Le chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, a été assassiné lors d’un attentat terroriste dans le centre de Donetsk

Alexandre ZakhartchenkoAujourd’hui 31 août 2018, vers 17 h 30 une forte explosion s’est faite entendre dans le centre-ville de Donetsk. L’explosion a tué le chef de l’État et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev.

Un peu avant 17 h 30, une explosion retentit dans le boulevard Pouchkine en plein centre de Donetsk. Les gens se mettent alors à courir depuis la zone où se situe le café « Séparatiste ». C’est là, à l’intérieur même du restaurant que se trouvait l’engin explosif.

En quelques minutes un important cordon policier entoure la zone. Interdiction d’approcher et de filmer. Les journalistes devront attendre plusieurs heures pour recevoir confirmation de l’identité des victimes et obtenir enfin quelques informations.

Seuls les collègues de Rossia 24 ont pu s’approcher de la zone, et faire un bref reportage sur place.

L’attentat a tué le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, et grièvement blessé le ministre des Finances, Alexandre Timofeyev, ainsi que dix autres personnes.

Tard dans la soirée, un conseil des ministres réuni en urgences a désigné celui qui remplacera Alexandre Zakhartchenko, en accord avec la constitution de la RPD, à savoir le vice-premier ministre, Dmitri Trapeznikov. L’annonce a été faite par Denis Pouchiline et Dmitri Trapeznikov lui-même.

Juste après que les rumeurs sur la mort du chef de l’État ont commencé à circuler, les troupes ukrainiennes ont été mises en état d’alerte, faisant craindre le lancement d’une offensive (en profitant du vide laissé par la mort du chef de l’État) et laissant à penser que Kiev est derrière cet attentat, qui n’était pas le premier visant Alexandre Zakhartchenko.

L’armée de la RPD se tient en état d’alerte et est prête à repousser toute éventuelle attaque de la part de l’armée ukrainienne.

Denis Pouchiline, président du parlement de la RPD a directement accusé Kiev d’être responsable et promis de leur faire payer, et Édouard Bassourine a accusé les États-Unis d’avoir aidé, voire supervisé cet attentat.

Le MGB (services de sécurité) de la RPD a identifié des personnes soupçonnées d’avoir commis l’attentat, qui aurait été organisé à la demande du SBU. Les opérations d’interpellation des suspects sont en cours.

Le président de la fédération de Russie a exprimé ses condoléances, et le ministère russe des Affaires étrangères a exigé de Kiev de cesser d’utiliser de telles méthodes terroristes pour régler le conflit dans le Donbass, et dit espérer que cela ne provoquera pas une escalade incontrôlable.

« Alexandre Zakhartchenko était un vrai dirigeant pour son peuple, un homme courageux et déterminé et un patriote du Donbass. Il a protégé sa patrie pendant une période difficile, a assumé une grande responsabilité personnelle et a dirigé son peuple.

Le meurtre méprisable d’Alexandre Zakhartchenko est une preuve supplémentaire que ceux qui ont choisi la voie de la terreur, de la violence et de la peur ne veulent pas chercher une solution politique pacifique au conflit ou avoir un véritable dialogue avec la population du sud-est, mais s’épanouissent grâce à la déstabilisation pour mettre à genoux la population de Donbass. Cela n’arrivera pas.

Je crois que les organisateurs et les exécuteurs seront punis pour ce qu’ils ont fait.

Je voudrais exprimer une fois de plus mes condoléances à la famille et aux amis d’Alexandre Zakhartchenko et à tous les habitants du Donbass. La Russie sera toujours à vos côtés », indique le message publié sur le site du Kremlin.

La république a été placée en état d’urgence et les frontières ont été fermées. La rentrée scolaire a été décalée au 4 septembre et un deuil de trois jours a été décrété dans la république.

Ce soir la République Populaire de Donetsk et ses habitants pleurent la mort de leur chef.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne viole de nouveau la trêve de la rentrée, blesse une civile et détruit deux maisons

Photo : © Alexandre SladkovDepuis l’entrée en vigueur de la nouvelle trêve de la rentrée scolaire (la 21e depuis le début du conflit), l’armée ukrainienne n’a pas respecté cette dernière ne fut-ce qu’un seul jour.

Durant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a ainsi violé deux fois le cessez-le-feu et tiré cinq munitions (hors armes légères).

Le nombre peut sembler faible, mais en visant délibérément les zones civiles, l’armée ukrainienne a obtenu un bilan digne des jours où le nombre de violations et de munitions tirées sont très supérieures.

Hier matin, l’armée ukrainienne a ainsi tiré à coup de véhicule de combat d’infanterie sur le village de Kominternovo (dans le Sud de la République Populaire de Donetsk), blessant une civile de 82 ans dans la cour de sa maison. La femme a été blessée à la tête. Elle est actuellement hospitalisée.

Photo : © Alexandre Sladkov

Photo : © Alexandre Sladkov

Photos : © Alexandre Sladkov

Ces tirs contre Kominternovo ont aussi provoqué l’incendie d’une maison, qui a totalement brûlé.

Photo : © Alexandre Sladkov

Kominternovo – Photo : © Alexandre Sladkov

Un peu plus tard, les soldats ukrainiens ont visé le village de Nikolayevka avec des armes légères de gros et de petit calibre, et ont endommagé le toit d’une maison.

Tout cela alors que la rentrée scolaire (pour laquelle cette trêve a été mise en place) doit bientôt avoir lieu. Cette situation n’a rien de rassurant pour les enfants qui vont bientôt reprendre l’école.

La situation a été dénoncée aujourd’hui par Denis Pouchiline, président du parlement de la RPD, et négociateur à Minsk, qui a néanmoins exprimé son vœu de voir un vrai cessez-le-feu réussir à être instauré après la prochaine rencontre qui doit avoir lieu le 5 septembre dans la capitale biélorusse.

« La situation n’est pas facile, et malheureusement, n’est pas nouvelle. À la veille de la trêve de la rentrée scolaire, nous avons vu l’incident tragique à Dokoutchayevsk. Puis une femme a été blessée. Nous avons appris à être réalistes, obtenir un cessez-le-feu avec une nouvelle trêve ne marchera pas. J’espère que la prochaine réunion à Minsk aura des effets sur la partie ukrainienne, » a-t-il déclaré.

Personnellement je ne suis guère optimiste sur les chances que la prochaine réunion change fondamentalement la donne.

Ce total non-respect de la trêve par l’armée ukrainienne n’est pas de bon augure pour cette rentrée et le mois de septembre, et semble accréditer les rumeurs qui circulent actuellement en RPD, sur la possibilité d’une escalade à venir.

Christelle Néant

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Russophobie à l’ukrainienne saison 4, épisode 5 : Rupture du traité d’amitié et des liaisons ferroviaires, l’auto-sabordage de l’Ukraine

Caricature © Vitali PodvitskiDepuis le Maïdan, Kiev accélère la rupture de ses relations avec la Russie, en dépit de l’histoire commune des deux pays, et surtout en dépit du bon sens, lorsqu’on constate les résultats concrets de cette rupture sur l’état de l’Ukraine, et l’importance des liens économiques entre les deux pays.

Car malgré le fait que Kiev traite la Russie d’État agresseur, cette dernière est toujours le premier pays à investir en Ukraine au premier semestre 2018 d’après les chiffres du service de statistiques ukrainien (des investissements étrangers qui continuent d’ailleurs de chuter de manière globale, avec une baisse de 30,8 % par rapport à l’année dernière). Avec 436 millions de dollars investis pendant les six premiers mois de l’année, la Russie a en effet fourni 34,6 % du total des investissements directs en Ukraine.

Sans parler du transit du gaz russe vers l’Europe, qui rapporte environ 3 milliards de dollars par an à l’Ukraine. Ou des millions d’Ukrainiens (naturalisés russes ou pas) qui vivent et travaillent en Russie et envoient de l’argent au pays pour aider leur famille restée sur place. Depuis le Maïdan, les sociétés ukrainiennes ont perdu d’importantes parts sur le marché russe, après avoir acquis des quotas sans taxes de douane ridicules sur le marché européen grâce à l’accord d’association avec l’UE. Ce que l’Ukraine a gagné avec le marché européen est de loin très inférieur à ce qu’elle a perdu sur le marché russe.

Des géants de l’industrie commune ont fait faillite, les banques russes ont été poussées à partir d’Ukraine à coup de violences des ultra-nationalistes ukrainiens contre leurs bureaux, sans parler de la perte de l’industrie du Donbass, qui fournissait 15 % du PIB de l’Ukraine avant que la guerre n’éclate.

Or depuis plusieurs mois les déclarations des officiels ukrainiens se multiplient pour continuer le travail de sape des relations avec le pays voisin, sans tenir compte des conséquences désastreuses de ces décisions sur l’économie et surtout sur la population ukrainienne.

Ainsi, mi-août, le ministre ukrainien des Infrastructures, Vladimir Omelian, a signé un document interdisant le trafic de passagers en train et en bus entre l’Ukraine et la Russie. Comme pour les liaisons aériennes qui avaient déjà subi le même sort, les gens devront donc faire escale à Minsk pour passer d’un pays à l’autre.

Le résultat sera que les gens vont perdre du temps et de l’argent, l’Ukraine va perdre des revenus venant du trafic de passagers (qui est bénéficiaire concernant les lignes ferroviaires allant et venant de Russie), et c’est Minsk qui va en bénéficier.

Le côté complètement suicidaire d’une telle décision a été soulignée par Dmitri Linko, député ukrainien du Parti Radical (donc pas du tout un pro-russe, bien au contraire), qui a comparé de telles méthodes à celles des martyrs.

« Pendant la guerre il y a des chahids (des martyrs, NDLR), le terme implique qu’on peut se faire sauter, nuire à l’ennemi, le blesser, mais qu’en fin de compte on meurt. Il ne faut pas recourir à ces méthodes de chahid. Nous pouvons faire du mal (à la Russie, NDLR), mais nous mourrons », a ainsi déclaré Dmitri Linko sur le plateau de la chaîne NewsOne.

D’ailleurs preuve que les autorités ukrainiennes sont conscientes qu’elles se tirent une balle dans le pied avec de telles décisions, cette mesure ne s’étend pas au transport de marchandises, par peur de perdre trop d’argent et surtout d’avoir des problèmes avec l’OMC pour violation de ses engagements internationaux.

Il en est de même avec le gaz russe. Depuis novembre 2015, Kiev prétend ne plus acheter de gaz russe, alors qu’elle en achète à la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie par flux inversé (plus cher qu’en l’achetant directement en Russie ce qui pèse à la fin sur le budget des ménages ukrainiens), et que l’Ukraine fait tout pour torpiller le projet Nord Stream 2, afin de ne pas perdre définitivement le transit du gaz russe vers l’Europe à partir de 2019.

Il faut dire qu’il y a de quoi affoler Kiev. Si la Russie cesse de faire transiter son gaz par l’Ukraine, le pays perdra alors plus de 3 % de son PIB, l’équivalent du budget militaire du pays. Et surtout, Kiev perdra alors son levier géopolitique envers l’Union Européenne. Fini de faire chanter l’Europe en menaçant de fermer le robinet de gaz.

Mais dans le même temps, Kiev continue ses procédures judiciaires sans fin contre Gazprom justement à propos des contrats de gaz, pour lui soutirer un maximum d’argent, dégoûtant ainsi définitivement la société russe de vouloir continuer à faire affaire avec un tel pays.

Comme l’a dit le directeur général de Gazprom, ainsi que le Président de la fédération de Russie, si le contrat de transit du gaz via l’Ukraine n’est pas rentable, la Russie n’a aucun intérêt à le poursuivre. D’ailleurs suite à ces procédures d’arbitrage sans fin, dont le dernier jugement impose à Gazprom de verser 2,6 milliards de dollars à Naftogaz, la compagnie russe a lancé la procédure de clôture de son contrat de transit de gaz via l’Ukraine avant sa date de fin, car le jugement de la cour de Stockholm rend ce contrat absolument non rentable.

« L’arbitrage de Stockholm, guidé par le principe du « deux poids deux mesures », a adopté une décision asymétrique sur nos contrats avec la société ukrainienne Naftogaz concernant l’approvisionnement et le transit du gaz. La décision viole gravement l’équilibre des intérêts des parties dans le cadre de ces contrats. Les arbitres ont fondé leur décision sur le fait que la situation de l’économie ukrainienne s’est considérablement aggravée. Nous sommes totalement opposés à la situation où les problèmes économiques de l’Ukraine sont résolus à nos dépens. Dans cette situation, le maintien de la validité des contrats n’est pas économiquement faisable et non rentable pour Gazprom », a déclaré Alexeï Miller, directeur général de Gazprom.

Après cela, Kiev peut hurler sur tous les toits qu’il faut empêcher le projet Nord Stream 2 d’aboutir, cela ne sert plus à rien. Il est trop tard pour rattraper le désastre. L’Union Européenne, et surtout l’Allemagne, ne va pas sacrifier sa sécurité énergétique pour les beaux yeux de l’Ukraine, surtout que de l’autre côté, la Russie a des débouchés en Asie, et est en train de construire le gazoduc Force de la Sibérie pour pouvoir augmenter la quantité de gaz que Moscou peut livrer à son allié chinois.

Ce que l’Europe n’achètera pas, sera acheté par la Chine qui a d’énormes besoins énergétiques. Et Angela Merkel en est bien consciente. Lors de sa dernière rencontre avec Vladimir Poutine, elle a déclaré qu’elle croit que l’Ukraine doit continuer jouer son rôle dans le transit du gaz en Europe. On est bien loin d’une déclaration forte imposant à la Russie de faire transiter son gaz par l’Ukraine. La réponse de Vladimir Poutine a été très claire : « L’essentiel est que le transit ukrainien – qui est traditionnel pour nous – réponde aux exigences économiques ». En clair : si ce n’est pas rentable, la réponse est NON.

En gardant à l’esprit tout cela, analysons maintenant les dernières âneries, pardon, déclarations officielles, « made in Kiev ».

Lors des festivités du Jour de l’Indépendance de l’Ukraine, Petro Porochenko, le Président ukrainien, a ainsi déclaré que l’Ukraine allait briser tout ce qui la relie à l’empire Russe et à l’Union soviétique, et empêcher ainsi toute possibilité de retour dans la zone d’influence russe. Il a aussi évoqué le fait de couper les liens avec l’Église orthodoxe russe, alors que la majorité des Ukrainiens appartiennent à l’Église Orthodoxe Ukrainienne du Patriarcat de Moscou, et au risque de déclencher une guerre de religion dans le pays si Kiev obtient une Église Orthodoxe autocéphale.

Encore une fois, les autorités de Kiev parlent d’abord et réfléchissent ensuite. Car pour briser tout ce qui la relie à l’URSS, l’Ukraine dans ses frontières actuelles devrait tout simplement cesser d’exister, puisque c’est l’URSS qui a créé le pays en agrégeant des provinces qui appartenaient à l’empire Russe avec des régions qui ont appartenu à la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, etc !

À peine quatre jours après, Porochenko poursuit sur sa lancée, en indiquant avoir donné instruction au ministre des Affaires étrangères de préparer les documents en vue de lancer la procédure d’annulation du traité d’amitié, de coopération et de partenariat signé par l’Ukraine et la Russie en 1997.

Coup de communication en vue des élections (comme le pense Sergueï Lavrov), ou nouveau délire qui se réalisera en vue de satisfaire les ultra-nationalistes ukrainiens ? Là est la question. Mais l’Ukraine n’a qu’un gros mois pour se décider, car si elle veut dénoncer ce traité avant son renouvellement automatique pour 10 ans, elle doit le faire d’ici octobre.

Et malgré tout ce que Porochenko peut dire, ou a pu dire en avril de cette année, l’Ukraine ne pourra pas invalider seulement une partie (celle qui l’arrange) du traité. C’est tout ou rien. Ou alors l’Ukraine doit conclure un nouveau traité avec la Russie, mais rien n’oblige cette dernière à le signer s’il ne lui convient pas. Le gros problème de Kiev c’est que ce traité définit les frontières communes entre les deux pays et leur reconnaissance mutuelle.

Si l’Ukraine annule le traité, alors Moscou n’est plus tenue de reconnaître le tracé des frontières qu’elle partage avec l’Ukraine. Et là ça devient très dangereux pour Kiev dans le contexte de la guerre en cours dans le Donbass. Qu’est-ce qui empêcherait alors la Russie de reconnaître les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) dans le cadre de l’article 2 de la charte de l’ONU sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, puisqu’elle ne serait plus tenue par la reconnaissance de l’inviolabilité des frontières et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine qui est incluse dans le traité d’amitié entre les deux pays ?

Jouer avec le feu peut sembler amusant, mais c’est très dangereux et cela se finit mal assez souvent. Et c’est exactement ce que Kiev est en train de faire avec ce traité. En plus de l’aspect concernant les frontières, ce traité est la base sur laquelle sont bâties les relations économiques, les droits des citoyens de chaque pays dans l’autre, etc. Si la base est détruite, tout le reste sera détruit aussi, comme l’a souligné Léonid Kojara, ex-ministre ukrainien des Affaires étrangères.

« Cela va même au-delà de la stupidité ordinaire, je pense que c’est une provocation, lorsque les fondations de base de la coopération internationale sont violées. […] Dans le droit international, de tels contrats sont appelés une base, c’est comme un tronc d’où partent des branches, et d’autres accords, les feuilles. Si nous coupons le tronc, c’est-à-dire dénonçons le contrat principal, en fait, nous mettons en danger l’ensemble du cadre légal, » a déclaré l’ancien diplomate

Pour Léonid Kojara, annuler le traité entre les deux pays menacerait la propriété privée des organisation et citoyens ukrainiens présents en Russie, cela menacerait aussi le potentiel de transit de l’Ukraine ainsi que l’afflux d’investisseurs dans le pays.

En attendant, ces délires russophobes plombent de plus en plus l’économie ukrainienne, poussant la population à fuir le pays, comme l’a souligné Dmitri Belik, député de Sébastopol.

Selon lui, « les autorités ukrainiennes sont sur une voie au bout de laquelle il n’y a pas d’indépendance, pas de développement économique, pas d’armée, pas d’intégration dans l’OTAN. L’Ukraine est embourbée dans la corruption, a détruit son économie. Aujourd’hui, des milliers d’Ukrainiens quittent le pays et vont travailler ailleurs, en particulier les jeunes. En quatre ans, le gouvernement a montré son vrai visage cannibale, l’augmentation des tarifs sur les services publics, la destruction de l’agriculture et de l’industrie, les gens n’ont tout simplement pas de quoi vivre », a déclaré le député.

Pour Belik, cette destruction des liens avec la Russie a détruit des années de relations économiques et a transformé l’Ukraine en mendiant, quémandant la prochaine tranche d’aide internationale, qui finira dans les poches des proches de Porochenko, ou demandant de l’argent à l’UE pour réparer les villes du Donbass dévastées par l’armée ukrainienne.

« Aujourd’hui, l’Ukraine est un pays qui lutte contre son peuple, détruisant sa mémoire historique et son identité, mais blâmant toujours la Russie pour tous ses problèmes », a conclu monsieur Belik.

Cette fuite de la population ukrainienne n’est pas une vue de l’esprit ou de la propagande du Kremlin, même Pavel Klimkine, ministre ukrainien des Affaires étrangères s’en est inquiété en début d’année, soulignant que plus d’un million d’Ukrainiens avait quitté le pays en 2017, soit une moyenne de 100 000 par mois, 3 000 par jour ! Ce chiffre à lui seul en dit long sur l’état de l’Ukraine pour qu’autant de concitoyens fuient le pays.

Alors quand en plus de toutes ces gabegies, l’Ukraine promet une surprise déplaisante pour la Russie à l’assemblée générale de l’ONU qui doit avoir lieu en septembre, on ne peut que craindre les conséquences de cette surprise déplaisante pour les Ukrainiens eux-mêmes, comme l’a déclaré Léonid Sloutski, le chef du comité des Affaires étrangères de la Douma.

C’est très joli de déclarer qu’on va couper tous les liens avec la Russie pour plaire aux ultra-nationalistes et néo-nazis qui ont permis au coup d’État de 2014 d’avoir lieu, ainsi qu’à ses patrons néo-conservateurs américains, mais dans la réalité chacun des liens coupés avec la fédération de Russie, est un clou supplémentaire planté dans le cercueil de l’Ukraine.

Lorsque le dernier clou sera planté, il sera trop tard pour réparer les dégâts, et certains des pays qui ont soutenu ou fermé les yeux sur tout cela par russophobie ou suivisme pro-OTAN, devront en assumer les conséquences. La fuite massive des Ukrainiens hors de leur pays est la preuve que le mal qui ronge l’Ukraine, et finira par la détruire, n’aura aucun mal à franchir les frontières des pays voisins pour y semer le même chaos.

Dans les années 30, certains dirigeants occidentaux avaient fermé les yeux sur les actes et déclarations des nazis, et d’autres les avaient même soutenus (comme les États-Unis), car ils voulaient les utiliser pour contenir les bolcheviques. La suite de ce jeu macabre avec le feu vous la connaissez.

Est-on vraiment obligé de rejouer ce jeu stupide plus de 70 ans après la fin de la guerre qui a coûté la vie à des dizaines de millions de personnes ? Il serait temps de retenir les erreurs du passé pour ne plus les refaire et éviter de payer à nouveau le prix de politiques internationales à court terme, qui ne servent que les intérêts de quelques-uns, et détruisent la vie de beaucoup d’autres.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne a violé la trêve de la rentrée scolaire à peine trois heures après son entrée en vigueur

Tirs des FAUAprès avoir délibérément tué un civil hier matin, l’armée ukrainienne continue d’enfreindre tous les accords que Kiev a signés, en violant la nouvelle trêve à peine trois heures après son entrée en vigueur.

À chaque nouvelle trêve il semble que le délai avant que cette dernière ne soit violée par l’armée ukrainienne se réduit de plus en plus. Entrée en vigueur cette nuit à 00 h 01, la trêve de la rentrée scolaire n’a même pas tenu jusqu’au petit matin.

À 3 h 15, le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a ainsi enregistré des tirs à la mitrailleuse lourde menés par l’armée ukrainienne contre le village de Golmovski (situé au Nord de Gorlovka). Les tirs venaient de la partie de Zaïtsevo occupée par l’armée ukrainienne.

Ces tirs ont endommagé trois maisons, mais n’ont heureusement pas fait de victimes civiles. Mais si cette trêve est violée aussi rapidement après son entrée en vigueur, cela n’augure rien de bon pour la suite de cette dernière, qui est censée assurer les conditions de sécurité nécessaires pour que les enfants puissent retourner à l’école.

L’arrivée de cette nouvelle trêve a été l’occasion pour les représentations de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL) au sein du CCCC de faire un bilan de la trêve précédente : la trêve des moissons.

Cette trêve qui a duré 59 jours (du 1er juillet au 28 août 2018), a ainsi vu 313 violations du cessez-le-feu et 3 965 munitions tirées par l’armée ukrainienne, un civil est mort, cinq autres ont été blessés, et 152 habitations ont été endommagées en RPD.

En RPL, c’est 115 violations du cessez-le-feu et 1 893 munitions tirées par l’armée ukrainienne qui ont été enregistrés, et sept habitations, une école et trois bâtiments ont été endommagés.

Alors que la rhétorique ukrainienne anti-russe se durcit de plus en plus, cette violation extrêmement rapide de la nouvelle trêve n’est pas un bon présage pour les mois qui viennent.

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne tire au missile antichar sur un camion civil près de Dokoutchayevsk, le chauffeur est mort

Camion bombardé par les FAUAlors qu’une nouvelle trêve doit débuter ce soir à 00 h 01 afin que la rentrée des classes puisse se faire dans de bonnes conditions, l’armée ukrainienne, fidèle à ses mauvaises habitudes, s’est déchaînée aujourd’hui, tirant à l’artillerie lourde sur le Nord de Gorlovka, et au missile antichar sur un camion civil près de Dokoutchayevsk, tuant le chauffeur sur le coup.

Durant les 24 heures précédentes l’armée ukrainienne a violé le cessez-le-feu à quatre reprises et tiré 47 munitions, dont une vingtaine d’obus de mortier de 120 mm sur les villages de Leninskoye et Sakhanka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), heureusement sans faire de victimes.

Tout cela semble-t-il, n’était pas suffisant pour satisfaire les soldats ukrainiens avant l’entrée en vigueur de la trêve de la rentrée. Alors dès ce matin à 6 h 10, l’armée ukrainienne a tiré plus de 20 obus de mortier de 120 mm et deux obus d’artillerie de 152 mm sur la périphérie Nord de Gorlovka, endommageant trois maisons.

N’obtenant pas de l’armée de la RPD des tirs en retour permettant à Kiev de hurler à la violation du cessez-le-feu, moins de quatre heures plus tard, l’armée ukrainienne a alors décidé de monter ses provocations d’un cran.

À 9 h 49, les soldats ukrainiens ont tiré avec un missile antichar Fagot contre un tombereau rigide (camion benne géant utilisé dans les mines et les carrières) de la société Vitiaz, près de Dokoutchayevsk.

Camion touché

Cabine du camion

Photos : Représentation de la RPD au sein du CCCC

La cabine du camion a été touchée de plein fouet et le chauffeur de 57 ans est mort. Au moment du tir, le camion se trouvait très près de la ligne de front, à côté du tas de déchets de calcaires.

Plan

Schéma : Représentation de la RPD au sein du CCCC

À cause de la proximité du front, les représentants de la RPD auprès du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) ont demandé des garanties de sécurité et un cessez-le-feu strict de la part de l’armée ukrainienne, afin de pouvoir évacuer le corps.

Sans de telles garanties, aucune ambulance ne peut se rendre sur place. Surtout quand on se souvient qu’en plus de tirer sur les voitures et camions civils, l’armée ukrainienne n’hésite pas à tirer aussi sur les ambulances.

Il n’y a aucune justification que Kiev puisse brandir pour ce nouveau crime de guerre de l’armée ukrainienne, car il est impossible de confondre un camion comme celui-ci avec un équipement militaire.

De tels engins sont clairement des camions civils destinés à l’industrie minière. De plus, l’emplacement de l’usine est connu de l’armée ukrainienne, puisqu’elle existait déjà bien avant la guerre.

Voilà comment l’Ukraine respecte le cessez-le-feu et les accords de Minsk, en tuant un civil innocent de plus à quelques jours de la rentrée des classes.

Christelle Néant

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Sourkov – La reconnaissance de la RPD et de la RPL par l’Ossétie du Sud est vitale pour faire face au blocus mené par Kiev

Vladislav SourkovDimanche 26 août, avaient lieu à Tskhinvali les célébrations en l’honneur des 10 ans de la reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud par la fédération de Russie suite à l’attaque de la petite république par la Géorgie.

Présent lors de ces célébrations, le conseiller du président russe, Vladislav Sourkov, qui est chargé des négociations avec les États-Unis concernant le Donbass a souligné que l’Ossétie du Sud était le seul pays qui a eu le courage de reconnaître les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), et que cette reconnaissance était vitale pour les deux jeunes républiques qui font face à un blocus total de la part de l’Ukraine.

« L’Ossétie du Sud est le seul pays qui a eu le courage, l’audace, l’honnêteté et la loyauté de reconnaître la RPD et la RPL. Ce n’était pas juste un geste symbolique, car la reconnaissance c’est bien plus. Nous savons tous que les infrastructures financières, commerciales, économiques, légales et organisationnelles qui ont été créées en Ossétie du Sud pour ces républiques, est une route de la vie face au blocus qui est imposé à la population du Donbass par le régime de Kiev », a déclaré Sourkov à l’agence TASS.

Le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, était aussi présent lors de ces célébrations.

Pour rappel, en 2014, l’Ossétie du Sud a reconnu l’indépendance de la RPD et de la RPL, au nom de son soutien aux deux jeunes États dans leur lutte pour leurs droits et leur liberté. Depuis, la RPD et la République d’Ossétie du Sud ont signé plusieurs accords bilatéraux dans de nombreux domaines, y compris en termes de coopération militaire.

Dans le cadre de cette coopération, une unité de soldats d’Ossétie du Sud a défilé cette année lors du Jour de la Victoire (9 mai), aux côtés des troupes de la République Populaire de Donetsk.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 25 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 25 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’31 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’01 » – Arrivée de journalistes français sur la ligne de front côté ukrainien et risques de provocations
05’07 » – Environ 50 snipers étrangers s’installent sur les positions de l’armée ukrainienne près de Marioupol
06’58 » – Les FAU vont perdre jusqu’à 22 % de leurs soldats qui ne veulent pas renouveler leur contrat

RPD-RPL
09’00 » – Le premier tramway de nouvelle génération sort de l’usine à Donetsk

SITUATION POLITIQUE
10’57 » – Situation concernant les élections et le futur référendum qui doivent être organisés dans le Donbass

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
16’49 » – Kirill Vychinski, rédacteur en chef de RIA Novosti Ukraine est détenu depuis 100 jours, et Sentsov continue sa pseudo-grève de la faim
21’41 » – Secteur Droit planifie l’assassinat de 50 fonctionnaires et membres des forces de l’ordre russes
24’07 » – L’ex-consul ukrainien antisémite de Hambourg veut se présenter à la présidentielle ukrainienne

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
27’34 » – Porochenko déclare que l’armée ukrainienne deviendra la plus forte d’Europe

32’45 » – Conclusion

Voir le rapport de situation au complet en vidéo

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Macron épouse les banques de son siècle ! Et Agora Vox ?

Il est indéniable sauf à être rémunéré de peu ou prou, pour tenter de trouver une modeste porte de sortie. Le fort de Brégançon ressemble à une belle carte postale que l’on peut envoyer à quiconque, y compris sans y être jamais allé.

Ayant reçu pas mal d’e-mail de ce style en voici un reproduit in texto

Bonjour, dîtes-moi vous n’êtes pas de ceux qui pensent encore que la modération d’Agora vox est ce qui permet vraiment la publication ou non des articles ? Ils sont vraisemblablement désignés autrement, par un comité de rédaction.* Cordialement.

C’est indéniablement à la lecture d’extraits d’informations qui suivent. Ceux, celles, qui pensent qui c’est un manque de réalisme ont forcément depuis plus de deux années choisit leur camp.

A Agora Vox j‘écris, la confirmation ce qui est cité ci-dessus.*

Les larmes de richesses pour les mal-nantis : Les banques françaises ne sont pas en reste.

Les banques françaises ne sont pas exemptes de tout reproche.

Quelques modestes exemples : le Crédit Mutuel semble trouver grâce aux yeux d’Oxfam grâce à la cohérence entre son chiffre d’affaires et ses bénéfices issus des paradis fiscaux.

Il n’en est pas de même pour la majorité des banques qui puissent l’oxygène de la répartition à leurs actionnaires. Selon l’ONG, les cinq plus grandes banques françaises, BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale, affichaient en 2015 : 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans des paradis fiscaux, des États où elles n’ont pourtant aucune activité économique.

En pointant particulièrement les pratiques de la BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale qui sont présentes aux Îles Caïmans et y réalisent 174 millions d’euros de bénéfices alors qu’elles n’y emploient personne.

« Sur un chiffre d’affaires de 39 millions d’euros aux îles Caïmans, BNP Paribas a gagné 134 millions en bénéfices, une performance difficilement imaginable pour toute activité économique normale », pointe ainsi l’Oxfam.

L’essentiel de la richesse créée l’an dernier dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète, les femmes payant le prix fort de ces inégalités, a dénoncé lundi l’ONG Oxfam.

La vie continue d’aller très bien pour les plus fortunés de la planète. Au grand dam de l’ONG Oxfam. « Le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie prospère, mais un symptôme de l’échec du système économique », a affirmé la directrice d’Oxfam Winnie Byanyima, lors de la publication du rapport intitulé « Récompenser le travail, pas la richesse » à la veille de l’ouverture du World Economic Forum (WEF) à Davos. « On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs », s’est-elle insurgée, citée dans un communiqué.

Dixit le rapport d’Oxfam, 3,7 milliards de personnes, soit 50% de la population mondiale, n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier, alors que le 1% le plus riche en a empoché 82%.

Depuis 2010, c’est-à-dire peu après le début de la crise en 2008, la richesse de cette « élite économique » a augmenté en moyenne de 13% par année, a précisé Oxfam, avec un pic atteint entre mars 2016 et mars 2017, période où « s’est produit la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme de 9 nouveaux milliardaires par an ».

Pour Oxfam, les ouvrières se retrouvent « tout en bas de la pyramide ». « Dans le monde entier, les femmes gagnent moins que les hommes et elles sont surreprésentées dans les emplois les moins bien payés et les plus précaires », constate-t-elle. « De la même manière, sur 10 nouveaux milliardaires, 9 sont des hommes », a-t-elle ajouté. L’ONG, qui publie traditionnellement un rapport sur les inégalités juste avant que l’élite économique ne se réunisse à Davos (Suisse), lance un appel aux dirigeants pour que « l’économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité ». Elle préconise la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d’entreprises, la fin de « la brèche salariale » entre hommes et femmes, ainsi que la lutte contre l’évasion fiscale.

Selon un sondage réalisé pour Oxfam auprès de 70.000 personnes dans 10 pays, diffusé à l’occasion de la publication du rapport, les deux tiers des personnes interrogées estiment « urgent » de traiter « la brèche entre riches et pauvres. Ce sondage a été réalisé en Inde, au Nigéria, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Mexique, en Afrique du Sud, en Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas et au Danemark.

Les Français les plus riches sont les grands gagnants des baisses d’impôts prévues par Emmanuel Macron.

Voilà qui ne va pas plaire à l’exécutif. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), classé à gauche, a publié mercredi 12 juillet son étude sur l’impact des mesures fiscales prévues par le gouvernement. Cet organisme a ainsi analysé les conséquences macroéconomiques de chacune des réformes proposées dans le programme présidentiel et amendées par le Premier ministre lors de son discours de politique générale. L’institution complète l’étude par le calcul des effets redistributifs ; c’est à dire à qui profitent directement ces baisses d’impôts. Surprise (ou pas) : le premier décile de la population est le grand gagnant.

 

Si l’OFCE précise que les mesures prévues feront “plus de gagnants que de perdants”, il précise également que sur les 9,15 milliards de baisses d’impôts prévues, 4,20 milliards bénéficieront aux 10% les plus riches, soit 46% du total. Leurs revenus annuels augmenteraient de 2,6% (contre 1,4% en moyenne pour l’ensemble des ménages). Selon les données Insee 2013, il faut gagner plus de 3599 euros nets par mois pour figurer dans cette tranche.

Ces 10% de chanceux profiteraient pleinement du plafonnement forfaitaire à 30% sur les revenus de l’épargne, mais aussi de la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Un nouvel impôt qui exclurait les placements financiers tels que les actions, les obligations ou l’assurance-vie. L’OFCE révèle que c’est le dernier centile, 1% de la population soit les 280 000 ménages les plus riches, qui en bénéficient plus particulièrement.

Les 9 autres pour cent étant proche du 2ème décile, un des grands perdants de cette politique en raison de son exclusion de l’exonération de la taxe d’habitation.

Certains diront mais cela démontre quoi ? Indéniablement ce que chacun voudra bien comprendre, que cela aille du gouvernement à la Macron et à tous les intervenants du Forum dit Citoyen.

La prochaine vision représente 1 milliard d’euros récupérés sur les familles qui en ont le plus besoin, oui une atteinte directe aux APL !

De nos jours avant modifications les APL représentent 8 milliards d’euros, le pseudo « Roi » incarnation des offrandes dans tout ce que la France a acquis avant et après 1936.

Les solutions existent surement elles ont fait l’objet de nombreux articles, ici et ailleurs. La suppression des partis politiques et tous les dérivés qui pillent les caisses de l’Europe et de la France.

Le Panda

Patrick Juan

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 11 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 11 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
02’15 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’48 » – L’armée ukrainienne tire sur une ambulance de la RPD et fait trois morts
07’03 » – Le SBU vient sur la ligne de front désarmer les bataillons néo-nazis
08’07 » – Secteur Droit vend ses armes à la RPD
09’10 » – Chiffres des suicides dans l’armée ukrainienne depuis le début de l’année

SITUATION POLITIQUE
10’52 » – Projet de loi à la Douma pour simplifier l’octroi de la citoyenneté russe

RPD-RPL
13’24 » – Nouvelles positives sur l’évolution économique et sociale en RPD et en RPL

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
17’41 » – L’Ukraine menace de sombrer dans un véritable chaos financier
20’40 » – Un sénateur tchèque compare l’Ukraine à un trou noir
23’14 » – Kiev remplace le salut traditionnel de l’armée par celui des collaborateurs ukrainiens des Nazis

DIVERS
27’45 » – L’Allemagne soigne plus d’une centaine de soldats ukrainiens depuis 2014 y compris des néo-nazis

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
34’33 » – Le « martyr » Oleg Sentsov dans sa prison russe, toujours en vie et en forme après près de 80 jours de grève de la faim (highlander)

40’58 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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La Douma soumet un projet de loi pour simplifier l’accès à la citoyenneté de la fédération de Russie

Passeports russesLe 7 août 2018, la Douma a soumis un projet de loi qui propose de donner au président de la fédération de Russie le pouvoir d’établir des listes d’étrangers pouvant obtenir la citoyenneté russe de manière simplifiée.

« Cela permettra d’accorder la citoyenneté de la fédération de Russie d’une manière simplifiée aux compatriotes vivant dans des pays à la situation socio-politique et économique complexe, où il y a des conflits armés ou un changement de régime politique, » a déclaré le gouvernement russe.

Dans le même temps, le projet de loi prévoit la simplification de l’obtention de la citoyenneté pour les compatriotes vivant à l’étranger qui participent au programme gouvernemental de réinstallation volontaire en fédération de Russie.

Cette mesure s’applique seulement à ceux qui ont reçu un permis de résidence (temporaire ou non) et sera valable quelle que soit la région choisie comme lieu de résidence.

Cette exigence d’avoir obtenu un permis de séjour pour bénéficier de cette procédure simplifiée est justifiée dans le projet de loi par la nécessité « d’assurer la sécurité de la fédération de Russie et d’empêcher la propagation de maladies dangereuses sur son territoire ».

En effet, pour obtenir un permis de séjour, la personne doit fournir ses empreintes digitales (lutte contre le terrorisme oblige), passer un examen médical, dont le résultat doit confirmer qu’elle ne se drogue pas et qu’elle n’est pas porteuse de maladies infectieuses dangereuses, et produire un certificat attestant qu’elle n’est pas porteuse du VIH.

Comme on peut le voir, dans la continuité des ordres donnés par Vladimir Poutine pendant sa ligne directe du 7 juin 2018, la simplification de l’octroi de la citoyenneté russe progresse rapidement sur le plan législatif, et devrait permettre à de nombreux réfugiés du Donbass d’obtenir un passeport russe, sans pour autant le distribuer n’importe comment à n’importe qui.

La façon dont ce projet de loi est formulé, et les catégories de personnes concernées montrent que la fédération de Russie essaye de trouver le juste équilibre entre bons sentiments et pragmatisme, afin de ne pas mettre en danger la sécurité ou l’équilibre du pays, tout en intégrant ou réintégrant de manière convenable ceux qui veulent réellement s’intégrer en Russie.

Christelle Néant

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L’Allemagne soigne des soldats ukrainiens sans savoir s’ils ont servi dans l’armée régulière ou dans des bataillons néo-nazis

Régiment AzovDepuis 2014, l’Allemagne a déjà accueilli sur son sol pour traitement médical plus de 100 soldats ukrainiens, sans savoir s’ils font partie de l’armée régulière ou de bataillons ultra-nationalistes ou néo-nazis. Or certains de ces patients ont été filmés en train de faire des saluts nazis sur leurs brancards, pendant que d’autres arborent des t-shirts aux logos d’extrême-droite.

L’information révélée par RT Deutsch a de quoi provoquer un véritable scandale dans le pays qui fut le berceau du nazisme. Le lièvre a été levé par Alexander Neu du parti Die Linke (parti allemand de gauche), qui a obtenu du président du comité de la Défense, Wolfgang Hellmich, des réponses assez effrayantes à ses questions sur ce programme d’aide aux soldats ukrainiens.

Ainsi on apprend que pas moins de 112 soldats ukrainiens ont déjà bénéficié de ce programme d’aide depuis 2014, et ont été emmenés en Allemagne pour y être soignés.

Lorsque Neu demande combien de ces personnes venaient de bataillons néo-nazis ou paramilitaires, du régiment Azov, ou de l’armée régulière et combien venaient des armées de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL), la réponse laisse pantois : « Le gouvernement fédéral n’a pas d’informations à ce sujet ».

Concernant le financement, la réponse vaut aussi son pesant d’or.

« Les frais de transport et de traitement de la première vague d’aide en 2014 ont été payés par le bureau des Affaires étrangères. Puis pour les vagues ultérieures d’aide au traitement des soldats ukrainiens, les frais de traitement et de transport ont été financées par la Section 14. »

La « Section 14 » fait référence à une partie du budget allemand de 2017 qui concerne les « obligations en lien avec l’appartenance à l’OTAN et à d’autres institutions internationales, ainsi que les mesures liées aux opérations internationales ».

En clair, le gouvernement allemand, finance donc sur son budget le transport et le traitement de soldats ukrainiens dont elle ne sait strictement rien, y compris des néo-nazis et des criminels de guerre. Le tout au titre de son appartenance à l’OTAN, alors que l’Ukraine n’en est même pas membre !

RT Deutsch avait alors demandé au ministère fédéral de la Défense, lors d’une conférence de presse en juillet 2018, quels étaient les critères appliqués pour sélectionner les blessés ukrainiens.

Frank Fähnrich a alors répondu que les soldats blessés étaient choisis uniquement sur base médicale, la priorité étant accordée à ceux nécessitant un traitement urgent.

Le problème c’est qu’une vidéo postée par Deutsche Welle sur leur page Facebook montre clairement (vers 0’49) un des soldats sur un brancard, saluer un autre « camarade » par un superbe salut nazi…

Soldat ukrainien faisant un salut nazi

Un autre soldat, filmé par la chaîne ukrainienne TSN, porte quant à lui un t-shirt d’une marque populaire chez les néo-nazis et les ultranationalistes, arborant une référence claire à la division SS Wiking (sic).

Soldat ukrainien avec t-shirt SS Wiking

Et pendant que les néo-nazis ukrainiens se font soigner en Allemagne aux frais du contribuable, cette générosité humanitaire ne s’étend pas aux civils du Donbass, comme l’a souligné Alexander Neu.

« Qu’est-ce qui motive cet effort, des raisons purement humanitaires ? Pourquoi le transport et l’hospitalisation sont-ils payés avec des fonds du ministère fédéral de la Défense depuis 2015 ?

Et puisque seuls les blessés ukrainiens venant de Kiev ont bénéficié ou bénéficient actuellement de manière évidente d’un traitement en Allemagne, le biais politique de ces mesures d’aide prétendument humanitaires devient évident concernant la sélection des personnes dans le besoin. Et que non seulement les soldats ukrainiens de l’armée régulière, mais aussi les membres des bataillons de volontaires nationalistes et fascistes associés à la mafia reçoivent des soins médicaux en Allemagne doit donc être considéré comme intentionnel de la part du ministère fédéral de la Défense sous le ministre von der Leyen, » a déclaré Alexander Neu.

Ce dernier a aussi souligné que même les civils qui ont été victimes des bombardements des centres-villes de Donetsk ou de Lougansk par les troupes ukrainiennes ne semblent pas être considérés comme dignes d’être traités en Allemagne. Du point de vue de Berlin, ils vivent « probablement du mauvais côté du front », a conclu Neu.

Il semble donc que Berlin préfère soigner les criminels de guerre et les soldats néo-nazis plutôt que leurs victimes innocentes. Voilà une conception fascinante de l’aide humanitaire à l’allemande…

Christelle Néant

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Kiev va remplacer le salut traditionnel de l’armée par le slogan des collaborateurs ukrainiens du régime Nazi

Armée ukrainienneAprès avoir changé les couleurs des bérets de certaines de ses troupes pour casser l’héritage soviétique, décerné le titre de héros de l’Ukraine et renommé des rues en l’honneur des collaborateurs du régime Nazi comme Bandera, voilà que les autorités ukrainiennes ont décidé de remplacer le salut traditionnel au sein de l’armée par le slogan de ces mêmes collaborateurs antisémites et russophobes.

Ce passage du salut militaire traditionnel hérité de l’URSS vers le slogan nationaliste ukrainien « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! » sera entendu publiquement pour la première fois le 24 août lors de la parade militaire qui aura lieu à Kiev à l’occasion de jour de l’indépendance du pays. Ce changement a lieu à la demande de Porochenko lui-même, qui a déposé un projet de loi en ce sens à la Rada !

Les troupes ont d’ailleurs déjà salué ainsi Stepan Polotorak, le ministre ukrainien de la Défense, lors des répétitions de la parade qui ont eu lieu mardi à l’aéroport de l’usine Antonov. Et ce malgré le fait qu’il semble qu’une partie des troupes ukrainiennes ne soit pas franchement d’accord pour adopter ce salut, certains soldats rappelant que les FAU ne sont pas l’UPA.

« À l’occasion du 27e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine et du 100e anniversaire de la renaissance de l’état, une parade militaire sera organisée – extrêmement forte et plus grande que les années précédentes. Y participeront 4 500 soldats et 250 pièces d’équipement, » a déclaré le ministre après la répétition.

Poltorak a aussi déclaré que cette année, pour la première fois, 24 unités des forces armées, du service des frontières, du SBU, de la Garde Nationale, de la police nationale, du ministère des Situations d’urgence, et d’autres départements des forces de l’ordre participeront à cette parade.

Les femmes cadets de l’institut militaire de Kiev Taras Chevchenko y feront aussi leur première apparition, et la participation de troupes venant de pays alliés est attendue.

Ces troupes étrangères savent-elles ce que signifie ce slogan et quel genre de personnes l’ont mis au point ? Ces soldats venant de pays « alliés » de l’Ukraine savent-ils qu’ils vont se retrouver associés à un salut adopté par l’OUN (Organisation des Nationalistes Ukrainiens) et l’UPA (Armée Insurrectionnelle Ukrainienne) en 1941, et que ces organisations ont massacré des centaines de milliers de Polonais, de Juifs, de Tziganes et de Russes pendant leur collaboration avec les Nazis ?

Mais à part ça la presse occidentale, et européenne en particulier nous jurera la main sur le cœur que les néo-nazis et autres ultranationalistes sont minoritaires et n’ont pas le pouvoir en Ukraine…

Ils en ont assez en tout cas pour faire renommer des rues, décerner le titre de héros national à un collaborateur reconnu comme Bandera, et maintenant pour convertir l’armée ukrainienne toute entière à un salut de collaborateurs du régime Nazi !!!

Pourquoi ne pas leur faire faire un Sieg Heil pendant la parade tant qu’on y est, cela ne dénotera pas avec les marches aux flambeaux habituelles des groupes ultra-nationalistes ukrainiens comme Secteur Droit ! Sauf que là c’est d’une armée officielle qu’on parle, l’armée d’un pays qui se trouve aux portes de l’UE, et que cette dernière finance et soutient depuis plus de quatre ans !

Voilà ce que l’UE soutient sans réserve : la renaissance du nazisme à ses portes et avec l’argent de ses contribuables par-dessus le marché !!! Il est temps que les peuples européens se réveillent !!! Et il est surtout temps que les autorités européennes cessent de jouer les hypocrites en prétendant combattre l’antisémitisme et le racisme chez eux tout en finançant et soutenant un pays (l’Ukraine) qui se nazifie publiquement depuis quatre ans !

Christelle Néant

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L’armée ukrainienne intensifie ses bombardements contre la RPD et tire sur une ambulance – Bilan : trois morts et un blessé

TirsDurant les dernières 24 h, l’armée ukrainienne a intensifié ses bombardements contre les civils de la République Populaire de Donetsk (RPD), et a de nouveau violé toutes les conventions internationales en tirant sur une ambulance militaire qui partait porter secours à un civil sur la ligne de front.

Lors des six violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne lors des dernières 24 h, cette dernière a tiré 114 munitions, principalement contre les zones résidentielles de Golmovski, de la mine Gagarine (Gorlovka), de Staromikaïlovka, et de Naberejnoye. Au total, ces tirs ont endommagé 12 habitations situées dans ces localités et blessé un civil à Naberejnoye.

Un homme de 43 ans, résidant à Naberejnoye a reçu une balle à la hanche gauche. Évacué par les soldats de la RPD qui défendent la zone, il a été emmené à l’hôpital de Telmanovo pour y être soigné.

Un peu plus tard, dans la nuit, un autre habitant du même village appelle une ambulance, car il se sent mal et a des douleurs dans la zone du cœur. Vu l’heure tardive, et la proximité de la ligne de front, aucune ambulance civile ne peut se rendre sur place. Trop dangereux.

La mission est confiée à une équipe médicale de l’armée de la RPD. Un véhicule Oural clairement marqué comme étant une ambulance part alors avec un chauffeur et deux femmes membres du personnel médical pour porter secours au civil.

L’ambulance arrive vers le village avec ses gyrophares et ses phares allumés, afin de s’identifier clairement comme étant une ambulance et pas un véhicule militaire. Une mesure qui ne suffira pas à arrêter les soldats de la 93e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

Ces derniers tirent alors au missile antichar filoguidé sur l’ambulance, et tuent sur le coup le chauffeur et les deux membres du personnel médical qui se trouvaient à bord.

Pour rappel, ceci est un crime de guerre, et une violation complète de la convention de Genève, que l’Ukraine a pourtant signée. Cette convention interdit formellement de tirer sur les ambulances quelles soient civiles ou militaires !

Devant cette nouvelle atrocité, l’armée de la RPD a appelé les organisations internationales à se pencher sur les crimes de guerre de l’armée ukrainienne et la communauté internationale à revoir sa politique à l’égard du pays terroriste qu’est devenu l’Ukraine.

Christelle Néant

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Macron dans un Monde de Riches

C’est toujours le cas, Monsieur le président vous êtes en vacances au Fort de Brégançon. Vous avez conscience que vous êtes dans un monde totalement différent de la majorité des électeurs en France ?

Vous avez les médailles de quelles disciplines ? Votre épouse a acheté pour les cuisines de L’Elysée 10 000 assiettes pour servir qui ? Cela n’a rien d’une plaisanterie et avec l’argent des contribuables que vous pillez pendant que vous vous prélassez au soleil du Var.

Ce n’est pas de ce jour que certains vous le disent ici ! https://actu.orange.fr/societe/videos/galut-a-l-impression-que-macron-vit-dans-un-autre-monde-VID000000227dn.html

61% des Français pensent que Macron doit s’expliquer devant une commission d’enquête.

L’hypothèse est fort peu probable puisque les sénateurs qui reprendront leurs travaux à la rentrée (contrairement aux députés) ne sont eux-mêmes pas très partants.

Les Français sont très largement favorables à ce qu’Emmanuel Macron s’explique devant les commissions d’enquête parlementaires sur l’affaire Benalla.

Ils sont 61% à juger cela nécessaire, dont 41% qui le juge « tout à fait nécessaire », selon les résultats du sondage YouGov pour Le HuffPost et CNews.

Si les experts sont partagés sur la perspective de voir le chef de l’Etat être auditionné, certains considèrent qu’il n’y a que la convocation qui est interdite par la Constitution, en vertu de la séparation des pouvoirs.

En clair, si le président de la République désirait se faire entendre, il le pourrait.

C’est ce que réclament la France insoumise et le Parti socialiste.

Cela enchanterait donc l’opinion publique, particulièrement les partisans de Jean-Luc Mélenchon (78%) ou ceux de Marine Le Pen (75%).

Il n’y a guère que les sympathisants LREM qui s’y opposent, 60% considérant que l’audition d’Emmanuel Macron « n’est pas nécessaire ».

Une affaire d’Etat trop traitée par les médias

Il ressort globalement de ce sondage une perception paradoxale de cette affaire. A une nette majorité (57%) qui dépasse tous les clivages politiques, ce feuilleton est vu comme « la pire crise depuis l’élection d’Emmanuel Macron ».

Une majorité relative de Français (37%) la considère même comme une affaire d’Etat alors qu’ils ne sont que 28% à la voir comme un fait divers et 24% comme une crise politique.

Pour autant, une majorité des personnes interrogées par YouGov estime que « le traitement médiatique autour de l’affaire Benalla est trop important ». Ils sont 43% à le penser tandis que 33% le jugent équilibré et 15% disent qu’il est insuffisant.

Surtout, et cela va faire plaisir à Emmanuel Macron et ses soutiens, l’affaire Benalla n’a pas modifié l’image que les Français ont de leur président. 48% des sondés disent que « leur perception n’a pas changé du tout », et même 71% chez les sympathisants LREM.

Ils ne sont que 38% à dire qu’elle l’a changée en mal.

En revanche, et comme le montre notre baromètre mensuel, la popularité du chef de l’Etat tombe à son plus bas.

Un licenciement trop tardif

Ce sondage a également permis d’interroger les Français sur le licenciement d’Alexandre Benalla. Intervenue le 20 juillet après les révélations du Monde et après que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a obtenu une copie des images de vidéosurveillance, cette procédure est mal perçue.

74% des sondés considèrent en effet que « le licenciement d’Alexandre Benalla intervient trop tardivement ». Même les sympathisants LREM le considèrent à 57%. Jusqu’à cet été, la sanction, considérée comme la plus grave à l’égard d’un chargé de mission de l’Elysée, était deux semaines de mise à pied avec suspension de salaire (celle-ci n’étant toujours pas effective) et une rétrogradation dont les contours sont encore très flous.

Fin du remboursement de quatre médicaments contre Alzheimer

Les médicaments anti-Alzheimer, jugés insuffisamment efficaces et potentiellement risqués, ne seront plus remboursés. Une décision gouvernementale contestée par des associations de malades et de professionnels. Selon cet arrêté du ministère de la Santé, la mesure concerne les quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl) qui traitent les symptômes d’Alzheimer, ainsi que leurs génériques.

Ils étaient jusque-là remboursés à hauteur de 15% par l’Assurance maladie, pour un coût de quelque 90 millions d’euros en 2015.

C’est la ministre de la Santé Agnès Buzyn qui avait annoncé sa décision, suivant ainsi l’avis de la Haute Autorité de santé, qu’elle dirigeait avant son entrée au gouvernement. En octobre 2016, la commission de transparence de la HAS, qui évalue les traitements en vue de leur remboursement, avait jugé que ces médicaments avaient « un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge ».

Elle pointait aussi « l’existence d’effets indésirables potentiellement graves ». Vous ne pouvez le prouvez Madame !

L’encadrement des loyers reconduit dans 28 « zones tendues »

Début août marque également la reconduction de l’encadrement des loyers dans 28 « zones tendues ». Sont ainsi concernées 1149 communes situées dans les 28 principales agglomérations de métropole dans lesquelles l’offre de logements répond difficilement à la demande, rendant la situation particulièrement complexe pour les locataires. L’objectif étant d’y limiter l’augmentation des loyers.

Zones tendues: Lyon, Toulouse, Nantes, Toulon, Annecy, Ajaccio, Bastia, Bayonne, Meaux, Menton, Saint-Nazaire, Sète, Thonon-les-Bains, Arles, Beauvais, Biarritz, Fréjus, Annemasse, Arcachon, Bordeaux, Grenoble, La Rochelle, Lyon, Marseille – Aix-en-Provence, Montpellier, Nice et Strasbourg.

Dans ces zones, la hausse de loyer est particulièrement encadrée. Ainsi, elle n’est possible qu’en cas de nouveau bail et doit être limitée à la variation de l’indice de référence des loyers, et seulement si le logement a subi des travaux justifiant la hausse ou si le loyer est très inférieur à la moyenne du marché.

Coup de pouce pour les Infirmières libérales et les assistantes maternelles

Enfin, certaines professions bénéficient d’un petit coup de pouce financier. C’est le cas pour les infirmières libérales qui voient une revalorisation de la majoration dite « dimanche et jours fériés » qui passera de 8€ à 8,50€. Et les nourrices à domicile voient leur salaire minimum passer de 9,98€ brut par heure à 10,21€, en vertu d’un avenant publié au journal officiel le 12 janvier 2018.

Les habitants de la France, il suffit de parler des exploits de bleus de se rendre à la demi-finale à la finale et penser que c’est gagner ?

Nous pouvons constater dans les modifications qui se sont déroulées durant cette année 2018 et ce n’est pas fini que le président de la République est un banquier au plein sens du terme, avec un gouvernement qui sont ni plus ni moins que ses fondés de pouvoirs.

Le feu brule mais les flammes dégagent l’ombre de la réalité.

Le Panda

Patrick Juan

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 4 août 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 4 août 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’10 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’06 » – Détails sur le bombardement qui a coûté la vie à deux soldats de la RPD à Sakhanka
04’26 » – Explication potentielle de la baisse des bombardements de la part de l’armée ukainienne
05’20 » – 11 000 officiers ont quitté l’armée ukrainienne depuis le début de l’année, en partie pour cause de paye trop basse
08’00 » – Un soldat des FAU passe du côté de la RPD et fait des révélations

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
10’11 » – La guerre du gaz se poursuit entre l’Ukraine et la Russie et Kiev risque de se retrouver dans le noir
19’10 » – Le Patriarche de Kiev veut exproprier l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou si elle obtient une église autocéphale
29’55 » – Un minibus transportant un parlementaire ukrainien a explosé dans la région de Dnipopetrovsk, le député est grièvement blessé

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’28 » – Tourtchynov veut poursuivre pénalement les importateurs de biens russes
33’21 » – L’armée ukrainienne plagie une vidéo de l’armée russe pour promouvoir ses troupes d’élite

38’52 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Le patriarche Philarète veut exproprier l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou s’il obtient une Église autocéphale

Philarète bénit Secteur DroitIl y a à peine 10 jours en arrière, je dénonçais les risques de guerre de religion en Ukraine si le patriarche œcuménique de Constantinople accordait à Porochenko une église orthodoxe autocéphale.

Suite à la traduction en russe et en grec de mon article, la machine de propagande ukrainienne s’est affolée, et a pondu plusieurs articles en russe et en anglais dénonçant mon article comme une fake news, et disant qu’il n’y avait pas d’agressions ni d’expropriation par la force des temples, chapelles et laures de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP) au profit de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev (UOC-KP), sans parler des attaques ad-hominem délirantes sur ma personne.

Cet article publié par le journal La Croix en 2014 (qui peut difficilement être qualifié de journal pro-Poutine), dit pourtant le contraire de ce qu’affirment ces journaux ukrainiens.

Et une semaine à peine après cette levée de boucliers de la part des médias ukrainiens, voilà que leur propagande leur revient dans la figure, tel un boomerang, ou une tarte à la crème jetée négligemment en l’air, grâce au Patriarche de l’UOC-KP, Philarète, en personne.

Ce dernier a accordé une interview à la chaîne de télévision ukrainienne Priamiy (« Direct »), lors de laquelle ses propos ne laissent aucun doute sur ce qui va se passer si le Patriarche Bartholomée accède à la demande de Porochenko et de l’UOC-KP.

Voilà ce qu’il y déclare :

« Il n’y a pas de propriété du Patriarcat de Moscou en Ukraine. Les propriétés de l’Église en Ukraine sont celle de l’Église ukrainienne. Prenons par exemple la laure de Kiev-Petchersk, et la laure de Potchaïv, à qui appartiennent-elles ? C’est la propriété de l’État ukrainien, et l’État a transféré ses possessions pour l’usage de l’Église [orthodoxe] ukrainienne du Patriarcat de Moscou, mais lorsqu’il y aura une Église ukrainienne reconnue, les laures – la première, et la seconde – seront transférées à l’Église ukrainienne [autocéphale]. »

Il poursuit ensuite en disant que cela se justifierait par le fait que les églises appartiendraient aux paroissiens qui les ont construites avec leur argent et pas à la Russie.

Avant ses paroles sur l’expropriation future de l’UOC-MP, Philarète n’a pas caché que le but du Patriarcat de Kiev était de s’agrandir, ce qui implique de le faire aux dépens d’une autre Église, c’est-à-dire en clair aux dépens du Patriarcat de Moscou (qui dispose officiellement du plus grand nombre de paroissiens en Ukraine, estimé à 35 millions de fidèles, de quoi aiguiser les appétits de l’UOC-KP).

« Tout d’abord notre but est d’agrandir le Patriarcat de Kiev. Et le Seigneur lui-même nous aide en cela. Comment ? En provoquant la guerre [du Donbass]. Et cette guerre contribue à la croissance du Patriarcat de Kiev. Comment ? Les gens voit qui protège l’État ukrainien, la terre ukrainienne, le Patriarcat de Kiev ou celui de Moscou ? Kiev protège [l’Ukraine] et Moscou protège l’agresseur, » a-t-il déclaré.

Quel genre de Patriarche est-ce là, qui vante une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de victimes (même si lui l’attribue à l’agression imaginaire de la Russie ce qui n’a rien d’étonnant vu les sympathies de ce Patriarche pour les néo-nazis ukrainiens) comme moyen pour son Église de s’agrandir aux dépens d’une autre ? Quel chef spirituel est-ce là ?

Ses propos tiennent de la pire bassesse politicienne, et dénotent un cynisme qui confine à l’immonde. Pour Philarète, les civils du Donbass sont juste bons à mourir pour qu’il puisse poursuivre son opération de propagande russophobe avec Porochenko et les néo-nazis ukrainiens et grappiller ainsi petit à petit des paroissiens aux dépens de l’UOC-MP.

Ses paroles ont été commentées par le chef du service de presse de l’UOC-MP, Vassili Anissimov.

« Philarète, excommunié par l’Église pour de nombreux crimes religieux, ne peut disposer que des propriétés qu’ils, les schismatiques, ont créées eux-mêmes – par exemple, un temple construit quelque part – et personne, de fait, ne le revendique, » a-t-il déclaré.

Anissimov a aussi souligné que pendant les répressions de l’époque soviétique, une part significative de la propriété de l’UOC-MP avait été saisie, et qu’elle n’avait pas encore été rendue. Mais l’UOC-KP n’existant pas à l’époque soviétique, aucune de ses propriétés n’avait été prise et aucun de leurs prêtres n’avait été arrêté.

Dans les années 1990, l’Ukraine avait reçu du Conseil de l’Europe l’obligation de procéder à la restitution des biens, ou de fournir une compensation. Mais l’Ukraine ne s’est jamais pliée à cette obligation.

« Chaque propriété a sa propre histoire, c’est un terme légal, et tout le monde sait que si votre maison a été saisie, et vous avez été abattu, alors cette maison doit être rendue à votre fils, mais pas à n’importe qui souhaitant la récupérer. Et vraiment qu’est-ce que l’autocéphalie vient faire ici ? » – a déclaré Anissimov.

Il a poursuivi en citant l’exemple des États baltes, de la Pologne, de la République Tchèque et de la Russie, où les autorités ont rendu et rendent encore à l’Église les propriétés saisies, souvent après rénovation. Pour autant, Anissimov a déclaré que l’UOC-MP n’abandonnerait même pas les propriétés en ruine, avant de conclure que « les déclarations de Philarète sont absolument absurdes et ridicules d’un point de vue légal ».

Je passerai sur les tentatives de Philarète de réécrire l’histoire étatique et religieuse de l’Ukraine et de la Russie, pour essayer de légitimer ses revendications, en tentant de faire croire que l’Ukraine existait avant la Russie, et que donc Kiev est plus légitime que Moscou.

Sauf que comme l’a rappelé le président des relations extérieures de l’UOC-MP, Hilarion, l’Ukraine n’existait pas en 988 quand le prince Vladimir a baptisé la Rus, et que cela fait 10 siècles que cet événement est considéré comme le baptême de la Rus et non comme le baptême de l’Ukraine.

Hilarion a d’ailleurs rappelé qu’appliquer les concepts modernes d’États dans cette histoire n’avait pas de sens, car de la Rus de l’époque descendent trois pays actuels : la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, et que cela se reflète dans le fait que ces trois nations sont unies par une seule et même Église orthodoxe russe.

Il a aussi fait part de ses inquiétudes sur la suite des événements alors que le Patriarche Bartholomée a indiqué le 27 juillet qu’il pourrait accorder une Église autocéphale à Kiev.

« Maintenant ils veulent [l’Église autocéphale] d’une manière tellement violente, en fait, via l’élimination de l’Église canonique, qui est l’Église de la majorité, d’usurper ses propriétés, ses monastères et ses prêtres, » a-t-il conclu.

Mais à part ça d’après la presse ukrainienne il n’y a pas de risque de guerre de religion en Ukraine… La prochaine fois que ces médias voudront dénoncer des « fakes news », qu’ils s’assurent que personne dans leurs propres rangs ne viendra contredire leurs affirmations péremptoires, cela leur évitera de passer pour des idiots et de se noyer dans le ridicule.

Il est surtout temps que le Patriarche Bartholomée cesse de vouloir faire plaisir à Kiev en dépit du bon sens, et au risque de provoquer des affrontements violents entre les partisans de l’UOC-KP et ceux de l’UOC-MP. Il y a déjà bien assez de sang versé en Ukraine depuis le Maïdan, il n’est nul besoin d’en rajouter pour des histoires qui tiennent bien plus de la politique de bas étage que de religion et de spiritualité.

Christelle Néant

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Sur fond de guerre entre Naftogaz et Gazprom, les dettes de gaz s’accumulent en Ukraine et risquent de plonger Kiev dans le noir

Caricature de Viatli PodvitskiDepuis plusieurs années, Naftogaz (compagnie ukrainienne) et Gazprom (compagnie russe) sont en guerre juridique et financière pour cause de contrats non remplis et de factures impayées. Les procédures et décisions de justice se multiplient sans fin.

La Cour d’arbitrage de Stockholm, qui juge ces litiges commerciaux, a rendu à quelques mois d’intervalle en 2017 deux jugements contradictoires sur deux dossiers différents (l’un en faveur de Gazprom, et l’autre en faveur de Naftogaz), en refusant d’appliquer lors du second procès les arguments qui ont pourtant été retenus pour alléger la condamnation de Naftogaz quelques mois auparavant.

Suite à ce jugement en défaveur de Gazprom, qui l’obligeait à payer 2,6 milliards de dollars à Naftogaz, cette dernière s’était précipitée pour faire saisir les avoir de Gazprom (en Europe surtout) et obtenir ainsi son dû.

Sauf que Gazprom a interjeté appel de ces saisies en faisant valoir que le jugement de la Cour d’arbitrage de Stockholm n’était pas valable pour les raisons annoncées ci-dessus (le deux poids deux mesures n’étant pas acceptable en matière de justice), et la compagnie russe a gagné cet appel, suspendant ainsi une partie des saisies.

Refusant la défaite, Naftogaz a annoncé hier, 1er août, qu’elle allait continuer la bataille judiciaire pour récupérer ces 2,6 milliards de dollars, et espère y arriver d’ici septembre.

Devant cet acharnement et cette volonté de faire au plus vite, on peut se demander pourquoi Naftogaz met tant d’empressement pour récupérer ces fonds.

La réponse tient une phrase : en Ukraine la majorité de ses clients n’arrivent plus à payer, résultat la compagnie est dans une situation financière critique (sans parler du fait qu’en 2019 Naftogaz perdra près de 3 milliards de dollars par an à cause de la perte du contrat de transit de gaz conclu auparavant avec Gazprom).

La conséquence immédiate c’est la fermeture du robinet de gaz. Naftogaz a ainsi coupé l’approvisionnement en gaz de deux stations thermiques qui fournissent eau chaude et électricité à la capitale ukrainienne à cause du refus de la nouvelle compagnie qui les détient de payer les dettes (1,2 milliards de hryvnias soit environ 38,1 millions d’euros) du propriétaire précédent.

Près de 3 200 bâtiments de Kiev se retrouvent ainsi sans eau chaude, dont 39 institutions médicales, 164 maternelles, 670 bureaux et 2 150 habitations.

Mais là où la situation est la plus critique c’est pour l’approvisionnement en électricité. Car les deux stations thermiques concernées (les stations 5 et 6), fournissent à elles seules 1 200 MW sur les 1 450 MW que consomme Kiev. Sans ces deux stations, l’approvisionnement électrique de la capitale sera divisé par presque six !

Résultat les hôpitaux ont reçu pour consigne de préparer une source autonome de production électrique au cas où. La station 5 a déjà été fermée et la station 6 était menacée d’être fermée cette nuit.

Devant la situation hautement critique, le gouvernement ukrainien s’est joint à la ville de Kiev pour mener des négociations avec Naftogaz afin d’empêcher la fermeture totale des deux stations thermiques. Une solution temporaire semble avoir été trouvée sous la forme d’une réduction du prix du gaz, mais le problème de fond demeure et un accord durable doit être trouvé, faute de quoi cela ne reviendra qu’à décaler de quelques mois le problème.

Car la difficulté est, que la compagnie qui gère ces stations thermiques n’arrive pas à se faire payer de ses clients finaux : les habitants.

D’après Alexandre Okhrimenko, président du Centre Ukrainien d’Analyses, la dette publique concernant les charges communales en Ukraine a atteint la somme colossale de 36,8 milliards de hryvnias (soit environ 1,17 milliards d’euros), et continue d’enfler. Les tarifs ont tellement augmenté depuis le Maïdan, sous la pression du FMI, que plus des deux tiers des Ukrainiens n’arrivent pas à payer leurs factures, ou n’arrivent à payer que la moitié du montant demandé !

Et l’État ukrainien ne pourra pas subventionner ce secteur pour empêcher coupures d’électricité et de chauffage cet hiver, car Kiev est obligé de sortir annuellement 10 milliards de hryvnias (soit environ 318,2 millions d’euros) rien que pour payer ses crédits contractés à l’étranger (dont la moitié pour le FMI), soit presque un quart du budget d’État !

Si Kiev ne paye pas le FMI c’est la faillite, et pour obtenir un autre prêt de l’institution, il lui faut augmenter encore les tarifs du gaz de plus de 60 % ! Ce qui ne va faire qu’aggraver le problème d’impayés et signerait le suicide politique de Porochenko. Tant que ce problème d’impayés n’est pas résolu, le risque de coupures massives d’eau chaude et d’électricité continuera d’exister, telle une épée de Damoclès menaçant à tout moment de tomber sur Kiev.

Voilà à quelle situation chaotique et catastrophique a mené la russophobie maladive de ceux qui ont été portés au pouvoir par le coup d’État du Maïdan. L’Ukraine poursuit de mois en mois sa somalisation, et il est à craindre que l’hiver prochain sera des plus difficiles pour ses habitants.

Christelle Néant

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Deux soldats de la RPD morts et deux blessés à Sakhanka suite à un tir de mortier de l’armée ukrainienne

AmbulanceAlors que les soldats de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD) procédaient à une action humanitaire dans la zone résidentielle du village de Sakhanka, l’armée ukrainienne a ouvert le feu avec des mortiers.

Sans armes et sans les protections qu’ils portent lorsqu’ils sont sur positions (gilet pare-balles et casques), les soldats de la RPD ont été durement touchés. Ce tir a fait deux morts et deux blessés.

L’information a été communiquée hier, 31 juillet, par le chef du service de presse du commandement opérationnel de la RPD, Daniil Bezsonov.

« Suite à un tir de mortier contre le village de Sakhanka, deux de nos défenseurs ont été tués et deux ont été blessés, » a-t-il déclaré.

Ce tir de mortier a été corrigé à l’aide d’un drone de fabrication étrangère qui surveillait le village depuis un emplacement situé en dehors de la zone d’opération des systèmes de défense antiaériens de la RPD.

« Nous exhortons la communauté et les organisations internationales à ne pas laisser impuni le massacre des civils du Donbass, ainsi que des soldats de notre République lorsqu’ils accomplissent des tâches pacifiques, » a ajouté le représentant du commandement opérationnel.

Durant les dernières 24 h, le nombre de violations et de tirs de la part de l’armée ukrainienne ont brutalement diminué. D’après Daniil Bezsonov, il se peut que cela soit dû à la visite d’une commission d’enquête des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) dans les unités présentes sur la ligne de front.

« Nous n’excluons pas que la réduction du nombre de tirs soit liée à l’arrivée de commissions venant du commandement opérationnel Vostok (Ukraine) dans les unités militaires des FAU qui sont sur la ligne de front, pour vérifier la préparation du personnel, son état moral et psychologique, ainsi que pour vérifier le nombre et la sécurité du stockage des munitions », a déclaré Bezsonov.

Une baisse des violations en demi-teinte puisque l’armée ukrainienne a tiré cinq obus de mortier de 82 mm ce matin sur le village de Spartak, avant de tirer 29 grenades sur le village de Dolomitnoye, heureusement sans faire de victimes.

Alors que les moissons sont en cours, on ne peut que constate une fois encore, l’échec de la trêve censée permettre leur déroulement dans de bonnes conditions.

Christelle Néant

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