Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 11 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 11 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
02’15 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’48 » – L’armée ukrainienne tire sur une ambulance de la RPD et fait trois morts
07’03 » – Le SBU vient sur la ligne de front désarmer les bataillons néo-nazis
08’07 » – Secteur Droit vend ses armes à la RPD
09’10 » – Chiffres des suicides dans l’armée ukrainienne depuis le début de l’année

SITUATION POLITIQUE
10’52 » – Projet de loi à la Douma pour simplifier l’octroi de la citoyenneté russe

RPD-RPL
13’24 » – Nouvelles positives sur l’évolution économique et sociale en RPD et en RPL

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
17’41 » – L’Ukraine menace de sombrer dans un véritable chaos financier
20’40 » – Un sénateur tchèque compare l’Ukraine à un trou noir
23’14 » – Kiev remplace le salut traditionnel de l’armée par celui des collaborateurs ukrainiens des Nazis

DIVERS
27’45 » – L’Allemagne soigne plus d’une centaine de soldats ukrainiens depuis 2014 y compris des néo-nazis

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
34’33 » – Le « martyr » Oleg Sentsov dans sa prison russe, toujours en vie et en forme après près de 80 jours de grève de la faim (highlander)

40’58 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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La Douma soumet un projet de loi pour simplifier l’accès à la citoyenneté de la fédération de Russie

Passeports russesLe 7 août 2018, la Douma a soumis un projet de loi qui propose de donner au président de la fédération de Russie le pouvoir d’établir des listes d’étrangers pouvant obtenir la citoyenneté russe de manière simplifiée.

« Cela permettra d’accorder la citoyenneté de la fédération de Russie d’une manière simplifiée aux compatriotes vivant dans des pays à la situation socio-politique et économique complexe, où il y a des conflits armés ou un changement de régime politique, » a déclaré le gouvernement russe.

Dans le même temps, le projet de loi prévoit la simplification de l’obtention de la citoyenneté pour les compatriotes vivant à l’étranger qui participent au programme gouvernemental de réinstallation volontaire en fédération de Russie.

Cette mesure s’applique seulement à ceux qui ont reçu un permis de résidence (temporaire ou non) et sera valable quelle que soit la région choisie comme lieu de résidence.

Cette exigence d’avoir obtenu un permis de séjour pour bénéficier de cette procédure simplifiée est justifiée dans le projet de loi par la nécessité « d’assurer la sécurité de la fédération de Russie et d’empêcher la propagation de maladies dangereuses sur son territoire ».

En effet, pour obtenir un permis de séjour, la personne doit fournir ses empreintes digitales (lutte contre le terrorisme oblige), passer un examen médical, dont le résultat doit confirmer qu’elle ne se drogue pas et qu’elle n’est pas porteuse de maladies infectieuses dangereuses, et produire un certificat attestant qu’elle n’est pas porteuse du VIH.

Comme on peut le voir, dans la continuité des ordres donnés par Vladimir Poutine pendant sa ligne directe du 7 juin 2018, la simplification de l’octroi de la citoyenneté russe progresse rapidement sur le plan législatif, et devrait permettre à de nombreux réfugiés du Donbass d’obtenir un passeport russe, sans pour autant le distribuer n’importe comment à n’importe qui.

La façon dont ce projet de loi est formulé, et les catégories de personnes concernées montrent que la fédération de Russie essaye de trouver le juste équilibre entre bons sentiments et pragmatisme, afin de ne pas mettre en danger la sécurité ou l’équilibre du pays, tout en intégrant ou réintégrant de manière convenable ceux qui veulent réellement s’intégrer en Russie.

Christelle Néant

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L’Allemagne soigne des soldats ukrainiens sans savoir s’ils ont servi dans l’armée régulière ou dans des bataillons néo-nazis

Régiment AzovDepuis 2014, l’Allemagne a déjà accueilli sur son sol pour traitement médical plus de 100 soldats ukrainiens, sans savoir s’ils font partie de l’armée régulière ou de bataillons ultra-nationalistes ou néo-nazis. Or certains de ces patients ont été filmés en train de faire des saluts nazis sur leurs brancards, pendant que d’autres arborent des t-shirts aux logos d’extrême-droite.

L’information révélée par RT Deutsch a de quoi provoquer un véritable scandale dans le pays qui fut le berceau du nazisme. Le lièvre a été levé par Alexander Neu du parti Die Linke (parti allemand de gauche), qui a obtenu du président du comité de la Défense, Wolfgang Hellmich, des réponses assez effrayantes à ses questions sur ce programme d’aide aux soldats ukrainiens.

Ainsi on apprend que pas moins de 112 soldats ukrainiens ont déjà bénéficié de ce programme d’aide depuis 2014, et ont été emmenés en Allemagne pour y être soignés.

Lorsque Neu demande combien de ces personnes venaient de bataillons néo-nazis ou paramilitaires, du régiment Azov, ou de l’armée régulière et combien venaient des armées de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL), la réponse laisse pantois : « Le gouvernement fédéral n’a pas d’informations à ce sujet ».

Concernant le financement, la réponse vaut aussi son pesant d’or.

« Les frais de transport et de traitement de la première vague d’aide en 2014 ont été payés par le bureau des Affaires étrangères. Puis pour les vagues ultérieures d’aide au traitement des soldats ukrainiens, les frais de traitement et de transport ont été financées par la Section 14. »

La « Section 14 » fait référence à une partie du budget allemand de 2017 qui concerne les « obligations en lien avec l’appartenance à l’OTAN et à d’autres institutions internationales, ainsi que les mesures liées aux opérations internationales ».

En clair, le gouvernement allemand, finance donc sur son budget le transport et le traitement de soldats ukrainiens dont elle ne sait strictement rien, y compris des néo-nazis et des criminels de guerre. Le tout au titre de son appartenance à l’OTAN, alors que l’Ukraine n’en est même pas membre !

RT Deutsch avait alors demandé au ministère fédéral de la Défense, lors d’une conférence de presse en juillet 2018, quels étaient les critères appliqués pour sélectionner les blessés ukrainiens.

Frank Fähnrich a alors répondu que les soldats blessés étaient choisis uniquement sur base médicale, la priorité étant accordée à ceux nécessitant un traitement urgent.

Le problème c’est qu’une vidéo postée par Deutsche Welle sur leur page Facebook montre clairement (vers 0’49) un des soldats sur un brancard, saluer un autre « camarade » par un superbe salut nazi…

Soldat ukrainien faisant un salut nazi

Un autre soldat, filmé par la chaîne ukrainienne TSN, porte quant à lui un t-shirt d’une marque populaire chez les néo-nazis et les ultranationalistes, arborant une référence claire à la division SS Wiking (sic).

Soldat ukrainien avec t-shirt SS Wiking

Et pendant que les néo-nazis ukrainiens se font soigner en Allemagne aux frais du contribuable, cette générosité humanitaire ne s’étend pas aux civils du Donbass, comme l’a souligné Alexander Neu.

« Qu’est-ce qui motive cet effort, des raisons purement humanitaires ? Pourquoi le transport et l’hospitalisation sont-ils payés avec des fonds du ministère fédéral de la Défense depuis 2015 ?

Et puisque seuls les blessés ukrainiens venant de Kiev ont bénéficié ou bénéficient actuellement de manière évidente d’un traitement en Allemagne, le biais politique de ces mesures d’aide prétendument humanitaires devient évident concernant la sélection des personnes dans le besoin. Et que non seulement les soldats ukrainiens de l’armée régulière, mais aussi les membres des bataillons de volontaires nationalistes et fascistes associés à la mafia reçoivent des soins médicaux en Allemagne doit donc être considéré comme intentionnel de la part du ministère fédéral de la Défense sous le ministre von der Leyen, » a déclaré Alexander Neu.

Ce dernier a aussi souligné que même les civils qui ont été victimes des bombardements des centres-villes de Donetsk ou de Lougansk par les troupes ukrainiennes ne semblent pas être considérés comme dignes d’être traités en Allemagne. Du point de vue de Berlin, ils vivent « probablement du mauvais côté du front », a conclu Neu.

Il semble donc que Berlin préfère soigner les criminels de guerre et les soldats néo-nazis plutôt que leurs victimes innocentes. Voilà une conception fascinante de l’aide humanitaire à l’allemande…

Christelle Néant

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Kiev va remplacer le salut traditionnel de l’armée par le slogan des collaborateurs ukrainiens du régime Nazi

Armée ukrainienneAprès avoir changé les couleurs des bérets de certaines de ses troupes pour casser l’héritage soviétique, décerné le titre de héros de l’Ukraine et renommé des rues en l’honneur des collaborateurs du régime Nazi comme Bandera, voilà que les autorités ukrainiennes ont décidé de remplacer le salut traditionnel au sein de l’armée par le slogan de ces mêmes collaborateurs antisémites et russophobes.

Ce passage du salut militaire traditionnel hérité de l’URSS vers le slogan nationaliste ukrainien « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! » sera entendu publiquement pour la première fois le 24 août lors de la parade militaire qui aura lieu à Kiev à l’occasion de jour de l’indépendance du pays. Ce changement a lieu à la demande de Porochenko lui-même, qui a déposé un projet de loi en ce sens à la Rada !

Les troupes ont d’ailleurs déjà salué ainsi Stepan Polotorak, le ministre ukrainien de la Défense, lors des répétitions de la parade qui ont eu lieu mardi à l’aéroport de l’usine Antonov. Et ce malgré le fait qu’il semble qu’une partie des troupes ukrainiennes ne soit pas franchement d’accord pour adopter ce salut, certains soldats rappelant que les FAU ne sont pas l’UPA.

« À l’occasion du 27e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine et du 100e anniversaire de la renaissance de l’état, une parade militaire sera organisée – extrêmement forte et plus grande que les années précédentes. Y participeront 4 500 soldats et 250 pièces d’équipement, » a déclaré le ministre après la répétition.

Poltorak a aussi déclaré que cette année, pour la première fois, 24 unités des forces armées, du service des frontières, du SBU, de la Garde Nationale, de la police nationale, du ministère des Situations d’urgence, et d’autres départements des forces de l’ordre participeront à cette parade.

Les femmes cadets de l’institut militaire de Kiev Taras Chevchenko y feront aussi leur première apparition, et la participation de troupes venant de pays alliés est attendue.

Ces troupes étrangères savent-elles ce que signifie ce slogan et quel genre de personnes l’ont mis au point ? Ces soldats venant de pays « alliés » de l’Ukraine savent-ils qu’ils vont se retrouver associés à un salut adopté par l’OUN (Organisation des Nationalistes Ukrainiens) et l’UPA (Armée Insurrectionnelle Ukrainienne) en 1941, et que ces organisations ont massacré des centaines de milliers de Polonais, de Juifs, de Tziganes et de Russes pendant leur collaboration avec les Nazis ?

Mais à part ça la presse occidentale, et européenne en particulier nous jurera la main sur le cœur que les néo-nazis et autres ultranationalistes sont minoritaires et n’ont pas le pouvoir en Ukraine…

Ils en ont assez en tout cas pour faire renommer des rues, décerner le titre de héros national à un collaborateur reconnu comme Bandera, et maintenant pour convertir l’armée ukrainienne toute entière à un salut de collaborateurs du régime Nazi !!!

Pourquoi ne pas leur faire faire un Sieg Heil pendant la parade tant qu’on y est, cela ne dénotera pas avec les marches aux flambeaux habituelles des groupes ultra-nationalistes ukrainiens comme Secteur Droit ! Sauf que là c’est d’une armée officielle qu’on parle, l’armée d’un pays qui se trouve aux portes de l’UE, et que cette dernière finance et soutient depuis plus de quatre ans !

Voilà ce que l’UE soutient sans réserve : la renaissance du nazisme à ses portes et avec l’argent de ses contribuables par-dessus le marché !!! Il est temps que les peuples européens se réveillent !!! Et il est surtout temps que les autorités européennes cessent de jouer les hypocrites en prétendant combattre l’antisémitisme et le racisme chez eux tout en finançant et soutenant un pays (l’Ukraine) qui se nazifie publiquement depuis quatre ans !

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne intensifie ses bombardements contre la RPD et tire sur une ambulance – Bilan : trois morts et un blessé

TirsDurant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a intensifié ses bombardements contre les civils de la République Populaire de Donetsk (RPD), et a de nouveau violé toutes les conventions internationales en tirant sur une ambulance militaire qui partait porter secours à un civil sur la ligne de front.

Lors des six violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne lors des dernières 24 h, cette dernière a tiré 114 munitions, principalement contre les zones résidentielles de Golmovski, de la mine Gagarine (Gorlovka), de Staromikaïlovka, et de Naberejnoye. Au total, ces tirs ont endommagé 12 habitations situées dans ces localités et blessé un civil à Naberejnoye.

Un homme de 43 ans, résidant à Naberejnoye a reçu une balle à la hanche gauche. Évacué par les soldats de la RPD qui défendent la zone, il a été emmené à l’hôpital de Telmanovo pour y être soigné.

Un peu plus tard, dans la nuit, un autre habitant du même village appelle une ambulance, car il se sent mal et a des douleurs dans la zone du cœur. Vu l’heure tardive, et la proximité de la ligne de front, aucune ambulance civile ne peut se rendre sur place. Trop dangereux.

La mission est confiée à une équipe médicale de l’armée de la RPD. Un véhicule Oural clairement marqué comme étant une ambulance part alors avec un chauffeur et deux femmes membres du personnel médical pour porter secours au civil.

L’ambulance arrive vers le village avec ses gyrophares et ses phares allumés, afin de s’identifier clairement comme étant une ambulance et pas un véhicule militaire. Une mesure qui ne suffira pas à arrêter les soldats de la 93e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

Ces derniers tirent alors au missile antichar filoguidé sur l’ambulance, et tuent sur le coup le chauffeur et les deux membres du personnel médical qui se trouvaient à bord.

Pour rappel, ceci est un crime de guerre, et une violation complète de la convention de Genève, que l’Ukraine a pourtant signée. Cette convention interdit formellement de tirer sur les ambulances quelles soient civiles ou militaires !

Devant cette nouvelle atrocité, l’armée de la RPD a appelé les organisations internationales à se pencher sur les crimes de guerre de l’armée ukrainienne et la communauté internationale à revoir sa politique à l’égard du pays terroriste qu’est devenu l’Ukraine.

Christelle Néant

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Macron dans un Monde de Riches

C’est toujours le cas, Monsieur le président vous êtes en vacances au Fort de Brégançon. Vous avez conscience que vous êtes dans un monde totalement différent de la majorité des électeurs en France ?

Vous avez les médailles de quelles disciplines ? Votre épouse a acheté pour les cuisines de L’Elysée 10 000 assiettes pour servir qui ? Cela n’a rien d’une plaisanterie et avec l’argent des contribuables que vous pillez pendant que vous vous prélassez au soleil du Var.

Ce n’est pas de ce jour que certains vous le disent ici ! https://actu.orange.fr/societe/videos/galut-a-l-impression-que-macron-vit-dans-un-autre-monde-VID000000227dn.html

61% des Français pensent que Macron doit s’expliquer devant une commission d’enquête.

L’hypothèse est fort peu probable puisque les sénateurs qui reprendront leurs travaux à la rentrée (contrairement aux députés) ne sont eux-mêmes pas très partants.

Les Français sont très largement favorables à ce qu’Emmanuel Macron s’explique devant les commissions d’enquête parlementaires sur l’affaire Benalla.

Ils sont 61% à juger cela nécessaire, dont 41% qui le juge « tout à fait nécessaire », selon les résultats du sondage YouGov pour Le HuffPost et CNews.

Si les experts sont partagés sur la perspective de voir le chef de l’Etat être auditionné, certains considèrent qu’il n’y a que la convocation qui est interdite par la Constitution, en vertu de la séparation des pouvoirs.

En clair, si le président de la République désirait se faire entendre, il le pourrait.

C’est ce que réclament la France insoumise et le Parti socialiste.

Cela enchanterait donc l’opinion publique, particulièrement les partisans de Jean-Luc Mélenchon (78%) ou ceux de Marine Le Pen (75%).

Il n’y a guère que les sympathisants LREM qui s’y opposent, 60% considérant que l’audition d’Emmanuel Macron « n’est pas nécessaire ».

Une affaire d’Etat trop traitée par les médias

Il ressort globalement de ce sondage une perception paradoxale de cette affaire. A une nette majorité (57%) qui dépasse tous les clivages politiques, ce feuilleton est vu comme « la pire crise depuis l’élection d’Emmanuel Macron ».

Une majorité relative de Français (37%) la considère même comme une affaire d’Etat alors qu’ils ne sont que 28% à la voir comme un fait divers et 24% comme une crise politique.

Pour autant, une majorité des personnes interrogées par YouGov estime que « le traitement médiatique autour de l’affaire Benalla est trop important ». Ils sont 43% à le penser tandis que 33% le jugent équilibré et 15% disent qu’il est insuffisant.

Surtout, et cela va faire plaisir à Emmanuel Macron et ses soutiens, l’affaire Benalla n’a pas modifié l’image que les Français ont de leur président. 48% des sondés disent que « leur perception n’a pas changé du tout », et même 71% chez les sympathisants LREM.

Ils ne sont que 38% à dire qu’elle l’a changée en mal.

En revanche, et comme le montre notre baromètre mensuel, la popularité du chef de l’Etat tombe à son plus bas.

Un licenciement trop tardif

Ce sondage a également permis d’interroger les Français sur le licenciement d’Alexandre Benalla. Intervenue le 20 juillet après les révélations du Monde et après que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a obtenu une copie des images de vidéosurveillance, cette procédure est mal perçue.

74% des sondés considèrent en effet que « le licenciement d’Alexandre Benalla intervient trop tardivement ». Même les sympathisants LREM le considèrent à 57%. Jusqu’à cet été, la sanction, considérée comme la plus grave à l’égard d’un chargé de mission de l’Elysée, était deux semaines de mise à pied avec suspension de salaire (celle-ci n’étant toujours pas effective) et une rétrogradation dont les contours sont encore très flous.

Fin du remboursement de quatre médicaments contre Alzheimer

Les médicaments anti-Alzheimer, jugés insuffisamment efficaces et potentiellement risqués, ne seront plus remboursés. Une décision gouvernementale contestée par des associations de malades et de professionnels. Selon cet arrêté du ministère de la Santé, la mesure concerne les quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) qui traitent les symptômes d’Alzheimer, ainsi que leurs génériques.

Ils étaient jusque-là remboursés à hauteur de 15% par l’Assurance maladie, pour un coût de quelque 90 millions d’euros en 2015.

C’est la ministre de la Santé Agnès Buzyn qui avait annoncé sa décision, suivant ainsi l’avis de la Haute Autorité de santé, qu’elle dirigeait avant son entrée au gouvernement. En octobre 2016, la commission de transparence de la HAS, qui évalue les traitements en vue de leur remboursement, avait jugé que ces médicaments avaient « un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge ».

Elle pointait aussi « l’existence d’effets indésirables potentiellement graves ». Vous ne pouvez le prouvez Madame !

L’encadrement des loyers reconduit dans 28 « zones tendues »

Début août marque également la reconduction de l’encadrement des loyers dans 28 « zones tendues ». Sont ainsi concernées 1149 communes situées dans les 28 principales agglomérations de métropole dans lesquelles l’offre de logements répond difficilement à la demande, rendant la situation particulièrement complexe pour les locataires. L’objectif étant d’y limiter l’augmentation des loyers.

Zones tendues: Lyon, Toulouse, Nantes, Toulon, Annecy, Ajaccio, Bastia, Bayonne, Meaux, Menton, Saint-Nazaire, Sète, Thonon-les-Bains, Arles, Beauvais, Biarritz, Fréjus, Annemasse, Arcachon, Bordeaux, Grenoble, La Rochelle, Lyon, Marseille – Aix-en-Provence, Montpellier, Nice et Strasbourg.

Dans ces zones, la hausse de loyer est particulièrement encadrée. Ainsi, elle n’est possible qu’en cas de nouveau bail et doit être limitée à la variation de l’indice de référence des loyers, et seulement si le logement a subi des travaux justifiant la hausse ou si le loyer est très inférieur à la moyenne du marché.

Coup de pouce pour les Infirmières libérales et les assistantes maternelles

Enfin, certaines professions bénéficient d’un petit coup de pouce financier. C’est le cas pour les infirmières libérales qui voient une revalorisation de la majoration dite « dimanche et jours fériés » qui passera de 8€ à 8,50€. Et les nourrices à domicile voient leur salaire minimum passer de 9,98€ brut par heure à 10,21€, en vertu d’un avenant publié au journal officiel le 12 janvier 2018.

Les habitants de la France, il suffit de parler des exploits de bleus de se rendre à la demi-finale à la finale et penser que c’est gagner ?

Nous pouvons constater dans les modifications qui se sont déroulées durant cette année 2018 et ce n’est pas fini que le président de la République est un banquier au plein sens du terme, avec un gouvernement qui sont ni plus ni moins que ses fondés de pouvoirs.

Le feu brule mais les flammes dégagent l’ombre de la réalité.

Le Panda

Patrick Juan

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 4 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 4 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’10 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’06 » – Détails sur le bombardement qui a coûté la vie à deux soldats de la RPD à Sakhanka
04’26 » – Explication potentielle de la baisse des bombardements de la part de l’armée ukainienne
05’20 » – 11 000 officiers ont quitté l’armée ukrainienne depuis le début de l’année, en partie pour cause de paye trop basse
08’00 » – Un soldat des FAU passe du côté de la RPD et fait des révélations

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
10’11 » – La guerre du gaz se poursuit entre l’Ukraine et la Russie et Kiev risque de se retrouver dans le noir
19’10 » – Le Patriarche de Kiev veut exproprier l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou si elle obtient une église autocéphale
29’55 » – Un minibus transportant un parlementaire ukrainien a explosé dans la région de Dnipopetrovsk, le député est grièvement blessé

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’28 » – Tourtchynov veut poursuivre pénalement les importateurs de biens russes
33’21 » – L’armée ukrainienne plagie une vidéo de l’armée russe pour promouvoir ses troupes d’élite

38’52 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Le patriarche Philarète veut exproprier l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou s’il obtient une Église autocéphale

Philarète bénit Secteur DroitIl y a à peine 10 jours en arrière, je dénonçais les risques de guerre de religion en Ukraine si le patriarche œcuménique de Constantinople accordait à Porochenko une église orthodoxe autocéphale.

Suite à la traduction en russe et en grec de mon article, la machine de propagande ukrainienne s’est affolée, et a pondu plusieurs articles en russe et en anglais dénonçant mon article comme une fake news, et disant qu’il n’y avait pas d’agressions ni d’expropriation par la force des temples, chapelles et laures de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP) au profit de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev (UOC-KP), sans parler des attaques ad-hominem délirantes sur ma personne.

Cet article publié par le journal La Croix en 2014 (qui peut difficilement être qualifié de journal pro-Poutine), dit pourtant le contraire de ce qu’affirment ces journaux ukrainiens.

Et une semaine à peine après cette levée de boucliers de la part des médias ukrainiens, voilà que leur propagande leur revient dans la figure, tel un boomerang, ou une tarte à la crème jetée négligemment en l’air, grâce au Patriarche de l’UOC-KP, Philarète, en personne.

Ce dernier a accordé une interview à la chaîne de télévision ukrainienne Priamiy (« Direct »), lors de laquelle ses propos ne laissent aucun doute sur ce qui va se passer si le Patriarche Bartholomée accède à la demande de Porochenko et de l’UOC-KP.

Voilà ce qu’il y déclare :

« Il n’y a pas de propriété du Patriarcat de Moscou en Ukraine. Les propriétés de l’Église en Ukraine sont celle de l’Église ukrainienne. Prenons par exemple la laure de Kiev-Petchersk, et la laure de Potchaïv, à qui appartiennent-elles ? C’est la propriété de l’État ukrainien, et l’État a transféré ses possessions pour l’usage de l’Église [orthodoxe] ukrainienne du Patriarcat de Moscou, mais lorsqu’il y aura une Église ukrainienne reconnue, les laures – la première, et la seconde – seront transférées à l’Église ukrainienne [autocéphale]. »

Il poursuit ensuite en disant que cela se justifierait par le fait que les églises appartiendraient aux paroissiens qui les ont construites avec leur argent et pas à la Russie.

Avant ses paroles sur l’expropriation future de l’UOC-MP, Philarète n’a pas caché que le but du Patriarcat de Kiev était de s’agrandir, ce qui implique de le faire aux dépens d’une autre Église, c’est-à-dire en clair aux dépens du Patriarcat de Moscou (qui dispose officiellement du plus grand nombre de paroissiens en Ukraine, estimé à 35 millions de fidèles, de quoi aiguiser les appétits de l’UOC-KP).

« Tout d’abord notre but est d’agrandir le Patriarcat de Kiev. Et le Seigneur lui-même nous aide en cela. Comment ? En provoquant la guerre [du Donbass]. Et cette guerre contribue à la croissance du Patriarcat de Kiev. Comment ? Les gens voit qui protège l’État ukrainien, la terre ukrainienne, le Patriarcat de Kiev ou celui de Moscou ? Kiev protège [l’Ukraine] et Moscou protège l’agresseur, » a-t-il déclaré.

Quel genre de Patriarche est-ce là, qui vante une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de victimes (même si lui l’attribue à l’agression imaginaire de la Russie ce qui n’a rien d’étonnant vu les sympathies de ce Patriarche pour les néo-nazis ukrainiens) comme moyen pour son Église de s’agrandir aux dépens d’une autre ? Quel chef spirituel est-ce là ?

Ses propos tiennent de la pire bassesse politicienne, et dénotent un cynisme qui confine à l’immonde. Pour Philarète, les civils du Donbass sont juste bons à mourir pour qu’il puisse poursuivre son opération de propagande russophobe avec Porochenko et les néo-nazis ukrainiens et grappiller ainsi petit à petit des paroissiens aux dépens de l’UOC-MP.

Ses paroles ont été commentées par le chef du service de presse de l’UOC-MP, Vassili Anissimov.

« Philarète, excommunié par l’Église pour de nombreux crimes religieux, ne peut disposer que des propriétés qu’ils, les schismatiques, ont créées eux-mêmes – par exemple, un temple construit quelque part – et personne, de fait, ne le revendique, » a-t-il déclaré.

Anissimov a aussi souligné que pendant les répressions de l’époque soviétique, une part significative de la propriété de l’UOC-MP avait été saisie, et qu’elle n’avait pas encore été rendue. Mais l’UOC-KP n’existant pas à l’époque soviétique, aucune de ses propriétés n’avait été prise et aucun de leurs prêtres n’avait été arrêté.

Dans les années 1990, l’Ukraine avait reçu du Conseil de l’Europe l’obligation de procéder à la restitution des biens, ou de fournir une compensation. Mais l’Ukraine ne s’est jamais pliée à cette obligation.

« Chaque propriété a sa propre histoire, c’est un terme légal, et tout le monde sait que si votre maison a été saisie, et vous avez été abattu, alors cette maison doit être rendue à votre fils, mais pas à n’importe qui souhaitant la récupérer. Et vraiment qu’est-ce que l’autocéphalie vient faire ici ? » – a déclaré Anissimov.

Il a poursuivi en citant l’exemple des États baltes, de la Pologne, de la République Tchèque et de la Russie, où les autorités ont rendu et rendent encore à l’Église les propriétés saisies, souvent après rénovation. Pour autant, Anissimov a déclaré que l’UOC-MP n’abandonnerait même pas les propriétés en ruine, avant de conclure que « les déclarations de Philarète sont absolument absurdes et ridicules d’un point de vue légal ».

Je passerai sur les tentatives de Philarète de réécrire l’histoire étatique et religieuse de l’Ukraine et de la Russie, pour essayer de légitimer ses revendications, en tentant de faire croire que l’Ukraine existait avant la Russie, et que donc Kiev est plus légitime que Moscou.

Sauf que comme l’a rappelé le président des relations extérieures de l’UOC-MP, Hilarion, l’Ukraine n’existait pas en 988 quand le prince Vladimir a baptisé la Rus, et que cela fait 10 siècles que cet événement est considéré comme le baptême de la Rus et non comme le baptême de l’Ukraine.

Hilarion a d’ailleurs rappelé qu’appliquer les concepts modernes d’États dans cette histoire n’avait pas de sens, car de la Rus de l’époque descendent trois pays actuels : la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, et que cela se reflète dans le fait que ces trois nations sont unies par une seule et même Église orthodoxe russe.

Il a aussi fait part de ses inquiétudes sur la suite des événements alors que le Patriarche Bartholomée a indiqué le 27 juillet qu’il pourrait accorder une Église autocéphale à Kiev.

« Maintenant ils veulent [l’Église autocéphale] d’une manière tellement violente, en fait, via l’élimination de l’Église canonique, qui est l’Église de la majorité, d’usurper ses propriétés, ses monastères et ses prêtres, » a-t-il conclu.

Mais à part ça d’après la presse ukrainienne il n’y a pas de risque de guerre de religion en Ukraine… La prochaine fois que ces médias voudront dénoncer des « fakes news », qu’ils s’assurent que personne dans leurs propres rangs ne viendra contredire leurs affirmations péremptoires, cela leur évitera de passer pour des idiots et de se noyer dans le ridicule.

Il est surtout temps que le Patriarche Bartholomée cesse de vouloir faire plaisir à Kiev en dépit du bon sens, et au risque de provoquer des affrontements violents entre les partisans de l’UOC-KP et ceux de l’UOC-MP. Il y a déjà bien assez de sang versé en Ukraine depuis le Maïdan, il n’est nul besoin d’en rajouter pour des histoires qui tiennent bien plus de la politique de bas étage que de religion et de spiritualité.

Christelle Néant

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Sur fond de guerre entre Naftogaz et Gazprom, les dettes de gaz s’accumulent en Ukraine et risquent de plonger Kiev dans le noir

Caricature de Viatli PodvitskiDepuis plusieurs années, Naftogaz (compagnie ukrainienne) et Gazprom (compagnie russe) sont en guerre juridique et financière pour cause de contrats non remplis et de factures impayées. Les procédures et décisions de justice se multiplient sans fin.

La Cour d’arbitrage de Stockholm, qui juge ces litiges commerciaux, a rendu à quelques mois d’intervalle en 2017 deux jugements contradictoires sur deux dossiers différents (l’un en faveur de Gazprom, et l’autre en faveur de Naftogaz), en refusant d’appliquer lors du second procès les arguments qui ont pourtant été retenus pour alléger la condamnation de Naftogaz quelques mois auparavant.

Suite à ce jugement en défaveur de Gazprom, qui l’obligeait à payer 2,6 milliards de dollars à Naftogaz, cette dernière s’était précipitée pour faire saisir les avoir de Gazprom (en Europe surtout) et obtenir ainsi son dû.

Sauf que Gazprom a interjeté appel de ces saisies en faisant valoir que le jugement de la Cour d’arbitrage de Stockholm n’était pas valable pour les raisons annoncées ci-dessus (le deux poids deux mesures n’étant pas acceptable en matière de justice), et la compagnie russe a gagné cet appel, suspendant ainsi une partie des saisies.

Refusant la défaite, Naftogaz a annoncé hier, 1er août, qu’elle allait continuer la bataille judiciaire pour récupérer ces 2,6 milliards de dollars, et espère y arriver d’ici septembre.

Devant cet acharnement et cette volonté de faire au plus vite, on peut se demander pourquoi Naftogaz met tant d’empressement pour récupérer ces fonds.

La réponse tient une phrase : en Ukraine la majorité de ses clients n’arrivent plus à payer, résultat la compagnie est dans une situation financière critique (sans parler du fait qu’en 2019 Naftogaz perdra près de 3 milliards de dollars par an à cause de la perte du contrat de transit de gaz conclu auparavant avec Gazprom).

La conséquence immédiate c’est la fermeture du robinet de gaz. Naftogaz a ainsi coupé l’approvisionnement en gaz de deux stations thermiques qui fournissent eau chaude et électricité à la capitale ukrainienne à cause du refus de la nouvelle compagnie qui les détient de payer les dettes (1,2 milliards de hryvnias soit environ 38,1 millions d’euros) du propriétaire précédent.

Près de 3 200 bâtiments de Kiev se retrouvent ainsi sans eau chaude, dont 39 institutions médicales, 164 maternelles, 670 bureaux et 2 150 habitations.

Mais là où la situation est la plus critique c’est pour l’approvisionnement en électricité. Car les deux stations thermiques concernées (les stations 5 et 6), fournissent à elles seules 1 200 MW sur les 1 450 MW que consomme Kiev. Sans ces deux stations, l’approvisionnement électrique de la capitale sera divisé par presque six !

Résultat les hôpitaux ont reçu pour consigne de préparer une source autonome de production électrique au cas où. La station 5 a déjà été fermée et la station 6 était menacée d’être fermée cette nuit.

Devant la situation hautement critique, le gouvernement ukrainien s’est joint à la ville de Kiev pour mener des négociations avec Naftogaz afin d’empêcher la fermeture totale des deux stations thermiques. Une solution temporaire semble avoir été trouvée sous la forme d’une réduction du prix du gaz, mais le problème de fond demeure et un accord durable doit être trouvé, faute de quoi cela ne reviendra qu’à décaler de quelques mois le problème.

Car la difficulté est, que la compagnie qui gère ces stations thermiques n’arrive pas à se faire payer de ses clients finaux : les habitants.

D’après Alexandre Okhrimenko, président du Centre Ukrainien d’Analyses, la dette publique concernant les charges communales en Ukraine a atteint la somme colossale de 36,8 milliards de hryvnias (soit environ 1,17 milliards d’euros), et continue d’enfler. Les tarifs ont tellement augmenté depuis le Maïdan, sous la pression du FMI, que plus des deux tiers des Ukrainiens n’arrivent pas à payer leurs factures, ou n’arrivent à payer que la moitié du montant demandé !

Et l’État ukrainien ne pourra pas subventionner ce secteur pour empêcher coupures d’électricité et de chauffage cet hiver, car Kiev est obligé de sortir annuellement 10 milliards de hryvnias (soit environ 318,2 millions d’euros) rien que pour payer ses crédits contractés à l’étranger (dont la moitié pour le FMI), soit presque un quart du budget d’État !

Si Kiev ne paye pas le FMI c’est la faillite, et pour obtenir un autre prêt de l’institution, il lui faut augmenter encore les tarifs du gaz de plus de 60 % ! Ce qui ne va faire qu’aggraver le problème d’impayés et signerait le suicide politique de Porochenko. Tant que ce problème d’impayés n’est pas résolu, le risque de coupures massives d’eau chaude et d’électricité continuera d’exister, telle une épée de Damoclès menaçant à tout moment de tomber sur Kiev.

Voilà à quelle situation chaotique et catastrophique a mené la russophobie maladive de ceux qui ont été portés au pouvoir par le coup d’État du Maïdan. L’Ukraine poursuit de mois en mois sa somalisation, et il est à craindre que l’hiver prochain sera des plus difficiles pour ses habitants.

Christelle Néant

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Deux soldats de la RPD morts et deux blessés à Sakhanka suite à un tir de mortier de l’armée ukrainienne

AmbulanceAlors que les soldats de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD) procédaient à une action humanitaire dans la zone résidentielle du village de Sakhanka, l’armée ukrainienne a ouvert le feu avec des mortiers.

Sans armes et sans les protections qu’ils portent lorsqu’ils sont sur positions (gilet pare-balles et casques), les soldats de la RPD ont été durement touchés. Ce tir a fait deux morts et deux blessés.

L’information a été communiquée hier, 31 juillet, par le chef du service de presse du commandement opérationnel de la RPD, Daniil Bezsonov.

« Suite à un tir de mortier contre le village de Sakhanka, deux de nos défenseurs ont été tués et deux ont été blessés, » a-t-il déclaré.

Ce tir de mortier a été corrigé à l’aide d’un drone de fabrication étrangère qui surveillait le village depuis un emplacement situé en dehors de la zone d’opération des systèmes de défense antiaériens de la RPD.

« Nous exhortons la communauté et les organisations internationales à ne pas laisser impuni le massacre des civils du Donbass, ainsi que des soldats de notre République lorsqu’ils accomplissent des tâches pacifiques, » a ajouté le représentant du commandement opérationnel.

Durant les dernières 24 h, le nombre de violations et de tirs de la part de l’armée ukrainienne ont brutalement diminué. D’après Daniil Bezsonov, il se peut que cela soit dû à la visite d’une commission d’enquête des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) dans les unités présentes sur la ligne de front.

« Nous n’excluons pas que la réduction du nombre de tirs soit liée à l’arrivée de commissions venant du commandement opérationnel Vostok (Ukraine) dans les unités militaires des FAU qui sont sur la ligne de front, pour vérifier la préparation du personnel, son état moral et psychologique, ainsi que pour vérifier le nombre et la sécurité du stockage des munitions », a déclaré Bezsonov.

Une baisse des violations en demi-teinte puisque l’armée ukrainienne a tiré cinq obus de mortier de 82 mm ce matin sur le village de Spartak, avant de tirer 29 grenades sur le village de Dolomitnoye, heureusement sans faire de victimes.

Alors que les moissons sont en cours, on ne peut que constate une fois encore, l’échec de la trêve censée permettre leur déroulement dans de bonnes conditions.

Christelle Néant

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