Kiev pourrait faire sauter un réservoir et inonder des villages de la RPL

Dans son rapport du 15 janvier 2019, la Mission de Surveillance Spéciale (MSS) de l’OSCE, a déclaré avoir détecté la présence de deux engins explosifs installés sur les portes métalliques d’une écluse du réservoir de Mironovski, dans la zone contrôlée par l’armée ukrainienne.

Voici ce que dit mot pour mot le rapport de l’OSCE :

« La MSS a vu pour la première fois deux caisses en bois carrées vert foncé (avec des fils connectés) fixées aux portes métalliques d’une écluse du côté nord du réservoir de Mironovski et près d’un poste de contrôle des forces armées ukrainiennes près de Roti (zone contrôlée par le gouvernement, à 66 km au nord-est de Donetsk). Un soldat non armé a parlé à la MSS de la présence d’explosifs sur l’écluse. »

Or cette écluse débouche sur la rivière Lougan, qui borde plusieurs villages de la République Populaire de Lougansk (RPL).

Carte : Military maps

Si l’armée ukrainienne faisait exploser cette écluse, le contenu du réservoir se déverserait alors dans le lit de la rivière Lougan qui ne suffirait pas à canaliser cette énorme quantité d’eau, qui déborderait et inonderait alors une partie du territoire de la RPL.

Les villages d’Irmino, Pervomaïsk, Kalinovo et Troïtske, qui se trouvent à proximité de la rivière, seraient immanquablement inondés. Une telle inondation ferait un grand nombre de victimes parmi les civils, sans parler de la catastrophe environnementale et humanitaire que cela représenterait pour la RPL.

Ajoutons qu’une station électrique thermique fonctionnant au gaz est installée au bord de ce réservoir d’eau, qui sert à alimenter le circuit de refroidissement de la station. L’explosion de l’écluse viderait le réservoir et provoquerait donc au mieux l’arrêt brutal de cette station électrique, voire pourrait provoquer de graves dégâts à cette dernière si la station n’est pas rapidement mise à l’arrêt alors que le circuit de refroidissement ne peut plus jouer son rôle.

Il faut rappeler que détruire volontairement des infrastructures civiles, ou chercher délibérément à tuer des civils est un crime de guerre. L’installation d’explosifs sur cette écluse en dit long sur les méthodes terroristes employées par l’armée ukrainienne.

La MSS de l’OSCE a fait son travail en publiant cette information importante dans son rapport. Malheureusement, nous ne voyons aucune réaction de la direction de l’OSCE, ni des pays garants des accords de Minsk comme la France ou l’Allemagne, face à cette information grave.

Il serait temps que Paris et Berlin cessent de couvrir les crimes de Kiev en fermant systématiquement les yeux dessus. Car un jour ils pourraient bien avoir à rendre des comptes devant un tribunal pour ce qui est ni plus ni moins que de la complicité de crimes de guerre.

Christelle Néant

 

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Kiev accrédite une organisation néo-nazie comme observateurs des élections ukrainiennes

De manière inattendue, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a autorisé l’organisation néo-nazie « Escadrons Nationaux » à envoyer des observateurs lors des élections présidentielles de mars 2019, comme l’a révélé l’agence UNIAN.

Au cours d’une réunion qui a eu lieu le 11 janvier, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a donné l’autorisation d’envoyer des observateurs officiels aux organisations publiques suivantes : le Comité de Surveillance Public, Escadrons Nationaux, le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié et l’organisation publique pan-ukrainienne Comité des Électeurs d’Ukraine. En l’état actuel, 17 organisations sont déjà accréditées pour observer les élections présidentielles en Ukraine le 31 mars 2019.

S’il est compréhensible de donner une accréditation d’observateurs à des organisations comme le Comité de Surveillance Public, ou le Centre de Crise Médiatique de Zaporojié, il est moins compréhensible de permettre à une organisation néo-nazie comme les Escadrons Nationaux d’officier comme observateurs pendant ces élections !

Rappelons que cette organisation a été fondée par l’ancien chef du régiment d’Azov, Igor Mikhaïlenko, et est constituée d’anciens membres de ce régiment, qui est sous le contrôle d’Andreï Biletski, souvent surnommé le « Führer blanc » !

Il s’agit donc clairement d’une structure néo-nazie, comme le régiment Azov lui-même. Ces escadrons auraient été créés pour aider la police ukrainienne à maintenir l’ordre dans les rues, mais en réalité, ils sont l’équivalent ukrainien moderne de la SA Nazie allemande.

Non seulement les militants ukrainiens des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme, mais même Fiona Frazer, chef de la Mission de surveillance des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Ukraine, a exprimé ses préoccupations dans une interview pour ZN.UA concernant la menace que les groupes néo-nazis ukrainiens (C14, Secteur Droit, Svoboda et Escadrons Nationaux) font peser sur la liberté de parole dans le pays.

Et s’il vous faut une preuve de plus de leur idéologie néo-nazie, ils ont participé le 1er janvier 2019, à une marche à la mémoire de Stepan Bandera, collaborateur des Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale !

Et cette organisation, qui célèbre un collaborateur Nazi et diffuse l’idéologie néo-nazie, sera autorisée en tant qu’observateur lors de l’élection présidentielle ukrainienne, alors que les observateurs russes ont été refusés illégalement (la Russie étant membre de l’OSCE comme l’Ukraine, le pays aurait dû pouvoir envoyer des observateurs) !

Tout d’abord, la Commission Électorale Centrale ukrainienne a fermé tous les bureaux de vote en Russie, pour éviter que plusieurs millions d’Ukrainiens qui y vivent ne donnent leur vote à des politiciens moins russophobes que ceux qu’il y a actuellement au pouvoir. Puis ils ont bloqué l’accès aux observateurs de la fédération de Russie, même aux employés russes de l’OSCE !

Maintenant, ils ont autorisé une structure néo-nazie à « observer » ces élections, ce qui signifie en réalité qu’ils leur permettront d’influencer le vote, de menacer les gens qui se rendront dans les bureaux de vote, etc.

Les élections présidentielles ukrainiennes se sont transformées en une vaste fraude et en de gigantesques violations des droits de l’homme et des citoyens ukrainiens. L’Ukraine est devenue une dictature néo-nazie et ses patrons occidentaux ferment les yeux sur ce qui se passe.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 12 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 12 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘08 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’22 » – Pertes hors-combat des FAU de la semaine
03’23 » – Les soldats ukrainiens tirent sur des employés de la société « Eau du Donbass »

UKRAINE

07‘54 » – Constantinople accorde l’autocéphalie aux schismatiques ukrainiens sur fond de désapprobation des autres Églises orthodoxes
29‘29 » – L’ambassade ukrainienne au Mexique oblige les demandeurs de visas à faire un don pour les FAU
34‘53 » – Kiev recommande aux millions d’Ukrainiens vivant en Russie de venir voter en Ukraine

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

40’02 » – La ministre ukrainienne de la Santé mélange néo-nazime et russophobie dans un post sur le cholestérol

44’44 » – Conclusion

VOIR LA VIDEO ICI

Christelle Néant

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Ambassade ukrainienne – Forcés de soutenir l’armée pour obtenir un visa

Les journalistes de la chaîne de télévision ukrainienne 1+1 ont demandé au ministère ukrainien des Affaires étrangères d’enquêter sur le scandale autour de son ambassade au Mexique, où les demandeurs de visa ont été invités à « donner » au moins 80 dollars pour l’opération militaire dans le Donbass pour obtenir un visa ukrainien.

Le scandale a éclaté après que l’avocat mexicain Carlos Eduardo Soto Trevino, qui est marié à une citoyenne ukrainienne, et se rend donc fréquemment dans le pays, ait envoyé une lettre aux journalistes ukrainiens leur demandant d’enquêter sur cette affaire.

Selon lui, chaque fois qu’il demande un visa ukrainien, un consul à l’ambassade d’Ukraine lui dit de « donner de l’argent pour les besoins de l’armée ukrainienne ».

« Trois fois, lorsque j’ai demandé un visa, ils m’ont montré un exemple de lettre et m’ont demandé d’écrire quelque chose de semblable. La lettre dit que je fais une contribution volontaire d’environ 80-100 $ au consul ou à un autre membre du personnel de l’ambassade. Ce n’est qu’à cette condition que je peux obtenir un visa. Naturellement, je dois également payer les frais de visa », aurait-il déclaré.

Un autre citoyen mexicain, Sergio Pena Serrano, également marié à une Ukrainienne, aurait également déclaré à la chaîne TSN qu’il avait été « outré par ces appels déraisonnablement persistants à la charité ».

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a ouvert une enquête suite à la demande des journalistes, mais, selon la chaîne TSN, aucune violation n’a été trouvée.

« Je dois signaler que ces contributions étaient volontaires. Par conséquent, certains membres du personnel ont pris la décision de lever ces fonds de leur propre initiative et ont remis l’argent à un hôpital militaire de Kiev pour le traitement des militaires qui se trouvaient dans la zone des hostilités », a déclaré Vasily Kirilich, le chef adjoint du service consulaire du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Selon TSN, l’ambassade a recueilli environ 5 000 $ en dons de cette façon. Cependant, ni l’hôpital de Kiev ni les volontaires n’ont confirmé avoir reçu cet argent.

« Les journalistes ont déposé une demande supplémentaire d’enquête interne auprès du ministère des Affaires étrangères », a rapporté TSN.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a confirmé qu’une enquête interne avait été ouverte sur cette affaire.

« En raison d’informations concernant une campagne de collecte de fonds présumée de la part de la première secrétaire Anna Prorok pour les besoins de l’opération des forces interarmées, impliquant des visiteurs de l’ambassade d’Ukraine au département consulaire du Mexique, une enquête disciplinaire a été ouverte. Si des violations sont constatées, la réaction sera rapide et motivée », a déclaré l’agence de presse UNIAN, citant le service de presse du ministère des Affaires étrangères.

[Commentaire de la traductrice : Je trouve incroyable que le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye de noyer le poisson en prétendant que ces dons étaient « volontaires ». Quand on vous oblige à le faire pour obtenir un visa, cela s’appelle du chantage et de l’extorsion de fonds ! Comme pour le consul de Hambourg ouvertement néo-nazi, le ministère ukrainien des Affaires étrangères essaye systématiquement de cacher la merde sous le tapis au lieu de régler réellement les problèmes. Je ne parlerai même pas du fait que l’argent ne semble même pas avoir atteint les destinataires annoncés, puisque ni l’hôpital de Kiev, ni les organisations de volontaires ukrainiens n’ont confirmé avoir reçu ces 5 000 dollars obtenus frauduleusement. Si ce fait est confirmé, cela veut dire que le personnel de l’ambassade a empoché cet argent, ce qui rajoute le détournement de fonds à l’extorsion et au chantage. Si avec ça le ministère ukrainien des Affaires étrangères ne renvoie pas tout ce beau monde, cela prouvera que la corruption a totalement gangrené l’administration ukrainienne, au point que les ministères protègent les voleurs. Et cela en dira long sur l’état de déliquescence de l’Ukraine « démocratique » post-Maïdan.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Les FAU tirent sur les employés d’Eau du Donbass et font trois blessés

Aujourd’hui à 12 h 20, l’armée ukrainienne a ouvert le feu sur une route proche de Kroutaya Balka, alors que des employés de la société « Eau du Donbass » travaillaient près de la station de pompage de Vassilievka. Les tirs ont détruit le véhicule de la société et blessé trois employés.

Les employés de la société étaient en train de déblayer la neige près de la station de pompage de Vassilievka quand les soldats de l’armée ukrainienne ont ouvert le feu sur eux et sur leur véhicule à coup de canon de véhicule de combat d’infanterie et de lance-roquettes antichars.

Les tirs ont été menés depuis la localité de Kamenka, qui est sous contrôle des Forces Armées Ukrainiennes (FAU). Suite à ce bombardement le véhicule de la société « Eau du Donbass » a été détruit par les flammes et trois employés ont été blessés à divers degrés de gravité.

À cause de la crainte de nouveaux tirs, les pompiers n’ont pas pu intervenir à temps pour empêcher l’incendie de ravager presque totalement le véhicule, et le Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) a dû demander une trêve locale pour pouvoir aller sur place constater les dégât et envoyer des pompiers pour éteindre l’incendie, évacuer les blessés et déplacer le véhicule.

Le CCCC et le reporter Alexandre Sladkov ont fourni des photos des dégâts subis et de la route où se trouvait le camion (ce dernier assurait d’ailleurs régulièrement le transport des équipes de travail qui permettent à la station d’épuration de Donetsk de fonctionner).

Comme on peut le voir sur les photos, le camion se trouvait sur une route dégagée, et était clairement identifiable comme étant un camion de la société « Eau du Donbass ». Ce qui signifie que les soldats ukrainiens ont délibérément tiré sur des employés communaux, commettant là un nouveau crime de guerre, sur lequel Paris, Berlin et l’OSCE se taisent comme à leur habitude.

Il faut rappeler que la station de pompage de Vassilievka aliment l’aqueduc de « Ioujnodonbass » qui fournit l’eau aux habitants qui se trouvent des deux côtés de la ligne de front.

En tirant aussi près de la station de pompage, les soldats ukrainiens ont donc pris le risque d’endommager cette dernière, ou l’aqueduc, et de priver ainsi d’eau potable les habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD), mais aussi ceux qui se trouvent de leur côté !

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que l’armée ukrainienne vise ainsi délibérément la station de pompage ou l’aqueduc. Ce dernier avait été pris pour cible par les FAU en novembre 2018.

Comme on peut le voir, l’armée ukrainienne n’en a strictement rien à faire de la population civile qu’elle vient prétendument « libérer » de l’envahisseur russe imaginaire, et elle multiplie les crimes de guerre dans l’indifférence totale des chancelleries et des médias européens.

Christelle Néant

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Métropolite de Varsovie : Épiphane n’a jamais été ordonné prêtre

Le métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne a déclaré qu’Épiphane, le chef de la nouvelle Église orthodoxe d’Ukraine, est un laïc et non un prêtre ordonné. Pour cette raison, le Métropolite polonais ne le félicitera pas pour son élection.

« Ce jeune homme laïc a subi un grand tort quand il a été nommé Métropolite. Selon le droit canonique, ce n’est pas un ecclésiastique. Il n’a jamais été ordonné prêtre dans une Église canonique », a déclaré mardi le Métropolite Sava au bureau de presse de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

L’archevêque a souligné que les politiciens ukrainiens s’immisçaient dans les affaires de l’Église.

« En Ukraine, l’État a tout pouvoir et il peut même priver une Église d‘enregistrement », a-t-il dit, « Mais l’essentiel est qu’en même temps une église soit créée en unissant les fidèles. Ils doivent décider à quelle église ils veulent appartenir. »

Le chef de l’Église orthodoxe polonaise a qualifié l’émergence d’une nouvelle structure religieuse en Ukraine de dangereux précédent et que ce fait pourrait avoir un effet négatif sur la situation en Pologne.

« Il est possible qu’en Pologne, où vivent plus d’un million d’Ukrainiens, il y ait un groupe de croyants pour qui Philarète [ancien chef du patriarcat schismatique de Kiev] va essayer d’organiser des paroisses. Récemment, j’ai entendu dire que l’organisation Secteur Droit [organisation interdite en Russie] a déjà étudié la possibilité d’une visite d’Épiphane en Pologne. Le chaos nous attend », s’inquiète-t-il.

Indépendance de Constantinople

Le 6 janvier, le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, a remis le tomos d’autocéphalie (ou décret d’indépendance) au chef de l’Église ukrainienne nouvellement créée, la dite Église Orthodoxe d’Ukraine (EOU). Le tomos traduit en ukrainien, qui a été transmis par l’ambassadeur d’Ukraine en Turquie, déclare que « les droits du trône œcuménique à l’exarchat en Ukraine et à la Sainte Stavropégie restent inchangés », et que les « questions importantes » de l’EOU devraient être résolues à Constantinople.

En outre, selon le texte du document, l’EOU « autocéphale » est limitée aux frontières de l’État ukrainien, elle ne peut ordonner des évêques ou créer des paroisses en dehors de l’Ukraine et, contrairement à l’Église orthodoxe ukrainienne canonique (UOC), elle ne peut faire elle-même le saint chrême, ou l’huile consacrée utilisée dans l’administration de certains sacrements.

L’Église orthodoxe ukrainienne canonique a qualifié la remise du tomos de légitimation du schisme qui existe dans l’Église orthodoxe ukrainienne depuis 30 ans.

Crise religieuse en Ukraine

Depuis le coup d’État de février 2014, Kiev a cherché à créer une église indépendante en Ukraine qui romprait les liens avec l’Église orthodoxe ukrainienne canonique. En avril 2018, le président ukrainien Piotr Porochenko a écrit une lettre personnelle au Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, demandant l’autocéphalie pour l’Église ukrainienne.

Le 15 décembre, Kiev a accueilli un concile dit « d’unification » qui s’est tenu sous la supervision du Patriarcat œcuménique de Constantinople et sous l’égide des autorités ukrainiennes. L’Église orthodoxe ukrainienne canonique a refusé de participer à l’événement, soulignant que le « concile d’unification » et la nouvelle structure religieuse créée par Porochenko étaient tous les deux illégitimes. Néanmoins, après le concile, le président ukrainien a annoncé la création de cette nouvelle Église dans le pays.

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Aux portes de la guerre civile 1968- 2018 ?

Dans la mesure où le conflit perdure avec les « Gilets-Jaunes », il n’y aura pas d’autre solution que de procéder à « La dissolution de l’Assemblée Nationale ». Les exemples les plus flagrants parmi tant d’autant, sont la haine du peuple vis-à-vis des décideurs. En quelques heures à la suite de sa garde à vue l’ex boxeur professionnel a permis de constater la cohésion à l’encontre des forces d’Etat. Une cagnotte de 100 mille euros a été constituée pour lui venir en aide. *Accusé d’avoir agressé à coups de poing deux gendarmes à Paris lors de « l’acte VIII » du mouvement, l’ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers a admis dans une vidéo mise en ligne par sa belle-sœur avoir « mal réagi », tout en affirmant s’être « défendu » face aux violences policières*.(Sources Huffingtonpost.fr) Les lois sont bravées honteusement par ceux qui sont proches du pouvoir. 10 personnes en France possèdent 90% de la richesse du pays, puis décident comme ils l’entendent. Loin de les amoindrir la crise que vit la France à augmenter en quelques mois de plus de 30% leurs fortunes « Lien » explicatif. Autres cas non limités : Eric Drouet, loin de s’imposer tel le leader des «gilets jaunes» !! Les raisons des révoltes? Éric Drouet sera à nouveau face à la justice. Sans parler de ceux qui se trouvent en détention en ces moments. A ce jour plus de 1000. De nouveau Éric Drouet devra comparaitre encore. Pourquoi, abus de pouvoirs ? Une Police politique cible et harcèle désormais les animateurs du mouvement gilet jaune. Justice à plusieurs vitesses ? Comparons, l’égalité entre les cibles. « La zizanie » nous constatons la France est assise sur des « barils de poudre ». Or sur ce qui nous concerne en ces moments finira par ressembler à celle de l’époque « des cerfs ». Les causes sont diverses, elles touchent le sommet de l’Etat avec des passeports plus que baladeurs. Qui rapportent, pêle-mêle, des sommes considérables qui vont réellement dans les poches de qui ? Les principales questions sont de savoir si ces derniers ont été payés, négociés ou autres ? Et encore !

Combien à rapporter à son utilisateur, à « ses complices de l’ombre » l’octroi et l’emploi de ses fameux passeports plus que diplomatiques? A en douter ou pas le Président de la République aurait gagné quoi en ces circonstances tapageuses?

Voyons Macron marche vers le Panthéon à chacun ses gains, il copie François Mitterrand !

Comprendre le kaléidoscope de mai 1968, c’est interpréter « La Vie » des «  couteaux suisses  » du pouvoir qui servent à tout et souvent à chacun. Nous savons depuis pas mal de temps que l’on ne soigne pas le mal par le pire. Au vu de ce qui se déroule, nous sommes que nous le voulions ou pas en « Guerre Civile »

« 1968 – 2018 »

2018 marques le cinquantenaire de Mai 68. Un anniversaire qui fera sans doute l’objet de nombreux débats et rétrospectives. Est-il essentiel de commémorer cet événement ? Cette année, la question de l’héritage de Mai 68 se pose avec encore plus d’acuité. Des barricades et des pavés au quartier latin, des centaines de milliers de personnes dans les rues, une France paralysée par des mouvements sociaux, la plus grande grève générale de son Histoire. C’est certain, Mai 68 a marqué une rupture. Emmanuel Macron, né neuf ans après Mai 68, réfléchirait à une façon d’y revenir en 2018. Il ne songe pas à une commémoration officielle mais à une réflexion autour du rôle de l’utopie dans l’Histoire. L’Elysée en a discuté avec Daniel Cohn-Bendit. Mais cette année, celui qui incarne à lui seul Mai 68 ne veut pas participer à une éventuelle commémoration. « Je ne vois pas pourquoi 50 ans après, je continuerai à radoter»

« Nous sommes des enfants de 68 »

Mai 68 est un événement fondateur, sa commémoration est donc une évidence pour une société, selon Pascal Ory. « Mai 68 a été un échec politique mais une réussite culturelle sur la longue durée », explique l’historien qui cite la loi Veil, le mariage pour tous, le développement de la préoccupation écologique comme exemples. « Bien que nous soyons dans une période complètement différente, nous sommes des enfants de 68 en ce qui concerne les genres de vie », dit encore Pascal Ory. Un anniversaire loin de faire l’unanimité

Comme Nicolas Sarkozy qui voulait, en 2007, liquider l’héritage de Mai 68, cette année encore la droite s’insurge contre la commémoration d’un mouvement qui a marqué, selon elle, le début de la fin, la fin du respect de l’autorité et la fin de la morale. Les débats ne font que commencer en ce début d’année, mais l’historien Jean Garrigues estime qu’ils ont au moins le mérite d’entretenir la mémoire : « La mémoire de Mai 68 se perd aujourd’hui, il est donc important de la faire revivre et de rappeler ce qu’a signifié ce moment dans notre vie nationale ».

1968 n’a pas compétemment fermée ses portes, que la célébration de son cinquantenaire, conduit jusqu’à la mer en partant du quartier latin de l’époque. Du recul de son rétroviseur les flammes ne sont nullement éteintes. Les restes des salamandres, font ressurgir les puissances du passé comme disent certains les soi-disant, le recul des premiers résultats d’investigations. Le progrès caché par la puissance de la finance aurait échangé Emmanuel Macron contre 1968. C’est être plus que dupe que de ne pas comprendre que chaque jour qui passe creuse le fossé plus profondément. Ne Pas admettre que 2018 est ni plus ni moins que ce qui ne fut pas achevé en 1968. Le vrai ou le faux entre les présidents de la République en ce cinquantenaire « Lien » Explicatif ? Les explications de Mediapart « Lien » Vidéo !

Un mystère de taille subsiste des photos de la manifestation du 1er Mai place de la Contrescarpe, à Paris. Elles furent remises par des policiers de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Surprise « illégale », ce sont ces images, sans truquage furent diffusées cette même nuit, via les réseaux sociaux. Alors qu’elles n’appartiennent pas au domaine public, nous sommes confondus. Twitter, compte plus que proche de La République en marche qui a diffusé la vidéo. Vastes dilemmes interrogatifs ! Dans quels buts et pourquoi ?

Nous assistons à des affirmations, des contradictions, L’Elysée dément de la façon la plus catégorique n’avoir jamais été en possession des fameux passeports que j’interpelle en ce qui me concerne, que je considère à ces stades comme des valeurs strictement commerciales, ou plus conséquentes?

Affirmer que les dits passeports ne peuvent point servir de valises diplomatiques négociables?

Le passeport diplomatique français est délivré aux diplomates français par le ministère français des Affaires étrangères. Il s’accompagne de l’immunité diplomatique. Le passeport diplomatique français est réglementé par le décret n° 2012-20 du 6/1/2012.

Passeport diplomatique : définition

Un passeport diplomatique est d’abord un passeport. Il permet donc de voyager à l’étranger. Sa particularité est qu’il n’est délivré qu’à certaines personnes : les diplomates, comme par exemple les ambassadeurs. Le passeport diplomatique s’accompagne d’ailleurs de l’immunité diplomatique. En France, les anciens présidents de la République bénéficient d’un passeport diplomatique. Le passeport diplomatique et ses effets. Le passeport diplomatique français certifie l’identité et la nationalité françaises de son titulaire.

À savoir : tout pays étranger, se doit de respecter l’immunité diplomatique d’un diplomate français titulaire d’un passeport diplomatique. Réciproquement, la France doit respecter l’immunité diplomatique des personnes qui détiennent un passeport diplomatique étranger. Le passeport diplomatique ne doit être utilisé qu’aux fins pour lesquelles il est délivré. En ces circonstances cela ne semble pas être le cas ! Les titulaires de passeports diplomatiques peuvent également obtenir des visas particuliers, appelés « diplomatiques », pour aller dans des pays étrangers. À côté du passeport diplomatique, il existe aussi : Les voitures diplomatiques, les locaux diplomatiques, les valises diplomatiques ; les courriers diplomatiques. Ces éléments bénéficient d’une protection prévue en particulier par la Convention de Vienne du 18/4/1961 sur les relations diplomatiques. L’Elysée accuse par ailleurs d’entretenir « tout un faisceau de contrevérités et d’approximations », après que l’ex-chargé de mission d’Emmanuel Macron a affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l’Etat depuis son licenciement.

Ex chargé de mission auprès de la présidence de la République, il assure que les dits passeports diplomatiques, lui furent rendus « sans préciser de date, il se rabat sur début octobre » auxquels venaient se greffer ses effets personnels. « Dans un sac plastique, un chéquier, des clés et les dits les passeports diplomatiques », détaille-t-il dans un entretien à Mediapart (article payant). Lors de son audition devant la commission d’enquête du Sénat, le 19 septembre, il déclare : « J’ai laissé ses deux passeports dans mon ex bureau à l’Elysée » Selon diverses affirmations plus que tangibles de Mediapart et du Monde, « Le porteur » a continué de voyager avec ces documents alors qu’il avait quitté ses fonctions à l’Elysée. Le parquet de Paris, saisi par le ministre des Affaires étrangères, a ouvert une enquête préliminaire pour « abus de confiance », « usage sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle » et « exercice d’une activité dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique ou d’une activité réservée aux officiers publics ou ministériels ».

«Faux témoignages»

Quant aux faux témoignages, l’infraction à laquelle « Le bénéficiaire » pourrait être sujet. La sanction est la même qu’en droit classique. Selon l’article 434-13 du Code pénal. «Le témoignage mensonger fait sous serment devant toute juridiction ou devant un officier de police judiciaire agissant en exécution d’une commission rogatoire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende». Dans la mesure où le mensonge de l’ancien proche du président était avéré, ce serait au président de la commission des lois du Sénat d’intervenir. A Philippe Bas (LR) de saisir la justice. «La commission examinera tous les éléments parus dans les médias ces jours-ci et relèvera toute contradiction entre ces informations et les éléments recueillis sous serment pendant ces auditions», confirmé par une source très proche de la commission.

« Les Emergents »

La 1ere déclaration de la « Constitution d’un parti politique, né des Gilets-Jaunes » voit le jour ce moment. Jacline Mouraud est en train de créer un parti politique baptisé Les Emergents, a appris France info de la part de l’ex-figure des « « gilets jaunes », confirmant une information du « Figaro ». Formation, dont les statuts sont en train d’être rédigés grâce à « l’aide de personnes compétentes » « avocats, anciens parlementaires », devrait notamment demander « une grande réforme de la fiscalité » et « remettre le social sur la table ». Prendra-t-elle la tête de ce nouveau mouvement politique ? « Je ne revendique aucun titre, j’essaie de créer le parti, c’est pas mal. Ensuite, comme dans n’importe quel parti, il y aura des votes. Que ça soit moi ou pas, je m’en fous, ce n’est pas ça qui est important. C’est de le faire exister, c’est de rassembler les personnes contre la violence et pour le respect de nos institutions » explique Jacline Mouraud, qui « ne sait pas encore quand les statuts seront déposés » A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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Constantinople donne l’autocéphalie à Kiev, les autres églises condamnent

Tout le déroulement du processus de l’octroi de cette autocéphalie n’aura été qu’une sinistre farce du début jusqu’à la fin. En commençant par l’immixtion claire de l’État ukrainien dans le processus, alors que la constitution ukrainienne interdit à l’État d’interférer dans les affaires religieuses.

Après avoir initié lui-même la demande d’autocéphalie, le président ukrainien a présidé le pseudo-concile d’unification, et a même été jusqu’à Istanbul, avec Andry Parouby, assister à la remise du tomos d’autocéphalie, après l’office religieux, alors qu’aucun des deux n’est orthodoxe (les deux hommes politiques sont uniates) !

Rajoutons à cela, que contrairement à ses belles promesses, Porochenko est bien en train d‘essayer de dépouiller l’UOC-MP de ses églises et de ses monastères, par une voie pseudo-légale.

Ainsi, après avoir fait voter par la Rada une loi exigeant de l’UOC-MP qu’elle change de nom (ce qui est anti-constitutionnel, puisque, encore une fois, l’article 35 de la constitution ukrainienne interdit à l’État d’interférer dans les affaires religieuses), l’administration présidentielle ukrainienne a ordonné à la direction du Musée de la laure de Kiev-Petchersk et à celle la Réserve historique et architecturale d’État de Kremenets-Potchaïev de mettre fin, par voie judiciaire, au bail conclu avec les communautés de l’UOC-MP.

Il a d’ailleurs été demandé de mener ces démarches de manière secrète afin de ne pas provoquer de scandale public. Il est vrai que cela ferait mauvais genre de voir que les paroles d’apaisement de Porochenko, promettant la main sur le cœur qu’il ne dépouillerait pas l’UOC-MP après l’accord du tomos, n’étaient que des mensonges éhontés.

Fait marquant à Vinnitsa (lieu de naissance de Porochenko), l’église Saint Alexandre Nevski où officiait l’UOC-MP, a dû démanteler sa croix et son dôme. Ayant refusé de rejoindre la nouvelle structure schismatique, la paroisse s’est vu intimer l’ordre de partir de cette chapelle qui appartient au ministère de l’Intérieur ukrainien, car une Église dirigée par « l’état agresseur » ne peut plus y officier.

La cérémonie de signature du tomos à Istanbul a aussi été marquée par la honte. Car en plus de la présence d’un homme d’affaires plus mafieux que businessman, Alexandre Nalekrechvili, la cérémonie s’est conclue par des cris de « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! », qui était le slogan des collaborateurs ukrainiens du régime Nazi pendant la seconde guerre mondiale. Tout un symbole.

Le fait de se retrouver associé à une telle symbolique néo-nazie ne semble pas avoir choqué Bartholomée. Cela en dit long sur la conception que ce « Patriarche » a du monde et de la religion. Déjà qu’il a avalisé les églises ukrainiennes schismatiques qui bénissent les fresques et les combattants néo-nazis, voilà qu’il tolère des slogans néo-nazis dans son église.

Les méthodes du Patriarcat de Constantinople et l’accord du tomos d’autocéphalie, n’ont pas manqué de provoquer des réactions, parfois virulentes, de la part des autres Églises. À commencer par la principale concernée par cette démarche : l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

Ainsi, Vladimir Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, a déclaré que ce « tomos est un document issu d’ambitions personnelles et politiques » qui « est signé en violation des canons et n’a aucune force canonique ».

Le porte-parole de l’UOC-MP est même allé encore plus loin, en accusant Bartholomée d’être devenu lui-même un schismatique.

« Du fait que le Patriarche de Constantinople a prié aujourd’hui avec des schismatiques, il est devenu schismatique lui aussi, selon les règles apostoliques. Nous le constatons avec une grande douleur et chagrin. De telles actions du Patriarche de Constantinople témoignent d’une maladie spirituelle et mènent à la tentation de nombreux fidèles. […] Ce que le Patriarche de Constantinople fait actuellement constitue une violation flagrante de toutes les règles patristiques et apostoliques selon lesquelles l’Église a vécu pendant 2 000 ans », a-t-il déclaré.

Et il n’y a pas que l’Église orthodoxe russe ou l’UOC-MP qui condamnent ce tomos. Ainsi, le métropolite de Varsovie, Sava, primat de l’Église orthodoxe de Pologne a rejeté la demande de Bartholomée de reconnaître la nouvelle église orthodoxe ukrainienne, et l’a accusé d’avoir augmenté les divisions au sein de l’Église orthodoxe ukrainienne en refusant de régler la question par une discussion pan-orthodoxe.

Une position proche de celle du Patriarche d’Antioche, qui a appelé Bartholomée à discuter de tout cela avec les autres Primats orthodoxes, afin de ne pas semer encore plus de division dans l’Église orthodoxe ukrainienne qu’il n’y en a déjà.

Dans la droite ligne de ses déclarations précédentes, l’Église orthodoxe de Serbie a, elle aussi, condamné l’accord de ce tomos, par la voix de son Patriarche, Irénée. Pour lui, les actes de Bartholomée violent le principe de conciliation de l’orthodoxie et risquent d’entraîner un grand schisme.

« À cause de la papauté, en tant que déviation de l’esprit de conciliation, nous avons déjà un grand schisme, un schisme entre l’Orient et l’Occident chrétiens, qui dure depuis des siècles. En raison de cette nouvelle version orientale de la papauté (à cause de l’émergence de l’idée que le premier évêque en honneur et en rang n’est pas le premier parmi ses pairs, mais le premier en soi, au-dessus de ses pairs), un nouveau grand schisme peut apparaître », a déclaré le Patriarche Irénée.

Il a appelé Bartholomée à avoir honte de ses actes et à revenir à plus d’humilité, en cessant de se croire au-dessus des autres Patriarches et Primats d’Églises orthodoxes autocéphales. Il a aussi souligné que les actions de Bartholomée remettaient en question la réputation et le respect accordé au Patriarcat de Constantinople et qu’elles étaient motivées par des ambitions politiques qui visent en réalité la Russie.

Il a aussi souligné que l’autocéphalie n’est qu’un découpage administratif de l’Église et que la considérer comme un élément de la souveraineté de l’État ou un moyen d’isolationnisme national est un pêché mortel, car il s’agit alors d’un blasphème contre le Saint Esprit.

D’ailleurs, preuve que la mise en garde du Patriarche Irénée est juste, une députée de la Rada, du bloc Porochenko, Oksana Bilozir, a sorti publiquement « maintenant nous avons notre Dieu, notre Église » (sic) ! Voilà ce qu’est le chauvinisme religieux dans sa plus pure (et la plus délirante) expression. Voilà le genre de monstruosité qu’il fallait surtout éviter de provoquer. Car c’est ce genre de propos fanatiques et délirants qui mènent aux guerres de religion.

Même l’Église orthodoxe turque a réagi de manière négative aux actions de Bartholomée, rappelant que ces dernières violent le traité de Lausanne de 1923.

« Lors de la signature du traité de Lausanne qui a jeté les bases de l’actuelle République de Turquie, la délégation turque à Lausanne a exigé que le Patriarcat de Constantinople [appelé à l’époque le Patriarcat d’Istanbul, NDLR] soit déplacé en dehors de l’État turc. Mais plus tard, à titre de geste de bonne volonté à l’égard du monde chrétien, il a été décidé de le garder sur le territoire turc comme structure destinée à célébrer les offices religieux uniquement pour les Grecs résidant en Turquie. […] Et même le parlement turc de l’époque a adopté une résolution selon laquelle en s’adressant à la personne à la tête de cette Église, il ne fallait plus dire « Patriarche », mais « prêtre principal ». Bref, après la signature du traité de Lausanne, l’Église de Constantinople n’avait plus de pouvoir officiel d’accorder l’autocéphalie et d’adopter des décisions sur les questions internationales », a déclaré la porte-parole du Patriarcat orthodoxe turc, Sevgi Erenerol.

En clair, le traité de Lausanne a fait perdre ses prérogatives au Patriarche de Constantinople, et les actes de Bartholomée, mettent la Turquie dans une position inconfortable, alors même qu’Ankara se rapproche de Moscou.

« Comme cette question constitue une affaire intérieure de la Russie, la position du Patriarcat de Constantinople sur l’octroi de l’autocéphalie à l’Église ukrainienne crée l’impression que, dans cette question, la Turquie soutient l’Ukraine. Pour cette raison, cette démarche de Bartholomée est erronée et dangereuse au plus haut point, », a ajouté Sevgi Erenerol.

En l’état actuel, aucune Église orthodoxe n’a reconnu la nouvelle structure avalisée par Constantinople en dehors de cette dernière. Aucune n’a d’ailleurs envoyé de hiérarques pour assister à la cérémonie de remise du tomos. Tout un symbole là aussi.

Et histoire de finir cette gabegie en beauté, contrairement à ce que Porochenko affirme, cette « Église ukrainienne autocéphale » est encore moins autonome que ne l’est l’UOC-MP.

Épiphane n’est pas Patriarche mais Métropolite, l’Église ukrainienne ne peut pas établir de diocèses ni de paroisses à l’étranger et n’a autorité que sur le territoire ukrainien (Constantinople garde ainsi le contrôle des paroisses au Canada et aux États-Unis, et prend le contrôle des autres paroisses qui existaient), en cas de conflits ou de questions canoniques ou dogmatiques, c’est Constantinople qui sera la plus haute autorité à même de trancher, et c’est d’ailleurs Constantinople qui est en réalité à la tête de la nouvelle église.

Donc cette « Église autonome » n’est en réalité qu’une branche du Patriarcat de Constantinople. Comme en politique, l’Ukraine a beau clamer être indépendante et libre, en réalité elle est simplement passée d’un maître à un autre.

En clair, Porochenko et Bartholomée ont éhontément menti aux Ukrainiens. Au lieu d’accorder à l’Ukraine une Église plus indépendante, Constantinople a enchaîné les fidèles ukrainiens et escompte bien désormais voler un maximum de chapelles et de monastères à l’Église orthodoxe canonique grâce aux lois votées par la Rada.

Cette tentative de vol en bande organisée ne pourra que déboucher sur des violences, lorsque cette mafia en soutanes va tenter de s’approprier les églises et monastères importants, comme les laures de Potchaïev ou de Kiev-Petchersk. Et Porochenko en est bien conscient. D’où ses tentatives de voler ces paroisses « en douce ».

Si le silence est le meilleur complice de toutes les mafias, qu’elles soient laïques ou religieuses, alors notre devoir est de faire savoir ce qui se passe afin de faire échouer les plans de ceux qui prétendent parler au nom de Dieu pour satisfaire leurs ambitions personnelles, sans égard pour les risques de bain de sang que leurs actions vont provoquer.

Christelle Néant

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Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 5 janvier 2019

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, (en partenariat avec Thom Aldrin d’Éveil Français TV), vous propose une rétrospective (militaire, politique, économique et sociale) en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire effectué par vidéo-conférence le samedi 5 janvier 2019 :

SITUATION MILITAIRE

01‘00 »Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne lors de la semaine écoulée
02’04 »Le mortier Molot fait de nouvelles victimes parmi les soldats ukrainiens
03’32 »Deux tentatives de sabotages de ponts en une semaine en RPD
07’31 »Témoignage d’un soldat ukrainien capturé par la milice populaire de la RPD

 

UKRAINE

11‘11 »Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie en pleine campagne présidentielle
15‘04 »Les autorités ukrainiennes tentent de briser discrètement les baux de location des laures de Potchaïev et de Kiev-Petchersk
19‘10 »L’Ukraine fait de la date anniversaire de Stepan Bandera un jour férié officiel
22‘04 »Les nouvelles sanctions de la Russie contre l’Ukraine pourrait coûter un milliard de dollars à cette dernière

 

PENDANT CE TEMPS LÀ À KIEV

24’28 »Hystérie polonaise sur « l’assassinat de l’Ukraine » par Nord Stream 2

28’10 » – Conclusion

VIDEO A ECOUTER

Christelle Néant

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Kiev ferme ses bureaux de vote en Russie – Fraude électorale en vue

Une telle décision de la commission électorale centrale, prise au tout début de la campagne pour les élections présidentielles, ouvre la voie à de multiples falsifications et prouve que les autorités continuent sur la voie du totalitarisme, a déclaré Viktor Medvedtchouk.

La décision prise par la commission électorale centrale ukrainienne (CEC) de fermer tous les bureaux de vote en Russie risque d’entraîner des irrégularités lors des élections présidentielles ukrainiennes prévues le 31 mars de cette année, a déclaré mercredi Viktor Medvedtchouk, dirigeant du mouvement « Choix ukrainien- Droit du peuple » et membre du programme « Pour la vie », une plateforme d’opposition.

« Une telle décision de la CEC prise au tout début de la campagne électorale ouvre la voie à de multiples falsifications et prouve que les autorités poursuivent leur politique totalitaire de limitation des droits constitutionnels des citoyens », a écrit Medvedtchouk sur sa page Facebook.

Les décisions de la commission électorale centrale « sont contraires à la constitution ukrainienne et aux normes juridiques internationales énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques », a déclaré M. Medvedtchouk.

« On peut déjà dire que la campagne électorale de 2019 laissera sa marque dans l’histoire de l’Ukraine comme la plus sordide et illégitime, violant les libertés et droits constitutionnels des citoyens », a déclaré l’homme politique.

La Commission électorale centrale ukrainienne a introduit des amendements au décret sur les bureaux de vote le 31 décembre 2018, fermant tous les bureaux de vote en Russie. Il découle du décret que les Ukrainiens présents sur le territoire russe ne pourront exercer leur droit de vote que dans des bureaux en Géorgie, au Kazakhstan et en Finlande.

[Note de la traductrice : Cette décision totalement illégale, est en soit une fraude massive visant à voler les élections, en empêchant les millions d’Ukrainiens qui vivent en Russie de voter. Il semble que Porochenko craint que ces gens votent massivement pour les partis d’opposition, moins hostiles à la Russie, pays où ils résident et travaillent. D’après les estimations les plus récentes, plus de 4 millions d’Ukrainiens vivent en Russie, ce qui représente une masse électorale importante. Même en considérant les statistiques démographiques officielles de l’Ukraine (qui sont largement surévaluées), ces électeurs représentent 10 % de la population ukrainienne. De quoi influencer de manière significative les élections.]

Source : TASS
Traduction par Christelle Néant pour Donbass Insider

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Deux tentatives de sabotage de ponts en RPD en cinq jours !

En moins d’une semaine, deux tentatives de sabotage de ponts routiers ou ferroviaires ont eu lieu en République Populaire de Donetsk (RPD). Si la première a été totalement déjouée, la deuxième a partiellement réussi.

La première a été découverte le 28 décembre 2018 au matin.

Alors qu’un employé des chemins de fer de la RPD faisait un détour sur son chemin, il découvre un engin explosif sur un pont routier enjambant les voies ferrées à Makeyevka.

« Au matin du 28 décembre, en faisant un détour, Iaroslav Komtchenko a découvert un engin suspect près du pont routier situé au 1137e km passant au-dessus de la voie ferrée, » a déclaré le service de presse de la société des chemins de fer de la RPD.

L’attention de Komtchenko a été attirée par un câble bleu situé près des rails, qui était recouvert de neige et à peine visible. L’employé a alors immédiatement prévenu sa direction et indiqué l’endroit où il avait fait cette découverte.

« J’ai immédiatement compris ce que c’était. L’engin était posé sur le pont, et une explosion aurait entraîné son effondrement. Ici, tous les jours, passent plusieurs trains de voyageurs et de marchandises, » a déclaré Khomtchenko.

La portion de voie ferrée a alors été immédiatement fermée, et l’endroit fouillé. Au total c’est trois engins explosifs qui ont été trouvés sur place et désamorcés, permettant de reprendre la circulation des trains dès 11 h 43 le jour-même.

L’échec de cette tentative d’attentat n’a pas découragé les saboteurs. Ainsi, hier, 1er janvier, une explosion a endommagé un pont ferroviaire enjambant l’autoroute qui contourne Donetsk dans le district de Proletarski.

L’explosion a touché le pont situé au 27e km de la ligne ferroviaire allant de Tchoumakovo à Larino qui enjambe l’autoroute de contournement Slaviansk-Donetsk-Marioupol.

Il n’y a heureusement pas eu de victimes, mais l’un des piliers du pont a été endommagé, sans pour autant provoquer son effondrement (ce qui indique le « haut niveau » de qualification des saboteurs qui ont mené cette opération).

Dès 16 h 33, la circulation routière puis ferroviaire est interrompue dans cette zone, le temps que le ministère des Situations d’urgence évalue la situation et renforce le pont. Les opérations ont été dirigées par le ministre des Situations d’urgence de la RPD en personne.

Le pilier endommagé a été renforcé à l’aide de plusieurs blocs et fondations en béton, et de poutres d’acier (106 au total) qui ont été posés pour soutenir le tablier du pont. Ce matin à 6 h 30 le travail de réparation d’urgence était terminé, et le pont suffisamment consolidé pour pouvoir attendre une réparation plus pérenne, mais plus longue à faire.

Voir la vidéo des réparations faite par nos collègues de War Gonzo :

On ne sait encore rien sur l’identité de ceux qui ont perpétré cet attentat et la tentative d’attentat du 28 décembre (bien que l’identité des commanditaires potentiels soit assez facile à deviner), ni s’il s’agit du même groupe de sabotage, mais l’enquête est en cours.

Il faut aussi souligner qu’en six mois, nous en sommes déjà à trois tentatives de faire sauter un pont routier ou ferroviaire en RPD.

Espérons que ceux qui ont posé ces engins explosifs seront arrêtés au plus vite, avant qu’ils n’aient le temps d’arriver à leurs fins et de faire des victimes civiles innocentes.

Christelle Néant

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