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Macron va relancer ou veut un nouveau Mai 1968 en 2018

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Par le 9 avril 2018

Les sources planent depuis le départ de l’hiver 2017, essayons avec l’aide, le concours de l’association Entreprise & Personnel d’y voir un peu plus clair. Difficile à dire au coin du zinc, au moment où des réformes indéniablement s’imposaient, cela est aussi clair que la personne rentrée à jeun au bistrot et sort paf. Indéniablement le patron du troquet est responsable à divers titres. CQFD !

Le meilleur dieu en tous domaines ou presque Jupiter veut en rester l’emblème, nous l’avons élu sous le nom revenu de ses cendres telle une salamandre le dit banquier Macron. Il faut se méfier surtout de ce qui provient de la mythologie, car à tout y croire certains veulent bien penser à ce qui arriva à Icare.

La note de conjoncture sociale annuelle, l’association Entreprise & Personnel souligne la profonde mutation du système social tous azimuts. Les participants pensent que subsistent pas 36 mais que deux scénarios alternatifs pour 2018. Sans oublier un programme présidentiel annoncé, mais il semblerait que le peuple électeur n’ait pas tout saisi, dans des domaines où par la suite, le fait de prendre les décisions par « ordonnances » ne sont pas de petites erreurs, mais souvent d’énormes bavures.

Il reste une porte de sortie, dans le cas contraire, nous voguons sur : « Le radeau de la Méduse »

Etudiant l’un où la grogne sociale se tait devant les premiers résultats économiques concrets.

Puis à une autre apparence, à l’inverse, où l’absence de créations d’emplois tangibles, combinée à d’autres déceptions, conduisent à une convergence des mécontentements. 50 ans après mai 68.

« L’ambition est sans précédent : à l’objectif de réformer pour adapter l’économie française à la mondialisation, qui était celui des précédentes mandatures, s’est substituée une logique de transformation de la société. » C’est cette ambiance de mutation sans réel blocage… pour l’instant, qui caractériserait le climat social actuel selon la dernière note de conjoncture sociale réalisée annuellement par Entreprise &Personnel (E&P), une association qui regroupe plus d’une centaine de DRH et de dirigeants d’entreprise afin d’échanger sur les problématiques liées aux ressources humaines et aux relations du travail. De plus en plus de campus sont bloqués ou occupés en France par des étudiants protestant en premier lieu contre la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » (ORE) adoptée en février, accusée d’instaurer un système de sélection à l’entrée en université.

Plusieurs universités sont occupées depuis le début du mois de mars, c’est le cas du campus Victoire à Bordeaux, ou de celui de l’université Jean-Jaurès à Toulouse, et le mouvement semble prendre de l’ampleur depuis mardi 3 avril. En effet, dans plusieurs villes à l’appel de certains syndicats, les étudiants se sont joints aux manifestations des cheminots et, au cours d’assemblées générales, ont voté le blocage de bâtiments universitaires ou de campus. C’est, par exemple, le cas à Poitiers, ou encore sur le campus de Saint-Denis (Paris-VIII, Vincennes – Saint-Denis). Sur le site de Tolbiac Paris-I-  Panthéon-Sorbonne), une assemblée a voté le blocage illimité des bâtiments que fréquentent quotidiennement 10 000 à 12 000 étudiants. La Coordination nationale de lutte, a aussi appelé à une journée de manifestation samedi 14 avril à Montpellier, en réponse notamment aux violences qui ont eu lieu dans la faculté de droit de la ville le 22 mars. Ce n’est donc pas pour rien qu’E&P a intitulé sa note 2018 : « Un moment singulier, la mutation du modèle social français. » De fait, dès sa campagne électorale, Emmanuel Macron a annoncé la couleur en appelant à de profondes modifications du marché du travail. Et, une fois élu, il s’est attelé à l’Acte I de cette réforme en faisant adopter au pas de charge – mais en concertation – les ordonnances réformant le droit du travail pour donner davantage d’espace à la négociation d’entreprise et afin de « sécuriser » au profit des entreprises la relation de travail. Maintenant, Emmanuel Macron ouvre l’Acte II avec les réformes de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Le tout en moins de six mois. Une définition du « macronisme » sur la question sociale. A cet égard, les auteurs s’attellent à définir, avec une justesse certaine, les principes qui définissent le « macronisme » en matière sociale : « La valorisation du travail et de la réussite sociale, la responsabilisation des individus, une sécurité collective repensée avec un modèle universaliste, la remise en cause du paritarisme comme gouvernance efficace, une approche renouvelée de l’action publique (modèle sous-jacent de l’entreprise). Il faut admettre que c’est plutôt bien vu. Tout comme E&P souligne le sens tactique d’Emmanuel Macron qui a « un modèle d’action qui tire les leçons du quinquennat précédent ». Dit autrement, Macron fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. A la différence de François Hollande qui n’avait jamais fait allusion, dans son programme de 2012, à ce qui deviendrait, quatre ans plus tard, la loi El Khomri, Emmanuel Macron, lui, a tout dit durant sa compagne. E & P voit même dans cette transparence l’une des causes des mobilisations en demi-teinte de la CGT contre les ordonnances : Que signifie cela ? L’intégration de la détermination du gouvernement et du président est très forte aujourd’hui, avec, nous en faisons l’hypothèse, un sentiment de lassitude après la mobilisation de 2016. Pour l’association donc, sans « être une révolution copernicienne », la transformation du modèle social voulue par Macron est réelle. Une réelle transformation du modèle social. On risque surtout de le voir lors de la réforme de la formation professionnelle. D’autre part, en droit du travail, la réforme qui vient d’être faite, via les ordonnances, redonne des marges de manœuvres nouvelles tant sur la négociation collective que sur la gestion de l’emploi et de la sécurité juridique, notamment avec le fameux barème pour les indemnités prud’homales.

Vers un apaisement du climat social en 2018?

Alors, et maintenant? La réforme va-t-elle être acceptée? Le mouvement de protestation, qui a du mal à faire le plein, va-t-il se tarir? Entreprise & Personnel, s’est lancé dans le difficile exercice de prévision sociale en évoquant deux scénarios possibles. Le premier, qualifié de « scénario optimiste », retient l’hypothèse d’une accélération de la dynamique économique positive, avec une croissance soutenue et une inversion visible de la courbe du chômage. Dans un tel cas, les déceptions et les polémiques de cet automne 2017 pourraient être « oubliées ». Idem si les premiers effets des gains de pouvoir d’achat se font sentir dans le secteur privé. En outre, la croissance pourrait donner des marges de manœuvre sur les dossiers de l’assurance chômage et de la fonction publique. Au bout de longues négociations, la CFDT pourrait trouver que les contreparties aux deux réformes de l’assurance chômage et de la formation professionnelle apportent des garanties significatives et des droits nouveaux pour les travailleurs hors statuts (micro-entrepreneurs, prestataires des plateformes). FO pourrait aussi relativiser ses critiques en arguant d’un « paritarisme de façade maintenu ».Si ces tendances sont à l’œuvre, E&P table alors sur un climat social apaisé.

Une explosion 50 ans après?

Dans le second scénario, qualifié, cette fois, de « pessimiste », le gouvernement a du mal à convaincre de l’équilibre de sa politique. Il ne parvient pas à faire passer l’idée que les « transformations » sont bonnes pour les Français. Le tout, combiné à une situation de l’emploi toujours morose. Ce scénario peut être considéré comme plausible sous l’angle économique car, de fait, la reprise pourrait être pauvre en emplois, eu égard aux réserves de productivité qui existent dans beaucoup d’entreprises. En outre, du moins dans un premier temps, les facilités de licenciement offertes par les ordonnances pourraient conduire à une vague de licenciements. Les gains de pouvoir d’achat seraient alors effacés par « un fort sentiment d’iniquité, à l’époque des super profits des entreprises dont la presse se sera fait l’écho ». La crise pourrait alors être politique ; jusqu’où, ceux qui font partie de l’actuelle majorité soutenant le président et qui sont venus de la gauche essentiellement du PS ou du centre, seront-ils prêts à aller si le pouvoir renforçait son exercice solitaire?

A nom de l’injustice sociale, la CFDT se joindrait alors à un cortège unitaire le 1er mai. Un cortège d’autant plus turbulent que le gouvernement aura fait des annonces précipitées sur une réforme des retraites dans les entreprises à statut. La, cerise sur le gâteau, si se concrétise une réforme introduisant la perception d’une sélection à l’entrée de l’université pour 2018, cela mettrait le feu aux poudres et entraînerait une convergence des luttes, en mai 2018, « 50 ans après » Conclut sous forme de clin d’œil Entreprise & Personnel. Par rapport aux divers dilemmes de pertes de confiance, en divers domaines, les sources qui bâtissent cet article démontrent juste un plus. En cas de contestations plus fortes les deux heures de passage sur BFMTV, RMC, Mediapart, l’ensemble le même jour. Cela à la suite de l’énoncé éventuel du jeudi12 avril 2018 sur TF1, pourra laisser découler, une méthode ayant coûtée plus que chère à la France. Macron avait pris cet engagement avant son élection, les entretiens se dérouleront le dimanche 15 avril 2018 au soir.

« Donnez-moi, les moyens, pour lesquelles vous m’avez élu, dans le cadre d’un référendum, en cas de non majorité absolue je remets ma démission »

Le peuple de France sait ce que les tenants et aboutissants ont servi à la nation de la République, la réflexion se fera par quelle modèle ? Nous saurons fixer avant la fin de 2018.

A suivre

Le Panda

Patrick Juan

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84 Commentaires sur ce billet

  1. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h01min (commentaire N° 1)
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    Le Panda

    Les perturbations continuent dans les airs. Mercredi 11 avril, seuls 70% des vols Air France seront assurés, a annoncé la direction. C’est un petit peu moins que la veille (75%). Il s’agira du septième jour de grève chez Air France. Quatre autres sont déjà programmés, les 17, 18, 23 et 24 avril. L’intersyndicale « reste déterminée à poursuivre le combat jusqu’à obtention d’une augmentation de 6% des grilles de salaires » pour tous, indique-t-elle dans un communiqué.

    Dans le détail, 60 % des vols long-courriers seront assurés et 75 % des vols court-courriers.

    Mercredi 4 avril, lors de la réunion avec l’intersyndicale, la direction a de nouveau proposé de négocier « la mise en place d’un mécanisme complémentaire d’ajustement salarial pour les personnels dont le salaire individuel aurait augmenté moins vite que l’inflation entre 2011 et 2017 ». La proposition a de nouveau été repoussée par les syndicats, qui sont partis après moins de trois-quarts d’heure de discussion.

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  2. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h04min (commentaire N° 2)
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  3. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h05min (commentaire N° 3)
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    « Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la Fête de la Fédération n’est pas vraiment français. » En rappelant cette formule de l’historien Marc Bloch, le candidat Macron avait bousculé les esprits. En déclarant devant un parterre d’évêques et de personnalités catholiques, dans la nef du collège des Bernardins, qu’il veut « réparer » le lien « abîmé » entre l’Église et l’État, le président Macron (re)lance une polémique toujours vive dans la société française. Ceux qui ont la vue basse perçoivent déjà dans ces mots à peine prononcés le retour de la guerre des deux France, la laïque et la religieuse, mais dans un processus historique inversé. Des petits malins y verront sans doute aussi une habile manœuvre de diversion dans l’actuel bas de fer social engagé, notamment sur la réforme de la SNCF. Et si, plus prosaïquement, Emmanuel Macron n’avait pas craint de braquer les projecteurs sur les fameuses « racines chrétiennes » de la France ?

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  4. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h06min (commentaire N° 4)
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    Le Panda

    Cette référence n’est pas un gros mot. Elle ne saurait être l’apanage des partisans d’un Laurent Wauquiez, d’une Marion Maréchal-Le Pen ou des Villiers du Puy du Fou. Il ne s’agit pas non plus de mettre en avant un héritage exclusif de tous les autres apports qui ont façonné, et continuent de le faire, la nation française. Naguère, la foi du général de Gaulle ou le clocheton de la force tranquille du candidat Mitterrand qui, président au soir de son règne, dira « croire aux forces de l’esprit » ne suscitaient pas tant d’esclandres de vertueux républicains outragés. À l’instar d’un De Gaulle qui prenait soin de ne pas exposer ses convictions intimes, Emmanuel Macron ne s’est jamais épanché publiquement sur son questionnement religieux, se montrant soucieux de la loi de 1905 – il faut voir sa gêne d’un signe de croix spontané devant le cercueil de Johnny Hallyday.

    La vertu du don

    On peut respecter le pacte de 1905 – souvent dévoyé ces derniers temps – et rendre hommage à une histoire constitutive de notre mémoire collective et à des engagements – protéiformes – qui sont partie prenante de notre dynamique sociale. Les catholiques de France ne sauraient être ramenés aux manifestants de la Manif pour tous, mouvement bien plus complexe et hétéroclite qu’il n’y paraît dans les commentaires médiatiques, soit dit en passant. Il y a plusieurs pièces dans la maison du Père, dit l’évangéliste Jean, et les catholiques sont des centaines de milliers à agir chaque jour, et souvent dans une discrétion absolue, au sein de mouvements, d’associations, de fondations, d’entreprises sociales, souvent très pros et fructueuses, dans l’éducation, la santé, la petite enfance ou la fin de vie, l’exclusion, l’accueil et l’intégration d’étrangers….

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  5. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h07min (commentaire N° 5)
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    C’est cette vertu du don qu’a voulu exalter le président Macron en remettant au goût du jour un mot par trop oublié et des vies qui ont valeur d’exemple dans une société fractionnée et en perte de repères. Mais il y a aussi, en filigrane de ce discours présidentiel, le long et fécond compagnonnage des catholiques avec la République.

    « Les twittos du XXIe siècle ont la mémoire courte et elliptique.
    »

    À peine avait-il prononcé ces paroles au collège des Bernardins qu’Emmanuel Macron était caricaturé sur les réseaux sociaux en Jeanne d’Arc. Les twittos du XXIe siècle ont la mémoire courte et elliptique. Et ils ont oublié, ou ne connaissent, pas les engagements des pères jésuites Chaillet, de Lubac et de Montcheuil (fusillé dans le Vercors), entre autres, des Cahiers du Témoignage chrétien, militants de « La Croix contre la croix gammée ». Ils ne savent pas l’action sociale d’une Madeleine Delbrêl, la chrétienne en voie de béatification par le pape François qui travaillait, main dans la main, avec le maire communiste d’Ivry-sur-Seine, Venise Gosnat. Ils ignorent la rencontre entre le père Joseph Wresinski, né en 17 dans un camp de réfugiés d’un père polonais et d’une mère espagnole, et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, la résistante, nièce du général et épouse du directeur de cabinet du ministre André Malraux qui allait produire ATD Quart Monde.

    On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Claude Michelet aime à raconter comment son père Edmond Michelet, résistant de la première heure et fervent catholique, s’était retrouvé empêché d’assister à sa messe matinale à Dachau, où il était déporté, parce que malade. Un compagnon d’enfermement, un communiste pur et dur, athée convaincu et cheminot, Germain Auboiroux, lui avait alors proposé de prendre sa place – « Comme cela, à travers moi, tu assisteras à ta messe », lui avait-il dit.

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  6. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h08min (commentaire N° 6)
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    https://youtu.be/jhg_Rk5eacg

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  7. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h11min (commentaire N° 7)
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    L’État doit reprendre à sa charge toute la dette de la SNCF. Et sans conditions. Telle est peu ou prou la position des syndicats du groupe public. Selon eux, son endettement colossal de près de 57 milliards au total n’a rien à voir avec le statut des cheminots. Mais vient au contraire de décisions imposées par l’État. Un rapport du cabinet d’expertise Degest, qui travaille pour le compte des institutions représentatives du personnel, vient apporter de l’eau à leur moulin. Publié le 5 avril 2018, il met en avant la responsabilité de la puissance publique dans la croissance de la dette de SNCF réseau qui atteint aujourd’hui 46,6 milliards d’euros.

    « L’origine de la dette de SNCF remonte avant même sa création, lorsque dès la fin du XIXe siècle, les compagnies de transport ferroviaire privées recoururent massivement à l’emprunt pour financer le développement de l’infrastructure. Le fragile équilibre des compagnies, déjà mis à mal par l’expansion contrainte du réseau vers des territoires très peu fréquentés, sera également bouleversé lors de l’éclatement des Première et Seconde Guerres mondiales. Cette tendance se poursuivra après la création de SNCF en 1937 », rappelle le cabinet de conseil Sia partners, dans un rapport de janvier 2017. Soixante ans plus tard, en 1997, la dette totale de la SNCF atteint donc déjà quelque 30 milliards d’euros. Mais pour respecter les critères d’entrée dans l’euro, l’État français refuse de prendre sa part du fardeau, contrairement à l’État allemand. En 1994, la dette de la Deutsche Bahn est effacée en échange de l’ouverture du ferroviaire à la concurrence…

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  8. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h12min (commentaire N° 8)
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    En France, le gouvernement de l’époque préfère créer une entité séparée dédiée à l’entretien du réseau, Réseau ferré de France (RFF). Cette dernière est censée rembourser progressivement les 20 milliards d’euros de dette grâce aux produits des péages que lui acquittera la SNCF. Mais ce modèle n’a jamais fonctionné. À partir de 2010, la dette se met à exploser. Pour les experts du cabinet Degest, qui avait analysé les comptes de la SNCF en 2014 à la demande du comité central d’entreprise en vue de la précédente réforme, la faute en revient à l’État.

    L’échec de l’écotaxe

    D’abord parce qu’il a imposé, lors du Grenelle de l’environnement en 2007, sous la houlette de Nicolas Sarkozy, la construction de quatre nouvelles lignes de TGV (Bordeaux, Rennes, Strasbourg et le contournement Nîmes-Montpellier). Ces dernières devaient être financées par la future mise en place de l’écotaxe. On sait que l’opposition des « bonnets rouges » a eu raison de ce financement, abandonné bien des années plus tard par Ségolène Royal en 2014, avant même son entrée en vigueur. Ensuite parce que l’État a demandé de lourds investissements de régénération du réseau – nécessaires – sans pour autant mettre la main à la poche. Au contraire. « Au même moment, l’État réduit drastiquement ses subventions, ce qui crée un effet ciseau et contraint SNCF réseau à recourir massivement à l’endettement », déplorent les experts de Degest. Résultat, 17,5 milliards d’euros de dette ont été empilés depuis 2017.

    L’effet boule de neige de la dette joue alors à plein : depuis 2010, sur 100 euros empruntés sur les marchés, 57 euros sont consacrés au remboursement de la dette, a calculé Degest. Seulement 41 euros vont effectivement à l’entretien du réseau. La conclusion du cabinet est limpide. Si l’État avait repris la dette du réseau ferroviaire en 2010, celle-ci ne serait aujourd’hui plus que de… 7,2 milliards (soit 41 % des 17,5 milliards). De quoi, selon ses experts, changer l’analyse sur la situation de la SNCF. En 2016, un rapport commandé par le gouvernement en 2014 sous l’ancienne majorité socialiste contestait la nécessité d’une reprise de dette par l’État. L’actuel gouvernement, lui, a promis qu’il « prendrait ses responsabilités d’ici la fin du quinquennat ».

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  9. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h14min (commentaire N° 9)
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    Depuis le 27 mars, l’université Paul-Valéry de Montpellier est bloquée pour une durée illimitée. Sur le campus, la vie tourne au ralenti, loin de la fourmilière de ses 20 000 inscrits. Malgré une faible fréquentation, le site n’est pas pour autant déserté. Sur le parvis de l’entrée principale, on croise aussi bien des étudiants stimulés par la préparation de la dernière ligne droite avant leur concours que des badauds venus, guitare à la main, « voir ce qu’il se passe », des jeunes « solidaires de la grève » ou même des théologiens en quête d’un nouveau public.

    Dans l’amphithéâtre A, l’un des plus grands de l’établissement, une quarantaine d’étudiants vaquent à différentes occupations autour de tables parfois recouvertes de graffitis. La superficie de la salle paraît démesurée : d’ordinaire réservée aux cours magistraux, elle peut accueillir 800 personnes. Un petit groupe s’active pour l’organisation, à domicile, d’un « gala interlutte et intergalactique » de la fac de Droit et Sciences politiques. Cet « apéro dînatoire » se déroulera ce jeudi 12 avril. S’il est ouvert à tous, il est toutefois précisé que « pour des raisons évidentes de sécurité, les CRS ne sont pas conviés ».

    Les militants œuvrent aussi sur l’organisation de la prochaine manifestation nationale. Le mouvement de mobilisation contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) fonctionne par commissions, ainsi celle consacrée aux médias, une autre à la communication, une autre encore aux « soins après rassemblement ». « Les référents tournent dans chacune d’entre elles pour éviter tout leadership, raconte Nino. Le but est d’installer un mouvement horizontal, dans lequel tout le monde puisse se sentir concerné et puisse s’investir. Notre méthode dérange car elle montre que nous sommes indépendants de tout pouvoir. »

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  10. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h17min (commentaire N° 10)
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    Un emploi du temps substitutif

    Ce lundi après-midi, l’évacuation des zadistes de Notre-Dame-des-Landes est un sujet de conversation récurrent. « L’État nous envoie le message qu’il est prêt à nous déloger avec l’armée mais nous sommes déterminés et de plus en plus motivés », prévient Nino. Des secteurs très différents rejoignent [la] bataille, le gouvernement ne parviendra pas à opposer le public et le privé. Selon lui, « le mouvement déborde les contestations habituelles. On ne rejoue pas Nuit debout », conclut-il, en ringardisant impitoyablement la révolte qui a enfiévré le pays il y a à peine un an, une révolte qui elle aussi se voulait atypique, autogérée et fédératrice de toutes les luttes.
    Un peu plus loin, deux amies avancent sur leurs travaux d’arts plastiques même si elles préféreraient « dessiner des affiches pour les événements à venir ». Ailleurs, on écoute de la musique, on regarde des vidéos ou on continue d’échanger sur le quotidien de la mobilisation. Tout en bas, quelques-uns testent et vérifient la qualité du matériel à disposition pour la quatrième semaine de l’emploi du temps substitutif. Au programme du calendrier rigoureusement préparé, des assemblées générales, des manifestations, des ateliers, des débats, mais aussi des enseignements. Il y est notamment proposé des interventions bilingues sur « le féminisme et l’occupation de l’université » ou sur « quelques contestations dans le cinéma américain des années 70 ». Parmi les animatrices, Isabelle Felici, maître de conférences, s’apprête à tenir un cours sur « l’anarchisme de Georges Brassens ». Elle parviendra à réunir autour d’elle une vingtaine d’étudiants après leur avoir demandé de « ne pas fumer à l’intérieur ». « Ce n’est pas simple, mais les étudiants doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls », explique-t-elle au Point. Ceux-ci s’en réjouissent : « Les profs jouent vraiment le jeu et contribuent à former une pensée critique. »

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  11. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h18min (commentaire N° 11)
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    Cohabitation

    Brutalement, cinq grévistes s’agitent. Ils quittent l’amphi pour rallier au pas de course l’autre côté du campus. Des individus seraient-ils en train de déblayer l’amas de chaises et de tables empilées sens dessus-dessous devant une salle pour la maintenir inaccessible ? Fausse alerte. Il ne s’agissait que d’une petite altercation opposant deux membres du personnel et une militante. Le calme revient rapidement. Parmi les nombreux bâtiments inaccessibles, l’un ne l’est pas totalement. Une salle reste ouverte à tous car elle est « autogérée ». L’ambiance y est studieuse. Des jeunes s’activent pour boucler un fanzine national sur le mouvement de protestation. Le projet s’élabore en collaboration avec d’autres universités comme celles de Rennes et de Tolbiac.

    Au centre du site, la bibliothèque semble battre ses records d’affluence. Toujours ouverte du lundi au samedi, la place y est désormais chère. De nombreux étudiants viennent réviser, terminer des dossiers de recherche ou même passer des examens en ligne. « On ne nous laisse pas à l’abandon, se satisfait Simon devant un ordinateur. Cet étudiant en géographie planche sur les défis sociétaux des transports au XXIe siècle. Pour lui, l’occupation de l’université ne pose pas de problème : « Il y a les e-mails, les vidéoconférences, on s’adapte avec le télétravail. » Un peu plus loin, un groupe de quatre filles s’est retrouvé pour finaliser un dossier d’enquête sur les techniques du marketing dans le cadre de leurs études en information et communication. Casque sur les oreilles, chacune devant son écran, elles ne semblent pas vraiment bouleversées par les nouvelles conditions d’études. « Nous sommes leur refuge, précise-t-on à l’accueil. Le matin, à 8 h 30, il y a déjà beaucoup plus de monde que d’habitude. Mais nous ne pouvons pas ouvrir les portes plus tôt car, nous, nous ne dormons pas ici. » À Paul-Valéry, occupants et non-grévistes cohabitent tranquillement. À croire que cette nouvelle forme de vie étudiante pourrait perdurer.

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  12. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h23min (commentaire N° 12)
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    C’est un chiffre qui fait froid dans le dos : ces 67 milliards d’euros représentent l’ensemble des taxes acquittées par les usagers de la route l’année dernière, selon l’enquête annuelle de l’ACA (Automobile club association), la plus importante organisation de défense des automobilistes – 800 000 adhérents –, dont le siège est à Strasbourg. On savait depuis longtemps que la voiture était une vache à lait pour les pouvoirs publics, mais on n’imaginait pas à quel point ! Le président de l’ACA, Didier Bollecker, s’est aperçu que la seule fiscalité du carburant avait représenté 36 milliards

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  13. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h27min (commentaire N° 13)
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    La mère d’un des deux suspects mis en examen pour le meurtre de Mireille Knoll, a elle-même été mise en examen, a appris mardi 10 avril franceinfo. Cette femme est poursuivie depuis vendredi pour « destruction ou modification des preuves d’un crime », notamment un couteau susceptible d’avoir servi à commettre le meurtre.

    La mère du suspect et Mireille Knoll habitaient le même immeuble

    Cette femme réside dans l’immeuble où habitait Mireille Knoll. Elle est la mère de Yacine M., l’un des deux hommes mis en examen pour homicide volontaire en raison de « l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion ». Les deux suspects s’accusent mutuellement du meurtre de l’octogénaire et nient tout caractère antisémite. Ils ont été mis en examen pour homicide volontaire en raison de « l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion ».

    Ce meurtre a suscité une grande émotion en France, une marche blanche a eu lieu mercredi 28 mars, une semaine après le meurtre de Mireille Knoll.

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  14. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h29min (commentaire N° 14)
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    Vincent Bolloré quitte la présidence du conseil de surveillance de Canal , annonce le groupe mardi 10 avril. Le patron de Vivendi, qui s’était fortement impliqué dans le remaniement des équipes et le redressement de sa filiale, est remplacé par Jean-Christophe Thiery. Vincent Bolloré « a confiance dans l’équipe en place » et considère que « la route est tracée », a expliqué une source proche.

    Maxime Saada devient président du directoire de Canal , en remplacement Jean-Christophe Thiery, et sera chargé la direction opérationnelle de l’ensemble des activités du groupe, selon un communiqué.

    Un nombre d’abonnés en baisse

    Vincent Bolloré est arrivé en juin 2014 à la tête du conseil de surveillance de Vivendi, après être devenu deux ans plus tôt son principal actionnaire à l’issue de la revente à Canal de ses chaînes de télévision D8 et D17.

    Il avait pris la tête du conseil de surveillance de Canal en septembre 2015 afin de mener à bien rapidement le redressement de ses comptes. Mais il n’a pas réussi son pari de renouer avec un gain net d’abonnés en 2017. La base d’abonnés directs (distribués directement par Canal ) atteint 4,95 millions fin 2017, alors qu’elle se montait encore à 5,25 millions fin 2016.

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  15. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h31min (commentaire N° 15)
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    Au moins un zadiste et trois gendarmes ont été blessés dans des affrontements en marge des opérations d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), mardi 10 avril, a appris franceinfo auprès du ministère de l’Intérieur. Les gendarmes ont été légèrement blessés aux jambes par des jets de projectiles aux lieux-dits la Chèvrerie et au chemin de Suez. Au moins un zadiste a été blessé à la Chèvrerie, précise le ministère.

     La nuit a été « calme ». Selon un porte-parole du ministère de l’Intérieur, les gendarmes ont dégagé six barricades en feu entre 22 heures et minuit sur la D281 mais « le reste de la nuit a été calme ». « Aucun blessé » n’a été enregistré et « aucune interpellation » n’a été effectuée.

     Treize squats ont été démantelés et « environ une vingtaine » restent à évacuer, selon Gérard Collomb. L’opération pourrait se poursuivre « jusqu’à la fin de la semaine », selon le ministre de l’Intérieur.

     De nouveaux heurts mardi matin. Les gendarmes ont lancé plusieurs grenades assourdissantes et effectué des tirs de gaz lacrymogènes. Les zadistes ont riposté par des jets de projectiles, des cocktails Molotov et des tirs de fusées. Plusieurs tirs de fusées ont en outre visé un hélicoptère de la gendarmerie, sans l’atteindre.

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  16. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h42min (commentaire N° 16)
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    Certains élus La République en marche reconnaissent que l’ampleur de la grève avait peut-être été sous-estimée en amont.

    Et si le vent de la révolte commençait à souffler jusque dans les couloirs feutrés de l’Assemblée nationale? Après avoir été les réceptacles de la grogne des retraités sur la hausse de la CSG et celle des automobilistes échaudés par la limitation à 80 km/h sur les routes départementales, les députés de la majorité voient rouge sur la réforme de la SNCF. Certains élus La République en marche (LaREM) reconnaissent ainsi, mezza voce, que l’ampleur de la grève avait peut-être été sous-estimée en amont. «On nous avait annoncé à l’automne un tsunami social avec les ordonnances sur le Code du travail, cela n’a pas eu …

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  17. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h44min (commentaire N° 17)
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    La coordination nationale étudiante (CNE), qui s’est réunie ce week-end au sein de l’université Paris-Nanterre, a appelé à une nouvelle mobilisation sur les campus ce mardi contre les nouvelles modalités d’accès à l’université.

    La mobilisation ne s’essouffle toujours pas. Alors que de nombreuses universités sont en proie à des blocages et des actions d’étudiants mobilisés, les leaders de la contestation étudiante contre les réformes du gouvernement appellent à une nouvelle journée de mobilisation ce mardi. La coordination nationale étudiante (CNE), qui s’est réunie ce week-end au sein de l’université Paris-Nanterre, a appelé dimanche à une nouvelle mobilisation sur les campus mardi contre les nouvelles modalités d’accès à l’université, selon l’un de ses organisateurs.

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  18. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h45min (commentaire N° 18)
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    Réunissant une centaine de délégués issus de «35 universités», l’assemblée a appelé les étudiants à «se mobiliser massivement mardi afin d’ancrer durablement la grève sur un maximum de campus», selon un communiqué transmis par un organisateur de la CNE, élu du syndicat étudiant Unef à Nanterre. La coordination appelle également les étudiants à manifester le 14 avril «en lien avec la grève des cheminots» et à se «joindre à la journée nationale de grève du 19 avril». Une nouvelle CNE doit avoir lieu les 21 et 22 avril «dans la première université qui proposera de l’accueillir», précise le communiqué.

    Intervention des forces de l’ordre à Nanterre

    Lundi, plusieurs universités étaient toujours bloquées. Environ 350 étudiants ont voté à la quasi-unanimité lors d’une assemblée générale la reconduction jusqu’à mardi du blocage d’un bâtiment du campus de Strasbourg. Dans le Grand Est, les blocages du campus Arts, lettres et langues de Metz, entamé vendredi, et du campus Lettres et sciences humaines de Nancy, commencé le 22 mars, se poursuivent lundi, selon l’université de Lorraine. À Bordeaux, où le site Sciences Humaines de la Victoire au centre-ville, est le seul fermé, des étudiants ont brièvement tenté de bloquer des bâtiments sur le campus Pessac-Talence, avant de lever le blocage. Sur le campus de Tolbiac de l’université Paris I, l’occupation par des dizaines de militants se poursuivait lundi.

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  19. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h46min (commentaire N° 19)
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    À l’université de Nanterre, plusieurs dizaines d’étudiants ont également tenté de bloquer le campus. Mais contrairement à d’autres universités, la direction de l’université de Nanterre a rapidement sollicité l’intervention des forces de l’ordre. Les étudiants manifestants ont été délogés dans l’après-midi, une évacuation qui a donné lieu à plusieurs interpellations.

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  20. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h47min (commentaire N° 20)
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  21. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h50min (commentaire N° 21)
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    INTERVIEW – Maître Valérie Piau, avocate en droit de l’éducation, rappelle que les forces de l’ordre ne peuvent entrer dans une université que sur décision de son président et du préfet.

    Rennes 2, Jean-Jaurès à Toulouse, Tolbiac à Paris… Ce lundi, une dizaine d’universités sont encore bloquées par des étudiants opposés à la sélection à l’université. Mais ont-ils le droit d’occuper des amphithéâtres et d’empêcher d’autres étudiants de se rendre en cours ou en examen? Les forces de l’ordre peuvent-elles entrer dans les établissements? Maître Valérie Piau, avocate experte en droit de l’éducation et auteur du «Guide Piau: les droits des élèves et des parents d’élèves», nous rappelle les règles de droit.

    «Les forces de l’ordre peuvent intervenir dans les universités mais seulement à la demande du président d’université et avec l’accord du préfet»
    Maître Piau, avocate spécialisée dans le droit de l’éducation

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  22. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h51min (commentaire N° 22)
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    Le Figaro Étudiant – Les étudiants ont-ils le droit de bloquer leur université et de faire grève?

    Valérie Piau – Le terme de grève étant propre aux travailleurs et au droit du travail, il ne s’applique pas aux étudiants. Ceci dit, les étudiants peuvent décider de ne plus aller en cours. Ils peuvent «occuper» une salle ou un amphithéâtre de leur université dans le but d’y débattre, comme le précise l’article 811-1 du Code de l’éducation: les étudiants «disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public». Autrement dit, les étudiants n’ont pas le droit d’empêcher d’autres étudiants de se rendre en cours ou en examen. Ce qui constitue une «entrave à la liberté d’aller et venir dans un lieu public»

    Valérie Piau est avocate en droit de l’éducation.

    Que risquent les étudiants bloqueurs?

    Les étudiants bénéficiaires d’une bourse sur critères sociaux sont soumis à une obligation d’assiduité. En s’absentant des cours, le Crous peut supprimer leur bourse voire demander le remboursement des certaines mensualités. Les bénéficiaires d’une bourse au mérite, qui se sont engagés à être assidus aux cours, peuvent aussi se voir retirer leur aide. Le manque d’assiduité peut en effet se traduire par une mauvaise note aux examens voire à un redoublement. À noter que les présidents d’université peuvent suspendre cette obligation d’assiduité lors des blocages pour ne pas pénaliser les boursiers. En cas d’agression ou de dégradation, l’agresseur peut faire l’objet d’une sanction disciplinaire et peut, en plus, être poursuivi au pénal.

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  23. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h52min (commentaire N° 23)
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    La police peut-elle intervenir dans les universités pour déloger les bloqueurs?

    Les forces de l’ordre peuvent intervenir dans les bâtiments des universités mais seulement à la demande du président d’université. Ils ne peuvent pas entrer dans l’enceinte de l’université sur un simple appel d’étudiant. Le président doit être avisé au préalable. Celui-ci «est responsable du maintien de l’ordre et peut faire appel à la force publique dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État», comme l’indique l’article 712-2 du Code de l’éducation. Il doit au préalable demander l’autorisation du préfet. En cas de refus, le président sollicite le juge administratif des référés. En revanche, la loi interdit aux milices privées (agents de sécurité, groupes d’étudiants, etc.) d’intervenir. À Montpellier, le doyen de la faculté de droit avait demandé l’intervention de la police, qui avait été refusée par le préfet. Des personnes cagoulées sont alors venues chasser les bloqueurs avec violence. Le professeur a été accusé de complicité d’intrusion et violences en récidive» – en raison d’une condamnation datant de 2013. Et le doyen lui, a été accusé de «complicité d’intrusion».

    «Un président d’université peut fermer l’établissement pour une durée maximale de 30 jours si le risque de troubles est trop important».
    Maître Valérie Piau, avocate en droit de l’éducation

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  24. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h53min (commentaire N° 24)
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    L’intervention de la police doit avoir un but préventif. Elle devient illégale dès lors que le trouble à l’ordre public a disparu, mais elle peut mettre fin à un trouble déjà réalisé. L’université est responsable si l’inaction du président cause un dommage. Le recteur et/ou le ministre peut se substituer au président en cas d’inaction de sa part. En outre, le président d’université peut fermer l’établissement pour une durée maximale de 30 jours s’il estime que la sécurité des personnels et étudiants n’est pas assurée. Le cas de la faculté de droit de Montpellier est une bonne illustration: l’irruption d’un groupe d’hommes cagoulés lors d’une assemblée générale entraîne la fermeture de la faculté puis sa réouverture dix jours plus tard sous le contrôle des forces de l’ordre.

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  25. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h56min (commentaire N° 25)
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    LE SCAN POLITIQUE – Les états-majors des partis de droite s’écharpent au niveau national sur l’opportunité d’une alliance pour les prochaines élections. Des élus de Gironde ont pourtant décidé de se rassembler et faire fi des directives de leurs partis.

    «Merci d’être venu jusqu’ici et d’avoir parcouru ces 595 kilomètres.» La distance entre Paris et la Gironde est lâchée par Jean-Jacques Edard comme si un continent le séparait de la capitale et de ses états-majors politiques. C’est justement parce qu’il a perdu le fil de son ancienne formation politique, Les Républicains, que le maire de Cavignac, désormais divers droite, a décidé de lancer avec la conseillère régionale et membre de la direction du FN, Edwige Diaz, leur propre association Pour la France – La France unie. Deux semaines après son lancement à Marcenais, en Gironde, le bureau du jeune «mouvement» qui revendique une centaine d’adhérents, s’est réuni ce lundi à Bordeaux pour faire le point.

    À l’étage d’une brasserie en centre-ville, neuf des membres fondateurs discutent du retentissement inattendu réservé au lancement de leur initiative. Une résonance due en grande partie au mélange de couleurs politiques qu’ils ont esquissé. Dans leurs rangs, figurent élus du Front national, de Debout la France et militants LR. Sans oublier quelques non encartés issus du monde associatif. Tous, sont issus de la 11e circonscription de Gironde, qui s’étend de Saint-Ciers-sur-Gironde à Coutras et où Marine Le Pen a enregistré 47,54 % des voix au second tour de la présidentielle.

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  26. Le Panda Le 10 avril 2018 à 13h57min (commentaire N° 26)
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    Une alliance locale aux airs de laboratoire, quant au niveau national les partis de droites se déchirent sur l’opportunité d’un «rassemblement» pour les prochaines élections. Si le Front national y est favorable, Debout la France n’en veut un qu’à ses conditions, tandis que le parti de Laurent Wauquiez menace d’exclusion tout cadre qui s’y laisserait tenter. Des rivalités d’appareils qui, au niveau local, ont du mal à passer. «J’en ai marre, j’ai 66 ans, j’ai passé l’âge de marcher à la baguette, tonne Jean-Jacques Edard. On est d’accord sur 99% des sujets entre nous. Vous trouvez des différences dans les discours de Wauquiez de Dupont-Aignan ou de Marine Le Pen vous?»

    «C’est de la lâcheté»

    Autour de la table, les élus hochent de la tête. Ils avouent ne pas s’embarrasser de sujets tels que le Glyphosate ou l’opportunité d’une Flat taxe sur les revenus du capital. Leur conviction que l’avenir de la ruralité ne peut plus être décidé «au dix-septième étage d’un immeuble à Paris» suffit à servir de liant. Tout comme le constat que l’État peine à faire respecter ses lois: «Ne pas évacuer les bloqueurs dans les universités, qui sont hors la loi, relève de la complaisance du gouvernement», fustige la FN Edwige Diaz. «C’est de la lâcheté», abonde l’élue DLF Martine Hostier. «De la démagogie!», renchérit encore l’ex LR Jean-Jacques Edard.

    «Ça suffit de laisser la gauche nous étouffer !»

    Martine Hostier, conseillère municipale Debout la France de Cézac (Gironde)

    Autant de sujets qui devraient, à leurs yeux, suffire à jeter les bases d’une entente: «Nous sommes la base. Alors que nous, nous arrivons à parler ensemble, c’est systématiquement le clash au dessus», dénonce Fabrice Coffinet, ancien LR passé au Front national peu avant la présidentielle. «On est très déçu par nos cadres. Ras le bol d’avoir des consignes qui ne sont pas en phase avec nos réalités sur le terrain», abonde le LR Jean-Louis Dumas. Conseillère municipale Debout la France de Cézac, Martine Hostier, complète: «C’est très poreux entre nous. Avec leurs rivalités, nos chefs nous ont mis en échec. Il faut les ramener à la base, c’est-à-dire à nos électeurs. Ça suffit de laisser la gauche nous étouffer!»

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  27. Le Panda Le 10 avril 2018 à 15h59min (commentaire N° 27)
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    L’association se présente – pour l’instant – comme un «think tank», dont l’objectif est avant tout de réfléchir «à une pensée politique conservatrice.» Reste que dans cette circonscription aux quelque 90 communes, le spectre des prochaines municipales n’est pas loin. Même s’il ne s’agit «pas d’une priorité» assure Jean-Jacques Edard, «évidement, on y pense, avoue la proche de Dupont-Aignan, Martine Hostier. Il faut que nos idées se concrétisent politiquement.» Une ambition électorale qui explique pourquoi la petite entreprise a été diversement appréciée du côté des partis respectifs de ses instigateurs. La fédération Les Républicain de Gironde a déjà menacé d’exclusion ses encartés y prenant part. Nicolas Dupont-Aignan ne cache pas ses ambitions d’associer ce petit monde à son propre rassemblement, Les amoureux de la France. Quant au Front national, on préfère laisser faire.

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  28. Le Panda Le 10 avril 2018 à 16h53min (commentaire N° 28)
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  29. Le Panda Le 10 avril 2018 à 16h56min (commentaire N° 29)
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    Il est arrivé confiant. Bruno Questel, député La République en marche de l’Eure, espérait pouvoir « échanger » avec des cheminots en grève, à Sotteville-lès-Rouen. Mais l’élu de la majorité a vite déchanté. « On n’échange pas », lui répond immédiatement un cheminot. Le dialogue est impossible, et pas uniquement avec les employés de la SNCF en colère contre la réforme ferroviaire. Des étudiants et des retraités sont là aussi, la colère au ventre. Les mots « dictature », « Macron et ses marionettes » fusent. « T’as rien à foutre là, ici t’es chez nous, barre-toi ! », lance un homme au député.

    « Il cherchait la provocation ! »

    Bruno Questel garde tant bien que mal son calme quand la foule lui crie « Dehors ! Dehors ! » Chassé par les manifestants, il assure qu’il « mesure la tension, l’exaspération ». Il déplore toutefois « la totale incapacité à discuter ». « Je suis venu pour comprendre, parce que je ne suis pas cheminot, je ne suis pas spécialiste de la question », explique-t-il à France 3. Mais pour un manifestant, « le député ne cherchait pas le dialogue, il cherchait la provocation ».

    Après 30 minutes sur place, Bruno Questel est obligé de quitter les lieux. Mais quelques heures plus tard, il est convié au local syndical de Sud Rail. Dans le calme, cette fois, chacun expose ses arguments. Au bout de cette journée de dialogue sous tension, chacun reste toutefois campé sur ses positions.

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  30. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h20min (commentaire N° 30)
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    Alors qu’il est en voyage officiel à Paris depuis dimanche 8 avril, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, fait l’objet d’une plainte avec constitution de partie civile, déposée lundi 9 avril auprès de magistrats du pôle spécialisé sur les crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris.

    L’avocat pénaliste français Joseph Breham représente l’association yéménite de défense des Droits de l’homme à l’origine de cette plainte. Il accuse l’homme fort du régime saoudien de « complicité d’actes de torture » pour son rôle joué dans la guerre contre les rebelles houthis au Yémen. Depuis le début de ce conflit, en 2015, l’Arabie saoudite aurait déployé 150 000 militaires et une centaine d’avions de combat dans le pays. L’intervention de la coalition militaire, menée par Riyad, a déjà fait plus de 10 000 morts et 50 000 blessés.

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  31. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h21min (commentaire N° 31)
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    « Des cibles civiles sciemment attaquées » au Yémen

    Dans la plainte de quinze pages que nous avons pu consulter, l’héritier du trône et ancien ministre de la Défense d’Arabie saoudite est accusé d’avoir sciemment pris pour cible des populations civiles yéménites avec des frappes sur des camps de déplacés, sur des marchés, des immeubles résidentiels et des hôpitaux.

    Extrait de la plainte déposée, lundi 9 avril, à Paris, contre le prince héritier d\’Arabie saoudite.
    Extrait de la plainte déposée, lundi 9 avril, à Paris, contre le prince héritier d’Arabie saoudite. (RADIO FRANCE)

    La plainte évoque aussi l’utilisation d’armes à sous-munitions, une catégorie d’armes interdite par une convention internationale approuvée par 108 États, dont l’Arabie saoudite ne fait pas partie. Ainsi que des « disparitions forcées » et des prisons secrètes qui seraient tenues par des Émiratis.

    Extrait de la plainte déposée, lundi 9 avril, à Paris, contre le prince héritier d\’Arabie saoudite.
    Extrait de la plainte déposée, lundi 9 avril, à Paris, contre le prince héritier d’Arabie saoudite. (RADIO FRANCE)

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  32. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h23min (commentaire N° 32)
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    La justice française, compétente pour enquêter

    Selon l’ONU, 22 millions de Yéménites (80% de la population), ont besoin d’aide humanitaire, 19 millions vivent en situation d’insécurité alimentaire (60% de la population) et 3 millions de femmes et d’enfants souffrent de malnutrition aigüe. Et le choléra est réapparu il y a quelques mois. Pour l’association yéménite à l’origine de la plainte déposée à Paris, la privation d’accès aux biens de première nécessité est « le résultat des attaques aériennes et du blocus maritime, à l’origine d’une souffrance généralisée des populations civiles ».

    Me Breham fait valoir que Paris a ratifié la Convention contre la torture qui lui donne le droit – et même le devoir – d’enquêter sur toute personne soupçonnée de ce type de crimes, même étrangère, à partir du moment où elle pose le pied sur le sol français.

    Extrait de la plainte déposée, lundi 9 avril, à Paris, contre le prince héritier d\’Arabie saoudite.
    Extrait de la plainte déposée, lundi 9 avril, à Paris, contre le prince héritier d’Arabie saoudite. (RADIO FRANCE)

    Les plaignants espèrent que la plainte sera instruite par des juges du pôle crimes de guerre du TGI de Paris. La juridiction enquête déjà sur des exactions commises en Syrie.

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  33. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h29min (commentaire N° 33)
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    Le Panda

    https://www.youtube.com/watch?v=_NZempSE7P8
    Les premières réactions de François Hollande avant la sortie du livre le sien qui parle vrai?

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  34. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h32min (commentaire N° 34)
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    Le Panda

    https://www.youtube.com/watch?v=Q8hdSfLqv7s
    Le Passage du quinquennat de François Hollande
    on corrections ou en réalités?

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  35. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h37min (commentaire N° 35)
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    Le Panda

    Emmanuel Macron a-t-il trahi François Hollande ? « Combien de fois ai-je entendu cette question… J’ai toujours éludé. Aujourd’hui, je préfère laisser parler les faits d’eux-mêmes. Ensuite chacun jugera », écrit l’ex-chef de l’Etat dans « les Leçons du pouvoir », à paraître mercredi 11 avril aux éditions Stock.

    De l’avis d’un proche de l’ancien président, la question obsède pourtant celui qui a ses bureaux rue de Rivoli à Paris. « C’est son dada, il rêve de se le faire », glisse-t-on auprès de « l’Obs ». Alors, loin de l’Elysée, l’ancien président a réfléchi, analysé, comment Emmanuel Macron, qui n’a pas 35 ans au moment de rejoindre son équipe de campagne en 2011, lui a damé le pion. Et ne manque pas de formules acerbes envers ce collaborateur « hyperactif », perpétuellement certain que « le réel se pliera de bonne grâce à sa volonté dès lors qu’elle s’exprime ». « Pour lui, une volonté clairement affirmée et beaucoup de séduction pourvoient à tout », tacle même Hollande. Récit d’une longue partie de poker menteur.

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  36. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h42min (commentaire N° 36)
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    « Il m’avait fait bonne impression »

    « Il m’avait fait bonne impression. » C’est ainsi que François Hollande débute le chapitre – savoureusement intitulé « Faire confiance » – consacré à l’ascension de son successeur. Une ascension dont François Hollande n’a pas manqué une miette. Des premiers pas de ce jeune banquier « au tutoiement facile » au cabinet de l’Elysée, à la passation de pouvoir de mai 2017, en passant par l’ultime entretien du 30 août 2016, qui scelle leur rupture et le départ de l’aventure présidentielle d’Emmanuel Macron.

    François Hollande a-t-il pêché par naïveté ? « Certainement pas », répond l’ancien président. A la vérité, y compris après l’annonce de la création d’En Marche !, l’Elysée ne croit pas aux chances de ce cavalier solitaire. Le calcul hollandais apparaît aujourd’hui simpliste : la droite empile les succès électoraux et la gauche n’est « pas prête à se donner à un homme providentiel », juge alors le président. Surtout, François Hollande ne veut pas « décourager » une initiative quand il la croit « sincère et utile »… Du moins, « Emmanuel Macron me la présente ainsi ».

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  37. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h44min (commentaire N° 37)
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    Les alertes n’ont pourtant pas manqué, avec Stéphane Le Foll et Manuel Valls dans le rôle de Cassandre. Les proches de Hollande se méfient, préviennent l’Elysée. En vain : Hollande n’y voit qu’une bataille d’ego au sein de son gouvernement. « Manuel Valls et Emmanuel Macron s’observent depuis plusieurs mois. Ils se méfient l’un de l’autre, tant leurs positions sont semblables et leurs ambitions contraires », lit-on dans « les Leçons du pouvoir ».
    « Je fais confiance. C’est un principe. La méfiance fait perdre temps et énergie. Je ne cherche pas à lire les arrière-pensées. »
    A l’été 2015, Emmanuel Macron « s’aventure sur un terrain plus politique ». et livre au « 1 » une interview aux accents, déjà, jupitériens : « La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même. […] Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort […]. On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures », lâche le ministre de l’Economie. François Hollande ne bouge pas et fait valoir « l’expression de la diversité de la majorité ».

    Jugement a posteriori :

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  38. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h46min (commentaire N° 38)
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    « Cette dissertation éclaire bien la pratique du pouvoir qu’il met en œuvre depuis son élection. »
    Mais à l’époque, jamais le président « normal » ne sévit. « Je lui demande de rester dans son couloir, […] parfois je le recadre quand il va trop loin », se contente d’écrire François Hollande dans son récit du quinquennat. Quelques pages plus loin, François Hollande s’interroge au moment d’expliquer pourquoi il n’a pas confié Matignon à Emmanuel Macron début 2016 :
    « Ai-je ainsi encouragé Emmanuel Macron à nourrir une ambition plus haute ? C’est possible, tant celle-ci devenait de plus en plus visible. »
    La gaffe de Stéphane Bern

    Plus vient le temps de l’évidence, le doute n’est plus permis. François Hollande se fait balader encore quelque temps, même s’il n’est pas dupe. Le meeting de la Mutualité d’Emmanuel Macron en juillet 2016 prépare-t-il une candidature ? « Grotesque. Bises », répond par SMS le ministre à son président, de plus en plus agacé.
    « Etait-il sincère, quand il pensait que son aventure n’aurait qu’un temps et qu’elle devrait à un moment ou un autre trouver son point d’atterrissage pour servir, au bout du compte, mon éventuelle candidature ? Ou bien avait-il déjà décidé d’aller jusqu’au bout alors même qu’en cet été 2016 ses chances de gagner paraissent faibles ou nulles ? », écrit François Hollande.
    L’année 2016 ressemble à un long bluff. François Hollande est alors en fâcheuse posture. Il a promis de déclarer ses intentions à la fin de l’année et l’échéance approche. Dans le même temps, il observe un ministre fort d’une « assurance nouvelle », qui salue les passants « comme s’il était déjà en campagne ». La question de la candidature d’Emmanuel Macron est sur toutes les lèvres, mais personne n’ose aborder frontalement le sujet devant lui. François Hollande fait le récit d’un dîner à Bercy en compagnie de Stéphane Bern :

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  39. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h47min (commentaire N° 39)
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    « Puis soudain Stéphane Bern […] se tourne vers Macron et il lance d’un ton goguenard : ‘Alors, qui sera candidat à l’élection présidentielle ?’ En présence du président en place, cette question a quelque chose d’insolent et aussi, en fait, de prémonitoire. Un silence s’établit soudain. Emmanuel Macron affiche un visage gêné, comme si des plans secrets étaient soudain dévoilés. La conversation reprend comme si de rien n’était. Mais pour moi, l’avertissement est clair. Le fou du roi [nom de l’émission présentée par Stéphane Bern sur France Inter, NDLR], comme c’est son rôle, a mis au jour une vérité dérangeante. »

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  40. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h49min (commentaire N° 40)
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    « Autant de joie que de gêne »

    La rupture est consommée à l’été. Fin août, les deux hommes se voient en tête à tête à l’Elysée. Le ministre explique qu’il « veut construire une nouvelle offre politique », qu’il « a accompli l’essentiel de sa tâche » au gouvernement. François Hollande lui demande de « bien mesurer l’effet de sa décision ». « Rien n’y fait », se rappelle François Hollande. De nouveau, Emmanuel Macron semble embarrassé : « Je lui demande ce qu’il fera si je me déclare [candidat, NDLR]. Il entre dans un développement emberlificoté sur une ‘offre politique’ qui exprime bien plus la gêne que l’ambiguïté. »
    « Je comprends ce jour-là qu’Emmanuel Macron ne s’inscrit pas dans l’histoire de la gauche, pas davantage dans celle de la social-démocratie. […] Il est à son compte. Il a créé une entreprise : il entend la mener le plus loin possible. »
    La gêne, encore, lorsque les deux hommes se retrouvent le 14 mai 2017 à l’Elysée. « Il hésite à m’embrasser, comme il a coutume de le faire avec une facilité qui m’a toujours déconcerté », relate Hollande. « Je ne peux pas me tromper en disant qu’il éprouve autant de joie qu’il ressent de gêne. Se sent-il coupable de quelque chose ? Comme si l’ordre des choses et la relation des hommes avaient été bouleversés indûment. »
    « Il était [en position de se présenter], par son audace qui est grande et par sa chance, qui l’est encore davantage. Mais qu’il a su saisir ! »
    Et le président, aujourd’hui, de tracer une frontière claire entre Emmanuel Macron et lui, bien dans son camp. Cet « ancien monde » – qui a néanmoins « de l’avenir » écrit-il :
    « J’ai pour principe de faire confiance et de croire dans les démarches collectives. Je sais d’où je viens, à quelle histoire j’appartiens et quelles valeurs je défends. D’autres croient que dans le ciel ne luit qu’une seule étoile, la leur, que tout est affaire de chances et de circonstances, et qu’ils ne sont liés à rien, ni à personne. J’ai toujours admis la compétition politique. Mais je pense qu’elle doit se livrer au grand jour et s’assumer franchement. Convenons que ce ne fut pas le cas. »

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  41. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h51min (commentaire N° 41)
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    A Paris, Lille, Rouen… Ils ne sont plus étudiants, mais eux aussi appellent au retrait de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), et de sa fameuse plateforme Parcoursup. Lundi 9 avril, certains enseignants de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont reconduit la grève votée jeudi, apportant leur soutien aux étudiants qui bloquent depuis plusieurs jours le site de Tolbiac. Leurs collègues de Lille menacent, quant à eux, de ne pas examiner les candidatures des futurs bacheliers souhaitant intégrer une filière universitaire. Dans une tribune à franceinfo, 425 enseignants dénoncent une « réforme absurde » et expliquent pourquoi ils soutiennent les étudiants contestataires. Ils s’expriment ici librement.

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  42. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h52min (commentaire N° 42)
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    Le Panda

    Nous, enseignants à l’université, soutenons et accompagnons les étudiants dans leur contestation de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) et de Parcoursup depuis le début de leur mouvement.

    Notre prise de position s’explique d’abord par notre rejet de toute forme de sélection à l’entrée de l’université. Or, la nouvelle loi instaure une sélection hypocrite. D’un côté, les responsables gouvernementaux refusent catégoriquement d’utiliser ce mot. Mais, de l’autre, on nous demande de classer les candidatures de sorte qu’un couperet tombera une fois les capacités d’accueil des filières saturées. Parcoursup est en effet conçu de telle façon qu’on ne peut y introduire des ex æquo, sauf à déployer des trésors d’ingéniosité informatique.

    « Un mode de sélection se substitue à un autre »

    Le gouvernement défend sa loi en invoquant une politique d’orientation destinée à pallier les échecs en premier cycle. Mais il ne donne aucun moyen pour mettre en place les cours de mise à niveau, dont il annonce unilatéralement la mise en place.

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  43. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h53min (commentaire N° 43)
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    ”L’affirmation récente de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, qui évoque un milliard d’euros destiné à la refonte du premier cycle est une « fake news » – c’est-à-dire, en réalité et en français, de la propagande.”
    — Des enseignants d’université
    à franceinfo

    Un milliard d’euros représente 7,5% du budget total 2018 de l’Enseignement supérieur (13,4 milliards d’euros). Une dotation supplémentaire d’un milliard d’euros, rien que pour le premier cycle, devrait être largement visible, ce qui n’est pas le cas. Et, à notre connaissance, aucune loi rectificative du budget n’est annoncée.

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  44. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h54min (commentaire N° 44)
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    Autre argument utilisé par le gouvernement : rien ne serait pire que le tirage au sort pratiqué l’année dernière via le logiciel admission post-bac (APB) pour 1% des bacheliers dans les filières en tension. En réalité, le système APB a révélé l’impossibilité d’accueillir tous les étudiants, faute de place et de moyens. En juillet 2017, le ministère a reconnu que 87 000 demandes d’inscription n’étaient pas satisfaites, soit plus du quart du total des nouveaux entrants à l’université en 2016 ! Le fait qu’un mode de sélection (sur dossier, pour tous les bacheliers) se substitue à un autre a pour objectif presque avoué de différer, sinon d’écarter dans l’immédiat, un certain nombre de candidats.

    Le problème posé par le nombre de candidatures n’a pas disparu. Au contraire, on sait, pour des raisons démographiques, qu’il va se tendre davantage. L’année 2018-2019 correspond au baby boom de l’an 2000 et se traduit par une explosion démographique prévisible depuis longtemps.

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  45. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h55min (commentaire N° 45)
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    Le Panda

    ”Le gouvernement préfère la sélection au financement des universités à la hauteur des besoins.”
    — Des enseignants d’université
    à franceinfo

    Or, toute la politique du gouvernement est fondée sur la volonté de ne pas donner davantage de moyens à l’Enseignement supérieur, malgré les difficultés auxquelles il est confronté depuis des années.

    « Elever le niveau de ceux qui ne l’ont pas encore »

    Si nous soutenons les étudiants, c’est enfin parce que nous assistons, impuissants, à une inexorable dégradation de l’enseignement supérieur depuis une vingtaine d’années. Les dix dernières années ont été marquées par la réduction drastique des budgets et le gel des créations de postes à l’université. N’oublions pas que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007 a donné lieu en 2009 à une grève de plusieurs semaines dans l’enseignement supérieur, la plus longue jamais enregistrée. Depuis, la situation n’a cessé d’empirer.

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  46. Le Panda Le 10 avril 2018 à 17h56min (commentaire N° 46)
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    Le Panda

    ”Le service public de l’enseignement supérieur se dégrade autant, sinon plus, que celui du transport ferroviaire ou des hôpitaux.”
    — Des enseignants d’université
    à franceinfo

    Il serait vain, nous dit-on, d’accueillir davantage d’étudiants à l’université dès lors qu’ils n’ont pas le niveau. Ce serait un gaspillage des deniers publics ! Mais la finalité de l’Education nationale n’est-elle pas d’éduquer et de former ? Ce qui fait la noblesse de notre métier n’est-il pas d’élever le niveau de ceux qui ne l’ont pas, c’est-à-dire pas encore ? Quel serait notre rôle s’il s’agissait seulement de dispenser des cours à ceux qui n’ont aucun problème et qui ont la chance d’avoir le niveau et d’être doués pour les études supérieures ?


    ”Qui prétendrait avoir trouvé son chemin à 16 ans ou 18 ans comme l’imposent Parcoursup et la loi ORE ?”
    — Des enseignants d’université
    à franceinfo

    L’université est un formidable révélateur de talents, un lieu où s’expérimente l’autonomie, où se développe l’esprit critique. Bon nombre d’étudiants qui ont fait des études brillantes à l’université n’étaient pas des élèves remarquables dans le secondaire et n’ont pas eu une bonne mention au baccalauréat. Auraient-ils été retenus si la sélection s’était appliquée alors ? Pourquoi devrions-nous abandonner ce vivier et renoncer, par une sélection absurde, à donner leur chance à tous ceux qui ont le degré minimum, à savoir le baccalauréat ? La France est-elle riche à ce point de talents avérés pour que les enseignants renoncent à leur vocation première : former, éduquer et faire progresser vers les meilleurs niveaux ?

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  47. Le Panda Le 11 avril 2018 à 13h50min (commentaire N° 47)
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    « Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent. » Les mots sont signés du président des Etats-Unis. Dans un tweet, Donald Trump, menace de frappes contre la Syrie après l’attaque chimique présumée dans la ville insurgée de Douma. Les Russes ne doivent pas « être les partenaires d’un animal qui tue son peuple avec des gaz », a continué Trump dans un tweet, en faisant allusion au président syrien, Bachar Al-Assad, et à l’attaque chimique présumée de samedi soir à Douma.

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  48. Le Panda Le 11 avril 2018 à 13h51min (commentaire N° 48)
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    La réaction de Moscou n’a pas tardé. Les missiles américains doivent viser « les terroristes » et non « le gouvernement légitime » syrien, a réagi une porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova. Elle suggère que Washington veut « effacer les traces de provocation » avec des frappes en Syrie.

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  49. Le Panda Le 11 avril 2018 à 13h53min (commentaire N° 49)
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    Jean-Vincent Placé se confond en excuses et s’ouvre sur ses démons. Mercredi, dans un entretien avec Paris Match, il fait son mea culpa, regrettant sa nuit d’ivresse qui lui a valu d’être placé en garde à vue le 5 avril 2018 à la sortie d’un bar parisien, rue Princesse, dans le 6e arrondissement. « Je mesure bien la honte et l’indignité d’avoir été en état d’ébriété, d’avoir eu un comportement déplacé et inconvenant, affirme-t-il. J’en paierai les conséquences. »

    Dans les colonnes de Paris Match, il revient sur son comportement durant cette nuit trop arrosée, qui lui en a rappelé d’autres, semble-t-il. « Les trente-sept heures de garde à vue ont eu un mérite : j’ai enfin pris le temps de réfléchir. J’ai réalisé que, dans les derniers mois, j’avais bu excessivement en diverses circonstances. Il y a eu des excès, de l’alcoolisme. J’assume le mot, insiste Jean-Vincent Placé. C’est une maladie, l’alcoolisme. »

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  50. Le Panda Le 11 avril 2018 à 13h54min (commentaire N° 50)
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    Contestation des faits

    L’ancien sénateur de l’Essonne comparaîtra le 11 juillet au tribunal correctionnel de Paris pour violences, injures à caractère racial et outrage à agents. L’homme politique a été placé sous contrôle judiciaire, mais conteste tout acte de violence. Dans le magazine, l’homme politique donne par ailleurs sa version des faits de cette nuit-là. Faisant référence au videur du bar de la rue Princesse, « qui se fait appeler Vladimir et se prétend serbe », l’ancien sénateur affirme : « Lui m’a mis une gifle, mes lunettes sont tombées, elles se sont cassées en deux. L’outrage aux policiers est à replacer dans ce contexte d’énervement. »

    Jean-Vincent Placé conteste également la version selon laquelle il aurait insulté une jeune femme qui aurait refusé de danser avec lui : « Une chose est de boire trop, une autre d’être pris pour un pervers et un raciste. Je n’ai jamais insulté cette jeune femme. Elle l’a confirmé lors de la confrontation », fait-il valoir. Paris Match précise qu’il a même écrit une lettre d’excuses au préfet de police. Jean-Vincent Placé dit aujourd’hui vouloir « solder le temps d’avant, présenter (ses) excuses, arrêter de boire ». Il prévient toutefois : « Après, je veux qu’on me laisse tranquille. »

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  51. Le Panda Le 11 avril 2018 à 13h57min (commentaire N° 51)
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    Le président de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne affirme avoir demandé, mercredi 11 avril, l’évacuation du site de Tolbiac par les forces de l’ordre. Pourtant, la préfecture de police de Paris dément avoir été sollicitée dans la faculté du 13e arrondissement, bloquée depuis plusieurs jours par des étudiants contre la réforme de l’accès à l’université.

    « La gravité des violences constatées dans le centre Pierre-Mendès-France ne permet plus d’assurer la sécurité des personnes, (…) la ligne rouge est franchie, explique un communiqué envoyé aux étudiants et aux employés. Dès lors, [Georges Haddad] a demandé au préfet de police son concours pour rétablir le fonctionnement habituel du centre. »

    Les forces de l’ordre évoquent bien une demande de concours de la force publique aux fins d’évacuation, lundi dernier, à laquelle il n’avait pas été donné suite. Mais « aucune nouvelle demande n’a été adressée, depuis, à la préfecture de police », poursuit le communiqué. Contactée par franceinfo, la direction de l’université n’était pas en mesure de répondre dans l’immédiat.

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  52. Le Panda Le 11 avril 2018 à 13h59min (commentaire N° 52)
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    Cinq cocktails Molotov découverts sur place

    Des échauffourées ont éclaté entre des personnes casquées ou masquées et des étudiants qui occupent le site universitaire, vendredi 6 avril. Six suspects doivent être jugés en septembre. Une enquête a en outre été ouverte après la découverte, dimanche, de cinq cocktails Molotov à l’intérieur de la faculté. Selon une source judiciaire, les engins ont été trouvés par un responsable de la sécurité de l’établissement.

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  53. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h03min (commentaire N° 53)
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    Dans l’anticipation de frappes américaines ou françaises, l’armée syrienne a commencé à évacuer les plus importantes de ses bases aériennes, transférant sur les bases russes son armement le plus sophistiqué et renforçant sa coopération avec la Russie et l’Iran.

    Alors que la pression militaire monte contre la Syrie, Bachar el-Assad a placé ses forces armées «en état d’alerte» pour les trois jours à venir dans les aéroports et les bases militaires du pays, croit savoir l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres. «Lundi, les Syriens avaient commencé de vider les plus importantes de leurs bases aériennes», confirme un expert au Moyen-Orient. La base de Doumair, dans la région du Qalamoun, près de Damas – de là où ont décollé les avions qui ont bombardé l’ex-fief rebelle de la Ghouta orientale ces dernières semaines – a été l’une des premières à être évacuée. De la même manière, les principaux quartiers généraux de l’armée auraient été vidés. Sur pratiquement toutes les bases aériennes syriennes, des soldats russes étaient présents jusqu’à maintenant aux côtés des Syriens, voire parfois des Iraniens.

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  54. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h04min (commentaire N° 54)
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    Selon une source onusienne, des avions militaires syriens ont également été transférés vers la base russe de Hmemim, près de Lattaquié, sur la côte méditerranéenne, dans le fief des Assad. Les bases russes de Hmeimim et de Tartous seront, selon toute vraisemblance, épargnées par d’éventuelles frappes américaines et françaises, comme l’a assuré Emmanuel Macron mardi soir. «Les Syriens ont cherché à mettre à l’abri leurs armes sophistiquées», précise l’expert.

    L’Iran possède environ 2000 conseillers militaires auprès de Bachar el-Assad. Ils constituent des cibles pour Israël, mais aussi pour les États-Unis de Donald Trump

    Ces derniers jours, à mesure que la menace d’une frappe américaine voire française se faisait pressante, Russes, Iraniens et Syriens ont renforcé leur coopération. Selon nos informations, Qassem Souleimani, le patron de la force iranienne Al-Qods, le bras armé de Téhéran hors de ses frontières, était en Syrie. Téhéran possède environ 2000 conseillers militaires auprès de Bachar el-Assad. Ils constituent des cibles pour Israël, mais aussi pour les États-Unis de Donald Trump, décidés à «rogner les ailes» de Téhéran hors de ses frontières.

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  55. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h05min (commentaire N° 55)
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    Outre la gestion du contingent iranien, la présence récente de Qassem Souleimani en Syrie pourrait suggérer la préparation d’une riposte à des frappes occidentales. «Ils ont les moyens de viser des soldats américains encore présents en Irak et en Syrie, même si cela s’avère plus difficile», prévient l’expert.

    La semaine dernière, un soldat américain et un Britannique sont morts lorsque leur convoi a sauté sur un engin explosif improvisé posé (IED) au sud de Manbij, ville du nord où sont déployés plusieurs centaines de militaires américains. L’attaque à l’IED était fréquente contre le contingent américain en Irak dans les années 2005-2010.

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  56. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h06min (commentaire N° 56)
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    Avant même cette dernière crise, les Russes ont renforcé le déploiement de leur système de défense antiaérienne, notamment les missiles antimissiles S300 et S400. «Ces dispositifs doivent assurer la sûreté des zones considérées comme les plus sensibles, leurs bases d’abord, mais aussi les points critiques du régime syrien», décrypte un expert militaire français. Mais, ajoute-t-il, «si la décision était prise de frapper, Français et Américains parviendraient à contourner ces contre-mesures, comme les Israéliens ont réussi à le faire dans la nuit de dimanche à lundi quand ils ont frappé la base aérienne de T4 près de Homs, mais l’effet sera limité et cela devrait être one shot».

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  57. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h07min (commentaire N° 57)
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    Bachar el-Assad ou son palais pourraient-ils être une cible? Emmanuel Macron semble l’exclure. «Je ne sais pas où il est, affirme un fin connaisseur du régime syrien au Liban, mais il n’est certainement plus au Palais du peuple, sur le mont Qassioun en surplomb de Damas». L’enceinte est gardée par la IVe Division, postée autour du palais. Maher, le frère de Bachar el-Assad, est le chef d’état-major de cette unité d’élite historiquement en charge de la citadelle damascène.

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  58. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h09min (commentaire N° 58)
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    Des plans d’opérations ont été présentés à Emmanuel Macron par les chefs militaires dans l’éventualité où la France s’associerait à des frappes contre Bachar al-Assad.

    Certaines hypothèses se dégageaient mardi pour esquisser le scénario plausible d’une ou de plusieurs frappes de rétorsion menées par la France contre Bachar al-Assad. Selon l’usage, des plans d’opérations, détaillant les effets à obtenir, ont été présentés au président de la République par les chefs militaires.

    Pour les spécialistes de l’arme aérienne, si le feu vert politique devait être donné à un raid, celui-ci devrait partir de métropole, selon toute vraisemblance de la base de Saint-Dizier (Haute-Marne), et non de bases françaises avancées au Proche-Orient, comme celle de Jordanie ou des Émirats arabes …

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  59. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h12min (commentaire N° 59)
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    Dans un entretien au Parisien mercredi, Manuel Valls, aujourd’hui rangé dans la majorité, a critiqué le discours du chef de l’État lundi devant les évêques de France. L’ancien premier ministre y voit un signe «dangereux pour le pacte républicain et laïc».

    En évoquant lundi devant les évêques de France un «lien abîmé» entre l’Église et l’État qu’il souhaite «réparer», Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de la gauche. Tous ont collégialement dénoncé une atteinte à la laïcité. De son côté, la majorité a fait bloc derrière le chef de l’État, assurant que ses mots restaient dans le cadre de la loi de 1905. Seule une voix a osé s’opposer à la parole présidentielle. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de celle de Manuel Valls, ex-premier ministre socialiste. Cela devient presque une habitude: l’ancien locataire de Matignon, aujourd’hui rattaché à la majorité macroniste, n’hésite pas à donner son avis personnel sur les sujets d’actualité. Quitte à prendre le contre-pied du président.

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  60. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h13min (commentaire N° 60)
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    De fait, Manuel Valls considère que le discours d’Emmanuel Macron devant les évêques laissait planer une «ambiguïté qui méritait d’être levée» sur son rapport avec la laïcité. «Le président doit clarifier sa position sur la laïcité devant les Français», a-t-il jugé, pointant du doigt le risque que le président donne l’impression de davantage s’occuper des catholiques que des autres religions. «Sous entendre qu’une croyance puisse avoir une sorte de primauté aux yeux de l’État français menacerait un équilibre déjà précaire, notamment dans nos quartiers populaires», a prévenu Manuel Valls.

    L’ancien premier ministre «essaie de comprendre» également la phrase du chef de l’État qui incite les catholiques à s’engager en politique. «La laïcité empêche de diviser la société en entités de croyants. C’est pourquoi je suis opposé à demander spécifiquement aux catholiques ou à chacune des autres religions de s’engager sur le terrain politique. Cela inciterait les pratiquants à faire de leur croyance une vérité absolue. C’est dangereux pour notre pacte républicain et laïc», a souligné le député.

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  61. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h16min (commentaire N° 61)
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  62. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h21min (commentaire N° 62)
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    Pour la première fois depuis son départ de l’Élysée, l’ancien chef de l’État a été l’invité d’un journal télévisé, alors que paraît son livre-bilan, critique à l’égard de son successeur.

    Il dit ne plus poursuivre «aucun intérêt partisan», mais il avait quelques leçons à administrer à son successeur. Pour sa première apparition dans un journal télévisé depuis son départ de l’Élysée, François Hollande a tenté ce mardi de réhabiliter son bilan, alors que paraît son ouvrage, Les leçons du pouvoir , dont Le Figaro a publié plusieurs extraits. L’ex-chef de l’État en a également profité pour décocher quelques flèches supplémentaires contre son successeur, dont la politique est déjà égratignée dans le livre.

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  63. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h23min (commentaire N° 63)
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    Qu’il s’agisse de la fiscalité, des affaires internationales ou du discours prononcé lundi par Emmanuel Macron sur l’Église catholique, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste s’est voulu combattif. Quitte à adopter une posture d’opposant au pouvoir actuel.

    Politique fiscale

    «Il fait un pari qui n’est pas le bon.» C’est ainsi que François Hollande résume la politique fiscale d’Emmanuel Macron, trop favorable aux «très riches» selon le socialiste. «Comment accepter que ce soit les titulaires des gros patrimoines qui soient aujourd’hui ceux qui» bénéficient de réductions d’impôts grâce à la suppression de l’ISF, s’est-il demandé sur France 2. «Est-ce que vous pensez que c’est parce que vous avez un placement financier que vous investissez dans l’économie réelle? Non!»

    Dans un entretien accordé à L’Obs paru ce mardi, François Hollande a déjà tenu ce grief vis-à-vis de son successeur. «Ce creusement des inégalités que je vois à l’échelle du monde est un sujet majeur, et il n’y aura pas de croissance durable, il n’y aura pas de cohésion (…) de développement et de paix s’il y a ce creusement des inégalités», a asséné l’ex-président de la République à la télévision. En fin d’interview, interrogé sur sa renonciation à se présenter à l’élection présidentielle, il se félicite de ne pas avoir facilité l’accession au pouvoir d’une droite «plus dure» encore que la politique aujourd’hui mise en place. Une politique «difficile, alors que (…) les conditions économiques ne devraient pas permettre qu’elle le soit pour beaucoup de Français».

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  64. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h24min (commentaire N° 64)
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    Discours sur l’Église

    C’est vis-à-vis du discours prononcé par Emmanuel Macron lundi soir au Collège des Bernardins que François Hollande s’est montré le plus sévère. «Ce qui m’a surpris, ce n’est pas du tout qu’Emmanuel Macron puisse s’adresser aux catholiques, c’est même bien qu’il l’ait fait. (…) C’est qu’il puisse dire qu’il y avait ‘une relation abîmée’ [entre l’Église et l’État, ndlr] et qu’elle devait être réparée. Mais comment aurait-elle été abîmée?», s’est-il d’abord demandé. Le regard durci, l’ex-député de Corrèze s’est ensuite référé à son bilan sociétal.

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  65. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h25min (commentaire N° 65)
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    «S’il s’agit du mariage pour tous, s’il s’agit du remboursement intégral de l’interruption volontaire de grossesse, s’il s’agit de la fin de vie, (…) alors c’était à l’État, c’était à la loi de dire ce que devait être le droit», a-t-il égrené, ajoutant qu’il n’y avait «pas vocation à froisser les Catholiques, parce qu’il n’y a pas à considérer les citoyens en fonction de leur religion». Selon François Hollande, Emmanuel Macron met la dégradation des rapports entre Église et État sur le compte de réformes qui «aujourd’hui ne sont contestées par personne, en tout cas pas par une majorité de Français».

    Réforme de la SNCF

    Assumant sa décision d’ouvrir le secteur ferroviaire français à la concurrence sous le précédent quinquennat, François Hollande n’a pas tant décrié le contenu de la réforme de la SNCF actuellement en préparation que la méthode du gouvernement pour la mettre en place. «Chaque fois que l’on veut aller brutalement et vite, et que l’on ne prend pas le temps de la concertation et qu’on n’ouvre pas la négociation, (…) l’incompréhension est à ce moment-là grande», a-t-il prévenu, prenant en exemple la «première mouture» de la loi El Khomri, qui avait valu au pouvoir socialiste de très fortes mobilisations sociales au printemps 2016. «Ce qu’on attend de moi c’est que l’on puisse donner des leçons sur ce qu’il a été utile de faire ou ce qu’il a été possible de réaliser (…). Si on veut supprimer le statut des cheminots, on ne le fera pas sans la négociation», s’est-il permis d’ajouter.

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  66. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h26min (commentaire N° 66)
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    Politique étrangère

    C’était l’objet d’une longue interview parue le 11 mars dans les colonnes du Monde , dans laquelle François Hollande déclarait que si la Russie se montrait menaçante, elle devait être elle-même «menacée». Sur France 2, l’ex-chef de l’État a également donné quelques conseils à Emmanuel Macron en matière de diplomatie. Reconnaissant que la «séduction» et «l’intelligence» pouvaient être importantes, François Hollande a voulu rappeler que le «rapport de force», notamment sur le dossier syrien, s’avérait vite indispensable.

    Décrivant son ancien homologue russe, Vladimir Poutine, comme quelqu’un qui voulait avant tout établir un rapport de force, l’ex-dirigeant a réitéré son appel, en filigranes, à ce que la France en fasse de même. Y compris en conduisant des frappes militaires contre Bachar el-Assad, après l’attaque chimique que celui-ci est accusé d’avoir menée.

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  67. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h30min (commentaire N° 67)
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    Comme pour la dernière journée de mobilisation, le 22 mars, les sept syndicats de la fonction publique dénoncent le projet de réforme du gouvernement et appellent à défendre leur pouvoir d’achat.

    Les sept organisations syndicales de la Fonction publique à l’origine de la manifestation nationale de fonctionnaires le 22 mars ont appelé mardi à une nouvelle journée de mobilisation le 22 mai, a annoncé Nathalie Makarski, président de la CFE-CGC des fonctionnaires. Comme pour la dernière journée de mobilisation, la CFE-CGC, CFTC, CGT, FA-FP, FO, FSU et Solidaires dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et appellent à défendre leur pouvoir d’achat.

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  68. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h49min (commentaire N° 68)
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    Cette réunion intervient au lendemain du lancement de la première phase de concertation sur l’avenir des fonctionnaires. Pour rappel, le projet du gouvernement – qui s’inscrit dans le cadre du plan de réforme baptisé «Action publique 2022» – prévoit la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, d’ici la fin du quinquennat. À titre indicatif, l’Hexagone compte 5,5 millions d’agents publics. L’ambition est de réaliser 4,5 milliards d’économies par an, à partir de 2020. «Il n’y a pas de logique purement budgétaire», s’est défendu le secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt, au micro de RMC, mardi matin.

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  69. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h50min (commentaire N° 69)
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    Les instances représentatives au cœur du débat

    L’exécutif désire réduire le nombre d’instances représentatives du personnel, qui s’élève à 22.000. «Cette concertation sur le dialogue social débute sans dialogue», a raillé l’Unsa. Pour Bernadette Groison (FSU), la réunion s’est résumée à «un monologue de sourd». «La complexité des instances du dialogue social» reflète celle «de l’organisation du travail dans la fonction publique», a-t-elle fait valoir. «Rien de choquant» à ce nombre [de 22.000 instances], «s’agissant d’un champ professionnel qui regroupe plus de cinq millions d’agents» rétorque de son côté la CGT. «Le gouvernement cherche à museler les agents à travers leurs organisations syndicales», s’est insurgé son secrétaire général Baptiste Talbot, évoquant «une situation de blocage» à l’issue de cette réunion.

    À l’heure actuelle, les représentants du personnel siègent dans des commissions administratives paritaires (CAP) pour les sujets relatifs aux carrières individuelles, dans des comités techniques (CT) pour discuter organisation du travail, et dans des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Dans les faits, le gouvernement souhaite aboutir à une «nouvelle instance issue des CT et des CHSCT». Il estime que ces deux instances ont des compétences parfois «redondantes», ce que contestent les syndicats. Deuxième projet de l’exécutif: «concentrer» le rôle des CAP «sur l’examen des décisions ayant un impact négatif sur la carrière des agents». «L’arbitraire dans la gestion des agents ne manquera pas de se développer», fustige Solidaires.

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  70. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h51min (commentaire N° 70)
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    Prochaines discussions en mai

    Sur la question brûlante des moyens syndicaux, Olivier Dussopt ne s’est pas engagé, selon plusieurs responsables. Au micro de Jean-Jacques Bourdin, le secrétaire d’État a affirmé que «le gouvernement sera attentif à ce que les moyens des syndicats soient maintenus». «On ne peut pas souhaiter un dialogue social efficace et revenir sur les moyens dont disposent les syndicats», a-t-il affirmé, ce mardi matin.

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  71. Le Panda Le 11 avril 2018 à 14h52min (commentaire N° 71)
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    Les prochaines séances de négociation promettent ainsi d’être particulièrement tendues. Trois groupes de travail en multilatérale et une réunion de conclusion sont programmés en mai et juin. Des «bilatérales» auront également lieu avec chaque organisation, précise-t-on à Bercy. Les trois autres chantiers seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière.

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  72. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h19min (commentaire N° 72)
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    Ce jeudi, le président de la République s’adressera aux Français dans le 13 heures de TF1. Un choix d’émission stratégique.

    Pour sa première grande interview télévisée de 2018, Emmanuel Macron a choisi le journal de 13 heures de TF1. Si le choix de cette émission pour un grand oral peut surprendre – Jean-Pierre Pernaut ne reçoit jamais d’invités politiques sur son plateau – il est loin d’être anodin. Il semble, au contraire, très stratégique.

    Des audiences au plus haut

    Pour toucher le plus grand nombre de Français, le meilleur choix reste inconstestablement l’édition de Jean-Pierre Pernaut. Après trois décennies passées à la tête de son JT, les audiences de ce dernier ne faiblissent pas. Chaque midi, ils sont, en moyenne, entre 5 et 6 millions de téléspectateurs à le suivre, soit près de 41 % du public. Une édition qui séduit aussi bien les jeunes (30 % de part d’audience sur les 25-49 ans), la fameuse ménagère de moins de 50 ans responsable des achats (31,3 % de PDA) et les cadres (34,8 % de PDA). Des chiffres qui font du 13 heures de TF1 l’un des programmes télé les plus suivis du petit écran. Un exploit à une époque où le paysage audiovisuel français compte une vingtaine de chaînes gratuites. Il s’agit par ailleurs du JT le plus regardé d’Europe (avec l’édition de 20 heures de la même chaîne).

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  73. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h24min (commentaire N° 73)
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    Une heure pour convaincre et répondre aux mécontentements qui s’expriment à travers le pays. A une heure inhabituelle – 13 heures – et dans un format inédit – le journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, délocalisé dans une école rurale de l’Orne –, Emmanuel Macron a tenté d’expliquer sa politique, jeudi 12 avril, alors que les mouvements de contestation se multiplient dans le pays. Réforme de la SNCF, suppression de la taxe d’habitation, limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, colère des retraités, frappes internationales en Syrie… Le chef de l’Etat a abordé de nombreux sujets d’actualité. Analyses, réactions, commentaires… De 14 heures à 16 heures, regardez l’édition spéciale de franceinfo.

     Des décisions « en temps voulu » sur la Syrie. L’entretien a débuté sur la question de la Syrie. « Nous avons la preuve » que le régime de Bachar Al-Assad a utilisé des armes chimiques, a affirmé Emmanuel Macron, promettant que Paris prendrait des décisions « en temps voulu », au moment « le plus utile et efficace ».

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  74. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h25min (commentaire N° 74)
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    Pas de privatisation de la SNCF. Interrogé au sujet de la réforme de la SNCF, le chef de l’Etat a promis d' »aller jusqu’au bout », en dépit de la contestation des cheminots. Le président a en outre « garanti absolument » que la SNCF resterait une entreprise publique. « Ce sera dans la loi : 100% de capitaux d’Etat », a-t-il assuré.

     Les retraités, « pas des portefeuilles ». « Je n’ai jamais pris un retraité pour un portefeuille », a également lancé Emmanuel Macron, interrogé sur la colère des seniors sur l’augmentation de leurs cotisations sociales.

     La taxe d’habitation supprimée pour tous les Français. Au cours de son entretien, le président de la République est revenu sur la question des impôts, et de la suppression de la taxe d’habitation. C’est « l’impôt le plus injuste qui soit », a pointé le chef de l’Etat, affirmant que « l’objectif » était que « la totalité » des Français en soient exonérés. « J’avais dit 80%, je souhaite que cela puisse être la totalité, parce que si un impôt n’est pas bon pour 80% des Français, il n’est pas bon pour tous », a-t-il justifié.

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  75. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h26min (commentaire N° 75)
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    80 km/h sur les routes secondaires : un bilan au bout de deux ans. Interrogé sur la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, le chef de l’Etat a assumé ce choix impopulaire. Mais « si ça ne marche pas, on ne continuera pas » au bout des deux années d’expérimentation, a-t-il promis.

     L’intéressement exonéré de charges dans les entreprises de moins de 250 salariés. A partir du 1er janvier 2019, les primes d’intéressement seront exonérées de cotisations sociales dans les entreprises de moins de 250 salariés, a notamment annoncé Emmanuel Macron, affirmant que cette suppression du « forfait social » pourrait concerner plus de 10 millions de salariés.

     Un village d’un peu plus de 1 000 habitants. Pour cet entretien télévisé, le président de la République ne souhaitait pour cadre ni les ors de l’Elysée, ni les studios de TF1. C’est Berd’huis, une petite commune de l’Orne d’un peu plus de 1 000 habitants, qui a été choisie. L’interview s’est déroulée depuis une école inaugurée en 2015, et « aménagée en studio le temps du ’13 heures' », selon un élu local.

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  76. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h27min (commentaire N° 76)
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    Casser l’image de « président des villes ». En s’exprimant dans le journal de Jean-Pierre Pernaut – regardé en semaine par plus de 5 millions de Français –, Emmanuel Macron entendait reconquérir le cœur des retraités et des habitants des zones rurales. « Jean-Pierre Pernaut est l’incarnation d’un journalisme de proximité qui cible un public âgé, provincial, conservateur et inactif », souligne le communicant Philippe Moreau-Chevrolet. Une manière de casser l’image de « président des villes » que ses opposants tentent de lui coller depuis le début de son quinquennat.

     Une popularité en recul chez les classes moyennes et populaires. Selon un récent sondage de l’institut Elabe, la cote de confiance d’Emmanuel Macron recule à la fois dans les classes populaires, où elle n’est plus que de 27%, et dans les classes moyennes (-6 points, à 41%), alors que, parallèlement, elle progresse chez les cadres, à 65%.

     Une seconde interview dimanche soir. Après cet entretien qui a fait la part belle aux sujets de proximité, Emmanuel Macron renouvellera l’exercice dimanche soir, avec un entretien commun à RMC-BFMTV et Mediapart, deux médias très éloignés en termes de ligne éditoriale et de publics. Une expression en deux temps qui doit permettre de toucher des publics différents, selon le porte-parole du gouvernement.

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  77. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h28min (commentaire N° 77)
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    14h16 : Colère à l’hotel-restaurant du Croissant. Chantal, la patronne : « On fait 55 couverts d’habitude. Aujourd’hui, un seul ouvrier a pu venir. Je suis dégouté. Ils ont bloqué tout le monde. On n’a pas été prévenus » #Berdhuis #Macron

    14h16 : Cet entretien d’Emmanuel Macron n’a pas fait que des heureux. En raison du dispositif de sécurité, un restaurant voisin a perdu sa clientèle ce midi, raconte un journaliste sur Twitter. « On fait 55 couverts d’habitude. Aujourd’hui, un seul ouvrier a pu venir. »

    14h14 : Cette longue interview d’Emmanuel Macron s’achève sur un petit mot laissé par le président aux élèves de l’école normande qui accueillait ce midi le chef de l’Etat.

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  78. Le Panda Le 12 avril 2018 à 14h47min (commentaire N° 78)
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    L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) confirme la thèse du gouvernement britannique sur l’origine russe de l’agent innervant utilisé en Angleterre pour empoisonner l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille.

    « Les résultats de l’analyse menée par les laboratoires désignés par l’OIAC (…) confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l’identité de l’agent chimique toxique utilisé à Salisbury », annonce l’institution internationale dans un communiqué publié à Londres, soulignant la « grande pureté » de la substance.

    Londres avait identifié la substance comme un agent innervant de la famille Novitchok et rendu Moscou responsable de l’attaque.

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  79. Le Panda Le 12 avril 2018 à 16h33min (commentaire N° 79)
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    Trafic de nouveau très perturbé sur les rails. Pour le sixième jour de grève des cheminots, vendredi 13 avril, la direction de la SNCF prévoit que seuls 1 TGV et 1 TER sur 3 circuleront, ainsi que 2 Transilien sur 5 et 1 Intercités sur 5. « SNCF invite les clients dont les trains ne seraient pas confirmés ce vendredi 13 avril à reporter leur voyage et à ne pas se rendre en gare », indique encore la direction.

    Dans le détail, en Île-de-France, 1 RER A sur 2, 2 RER B sur 5 et 1 RER C sur 3 circuleront, vendredi 13 avril. Pour les TGV, c’est l’Axe Atlantique qui devrait connaître le plus de perturbations avec seulement 1 TGV sur 4. L’axe Est devrait être plus préservé avec 1 TGV sur 2. A l’international, le trafic des Eurostar et du Thalys devrait être « quasi normal ».

    Ce sixième jour de grève des cheminots intervient au lendemain de l’intervention d’Emmanuel Macron sur TF1. « Je les [les cheminots] appelle plutôt au calme en leur disant que je les ai entendus », a estimé le chef de l’Etat, tout en affirmant que la réforme irait « jusqu’au bout ».

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  80. Le Panda Le 12 avril 2018 à 18h47min (commentaire N° 80)
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    Il faut « éviter une situation hors de contrôle », a martelé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, cinq jours après une nouvelle attaque chimique présumée sur la dernière poche rebelle de la Ghouta orientale en Syrie. Sur place, des secouristes ont dénoncé une possible attaque au chlore et fait état de cas de suffocation. Face à cette nouvelle escalade de violence, le médecin de guerre Raphaël Pitti pousse un cri d’alarme : il appelle la communauté internationale à respecter le droit international humanitaire et reconnaître l’état de catastrophe humanitaire en Syrie. Avec ses collègues anesthésistes-réanimateurs Ziad Alissa et Anas Chaker, membres de l’Union des organisations de secours et des soins médicaux (UOSSM), ils décrivent une situation d’urgence extrême en Syrie et appellent les gouvernements à cesser leur « hypocrisie ». Ils s’expriment ici librement.

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  81. Le Panda Le 12 avril 2018 à 18h48min (commentaire N° 81)
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    Après plusieurs mois de bombardements intenses sur la Ghouta orientale où les civils sont les premières victimes, l’horreur est encore montée d’un cran ce week-end [7 et 8 avril]. Une attaque chimique en deux temps a semé la terreur en faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, un bilan qui reste encore provisoire à ce jour.


    ”Les symptômes des victimes sont évidents : aucune présence de lésion traumatique, gêne respiratoire avec parfois suffocation, irritation oculaire, odeur de chlore, qui démontre une attaque au chlore.”
    — Les médecins de guerre de l’UOSSM
    à franceinfo

    D’autre part, des morts foudroyantes en grand nombre dans une même zone avec des brûlures oculaires, qui nous laissent supposer la présence d’un second agent chimique très mortel que le chlore a servi à masquer. Ce sont les populations civiles qui en paient le prix le plus fort. Les enfants, en premier lieu, qui de part leur taille et leur poids, succombent plus rapidement à une attaque chimique. Les preuves sont donc bien là – évidentes –, collectées par les médecins restant à Douma, qui nous ont fait parvenir les photos ainsi que leurs rapports médicaux.

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  82. Le Panda Le 12 avril 2018 à 18h49min (commentaire N° 82)
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    Face à ces attaques, les médecins et les hôpitaux sont totalement démunis. Dans une situation de catastrophe humanitaire et sanitaire aussi dégradée que vit la Ghouta, les soignants ne disposent pas des traitements adéquats pour sauver les blessés, ni d’aucun moyen pour réaliser une décontamination des victimes avant leur entrée à l’hôpital, les oxygéner, ou assumer une réelle prise en charge respiratoire. Le personnel médical est épuisé par les afflux de victimes de jour comme de nuit, les hôpitaux sont, eux aussi, des cibles de bombardements et y demeurer est extrêmement dangereux.

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  83. Le Panda Le 12 avril 2018 à 18h50min (commentaire N° 83)
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    « Ces attaques ont fait plus de 15 000 victimes »

    Derrière les attaques chimiques de cette ampleur, il y a une volonté de semer la mort et la terreur parmi les populations. Une des plus importantes, au sarin, ayant eu lieu dans la Ghouta le 21 août 2013, et aussi en avril 2017 à à Khan Sheikhoun. Une stratégie de guerre, qui a cours en Syrie depuis plusieurs années. Avec mes collègues de l’UOSSM, nous nous sommes rendus à plusieurs reprises en Syrie pour former les secouristes et les soignants à la prise en charge des victimes de guerre et au chimique. Près de 187 attaques chimiques ont été recensées par l’UOSSM en se basant sur différents rapports. Ces attaques ont fait plus de 15 000 victimes, dont 1 800 morts.

    L’histoire se répète depuis sept ans. Lors de la première attaque chimique en 2013, la communauté internationale ne s’est pas mobilisée. Elle n’a cessé d’attendre des “preuves”, alors que les attaques chimiques sont évidentes. Je n’ai pas arrêté, avec mes collègues, d’envoyer des preuves au gouvernement. Je l’ai submergé de vidéos et de photos. Maintenant, qui est coupable ? Ce n’est pas mon problème. Refuser de voir l’évidence est un déni d’humanité.


    ”Nous constatons que la situation en Syrie n’a jamais cessé de se dégrader dans ce qui est aujourd’hui la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.”
    — Les médecins de guerre de l’UOSSM
    à franceinfo

    « Il faut que s’impose le droit humanitaire international »

    Aujourd’hui, nous ne pouvons que continuer de nous indigner et de faire entendre notre voix de médecins, de soignants pour dire stop à la terreur, stop à la mort qui n’en finit pas de s’abattre, que ce soit par la voie d’armes conventionnelles ou d’attaques chimiques. Assez de ces gesticulations, de cette hypocrisie, de ces raisonnements qui visent à préserver des intérêts géopolitiques, géostratégiques ou que sais-je encore ! Mais aussi la lâcheté des autres.

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  84. Le Panda Le 12 avril 2018 à 18h53min (commentaire N° 84)
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    Ce que nous demandons à tous les belligérants, à la France, à l’Europe, à la communauté internationale à tous les peuples au-dessus de leur gouvernement c’est de faire entendre la voix de la paix, trop de sang a coulé, trop d’enfants sont morts. Nous ne demandons pas d’intervention militaire, mais le respect du droit humanitaire, la reconnaissance de la catastrophe humanitaire en Syrie.

    Ce n’est pas en bombardant que nous sortirons de cette escalade de violence qui dure depuis sept ans. Nous demandons a minima la mise en place de corridors humanitaires pour que les populations puissent être protégées et que les ONG puissent intervenir à leurs côtés. Assez de vouloir rajouter de la guerre à la guerre, de la violence à la violence. Il faut que s’impose le droit humanitaire international. Que la raison revienne.

    Signataires : Pr Raphaël Pitti, médecin-anesthésiste humanitaire, responsable formation de l’UOSSM France, Dr Ziad Alissa, médecin-anesthésiste réanimatrice, président de l’UOSSM France, Dr Anas Chaker, médecin-anesthésiste, porte-parole de l’UOSSM France

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