Glyphosate, retraite, soins, M. Macron, les réalités qui nous attendent, nous le vivons ?

Ce n’est qu’une partie de ce que la majorité des patients ignorent. Ayant séjourné pendant 4 mois, je ne peux rapporter que ce que j’ai vécu en partie et essayer d’approfondir. L’ouverture de Lactalis à nouveau en vente : Lactalis : « On a l’impression que la priorité, c’est de relancer le business » et non « la sécurité alimentaire », estime Foodwatch. Indrid Kragl, la directrice de l’information de Foodwatch, estime « inacceptable » la décision de la préfecture de Mayenne d’autoriser de nouveau la commercialisation par Lactalis de son lait infantile en poudre, neuf mois après le début du scandale du lait contaminé à la salmonelle. A chaque jour ses lots de découvertes : De la gélatine animale dans un yaourt, un colorant à base d’insectes dans un soda… « Toutes sortes de bestioles se cachent dans nos aliments et boissons sans que nous le sachions », dénonce l’ONG Foodwatch, dans un communiqué publié jeudi 20 septembre. L’association de défense des consommateurs a mené, depuis le printemps, une étude à travers les rayons des grandes surfaces françaises : elle en tire une liste d’une « douzaine de produits connus où on ne s’attend pas » à la présence d’éléments dérivés d’animaux mais qui, pourtant, en contiennent. https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/yaourt-a-la-gelatine-de-boeuf-glace-a-la-resine-d-insectes-une-ong-denonce-les-animaux-caches-dans-certains-aliments_2945893.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20180920-[lestitres-colgauche/titre1]

Sur les plans dont M. Macron s’était engagé aucun n’a vu le jour par rapport à ses engagements post-électoraux. Il suffit de faire un modeste constat sur quelques promesses prises au hasard et constater les résultats à ce jour. Cela perdure de jour en jour la majorité et bien plus sont pris au piège, telle la morale du Corbeau et le Renard. La ministre de la Santé a dévoilé ce mercredi un grand plan de prise en charge de la dépendance. Agnès Buzyn promet notamment plus de moyens pour les maisons de retraite.

Un consortium de pompes pour les riches.

La situation dans les maisons de retraite est souvent bien peu reluisante. Dernièrement, le Comité d’éthique dressait un sombre constat des conditions de vie des aînés aujourd’hui en France. En janvier puis en mars, le personnel des Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) s’était d’ailleurs mis en grève – un mouvement inédit – pour alerter sur les conditions de travail et d’accueil des personnes âgées. Dans l’urgence, le gouvernement avait alors débloqué 50 millions d’euros pour les établissements en difficulté et promis un plan à plus long terme. Le voilà. La ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, a détaillé mercredi des pistes pour la prise en charge de la dépendance avec des mesures «immédiates» en faveur des quelque 6900 établissement publics, privés non lucratifs et privés commerciaux qui hébergent en France près de 728.000 personnes âgées (10% des plus de 75 ans et plus d’un tiers des plus de 90 ans). Ces mesures sont supposées régler les nombreux problèmes qui accablent le secteur.

Sous-effectifs et difficultés de recrutement

La France fait figure de mauvais élève par rapport aux pays d’Europe du Nord. Là où dans les pays nordiques le ratio est d’un soignant pour un résident, le taux d’encadrement moyen dans les Ehpad français est de 0,57 soignant pour un résident (moins de 60 agents pour 100 résidents). Le plan solidarité grand âge 2007-2012 préconisait pourtant 0,65 soignant pour un résident et jusqu’à un pour un pour les personnes en très grande dépendance. En outre, un tiers des établissements seraient dépourvus d’un médecin coordonnateur, ne respectant pas ainsi la réglementation en vigueur, selon un rapport de la députée LREM Monique Iborra, publié en septembre 2017.

Rien n’a été fait à ce jour pour favoriser la condition de vie des personnes présentes dans ces établissements, c’est le contraire. Il suffit là aussi de constater la puissance du Groupe Korian.

Glyphosate : le Président Macron a cinq bonnes raisons de respecter ses engagements

Pascal Canfin, le patron de WWF, annonce sur Twitter qu’il ne sera pas ministre de l’Ecologie. A l’image de Daniel Cohn-Bendit, son nom avait été évoqué pour occuper le fauteuil laissé vacant par Nicolas Hulot en cette rentrée politique décidément chargée pour le gouvernement, bien au-delà du programme des réformes.

Dixit : « Les échanges que j’ai eus avec l’exécutif jusqu’à hier soir auront été, je l’espère, utiles pour que le futur gouvernement tire les leçons de la démission de Nicolas Hulot. Il faut comprendre le pourquoi du comment, c’était une forme plus avancée qu’un leurre de M. Macron, vis-à-vis du dirigeant du WWF et pour causes, mais ce président n’écoute pas le peuple, ni le bons conseils, une preuve mais oui : « Placer la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides » était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Trente-quatre organisations lui rappellent aujourd’hui dans une lettre ouverte qu’il dispose de cinq très bons arguments pour interdire le glyphosate sans attendre. Le renouvellement du glyphosate doit être soumis au vote très prochainement au sein de l’Union européenne. Je souhaite bonne chance au futur ou à la future ministre qui en aura la responsabilité. Pour ma part, je continue avec détermination mon engagement au sein du WWF France pour favoriser la transition écologique que la société française appelle de ses voeux ». La suite :

https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/glyphosate-le-president-macron-a-cinq-bonnes-raisons-de-respecter-ses-engagements: Le PDF des engagements du président se trouve bien en ouvrant le lien.

La suppression du numerus clausus dès 2020 avec Korain qui est qui et quoi?

Images glaçantes filmées au téléphone portable. Pourtant, beaucoup de ces maisons de retraite privées (elles seraient près de 2 000 en France) affichent des profits records. Elles appartiennent à de grands groupes : DomusVi, les Opalines, Korian, Orpéa. Les deux derniers, des géants du secteur, ont refusé les demandes de tournage d' »Envoyé spécial ». Alors le magazine a enquêté, aidé par des employés mais aussi des familles de patients. Certaines situations sont inquiétantes : les cris d’une malade gisant à terre sans que personne ne lui vienne en aide, des conditions de travail très difficiles, des familles qui affirment ne pas avoir été prévenues du décès de leur proche. Des manquements dénoncés par des familles qui paient souvent plus de 3 000 euros par mois de frais d’hébergement. L’ irrespect humain à son comble vidéo ! Le voir pour y croire.

Comme attendu, le chef de l’État a confirmé la suppression du numerus clausus dès la rentrée 2020. À partir de cette date, le concours en fin de première année de médecine va donc disparaître. «Il faut être sûr qu’on forme bien et suffisamment de médecins», a indiqué Emmanuel Macron. Avant de poursuivre: «Aujourd’hui c’est un gâchis qui concerne 25.000 étudiants chaque année». Emmanuel Macron a dénoncé un système absurde puisque dans le même temps «nos concitoyens souffrent de difficultés d’accès aux soins».

4000 assistants médicaux pour aider les médecins

La valeur de Korian en bourse ? Présentation générale de la société Korian :

Le groupe Korian est une entreprise privée. Le groupe Korian exploite pas moins de 366 établissements en France soit plus de 30 000 places avec notamment des établissements médico-sociaux qui hébergent des personnes âgées médicalisées, des maisons de retraite, des centres de long séjour et des maisons de repos ainsi que des établissements sanitaires avec des cliniques de soins de suite et de réadaptation et des cliniques psychiatriques. Ses établissements français génèrent à eux-seuls plus de 52.6% du chiffre d’affaires de Korian. Une autre grande partie du chiffre d’affaires de Korian est réalisé en Allemagne où le groupe exploite plus de 222 établissements soit 28 090 places actuellement. Vient ensuite le marché italien qui représente 10.1% du chiffre d’affaires du groupe avec 51 établissements et 5 506 places et la Belgique qui représente 8.8% du chiffre d’affaires avec 76 établissements et 8 253 places. Korian a signé en 2017, un accord stratégique intéressant avec les filiales santé et promotion du groupe Icade Immobilier visant à booster la reconfiguration et l’expansion du réseau d’établissements qu’il détient et exploite.

Introduction et cotation de l’action Korian

L’action de la société Korian a été cotée pour la première fois en 2006 sur le marché Euronext Paris suite à l’introduction en Bourse de ce groupe. Mais au cours des dernières années, son titre a connu beaucoup de variations que nous vous proposons de découvrir ici plus en détails grâce à une analyse technique historique de ses tendances.

Les données boursières importantes à propos de l’action Korian :

Certaines données boursières importantes doivent être connues des traders qui veulent trader le cours de l’action Korian. Voici le détail de ces informations.

La capitalisation boursière de Korian s’élève à 2 417.32 MEUR en 2017.

Le nombre de titre actuellement en circulation sur le marché est de 80 982 343. L’action Korian est actuellement cotée sur le compartiment A du marché Euronext Paris en France. Son actionnariat est composé de 55.07% de flottant, 23.71% du groupe Predica, 13.84% du groupe Investissements PSP et de 6.49% du groupe Malakoff Mederic. Le groupe Korian qui est né de la fusion des entreprises de maisons de retraite Finagest et Serience s’est depuis fortement développé grâce à une longue série d’acquisitions en tous genres.

Ainsi, le groupe a notamment racheté le groupe Medipep en 2006 suite à une OPA réussie. Cela permettra à la société d’être introduite en Bourse. En 2007, le groupe Korian rachète également la société italienne Segesta et la société allemande Phonix. En 2013, Korian lance une OPA sur Curanum, une autre entreprise allemande. En 2014, on assiste à la fusion-absorption de l’entreprise Medica par Korian, la nouvelle entité devenant ainsi le premier gestionnaire de maisons de retraite en Europe. En 2016, le groupe Korian lance le rachat de la société Foyer de Lork en Belgique, spécialisée dans les résidences médicalisées et les maisons de retraite. Korian devient ainsi le numéro deux de ce secteur d’activité en Belgique. Actuellement et grâce à ces diverses acquisition, le groupe Korian est à la tête de plus de 700 établissements en Europe soit une capacité d’accueil de plus de 71 000 personnes. Il est particulièrement présent sur les marchés de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de la Belgique. Mais le groupe conserve une stratégie de développement international et pourrait ainsi procéder à de nouveaux regroupements et rachats prochainement.

Korian est bien entendu sa spécialisation dans le secteur des maisons de retraite spécialisées. Le groupe est en effet très bien développé à l’international avec des établissements dans toute l’Europe et un total de 71 000 lits. Il se positionne parmi les plus grandes entreprises de ce domaine en Europe. En effet, en plus des maisons de retraite, le groupe gère et exploite des maisons de soins, des cliniques gériatriques et propose même des soins à domicile et d’autres services destinés au troisième âge, ce qui en fait un acteur complet de sa spécialité. On peut également apprécier la qualité de la rentabilité de cette entreprise par son taux d’occupation qui reste élevé avec plus de 86% des lits occupés en maison de retraite. La présence en France de Korian n’est plus à démontrer, le groupe parvient également à augmenter son développement à l’international.

Enfin, les investisseurs et actionnaires apprécient également la situation financière globale du groupe qui reste très saine pour ce secteur d’activité avec peu de dettes et des résultats cohérents. Korian a tout d’une valeur de hausse à long terme et peut donc être envisagée avec une stratégie à l’achat. La France comme l’Union Européenne, traverse une période de crise économique importante depuis quelques années. Dans ce cadre de cette crise, les gouvernements mettent en place des processus de réduction des déficits publics qui impactent bien entendu les remboursements et prises en charge. Or, les activités de groupes comme Korian dépendent en grande partie de ces prises en charge.

La diffusion sur france2, le 20 septembre 2018 à 21 heures sur le traitement dans certains établissements cités par Elise Lucet, seront par les images et reportages la démonstration de plus que des maltraitances. À travers les témoignages d’aides-soignants, d’infirmiers ou de cuisiniers et le décryptage de documents internes, enquête sur la gestion des Ehpad, ces maisons de retraite médicalisées, et ses dérives.

Le Panda

Patrick Juan

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Autocéphalie pour l’Ukraine – Risque de schisme dans l’Église orthodoxe

Guerre de religion orthodoxeSuite à l’envoi de deux exarques de l’Église orthodoxe de Constantinople en Ukraine pour accorder l’autocéphalie à Kiev, l’Église orthodoxe russe vient de lui adresser un avertissement, en coupant toutes les relations diplomatiques avec Constantinople.

Depuis plusieurs mois, des bruits courent sur la volonté du Patriarche Bartholomée de Constantinople d’accorder l’autocéphalie à l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev.

Malgré les avertissements répétés de l’Église orthodoxe russe, et du Patriarche de l’Église orthodoxe serbe, Irénée, sur le fait que cela violait non seulement les lois canoniques mais aussi les règles de fonctionnement de l’Église orthodoxe, et que cela risquait de provoquer une guerre de religion en Ukraine, il semble que Bartholomée soit décidé à aller jusqu’au bout de ce plan. Quitte à provoquer un véritable schisme au sein de l’Église orthodoxe.

Pour comprendre comment on en est arrivé à une situation aussi grave, il faut remonter dans le temps, et analyser la façon dont fonctionne l’Église orthodoxe.

Histoire et fonctionnement de l’Église orthodoxe

L’Église orthodoxe c’est le groupe d’Églises qui se réclament de la théologie et du droit canon des sept premiers conciles de l’Église chrétienne (c’est-à-dire jusqu’au second concile de Nicée de 787). Ce groupe d’Églises s’est séparé de ce que l’on appelle actuellement l’Église catholique lors du schisme de 1054.

L’Église orthodoxe a un fonctionnement qui diffère profondément de celui de l’Église catholique par exemple. Il n’y a pas de pape, pas d’administration unique centralisée. L’Église orthodoxe est une communion d’Églises qui sont indépendantes en termes d’organisation interne (il y a 14 Églises autocéphales orthodoxes actuellement), mais qui sont profondément liées les unes aux autres entre autres en termes de dogme.

Chaque Église autocéphale désigne son primat (un Patriarche, Métropolite ou un Archevêque), et aucune n’a de droits sur une autre. Mais l’Église de Constantinople bénéficie d’une primauté d’honneur liée à l’ancien statut de capitale de l’Empire. Mais il s’agit là que d’une primauté d’honneur, pas d’une primauté de pouvoir.

Certaines de ces Églises sont autocéphales depuis l’antiquité, et ce parce que l’Église avait alors suivi les découpages administratifs de l’empire (pas de notion de pays ici, mais de province administrative de l’empire).

J’encourage mes lecteurs à aller lire l’analyse du père Jivko Panev sur l’autocéphalie et la montée de l’ethno-phylétisme dans l’Église orthodoxe pour comprendre pleinement la différence entre la situation qui prévalait jusqu’au Moyen-Âge et celle qui s’est développée depuis le 19e siècle. L’autocéphalie a changé de sens et est devenu synonyme d’Église nationale, ce qui exacerbe le nationalisme religieux, qui est un danger pour l’unité de l’Église.

Dans l’Église orthodoxe, les décisions importantes doivent être prises en commun, par décision collégiale entre les différentes Églises autocéphales. Et une Église n’a pas le droit d’interférer dans les affaires internes d’une autre Église (un peu comme les États, qui n’ont pas le droit de faire de l’ingérence dans les affaires d’un autre).

Cette notion se trouve dans les canons du Deuxième Concile œcuménique, qui stipule que les évêques n’ont pas le droit de pénétrer sur le territoire canonique d’une autre Église sans invitation. Or, les deux exarques de Constantinople ont été envoyé à Kiev sans l’accord du métropolite Onuphre (qui est le Métropolite légitime de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou et qui leur a refusé le droit de s’immiscer dans les affaires de son Église). C’est donc une violation claire des canons de l’Église !

La règle générale veut que pour qu’une Église obtienne l’autocéphalie, il faut que cette dernière soit reconnue par les autres Églises autocéphales, selon le principe de collégialité des décisions qui est fondamental dans l’orthodoxie.

Ce principe s’illustre parfaitement bien avec le cas ukrainien. L’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kiev (UOC-KP), née en 1992 d’un schisme avec l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP), n’a été reconnue par aucune autre Église autocéphale. Ce qui fait que cette Église est non canonique et que pour toutes les autres Églises orthodoxes, seule l’UOC-MP est légitime.

Pour revenir à l’Église orthodoxe russe, ce qui alimente actuellement la demande ukrainienne, c’est qu’en 988, quand le prince Vladimir se fait baptiser et fait baptiser la Rus’ (la future Russie, qui recouvre à l’époque le territoire de l’Ouest de la Russie, une partie de la Biélorussie et de l’Ukraine actuelles), la capitale de l’État est à Kiev.

À cette époque, la Rus’ dépend de l’Église orthodoxe de Constantinople, qui désigne le Métropolite de Kiev. Mais à la fin du 13e siècle, quand la Rus’ s’effondre à cause des invasions Mongoles, les Métropolites de Kiev doivent se réfugier à Vladimir, puis à Moscou, d’où viendra la renaissance de la Rus’ sous son nouveau nom : la Russie. Néanmoins ces Métropolites continueront de s’appeler Métropolite de Kiev et seront toujours désignés par Constantinople.

Puis au 15e siècle, l’Église orthodoxe russe acquiert l’autonomie par accident, à cause de deux facteurs :

1) Le Concile de Florence qui a vu une tentative de rapprocher Constantinople de Rome (c’est-à-dire d’annuler le schisme de 1054 via « l’union de Florence », qui est restée valable jusqu’en 1453). À son retour à Moscou en 1441, après ce Concile, le Métropolite de Kiev, Isidore a promu cette réunification. Mais Isidore et ses volontés de réunification avec Rome n’ont pas été bien accueillis par les Russes. Il a été emprisonné par le Grand Prince Basile II, avant d’être relâché. Isidore fuyant en Italie, et Moscou refusant de demander un nouveau métropolite au Patriarcat de Constantinople à cause de l’union de Florence, la Russie s’est retrouvée sans Métropolite pendant plusieurs années. En 1448, les évêques russes décident d’élire eux-mêmes leur Métropolite, sans en référer à Constantinople. Ce sera le premier Métropolite de Moscou. La communion avec Constantinople sera rétablie après l’abolition de l’union de Florence.

2) Après la chute de Constantinople en 1453, le vide créé a été occupé par la Russie qui se libérait alors du joug Tatar, et a pris une place de premier plan en tant que nation orthodoxe. Elle est alors devenue de manière officieuse la « troisième Rome ».

Un épisode résumé par le Métropolite Hilarion, lors d’une interview :

« On accuse parfois l’Église russe de s’être elle-même proclamé autocéphale : lorsque le métropolite Jonas a été élu, au milieu du XVe siècle, cela a été fait sans l’accord du Patriarche de Constantinople. Mais comment la Rus’ aurait-elle pu recevoir de lui son accord, si le patriarche de Constantinople était tombé dans l’uniatisme, dans l’hérésie ? Il nous a envoyé un métropolite qui commémorait le pape de Rome et qui, après avoir été chassé, est devenu cardinal de l’Église catholique-romaine. »

Ensuite, c’est par une décision collégiale entre les Patriarches de Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, que la Russie a obtenue l’autocéphalie en 1588, après plus d’un siècle d’autonomie de fait.

Rien à voir donc avec la situation actuelle en Ukraine, où on assiste à la volonté d’hommes politiques et d’une église schismatique et reconnue par personne de prendre la place de l’Église orthodoxe locale officielle en bénéficiant de l’autocéphalie.

Politique et religion, légalité de la demande de Kiev ?

Le premier problème posé par cette demande d’autocéphalie c’est qu’elle n’émane pas du Métropolite Onuphre, qui est à la tête de l’UOC-MP, qui est la seule Église orthodoxe ukrainienne canonique, officielle et reconnue par les autres Églises orthodoxes, et celle qui possède (et de loin) le plus grand nombre d’églises, de monastères et de paroisses en Ukraine.

Cette demande émane de Philarète, « Patriarche » excommunié par l’Église orthodoxe russe, qui est à la tête de l’UOC-KP, Église schismatique, reconnue par personne.

Un « Patriarche » qui bénit des néo-nazis et des criminels de guerre à tour de bras, leur accorde des médailles, et ose cyniquement dire que si les gens du Donbass meurent à cause de la guerre, c’est pour expier leurs pêchés d’avoir voté pour l’indépendance des deux Républiques Populaires. En gros, c’est bien fait pour eux. Une conception fascinante de la religion !

Le deuxième problème c’est que l’autre demandeur de l’autocéphalie, c’est Petro Porochenko, le président ukrainien, qui a fait cette demande au Patriarche Bartholomée, avec l’appui de la Rada (parlement ukrainien).

Or, l’article 35 de la constitution ukrainienne, sépare clairement l’Église de l’État. En clair, ni le président ukrainien, ni le parlement ne sont légitimes et n’ont le droit d’interférer dans les affaires religieuses. La demande venant du président ukrainien est donc totalement inconstitutionnelle !

Donc quand Bartholomée essaye de faire passer la pilule, en prétendant qu’il veut accorder l’autocéphalie à la demande des Ukrainiens, il ment, et il le sait ! Ce n’est ni l’UOC-MP, Église légitime, ni les paroissiens ukrainiens, ni le peuple ukrainien qui ont fait cette demande. Mais un pseudo Patriarche excommunié, et un homme politique ukrainien.

Le tout est très bien résumé par Natalia Vitrenko, qui est la présidente de la communauté des femmes orthodoxes d’Ukraine (merci à Laurence Guillon d’avoir sous-titré cette vidéo).

Ingérence politique et conséquences d’une vision ethnocentrée de la religion

Aujourd’hui, le patriarche Bartholomée arrive avec une version moderne de cette « union de Florence » et semble se prendre pour le pape orthodoxe, ce qu’il n’est pas ! Comme le souligne Alexandre Chtchipkov, « le patriarche Bartholomée est obsédé par l’idée du papisme oriental. Il rêve de devenir le chef unique de toute l’orthodoxie universelle[œcuménique], analogue à l’Église catholique romaine[et à son Pape]. ».

Bartholomée a aussi pris de nombreuses décisions unilatérales en termes de dogme, qui vont à l’encontre des canons de l’Église orthodoxe, et jettent le doute sur les actes et la légitimité du Patriarcat de Constantinople.

Il semble que les vieux démons de Constantinople ressurgissent presque six siècles après cette « union de Florence » qui avait provoqué l’autonomie de fait de l’Église orthodoxe russe, et qui risquent aujourd’hui de semer un chaos encore plus grand dans l’Église orthodoxe à travers le monde.

Et ce qui (ou qui) se cache réellement derrière Bartholomée et cette décision fait couler beaucoup d’encre. Le fait que les deux exarques envoyés à Kiev soient respectivement américain et canadien, et le fait que les États-Unis aient immédiatement soutenu officiellement le fait d’accorder l’autocéphalie à l’Ukraine, semble accréditer les accusations lancées par les services secrets turcs, selon lesquelles Bartholomée serait lié à la CIA !

Dans la droite du ligne de Maïdan et de la volonté des nouvelles autorités ukrainiennes, issues du putsch de 2014, de se séparer de la Russie, Porochenko et Philarète veulent donc obtenir une Église indépendante de la Russie. Sauf que religion et politique ne font jamais bon ménage. La politique des États n’a pas à se mêler d’affaires religieuses et spirituelles. Car c’est le meilleur moyen d‘arriver à une catastrophe.

Surtout quand le « Patriarche » de Kiev, Philarète, a déclaré à plusieurs reprises vouloir exproprier l’UOC-MP de ses églises, laures et monastères s’il obtient l’autocéphalie ! En clair, l’UOC-KP veut dépouiller l’UOC-MP de ses paroisses et de ses paroissiens !

Et pour ceux qui croient qu’il ne s’agit que de mots en l’air, je vous encourage à aller voir ce qui s’est passé en août 2018 dans le diocèse d’Odessa, où les clercs et les fidèles de l’UOC-MP ont été empêchés par des soldats ukrainiens de se rendre dans l’église des saints Cyrille et Méthode de l’Académie militaire (qui appartient pourtant à l’UOC-MP), pour célébrer l’office, pendant que les aumôniers de l’UOC-KP entraient dans l’église (qui ne leur appartient absolument pas) ! Un viol total, permis grâce à la complicité des autorités de Kiev et de l’armée !

Si cette fois, les paroissiens de l’UOC-MP n’ont pas réagi de manière violente pour ne pas jeter d’huile sur le feu, il risque d’en aller tout autrement, lorsque ces vols d’églises (qui ont déjà commencé un peu partout en Ukraine) se multiplieront.

Une crainte exprimée par le Métropolite Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, et que je partage.

« Nous pouvons nous attendre à tout, à ce que les schismatiques prennent sous leur contrôle d’importants monastères tels que la Laure des Grottes de Kiev ou la Laure de Potchaïv. Les orthodoxes se mettront alors à défendre ces lieux saints et une effusion de sang pourrait avoir lieu », a-t-il indiqué.

L’Église orthodoxe polonaise a elle aussi commenté la situation, appelant à régler tout cela par le dialogue et une approche collégiale, et surtout, il rappelle « qu’il existe plusieurs Églises schismatiques en Ukraine, qui doivent se repentir et revenir aux canons de l’Église orthodoxe. Alors seulement il sera possible de discuter de l’octroi de l’autocéphalie. »

Devant la gravité de la situation, l’Église orthodoxe russe a donc décidé de sortir le « carton jaune », pour faire comprendre à Bartholomée qu’il va trop loin. Cet avertissement a pris la forme suivante :

1. Suspension de la commémoration liturgique du Patriarche Bartholomée de Constantinople.
2. Suspension de la concélébration avec les exarques du Patriarcat de Constantinople.
3. Suspendre la participation de l’Église orthodoxe russe à toutes les Assemblées épiscopales, aux dialogues théologiques, aux commissions multilatérales et aux autres structures présidées ou co-présidées par les représentants du Patriarcat de Constantinople.

Le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe s’est aussi fendu d’une déclaration qui remet les points sur les i concernant l’aspect historique de cette affaire, avant de souligner l’aspect anti-canonique des décisions récentes de Bartholomée, dont celles sur l’autocéphalie pour l’Ukraine, qui viole d’ailleurs totalement les promesses qu’il avait faites à Onuphre en 2016, et se finit sur une menace claire de ce qui arrivera si Constantinople ne fait pas marche arrière.

« Dans le cas où le Patriarcat de Constantinople poursuivrait son activité anti-canonique sur le territoire de l’Église orthodoxe ukrainienne, nous serions contraints à rompre totalement la communion eucharistique avec le Patriarcat de Constantinople. L’entière responsabilité des conséquences tragiques de cette division reposera personnellement sur le patriarche Bartholomée de Constantinople et sur les hiérarques qui le soutiennent. »

Pour dire les choses plus clairement, si Bartholomée ne renonce pas à son plan, on risque d’assister à un schisme au sein de l’Église orthodoxe mondiale. Car en plus de l’Église orthodoxe russe, d’autres, comme l’Église serbe, pourraient se rallier à la position de Moscou. Ce qui ferait éclater l’unité de l’Église orthodoxe.

Il faut croire que c’est là le but recherché par Bartholomée (et ses patrons américains) : torpiller l’Église orthodoxe à coup de décisions anti-canonique et de soutien à toutes les Églises schismatiques afin de la faire imploser.

En plus de mener la guerre contre la Russie sur les plans politiques (ingérences, révolutions colorées), et militaire (soutien actif à des pays qui mènent des guerres civiles aux portes de la Russie, encerclement de la Russie par l’OTAN), les États-Unis veulent y ajouter un volet religieux en tentant de détruire l’Église orthodoxe et de provoquer une guerre de religion en Ukraine.

Le seul espoir qu’il reste est que les autres Églises autocéphales se rallient à Moscou et que Constantinople se retrouve isolée de fait. Ce serait le seul moyen de réduire les conséquences désastreuses de ce schisme à l’échelle globale, et de pousser Constantinople à revenir à la raison, et au droit canon.

Sans cela, une guerre de religion éclatera en Ukraine, et l’Église orthodoxe se trouvera profondément destabilisée.

Christelle Néant

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Porochenko signe le décret mettant fin au traité d’amitié entre l’Ukraine et la Russie

Ukraine et RussieAprès plusieurs mois d’annonces sur la volonté du président ukrainien de mettre fin au traité d’amitié, de coopération et de partenariat entre son pays et la Russie, Petro Porochenko vient de signer officiellement le décret correspondant.

Pour rappel, le 28 août 2018, Porochenko avait déclaré avoir chargé le ministère des Affaires étrangères de préparer les documents nécessaires pour entamer la procédure de résiliation du traité, qu’il a qualifié d’anachronisme.

Le 30 août, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavel Klimkine a déclaré que son ministère avait déjà préparé tous les documents nécessaires, et que l’Ukraine notifierait officiellement son intention de mettre fin au traité d’amitié, de coopération et de partenariat avec la Russie avant le 30 septembre (date butoir au-delà de laquelle le traité serait renouvelé automatiquement pour 10 ans).

« Conformément à la décision du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine du 6 septembre 2018, l’offre du ministère ukrainien des Affaires étrangères concernant la résiliation du traité d’amitié, de coopération et de partenariat entre l’Ukraine et la Fédération de Russie, signé le 31 mai 1997, a été approuvée », indique le message publié sur le site du Président ukrainien.

Comme, plusieurs analystes l’avaient souligné précédemment, cette rupture va impacter de nombreux accords bilatéraux entre les deux pays. Un fait confirmé par Pavel Klimkine qui explique cela comme une révision progressive des accords entre l’Ukraine et la Russie.

De manière assez cynique, celui-ci explique que si l’Ukraine n’avait pas mis fin avant à ce traité, c’était parce que ce dernier leur avait été utile devant les cours de justice, comme la cour d’arbitrage de Stockholm ou celle de Londres, concernant la dette de 3 milliards de dollars que l’Ukraine doit à la Russie…

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi à cette annonce, espérant qu’un jour des hommes politiques ukrainiens plus responsables rétabliront de bonnes relations entre les deux pays.

« Les mesures destructrices prises par les autorités ukrainiennes sont profondément regrettables. […] La crise actuelle dans les relations entre nos pays sera inévitablement surmontée. Mais les relations seront évidemment restaurées avec d’autres d’hommes politiques ukrainiens plus responsables », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

Le fait que cette annonce soit tombée le même jour que la conférence de presse du ministère russe de la Défense concernant le MH17 est troublant. Suite à l’annonce que le missile BUK montré par le JIT est ukrainien, le JIT et d’autres personnes se sont publiquement interrogées sur le fait de savoir pourquoi la Russie n’avait pas divulgué ces éléments avant.

Peut-être tout simplement parce que de par ce traité d’amitié (voir pour cela l’article 6), et de par les relations historiques et fraternelles entre les deux peuples, la Russie ne voulait pas agir de manière ouvertement hostile contre l’Ukraine. Jusqu’à aujourd’hui.

Car la divulgation qui a été faite par le ministère russe de la Défense pointe directement du doigt l’Ukraine pour sa responsabilité dans la catastrophe du MH17.

Pour faire une analogie, si les relations actuelles entre l’Ukraine et la Russie étaient un match de boxe, en dénonçant le traité d’amitié entre les deux pays, Kiev vient d’autoriser Moscou à retirer ses gants avant de frapper.

Et après des années à jouer la conciliation pour essayer de maintenir de bonnes relations avec le pays voisin, malgré toutes les provocations de Kiev, il semble que la Russie soit décidée à enlever les gants.

Si tel est bien le cas, alors, l’annonce d’aujourd’hui concernant le MH17 risque de n’être que la première d’une série de divulgations qui pourraient faire très mal à l’Ukraine.

La Russie aujourd’hui pourrait faire sienne cette citation de Korben Dallas (5e élément) : « Vous voulez pas la jouer soft, je suis pas contrariant. Vous voulez la jouer hard, on va la jouer hard. »

Christelle Néant

PS : Je vous encourage à aller lire les autres articles de ce traité, qui imposaient à l’Ukraine de respecter les minorités ethniques, ne pas faire pression sur elles pour abandonner leur langue ou leurs traditions, maintenir l’enseignement du russe à l’école, et de respecter le droit des peuples à décider de leur sort, quelques points parmi beaucoup d’autres que l’Ukraine post-Maïdan a violé à 300 %.

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MH17 – La Russie prouve que le BUK présenté par le JIT est Ukrainien

MH17Dans une conférence de presse très attendue, le ministère de la Défense de la fédération de Russie a dévoilé aujourd’hui des éléments prouvant que les morceaux de missile BUK présentés par le JIT en mai 2018, comme « preuves » dans la catastrophe du MH17, appartenaient en fait à un missile ukrainien.

La conférence qui a commencé à midi heure de Moscou et a duré 37 minutes, a révélé les plus grosses failles de l’enquête menée par le JIT.

Le ministère de la Défense russe a commencé par dévoiler des documents secrets venant des archives du fabricant des missiles BUK (l’usine soviétique de Dolgoproudny), et datant de l’époque de l’URSS, qui permettent de suivre la roquette de BUK dont les morceaux avaient été présentés par l’équipe d’enquête conjointe au mois de mai 2018.

Suite à la conférence de presse du JIT, j’avais écrit au ministère de la Défense russe, et à Almaz-Anteï, le fabricant actuel des systèmes BUK, pour leur demander s’ils avaient encore des documents permettant de tracer la roquette de BUK incriminée.

La conférence de presse d’aujourd’hui permet de répondre à cette question : oui la Russie dispose encore des documents d’époque soviétique concernant les systèmes BUK produits dans la RSS de Russie. Et ces documents permettent de savoir où a été livrée cette roquette.

Documents

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La roquette (dont le numéro d’usine est 8720), appartenant à un lot fabriqué en 1986, a été livrée à une unité militaire ukrainienne (l’unité 20152) stationnée dans l’Ouest de l’Ukraine, où elle est restée après la chute de l’URSS. Cette unité est devenue par la suite la 223e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU).

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Carte

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Or cette unité était présente en 2014 dans la zone de ce qui était alors « l’opération anti-terroriste » de Kiev contre le Donbass, où le vol MH17 s’est écrasé. Plusieurs reportages vidéos de la télévision ukrainienne ont montré cette brigade sur le terrain.

Le chef du département antiaérien de la fédération de Russie a tenu à préciser que ce missile livré à l’Ukraine n’est jamais revenu ensuite en Russie.

« Je voudrais vous informer de qui était le destinataire et de qui a utilisé cette roquette. Le 29 décembre 1986, ce missile a été expédié par train à l’unité militaire 20152. Tout le monde sait que ce missile a été reçu par cette division », a déclaré M. Parchine.

« Après la chute de l’Union soviétique, ce missile n’a pas été transporté sur le territoire russe et il est resté aux mains des forces ukrainiennes. […] À présent, la division possédant ces systèmes antiaériens BUK est située dans la région de Lvov, en Ukraine », a ajouté M. Parchine.

Le ministère de la Défense a aussi analysé les vidéos fournies comme preuves de la présence de la 53e brigade de Koursk (brigade de l’armée russe) dans le Donbass par le JIT, et démontré (comme plusieurs autres blogueurs et experts depuis quatre ans) qu’elles ont été falsifiées.

Perspectives incompatibles montrant que le camion et le BUK ont été ajoutés à la vidéo de la route, sens de roulage du BUK impossible, jeux de lumières incompatibles avec l’angle du soleil, tout y est passé (ne parlons même pas de la qualité déplorable de ces vidéos qui montre qu’il ne s’agit pas d’originaux).

Vidéo fake

Les experts du ministère russe de la Défense ont ainsi avalisé et officialisé l’analyse de bien d’autres personnes, qui, simples blogueurs pour beaucoup, avaient déjà souligné ces incohérences dans les images fournies comme « preuves ».

Et afin de finir en beauté, les représentants du ministère de la Défense y ont ajouté une conversation audio enregistré lors d’exercices de l’armée ukrainienne près d’Odessa. On y entend un colonel ukrainien menacer d’abattre un autre Boeing malaisien !

L’ensemble de ces éléments a été transmis au JIT pour étude. Et sans surprise, le JIT a rappelé que lorsqu’il avait présenté ces morceaux de missile BUK en mai 2018, il n’avait pas affirmé de manière stricte que c’était le missile qui avait abattu le MH17. Les « peut-être » énoncés par le JIT et que tous les médias occidentaux ont malencontreusement oubliés, pour faire du sensationnel.

Aujourd’hui ces « peut-être » du JIT sont ressortis par la commission d‘enquête pour essayer de sauver ce qui peut l’être de leur non-investigation. Car cela ne change rien au fait, que ces « preuves » montrent que le JIT s’est basé sur des éléments foireux, très certainement fournis par l’Ukraine elle-même. Et ce, alors que cette dernière est un suspect potentiel !

Je travaille moi-même activement sur ce dossier, et je publierai sous peu l’interview d’un soldat de la République Populaire de Donetsk (RPD) ayant combattu à Saour Moguila sur ce qu’il a vu ce jour-là. Cette interview fera partie du dossier plus complet de contre-enquête sur le crash du MH17 sur lequel je travaille depuis déjà un an.

Voir la vidéo de la conférence du ministère de la Défense en anglais

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 15 septembre 2018

Rapport de situation sur le DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 15 septembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0436 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
07’06 » – L’armée ukrainienne bombarde Sakhanka avec des obus de mortier et blesse un civil
09’32 » – Malgré l’annulation de l’attaque prévue le 14, du matériel lourd continue de s’accumuler côté ukrainien

SOCIÉTÉ
1333 »L’autocéphalie de l’Église orthodoxe ukrainienne pourrait provoquer un schisme

DIVERS
3839 »Les enquêteurs ont obtenu la preuve que des services secrets occidentaux ont participé à l’assassinat de Zakhartchenko

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
3925 »L’Ukraine plongée dans le gouffre de la dette
4309 »Un Ukrainien sur six apprécie Poutine

44’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Les FAU tirent sur Sakhanka au mortier de gros calibre – Un civil blessé

Civil blesséCe soir, 12 septembre 2018, un peu après 17 h, l’armée ukrainienne a ouvert le feu à plusieurs reprises avec des mortiers de 120 mm puis 82 mm sur le village de Sakhanka, situé dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Plus tôt dans la journée, l’armée ukrainienne avait déjà ouvert le feu avec des armes de plus petit calibre sur les villages environnants, dont Kominternovo et Leninskoye.

À 17 h 25, les soldats ukrainiens tirent cinq obus de mortier de 120 mm sur Sakhanka, et trois sur le village de Leninskoye. Un homme de 60 ans qui rentrait chez lui après le travail a été blessé par des éclats reçus à la jambe.

Les soldats de la RPD qui défendent le village lui ont donné les premiers soins avant de l’envoyer à l’hôpital de Novoazovsk. Lors de ce bombardement, une maison du village a été endommagée.

Cratère d'obus

Les bombardements se sont poursuivis ensuite pendant plus d’une heure sur cette zone, à coup d’obus de mortier de 82 mm et 120 mm, touchant les villages de Sakhanka, Leninskoye, Kominternovo, Zaitchenko et même Bezymennoye, pourtant à l’arrière de la ligne de front.

À 18 h 50, c’est 29 grenades tirées par un lance-grenades automatique qui ont frappé Sakhanka. L’armée ukrainienne a ensuite tiré sur d’autres portions du front comme Yassinovataya et Gorlovka, avant de reprendre les tirs contre Kominternovo à 20 h 20, avec des mortiers de 120 mm et des véhicules de combat d’infanterie.

Au total, l’armée ukrainienne a tiré 32 obus de mortier de 120 mm et 44 obus de mortier de 82 mm sur le Sud de la RPD.

À l’heure où j’écris ces lignes, l’armée ukrainienne a de nouveau tiré à la mitrailleuse lourde et aux armes légères sur le village de Sakhanka. Cette escalade des tensions a lieu deux jours seulement avant la date de la potentielle offensive de l’armée ukrainienne sur cette portion du front.

Christelle Néant

Photos aimablement fournies par des habitants de Sakhanka

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France : Macron 1er poursuit ta déchéance !

Richesses, cultures, patrimoines : Macron 1er, poursuit l’insolvabilité, la faillite de la France. Il augmente la puissance des riches. Ecrase le pouvoir d’achat qui de plus des moins nantis. Ce qui entraine une répercussion sur le monde. La méthode de l’écossais Law semble le reflet, dans un étang de crapauds paritaires à l’image du vécu citoyen de la méthode Macron. Le résultat sera empirique par la fièvre du samedi soir ou un meilleur vaccin pour la santé du pays de la liberté?

En l’espace de quatre présidents soit bien plus d’une décennie de : Chirac, Sarkozy, à Hollande, à Macron, des mains mises sur la France qui ne valent pas plus les unes que les autres. Pire que tout : la patrie mondiale du tourisme a perdu le modeste miroir en dehors de celui savoir tout esquiver au travers de toutes les embrouilles.

La nostalgie des bâtisseurs éteints depuis ; indéniablement s’ils avaient su, comme « Gibus » dans « La Guerre des boutons » il semble que tous d’un seul allant, aurait une citation similaire :

« Si j’avais su je n’aurai pas construit »

Pendant ce temps « Les Macronades » offrent au Qatar un pré bail de 20 ans, en cours de se conclure par l’offensé des « Fossés de Caylus » moralité diront si tu ne viens à Lagardère : Macron 1er le remplacera en images pour le marquer de « La Botte de Nevers » D’où naquit « Le Bossu » Pensez que nous ne retrouvons qu’une majorité de personnages authentiques du monde politique donc de la finance est une erreur.

L’hôtel de la Marine devrait accueillir une exposition de la famille régnante du Qatar pendant… 20 ans ! Une belle opération pour l’émirat, qui tente depuis une décennie d’asseoir son implantation à Paris, afin de redorer sa réputation internationale.

En 2011, l’hôtel de la Marine, délesté de ses militaires, a failli être vendu, avant que l’Etat ne se ravise. Sept ans plus tard, le splendide bâtiment situé place de la Concorde à Paris est en passe d’accueillir… l’émirat du Qatar, pour vingt ans. Selon Le Monde, le Centre des monuments nationaux (CMN), qui gère le lieu, serait près de signer une convention avec le pays de 2,5 millions d’habitants, afin que le Qatar y présente, par roulement, pendant vingt ans la collection d’art Al-Thani, du nom de la famille régnante. Le coût de la transaction ? Pas moins de 20 millions d’euros.

Pourtant depuis une décennie, le Qatar tente de s’implanter à Paris. Son acquisition la plus spectaculaire est évidemment celle du club de football du Paris-Saint-Germain, en 2011, pour 50 millions d’euros. Peu à peu et plus discrètement, l’Etat gazier est également en train de faire main basse sur l’immobilier dans les beaux quartiers parisiens, à coups de millions. La liste des lieux rachetés par l’émirat ces dernières années dans le triangle d’or de la capitale est impressionnante : le Royal-Monceau Raffles (acquis en 2012 pour 250 millions d’euros), le centre des conférences internationales (acquis en 2008 pour 400 millions d’euros), l’immeuble « Virgin » de 27.000 mètres carrés situé sur les Champs-Elysées (500 millions d’euros en 2012), l’hôtel d’Evreux, place Vendôme (230 millions d’euros en 2003), l’hôtel de Coislin, rue Royale (250 millions d’euros), l’hôtel Lambert de l’Ile-Saint-Louis (60 millions d’euros en 2007), l’immeuble du Figaro, boulevard Haussmann (600 millions d’euros en 2012), le Grand Hôtel, près de l’Opéra (330 millions d’euros en 2014).

En tout, la famille Al-Thani posséderait quelque 35.000 mètres carrés de propriétés sur les Champs-Elysées. En juin 2016, Marianne révélait que la valeur totale des actifs du Qatar en France dépassait les 3,3 milliards d’euros.Dans la mesure où nous poursuivons les comparaissons, leurs acquis en divers propriétés la surface représente plus ou prou plus de 5 fois la pelouse du Stade de France !

Osons un regard de mémoire en arrière sur quelques points, réellement pas beaucoup.

Le fondement même de la France qu’on l’accepte ou pas, au moment où les journées du patrimoine s’ouvrent en 2018 découle de Napoléon Bonaparte et de ses équipes, en masse de domaines que la Bibliothèque de France amasse et dont tous les ministères y compris de nos jours tirent profits.

Essayons juste de comprendre ce que la France à héritée de ce fabuleux personnage Napoléon Bonaparte. Une partie de L’héritage napoléonien !

A toi il te fend rien à moi si nos valeurs. Dixit Marcel Pagnol :

César : Le Bar de La Marine lui appartient. Marius, son fils qu’interprète Pierre Fresnay, dans le rôle du Marius, le fautif de l’enfantement de Fanny? Sortons de la réelle télé réalité ! Car la finalité de l’union de la famille marseillaise est concise au final, du super même de nos jours. Monsieur Brun, y laissa de la culture, de la quenelle et des sous de l’époque pour payer les tricheries de cartes.

Le réalisme de Marcel Pagnol

« Vers 1925, parce que je me sentais exilé à Paris, je m’aperçus que j’aimais Marseille et je voulus exprimer cette amitié en écrivant une pièce marseillaise.

Des amis et des aînés m’en dissuadèrent : ils me dirent qu’un ouvrage aussi local, qui mettait en scène des personnages affublés d’un accent aussi particulier, ne serait certainement pas compris hors des Bouches-du-Rhône, et qu’à Marseille même, il serait considéré comme un travail d’amateur. Ces raisons me parurent fortes et je renonçai à mon projet : mais, en 1926, je vis jouer Le Mariage de Mlle Beulemans ; ce chef-d’œuvre avait déjà 16 ans et son succès avait fait le tour du monde.

Ce soir-là, j’ai compris qu’une œuvre locale, mais profondément sincère et authentique, pouvait parfois prendre place dans le patrimoine littéraire d’un pays et plaire dans le monde entier.

J’ai donc essayé de faire pour Marseille ce que Fonson et Wicheler avaient fait pour Bruxelles, et c’est ainsi qu’un brasseur belge est devenu le père de César et que la charmante Mademoiselle Beulemans, à l’âge de 17 ans, mit au monde Marius. Il y a aussi un autre personnage qui doit la vie à la comédie bruxelloise : c’est monsieur Brun qui est assez paradoxalement le fils naturel du parisien Albert Delpierre. J’avais en effet remarqué que son accent faisait un plaisant contraste avec celui de la famille Beulemans et qu’il mettait en valeur la couleur bruxelloise de la pièce. C’est pourquoi, dans le bar marseillais de César, j’ai mis en scène un Lyonnais. »

Pagnol écrit cette pièce, ce film : Marius est représenté pour la première fois en décembre 1927 sur la scène du Théâtre de Paris, Marius est le premier volet de la trilogie marseillaise du phénoménal : Marcel Pagnol.

La Place Bellecour à Lyon dans le département du Rhône ou prône Louis XIV, le Roy Soleil le vrai monté sur sa statue de bronze face à Fourvière, qu’il regarde depuis des siècles.

Pourtant, le 8 décembre jour de la fête des lampions aux fenêtres. Où se mêle une grande connotation religieuse par rapport à la célébration de la fête de la Vierge Marie pour les croyants religieux. Fait parler masse de réalités et de songes, que la douceur des rêves ne volent à quiconque.

La Corse est « Une Ile » Serge Lama en chanta aussi une autre, « Marie la Polonaise » Macron 1er connait-il les iles appartenant en apparence à la France ? A « La Gloire de mon Père », l’homme que j’ai le plus admiré au monde, c’est mon papa ! Tel le gigantesque : Charles Aznavour avec « La Mama ». Toi maman ma plus grande richesse !

Quoi qu’il en soit les réalités se mélangent aux mensonges des hommes de pouvoirs. La réaction surprenante vient de Valéry Giscard d’Estaing en date du 9 septembre 2018, contre Macron 1er dixit : L’ex-président Valéry Giscard d’Estaing s’insurge ce dimanche 9 septembre contre le niveau des plus grandes fortunes… et s’étonne que personne ne proteste. Un appel inattendu à l’indignation ? Si même Giscard le dit, c’est que l’heure doit être grave. Invité de l’évènement littéraire Le château de Meslay fête les écrivains, dans le Loir-et-Cher, ce dimanche 9 septembre, l’ex-président de la République s’est fendu d’un morceau de bravoure… contre le capitalisme financier tel qu’il fonctionne actuellement. « Actuellement, l’argent va avec le pouvoir. Le pouvoir est avec l’argent, a expliqué Valéry Giscard d’Estaing, rapporte La Nouvelle République. Et de s’émouvoir de la rapidité avec laquelle les riches deviennent de plus en plus riches, dans l’indifférence totale : « À l’heure actuelle, l’enrichissement des plus riches est plus rapide qu’il ne l’a jamais été. Moyennant quoi, personne ne proteste. C’est très étrange. Et cela dans le monde entier. La société évoluant dans une société où l’argent a le pouvoir, les éléments de culture s’infléchissent en direction de la demande de cette société« . Voilà l’homme d’Etat à deux doigts de réclamer le rétablissement de l’ISF Il est vrai que Valéry Giscard d’Estaing, retiré de la vie élective depuis 2004, a des raisons de s’offusquer. Entre 2007 et 2017, la richesse des milliardaires en dollars a crû de 12% tous les ans, selon l’ONG Oxfam. En 2017, la richesse des milliardaires a augmenté de 762 milliards de dollars, soit la plus forte hausse de tous les temps. A l’inverse, 500 millions de jeunes vivent avec moins de 2 dollars par jour. Depuis les années 1980, au début desquelles Valéry Giscard d’Estaing a quitté les commandes de la France, les 1% les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50 % les plus pauvres. En France, la fortune des treize français les plus riches a augmenté de 23,5 milliards d’euros entre janvier et avril 2018. ! (Sources Marianne)

Venant d’un des principaux fondateurs de l’Union Européenne, cela serait un comble au moment il est vrai ou la vie peut sembler s’éteindre la lucidité peut gagner du terrain comme le chemin du Petit Poucet à la 1ere tentative d’égarement dans la forêt que les cailloux laissés sur le chemin inconnu firent retrouver le domicile familial.

Il ne peut y avoir de conclusion tant le débat pourrait être passionnant, sinon que cessez de vendre et de faire fi de ce qui ne vous appartient point, car en procédant de la sorte vous attirer les migrants dans un pays dans une Europe, où de circonstances si les mixages n’avaient pas eu lieu, nous ne serions rien.

Le Panda

Patrick Juan

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Aggravation de la situation dans le Donbass : 21 violations du cessez-le-feu et trois maisons endommagées en RPD, une école touchée en RPL

Mortier ukrainienSuite à l’assassinat du chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Alexandre Zakhartchenko, l’armée ukrainienne a brutalement augmenté le nombre de ses violations du cessez-le-feu et des munitions tirées contre le territoire de la république.

Depuis le 5 septembre, le nombre de violations quotidiennes du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne ne descend plus en dessous de 13, et continue de monter. Durant les dernières 24 h, les soldats ukrainiens ont ainsi violé le cessez-le-feu à 21 reprises, tirant 174 munitions d’un calibre supérieur à 12,7 mm, dont 18 obus de mortier de 120 mm et huit obus de mortier de 82 mm.

Évolution du nombre de violations du cessez-le-feu de l’armée ukrainienne contre la RPD :

Violations du cessez-le-feu par les FAU

Suite à ces tirs, trois maisons ont été endommagées en RPD : deux à Kominternovo et une à Oktiabr dans le Sud de la république. Le 6 septembre, c’est 11 maisons qui avaient été endommagées à Kominternovo et une à Gorlovka. Ces tirs n’ont heureusement pas fait de victimes civiles, mais si cette tendance à l’aggravation se poursuit, le bilan pourrait devenir bien plus grave.

Surtout qu’en République Populaire de Lougansk (RPL), ce n’est pas seulement sur les maisons, mais aussi sur l’école du village de Zolotoye-5, situé près de la ligne de front, que l’armée ukrainienne a tiré ce matin à coup de lance-roquettes antichars, de mitrailleuse lourde et d’armes légères. Les enfants ont été évacués, et heureusement aucun n’a été touché. Mais ce tir délibéré contre une école de la part de l’armée ukrainienne, vient rejoindre la longue liste des crimes de guerre de l’Ukraine, sur lesquels Paris et Berlin ferment les yeux.

Cette nouvelle escalade, consécutive à la mort du chef de l’État a lieu sur fond de visite de l’attaché militaire américain en Ukraine, Paul Schmitt, aux quartiers généraux des 128e et 36e brigades, qui sont stationnées près de Marioupol. Cette visite prévue demain, 12 septembre, aurait pour but de vérifier l’état de préparation de ces unités pour l’offensive qui devrait être lancée à partir du 14 septembre, d’après les informations obtenues par les services de renseignement de la RPD.

Des instructeurs de l’OTAN se trouveraient déjà sur les positions de l’armée ukrainienne situées près de Marioupol, et 12 officiers étrangers sont attendus en renfort au quartier général de la 128e brigade d’assaut de montagne.

Et ce n’est pas la diplomatie qui risque d’arrêter cette escalade dangereuse, puisque les réunions au Format Normandie sont suspendues sine-die, suite à l’assassinat d’Alexandre Zakhartchenko.

Pour Alexeï Tchesnakov, directeur du Centre de la Conjoncture Politique, il ne faut pas escompter une nouvelle réunion avant que l’enquête sur cet attentat terroriste ne soit terminée.

« Il sera difficile pour le Format Normandie de se réunir pleinement avant l’achèvement de l’enquête sur le meurtre de Zakhartchenko », a déclaré Tchesnakov. « J’ai du mal à l’imaginer. »

Il a ajouté qu’une réunion au Format Normandie était d’autant moins probable qu’il est fort possible que l’Ukraine ne vote pas l’extension de la loi sur le statut spécial du Donbass.

« Enfin, les décisions prises lors de la réunion précédente doivent être mises en œuvre avant qu’une nouvelle réunion n’ait lieu », a déclaré le politologue à TASS. « Lors de la précédente réunion à Berlin en 2016, il avait été décidé de confirmer la « formule Steinmeier » et d’assurer le désengagement des forces sur trois points de la ligne de contact. Aucune de ces décisions n’a été mise en œuvre. Quel est l’intérêt d’avoir une autre réunion ? Pour prendre de nouvelles décisions que l’Ukraine ignorera ? »

Dans le même temps, les réunions entre l’assistant du président russe, Vladislav Sourkov et le représentant spécial du département d’État américain pour l’Ukraine Kurt Volker sont aussi au point mort.

« Actuellement, en raison de l’incohérence de la partie américaine, les échanges sont léthargiques et rien n’indique qu’un compromis puisse être trouvé. Selon moi, les négociateurs n’ont encore rien à dire », a conclu Tchesnakov.

Si l’Ukraine tente ce coup de poker et lance une grande offensive contre les deux républiques populaires, cela pourrait se finir, comme après l’attaque de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud, par la reconnaissance de la RPD et de la RPL par la Russie. Un point de vue que je partage avec monsieur Tchesnakov.

« J‘espère que j’ai tort, mais je suis sûr qu’à un moment donné, Kiev pourrait se lancer dans une invasion massive du territoire contrôlé par les milices populaires. Premièrement, ses patrons à l’étranger incitent activement l’Ukraine à prendre de telles mesures. Deuxièmement, il y a assez de fous en Ukraine.

Ils sont encouragés à suivre l’exemple de la Croatie, qui autrefois a conquis par la force des zones rebelles serbes. Soit dit en passant, au cours de ces événements, les Croates ont tué non seulement des Serbes, mais aussi des employés du contingent de l’ONU.

Si cela se produit, le nombre de victimes sera beaucoup plus élevé que lors de la guerre en Ukraine de 2014. Mais la solution croate ne fonctionnera pas. Comme en 2014, l’Ukraine sera certainement contrainte à la paix. Et encore une fois, ils lui mettront les accords de Minsk sous le nez, ce qui serait une bonne chose pour Kiev, car cela pourrait aussi amener la Russie à reconnaître la RPD et la RPL, comme ce fut le cas pour l’Ossétie du Sud et pour l’Abkhazie après la décision téméraire de Saakachvili » a affirmé le politologue.

Cette éventuelle reconnaissance des deux républiques est évoquée par de plus en plus d’hommes politiques russes. Ainsi, après la déclaration en ce sens de Kazbek Taïssaev lors des funérailles d’Alexandre Zakhartchenko, c’est le président du parti communiste russe, Guennadi Ziouganov, qui a appelé Vladimir Poutine à reconnaître les deux républiques populaires.

« En ce qui concerne le Donbass, à la place du président je l’aurais intégré (au sein de la Russie – NDLR) immédiatement, immédiatement. D’abord, reconnaissons la République de Donetsk, la République de Lougansk, comme cela a été le cas en Ossétie du Sud et en Abkhazie en son temps. Ce banditisme [ukrainien NDLR] s’arrêtera très rapidement », a déclaré monsieur Ziouganov.

Si jusqu’ici la Russie s’est refusée à cette extrémité à cause de ses relations historiques privilégiées avec l’Ukraine, elle pourrait y être poussée par plusieurs facteurs :

1) Si Kiev brise le traité d’amitié et de coopération entre la Russie et l’Ukraine, qui définit les frontières entre les deux pays,

2) Si l’armée ukrainienne attaque la RPD ou la RPL à grande échelle, comme l’armée géorgienne l’avait fait contre l’Ossétie du Sud.

Il faut ajouter un point important à prendre en compte, et qui risque de peser lourdement dans la balance : les méthodes terroristes de Kiev, qui sont utilisées non seulement contre la population et les dirigeants du Donbass sur le territoire des deux républiques, mais aussi sur le territoire russe.

L’envoi officiel du FSB en RPD pour enquêter sur la mort de Zakhartchenko au titre de la lutte contre le terrorisme international est lourd de sens. Si on ajoute l’arrestation récente d’un membre de Daech à Smolensk par le FSB, qui a avoué avoir été envoyé là par le SBU (services de sécurité ukrainiens) et Secteur Droit pour assassiner des commandants de la RPD et de la RPL, il semble que les relations entre la Russie et l’Ukraine risquent de se dégrader à vitesse grand V.

Il ne reste qu’à espérer que son plan éventé, et devant les conséquences potentiellement lourdes (la reconnaissance de la RPD et de la RPL) Kiev renonce à ce plan suicidaire.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 8 septembre 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 8 septembre 2018 :

ENTERREMENT D’ALEXANDRE ZAKHARTCHENKO
01’18 » – Environ 200 000 personnes ont assisté aux funérailles d’Alexandre Zakhartchenko

SITUATION MILITAIRE
09’39 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
11’19 » – De nombreuses pièces d’artillerie lourde absentes localisées près du front côté ukrainien
12’00 » – La RPD dévoile les plans de l’attaque planifiée par les FAU

RPD-RPL
16’00 » – Denis Pouchiline nommé chef de l’État par intérim jusqu’aux élections de novembre
18’46 » – La RPD célèbre les 75 ans de la Libération du Donbass à Saour Moguila

DIVERS
21’05 » – Le tribunal d’Aix-en-Provence refuse de dissoudre la représentation de la RPD en France

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
27’25 » – Le président de la Rada, Andry Parouby, déclare qu’Hitler était le plus grand démocrate de l’histoire

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
31’23 » – Vovan et Lexus piègent le ministre de la Défense ukrainien, Stepan Poltorak

33’06 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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La RPD célèbre les 75 ans de la Libération du Donbass par l’Armée Rouge à Saour Moguila

Commémorations des 75 ans de la Libération du DonbassComme chaque année, le 7 septembre 2018, la République Populaire de Donetsk (RPD) a célébré avec un jour d’avance le Jour de la Libération du Donbass à Saour Moguila. L’année 2018 a marqué les 75 ans de ce haut fait d’armes de l’Armée Rouge.

En plus du concert et des commémorations en l’honneur des vétérans de la Grande Guerre Patriotique, une cérémonie religieuse en l’honneur de tous ceux qui sont morts pour défendre le Donbass a été célébrée à la chapelle Alexandre Nevski, construite sur les flancs de la colline.

Suite aux évènements politiques internes à la RPD (à savoir l’élection par le Conseil Populaire de Denis Pouchiline pour assumer le post de chef de l’État par intérim jusqu’aux élections de novembre, article à venir à ce sujet), c’est le ministre de la Défense, Vladimir Kononov qui est venu représenter le gouvernement de la république.

Ce dernier s’est adressé d’abord aux vétérans, puis à l’ensemble des habitants de la république venus pour célébrer les 75 ans de la Libération du Donbass. Environ 5 000 personnes étaient présentes pour ces commémorations.

« Il y a exactement 75 ans, ici, sur cette colline de Saour Moguila, l’hydre fasciste a été décapitée. Ici ont eu lieu ces batailles dans lesquelles l’Armée Rouge a montré que nous n’avons qu’une mère patrie. Et vous devez vous battre pour elle jusqu’à la fin », a déclaré Kononov.

« Je veux que vous sachiez qu’ici, la terre est couverte de sang sacré. Le sang de ceux qui ont survécu en 1943. Nous avons tenu en 2014, » a poursuivi le ministre de la Défense.

Après une minute de silence en l’honneur de ceux qui sont morts pour reprendre cette colline par deux fois, des salves de tir ont retenti pour saluer leur courage.

Des fleurs ont été déposées au pied et au sommet du monument, ainsi que sur les tombes des soldats tombés là en 2014 contre l’armée ukrainienne.

Voir le reportage vidéo complet filmé à Saour Moguila

Christelle Néant

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La justice française refuse de dissoudre la représentation de la RPD en France – L’Ukraine et les journalistes pro-Kiev ne décolèrent pas

JusticeLes relations internationales sont souvent compliquées, et certains États, partisans de la censure de tout ce qui ne va pas dans leur sens, usent et abusent des pressions, chantages, et appels à la justice pour faire taire ceux qui leur déplaisent. Telle est l’Ukraine. Mais malheureusement pour elle en France, la justice ne s’est pas pliée aux injonctions de Kiev, et a refusé de prononcer la dissolution du centre représentatif de la République Populaire de Donetsk (RPD) en France.

Retour sur ce feuilleton judiciaire. En mars 2018, suite aux pressions des autorités ukrainiennes sur le gouvernement français, le ministère des Affaires étrangères demandait au parquet d’Aix-en-Provence de lancer une procédure judiciaire contre l’association « Centre de la Représentation de la République de Donetsk en France » pour la dissoudre.

Pour justifier cette procédure, le procureur d’Aix-en-Provence avait déclaré que « l’installation de missions diplomatiques permanentes sur le territoire d’États étrangers est strictement encadrée par le droit international », et que la France « n’a jamais reconnu les activités de représentation officielle qu’entend exercer l’autoproclamée République Populaire de Donetsk ».

Il avait aussi estimé que cette « simili-représentation diplomatique en France » créait « un trouble à l’ordre public national et international ». Rien moins que ça. Encore un peu et il nous prédisait une apocalypse mondiale si le centre représentatif continuait d’exister…

Mais, comme l’avait souligné le chef du centre représentatif, Hubert Fayard, cette représentation n’enfreignait en rien le droit, puisqu’elle ne délivre aucun passeport ni document officiel de la RPD.

L’audience prévue en avril fut repoussée plusieurs fois, et a finalement eu lieu le 6 septembre 2018. Et le verdict est à la hauteur de la déception de l’Ukraine et de ses soutiens médiatiques.

Car le Tribunal de Grande Instance a débouté la demande du procureur, estimant que cette représentation de la RPD en France ne créait pas un trouble à l’ordre public national et international tel que cela justifiait de violer le droit français concernant les associations. Pour le tribunal le caractère illicite de l’association et du but qu’elle poursuit n’a pas été établi, et elle peut donc continuer ses activités de manière normale.

« La justice a débouté toutes ces demandes du procureur de la République. […] Les juges ont considéré, au niveau juridique, que nous étions une représentation légale et qu’on ne troublait pas l’ordre public, parce que le procureur avait même dit que je troublais l’ordre international. Je ne savais pas que j’avais autant de pouvoir. La justice n’a pas suivi ces recommandations », a déclaré Hubert Fayard à Sputnik.

Hubert Fayard s’est félicité de cette décision juste qui respecte le droit français, et qui porte un camouflet terrible aux autorités de Kiev et au Quai d’Orsay. Il a tenu à dédier cette victoire judiciaire au défunt chef de la RPD, Alexandre Zakhartchenko, et a souligné que cette décision n’avait pas été prise à la légère par le Tribunal.

« La justice a travaillé énormément sur le dossier, puisque mon avocat m’a dit que le texte de la décision, c’est une dizaine de pages, donc ce n’est pas une décision prise à la légère », a-t-il déclaré.

Sans surprise, l’ambassadeur ukrainien en France n’a guère apprécié cette décision et a demandé au procureur de faire appel.

Je tiens à rappeler à monsieur l’ambassadeur, que ceci n’est ni plus ni moins que de l’ingérence dans les affaires judiciaires d’un autre État. Il y a des pays que l’on sanctionne et cloue au pilori médiatique pour de simples « soupçons de », et d’autres, comme l’Ukraine, qu’on laisse faire sans s’indigner.

Et l’ambassadeur ukrainien n’est pas le seul à pester, les médias ukrainiens, mais aussi des journalistes pro-Kiev, comme Sébastien Gobert, ne peuvent s’empêcher de cracher leur fiel tant cette décision leur déplaît (et c’est là qu’on voit que certain brandissent le droit quand ça les arrange et crachent dessus quand cela les dérange). Quitte à faire quelques entorses à la réalité.

Ainsi, dans cet article pour RFI, monsieur Gobert n’hésite pas à dire qu’en Ukraine les Français sont perçus « comme très russophiles et complaisants vis-à-vis de la politique de Vladimir Poutine ». Soit les Ukrainiens sont myopes et monsieur Gobert oublie de corriger cette appréciation au regard des faits réels, soit il essaye de noircir le tableau. Car depuis le Maïdan il n’y a que peu d’États qui soient plus complaisants avec Kiev que la France.

Je rappelle que la France a fait partie des États européens qui ont renié l’accord signé entre Ianoukovitch et l’opposition début 2014, à peine 24 après sa signature, légitimant ainsi le coup d’État du Maïdan. Je rappelle aussi que la France n’a jamais fait réellement pression sur l’Ukraine pour que cette dernière respecte les accords de Minsk, dont Paris est pourtant garante.

Sans parler de l’aide financière, militaire (livraisons d’équipement, entre autre des systèmes de détection anti-snipers qui faciliteront la tâche de l’armée ukrainienne contre les défenseurs de la RPD et de la RPL), des accords pour que la gendarmerie française puisse former les forces de l’ordre ukrainiennes alors que ces dernières sont infestées de nazis que Paris fait semblant de ne pas voir, ou du contrat de vente d’hélicoptères à l’Ukraine alors que cette dernière utilise ces engins pour exterminer sa population dans le Donbass…

Il suffit d’ailleurs de lire le communiqué des autorités françaises après cette décision de justice pour voir que Paris soutient activement Kiev, et a décidé de faire appel du jugement rendu.

Si avec tout ça, la France est russophile et complaisante avec Poutine, je ne sais pas ce qu’il faut à l’Ukraine pour dire le contraire ? Que l’armée française vienne l’aider pour son génocide dans le Donbass ?

Mais le meilleur morceau est à la fin, quand monsieur Gobert mentionne le défunt chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko. Ce « journaliste » ne peut alors s’empêcher de glisser une contre-vérité totale, en déclarant que Zakhartchenko était le chef « autoproclamé » de la RPD.

Pourtant monsieur Gobert sait qu’en novembre 2014, des élections ont eu lieu en RPD et en RPL pour élire les chefs de l’État et les députés des deux républiques. Comment peut-il oser parler de chef autoproclamé dans de telles conditions ? C’est un non-sens complet. Ou alors il faut déclarer tous les chefs d’État élus du monde entier comme étant des chefs autoproclamés…

Je passerai sur le qualificatif d’État fantoche accolé à la RPD, qui en dit long sur le mépris de ce « journaliste » pour un État qui est né de la volonté du peuple du Donbass. C’est-à-dire de l’essence même de la démocratie…

Avant de cracher sur la « propagande russe », monsieur Gobert ferait bien d’aller réviser ses cours de l’école de journalisme, et d’apprendre à laisser sa russophobie maladive de côté quand il écrit pour éviter d’être frappé de mémoire sélective, et de se vautrer ainsi dans les contre-vérités et la désinformation.

Hier, en France, la justice et la vérité ont triomphé dans le Tribunal d’Aix-en-Provence et c’est déjà un très grand pas dans la bonne direction pour l’avenir de la République Populaire de Donetsk. Espérons que la patrie des droits de l’homme continuera sur cette voie positive.

Christelle Néant

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La RPD dévoile les plans de l’attaque planifiée par l’armée ukrainienne après l’assassinat d’Alexandre Zakhartchenko

Canon ukrainienSur base des renseignements reçus de sources au sein du quartier général des Forces Armées Ukrainiennes, ainsi que des quartiers généraux des forces d’occupation et de ceux des unités présentes dans la zone conflit, il devient clair qu’un groupe de frappe offensive a été constitué par l’ennemi près de Marioupol, avec la 36e brigade de marine, la 79e brigade d’assaut aéroportée, la 128e brigade d’assaut de montagne et une partie des unités de la 56e brigade d’infanterie motorisée.

Les tirs de soutien seront assurés par la 406e brigade d’artillerie, et une partie des unités de la 55e brigade d’artillerie, de la 27e brigade d’artillerie, et des 32e et 107e régiments d’artillerie équipés de lance-roquettes multiples. Le régiment Azov, qui fait partie de la Garde Nationale, est aussi concentré dans cette zone.

Le nombre total de ces unités militaires excède 12 000 personnes. D’après les données préliminaires, l’intention des envahisseurs est la suivante : le jour « J » (appelons-le comme ça), après une préparation d’artillerie utilisant les roquettes et les canons, la 36e brigade commencera l’offensive suivant la ligne Chirokino-Kominternovo en direction de Novoazovsk, et la 79e brigade avancera suivant la ligne Naberejnoye-Zaïchenko en direction de Rosa Luxembourg.

Carte de l'attaque

Simultanément, la 128e brigade d’assaut de montagne lancera une offensive de diversion en direction de Telmanovo, et couvrira le flanc gauche du groupe offensif.

Les envahisseurs prévoient de mener l’offensive et d’arriver à la frontière avec la fédération de Russie en cinq jours. Après quoi, dans le territoire nouvellement occupé, il est prévu de nettoyer les localités des « éléments indésirables » et des opposants à l’occupation ukrainienne (ou de ceux perçus comme tels) avec l’aide du régiment néo-nazi Azov et des unités de la 79e brigade d’assaut aéroportée. Dans le même temps, l’ennemi comprend qu’en menant de telles offensives, le nombre des victimes se comptera en centaines, si pas en milliers.

Une grande quantité de logistique est prévue. Ainsi, le soutien médical des forces armées sera mené par les forces du 66e hôpital militaire mobile déployé au Nord-Ouest de Marioupol, ainsi que par le personnel des institutions médicales de la ville.

En outre, quatre morgues mobiles constituées de camions réfrigérés ont été détachées au 66e hôpital militaire mobile. Nous n’excluons pas que des crématoriums mobiles, utilisés par l’Ukraine pour dissimuler ses pertes en 2014, soient livrés à Marioupol.

Ainsi, pour satisfaire leurs ambitions et faire une action de communication avant les élections de 2019, les dirigeants militaires et politiques ukrainiens sont prêts à toutes les aventures, malgré l’important nombre de pertes prédit à la fois au sein de leurs troupes et parmi la population civile.

Il est vrai que ces « spécialistes de la communication sanglante » ne pensent absolument pas au fait que toutes leurs tentatives de percée se finiront au moment d’approcher les lignes de défense de nos unités.

Conformément au plan de réserve du quartier général de l’Opération des Forces Interarmées, le début de l’offensive pourrait être mené par assaut aéroporté et par voie maritime. Cette décision du commandement ukrainien est également peu prometteuse. Nous sommes prêts à défaire l’ennemi dans toutes les directions : dans les airs et sur la mer.

J’en appelle à la population ukrainienne ! La junte, qui s’est emparée du pouvoir dans le pays, envoie de nouveau vos proches à l’abattoir ! Ces gens inhumains, qui tentent de s’emparer du Donbass depuis quatre ans aux dépens de leurs soldats, ne pensent pas à vous ni à leur pays, mais réalisent les plans de leurs patrons.

Le fait pour les dirigeants militaires et politiques ukrainiens de tenter d’aggraver le conflit n’est rien d’autre qu’une autre façon pour l’élite politique de remplir ses poches ! Et aussi, pour le bien de leurs marionnettistes occidentaux, de faire une scission définitive entre les peuples frères russe et ukrainien, qui ont vécu en paix sur cette terre pendant des siècles !

Nous protégerons nos citoyens ! Nos unités sont prêtes pour la bataille ! L’ennemi ne passera pas !

Comme Batya (Alexandre Zakhartchenko NDLR) l’a dit : « Le prix de ce pour quoi nous nous battons est beaucoup plus élevé que le prix de notre vie ! »

Source : Armée de la RPD

Traduction par Christelle Néant

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Volonté des habitants de la RPD et de la RPL de revenir au sein de l’Ukraine – Viktor Medvedtchouk se fait avoir par un sondage bidon

Fake newsLe 25 août, la chaîne ukrainienne 112 publiait une interview de Viktor Medvedtchouk, politicien ukrainien de l’opposition, et chargé des négociations concernant les questions humanitaires et les échanges de prisonniers dans le cadre des accords de Minsk.

L’interview aurait pu passer inaperçue, sauf qu’au sein de celle-ci, Viktor Medvedtchouk a sorti des chiffres qui ont fait bondir et choqué bon nombre de personnes dans le Donbass.

Afin de motiver les autorités ukrainiennes actuelles à appliquer les accords de Minsk, monsieur Medvedtchouk a sorti de son chapeau un chiffre de 43 % d’habitants des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) qui souhaiteraient que leur pays revienne au sein de l’Ukraine si cette dernière accorde au Donbass l’autonomie. Pire, Medvedtchouk prétend que les sondages n’ont jamais été en faveur des deux jeunes républiques.

« Donc, quand on dit qu’il faut résoudre cette situation, la situation sociologique était différente. Et elle n’a pas été en faveur de la RPD et la RPL toutes ces années, et ici nous avons un sondage, pour une raison quelconque, n’a pas été diffusé dans les médias ukrainiens. Manifestement, il n’est pas vraiment bon pour le pouvoir. Deux chiffres, le même- 43 et 43, pour être exact, soit 42,9 et 42,7. Par convention, 43 % sont en faveur de l’indépendance et de la reconnaissance. Cela ne s’est jamais produit, je suis, j’ai une analyse de tous les sondages qui y ont été menés. Et 43 % sont en faveur du retour en Ukraine, mais dans le cadre de l’autonomie, comme partie de l’Ukraine. N’est-ce pas une proposition pour les autorités ? Il est nécessaire d’avancer dans cette voie pour mettre en œuvre les accords de Minsk, et pourquoi pas ? » – déclare Medvedtchouk dans cette interview.

D’après Medvedtchouk, ce sondage aurait été mené par le ministère ukrainien de l’Information sur le territoire de la RPD et de la RPL entre décembre 2017 et janvier 2018.

Devant ces chiffres effarants, les réactions ne se sont pas faites attendre en RPD et en RPL, sur les réseaux sociaux et parmi les journalistes et politiciens de Donetsk et Lougansk.

Le premier à réagir dans une interview accordée au PolitNavigator fut Alexandre Kazakov, conseiller d’Alexandre Zakhartchenko, le défunt chef de la RPD. Il se trouve que monsieur Kazakov a participé via Skype à une émission télévisée commune avec Viktor Medvedtchouk après cette interview accordée à la chaîne 112.

Il lui a alors demandé en direct d’où il sortait ce sondage et ces études sociologiques. La réponse de Medvedtchouk fut que ce sondage fut mené par des organisations internationales (lesquelles ?), qui étaient en contact avec des organisations sociologiques installées en RPD et en RPL.

La réponse de Kazakov éclaire la validité voire la simple réalité de cette étude/sondage.

« J’ai dû lui dire qu’il se réjouit de chiffres qui ne sont pas pertinents. Il y a un fait indiscutable : pour mener un sondage à Donetsk, ce qui veut dire qu’il en est de même à Lougansk, il est impossible de le faire sans l’approbation des autorités. Ce qui veut dire que si une étude sociologique est menée, nous sommes sûrs à 100 % de le savoir. Il dit que le sondage a été mené en décembre de l’année dernière. Ce n’est pas vrai. Nous n’avons pas organisé un tel sondage. Je n’exclus pas qu’il ait pu être induit en erreur par quelques sondages bidons de quelques organisations internationales, » a déclaré Kazakov.

Après avoir remis les points sur les i, Kazakov a conseillé à Medvedtchouk d’être plus prudent dans l’utilisation de telles données, et de vérifier si elles sont pertinentes et correspondent à la réalité.

« Deuxièmement, de notre côté, nous menons régulièrement des sondages, des études sociologiques, parfois menées par nos collègues de Moscou – la dernière fois cela a eu lieu à la fin de juin de cette année. Bien sûr nous posons aussi de telles questions. Donc, d’après les sondages de nos collègues de Moscou, le nombre d’habitants de la RPD qui y sont prêts d’une façon ou d’une autre – nous parlons du retour en Ukraine sous la forme d’une large autonomie, voire d’une base confédérale – ne dépasse pas 15 %. Je peux citer ce chiffre précis, bien que le sondage n’était pas public, mais lorsqu’on commence à lancer des âneries pareilles… Tout le reste se divise entre ceux qui veulent rejoindre la Russie, ou défendre l’indépendance. Ce sondage a été mené par des spécialistes, » a conclu Alexandre Kazakov.

On peut se dire que monsieur Kazakov n’est peut-être pas objectif de par sa position. Alors allons voir ailleurs.

Le journaliste russe Andreï Babitski, qui vit et travaille à Donetsk, a lui aussi commenté les chiffres de Medvedtchouk. L’homme a travaillé pour Radio Free Europe (il en a été éjecté en 2014 après avoir publié une vidéo montrant le bataillon néo-nazi Aïdar tuant des civils dans le Donbass, il semble que la vérité n’était pas au programme de ce média pro-OTAN) et n’est pas pro-Poutine (un de ses livres a été traduit par Galia Ackerman, qui est une poutinophobe connue). L’homme se dit lui-même monarchiste. Bref, pas quelqu’un qui va servir la soupe pour plaire au Kremlin.

Si on regarde ce qu’il dit, ses propos rejoignent ceux de Kazakov, ses chiffres du pourcentage de personnes voulant retourner en Ukraine sont même encore plus bas que ceux du conseiller du chef de l’État ! Et Babitski était dans le Donbass lors du référendum, qu’il a couvert en tant que journaliste. Il a vu comment s’est déroulé le référendum, et peut ainsi jauger de l’opinion des gens du Donbass dès 2014.

« J’ai peur qu’il me soit difficile de croire à ces données et voici pourquoi. Je ne pense pas que les résultats du référendum de 2014 aient été falsifiés – et à une échelle incroyable. Des journalistes, parmi lesquels j’étais, et des observateurs ont supervisé le déroulement du scrutin et l’image observée était bien corrélée avec ce qui avait été annoncé après le dépouillement des résultats du vote.

Ce fut une année de foi universelle dans les perspectives d’ouverture, de l’unification avec la Russie, le renouvellement, la délivrance miraculeuse de Kiev, qui a imposé pendant plus de vingt ans sa volonté au Donbass, et le peuple s’est rendu aux urnes sans fin, a fait la queue pendant des heures. Voter pour l’indépendance des républiques en tant qu’État – c’est ainsi que la question posée au référendum a été formulée. Avec un grand nombre de vidéos, où les gens font la queue devant les urnes, et tous disant comme un seul homme aux journalistes leur soutien à la souveraineté et aux chefs des républiques de cette époque, on peut maintenant les trouver sur Internet. Et 89 % de ceux qui ont voté « pour » avec une participation de 74 % au référendum – ces données sont très sérieusement en désaccord avec celles citées par Viktor Medvedtchouk.

Eh bien, disons que mes collègues et moi sommes passés à côté d’une grande falsification et que cela a vraiment eu lieu. Mais une falsification d’une telle ampleur provoquerait certainement le mécontentement du public à l’égard de la RPD et de la RPL. Cependant, rien de tel n’a été enregistré. Tenons pour acquis l’argument selon lequel les gens ont tout simplement eu peur de protester ouvertement contre le fait que leur volonté a été déformée, mais il ne serait pas possible d’éviter les discussions et les rumeurs à ce sujet dans les lieux publics – dans les transports, sur les marchés. Mais je ne m’en souviens pas non plus.

Il y a d’autres points qui minent la confiance dans l’information fournie par Viktor Medvedtchouk. Je ne peux tout simplement pas imaginer comment les services sociologiques ukrainiens pourraient mener des enquêtes représentatives sur le territoire des républiques pendant les hostilités en cours. Supposons qu’ils ont essayé de contacter les gens par téléphone. Les sociologues ukrainiens n’avaient pas d’autres moyens de communiquer avec les résidents de la RPD et de la RPL. Je suis sûr que la plupart de ceux qui auraient été interrogés sur le retour des territoires sous la juridiction de l’Ukraine sous certaines conditions, ont considéré qu’ils avaient affaire à des provocateurs et ont réagi en conséquence. Il n’est pas nécessaire de parler de mesures exactes dans de telles conditions.

Et le dernier point – aussi, me semble-t-il, est très important. Je vis à Donetsk depuis mai 2014. Si nous parlons de 43 % de personnes qui veulent retourner en Ukraine, cela signifie que je dois rencontrer de telles personnes à chaque instant. Mais depuis 4 ans, je n’ai rencontré que quelques personnes àe Donetsk qui croient vraiment que sans l’Ukraine, le Donbass ne peut pas survivre. Je peux les compter sur les doigts d’une main. Vous pouvez probablement supposer que l’expression d’une telle opinion n’est pas sûre – elle n’est donc pas audible. Mais à probabilité égale, voire supérieure, il est dangereux de critiquer les autorités locales. Néanmoins, je vois des gens s’épancher de différentes manières sur les fonctionnaires, le chef de la République tous les jours et je suis prêt à supposer que ceux-là même représentent plus de la moitié. Mais une attitude négative à l’égard des dirigeants de la république ne se transforme pas automatiquement en un amour pour l’Ukraine. Pendant ces années de guerre, il y a eu un rejet fort et fondamental du pays, qui était un foyer pour les habitants du Donbass. Et pour finir. Il y a environ deux mois, on m’a parlé des données d’un sondage fermé mené dans la république. Ainsi : le nombre de votes exprimés pour le retour en Ukraine était de 8 %. Personnellement, ce chiffre me semble beaucoup plus réaliste que celui dont a parlé Viktor Medvedtchouk aux téléspectateurs de la chaîne 112. Je ne prétendrai pas qu’il induit consciemment le public en erreur – il a très probablement été induit en erreur en introduisant de fausses données, » a déclaré Babitski.

Vivant moi-même depuis deux ans et demi dans le Donbass, je ne peux que confirmer ce que dit Babitski. Sur les centaines de personnes que j’ai rencontrées ici depuis mon arrivée, seules trois se sont exprimées ouvertement pour un retour au sein de l’Ukraine.

Et ceux qui hurlent à la peur de manifester une telle opinion, il faut se souvenir qu’en 2014, la population du Donbass n’a pas eu peur d’affronter les forces de l’ordre et l’armée ukrainienne pour manifester leur refus du coup d’État du Maïdan. Vous croyez sincèrement qu’ils auraient plus peur des autorités actuelles de la RPD que du SBU, de l’armée ukrainienne et des bataillons néo-nazis ukrainiens réunis ? Allons soyons sérieux.

De plus, comme Babitski, je constate que les gens n’ont aucune crainte à s’exprimer contre les autorités de la république, et à déclarer publiquement leur mécontentement le cas échéant. Personne n’a fini en prison ou n’a disparu pour ça, contrairement à l’Ukraine où exprimer son opposition au gouvernement peut coûter très cher.

Une position partagée par un sociologue, monsieur Verchinine, dans une interview accordée à DNR Live (un média d’opposition en RPD), qui a dit que dans l’ensemble les gens donnent assez ouvertement leur opinion.

Dans cette interview, Verchinine donne même des chiffres concernant la proportion de la population qui est pro-ukrainienne en RPD. Si elle était de 20 % en 2014, elle n’est plus que de 10 % après quatre ans de guerre.

Enfin, pour prouver définitivement que ces chiffres sont bien plus réalistes que ceux de Medvedtchouk, regardons deux autres sondages. Un fait par DNR Live en RPD, et un publié par Korrespondent.net et relayé par DNR Live.

Dans le premier, les résidents de la RPD se sont exprimés sur l’endroit où ils envisageraient d’aller vivre s’ils avaient l’opportunité de déménager. Alors que 21 % pourraient envisager de déménager en Russie, ils ne sont que 7,6 % à envisager le déménagement en Ukraine ! Et près de la moitié ne veulent pas déménager ou ne l’envisagent pas. Le chiffre du nombre de personnes prêtes à déménager en Ukraine correspond peu ou prou au chiffre des pro-Ukraine donné par Babitski.

Maintenant, regardons le deuxième sondage, fait en Ukraine cette fois-ci. Il a été demandé aux Ukrainiens quand le Donbass reviendrait sous contrôle ukrainien. Le résultat fut que 75,4 % (soit les trois quarts des sondés) ont répondu « Jamais » ! Et on parle là d’une population qui dans sa très grande majorité n’a pas reçu d’obus sur la tête pendant quatre ans, et reçoit chaque jour une dose massive de propagande ukrainienne sur la récupération à venir du Donbass !

Comment Medvedtchouk peut-il donc croire que la proportion de personnes envisageant ce retour sous contrôle ukrainien puisse être plus grand en RPD et en RPL (où la population a souffert et souffre encore de la guerre que lui livre l’armée ukrainienne) qu’en Ukraine ? Cela ne tient pas la route.

Comme Kazakov et Babitski, je ne comprends vraiment pas comment Medvedtchouk a pu se ridiculiser en annonçant ces chiffres bidons sans voir le côté délirant de ces derniers. Ou souhaite-t-il tellement ce retour du Donbass qu’il est prêt à sauter sur n’importe quel chiffre confortant sa croyance en oubliant d’utiliser son sens critique pour vérifier la véracité des données fournies ?

Quoi qu’il en soit, après l’assassinat d’Alexandre Zakhartchenko qui a eu lieu vendredi dernier, le scénario de résolution pacifique du conflit est devenu impossible à réaliser sauf miracle. La population de la RPD s’est ralliée et unie derrière la bannière du chef de l’État défunt aux côtés des nouvelles autorités, et l’utilisation par Kiev de méthodes terroristes a creusé encore plus le fossé entre l’Ukraine et les deux républiques populaires.

Qui, à part des personnes ayant peu d’intelligence ou de bon sens, peut envisager de retourner au sein d’un État qui utilise ce genre de méthode pour éliminer ses opposants ?

Il est temps que Viktor Medvedtchouk cesse de croire aux contes pour enfants et ouvre les yeux sur la réalité des conséquences du conflit en cours sur la géographie de l’Ukraine.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 1er septembre 2018

Rapport de situation hebdomadaire du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 1er septembre 2018 :

ASSASSINAT D’ALEXANDRE ZAKHARTCHENKO
01’07 » – Informations sur l’attentat qui a coûté la vie au chef de la RPD, réactions de Moscou et risque d’escalade de la situation

SITUATION MILITAIRE
13’17 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
14’37 » – Les soldats ukrainiens tirent au missile antichar sur un camion civil et font un mort
17’36 » – La trêve scolaire ensanglantée par des tirs de l’armée ukrainienne contre les civils

SITUATION POLITIQUE
19’34 » – Vladislav Sourkov souligne l’importance de la reconnaissance de la RPD et de la RPL par l’Ossétie du Sud

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DE LA SITUATION EN UKRAINE
26’31 » – Kiev veut annuler le traité d’amitié et les liaisons ferroviaires avec la Russie

36’15 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Funérailles d’Alexandre Zakhartchenko – 200 000 personnes ont fait leurs adieux au chef de l’État assassiné

Funérailles d’Alexandre ZakhartchenkoLe 31 août 2018, un attentat à la bombe coûtait la vie à Alexandre Zakhartchenko, chef de la République Populaire de Donetsk (RPD) et à un de ses gardes, et blessait 12 autres personnes. Aujourd’hui, 2 septembre 2018 avaient lieu ses funérailles à Donetsk.

Dès hier, 1er septembre, les habitants de Donetsk ont commencé à venir se recueillir sur le lieu de l’attentat, déposant icônes, photos et fleurs là où le chef de l’État a été assassiné.

Le bilan initial s’est alourdi en fin de soirée la veille, passant à deux morts et douze blessés. Si Alexandre Timofeyev, ministre des Finances a repris conscience dans les heures qui ont suivi, Natalia Volkova est toujours dans un état critique.

Voir le reportage près du café où a eu lieu l’attentat

Aujourd’hui avait lieu la cérémonie de funérailles publique. Alors que le théâtre n’ouvrait ses portes au public qu’à 9 h, dès 8 h, une file d’attente d’un kilomètre s’étirait dans l’avenue Artioma. En tout c’est près de 200 000 personnes qui sont venues dire adieu au chef de l’État assassiné. Quatre fois le nombre de personnes qui étaient venus aux funérailles des commandants Motorola et Guivi. Des personnes sont même venues d’autres villes de la République (comme Gorlovka et Makeyevka) pour faire leurs adieux.

Il y avait tellement de monde, qu’au lieu des deux heures habituelles, cette fois, les gens ont eu trois heures et demie pour déposer des fleurs et se recueillir devant le cercueil d’Alexandre Zakhartchenko.

Et même ainsi, c’était insuffisant pour permettre à tout le monde de le faire. Beaucoup de personnes ont dû se résoudre à faire passer leurs fleurs de mains en mains jusqu’au théâtre ou à les jeter sur le convoi une fois que celui-ci s’est mis en branle.

Voir la vidéo des funérailles

Parmi les membres du gouvernement de la RPD, étaient présents, entre autre, le nouveau chef de l’État par intérim, Dmitri Trapeznikov, Denis Pouchiline (président du parlement), Vladimir Kononov (ministre de la Défense) et Alexandre Timofeyev, qui est sorti de l’hôpital pour assister aux funérailles.

Des délégations étrangères de plusieurs pays sont aussi venues assister aux funérailles. Étaient présents, entre autre, le chef de la République Populaire de Lougansk (RPL), Léonid Passetchnik, le Président de la République d’Ossétie du Sud, Anatoli Bibilov, le Vice-premier ministre d’Abkhazie, Astamour Ketsba, le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, les députés de la Douma russe, Natalia Poklonskaya, Andreÿ Kozenko, et Kazbek Taïsaev, et le chef des Loups de la Nuit (club de motards russes), Alexandre Zaldostanov.

Ces représentants venus de quatre pays n’ont pas tari d’éloges sur Alexandre Zakhartchenko, et plusieurs ont fait des commentaires sur la suite des événements, ou ce qui devrait être fait par la Russie, comme Kazbek Taïsaev.

« Alexandre n’était pas seulement un bon ami et le chef de la République Populaire de Donetsk. Il personnifiait la bannière russe de la paix, la lutte contre le fascisme. Un tel coup, comme celui qui nous a été infligé à tous aujourd’hui, devrait recevoir une réponse adéquate. J’ai pris la parole à plusieurs reprises à la Douma et j’ai proposé de reconnaître les résultats du référendum [de 2014 NDLR]. Je pense qu’il serait juste qu’en mémoire d’Alexandre Vladimirovitch, la Douma vote enfin et reconnaisse les résultats du référendum. Je pense que ce serait le meilleur cadeau qui soit, en mémoire de lui. C’était un grand homme, c’est dur de perdre des amis. Ce qu’il a commencé ici, dans le Donbass, ne restera pas inachevé, » a déclaré le député russe.

Alexandre Zakhartchenko a été enterré avec les honneurs militaires, aux côtés de Motorola et Guivi dans le cimetière du Sud de Donetsk. Frères d’armes du temps de leur vivant, c’est ensemble qu’ils reposeront désormais.

En attendant, cet assassinat a (comme on pouvait le craindre) des conséquences négatives sur le processus de paix dans le Donbass. Alors que Kiev dément être derrière cet assassinat, l’un des députés ukrainiens les plus anti-russes, Igor Mossiytchouk, appelle le gouvernement ukrainien à revendiquer l’attentat (sic).

« [Il faut] dire ouvertement que ce n’est pas le FSB qui neutralise « les terroristes » mais nous-mêmes. On ne mène de dialogue avec « les terroristes » nulle part dans le monde et nous ne le ferons pas non plus. Il a été neutralisé par nos services spéciaux », a-t-il déclaré.

Mossiytchouk a aussi déclaré que les tentatives d’attentat précédentes contre Zakhartchenko avaient aussi été organisées par le SBU (service de sécurité ukrainien), et que le gouvernement ukrainien était lâche de ne pas revendiquer cet assassinat. Et après c’est les gens de la RPD que Kiev traite de terroristes… Je vous laisse juger qui mérite ce qualificatif.

Et pendant que l’armée ukrainienne se renforce à coup de mercenaires étrangers, de volontaires néo-nazis et d’instructeurs américains et canadiens en vue de préparer une offensive dans le Sud de la RPD, la diplomatie a été totalement mise à l’arrêt par cet attentat. Alors qu’une nouvelle date de rencontre au Format Normandie était attendue, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères a déclaré que suite à l’assassinat de Zakhartchenko, il était impossible d’envisager une telle réunion.

« Dans la situation actuelle, il est impossible de parler de prochaines rencontres au format Normandie, comme le voudraient nos partenaires européens. La situation est grave et il faut l’analyser. Ce dont nous nous occupons à l’heure actuelle », a déclaré monsieur Lavrov.

Cette déclaration est compréhensible lorsqu’on voit le silence des chancelleries occidentales, et surtout de Paris et Berlin concernant cet attentat. Aucune condamnation n’est venue de la part des deux garants occidentaux des accords de Minsk.

Pourquoi chercher à discuter avec des terroristes et leurs soutiens se demande la Russie. Si Paris et Berlin ne jouent pas leur rôle alors il est en effet inutile de continuer à discuter. Or les réunions au Format Normandie sont les seules à avoir permis (parfois) de faire avancer le processus de paix.

Si la France et l’Allemagne ne réagissent pas rapidement, l’escalade de la situation semble inévitable. Et la date du 14 septembre, mentionnée par Édouard Bassourine hier comme date potentielle de la future offensive, correspond au jour où la cour d’appel de Londres rendra son verdict dans le dossier de la dette de 3 milliards de dollars que l’Ukraine doit à la Russie.

Si l’Ukraine est condamnée, quoi de mieux pour glisser cette dette sous le tapis que de relancer la guerre, et prétendre la mener contre la Russie pour ne pas rembourser ?

Le 31 août 2018, ce n’est pas seulement Alexandre Zakhartchenko qui a été tué. Ce jour-là, c’est peut-être les accords de Minsk, et la paix, qui ont été assassinés avec lui…

Christelle Néant

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