L’OSCE ressort le plan « casques bleus », sabotant ainsi Minsk-2

Le 24 janvier 2019, Martin Sajdik, représentant spécial de l’OSCE au sein des groupes de contact à Minsk, a proposé d’envoyer des casques bleus dans le Donbass et d’installer une administration temporaire de l’ONU dans la région, provoquant l’ire des Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL) et la perplexité parmi les analystes russes.

Quand on sait à quel point ce serpent de mer a déjà été longuement évoqué, commenté, analysé et refusé par les deux républiques populaires, il faut dire qu’on ne comprend pas bien à quoi joue Martin Sajdik.

Cette proposition a été faire dans une interview qu’il a accordée au magazine autrichien Kleine Zeitung, et dans laquelle il a déclaré qu’il fallait une nouvelle approche pour régler la situation dans le Donbass, avec une administration de transition de l’ONU dans les territoires qui ne sont pas sous le contrôle de Kiev (c’est-à-dire la RPD et la RPL), avec des pouvoirs militaires mais aussi de maintien de l’ordre.

Il propose aussi d’utiliser l’expérience acquise dans les Balkans pour l’appliquer dans le Donbass, et a déclaré qu’un tel plan avait déjà été proposé lors du conseil des ministres de l’OSCE de décembre 2018.

La RPD et la RPL dénoncent un sabotage de Minsk-2

La réponse de Donetsk et de Lougansk a été ferme et cinglante. Natalia Nikonorova, ministre des Affaires étrangères de la RPD, et négociatrice à Minsk, a rappelé que Donetsk était toujours contre ce plan qui revient régulièrement sur la table.

« La déclaration du représentant spécial de l’OSCE Martin Sajdik est fondamentalement en contradiction avec les accords qui ont été approuvés au plus haut niveau international – par le Conseil de sécurité de l’ONU. En outre, le paquet de mesures comprend, entre autres, la signature du représentant de l’OSCE, qui rend son exécution obligatoire par cette organisation internationale. Au lieu de cela, nous voyons le désir de saboter le processus de Minsk de la part d’un haut responsable de l’OSCE, ce qui remet en question l’efficacité de cette organisation internationale réputée, alors que sa responsabilité directe est de coordonner et de faciliter la mise en œuvre des accords de Minsk, » a déclaré Natalia Nikonorova.

Elle a aussi rappelé que Donetsk considérait comme « catégoriquement inacceptable toute activité visant à saper la mise en œuvre des documents signés à Minsk, qui décrivent le seul plan envisageable de règlement pacifique du conflit dans le Donbass ».

Madame Nikonorova a conclu en appelant monsieur Sajdik à « ne pas mettre en péril sa réputation professionnelle, en sapant tous les efforts des parties pour mettre en œuvre les accords de Minsk ».

La réponse de Lougansk n’a pas été plus tendre, et a été formulée par Vladislav Deïnego, ministre des Affaires étrangères de la RPL et négociateur à Minsk.

Pour lui, la déclaration de monsieur Sajdik selon laquelle il y a des choses « qui ne sont pas claires dans les accords de Minsk », montre « l’attitude irresponsable » du représentant de l’OSCE dont le rôle de coordinateur au sein des groupes de contact à Minsk est justement « de créer les conditions d’un dialogue constructif entre les parties du conflit dans le Donbass et de faciliter la mise en œuvre de leurs obligations inscrites dans ces mêmes accords ».

Il a rappelé, comme son homologue de la RPD, que le paquet de mesures des accords de Minsk signé le 12 février 2015, mentionnait pourtant des étapes très claires, qui ont d’ailleurs été validées par le Conseil de sécurité de l’ONU (via la résolution N° 2202).

À savoir la mise en place d’un cessez-le-feu immédiat et total, le retrait des armes lourdes, la création d’une zone démilitarisée, la discussion des modalités pour recommencer le versement par Kiev des retraites et des allocations sociales pour les habitants de la RPD et de la RPL, ainsi qu’une réforme constitutionnelle visant à instaurer une profonde décentralisation de l’Ukraine, qui permettrait au Donbass de garder ses propres détachements de sa milice populaire, le droit de garder sa langue (le russe), une coopération transfrontalière avec la fédération de Russie, et une participation du Donbass dans la désignation des procureurs et des juges.

Si quelque chose là-dedans n’est pas clair pour monsieur Sajdik, je pense qu’il ferait mieux de changer de travail !

Surtout que, comme l’a rappelé monsieur Deïnego, le statut spécial pour le Donbass (qui devait être élaboré avec la RPD et la RPL et pas le simili statut temporaire adopté par la Rada pour faire semblant) qui devait être adopté avant fin 2015, n’est toujours pas mis en œuvre alors que nous sommes en 2019.

« Où est le statut spécial ? Et en parlant de ça, où est la réaction du représentant spécial, monsieur Sajdik, au fait que le gouvernement et le président ukrainien se soustraient à l’application des dispositions du document qu’ils ont signé ? […] Ces déclarations irresponsables du représentant spécial du Président de l’OSCE au sein du groupe de contact à Minsk, non seulement ne contribuent pas à stabiliser la situation dans la zone de conflit, mais compliquent même les négociations du règlement pacifique du conflit. Ainsi un haut responsable de l’OSCE joue involontairement avec le « parti de la guerre » de Kiev et réduit l’efficacité des efforts d’une organisation internationale réputée, » a conclu Vladislav Deïnego.

Une déclaration inutile sur le plan politique, et sans valeur concrète

Mais les autorités de la RPD et de la RPL n’ont pas été les seules à commenter cette proposition des plus bizarres. En Russie aussi, la déclaration de Martin Sajdik pose question.

Alexeï Tchesnakov, politologue et directeur du Centre de Conjoncture Politique, a dit toute sa perplexité devant la proposition de Martin Sajdik, qu’il a étudiée avec attention.

« J’ai lu attentivement les propositions de monsieur Sajdik et ses commentaires. Je ne pense pas que quiconque puisse voir clairement la valeur politique et concrète du document, ni la raison pour laquelle il est apparu à ce moment précis, » a déclaré Tchesnakov à l’agence TASS.

« Peut-être que ce n’est pas clair pour M. Sajdik lui-même. Car, d’une part, il dit que la mise en œuvre de ses propositions nécessiterait une résolution des quatre pays du Format Normandie, approuvée par leurs parlements. D’autre part, dans certaines phrases, il note qu’aucune réaction officielle n’est venue des représentants du Format Normandie et qu’une telle réaction n’était pas nécessaire, après tout. Écoutez, c’est une déclaration plutôt peu banale pour un diplomate et cela rend toute discussion sérieuse impossible, » a-t-il ajouté

Tchesnakov ajoute que même Sajdik semble être conscient du côté irréaliste de son plan lorsqu’il explique que ses efforts visent à montrer qu’il y a une possibilité d’avancer. En clair, monsieur Sajdik brasse du vent pour justifier son poste…

« Il est probable que le coordinateur de l’OSCE aux négociations des groupes de contact à Minsk est désormais très las, et a décidé d’offrir au moins quelque chose pour ne pas paraître totalement démuni. Donc ce que nous voyons c’est un simulacre insignifiant, » a souligné Tchesnakov.

Le politologue a ensuite souligné les incohérences de l’OSCE, rappelant qu’avant de proposer des plans B, l’organisation ferait mieux d’insister pour appliquer le plan A dont elle est garante et surtout protester plus vigoureusement quand les autorités ukrainiennes se dérobent manifestement à leurs obligations.

« Toute discussion sur le fait de compléter et de faire évoluer Minsk-2 ressemble à une manipulation visant à créer les conditions permettant à la partie ukrainienne de se dérober à ses engagements. Avant de parler de nouveaux plans, les représentants de l’OSCE devraient analyser en profondeur les raisons politiques pour lesquelles le paquet de mesures du 12 février 2015 n’est pas mis en œuvre », a-t-il souligné. « Je voudrais rappeler que le président Porochenko a récemment déclaré publiquement qu’il n’y aurait pas de statut spécial pour le Donbass. Pourquoi l’OSCE ne dit rien à ce sujet ? »

« Il vaut mieux maintenant ne pas se laisser aller à de nouvelles idées, mais ne ménager aucun effort pour mettre en œuvre ce qui est écrit dans les accords de Minsk. Sinon, deux conclusions me viennent à l’esprit. Premièrement, le représentant de l’OSCE doute de l’efficacité de sa propre organisation. Et deuxièmement, la personne chargée de la mise en œuvre des accords de Minsk cherche à désavouer ces mêmes accords », a-t-il conclu.

Discrédit jeté sur l’OSCE, et parallèle malheureux avec les Balkans

Pour ma part je rejoins la position d’Alexeï Tchesnakov. Avant de sortir de nouveaux plans tous les quatre matins, les garants des accords de Minsk que sont l’OSCE, mais aussi la France et l’Allemagne, feraient mieux de faire pression sur Kiev lorsque les autorités ukrainiennes n’appliquent pas les accords qu’elles ont signés, ou qu’elles font des déclarations outrancières qui vont à l’encontre de Minsk-2, comme cette sortie récente de Porochenko.

Quand on lit la déclaration de Martin Sajdik, on se demande s’il est volontairement complice, ou un simple idiot utile qui vient d’offrir à Kiev une énième occasion de se jeter sur ce plan B irréalisable pour éviter d’avoir à appliquer le plan A qu’elles ont signé.

Car l’envoi de casques bleus dans le Donbass est un vieux serpent de mer qui refait surface tous les 3-4 mois, avec toujours la même réponse pourtant claire et simple de la part de la RPD et de la RPL : NON, NON, NON et NON !

Or, aucune mission de casques bleus ne peut être déployée sans l’accord des deux parties. En plus, mentionner, comme Martin Sajdik l’a fait, l’expérience dans les Balkans comme source d’inspiration pour le Donbass, est un choix des plus malheureux s’il n’est pas délibérément provocateur.

Il faut rappeler que des politiciens et officiels ukrainiens ont évoqué à plusieurs reprises l’idée d’appliquer la solution croate dans le Donbass. C’est-à-dire en clair, de procéder à une purification ethnique du territoire ! Or, ces génocides et purifications ethniques qui ont eu lieu dans les Balkans ont compromis pour longtemps la réputation des organisations internationales comme l’ONU et ses casques bleus !

Les autorités et la population de la RPD et de la RPL n’ont pas oublié ce qui s’est passé dans les Balkans, ni le rôle joué par l’ONU et ses casques bleus. Hors de question pour eux de jouer une réédition de ce qui s’est passé à l’époque dans ce qui fut la Yougoslavie.

Il est temps que monsieur Sajdik et d’autres responsables occidentaux cessent de pousser ce plan fumeux de déployer des casques bleus ou une administration de transition de l’ONU dans le Donbass.

Au mieux cela montre qu’ils sont sourds à ce que peuvent dire les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, ce qui est inquiétant pour l’application des accords de Minsk, qui prévoient d’écouter justement ce que les deux républiques ont à dire.

Au pire, cela montre qu’ils sont prêts à offrir à Kiev une bonne excuse pour ne pas appliquer les accords de Minsk et chercher une solution brutale et sanglante au conflit dans le Donbass, en rééditant la solution croate, avec le silence complice des mêmes organisations internationales qui avaient permis les massacres et purifications ethniques dans l’ex-Yougoslavie.

Dans les deux cas, cela discrédite encore un peu plus l’OSCE, dont la réputation dans le Donbass est déjà à un niveau catastrophique.

À l’avenir, monsieur Sajdik ferait mieux d’éviter de tenir de tels propos, qui accréditent la thèse que l’OSCE travaille pour Kiev et non pour rétablir la paix dans le Donbass, et sapent un peu plus la réputation de l’organisation jusqu’au point où elle ne pourra plus servir à quoi que ce soit.

Si monsieur Sajdik a besoin de prouver qu’il sert à quelque chose, qu’il proteste publiquement et vertement quand Porochenko déclare qu’il n’y aura pas de statut spécial pour le Donbass, que des politiciens ukrainiens appellent à appliquer la solution croate, ou quand les représentants ukrainiens à Minsk sabotent les réunions de discussion, ou n’y viennent carrément pas !

Cela sera autrement plus constructif que de balancer à des journalistes occidentaux des plans sur la comète complètement irréalisables, qui offrent à Kiev, sur un plateau d’argent, une énième excuse pour ne pas appliquer les accords de Minsk.

Christelle Néant

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Le processus d’intégration du Donbass avec la Russie s’accélère

Aujourd’hui, 28 janvier 2019, le chef de la République Populaire de Donetsk (RPD), Denis Pouchiline, a annoncé que le processus d’intégration de la République avec la fédération de Russie était entré dans une phase intensive.

« L’intégration du Donbass avec la Russie est entrée dans une phase intensive. Mais il est trop tôt pour dire que cela sera achevé demain, » a déclaré Denis Pouchiline aux journalistes.

L’intensification du processus d’intégration se reflète dans la signature d’un accord de coopération interparlementaire entre la République de Crimée et les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk (RPD et RPL), plus tôt ce mois-ci.

Si la signature d’accords d’amitié et de coopération avec l’Ossétie du Sud pouvait passer pour une connexion indirecte avec le pays voisin, cette fois c’est un des sujets de la fédération de Russie qui a signé un accord avec les deux jeunes républiques.

Si on ajoute à ça que la Russie est en train de simplifier l’octroi de la nationalité russe pour les gens du Donbass et ceux qui fuient l’Ukraine, et que l’internet en RPD et en RPL passe désormais par la Russie et non plus par l’Ukraine, on comprend bien vers quelle issue le Donbass se dirige : la sécession définitive avec Kiev et l’intégration avec le grand frère russe.

Denis Pouchiline a aussi souligné que des entreprises de la RPD vont participer à des événements et expositions en Russie, et que cette accélération intensive du processus d’intégration était lié à la rhétorique agressive de Kiev.

« À en juger par la rhétorique agressive et négative de Kiev, le Donbass va s’éloigner de Kiev, et se rapprocher de ce vers quoi il se dirige (l’intégration avec la Russie NDLR) », a ajouté le chef de l’État.

Il faut dire que ce n’est pas en déclarant publiquement que l’Ukraine n’accordera pas au Donbass le statut spécial qui doit pourtant être mis en place d’après les accords de Minsk, que Petro Porochenko (le président ukrainien) va convaincre la RPD et la RPL de retourner sous le giron ukrainien.

Ce n’est pas non plus ainsi qu’il va convaincre la Russie de ne pas continuer et accélérer ce processus d’intégration du Donbass, et de ne pas tourner le dos d’une certaine façon à l’Ukraine.

Car ce n’est pas autrement qu’il faut prendre deux déclarations récentes d’Alexeï Pouchkov, sénateur russe, qui a ni plus ni moins proposé de ne pas reconnaître le résultat des élections présidentielles ukrainiennes si celles-ci sont manifestement frauduleuses (rompant ainsi avec ce qui avait été fait en 2014, où la Russie avait reconnu l’élection de Porochenko à cause de ses promesses électorales de mettre fin à la guerre dans le Donbass), et qui a par ailleurs proposé de laisser les Ukrainiens sans gaz pour leur apprendre la dure réalité.

« Nous négocions de nouveaux contrats avec eux, mais quel genre de nouveaux contrats avec Naftogaz ? C’est une nouvelle occasion pour eux de parasiter le transit [de gaz NDLR], de nous traîner devant les cours internationales, de nous poursuivre en justice, d’exiger des compensations insensées. Vous savez qu’ils réclament 12 milliards de dollars en compensation pour la période où Nord Stream 2 commencera à fonctionner et qu’ils vont perdre des profits. On n’a jamais vu une chose pareille, ils vont perdre 12 milliards en cinq ans et la Russie doit payer d’avance pour cela ! », a-t-il déclaré.

Pour Alexeï Pouchkov, il est temps de laisser l’Ukraine présomptueuse baigner dans son jus, afin que Kiev apprenne ce qu’est la réalité.

« Il me semble que les autorités de Kiev doivent rester seules avec leurs absurdités. Laissez-les cuire là-bas sans transit, et, si nécessaire, sans gaz, ce n’est pas grave. Laissons-les regarder la réalité en face, il y en a assez de les épargner tout le temps. Maintenant il faut faire preuve d’une grande fermeté, » a conclu Alexeï Pouchkov.

Il faut souligner que ces propos n’ont pas été tenus par un politicien que l’on pourrait qualifier d’extrémiste, ou qui tient régulièrement des propos provocateurs.

Alexeï Pouchkov est non seulement sénateur, et président de la commission pour l’information et la coopération avec les médias du conseil de la fédération de Russie, mais il est aussi journaliste, politologue et historien. Il a écrit plus de 400 articles d’analyse et travaux scientifiques, ainsi que deux livres, dont un sur la géopolitique et la Russie.

Quand il tient ce genre de propos, ce ne sont pas des mots jetés en l’air sans avoir réfléchi à leurs conséquences. Une partie des politiciens russes semble faire le deuil du lien privilégié (et historique) qui existait entre la Russie et l’Ukraine, et comprennent que les prochaines élections présidentielles ukrainiennes n’apporteront aucun changement positif de la situation.

Le divorce semble donc acté, et se reflète dans cette accélération du processus d’intégration du Donbass avec la fédération de Russie, et cette simplification intensive de l’obtention de la citoyenneté russe pour les habitants de la RPD et de la RPL.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 26 janvier 2019 :

PARTIE 1

    SITUATION MILITAIRE

00‘53 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée »
09’07 » – L’OSCE enregistre la présence d’armes lourdes près de la ligne de front
12’16 » – L’armée ukrainienne bombarde et endommage la station de pompage de Vassilievka

RPD-RP

16’10 » – Évolution de la situation économique, principalement en RPD

JUSTICE

28’07 » – Le procureur d’Aix-en-Provence fait appel et demande à nouveau la dissolution du centre représentatif de la RPD en France

UKRAINE

36‘00 » – Kiev refuse que des citoyens russes viennent observer les élections présidentielles, même au sein de la mission de l’OSCE

PARTIE 2

VOIR ET ENTENDRE VIDEO DE LA SEMAINE ICI

 

UKRAINE

00‘27 » – L’Ukraine parmi les leaders mondiaux de la chute du niveau de vie

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

04’46 » – Un écrivain français ne trouve aucun lien historique entre la Crimée et l’Ukraine

09’10 » – Conclusion

VOIR ET ENTENDRE VIDEO DE LA SEMAINE ICI

Christelle Néant

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Expert – L’OSCE pourrait ne pas surveiller les élections ukrainiennes

L’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) pourrait refuser d’envoyer ses observateurs pour surveiller l’élection présidentielle ukrainienne s’il s’avère impossible d’inclure des ressortissants russes dans sa délégation, a déclaré Rouslan Bortnik, directeur de l’Institut ukrainien d’analyse et de gestion politique à la télévision « 112 Ukraine ».

« L’Ukraine se trouve dans une situation difficile et si nous continuons à insister sur cette question, l’OSCE pourrait choisir de ne pas surveiller les élections », a-t-il dit, faisant remarquer que l’OSCE ne considérait pas la Russie comme un pays agresseur.

« Nous n’avons pas rompu les liens diplomatiques avec la Russie, de sorte que l’OSCE ne considère pas la position de l’Ukraine comme cohérente. De plus, comme la plupart des organisations internationales, l’OSCE ne considère pas la Russie comme un pays agresseur, alors que seul le Conseil de l’Europe a pris une telle décision », a noté Bortnik.

L’expert estime que l’Ukraine doit suivre la voie des négociations. « Il est nécessaire d’engager un dialogue sur les candidats russes à la mission d’observation. Il pourrait s’agir de personnalités publiques », a-t-il dit.

M. Bortnik est convaincu que la présence d’observateurs russes « n’influencera en aucune façon le processus électoral ».

Le 18 janvier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que Moscou avait reçu l’invitation de l’OSCE à envoyer des observateurs pour surveiller l’élection présidentielle ukrainienne prévue pour le 31 mars.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a déclaré plus tard que la Russie prévoyait d’envoyer ses observateurs en Ukraine dans le cadre d’une délégation de l’OSCE. Entre-temps, la Commission électorale centrale de Russie a dressé une liste de 14 candidats.

Cependant, le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavel Klimkine, a déclaré dans une lettre adressée à Ingibjorg Solrun Gisladottir, Directrice du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (ODIHR) de l’OSCE, que Kiev n’accepterait pas des citoyens russes comme observateurs.

Mercredi, la Commission électorale centrale ukrainienne a appelé les autres pays et les organisations internationales à prendre en considération la position de Kiev, réaffirmant que l’Ukraine considérait la Russie comme un pays agresseur et poursuivrait tous ceux qui traversaient la frontière « dans le but de nuire aux intérêts du pays ».

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Appel du procureur contre le centre représentatif de la RPD en France

Pour rappel, en 2017, une association de loi 1901 est créée à Marseille, visant à créer un centre représentatif de la RPD en France. Ce centre attire très vite les foudres des autorités ukrainiennes, qui font alors pression sur les autorités françaises, afin que ces dernières le fassent fermer.

Le Quai d’Orsay pousse alors le procureur d’Aix-en-Provence à lancer la procédure judiciaire demandant la dissolution de l’association, parce qu’elle représenterait (prétendument) un « trouble à l’ordre public national et international » (sic). Après plusieurs mois d’attente et de reports d’audiences, le jugement tombe en septembre 2018, déboutant les demandes du procureur.

Le juge du Tribunal de Grande instance ne s’y est pas trompé et a constaté que les hyperboles du procureur n’avaient pas grand-chose à voir ni avec la réalité ni avec le droit, et que fermer le centre représentatif serait une atteinte à la liberté d’association, et que ce centre ne prétendait pas être une ambassade comme le déclarait le procureur.

L’ambassade ukrainienne avait alors protesté suite à ce jugement qui ne lui était pas favorable, et avait poussé le procureur à faire appel. Et ce dernier a obéi !

Alors que le jugement rendu est étayé sur une dizaine de pages, laissant peu de doutes sur l’issue d’un appel, le procureur d’Aix-en-Provence a donc décidé de remettre ça, avec exactement les mêmes arguments que ceux qui ont été rejetés par le juge en septembre 2018.

Une décision assez étrange, qui suscite l’interrogation. Pourquoi risquer de se prendre une deuxième humiliation publique sans faire les efforts nécessaires pour tenter à tout le moins d’augmenter un peu ses chances de gagner ?

Car en présentant exactement les mêmes arguments que lors de la requête initiale, le procureur doit bien être conscient qu’il a toutes les chances d’obtenir un jugement similaire.

Pour Hubert Fayard, président du centre représentatif de la RPD en France, que nous avons interrogé sur cette nouvelle procédure, il s’agit d’une fuite en avant de la France pour plaire à Kiev et tenter de sauver la face, mais le procureur ne semble pas très motivé pour aller subir une deuxième humiliation publique.

« C‘est la fuite en avant et peu importe pour eux de perdre. Ils tentent une dernière attaque, pour satisfaire les demandes des autorités ukrainiennes complètement désarçonnées par la décision des juges d’Aix-en-Provence. Je reste confiant car la décision du 6 septembre est très bien argumentée. De plus, les conclusions du procureur sont identiques à celles de la première instance ce qui est pour le moins surprenant, à croire que le parquet n’est pas super motivé, » a-t-il déclaré.

Un autre facteur qui risque de jouer dans la décision des juges, c’est que le centre représentatif de la RPD n’est pas le seul à se trouver dans une telle situation. Et qu’un jugement défavorable mettrait en danger d’autres représentations de pays non reconnus, présentes en France, en instaurant une jurisprudence que d’autres pays pourraient alors utiliser pour les faire fermer.

« Ce futur jugement pourrait faire jurisprudence, mettant en péril de nombreuses représentations du Tibet à la Catalogne en passant par le Haut-Karabagh. Le coin que nous avons mis avec l’existence d’une structure représentant la RPD en France agace au plus au niveau. Le Drian, Dumont et consorts ont perdu la face devant les Ukrainiens qui ne comprennent pas la justice française et pour cause… Oui, le jugement en cours d’appel peut faire jurisprudence bien que chaque représentation a des statuts et formes juridiques différents, » a ajouté Hubert Fayard.

Il y a peu de chance que, pour les beaux yeux de l’Ukraine, Paris soit prête à prendre le risque d’offrir une telle jurisprudence à des pays comme la Chine qui pourrait alors attaquer la représentation tibétaine en France.

Les conséquences diplomatiques et médiatiques pour la France seraient bien pires qu’un nouveau jugement négatif concernant le centre représentatif de la RPD, ce qui expliquerait le manque de motivation du procureur qui a alors repris presque mot pour mot ses conclusions de la première procédure.

Mais le risque zéro n’existe pas, et depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes en France, plusieurs jugements assez surréalistes du point de vue du droit ont été rendus par des juges, semblant montrer que la justice française serait devenue une justice aux ordres du gouvernement, faisant craindre un jugement inique en appel.

Malgré cette dégradation de la situation judiciaire en France, Hubert Fayard se dit conscient des risques mais confiant.

« Remettre en cause la loi de 1901 relative à la liberté d’association serait effectivement un cran de plus au vu de la situation actuelle mais nous conservons confiance, » a-t-il conclu.

Espérons que les juges d’Aix-en-Provence continueront à dire le droit comme ils l’ont fait en septembre 2018, et que les pressions du gouvernement français n’influenceront pas le futur jugement en appel.

Christelle Néant

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La Crimée, la RPD et la RPL signent un accord de coopération

Le 18 janvier 2019, à la suite d’une réunion de travail des délégations officielles des Républiques Populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL) avec le président du Conseil d’État de la République de Crimée Vladimir Konstantinov, un accord de coopération entre le parlement de la Crimée et ceux des deux Républiques Populaires a été signé.

Les documents ont été signés par Vladimir Konstantinov, Président du Conseil d’État de la République de Crimée, Vladimir Bidiovka, Président du Conseil Populaire de la RPD, et Denis Mirochnitchenko, Président du Conseil Populaire de la RPL.

Ont également assisté à la signature le chef de la RPD, Denis Pouchiline, le chef de la faction « République de Donetsk », et président du Comité du Conseil Populaire sur l’agriculture et les ressources foncières, Valery Skorokhodov et le président du Comité du Conseil Populaire pour le développement de la société civile et des associations sociales et religieuses, et président de la Fédération des syndicats de la RPD Maxime Parchine.

La délégation de la RPL comptait quant à elle, en plus du président du Conseil Populaire, le ministre des Affaires étrangères, Vladislav Deïnego, le Vice-président du Conseil Populaire Oleg Koval, et le chef de l’union des syndicats de la RPL, Oleg Akimov.

Dans un commentaire au service de presse du Conseil Populaire de la RPD, Vladimir Bidiovka a noté le symbolisme historique de l’accord signé.

« Aujourd’hui, un accord de coopération a été signé entre les parlements de la République Populaire de Donetsk et de la République de Crimée. Son principal objectif est de renforcer l’interaction en matière de coopération interparlementaire, l’échange d’expériences en matière d’activité législative, ainsi que le renforcement global de l’amitié et des liens. Je considère qu’il est significatif que la signature de cet accord entre nos républiques ait eu lieu le jour du 365e anniversaire du Concile de Pereïaslav, puisque ce fait historique est lié à l’intégration avec la Russie. Et aujourd’hui, la République Populaire de Donetsk, représentée par le Conseil Populaire, a établi un lien avec la République de Crimée, une entité constitutive de la fédération de Russie », a déclaré Vladimir Bidiovka.

Selon Denis Pouchiline, chef de la RPD, l’accord de coopération contribuera à une interaction efficace dans le domaine législatif.

« L’accord interparlementaire vise à renforcer les liens historiques, culturels et patriotiques et permettra d’élargir la coopération et d’échanger des expériences dans le domaine législatif. »

Une position rejointe par le Président du Conseil Populaire de la RPL, Denis Mirochnitchenko, qui a déclaré que c’était aussi une marque importante du soutien de la Crimée à leur république.

« Nous sentons votre soutien, et portons l’espoir que, même si nous suivons des routes différentes, nous allons dans la même direction – à la maison [la Russie NDLR]. La République Populaire de Lougansk sent ce soutien moral », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que l’échange d’expérience entre les parlementaires des deux républiques était aussi très important, car la Crimée est déjà passé par ce processus d’harmonisation de sa législation avec celle de la fédération de Russie.

Le Président du Parlement de la RPD a ajouté qu’un accord sur l’établissement de relations de jumelage entre les villes de Makeyevka et Kertch, Lougansk et Yalta a également été signé.

« Je tiens à souligner que le renforcement de la coopération avec la Russie a toujours été et demeure une priorité pour notre État, puisque nos peuples sont inextricablement liés par une langue, une foi et une cause commune. Je considère qu’il est extrêmement important de renforcer notre coopération et de développer les processus d’intégration, ce que confirme la signature de plusieurs accords à la fois lors de la visite de la délégation de la République Populaire de Donetsk en Crimée. Je suis profondément convaincu que les accords signés aujourd’hui porteront notre coopération à un nouveau niveau et influenceront positivement le développement des républiques dans un avenir proche », a conclu Vladimir Bidiovka.

Plus tôt dans la journée, les délégations officielles de la RPD et de la RPL ont participé à la séance solennelle consacrée au 365e anniversaire du Concile de Pereïaslav à Simferopol.

Pour rappel, le Concile de Pereïaslav a été convoqué en 1654 pour une cérémonie de serment d’allégeance des Cosaques Zaporogues, représentés par leur Hetman Bogdan Khmelnitski, au Tsar de toutes les Russies Alexeï Ier, intégrant ainsi ce qui est aujourd’hui une partie de l’Ukraine dans le Tsarat de Russie.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass – 19 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 19 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘17 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
04’50 » – Armes lourdes découvertes près du front côté ukrainien par l’OSCE
05’35 » – Les FAU tirent au mortier sur Kroutaya Balka, deux voitures civiles endommagées
09’23 » – L’OSCE découvre des explosifs installés sur la vanne d’un réservoir d’eau dans la zone occupée par les FAU
13’14 » – Le SBU visite des sites industriels utilisant des produits chimiques pour préparer une nouvelle opération sous faux drapeau

RPD-RPL

15’11 » – La RPD, la RPL et la Crimée signent un accord de coopération interparlementaire

UKRAINE

19‘52 » – La Commission Électorale Centrale ukrainienne autorise une organisation néo-nazie à envoyer des observateurs surveiller les élections présidentielles
27‘12 » – Flambée de violences et d’expulsions illégales contre les églises de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

33’20 » – La propagande ukrainienne essaye de faire croire qu’aucune voiture ne circule sur le Pont de Crimée et que ce dernier est donc un faux

39’00 » – Conclusion

VOIR ET ENTENDRE LA VIDEO ICI

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Christelle Néant

 

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Les FAU augmentent brutalement leurs bombardements sur la RPD

Alors que du 17 au 18 janvier 2019, l’armée ukrainienne avait violé 10 fois le cessez-le-feu et tiré 154 munitions d’un calibre supérieur à 12,7 mm contre le territoire de la République Populaire de Donetsk (RPD), depuis ce matin elle a déjà violé 20 fois le cessez-le-feu, et tiré 516 munitions, dont des obus de char d’assaut.

Depuis la mise en place de la trêve du Nouvel An, les bombardements augmentent de manière lente mais constante de semaine en semaine.

Mais depuis ce matin, l’armée ukrainienne se déchaîne, et à 19 h, nous en sommes déjà à 20 violations du cessez-le-feu par l’armée ukrainienne et 516 munitions de plus de 12,7 mm tirées, soit plus du double des 24 heures précédentes. Les tirs visent plusieurs localités de la ligne de front, allant d’Ozerianovka (en périphérie de Gorlovka au nord) à Sakhanka (dans le sud de la RPD), en passant par la périphérie de Donetsk.

Autre fait inquiétant, le nombre de munitions d’un calibre interdit par les accords de Minsk a lui aussi grimpé en flèche, avec 29 obus de mortier de 120 mm, 7 obus de mortier de 82 mm, et surtout 25 obus de chars d’assaut (obus de 125 mm) tirés contre les positions situées près de Leninskoye, dans le sud de la RPD.

 

Carte : Military maps

Pour l’instant ces tirs n’ont, semble-t-il, fait aucune victime, ni destructions d’habitations civiles. Mais cette augmentation brutale du nombre de violations du cessez-le-feu et du calibre des armes utilisées par l’armée ukrainienne a de quoi inquiéter à plus d’un titre.

Face à cette aggravation de la situation, les autorités de la RPD ont décidé de mener de nouveaux exercices militaires, afin de renforcer les capacités de défense de la République face à ces attaques répétées.

Cette aggravation brutale est d’autant plus inquiétante qu’elle a lieu juste après une nouvelle réunion des groupes de contact à Minsk, qui a de nouveau montré l’échec flagrant du volet politique des accords signés en 2015 et des négociations avec la partie ukrainienne.

Cette dernière à tout fait pour saboter les discussions, et a fait pour la énième fois des promesses jamais tenues depuis des années, sur le processus de paiement des retraites, ou la mise en place de mesures additionnelles pour le respect du cessez-le-feu.

Alors que les élections présidentielles ukrainiennes approchent, il est inquiétant de voir que la situation militaire sur le front du Donbass s’aggrave de nouveau, sur fond de tensions religieuses croissantes en Ukraine.

Au lieu de sortir toujours les mêmes salades sur la nécessité de respecter les accords de Minsk, et d’accuser la Russie de tout et de n’importe quoi, la France et l’Allemagne, feraient bien de se souvenir qu’ils sont garants de ces mêmes accords et faire pression sur Kiev pour que son armée cesse de bombarder les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk et que ses représentants travaillent de manière professionnelle et efficace à la table des négociations.

Christelle Néant

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#Alerte Pollution : des poussières rouges s’échappent de Gardanne. Toulon Europe 60 000 morts/an contrairement à ce qu’assurait le gouvernement

La réalité est là et pas ailleurs merci Coluche que les politiques et financiers profiteurs t’entendent

Dans le cadre de l’enquête participative #AlertePollution, de nombreux habitants de Gardanne et Bouc-Bel-Air, dans les Bouches-du-Rhône, ont signalé des poussières qui s’envolent de l’usine locale. Pourtant, en mai dernier, la secrétaire d’Etat Brune Poirson assurait que « cela n’était plus possible » car des travaux avaient été réalisés. A l’époque de # Alerte pollution, j’étais sur place, j’en avais fait un article. Divers commentaires disaient que cela été de la pure imagination. Je remercie les internautes qui m’ont demandé, comme les habitants de poursuivre sous la férule de France-info la démonstration de ces dangers.

Il ne s’agit nullement de créer autre chose que de mettre les réalités, les vérités en place, et de bien démontrer que telle que l’enquête le démontre, les dangers sont authentiques. De bien faire comprendre à l’Etat que l’on ne peut mettre en danger la vie des habitants de tous âges, même si en certains lieux que je connais bien les risques sont plus importants alors que distants de seulement de 2 à 50 kms. Ayant participé à ces enquêtes les résultats éclatent de nouveau. Que fait le « Gouvernement dans le cadre du respect d’un cheval de bataille tel que l’écologie » ? Dans les ports en France, en Europe toujours dans le cadre de #Alerte Pollution ! De Plus :

« Chaque année en Europe, ces émissions du transport maritime causent près de 60 000 morts et coûtent 58 milliards d’euros aux services de santé », complète l’association France nature environnement ».

Enquête participative qui démontre, des points vitaux. Comparant les faits énumérés, dans les 30 kms environs. Le constat est mortel. Il y subsiste le plus grand nombre de cancers pulmonaires et dérivés. Patients soignés dans des établissements côtés en bourse. Profits maximum pour certains ces soins palliatifs. Entraine bien souvent le fait de ne pouvoir se soigner. Tarif de la chambre particulière varie de 82 à 450 euros à charge du patient par jour. Aucune mutuelle en France ne couvre de tels montants. La santé, la survie de chacun de nous est en jeu. Personne n’est à l’abri de ces féaux avec qui l’Etat et ces organismes financiers tirent des profits max ! Presque similaire au scandale mondial du Roundup. Pour la 1ere fois le Groupe Monsonto est condamné à verser 289 millions de dollars. Les jours du plaignant sont comptés : « De Wayne Johonson » a perçu un montant de 80 millions de dollars. Monsonto ayant fait appel. Ne laissons pas crouler la France et bien d’autres entre les mains de financiers. Aveuglés par les profits au détriment de notre santé, de nos vies.

Les comptes rendus sont tombés, il s’agit de passer à l’action et aux mesures indispensables pour le droit à la santé. Une couche rouge sur les maisons, des traces au sol et des bourrasques de poussière qui s’envolent dans les airs. Dans les communes de Bouc-Bel-Air et Gardanne (Bouches-du-Rhône), les résidus de bauxite de l’usine d’aluminium Alteo. Plus connus sous le nom de « boues rouges » continuent de polluer la vie des habitants, après avoir empoisonné les fonds marins pendant un demi-siècle. Face à ce scandale environnemental, la société avait été contrainte, en 2015, d’arrêter de les rejeter tels quels en Méditerranée et à les stocker, secs, entre les deux communes. Affaire classée ? En avril dernier, un nuage rouge impressionnant avait pourtant recouvert les bâtiments, comme en témoigne la vidéo de France 2.

Les autorités avaient à nouveau sommé Alteo de « supprimer les conséquences et les nuisances » de ces retombées pour les riverains. Mission accomplie, avait assuré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, le 25 mai dernier, sur France Bleu Provence. Les services de l’Etat ont inspecté le site et les travaux ont été faits. Cela n’est donc plus possible que les particules de bauxite circulent dans l’air. Brune Poirson le 25 mai 2018. Vraiment ? En lisant les signalements envoyés par le biais de notre enquête participative #AlertePollution, certains témoignages nous ont interpellés. « Envol de poussière il y a moins d’une semaine », « ça s’infiltre dans nos maisons », ça « s’étend dans la forêt », nous écrivent des habitants du secteur. Au total, trente personnes nous ont contactés pour décrire des scènes de ce type.

« Ça s’envole encore »

« Brune Poirson n’est visiblement pas venue sur le site. Ça s’envole encore et on le constate au quotidien, insiste Thierry Gauvin, le président de l’association Bouc-Bel-Air Environnement. Les habitants contactés sont formels : ils n’ont remarqué aucune amélioration sur le terrain. Une riveraine assure, photo à l’appui, avoir retrouvé des dépôts rouges dans sa piscine en juin, soit un mois après la mise en conformité annoncée. « On n’a pas eu de gros coups de vent comme en avril, donc on n’a pas eu d’épisode de même ampleur, mais au niveau des retombées, il n’y a pas grand-chose qui a changé, décrit Marie », qui vit à 1 km à vol d’oiseau de la décharge industrielle de Mange-Garri, où Alteo stocke ses résidus de bauxite. « On n’a pas moins de poussière, non ! » martèle cette riveraine dont la maison longe la forêt qui abrite l’usine.

Chez moi, c’est toujours poussiéreux. Ça se voit. Quand je passe un chiffon sur le rebord de mes fenêtres, il devient rouge. Marie, riveraine de l’usine Alteo. Dorothée Pinoncely, vit à Bouc-Bel-Air depuis une vingtaine d’années, à un moyen simple de vérifier si l’air est rempli de poussière : « Dans mon jardin, j’ai un bocal que je vide régulièrement. L’eau de pluie récoltée ces derniers temps est rosée et, à sa surface, il y a une couche rouge », joignant un cliché à son témoignage. Les signalements s’étendent sur l’ensemble du territoire des deux communes. « Quand on fait un footing dans le bois communal, on rentre avec des semelles rouges » : Stéphane Moll, un autre habitant. En VTT, quand je rentre des collines, les pneus sont rouges », ajoute, Jean-Luc Chirade.

« Une forme de lassitude »

« Alteo a engagé un plan d’actions important pour réduire les envolements de poussières de résidus de bauxite », assure l’entreprise sur son site (document en PDF). La société explique avoir planté des végétaux autour des zones de stockage, qui sont également arrosées et recouvertes « d’une fine couche de gel » pour « figer les poussières au sol ». Contactée à plusieurs reprises, Alteo n’a pas souhaité répondre aux questions, tel le ministère de la Transition écologique. La préfecture des Bouches-du-Rhône assure n’avoir reçu « aucune nouvelle plainte depuis » le printemps dernier.

« On leur dit, lors des comités de suivi, que les problèmes persistent, mais rien n’est fait », rétorque Thierry Gauvin. D’après le président de l’association locale, il y a « une forme de lassitude » parmi les habitants confrontés à cette situation qui n’avance pas malgré les travaux mis en œuvre. « Aux endroits qui ont été végétalisés, les plantes crèvent », décrit le riverain. Et « dès que les poussières sont manipulées, qu’un tractopelle passe, ça s’envole ».

Pour la Gardannaise Aline Frosini, le problème se pose aussi quand les résidus sont transportés, soit de l’usine vers le site de stockage, soit vers des acheteurs. Une partie des déchets est commercialisée sous le nom de Bauxaline pour la construction ou pour faire du remblai. Aline Frosini décrit des traînées de poussière le long des routes et des voies de chemin de fer. « Les wagons ne sont pas bâchés, on peut les suivre à la trace. »

« Les habitants craignent pour leur santé »

Et cette dispersion des poussières inquiète toujours autant la population. Après l’épisode d’avril, l’association Bouc-Bel-Air Environnement a ainsi déposé une main courante à la gendarmerie. « Les enfants ont un système pulmonaire moins mature que le nôtre. Quels impacts ont ces poussières ? « s’interroge Marie, mère de deux enfants en bas âge. J’aimerais qu’on ait des analyses des conséquences sur la santé. Les gens veulent savoir. Marie, riveraine de l’usine Alteo.

Une étude a bien été réalisée, fin 2015 et début 2016, par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Le document (en PDF) indique que des traces d’arsenic inorganique, d’aluminium ou de plomb ont été détectées dans les résidus solides. « Les résultats ne permettent pas d’exclure un risque sanitaire au niveau local », écrit l’Anses, précisant cependant qu' »il n’est pas possible de discriminer la contribution spécifique, historique ou actuelle, de l’exploitation industrielle du site de stockage de Mange-Garri. »

Ces conclusions laissent perplexes les habitants, qui ont en tête la contamination des fonds marins (document en PDF) provoquée par les résidus de bauxite rejetés au large des calanques. « On a beau dire qu’il n’y a pas d’impact sur la santé, on se dit que tout ça, ça ne peut pas être neutre », s’inquiète Xavier Decramer, habitant de Bouc-Bel-Air. Tous réclament des études supplémentaires. Mais l’attente est longue : « Ça fait vingt-trois ans que je vis ici, raconte Dorothée Pinoncely. Aujourd’hui, je me dis qu’on s’est gouré d’endroit »

A la demande de certaines personnes le prénom ont été changé, comme si assurer la santé ne devait pas être dénoncé. A priori devant me rendre sur les lieux d’ici un ou deux mois, je ne manquerai pas de prendre de nouveaux clichés. De poser certaines questions aux habitants de la région, il va de soi que je ne manquerai pas d’en faire part à tout un chacun ainsi qu’à l’équipe participative. Merci à tous ceux avec qui j’ai pu grâce à leur aide faire une synthèse des faits réels.

Le Panda

Patrick Juan

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Les FAU tirent au mortier sur Kroutaya Balka, deux voitures endommagées

Photo : Représentation de la RPD au sein du CCCC

Aujourd’hui 17 janvier 2019, à 11 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur la zone autour de Kroutaya Balka, endommageant délibérément deux véhicules civils.

D’après les informations transmises par le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) et le service de presse des forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD), les tirs ont été menés depuis les positions de la 93e brigade des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) situées près d’Avdeyevka.

Les soldats ukrainiens ont tiré 22 obus de mortier de 82 mm sur cette zone située près de la station de pompage de Vassilievka (non loin de là où un camion de la compagnie « Eau du Donbass » avait été détruit le 10 janvier par la même unité de l’armée ukrainienne). Les tirs ont été corrigés à l’aide de drones, et semblait viser délibérément les deux voitures qui étaient garées près de la station de pompage.

Après avoir détruit leur outil de travail, voilà que l’armée ukrainienne veut priver les employé de la compagnie « Eau du Donbass » de leur voiture personnelle. De mieux en mieux au rayon crimes de guerre.

Voir les photos prises sur place par les membres du CCCC :

Photos et carte : Représentation de la RPD au sein du CCCC

Et le reportage fait par le service de presse de la milice populaire de la RPD :

Malgré ces tirs, les employés de la compagnie « Eau du Donbass » continuent leur travail afin de fournir de l’eau potable aux habitants de la République.

Pour rappel, la 93e brigade des FAU est responsable, en quelques mois à peine, de la destruction du camion de chantier Belaz à Dokoutchayevsk et de la mort du chauffeur, de plusieurs ambulances de la milice populaire de la RPD (destructions qui ont provoqué la mort de la plupart des occupants de ces véhicules), d’un camion de grain à Dokoutchayevsk, et d’un camion de la société « Eau du Donbass » (incident qui avait fait trois blessés parmi les employés de la compagnie).

Il est temps que l’OSCE et les garants occidentaux de Minsk se penchent sur ce palmarès de criminels de guerre de la 93e brigade des FAU

 

Christelle Néant

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Kiev pourrait faire sauter un réservoir et inonder des villages de la RPL

Dans son rapport du 15 janvier 2019, la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE, a déclaré avoir détecté la présence de deux engins explosifs installés sur les portes métalliques d’une écluse du réservoir de Mironovski, dans la zone contrôlée par l’armée ukrainienne.

Voici ce que dit mot pour mot le rapport de l’OSCE :

« La MSS a vu pour la première fois deux caisses en bois carrées vert foncé (avec des fils connectés) fixées aux portes métalliques d’une écluse du côté nord du réservoir de Mironovski et près d’un poste de contrôle des forces armées ukrainiennes près de Roti (zone contrôlée par le gouvernement, à 66 km au nord-est de Donetsk). Un soldat non armé a parlé à la MSS de la présence d’explosifs sur l’écluse. »

Or cette écluse débouche sur la rivière Lougan, qui borde plusieurs villages de la République Populaire de Lougansk (RPL).

Carte : Military maps

Si l’armée ukrainienne faisait exploser cette écluse, le contenu du réservoir se déverserait alors dans le lit de la rivière Lougan qui ne suffirait pas à canaliser cette énorme quantité d’eau, qui déborderait et inonderait alors une partie du territoire de la RPL.

Les villages d’Irmino, Pervomaïsk, Kalinovo et Troïtske, qui se trouvent à proximité de la rivière, seraient immanquablement inondés. Une telle inondation ferait un grand nombre de victimes parmi les civils, sans parler de la catastrophe environnementale et humanitaire que cela représenterait pour la RPL.

Ajoutons qu’une station électrique thermique fonctionnant au gaz est installée au bord de ce réservoir d’eau, qui sert à alimenter le circuit de refroidissement de la station. L’explosion de l’écluse viderait le réservoir et provoquerait donc au mieux l’arrêt brutal de cette station électrique, voire pourrait provoquer de graves dégâts à cette dernière si la station n’est pas rapidement mise à l’arrêt alors que le circuit de refroidissement ne peut plus jouer son rôle.

Il faut rappeler que détruire volontairement des infrastructures civiles, ou chercher délibérément à tuer des civils est un crime de guerre. L’installation d’explosifs sur cette écluse en dit long sur les méthodes terroristes employées par l’armée ukrainienne.

La MSS de l’OSCE a fait son travail en publiant cette information importante dans son rapport. Malheureusement, nous ne voyons aucune réaction de la direction de l’OSCE, ni des pays garants des accords de Minsk comme la France ou l’Allemagne, face à cette information grave.

Il serait temps que Paris et Berlin cessent de couvrir les crimes de Kiev en fermant systématiquement les yeux dessus. Car un jour ils pourraient bien avoir à rendre des comptes devant un tribunal pour ce qui est ni plus ni moins que de la complicité de crimes de guerre.

Christelle Néant

 

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Kiev accrédite une organisation néo-nazie comme observateurs des élections ukrainiennes

De manière inattendue, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a autorisé l’organisation néo-nazie « Escadrons Nationaux » à envoyer des observateurs lors des élections présidentielles de mars 2019, comme l’a révélé l’agence UNIAN.

Au cours d’une réunion qui a eu lieu le 11 janvier, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a donné l’autorisation d’envoyer des observateurs officiels aux organisations publiques suivantes : le Comité de Surveillance Public, Escadrons Nationaux, le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié et l’organisation publique pan-ukrainienne Comité des Électeurs d’Ukraine. En l’état actuel, 17 organisations sont déjà accréditées pour observer les élections présidentielles en Ukraine le 31 mars 2019.

S’il est compréhensible de donner une accréditation d’observateurs à des organisations comme le Comité de Surveillance Public, ou le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié, il est moins compréhensible de permettre à une organisation néo-nazie comme les Escadrons Nationaux d’officier comme observateurs pendant ces élections !

Rappelons que cette organisation a été fondée par l’ancien chef du régiment d’Azov, Igor Mikhaïlenko, et est constituée d’anciens membres de ce régiment, qui est sous le contrôle d’Andreï Biletski, souvent surnommé le « Führer blanc » !

Il s’agit donc clairement d’une structure néo-nazie, comme le régiment Azov lui-même. Ces escadrons auraient été créés pour aider la police ukrainienne à maintenir l’ordre dans les rues, mais en réalité, ils sont l’équivalent ukrainien moderne de la SA Nazie allemande.

Non seulement les militants ukrainiens des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, mais même Fiona Frazer, chef de la Mission de surveillance des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Ukraine, a exprimé ses préoccupations dans une interview pour ZN.UA concernant la menace que les groupes néo-nazis ukrainiens (C14, Secteur Droit, Svoboda et Escadrons Nationaux) font peser sur la liberté de parole dans le pays.

Et s’il vous faut une preuve de plus de leur idéologie néo-nazie, ils ont participé le 1er janvier 2019, à une marche à la mémoire de Stepan Bandera, collaborateur des Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale !

Et cette organisation, qui célèbre un collaborateur Nazi et diffuse l’idéologie néo-nazie, sera autorisée en tant qu’observateur lors de l’élection présidentielle ukrainienne, alors que les observateurs russes ont été refusés illégalement (la Russie étant membre de l’OSCE comme l’Ukraine, le pays aurait dû pouvoir envoyer des observateurs) !

Tout d’abord, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a fermé tous les bureaux de vote en Russie, pour éviter que plusieurs millions d’Ukrainiens qui y vivent ne donnent leur vote à des politiciens moins russophobes que ceux qu’il y a actuellement au pouvoir. Puis ils ont bloqué l’accès aux observateurs de la fédération de Russie, même aux employés russes de l’OSCE !

Maintenant, ils ont autorisé une structure néo-nazie à « observer » ces élections, ce qui signifie en réalité qu’ils leur permettront d’influencer le vote, de menacer les gens qui se rendront dans les bureaux de vote, etc.

Les élections présidentielles ukrainiennes se sont transformées en une vaste fraude et en de gigantesques violations des droits de l’homme et des citoyens ukrainiens. L’Ukraine est devenue une dictature néo-nazie et ses patrons occidentaux ferment les yeux sur ce qui se passe.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 12 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 12 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘08 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’22 » – Pertes hors-combat des FAU de la semaine
03’23 » – Les soldats ukrainiens tirent sur des employés de la société « Eau du Donbass »

UKRAINE

07‘54 » – Constantinople accorde l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens sur fond de désapprobation des autres Églises orthodoxes
29‘29 » – L’ambassade ukrainienne au Mexique oblige les demandeurs de visas à faire un don pour les FAU
34‘53 » – Kiev recommande aux millions d’Ukrainiens vivant en Russie de venir voter en Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

40’02 » – La ministre ukrainienne de la Santé mélange néo-nazime et russophobie dans un post sur le cholestérol

44’44 » – Conclusion

VOIR LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Ambassade ukrainienne – Forcés de soutenir l’armée pour obtenir un visa

Les journalistes de la chaîne de télévision ukrainienne 1+1 ont demandé au ministère ukrainien des Affaires étrangères d’enquêter sur le scandale autour de son ambassade au Mexique, où les demandeurs de visa ont été invités à « donner » au moins 80 dollars pour l’opération militaire dans le Donbass pour obtenir un visa ukrainien.

Le scandale a éclaté après que l’avocat mexicain Carlos Eduardo Soto Trevino, qui est marié à une citoyenne ukrainienne, et se rend donc fréquemment dans le pays, ait envoyé une lettre aux journalistes ukrainiens leur demandant d’enquêter sur cette affaire.

Selon lui, chaque fois qu’il demande un visa ukrainien, un consul à l’ambassade d’Ukraine lui dit de « donner de l’argent pour les besoins de l’armée ukrainienne ».

« Trois fois, lorsque j’ai demandé un visa, ils m’ont montré un exemple de lettre et m’ont demandé d’écrire quelque chose de semblable. La lettre dit que je fais une contribution volontaire d’environ 80-100 $ au consul ou à un autre membre du personnel de l’ambassade. Ce n’est qu’à cette condition que je peux obtenir un visa. Naturellement, je dois également payer les frais de visa », aurait-il déclaré.

Un autre citoyen mexicain, Sergio Pena Serrano, également marié à une Ukrainienne, aurait également déclaré à la chaîne TSN qu’il avait été « outré par ces appels déraisonnablement persistants à la charité ».

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a ouvert une enquête suite à la demande des journalistes, mais, selon la chaîne TSN, aucune violation n’a été trouvée.

« Je dois signaler que ces contributions étaient volontaires. Par conséquent, certains membres du personnel ont pris la décision de lever ces fonds de leur propre initiative et ont remis l’argent à un hôpital militaire de Kiev pour le traitement des militaires qui se trouvaient dans la zone des hostilités », a déclaré Vasily Kirilich, le chef adjoint du service consulaire du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Selon TSN, l’ambassade a recueilli environ 5 000 $ en dons de cette façon. Cependant, ni l’hôpital de Kiev ni les volontaires n’ont confirmé avoir reçu cet argent.

« Les journalistes ont déposé une demande supplémentaire d’enquête interne auprès du ministère des Affaires étrangères », a rapporté TSN.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a confirmé qu’une enquête interne avait été ouverte sur cette affaire.

« En raison d’informations concernant une campagne de collecte de fonds présumée de la part de la première secrétaire Anna Prorok pour les besoins de l’opération des forces interarmées, impliquant des visiteurs de l’ambassade d’Ukraine au département consulaire du Mexique, une enquête disciplinaire a été ouverte. Si des violations sont constatées, la réaction sera rapide et motivée », a déclaré l’agence de presse UNIAN, citant le service de presse du ministère des Affaires étrangères.

[Commentaire de la traductrice : Je trouve incroyable que le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye de noyer le poisson en prétendant que ces dons étaient « volontaires ». Quand on vous oblige à le faire pour obtenir un visa, cela s’appelle du chantage et de l’extorsion de fonds ! Comme pour le consul de Hambourg ouvertement néo-nazi, le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye systématiquement de cacher la merde sous le tapis au lieu de régler réellement les problèmes. Je ne parlerai même pas du fait que l’argent ne semble même pas avoir atteint les destinataires annoncés, puisque ni l’hôpital de Kiev, ni les organisations de volontaires ukrainiens n’ont confirmé avoir reçu ces 5 000 dollars obtenus frauduleusement. Si ce fait est confirmé, cela veut dire que le personnel de l’ambassade a empoché cet argent, ce qui rajoute le détournement de fonds à l’extorsion et au chantage. Si avec ça le ministère ukrainien des Affaires étrangères ne renvoie pas tout ce beau monde, cela prouvera que la corruption a totalement gangrené l’administration ukrainienne, au point que les ministères protègent les voleurs. Et cela en dira long sur l’état de déliquescence de l’Ukraine « démocratique » post-Maïdan.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Les FAU tirent sur les employés d’Eau du Donbass et font trois blessés

Aujourd’hui à 12 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur une route proche de Kroutaya Balka, alors que des employés de la société « Eau du Donbass » travaillaient près de la station de pompage de Vassilievka. Les tirs ont détruit le véhicule de la société et blessé trois employés.

Les employés de la société étaient en train de déblayer la neige près de la station de pompage de Vassilievka quand les soldats de l’armée ukrainienne ont ouvert le feu sur eux et sur leur véhicule à coup de canon de véhicule de combat d’infanterie et de lance-roquettes antichars.

Les tirs ont été menés depuis la localité de Kamenka, qui est sous contrôle des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Suite à ce bombardement le véhicule de la société « Eau du Donbass » a été détruit par les flammes et trois employés ont été blessés à divers degrés de gravité.

À cause de la crainte de nouveaux tirs, les pompiers n’ont pas pu intervenir à temps pour empêcher l’incendie de ravager presque totalement le véhicule, et le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a dû demander une trêve locale pour pouvoir aller sur place constater les dégât et envoyer des pompiers pour éteindre l’incendie, évacuer les blessés et déplacer le véhicule.

Le CCCC et le reporter Alexandre Sladkov ont fourni des photos des dégâts subis et de la route où se trouvait le camion (ce dernier assurait d’ailleurs régulièrement le transport des équipes de travail qui permettent à la station d’épuration de Donetsk de fonctionner).

Comme on peut le voir sur les photos, le camion se trouvait sur une route dégagée, et était clairement identifiable comme étant un camion de la société « Eau du Donbass ». Ce qui signifie que les soldats ukrainiens ont délibérément tiré sur des employés communaux, commettant là un nouveau crime de guerre, sur lequel Paris, Berlin et l’OSCE se taisent comme à leur habitude.

Il faut rappeler que la station de pompage de Vassilievka aliment l’aqueduc de « Ioujnodonbass » qui fournit l’eau aux habitants qui se trouvent des deux côtés de la ligne de front.

En tirant aussi près de la station de pompage, les soldats ukrainiens ont donc pris le risque d’endommager cette dernière, ou l’aqueduc, et de priver ainsi d’eau potable les habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD), mais aussi ceux qui se trouvent de leur côté !

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que l’armée ukrainienne vise ainsi délibérément la station de pompage ou l’aqueduc. Ce dernier avait été pris pour cible par les FAU en novembre 2018.

Comme on peut le voir, l’armée ukrainienne n’en a strictement rien à faire de la population civile qu’elle vient prétendument « libérer » de l’envahisseur russe imaginaire, et elle multiplie les crimes de guerre dans l’indifférence totale des chancelleries et des médias européens.

Christelle Néant

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Métropolite de Varsovie : Épiphane n’a jamais été ordonné prêtre

Le métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne a déclaré qu’Épiphane, le chef de la nouvelle Église orthodoxe d’Ukraine, est un laïc et non un prêtre ordonné. Pour cette raison, le Métropolite polonais ne le félicitera pas pour son élection.

« Ce jeune homme laïc a subi un grand tort quand il a été nommé Métropolite. Selon le droit canonique, ce n’est pas un ecclésiastique. Il n’a jamais été ordonné prêtre dans une Église canonique », a déclaré mardi le Métropolite Sava au bureau de presse de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

L’archevêque a souligné que les politiciens ukrainiens s’immisçaient dans les affaires de l’Église.

« En Ukraine, l’État a tout pouvoir et il peut même priver une Église d‘enregistrement », a-t-il dit, « Mais l’essentiel est qu’en même temps une église soit créée en unissant les fidèles. Ils doivent décider à quelle église ils veulent appartenir. »

Le chef de l’Église orthodoxe polonaise a qualifié l’émergence d’une nouvelle structure religieuse en Ukraine de dangereux précédent et que ce fait pourrait avoir un effet négatif sur la situation en Pologne.

« Il est possible qu’en Pologne, où vivent plus d’un million d’Ukrainiens, il y ait un groupe de croyants pour qui Philarète [ancien chef du patriarcat schismatique de Kiev] va essayer d’organiser des paroisses. Récemment, j’ai entendu dire que l’organisation Secteur Droit [organisation interdite en Russie] a déjà étudié la possibilité d’une visite d’Épiphane en Pologne. Le chaos nous attend », s’inquiète-t-il.

Indépendance de Constantinople

Le 6 janvier, le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, a remis le tomos d’autocéphalie (ou décret d’indépendance) au chef de l’Église ukrainienne nouvellement créée, la dite Église Orthodoxe d’Ukraine (EOU). Le tomos traduit en ukrainien, qui a été transmis par l’ambassadeur d’Ukraine en Turquie, déclare que « les droits du trône œcuménique à l’exarchat en Ukraine et à la Sainte Stavropégie restent inchangés », et que les « questions importantes » de l’EOU devraient être résolues à Constantinople.

En outre, selon le texte du document, l’EOU « autocéphale » est limitée aux frontières de l’État ukrainien, elle ne peut ordonner des évêques ou créer des paroisses en dehors de l’Ukraine et, contrairement à l’Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC), elle ne peut faire elle-même le saint chrême, ou l’huile consacrée utilisée dans l’administration de certains sacrements.

L’Église orthodoxe ukrainienne canonique a qualifié la remise du tomos de légitimation du schisme qui existe dans l’Église orthodoxe ukrainienne depuis 30 ans.

Crise religieuse en Ukraine

Depuis le coup d’État de février 2014, Kiev a cherché à créer une église indépendante en Ukraine qui romprait les liens avec l’Église orthodoxe ukrainienne canonique. En avril 2018, le président ukrainien Piotr Porochenko a écrit une lettre personnelle au Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, demandant l’autocéphalie pour l’Église ukrainienne.

Le 15 décembre, Kiev a accueilli un concile dit « d’unification » qui s’est tenu sous la supervision du Patriarcat œcuménique de Constantinople et sous l’égide des autorités ukrainiennes. L’Église orthodoxe ukrainienne canonique a refusé de participer à l’événement, soulignant que le « concile d’unification » et la nouvelle structure religieuse créée par Porochenko étaient tous les deux illégitimes. Néanmoins, après le concile, le président ukrainien a annoncé la création de cette nouvelle Église dans le pays.

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Aux portes de la guerre civile 1968- 2018 ?

Dans la mesure où le conflit perdure avec les « Gilets-Jaunes », il n’y aura pas d’autre solution que de procéder à « La dissolution de l’Assemblée Nationale ». Les exemples les plus flagrants parmi tant d’autant, sont la haine du peuple vis-à-vis des décideurs. En quelques heures à la suite de sa garde à vue l’ex boxeur professionnel a permis de constater la cohésion à l’encontre des forces d’Etat. Une cagnotte de 100 mille euros a été constituée pour lui venir en aide. *Accusé d’avoir agressé à coups de poing deux gendarmes à Paris lors de « l’acte VIII » du mouvement, l’ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers a admis dans une vidéo mise en ligne par sa belle-sœur avoir « mal réagi », tout en affirmant s’être « défendu » face aux violences policières*.(Sources Huffingtonpost.fr) Les lois sont bravées honteusement par ceux qui sont proches du pouvoir. 10 personnes en France possèdent 90% de la richesse du pays, puis décident comme ils l’entendent. Loin de les amoindrir la crise que vit la France à augmenter en quelques mois de plus de 30% leurs fortunes « Lien » explicatif. Autres cas non limités : Eric Drouet, loin de s’imposer tel le leader des «gilets jaunes» !! Les raisons des révoltes? Éric Drouet sera à nouveau face à la justice. Sans parler de ceux qui se trouvent en détention en ces moments. A ce jour plus de 1000. De nouveau Éric Drouet devra comparaitre encore. Pourquoi, abus de pouvoirs ? Une Police politique cible et harcèle désormais les animateurs du mouvement gilet jaune. Justice à plusieurs vitesses ? Comparons, l’égalité entre les cibles. « La zizanie » nous constatons la France est assise sur des « barils de poudre ». Or sur ce qui nous concerne en ces moments finira par ressembler à celle de l’époque « des cerfs ». Les causes sont diverses, elles touchent le sommet de l’Etat avec des passeports plus que baladeurs. Qui rapportent, pêle-mêle, des sommes considérables qui vont réellement dans les poches de qui ? Les principales questions sont de savoir si ces derniers ont été payés, négociés ou autres ? Et encore !

Combien à rapporter à son utilisateur, à « ses complices de l’ombre » l’octroi et l’emploi de ses fameux passeports plus que diplomatiques? A en douter ou pas le Président de la République aurait gagné quoi en ces circonstances tapageuses?

Voyons Macron marche vers le Panthéon à chacun ses gains, il copie François Mitterrand !

Comprendre le kaléidoscope de mai 1968, c’est interpréter « La Vie » des «  couteaux suisses  » du pouvoir qui servent à tout et souvent à chacun. Nous savons depuis pas mal de temps que l’on ne soigne pas le mal par le pire. Au vu de ce qui se déroule, nous sommes que nous le voulions ou pas en « Guerre Civile »

« 1968 – 2018 »

2018 marques le cinquantenaire de Mai 68. Un anniversaire qui fera sans doute l’objet de nombreux débats et rétrospectives. Est-il essentiel de commémorer cet événement ? Cette année, la question de l’héritage de Mai 68 se pose avec encore plus d’acuité. Des barricades et des pavés au quartier latin, des centaines de milliers de personnes dans les rues, une France paralysée par des mouvements sociaux, la plus grande grève générale de son Histoire. C’est certain, Mai 68 a marqué une rupture. Emmanuel Macron, né neuf ans après Mai 68, réfléchirait à une façon d’y revenir en 2018. Il ne songe pas à une commémoration officielle mais à une réflexion autour du rôle de l’utopie dans l’Histoire. L’Elysée en a discuté avec Daniel Cohn-Bendit. Mais cette année, celui qui incarne à lui seul Mai 68 ne veut pas participer à une éventuelle commémoration. « Je ne vois pas pourquoi 50 ans après, je continuerai à radoter»

« Nous sommes des enfants de 68 »

Mai 68 est un événement fondateur, sa commémoration est donc une évidence pour une société, selon Pascal Ory. « Mai 68 a été un échec politique mais une réussite culturelle sur la longue durée », explique l’historien qui cite la loi Veil, le mariage pour tous, le développement de la préoccupation écologique comme exemples. « Bien que nous soyons dans une période complètement différente, nous sommes des enfants de 68 en ce qui concerne les genres de vie », dit encore Pascal Ory. Un anniversaire loin de faire l’unanimité

Comme Nicolas Sarkozy qui voulait, en 2007, liquider l’héritage de Mai 68, cette année encore la droite s’insurge contre la commémoration d’un mouvement qui a marqué, selon elle, le début de la fin, la fin du respect de l’autorité et la fin de la morale. Les débats ne font que commencer en ce début d’année, mais l’historien Jean Garrigues estime qu’ils ont au moins le mérite d’entretenir la mémoire : « La mémoire de Mai 68 se perd aujourd’hui, il est donc important de la faire revivre et de rappeler ce qu’a signifié ce moment dans notre vie nationale ».

1968 n’a pas compétemment fermée ses portes, que la célébration de son cinquantenaire, conduit jusqu’à la mer en partant du quartier latin de l’époque. Du recul de son rétroviseur les flammes ne sont nullement éteintes. Les restes des salamandres, font ressurgir les puissances du passé comme disent certains les soi-disant, le recul des premiers résultats d’investigations. Le progrès caché par la puissance de la finance aurait échangé Emmanuel Macron contre 1968. C’est être plus que dupe que de ne pas comprendre que chaque jour qui passe creuse le fossé plus profondément. Ne Pas admettre que 2018 est ni plus ni moins que ce qui ne fut pas achevé en 1968. Le vrai ou le faux entre les présidents de la République en ce cinquantenaire « Lien » Explicatif ? Les explications de Mediapart « Lien » Vidéo !

Un mystère de taille subsiste des photos de la manifestation du 1er Mai place de la Contrescarpe, à Paris. Elles furent remises par des policiers de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Surprise « illégale », ce sont ces images, sans truquage furent diffusées cette même nuit, via les réseaux sociaux. Alors qu’elles n’appartiennent pas au domaine public, nous sommes confondus. Twitter, compte plus que proche de La République en marche qui a diffusé la vidéo. Vastes dilemmes interrogatifs ! Dans quels buts et pourquoi ?

Nous assistons à des affirmations, des contradictions, L’Elysée dément de la façon la plus catégorique n’avoir jamais été en possession des fameux passeports que j’interpelle en ce qui me concerne, que je considère à ces stades comme des valeurs strictement commerciales, ou plus conséquentes?

Affirmer que les dits passeports ne peuvent point servir de valises diplomatiques négociables?

Le passeport diplomatique français est délivré aux diplomates français par le ministère français des Affaires étrangères. Il s’accompagne de l’immunité diplomatique. Le passeport diplomatique français est réglementé par le décret n° 2012-20 du 6/1/2012.

Passeport diplomatique : définition

Un passeport diplomatique est d’abord un passeport. Il permet donc de voyager à l’étranger. Sa particularité est qu’il n’est délivré qu’à certaines personnes : les diplomates, comme par exemple les ambassadeurs. Le passeport diplomatique s’accompagne d’ailleurs de l’immunité diplomatique. En France, les anciens présidents de la République bénéficient d’un passeport diplomatique. Le passeport diplomatique et ses effets. Le passeport diplomatique français certifie l’identité et la nationalité françaises de son titulaire.

À savoir : tout pays étranger, se doit de respecter l’immunité diplomatique d’un diplomate français titulaire d’un passeport diplomatique. Réciproquement, la France doit respecter l’immunité diplomatique des personnes qui détiennent un passeport diplomatique étranger. Le passeport diplomatique ne doit être utilisé qu’aux fins pour lesquelles il est délivré. En ces circonstances cela ne semble pas être le cas ! Les titulaires de passeports diplomatiques peuvent également obtenir des visas particuliers, appelés « diplomatiques », pour aller dans des pays étrangers. À côté du passeport diplomatique, il existe aussi : Les voitures diplomatiques, les locaux diplomatiques, les valises diplomatiques ; les courriers diplomatiques. Ces éléments bénéficient d’une protection prévue en particulier par la Convention de Vienne du 18/4/1961 sur les relations diplomatiques. L’Elysée accuse par ailleurs d’entretenir « tout un faisceau de contrevérités et d’approximations », après que l’ex-chargé de mission d’Emmanuel Macron a affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l’Etat depuis son licenciement.

Ex chargé de mission auprès de la présidence de la République, il assure que les dits passeports diplomatiques, lui furent rendus « sans préciser de date, il se rabat sur début octobre » auxquels venaient se greffer ses effets personnels. « Dans un sac plastique, un chéquier, des clés et les dits les passeports diplomatiques », détaille-t-il dans un entretien à Mediapart (article payant). Lors de son audition devant la commission d’enquête du Sénat, le 19 septembre, il déclare : « J’ai laissé ses deux passeports dans mon ex bureau à l’Elysée » Selon diverses affirmations plus que tangibles de Mediapart et du Monde, « Le porteur » a continué de voyager avec ces documents alors qu’il avait quitté ses fonctions à l’Elysée. Le parquet de Paris, saisi par le ministre des Affaires étrangères, a ouvert une enquête préliminaire pour « abus de confiance », « usage sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle » et « exercice d’une activité dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ou d’une activité réservée aux officiers publics ou ministériels ».

«Faux témoignages»

Quant aux faux témoignages, l’infraction à laquelle « Le bénéficiaire » pourrait être sujet. La sanction est la même qu’en droit classique. Selon l’article 434-13 du Code pénal. «Le témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire agissant en exécution d’une commission rogatoire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende». Dans la mesure où le mensonge de l’ancien proche du président était avéré, ce serait au président de la commission des lois du Sénat d’intervenir. A Philippe Bas (LR) de saisir la justice. «La commission examinera tous les éléments parus dans les médias ces jours-ci et relèvera toute contradiction entre ces informations et les éléments recueillis sous serment pendant ces auditions», confirmé par une source très proche de la commission.

« Les Emergents »

La 1ere déclaration de la « Constitution d’un parti politique, né des Gilets-Jaunes » voit le jour ce moment. Jacline Mouraud est en train de créer un parti politique baptisé Les Emergents, a appris France info de la part de l’ex-figure des « « gilets jaunes », confirmant une information du « Figaro ». Formation, dont les statuts sont en train d’être rédigés grâce à « l’aide de personnes compétentes » « avocats, anciens parlementaires », devrait notamment demander « une grande réforme de la fiscalité » et « remettre le social sur la table ». Prendra-t-elle la tête de ce nouveau mouvement politique ? « Je ne revendique aucun titre, j’essaie de créer le parti, c’est pas mal. Ensuite, comme dans n’importe quel parti, il y aura des votes. Que ça soit moi ou pas, je m’en fous, ce n’est pas ça qui est important. C’est de le faire exister, c’est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions » explique Jacline Mouraud, qui « ne sait pas encore quand les statuts seront déposés » A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Constantinople donne l’autocéphalie à Kiev, les autres églises condamnent

Tout le déroulement du processus de l’octroi de cette autocéphalie n’aura été qu’une sinistre farce du début jusqu’à la fin. En commençant par l’immixtion claire de l’État ukrainien dans le processus, alors que la constitution ukrainienne interdit à l’État d’interférer dans les affaires religieuses.

Après avoir initié lui-même la demande d’autocéphalie, le président ukrainien a présidé le pseudo-concile d’unification, et a même été jusqu’à Istanbul, avec Andry Parouby, assister à la remise du tomos d’autocéphalie, après l’office religieux, alors qu’aucun des deux n’est orthodoxe (les deux hommes politiques sont uniates) !

Rajoutons à cela, que contrairement à ses belles promesses, Porochenko est bien en train d‘essayer de dépouiller l’UOC-MP de ses églises et de ses monastères, par une voie pseudo-légale.

Ainsi, après avoir fait voter par la Rada une loi exigeant de l’UOC-MP qu’elle change de nom (ce qui est anti-constitutionnel, puisque, encore une fois, l’article 35 de la constitution ukrainienne interdit à l’État d’interférer dans les affaires religieuses), l’administration présidentielle ukrainienne a ordonné à la direction du Musée de la laure de Kiev-Petchersk et à celle la Réserve historique et architecturale d’État de Kremenets-Potchaïev de mettre fin, par voie judiciaire, au bail conclu avec les communautés de l’UOC-MP.

Il a d’ailleurs été demandé de mener ces démarches de manière secrète afin de ne pas provoquer de scandale public. Il est vrai que cela ferait mauvais genre de voir que les paroles d’apaisement de Porochenko, promettant la main sur le cœur qu’il ne dépouillerait pas l’UOC-MP après l’accord du tomos, n’étaient que des mensonges éhontés.

Fait marquant à Vinnitsa (lieu de naissance de Porochenko), l’église Saint Alexandre Nevski où officiait l’UOC-MP, a dû démanteler sa croix et son dôme. Ayant refusé de rejoindre la nouvelle structure schismatique, la paroisse s’est vu intimer l’ordre de partir de cette chapelle qui appartient au ministère de l’Intérieur ukrainien, car une Église dirigée par « l’état agresseur » ne peut plus y officier.

La cérémonie de signature du tomos à Istanbul a aussi été marquée par la honte. Car en plus de la présence d’un homme d’affaires plus mafieux que businessman, Alexandre Nalekrechvili, la cérémonie s’est conclue par des cris de « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! », qui était le slogan des collaborateurs ukrainiens du régime Nazi pendant la seconde guerre mondiale. Tout un symbole.

Le fait de se retrouver associé à une telle symbolique néo-nazie ne semble pas avoir choqué Bartholomée. Cela en dit long sur la conception que ce « Patriarche » a du monde et de la religion. Déjà qu’il a avalisé les églises ukrainiennes schismatiques qui bénissent les fresques et les combattants néo-nazis, voilà qu’il tolère des slogans néo-nazis dans son église.

Les méthodes du Patriarcat de Constantinople et l’accord du tomos d’autocéphalie, n’ont pas manqué de provoquer des réactions, parfois virulentes, de la part des autres Églises. À commencer par la principale concernée par cette démarche : l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

Ainsi, Vladimir Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, a déclaré que ce « tomos est un document issu d’ambitions personnelles et politiques » qui « est signé en violation des canons et n’a aucune force canonique ».

Le porte-parole de l’UOC-MP est même allé encore plus loin, en accusant Bartholomée d’être devenu lui-même un schismatique.

« Du fait que le Patriarche de Constantinople a prié aujourd’hui avec des schismatiques, il est devenu schismatique lui aussi, selon les règles apostoliques. Nous le constatons avec une grande douleur et chagrin. De telles actions du Patriarche de Constantinople témoignent d’une maladie spirituelle et mènent à la tentation de nombreux fidèles. […] Ce que le Patriarche de Constantinople fait actuellement constitue une violation flagrante de toutes les règles patristiques et apostoliques selon lesquelles l’Église a vécu pendant 2 000 ans », a-t-il déclaré.

Et il n’y a pas que l’Église orthodoxe russe ou l’UOC-MP qui condamnent ce tomos. Ainsi, le métropolite de Varsovie, Sava, primat de l’Église orthodoxe de Pologne a rejeté la demande de Bartholomée de reconnaître la nouvelle église orthodoxe ukrainienne, et l’a accusé d’avoir augmenté les divisions au sein de l’Église orthodoxe ukrainienne en refusant de régler la question par une discussion pan-orthodoxe.

Une position proche de celle du Patriarche d’Antioche, qui a appelé Bartholomée à discuter de tout cela avec les autres Primats orthodoxes, afin de ne pas semer encore plus de division dans l’Église orthodoxe ukrainienne qu’il n’y en a déjà.

Dans la droite ligne de ses déclarations précédentes, l’Église orthodoxe de Serbie a, elle aussi, condamné l’accord de ce tomos, par la voix de son Patriarche, Irénée. Pour lui, les actes de Bartholomée violent le principe de conciliation de l’orthodoxie et risquent d’entraîner un grand schisme.

« À cause de la papauté, en tant que déviation de l’esprit de conciliation, nous avons déjà un grand schisme, un schisme entre l’Orient et l’Occident chrétiens, qui dure depuis des siècles. En raison de cette nouvelle version orientale de la papauté (à cause de l’émergence de l’idée que le premier évêque en honneur et en rang n’est pas le premier parmi ses pairs, mais le premier en soi, au-dessus de ses pairs), un nouveau grand schisme peut apparaître », a déclaré le Patriarche Irénée.

Il a appelé Bartholomée à avoir honte de ses actes et à revenir à plus d’humilité, en cessant de se croire au-dessus des autres Patriarches et Primats d’Églises orthodoxes autocéphales. Il a aussi souligné que les actions de Bartholomée remettaient en question la réputation et le respect accordé au Patriarcat de Constantinople et qu’elles étaient motivées par des ambitions politiques qui visent en réalité la Russie.

Il a aussi souligné que l’autocéphalie n’est qu’un découpage administratif de l’Église et que la considérer comme un élément de la souveraineté de l’État ou un moyen d’isolationnisme national est un pêché mortel, car il s’agit alors d’un blasphème contre le Saint Esprit.

D’ailleurs, preuve que la mise en garde du Patriarche Irénée est juste, une députée de la Rada, du bloc Porochenko, Oksana Bilozir, a sorti publiquement « maintenant nous avons notre Dieu, notre Église » (sic) ! Voilà ce qu’est le chauvinisme religieux dans sa plus pure (et la plus délirante) expression. Voilà le genre de monstruosité qu’il fallait surtout éviter de provoquer. Car c’est ce genre de propos fanatiques et délirants qui mènent aux guerres de religion.

Même l’Église orthodoxe turque a réagi de manière négative aux actions de Bartholomée, rappelant que ces dernières violent le traité de Lausanne de 1923.

« Lors de la signature du traité de Lausanne qui a jeté les bases de l’actuelle République de Turquie, la délégation turque à Lausanne a exigé que le Patriarcat de Constantinople [appelé à l’époque le Patriarcat d’Istanbul, NDLR] soit déplacé en dehors de l’État turc. Mais plus tard, à titre de geste de bonne volonté à l’égard du monde chrétien, il a été décidé de le garder sur le territoire turc comme structure destinée à célébrer les offices religieux uniquement pour les Grecs résidant en Turquie. […] Et même le parlement turc de l’époque a adopté une résolution selon laquelle en s’adressant à la personne à la tête de cette Église, il ne fallait plus dire « Patriarche », mais « prêtre principal ». Bref, après la signature du traité de Lausanne, l’Église de Constantinople n’avait plus de pouvoir officiel d’accorder l’autocéphalie et d’adopter des décisions sur les questions internationales », a déclaré la porte-parole du Patriarcat orthodoxe turc, Sevgi Erenerol.

En clair, le traité de Lausanne a fait perdre ses prérogatives au Patriarche de Constantinople, et les actes de Bartholomée, mettent la Turquie dans une position inconfortable, alors même qu’Ankara se rapproche de Moscou.

« Comme cette question constitue une affaire intérieure de la Russie, la position du Patriarcat de Constantinople sur l’octroi de l’autocéphalie à l’Église ukrainienne crée l’impression que, dans cette question, la Turquie soutient l’Ukraine. Pour cette raison, cette démarche de Bartholomée est erronée et dangereuse au plus haut point, », a ajouté Sevgi Erenerol.

En l’état actuel, aucune Église orthodoxe n’a reconnu la nouvelle structure avalisée par Constantinople en dehors de cette dernière. Aucune n’a d’ailleurs envoyé de hiérarques pour assister à la cérémonie de remise du tomos. Tout un symbole là aussi.

Et histoire de finir cette gabegie en beauté, contrairement à ce que Porochenko affirme, cette « Église ukrainienne autocéphale » est encore moins autonome que ne l’est l’UOC-MP.

Épiphane n’est pas Patriarche mais Métropolite, l’Église ukrainienne ne peut pas établir de diocèses ni de paroisses à l’étranger et n’a autorité que sur le territoire ukrainien (Constantinople garde ainsi le contrôle des paroisses au Canada et aux États-Unis, et prend le contrôle des autres paroisses qui existaient), en cas de conflits ou de questions canoniques ou dogmatiques, c’est Constantinople qui sera la plus haute autorité à même de trancher, et c’est d’ailleurs Constantinople qui est en réalité à la tête de la nouvelle église.

Donc cette « Église autonome » n’est en réalité qu’une branche du Patriarcat de Constantinople. Comme en politique, l’Ukraine a beau clamer être indépendante et libre, en réalité elle est simplement passée d’un maître à un autre.

En clair, Porochenko et Bartholomée ont éhontément menti aux Ukrainiens. Au lieu d’accorder à l’Ukraine une Église plus indépendante, Constantinople a enchaîné les fidèles ukrainiens et escompte bien désormais voler un maximum de chapelles et de monastères à l’Église orthodoxe canonique grâce aux lois votées par la Rada.

Cette tentative de vol en bande organisée ne pourra que déboucher sur des violences, lorsque cette mafia en soutanes va tenter de s’approprier les églises et monastères importants, comme les laures de Potchaïev ou de Kiev-Petchersk. Et Porochenko en est bien conscient. D’où ses tentatives de voler ces paroisses « en douce ».

Si le silence est le meilleur complice de toutes les mafias, qu’elles soient laïques ou religieuses, alors notre devoir est de faire savoir ce qui se passe afin de faire échouer les plans de ceux qui prétendent parler au nom de Dieu pour satisfaire leurs ambitions personnelles, sans égard pour les risques de bain de sang que leurs actions vont provoquer.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 5 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 5 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘00 »Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’04 »Le mortier Molot fait de nouvelles victimes parmi les soldats ukrainiens
03’32 »Deux tentatives de sabotages de ponts en une semaine en RPD
07’31 »Témoignage d’un soldat ukrainien capturé par la milice populaire de la RPD

 

UKRAINE

11‘11 »Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie en pleine campagne présidentielle
15‘04 »Les autorités ukrainiennes tentent de briser discrètement les baux de location des laures de Potchaïev et de Kiev-Petchersk
19‘10 »L’Ukraine fait de la date anniversaire de Stepan Bandera un jour férié officiel
22‘04 »Les nouvelles sanctions de la Russie contre l’Ukraine pourrait coûter un milliard de dollars à cette dernière

 

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

24’28 »Hystérie polonaise sur « l’assassinat de l’Ukraine » par Nord Stream 2

28’10 » – Conclusion

VIDEO A ECOUTER

Christelle Néant

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Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie – Fraude électorale en vue

Une telle décision de la commission électorale centrale, prise au tout début de la campagne pour les élections présidentielles, ouvre la voie à de multiples falsifications et prouve que les autorités continuent sur la voie du totalitarisme, a déclaré Viktor Medvedtchouk.

La décision prise par la commission électorale centrale ukrainienne (CEC) de fermer tous les bureaux de vote en Russie risque d’entraîner des irrégularités lors des élections présidentielles ukrainiennes prévues le 31 mars de cette année, a déclaré mercredi Viktor Medvedtchouk, dirigeant du mouvement « Choix ukrainien- Droit du peuple » et membre du programme « Pour la vie », une plateforme d’opposition.

« Une telle décision de la CEC prise au tout début de la campagne électorale ouvre la voie à de multiples falsifications et prouve que les autorités poursuivent leur politique totalitaire de limitation des droits constitutionnels des citoyens », a écrit Medvedtchouk sur sa page Facebook.

Les décisions de la commission électorale centrale « sont contraires à la constitution ukrainienne et aux normes juridiques internationales énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques », a déclaré M. Medvedtchouk.

« On peut déjà dire que la campagne électorale de 2019 laissera sa marque dans l’histoire de l’Ukraine comme la plus sordide et illégitime, violant les libertés et droits constitutionnels des citoyens », a déclaré l’homme politique.

La Commission électorale centrale ukrainienne a introduit des amendements au décret sur les bureaux de vote le 31 décembre 2018, fermant tous les bureaux de vote en Russie. Il découle du décret que les Ukrainiens présents sur le territoire russe ne pourront exercer leur droit de vote que dans des bureaux en Géorgie, au Kazakhstan et en Finlande.

[Note de la traductrice : Cette décision totalement illégale, est en soit une fraude massive visant à voler les élections, en empêchant les millions d’Ukrainiens qui vivent en Russie de voter. Il semble que Porochenko craint que ces gens votent massivement pour les partis d’opposition, moins hostiles à la Russie, pays où ils résident et travaillent. D’après les estimations les plus récentes, plus de 4 millions d’Ukrainiens vivent en Russie, ce qui représente une masse électorale importante. Même en considérant les statistiques démographiques officielles de l’Ukraine (qui sont largement surévaluées), ces électeurs représentent 10 % de la population ukrainienne. De quoi influencer de manière significative les élections.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Deux tentatives de sabotage de ponts en RPD en cinq jours !

En moins d’une semaine, deux tentatives de sabotage de ponts routiers ou ferroviaires ont eu lieu en République Populaire de Donetsk (RPD). Si la première a été totalement déjouée, la deuxième a partiellement réussi.

La première a été découverte le 28 décembre 2018 au matin.

Alors qu’un employé des chemins de fer de la RPD faisait un détour sur son chemin, il découvre un engin explosif sur un pont routier enjambant les voies ferrées à Makeyevka.

« Au matin du 28 décembre, en faisant un détour, Iaroslav Komtchenko a découvert un engin suspect près du pont routier situé au 1137e km passant au-dessus de la voie ferrée, » a déclaré le service de presse de la société des chemins de fer de la RPD.

L’attention de Komtchenko a été attirée par un câble bleu situé près des rails, qui était recouvert de neige et à peine visible. L’employé a alors immédiatement prévenu sa direction et indiqué l’endroit où il avait fait cette découverte.

« J’ai immédiatement compris ce que c’était. L’engin était posé sur le pont, et une explosion aurait entraîné son effondrement. Ici, tous les jours, passent plusieurs trains de voyageurs et de marchandises, » a déclaré Khomtchenko.

La portion de voie ferrée a alors été immédiatement fermée, et l’endroit fouillé. Au total c’est trois engins explosifs qui ont été trouvés sur place et désamorcés, permettant de reprendre la circulation des trains dès 11 h 43 le jour-même.

L’échec de cette tentative d’attentat n’a pas découragé les saboteurs. Ainsi, hier, 1er janvier, une explosion a endommagé un pont ferroviaire enjambant l’autoroute qui contourne Donetsk dans le district de Proletarski.

L’explosion a touché le pont situé au 27e km de la ligne ferroviaire allant de Tchoumakovo à Larino qui enjambe l’autoroute de contournement Slaviansk-Donetsk-Marioupol.

Il n’y a heureusement pas eu de victimes, mais l’un des piliers du pont a été endommagé, sans pour autant provoquer son effondrement (ce qui indique le « haut niveau » de qualification des saboteurs qui ont mené cette opération).

Dès 16 h 33, la circulation routière puis ferroviaire est interrompue dans cette zone, le temps que le ministère des Situations d’urgence évalue la situation et renforce le pont. Les opérations ont été dirigées par le ministre des Situations d’urgence de la RPD en personne.

Le pilier endommagé a été renforcé à l’aide de plusieurs blocs et fondations en béton, et de poutres d’acier (106 au total) qui ont été posés pour soutenir le tablier du pont. Ce matin à 6 h 30 le travail de réparation d’urgence était terminé, et le pont suffisamment consolidé pour pouvoir attendre une réparation plus pérenne, mais plus longue à faire.

Voir la vidéo des réparations faite par nos collègues de War Gonzo :

On ne sait encore rien sur l’identité de ceux qui ont perpétré cet attentat et la tentative d’attentat du 28 décembre (bien que l’identité des commanditaires potentiels soit assez facile à deviner), ni s’il s’agit du même groupe de sabotage, mais l’enquête est en cours.

Il faut aussi souligner qu’en six mois, nous en sommes déjà à trois tentatives de faire sauter un pont routier ou ferroviaire en RPD.

Espérons que ceux qui ont posé ces engins explosifs seront arrêtés au plus vite, avant qu’ils n’aient le temps d’arriver à leurs fins et de faire des victimes civiles innocentes.

Christelle Néant

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