Interview avec Natalia Nikonorova, ministre des Affaires étrangères de la RPD, sur l’avenir des négociations à Minsk

Natalia NikonorovaLe 25 septembre 2018, la ministre des Affaires étrangères de la République Populaire de Donetsk (RPD), Natalia Nikonorova, a accordé une longue interview à nos collègues de l’agence DAN. Voici la traduction en français de cette entrevue sur l’évolution des négociations à Minsk suite à la mort du chef de l’État, Alexandre Zakhartchenko, et les perspectives de développement des relations diplomatiques de la RPD avec d’autres pays.

Natalia Iourevna, pensez-vous que la mort du chef de la RPD Alexandre Zakhartchenko va affecter le processus de Minsk ?

Il convient de souligner que la mort d’Alexandre Vladimirovitch est un acte terroriste commis par des agents des services spéciaux ukrainiens, d’après les conclusions de l’enquête. De telles actions démontrent clairement l’attitude des autorités ukrainiennes à l’égard du processus de Minsk et leur réticence à résoudre la situation par des moyens pacifiques. Les actes terroristes répétés des autorités ukrainiennes contre les dirigeants du Donbass constituent une tentative de déstabilisation, et de semer le chaos et la confusion dans notre État. Mais toutes ces tentatives sont vouées à l’échec : ces événements tragiques ont encore plus uni les habitants du Donbass.

Malgré le fait qu’il y ait un conflit armé ici, nous préservons l’humanité. Lorsqu’un membre de la MSS de l’OSCE est décédé dans la région de Lougansk, aucun des participants des groupes de contact et politiques de la RPL et de la RPD n’a contesté que sa mémoire devrait être honorée par une minute de silence.

Cependant, lorsque nous avons proposé d’honorer la mémoire du chef de la RPD par une minute de silence, les Ukrainiens ont quitté la salle de réunion avec un air de défi. Une telle attitude montre clairement l’absence non seulement d’étiquette diplomatique, mais aussi de décence élémentaire. Évidemment, cela aggrave la situation en matière de négociation et empêche les parties de parvenir à une compréhension mutuelle.

Malheureusement, nous n’avons toujours pas d’évaluation officielle de l’explosion dans le centre de Donetsk de la part des garants occidentaux des accords de Minsk. Surtout si l’on considère que l’attaque s’est produite près de l’hôtel, où vivent les membres de la mission de l’OSCE.

En outre, nous appuyons l’initiative de M. Gryzlov de mener une enquête internationale sur ce crime. Nous attendons de la part des médiateurs internationaux de véritables mesures pour faire pression sur les autorités de Kiev dans la mise en œuvre des accords de paix.

Néanmoins, malgré le nombre toujours plus grand de difficultés à communiquer avec les représentants ukrainiens, nous demanderons, comme auparavant, à Kiev de respecter chaque point de l’ensemble des mesures. Ce document est le seul moyen pacifique de sortir du conflit.

Vous représentez la République au sein du groupe de contact tripartite à Minsk en lieu et place de Denis Vladimirovitch [Pouchiline]. Les positions de négociation de la République vont-elles changer d’une manière ou d’une autre ?

Notre tâche principale dans le processus de Minsk est de contraindre l’Ukraine à remplir ses obligations au titre du paquet de mesures en coopération et en coordination avec le Donbass, comme prévu dans le plan de paix. Pour notre part, nous sommes prêts au dialogue, prêts à discuter et à parvenir à un consensus, car nous comprenons que ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible d’obtenir des résultats dans le règlement de la situation et la reprise d’une coexistence pacifique. La volonté de prendre des mesures similaires de la part de Kiev est équivoque, ce qui est le principal problème et la principale menace qui pèse sur le processus de Minsk. Les représentants ukrainiens persistent à ne pas se rendre compte que le paquet de mesures est un document contraignant approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU. Même si Kiev veut se soustraire à ses obligations, cela ne fonctionnera pas, car les engagements confirmés dans les accords de Minsk devront encore être respectés, et nous continuerons à tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Le 11 octobre, la période de validité de la loi sur le statut spécial arrivera à son terme. Que pensez-vous, Kiev va-t-elle prolonger la loi ?

Nous avons commencé à soulever la question de la période de validité de la loi sur le statut spécial du Donbass dès sa première prolongation officielle. Il convient de rappeler que l’article premier de cette loi n’a été prorogé que d’un an, bien que l’ensemble de la loi aurait dû entrer en vigueur sur une base permanente. Nous nous sommes également adressés à plusieurs reprises au coordinateur de l’OSCE au sein du groupe politique et aux membres du groupe de contact.

Toutefois, il est difficile de prédire les prochaines étapes de Kiev, car la rhétorique des autorités ukrainiennes est régulièrement en désaccord avec leurs actions, car elles sont dictées par la volonté des sponsors étrangers du régime de Kiev. Nous espérons que les garants occidentaux des accords de Minsk sont conscients que l’abrogation ne serait-ce que de l’application formelle du premier article de la loi sur le statut spécial du Donbass bloquera en fait le dialogue ultérieur des parties à Minsk. Dans ce cas, la base sur laquelle s’est construit l’ensemble du dialogue sur les questions politiques disparaîtra. Et, s’il n’existe pas, tous les autres domaines des accords de Minsk seront également bloqués.

Cependant, il ne s’agit pas seulement des termes de la loi. Depuis son adoption, cette loi n’a pas été en vigueur un seul jour, car le législateur ukrainien n’a pas défini le territoire sur lequel elle s’applique dans le texte de loi, mais a appliqué la règle selon laquelle le Parlement se réserve le droit d’adopter séparément une résolution sur la liste des noms des villes et villages qui constitueront le champ d’application de la loi. Le Parlement ukrainien a initialement adopté une loi inopérante, qui a d’ailleurs été modifiée par la suite, bloquant ainsi la possibilité de son entrée en vigueur. Bien entendu, cela s’est fait sans consulter les représentants des républiques, en violation des dispositions du complexe de mesures.

Kiev doit comprendre qu’il n’y a pas de place pour faire traîner le processus de négociation – il est nécessaire de commencer d’urgence à préparer et à convenir avec nous de la prolongation de la loi sur le statut spécial du Donbass, qui expire dans moins d’un mois.

Tous les garants du processus de Minsk, à l’exception de la Russie, affirment que l’élection des chefs des républiques est contraire aux accords de Minsk. Que pouvez-vous dire à ce sujet ?

Malheureusement, depuis quatre ans, nous nous sommes habitués à cette approche unilatérale de la part des médiateurs occidentaux qui prennent régulièrement le parti de l’Ukraine sur toute question relative à la situation dans le Donbass. Strictement parlant, les élections en RPD ne concernent en rien les accords de Minsk, qui ne font qu’indiquer les conditions des élections municipales. Ni en RPD, ni en RPL, des élections locales n’ont eu lieu et elles ne sont pas prévues. Les républiques s’acquittent strictement de leurs obligations et ont l’intention de tenir des élections locales conformément au mécanisme qui a été approuvé dans le complexe de mesures. Les élections des chefs d’État et des conseils populaires de la RPD et de la RPL ne sont pas des élections locales, elles n’ont donc rien à voir avec le processus de Minsk et n’y contreviennent pas.

En ce qui concerne la question des élections locales, M. Porochenko a plusieurs fois déclaré que la présence de casques bleus de l’ONU était une condition indispensable à la tenue des élections locales dans le Donbass. Pourriez-vous commenter cette position de Kiev dans le contexte du processus de Minsk ?

Dans les accords de Minsk, en principe, la participation au règlement pacifique des représentants de l’ONU n’est pas mentionnée. Au départ, il s’agissait exclusivement de la volonté de la partie ukrainienne d’envoyer des casques bleus, qui est restée au niveau des déclarations vaines. La Russie, ayant écouté ces déclarations de la partie ukrainienne et ayant tenu compte du fait que la mission de l’OSCE dans le Donbass a besoin d’une protection supplémentaire, a élaboré et soumis à l’ONU un projet de résolution. Le projet de la fédération de Russie reste le seul document soumis à l’ONU à cet égard. Il n’y a pas eu de commentaires ni de recommandations officielles sur ce projet, y compris de la part de Kiev. Par conséquent, les déclarations de Porochenko poursuivent plus d’objectifs politiques que de véritables plans pour parvenir à la paix.

Comment la question de la tenue des élections locales est-elle discutée aujourd’hui à Minsk et est-elle même soulevée ?

Nous ne pourrons commencer à discuter des détails des élections qu’après avoir convenu avec la partie ukrainienne de la procédure d’entrée en vigueur à part entière de la loi sur le statut spécial du Donbass, et que Kiev y apporte les modifications nécessaires.

En mars 2019, des élections présidentielles auront lieu en Ukraine. Porochenko prendra-t-il des mesures concernant le déroulement des négociations avec le Donbass ?

À ce jour, les résultats de ses actions sont très médiocres car, disposant de tous les moyens pour mettre en œuvre une solution pacifique au conflit, Porochenko parle de faire la guerre. Il est avantageux pour lui de jouer avec cette situation, en demandant de l’aide financière ou autre à l’Occident.

Les accords de Minsk sont un échec diplomatique et militaire pour l’Ukraine, auquel la société ukrainienne associe le nom de Porochenko. Il a une note catastrophiquement basse, comme candidat à la présidence pour un second mandat. Quelle stratégie il choisira dans cette situation, c’est difficile à dire. Toutefois, peu importe ce que Porochenko fera, peu importe comment il tentera de jouer sur le thème du processus de Minsk, il ne sera évidemment pas en mesure d’améliorer sa côte de cette manière.

Le changement de président ukrainien contribuera-t-il à un règlement à part entière du conflit dans le Donbass ?

Nous espérons qu’à l’occasion de ces élections, une personne qui a la volonté de restaurer la souveraineté complète du pays vis-à-vis de l’influence politique extérieure l’emportera. Si cela se produit, il aura toutes les chances de mettre en œuvre les accords de paix.

Qui la RPD et la RPL aimeraient voir comme nouveau président de l’Ukraine ?

Actuellement, il est peu probable que nous puissions faire confiance à au moins un des candidats qui ont annoncé leur intention de se faire élire à la présidence. Nous ne voyons pas de nouveau visage. Mais nous pouvons évaluer les activités des candidats que nous connaissons déjà : chacun a eu l’occasion de se montrer, et dans l’ensemble cela a conduit à un coup d’État en 2014.

Si des déclarations rationnelles et pacifiques étaient faites par un candidat, il serait possible d’attirer l’attention sur ce dernier en tant que figure potentielle pour le processus de dialogue ultérieur. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de telles déclarations ; au contraire, nous entendons des discours ouvertement militants dirigés contre les intérêts des habitants du Donbass. Aucun politicien ukrainien n’a dit : « Et respectons nos engagements. »

Autres sujets. Combien de délégations étrangères ont visité la République depuis le début de cette année ?

À ce jour, plus de 40 délégations étrangères ont visité notre République. D’année en année, ce chiffre augmente, ce qui indique l’intérêt croissant des représentants d’autres pays pour la République.

Dans quel but viennent-elles, quelles sont les questions discutées ?

Les délégations officielles viennent de pays qui entretiennent des relations étroites avec nous, dont la RPL, la République d’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Nous menons un dialogue bilatéral avec les représentants de ces pays, en concluant des accords interministériels sectoriels, qui précisent les formes d’interaction et harmonisent nos lois. En outre, nous recevons régulièrement la visite de délégations de membres de la Fédération de Russie, qui coopèrent avec nous dans le cadre du processus d’intégration.

Des délégations de personnalités politiques et publiques de pays européens visitent également notre République. Avec eux, nous établissons également une coopération dans différents domaines : économique, culturel, scientifique, et le plus important – informationnel. Nos invités étrangers à leur arrivée en RPD peuvent voir personnellement comment se déroule la construction et le développement de notre État et, à leur retour, dire la vérité aux citoyens des États européens. Plus cela sera présent dans l’espace informationnel, plus les chances de changer l’opinion de la communauté internationale sur les événements qui ont lieu dans les républiques seront élevées.

Y a-t-il des propositions de la part des représentants du monde des affaires pour établir une coopération avec la RPD ?

Oui, dans cette voie, il y a aussi un dialogue actif avec les entrepreneurs de pays étrangers, et nous en récoltons déjà les premiers fruits. Mais il y a une certaine pression des autorités officielles de certains pays sur les investisseurs qui montrent de l’intérêt à établir des contacts directs avec notre République. Par conséquent, je ne voudrais pas évoquer maintenant des noms et des domaines d’activité spécifiques. Mais, je le répète, des pas dans cette direction sont faits.

Quels sont les secteurs de l’économie de la RPD qui intéressent le plus les investisseurs potentiels ?

Au départ, ils s’intéressaient à l’agro-industrie, mais aujourd’hui c’est l’industrie lourde, la métallurgie, la construction mécanique et l’industrie légère.

Récemment, le tribunal d’Aix-en-Provence a refusé d’annuler l’enregistrement du centre représentatif de la RPD en France (Marseille) après avoir constaté qu’il n’y avait aucune violation de la législation française et internationale dans les activités de ce centre. Cette décision est définitivement une grande victoire pour la République, n’est-ce pas ?

Bien sûr, cette décision du tribunal peut être qualifiée de grand événement. Cela signifie que les autorités des pays européens, malgré la pression du ministère ukrainien des Affaires étrangères, commencent à percevoir de plus en plus objectivement et équitablement la République Populaire de Donetsk, son peuple et son droit à l’autodétermination.

Nous nous félicitons sans équivoque de l’issue de l’affaire sur le centre de la RPD en France et considérons que cette décision positive est à porter au crédit de M. Hubert Fayard (Président du centre représentatif de la RPD en France) et de tous les membres du centre représentatif qui ont non seulement défendu l’avenir de notre centre, mais aussi prouvé que les habitants du Donbass ont un énorme soutien à l’étranger.

Et qu’en est-il de la reprise des travaux du Centre représentatif de la RPD en République tchèque, qui ne fonctionne plus depuis l’automne 2017 ?

Notre représentant a l’intention de s’adresser à la Cour suprême de la République tchèque. En raison des événements survenus avec notre Centre en France, nous espérons que la situation avec le Centre tchèque changera de manière positive.

Dans quels autres pays prévoyez-vous d’ouvrir de nouveaux centres représentatifs ?

Dans ce domaine, nous devons agir de manière rationnelle et sage. Nous appliquons la technique des « petits pas », c’est-à-dire que petit à petit nous poursuivons sur le chemin que nous avons choisi. Le travail dans cette direction ne doit pas être arrêté, nous négocions avec des personnalités publiques, politiques et autres de différents États.

Pouvez-vous dire combien d’États sont actuellement engagés dans ce dialogue ?

Une certaine entente et des résultats possibles peuvent être atteints avec quatre pays.

Que pouvez-vous dire au sujet de l’ouverture de l’ambassade officielle de la République Populaire de Donetsk en Ossétie du Sud ?

À ce jour, les projets de loi applicables concernant le service diplomatique, les relations entre la fonction diplomatique et la fonction publique de l’État ont déjà été élaborés. Il y a beaucoup de règlements administratifs qui ont un lien direct avec le statut de l’ambassade, de l’ambassadeur et ainsi de suite. Beaucoup de détails.

Jusqu’à présent, il y avait une absence totale de loi sur cette question. Il est donc nécessaire de préparer un grand nombre de documents. Certains d’entre eux sont déjà en voie d’achèvement, et soumis au Conseil populaire de la RPD, qui a fait des propositions au chef de la RPD.

En outre, nous sommes en contact permanent avec le Ministère des affaires étrangères de la République d’Ossétie du Sud. Pour nos collègues, cette question n’est pas aussi nouvelle que pour nous. Et nous essayons de nous appuyer sur leur expérience, mais en même temps, nos relations se construisent sur la pleine parité des intérêts.

Est-il possible d’ouvrir l’ambassade de la RPD à Tskhinvali et l’ambassade de la ROS à Donetsk avant la fin de cette année ?

Nous aimerions que cela se réalise. Nous l’espérons vraiment.

Et si nous parlions de l’ouverture d’ambassades en RPL et en République d’Abkhazie ?

Nous entretenons des relations privilégiées avec la République Populaire de Lougansk. Nous avançons de plus en plus sur la voie du rapprochement et de l’établissement de relations beaucoup plus solides. L’unification de notre législation est maintenant à l’ordre du jour. Nous comprenons qu’il y a des spécificités propres à chaque République, qu’il y a ses dirigeants, ses parlements, ses territoires, mais nous avons un seul peuple, donc il faut aller vers un rapprochement qui tienne compte non seulement de l’État mais surtout de l’intérêt du peuple.

Avec la République d’Abkhazie, nous menons également une coopération dans certains domaines, qui s’étend d’année en année. Nous pouvons certainement parler de l’intensification des relations avec l’Abkhazie, qui peut se mesurer même par le nombre et le niveau des délégations qui viennent nous rendre visite.

Et en guise de conclusion de notre conversation, j’aimerais poser une question au sujet du programme humanitaire. Comment évalueriez-vous sa mise en œuvre ?

Le programme est très efficace. Ainsi, sur base des résultats de 2017 et 2018, les perspectives d’aide aux habitants du Donbass ont été élargies. En particulier, les domaines des soins médicaux se sont considérablement élargis, car cette initiative est l’une des plus réussies. Aussi, l’organisation publique « Fonds du Donbass Uni » est très efficace. Un grand nombre de demandes ont été reçues de la part de résidents de la République Populaire de Donetsk, y compris du territoire contrôlé par Kiev.

Dans le programme humanitaire, il y a des domaines importants pour préserver les liens culturels, sportifs et professionnels. Les gens des deux côtés participent aux événements avec intérêt. Rien que sur la ligne directe du programme humanitaire, plus de 58 000 appels des habitants du Donbass ont été reçus. L’intérêt pour le programme est très grand, et il ne cesse de croître.

Est-il prévu d’étendre la portée géographique du programme humanitaire ? Par exemple, il est bien connu que des appels à l’aide des habitants de Kharkov, Dnipropetrovsk et d’autres régions d’Ukraine ont été reçus par le « Fonds du Donbass Uni ».

Il y a beaucoup d’appels de ce genre, et pas seulement à destination du fonds. Nous recevons même des appels de citoyens étrangers. Parmi eux – d’anciens citoyens ukrainiens qui ont émigré à l’étranger, il y a eu des appels d’Israël, d’Ouzbékistan, de Biélorussie. Mais il est dans notre priorité de maintenir les liens et de soutenir les habitants du Donbass.

Je vous remercie.

Traduction : Christelle Néant pour DONi

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Budapest menace Kiev de représailles si l’Ukraine renvoie un consul hongrois

Ukraine - HongrieDepuis l’adoption de la loi sur l’éducation en Ukraine, qui vise à interdire aux minorités du pays de recevoir un enseignement dans leur langue maternelle, les relations entre Budapest et Kiev se tendent de plus en plus, et pourraient transformer la Transcarpatie en nouvelle zone de conflit.

Il y a un an, le parlement ukrainien votait cette loi sur l’éducation, qui stipule que l’enseignement ne doit plus se faire qu’en ukrainien à partie de la 5e classe. Or il y a de nombreuses minorités (et certaines sont plus que des « minorités ») en Ukraine qui parlent une toute autre langue maternelle que l’ukrainien. Russophones, Hongrois et Roumains, font partie de ces catégories de la population ukrainienne qui seront impactées par cette décision.

Suite à ce vote, la Hongrie avait menacé l’Ukraine de lui mettre des bâtons dans les roues vis-à-vis de l’Union Européenne et de l’OTAN, dont elle est membre.

Devant le risque que les ultra-nationalistes ukrainiens s’en prennent aux Hongrois comme ils le font avec les russophones depuis quatre ans, le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, avait même demandé à son état-major de mettre au point un plan d’intervention militaire en Transcarpatie pour protéger les Hongrois qui s’y trouvent si nécessaire. Faisant ainsi planer la menace d’un nouveau conflit en Ukraine, mais à l’Ouest du pays cette fois.

Après que Budapest a commencé à appliquer ses menaces en bloquant la convocation de l’Ukraine à un sommet de l’OTAN, Kiev avait fait mine de vouloir faire partiellement marche arrière pour calmer le jeu. Mais ce n’était que des promesses en l’air.

Devant les menaces croissantes contre les Hongrois en Ukraine, Budapest a annoncé qu’elle prenait la Transcarpatie sous sa protection, publiquement soutenu le fait que la région soit plus autonome et a accéléré la distribution de passeports hongrois aux habitants de la région. Actuellement, ce serait plus de 100 000 personnes qui auraient le passeport et la nationalité hongroise en Ukraine.

Kiev aurait dû écouter ce signal d’alarme et reculer. Mais il n’en fut rien. Les ultra-nationalistes ukrainiens ont été les premiers à provoquer, en menaçant les Hongrois et en allant arracher un drapeau hongrois en Transcarpatie fin 2017. L’incident diplomatique a été évité de justesse, la police n’intervenant que lorsque les ultra-nationalistes ont voulu mettre le feu au drapeau arraché.

La Hongrie avait alors réitéré ses menaces de bloquer toute tentative d’adhésion de l’Ukraine à l’Union Européenne.

Depuis, la situation ne s’est pas du tout améliorée. Résultat, à l’été 2018, le gouvernement hongrois a créé un poste de ministre de la Transcarpatie, qui serait responsable du développement de la région. Kiev avait alors demandé à Budapest de s’expliquer sur cette création de ministère, tout en déclarant publiquement être prête à envoyer l’armée en Transcarpatie.

Au lieu de calmer la situation, tout cela n’a fait que jeter de l’huile sur le feu. Résultat, un mois plus tard, ce ne sont plus des ultra-nationalistes, mais la police ukrainienne et le SBU qui se sont lancés dans une campagne d’arrachage de drapeaux hongrois en Transcarpatie.

La réponse des habitants de Moukatchevo a été simple : ils ont arraché un drapeau ukrainien. Devant l’escalade de la situation, Pavel Klimkine, ministre ukrainien des Affaires étrangères a déclaré que la Transcarpatie pouvait devenir un nouveau Donbass, avant d’accuser la Russie d’être responsable de l’exacerbation des tensions dans la région (tellement pratique d’accuser les autres de ce dont on est responsable soi-même, cela évite d’avoir à se regarder dans le miroir et faire son mea culpa).

Après la fuite d’une vidéo montrant la distribution de passeports hongrois dans le consulat situé à Beregovo en Transcarpatie, les ultra-nationalistes ukrainiens se sont mis à ficher les gens possédant la double nationalité hongroise et ukrainienne sur le site Mirotvorets.

Ce fichage les désigne dès lors comme ennemis de l’Ukraine et donc comme cibles potentielle pour tous les cinglés se revendiquant de l’idéologie de Stepan Bandera et de ses acolytes. Il faut rappeler que plusieurs personnes, dont Oles Bouzina, journaliste, ont été assassinées en Ukraineaprès que leurs données personnes aient été publiées sur ce site. Sans parler de toutes celles qui ont été agressées ou menacées de mort (voire qui ont eu un contrat mis sur leur tête comme le journaliste Graham Phillips)…

La Hongrie a décidé de contre-attaquer. Tout d’abord en dénonçant le fait que les services secrets ukrainiens aient filmé illégalement l’intérieur du consulat hongrois à Beregovo. Cette déclaration, a été faite en marge de l’assemblée générale de l’ONU par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó. Pour lui il est évident qu’il s’agit d’une opération des services secrets ukrainiens.

« Mener des opérations de services secrets sur le territoire de missions diplomatiques d’autres pays est inacceptable, c’est contraire aux règles et lois écrites et non-écrites, et aux lois sur les relations bilatérales », a souligné le ministre.

De son point de vue la situation est simple et très claire : « L’Ukraine viole le droit international, en retirant leurs droits aux minorités nationales ».

Il a rappelé que lors des négociations sur les droits de la minorité hongroise, Kiev a fait des promesses, mais n’en a tenu aucune. Par exemple celle d’accorder plusieurs années de délai avant l’entrée en application de la fameuse loi sur l’enseignement, ou d’exclure les écoles privées du champ d’application de la loi.

« Nous voyons une campagne visant à semer la haine contre la population hongroise en Ukraine. La double citoyenneté est un phénomène courant en Europe. Beaucoup de pays permettent la double nationalité, » a-t-il conclu.

Et face aux menaces de Kiev d’expulser leur consul, les autorités de Budapest ont menacé de leur rendre la pareille, après une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays à l’ONU.

« Mon collègue ukrainien m’a demandé si j’étais prêt à rappeler notre consul après l’incident [de la vidéo qui a fuité montrant la distribution de passeports hongrois en Transcarpatie], et je lui ai répondu que je n’avais aucune raison de le rappeler, puisqu’il n’avait rien fait qui violait la loi hongroise ou le droit international. Il a alors dit que l’Ukraine allait l’expulser. Je lui ai répondu, bien, mais cela ne restera pas sans réponse. J’expulserai un diplomate ukrainien du même niveau de Hongrie, » a déclaré Szijjártó.

Le ministre hongrois a aussi questionné la pertinence de vouloir amasser des troupes ukrainiennes près de la frontière avec la Hongrie, alors que le pays est membre de l’OTAN.

En un an, la situation diplomatique entre les deux pays s’est aggravée, comme on pouvait le craindre. Kiev étant incapable de faire marche arrière sans se mettre les ultra-nationalistes à dos, la situation risque de continuer à s’envenimer jusqu’à l’éclatement d’un deuxième conflit civil dans le pays.

Si un tel conflit éclate en Transcarpatie, alors l’Ukraine ira jusqu’au bout du processus d’éclatement qu’elle a commencé lorsqu’elle a déclenché le conflit dans le Donbass, et terminera comme la défunte Yougoslavie.

Christelle Néant

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Les FAU tirent sur une ambulance et des habitations à Kominternovo – Deux morts et quatre blessés

MortierDurant les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a continué ses tirs quotidiens sur le sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), et particulièrement les villages de Sakhanka et Kominternovo, où les tirs de la journée écoulée ont déjà fait deux morts et quatre blessés.

La tendance à l’escalade entamée après la mort d’Alexandre Zakhartchenko ne semble plus pouvoir être arrêtée, surtout sur cette portion du front.

Hier, 26 septembre, à 13 h 25, l’armée ukrainienne a de nouveau ouvert le feu sur le village de Kominternovo, à coup de grenades et de lance-roquettes antichars, blessant deux civils : un homme de 59 ans et une femme de 60 ans. Tous deux ont été emmenés à l’hôpital de Novoazovsk pour y être soignés.

La femme a reçu des blessures par shrapnels au cou et à l’avant-jambe, et l’homme en a reçu à l’abdomen.

Dans l’après-midi et en soirée, les tirs se sont poursuivis contre Kominternovo, mais aussi contre les villages environnants comme Leninskoye, mais cette fois avec des mortiers de 120 mm ! Heureusement ces tirs n’ont pas fait de victimes, mais une maison a été endommagée à Kominternovo (un obus a traversé le toit).

Poursuivant sur cette lancée, les soldats ukrainiens ont tiré ce matin sur les positions de la milice populaire de la RPD situées près de là, blessant un soldat. Une ambulance a alors été envoyée pour l’évacuer.

Le véhicule n’était pas de type militaire et était clairement identifiable comme étant une ambulance. Mais comme à l’accoutumée, les soldats ukrainiens n’en ont eu que faire, et violant la convention de Genève pour la énième fois, ils ont tiré sur l’ambulance alors qu’elle évacuait le soldat blessé, tuant deux personnes et blessant un autre soldat qui se trouvait avec le soldat initialement blessé.

Ce qui nous fait un bilan total, civils et soldats confondus, de deux morts et quatre blessés en 24 heures dans le même village.

Cet après-midi, les tirs ont repris, contre Sakhanka cette fois, avec un total de dix obus de mortier de 120 mm tirés par l’armée ukrainienne à l’heure où j’écris ces lignes.

Pendant que Porochenko glose sur un projet de résolution de l’ONU pour envoyer des casques bleus dans le Donbass, son armée continue de génocider la population de la région en toute impunité, dans le silence des chancelleries française et allemande…

Christelle Néant

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Justice, santé, emploi, etc. Causes partielles de l’isolement de M. Macron ?

Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. » Montesquieu. (1689-1755), L’Esprit des Lois (1748)

L’isolement et la non écoute crée des profondeurs d’un dirigisme solitaire, il sera impossible à remonter. Le Panda

Nul ne peut nier, ce que nous vivons, de légers extraits depuis que M. Macron veut redresser la France. Les meilleurs parfois en pleurs l’abandonnent. Il semble ne pas comprendre le pourquoi du comment. Essayons de ne faire qu’une synthèse partielle. Les hauts du hurle le vent, sonnent le glas, surement pas sur la 9em symphonie. 1,27 milliard pour les 0,01% les plus riches: le gros cadeau de Macron enfin chiffré. Selfie d’Alexandre Benalla armé : le parquet de Poitiers ouvre une enquête préliminaire. L’ancien chargé de mission de l’Élysée n’était pas titulaire d’un permis de port d’arme en bonne et due forme au moment où a été prise la photo, en avril 2017, dans un restaurant de Poitiers. Les trois principaux syndicats de l’Education nationale appellent à la grève le 12 novembre contre les suppressions de postes. Les syndicats FSU, Unsa-Education et SGEN-CFDT protestent contre la suppression de 2 650 postes dans les collèges et les lycées prévue par le gouvernement l’an prochain. « Au rythme actuel, dans 200 ans, il n’y a plus rien » : le cri d’alarme d’un astrophysicien pour le climat. Cet universitaire : Aurélien Barrau: spécialiste des trous noirs est devenu le porte-étendard de la lutte contre le réchauffement climatique. « L’hôpital public est en train de nous assassiner » : des soignants appellent à l’aide dans un documentaire choc. Le film, diffusé mardi 25 septembre à 20h50 sur France 5, extrait vidéo, donne la parole au personnel soignant de l’hôpital public de Gonesse, dans le Val-d’Oise. Fatigués et inquiets, les employés dénoncent une tutelle économique oppressive et pointent du doigt des dérives néfastes. Nous avons tout vu ou presque, mais là nous sommes au comble des stupéfactions. Le piège semble tellement énorme qu’il parait difficile de le contourner. Là, le coup de « Jarnac » nous risquons de le prendre réellement dans les dents sans réactions réelles de notre part. Nous ne pouvons que dire : Bravo, le coup est plus que bien monté, se ferons piéger ceux et celles qui ne se poseront pas les questions adéquates. Sommes-nous à l’orée de plus qu’une affaire d’Etat ? Nicolas Sarkozy se trouve presque prit au piège, François Hollande s’est tiré une balle dans le pied, Emmanuel Macron ne serait pas plus isolé que tous deux réunis. Où il modifie ce qui peut lui permettre d’être encore à la tête de la France en 2022, ou adieu. La moralité qui se dégage à priori, c’est que chacun s’en sortira à sa façon sans dégât libertaire.

François Hollande, au moment de la constitution du P.N.F. (Parquet National Financier) n’aurait jamais procédé de la sorte dans la mesure où il aurait réfléchi aux conséquences de la moralité du « Laboureur et ses enfants » Il est plus que temps de tirer la sonnette d’alarme. Dans le cas contraire nous finirons peut-être tous comme Le Petit Chaperon Rouge. Pourtant à l’évidence, tout un chacun ne peut mettre du beurre et de la confiture sur des tartines le matin. La raison est simple, ce dernier n’a ni pain ni couteau, donc alors pourquoi lui parler de confiture, de beurre, en sachant que dans le « conte » l’un des principaux personnages se fait dévorer. Lui ou elle l’est au quotidien. N’existerait-il point en France une justice à plusieurs vitesses ? Une certaine presse et certains de nos politiques à minima, affirment que la justice française ne serait pas indépendante. Mais où est donc passé le patrimoine fabuleux d’Emmanuel Macron ? Une opacité qui n’intéresse pas le P.N.F…Les débats dans une certaine presse et les vives réactions de l’opinion montrent que les gens dits citoyens de base ne veulent plus accepter ce mode de situation.

Le système juridique, tel qu’appliqué en ces moments en France est plus que remit à la base des principaux scandales justement qui touchent le monde politique. Sans oublier celui des Paradis Fiscaux. La perte du crédit accordé, à ceux qui semblent être devenu des castes au service des diverses classes politiques. De par voie de conséquence cela fait tomber tous les crédits qui leur sont accordés à la suite d’une information et d’une justice que les citoyens voudraient voir s’appliquer à tous et cela sans exception. Nous en sommes plus que loin face aux méandres de la puissance financière justement qui pose le peuple de base de plus en plus modeste par rapport à la réalité quotidienne, en dessous du sens d’égalité. La perte du peuple de nos jours ne se dicte plus à l’unité mais bien plus loin, là où toutes les classes de la société sauf les riches sortent indemnes.

La plus grande attente de plus de 70% des citoyens optent pour une séparation justement de ces pouvoirs qui les étouffent, par le truchement des garanties non respectées à la tête des exécutifs. Indéniablement les premiers que les français n’acceptent plus mais subissent sont ceux de la classe politico-financières. 30 % de parlementaires en moins, 15 % de proportionnelle, une limitation du cumul des mandats, la vaste réforme des institutions passe par trois projets de loi, ordinaire, organique et constitutionnelle. Sauf que son examen au Parlement, rendu impossible cet été par l’affaire Benalla, a été reporté à l’hiver. Ou l’affaire Benalla a permis le recul jusqu’à cet hiver, et ce dernier n’aurait été qu’un paravent, telle qu’à l’époque des ombres chinoises sans que l’on discerne les réalités des fonds de divers problèmes ? Essayons de faire quelques pas de recul et peut-être mieux comprendre certains objectifs. Sommes-nous dans le contexte de l’arbre qui cache la forêt ? Rapprochons nous juste peut-être pour mieux comprendre, ce qui peut échapper à la majorité des électeurs. Il veut toujours supprimer la Cour de justice de la République.

Dès le mois de juillet 2017, Emmanuel Macron en avait parlé. Il a confirmé, ce lundi, son souhait de supprimer la Cour de justice de la République (CJR), seule instance habilitée à juger les ministres pour les crimes et délits commis dans le cadre de leurs fonctions. Mais sur ce point, le chef de l’État s’est toutefois montré évasif.

« Je souhaite que la Cour de justice de la République soit supprimée. Mais les ministres qui doivent être jugés doivent pouvoir être protégés dans les fonctions qui sont les leurs au quotidien », a-t-il indiqué. La CJR avait été vivement critiquée après avoir jugé Christine Lagarde coupable mais dans le même temps de l’avoir dispensée de peine dans l’affaire de l’arbitrage Tapie, en décembre 2016.

Le parquet toujours sous la coupe du garde des Sceaux.

Garant des institutions, Emmanuel Macron a rappelé qu’il avait théorisé le « et en même temps » dans un trait d’humour. C’est donc ce qu’il compte appliquer sur le sujet de l’indépendance du parquet. Dans une formule dont il a le secret, il a refusé l’idée d’accorder plus d’indépendance aux parquetiers tout en veillant à ce qu’ils en bénéficient. Montesquieu (1689-1755), L’Esprit des Lois (1748)

C’est le fameux principe de la séparation des pouvoirs : « Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps exerçait ces trois pouvoirs : celui de faire les lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers. » La pression de l’opinion publique fait évoluer la justice vers une plus grande indépendance. L’affaire d’Outreau nous a rappelé en 2007 sa principale faiblesse : sa solitude. Ce procès qui a vu la condamnation pour des crimes graves de personnes se révélant innocentes a fait scandale. Mais s’il a posé la question de l’influence des médias et de l’opinion publique sur des juges peu expérimentés, il a surtout abouti à une réforme de fond : il est maintenant possible de saisir le CSM en cas de soupçon de partialité des juges. Le pouvoir judiciaire devient un contre-pouvoir au service du peuple

Le rôle du juge s’est transformé et se veut aujourd’hui le protecteur des citoyens face au pouvoir politique. Et ceci d’autant plus que les juridictions françaises utilisent maintenant le droit international comme une barrière contre les abus internes. La justice française a ses qualités et ses défauts, et encore des évolutions à connaître. Mais quoi que l’on dise, d’autres prétendent que son indépendance est réelle. « Le gouvernement est comme toutes les choses du monde ; pour le conserver, il faut l’aimer. » Théorie mise à part, cette phrase de grand bon sens explique tout, y compris le chaos politique du siècle des Lumières et la mort d’un Ancien Régime mal aimé de tous les Français, qu’ils soient du peuple ou des ordres privilégiés. « C’est de l’esprit sur les lois » a dit Mme du Deffand qui tient le plus célèbre salon du siècle. C’est « le plus grand livre du XVIIIe siècle », écrira au XIXe le philosophe Paul Janet qui place L’Esprit des lois aussi haut que la Politique d’Aristote. Seule certitude, l’Encyclopédie à venir doit beaucoup à cette dernière œuvre de Montesquieu. Et pendant la Révolution, le maître mot sera la vertu, au sens d’amour de la patrie.

Aujourd’hui encore, la République et la démocratie se réfèrent à Montesquieu : pour sa classification des trois formes de gouvernement (républicain, monarchique, despotique) et pour son principe de la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire). Sources : 20 minutes / Wikipédia /France Info

Le Panda

Patrick Juan

 

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La RPD veut ouvrir une ambassade en Ossétie du Sud d’ici fin 2018

Ossétie du Sud - RPDLors d’une interview accordée à nos collègues de l’agence DAN, la ministre des Affaires étrangères par intérim de la République Populaire de Donetsk (RPD), Natalia Nikonorova, a déclaré espérer réussir à ouvrir une ambassade en Ossétie du Sud d’ici la fin de l’année.

Actuellement le gouvernement de la RPD est en train de préparer toutes les lois et documents nécessaires pour cette ouverture.

« À ce jour, les projets de loi applicables concernant le service diplomatique, les relations entre la fonction diplomatique et la fonction publique de l’État ont déjà été élaborés. Il y a beaucoup de règlements administratifs qui ont un lien direct avec le statut de l’ambassade, de l’ambassadeur et ainsi de suite. Beaucoup de détails. Jusqu’à présent, il y avait une absence totale de loi sur cette question. Il est donc nécessaire de préparer un grand nombre de documents. Certains d’entre eux sont déjà en voie d’achèvement, et soumis au Conseil populaire de la RPD, qui a fait des propositions au chef de la RPD. En outre, nous sommes en contact permanent avec le Ministère des affaires étrangères de la République d’Ossétie du Sud. Pour nos collègues, cette question n’est pas aussi nouvelle que pour nous. Et nous essayons de nous appuyer sur leur expérience, mais en même temps, nos relations se construisent sur la pleine parité des intérêts », a déclaré la ministre.

En plus de l’ouverture d’une ambassade de la RPD à Tskhinvali (capitale de la République d’Ossétie du Sud), il est prévu d’ouvrir une ambassade ossète à Donetsk.

Et malgré le fait que ces démarches semblent colossales, la ministre des Affaires étrangères espère que l’inauguration de l’ambassade de la RPD à Tskhinvali pourra se faire avant la fin de l’année 2018.

« Nous aimerions que cela se réalise. Nous l’espérons vraiment », a-t-elle conclu.

Ce projet est important pour désenclaver diplomatiquement la République Populaire de Donetsk, et renforcer les moyens à travers lesquels la République d’Ossétie du Sud peut aider sa petite sœur du Donbass.

Christelle Néant

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Quatre jours à Sakhanka et Kominternovo (RPD) sous les bombardements de l’armée ukrainienne

KominternovoDepuis plus d’une semaine, l’armée ukrainienne s’acharne sur les villages du sud de la République Populaire de Donetsk (RPD). Sakhanka, Leninskoye, et Kominternovo sont bombardés de manière quotidienne.

Du 19 au 22 septembre, nous étions à Sakhanka et Kominternovo afin d’évaluer l’évolution de la situation sur cette portion du front et rapporter les dégâts infligés aux habitations par les bombardements de l’armée ukrainienne.

Nous y avons constaté que les tirs sont permanents, de jour comme de nuit. Pendant les quatre jours (et trois nuits) passés sur place, il n’y en a eu aucun durant lequel l’armée ukrainienne a respecté le cessez-le-feu.

Durant nos visites précédentes, il y avait toujours au moins un jour un peu plus calme que les autres. Là il n’en fut rien.

En quatre jours, l’armée ukrainienne a tiré sur cette zone, 60 obus de mortier de 120 mm, 39 obus de mortier de 82 mm, 198 munitions de véhicules de combat d’infanterie et de transport de troupes blindés, 200 munitions de systèmes de défense anti-aériens (dont une grande quantité de Zouchka de 23 mm), auxquelles il faut ajouter les roquettes, grenades, et munitions de plus petit calibre.

Ces tirs ont endommagé plusieurs maisons à Sakhanka et Kominternovo, pendant notre séjour sur place, sans faire de victimes. La semaine précédente, le camion de pompiers de Sakhanka a lui aussi été touché par des tirs, lorsque l’armée ukrainienne a voulu les empêcher d’éteindre les incendies qui ont détruit plusieurs habitations.

Voir le reportage vidéo

Sur place nous avons aussi découvert qu’en plus des tirs de mortier et de véhicule de combat d’infanterie, l’armée ukrainienne utilise désormais ses drones contre les civils. L’utilisation de drones pour porter des charges explosives avait déjà été rapportée par les soldats de la RPD stationnés à Sakhanka, mais jusqu’ici ces méthodes terroristes étaient utilisées contre les positions.

Désormais, l’armée ukrainienne a étendu l’usage de ces méthodes dignes des terroristes en Syrie contre des cibles civiles. Non seulement à Sakhanka et Kominternovo, mais aussi à Gorlovka.

À Sakhanka, le lendemain de notre départ, un drone ukrainien a lâché une grenade sur une maison civile, faisant deux blessés : un homme et une femme. Tous deux ont été hospitalisés. D’après mes contacts sur place, au total ce jour-là c’est deux drones qui ont largué trois grenades à différents endroits du village.

Lorsque les soldats ukrainiens larguent ces charges ils voient sur quoi ils les lâchent. C’est donc un crime de guerre délibéré. De plus, cette méthode est particulièrement ignoble, car les civils n’entendent aucun bruit de tir, et ne se méfient donc pas. Ils n’ont pas le temps de se mettre à l’abri.

Et comme il n’y a pas de tir, ces infractions aux accords de Minsk ne sont pas enregistrées comme des violations du cessez-le-feu.

À l’heure où j’écris ces lignes il n’y a toujours aucun signe de désescalade dans le sud de la République Populaire de Donetsk. Rien qu’aujourd’hui, 24 septembre 2018, l’armée ukrainienne a tiré 19 obus de mortiers de 120 mm et 11 obus de 82 mm sur Sakhanka, Kominternovo et Leninskoye. Sans compter de très nombreux tirs de véhicules de combat d’infanterie et de grenades.

Le tout dans le silence le plus total des chancelleries occidentales et surtout de celles de la France et de l’Allemagne, pourtant garantes des accords de Minsk.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 22 septembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 22septembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
01’09 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
05’11 » – En RPL les soldats ukrainiens tirent sur un bus
05’54 » – L’armée ukrainienne s’acharne sur le Sud de la RPD
06’32 » – L’OSCE dresse le bilan des victimes civiles pour 2018
07’16 » – Recrudescence d’accidents de la route dans la partie du Donbass occupée par l’armée ukrainienne à cause de l’alcool
08’33 » – Les unités des FAU insuffisamment remplies pour être opérationnelles

MH17
10’18 » – La Russie apporte la preuve que le BUK montré par le JIT est ukrainien

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
22’22 » – L’Ukraine met fin au traité d’amitié avec la Russie
29’32 » – Pas d’accord conclu entre Kiev et le FMI, l’Ukraine se rapproche du défaut de paiement
32’50 » – Nouvelle agression contre une journaliste en plein centre de Kiev
35’04 » – La situation se tend en Transcarpathie

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
38’49 » – L’armée ukrainienne se gargarise d’avoir libéré une ferme dans la zone démilitarisée

40’50 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Glyphosate, retraite, soins, M. Macron, les réalités qui nous attendent, nous le vivons ?

Ce n’est qu’une partie de ce que la majorité des patients ignorent. Ayant séjourné pendant 4 mois, je ne peux rapporter que ce que j’ai vécu en partie et essayer d’approfondir. L’ouverture de Lactalis à nouveau en vente : Lactalis : « On a l’impression que la priorité, c’est de relancer le business » et non « la sécurité alimentaire », estime Foodwatch. Indrid Kragl, la directrice de l’information de Foodwatch, estime « inacceptable » la décision de la préfecture de Mayenne d’autoriser de nouveau la commercialisation par Lactalis de son lait infantile en poudre, neuf mois après le début du scandale du lait contaminé à la salmonelle. A chaque jour ses lots de découvertes : De la gélatine animale dans un yaourt, un colorant à base d’insectes dans un soda… « Toutes sortes de bestioles se cachent dans nos aliments et boissons sans que nous le sachions », dénonce l’ONG Foodwatch, dans un communiqué publié jeudi 20 septembre. L’association de défense des consommateurs a mené, depuis le printemps, une étude à travers les rayons des grandes surfaces françaises : elle en tire une liste d’une « douzaine de produits connus où on ne s’attend pas » à la présence d’éléments dérivés d’animaux mais qui, pourtant, en contiennent. https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/yaourt-a-la-gelatine-de-boeuf-glace-a-la-resine-d-insectes-une-ong-denonce-les-animaux-caches-dans-certains-aliments_2945893.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20180920-[lestitres-colgauche/titre1]

Sur les plans dont M. Macron s’était engagé aucun n’a vu le jour par rapport à ses engagements post-électoraux. Il suffit de faire un modeste constat sur quelques promesses prises au hasard et constater les résultats à ce jour. Cela perdure de jour en jour la majorité et bien plus sont pris au piège, telle la morale du Corbeau et le Renard. La ministre de la Santé a dévoilé ce mercredi un grand plan de prise en charge de la dépendance. Agnès Buzyn promet notamment plus de moyens pour les maisons de retraite.

Un consortium de pompes pour les riches.

La situation dans les maisons de retraite est souvent bien peu reluisante. Dernièrement, le Comité d’éthique dressait un sombre constat des conditions de vie des aînés aujourd’hui en France. En janvier puis en mars, le personnel des Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) s’était d’ailleurs mis en grève – un mouvement inédit – pour alerter sur les conditions de travail et d’accueil des personnes âgées. Dans l’urgence, le gouvernement avait alors débloqué 50 millions d’euros pour les établissements en difficulté et promis un plan à plus long terme. Le voilà. La ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, a détaillé mercredi des pistes pour la prise en charge de la dépendance avec des mesures «immédiates» en faveur des quelque 6900 établissement publics, privés non lucratifs et privés commerciaux qui hébergent en France près de 728.000 personnes âgées (10% des plus de 75 ans et plus d’un tiers des plus de 90 ans). Ces mesures sont supposées régler les nombreux problèmes qui accablent le secteur.

Sous-effectifs et difficultés de recrutement

La France fait figure de mauvais élève par rapport aux pays d’Europe du Nord. Là où dans les pays nordiques le ratio est d’un soignant pour un résident, le taux d’encadrement moyen dans les Ehpad français est de 0,57 soignant pour un résident (moins de 60 agents pour 100 résidents). Le plan solidarité grand âge 2007-2012 préconisait pourtant 0,65 soignant pour un résident et jusqu’à un pour un pour les personnes en très grande dépendance. En outre, un tiers des établissements seraient dépourvus d’un médecin coordonnateur, ne respectant pas ainsi la réglementation en vigueur, selon un rapport de la députée LREM Monique Iborra, publié en septembre 2017.

Rien n’a été fait à ce jour pour favoriser la condition de vie des personnes présentes dans ces établissements, c’est le contraire. Il suffit là aussi de constater la puissance du Groupe Korian.

Glyphosate : le Président Macron a cinq bonnes raisons de respecter ses engagements

Pascal Canfin, le patron de WWF, annonce sur Twitter qu’il ne sera pas ministre de l’Ecologie. A l’image de Daniel Cohn-Bendit, son nom avait été évoqué pour occuper le fauteuil laissé vacant par Nicolas Hulot en cette rentrée politique décidément chargée pour le gouvernement, bien au-delà du programme des réformes.

Dixit : « Les échanges que j’ai eus avec l’exécutif jusqu’à hier soir auront été, je l’espère, utiles pour que le futur gouvernement tire les leçons de la démission de Nicolas Hulot. Il faut comprendre le pourquoi du comment, c’était une forme plus avancée qu’un leurre de M. Macron, vis-à-vis du dirigeant du WWF et pour causes, mais ce président n’écoute pas le peuple, ni le bons conseils, une preuve mais oui : « Placer la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides » était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Trente-quatre organisations lui rappellent aujourd’hui dans une lettre ouverte qu’il dispose de cinq très bons arguments pour interdire le glyphosate sans attendre. Le renouvellement du glyphosate doit être soumis au vote très prochainement au sein de l’Union européenne. Je souhaite bonne chance au futur ou à la future ministre qui en aura la responsabilité. Pour ma part, je continue avec détermination mon engagement au sein du WWF France pour favoriser la transition écologique que la société française appelle de ses voeux ». La suite :

https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/glyphosate-le-president-macron-a-cinq-bonnes-raisons-de-respecter-ses-engagements: Le PDF des engagements du président se trouve bien en ouvrant le lien.

La suppression du numerus clausus dès 2020 avec Korain qui est qui et quoi?

Images glaçantes filmées au téléphone portable. Pourtant, beaucoup de ces maisons de retraite privées (elles seraient près de 2 000 en France) affichent des profits records. Elles appartiennent à de grands groupes : DomusVi, les Opalines, Korian, Orpéa. Les deux derniers, des géants du secteur, ont refusé les demandes de tournage d' »Envoyé spécial ». Alors le magazine a enquêté, aidé par des employés mais aussi des familles de patients. Certaines situations sont inquiétantes : les cris d’une malade gisant à terre sans que personne ne lui vienne en aide, des conditions de travail très difficiles, des familles qui affirment ne pas avoir été prévenues du décès de leur proche. Des manquements dénoncés par des familles qui paient souvent plus de 3 000 euros par mois de frais d’hébergement. L’ irrespect humain à son comble vidéo ! Le voir pour y croire.

Comme attendu, le chef de l’État a confirmé la suppression du numerus clausus dès la rentrée 2020. À partir de cette date, le concours en fin de première année de médecine va donc disparaître. «Il faut être sûr qu’on forme bien et suffisamment de médecins», a indiqué Emmanuel Macron. Avant de poursuivre: «Aujourd’hui c’est un gâchis qui concerne 25.000 étudiants chaque année». Emmanuel Macron a dénoncé un système absurde puisque dans le même temps «nos concitoyens souffrent de difficultés d’accès aux soins».

4000 assistants médicaux pour aider les médecins

La valeur de Korian en bourse ? Présentation générale de la société Korian :

Le groupe Korian est une entreprise privée. Le groupe Korian exploite pas moins de 366 établissements en France soit plus de 30 000 places avec notamment des établissements médico-sociaux qui hébergent des personnes âgées médicalisées, des maisons de retraite, des centres de long séjour et des maisons de repos ainsi que des établissements sanitaires avec des cliniques de soins de suite et de réadaptation et des cliniques psychiatriques. Ses établissements français génèrent à eux-seuls plus de 52.6% du chiffre d’affaires de Korian. Une autre grande partie du chiffre d’affaires de Korian est réalisé en Allemagne où le groupe exploite plus de 222 établissements soit 28 090 places actuellement. Vient ensuite le marché italien qui représente 10.1% du chiffre d’affaires du groupe avec 51 établissements et 5 506 places et la Belgique qui représente 8.8% du chiffre d’affaires avec 76 établissements et 8 253 places. Korian a signé en 2017, un accord stratégique intéressant avec les filiales santé et promotion du groupe Icade Immobilier visant à booster la reconfiguration et l’expansion du réseau d’établissements qu’il détient et exploite.

Introduction et cotation de l’action Korian

L’action de la société Korian a été cotée pour la première fois en 2006 sur le marché Euronext Paris suite à l’introduction en Bourse de ce groupe. Mais au cours des dernières années, son titre a connu beaucoup de variations que nous vous proposons de découvrir ici plus en détails grâce à une analyse technique historique de ses tendances.

Les données boursières importantes à propos de l’action Korian :

Certaines données boursières importantes doivent être connues des traders qui veulent trader le cours de l’action Korian. Voici le détail de ces informations.

La capitalisation boursière de Korian s’élève à 2 417.32 MEUR en 2017.

Le nombre de titre actuellement en circulation sur le marché est de 80 982 343. L’action Korian est actuellement cotée sur le compartiment A du marché Euronext Paris en France. Son actionnariat est composé de 55.07% de flottant, 23.71% du groupe Predica, 13.84% du groupe Investissements PSP et de 6.49% du groupe Malakoff Mederic. Le groupe Korian qui est né de la fusion des entreprises de maisons de retraite Finagest et Serience s’est depuis fortement développé grâce à une longue série d’acquisitions en tous genres.

Ainsi, le groupe a notamment racheté le groupe Medipep en 2006 suite à une OPA réussie. Cela permettra à la société d’être introduite en Bourse. En 2007, le groupe Korian rachète également la société italienne Segesta et la société allemande Phonix. En 2013, Korian lance une OPA sur Curanum, une autre entreprise allemande. En 2014, on assiste à la fusion-absorption de l’entreprise Medica par Korian, la nouvelle entité devenant ainsi le premier gestionnaire de maisons de retraite en Europe. En 2016, le groupe Korian lance le rachat de la société Foyer de Lork en Belgique, spécialisée dans les résidences médicalisées et les maisons de retraite. Korian devient ainsi le numéro deux de ce secteur d’activité en Belgique. Actuellement et grâce à ces diverses acquisition, le groupe Korian est à la tête de plus de 700 établissements en Europe soit une capacité d’accueil de plus de 71 000 personnes. Il est particulièrement présent sur les marchés de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Belgique. Mais le groupe conserve une stratégie de développement international et pourrait ainsi procéder à de nouveaux regroupements et rachats prochainement.

Korian est bien entendu sa spécialisation dans le secteur des maisons de retraite spécialisées. Le groupe est en effet très bien développé à l’international avec des établissements dans toute l’Europe et un total de 71 000 lits. Il se positionne parmi les plus grandes entreprises de ce domaine en Europe. En effet, en plus des maisons de retraite, le groupe gère et exploite des maisons de soins, des cliniques gériatriques et propose même des soins à domicile et d’autres services destinés au troisième âge, ce qui en fait un acteur complet de sa spécialité. On peut également apprécier la qualité de la rentabilité de cette entreprise par son taux d’occupation qui reste élevé avec plus de 86% des lits occupés en maison de retraite. La présence en France de Korian n’est plus à démontrer, le groupe parvient également à augmenter son développement à l’international.

Enfin, les investisseurs et actionnaires apprécient également la situation financière globale du groupe qui reste très saine pour ce secteur d’activité avec peu de dettes et des résultats cohérents. Korian a tout d’une valeur de hausse à long terme et peut donc être envisagée avec une stratégie à l’achat. La France comme l’Union Européenne, traverse une période de crise économique importante depuis quelques années. Dans ce cadre de cette crise, les gouvernements mettent en place des processus de réduction des déficits publics qui impactent bien entendu les remboursements et prises en charge. Or, les activités de groupes comme Korian dépendent en grande partie de ces prises en charge.

La diffusion sur france2, le 20 septembre 2018 à 21 heures sur le traitement dans certains établissements cités par Elise Lucet, seront par les images et reportages la démonstration de plus que des maltraitances. À travers les témoignages d’aides-soignants, d’infirmiers ou de cuisiniers et le décryptage de documents internes, enquête sur la gestion des Ehpad, ces maisons de retraite médicalisées, et ses dérives.

Le Panda

Patrick Juan

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Autocéphalie pour l’Ukraine – Risque de schisme dans l’Église orthodoxe

Guerre de religion orthodoxeSuite à l’envoi de deux exarques de l’Église orthodoxe de Constantinople en Ukraine pour accorder l’autocéphalie à Kiev, l’Église orthodoxe russe vient de lui adresser un avertissement, en coupant toutes les relations diplomatiques avec Constantinople.

Depuis plusieurs mois, des bruits courent sur la volonté du Patriarche Bartholomée de Constantinople d’accorder l’autocéphalie à l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev.

Malgré les avertissements répétés de l’Église orthodoxe russe, et du Patriarche de l’Église orthodoxe serbe, Irénée, sur le fait que cela violait non seulement les lois canoniques mais aussi les règles de fonctionnement de l’Église orthodoxe, et que cela risquait de provoquer une guerre de religion en Ukraine, il semble que Bartholomée soit décidé à aller jusqu’au bout de ce plan. Quitte à provoquer un véritable schisme au sein de l’Église orthodoxe.

Pour comprendre comment on en est arrivé à une situation aussi grave, il faut remonter dans le temps, et analyser la façon dont fonctionne l’Église orthodoxe.

Histoire et fonctionnement de l’Église orthodoxe

L’Église orthodoxe c’est le groupe d’Églises qui se réclament de la théologie et du droit canon des sept premiers conciles de l’Église chrétienne (c’est-à-dire jusqu’au second concile de Nicée de 787). Ce groupe d’Églises s’est séparé de ce que l’on appelle actuellement l’Église catholique lors du schisme de 1054.

L’Église orthodoxe a un fonctionnement qui diffère profondément de celui de l’Église catholique par exemple. Il n’y a pas de pape, pas d’administration unique centralisée. L’Église orthodoxe est une communion d’Églises qui sont indépendantes en termes d’organisation interne (il y a 14 Églises autocéphales orthodoxes actuellement), mais qui sont profondément liées les unes aux autres entre autres en termes de dogme.

Chaque Église autocéphale désigne son primat (un Patriarche, Métropolite ou un Archevêque), et aucune n’a de droits sur une autre. Mais l’Église de Constantinople bénéficie d’une primauté d’honneur liée à l’ancien statut de capitale de l’Empire. Mais il s’agit là que d’une primauté d’honneur, pas d’une primauté de pouvoir.

Certaines de ces Églises sont autocéphales depuis l’antiquité, et ce parce que l’Église avait alors suivi les découpages administratifs de l’empire (pas de notion de pays ici, mais de province administrative de l’empire).

J’encourage mes lecteurs à aller lire l’analyse du père Jivko Panev sur l’autocéphalie et la montée de l’ethno-phylétisme dans l’Église orthodoxe pour comprendre pleinement la différence entre la situation qui prévalait jusqu’au Moyen-Âge et celle qui s’est développée depuis le 19e siècle. L’autocéphalie a changé de sens et est devenu synonyme d’Église nationale, ce qui exacerbe le nationalisme religieux, qui est un danger pour l’unité de l’Église.

Dans l’Église orthodoxe, les décisions importantes doivent être prises en commun, par décision collégiale entre les différentes Églises autocéphales. Et une Église n’a pas le droit d’interférer dans les affaires internes d’une autre Église (un peu comme les États, qui n’ont pas le droit de faire de l’ingérence dans les affaires d’un autre).

Cette notion se trouve dans les canons du Deuxième Concile œcuménique, qui stipule que les évêques n’ont pas le droit de pénétrer sur le territoire canonique d’une autre Église sans invitation. Or, les deux exarques de Constantinople ont été envoyé à Kiev sans l’accord du métropolite Onuphre (qui est le Métropolite légitime de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou et qui leur a refusé le droit de s’immiscer dans les affaires de son Église). C’est donc une violation claire des canons de l’Église !

La règle générale veut que pour qu’une Église obtienne l’autocéphalie, il faut que cette dernière soit reconnue par les autres Églises autocéphales, selon le principe de collégialité des décisions qui est fondamental dans l’orthodoxie.

Ce principe s’illustre parfaitement bien avec le cas ukrainien. L’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev (UOC-KP), née en 1992 d’un schisme avec l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP), n’a été reconnue par aucune autre Église autocéphale. Ce qui fait que cette Église est non canonique et que pour toutes les autres Églises orthodoxes, seule l’UOC-MP est légitime.

Pour revenir à l’Église orthodoxe russe, ce qui alimente actuellement la demande ukrainienne, c’est qu’en 988, quand le prince Vladimir se fait baptiser et fait baptiser la Rus’ (la future Russie, qui recouvre à l’époque le territoire de l’Ouest de la Russie, une partie de la Biélorussie et de l’Ukraine actuelles), la capitale de l’État est à Kiev.

À cette époque, la Rus’ dépend de l’Église orthodoxe de Constantinople, qui désigne le Métropolite de Kiev. Mais à la fin du 13e siècle, quand la Rus’ s’effondre à cause des invasions Mongoles, les Métropolites de Kiev doivent se réfugier à Vladimir, puis à Moscou, d’où viendra la renaissance de la Rus’ sous son nouveau nom : la Russie. Néanmoins ces Métropolites continueront de s’appeler Métropolite de Kiev et seront toujours désignés par Constantinople.

Puis au 15e siècle, l’Église orthodoxe russe acquiert l’autonomie par accident, à cause de deux facteurs :

1) Le Concile de Florence qui a vu une tentative de rapprocher Constantinople de Rome (c’est-à-dire d’annuler le schisme de 1054 via « l’union de Florence », qui est restée valable jusqu’en 1453). À son retour à Moscou en 1441, après ce Concile, le Métropolite de Kiev, Isidore a promu cette réunification. Mais Isidore et ses volontés de réunification avec Rome n’ont pas été bien accueillis par les Russes. Il a été emprisonné par le Grand Prince Basile II, avant d’être relâché. Isidore fuyant en Italie, et Moscou refusant de demander un nouveau métropolite au Patriarcat de Constantinople à cause de l’union de Florence, la Russie s’est retrouvée sans Métropolite pendant plusieurs années. En 1448, les évêques russes décident d’élire eux-mêmes leur Métropolite, sans en référer à Constantinople. Ce sera le premier Métropolite de Moscou. La communion avec Constantinople sera rétablie après l’abolition de l’union de Florence.

2) Après la chute de Constantinople en 1453, le vide créé a été occupé par la Russie qui se libérait alors du joug Tatar, et a pris une place de premier plan en tant que nation orthodoxe. Elle est alors devenue de manière officieuse la « troisième Rome ».

Un épisode résumé par le Métropolite Hilarion, lors d’une interview :

« On accuse parfois l’Église russe de s’être elle-même proclamé autocéphale : lorsque le métropolite Jonas a été élu, au milieu du XVe siècle, cela a été fait sans l’accord du Patriarche de Constantinople. Mais comment la Rus’ aurait-elle pu recevoir de lui son accord, si le patriarche de Constantinople était tombé dans l’uniatisme, dans l’hérésie ? Il nous a envoyé un métropolite qui commémorait le pape de Rome et qui, après avoir été chassé, est devenu cardinal de l’Église catholique-romaine. »

Ensuite, c’est par une décision collégiale entre les Patriarches de Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, que la Russie a obtenue l’autocéphalie en 1588, après plus d’un siècle d’autonomie de fait.

Rien à voir donc avec la situation actuelle en Ukraine, où on assiste à la volonté d’hommes politiques et d’une église schismatique et reconnue par personne de prendre la place de l’Église orthodoxe locale officielle en bénéficiant de l’autocéphalie.

Politique et religion, légalité de la demande de Kiev ?

Le premier problème posé par cette demande d’autocéphalie c’est qu’elle n’émane pas du Métropolite Onuphre, qui est à la tête de l’UOC-MP, qui est la seule Église orthodoxe ukrainienne canonique, officielle et reconnue par les autres Églises orthodoxes, et celle qui possède (et de loin) le plus grand nombre d’églises, de monastères et de paroisses en Ukraine.

Cette demande émane de Philarète, « Patriarche » excommunié par l’Église orthodoxe russe, qui est à la tête de l’UOC-KP, Église schismatique, reconnue par personne.

Un « Patriarche » qui bénit des néo-nazis et des criminels de guerre à tour de bras, leur accorde des médailles, et ose cyniquement dire que si les gens du Donbass meurent à cause de la guerre, c’est pour expier leurs pêchés d’avoir voté pour l’indépendance des deux Républiques Populaires. En gros, c’est bien fait pour eux. Une conception fascinante de la religion !

Le deuxième problème c’est que l’autre demandeur de l’autocéphalie, c’est Petro Porochenko, le président ukrainien, qui a fait cette demande au Patriarche Bartholomée, avec l’appui de la Rada (parlement ukrainien).

Or, l’article 35 de la constitution ukrainienne, sépare clairement l’Église de l’État. En clair, ni le président ukrainien, ni le parlement ne sont légitimes et n’ont le droit d’interférer dans les affaires religieuses. La demande venant du président ukrainien est donc totalement inconstitutionnelle !

Donc quand Bartholomée essaye de faire passer la pilule, en prétendant qu’il veut accorder l’autocéphalie à la demande des Ukrainiens, il ment, et il le sait ! Ce n’est ni l’UOC-MP, Église légitime, ni les paroissiens ukrainiens, ni le peuple ukrainien qui ont fait cette demande. Mais un pseudo Patriarche excommunié, et un homme politique ukrainien.

Le tout est très bien résumé par Natalia Vitrenko, qui est la présidente de la communauté des femmes orthodoxes d’Ukraine (merci à Laurence Guillon d’avoir sous-titré cette vidéo).

Ingérence politique et conséquences d’une vision ethnocentrée de la religion

Aujourd’hui, le patriarche Bartholomée arrive avec une version moderne de cette « union de Florence » et semble se prendre pour le pape orthodoxe, ce qu’il n’est pas ! Comme le souligne Alexandre Chtchipkov, « le patriarche Bartholomée est obsédé par l’idée du papisme oriental. Il rêve de devenir le chef unique de toute l’orthodoxie universelle[œcuménique], analogue à l’Église catholique romaine[et à son Pape]. ».

Bartholomée a aussi pris de nombreuses décisions unilatérales en termes de dogme, qui vont à l’encontre des canons de l’Église orthodoxe, et jettent le doute sur les actes et la légitimité du Patriarcat de Constantinople.

Il semble que les vieux démons de Constantinople ressurgissent presque six siècles après cette « union de Florence » qui avait provoqué l’autonomie de fait de l’Église orthodoxe russe, et qui risquent aujourd’hui de semer un chaos encore plus grand dans l’Église orthodoxe à travers le monde.

Et ce qui (ou qui) se cache réellement derrière Bartholomée et cette décision fait couler beaucoup d’encre. Le fait que les deux exarques envoyés à Kiev soient respectivement américain et canadien, et le fait que les États-Unis aient immédiatement soutenu officiellement le fait d’accorder l’autocéphalie à l’Ukraine, semble accréditer les accusations lancées par les services secrets turcs, selon lesquelles Bartholomée serait lié à la CIA !

Dans la droite du ligne de Maïdan et de la volonté des nouvelles autorités ukrainiennes, issues du putsch de 2014, de se séparer de la Russie, Porochenko et Philarète veulent donc obtenir une Église indépendante de la Russie. Sauf que religion et politique ne font jamais bon ménage. La politique des États n’a pas à se mêler d’affaires religieuses et spirituelles. Car c’est le meilleur moyen d‘arriver à une catastrophe.

Surtout quand le « Patriarche » de Kiev, Philarète, a déclaré à plusieurs reprises vouloir exproprier l’UOC-MP de ses églises, laures et monastères s’il obtient l’autocéphalie ! En clair, l’UOC-KP veut dépouiller l’UOC-MP de ses paroisses et de ses paroissiens !

Et pour ceux qui croient qu’il ne s’agit que de mots en l’air, je vous encourage à aller voir ce qui s’est passé en août 2018 dans le diocèse d’Odessa, où les clercs et les fidèles de l’UOC-MP ont été empêchés par des soldats ukrainiens de se rendre dans l’église des saints Cyrille et Méthode de l’Académie militaire (qui appartient pourtant à l’UOC-MP), pour célébrer l’office, pendant que les aumôniers de l’UOC-KP entraient dans l’église (qui ne leur appartient absolument pas) ! Un viol total, permis grâce à la complicité des autorités de Kiev et de l’armée !

Si cette fois, les paroissiens de l’UOC-MP n’ont pas réagi de manière violente pour ne pas jeter d’huile sur le feu, il risque d’en aller tout autrement, lorsque ces vols d’églises (qui ont déjà commencé un peu partout en Ukraine) se multiplieront.

Une crainte exprimée par le Métropolite Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, et que je partage.

« Nous pouvons nous attendre à tout, à ce que les schismatiques prennent sous leur contrôle d’importants monastères tels que la Laure des Grottes de Kiev ou la Laure de Potchaïv. Les orthodoxes se mettront alors à défendre ces lieux saints et une effusion de sang pourrait avoir lieu », a-t-il indiqué.

L’Église orthodoxe polonaise a elle aussi commenté la situation, appelant à régler tout cela par le dialogue et une approche collégiale, et surtout, il rappelle « qu’il existe plusieurs Églises schismatiques en Ukraine, qui doivent se repentir et revenir aux canons de l’Église orthodoxe. Alors seulement il sera possible de discuter de l’octroi de l’autocéphalie. »

Devant la gravité de la situation, l’Église orthodoxe russe a donc décidé de sortir le « carton jaune », pour faire comprendre à Bartholomée qu’il va trop loin. Cet avertissement a pris la forme suivante :

1. Suspension de la commémoration liturgique du Patriarche Bartholomée de Constantinople.
2. Suspension de la concélébration avec les exarques du Patriarcat de Constantinople.
3. Suspendre la participation de l’Église orthodoxe russe à toutes les Assemblées épiscopales, aux dialogues théologiques, aux commissions multilatérales et aux autres structures présidées ou co-présidées par les représentants du Patriarcat de Constantinople.

Le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe s’est aussi fendu d’une déclaration qui remet les points sur les i concernant l’aspect historique de cette affaire, avant de souligner l’aspect anti-canonique des décisions récentes de Bartholomée, dont celles sur l’autocéphalie pour l’Ukraine, qui viole d’ailleurs totalement les promesses qu’il avait faites à Onuphre en 2016, et se finit sur une menace claire de ce qui arrivera si Constantinople ne fait pas marche arrière.

« Dans le cas où le Patriarcat de Constantinople poursuivrait son activité anti-canonique sur le territoire de l’Église orthodoxe ukrainienne, nous serions contraints à rompre totalement la communion eucharistique avec le Patriarcat de Constantinople. L’entière responsabilité des conséquences tragiques de cette division reposera personnellement sur le patriarche Bartholomée de Constantinople et sur les hiérarques qui le soutiennent. »

Pour dire les choses plus clairement, si Bartholomée ne renonce pas à son plan, on risque d’assister à un schisme au sein de l’Église orthodoxe mondiale. Car en plus de l’Église orthodoxe russe, d’autres, comme l’Église serbe, pourraient se rallier à la position de Moscou. Ce qui ferait éclater l’unité de l’Église orthodoxe.

Il faut croire que c’est là le but recherché par Bartholomée (et ses patrons américains) : torpiller l’Église orthodoxe à coup de décisions anti-canonique et de soutien à toutes les Églises schismatiques afin de la faire imploser.

En plus de mener la guerre contre la Russie sur les plans politiques (ingérences, révolutions colorées), et militaire (soutien actif à des pays qui mènent des guerres civiles aux portes de la Russie, encerclement de la Russie par l’OTAN), les États-Unis veulent y ajouter un volet religieux en tentant de détruire l’Église orthodoxe et de provoquer une guerre de religion en Ukraine.

Le seul espoir qu’il reste est que les autres Églises autocéphales se rallient à Moscou et que Constantinople se retrouve isolée de fait. Ce serait le seul moyen de réduire les conséquences désastreuses de ce schisme à l’échelle globale, et de pousser Constantinople à revenir à la raison, et au droit canon.

Sans cela, une guerre de religion éclatera en Ukraine, et l’Église orthodoxe se trouvera profondément destabilisée.

Christelle Néant

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Porochenko signe le décret mettant fin au traité d’amitié entre l’Ukraine et la Russie

Ukraine et RussieAprès plusieurs mois d’annonces sur la volonté du président ukrainien de mettre fin au traité d’amitié, de coopération et de partenariat entre son pays et la Russie, Petro Porochenko vient de signer officiellement le décret correspondant.

Pour rappel, le 28 août 2018, Porochenko avait déclaré avoir chargé le ministère des Affaires étrangères de préparer les documents nécessaires pour entamer la procédure de résiliation du traité, qu’il a qualifié d’anachronisme.

Le 30 août, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavel Klimkine a déclaré que son ministère avait déjà préparé tous les documents nécessaires, et que l’Ukraine notifierait officiellement son intention de mettre fin au traité d’amitié, de coopération et de partenariat avec la Russie avant le 30 septembre (date butoir au-delà de laquelle le traité serait renouvelé automatiquement pour 10 ans).

« Conformément à la décision du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine du 6 septembre 2018, l’offre du ministère ukrainien des Affaires étrangères concernant la résiliation du traité d’amitié, de coopération et de partenariat entre l’Ukraine et la Fédération de Russie, signé le 31 mai 1997, a été approuvée », indique le message publié sur le site du Président ukrainien.

Comme, plusieurs analystes l’avaient souligné précédemment, cette rupture va impacter de nombreux accords bilatéraux entre les deux pays. Un fait confirmé par Pavel Klimkine qui explique cela comme une révision progressive des accords entre l’Ukraine et la Russie.

De manière assez cynique, celui-ci explique que si l’Ukraine n’avait pas mis fin avant à ce traité, c’était parce que ce dernier leur avait été utile devant les cours de justice, comme la cour d’arbitrage de Stockholm ou celle de Londres, concernant la dette de 3 milliards de dollars que l’Ukraine doit à la Russie…

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi à cette annonce, espérant qu’un jour des hommes politiques ukrainiens plus responsables rétabliront de bonnes relations entre les deux pays.

« Les mesures destructrices prises par les autorités ukrainiennes sont profondément regrettables. […] La crise actuelle dans les relations entre nos pays sera inévitablement surmontée. Mais les relations seront évidemment restaurées avec d’autres d’hommes politiques ukrainiens plus responsables », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

Le fait que cette annonce soit tombée le même jour que la conférence de presse du ministère russe de la Défense concernant le MH17 est troublant. Suite à l’annonce que le missile BUK montré par le JIT est ukrainien, le JIT et d’autres personnes se sont publiquement interrogées sur le fait de savoir pourquoi la Russie n’avait pas divulgué ces éléments avant.

Peut-être tout simplement parce que de par ce traité d’amitié (voir pour cela l’article 6), et de par les relations historiques et fraternelles entre les deux peuples, la Russie ne voulait pas agir de manière ouvertement hostile contre l’Ukraine. Jusqu’à aujourd’hui.

Car la divulgation qui a été faite par le ministère russe de la Défense pointe directement du doigt l’Ukraine pour sa responsabilité dans la catastrophe du MH17.

Pour faire une analogie, si les relations actuelles entre l’Ukraine et la Russie étaient un match de boxe, en dénonçant le traité d’amitié entre les deux pays, Kiev vient d’autoriser Moscou à retirer ses gants avant de frapper.

Et après des années à jouer la conciliation pour essayer de maintenir de bonnes relations avec le pays voisin, malgré toutes les provocations de Kiev, il semble que la Russie soit décidée à enlever les gants.

Si tel est bien le cas, alors, l’annonce d’aujourd’hui concernant le MH17 risque de n’être que la première d’une série de divulgations qui pourraient faire très mal à l’Ukraine.

La Russie aujourd’hui pourrait faire sienne cette citation de Korben Dallas (5e élément) : « Vous voulez pas la jouer soft, je suis pas contrariant. Vous voulez la jouer hard, on va la jouer hard. »

Christelle Néant

PS : Je vous encourage à aller lire les autres articles de ce traité, qui imposaient à l’Ukraine de respecter les minorités ethniques, ne pas faire pression sur elles pour abandonner leur langue ou leurs traditions, maintenir l’enseignement du russe à l’école, et de respecter le droit des peuples à décider de leur sort, quelques points parmi beaucoup d’autres que l’Ukraine post-Maïdan a violé à 300 %.

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MH17 – La Russie prouve que le BUK présenté par le JIT est Ukrainien

MH17Dans une conférence de presse très attendue, le ministère de la Défense de la fédération de Russie a dévoilé aujourd’hui des éléments prouvant que les morceaux de missile BUK présentés par le JIT en mai 2018, comme « preuves » dans la catastrophe du MH17, appartenaient en fait à un missile ukrainien.

La conférence qui a commencé à midi heure de Moscou et a duré 37 minutes, a révélé les plus grosses failles de l’enquête menée par le JIT.

Le ministère de la Défense russe a commencé par dévoiler des documents secrets venant des archives du fabricant des missiles BUK (l’usine soviétique de Dolgoproudny), et datant de l’époque de l’URSS, qui permettent de suivre la roquette de BUK dont les morceaux avaient été présentés par l’équipe d’enquête conjointe au mois de mai 2018.

Suite à la conférence de presse du JIT, j’avais écrit au ministère de la Défense russe, et à Almaz-Anteï, le fabricant actuel des systèmes BUK, pour leur demander s’ils avaient encore des documents permettant de tracer la roquette de BUK incriminée.

La conférence de presse d’aujourd’hui permet de répondre à cette question : oui la Russie dispose encore des documents d’époque soviétique concernant les systèmes BUK produits dans la RSS de Russie. Et ces documents permettent de savoir où a été livrée cette roquette.

Documents

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La roquette (dont le numéro d’usine est 8720), appartenant à un lot fabriqué en 1986, a été livrée à une unité militaire ukrainienne (l’unité 20152) stationnée dans l’Ouest de l’Ukraine, où elle est restée après la chute de l’URSS. Cette unité est devenue par la suite la 223e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

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Carte

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Or cette unité était présente en 2014 dans la zone de ce qui était alors « l’opération anti-terroriste » de Kiev contre le Donbass, où le vol MH17 s’est écrasé. Plusieurs reportages vidéos de la télévision ukrainienne ont montré cette brigade sur le terrain.

Le chef du département antiaérien de la fédération de Russie a tenu à préciser que ce missile livré à l’Ukraine n’est jamais revenu ensuite en Russie.

« Je voudrais vous informer de qui était le destinataire et de qui a utilisé cette roquette. Le 29 décembre 1986, ce missile a été expédié par train à l’unité militaire 20152. Tout le monde sait que ce missile a été reçu par cette division », a déclaré M. Parchine.

« Après la chute de l’Union soviétique, ce missile n’a pas été transporté sur le territoire russe et il est resté aux mains des forces ukrainiennes. […] À présent, la division possédant ces systèmes antiaériens BUK est située dans la région de Lvov, en Ukraine », a ajouté M. Parchine.

Le ministère de la Défense a aussi analysé les vidéos fournies comme preuves de la présence de la 53e brigade de Koursk (brigade de l’armée russe) dans le Donbass par le JIT, et démontré (comme plusieurs autres blogueurs et experts depuis quatre ans) qu’elles ont été falsifiées.

Perspectives incompatibles montrant que le camion et le BUK ont été ajoutés à la vidéo de la route, sens de roulage du BUK impossible, jeux de lumières incompatibles avec l’angle du soleil, tout y est passé (ne parlons même pas de la qualité déplorable de ces vidéos qui montre qu’il ne s’agit pas d’originaux).

Vidéo fake

Les experts du ministère russe de la Défense ont ainsi avalisé et officialisé l’analyse de bien d’autres personnes, qui, simples blogueurs pour beaucoup, avaient déjà souligné ces incohérences dans les images fournies comme « preuves ».

Et afin de finir en beauté, les représentants du ministère de la Défense y ont ajouté une conversation audio enregistré lors d’exercices de l’armée ukrainienne près d’Odessa. On y entend un colonel ukrainien menacer d’abattre un autre Boeing malaisien !

L’ensemble de ces éléments a été transmis au JIT pour étude. Et sans surprise, le JIT a rappelé que lorsqu’il avait présenté ces morceaux de missile BUK en mai 2018, il n’avait pas affirmé de manière stricte que c’était le missile qui avait abattu le MH17. Les « peut-être » énoncés par le JIT et que tous les médias occidentaux ont malencontreusement oubliés, pour faire du sensationnel.

Aujourd’hui ces « peut-être » du JIT sont ressortis par la commission d‘enquête pour essayer de sauver ce qui peut l’être de leur non-investigation. Car cela ne change rien au fait, que ces « preuves » montrent que le JIT s’est basé sur des éléments foireux, très certainement fournis par l’Ukraine elle-même. Et ce, alors que cette dernière est un suspect potentiel !

Je travaille moi-même activement sur ce dossier, et je publierai sous peu l’interview d’un soldat de la République Populaire de Donetsk (RPD) ayant combattu à Saour Moguila sur ce qu’il a vu ce jour-là. Cette interview fera partie du dossier plus complet de contre-enquête sur le crash du MH17 sur lequel je travaille depuis déjà un an.

Voir la vidéo de la conférence du ministère de la Défense en anglais

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 15 septembre 2018

Rapport de situation sur le DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 15 septembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0436 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
07’06 » – L’armée ukrainienne bombarde Sakhanka avec des obus de mortier et blesse un civil
09’32 » – Malgré l’annulation de l’attaque prévue le 14, du matériel lourd continue de s’accumuler côté ukrainien

SOCIÉTÉ
1333 »L’autocéphalie de l’Église orthodoxe ukrainienne pourrait provoquer un schisme

DIVERS
3839 »Les enquêteurs ont obtenu la preuve que des services secrets occidentaux ont participé à l’assassinat de Zakhartchenko

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
3925 »L’Ukraine plongée dans le gouffre de la dette
4309 »Un Ukrainien sur six apprécie Poutine

44’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Les FAU tirent sur Sakhanka au mortier de gros calibre – Un civil blessé

Civil blesséCe soir, 12 septembre 2018, un peu après 17 h, l’armée ukrainienne a ouvert le feu à plusieurs reprises avec des mortiers de 120 mm puis 82 mm sur le village de Sakhanka, situé dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Plus tôt dans la journée, l’armée ukrainienne avait déjà ouvert le feu avec des armes de plus petit calibre sur les villages environnants, dont Kominternovo et Leninskoye.

À 17 h 25, les soldats ukrainiens tirent cinq obus de mortier de 120 mm sur Sakhanka, et trois sur le village de Leninskoye. Un homme de 60 ans qui rentrait chez lui après le travail a été blessé par des éclats reçus à la jambe.

Les soldats de la RPD qui défendent le village lui ont donné les premiers soins avant de l’envoyer à l’hôpital de Novoazovsk. Lors de ce bombardement, une maison du village a été endommagée.

Cratère d'obus

Les bombardements se sont poursuivis ensuite pendant plus d’une heure sur cette zone, à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm, touchant les villages de Sakhanka, Leninskoye, Kominternovo, Zaitchenko et même Bezymennoye, pourtant à l’arrière de la ligne de front.

À 18 h 50, c’est 29 grenades tirées par un lance-grenades automatique qui ont frappé Sakhanka. L’armée ukrainienne a ensuite tiré sur d’autres portions du front comme Yassinovataya et Gorlovka, avant de reprendre les tirs contre Kominternovo à 20 h 20, avec des mortiers de 120 mm et des véhicules de combat d’infanterie.

Au total, l’armée ukrainienne a tiré 32 obus de mortier de 120 mm et 44 obus de mortier de 82 mm sur le Sud de la RPD.

À l’heure où j’écris ces lignes, l’armée ukrainienne a de nouveau tiré à la mitrailleuse lourde et aux armes légères sur le village de Sakhanka. Cette escalade des tensions a lieu deux jours seulement avant la date de la potentielle offensive de l’armée ukrainienne sur cette portion du front.

Christelle Néant

Photos aimablement fournies par des habitants de Sakhanka

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