Porochenko utilise la loi martiale pour éliminer l’Église orthodoxe canonique

Église orthodoxe ukrainienneComme je le craignais il y a plusieurs semaines en arrière, et comme l’a aussi prédit Rostislav Ishchenko dans son analyse cette semaine, Petro Porochenko a décidé de se débarrasser de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou (UOC-MP), utilisant pour cela la loi martiale récemment votée.

Puisque l’UOC-MP refuse de jouer dans la mascarade organisée par Porochenko et le Patriarche de Constantinople, Bartholomée, le président ukrainien a décidé de se débarrasser de la variable qui pose problème dans l’équation lui permettant d’obtenir l’autocéphalie tant désirée.

La conclusion de Rostislav a été confirmée par des députés de la Rada issus du Bloc d’Opposition. Pour Iouri Pavlenko, le gouvernement ukrainien va utiliser la loi martiale pour intimider ceux qui ne soutiennent pas l’autocéphalie en Ukraine, et pour Vadim Novinski, cela pourrait même encourager les ultra-nationalistes à voler d’autres églises dans la perspective de l’obtention de l’autocéphalie (pour rappel plus de 50 églises de l’UOC-MP ont été volées par la force par les partisans de l’Église orthodoxe schismatique du Patriarcat de Kiev, l’UOC-KP).

Vadim Novinski a ainsi indiqué sur sa page Facebook que la loi martiale a été introduite dans les régions où l’Église orthodoxe ukrainienne canonique a un fort soutien de la population, ce qui pourrait affecter négativement la situation religieuse déjà tendue dans le pays et encouragerait les ultra-radicaux à s’en prendre aux églises de l’UOC-MP.

« Si le gouvernement reçoit au moins un signal encourageant d’Istanbul concernant le tomos [d’autocéphalie NDLR], rien ne pourra arrêter les sbires du régime dans leur désir de s’emparer des églises et de remodeler radicalement la carte religieuse, » a-t-il écrit.

« La loi martiale leur donne cette possibilité, en dépit des assurances données par Petro Porochenko que les droits civils ne seront pas violés et que l’État ne s’immiscera pas dans les affaires de l’Église », a noté Novinsky, ajoutant qu’il entend surveiller étroitement les droits religieux dans les régions où la loi martiale a été appliquée et informer rapidement les organisations internationales et les missions diplomatiques de toute violation.

Et pour comprendre à quel point les promesses de Porochenko n’ont de valeur que pour ceux qui les écoutent, il suffit de voir ce qu’a déclaré Andreï Iourach, directeur du département des affaires religieuses et des nationalités du ministère ukrainien de la Culture, dans une interview accordée au média ZIK.

Bien que la mise en œuvre de la loi martiale n’affecte pas directement la sphère religieuse, a dit Andreï Iourach, « elle peut catalyser davantage tout ce qui se passe dans la société et ce que celle-ci attend. Cela pourrait inspirer de grands groupes sociaux à réaliser rapidement leur attente stratégique d’une église locale unie. »

Mais en réalité cette loi martiale affecte déjà directement la sphère religieuse, comme le craignait Rostislav Ishchenko. Ainsi, hier le Métropolite Paul, Père Supérieur de la laure de Kiev-Petchersk a déclaré que les autorités ukrainiennes lui mettaient la pression, et risquaient de lui faire subir des perquisitions.

« De nombreuses questions se posent quant à la légitimité des actions des autorités. Ces actions ne sont pas légitimes, il y a des pressions sur moi, des menaces, des appels téléphoniques et beaucoup d’autres choses. Je ne peux pas citer les raisons, je ne les connais pas », a-t-il déclaré lors d’une réunion d’information jeudi.

Le Métropolite a également déclaré que les autorités avaient engagé des poursuites contre lui.

« Ils m’ont accusé de mauvaise attitude envers le Patriarche Bartholomée, d’être à l’origine des tensions religieuses, mais je le traite avec beaucoup de respect comme un patriarche », a dit le Père Supérieur de la laure.

Le Métropolite n’exclut pas que les autorités exercent une pression plus forte sur lui ni même qu’elles procèdent à des perquisitions.

« Je ne serais pas surpris qu’il y ait des fouilles et encore plus de violence », a-t-il dit. Dans le même temps, le métropolite a dit qu’il ne savait pas qui a initié les poursuites contre lui, car elles sont confidentielles.

À peine un jour après cette déclaration, la prophétie du Métropolite Paul se réalise. Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont ainsi débarqué chez lui aujourd’hui, 30 novembre, pour mener une perquisition.

Les agents du SBU sont arrivés chez lui à 8 h du matin, et sans présenter aucun chef d’accusation, ont commencé à fouiller la maison située dans le village de Voronkov (région de Kiev). Le Métropolite Paul ne se trouvait pas sur place au moment de la fouille.

Comme on peut le voir, peu importe que la loi martiale ne s’applique pas à la région de Kiev, le SBU agit déjà comme si c’était le cas, ne justifiant la fouille qu’a posteriori avec des arguments qui prêteraient à sourire si la situation ne risquait pas de dégénérer en guerre de religion tragique. D’après le Métropolite Paul, le SBU a agi directement sur ordre de Petro Porochenko, comme le permet la loi martiale !

« Les forces de l’ordre procèdent à des perquisitions au lieu de résidence et à l’emplacement de la propriété qui appartient au métropolite Paul (Lebed). Les perquisitions ont lieu dans le cadre de l’affaire pénale en vertu de la partie 2 de l’article 161 du code pénal ukrainien – « Violation de l’égalité des citoyens selon la race, la nationalité, les croyances religieuses, incitation à la haine interconfessionnelle », » a déclaré le SBU.

Quand on voit que l’UOC-MP et son Métropolite, Onuphre, ne tiennent que des paroles d’apaisement, d’appel au calme et à la prière, quand Philarète (« Patriarche » de l’UOC-KP, l’Église schismatique) bénit des fresques et des criminels de guerre néo-nazis, dit que les résidents du Donbass doivent payer par leurs souffrances et leur sang leurs volontés sécessionnistes, et dit ouvertement vouloir dépouiller l’UOC-MP de ses églises, on doit se pincer pour vérifier qu’on ne rêve pas en lisant l’acte d’accusation.

L’incitation à la haine interconfessionnelle c’est Porochenko et Philarète qui en sont coupables. Pas Le Métropolite Onuphre, ni le Métropolite Paul !

Après avoir fait annuler l’acte de transfert de la laure de Potchaïev à la communauté monastique qui l’occupe, et qui appartient à l’UOC-MP, cette perquisition marque le premier pas vers les persécutions religieuses initiées par Petro Porochenko contre l’Église orthodoxe ukrainienne canonique.

Pourquoi ? Parce que la situation devient urgente. L’UOC-MP refusant de jouer à la mascarade de l’autocéphalie en se réunifiant avec les Églises schismatiques, Porochenko doit s’en débarrasser. Car pour l’instant, faute de réunification, le Patriarcat de Constantinople a dû postposer le processus d’attribution de l’autocéphalie. Comme je l’avais dit, il y a quelques semaines en arrière, sans réunification il n’y aura pas d’autocéphalie. Or Porochenko en a besoin pour redorer sa côte de popularité.

Si le synode du Patriarcat de Constantinople (qui vient de se réunir) a préparé par anticipation la charte constitutionnelle de la future Église autocéphale ukrainienne une fois le tomos accordé, celui n’est toujours pas obtenu, car la date du concile d’unification n’a toujours pas pu être fixée, puisque l’UOC-MP refuse de participer à ce processus complètement anti-canonique.

Et comme l’a très bien dit Rostislav Ishchenko, il ne faut pas s’y tromper, les hiérarques de l’UOC-MP ne seront que les premiers d’une longue, très longue liste de personnes qui vont se retrouver dans la ligne de mire de Porochenko, et persécutés en conséquence.

Que les membres de l’opposition à Porochenko qui sont issus du Maïdan se souviennent de ce texte de Martin Niemöller :

« Ils sont d’abord venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas socialiste
Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas syndicaliste
Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas juif
Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour me défendre. »

Ils viendront d’abord chercher les hiérarques et fidèles de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou, puis ils viendront chercher les membres de l’opposition anti-Maïdan, et ils finiront avec ceux qui ont soutenu ce putsch.

La révolution « de la dignité », comme toutes les révolutions, dévorera alors ses propres enfants. Il sera alors trop tard pour hurler à la dictature…

Christelle Néant

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L’Ukraine va devenir une dictature terroriste ou se désintégrer

PorochenkoDepuis le coup d’État qui a eu lieu à Kiev en février 2014, j’ai soutenu et j’affirme que, quelle que soit la personne qui dirigera l’État et quelle que soit la force politique chargée de gouverner le pays, le régime de Kiev suivra la voie de la radicalisation jusqu’à se transformer en une dictature ouvertement terroriste.

C’est la loi de l’histoire. C’est aussi inévitable que le lever du soleil le matin. Le soleil se lève, que vous croyiez en son existence ou non, et que vous voyiez le processus du lever du soleil ou que le ciel soit couvert de nuages.

La seule alternative à la dégénérescence du régime en dictature terroriste est la désintégration du pays – qui n’a pu faire face à ses problèmes – avant que le régime ne parvienne à passer par toutes les étapes de la dégénérescence. Ce n’est d’ailleurs pas la meilleure option, car il n’y aura pas d’annihilation naturelle des structures nazies oligarchiques. Elles resteront dans la société post-ukrainienne et auront un effet toxique sur tous les systèmes politiques qui grandiront sur les ruines de l’Ukraine.

En introduisant la loi martiale dans dix régions d’Ukraine et dans les eaux territoriales de la mer d’Azov, Petro Porochenko a fait l’avant-dernier pas vers la réalisation de l’option militaire de son maintien au pouvoir. Le régime a clairement démontré son incapacité à garder le contrôle du pays dans le cadre de procédures même quasi-démocratiques. La terreur dissimulée du SBU et des escadrons de la mort nazis ne suffit plus. Il est nécessaire de refuser officiellement le respect des « droits et libertés démocratiques » non seulement en ce qui concerne les « séparatistes » et les « vatniks » (les Russes NDLR), mais aussi les « patriotes » patentés du Maïdan.

Il ne faut pas se laisser abuser par le succès relatif de l’opposition, qui a réussi à réduire la période de la loi martiale à 30 jours et à la limiter à une partie du pays. Nous avons affaire à l’Ukraine, et là-bas, comme nous le savons depuis l’époque de Iouchtchenko, les lois sont reniflées afin de sentir leur esprit, et ne sont pas exécutées à la lettre.

Donc, en lisant la disposition sur le régime juridique de la loi martiale et en essayant de déduire les actions futures de Porochenko et de l’opposition, nous devons partir du fait que la loi sera interprétée par les deux parties de la manière qui leur est profitable. En particulier, l’opposition prétendra qu’il n’y a pas de loi martiale, car elle n’a pas été déclarée dans la capitale.

Porochenko a beaucoup plus de possibilités. Le compromis obtenu à la Rada était en sa faveur, quel que soit le point de vue de l’opposition. Le plus important, c’est que la loi martiale a été introduite, fût-ce partiellement. Il peut maintenant utiliser dans ses décrets l’expression « sur base de la loi martiale », et il peut alors exiger ce qu’il veut.

Par exemple, la loi martiale permet de limiter les activités des forces politiques et des médias destructeurs. Sauf qu’ils n’opèrent pas dans des zones spécifiques, mais dans toute l’Ukraine. Et cela signifie qu’une agence de presse ou, supposons, un parti, sera complètement fermé, et pas seulement ses filiales dans les régions où la loi martiale a été imposée. De même, si on le souhaite, toute autre disposition du régime juridique de la loi martiale peut être étendue à l’ensemble du pays, sans rien changer à la décision de la Rada.

Un autre joli bonus pour Porochenko : la loi martiale ou l’état d’urgence est toujours plus facile à instaurer qu’à annuler. Les autorités s’habituent à travailler sans contrôle, la bureaucratie et les politiciens commencent à comprendre le charme de la dictature, car ils font partie de cette dictature. Le travail de l’opposition est difficile, et donc, jour après jour, elle perd du terrain. Il sera donc plus facile de prolonger la loi martiale de Porochenko que de l’introduire.

Comme je l’ai dit, Porochenko a fait l’avant-dernière pas vers l’établissement d’une dictature ouvertement terroriste et vers une solution brutale au problème des élections. L’avant-dernier, non pas parce que la loi martiale n’est pas imposée partout et pas pour toujours, mais seulement en l’absence d’une décision finale sur le début de la répression par la force de l’opposition. Porochenko hésite encore. Soit il a simplement, comme d’habitude, peur, soit (quoique peu probable) il comprend qu’il peut écraser l’opposition et établir une dictature, mais qu’il ne pourra pas rester à la tête de cette dictature pendant longtemps. Les dictateurs doivent posséder au moins une certaine popularité – idéalement élevée – parmi le peuple, qui leur remet le pouvoir absolu pour la destruction des « parasites », « compradors », « cinquième colonne », etc. Un dictateur avec une cote de zéro, c’est un non-sens. Mais la dictature est un système de gestion très pratique pour la bureaucratie. Par conséquent, il est plus facile pour l’appareil d’État de changer le dictateur (du moins pour un officier de sa garde personnelle, si tous les politiciens se sont retirés d’ici là) que d’abandonner la dictature en raison de sa faiblesse personnelle et de son impopularité.

Néanmoins, peu importe à quel point Porochenko a peur, peu importe comment il tire le chat par la queue (en gros, ce qu’il fait maintenant, il aurait dû le faire en juillet-septembre 2014), la logique des processus historiques nous amène au prochain, et dernier, pas. Si Porochenko ne le fait pas, quelqu’un d’autre le fera à la place de Porochenko et contre Porochenko. Si l’opposition parvient à prendre le pouvoir, elle n’abandonnera pas non plus la loi martiale et appliquera exactement les mêmes méthodes et avec le même résultat, que ce pour quoi Porochenko est maintenant critiqué.

Cependant, le sort des araignées oligarchiques nazies dans le bocal ne nous intéresse guère. Non pas parce que ce sont de mauvaises personnes, mais uniquement parce que c’est la conclusion inéluctable de 2014, quand ils ont pris le pouvoir. Ils peuvent prolonger leur agonie dans le temps (ce qui brise les destins des individus vivant dans le temps physique, mais passe complètement inaperçu à l’échelle du temps historique dans lequel vivent les États), mais ils ne peuvent ni empêcher leur fin inévitable ni changer sa forme ou le contenu de leurs actions.

Il est beaucoup plus important de voir comment les actions de Porochenko affecteront les opposants anti-Maïdan du régime actuel. J’écris « anti-Maïdan » parce qu’ils incluent un large éventail de groupes et de personnes qui ont des opinions différentes – souvent diamétralement opposées – et qui sont même souvent en guerre les unes contre les autres. Indépendamment de leurs convictions, les communistes les plus authentiques (à ne pas confondre avec le « Parti communiste d’Ukraine ») sont également exposés au même danger, de même que la gauche plus radicale, les monarchistes et les libéraux pro-russes qui scandent « Poutine a trahi » – en général, les partisans du spectre des opinions politiques qui ne sont pas représentées dans la Rada et qui sont expulsées du champ politique, mais qui, si elles étaient légalisées, occuperaient une place au Parlement à gauche du centre (même s’ils sont partisans de la restauration de la monarchie des Romanov, car ils ne peuvent être assis à côté des nazis qui occupent la droite). Ces forces dans la société ukrainienne portent le nom conditionnel de gauche et pro-russe. J’utilise le terme « anti-Maïdan » parce qu’ils ne sont pas tous de gauche et qu’ils ne sont pas tous pro-russes, mais ils sont tous des opposants au Maïdan et au régime actuel.

Ainsi, avant de répandre les méthodes de la dictature terroriste pour combattre l’opposition issue du Maïdan, les autorités doivent travailler sur l’opposition anti-Maïdan. Premièrement, une partie importante de l’opposition anti-Maïdan, du moins ceux qui sont restés actifs et qui essaient de se battre, coopère avec les forces qui s’opposent à Porochenko dans l’espace légal, pas uniquement avec les soi-disant représentants du sud-est (les politiciens ukrainiens qui prétendent représenter le sud-est du pays NDLR), mais également avec ceux qui sont des supporters invétérés de Tymochenko (ce qui n’est pas surprenant, car certains « représentants du sud-est » travaillent pour Tymochenko, d’autres pour Porochenko). En d’autres termes, en les frappant, le régime prive l’opposition de certaines possibilités de propagande. Le travail de ces personnes n’est peut-être pas très visible, mais il mobilise contre Porochenko de larges couches d’opposants convaincus du régime, qui autrement seraient dans l’apathie et seraient exclus de la politique.

Deuxièmement, l’opposition issue du Maidan ne peut que soutenir, au moins tacitement, et en grande partie publiquement, la répression contre les anti-Maïdan. Cela divisera le front d’opposition uni des pro et anti-Maïdan qui se forme contre Porochenko.

Troisièmement, la répression directe comme moyen de lutte politique sera légalisée dans l’espace politique et sanctifiée par le soutien de l’opposition. Encore une fois, quel contraste avec ce qui se passe aujourd’hui, où la répression est également appliquée, mais elle ira de sa forme cachée – en supposant le respect formel de la législation, quoique avec de nombreuses perversions – à une répression ouverte, comme moyen individuel et autonome d’exercer une pression sur des opposants politiques. Même en 2014 et même à Dnipropetrovsk, où Filatov et Korban se sont vantés publiquement d’avoir enterré des centaines d’opposants au régime dans des champs, la répression n’avait aucun caractère public – les meurtres ont eu lieu en secret, même si les assassins ne l’ont pas caché. Korban et Filatov ont également compris la nature illégale de leur activité, tout comme les employés du SBU comprennent l’illégalité de leurs actions – enlèvement et torture des opposants au régime. Maintenant, tout cela, sauf la torture, sera consacré par la loi.

Bien sûr, je ne veux pas dire que le régime commencera immédiatement à tirer sur les personnes indésirables dans la rue (même si ce n’est pas aussi loin que cela peut paraître), mais l’arrestation de n’importe qui sans verdict, sans procès pénal, simplement par décision des autorités administratives et l’emprisonnement officiel (pour une durée déterminée ou arbitraire) sans tribunal peut bien devenir un lieu commun demain. Les militants qui exigent maintenant que le SBU présente un mandat de perquisition, refusent de laisser la police ou des services spéciaux dans l’appartement, qui sont absents, etc. vont rapidement apprendre ce que sont une perquisition ou une arrestation par des patrouilles militaires, éventuellement avec des « activistes civils » légalisés. Et tout cela sera « légal ».

Mais le plus grand danger menace l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Moscou NDLR). C’est la seule structure entièrement ukrainienne qui jouit d’un énorme prestige et du soutien de la population dans presque toutes les régions d’Ukraine. Cette structure, malgré toutes les tentatives de rester en dehors de la politique, s’est ouvertement transformée en opposition à Porochenko, refusant de soutenir l’autocéphalie et de s’unir avec les schismatiques. Porochenko, qui ne croit pas que les gens peuvent avoir des convictions sincères, lui qui vend sa « foi » à droite et à gauche, considère que la hiérarchie de l’UOC-MP est semblable à lui en tous points. Par conséquent, il considère leur refus de soutenir ses aspirations autocéphalistes, comme les empereurs romains, qui se voyaient comme des dieux, considéraient le refus des chrétiens de sacrifier dans leurs temples. Porochenko est sûr qu’ils vont la jouer dur pour faire monter les enchères, et a donc l’intention de les briser.

La loi martiale ne fait pas que délier enfin ses mains, qui n’étaient pas très liées auparavant, elle limite sérieusement la capacité de l’église à la résistance légale. Jusqu’à présent, l’argument à l’échelle politique, qui obligeait les autorités à être prudentes dans l’utilisation de la force contre l’église, était que des centaines de milliers de croyants orthodoxes étaient prêts à défendre leurs églises et leurs monastères lorsqu’ils allaient dans les processions religieuses. Sous la loi martiale, toute action dans la rue est interdite. Et cette loi martiale n’est pas annoncée dans toutes les régions, donc, pour commencer, vous pouvez d’abord sélectionner toutes les églises et tous les monastères de l’UOC-MP dans 10 régions (d’autant plus que c’est dans le sud-est qu’ils ont le plus de sympathie pour l’UOC-MP), et seulement ensuite aller vers les autres. Deuxièmement, personne ne s’opposera à l’extension de facto de l’interdiction des rassemblements et manifestations dans tout le pays (surtout si cette mesure est dirigée contre les « séparatistes », les « vatnikis » et « l’église de Moscou »). Troisièmement, si des discours sont prononcés dans des régions non couvertes par la loi martiale, Porochenko aura une raison d’exiger l’extension de la loi martiale à tout le territoire du pays et l’extension de sa période de validité (elle sera motivée par la nécessité de combattre « l’insurrection de la cinquième colonne » de Moscou).

Pour Porochenko, la suppression de la résistance de l’UOC-MP à ses plans est importante non seulement parce qu’il considère l’obtention de l’autocéphalie comme un argument sérieux dans la campagne électorale (il est peu probable qu’il espère encore obtenir le tomos). Il est beaucoup plus important pour Peter Alexeïevitch de contrôler cette structure étendue qui fait autorité et qui peut être utilisée comme un mécanisme de collecte des votes. Porochenko sait très bien que dans les villages, ils votent surtout, « comme le dit le prêtre lors de la messe ». Il a besoin que les prêtres orthodoxes ne soient pas silencieux ou qu’ils ne se dérobent pas à la campagne pour le « président pacificateur », mais qu’ils prêchent chaque jour que Porochenko est le seul choix valable de ceux qui croient en Jésus-Christ.

Porochenko ne peut pas garder le pouvoir et la vie par les méthodes démocratiques habituelles. Il a peur, mais il est déjà à un demi pas de donner l’ordre officiel de commencer à emprisonner et à tuer des opposants politiques. Donner l’ordre de réprimer l’Église est plus facile pour lui que donner l’ordre de réprimer Tymochenko – le public pro-Maïdan traitera cela avec compréhension. En même temps, à ses yeux, l’Église est un ennemi plus terrible que Tymochenko. L’église a un taux d’approbation plus élevé, elle résiste avec plus de persévérance et ne s’enfuira pas à l’étranger, c’est certain.

La répression des activistes politiques anti-Maïdan et des médias est une partie essentielle et importante de la campagne médiatique de Porochenko, mais, étant moins visible de l’extérieur, elle est beaucoup moins importante que la répression de l’Église. Des affrontements avec l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Moscou NDLR) ne peuvent que se produire publiquement. Ce qui veut dire que le format du règne terroriste sera peaufiné sur le public pro-Maïdan et devra recevoir son soutien. Et quand les activistes des partis pro-Maïdan se retrouveront dans la ligne de mire, il ne leur restera plus qu’à être surpris, affligés, et à dire : « Camarades ! Il y a eu une erreur tragique. Je suis de votre côté, camarades ! ». Mais ce sera plus tard.

Rostislav Ishchenko

Source : Ukraina.ru

Traduction par Christelle Néant

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Poutine : Les gardes-côtes russes ont accompli leur devoir à Kertch

Vladimir PoutineLe président russe, Vladimir Poutine a qualifié l’incident qui a eu lieu dans le détroit de Kertch de provocation organisée à la veille des élections en Ukraine, exprimé son soutien au travail des gardes-côtes et souligné une fois de plus le double standard de l’Occident qui tolère tout et n’importe quoi de la part de l’Ukraine.

Vladimir Poutine s’est exprimé à ce sujet alors qu’il assistait au forum d’investissement « La Russie appelle », qui se déroule actuellement à Moscou.

« Pour ce qui est de l’incident de la mer Noire, c’est une provocation, bien sûr. Une provocation, organisée par le gouvernement, je pense, et le président actuel à la veille des élections présidentielles en Ukraine en mars prochain. La cote de l’actuel président est quelque part en cinquième position, il a de bonnes chances de ne même pas arriver au deuxième tour, alors il faut faire quelque chose pour aggraver la situation et créer des obstacles insurmontables pour ses concurrents, principalement ceux de l’opposition, » a déclaré le président de la fédération de Russie.

Vladimir Poutine a aussi souligné que depuis quatre ans, l’Ukraine a eu bien d’autres occasions plus sérieuses de déclarer la loi martiale, qu’elle n’a pas saisies. Ainsi lorsque la Crimée a décidé de retourner au sein de la Russie, ou lorsque Kiev a envoyé son armée dans le Donbass bombarder la population, l’Ukraine n’a pas déclaré la loi martiale. Pourtant l’utilisation de chars d’assaut, d’artillerie lourde et même des avions de combat, et donc d’un état de guerre de fait, aurait largement justifié une telle décision.

Pour le président russe, décréter la loi martiale suite à un incident aussi mineur que celui qui a eu lieu il y a quelques jours montre clairement qu’il s’agit d’une manœuvre électorale, cet incident n’étant qu’une excuse bidon pour essayer de reprendre la main sur les élections à venir en éliminant l’opposition.

Il a d’ailleurs rappelé qu’en septembre 2018, d’autres navires de guerre ukrainiens avaient franchi le détroit de Kertch sans encombre, en se pliant aux accords existants et aux requêtes des gardes-côtes, après avoir demandé l’aide d’un pilote russe pour manœuvrer dans le détroit.

« Ils ont totalement respecté tous les accords et les exigences. Ils ont communiqué qui ils étaient, combien ils étaient, où ils allaient. Nous leur avons fourni un pilote et les avons calmement accompagnés jusqu’à leur destination en mer d’Azov », a précisé Vladimir Poutine.

Mais le 25 novembre, les navires ukrainiens ont refusé d’obéir aux requêtes des gardes-côtes et de suivre les règles de passage dans le détroit. Et c’est là toute la différence qui explique ce qui s’est passé alors, et la réaction des gardes-côtes russes.

Soutien aux gardes-côtes russes

Le président de la fédération de Russie a d’ailleurs tenu à soutenir les actions prises par les gardes-côtes pour capturer les navires ukrainiens récalcitrants, en déclarant qu’ils avaient simplement accompli leur devoir.

« Et comment les gardes-côtes auraient-ils dû agir ? Des navires militaires avaient envahi les eaux territoriales de la fédération de Russie, ne répondaient pas, et ce qu’ils allaient faire n’était pas clair. Comment auraient-ils dû agir ? S’ils avaient agi différemment, ils auraient dû être traînés en justice ! Mais ils ont accompli leur devoir, leurs ordres en fait, ils ont rempli leurs fonctions légales de protéger l’intégrité territoriale de la fédération de Russie, » a ajouté le président.

Vladimir Poutine a rappelé que le 25 novembre, les navires militaires ukrainiens n’ont pas obéi aux ordres des gardes-côtes, sont entrée dans les eaux territoriales qui ont toujours été russes, même avant la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie, qu’ils se sont ensuite dirigés vers le pont qui enjambe le détroit tout en ne répondant pas aux appels des gardes-côtes, qu’ils n’ont pas plus répondu à la proposition de s’arrêter dans la zone d’ancrage et de prendre un pilote russe pour le passage.

« Même après la violation de notre frontière, nous leur avons quand même proposé de prendre un pilote. Silence. Pas de réponse, » a souligné le chef de l’État.

Vladimir Poutine a aussi mis l’accent sur la présence de deux agents du SBU parmi les membres d’équipages de ces navires ukrainiens. Pour le président russe, ils étaient là pour diriger cette provocation et leur présence indique clairement que cette dernière était préparée à l’avance, comme le prouvent d’ailleurs les ordres trouvés à bord des navires, et divulgués par le FSB, leur enjoignant d’approcher secrètement du détroit de Kertch avant de le franchir.

Pour dire les choses clairement ces ordres leur enjoignaient d’enfreindre la procédure réglementaire de franchissement du détroit, qu’ils connaissaient pourtant, comme le prouve un autre papier trouvé sur les navires ukrainiens, et qui détaille la dite procédure.

Double standard de l’Occident envers Kiev et russophobie

Vladimir Poutine a aussi tenu à souligner que l’Ukraine n’a plus que de la russophobie à vendre, et que l’Occident continue d’acquiescer à tous les caprices de Kiev, même lorsqu’ils sont criminels.

« Parfois je vois de manière étrange, même si je suis déjà habitué à beaucoup de choses, que les autorités actuelles de Kiev vendent avec succès leurs sentiments antirusses. Elles n’ont plus rien d’autre à vendre. Il semble que quoi qu’elles fassent, elles s’en tirent à bon compte », a déclaré le président russe, avant d’ajouter sur le ton de la plaisanterie que si les autorités de Kiev « demandaient aujourd’hui des bébés pour le petit-déjeuner, on les leur servirait probablement, et on dirait qu’ils ont faim et qu’on ne peut rien y faire. »

Pour le président de la fédération de Russie, une telle politique à court terme ne mènera à rien de bon, car cela dégage les dirigeants ukrainiens de toute responsabilité, et ne les encourage pas à mener une vraie politique permettant de faire avancer le pays.

« Ils ont des problèmes avec l’économie, dans le domaine social, des difficultés avec les finances, ils ont constamment la main tendue, mendiant l’argent du Fonds Monétaire International. Mais les générations futures devront rembourser, » a souligné Vladimir Poutine.

Le président russe a aussi rappelé que l’Ukraine est aussi incapable d’entretenir de bonnes relations avec ses voisins, et a dit espérer que le peuple ukrainien va évaluer les autorités actuelles à leur juste valeur et que la situation reviendra à la normale.

« Cette mousse politique va retomber, s’apaiser, et le peuple ukrainien évaluera les dirigeants actuels, comme le peuple géorgien a évalué les activités de Saakachvili, » a déclaré Vladimir Poutine.

« Quant aux perspectives à long terme, quelles que soient les personnes au pouvoir à Kiev aujourd’hui, les peuples russe et ukrainien ont toujours été et resteront à jamais des peuples fraternels et très proches », a-t-il conclu.

On ne peut que souhaiter que le président de la fédération de Russie ait raison.

Christelle Néant

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Loi martiale en Ukraine : symptôme de la folie du régime de Porochenko

PorochenkoLa déclaration de la loi martiale en Ukraine pourrait provoquer le chaos dans plusieurs régions du pays en légalisant la violence des autorités contre les résidents locaux, a déclaré le chef du mouvement Jeune République, Nikita Kiosev.

« La proclamation de la loi martiale est une forme radicale de manifestation de folie chronique. Nos évaluations sont claires – honte à la junte de Kiev. Il est terrible d’imaginer quel genre de chaos peut régner dans les zones où la loi martiale est introduite, alors que les fous sont autorisés à appliquer la violence « légale », » a déclaré Nikita Kiosev.

Il a rappelé que les habitants du Donbass savent par expérience quelles sont les qualités morales des forces de sécurité du régime de Kiev, qui ont causé beaucoup de malheurs aux civils.

« Porochenko est comme une petite fille hystérique qui essaie d’attirer l’attention avec ses bouffonneries et avec l’aide de telles provocations pour consolider sa position de président. On peut voir que les Américains ont honte de leur pupille, car les commentaires de Trump sont mesurés, » a ajouté le chef du mouvement Jeune République.

Rappelons que le 26 novembre, la Verkhovna Rada a adopté un projet de loi introduisant le régime de la loi martiale dans dix régions de l’Ukraine à partir du 28 novembre à 9 h du matin. La liste comprend les régions limitrophes de la fédération de Russie et de la Transnistrie, les parties de la République Populaire de Donetsk (RPD) et de la République Populaire de Lougansk (RPL) contrôlées par Kiev, ainsi que les régions bordant les mers Azov et la mer Noire. La validité de ce régime juridique spécial est de 30 jours.

La loi martiale est un régime juridique spécial qui est introduit en Ukraine ou dans certaines de ses régions par la loi « sur le régime juridique de la loi martiale ». Elle prévoit l’octroi de pouvoirs pratiquement illimités aux autorités étatiques, au commandement militaire et aux administrations militaires.

Source : DAN
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés

Marins ukrainiens capturésHier, les services de sécurité russes (FSB) ont dévoilé que parmi les 24 hommes d’équipages capturés suite à la provocation organisée par Kiev près du détroit de Kertch, deux se sont avérés être des agents des services de sécurité ukrainiens (SBU).

Afin de prouver qu’il s’agissait bien d’une provocation délibérée de la part des navires ukrainiens, le FSB a, comme promis, divulgué des détails sur ce qui s’est passé, et publié la vidéo des interrogatoires de plusieurs des Ukrainiens arrêtés.

La chronologie des événements ne laisse aucun doute sur l’aspect délibéré de la violation des eaux territoriales russes par les navires ukrainiens et le fait que la Russie ait tout tenté pour résoudre pacifiquement le problème, se résolvant à n’utiliser les armes que devant l’échec de toutes les tentatives non violentes de ramener les marins ukrainiens à la raison.

Chronologie de la provocation

Le 24 novembre, le FSB découvre deux navires ukrainiens, le « Gorlovka » et le « Iani Kapou » à 28-30 km au Sud-Est de Meganome qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À leur approche des eaux territoriales russes, les autorités maritimes de la fédération de Russie leur rappellent les règles de navigation dans le détroit et la procédure de demande de passage qui doit se faire longtemps à l’avance. Les navires ukrainiens répondent alors qu’ils ne prévoient pas de franchir le détroit de Kertch.

Le lendemain matin, le 25 novembre à 2 h 05, le bateau de patrouille russe « Izoumroud », découvre les navires ukrainiens « Nikopol » et « Berdiansk » juste au Sud de la limite des eaux territoriales russes, et qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À 3 h 45, les deux navires rejoignent le « Gorlovka » et le « Iani Kapou ».

À 5 h 35, le « Berdiansk » annonce qu’il prévoit de passer le détroit de Kertch avec le « Nikopol » et le « Iani Kapou » à destination du port de Berdiansk. Dix minutes plus tard, les autorités maritimes russes rappellent au commandant du Berdiansk que le passage à travers le détroit leur est pour l’instant interdit car ils doivent se conformer à la procédure.

À 5 h 50, le commandant du « Berdiansk » réclame le droit de passage immédiat au nom du traité entre la Russie et l’Ukraine sur la coopération et l’utilisation de la mer d’Azov et du détroit de Kertch.

À 6 h 30, les autorités maritimes russes rappellent au « Berdiansk » que pour assurer la sécurité du trafic maritime, ils doivent demander la permission de passer 48 h puis 24 h avant, confirmer 4 h avant le passage et se conformer au planning de franchissement du détroit. Or les navires ukrainiens n’ont pas fait de demande de passage dans les temps impartis.

Les navires ukrainiens ignorent les ordres des autorités maritimes russes, et poursuivent leur route vers le détroit, franchissant la frontière maritime de la fédération de Russie à 7 h 10 du matin au point 44°52’N, 36°31’E, violant l’article 25 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer, et l’article 12 de la loi fédérale russe sur les mers intérieures, le territoire maritime et la zone adjacente de la fédération de Russie.

À 7 h 20, les bateaux de patrouille russes « Don » et « Izoumroud » prennent alors des mesures pour empêcher le passage du détroit par la force, et appellent les navires ukrainiens par radio leur intimant l’ordre de quitter immédiatement les eaux territoriales russes. Les équipages ukrainiens ignorent alors purement et simplement les ordres des autorités maritimes russes.

À 8 h 35, les navires ukrainiens sont mis en état d’alerte, leurs canons sont découverts, inclinés à 45° et pointés vers les bateaux de la fédération de Russie, en violation de l’article 19 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer. Les Russes rappellent alors aux navires ukrainiens que la menace d’utilisation d’armes dans les eaux territoriales russes sera considérée comme une violation du droit international et des lois de la fédération de Russie.

À 10 h 35, les navires ukrainiens envoyés en renfort depuis le port de Berdiansk, informent leur quartier général que les bateaux du FSB les empêchent de rejoindre les trois autres navires de l’autre côté du détroit. De 10 h 35 à 18 h 30, les bateaux des gardes côtes russes maintiennent les navires militaires ukrainiens dans une zone au sud du détroit de Kertch.

À 18 h 30 les trois navires (« Berdiansk », « Nikopol » et « Iani Kapou ») mettent alors les gaz et tentent d’échapper aux navires russes en faisant demi-tour. Ces derniers leur intiment l’ordre de s’arrêter en vain. De 19 h à 20 h 40, le « Don » et le « Izoumroud » poursuivent les navires ukrainiens, leur envoyant signaux radio, sonores, lumineux et pyrotechniques pour qu’ils s’arrêtent. Ces ordres sont totalement ignorés par les marins ukrainiens.

À 20 h 42, après plus de 12 h de course poursuite, le « Izoumroud » avertit les navires ukrainiens qu’ils seront contraints de tirer s’ils n’obéissent pas. Devant le silence obstiné des navires ukrainiens, et en conformité avec la loi russe sur la protection des eaux territoriales de la fédération de Russie, le commandant du « Izoumroud » décide d’ouvrir le feu sur les navires ukrainiens.

À 20 h 45, le « Izoumroud » procède à un tir d’avertissement clair vers le groupe de navires ukrainiens, toujours en vain. Les navires de la marine ukrainienne continuent leur route vers les eaux territoriales russes. À 20 h 50 le « Izoumroud » prévient le « Berdiansk » que s’ils ne s’arrêtent pas conformément aux ordres des autorités maritimes russes, il leur tirera dessus pour les stopper.

Devant le silence obstiné et le refus d’obtempérer, à 20 h 55 le « Izoumroud » ouvre le feu sur le « Berdiansk » dans les eaux territoriales russes. Trois minutes plus tard, le commandant du « Berdiansk » appelle à l’aide en déclarant avoir trois blessés. À 21 h 06, le « Izoumroud » aborde le « Berdiansk », récupère l’équipage et prodigue les premiers soins aux blessés.

À 21 h 15, le Don capture le « Iani Kapou » et à 21 h 27, un hélicoptère Ka-52 de l’armée russe stoppe le « Nikopol », lui aussi dans les eaux territoriales russes. À 23 h 21, le « Don » arraisonne le « Nikopol ». Les équipages ukrainiens et leurs bateaux sont ensuite emmenés à Kertch.

Interrogatoire des marins ukrainiens

Le FSB ne s’est pas contenté de publier la chronologie complète des événements, il a aussi publié une vidéo de l’interrogatoire de trois des marins arrêtés. Et là, surprise, parmi les 24 membres d’équipage, les services de sécurité russes découvre deux agents du SBU (services de sécurité ukrainiens).

Face caméra, les trois hommes avouent avoir mené une provocation, et ignoré délibérément les ordres des autorités maritimes russes transmis par radio. Le capitaine Vladimir Lessovoï avoue qu’il savait que ce qu’ils faisaient était une provocation.

L’un des deux agents trouvés à bord du Nikopol, Andreï Drach, est un officier de la 7e direction de renseignement militaire du SBU. Il dit sans ambages, face caméra, qu’ils sont bien entrés dans les eaux territoriales russes et qu’ils ont reçu des avertissements sur le fait qu’ils violaient la loi russe et qu’ils devaient en sortir.

Voir la vidéo sous-titrée en anglais

La présence de deux agents du SBU a bien été confirmée, par nul autre que le directeur du SBU, Vassili Gritsak. Ce dernier a beau annoncer que ces officiers étaient là au titre du contre espionnage, la réalité est bien plus simple : ils étaient là pour s’assurer que les marins ukrainiens mèneraient la provocation jusqu’au bout.

Leur présence à bord montre clairement que la provocation était délibérée, et voulue par les autorités de Kiev. Un point confirmé par le FSB qui a aussi ajouté que les eaux territoriales violées étaient déjà russes même avant la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie.

« Les navires de guerre ukrainiens sont entrés dans les eaux territoriales russes sur ordre direct des autorités de Kiev. Les navires de guerre sont entrés sans autorisation dans les eaux territoriales russes qui jouissaient de ce statut avant même la réunification de la Crimée avec la Russie. La provocation a été coordonnée par deux agents des services de sécurité ukrainiens qui étaient à bord des navires ukrainiens », a déclaré le service de presse du FSB.

Conséquences de l’incident

Suite à l’article d’hier, la Rada a finalement voté la loi martiale pour 30 jours, dans les oblasts côtiers et ceux situés près de la frontière avec la Russie. Fait troublant, la version publiée au journal officiel ukrainien, mentionne 60 jours et aucune limite territoriale, déclenchant un scandale.

Le service de presse du Cabinet de Petro Porochenko a bien sûr déclaré que c’était une erreur qui allait être corrigée dans l’édition de demain et que la personne responsable serait trouvée et punie pour cette bourde.

En attendant, grâce à cette mesure, Petro Porochenko va pouvoir au mieux reporter les élections, au pire éliminer tous ces opposants sérieux.

Pendant ce temps-là l’Occident blâme la Russie et ferme les yeux sur les actions totalement illégales des marins ukrainiens, et l’ONU a totalement échoué à servir à quelque chose dans cette affaire.

Dans les années 30, les Occidentaux ont laissé faire Hitler dans l’espoir de contrer le communisme. Aujourd’hui, ils laissent faire les autorités ukrainiennes néo-nazies post-Maïdan dans l’espoir de contrer la Russie.

Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ai-je besoin de vous dire comment tout cela va se finir ?

Christelle Néant

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Macron inflexible, pour lui, certains faux gilets jaunes, homophobes et racistes sont devenus des casseurs

Nous vous « Accusons » de vivre dans un autre monde que le nôtre. Telle la majorité des élu(e)s. Il n’est pas question de remettre en cause votre fonction. Il serait utile de prendre la hauteur utile à la dignité de la mission que vous avez voulue. La France ne sera jamais la « Monarchie » de quiconque. Avez-vous compris ? Aux sens de grands principes, la pédagogie n’est pas une substance. À quand le prochain acte ? C’est de l’abstrait et vous le dites, veuillez l’appliquer. Plus de simplicités et pas dans trois mois. Vous sortez 1er vainqueur d’un combat. Nous aurions pu nous en passer. Attention il n’est que partiel. Abroger les taxes sur les carburants remettre l’I.S.F en pleine vigueur. Le sapin de noël a perdu ses guirlandes et les enfants ne pourront que s’en souvenir. Plusieurs millions offerts aux plus riches, une réalité Monsieur.

« La situation est figée, la déception présente, 20% de manque à chaque ménage par mois»

« 55 milliards que vont devoir régler de gré ou de vie à trépas la France qui travaille »

Supporter de l’O.M bien, à mon sens ce n’est point la « France profonde ». Au Stade France hier dans le match de rugby perdu, ils ont donné ce qu’ils avaient dans le ventre, l’équipe de Noah à Lille tous ces sportifs font rêver la France réelle. Nos deux équipes ont perdu, il y a des défaites qui sonnent la relève de la liberté. Afin de se sustenter de rêves qui demain pourront devenir réalités, nous rêvons tous sans exception, c’est merveilleux ? « Restaurants du cœur » les demandeurs augmentent, plus d’un million selon les inscriptions en 2019 que pensez-vous faire ? La France sombre lorsque ce sont les « Gilets jaunes » qui apportent à des gens dans la rue « Café et soupe » scandale ou pas ? Coluche n’est plus là mais son œuvre se poursuit. Heureusement que pour certains les parents ne sont plus là, quel dommage qu’ils ne puissent nous conseiller ou vous orienter, non ?

Monsieur le Président, prendre conscience, des réalités est une force. Est survenue une modeste allumette qui touche la France. Il n’y a pas de haine, ni vengeance dans mes propos. Il est plus qu’indispensable de laisser vivre, avec nos familles et nos proches. Ma plume sourd en écrivant ce texte. N’ayant nul besoin de références venant de menteurs, mais de vécu, parfois avec des larmes de sang. La condamnation de l’accusé par un tribunal, ses larmes ne laissent trace que sur son banc.

Les fantasmes, les médias, laissent augurer une prochaine réunion ce prochain samedi 1er décembre. Vous avez les moyens de la sorte de calmer la France ? Sortir de ce massacre qui étreint toute la population?

Toutes les réunions auxquelles j’ai assisté jusqu’à ce jour, ne donne point la parole au « Peuple ». Bien loin, « Les protagonistes » se gargarisent de ce qu’ils ont fait. Les futurs candidats à un monde meilleur !

Les dangers sont divers, multiples, les urnes n’appartiennent à personne sauf aux électeurs. Vous avez les équipes pour éviter la « Fuites des ressources de la France » où ? Via les « Paradis fiscaux » livrez ce combat! Le peuple vous dira : « Merci » En entend les « médias » à tour de bras, parlé de vandalismes et n’avoir jamais vu, la plus belle avenue du monde en cet état. Votre intervention : « Ne correspond pas à la demande de la France. Vos suggestions sont à longs termes et non dans l’immédiat » L’urgence est là non dans les songes du futur, vous ne croyez pas Monsieur le Président ? « Attention l’écologie en l’instant ne remplace pas le concret » « La crise vous avez les moyens de la résoudre, vous avez changé votre langage, l’erreur monumentale reste que vous tranquillisez une apparence, non le cœur des problèmes » « Un discours de conciliations sans actes avec 100 milliards de déficit identique au film « Le Jouet » qui est ce dernier ?

Procédant ainsi, ils saoulent la population, l’image à l’international, fait passer la France tel un ramasse de poubelles. Alors que les douleurs réelles du peuple sont manipulées. En des « Cabinets » devenus « Secrets »

Ayant vécu 1 guerre, deux révolutions. Loin d’être le seul responsable, il y a aussi les fautes de présidents qui sont arrivé avant vous. Masse de citoyens des millions sont devenu apatrides. Tout comme ma personne. Donc de là nait pour certains haines, violences, les « Gilets jaunes » sont des pacifistes. Evitez dans faire des animaux d’ex corridas, jusqu’à mise à mort. L’Europe un espoir indéniable, L’union crée l’espoir, vous avez les moyens, les possibilités de rendre la voix du peuple de France sans imposer « Le Traité de Lisbonne » Vous avez aussi la possibilité du non maintien de votre « Cap ». Ramenez la « Paix » Mes séquelles : ayant vu tomber à mes côtés : amis, copains, et des gens que je ne connaissais pas, etc. Une minorité des cadavres jonchés dans leur sang, au sol, cela prend au ventre au cerveau en feu qui le reste à vie.

Flammes jamais éteintes, telles celles de tous « Soldat inconnu » comme « Le Boléro de Ravel »

Embué par ces séquelles, je l’ai constaté, l’hystérie dans leur cadre. Les ghettos continuent à pousser, où pour les forces de l’ordre, elles sont devenues des zones de non droit à moins de s’incorporer dans les camps de violences. Un service d’ordre vous protège normal. Qui a déchirée la France comme personne, les citoyens? Laissant la France incapable de penser. Vous pourrez sous peu constater le fruit des défaites, une certitude. Que nous dites-vous ce mardi, disant quoi ? Qui brase le vide ? Surtout pas le monde de la finance qui permet d’avoir une sale tribu. Nous ne sommes pas dupes. La honte des violences de ces dégâts sur Paris et Province, sont comme si une personne responsable se trouve face ou aux côtés de malades, ayant 40° de fièvre. Puis que quiconque n’appelle un médecin. Vous semblez à la hauteur, ou ce n’est point vous ? Pièce de Molière : « Le Malade Imaginaire ». La France a besoin de soins intensifs, n’ayant pas la compétence pour les traiter, il est hors de question d’abandonner le combat. Veuillez à prendre soin de vous des vôtres. Le principal danger, causé par le déficit des dettes de la France. Il ne suffit pas seulement de dire « Je les entends ».

En de telles conditions, pensez-vous que le peuple celui qui vote, lui vit, écoute, subit ? Nous sombrons : 2023 verra 1% de privilégiés possédant par des actions désarçonnées avoir les moyens de leurs souhaits. Est-ce faux ?

Il ne faut pas pensez que 1789, et la prise de La Bastille est une image.

La France ne peut-être salit par la simple décision du goût du pouvoir. Les casseurs qui sont arrivés pour tenir le rôle de saccageurs. Le ministre de l’Intérieur, le 1er Ministre, le gouvernement sont les coupables ? Votre parti créé à la même vitesse que votre élection, rut dans les murs. Ils sont parfois en danger de vie, c’est anormal? J’accuse d’ignorer ce qui se passe dans les banlieux de la France. Phénomènes existant avant 1965. Il fallait s’attaquer au cœur du problème, non se faire plaisir. Qui persiste à ignorer les vrais problèmes pour les élections à venir ? Vos prédécesseurs n’ont rien fait à cet effet, sauf prétendre « Nettoyer au karcher ». Constats : qui en tête. L’injustice sociale, le manque de pouvoir d’achat dont sont bridées toutes les manettes.

Le ministre de l’Intérieur, attaque Marine Le Pen. Les arrivistes ne vont jamais bien loin. La France sur des barils de T.NT. Acceptez ou pas de le constater ? Il n’y a aucun lien de confiance, entre les travailleurs et la masse des politiques. Seule pour certains la « Victoire financière » Nous sommes au bout du « Tunnel »

Des manipulations réelles arrivent par la masse de ceux qui siègent dans les deux Chambres qui sont des complices. Les Champs Elysées ne sont pas la France. Ils n’appartiennent pas à une élite mais à la France. Les syndicats parlons-en à quels moments se sont-ils proposer pour former une table ronde pour ouvrir un véritable débat. Les français, les électeurs ne sont pas fous, hurler « Victoire alors que c’est l’échec ». Les gilets jaunes étaient le tiers de la semaine dernière. Les chiffres 107 mille, 100 gardes à vue, plaisanteries dont la majorité des médias se font l’écho avec frénésies.

Demain il arrivera des drames par la diffusion des adresses personnelles des acolytes de tous partis, qui en est responsables? Les élu(e)s. agissant ouvertement ; je peux subir l’identique que les « Acteurs » de « Charlie ». Vous connaissez les vrais conflits ? Étant sur le terrain? Pour diriger il faut avant tout donner arborer l’exemple des réalités, non des décorations, volés à la République qui décernent par des décisions à voleurs, tueurs escrocs et Cie. Pensez-vous que nous pourrons aller plus loin ?

Indéniablement les pseudos « casseurs » ne vont pas en rester à ce stade, vous le savez. L’unité des partis politiques vous fera voir le sens du réalisme ? Votre fonction, pas facile évident. Ma lettre en R.A.R. envoyée à votre attention, aura-t-elle une réponse républicaine ? Qui sera conscient, d’en lire le contenu ?

La condition humaine, à la lecture de : « Germinal » « La Bourse », « Le ventre de Paris » devrait en faire réfléchir plus d’un. Le souvenir de la lettre du « Jeune Guy Môquet à ses parents » 17 ans, avant de mourir pour son pays, avec 27 autres. Il suffit de constater ces victimes, puis les gueules cassés !

Le Panda

Patrick Juan

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Provocation ukrainienne près du détroit de Kertch – À quoi joue Kiev ?

Navires ukrainiens - Photo : FSBSuite au franchissement de la frontière maritime russe par des navires militaires ukrainiens le 25 novembre, la situation autour de la mer d’Azov a dégénéré en scandale international, dont Kiev compte se servir pour décréter la loi martiale dans le pays.

Pour comprendre ce qui se passe avec la mer d’Azov, il ne faut pas faire comme les médias et représentants occidentaux qui oublient la moitié de l’histoire qui ne les arrange pas, et reprendre tout depuis le début.

Pour rappel, la mer d’Azov borde à la fois l’Ukraine et la Russie. De ce fait, les deux États ont conclu un accord sur la façon dont la circulation dans cette mer, et dans le détroit de Kertch qui y mène, doit se faire. Jusqu’ici, et même après la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie, les choses continuaient à se passer sans accroc.

Jusqu’en mars 2018, où l’Ukraine arraisonne un bateau russe, le Nord, et arrête son équipage (qui ne sera renvoyé en Russie qu’en octobre 2018). La situation s’aggrave alors, et les deux pays en viennent à arraisonner chacun des bateaux de l’autre, et la Russie décide de fouiller les bateaux entrant en mer d’Azov.

Contrairement à ce que la propagande ukrainienne a hurlé, cette mesure ne visait pas à asphyxier les ports ukrainiens, mais à assurer la sécurité du pont de Crimée qui enjambe désormais le détroit. Comme l’ont déclaré les autorités russes, 48 % des bateaux fouillés d’avril à octobre 2018 se dirigeaient vers ou venaient de ports russes ! Ce qui prouve bien que la mesure n’est en rien discriminatoire envers les bateaux ou ports ukrainiens.

Cette mesure a bien sûr été utilisée par Kiev pour hurler une fois de plus au fait que la Russie bloquait prétendument l’accès à la mer d’Azov (d’ailleurs pour les pseudo-journalistes occidentaux qui nous ressortent la soupe du pont de Crimée qui empêcherait les gros bateaux d’entrer en mer d’Azov et fait chuter l’activité des ports ukrainiens, je les renvoie à mon article de septembre 2017 qui prouve qu’il n’en est rien).

Suite à cette escalade, l’Ukraine a commencé à parler ouvertement de mêler la communauté internationale au statut de la mer d’Azov et d’y créer une base navale à Berdiansk. Des provocations contre lesquelles Moscou a mis en garde Kiev. Peine perdue, autant parler à un sourd.

À peine trois jours après la dernière mise en garde de la Russie, l’Ukraine est donc passée à une provocation plus active. Pour ceux qui hurlent à l’agression russe contre les bateaux ukrainiens, reprenons de nouveau toute l’histoire et pas juste la fin, comme l’a fait opportunément Kurt Volker (le pyromane, oups pardon, représentant spécial américain en Ukraine).

Contrairement à ce que monsieur Volker peut pérorer sur Twitter, non la Russie n’a pas abordé des bateaux ukrainiens qui allaient pacifiquement d’un port ukrainien à un autre ! Regardons la chronologie des événements.

Le 25 novembre 2018 au matin, vers 7 h, trois navires de la marine ukrainienne venant du port d’Odessa violent la frontière maritime de la fédération de Russie au large de la Crimée. Les trois navires en question, le Berdiansk, le Nikopol et le Iany Kapou, se dirigent vers le détroit de Kertch en faisant des manœuvres dangereuses et refusent d’obéir aux ordres des autorités maritimes russes, mettant ainsi en danger tous les navires civils qui se trouvent dans cette zone.

En procédant de la sorte, les navires ukrainiens ont violé les articles 19 et 21 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Et contrairement à l’incident du 22 septembre, cette fois les navires ukrainiens refusent d’appliquer la procédure ad-hoc.

Devant le danger que représentent ces trois navires militaires ukrainiens, la Russie décide alors de fermer temporairement le détroit de Kertch, en installant un tanker vide en travers du détroit, pour les empêcher d’y passer, le temps de maîtriser les bateaux récalcitrants.

Blocage du détroit de Kertch

Photo : Kertch Info

Entre temps, deux autres navires ukrainiens ont quitté le port de Berdiansk pour venir en renfort aux trois navires toujours bloqués dans la mer Noire. La situation se tend alors de plus en plus et fait craindre une escalade grave. La Russie envoie alors des hélicoptères et des Su-25 survoler la zone pendant que le FSB et les gardes côtes russes prépare l’arraisonnement des navires ukrainiens.

Les navires ukrainiens refusant d’obtempérer, les bateaux du FSB et des gardes côtes russes éperonnent un des navires et décident d’ouvrir le feu sur les moteurs pour mettre les navires à l’arrêt et pouvoir ensuite les remorquer et arrêter l’équipage. D’après le représentant de la marine ukrainienne, les bateaux ukrainiens auraient même ouvert le feu en retour.

Bien entendu la propagande ukrainienne fonctionne alors à plein régime, amplifiant et déformant tout, gonflant les chiffres des blessés (mentionnant six blessés alors qu’il n’y en a que trois) et accusant les forces russes d’avoir « ouvert le feu pour tuer ».

Ce qui est démenti par la nature même des blessures (les marins ukrainiens ont reçu des éclats et des balles au niveau des jambes et des bras lors des tirs sur les moteurs des bateaux, si le FSB avait tiré pour tuer, les blessures seraient au torse ou à la tête).

Dans le même temps, devant l’échec de la manœuvre, les deux navires partis de Berdiansk pour prêter main forte aux trois premiers navires ukrainiens ont fait demi-tour et sont rentrés à leur port de départ.

Suite à la capture des trois navires et l’arrestation des 24 marins ukrainiens qui se trouvaient à bord, la machine hystérico-politico-médiatique ukrainienne s’emballe, hurle à l’agression russe, met l’armée en état d’alerte (sans provoquer d’escalade dans le Donbass contrairement à ce que certains médias ont relayé par erreur) et le Conseil de Sécurité ukrainien propose de décréter la loi martiale, pendant que sur les plateaux télévisés comme la chaîne 112, les « experts » et autres « politologues » ukrainiens disent qu’il s’agit d’un état de guerre et qu’il faut revoir l’accord sur le statut de la mer d’Azov… Bref du grand délire à l’ukrainienne.

Et pendant que les ultra-nationalistes ukrainiens s’en prennent alors à l’ambassade russe à Kiev, l’Ukraine et la Russie en appellent au Conseil de Sécurité de l’ONU pour régler le problème. Car Kiev et ses patrons occidentaux ont beau hurler à l’agression russe, les faits (lorsqu’on les prend dans leur intégralité et pas juste la moitié) disent qu’il s’agit bien d’une provocation ukrainienne, qui a viré au fiasco (voire à l’humiliation intégrale comme l’a souligné Xavier Moreau, vu que les navires ukrainiens n’ont même pas été arraisonnés par la marine russe, mais par le FSB!). Le FSB s’est d’ailleurs dit prêt à publier les preuves qu’il s’agit bien d’une provocation ukrainienne organisée de manière délibérée par Kiev.

Et c’est là que se pose la question du « pourquoi ? ». Pourquoi Kiev a-t-il envoyé ses marins au mieux à une capture certaine, au pire à une mort certaine (vu la supériorité de la marine russe par rapport à la marine ukrainienne qui tombe en lambeaux) ? Pourquoi prendre le risque d’une humiliation pareille, qui montre clairement que, contrairement à ce que Kiev affirme, les Forces Armées Ukrainiennes n’affrontent pas l’armée russe dans le Donbass ? Car si tel était le cas, l’armée ukrainienne aurait subi le même sort que ces 24 marins ukrainiens !

La réponse à ces questions est à chercher dans la réaction de Kiev à cette situation :
1) Proposer de faire voter la loi martiale,
2) Pleurer auprès de l’OTAN,
3) Pleurer auprès de l’ONU.

La raison évidente de décréter la loi martiale, qui a même sautée aux yeux des médias occidentaux comme le Welt, est de suspendre les élections présidentielles ukrainiennes qui doivent avoir lieu en mars 2019. Normalement prévue pour une durée de 60 jours, la loi martiale peut ensuite être prolongée, et pourrait donc potentiellement l’être jusqu’au mois de mars.

Pourquoi faire annuler les élections ? Parce qu’avec à peine 9 % d’intention de votes et plus de la moitié des Ukrainiens qui refuseraient de toute façon de voter pour lui, Porochenko est sûr de perdre ces élections. Et s’il perd, lui-même et un certain nombre d’officiels ukrainiens pourraient alors être jugés pour leurs crimes (crimes de guerre dans le Donbass, massacre d’Odessa, etc).

Mais ce n’est pas la seule raison. Car quand on regarde ce que permet la loi martiale ukrainienne, on voit que même si Porochenko n’arrive pas à la prolonger jusqu’en mars, il peut s’en servir pour truquer les élections en sa faveur.

Comment ? En faisant arrêter ses opposants majeurs ou interdire leur parti sous prétexte qu’ils représenteraient un « danger pour l’indépendance de l’Ukraine » ou qu’ils voudraient « changer la constitution par la force ». Mais aussi en mettant définitivement tous les médias au pas sous peine de se voir confisquer leur matériel permettant d’émettre s’ils diffusent autre chose que la « version officielle ». En clair cela permettrait au président ukrainien de changer radicalement la donne avant que l’élection ait lieu afin d’augmenter ses chances de gagner.

Devant l’évidence du but recherché par le président ukrainien, des voix discordantes ont commencé à se faire entendre même en Ukraine, et même parmi les politiciens les plus russophobes ! Résultat, le vote de la loi martiale à la Rada a dû être ajourné, après que plusieurs députés des partis d’opposition aient bloqué le podium du porte-parole du parlement et demandé à discuter en détail de ce qui s’est passé la veille près de Kertch.

Car la ficelle est tellement grosse, que la couleuvre ne passe pas, même auprès du parti du Front Populaire, pourtant loin d’être un ami de Moscou. Quant à la Plateforme d’Opposition pour la Vie, elle réclame purement et simplement la démission de Porochenko et des officiels militaires impliqués dans ce fiasco pour apaiser les tensions.

Devant la polémique, Porochenko recule, en partie, proposant de décréter la loi martiale pour 30 jours au lieu de 60, afin de prouver que cela n’a rien à voir avec les élections. Aussi crédible qu’un enfant prétendant qu’il n’a pas touché à la confiture alors qu’il en a plein la figure !

Le côté opportuniste de déclarer la loi martiale saute aux yeux quand on se demande surtout, pourquoi, s’il s’agit d’une réelle agression russe contre les navires ukrainiens, Kiev ne déclare pas carrément la guerre à la Russie ? Car si la version ukrainienne était vraie, c’est la décision que Kiev devrait prendre en toute logique.

Pourquoi l’Ukraine ne déclare-t-elle pas la guerre à la Russie ? Certains pourraient me rétorquer qu’en faisant ça Kiev serait sûre de voir son armée anéantie par l’armée russe en moins de temps qu’il n’en a fallu à l’armée Géorgienne pour se faire écraser en 2008. Ce qui n’est pas faux, et qui montre, comme expliqué plus haut, que l’Ukraine n’est en réalité pas en guerre contre la Russie depuis 2014, contrairement à ce que Kiev affirme. Mais peut-être que les autorités ukrainiennes croient que l’OTAN les protégerait de la Russie, surtout si Kiev joue bien les victimes.

Non, la raison réelle est toujours la même : ne pas perdre l’argent du FMI. Si l’Ukraine entre en guerre ouverte contre la Russie, finie l’aide de l’institution internationale, et Kiev peut dès lors directement se déclarer en faillite. Aussi simple que cela.

Concernant les autres réactions de Kiev, cette provocation pourrait servir de prétexte à l’OTAN pour renforcer sa présence en mer Noire, prétendument pour protéger l’Ukraine contre la méchante Russie, faisant encore grimper les tensions dans la région. Les États-Unis ont d’ailleurs immédiatement exprimé leur soutien à l’Ukraine, montrant bien que Kiev a agi avec l’accord de ses patrons de Washington !

Et pour ce qui est de l’ONU, la réunion en urgence du Conseil de Sécurité a tourné au fiasco, les pays occidentaux et l’Ukraine ayant voté contre l’agenda proposé par la Russie pour les discussions.

Si on reprend l’ensemble des faits, on se rend compte que cette provocation avait de multiples buts :
1) Décréter la loi martiale pour que Porochenko garde son poste et sa tête, et que lui-même et plusieurs officiels ukrainiens ne finissent pas sur les bancs d’un tribunal pour leurs crimes.
2) Rajouter une pierre supplémentaire à l’édifice propagandiste de la « Russie pays agresseur » en Ukraine comme en Occident, en ne montrant que les faits qui présentent l’Ukraine comme la victime de l’agressivité russe, et en omettant tout ce qui pourrait montrer au public occidental que Kiev est responsable de la réponse russe. Le but final est de préparer les populations occidentales à une guerre contre la Russie, en la faisant passer pour le méchant de l’histoire.
3) Justifier une présence renforcée de l’OTAN et des États-Unis en mer Noire, afin de faire grimper les tensions dans cette zone jusqu’à provoquer le conflit dont Washington a désespérément besoin (pour comprendre le pourquoi du comment et à quel point tout cela est dangereux, je vous renvoie à cet excellent article du Saker).

Cette provocation n’est pas qu’une affaire interne à l’Ukraine comme le pensent certains. Il s’agit d’une manœuvre à tiroirs qui a des implications aussi bien locales que globales. Après le bombardement chimique d’Alep par les terroristes installés à Idlib, cette provocation est un coup supplémentaire de Washington pour contrecarrer les tentatives désespérées de Vladimir Poutine d’empêcher une conflagration entre les États-Unis et la Russie.

Les États-Unis ont besoin d’une guerre, car ils croient que cela va résoudre leurs problèmes tant économiques que géostratégiques, et empêchera la perte de leur hégémonie mondiale, quitte à sacrifier l’Ukraine et l’Europe sur l’autel de leurs intérêts propres, et sans comprendre qu’ils risquent leur propre destruction à ce jeu dangereux.

La réponse de la Russie à cette provocation, a elle aussi plusieurs raisons. Après des heures de tentatives de résoudre pacifiquement la crise en discutant avec les équipages ukrainiens, la Russie, en tirant sur les navires avant de les capturer, s’est résolue à envoyer un message clair : nous voulons la paix, mais si vous voulez absolument la guerre vous allez l’avoir et cela va vous faire très mal.

Comme le Saker, je crains malheureusement que la Russie ne parle à des sourds qui se croient invincibles, et que la trajectoire de collision entamée depuis des années entre Washington et Moscou ne puisse plus être déviée.

Si l’Occident ne change pas rapidement d’attitude, il goûtera à la même humiliation et destruction que celle de la marine ukrainienne, qui vient de perdre le peu de bateaux encore fonctionnels qu’elle possédait, et de montrer qu’elle est une armée en papier mâché, bien loin des panégyriques qu’en fait le président ukrainien.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 24 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 24 novembre 2018 (exceptionnellement en deux parties) :

SITUATION MILITAIRE
0124 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’17″ – Provocations de l’armée ukrainienne à la veille d’une réunion à Minsk
06’27″ – Les FAU s’entraînent au combat urbain en zone contaminée
08’30″ – Deux stocks de matériel militaire ukrainien brûlent près de Kourakhovo et de Marioupol

ACCORDS DE MINSK
11’30″ – La présence d’un représentant du CICR à Minsk n’a pas permis de débloquer la situation concernant les retraites

RPD-RPL
14’05″ – Investiture de Denis Pouchiline comme chef de la RPD
2142″Le MGB de la RPD déjoue un attentat lors des élections

UKRAINE
2730″Suite à la construction de Turkish Stream, l’Ukraine commence à évaluer ses pertes de revenus

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
32’25″ – Un requin tente de s’évader de son aquarium à Odessa

34’12″ – Conclusion

Voir le rapport de situation complet en vidéo

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Macron Gagnant : Vous les vôtres êtes Coupables des Heurts !

Je vous « Accuse » d’ignorances et de vivre dans un autre monde que le nôtre. Vous comme la majorité des élu(e)s. Il n’est pas question de remettre en cause votre fonction, prendre la hauteur utile à la dignité de la mission que vous avez hurlé, vouloir, vous l’avez, vous ne ferez jamais de la France une « Monarchie »

Vous supportez l’O.M très bien, la France profonde ce n’est point cela. Mais le Stade France hier dans le match de rugby perdu ou gagné ils ont donné ce qu’ils avaient dans le ventre, l’équipe de Noah à Lille tous ces sportifs font rêver la France réelle.

Monsieur le Président, prenez conscience, que c’est une modeste allumette qui a touché la France. Il n’y a aucune haine, ni souhait de vengeance dans mes propos, Essayez de nous laisser vivre, avec nos familles et nos proches. Ma plume sourd en écrivant ce texte, n’ayant nul besoin de références venant de menteurs, mais de mon vécu avec des larmes de sang, la condamnation d’un accusé par un tribunal, ses larmes ne laissent aucune trace sur son banc.

Vos fantasmes et les médias, qui laissent augurer une prochaine réunion ce prochain samedi 1er décembre, vous pensez de la sorte calmer le sens de la France ? Ou continuez le massacre ?

Toutes les réunions auxquelles j’ai pu assister jusqu’à ce jour, ne donne la parole au « Peuple » bien loin de là, ils se gargarisent de ce qu’ils ont fait, et les futurs candidats à un monde meilleur !

Les dangers sont divers, multiples mais les urnes n’appartiennent à personne sinon qu’aux électeurs. Occupez avec vos équipes d’éviter la « Fuites des ressources de la France » vers où ? Mais les « Paradis fiscaux » que vous acceptez !

En entend les « médias » à tour de bras, parlé de vandalismes et n’avoir jamais vu, la plus belle avenue du monde en cet état.

Avez-vous conscience qu’ils saoulent l’ensemble de la population, l’image proposée à l’international, fait passer la France la vraie pour une poubelle. C’est totalement faux les réalités vous les manipulez dans le cadre de vos « Cabinets » devenus « Secrets »

Ayant vécu 1 guerre, deux révolutions par la faute des présidents qui sont arrivé avant vous. Masse de citoyens des millions sont devenu apatride tout comme je le suis.

J’ai vu tomber à mes côtés des amis, des copains, des gens que je connaissais et une minorité des présents joncés dans le sang qui me prend au ventre. La flamme n’est pas éteinte, je suis « Un soldat inconnu »

Embué par ces séquelles, vous et je l’ai constaté, l’hystérie dans le cadre. Vous avez créé des ghettos où pour les forces de l’ordre, elles sont devenues des zones de non droit à moins de s’incorporer dans leurs camps.

Vous avez avec un service d’ordre fumant qui vous protège et c’est normal, vous avez déchiré la France comme personne.

Laissant croire que la France n’est pas capable de penser. Vous pourrez sous peu constater le fruit de votre défaite, cela est une certitude.

Que pensez-vous nous apprendre ce mardi en disant quoi ? Vous brasez du vide, mais surtout pas le monde de la finance qui vous permet d’avoir votre propre tribu.

Nous ne sommes pas dupes. La honte des violences de ces dégâts sur Paris et Province, sont comme si vous trouvez face ou aux côtés de personnes, ayant 40° de fièvre et que vous n’appelez point un médecin.

Vous ne semblez pas du tout à la hauteur de la fameuse pièce de Molière : « Le Malade Imaginaire ».

Vous avez peut-être besoin de soins plus intensifs, n’ayant pas la compétence pour vous traiter, il est hors de question d’abandonner le combat. Mais veuillez prendre soin de vous des vôtres.

Le principal danger, c’est que créé chaque jour le déficit et les dettes de la France. Vous oubliez en disant « Je les entends ».

Vous pensez que le peuple celui qui vote, lui vous entend ? Alors nous sombrons au point où en 2023, 1% de privilégiés posséderont grâce à vos actions les moyens de vivre.

Il ne faut pas pensez que 1789, et la prise de La Bastille est une image.

La France ne peut-être salit par la simple décision du goût du pouvoir. Les casseurs qui sont arrivés pour tenir le rôle de saccageurs. A ne pas en douter le ministre de l’Intérieur, le 1er Ministre, votre gouvernement sont les réels coupables. Votre parti que vous avez créé à la même vitesse que votre élection.

Oui je vous accuse de tenter d’ignorer ce qui se passe dans les banlieux de la France. Ces phénomènes existent depuis 1970. Il fallait s’attaquer au cœur du problème et non vous faire plaisir. Vous avez et persister à ignorer les vrais problèmes pour les élections à venir. Vous agissez en guise de changements comme vos prédécesseurs, mais indéniablement vous arrivez en tête. A ne pas se tromper vous sortez vainqueur de ce 1er combat, attention il n’est que partiel.

L’injustice sociale, le manque de pouvoir d’achat dont vous bridez toutes les manettes.

Votre ministre de l’Intérieur, attaque en mentant Marine Le Pen. Je ne l’aime pas votre arriviste, dans ce cas vous asseyez la France sur des barils de T.NT. Vous pourrez ou pas le constater. Il n’y a aucun lien de confiance, entre les travailleurs et la masse des politiques, cela c’est votre « Victoire principale oui »

Des manipulations dont vous et les vôtres ainsi que la masse de ceux qui siègent dans les deux Chambres sont vos complices. Les Champs Elysées ne sont pas la France. Ils ne vous appartiennent pas.

Les syndicats parlons-en à quels moments se sont-ils proposer pour former une table ronde pour ouvrir un véritable débat. Les français, les électeurs ne sont pas fous, vous hurler « victoire » car les gilets jaunes en apparence étaient le tiers de la semaine dernière. Vos chiffres 107 mille, 100 gardes à vue, plaisanteries dont la majorité des médias se font l’écho avec frénésies.

Demain il arriverait un drame par la diffusion des adresses personnelles des acolytes de votre parti, vous en êtes responsables, vous tous les élu(e)s. Il va de même si agissant ouvertement je subissais la même chose que les locaux de « Charlie ».

Que connaissez des vrais conflits ? Avez été sur le terrain vous battre ? Pour diriger il faut avant tout donner arborer l’exemple des réalités et non des décorations, volés que la République décerne par vos décisions à des voleurs, tueurs escrocs et Cie.

Il est indéniable que les pseudos « casseurs » ne vont pas en rester à ce stade, vous le savez, l’unité des partis politiques vous ferrez voir peut-être pour une fois le sens du réalisme de vos fonctions. Partageant l’avis que la fonction ne soit pas facile. La lettre en R.A.R. envoyée et dont vous êtes tenu par obligation républicaine de répondre, serait-vous assez conscient, pour lire le contenu ?

Puis le sens de la condition humaine, tout comme la lecture de « Germinal » « La Bourse », « Le ventre de Paris » devrait vous faire réfléchir. Compter les victimes, des gueules cassés !

Le Panda

Patrick Juan

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Un civil blessé en RPD à la veille d’une réunion à Minsk

Tirs des FAUDurant les dernières 24 heures, l’armée ukrainienne a violé le cessez-le-feu à 17 reprises, tirant 49 munitions dont trois obus de mortier de 82 mm et 120 mm sur le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Depuis deux jours, les Forces Armées Ukrainiennes tirent de nouveau sur les zones résidentielles en RPD, blessant un civil et endommageant des habitations.

Comme à son habitude, à la veille d’une réunion des groupes de contact à Minsk, l’armée ukrainienne a augmenté ses provocations, afin de les utiliser ensuite comme preuve de la non-application des accords de Minsk lors des négociations qui ont lieu aujourd’hui, 22 novembre, dans la capitale Biélorusse.

Le 20 novembre au soir, l’armée ukrainienne a ouvert le feu avec des lance-grenades automatiques, des mitrailleuses lourdes et des armes légères sur la zone résidentielle située autour de la mine Gagarine à Gorlovka.

Ces tirs ont endommagé deux fenêtres d’une maison au 47 de la rue Yarochenko, mais heureusement sans faire de victimes.

Le lendemain, 21 novembre, à 13 h, c’est sur Yelenovka (au sud de Donetsk) que l’armée ukrainienne a tiré avec des armes légères depuis ses positions situées près de Slavnoye.

L’un des tirs a touché un civil de 62 ans qui se trouvait près d’un magasin. L’homme a reçu une balle dans la cuisse droite et a été emmené à l’hôpital de Dokoutchayevsk pour y être soigné.

Le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu a transmis toutes les informations sur ces crimes de guerre à la Mission de Surveillance Spéciale de l’OSCE pour enregistrement.

Et alors que la réunion des groupes de contacts est actuellement en cours à Minsk, l’armée ukrainienne a décidé de poursuivre sur cette lancée, en tirant sur le village de Golmovski, au nord de Gorlovka, avec des canons anti-aériens et des canons de véhicule de combat d’infanterie, endommageant une autre maison, située du 21 de la rue Bolnichnaya. Heureusement sans faire de victime civile cette fois.

Malgré le mauvais temps qui a fait baisser le nombre de violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne, cette dernière continue de commettre des crimes de guerre dans le silence des chancelleries occidentales.

On ne peut dès lors qu’espérer que la prochaine réunion des directeurs politiques au format Normandie, qui doit avoir lieu le 26 novembre, permette d’obtenir un cessez-le-feu plus durable alors que la fin de l’année approche.

Christelle Néant

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Le MGB a déjoué une attaque terroriste lors des élections en RPD

Arrestation d'un agent ukrainienAujourd’hui, 21 novembre 2018, les services de sécurité (MGB) de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont dévoilé des informations sur une tentative d’attentat terroriste organisée par Kiev pour saboter les élections du 11 novembre.

« Le ministère de la Sécurité d’État [MGB] de la RPD a contrecarré un acte de sabotage planifié par les services de sécurité ukrainiens [SBU] pour saboter les élections du chef de l’État et des députés du Parlement, » a déclaré Mikhaïl Popov, porte-parole du MGB.

D’après les informations fournies par le MGB, le 11 novembre, un agent ukrainien a été arrêté dans l’arrière-salle d’un bureau de vote, alors qu’il remettait une bombe incendiaire (déguisée en tube de colle) à un membre de la commission électorale du bureau de vote, qui était censé le déposer dans une urne contenant les bulletins de vote.

L’engin explosif était doté d’un détonateur électrique et d’une minuterie programmée pour se déclencher pendant le transport des urnes vers la commission électorale centrale. Si ce plan avait réussi, l’incendie que cet engin aurait provoqué aurait détruit tous les bulletins de vote et aurait aussi pu faire plusieurs victimes.

Les services de sécurité de la RPD ont fait démonstration devant les journalistes de l’action incendiaire de l’engin.

Démonstration MGB

Démonstration MGB

Démonstration MGB

Démonstration MGBPhotos : DAN

L’homme qui a été arrêté a été recruté par Kiev à la veille des élections. Le SBU l’a repéré grâce aux propos très négatifs qu’il a tenu sur la RPD et les élections sur un groupe de discussion sur Telegram. Pour commettre cet acte terroriste, Kiev lui promet alors 10 000 hryvnias (environ 316 euros).

Une somme dérisoire, au vu des risques encourus. Car maintenant qu’il a été arrêté, l’homme risque au minimum 10 à 20 ans de prison pour terrorisme selon l’article 229 du code pénal de la RPD (et je dis à minimum car d’autres articles du code pénal peuvent s’appliquer à son cas et alourdir la peine).

Heureusement le MGB a découvert le plan de Kiev et a piégé l’agent des services de sécurité ukrainiens.

« Le plan était connu du MGB, le complot a été déjoué, et les victimes civiles évitées. Le fait que Kiev ait planifié cette provocation montre son intention de saboter le processus électoral démocratique dans la République, » a conclu Mikhaïl Popov.

Les services de sécurité de la république ont publié la vidéo de l’arrestation de l’agent du SBU au moment où il amenait l’engin explosif dans le bureau de vote.

Cet attentat qui a été déjoué, montre clairement que les autorités ukrainiennes continuent sur la voie du terrorisme d’État, et sont prêtes à tout pour ne pas laisser le peuple du Donbass faire entendre sa voix.

Christelle Néant

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Cérémonie d’investiture de Denis Pouchiline en tant que chef de la RPD

Investiture de Denis PouchilineAujourd’hui, 20 novembre 2018, neuf jours après les élections qui ont vu la victoire de Denis Pouchiline pour le poste de chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), ce dernier a passé la cérémonie d’investiture qui fait de lui le chef officiel de la République.

C’est sous des chutes de neige fondante que les gens se sont rendus à l’opéra de Donetsk pour assister à la cérémonie d’investiture de Denis Pouchiline.

Membres du gouvernement, députés, et délégations étrangères étaient présents dans la salle de l’opéra pour voir Denis Pouchiline prêter serment de respecter la constitution et les lois de la République et d’œuvrer pour le bien-être des citoyens.

« Je jure dans l’exercice des pouvoirs du chef de la République Populaire de Donetsk de respecter la Constitution et les lois de la République Populaire de Donetsk. Respecter et garantir les droits et libertés de la personne et du citoyen. Avec l’honneur de remplir les hautes fonctions du chef de la République Populaire de Donetsk. Et de servir fidèlement le peuple, » a-t-il déclaré la main droite sur la constitution de la RPD.

Plus de 60 représentants venant de neuf pays étaient présents, dont le chef de la République Populaire de Lougansk, Léonid Passetchnik, le chef de la République de Crimée, Sergueï Aksionov, plusieurs députés de la Douma russe, le président d’Ossétie du Sud, Anatoli Bibilov, le premier ministre abkhaze, Valeri Bganba. Mais aussi des observateurs étrangers qui étaient présents pendant les élections, venant, entre autre, de France, d’Allemagne et de Finlande.

Ayant pris officiellement ses fonctions de chef de la république, Denis Pouchiline a tenu à rappeler le chemin parcouru depuis quatre ans et le but que le peuple de la RPD a soutenu lors des élections du 11 novembre 2018 : l’intégration avec la Russie.

« Il y a 4 ans, l’événement le plus important de l’histoire moderne du Donbass s’est produit. Le 11 mai 2014, une étape décisive dans la vie de la jeune République Populaire de Donetsk a commencé. Ayant défendu notre droit à la liberté, nous avons eu une chance unique de construire notre république ensemble. République dans laquelle la voix et l’opinion de chaque résident est importante. Et ensemble, au fil des ans, nous avons créé un État démocratique indépendant. Ce n’est que grâce à l’unité, à la solidarité et à la fermeté de notre esprit que nous avons réussi toutes les épreuves qui nous ont permis d’atteindre ce que de nombreux États modernes se sont efforcés de faire depuis des siècles. Nous pouvons parler ouvertement russe. Nous pouvons librement développer notre économie et notre industrie.

Le 11 novembre 2018, les citoyens de la République Populaire de Donetsk ont fait preuve de solidarité et prouvé une fois de plus au monde leur engagement pour un avenir commun avec la Russie. C’est notre choix ferme et nous ne nous détournerons pas de cette voie. Je considère que c’est le ralliement du peuple du Donbass autour d’un but qui me tient à cœur : vivre comme une seule famille avec le peuple russe, » a déclaré le chef de l’État.

Denis Pouchiline a ensuite promis de mettre toutes ses forces et ses connaissances au service de l’amélioration de la vie de ses concitoyens, et s’est dit sûr que le Donbass retrouvera un jour une vie paisible qui lui permettra de développer tout son potentiel.

Plusieurs membres des délégations étrangères sont ensuite venus exprimer leur soutien au nouveau chef de la RPD, et les espoirs de développement des relations entre leur pays et la république.

Le premier fut son homologue, Léonid Passetchnik, élu à la tête de la RPL le 11 novembre 2018. Ce dernier a mis l’accent sur le renforcement des liens entre les deux républiques populaires.

« Nous avons déjà beaucoup fait pour que les relations entre nos républiques se développent et se renforcent. Je suis sûr qu’avec vous, ces relations passeront à une nouvelle étape, à un niveau plus élevé de coopération entre nos républiques, » a déclaré Léonid Passetchnik.

Anatoli Bibilov, le président de la République d’Ossétie du Sud a tenu, quant à lui, à confirmer le soutien sans faille de son pays à la République Populaire de Donetsk afin de l’aider dans son développement.

Les représentants russes, ont pour leur part insisté sur l’objectif d’intégration avec la fédération de Russie, et les liens forts (littéralement familiaux) qui existent déjà entre la RPD et le pays voisin.

« Vous savez qu’on s’inquiète pour vous. Puisque nous sommes une famille depuis longtemps. Nous formons une seule famille. Et aujourd’hui, vous êtes aux frontières du monde russe. Aujourd’hui, vous protégez notre espace linguistique, spirituel et orthodoxe, » a déclaré Sergueï Aksionov, le chef de la République de Crimée.

« En mon nom propre, je vous souhaite un ciel paisible, chers amis. Et non pas en tant que fonctionnaire, mais en tant que citoyen de la fédération de Russie, je souhaite que nous devenions rapidement des concitoyens, » a t-il ajouté.

« Ces milliers de liens d’intégration avec la Russie que vous avez établis, ils mèneront certainement à l’objectif souhaité. À l’intégration avec la Russie. Et ce désir des résidents de vivre ensemble avec la Russie dans le cadre d’un grand État unique, » a déclaré Andreï Kozenko, député de la Douma.

La cérémonie d’investiture de Denis Pouchiline s’est terminée par un concert. Celle de Léonid Passetchnik, le chef de la RPL, aura lieu demain à Lougansk.

Voir la vidéo de la cérémonie d’investiture

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 17 novembre 2018

Rapport de situation du DonbassChaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 17 novembre 2018 (exceptionnellement en deux parties) :

PARTIE 1

SITUATION MILITAIRE
0104 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
03’39 » – Les FAU capturent un drone de l’OSCE pour le copier
06’15 » – Nouvelle rafle du SBU contre les civils de la zone du Donbass occupée par l’armée ukrainienne

RPD-RPL
07’20 » – Déroulement et résultats des élections du 11 novembre 2018

INTERNATIONAL
22’31 » – L’Allemagne exige enfin la fermeture du site Mirotvorets

UKRAINE
3116 » – Coupures de chauffage dans plusieurs grandes villes d’Ukraine pour cause de dettes de gaz

Voir la première partie du rapport de situation en vidéo

PARTIE 2

UKRAINE
0025 » – Coupures de chauffage dans plusieurs grandes villes d’Ukraine pour cause de dettes de gaz
0454 » – Un officiel ukrainien déclare que l’Ukraine n’a pas les moyens de construire une base navale militaire à Berdiansk

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV
08’43 » – Google Maps affiche le « cabinet des monstres » à Kiev

09’50 » – Conclusion

Voir la deuxième partie du rapport de situation en vidéo

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