La guerre de Tchétchénie ressemble-t-elle à celle du Donbass ?

GuerreAlexandre Sladkov est un reporter de guerre russe très connu, et qui a déjà couvert de nombreux conflits. Cette expérience lui permet de comparer les guerres où il s’est trouvé comme journaliste, ce qu’il y a vu.

Il y a quelques jours, il a publié sur son compte Telegram un commentaire sur la comparaison qui est souvent faite par certains en Occident, mais aussi en Russie, pour justifier la guerre qui a lieu dans le Donbass en l’amalgamant avec la guerre de Tchétchénie.

Alexandre ayant couvert les deux conflits, il a tenu à remettre les points sur les i, et souligner les différences fondamentales entre ces deux guerres, pour que ce qui s’est passé en Tchétchénie ne serve plus à justifier l’injustifiable dans le Donbass.

J’ai tenu à traduire cette analyse, car elle me semble importante pour comprendre en quoi les prétendues « similitudes » entre les deux guerres n’en sont pas.


Certaines personnes en Occident, en Ukraine et parmi nos libéraux disent : la guerre en Tchétchénie et dans le Donbass sont identiques. Ce n’est pas vrai. Je suis témoin.

Premièrement. L’Ukraine ne mène pas de négociations avec les habitants du Donbass, car pour Kiev ce sont tous des bandits. Mais en Tchétchénie, l’armée russe a immédiatement entamé un dialogue avec la population locale, totalement, dans tous les districts. Et avec de l’aide humanitaire. Nous aurions même négocié avec le chef officiel d’Itchkéria Aslan Maskhadov, mais il ne s’est pas dissocié des militants, et ne s’est pas occupé de la population, il a opté pour la guerre.

Deuxièmement. Les gens ont fui le Donbass, la guerre, principalement non pas en Ukraine, mais à l’étranger, en Russie, rappelez-vous les milliers de camps de réfugiés du Donbass dans la région de Rostov, et l’accueil des familles du Donbass partout en Russie. En Tchétchénie, tous les réfugiés ont été acceptés et accueillis par la Russie elle-même, il y avait des camps, il y avait des allocations et une part correspondante du budget de l’État était consacrée à leur financement.

Troisièmement. Reconnaissance des droits civils des citoyens tchétchènes. Les passeports ont été renouvelés et délivrés dans tout le pays, tant le passeport intérieur que le passeport extérieur. Oui, tous les documents ont été produits pour la voiture, le logement, le permis de conduire, sans refus. L’Ukraine ne délivre pas de documents aux résidents du Donbass.

Quatrièmement. Il y a eu encore et encore des crimes de la part des forces de sécurité. La population locale et des enfants mouraient. Le sang des civils innocents a coulé. Mais je me souviens comment des centaines de procureurs militaires et civils ont atterri à Mozdok, comment ils ont traité chaque affaire avec soin et ont mis des gens en prison. Oui, oui, ils ont emprisonné des soldats pour crimes. Les combattants et les officiers qui se battaient n’aimaient pas du tout cela, ils grognaient, ils disaient, c’est la guerre, mais…. Un représentant du bureau du procureur s’est rendu à chaque opération spéciale, où il était prévu de combattre dans des zones où se trouvaient des civils. Ils ont lutté avec cela comme ils le pouvaient. Et dans le Donbass, les militaires ukrainiens tuent des civils sans arrêt. Et personne ne les poursuit pour ça.

Cinquièmement. Indemnisation pour les logements détruits. En Tchétchénie, les compensations monétaires fédérales en faveur de la population et la construction de nouvelles habitations et infrastructures publiques ont été activement mises en œuvre pendant la guerre. Alors que dans le Donbass, maintenant, pendant la guerre, Kiev ne donne pas un sou pour la restauration des logements endommagés et détruits par l’armée ukrainienne. C’EST MOSCOU QUI DONNE.

Sixièmement. Les mercenaires. Les forces fédérales russes ont combattu contre les militants avec leurs unités et formations régulières. Alors que dans le Donbass, sur le front du côté de Kiev, des mercenaires étrangers sont apparus instantanément, des groupes de nationalistes informels mais armés jusqu’aux dents et des instructeurs de l’OTAN.

Il y a une chose en commun. La corruption. Comment ont-ils volé l’argent alloué par Moscou pour la Tchétchénie ? Volé en masse. Et mon souhait est que tout le monde, le ministère de l’Intérieur de la fédération de Russie, le Service fédéral de sécurité (FSB) de la fédération de Russie, les forces de Ramzan Akhmadovitch trouvent chacun de ceux qui ont volé l’argent des gens et les empalent. C’est ce qui s’est passé aussi dans le Donbass.

Voir les véritables images du début de la Seconde Guerre de Tchétchénie

Alexandre Sladkov

Source : Sladkov+
Traduction : Christelle Néant pour Donbass Insider

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Pouchiline et Passetchnik élus à la tête de la RPD et de la RPL

Élections en RPDHier, 11 novembre 2018, avaient lieu en République Populaire de Donetsk (RPD) et en République Populaire de Lougansk (RPL) les élections visant à élire les chefs des deux républiques, ainsi que les députés. À l’issue de ce scrutin, les deux chefs par intérim de la RPD et de la RPL ont été élus.

Les élections se sont déroulées dans de bonnes conditions, et aucune irrégularité importante du processus électoral n’a été enregistrée, que ce soit par les commissions électorales de chaque république, ou par les plus de 90 observateurs internationaux qui étaient présents (dont moi-même). Les bureaux de vote ont ouvert de 8 h à 20 h, et n’ont pas désempli tout au long de la journée.

Le taux de participation a été très important : en RPD, 1,6 millions de personnes se sont déplacées pour voter, soit 80,1 % des personnes en âge de voter ; et en RPL, le taux de participation a été de 77 %. De très bons chiffres qui montrent l’enthousiasme de la population.

Un enthousiasme qui se manifestait de manière concrète devant chacun des sept bureaux de vote que j’ai pu visiter tout au long de cette journée en tant qu’observatrice. De Donetsk à Starobechevo, des chants, des danses traditionnelles et des stands où les gens pouvaient acheter de la nourriture et des boissons étaient organisés devant les bureaux de vote, donnant une ambiance festive.

Festivités

Là où les médias occidentaux y voient une chose négative (l’AFP en tête, méritant ainsi sont surnom d’Agence France Propagande), l’ensemble des autres observateurs avec qui j’en ai discuté, s’accordaient à dire que cette ambiance festive était de loin préférable à l’ambiance d’enterrement dans laquelle ont lieu les élections en Europe.

Beaucoup m’ont même dit que l’on devrait s’en inspirer pour rendre les élections plus joyeuses et attractives en occident. Comme l’a souligné un de mes collègues italiens hier, après tout il est plus logique de célébrer l’expression de la voix du peuple (et donc la démocratie), que d’aller voter en traînant les pieds dans une ambiance sinistre.

En tout cas, contrairement à ce qu’a pu raconter l’agence de propagande ukrainienne UNIAN, les files d’attentes dans les bureaux de vote ne faiblissaient pas tout au long de la journée. J’ai visité des bureaux de vote du matin jusqu’au soir, et à aucun moment je n’ai vu de bureaux de vote vides. Il y avait toujours beaucoup de monde, ce qui confirme que le taux de participation annoncé est conforme à la réalité.

File d'attente

File d'attente

Photos : DAN

Les personnes que j’ai interrogées dans les bureaux de vote se disaient enthousiastes de voter, et beaucoup ont souligné que c’était une élection importante pour l’avenir des deux républiques.

Nous avons pu inspecter les urnes, vérifier l’intégrité des scellés et les listes de votants, regarder les bulletins de vote, et interroger les votants et le personnel des bureaux de vote. Tout était absolument conforme et transparent.

Vérification

J’ai pu constater que la répétition des « primaires » de 2016 avait porté ses fruits et permis aux deux républiques de mettre au point des procédures électorales conformes aux standards de l’OSCE, qui ont été appliquées avec succès ce 11 novembre.

La sécurité a bien sûre été renforcée pendant ces élections par crainte d’attentats ou de tentative de saboter ces élections de la part de Kiev.

La presse occidentale n’a pas pu s’empêcher de gloser sur les hommes armés qui surveillaient les bureaux de vote, présentant cela comme une chose menaçante, en oubliant que les dernières élections présidentielles en France se sont déroulées exactement de la même façon, avec des policiers et des gendarmes devant les bureaux de vote, et ce, alors que la France n’est pas en état de guerre, contrairement aux Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk !

Faut-il en conclure que la France est une dictature où les gens vont voter le fusil sur la tempe ? Non bien sûr, en venir à une telle conclusion est tout aussi ridicule dans un cas que dans l’autre, mais cela montre bien le biais cognitif qui affecte les médias occidentaux pour tout ce qui touche de près ou de loin le monde russe.

Ce qui est considéré comme normal et rassurant en France, est jugé comme menaçant en RPD et en RPL. Mais à part ça, d’après les médias occidentaux, ils ne font pas de la propagande…

Le résultat après dépouillement de 97,52 % des bulletins en RPD, donne Denis Pouchiline vainqueur avec 60,9 % des voix, suivi de Roman Khramenkov (14,1 %), Elena Chichkina (9,2 %), Roman Evstifeïev (7,8 %) et Vladimir Medvedev (6,4 %).

Et en RPL, après dépouillement de 96 % des bulletins de vote, Léonid Passetchnik est donné vainqueur avec 68,4 % des voix, suivi d’Oleg Koval (16,57 %), Natalia Sergoun (7,89 %), et Lioudmila Rousnak (5,84 %).

Du point de vue des élections législatives, en RPD le mouvement République de Donetsk a obtenu 74,3 % des voix et Donbass libre 25,7 % après dépouillement de 27,19 % des bulletins de vote. Le décompte se poursuit.

À Lougansk, le mouvement Paix de Lougansk a remporté 74,13 % des suffrages, pendant que l’Union Économique de Lougansk a remporté 25,16 % des voix.

À l’heure où j’écris ces lignes le décompte se poursuit et les chiffres pourraient donc encore changer un peu, mais il y a peu de chances que la tendance indiquée s’inverse.

En RPD ces résultats renforcent la majorité dont disposait le mouvement République de Donetsk au parlement, et confortent Denis Pouchiline dans sa position de chef de l’État. Désormais il n’est plus le chef de la RPD par intérim, mais le chef de la RPD élu par le peuple, et cela fait une énorme différence.

L’assistant du président russe, Vladislav Sourkov a d’ores et déjà félicité les deux vainqueurs, en soulignant que « le haut taux de participation a montré au monde entier que vivent dans le Donbass des gens fiers et intelligents qui croient en eux-mêmes, se défendent avec force et n’acceptent pas la politique stupide des autorités de Kiev ».

Il a aussi exprimé le souhait que les deux chefs d’États nouvellement élus vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer le niveau de vie de la population et appliquer les obligations internationales des deux républiques.

Hier, 11 novembre 2018, quatre ans et demi après le référendum d’indépendance qui avait vu la naissance de la RPD et de la RPL, la population des deux républiques a réaffirmé avec force son soutien aux autorités des deux républiques et sa volonté de faire entendre sa voix.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 10 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 10 novembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0136″Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’10″ – Chiffres réels des pertes hors combat de l’armée ukrainienne depuis le début du conflit

ACCORDS DE MINSK – DIPLOMATIE
06’33″ – Kiev innove en matière de sabotage des discussions à Minsk
12’47″ – Les États-Unis tentent de s’ingérer dans les élections du Donbass

RELIGION
19’23″ – Le président ukrainien exige que les représentants de l’UOC-MP quittent le pays

UKRAINE
3020″Un député ukrainien propose un nouveau plan foireux pour ramener la Crimée dans le giron de l’Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
35’00″ – Kiev rate l’arraisonnement d’un cargo russe
37’02″ – Un député ukrainien propose d’interdire l’hiver

39’01″ – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Hommages aux Poilues de 14-18-Hommages aux Tombés de 39-45 ! A ma Famille, mes Ancêtres, à mon Papa !

Seule l’union peut éviter d’autres conflits mondiaux. Conscience Président E. Macron Vous pensez terminer votre mandat et vous poser en défenseur universel ?

Les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s’élèvent à environ 18,6 millions de morts. Ce nombre inclut 9,7 millions de morts pour les militaires et 8,9 millions pour les civils. Les causes de la Première Guerre mondiale sont complexes et actuellement toujours débattues. Guerre de coalition à l’échelle européenne, ce conflit entraîne la mort de plus de 18 millions de personnes et 20 millions de blessés. Depuis le déclenchement de ce conflit, les intellectuels, les militants politiques et les historiens se sont penchés sur ces causes, entraînant l’existence d’une historiographie nombreuse et variée. On peut distinguer, dans la diversité des causes, les causes immédiates, le casus belli du 28 juin 1914, découlant du problème rencontré par la Double Monarchie avec l’irrédentisme slave du Sud autour de la Serbie, et les causes plus profondes, de nature politique, économique et sociale. La multiplicité de ces causes pousse les historiens à proposer différentes interprétations, parfois en contradiction les unes avec les autres. Premier hommage aux Poilus de 14-18. Vue les tourments et le monde un peu fou dans lequel nous vivons, il est aborder dans le présent divers sujets, du monde en tenant compte que la France recevra pour cet hommage plus de 70 chefs d’états. La journée du 11 novembre mérite le véritable respect au « Soldat Inconnu » et les Champs Elysées, merci à eux tous, aux familles, à la mienne qui a aussi payée son tribu avec quatre morts.

                        https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/04/2900111-premier-hommage-aux-poilus-de-14-18-18.html

En 2018, un siècle après la fin de la Première guerre mondiale, on ne connait toujours pas précisément les noms des quelque 45 000 soldats africains morts ou disparus à Verdun, au Chemin des Dames, aux Dardanelles. Ce que l’on sait, c’est que l’Afrique a payé un lourd tribut dans ce conflit sur le sol européen. Entre 1914 et 1918, la France a envoyé au front 500.000 soldats venus des colonies. Ils s’appelaient Ouédraogo, Traore, Ouattara, Belkacem ou Harbi mais aucun monument aux morts ne recense leurs noms. Environ 400.000 soldats africains, dont 172.000 Algériens ont été recrutés au cours de la Première guerre mondiale, dont plus de 60.000 en 1915-1916, pour compenser les lourdes pertes de l’armée française. Au total, «l’armée d’Afrique» a perdu près de 45 000 hommes, ce qui représente un peu plus de 3% des morts français de la Grande guerre. « Les hommages s’adressent avec respect à tous les poilus ». La création d’un enfant n’a pas de couleur, son départ doit être égal. Celui qui indéniablement m’a inspiré l’ensemble de cet article est la mémoire de Nelson Mandela et tous ceux qui sont morts assassinés pour la liberté des peuples. Après vingt-sept années d’emprisonnement dans des conditions souvent très dures, et après avoir refusé d’être libéré pour rester en cohérence avec ses convictions, Mandela est relâché le 11 février 1990. S’inspirant alors de la pensée ubuntu dans laquelle il a été élevé, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime de l’apartheid et jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique.

https://www.youtube.com/watch?v=iDXgtJUz4NE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nelson_Mandela

                     http://geopolis.francetvinfo.fr/1914-1918-l-afrique-a-paye-un-lourd-tribut-a-la-grande-guerre-182833

Ce n’est peut-être pas la meilleure des façons d’entamer une séquence diplomatique. Le président américain Donald Trump s’est fendu ce vendredi 9 novembre d’un tweet incendiaire pour dénoncer les envies d’Europe de la Défense exprimées par Emmanuel Macron. « Le président Macron vient de suggérer que l’Europe se dote de sa propre force militaire pour se protéger des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Très insultant, mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa juste part à l’OTAN, que les États-Unis financent beaucoup », a tweeté le président américain, qui sera absent de la conférence pour la paix organisée par son homologue français. Emmanuel Macron a effectivement fait part de cette idée, en mettant l’Oncle Sam sur le même plan que les autres puissances. « On ne protègera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne », avait-il indiqué, appelant les Européens à se « protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d’Amérique ». Dans son argumentaire, le chef de l’État avait évoqué la décision de Donald Trump de se retirer d’un traité de désarmement nucléaire datant des années 80. L’augmentation de la participation financière des alliés de l’OTAN est un sujet récurrent chez Donald Trump, lequel estime que les pays européens profitent du parapluie américain sans contribuer assez. Lors du dernier sommet de l’Alliance atlantique nord au mois de juillet, le 45e président américain avait exigé des alliés qu’ils consacrent à terme 4% de leur PIB aux seules dépenses de défense. Ce qui n’avait pas manqué de consterner les chefs d’État européens. « Nous célébrons ici l’amitié entre nos peuples, nos armées. » Emmanuel Macron a joué la carte de l’apaisement, samedi 10 novembre, en accueillant Donald Trump à l’Elysée dans le cadre des commémorations du centenaire de l’armistice.

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/projet-d-armee-europeenne-on-vous-resume-la-passe-d-armes-entre-macron-et-trump_3027555.html#xtor=EPR-51-[projet-d-armee-europeenne-on-vous-resume-la-passe-d-armes-entre-macron-et-trump_3027555]-20181110-[bouton]

Pour construire une “Europe de la paix”, la France doit sortir de l’OTAN. De Gaulle disait et non ce que certains lui prêtent

https://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu01649/la-position-de-la-france-vis-a-vis-de-l-otan-en-1966.html

La France est donc l’un des membres fondateurs de l’OTAN. Malgré cela, le 7 mars 1966, le général DE GAULLE, alors président de la République française, annonce dans une lettre adressée au président américain, Lyndon B. JOHNSON, le retrait de la France de la structure militaire de l’OTAN. »La France, écrit-il, se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN »

https://lewebpedagogique.com/bsentier/pourquoi-la-france-quitte-otan-en-1966/

Les grandes puissances membres de l’Union européenne se trouvent à un moment charnière. Que ce soit en Ukraine, en Libye, en Syrie ou en Irak, l’une après l’autre les poudrières s’accumulent et s’embrasent à leur voisinage. Or, depuis plusieurs années leur tendance est au suivisme de la ligne pyromane de Washington: que ce soit en s’impliquant activement dans ces conflits, en participant à une stratégie de la tension envers la Russie, ou encore en relançant la course aux armements sur le continent européen. Ainsi bâtissent-elles une “Europe de la guerre”, qui transforme l’argument massue pro-Union européenne, “L’Europe-c’est-la-paix”, en mensonge.

Apocalypse, la 1ère Guerre mondiale est une série composée de cinq films documentaires retraçant chronologiquement l’histoire de la Première Guerre mondiale, de ses origines à la fin de la guerre. Elle a été réalisée après Apocalypse la Deuxième Guerre mondiale et Apocalypse Hitler, et avant Apocalypse Staline, également d’Isabelle Clarke et Daniel Costelle, et narrée par Mathieu Kassovitz. Elle regroupe des documents d’époque connus ou inédits et relate les grands événements de la guerre, à partir d’images d’archives restaurées et colorisées. Elle fait partie de la série Apocalypse. Diffusée sur la Une (RTBF) du 2 mars 2014 au 16 mars 2014, elle est diffusée sur France 2 du 18 mars 2014 au 1er avril 2014, et au Canada sur TV5 Québec Canada le mai 2014. Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypse,_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

La Marseillaise est née en partant de Lille et remontant de Marseille. La France, l’Europe ne seraient pas ce que toutes les nations qui forment cette unité apparente, dans la mesure où tous les pays des cinq continents n’aient participé à ce qui devait être la der des der. Ce ne fut pas le cas. La Marseillaise est un chant patriotique de la Révolution française adopté par la France comme hymne national : une première fois par la Convention pendant neuf ans du 14 juillet 1795 jusqu’à l’Empire en 1804, puis définitivement en 1879 sous la Troisième République. L’un des hymnes les plus intemporels de l’Histoire n’est pas né à Marseille. Contrairement à ce que l’on croit souvent, et encore moins en 1789. S’il est bien l’œuvre d’un Français (c’est déjà ça), c’est en Alsace qu’il prend naissance pendant la guerre contre l’Autriche. Alors que le roi voit le pouvoir lui échapper, Louis XVI espère qu’une défaite militaire française lui permettra de restaurer son autorité et il déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie le 20 avril 1792. Il ne savait pas encore qu’elle lui serait fatale, ni qu’elle engendrerait le chant de ralliement des Français pour les générations à venir. Après deux mois de combats désorganisés, le Baron de Dietrich et maire de Strasbourg réalise que les troupes françaises manquent d’un chant fédérateur et se tourne vers son ami, l’officier Rouget de Lisle, musicien aux heures perdues. Ce dernier s’y attelle dans la nuit du 25 juin 1792, et le lendemain, «Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin» voit le jour. Un chant interdit par Napoléon sous l’Empire.

« À l’instar de Pétain, Fayolle, Manoury ou Mangin, Ferdinand Foch fait partie des chefs militaires d’exception dans l’histoire de la Première Guerre mondiale. Pour chacun d’eux, l’image a joué un rôle essentiel de propagande. Généralement confiée à des peintres d’histoire réputés ou à des illustrateurs officiels, elle diffuse et renforce le prestige associé à la personnalité charismatique. De la même façon que Napoléon Ier s’était attaché un certain nombre d’artistes pour réaliser des effigies à sa gloire, les hommes influents de la Grande Guerre ont eu des portraitistes attitrés. Georges Scott fut de ces artistes sollicités pour l’imagerie des grands généraux, et notamment de Ferdinand Foch. Les œuvres de ce peintre du ministère de la Guerre, agréé par le musée de l’Armée, furent souvent reproduites dans les journaux du temps, et plus spécifiquement dans L’Illustration. Elles représentent des images « politiquement correctes » dans ce moment de censure exercée par le gouvernement sur la presse et l’investigation journalistique. Scott travaillait le plus souvent en atelier, à l’aide de photographies. Il n’est pas impossible d’imaginer qu’il ait pu faire usage de clichés tels que celui du photographe François Antoine Vizzavona. L’image est aussi très utile et nécessaire pour perpétuer la gloire ou la mémoire des grands chefs militaires après les événements qui les ont rendus célèbres »

Source ci-dessus : https://www.histoire-image.org/fr/etudes/marechal-foch-portraits-officiels

Emmanuel Macron est indéfini comme une cible. Un Roy pas roitelet Il est plus que difficile de faire le point depuis sa nomination à la plus haute fonction de la France. Il est pratiquement évident que la majorité du peuple saura s’en souvenir lors des élections à venir. Son attitude à ne pas en douter le fait passer ou il veut se prendre pour un Roy au sens où Louis XIV l’était. Il ne dégage aucun point positif sur ses actions faites pour le peuple de la nation France. Il est indéniable que ce n’est pas ainsi que la France ni l’Europe ne se redressera, il semble pour des raisons que personne ne peut comprendre, le peuple le rejette à hauteur de 87%. De là, à dire que lorsqu’il est arrivé au pouvoir ses prédécesseurs lui avaient facilités les choses, c’est faux. Restant dans le cadre de l’objectivité regardons un peu les hausses que nous avons subi à divers titres. Frédéric Mitterrand : « On ne sait pas qui est Emmanuel Macron ». Vous avez les médailles de quelles disciplines ? Votre épouse a acheté pour les cuisines de L’Elysée 10 000 assiettes pour servir qui ? Cela n’a rien d’une plaisanterie et avec l’argent des contribuables que vous pillez pendant que vous sautez dans les stades. Ce n’est pas de ce jour que certains vous le disent ici ! https://actu.orange.fr/societe/videos/galut-a-l-impression-que-macron-vit-dans-un-autre-monde-VID000000227dn.html, 71% des Français pensent que Macron doit s’expliquer devant une commission d’enquête. Commençons par Brigitte Macron : Combien coûte la Première Dame de France ? Après la publication d’un rapport de la Cour des comptes, en juillet 2018. Au moins 278.750 euros par an. C’est le chiffre qui ressort du dernier rapport de la Cour des compte, qui s’est attelé à évaluer la somme que dépense l’Élysée chaque année pour Brigitte Macron. à la louche, assurent les magistrats, puisqu’une partie du budget mis à disposition de la première dame se confond avec celui d’Emmanuel Macron. Ces frais comprennent les salaires de son équipe, constituée d’un directeur de cabinet, d’un chef de cabinet et de deux secrétaires. La femme du président a l’allégeance de six bureaux dans « l’aile Madame » de l’Hôtel d’Évreux. Jouit de la protection de membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République. De plus, l’Élysée a mis deux véhicules de la flotte présidentielle à sa disposition pour ses déplacements avec sa garde rapprochée. Le porte-parole du gouvernement à l’époque devenu Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avance « le coût des moyens mis à la disposition de la conjointe du chef de l’État » s’élevait « à 440.000 euros, un chiffre, provenant des services de Bercy ». La fourchette est large. Ce sondage a également permis d’interroger les Français sur le licenciement d’Alexandre Benalla. Intervenue le 20 juillet après les révélations du Monde et après que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a obtenu une copie des images de vidéosurveillance, procédure mal perçue.

84% des sondés considèrent en effet que « le licenciement d’Alexandre Benalla intervient trop tardivement ». Même les sympathisants LREM le considèrent à 57%. Le député insoumis Jean-Hugues Ratenon a estimé qu’«un conjoint, une conjointe, n’avait aucune légitimité démocratique» et qu’un statut pose donc «un réel problème démocratique». «Nous sommes pour rompre avec la conception d’une forme de monarchie présidentielle», a de son côté ajouté le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière. «Le président de la République n’a pas embauché Brigitte Macron, il l’a épousée», Dixit ; Christophe Castaner. «Elle n’est pas rémunérée», mais «a une fonction de représentation» et «bénéficie de moyens dans la représentation», Assez pour fermer le ban? Mais le pire aux yeux de ceux qui manifesteront le 17 novembre ils savent ou pas que Madame Macron va percevoir 1500€ de plus par jour, au frais de qui? Il serait bien trop conséquent d’énumérer les erreurs commises par celui qui voudrait être « Calife à la place du Calife » avec un tapis volant pour tout voir sans être vu.

Mais ce qui importe à priori, c’est la montée ultra dimensionnelle sur l’antisémitisme plus de 70% en l’espace de pas même une année, alors là, on ne peut accuser ses prédécesseurs. L’augmentation des carburants est un abus des pouvoirs en place. Il serait temps de comprendre que tous les corps de métiers, tous les travailleurs sont affectés par ces hausses inadmissibles. Le principe de ces augmentations est fallacieux par rapport à la réalité. En dehors de l’augmentation des carburants il en est de même en ce qui concerne le gaz au détriment des plus démunis et dans le seul intérêt des nantis. Il faut refuser ces augmentations en saisissant les décideurs à savoir les députés directement à l’Assemblée Nationale. Ces augmentations touchent tous ceux qui ont cru dans les promesses et qui se trouvent en ces moments compétemment grugés. A une manifestation le 17 novembre 2018. Les gens ont été poussé à acheter des diesels, à modifier leur véhicule à l’essence, il en va de même en ce qui concerne le gaz et cela touche les personnes les plus démunies par rapport aux fleurons au nombre de neuf des plus nantis que comptent la France. Le feu lèche le devant de nos demeures, il faut que nous cessions de laisser agir le président, ses politiques, son gouvernement par des hausses qui nous mènent à l’anesthésie qui rompt pratiquement toute action. En la circonstance en France surprises ? Non réalités. Nous sommes dans un marasme, difficile à comprendre. Les augmentations qui touchent l’ensemble des populations de France. Les exemples sont légions : la Sécu, l’assurance chômage, le chômage qui augmente etc. La « République contractuelle » évoquée par le président n’arrive pas à se traduire en réalités? Jamais autant de hausses. Les carburants ; puis le gaz a subi : +5,4% au 1er novembre. Hausse la 9e depuis le 1er janvier. Soit : +16,4% pour le moment. Les hausses de carburants, un racket inadmissible. En un an, le plein de carburant a augmenté de 30%. Sur un euro utilisé de la pompe au réservoir, 60 centimes vont directement dans les caisses du gouvernement. Le 1er Ministre dixit : « En augmentant le prix des carburants nous préservons la planète » C’est faux ! Le plein de réservoir est passé de 50 € à 70 € en six mois. La politique tient un rôle magistral car en se servant en Iran, en Russie, cela coûterait bien moins cher. 4,5 millions de foyers vont subir, la hausse sur le tarif du gaz fixés par l’État. Le diesel devient plus coûteux que l’essence. Réponse du 1er Ministre: « l’Etat assume » L’utilisateur paye et alimente les privilèges, soit un fonctionnement d’avantages à plusieurs vitesses !

Les partis politiques : Une masse de combats questions posées

L’emploi reste un doux rêve. A moins de traverser la rue ! Écouter mais de faire en sorte que les politiques de tous bords « exécutent leur profession de foi ». Ainsi ils pourront ou ne pas comprendre qu’ils sont prisonniers de leur propre parti politique. Ils changent quand cela leur convient à divers titres. Ne pas faire d’amalgames entre le fait d’avoir le cœur à gauche ou à droite, aucune différence à l’époque où nous sommes. A venir l’augmentation des cartes grises, les péages, la CSG concerne tout le monde, baise des salaires, hausse à la SNCF, la France compte 3,4 millions de chômeurs de catégorie que soulignent les statistiques officielles du chômage sont en réalité l’arbre qui cache la forêt des 6 millions de chômeurs en France, toutes catégories confondues. Au total, immigrés (5,3 millions) et descendants direct d’immigrés (6,7 millions) sont, selon la définition de l’Insee, au nombre de 12 millions en 2008, soit 19 % de la population. 4,9 millions (41 %) sont originaires de l’Union européenne et 3,6 millions (30 %) du Maghreb. Les APL tombent pour les plus pauvres, en France sur 5 S.D.F 2 sont des femmes scandale national. La France a accueilli en 2016 un peu plus de 256.000 immigrants, rapport de l’OCDE. Le regroupement familial en est la principale source. Les réfugiés et demandeurs d’asile ont totalisé 78.000 personnes. La France est-elle victime d’une immigration massive incontrôlée, comme l’a prétendu à de nombreuses reprises la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen? Si l’on se base sur les statistiques publiées par l’OCDE dans son rapport annuel sur les perspectives des migrations, c’est loin d’être le cas. Un chiffre qui a encore progressé en 2016 avec 78.000 demandes, soit le chiffre le plus élevé de l’histoire française, selon l’Organisation. Ces demandes ont émané de ressortissants soudanais, afghans et haïtiens. Pour une première demande d’asile (70.748 personnes), l’OCDE note une explosion de celles venant d’Afghanistan (+166% à 5.466 personnes) et d’Albanie (+105% à 5.769 personnes). Puis, 5.521 Syriens, 5.144 Soudanais, 3.000 Congolais de RDC, 2.387 Guinéens et 2.424 Irakiens ont fait la même demande. Toutefois, 29% de ces demandes ont été satisfaites, avance l’OCDE, qui estime ce même chiffre à 62% pour l’Union européenne.

Huit millions d’étrangers dans l’Hexagone

Avec les entrées de ressortissants étrangers sur le territoire, la France comptait, fin 2015 sur son sol, quelque 8 millions de personnes nées à l’étranger, soit 12,3% de sa population totale. A titre de comparaison, ce pourcentage s’élevait à 28% pour l’Australie (6,7 millions d’étrangers), 20,3% pour le Canada (7,2 millions), 14,2% pour l’Allemagne (11,4 millions) ou 13,9% pour le Royaume-Uni (8,9 millions). D’où sont originaires ces étrangers ? L’OCDE ne divulgue que les chiffres de 2012 : pour un total de 7,5 millions d’étrangers vivant en France, l’Organisation recense 1,3 million d’Algériens, 924.000 Marocains, 633.000 Portugais, 387.000 Tunisiens, 327.000 Italiens et 283.000 Espagnols. L’acquisition de nationalité française des résidents étrangers permanents sur le territoire s’est élevée à 113.608 personnes, soit 2,6% de la population étrangère vivant en France. Un taux à comparer à 1,3% en Allemagne, 2,1% au Royaume-Uni ou 3,3% aux Etats-Unis. Au premier rang de cette feuille de route très attendue, censée incarner le visage « humaniste » de la politique gouvernementale en matière d’accueil après la controversée loi asile-immigration jugée « répressive » : l’apprentissage de la langue française. Dans le cadre CIR, parcours personnalisé d’intégration, doublement à 400 heures du nombre d’heures de cours de français à partir de 2019 et le triplement à 600 heures pour les publics ne sachant ni lire ni écrire.

Un vol au lieu parler de survol et de sauver la France le baril de pétrole a baisé de Depuis son pic du 3 octobre dernier, le cours du baril de pétrole léger américain (WTI) a subi une forte correction, reculant de plus de 18% sur le marché new-yorkais Nymex. Dans le même temps, le pétrole Brent de la Mer du Nord a abandonné 16,3%. Le WTI cotait ainsi mercredi soir environ 62$ le baril contre plus de 76$ début octobre, tandis que le Brent s’affichait à un peu plus de 72$ contre plus de 86$ début octobre. Dans le même temps, le cours du dollar (devise de négociation des produits pétroliers) a peu évolué face à l’euro, ce dernier ayant cédé environ 1% depuis début octobre.

Affaire Benalla : les « témoignages mensongers » devant les commissions d’enquête

L’association Anticor a écrit aux présidents des deux commissions d’enquête parlementaires afin qu’ils saisissent le parquet.Certains propos tenus sous serment sont « susceptibles d’être qualifiés de faux témoignages », écrit Anticor dans deux courriers adressés le 24 octobre à la députée de la majorité Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale et au sénateur Philippe Bas (LR), président de la commission d’enquête du Sénat. Anticor rappelle également que le Code pénal prévoit que « le témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire agissant en exécution d’une commission rogatoire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende ». « Il est très choquant qu’on puisse mentir devant la représentation nationale. Il s’agit d’appliquer la loi si des mensonges ont été proférés sous serment. Sans cela, ces commissions n’ont aucune utilité », résume Jean-Christophe Picard, président d’Anticor. Le 11 novembre 2018 va se tenir à Paris, une commémoration du centenaire avec presque tous les dirigeants du monde. Heureusement un euphémisme, Pétain sera absent de tous éloges. 1ere partie de l’article qui serait trop long, il y aura une suite. A ne pas en douter les sept psychiatres ne peuvent définir qui est E. Macron. L’essentiel qui semble se dégager reste que Monsieur Macron veut être dans un royaume et à la tête de ce dernier. C’est la raison pour laquelle le peuple risque de trouver à l’état de cerfs du moyen-âge et là il n’y aura aucune difficulté à prendre le « règne impérial », mais cela est une autre paire de manches face aux gaulois que nous sommes.

Le Panda

Patrick Juan

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Murielle Bolle pense: «Briser le silence» Assassinat de Grégory Villemin?

Murielle Bolle : «L’affaire Grégory a brisé ma vie» Son livre « Briser le silence »

Le 8 novembre, Murielle Bolle, personnage central dans l’affaire du petit Grégory qui secoue la France depuis 1984, sort un livre intitulé « Briser le silence » écrit à plusieurs mains. Celle qui ne s’est quasiment jamais exprimé dans les médias qu’elle qualifiait de « rapaces ». Ecrit sa vérité ou pas ? Elle est crédible ou pas ? Dans l’attente…

L’enfant était mort, étranglé avant d’être jeté dans La Vologne. Film complet qui le démontre sans erreurs possibles ? Auparavant sur cette affaire est bien confirmé par tous les médecins légistes et divers spécialistes ? Un scandale qui sur les témoignages qui figurent dans le lien démontrent sur bien des faits : Dans l’attente de la vérité…

https://www.youtube.com/watch?v=uVVqfsr6lS0

Dans un ouvrage très personnel, Murielle Bolle, l’un des personnages clés de cette énigme criminelle, crie son innocence. Elle se confie pour la première fois, 34 ans après sa garde à vue durant laquelle elle accuse son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir enlevé le petit Grégory.

Peut-on avoir le courage, d’écrire un livre sur l’assassinat d’un enfant de quatre ans. En disant selon les médias de divers ordres une chose et son contraire. Il est plus que difficile de ne pas croire l’emprise médiatique que la sortie de cet ouvrage peut avoir. Il semble à contrario plus que difficile de l’admettre. La sortie de ce livre n’apportera rien de plus en l’instant sur la vérité. Une démonstration est faite, la force des médias guide bien plus que la pensée humaine. De tous temps il s’affiche en divers frontons que la meilleure défense c’est l’attaque.

Au moment de cette rédaction, l’ignorance existe sur la destination des fonds de la vente de cet ouvrage. Le Lien de son interview et les commentaires surprenants ! Il y a plusieurs facettes, très difficile de se faire une réelle opinion. Au départ, elle n’est pas très à l’aise de se retrouver face à ceux qu’elle avait coutume d’appeler « les vautours ou les rapaces ». « Les journalistes, vous m’avez fait tellement de mal », rappelle celle qui a subi, comme tous les acteurs de l’affaire Grégory, les excès de la presse de l’époque. Les premières réponses sont courtes et craintives. Mais la présence à ses côtés de Me Jean-Paul Tessonnière, son avocat historique, et de Pauline Guéna, qui l’a accompagnée pour la rédaction de ce livre, « Briser le silence », qui paraîtra le 7 novembre 2018, la rassurent. Dans cet échange elle restera sans cesse au bord des larmes, ne cessant de triturer son mouchoir, « Murielle Bolle » finit par se sentir davantage en confiance. Elle déroule, déballe le fil d’une vie chamboulée par ce drame qui intéresse un pays il y a trente-quatre ans. Lien

Une justice malade depuis bien des temps Lien La vidéo débat le démontre réalisé par « Mediapart » Affaire Gregory : entretien avec Patricia Tourancheau et Denis Robert Lien « Télérama »

Ayant suivi cette affaire de proche réellement désireux de vouloir comprendre, il semble de plus en plus difficile de réaliser la vérité. Les médias et certains spécialistes en droits divers mixent l’ensemble de leurs versions d’une population qui connaissant mal les méandres du droit éprouvent bien des difficultés à comprendre.

Qui de plus trente-quatre années après les faits. Qui a tué cet enfant en 1984 ?

La question essentielle qui se dégage est : Saurons-nous un jour-là, voire les vérités ?

Le puit sans fin, attire l’essentielle telle que dans le film « Psychose » les phénomènes de déboulement de personnalités. Nous le constatons à tous les stades, non seulement nous vivons en certains cas que faire la différence entre le droit pénal et le droit civil est loin d’être simple.

Les turpitudes en fonction des circonstances, font que nous sommes tous des justiciables potentiels. Mais de là, à vouloir faire croire que la justice au stade judicaire, devient de plus en plus folle où les faits deviennent des faits divers. Un Etat fort et souvent impuissant pourtant qui ne marque pas ses responsabilités sauf à priori, responsable mais non coupable. Être plus que scandaleux. Essayons de prendre connaissance des divers paramètres et aider l’enfance en danger. Face à des institutions pas spécialement laxistes, mais d’une lenteur difficile à croire pour faire la transparence dans des délais plus courts.

Bernard Laroche est-il l’auteur ou pas de l’enlèvement du petit Grégory en 1984 ?

Au moment des faits : Un rapport de gendarmerie cite et affirme : Bernard Laroche a réellement enlevé Grégory Villemin, le 16 octobre 1984 à Lépanges (Vosges). Les dits experts le rédigent, pas n’importe qui, ils sont du département sciences de l’analyse criminelle de la gendarmerie. Ledit rapport comporte 48 pages, en date du 10 mai 2017. Démontrer que l’enlèvement de l’enfant a été effectué par Bernard Laroche, accompagné de sa nièce Murielle Bolle. Puis prouver que l’assassinat de l’enfant qui a suivi a été commis par une deuxième équipe ? Tout cela se complique de plus en plus. Adolescente à l’époque des faits, elle avait accusé son beau-frère, avant de se rétracter.

« Un Corbeau ou plusieurs »

Un corbeau, ou l’équipe connaît très bien la famille. Y compris au moment de la sortie de ce livre.

Sources : JDD Le Figaro Libération Le Panda France Info Des chaines audio visuelles et divers médias.

Impensable de pouvoir faire souffrir des enfants au point d’en faire des martyrs. Nous constatons les outrages que subit le monde dont nous sommes responsables. Le plus cher à toute famille aimante, nos enfants. Où est la vérité ? Dans le cadre de l’affaire du petit Grégory il y a aussi meurtre et la vengeance des adultes vis-à-vis des enfants pour régler leurs comptes ; démontre que la Justice n’avait pas les moyens d’agir en temps et en heures ? Tout au long de cet ouvrage très personnel où elle livre beaucoup d’elle-même, Murielle Bolle crie son innocence. Le juge se suicide, le regret d’avoir mis Bernard Laroche en prison ? Lien Juge Lambert Michel.

Pourquoi avoir écrit ce livre?

Murielle Bolle : Elle tente de faire comprendre la sienne de vérité, ou la réelle ? Le mystère subsiste à fond que se passa-t-il en cette date fatidique du 16 octobre 1984 ? J’ai été jetée en pâture, à la populace. Telle une bête que l’on souhaite mener sonner à l’hallali. La douleur est énorme et inexplicable en ces moments. Admettre de ne pas y croire ? A plusieurs reprises dans le livre vous dites : « j’ai tué Bernard » Je ressens la culpabilité de sa mort. La pression des gendarmes, de leurs menaces, et que je n’avais pas dit ce que j’ai dit. Les gendarmes réfutent toute pression. Ils ne vont pas le reconnaître. Ma parole contre la leur. La procédure est en suspens, vous êtes sous la menace d’une nouvelle mise en examen. Vous pensez comparaître un jour devant la cour d’assises ? Murielle Bolle : « J’ai connu tellement de malheurs et de deuils à cause de tout ça ».

En 1985, après la mort de Bernard, j’ai voulu mourir (Elle a fait une tentative de suicide mais sa famille l’a récupérée à proximité d’une voie ferrée). Aimeriez-vous que l’on lise votre livre ? Vivre la prison en de telles circonstances? Très dur, parce que moi, depuis trente-quatre ans, tout le monde me juge : les gendarmes, la justice, les journalistes, les voisins, les passants. Votre vie privée de couple n’a pas résisté. Elle l’a fait exploser. Quel reste-t-il de votre famille ? Ma famille a toujours été là. Même si je n’avais pas le droit de leur parler après ma sortie de prison, je savais qu’ils pensaient à moi. Vous n’êtes pas la seule à avoir été mise en cause tardivement dans cette affaire. Le crime sera résolu un jour ? Il y a eu tellement d’erreurs dans cette affaire. Mais j’espère qu’on connaîtra la vérité. Parce que c’est un crime horrible. Comment voyez-vous la vie de Christine et Jean-Marie Villemin ? Je comprends que les parents de Grégory veuillent trouver la vérité, c’est normal. Quitterez-vous un jour la vallée de la Vologne ? Je ne sais pas. Je continue à adorer mes Vosges. Puis nous à vous suivre dans votre tourmente.

Le Panda

Patrick Juan

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Tentative d’ingérence américaine dans les élections du Donbass

Élections en RPDAlors que les États-Unis sont les premiers à hurler à l’ingérence russe dans toutes les élections possibles et inimaginables pour salir la Russie, voilà qu’ils prouvent au monde entier et de manière publique qu’ils font eux-mêmes ce qu’ils dénoncent chez les autres. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, pourrait définitivement être la devise des États-Unis. Ou quand le double standard devient la norme occidentale.

Tout est parti d’un post publié par l’ambassade américaine à Kiev sur son profil Twitter mercredi :

Tweet

Dont voici la traduction :

« Alors que l’Ukraine prend des mesures positives pour promouvoir la paix, la Russie alimente le conflit en organisant de fausses « élections ». Les résidents de l’est de l’Ukraine devraient boycotter ces « élections », qui ne sont conformes ni aux accords de Minsk ni à la loi ukrainienne. »

[Note : fait amusant le tweet a été écrit en anglais, puis traduit en ukrainien, mais pas en russe, alors que les habitants du Donbass sont dans leur très grande majorité des russophones. Quand on veut faire passer un message, le mieux est de le faire dans la langue natale de la population ciblée, c’est un principe de base de tout bon communicant.]

La première partie de la première phrase pousse déjà à se pincer pour vérifier qu’on est bien réveillé, en tout cas quand on connaît la situation réelle dans le Donbass. Parce que s’il y a bien une chose que l’Ukraine ne fait absolument pas, c’est bien de promouvoir la paix.

Bombardements délibérés des civils (qui ont encore fait une victime en RPL hier), utilisation de drones pour larguer des engins explosifs ou des munitions que ce soit sur les soldats ou sur les civils (voir vidéo ci-dessous), ou encore sabotage complet des négociations qui ont lieu à Minsk. Voilà quelques un des actes de Kiev concernant le Donbass.

Voir la vidéo extraite d’un drone ukrainien abattu par l’armée de la RPD, montrant le moment où il largue sa charge sur une maison civile

Si faire ça, c’est prendre « des mesures positives pour promouvoir la paix », moi, je suis la reine d’Angleterre…

La suite du poste, vole au même niveau stratosphérique de délire, en prétendant que la Russie alimente le conflit en organisant de fausses « élections ». Bon déjà ce n’est pas la Russie qui organise c’est les Républiques Populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL).

À moins que l’ambassade américaine à Kiev ne considère déjà que la RPD et la RPL font partie de la Russie ? Ce qui peut donner lieu à des interprétations intéressantes.

Ensuite concernant les élections organisées, en quoi seraient-elles de « fausses élections » ? Les candidats ont dû passer par des critères de sélection qui correspondent à ceux fixés par la constitution et les lois des deux républiques, et les gens voteront selon leur choix dans le respect des standards de l’OSCE, et sous surveillance de plus de 90 observateurs étrangers. Donc ce sont des élections totalement légales et « vraies ».

La fin du message, quant à elle, n’est qu’une répétition de la litanie lénifiante avancée par l’Ukraine et ses patrons occidentaux sur le fait que ces élections ne seraient pas conformes aux accords de Minsk et à la loi ukrainienne.

Bon concernant le dernier point c’est logique vu que la RPD et la RPL sont indépendantes de l’Ukraine, donc je ne vois pas en quoi elles devraient se plier à la loi ukrainienne tant que les accords de Minsk ne sont pas appliqués par Kiev. Eh oui. Faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Tant que l’Ukraine n’applique pas les accords de Minsk, elle ne peut pas revendiquer le fait que sa loi doive s’appliquer sur ces territoires. Fin de l’histoire.

Et concernant justement le point des accords de Minsk, j’ai déjà dit dans un précédent article ce qu’il en est du respect de ces accords du point de vue des élections à venir : ces dernières n’enfreignent absolument en rien les accords de Minsk, qui ne parlent de manière claire et indiscutable que des élections locales, c’est-à-dire municipales, et absolument pas des élections devant désigner les députés et le chef de l’État !!! Il faudrait que les employés de l’ambassade américaine à Kiev apprennent à lire avant d’écrire de telles âneries.

Mais le point le plus important et qui a scandalisé les gens dans ce tweet, c’est l’appel au boycott des élections qui se trouve dedans. Ceci s’appelle de l’ingérence dans le processus électoral d’un pays étranger.

Au nom de quoi les États-Unis seraient-ils habilités à dire aux habitants du Donbass ce qu’ils doivent faire ou non ? Le Donbass serait-il devenu par miracle le 51e état des États-Unis ? Pas que je sache aux dernières nouvelles. Merci donc à l’ambassade des États-Unis à Kiev de nous épargner ses « ordres ».

Il serait temps que les États-Unis comprennent une bonne fois pour toute que le Donbass n’est pas le reste de l’Ukraine. Ce n’est pas parce que les autorités ukrainiennes actuelles se plient à tous les desiderata de Washington que le Donbass va faire de même.

Le Donbass a clairement exprimé sa volonté de quitter l’Ukraine, de manière démocratique via un référendum le 11 mai 2014, et il compte bien faire entendre sa voix de nouveau de manière démocratique le 11 novembre 2018 pour élire ses gouvernements et ses parlements.

Le vote est quand même la base de tout système démocratique. Appeler à boycotter des élections c’est manquer totalement de respect pour la démocratie, comme l’a rappelé la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova.

« Les élections sont l’institution centrale de la démocratie. C’est pourquoi l’appel au boycott que nous entendons actuellement de la part de l’État qui se considère comme un bastion démocratique est particulièrement impressionnant. Les tentatives visant à appeler la Fédération de Russie à influencer d’une manière ou d’une autre les prochaines élections font également sourciller », a-t-elle rappelé sur le site du ministère des Affaires étrangères.

« Nous voudrions souligner que les républiques décident de manière indépendante de leurs politiques intérieures, y compris la décision d’organiser les élections des chefs de l’État et des parlements. Apparemment, les patrons occidentaux de l’Ukraine s’immiscent ouvertement dans les affaires intérieures des États, habitude dont ils accusent les autres, en oubliant le fait que les acteurs des relations internationales n’appliquent pas tous ce principe douteux de politique étrangère », a-t-elle ajouté avant de conclure en disant que si Kiev et ses patrons avaient des questions concernant les républiques et les élections, il leur suffisait de contacter directement les représentants de la RPD et de la RPL.

Comme on le voit, la mascarade organisée à l’ONU n’a pas suffi à calmer la crise d’hystérie qui s’est emparée de Kiev et de ses patrons occidentaux devant ce qui est l’expression même de la démocratie, de la voix du peuple.

Il faut vraiment que ces gens là soient terrifiés par le fait que le peuple puisse s’exprimer (et par ce que le peuple va exprimer) pour piquer ainsi des crises à rallonge.

Quoi qu’il en soit, dimanche, les habitants de la RPD et de la RPL iront voter pour élire leurs députés et leurs chefs d’État, et redire, une fois de plus, quatre ans et demi après le référendum d’indépendance, que le Donbass est libre, indépendant, et qu’il n’obéit qu’à une seule voix : celle de son peuple.

Christelle Néant

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Porochenko exige que les hiérarques de l’UOC-MP quittent l’Ukraine

L'UOC-MP en dangerDans une diatribe qui tient plus de la folie que du discours d’un dirigeant sensé, le président ukrainien a qualifié les représentants de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP) de représentants de l’Église orthodoxe de Russie, et a exigé qu’ils quittent le territoire ukrainien.

Ce discours a été prononcé par Petro Porochenko lors d’une conférence internationale.

« L’Église orthodoxe de Russie est un élément du système politique russe. Qui l’a dit ? Poutine. Il a déclaré que la Russie repose sur deux piliers : l’Église orthodoxe russe et les armes nucléaires. », a déclaré le président ukrainien.

Fait marquant, au lieu d’utiliser l’adjectif « русская» pour qualifier l’Église orthodoxe de « russe », Porochenko a utilisé en début de phrase l’adjectif « российская » qui s’utilise pour qualifier ce qui a trait à l’État russe (par exemple la fédération de Russie se dit Российская Федерация). D’où le fait que je l’ai traduit par « de Russie » plutôt que par « russe ». Par contre quand il cite Poutine, il utilise bien l’adjectif « русская» pour qualifier l’Église orthodoxe (pour la cohérence des propos on repassera).

Porochenko s’est ensuite lancé dans une diatribe contre l’Église orthodoxe russe qui serait selon lui, présente en Ukraine.

« Est-il normal que le Kremlin réunisse en urgence le Conseil de Sécurité russe sous la direction de Poutine avec comme question à son agenda – comment protéger l’Église orthodoxe russe en Ukraine ? Mes chers, vous n’avez rien à faire ici. Rien à faire avec votre Église, rien à faire avec vos forces armées, rien à faire avec vos armes. Rentrez chez vous en Russie, » a conclu le président ukrainien.

Je passerai sur la divagation concernant la présence de l’armée russe en Ukraine, qui tient du délire paranoïaque psychotique, et qui n’a rien à voir avec les faits réels, pour aller directement à la partie qui concerne l’Église orthodoxe.

Comme l’a très bien répondu l’Église orthodoxe russe elle-même, cette déclaration est du délire, car il n’y a pas d’Église orthodoxe de Russie en Ukraine. Il y a une Église orthodoxe ukrainienne, qui dépend du Patriarcat de Moscou, mais qui dispose d’une très large autonomie.

« En Ukraine, il n’y a pas de représentants de « l’Église orthodoxe de Russie », en fait, d’après les diptyques du monde orthodoxe, cette organisation orthodoxe est totalement inconnue. L’Église orthodoxe ukrainienne ne représente personne d’autre que le peuple ukrainien, qui soutient, dans sa grande majorité, l’Église et son Primat » a déclaré l’Église orthodoxe russe à l’agence RIA Novosti.

De plus, lorsque la Russie a déclaré vouloir défendre l’Église orthodoxe canonique en Ukraine, elle avait été très claire sur le fait que cela se ferait par la diplomatie et les moyens politiques. La Russie n’a jamais menacé de déclencher une guerre pour régler le problème !!!

Rajoutons à cela que le Métropolite Onuphre, comme le reste de son clergé, est né en Ukraine. Et qu’il n’a donc aucune raison de quitter ce qui est son pays natal !

Alors à quoi rime cette énième crise d’hystérie de Porochenko ? Pourquoi désigner le Métropolite Onuphre et ses hiérarques comme des représentants de l’Église orthodoxe de Russie qu’ils ne sont pas ?

Comme l’a très bien analysé Karine Béchet-Golovko, il s’agit de présenter les hiérarques de l’UOC-MP comme des agents de Moscou pour justifier les futures persécutions à leur encontre. Pas seulement comme des agents russes, non comme des agents de l’État russe ! D’où l’utilisation du qualificatif « российская », pour bien marquer que l’UOC-MP n’est pas seulement liée à la Russie, mais à l’État russe, et donc au Kremlin !

Mais pourquoi les persécuter ? Parce qu’ils refusent de se plier aux injonctions des autorités ukrainiennes de faire partie de la mascarade pour l’octroi de l’autocéphalie.

Car l’accord signé en grande pompe par Porochenko et le Patriarche de Constantinople Bartholomée contient une clause qui va faire tout capoter si l’UOC-MP ne joue pas le jeu. Une clause que Porochenko n’a pas mise en avant (et on va comprendre pourquoi) quand il s’est vanté d’avoir signé cet accord avec Constantinople, mais qui est d’une importance cardinale.

Cette clause indique que l’autocéphalie ne pourra être accordée qu’une fois la réunification de toutes les Églises orthodoxes ukrainiennes accomplie, et qu’un Primat aura été élu à la tête de cette Église unifiée !

Et c’est là que le joli plan de Porochenko d’obtenir l’autocéphalie avant la fin de l’année se casse la figure sur la réalité. Car Porochenko a eu beau clamer à tour de bras lors de la signature de cet accord que l’autocéphalie était le souhait des Ukrainiens et même d’une partie du clergé de l’UOC-MP, en réalité il n’en est rien !

Votant les uns après les autres, les différents diocèses de l’UOC-MP, dont Odessa, Kharkov, Rovno, Kherson, Zaporojié, Dnipropetrovsk, Kirovograd, et d’autres, ont clairement soutenu en masse le Métropolite Onuphre et son refus de demander l’autocéphalie.

Malgré les menaces de violences, et les tentatives de les amadouer en leur promettant monts et merveilles, les autorités ukrainiennes n’ont pas réussi à briser l’unité de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

[Note : Par contre, les actes anti-canoniques du Patriarcat de Constantinople commencent à avoir des effets sur sa propre Église. Ainsi, le frère Mark Tyson, recteur de la Dormition de la Mère de Dieu de l’Église orthodoxe de Bluefield qui dépendait du Patriarcat de Constantinople, a annoncé quitter ce dernier pour se rattacher au Patriarcat de Moscou.]

Preuve du climat délétère dans lequel ces votes ont eu lieu, à Dnipropetrovsk, celui-ci a eu lieu sous surveillance de la police et du SBU, pour empêcher l’éclatement d’un conflit religieux.

Or si l’UOC-MP ne participe pas à la réunification, alors l’autocéphalie ne peut être accordée. Et comme l’a souligné Karine Béchet-Golovko, la tentation devient alors grande pour Kiev d’éliminer physiquement ceux qu’elle ne peut pas faire plier à ses desiderata.

Quoi de mieux alors que de désigner le Métropolite Onuphre et ses hiérarques comme des agents du Kremlin. Plusieurs sont déjà sur le site Mirotvorets (qui liste les « ennemis de l’Ukraine » et où plusieurs dissidents ont vu leurs données personnelles publiées avant d’être assassinés), et cette déclaration de Porochenko peut être vue comme un feu vert accordé à tous les néo-nazis du pays de faire ce que le président ukrainien ne peut pas faire lui-même de manière officielle : supprimer la variable qui pose problème dans l’équation en éliminant le Primat et les hiérarques de l’UOC-MP.

Et pour ceux qui croient que mes paroles sont exagérées, il suffit de voir le joli « lapsus » révélateur qu’a fait un des archevêques de Constantinople, Job de Telmessos, à propos de l’UOC-MP, suite au processus engagé par le Patriarcat Œcuménique. Dans cette interview à la BBC, ce monsieur prend ses désirs pour la réalité, et montre bien le niveau de « respect » que le Patriarcat de Constantinople a pour l’Église orthodoxe ukrainienne canonique…

« Du point de vue canonique […] aujourd’hui en Ukraine, l’UOC-MP n’existe plus. Tous les évêques d’Ukraine sont maintenant évêques de facto du trône œcuménique et ils doivent maintenant attendre la directive du Patriarcat œcuménique sur leur fonctionnement ultérieur, » a-t-il déclaré.

Pour cet archevêque, la décision du Synode du patriarcat de Constantinople a « aboli la juridiction de l’Église russe sur la hiérarchie ukrainienne, de sorte que tous les évêques orthodoxes d’Ukraine sont désormais considérés comme ministres du trône œcuménique, quelles que soient les trois églises (le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat non reconnu de Kiev et l’Église autocéphale d’Ukraine), où ils officiaient auparavant ».

Inutile de dire que ces propos sont du délire total. Constantinople n’ayant en aucun cas le droit d’abolir la juridiction de l’Église russe où que ce soit. Mais ces propos montrent bien que Bartholomée se prend pour le pape orthodoxe qu’il n’est pas, et que Constantinople aimerait bien se débarrasser de l’épine que constitue l’existence même de l’UOC-MP en Ukraine.

Et pendant que le président ukrainien jette de l’huile sur le feu, les paroisses de l’UOC-MP s’organisent pour faire face aux tentatives de prise de contrôle violente de leurs églises par des groupuscules ultra-nationalistes ou néo-nazis ukrainiens. Des groupes d’hommes se relayent ainsi pour protéger certaines églises, qui ont déjà vu plusieurs tentatives de prise de contrôle de force. Parfois ce sont des groupes de sécurité, parfois même la police qui jouent ce rôle de protection pour les sites les plus importants comme le monastère de Pechersk à Kiev.

Et pour ceux qui se disent que le refus de l’UOC-MP ne repose que sur des motifs politiques ou futiles, je vous encourage à aller lire cet article, sur la fresque ouvertement néo-nazie que Philarète (le « Patriarche » de l’Église orthodoxe ukrainienne schismatique, l’UOC-KP) a bénie. Ensuite allez lire une interview du Métropolite Onuphre, et vous verrez le gouffre intersidéral qu’il y a entre les deux Primats.

Allez aussi regarder cette très bonne vidéo traduite en français et sous-titrée par Laurence Guillon (activez les sous-titres)

Si le Métropolite Onuphre est un véritable chef spirituel, Philarète montre chaque jour qu’il n’est qu’un politicien paré des attributs vestimentaires du clergé. C’est là le gouffre infranchissable qui sépare les Églises orthodoxes ukrainiennes. Alors que l’UOC-MP s’occupe du salut des âmes, l’UOC-KP s’occupe de bénir des néo-nazis et leurs « oeuvres » (qu’elles soient guerrières, génocidaires ou artistiques).

Et avec le signal que Porochenko a adressé aux ouailles de l’UOC-KP, le risque qu’éclate une guerre de religion en Ukraine n’a fait que grimper d’un cran.

Christelle Néant

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Kiev invente de nouvelles tactiques pour saboter les discussions à Minsk

MinskEn matière de sabotage des discussions des groupes de contact qui ont lieu régulièrement à Minsk, l’Ukraine fait preuve d’une inventivité sans pareil. Si Kiev mettait le même entrain à appliquer les accords de Minsk, qu’elle en met à les saboter, ces derniers seraient déjà mis en œuvre et la guerre dans le Donbass serait terminée depuis longtemps.

Depuis quatre ans, Kiev invente ainsi sans cesse de nouvelles façons de saborder les discussions des groupes de contact qui sont censés permettre la mise en œuvre des accords de Minsk que l’Ukraine a signés.

Envoi de représentants sans mandat clair ou sans autorisation de signer quoi que ce soit, refus de ces derniers de venir, changement de sujet de discussion pour ne surtout pas aborder les thèmes prévus dans l’agenda, et même changement régulier de représentants pour obliger à recommencer les mêmes négociations sans fin. Après tout cela on pensait que l’Ukraine avait épuisé la liste des options disponibles.

Eh bien non. Le 6 novembre, en plus d’utiliser une fois de plus la bonne vieille tactique de la diversion qui a fait ses preuves, en refusant d’aborder tout autre sujet que les élections qui doivent avoir lieu en République Populaire de Donetsk (RPD) et en République Populaire de Lougansk (RPL) le 11 novembre, l’Ukraine a inventé une nouvelle technique d’esquive : envoyer un même représentant pour assister à deux groupes de contact qui se réunissent au même moment (peut-être que Kiev croit que ses représentants ont le don d’ubiquité) ! Le tout en lui accordant un mandat plus que limité qui ne lui permet pas de discuter de grand-chose.

Rodion Mirochnik, représentant de la RPL à Minsk, a ainsi déclaré que « les représentants ukrainiens ont tenté de perturber les réunions du sous-groupe politique et du groupe de contact, en insistant pour que les prochaines élections en RPL et en RPD soient discutées au lieu des questions à l’ordre du jour des réunions, notamment le statut spécial du Donbass, le retrait des troupes et du matériel militaire et l’échange des prisonniers ».

« L’attention que Kiev porte aux élections est très étrange car les autorités ukrainiennes ont déjà déclaré qu’elles ne reconnaîtraient pas leurs résultats. Cela devrait être suffisant pour eux », a ajouté l’envoyé de la RPL.

Monsieur Mirochnik a aussi rappelé que « les élections ont été organisées pour former des organes gouvernementaux de manière démocratique, ce qui est très important, en particulier pour la poursuite des négociations de Minsk ».

« Cependant, l’Ukraine est plus intéressée à créer le chaos dans les républiques du Donbass et à perturber l’ensemble du processus de Minsk qu’à résoudre le conflit », a conclu le représentant de la RPL.

Voilà ce que l’Occident appelle « l’application des accords de Minsk par l’Ukraine »… Une vision fascinante des faits offerte par la novlangue occidentale pour qui la guerre c’est la paix, l’esclavage c’est la liberté, et saborder les négociations c’est appliquer les accords de paix…

Ces deux techniques de sabotage ont malheureusement porté leurs fruits, puisque dans de telles conditions il était impossible de mener des discussions utiles et constructives.

Avec un seul représentant ukrainien pour le sous-groupe de contact économique et le sous-groupe de contact humanitaire, il était impossible de discuter à la fois de l’échange de prisonniers (qui doit avoir lieu au format « tous contre tous ») et de la reconstruction du pont de Stanitsa Louganskaya (qui sert de point de passage entre la RPL et l’Ukraine).

« Ce fait a été noté par les coordinateurs des groupes de contact de l’OSCE qui ont regretté l’absence de résultats sur ces sujets, » a déclaré la ministre des Affaires étrangères de la RPD, Natalia Nikonorova.

Le travail dans le groupe de contact dédié aux questions de sécurité n’a pas été plus fructueux, puisque l’Ukraine a rejeté la proposition de la RPD et de la RPL de relancer le processus de désengagement des forces dans le Donbass.

Le tout dans l’indifférence de la Mission Spéciale de Surveillance (MSS) de l’OSCE, et ce, alors que le désengagement des forces le long de la ligne de contact est un point majeur des accords de Minsk qui conditionne l’application de plusieurs autres points de ces mêmes accords.

« Les représentants des républiques ont proposé que le groupe de contact fasse une déclaration exhortant les parties à mettre fin à toutes les violations [du cessez-le-feu NDLR] enregistrées par la Mission Spéciale de Surveillance de l’OSCE et à relancer ainsi sa mise en œuvre [du désengagement des forces NDLR] mais malheureusement il n’y a eu aucune réaction de la direction de la MSS de l’OSCE quand la délégation ukrainienne a refusé cette proposition, » a ajouté Natalia Nikonorova.

Cette absence de réaction de l’OSCE est de mauvaise augure, alors que le nouveau chef adjoint de la mission a été présenté lors de cette même réunion des groupes de contact à Minsk. Si Mark Etherington ne veut pas se « hisser » au même niveau de réputation d’inutilité et de complaisance envers Kiev que son prédécesseur, Alexander Hug, il ferait bien de se ressaisir.

La seule satisfaction à l’issue de la réunion du 6 novembre fut le rejet de la demande ukrainienne de condamner les élections qui doivent avoir lieu en RPD et en RPL le 11 novembre.

« L’initiative de Kiev d’adopter une déclaration du Groupe de contact condamnant les élections du 11 novembre en RPL et en RPD n’a pas trouvé de soutien parmi ses membres », a déclaré Rodion Mirochnik.

La question est donc désormais : qu’est-ce que Kiev va inventer après que les élections aient eu lieu pour perturber encore une fois les prochaines discussions qui auront lieu à Minsk le 22 novembre ? Les paris sont ouverts…

Christelle Néant

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Début du vote anticipé en RPD avant les élections du 11 novembre

ElectionsLe vote anticipé a commencé en République Populaire de Donetsk (RPD) mardi, à la veille des élections législatives et du chef de la République du 11 novembre.

Les soldats d’une unité militaire du district de Vorochilovski à Donetsk ont été les premiers à voter. Les bulletins de vote et une urne mobile avaient été livrés dans les locaux de l’unité par des membres de la commission électorale n° 73.

Avant le vote, deux fonctionnaires électoraux vérifient les données du passeport de l’électeur et expliquent la procédure avant de remettre les bulletins de vote. Le troisième représentant de la commission électorale surveille le processus.

Le vote anticipé en RPD se poursuivra jusqu’au 10 novembre. Il a été organisé pour les résidents qui ne pourront pas se rendre aux bureaux de vote le 11 novembre pour des raisons valables comme les miliciens de la RPD, a déclaré la Commission électorale centrale de la RPD.

La RPD élira son parlement et son chef de la République le 11 novembre. L’emplacement des 408 bureaux de vote est disponible sur le site Web de la CEC.

Cinq personnes se présentent à la tête de la République : Denis Pouchiline, Elena Chichkina, Roman Khramenkov, Vladimir Medvedev et Roman Yevstifeyev. Deux mouvements sociaux se disputent des sièges au Parlement : République de Donetsk et Donbass libre.

Source : DAN
Traduction : Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 3 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 3 novembre 2018 :

SITUATION MILITAIRE
0110 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’37 » – Cinq jours de bombardement continus à Sakhanka
09’22 » – L’armée ukrainienne s’acharne sur Staromikaïlovka
12’00 » – Les Forces Armées Ukrainiennes continuent de perdre des soldats

ONU
12’43 » – Mascarade à l’ONU à propos des élections qui doivent avoir lieu en RPD et en RPL

UKRAINE
2610 » – La Russie prend des sanctions contre les autorités ukrainiennes
3046 » – Kiev veut transformer l’Ukraine en dépotoir nucléaire

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
32’27 » – Google Maps renomme la Rada en « Trahison suprême »

35’10 » – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Les autorités ukrainiennes frappées par les sanctions russes

UkraineAprès plusieurs jours de suspense, le gouvernement de la fédération de Russie a finalement publié la liste complète des personnes et entités juridiques ukrainiennes touchées par les sanctions russes.

Au total, ce sont 322 citoyens ukrainiens et 68 sociétés qui sont frappés par ces contre-mesures prises en réponse aux nombreuses sanctions et actions inamicales de l’Ukraine contre la Russie. Ces sanctions incluent le gel des avoirs (y compris non monétaires) et l’impossibilité de transférer les fonds hors de Russie.

Les autorités russes ont rappelé que ces contre-mesures pourraient être levées si l’Ukraine annule ses sanctions contre les citoyens et sociétés russes.

La liste des personnes touchées inclut :
– le fils du président ukrainien, Alexeï Porochenko,
– le ministre de l’Intérieur, Arsène Avakov,
– le ministre des Infrastructures, Vladimir Omelian,
– la ministre de la Santé, Ouliana Souproun,
– le ministre de la Défense, Stepan Poltorak,
– le chef du Conseil National de Sécurité, et ex-Président ukrainien par intérim, Oleksandr Tourtchynov,
– le chef de l’État-major des Forces Armées Ukrainiennes, Viktor Moujenko,
– le chef adjoint de l’administration présidentielle, Konstantin Yelisseyev,
– le président de la Rada, Andry Parouby,
– la vice-présidente de la Rada, Irina Guerachtchenko,
– plusieurs députés ukrainiens actuellement en poste, dont Ioulia Tymochenko, Boris Tarassiouk, Andriy Biletsky, Anton Guerachtchenko, Igor Mossiytchouk, Andriy Teterouk, et Dmytro Iaroch,
– le néo-nazi et chef du parti Svoboda Oleh Tyahnybok,
– l’ultra-nationaliste ukrainienne, Irina Farion,
– le chef du SBU (services secrets ukrainiens), Vassili Gritsak, et son adjoint, Dmitry Tymtchouk,
– l’ex-Premier ministre Arseni Iatseniouk,
– le procureur général ukrainien, Iouri Loutsenko,
– le directeur général de Naftogaz, Andreï Kobolev,

Ces sanctions touchent aussi des juges de la cour constitutionnelle ukrainienne, des hommes d’affaires ukrainiens importants, des officiels de l’administration présidentielle ukrainienne, ainsi que plusieurs directeurs de grandes compagnies ukrainiennes et de sociétés contrôlées par le gouvernement ukrainien.

Concernant les 68 sociétés impactées par ces sanctions, la plupart sont dans l’industrie chimique et minière, comme Azot, Dniproazot, Ukrhimenergo, Glikohim, etc.

Le gouvernement russe a aussi pris un certain nombre de mesures pour éviter que ces sanctions n’impactent négativement l’économie de la fédération de Russie.

« Le ministère de l’Industrie et du commerce et le ministère du Développement économique de la fédération de Russie devront assurer un équilibre sur les marchés des produits de base et prévenir tout impact négatif des mesures économiques spéciales sur les activités des entreprises russes », a indiqué le gouvernement russe dans sa résolution.

Selon la déclaration, le gouvernement russe pourrait délivrer des permis temporaires pour autoriser certaines opérations des entreprises soumises aux sanctions.

Ces contre-mesures, bien que relativement étendues en termes de nombre de personnes concernées, reste limitées si on compare avec les sanctions prises par l’Ukraine contre la Russie depuis 2014 (plus de 1 200 personnes et près de 500 entreprises, organisations, et partis politiques).

Les personnes visées par les sanctions russes, sont principalement les plus russophobes. Celles qui ont lancé la guerre civile ou appellent au nettoyage ethnique dans le Donbass, celles qui appellent à la guerre contre la Russie, ou celles et ceux qui appellent à prendre toujours plus de sanctions contre le pays voisin.

De plus cette liste n’est pas figée pour toujours. Comme l’a indiqué hier le gouvernement russe, cette liste pourrait s’allonger, et les sanctions russes toucher plus de personnes et de sociétés ukrainiennes, si nécessaire.

« Il est important de comprendre que ces mesures ne sont pas définitives. Comme toute liste, elle peut être étendue ou réduite, voire supprimée de l’ordre du jour. Tout dépendra de la stratégie à venir des dirigeants ukrainiens », a déclaré le gouvernement russe.

Après des années d’une patience angélique, l’ours russe a décidé de commencer à sortir les griffes. Et il vaudrait mieux pour les autorités ukrainiennes qu’elles comprennent l’avertissement qui leur est ainsi adressé.

Faute de quoi, Moscou pourrait bien s’engager dans une escalade de sanctions et de contre-mesures envers l’Ukraine, comme cette dernière l’a fait contre la Russie depuis le Maïdan.

Christelle Néant

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Cinq jours de tirs et de bombardements des FAU sur Sakhanka (RPD)

SakhankaDu 25 au 30 octobre, nous nous sommes rendus à Sakhanka (dans le sud de la République Populaire de Donetsk), afin de mener une mission humanitaire puis d’évaluer l’évolution de la situation en termes de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne.

Arrivés le 25 octobre, nous sommes allés livrer des fruits (bananes et mandarines) aux 29 enfants de l’école du village (qui a déjà été prise pour cible plusieurs fois par l’armée ukrainienne). La vidéo complète de l’action humanitaire sera publiée sous peu.

école de Sakhanka

Nous sommes ensuite restés cinq nuits sur place pour voir si les tirs et bombardements de l’armée ukrainienne se poursuivaient de manière régulière.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que le bilan en termes de tirs et de bombardements sur ces cinq jours n’est pas des plus brillants.

Si l’armée ukrainienne n’a heureusement pas tiré sur les zones résidentielles et s’est contentée de tirer sur les positions de la milice populaire de la RPD situées en dehors du village, les tirs ont été permanents.

Pendant cinq jours et cinq nuits, des tirs se sont fait entendre de manière régulière. Plus espacés en journée (et donc plus difficiles à filmer), et plus intensifs de nuit, ces tirs n’ont laissé aucun répit aux habitants et aux soldats.

Écouter un extrait de ces tirs filmés pendant ces cinq jours

Au total sur ces cinq jours, la zone de Sakhanka a subi près d’un sixième des violations commises par l’armée ukrainienne sur l’ensemble de la ligne de front de la RPD, et a reçu un total de 151 munitions (d’un calibre supérieur à 12,7 mm) dont :

– 17 obus de char d’assaut de 125 mm ;

– 30 obus de mortier de 120 mm ;

– 22 obus de mortier de 82 mm ;

– 35 tirs de véhicule de combat d’infanterie (BMP-1) ;

– 29 tirs de lance-grenades automatique.

Il faut ajouter à cela tous les tirs de mitrailleuse lourde, de fusils de snipers et autres armes légères.

Ce total ne tient pas compte des tirs sur les positions situées près des villages environnants (Kominternovo, Leninskoye et Oktiabr).

Si on ajoute les munitions tirées par l’armée ukrainienne sur ces villages alentours, on atteint le chiffre de 404 munitions tirées sur cette petite zone située en face de Marioupol et Shirokino en cinq jours.

Le tout, alors qu’un cessez-le-feu est censé être en vigueur et que l’Ukraine et ses patrons occidentaux prétendent que Kiev respecte les accords de Minsk… De leur côté, les soldats de la RPD appliquent strictement les ordres qui sont de ne pas répondre à ces tirs de provocation.

Bien que ces tirs n’aient pas touché les zones résidentielles, l’usage intensif des chars d’assaut le soir du 28 octobre a marqué les habitants (audibles à partir de 4’14 dans la vidéo ci-dessus). Le lendemain lorsque nous avons croisé Lioudmilla (la femme que nous avions aidée il y a quelques mois en arrière), cette dernière m’a dit avoir été terrifiée par ces tirs et s’être réfugiée dans sa cave au cas où.

Durant ces cinq jours heureusement, aucun de ces tirs n’a atteint d’habitations ni de civils, évitant destructions et victimes. Mais aucune désescalade ne se profile à l’horizon alors que l’hiver s’installe, et rien ne garantit que les prochains bombardements de l’armée ukrainienne ne toucheront pas de nouveau les zones résidentielles.

Christelle Néant

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