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Macron va relancer ou veut un nouveau Mai 1968 en 2018

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Par le 9 avril 2018

Les sources planent depuis le départ de l’hiver 2017, essayons avec l’aide, le concours de l’association Entreprise & Personnel d’y voir un peu plus clair. Difficile à dire au coin du zinc, au moment où des réformes indéniablement s’imposaient, cela est aussi clair que la personne rentrée à jeun au bistrot et sort paf. Indéniablement le patron du troquet est responsable à divers titres. CQFD !

Le meilleur dieu en tous domaines ou presque Jupiter veut en rester l’emblème, nous l’avons élu sous le nom revenu de ses cendres telle une salamandre le dit banquier Macron. Il faut se méfier surtout de ce qui provient de la mythologie, car à tout y croire certains veulent bien penser à ce qui arriva à Icare.

La note de conjoncture sociale annuelle, l’association Entreprise & Personnel souligne la profonde mutation du système social tous azimuts. Les participants pensent que subsistent pas 36 mais que deux scénarios alternatifs pour 2018. Sans oublier un programme présidentiel annoncé, mais il semblerait que le peuple électeur n’ait pas tout saisi, dans des domaines où par la suite, le fait de prendre les décisions par « ordonnances » ne sont pas de petites erreurs, mais souvent d’énormes bavures.

Il reste une porte de sortie, dans le cas contraire, nous voguons sur : « Le radeau de la Méduse »

Etudiant l’un où la grogne sociale se tait devant les premiers résultats économiques concrets.

Puis à une autre apparence, à l’inverse, où l’absence de créations d’emplois tangibles, combinée à d’autres déceptions, conduisent à une convergence des mécontentements. 50 ans après mai 68.

« L’ambition est sans précédent : à l’objectif de réformer pour adapter l’économie française à la mondialisation, qui était celui des précédentes mandatures, s’est substituée une logique de transformation de la société. » C’est cette ambiance de mutation sans réel blocage… pour l’instant, qui caractériserait le climat social actuel selon la dernière note de conjoncture sociale réalisée annuellement par Entreprise &Personnel (E&P), une association qui regroupe plus d’une centaine de DRH et de dirigeants d’entreprise afin d’échanger sur les problématiques liées aux ressources humaines et aux relations du travail. De plus en plus de campus sont bloqués ou occupés en France par des étudiants protestant en premier lieu contre la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » (ORE) adoptée en février, accusée d’instaurer un système de sélection à l’entrée en université.

Plusieurs universités sont occupées depuis le début du mois de mars, c’est le cas du campus Victoire à Bordeaux, ou de celui de l’université Jean-Jaurès à Toulouse, et le mouvement semble prendre de l’ampleur depuis mardi 3 avril. En effet, dans plusieurs villes à l’appel de certains syndicats, les étudiants se sont joints aux manifestations des cheminots et, au cours d’assemblées générales, ont voté le blocage de bâtiments universitaires ou de campus. C’est, par exemple, le cas à Poitiers, ou encore sur le campus de Saint-Denis (Paris-VIII, Vincennes – Saint-Denis). Sur le site de Tolbiac Paris-I-  Panthéon-Sorbonne), une assemblée a voté le blocage illimité des bâtiments que fréquentent quotidiennement 10 000 à 12 000 étudiants. La Coordination nationale de lutte, a aussi appelé à une journée de manifestation samedi 14 avril à Montpellier, en réponse notamment aux violences qui ont eu lieu dans la faculté de droit de la ville le 22 mars. Ce n’est donc pas pour rien qu’E&P a intitulé sa note 2018 : « Un moment singulier, la mutation du modèle social français. » De fait, dès sa campagne électorale, Emmanuel Macron a annoncé la couleur en appelant à de profondes modifications du marché du travail. Et, une fois élu, il s’est attelé à l’Acte I de cette réforme en faisant adopter au pas de charge – mais en concertation – les ordonnances réformant le droit du travail pour donner davantage d’espace à la négociation d’entreprise et afin de « sécuriser » au profit des entreprises la relation de travail. Maintenant, Emmanuel Macron ouvre l’Acte II avec les réformes de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Le tout en moins de six mois. Une définition du « macronisme » sur la question sociale. A cet égard, les auteurs s’attellent à définir, avec une justesse certaine, les principes qui définissent le « macronisme » en matière sociale : « La valorisation du travail et de la réussite sociale, la responsabilisation des individus, une sécurité collective repensée avec un modèle universaliste, la remise en cause du paritarisme comme gouvernance efficace, une approche renouvelée de l’action publique (modèle sous-jacent de l’entreprise). Il faut admettre que c’est plutôt bien vu. Tout comme E&P souligne le sens tactique d’Emmanuel Macron qui a « un modèle d’action qui tire les leçons du quinquennat précédent ». Dit autrement, Macron fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. A la différence de François Hollande qui n’avait jamais fait allusion, dans son programme de 2012, à ce qui deviendrait, quatre ans plus tard, la loi El Khomri, Emmanuel Macron, lui, a tout dit durant sa compagne. E & P voit même dans cette transparence l’une des causes des mobilisations en demi-teinte de la CGT contre les ordonnances : Que signifie cela ? L’intégration de la détermination du gouvernement et du président est très forte aujourd’hui, avec, nous en faisons l’hypothèse, un sentiment de lassitude après la mobilisation de 2016. Pour l’association donc, sans « être une révolution copernicienne », la transformation du modèle social voulue par Macron est réelle. Une réelle transformation du modèle social. On risque surtout de le voir lors de la réforme de la formation professionnelle. D’autre part, en droit du travail, la réforme qui vient d’être faite, via les ordonnances, redonne des marges de manœuvres nouvelles tant sur la négociation collective que sur la gestion de l’emploi et de la sécurité juridique, notamment avec le fameux barème pour les indemnités prud’homales.

Vers un apaisement du climat social en 2018?

Alors, et maintenant? La réforme va-t-elle être acceptée? Le mouvement de protestation, qui a du mal à faire le plein, va-t-il se tarir? Entreprise & Personnel, s’est lancé dans le difficile exercice de prévision sociale en évoquant deux scénarios possibles. Le premier, qualifié de « scénario optimiste », retient l’hypothèse d’une accélération de la dynamique économique positive, avec une croissance soutenue et une inversion visible de la courbe du chômage. Dans un tel cas, les déceptions et les polémiques de cet automne 2017 pourraient être « oubliées ». Idem si les premiers effets des gains de pouvoir d’achat se font sentir dans le secteur privé. En outre, la croissance pourrait donner des marges de manœuvre sur les dossiers de l’assurance chômage et de la fonction publique. Au bout de longues négociations, la CFDT pourrait trouver que les contreparties aux deux réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle apportent des garanties significatives et des droits nouveaux pour les travailleurs hors statuts (micro-entrepreneurs, prestataires des plateformes). FO pourrait aussi relativiser ses critiques en arguant d’un « paritarisme de façade maintenu ».Si ces tendances sont à l’œuvre, E&P table alors sur un climat social apaisé.

Une explosion 50 ans après?

Dans le second scénario, qualifié, cette fois, de « pessimiste », le gouvernement a du mal à convaincre de l’équilibre de sa politique. Il ne parvient pas à faire passer l’idée que les « transformations » sont bonnes pour les Français. Le tout, combiné à une situation de l’emploi toujours morose. Ce scénario peut être considéré comme plausible sous l’angle économique car, de fait, la reprise pourrait être pauvre en emplois, eu égard aux réserves de productivité qui existent dans beaucoup d’entreprises. En outre, du moins dans un premier temps, les facilités de licenciement offertes par les ordonnances pourraient conduire à une vague de licenciements. Les gains de pouvoir d’achat seraient alors effacés par « un fort sentiment d’iniquité, à l’époque des super profits des entreprises dont la presse se sera fait l’écho ». La crise pourrait alors être politique ; jusqu’où, ceux qui font partie de l’actuelle majorité soutenant le président et qui sont venus de la gauche essentiellement du PS ou du centre, seront-ils prêts à aller si le pouvoir renforçait son exercice solitaire?

A nom de l’injustice sociale, la CFDT se joindrait alors à un cortège unitaire le 1er mai. Un cortège d’autant plus turbulent que le gouvernement aura fait des annonces précipitées sur une réforme des retraites dans les entreprises à statut. La, cerise sur le gâteau, si se concrétise une réforme introduisant la perception d’une sélection à l’entrée de l’université pour 2018, cela mettrait le feu aux poudres et entraînerait une convergence des luttes, en mai 2018, « 50 ans après » Conclut sous forme de clin d’œil Entreprise & Personnel. Par rapport aux divers dilemmes de pertes de confiance, en divers domaines, les sources qui bâtissent cet article démontrent juste un plus. En cas de contestations plus fortes les deux heures de passage sur BFMTV, RMC, Mediapart, l’ensemble le même jour. Cela à la suite de l’énoncé éventuel du jeudi12 avril 2018 sur TF1, pourra laisser découler, une méthode ayant coûtée plus que chère à la France. Macron avait pris cet engagement avant son élection, les entretiens se dérouleront le dimanche 15 avril 2018 au soir.

« Donnez-moi, les moyens, pour lesquelles vous m’avez élu, dans le cadre d’un référendum, en cas de non majorité absolue je remets ma démission »

Le peuple de France sait ce que les tenants et aboutissants ont servi à la nation de la République, la réflexion se fera par quelle modèle ? Nous saurons fixer avant la fin de 2018.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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84 Commentaires sur ce billet

  1. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h01min (commentaire N° 1)
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