méthodes que le gouvernement ukrainien est prêt à utiliser pour cela. Malgré cela, la République continuera d’insister sur la nécessité d’adopter un document qui permettrait dans la pratique de contenir les tirs et de réagir rapidement aux violations, » a-t-il déclaré.

Il ne nous reste qu’à attendre demain pour constater la réaction de Kiev à cette proposition, et quelles excuses ils vont encore bien pouvoir trouver pour échapper à leurs obligations découlant des accords de Minsk, qu’ils ont signés.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 7 juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 7 juillet 2018 :

SITUATION MILITAIRE
00’45 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
04’52 » – L’armée ukrainienne utilise les mêmes méthodes que les terroristes de Syrie
08’59 » – La propagande officielle ukrainienne sur les bombardements se prend les pieds dans le tapis (Reportage de début juin à Sakhanka)
13’06 » – Les mortiers Molot et les Javelins livrés à l’armée ukrainienne sont défectueux
19’21 » – Des soldats ukrainiens vendent leurs armes à la RPD
21’21 » – Désertions et suicides en masse chez les soldats ukrainiens

RPD-RPL
23’53 » – Le tribunal populaire ukrainien rend son verdict contre 10 accusés de plus, dont Igor Kolomoïski

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
31’47 » – 45 journalistes agressés en Ukraine depuis le début de l’année
34’03 » – Risque de coupure de l’eau potable dans plusieurs régions d’Ukraine faute de chlore
37’53 » – Timochenko met en garde Porochenko contre la tentation de relancer la guerre dans le Donbass pour garder son poste

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
39’49 » – Porochenko se fait reprendre sur Twitter après avoir célébré la « libération » de Slaviansk et Kramatorsk il y a quatre ans

44’40 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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À Sakhanka et Kominternovo l’armée ukrainienne vise les civils et utilise des drones largueurs de grenades comme les terroristes de Syrie

FAU / DaechDu 26 juin au 1er juillet, nous sommes allés à Sakhanka et Kominternovo, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), afin d’évaluer l’évolution de la situation après notre visite du début du mois de juin.

Une fois sur place, les habitants m’ont indiqué que la télévision ukrainienne (entre autre la chaîne ICTV) avait dénoncé comme fake news mon reportage précédent concernant Sakhanka, en se basant sur la partie qui a été publiée (avec mon accord) par Rossia 24. La chaîne ukrainienne a répété la propagande d’état affirmant qu’il n’y avait pas eu de bombardements de la part de l’armée ukrainienne, et que c’était donc une fake news.

Pas de chance pour la chaîne ICTV et sa tentative maladroite de sauver les meubles, si sur la vidéo diffusée par Rossia 24, ne figurent que les dégâts consécutifs à ces bombardements, sur mon reportage complet, se trouvent les enregistrements vidéo en « direct » de ces bombardements, sur lesquels le public peut entendre ces tirs de l’armée ukrainienne sous lesquels nous nous sommes retrouvés à Sakhanka ces jours-là, et qui sont censés ne pas avoir existé !!!

Bien essayé ICTV, mais face aux faits que nous avons vécus, filmés et publiés, votre joli blabla propagandiste sonne terriblement faux.

Suite aux bombardements du 24 juin qui ont frappé Sakhanka et Kominternovo, nous avons donc décidé de refaire une série de reportages sur la situation dans cette zone, et confirmer que c’est bien l’armée ukrainienne qui tire sur ces deux villages.

Nous commençons par le village de Sakhanka même, le 27 juin. Le bombardement du 24 juin a endommagé ou détruit plusieurs habitations, et surtout grièvement blessé un civil, qui a reçu des éclats d’obus entre autres à la tête. L’homme a été hospitalisé à Novoazovsk avant d’être transféré au Centre de Traumatologie de Donetsk, car ses yeux ont été grièvement touchés, et l’homme avait besoin d’une opération neurochirurgicale.

Voir le reportage complet concernant les bombardements frappant Sakhanka

Alors que nous remontons la rue touchée, nous découvrons des camions de la Croix-Rouge déchargeant des matériaux de construction pour aider les habitants à réparer leurs maisons suite aux bombardements. Ces mêmes bombardements qui n’existent pas selon ICTV.

Or, s’il n’y avait réellement pas de bombardements de la part de l’armée ukrainienne, il n’y aurait pas eu de maisons endommagées ou détruites, et donc aucune nécessité pour la Croix-Rouge de fournir de quoi les réparer ! CQFD. Quand je dis que la propagande ukrainienne passe son temps à se prendre les pieds dans le tapis…

Lors de cette distribution, je discute avec une des bénéficiaires de cette aide (une civile), et lorsque je lui pose la question « Qui bombarde vos maisons ? », la réponse est claire comme de l’eau de roche « L’Ukraine ». La propagande ukrainienne peut remballer ses histoires d’occupant russe inexistant, les habitants sur le terrain savent bien qui les bombarde : l’armée ukrainienne.

Voir le reportage filmé lors des trois jours de distribution d’aide humanitaire par la Croix-Rouge

Le 24 juin, un autre village du Sud de la RPD a été bombardé par l’armée ukrainienne : le village de Kominternovo, situé un peu au Nord de Sakhanka.

Nous nous y rendons le 28 juin, sous des températures caniculaires. Ce village est très dangereux, car l’armée ukrainienne a une vue directe sur l’artère principale de la localité et tire fréquemment sur les véhicules qui l’empruntent, ou sur les gens qui marchent sur la chaussée.

C’est donc à pied, et avec gilet pare-balles et casque, que nous déambulons dans le village en passant par les chemins de traverse et en rasant les haies le long de la rue principale pour aller jusqu’aux maisons et magasins qui ont été touchés par les obus ukrainiens quatre jours plus tôt.

Là aussi l’une des habitantes, qui a perdu sa fille l’an passé lors d’un bombardement, nous confirme que les tirs viennent bien de l’armée ukrainienne. La maison de la culture et l’une des habitations touchées indiquent clairement la direction d’origine des tirs : les positions de l’armée ukrainienne à Talakovka et à Chirokino.

Voir le reportage filmé le 28 juin à Kominternovo

Le lendemain, alors que je finis de filmer la distribution d’aide humanitaire apportée par la Croix-Rouge, les soldats de la RPD qui défendent le village de Sakhanka me proposent d’aller sur leurs positions face à Chirokino, car ils ont quelque chose à me montrer.

Deux jours avant, l’un d’entre eux a survécu par miracle au largage d’une grenade par un drone de l’armée ukrainienne. La grenade n’a pas explosé, et les soldats l’ont gardée comme preuve.

Sur place, l’information est confirmée par le principal concerné. Comme il l’explique lui-même face caméra, cette méthode est extrêmement vicieuse, car le seul bruit qu’on entend est celui du drone.

Cette méthode évite que les observateurs de l’OSCE ou du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) enregistrent un tir venant du côté ukrainien, et surtout les soldats de la RPD n’ont pas le temps de se mettre à couvert, car ils n’entendent rien avant que la grenade n’explose à côté d’eux.

Une méthode qui ressemble énormément à celles des terroristes en Syrie, qui transforment eux aussi des drones en armes à coup de grenades ou d’explosifs pour attaquer l’armée syrienne ou même les bases de l’armée russe.

Quand on sait que l’Ukraine a les mêmes patrons que ces groupes terroristes (présentés comme étant des rebelles modérés par la presse occidentale), il n’y a rien d’étonnant à retrouver les mêmes méthodes dans l’armée ukrainienne que chez Daech ou le groupe Jaych al-Islam (anciennement Front al-Nosra, branche locale d’al-Quaïda).

Ce qui est plus problématique, c’est que ces méthodes terroristes soient utilisées par un État reconnu par l’ONU (membre actuellement du Conseil de Sécurité), et qui plus est, un État soutenu et financé par les États-Unis, le Canada, et l’Union-Européenne ! Il serait temps que l’Occident revoit un peu les États et les groupes qu’elle soutient dans le monde, surtout avant de vouloir donner des leçons de démocratie ou de lutte contre le terrorisme aux autres…

Voir le reportage filmé sur les positions de l’armée de la RPD le 29 juin

ICTV et le gouvernement de Kiev peuvent bien gloser sur les fakes news de l’occupant russe (qui n’existe que dans le cerveau malade des ultra-nationalistes et des dirigeants ukrainiens), les faits sont à l’épreuve de la propagande et ils sont têtus.

C’est bien l’armée ukrainienne qui vise et bombarde délibérément les civils du Donbass, faisant de nouvelles victimes et destructions chaque jour. Et pire encore, cette armée n’hésite pas à recourir à des méthodes de terroristes pour éliminer les soldats de la RPD qui protègent ces mêmes civils contre l’armée ukrainienne.

Pendant notre séjour sur place, il n’y a pas eu de violations sérieuses du cessez-le-feu, grâce à la présence de la Croix-Rouge. Nous sommes donc restés encore 24 h, après leur départ, pour voir si cette accalmie perdurerait. Sans surprise, une fois la Croix-Rouge partie, nous avons constaté des tirs sporadiques venant des positions ukrainiennes contre les positions de la RPD le 30 juin. Ces tirs ne se sont arrêtés qu’environ 30 minutes avant l’entrée en vigueur de la nouvelle trêve des moissons…

Christelle Néant

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Igor Kolomoïski condamné par contumace à la prison à vie par le tribunal populaire ukrainien

JusticeSuite au verdict du 22 juin qui frappait principalement le gouvernement de Kiev, le tribunal populaire ukrainien a communiqué le 2 juillet, la sentence concernant la culpabilité d’autres personnalités ukrainiennes qui jouent un rôle important dans la guerre qui se déroule actuellement dans le Donbass.

Les principales cibles de ce deuxième round de condamnations sont les oligarques et les membres du bureau du procureur général ukrainien, ainsi que des journalistes.

Après Porochenko, Avakov, Tourtchynov, Groïsman et Parouby, le tribunal s’est penché sur la responsabilité de Dmytro Iaroch (ancien chef de Secteur Droit et député à la Rada), mais aussi d’oligarques comme Igor Kolomoïski (qui finance bon nombre de bataillons néo-nazis et groupes armés illégaux en Ukraine), Sergueï Tarouta (qui fut gouverneur de l’oblast de Donetsk de mars à octobre 2014, et qui est depuis député à la Rada en plus de son activité d’homme d’affaires), mais aussi des membres ou ex-membres du bureau du procureur général ukrainien comme Oleg Makhnitski (qui est conseiller de Porochenko et ex-procureur général ukrainien par intérim), Vitali Iarema (qui fut lui aussi procureur général ukrainien de juin 2014 à février 2015), Victor Chokine (qui fut procureur général ukrainien de février 2015 à avril 2016), Iouri Sevrouk (qui a repris le flambeau après Chokine, pour à peine un mois), Iouri Loutsenko (procureur général ukrainien actuel), et même de journalistes comme Iouri Artemenko (qui est président du conseil national ukrainien de la télévision et de la radio), et Alexeï Matsouka (rédacteur en chef du site d’informations pro-ukrainien Novosti Donbassa).

Le verdict est tombé le 2 juillet après des délibérations à huis clos. Les peines vont de trois ans d’emprisonnement jusqu’à la perpétuité, avec confiscation des biens des condamnés. Ces 10 condamnés porte le total actuel à 18 personnalités ukrainiennes condamnées par contumace par le tribunal populaire ukrainien. Pour rappel ces condamnations ont été faites en regard du code pénal et du droit ukrainien, ainsi que du droit international.

Le plus sévèrement condamné lors de ce deuxième verdict, fut Igor Kolomoïski, qui a été condamné, comme les membres les plus importants du gouvernement ukrainien, à la prison à vie avec confiscation de ses biens. Il faut dire qu’il détient le palmarès du nombre d’articles de lois violés avec 10 articles du code pénal ukrainien à lui tout seul. Il a été condamné entre autre pour abus de pouvoir, déclenchement d’une guerre, création de groupes paramilitaires illégaux, complicité de banditisme, etc.

Il est suivi par Dmytro Iaroch, le seul représentant des formations paramilitaires ultra-nationalistes de ce groupe d’accusés, qui a écopé de 12 ans de prison pour complicité d’actes terroristes.

Vient ensuite Sergueï Tarouta, condamné à 10 ans de prison pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, création de groupes paramilitaires illégaux, ainsi que le financement et approvisionnement de ces mêmes groupes.

Puis viennent à égalité avec Tarouta, le procureur général ukrainien actuel, Iouri Loutsenko, et les ex-procureurs généraux Iarema, et Makhnitski qui écopent de 10 ans de prison, pour dissimulation de crimes, abus de position officielle, arrestations et détentions illégales, etc. Pour les mêmes crimes, Chokine écope de huit ans de prison et Sevrouk de six ans d’emprisonnement.

Restent les deux derniers condamnés : Artemenko et Matsouki, journalistes. Leur présence peut sembler incongrue de prime abord, mais il n’en est rien. Comme je l’ai souvent dit les journalistes ont joué et jouent encore aujourd’hui un rôle majeur dans cette guerre. Pour le meilleur, mais aussi et surtout pour le pire. Entre dissimulation d’informations sur des crimes de guerre, et propagande éhontée pour les actions de Kiev, y compris les plus sanglantes, les journalistes pro-Kiev ont permis à cette guerre de continuer depuis quatre ans en cachant au public ce qui se passe réellement.

Cette première condamnation de deux journalistes pour leurs appels constants à lancer puis à mener une guerre extrêmement sanglante contre la population du Donbass, ainsi que pour leurs actions visant à entraver le travail d’autres journalistes, devrait faire réfléchir leurs confrères qui se croient à l’abri pendant qu’ils débitent leur propagande anti-russe permanente, appellent à exterminer la population du Donbass ou à relancer la guerre. Pour ses crimes, Artemenko a été condamné à sept ans de prison et Matsouka à trois ans d’emprisonnement.

Des peines à utiliser comme exemple pour les autres journalistes (et pas que les journalistes ukrainiens) qu’il faudra un jour juger au tribunal de Nuremberg II concernant le conflit du Donbass. Car ils ne sont pas les seuls à porter une part de la responsabilité du prolongement de ce conflit, et donc de la mort de civils innocents.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 1er juillet 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le dimanche 1er juillet 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’07 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine et du mois écoulés
03’42 » – L’armée ukrainienne sabote la trêve des moissons
05’10 » – Nouvelles tentatives de percée des lignes de défense de la RPD
08’04 » – Erreurs graves dans les rapports de l’OSCE
11’55 » – Kiev veut engager un millier de mercenaires étrangers pour tenter une percée de la ligne de front

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
15’10 » – Un ancien combattant du régiment Azov dévoile l’existence d’escadrons de la mort en Ukraine
29’03 » – L’Ukraine refuse l’entrée sur son territoire à deux journalistes russes invités à une conférence de l’OSCE sur la liberté des médiasScandale

34’40 » – Conclusion

Voir le rapport de situation en vidéo

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Horreurs au-dessus de tous soupçons. Négoces d’Enfants ! La guerre contre l’Extrême Droite une erreur?

L’extrême droite, ce n’est pas seulement des idées nauséabondes, c’est aussi des pratiques monstrueuses avec l’église en association de malfaiteurs. Les racines chrétiennes sont pourries jusqu’à l’os et gangrènent toute la société. Les Espagnols en font la sinistre expérience actuellement. Ce qui démontre que la démocratie espagnole est pire que le leurre que je cite ci-dessus, ceux qui en doutent, merci de visionner la vidéo ci-dessous. Il n’y a pas à mon sens, seulement l’Extrême droite, tous les partis sans exception son coupables. Puis nous complices du refus de mettre la dignité de chacun à sa place.

http://www.youtube.com/watch?v=6Si_6XIZ48A

La vérité qui claque à la figure de chaque enfant au chiffre ahurissant de plus de 300 000 mille connus à ce jour, le film complet ci-dessous en français. Aurons le courage d’en parler ? La vidéo de film complet :

https://www.youtube.com/watch?v=WyEjKnfcB_g

Le canard enchaîné a fait un article dessus la semaine dernière pour annoncer le passage du documentaire en clair sur Canal + donc je suppose que pas mal de personnes l’ont vues….Osons en parler !

En Europe, en Espagne, depuis ce jour le scandale le plus phénoménal prend une autre forme. Il en va de même dans le cadre des terroristes assassins en divers styles et formes. Le droit de préemption d’innocence prend une place de plus en plus importante. Une évidence les absences d’une logique qui tourne presque tel l’ancien manège de « Tounicoti, Tournicoton ». La démonstration est plus qu’évidente. Le franquisme ne s’est pas éteint avec le décès de Franco. L’Espagne devenue une démocratie et les faits perdurent y compris après 1987. Le procès qui s’ouvre depuis 26 juin 2018, au pays des Ramblas laissera des empreintes aussi importantes ou plus que l’époque des « Rojos ». Les deux comparaisons sont difficilement séparables, tant les impacts marquent et subsisteront dans l’histoire, qui n’est ni plus ni moins que la vie soit d’issante du passé et qui macule notre présent, mais surtout celui des victimes.

Les enquêtes dont les sources émanent d’un réalisme stupéfiant, que ces faits émanent de sources du Figaro et autres, elles figurent dans certains gènes.

Entre respect du droit et cas de conscience, des avocats assument la défense de personnes poursuivies dans des dossiers de terrorisme. Un plaidoyer parfois inaudible, pour ces individus «perçus comme des monstres.» J’ai eu l’honneur de le défendre. Le journaliste insiste: «L’honneur?» «L’honneur monsieur.» Éric Dupont-Moretti est invité à la matinale de Nicolas Demorand sur France Inter au lendemain du verdict du procès Merah, en novembre dernier. Le célèbre pénaliste, habitué des déclarations détonantes, persiste à défendre son client. La veille, Abdelkader Merah, frère de Mohamed, terroriste qui a tué́ sept personnes et en a blessé́ six autres à Toulouse et Montauban, en mars 2012, a été condamné à vingt ans de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. La tension de l’échange est à la hauteur de celle qui imprègne la société autour des affaires de radicalisation et de terrorisme. Ces individus «incarnent le mal absolu» aux yeux de l’opinion, selon Dupont-Moretti. Et ce, depuis un tournant: la série d’attentats de 2015, de Charlie Hebdo au 13 novembre. Les accusations pleuvent, des vies deviennent fonds de commerce. Le monde de la finance dans tous les cas de figures laisse ses empreintes, peu importe à ce stade qui en tirent profits.

Eduardo Vela, 85 ans, ex-obstétricien à la clinique San Ramon de Madrid, est accusé par Inès Madrigal, employée des chemins de fer de 49 ans, de l’avoir séparée de sa mère biologique et d’avoir falsifié son acte de naissance, en juin 1969. Le premier procès des «bébés volés» s’ouvre ce mardi en Espagne, des décennies après qu’a éclaté ce scandale de nouveau-nés soustraits à leurs mères pour être confiés à des familles d’adoption sous le régime de Franco (1939 – 1975). Ce médecin, dénoncé depuis longtemps par la presse et des associations, est le premier à devoir s’asseoir sur le banc des accusés, grâce au témoignage de la mère d’Inès Madrigal, Inès Pérez, décédée depuis.

Cette dernière, qui ne pouvait pas avoir d’enfant, a raconté que le docteur Vela lui avait proposé un bébé. Il lui avait demandé de simuler une grossesse puis l’avait déclarée comme la mère biologique du nouveau-né. Devant le juge d’instruction, il avait reconnu en 2013 avoir signé «sans regarder» le dossier médical qui indique qu’il a assisté à l’accouchement. «Je suis inscrite comme fille d’une femme stérile qui n’a jamais accouché», résume Inès Madrigal.

«Impunité»

Des cas comme celui-ci pourraient se compter par dizaines, voire centaines de milliers, selon les associations militant depuis 2010 pour que la lumière soit faite sur ce trafic qui a commencé sous la dictature de Francisco Franco (1939-1975), souvent avec la complicité de l’Église catholique. Les enfants étaient retirés à leurs parents après l’accouchement, déclarés morts sans qu’on leur fournisse la preuve et adoptés par des couples stériles, de préférence proches du régime «national-catholique». «On m’a dit d’arrêter de pleurer, que j’avais déjà une fille de 15 mois qui avait besoin de moi, que j’étais jeune et que j’aurais d’autres enfants.» Cristina Moracha, l’une des victimes du trafic Comme Cristina Moracha, à qui le personnel d’une maternité de Madrid a dit, quelques jours après qu’elle avait accouché en mai 1984, que son bébé était mort, sans lui en montrer le corps ni la sépulture. «On m’a dit d’arrêter de pleurer, que j’avais déjà une fille de 15 mois qui avait besoin de moi, que j’étais jeune et que j’aurais d’autres enfants», raconte-t-elle à l’AFP. «Tu devrais être contente que Dieu ait choisi ton bébé pour l’emporter», lui a même dit une religieuse. Après la guerre civile (1936-1939), l’objectif était de punir les opposantes accusées de transmettre le «gène rouge» du marxisme, affirme Soledad Luque, présidente de l’association «Tous les enfants volés sont aussi mes enfants». Puis ce sont les enfants nés hors mariage, ou dans les familles pauvres ou très nombreuses, qui ont été davantage visés à partir des années 1950. Le trafic a perduré en démocratie, au moins jusqu’en 1987, pour des motifs «presque purement économiques», poursuit-Mais malgré l’ampleur du scandale, dénoncé pour la première fois dans la presse en 1982, aucune des plus de 2.000 plaintes déposées selon les associations n’a abouti. «Ce qui unit les trois époques, c’est le mot impunité», affirme Soledad Luque, dont la plainte visant à retrouver son frère jumeau a été classée. C’est le fait d’avoir permis la tenue de ce procès pionnier qui pousse Inès Madrigal à continuer, avec l’espoir que la décision fasse jurisprudence, pour «que ça ne me serve pas qu’à moi mais à tant d’autres qui attendent derrière moi». «Ce qui unit les trois époques, c’est le mot impunité.» Soledad Luque, présidente de l’association «Tous les enfants volés sont aussi mes enfants» Mais après tant d’années, la résignation guette les familles. Les protagonistes disparaissent au fil des années, comme la religieuse Maria Gomez Valbuena, souvent dépeinte comme la tête du trafic à Madrid, et morte avant d’être jugée. Eduardo Vela, «il lui suffirait d’invoquer son droit à garder le silence, et ce serait fini», lâche, dépitée, Cristina Moracha. Interviewé par la BBC en 2011, le médecin avait déclaré en brandissant un crucifix: «J’ai toujours agi en son nom. Toujours pour le bien de l’enfant et pour protéger les mères». «Je sais parfaitement qu’on ne va pas l’obliger à déclarer ce que je veux qu’il déclare, c’est-à-dire (…) où est allé chaque bébé, et parmi eux, mes frères», disparus dans les années 1960 à la clinique San Ramon, dit une femme qui refuse de donner son nom. Elle justifie sa demande d’anonymat par ce qui est arrivé à Ascension Lopez, condamnée pour calomnie pour avoir accusé une religieuse d’avoir orchestré son adoption.

La vidéo présente ici https://actu.orange.fr/monde/videos/espagne-premier-proces-dans-le-scandale-des-bebes-voles-du-franquisme-VID0000002DSYA.html

Plus qu’un long discours voir des exposés futiles, dans cette vidéo le départ de ce procès affiche un certain laxisme avec les preuves flagrantes de ces horreurs. Elles sont belles et bien présentes.

Que chacun parents, enfants, puissent tenter de faire un grand espace au sommet de ces massacres qui se poursuivent.

Le Panda

Patrick Juan

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