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1968 vu dans le monde les années incomparables. Macron ne cesse de mentir, écrase France et Europe !

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Par le 18 avril 2018

Macron a trahit et ment sur le coût des frappes en Syrie, etc. Puis l’exactitude des frappes par l’échec de certains missiles Tous pour des raisons techniques n’ont pas été tirés, pourquoi ? Dans le détail, 9 missiles Scalp, d’une portée de 250 km, ont été tirés par les 9 avions Rafale engagés et 3 missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1.000 km et « d’une précision de l’ordre du métrique ». La France en a commandé 500 en 1998, mais 3.000 unités ont été vendues dans le monde (Royaume-Uni, Italie, Grèce, Arabie saoudite, Maroc). Seuls la France, le Royaume-Uni et les États-Unis disposent de missiles de croisière navals. Moins d’une semaine après les frappes occidentales contre des centres de production d’armes chimiques en Syrie, France info a appris jeudi 19 avril que des « ratés » ont empêché deux des trois frégates françaises au large de la Syrie de tirer leurs missiles. Le navire de réserve a finalement fait feu à leur place. Il n’y a pas d’explication encore à ces aléas. Viennent-ils du navire et de son système d’armes, ou du missile lui-même et par exemple de son GPS ? Mais le constat est là : les deux frégates qui devaient faire feu n’ont pas pu et n’ont pas eu le temps de relancer une nouvelle procédure de lancement dans la fenêtre de temps impartie. Le navire de réserve a dû agir. « Choquant » Certes, la Marine utilisait ses missiles de croisière pour la première fois mais les essais étaient concluants. Selon Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé au magazine Raid Aviation, il ne s’agit pas d’un problème classique lors du déploiement de nouveau matériel. « Il ne faut pas banaliser ce qu’il s’est passé samedi, explique-t-il. C’est ce qui est choquant dans cette affaire. Les autorités ont évité d’évoquer ce problème jusqu’à maintenant. Quand le président ordonne, les opérationnels doivent appuyer sur un bouton et normalement les armes doivent partir. » « Là, à au moins une reprise, sinon deux, les armes ne sont pas parties. C’est quand même un énorme problème.» Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialisé à France info. Un avion de combat Rafale a également connu un problème de mise à feu pour lancer un des deux missiles Scalp qu’il embarquait. Pourtant le Scalp est une arme éprouvée, en Libye, en Syrie ou en Irak. Il s’agit d’un incident inédit, selon Jean-Marc Tanguy, qui précise que ce missile a été largué manuellement, ce qui correspond à la procédure en pleine mer en eaux profondes.  (Ndlr. facture 850.000 €)

Une page qui ne se reproduira plus jamais et qui fait pleurer les armes face au désespoir du monde. Le Panda

La majorité des sources émanent de mes lectures. Les PDF et liens sont issus de Marianne et herodote.net.

« La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu. Et Tocqueville : « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir ». Qui s’intéresse aujourd’hui à la liberté ? A celle qui ne se confond pas avec le libéralisme économique, dont on mesure combien il peut être source de prospérité mais aussi d’inégalités et de contraintes sociales ? A celle qui fonde le respect de la vie privée et la participation authentique à la vie publique ? La liberté devrait être au cœur de la démocratie et de l’Etat de droit. En même temps, elle ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus. Ils ne sauraient en être simples bénéficiaires ou rentiers, ils doivent non seulement l’exercer mais encore surveiller attentivement ses conditions d’exercice. Tâche d’autant plus nécessaire dans une période où les atteintes qui lui sont portées sont aussi insidieuses que multiples.

Merde à Vauban Léo Ferret 1960

Macron en 2018 a menti lors de sa dernière interview, cela restera un point de détail face à l’histoire du pays des droits de l’homme « La France » de Jean Ferrat et de celle du monde.

Merci à Agora Vox de bien vouloir diffuser un tel article qui marque les pages et les vies d’une jeunesse dont certains gardent cela dans un autre monde. Sans ce panache de ces quelques années et les reportages qui se trouvent à côté et que vous pourrez visionner, n’oubliez surtout pas ceux qui sont morts pour que nous puissions nous exprimer. Avoir la Liberté, la Fraternité, L’égalité ! Certains à justes titres diront ce sont des mots. D’autres auront profondément le sentiment de revivre une certaine forme de vie.

Frappes en Syrie : les fanfaronnades de Macron démenties par Washington et la Turquie.

Le reportage que distille le 17 avril 2018, France2 est un des meilleurs que le monde ne pourra jamais voir en forme de réalisme. Ayant vécu cette partie de l’histoire et les conséquences qui furent entrainées parlent de nos jours. Cela me rappellera à jamais la fameuse chanson « Au Chili comme à Prague ». De Serge Lama.

Utiliser Google ou Firefox pour que ceux qui n’ont pu regarder ce reportage puisse se rendre compte avec efficacités de ce qui fit trembler le monde dans ces années incomparables. Lien durée 1h36. Possibilité de l’enregistrer, sur votre propre disque dur ou simplement de saisir le lien, cadeau Lien pour Emanuel Macron !

1968 est une année de rupture au niveau du XXe siècle. Soulèvements de la jeunesse en Europe occidentale et Amérique du Nord. La révolte frappe aussi le bloc communiste en Tchécoslovaquie avec le Printemps de Prague. Rébellions armées, guérillas, sous la flamme de Cuba, touchent l’Amérique latine. La guerre du Viêtnam enflamme la tension Est-Ouest, ouvre la déchirure Nord-Sud et étend la fièvre au tiers-mondiste presque toute les jeunesses des pays développés. En tous lieux, l’année 68, la contestation de l’ordre mondial, des pouvoirs en place atteignent les summums. A travers des images d’archives, Patrick Rotman montre la cohérence et le sens de cette révolte planétaire. L’an 1968 se traduit par une inflexion majeure via l’hémisphère occidental tel l’hémisphère communiste. Erreurs que de l’amputer uniquement aux revendications sociétales des étudiants parisiens. À San Francisco, Berlin, Rome, Bruxelles, Pékin, tel à Paris, il y eut l’avant et l’après-68. L’Europe l’Amérique, démontre une opposition à la guerre du Vietnam domine la vie sociale et politique. Les U.S.A connaissent, 100 ans après l’abolition de l’esclavage, une vive exacerbation des tensions raciales. À l’Est, la contestation du communisme soviétique et la faillite du maoïsme ébranlent tous les régimes sans exception.

Meurtrissures jamais refermées

À la clarté de 1968, le monde bouillonne, frémit. 1968 tient à un fait, la guerre du Viêt-Nam. Virages dans la guerre : La position américaine au Viêt-Nam s’intensifie en 1966 avec le bombardement aérien des villes du Nord. L’opposition à la guerre est cantonnée aux campus universitaires, aux milieux intellectuels.

Basculement : 30 janvier 1968, les forces nord-vietnamiennes, Viêt-Cong (communistes du sud-Viêt-Nam) déclenchent l’offensive du Têt. Plus de cent villes, dont Saigon et Hué, la capitale historique de l’Annam, sont assaillies par plusieurs centaines de milliers de combattants. Les Sud-Vietnamiens les alliés américains se ressaisissent. Échec militaire, l’offensive du Têt, menée en direct sous les reportages de journalistes occidentaux, « succès » pour les communistes en 1er médiatique. L’opinion américaine s’insurge via la guerre. Les désertions se multiplient. Des milliers d’Américains vont à l’étranger échappant à la conscription. Les manifestations de protestation deviennent quotidiennes en toutes villes étudiantes d’Amérique, d’Europe.

L’opposition à la guerre traverse l’Atlantique :

En Italie, les étudiants dénoncent tout à la fois la guerre du Viêt-Nam et la raréfaction des débouchés professionnels ! Ils se distinguent de leurs homologues français par le fait qu’ils réussissent dès le début de l’année 1968 la jonction avec les syndicats ouvrier et mener de concert des grèves de solidarité autour de l’emploi et des conditions de travail. Les premiers affrontements sérieux avec la police se produisent le 1er mars 1968 à Rome, dans le parc de la Villa Borghèse, devant la faculté d’architecture, les autorités ont ordonné la fermeture.

Cette mouvance fait plusieurs victimes et perdure jusqu’à l’automne 1969, justifiant le qualificatif de « Mai rampant » À Berlin-ouest, l’opposition à la guerre  se manifeste dès le week-end des 16 et 17 février 1968 avec la tenue d’un Congrès international sur le sujet. Rassemble trois mille délégués de différents pays à l’appel du syndicat des étudiants socialistes allemands (SDS) dirigé par Rudi Dutschke (28 ans), dit « Rudi le Rouge ».


Accélérations le 11 avril 1968 : Rudi Dutschke prend deux balles dans la tête. Il va s’en tirer péniblement, ses partisans mettent immédiatement en cause la presse populaire, conservatrice du groupe Axel Springer qui ne tarit pas d’outrages de vindictes à son égard et a probablement influencé son meurtrier. En toutes les villes allemandes se propagent des manifestations, contre le groupe de presse, les institutions américaines. Sur les étudiants arrêtés par la police se trouve le fils du social-démocrate Willy Brandt, ministre des Affaires étrangères. À Londres : 17 mars 1968, 25 000 personnes marchent sur l’ambassade américaine manifestant sur place scandent : « Ho Ho Ho Chi Minh ! » Accueillis à coup de matraques par la police. Le meneur est un étudiant pakistanais, Tariq Ali.

 

Les manifestations vont plus loin qu’à la fin de l’été, facteur aggravant : la question raciale. 20 avril 1968, Enoch Powell, député conservateur de très grande érudition, prononce à Birmingham un discours magistral sur les méfaits présumés de l’immigration, resté immuable sous le nom de Rivers of Blood speech (« Discours des Rivières de sang »). France : tout débute le 22 mars 1968 en faculté de la région parisienne : Nanterre, puis l’arrestation de six militants du Comité Viêt-Nam. La faculté perturbée quelques semaines, son recteur prend la décision de la fermer, le 2 mai 1968. Aussitôt, les étudiants se transportent au coeur de Paris, à la Sorbonne.


Les autorités, décide de fermer celle-ci. S’ensuit de violentes échauffourées avec la police. Le mouvement monte en intensité, fait l’objet de tentative de récupération par l’opposition politique, syndicats le 13 mai, 10ème anniversaire du vrai-faux coup d’État qui ramène le général de Gaulle au pouvoir. Après avoir donné l’impression de défaillir, reprend les choses en main. Il annonce à la télévision la dissolution de l’Assemblée nationale. Le 30 mai un million de ses partisans descendent les Champs-Élysées. On ne déplore que deux morts : un commissaire de police tué par un camion-bélier et un jeune manifestant tombé dans la Seine.

La fracture raciale qui perdure en 2018 aux États-Unis :

La guerre du Viêt-Nam réveille la fracture raciale aux États-Unis en dépit de l’abolition des lois ségrégationnistes par le président Lyndon Baines Johnson. Les jeunes Noirs, du fait de leur condition modeste, sont en 1er ligne parmi les conscrits appelés à combattre en Indochine. Ils ont moins de facilités que les étudiants blancs des classes moyennes et supérieures à contourner la loi, se faire réformer voir affecter dans la Garde nationale.

Martin Luther King indique l’injustice. Avril 1967, devant une foule immense réunie à New York sur la place des Nations, il demande pourquoi envoyer des jeunes Noirs défendre à 16 000 km de chez eux des libertés « qu’ils n’ont jamais connues dans le sud-ouest de la Géorgie et dans l’est de Harlem » pourquoi envoyer des garçons blancs, noirs se battre côte à côte « pour un pays qui n’a pas été capable de les faire asseoir côte à côte sur les bancs des mêmes écoles » ? Dans ce contexte que le pasteur est assassiné sur le balcon d’un motel à Memphis (Kentucky), le 4 avril 1968. 1 an plus tard son assassin se dénoncera. Repris de justice blanc, James Earl Ray. Révulsés par la mort du pasteur, les ghettos noirs des grandes villes américaines sombrent dans des émeutes d’une extrême violence. « Soulèvement de la Semaine Sainte » 39 morts, des dégâts que les USA n’ont pas connu depuis la guerre de Sécession. Il est exploité par des extrémistes noirs adeptes de la violence et clairement racistes, tels les Black Panthers de Stokely Carmichael et Eldrige Cleaver.

Les enjeux raciaux prennent un tour inattendu aux Jeux Olympiques qui s’ouvrent à l’automne à Mexico.


17 octobre 1968, les athlètes américains Tommie Smith et John Carlos, respectivement 1er et 3e de l’épreuve du 200 mètres, baissent ostensiblement la tête et lèvent leur poing ganté de noir alors qu’ils sont sur le podium et que retentit l’hymne américain. Par ce geste de défi, ils affichent leur soutien aux Black Panthers ! Après Martin Luther King, voilà que les États-Unis pleurent également Robert Kennedy (43 ans). Le sénateur favori pour les élections présidentielles de la fin de l’année. Le 5 juin 1968, alors qu’il sort d’un hôtel de Los Angeles où il vient de remporter les primaires démocrates de Californie pour les prochaines élections présidentielles, il est touché de deux balles tirées à bout portant par un jeune Palestinien, Sirhan Sirhan, lui reprochant son soutien à Israël.

À l’Est et au Sud, ça bouge aussi mais pour d’autres raisons :

 

Au-delà du « rideau de fer » qui coupe l’Europe en deux, on ne se soucie ni du Viêt-Nam ni des Afro-Américains l’on commence à penser que la tutelle soviétique a assez duré. Moscou a perdu de sa superbe depuis la reculade de Cuba. En Tchécoslovaquie, pays soumis à Moscou depuis le « coup de Prague » de 1948, une révolution de palais survient le 5 janvier 1968, le remplacement d’Antonín Novotný par Alexander Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque. Dès le mois d’avril, défiant les Soviétiques poussé de par les milieux intellectuels, Dubcek tente d’instaurer un « socialisme à visage humain ». Il supprime la censure, autorise les voyages à l’étranger et fait même arrêter le chef de la police. Beaucoup de Tchécoslovaques se ruent vers l’Occident sans prendre garde aux manœuvres prémonitoires du pacte de Varsovie. Au 21 août 1968, les Européens sont en état de choc. Des troupes blindées d’un total de 300 000 hommes envahissent le pays dans la nuit sur décision de l’autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l’aéroport de Prague. Qui sonne la fin du Printemps de Prague.

Sans paraitre, les Polonais n’étaient pas en reste et les milieux intellectuels s’agitent tout comme à Prague. Le secrétaire général du Parti ouvrier unifié polonais Władysław Gomułka ne se laisse pas faire. Classé réformateur libéral à son accession au pouvoir en octobre 1956, il est prêt à toutes compromissions pour garder le soutien des Soviétiques.  30 janvier 1968, la police arrête à Varsovie une cinquantaine d’étudiants qui manifestaient contre l’interdiction d’une pièce du répertoire classique : Les Aïeux d’Adam Mickiewicz, pour cause d’allusions antirusses. Début une agitation estudiantine culmine en mars, la grève des universités, les échauffourées dans les rues, pour réclamer des droits triviaux au même moment les étudiants occidentaux vouent aux gémonies Dans un discours au Palais de la culture, le 19 mars, Gomulka organise la contre-offensive en mettant en cause les menées de quelques étudiants « sionistes » juifs. Il va dès lors réveiller l’antisémitisme résiduel de la population polonaise en mettant à pied les professeurs juifs en conseillant aux juifs qui « aimaient Israël » autant dire tous les juifs de quitter le pays. Août, il participe à l’invasion de la Tchécoslovaquie. Ainsi sauve-t-il sa place.


Le reste du monde n’est pas épargné agitations, Japon ou Mexique. Dans ce pays surviennent les événements les plus sanglants de l’année, guerres invasions mises à part. Le 2 octobre 1968, soit dix jours avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Mexico -12-27 octobre- des étudiants manifestent au centre de la capitale mexicaine, sur la place des Trois Cultures dans le quarter avoisinant, dit Tlatelolco. Les policiers, ouvrent le feu. On compte 20 morts selon le gouvernement, plus sûrement des centaines. Par cette répression brutale, le président Díaz Ordaz a voulu mettre un terme aux manifestations estudiantines avant l’ouverture des Jeux.

Cendres brûlantes

L’amateur d’Histoire peut s’amuser d’un parallèle entre l’année 1848 et l’année 1968. La première a été marquée en toute l’Europe par des révolutions plus violentes et meurtrières qu’en 1968. Dans les deux cas, on retrouve les mêmes aspirations utopiques et généreuses, les mêmes échecs. Partout le retour à l’ordre a prévalu. Sous cet apparent retour à l’ordre, le « printemps des peuples » de 1848 a suscité des aspirations nationales inédites, autour du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » de la réinvention des langues, identités nationales. Les contestations étudiantes de l’année 1968 ont tout autant changé les sociétés européennes dans une moindre mesure le reste du monde développé. L’individu-roi soucieux de ses droits a supplanté le citoyen pénétré de ses obligations sociales. Il entraîne les institutions traditionnelles dans un irrésistible déclin, qu’il s’agisse d’Églises, de syndicats de partis politiques. Il s’est aussi accommodé de l’émergence d’une nouvelle doctrine économique, née à Chicago autour du professeur Milton Friedman, qui va déboucher sur le néolibéralisme et le désengagement des États de la régulation économique. Une des plus grandes pages de l’histoire s’est fermée, ils nous restent à croire que la solidarité, et de sanctionner les riches en fonction de leurs revenus soient conformes à la condition sociale dans l’égalité que nous attendons.

Le Panda

Patrick Juan

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37 Commentaires sur ce billet

  1. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h51min (commentaire N° 1)
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    Le Panda

    Les forces de l’ordre ont lancé vendredi au petit matin une vaste opération pour lever le blocage de l’université de Tolbiac, à Paris, lieu emblématique de la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université, a constaté une journaliste de l’AFP.

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  2. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h52min (commentaire N° 2)
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    Au moins une centaine de CRS ont pénétré à 5h du matin sur le site, une tour de 22 étages occupée depuis le 26 mars, essuyant notamment des jets de bouteilles de verre et autres projectiles dans une ambiance très tendue. La préfecture de police a annoncé à 6h la fin de l’intervention, qui s’est soldée par une interpellation pour outrage et rébellion. L’opération s’est déroulée « dans le calme » et sans « incident », a-t-il toutefois été précisé.

    Quelques minutes avant le début de l’intervention, les occupants des lieux avaient sonné l’alarme, semant la confusion. Certains se sont retranchés à l’intérieur tandis que d’autres tentaient de s’enfuir en escaladant la grille tout en lançant des projectiles sur les forces de l’ordre, a constaté la journaliste de l’AFP.

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  3. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h53min (commentaire N° 3)
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    Collomb avait promis un « retour à l’État de droit »

    La préfecture de police a rapidement confirmé l’intervention qui avait été réclamée dès le 9 avril par Georges Haddad, président de l’université Paris-1 dont dépend Tolbiac, inquiet de la situation sur place après la découverte de cocktails molotov sur le site. La préfecture de police n’avait alors pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une « appréciation technique ».

    Mercredi, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait promis que « l’État de droit » serait rétabli « partout » et « en particulier dans les facultés », en écho aux déclarations d’Emmanuel Macron qui avait fustigé dimanche soir des protestataires « souvent minoritaires » et « des professionnels du désordre ».

    Depuis plusieurs semaines, quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites (sur 400) perturbés pour protester contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de « sélection » déguisée.

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  4. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h55min (commentaire N° 4)
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    Le Panda

    Il est occupé par une vingtaine d’étudiants qui ont dormi sur place après qu’une assemblée générale a décidé hier soir de la reprise de l’occupation. Devant le bâtiment se trouvaient une vingtaine d’autres personnes prêtes à les relayer, sandwichs en main. Les cours prévus aujourd’hui dans le bâtiment ont été déplacés sur d’autres sites de l’école, a précisé la direction de l’école. Des cars de CRS se trouvaient aux abords de l’établissement.

    La première occupation avait duré de mardi soir à hier matin. Dans leurs slogans, les étudiants mobilisés avaient alors notamment ciblé Emmanuel Macron, ancien élève de l’école. Hier, une consultation par voie électronique sur cette occupation avait été menée auprès des étudiants de l’école. Près de la moitié d’entre eux (6.400 sur 13.000) ont répondu, en grande majorité pour dire leur opposition à cette action (67,2% contre 24,8% pour et 8,1% qui ne souhaitaient pas répondre), selon un communiqué de l’école.

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  5. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h56min (commentaire N° 5)
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    « La participation au débat public libre doit être possible pour tous », a insisté le président de Sciences-Po, Frédéric Mion, dans un communiqué envoyé hier aux étudiants et enseignants. Plusieurs sites universitaires sont depuis plusieurs semaines perturbés par une mobilisation contre la nouvelle loi sur l’accès à la fac, accusée d’instaurer un système de sélection. Aujourd’hui à l’aube, la police a mis fin au blocage du site universitaire parisien de Tolbiac, lieu emblématique de la mobilisation étudiante.

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  6. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h58min (commentaire N° 6)
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    Selon une étude Odoxa Dentsu pour Le Figaro et Franceinfo, si les Français sont plutôt opposés (55%) à la mobilisation étudiante, ils sont partagés sur la marche à suivre pour évacuer les occupants des campus universitaires bloqués.

    Les Français peinent à se faire une idée précise de la situation dans les universités. Alors que quatre d’entre elles sont toujours complètement bloquées et qu’une vingtaine de campus sont partiellement occupés, un sondage Odoxa commandé par le Figaro montre que les Français sont indécis sur la réforme orientation et réussite des étudiants (ORE) menée par le gouvernement, et sur l’évacuation des étudiants bloqueurs.

    Finalement, les Français sont comme les instances exécutives et juridiques. Alors que les présidents d’universités, les tribunaux administratifs et les préfectures de police peinent à prendre des décisions convergentes sur le sort des universités bloquées, le panel interrogé se divise en deux parties égales à la question: «Pensez-vous que les étudiants qui bloquent certaines universités doivent être évacués par les forces de l’ordre?»

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  7. Le Panda Le 20 avril 2018 à 10h59min (commentaire N° 7)
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    Les hommes sont pour les évacuations, à l’inverse des femmes

    Concernant la réforme en elle-même, qui promeut entre autres la mise en place de la plateforme d’orientation Parcoursup et une forme de sélection faite dans les filières en tension (comme le droit, les Staps ou la médecine), ils sont 52% à se dire «favorables» à cette «sélection sur dossier». Sans surprise, seuls 21% des sympathisants de la France insoumise partagent cet avis, quand ils sont 88% chez les proches de la République En Marche (LaREM). Plus partagés, les partisans du Front National sont divisés en deux parties quasi égales sur la question.

    Alors que certaines situations se sont enkystées dans les campus depuis un mois, comme à Tolbiac (Paris XIIIe), Paul Valery (Montpellier) ou plus récemment Nanterre, les Français sont un peu moins nombreux (45%) à trouver les mobilisations étudiantes justifiées, plutôt que l’inverse (55%).

    Enfin, si Gérard Collomb assure qu’il rétablira l’état de droit dans toutes les universités de France, 26% des Français trouvent que le gouvernement est déjà trop ferme envers les étudiants et 37% «ni trop ni pas assez ferme». Au final, ils sont donc 37% à trouver que le gouvernement n’a jusque-là pas été assez ferme.

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  8. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h00min (commentaire N° 8)
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    Dans le détail, ce sujet fracture l’opinion publique dans toutes ses dimensions. Les hommes, les catégories dites supérieures, les Français les plus riches, les plus diplômés, les urbains, les sympathisants de LaREM et les sympathisants de droite sont une écrasante majorité à être pour la sélection à l’université. À l’inverse, les femmes, les catégories populaires, les Français les plus modestes et les moins diplômés, les ruraux et les sympathisants de gauche sont massivement contre le principe de la sélection à l’université.

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  9. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h02min (commentaire N° 9)
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    La ministre de la Justice et Garde des Sceaux Nicole Belloubet s’est exprimée ce matin sur RTL à propos du très controversé projet de réforme de la justice qu’elle doit présenter en Conseil des ministres aujourd’hui. Et alors qu’un des points les plus sensibles est la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance, la ministre a affirmé qu’aucun tribunal ne serait supprimé.

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  10. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h04min (commentaire N° 10)
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    Nicole Belloubet a en effet expliqué que « tous les tribunaux resteront » et que le justiciable serait également mieux accueilli. La ministre s’est exprimée sur un autre question sensible : les nouveaux box vitrés dénoncés par les avocats qui, selon eux, nuisent notamment à la communication entre la défense et le prévenu. « Le garde des Sceaux doit etre à la fois garant du fonctionnement de la justice et en meme temps de la sécurité des magistrats et des prévenus et du public ». Et d’ajouter que « dans certains hypothèses les box vitrés son justifiés et dans d’autres cas cela ne me semble pas nécessaire ». La ministre a ainsi annoncé qu’elle avait « démandé soit des aménagements, soit des suppressions ». « C’est une question de proportion » a-t-elle conclu.

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  11. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h06min (commentaire N° 11)
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    Alors que la ministre Nicole Belloubet dévoile ce vendredi son projet de réforme de la justice, Antoine Garapon, magistrat, décrypte pour Le Figaro les possibilités qu’offre le numérique pour améliorer l’exercice de la justice, mais aussi les limites de cette révolution technologique.

    La Garde des Sceaux présente ce vendredi les grandes lignes de sa réforme pour la «justice du 21e siècle». Parmi les cinq axes de ce projet, le gouvernement mise sur la transformation numérique, qu’il conçoit comme «l’un des leviers les plus puissants d’adaptation du service public de la justice aux besoins de justiciable».

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  12. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h08min (commentaire N° 12)
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    Qu’est-ce que l’effet «moutonnier» engendré par la justice prédictive?

    Après avoir numérisé tous les jugements, les détails juridiques et le contexte du litige, la justice prédictive produit des probabilités. Il y a 50% de chance que ce jugement soit rendu dans cette affaire, au regard des précédents cas analysés. Le numérique offre la possibilité au juge de savoir que ses collègues tranchent, en règle générale, pour une décision, avec un montant moyen d’indemnisation pour cette partie. Mais une décision de justice n’est pas une simple combinaison ou un assemblage de décisions déjà rendues. C’est une réflexion intellectuelle complète. Il y a un donc un vrai risque qu’un juge, soucieux d’être dans les rangs, préfère se conformer aux décisions précédentes. C’est ce qu’on appelle l’effet moutonnier qui a pour conséquence une raréfaction des jugements et une justice poussée vers le conformisme.

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  13. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h09min (commentaire N° 13)
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    À l’inverse, comment le numérique donne-t-il un accès plus direct au droit pour les citoyens?

    Ces dernières années se sont développées sur internet des plateformes mettant à disposition des informations juridiques, la plupart du temps de façon gratuite, en langage ordinaire. Grâce aux métadonnées, ces assistances juridiques en ligne fournissent une réponse individualisée, sans même que le citoyen se déplace dans un cabinet ou au tribunal. Tout ça, à moindre coût. Ces nouveaux outils permettent aux citoyens de mieux connaître leurs droits. Ils ont aussi la possibilité de rédiger eux-mêmes des actes juridiques, comme des testaments. Ces outils numériques réduisent donc l’asymétrie d’information qui existait jusqu’alors entre particuliers et professionnels du droit.

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  14. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h10min (commentaire N° 14)
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    «Dans une salle d’audience, tout a de l’importance: l’odeur, le langage corporel, l’attente…»

    Antoine Garapon, magistrat et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice (IHEJ)

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  15. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h10min (commentaire N° 15)
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    Dans votre livre, n’écrivez-vous pas pourtant que cette «grande lessive numérique» nuit à la «dimension sacrale» de l’institution judiciaire?

    Une salle d’audience a un cadre symbolique primordial. Si dans un futur hypothétique, toutes les auditions, que ce soit de témoins ou de prévenus, se déroulaient par visioconférence ou par Skype, il y a un vrai risque de déshumanisation. Le numérique ne doit pas appauvrir l’expérience humaine de la justice. Dans une salle d’audience, tout a de l’importance: l’odeur, le langage corporel, l’attente… Se rendre devant le juge n’est pas un acte banal. On ne s’habille pas n’importe comment, on fait attention à la façon dont on s’adresse à lui. J’ai longtemps été juge pour enfants et je peux témoigner que ma présence était aussi quelque chose qui rassurait les familles. À l’inverse, l’écran peut évoquer l’artificiel. Donc oui à la vidéoconférence, mais seulement pour des affaires où le contentieux n’est pas sensible. Pris de vertige, les professionnels du droit doivent apprendre à faire collaborer la justice et le numérique. Mais le second ne doit pas appauvrir l’exercice du premier.

    (Saisine = procédure administrative par laquelle une juridiction fait connaître un litige à un particulier)

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  16. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h12min (commentaire N° 16)
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    Les professionnels du droit du département de l’Hérault conjuguent leurs voix pour dénoncer, dans une tribune, le cap adopté pour la réforme de la justice. Ils rappellent que les métiers du droit sont au carrefour de la vie locale, et refusent la dématérialisation ou la centralisation des procédures.

    Me Éric Guilhabert est le bâtonnier de l’ordre des avocats du Barreau de Béziers, et s’exprime au nom de tous les avocats du Barreau.

    Me Frédéric Vidal est le président de la Chambre des notaires de l’Hérault, et Me Éric Baldy est le président de la Chambre régionale des huissiers de justice. Ils s’expriment tous deux au nom de l’ensemble de leur profession dans le département de l’Hérault.

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  17. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h13min (commentaire N° 17)
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    Le gouvernement affiche l’ambition de mener certaines des réformes fondamentales que notre pays attend depuis longtemps. C’est un objectif auquel tout citoyen soucieux de l’intérêt général ne peut que souscrire. Cependant, certaines des dispositions du projet de réforme de la justice porté par Mme Belloubet auront pour conséquence inévitable de creuser profondément les fractures sociale et territoriale, que l’on se doit de chercher à résorber quand on préside aux destinées de la France.

    C’est pourquoi, nous, professionnels du droit, avocats, huissiers et notaires du département de l’Hérault, nous appelons à un changement de cap dans la marche que le gouvernement veut faire prendre à la justice française. Nous sommes fondés pour le faire: nos métiers nous placent au carrefour de tous les moments clés de l’existence, des plus heureux aux plus tragiques. Qu’il soit riche ou pauvre, honnête ou malhonnête, en bonne ou en mauvaise santé, chaque Français a été ou sera un jour en relation avec l’un de nous. Nous sommes les témoins privilégiés des événements de l’existence de nos compatriotes qui forment la réalité de la France. Il est donc de notre devoir d’alerter quand l’on engage notre pays sur une fausse route.

    Nous le constatons au quotidien sur notre territoire de l’Hérault: notre pays est traversé par des tensions profondes. Ne les attisons pas avec des décisions qui vont à contresens de ce que la situation réclame.

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  18. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h14min (commentaire N° 18)
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    On creuse la fracture sociale quand on confie le règlement de litiges à des entreprises commerciales sous prétexte qu’ils impliquent une valeur inférieure à 10 000 euros. On prive ainsi les personnes les plus modestes de l’accès gratuit à un juge en leur imposant le recours à des plateformes de médiation payantes.

    On creuse la fracture territoriale quand on concentre la plus grande part du traitement des affaires dans les capitales départementales.

    On creuse la fracture territoriale quand on supprime les tribunaux d’instances. Cette juridiction est géographiquement proche des justiciables, son mode de saisine est facile, elle est peu coûteuse et juge dans des délais satisfaisants.

    On creuse encore la fracture sociale quand on promeut un numérique qui remplace le juge au lieu de l’assister. Le recours non contraint à des algorithmes laissera le citoyen seul face aux calculs d’une machine, sans échange possible avec un juge. Par ailleurs, seules les personnes maîtrisant bien ces outils seront à même de pouvoir défendre leurs droits.

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  19. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h15min (commentaire N° 19)
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    On creuse toujours la fracture territoriale quand on concentre la plus grande part du traitement des affaires dans les capitales départementales. Les justiciables des territoires ruraux se trouveront encore plus éloignés de la justice.

    On creuse enfin la fracture sociale quand on instaure une procédure totalement dématérialisée avec un jugement rendu sans audience, donc sans que les parties ne passent devant le juge. Les citoyens peu à l’aise à l’écrit n’auront plus la possibilité d’échanger directement avec un juge pour exprimer simplement leur problème ou se défendre.

    Nous appelons le gouvernement à réviser son analyse de la situation afin de mener à bien son projet de réforme de la justice. La France a besoin d’un effort de modernisation pour sa justice, nous en sommes tous convaincus. Mais face à l’évolution rapide du monde, aux bouleversements qui marquent notre époque, l’État doit plus que jamais tenir bon sur ses principes fondamentaux et concentrer toutes ses forces sur ses fonctions régaliennes. L’État doit jouer un rôle de repère stable dans un monde en mouvement. La justice a besoin d’être restaurée et non pas diluée. Faire l’inverse, c’est ouvrir un peu plus les fossés qui divisent les Français.

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  20. Le Panda Le 20 avril 2018 à 11h19min (commentaire N° 20)
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    Le coup de massue fiscal imposé par le gouvernement va coûter 9 milliards d’euros aux contribuables en 2018. Le Figaro Magazine fait le point sur ces nouvelles taxes mais aussi sur les meilleures stratégies à adopter pour payer moins d’impôts.

    «La France est un pays extrêmement fertile, disait Clemenceau. On y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.» En 2018, il faut bien se rendre à l’évidence: la situation ne s’est guère arrangée. Certes, le gouvernement actuel a lâché du lest, mais pour quelques-uns seulement. Les plus fortunés se frottent les mains car, avec la disparition de l’ISF, recentré sur les seuls biens immobiliers via l’IFI, ils vont logiquement payer moins. …

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  21. Le Panda Le 20 avril 2018 à 13h59min (commentaire N° 21)
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    D’Évry en France à Barcelone en Espagne ? La carrière politique de l’ex-Premier ministre et ancien maire d’Évry (Essonne) Manuel Valls pourrait en effet rebondir en Catalogne. Candidat malchanceux face à Benoît Hamon à la primaire de la gauche en janvier 2017, le Franco-Espagnol est aujourd’hui député de l’Essonne. Il vient d’annoncer sa séparation avec la violoniste Anne Gravoin après huit ans de mariage. Le chef de file du parti Ciudadanos Albert Rivera lui a proposé de faire campagne pour les municipales qui se dérouleront en 2019 à Barcelone, sa ville natale. Et Manuel Valls a confié à la télévision espagnole « y réfléchir ». « Cela m’intéresserait de poursuivre le débat sur l’indépendance de la Catalogne et je vais étudier cette proposition », a expliqué l’ex-Premier ministre sur la chaîne TVE.

    Ce dernier est fermement opposé à l’indépendance de sa région d’origine. « L’Europe a besoin d’une Espagne unie », avait-il dit lors d’une manifestation pour l’unité de l’Espagne, en mars. Le mouvement Ciudadanos est l’un des plus puissants en Catalogne. Lors des élections régionales, en décembre dernier, la formation a terminé première. Aux dernières élections municipales, elle a fini troisième.

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  22. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h01min (commentaire N° 22)
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  23. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h05min (commentaire N° 23)
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    Il voulait s’offrir une belle montre en France… C’est en rentrant de Suisse que l’ex-ministre de la Justice a été contrôlé en septembre dernier.

    Dominique Perben et son épouse sont un couple hors du commun : ils « oublient » de déclarer 15 000 euros en liquide à la frontière suisse, mais en rentrant en France. Car ils sont sans doute parmi les rares voyageurs à revenir de Suisse avec une telle somme en liquide pour acheter une montre dans l’Hexagone, alors que c’est illégal depuis 2015 !

    Selon que l’on soit puissant ou misérable, disait la fable… Dominique Perben s’est sorti de ce contrôle douanier avec une simple amende. En effet, aucune enquête n’a été ouverte pour retracer l’origine de cet argent liquide depuis que l’ex-ministre de la Justice a été contrôlé en septembre dernier. Une absence d’investigation contraire à l’usage, assure Le Canard enchaîné, qui dévoile l’affaire. Tandis que les douanes refusent de commenter, Dominique Perben a pour sa part assuré à l’hebdomadaire n’avoir « aucun souvenir » de ce contrôle…

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  24. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h07min (commentaire N° 24)
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    Un achat impossible en France

    C’est pourtant le 25 septembre 2017 à Saint-Julien-en-Genevois, en Savoie, à la frontière suisse, que les douaniers ont contrôlé une Volkswagen rentrant en France. À son bord, l’ancien ministre de la Justice Dominique Perben et son épouse, avec sur eux 15 000 euros en argent liquide, bien que le couple ait assuré n’avoir rien à déclarer. Au total, les agents des douanes trouvent 10 000 euros en billets de 500 dans le sac de la femme de l’ex-garde des Sceaux, tandis que Dominique Perben avait 5 000 euros en petites coupures dans ses poches. Mme Perben n’expliquera pas d’où provient cet argent, mais assurera qu’il est destiné à l’achat d’une montre.

    S’il est clair que les montres de luxe ont une rare capacité, entre leur taille et leur valeur, à traverser les frontières en toute discrétion, de même qu’elles n’entrent pas dans le périmètre de l’ISF, la mésaventure du couple Perben pose question. D’abord parce que, en général, entre prix et taxes, c’est plutôt en Suisse, et non en France, que ceux qui le peuvent s’offrent une (très) belle montre à 15 000 euros. En revanche, les comptes en Suisse, eux, se trouvent en général… en Suisse ! Ensuite, la capacité de régler en liquides un achat dans l’Hexagone a été largement abaissée, et ce, depuis septembre 2015 : en France, le seuil de paiement autorisé en liquide est à l’heure actuelle de seulement 1 000 euros pour les résidents fiscaux français, afin de lutter contre le blanchiment. Dommage qu’un ancien garde des Sceaux maîtrise aussi peu la loi française… En revanche, il est encore possible de régler un achat en liquide sans limites de montant outre-Manche : faut-il supposer que le couple Perben voulait en fait prendre l’Eurostar pour s’offrir une belle montre… à Londres ?

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  25. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h09min (commentaire N° 25)
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    Risques de saisie à la frontière suisse

    Enfin, du côté suisse de la frontière, les règles douanières sont tout aussi claires que celles de la France. En effet, selon un règlement européen voté récemment dans la plus grande discrétion, mais repéré par le sniper suisse de l’horlogerie Grégory Pons, il convient désormais de déclarer en amont de son déplacement, lutte contre la délinquance financière oblige, toute somme en liquide que vous porteriez sur vous en traversant la frontière entre l’Union européenne et la Suisse. Ces sommes sont en principe confisqués en cas de non-déclaration, le temps de vérifier qu’elles ne sont pas liées à une activité criminelle. Décidément, l’ex-ministre des Transports et son épouse ont eu beaucoup de chance, à l’aller comme au retour, en traversant la frontière franco-suisse.

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  26. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h14min (commentaire N° 26)
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    Une « convergence des luttes » pour s’opposer à Emmanuel Macron. Cheminots, personnels hospitaliers, postiers, fonctionnaires, étudiants… ils étaient côte à côte, jeudi 19 avril, dans des manifestations à l’appel de la CGT et de Solidaires. Plus de 130 mobilisations étaient organisées dans toute la France, rassemblant entre 119 500 manifestants (selon le ministère de l’intérieur) et 300 000 personnes (selon la CGT).

    La CGT ne fait plus peur au gouvernement

    A Paris, la manifestation appelée par la CGT n’a pas fait recette sous le soleil printanier. Il y avait 15 300 personnes, selon le comptage du cabinet Occurrence réalisé pour un collectif de médias, dont Le Monde. La date, en pleines vacances scolaires, n’a probablement pas aidé.

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  27. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h16min (commentaire N° 27)
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    Mais la CGT a perdu son pari : la « convergence des luttes », ou du moins des cortèges, ne s’est pas opérée en ce jeudi 19 avril. Pierre Laurent (Parti communiste) et Olivier Besancenot (Nouveau Parti anticapitaliste), présents comme certains dirigeants de La France insoumise (LFI), avaient beau vanter la « généralisation des grèves » et « une mobilisation qui s’enracine », le cœur n’y était pas.

    « Il y a même des présidents d’université qui refusent de sélectionner »

    Heurts entre manifestants et forces de l’ordre

    Les maigres cortèges départementaux de la CGT, tout comme ceux par secteurs (santé, énergie, communication, RATP…), n’ont pas réussi à grossir au fil de l’après-midi. Seul le cortège de tête (groupes autonomes et mouvance anarchiste) et les rangs étudiants des différentes facs et écoles supérieures parisiennes ont réussi à égayer la manifestation. Des cortèges joyeux précédés des troupes en panoplie noire complète.

    Venus en nombre, les jeunes black blocs et anarchistes ont défilé sagement aux sons de Freed from Desire, de Gala. Mais lorsque le défilé est arrivé à Port-Royal, certains manifestants ont commencé à harceler les forces de l’ordre. Ce fut ensuite un va-et-vient régulier de petits groupes attaquant quelques devantures et lançant des projectiles vers les rangs policiers, qui répliquaient avec des gaz lacrymogènes.

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  28. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h18min (commentaire N° 28)
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    Au début du rassemblement, Olivier Besancenot relativisait déjà les effets d’une possible faible mobilisation : « Nous n’avons dupé personne. Il y a beaucoup de modalités différentes. Toutes les manifestations sont importantes et on appelle à toutes les autres. »

    Les regards se tournent déjà vers les prochains rassemblements prévus le 1er mai ou le 5 mai à l’appel du député (LFI) de la Somme François Ruffin. « C’est dur de faire grève, on a besoin de se serrer les coudes », abondait, un peu plus loin, le député (LFI) du Nord Adrien Quatennens. « C’est pour cela que les manifestations le week-end sont importantes », ajoutait l’élu membre de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale avant d’afficher son optimisme : « Il n’y a aucune concurrence entre les manifestations, tout cela va vers un rapport de force victorieux. »

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  29. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h19min (commentaire N° 29)
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    « Nous voulons exprimer notre souffrance »

    Dominique Hubert, infirmière à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif, a tenu à être présente dans le cortège.

    « Nous voulons exprimer notre souffrance. Nos salaires n’ont pas été augmentés depuis 2008. Il faut que des fonds soient débloqués pour les infirmières [et] les aides-soignantes du privé et du public. Nous demandons également que les départs en retraite soient remplacés. »

    C’est la première fois qu’elle manifeste cette année. Elle est venue également pour les autres secteurs concernés :

    « Nous avons des causes identiques. Nous sommes tous en train de dénoncer la baisse du pouvoir d’achat. Je pense qu’Emmanuel Macron va nous entendre parce que nous sommes nombreux. »

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  30. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h21min (commentaire N° 30)
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    Agent à la RATP, Arnaud était déjà venu manifester le 22 mars. Avec son autocollant de la CGT à la poitrine, il est venu jeudi pour « défendre le modèle social ». Il veut que « le transport public reste public, tout comme l’énergie et la santé ».

    « A la RATP, il y a déjà des filiales de droit privé. On a vu ce que ça donnait en Angleterre, le prix des transports a explosé, ce n’est pas mon rêve. »

    Et il en est persuadé : « Nous allons faire céder Emmanuel Macron. Il peut faire quatre ans de casse mais on tiendra quatre ans. »

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  31. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h22min (commentaire N° 31)
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    Près de 6 000 personnes à Marseille

    A Marseille, selon le comptage du cabinet Occurrence, 5 700 ersonnes ont manifesté. La police en a comptabilisé 5 000, la CGT 65 000. Le gouvernement veut « tout privatiser. Il faut les arrêter », a déclaré Olivier Mateu, secrétaire général de la CGT des Bouches-du-Rhône, en tête du cortège mené par plusieurs centaines de cheminots munis de pétards, de feux de Bengale et de cornes de brume. Le chef de file de LFI et député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon, était présent.

    A Rennes, les manifestants étaient accompagnés de trois tracteurs de la Confédération paysanne en soutien à la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). A Besançon aussi le cortège affichait son soutien avec des affiches « ZAD mon amour ».

    Grèves dans divers secteurs

    Les grèves s’accompagnent de perturbations, notamment à la SNCF où un TGV sur trois et deux TER sur cinq étaient prévus. Le taux de grévistes était plus important jeudi que la veille (22,7 %), avec 66,4 % de conducteurs à l’arrêt.

    Une trentaine de cheminots ont par ailleurs bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée, en brûlant des pneus sur les voies, ce qui a poussé des passagers à descendre des rames pour rejoindre les quais.

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  32. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h23min (commentaire N° 32)
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    Dans l’énergie, les militants CGT, qui promettaient des « coupures ciblées », ont, par exemple, arrêté l’électricité en gare de Pau, coupé les radars au Creusot (Saône-et-Loire) ou organisé un barrage filtrant sur un rond-point près de la centrale nucléaire du Bugey (Ain).

    La mobilisation a affecté aussi certaines crèches et écoles, ainsi que les antennes de France Culture et de France Musique. Des débrayages sont également prévus à La Poste, chez les fonctionnaires et à France Télévisions.

    La contestation monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad), chez l’ensemble des fonctionnaires. Et le conflit salarial au sein d’Air France est dans l’impasse. En dehors du monde du travail, des facultés sont occupées ou bloquées par des opposants à la réforme Parcoursup, accusée d’instaurer une sélection à l’entrée à l’université.

    Les concertations sur la SNCF suspendues

    Les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis le début d’avril contre la réforme ferroviaire, et le ton s’est durci, jeudi, avec la décision de l’intersyndicale de suspendre sa participation à la concertation avec la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne.

    Mais cette dernière a affirmé dans la foulée que la réforme de l’entreprise publique ferroviaire est « nécessaire » et qu’elle sera « conduite jusqu’à son terme » : « Cette posture intervient alors que l’essentiel de la concertation a été mené et qu’elle doit s’achever la semaine prochaine. »

    La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une « coagulation » des « mécontentements » à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont « peu à voir » entre eux.

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  33. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h25min (commentaire N° 33)
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    Le Panda

    https://www.youtube.com/watch?v=He86odxqbOY
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  34. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h41min (commentaire N° 34)
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  35. Le Panda Le 20 avril 2018 à 14h42min (commentaire N° 35)
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    Le Panda

    Vif échange pour le premier face-à-face entre le président et les cheminots. En déplacement à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) mercredi 18 avril, Emmanuel Macron a été chahuté par des grévistes de la SNCF, alors que la réforme ferroviaire a été adoptée en première lecture mardi.

    « Vous croyez que, moi, je vais pouvoir conduire un train à 65 ans ?, lui lance un cheminot, face aux caméras de télévision. On sera foutus à la porte avant. » « Ça n’est pas vrai. (…) Vous êtes rentré dans le système, honnêtement, ça n’est pas vous qui l’avez fait, je ne vous le reproche pas. Mais aujourd’hui, vous [les cheminots] êtes plus protégés que les fonctionnaires ! », lui répond le président de la République. « Et bah moi, je demande à ce que tout le monde soit protégé comme nous ! », lui assène le premier cheminot, tandis qu’un autre se désole de la suppression du statut, annoncée pour janvier 2020.

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  36. Le Panda Le 23 avril 2018 à 11h03min (commentaire N° 36)
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    Le Panda

    Une VIDEO a ne pas louper c’est notre liberté et celle de l’expression qui sont en cause:

    https://info.pollinis.org/secrets-daffaires-appel-urgent-elise-lucet/?utm_source=newsletter_716&utm_medium=email&utm_campaign=18mtd-ouv

    Il faut signer cette pétition « Le secret des affaires est un SCANDALE ENORME »

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  37. Le Panda Le 23 avril 2018 à 11h08min (commentaire N° 37)
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    Le Panda

    Chère amie, cher ami,
    Je vous transmets cette vidéo d’alerte de la journaliste Élise Lucet à propos de la Loi Secret d’affaires contre laquelle nous nous battons ensemble et qui va être examinée par les parlementaires dans les jours qui viennent.
    Le combat de cette éminente journaliste pour la liberté de la presse rejoint le notre : ne pas laisser les lobbies nous imposer leur loi du silence, aux journalistes et à leurs sources, mais aussi aux associations comme la nôtre, aux chercheurs, aux scientifiques… Car cette loi liberticide permettrait de passer sous silence toutes les pratiques des firmes et les données sur les produits qu’elles commercialisent, notamment les pesticides.
    Je vous laisse regarder le message qu’elle vous adresse, et j’espère que vous pourrez le diffuser autour de vous très rapidement : avec une mobilisation massive, nous pouvons faire amender cette proposition de loi et sauver le droit à l’information des citoyens !

    Bien cordialement,
    Nicolas Laarman
    Délégué général de POLLINIS

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qui fut le premier président de la Veme république?

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