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Une Vérité Parmi Des Millions : Les vieux !

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Par le 24 novembre 2017

Le témoignage d’une vie, par une maman seule !

Rien ne vaut l’amour que l’on vit.

Jamais personne ne pourra remplacer le sens d’être parent.

Une loi va sortir pour les féministes, c’est une bonne chose. Qui pense : aux personnes âgés des deux sexes ? Pratiquement et bien souvent isolés. Ils portent seul(e)s ou à deux la jouissance de nos vies. Ma plus grande joie même parfois dans la souffrance, c’est d’avoir accompagné, mes deux parents jusqu’au derniers instants. Mais les vieux au moment de mon parcours, où j’arrive peu à peu à ce stade. Je comprends encore plus toute la valeur de ce témoignage. Alors une simple visite et pour eux, ils revivent. Puissiez-vous le comprendre, c’est à mon sens toutes vos valeurs.

Le témoignage poignant

 

Un conte ? Non, ces faits réels se sont passés alors que je faisais des reportages dans le sud de la France tout proche d’Avignon. Ce fut le facteur qui me donna les coordonnées de cette maman, vivant seule. Je me rendis chez « Elle » et me présentais à cette dame comme Patrick Le Panda. Cela démontre qu’avec l’évolution de la société moderne, les faits se sont plus qu’aggravés. Fernande je ne l’ai rencontré que durant mon séjour sur place, à quatre reprises. A un virage des plus forts du modernisme, j’ai vécu et surement mieux compris les expressions de Fernande. A l’automne de ma vie, où la société sépare de plus en plus les familles alors que dans le temps, à l’époque de mes parents les familles représentaient les piliers de toutes affectivités et de cultures. Le poids de sa solitude, je la vie en la comprenant bien mieux, pourquoi ? Ayant à l’époque tenté de prendre contact avec ses enfants, je perçois mieux son vide, le subissant partiellement. Malgré leurs promesses je n’en ai jamais vu un seul. Elle m’ouvrit sa porte comme aux personnages de Provence : « Les Santons ». Subjugué, je m’assis sur le fauteuil ancien qu’elle me montrait. Elle semblait ravie ou pas, je l’ignorais, mais elle avait envie de parler.

Un réel témoignage, celui de Fernande une phase de vie. La vie est quelque chose de merveilleux, de sublime. On évolue très souvent, on crée grâce à l’amour. Quelque que soit l’époque où l’on puisse vivre, unie, l’évolution de deux êtres (homme, femme) donne à plus ou moins court terme, une descendance conçue dans le bonheur. Ce sont les enfants. Ce qui permet de dire à Fernande 91 ans : « Je suis heureuse d’être là aujourd’hui, je suis apparue comme des milliers de vie ».Dans ce sens il n’y a pas de différence, nous sommes tous autant que nous sommes, nés de l’union d’un homme et d’une femme. Sauf parait-il dans les sciences modernes.

Pardon de ne rien y connaitre. Qu’il s’agisse d’Abel, de Caïn, de Cléopâtre, de César, aux enfants d’aujourd’hui, on donne naissance par le fruit de l’union. De mon temps, « Les choux et les roses » Un souhait, qu’elle nous fasse partager sans voyeurisme. Pour le plaisir de nous apprendre.

Son Union

Une part de sa joie. Sa bonne humeur. « Mon Panda, tout dépend de quelle façon je me penche sur mon passé » Si vous saviez de quelle façon nous avons été heureux avec mon Léon !

Qui est donc Léon, Mamie ?

De son visage ridé par l’aller et le retour du balancier de la comtoise du séjour, son cœur laisse passer sa force, une explosion plus forte ou plus faible peut-être, que la pendule qui carillonne 11 heures. Dans un silence presque complice qui fait que je n’ose pas lui demander quoi que ce soit.

Avec le recul du temps à l’écriture des lignes de notre rencontre fortuite, il me semblait que la chanson de Jacques Brel : « Les Vieux » envahissait mon devenir. Je n’étais pas si loin de certaines réalités vécues. Puis entre autre, le moment où s’en me le dire, elle a dû crier, ou hurler « Ne me quitte pas »

Nos regards doivent émettre des ondes, que seule la personne impliquée réussit à faire passer ou capter. Son regard se consterne, fixant ses grands yeux clairs à la couleur indéfinissable, qui laisse songer penser à tant et tant de richesses. Il transpire une somme indescriptible de tendresse, de passions, de souvenirs. Traverser les sillions de ces années qui ont laissé des rides où coulent à cet instant toute émotion, et l’on se sent tout petit, minuscule, devant ses larmes de bonheur. « Le sien » Qui habite quelques instants notre ignorance et on voudrait partager avec Fernand. En lui murmurant :

« Mamie, j’ai envie de lui dire : « Je vous aime »

A ce moment où nous semblons tous deux emprunts de mélancolie, la surprise surgit de sa réaction. Vous rendez compte : « Je peux paraitre en réalité plus joyeuse et heureuse que je ne le suis » Le Panda aurait reçu l’étable de la crèche sur la tête, qu’il n’en aurait pas pour autant, pu protéger les occupants de l’étable d’antan.

« Je vous dois la vérité »

Mais avant tout, je me dois de l’accepter pour moi-même. C’est cela le plus dur ou le plus difficile à vivre. « Nous avons été très heureux avec mon Léon et mes enfants » Tiens ! Pas une seconde elle n’a pensé, ni dit mes enfants. « Oh oui poursuit-elle, je me rappelle le temps où ils étaient tous autour de moi et j’ai le sentiment de ne plus vivre dans le même monde ! » Au regard et à l’impression, la sensation que son côté jovial a presque disparu. Pourquoi donc ? Le réveil d’un passé récent ? Et j’évite de lui poser une seule question qui risquerait de rompre le charme. « La complicité » de ses explications vécues. Une intention, son changement de voix peut laisser augurer des réflexions, non démunies d’expériences, de réalités. Elle sourit. Hochant la tête un petit peu comme à la manière de la petite et de la grande aiguille de son horloge, qui comme pour la remettre de bonne humeur, nous redit bonjour, en carillonnant son chant. Fernande donne le sentiment de remonter et de vivre dans son temps. Alors que les secondes, les minutes, les heures font qu’on le veuille ou pas, avancer toute chose de manière inexorable, vitale au développement. Il subsiste des instants qui ne se mesurent pas dans le temps, car ils se sont déjà écoulés. En repensant à ce moment-là, on voudrait retenir les grains de sable de l’artifice mit tantôt dans un sens ou l’autre. Mais le sable joue son rôle : simple, triste, joyeux. Et ramène ce qui s’en échappe à la réalité.

On doit rêver, cauchemarder ? Cela, même tout confondu, n’arrête rien. L’espace d’un instant, tout en s’égrenant, nous amène ailleurs. « Vous rendez-vous compte Patrick » Oui elle m’a demandé de pouvoir m’appeler ainsi. Je ne l’ai jamais refusé à personne, et à l’écouter, je crois que j’ai eu raison que mes enfants ne puissent le faire. C’est tellement merveilleux que d’entendre de la bouche d’un enfant, quel que soit son âge : « Maman ou Papa ». Comment pouvais-je le refuser à cette mamie qui me confie un passage crucial de l’histoire de sa vie ? Je m’aventure à lui demander  « Mamie combien d’enfants avez-vous eu ? » Huit !

Le chiffre elle l’a voulu plein, entier comme si elle voulait voir les choses de façons différentes. Que de fierté tendre dans son regard ! Pas de haine, de l’amertume tout au plus. Pour l’instant j’écoute la partie de son histoire, qu’elle veut bien me livrer, comme le chant des cigales en Provence, là où quand le soleil se couche, la tiédeur de la terre qui abrite tous les amours de la planète bleue, se réveille par les chants de bonheur, de tristesse, deviennent joie, lorsque l’on retrouve celle ou celui qui répond à votre appel. Pour certain c’est l’union d’une nuit. Pour d’autre celle d’un moment ! Mais tout est relatif, il y a des instants qui pour des êtres ou des espèces, durent toute une vie. Cela devient une denrée aussi rare que le stylo de Napoléon Bonaparte. Plongé dans mes réflexions, je tentais de tout comparer à Fernande : « Un monde d’amour » Il me semble entendre un appel ! La tendresse qui s’échappe du visage de Fernande en cet instant, me parait plus puissante que les sept merveilles du monde. Même si je ne connais pas tous ces lieux. « Mes huit enfants ! » Rien que des joies, qui dit-elle d’un air légèrement coquin « Nous avons eu la chance, d’avoir quatre beaux garçons et même nombre pour les filles ! » Le visage de Fernande s’est légèrement empourpré. Elle a dit cela de façon simple, avec une immense pensée pour Léon. Mon dieu que c’était beau !

Joignant le geste à la parole, elle se tape les mains l’une contre l’autre. Ses mains sont grandes, fines, douces, mais dans un certain temps, elles ont dû connaitre les durs labeurs, en ces moment-là, les rides richesse de son visage, devaient se situer au creux de ses mains.

Puis comme le temps qui passe, elle se dérobe, fuit à ses mains qui ont donné tant de caresses pour se voir de manière plus vivante, plus visuelle sur son visage qui lui, reçoit la vérité de tous les jours, avec sa cargaison de bisous. Je sors de ma torpeur rêveuse que je trouve presque indécente devant les réactions de Fernande. « Il faut que je vous dise : »

« Je supporte, je vis beaucoup mieux mon passé, que je ne sais accepter le présent » « Je me sens étrangère » Oui ! Hurle-t-elle presque, les vieux sont ignorés, sinon que lors de l’approche des élections. Quant aux institutions d’état, parlons-en ! Cela va ruiner ma santé.

D.D.A.S.S, D.S.D. et tant d’autres, sont des choses dont les enfants avaient besoin à la sortie des guerres. Aujourd’hui ce sont les rouleaux compresseurs de la destruction et de l’oubli de la famille.

De nos jours, mais je ne suis pas là pour longtemps, pour constater que c’est devenu la justice, des élus, non pas celle du peuple qui pourrit les enfants, pour en faire des bandits, des violeurs d’enfants, des assassins de personnes âgées. Puis on augmente le nombre de fonctionnaires incapables de vous aider, car non formés. De mon temps…Fernande voudrait continuer à discourir, mais elle perd un peu de son souffle…Dommage, car à l’écouter, on boit ses paroles. Pour certains, elles sont la vivacité de savoir rester « Femme » Tant de lucidité, de clairvoyance font que Fernande est quelqu’un de jeune ! Une accalmie…..Ce moment la pousse de par le silence, à communiquer son message…

« Mes enfants !, comme elle le disait tout à l’heure, en citant le chiffre de huit » Que sont-ils devenus ? Où sont-ils ? Elle continue à discourir…Fernande parle à haute et forte voix. Est-ce pour témoigner ou idéaliser ce que, si tendrement elle porte sur elle ?

Une photo jaunie par le temps, si fraîche à ses yeux. Elle me la tend, murmure, regardez, regardez !

« De tout cela, que me reste-t-il après l’absence de Léon ? » Ce n’est pas un départ, tout au plus une attente complice…..Revenons au quotidien dit-elle : Une carte de temps en temps. Un coup de téléphone tous les trois, quatre mois. Un colis pour Noël. Au point que je me pose deux questions :

N’allez pas croire que je suis triste, de temps en temps malheureuse…Nous avons eu des enfants. Nous les avons aimés. Je les aime. Elevés, nous les avons toujours portés au fond de nos cœurs ! Il semble que la colère, la gagne. Mon dieu ! Que leur restera-t-il à mes enfants, de leurs propres enfants ? Rien !? Puis elle marque une pause…Le cadre de cette fausse entracte est là, où tout ce qui vient d’être dit et compris peut s’interpréter comme une marque, une image de respect, autant pour ces êtres vivants, que pour celle, celui qui comble son journalier par son idéologie au stade du vécu.

Il ne semble pas nécessaire d’avoir plus d’explications, car la valeur des mots simples est sienne.

Son vécu devrait demeurer pour chacun de nous, un miroir qui nous dit : « Vous n’êtes pas responsables de la tête que vous avez, mais coupable de la moue que vous faites » C’est l’envers du miroir. La face cachée d’une véritable union. Un tel essai, ou appelez-le comme vous le souhaitez, laisse dégager une agressivité, un parti pris contre certaines institutions qui ont fait fuir de leur lit, leur cocon, l’ossature des valeurs familiales. Puis tous les défauts que certains dégageront à la lecture de ses pages, elles sont le fruit de sa réalité. Certains se sentiront impliqués, d’autres refuseront de se reconnaitre se sera : « Elle, lui, vous ou moi » Le Panda pense mais n’ose le lui dire : « Nous sommes tous des lâches » ? Chacun se cache.

Puis quand il le peut, il s’abrite derrière une montagne de billets de banque, que ces derniers bien ou mal acquis. Il se blanchit en enlevant les quelques billets supérieurs pour juger de l’indemnité de la valeur d’une union. Il y a des comparaisons qui ne souffrent d’aucun de ces maux, voire mots.

C’est la religion. On y trouve à boire et à manger, ce que chacun croit normalement, étant persuadé de sa conviction. Il faut admettre qu’en règle générale, ces convictions sont l’hérédité parentale, au même titre que l’éducation. En majorité, voilà les dénominations qui nous tiennent de la naissance au départ, avec des sentiments plus ou moins forts, en fonction de notre environnement. On peut avoir le choix de sa nationalité à certains niveaux, on ne peut décider de sa couleur, de sa religion, les brises de souvenirs de l’enfance sont comme celle de l’âge avancé un constat.

L’oubli, l’un par manque de développement, l’autre par ce mot pas beau que certains scientifiques appellent la sénilité. Au sortir de ce témoignage, la position du Panda est la suivante :

« L’amour de l’union de Fernande dans tout cela, sera comme la corne de brume que je m’efforcerai de faire entendre dans l’opacité des personnes seules »

Le Panda

Patrick Juan

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