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L’Élysée cherche remplaçant de Gérard Collomb : Maire de Lyon sous 30 jours !

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Par le 3 octobre 2018

Gérard Collomb, Maire de la ville de Lyon sans que les électeurs passent par les urnes. Du jamais vu dans le cadre de la Ve République. Crise d’Etat en perspective, tout le laisse croire ?

Ayant rencontré Gérard Collomb à Lyon, à Villeurbanne, ce dernier venait voir mes parents. Il a remis en mains, lors de ses 90 ans à mon père sa dernière médaille de Vermeil, à la suite de celle d’argent et d’or, pour ses qualités de travail. A cette époque en 2009, ma famille vivait entre Lyon et Villeurbanne. Donc il est évident que je le connaisse dans le cadre de ses fonctions.

Comment dans ce cas Gérard Collomb peut-il être élu ?

Par une « Réunion extraordinaire du Conseil Municipal » Lien ! Mais il faut la position du Préfet car à présent c’est « Le Grand Lyon » David Kimelfeld vient de remettre à 22h50 sa démission !

Sept démissions au gouvernement E. Macron en très peu de temps : Lien !

Emmanuel Macron indique qu’il souhaite recevoir les propositions du prochain premier ministre. A la bonne fin de la nomination d’un nouveau ministre de l’intérieur. Ce sera cela uniquement ou un remaniement bien plus conséquent ? Car le délai que Gérard Collomb est plus que faible. Dixit ce dernier : « Si le président me demande de partir immédiatement dans 24h sous 48h, je le ferai ! Mais ce ministère ne peut rester vacant.

Face pratiquement à la gravité de la situation contrainte, il a entériné le départ de Gérard Collomb, à la suite de pas une mais deux demandes de démission. Le hic, qui fait grise mine, c’est que la première, donc la première démission a été refusée par le président de la République.

Gérard Collomb, ne voulant pas utiliser le même système que Nicolas Hulot, il s’est adressé : Comble à priori au quotidien le plus à droite. En déclarant, qu’il voulait se consacrer, uniquement pleinement à sa compagne de futur Maire de la ville de Lyon. Gérard Collomb a agi de la sorte parce que le Maire actuel : David Kimelfeld a démissionné sur le champ et lui redonne sa place de Maire. Ce qui faisait l’objet d’un accord avant la nomination de Gérard Collomb en qualité de ministre de l’intérieur ?

Gérard Collomb, contrairement à revirement de divers propos, il souhaite partir sans attendre, en quittant le plus rapidement possible le gouvernement. Il n’aura pas besoin de faire campagne !

Dixit ses propres termes, auxquels il a bien du réfléchir :

« Aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’intérieur. Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », déclare-t-il dans cette interview, au lendemain d’une première demande confiée au Figaro.

L’inédit de la situation

Les murs de l’Élysée, n’ont pu faire autrement que de confirmer l’information : Gérard Collomb a bien présenté le lundi 1er octobre sa démission, Emmanuel Macron, dans un premier jet l’a refusée.

La proposition de Gérard Collomb de quitter son poste remonte déjà au 18 septembre, d’un départ après mai 2019. Son objectif se présenter aux élections municipales à Lyon aux municipales de 2019. Bis il n’aura pas besoin de se soumettre aux suffrages des Lyonnais. Et pour cause, lire juste plus haut.

Annonce pratiquement jamais vue d’une démission programmée avait alors suscité des réactions pour réclamer un départ immédiat. Édouard Philippe, premier Ministre, ne pouvait continuer à mettre la poussière sous le tapis. Lui qui pense si fort à sa ville du Havre, puis qui déclame que le bord de mer lui manque. Il se doit donc d’éviter une crise plus conséquente en répondant aux interpellations non seulement de l’opposition, mais du propre camp du président de la République. Edouard Philippe prend l’intérim de ministre de l’intérieur à la place de Gérard Collomb la crise est bien plus importante que ce que certains peuvent penser. La tête de L’Etat est plus que coupable au moment où les forces de l’ordre arrêtent l’individu le plus recherché de France, ce main à 4h dans l’Oise.

« Un ministre de l’intérieur qui est déjà à l’extérieur du gouvernement », le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a relevé « un problème politique, celui du lien entre le ministre de l’intérieur et le président de la République » et, « plus grave, un problème majeur quant à la protection des Français ». Édouard Philippe rétorque « chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer pleinement à sa tâche » et « quand il s’agit de la sécurité des Français, jamais il n’y aura d’hésitation de la part du gouvernement ».

Où se situe le successeur de Gérard Collomb ?

Début juillet, Gérard Collomb donne plus que l’impression d’être sorti du jeu et les sujets de tension se sont faits masse avec le président de la République, qui n’écoute que lui. Gérard Collomb imprécis, mal informé, lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla. C’est une forme d’un homme qui fait de la politique depuis plus de 40 ans, qui quitte le « Navire » de la sorte qui surprend chaque citoyen ayant du bon sens.

Gérard Collomb est plus que surpris, entre autre le moment il a regretté le « manque d’humilité » et d’écoute de l’exécutif. Ces faits se passent le 6 septembre, peu de jours suite au départ de Nicolas Hulot. Gérard Collomb était hésitant sur le prélèvement à la source. Gérard Collomb ministre de l’intérieur critique ouvertement l’isolement, les directives non consultés, du président Emmanuel Macron. Le ministre de l’intérieur se sent de plus isolé, fragile, pour pouvoir partir quand il le souhaitera. Donc sans passer par les urnes ce qui semble irrationnel : Il est déjà Maire de la ville de Lyon !

L’Elysée attend, les éventuelles propositions du premier ministre pour soumettre un nouveau premier ministre de l’intérieur. Va-t-on vers un remaniement à la méthode Emmanuel Macron ou à une tempérance plus écouté par le dernier Conseil des Ministres?

Le Panda

Patrick Juan

 

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37 Commentaires sur ce billet

  1. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 11h17min (commentaire N° 1)
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    Le Panda

    « C’est toujours avec beaucoup de regret que l’on quitte le ministère de l’Intérieur, c’est un très grand ministère », a déclaré, mercredi 3 octobre, Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur démissionnaire, lors de la passation de pouvoirs avec le Premier ministre place Beauvau. Tôt mercredi matin, Emmanuel Macron avait accepté la démission de Gérard Collomb et demandé au chef du gouvernement d’assurer l’intérim au ministère de l’Intérieur en attendant de trouver un remplaçant pour occuper le bureau du ministère de l’Intérieur.

     « On touche à la vie de tous les Français ». Gérard Collomb a longuement vanté son bilan pendant ses seize mois passés à l’Intérieur. « On touche à la vie de tous les Français », a-t-il dit. Edouard Philippe l’a, de son côté, remercié pour son action gouvernementale. « J’ai pu apprécier la très grande culture qui est la vôtre, le caractère direct de votre expression », a-t-il déclaré.

     « Oui, je reviens à Lyon. » « J’ai expliqué au président que les Français et les Lyonnais avaient besoin que les choses soient claires. J’ai toujours accompli ce que j’avais dit, et ma priorité, c’est de m’engager avec les Lyonnais », avait détaillé mardi soir Gérard Collomb dans une interview accordée aux journaux du groupe Ebra.

     Le voyage d’Edouard Philippe en Afrique du Sud annulé. Edouard Philippe a décidé d’annuler son voyage prévu les 4 et 5 octobre en Afrique du Sud. Le Premier ministre devait se déplacer avec une délégation de grands patrons. Il avait notamment prévu de rencontrer le nouveau président Cyril Ramaphosa et d’honorer la mémoire de Nelson Mandela.

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  2. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 11h20min (commentaire N° 2)
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    Le Panda

    « En Marche donnait des leçons au monde entier, mais on voit bien que l’ancien monde est toujours là », estime mercredi 3 octobre sur franceinfo Philippe Cochet, président de la fédération Les Républicains (LR) du Rhône et de la métropole de Lyon. Il réagit à la démission finalement acceptée par le président de la République mardi soir de Gérard Collomb. Il quitte donc le ministère de l’Intérieur, pour retrouver son fauteuil de maire.

    franceinfo : Vous aviez parlé de scandale d’État quand Gérard Collomb avait évoqué son envie de démissionner. Maintenez-vous ces propos ?

    Tout à fait. Depuis quelques jours, on est chez les fous : c’est la première fois dans la Ve République qu’un ministre décide quand il part et qu’il met en difficulté le président de la République et le Premier ministre. D’ailleurs je m’interroge s’il y a toujours un Premier ministre ? Il y a eu une pantalonnade à l’Assemblée nationale hier, où le Premier ministre découvrait les choses au fur et à mesure que la radio énonçait les décisions de Gérard Collomb.

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  3. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 11h20min (commentaire N° 3)
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    Le Panda

    Cette double casquette d’Edouard Philippe, à la fois Premier ministre et ministre de l’Intérieur, en attendant un remaniement, est-ce tenable d’après vous ?

    C’est le septième ministre qui démissionne en seize mois. La Macronie s’écroule et la « Collombie » fait la même chose aujourd’hui à Lyon. Il y a panique à bord et chacun tente de quitter le Radeau de La Méduse. C’est assez atterrant après quelques mois d’exercice du pouvoir. Et puis j’ai une pensée pour les policiers et les gendarmes, qui se trouvent dans une situation ubuesque depuis plusieurs semaines : ils n’ont plus de ministre de l’Intérieur. C’est la sécurité des Français qui est en jeu.

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  4. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 11h21min (commentaire N° 4)
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    Le Panda

    Gérard Collomb va récupérer la mairie de Lyon, puisque l’actuel maire a annoncé sa démission pour lui laisser la place. Est-ce que ce marché vous choque-t-il ?

    Comment appeler cela le nouveau monde ? C’est un retour de l’ancien monde à l’état pur. Pousse-toi de là, que je m’y mette, et tout cela sans consulter les Lyonnais, je trouve cela très étonnant. En Marche donnait des leçons au monde entier, mais on voit bien que l’ancien monde est toujours là. Et puis Gérard Collomb pense que tout le monde l’attend à Lyon avec des fleurs et beaucoup de plaisir. Quand on écoute ses amis, notamment lorsqu’ils souhaitent qu’il prenne sa retraite politique, je pense que son retour à Lyon n’est pas aussi aisé qu’il veut bien le reconnaître.

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  5. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 11h23min (commentaire N° 5)
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    Il a réuni l’ensemble des Marcheurs – Lyon était censée être la capitale de la Macronie – et il n’y avait que 300 personnes. Alors que nous, lorsque l’on fait une réunion, il y en a au moins 500 ou 600. Quand on voit la situation dans laquelle se trouve le mouvement En Marche à Lyon, qui est d’ailleurs dirigé par l’épouse de Gérard Collomb, on marche sur la tête. Très concrètement, Lyon tourne sans Gérard Collomb et cela, il ne l’accepte pas. Gérard Collomb a abandonné les Lyonnais, maintenant il leur trouve toutes les qualités possibles pour passer sa retraite ici, tout cela est pitoyable.

    Voir qu’un ministre de l’Intérieur donne la priorité à Lyon, n’est-ce pas faire honneur à cette ville ?

    Quand on a l’honneur d’être ministre d’État et en plus en charge de la sécurité des Français, on doit s’y consacrer matin, midi et soir. On ne doit pas gérer sa petite carrière comme un notaire, ce qui est absolument désastreux. C’est une insulte aux Français et aux Lyonnais.

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  6. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 11h26min (commentaire N° 6)
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    Le Panda

    Le départ précipité du ministre de l’Intérieur place le chef de l’État dans une position inconfortable. Il affine actuellement le profil de son successeur.

    «Emmanuel Macron? C’est un champion des prises de judo! Mettez-le dans une position inconfortable, et vous verrez, il saura toujours retourner la situation.» Malgré le départ précipité de Gérard Collomb mardi, les proches du chef de l’État essayent de se montrer optimistes. À les écouter, le président de la République n’aurait «pas été surpris» par la défection de son ministre de l’Intérieur.

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  7. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 15h58min (commentaire N° 7)
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    Gérard Collomb va pouvoir faire son retour à Lyon. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire a passé la main au Premier ministre Edouard Philippe, mercredi 3 octobre, à la place Beauvau. La conclusion d’un week-end effréné, qui a pris de court l’Elysée. Retour sur les derniers jours de Collomb au gouvernement.
    Samedi 29 septembre. La section locale de La République en marche effectue sa rentrée à Lyon. « La salle était froide, il s’est rendu compte qu’il n’avait plus grand monde autour de lui. (…) Il a paniqué », raconte un cadre local dans Le Figaro. Sa femme Caroline, référente du parti présidentiel dans la ville, fait l’objet d’une certaine défiance. Elle presse régulièrement son époux de quitter le gouvernement. Le ministre sent-il le vent tourner dans son fief ?

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  8. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 16h01min (commentaire N° 8)
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    Le Panda

    Il défie Emmanuel Macron

    Ces derniers mois, Gérard Collomb a dû avaler quelques couleuvres. Interrogé en mai sur la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires, il avait sorti son « joker ». Surtout, il y a eu l’affaire Benalla, qui a contraint le ministre de l’Intérieur à des explications devant la commission d’enquête parlementaire. Face aux députés, Gérard Collomb avait affirmé qu’il ne connaissait pas l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, rejetant de fait la responsabilité sur la présidence. Gérard Collomb, l’un des plus solides soutiens du chef de l’Etat, semblait prendre ses distances. Ces temps-ci, raconte Le Monde, les deux hommes ne déjeunaient plus en tête-à-tête à l’Elysée, comme ils en avaient pourtant l’habitude chaque lundi.

    Ces dernières semaines, Gérard Collomb a surtout pris ses libertés, défiant à plusieurs reprises Emmanuel Macron. Début septembre, sur BFMTV, le ministre évoque un « manque d’humilité » de l’exécutif et dénonce dans la foulée l’isolement du président

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  9. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 16h04min (commentaire N° 9)
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    Le Panda

    ”Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler.”
    — Gérard Collomb
    lors d’un déjeuner avec la presse

    Coup de théâtre, le 18 septembre : il annonce sa candidature aux élections lyonnaises de 2020, fixant au passage la date de son départ en 2019 après les européennes. Cette annonce lui vaut de vives critiques. Lundi, Daniel Cohn-Bendit brocarde le ministre de l’Intérieur, au micro de franceinfo : « Il a droit à la retraite. Qu’il quitte ce ministère, qu’il aille s’occuper de ses petits-enfants, des pâquerettes, des bons restaurants de Lyon. » Les termes sont durs, violents même. D’autant qu’ils sont prononcés par un homme qui bénéficie de l’oreille attentive du président.

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  10. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 16h06min (commentaire N° 10)
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    Il médiatise sa volonté de départ

    Dans la soirée du lundi, Gérard Collomb rédige une lettre de démission dans son bureau de la place Beauvau puis file à l’Elysée, alors qu’il doit partir en Guinée. Pendant une heure, le cortège attend son ministre dans la cour de l’hôtel de la place Beauvau. En vain. « L’image de cette voiture vide, et des collaborateurs interloqués allant et venant, en a marqué plus d’un », décrit L’Opinion. Il est remplacé au pied levé par le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne.

    A l’Elysée, Emmanuel Macron tente de convaincre son ministre de rester encore un peu. En effet, ce départ contrarierait ses plans : dans l’esprit du président, aucun remaniement n’est prévu avant les élections européennes de 2019. Gérard Collomb croit bon de médiatiser le refus présidentiel : dans la soirée, il en informe Le Figaro et révèle sa volonté de départ. Une initiative personnelle, puisqu’il n’a même pas prévenu ses conseillers avant de décrocher le téléphone, selon Le Parisien. L’annonce fait grand bruit. Tous les médias reprennent l’information et s’interrogent sur ses conséquences au sein du gouvernement.

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  11. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 16h09min (commentaire N° 11)
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    Il organise son retour à Lyon

    Le lendemain matin, lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité, personne n’ose aborder le problème. Jusqu’à l’intervention de Richard Ferrand, du moins. « Est-ce que Gérard Collomb est là pour longtemps ? » s’interroge le président de l’Assemblée nationale sous les « rires étouffés des convives », rapporte Libération. Edouard Philippe coupe court à la discussion, précise L’Opinion. Et pour cause : lui-même n’est « pas dans la boucle ». Conscient de la gravité de la situation, le Premier ministre observe avec attention le bandeau de BFMTV qui évoque la vraie-fausse démission de son ministre de l’Intérieur.

    A l’image du député des Républicains Jean Leonetti, l’opposition dénonce une « mise en scène » visant à rendre sa légitimité au ministre, fragilisé par ses récentes déclarations. Une vraie-fausse démission doublement gagnante pour Beauvau et l’Elysée ? Il n’en est rien : en coulisses, Gérard Collomb organise déjà son retour à Lyon et avertit Emmanuel Macron de son départ, par téléphone, avant de recevoir celui qui lui a succédé à la mairie, le fidèle Georges Képénékian, dans l’optique que celui-ci lui cède sa place.

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  12. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 16h34min (commentaire N° 12)
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    Le Panda

    ”Nous avons convenu depuis longtemps que je reviendrai à la tête de la mairie pour préparer les échéances futures.”
    — Gérard Collomb
    au « Figaro »

    Officiellement, Gérard Collomb est toujours en poste et la situation vire à l’absurde, mardi, en milieu d’après-midi. Alors que le cabinet de Gérard Collomb publie l’agenda du ministre, comme si de rien n’était, Le Figaro publie un extrait de son entretien avec le démissionnaire contrarié : l’ancien maire de Lyon y annonce maintenir son choix de partir.

    Il sèche les questions au gouvernement

    L’information fait vibrer les téléphones des députés, réunis à cet instant à l’Assemblée nationale, pour la séance de questions au gouvernement. Gérard Collomb est absent des premiers rangs de l’Hémicycle – officiellement, il doit assister aux séminaires de deux services de police. Après avoir essuyé des critiques en début de session, le Premier ministre Edouard Philippe est littéralement pris de court. « Je proposerai au président de la République les décisions qui s’imposent », se contente-t-il de déclarer.

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  13. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h11min (commentaire N° 13)
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    Il sèche les questions au gouvernement

    L’information fait vibrer les téléphones des députés, réunis à cet instant à l’Assemblée nationale, pour la séance de questions au gouvernement. Gérard Collomb est absent des premiers rangs de l’Hémicycle – officiellement, il doit assister aux séminaires de deux services de police. Après avoir essuyé des critiques en début de session, le Premier ministre Edouard Philippe est littéralement pris de court. « Je proposerai au président de la République les décisions qui s’imposent », se contente-t-il de déclarer.

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  14. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h12min (commentaire N° 14)
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    Cette fois, l’Elysée n’a pas d’autre choix que d’accepter la démission. Et Emmanuel Macron d’annoncer dans une déclaration à l’AFP attendre « que le Premier ministre lui fasse des propositions » pour le remplacer.

    Les conseillers et le président lui-même organisent les réactions officielles sur la messagerie Telegram, rapporte Le Figaro. Le locataire de l’Elysée regrette ainsi que Gérard Collomb se soit « mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner » et charge Edouard Philippe d’assurer l’intérim à l’Intérieur, à la veille du Conseil des ministres.

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  15. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h14min (commentaire N° 15)
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    Il passe enfin ses pouvoirs à Edouard Philippe

    Dans les rangs de la majorité, certains mesurent le vilain coup infligé à la présidence. « C’est vrai que ce n’est pas très élégant », estime le député LREM Jean-Baptise Moreau sur franceinfo. Gérard Collomb « aurait dû dire qu’il souhaitait maintenir sa démission » au moment où Emmanuel Macron lui renouvelait son soutien.

    Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l\’Intérieur Gérard Collomb lors de la passation de pouvoir place Beauvau, le 3 octobre 2018.
    Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lors de la passation de pouvoir place Beauvau, le 3 octobre 2018. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

    Mercredi matin, la passation de pouvoir est un peu froide. Edouard Philippe est en retard et le ministre démissionnaire patiente pendant une dizaine de minutes, seul, les bras croisés. Après son bref discours, le Premier ministre regarde à peine son interlocuteur lors de la poignée de mains.

    L’ancien locataire de la place Beauvau part avec fracas, mais sans grand désaccord de fond avec l’Elysée et Matignon, comme il l’explique au Figaro : « Je soutiendrai leur politique que je trouve adaptée aux enjeux qui sont ceux de la France. »

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  16. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h17min (commentaire N° 16)
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  17. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h18min (commentaire N° 17)
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    Redoine Faïd et trois de ses complices vont être présentés à un juge d’insctruction « en vue de leur mise en examen », a annoncé mercredi 3 octobre le procureur de la République de Paris, François Molins. Plus tôt dans la journée, le braqueur Redoine Faïd a été arrêté avant l’aube à Creil (Oise), ville où il a grandi, tout comme six autres personnes. Son interpellation a eu lieu à seulement 100 km de la prison de Réau (Seine-et-Marne), de laquelle il s’était évadé en hélicoptère le 1er juillet. Regardez en direct avec franceinfo la conférence du procureur de la République de Paris, François Molins, à 16h30.

     Une interpellation sans violence. Redoine Faïd, 46 ans, a été arrêté vers 4 heures dans la nuit de mardi à mercredi, dans un grand appartement situé au quatrième étage d’un petit immeuble du quartier HLM du Moulin. Aucun coup de feu n’a été tiré, et les arrestations ont été menées sans incident, selon les autorités.

     Des armes retrouvées dans l’appartement. Six autres personnes ont également été interpellées. Dans l’appartement où il se cachait, « un revolver chargé placé à portée de main de Redoine Faïd », une « arme automatique », ainsi que « deux burquas et perruques » ont été retrouvées, a confirmé François Molins.

     Des burqas pour se déplacer. Les hommes qui se cachaient dans l’appartement où Redoine Faïd a été interpellé utilisaient des burqas pour se déplacer sans éveiller l’attention, a expliqué François Molins, confirmant les informations.

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  18. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h23min (commentaire N° 18)
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    Lunaire. Glaciale. Distante. Bien des mots pourraient qualifier la passation des pouvoirs entre Édouard Philippe et Gérard Collomb ce mercredi matin, si loin de la bonne entente gouvernementale du début du quinquennat. Après seize mois passés au ministère de l’Intérieur, l’ancien maire de Lyon a choisi de retrouver ses anciens quartiers, imposant sa décision au président de la République. Dans l’attente du remaniement, c’est le Premier ministre qui assurera l’intérim place Beauvau. Et c’est sans un regard en arrière que Gérard Collomb franchit le haut portail vert et or, à l’issue d’une passation des pouvoirs improvisée de bout en bout.

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  19. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h24min (commentaire N° 19)
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    Ce fut une cérémonie placée sous le signe de la désorganisation. Il y eut d’abord ces images d’un Gérard Collomb patientant seul sur les marches de l’hôtel de Beauvau, le Premier ministre légèrement en retard. Les bras croisés du Lyonnais parlaient d’eux-mêmes : l’homme voulait filer à Lyon, et vite. Les journalistes, un temps bloqués sur le trottoir d’en face, ont finalement pu rejoindre la cour du ministère de l’Intérieur. D’après BFM TV, aucun contrôle d’identité ou de sécurité n’a été effectué. Les agents du ministère sont dépassés. Après un court entretien dans le bureau du ministère de l’Intérieur, les deux hommes, dont les relations sont mauvaises depuis plusieurs mois – notamment depuis l’affaire du 80 km/h –, prennent enfin la parole. Là, les micros s’accrochent aux enceintes qui diffusent tant bien que mal les discours.

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  20. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h25min (commentaire N° 20)
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    Gérard Collomb, un aveu d’échec  ?

    « C’est toujours avec beaucoup de regret qu’on quitte le ministère de l’Intérieur, qui est un très grand ministère », débute le désormais ex-ministre de l’Intérieur. Après avoir remercié les différents services du ministère et les membres de son cabinet, il commence par dresser le bilan de son action. Une prise de parole quasi interminable. Il revient sur « un certain nombre de lois essentielles », comme la loi asile et immigration, la lutte contre le terrorisme ou la loi sur la sécurité intérieure. « Notre activité législative a été intense et continuera à l’être », affirme-t-il, avant de s’adresser à Édouard Philippe, avançant des éléments de nature à relativiser ce bilan.

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  21. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h27min (commentaire N° 21)
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    Coignard – Gérard Collomb au service de lui-même

    « Monsieur le Premier Ministre, j’ai un message, lâche Gérard Collomb. Je suis allé dans tous ces quartiers populaires, où la situation est très dégradée et où le terme de reconquête républicaine prend tout son sens. Car, aujourd’hui, c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants, des islamistes radicaux qui ont pris la place de la République. Quand les quartiers se paupérisent, il n’y a de possible que l’insécurité. Aujourd’hui, nous vivons côte à côte, et je crains que, demain, nous ne vivions face à face. » Une déclaration aux allures d’avertissement, et surtout qui prend des airs d’aveu d’échec de la part de l’ancien ministre de l’Intérieur, qui conclut son intervention d’un « bon courage, mais ne croyez pas que la situation en termes de sécurité est réglée ». Comprenez : je m’en vais et les dossiers, eux, restent.

    Sans un regard, Édouard Philippe, raide et le regard sombre, enchaîne un discours rapide dans lequel il remercie sobrement son ancien collègue pour son action. « Pendant ces seize mois, j’ai pu apprécier la culture qui est la vôtre, le caractère direct de l’expression », affirme le Premier ministre, sans s’épancher comme il aurait pu le faire pour n’importe quel autre fidèle historique de la macronie. Reste que celui-là a fait preuve d’« inélégance », pour reprendre les mots répétés avec colère des membres de l’exécutif depuis vingt-quatre heures. C’est difficilement que les deux hommes s’arrachent un sourire mutuel pour conclure cette passation, et leur regard se croise tout juste. Sous des applaudissements mesurés, Gérard Collomb prend la direction de la sortie, l’esprit déjà à Lyon.

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  22. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h46min (commentaire N° 22)
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    Emmanuel Macron avait traversé les premiers mois de son quinquennat sans craindre la foudre. Les critiques sur son autoritarisme ne semblaient pas imprimer dans l’opinion publique et l’opposition, dévastée par la présidentielle, peinait à trouver un angle d’attaque. À l’arrivée de l’été pourtant, l’affaire Benalla a signé le début des problèmes. Retour sur les trois mois où Emmanuel Macron a perdu la main.

    L’An II du quinquennat d’Emmanuel Macron ne pourrait pas plus mal commencer. Après un été empêtré dans les ramifications de l’affaire Benalla, l’exécutif espérait reprendre la main à la rentrée de septembre. C’était sans compter sur la démission d’un ministre star, Nicolas Hulot, les vives critiques sur la communication du chef de l’État ou celles venues de son propre camp. Dernier événement en date : la démission contrainte de Gérard Collomb, qu’Emmanuel Macron finit par accepter mardi soir. Retour sur les trois mois qui ont signé la fin du mythe du « maître des horloges ».

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  23. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h47min (commentaire N° 23)
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    Benalla, la première affaire

    Elle alimentera les débats médiatiques et parlementaires pendant des semaines et n’est toujours pas conclue : l’affaire Benalla est l’acte I de la descente aux enfers d’Emmanuel Macron. Le 1er-Mai, place de la Contrescarpe, un couple de manifestants est violenté par un homme habillé en CRS. L’homme est ceinturé puis mis à terre, la femme traînée sur plusieurs mètres pour être déposée un peu plus loin. Une vidéo de l’altercation se retrouve sur les réseaux sociaux sans susciter d’émoi particulier. Le 18 juillet, une enquête du Monde permet d’identifier l’homme en question : c’est Alexandre Benalla, proche collaborateur du chef de l’État.

    L’histoire ne s’arrête pas là, au grand dam de l’exécutif. Car une fois Alexandre Benalla sous le feu des projecteurs, c’est toute la mécanique élyséenne qui est questionnée par la presse et les parlementaires. Qui est Alexandre Benalla ? L’homme n’appartient ni au GSPR, ni aux forces de police, et semble faire partie du premier cercle d’Emmanuel Macron.

    Le Président tarde à réagir et les ministres – plus particulièrement Gérard Collomb – s’embrouillent dans des explications incertaines. Rapidement, il apparaît que personne, au gouvernement, n’est en mesure d’expliquer clairement les fonctions de ce chargé de mission.

    S’enchaîne ensuite la pire séquence possible pour le gouvernement, qui affronte sa première crise d’ampleur. Les parlementaires s’organisent en commission, députés et sénateurs, et la presse fouille le passé d’Alexandre Benalla, ses liens avec la campagne d’Emmanuel Macron, ses anciennes fonctions lors du quinquennat de François Hollande. Tout l’été, la communication de l’Élysée est à le peine.

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  24. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h48min (commentaire N° 24)
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    Nicolas Hulot dynamite la rentrée

    Après cet été mouvementé, la majorité fait sa rentrée avec un mot d’ordre : reprendre le contrôle. Le gouvernement espère que les vacances des Français auront permis de refermer la séquence Benalla. D’autant que, sur les bureaux des ministres, les dossiers sensibles s’empilent et promettent une rentrée parlementaire chargée.

    Réforme constitutionnelle, instauration du prélèvement à la source, plan pauvreté, plan santé… Un seul mot d’ordre : « réimposer notre propre agenda », martèle alors Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée.

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  25. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h49min (commentaire N° 25)
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    Coup de tonnerre. Le 28 août, alors qu’il est invité de la matinale de France Inter pour parler, notamment, de sa réunion avec les chasseurs, Nicolas Hulot, le ministre star de la Transition énergétique, fait une annonce fracassante. En direct, sans filet, sans préparation et sans en avoir averti l’exécutif, il décide de démissionner.

    « Oui, je sais, ça n’est pas très protocolaire. Mais c’est une décision entre moi et moi. Je ne vais pas me mentir. Suis-je à la hauteur ? J’ai une profonde admiration pour Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Mais sur les sujets que je porte, nous n’avons pas la même grille de lecture », explique Nicolas Hulot.

    L’Élysée remercie immédiatement Nicolas Hulot, vante son travail et son bilan comme pour se rassurer. Pourtant, personne n’est dupe, le coup est très dur et a du mal à passer. Car Nicolas Hulot ne le cache pas : malgré son « admiration » pour Emmanuel Macron, il critique sévèrement la présence des lobbys au plus haut niveau de l’État. Avec cette déclaration, le gouvernement doit justifier son bilan écologique et les faveurs accordées aux chasseurs.

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  26. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h50min (commentaire N° 26)
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    Des « Gaulois réfractaires » qui doivent « traverser la rue »

    En parallèle de ces affaires, le président de la République continue ses déplacements et se rend régulièrement au contact de la population. Là où, un an plus tôt, il apparaissait comme un homme jeune et sûr de lui, au franc-parler parfois iconoclaste, il est désormais de plus en plus perçu comme un homme brutal enchaînant les sorties arrogantes teintées d’un certain mépris.

    En visite au Danemark le 29 août, il encense le peuple danois, « luthérien » réformateur et critique, par opposition, un peuple français composé de « Gaulois réfractaires au changement ». Pour les partis d’opposition, la perche est tendue. La France insoumise dénonce une « sottise confondante », Marine Le Pen un président qui « méprise les Français depuis l’étranger », Laurent Wauquiez estime qu’il est « il est inadmissible d’entendre un président critiquer et caricaturer les Français ».

    Aurait-il fallu reconnaître une erreur ? Emmanuel Macron persiste et signe, laissant le soin à ses ministres de déminer ses déclarations. Pire encore : le président de la République récidive. Trois semaines plus tard, Emmanuel Macron reçoit le public à l’Élysée dans le cadre des Journées du patrimoine. Alors qu’il salue la foule, un chômeur de 25 ans l’apostrophe et se confie sur sa difficulté à trouver un emploi.

    « Je ne peux pas m’occuper de tout le monde », répond du tac au tac Emmanuel Macron. Puis, après un bref échange, il lance une réplique devenue célèbre : « Il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne cherchent pas des gens. Je traverse la rue, je vous en trouve, ils cherchent juste des gens prêts à travailler ». Fatal, le chef de l’État affirme : « ne perdez pas de temps en m’écrivant ».

    Encore une fois, la phrase est largement reprise par les médias, l’opinion publique se déchaîne et les partis d’opposition crient au mépris.

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  27. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h51min (commentaire N° 27)
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    Un remaniement a minima

    À la démission de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron est contraint de remanier son gouvernement. Alors que beaucoup de commentateurs évoquent un remaniement d’ampleur, annonçant le départ de Benjamin Griveaux – pressenti pour être candidat à la mairie de Paris – Françoise Nyssen, empêtrée dans une affaire judiciaire avec Actes Sud, ou encore Gérard Collomb, de plus en plus critique envers Emmanuel Macron, le président de la République reste de marbre.

    Nicolas Hulot, star issue de la société civile, sera remplacé par François de Rugy, pur produit politique, allié de campagne d’Emmanuel Macron et président de l’Assemblée nationale. Pour le remplacer au perchoir, un autre homme, Richard Ferrand…

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  28. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h52min (commentaire N° 28)
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    Emmanuel Macron avait traversé les premiers mois de son quinquennat sans craindre la foudre. Les critiques sur son autoritarisme ne semblaient pas imprimer dans l’opinion publique et l’opposition, dévastée par la présidentielle, peinait à trouver un angle d’attaque. À l’arrivée de l’été pourtant, l’affaire Benalla a signé le début des problèmes. Retour sur les trois mois où Emmanuel Macron a perdu la main.
    L’An II du quinquennat d’Emmanuel Macron ne pourrait pas plus mal commencer. Après un été empêtré dans les ramifications de l’affaire Benalla, l’exécutif espérait reprendre la main à la rentrée de septembre. C’était sans compter sur la démission d’un ministre star, Nicolas Hulot, les vives critiques sur la communication du chef de l’État ou celles venues de son propre camp. Dernier événement en date : la démission contrainte de Gérard Collomb, qu’Emmanuel Macron finit par accepter mardi soir. Retour sur les trois mois qui ont signé la fin du mythe du « maître des horloges ».

    Benalla, la première affaire

    Elle alimentera les débats médiatiques et parlementaires pendant des semaines et n’est toujours pas conclue : l’affaire Benalla est l’acte I de la descente aux enfers d’Emmanuel Macron. Le 1er-Mai, place de la Contrescarpe, un couple de manifestants est violenté par un homme habillé en CRS. L’homme est ceinturé puis mis à terre, la femme traînée sur plusieurs mètres pour être déposée un peu plus loin. Une vidéo de l’altercation se retrouve sur les réseaux sociaux sans susciter d’émoi particulier. Le 18 juillet, une enquête du Monde permet d’identifier l’homme en question : c’est Alexandre Benalla, proche collaborateur du chef de l’État.

    L’histoire ne s’arrête pas là, au grand dam de l’exécutif. Car une fois Alexandre Benalla sous le feu des projecteurs, c’est toute la mécanique élyséenne qui est questionnée par la presse et les parlementaires. Qui est Alexandre Benalla ? L’homme n’appartient ni au GSPR, ni aux forces de police, et semble faire partie du premier cercle d’Emmanuel Macron.

    Le Président tarde à réagir et les ministres – plus particulièrement Gérard Collomb – s’embrouillent dans des explications incertaines. Rapidement, il apparaît que personne, au gouvernement, n’est en mesure d’expliquer clairement les fonctions de ce chargé de mission.

    S’enchaîne ensuite la pire séquence possible pour le gouvernement, qui affronte sa première crise d’ampleur. Les parlementaires s’organisent en commission, députés et sénateurs, et la presse fouille le passé d’Alexandre Benalla, ses liens avec la campagne d’Emmanuel Macron, ses anciennes fonctions lors du quinquennat de François Hollande. Tout l’été, la communication de l’Élysée est à le peine.

    Nicolas Hulot dynamite la rentrée

    Après cet été mouvementé, la majorité fait sa rentrée avec un mot d’ordre : reprendre le contrôle. Le gouvernement espère que les vacances des Français auront permis de refermer la séquence Benalla. D’autant que, sur les bureaux des ministres, les dossiers sensibles s’empilent et promettent une rentrée parlementaire chargée.

    Réforme constitutionnelle, instauration du prélèvement à la source, plan pauvreté, plan santé… Un seul mot d’ordre : « réimposer notre propre agenda », martèle alors Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée.

    Coup de tonnerre. Le 28 août, alors qu’il est invité de la matinale de France Inter pour parler, notamment, de sa réunion avec les chasseurs, Nicolas Hulot, le ministre star de la Transition énergétique, fait une annonce fracassante. En direct, sans filet, sans préparation et sans en avoir averti l’exécutif, il décide de démissionner.

    « Oui, je sais, ça n’est pas très protocolaire. Mais c’est une décision entre moi et moi. Je ne vais pas me mentir. Suis-je à la hauteur ? J’ai une profonde admiration pour Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Mais sur les sujets que je porte, nous n’avons pas la même grille de lecture », explique Nicolas Hulot.

    L’Élysée remercie immédiatement Nicolas Hulot, vante son travail et son bilan comme pour se rassurer. Pourtant, personne n’est dupe, le coup est très dur et a du mal à passer. Car Nicolas Hulot ne le cache pas : malgré son « admiration » pour Emmanuel Macron, il critique sévèrement la présence des lobbys au plus haut niveau de l’État. Avec cette déclaration, le gouvernement doit justifier son bilan écologique et les faveurs accordées aux chasseurs.

    Des « Gaulois réfractaires » qui doivent « traverser la rue »

    En parallèle de ces affaires, le président de la République continue ses déplacements et se rend régulièrement au contact de la population. Là où, un an plus tôt, il apparaissait comme un homme jeune et sûr de lui, au franc-parler parfois iconoclaste, il est désormais de plus en plus perçu comme un homme brutal enchaînant les sorties arrogantes teintées d’un certain mépris.

    En visite au Danemark le 29 août, il encense le peuple danois, « luthérien » réformateur et critique, par opposition, un peuple français composé de « Gaulois réfractaires au changement ». Pour les partis d’opposition, la perche est tendue. La France insoumise dénonce une « sottise confondante », Marine Le Pen un président qui « méprise les Français depuis l’étranger », Laurent Wauquiez estime qu’il est « il est inadmissible d’entendre un président critiquer et caricaturer les Français ».

    Aurait-il fallu reconnaître une erreur ? Emmanuel Macron persiste et signe, laissant le soin à ses ministres de déminer ses déclarations. Pire encore : le président de la République récidive. Trois semaines plus tard, Emmanuel Macron reçoit le public à l’Élysée dans le cadre des Journées du patrimoine. Alors qu’il salue la foule, un chômeur de 25 ans l’apostrophe et se confie sur sa difficulté à trouver un emploi.

    « Je ne peux pas m’occuper de tout le monde », répond du tac au tac Emmanuel Macron. Puis, après un bref échange, il lance une réplique devenue célèbre : « Il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne cherchent pas des gens. Je traverse la rue, je vous en trouve, ils cherchent juste des gens prêts à travailler ». Fatal, le chef de l’État affirme : « ne perdez pas de temps en m’écrivant ».

    Encore une fois, la phrase est largement reprise par les médias, l’opinion publique se déchaîne et les partis d’opposition crient au mépris.

    Un remaniement a minima

    À la démission de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron est contraint de remanier son gouvernement. Alors que beaucoup de commentateurs évoquent un remaniement d’ampleur, annonçant le départ de Benjamin Griveaux – pressenti pour être candidat à la mairie de Paris – Françoise Nyssen, empêtrée dans une affaire judiciaire avec Actes Sud, ou encore Gérard Collomb, de plus en plus critique envers Emmanuel Macron, le président de la République reste de marbre.

    Nicolas Hulot, star issue de la société civile, sera remplacé par François de Rugy, pur produit politique, allié de campagne d’Emmanuel Macron et président de l’Assemblée nationale. Pour le remplacer au perchoir, un autre homme, Richard Ferrand…

    Gérard Collomb fait des siennes

    Encore une fois, les critiques fusent et alors que l’exécutif démarre très mal sa rentrée, Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron, fidèle parmi les fidèles du chef de l’État, décide à son tour de faire des siennes. Dans une première interview, donnée au micro de Jean-Jacques Bourdin, il reconnaît que, « peut-être, les uns ou les autres, nous avons manqué d’humilité ». Puis, Gérard Collomb se lance dans une explication étymologique en critiquant, à mots à peine voilés, le président de la République.

    « J’étais dans le temps professeur de grec. En grec, il y a un mot qui s’appelle ‘hubris’, c’est la malédiction des dieux. Quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter », déclare-t-il.

    Dix jours plus tard, Gérard Collomb enfonce le clou. Lors d’un déjeuner avec des journalistes de la presse régionale, le ministre de l’Intérieur critique le côté « snob » du président. « Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent. Or, des expressions comme « la nouvelle grammaire de la politique » ou la « start-up nation », ils ne s’y reconnaissent pas », explique-t-il.

    « Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler », conclut l’ancien maire de Lyon.

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  29. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h56min (commentaire N° 29)
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    C’est pourtant une autre déclaration du ministre de l’Intérieur qui achève sa relation avec Emmanuel Macron. Mi-septembre, et alors même qu’il le critique ouvertement, Gérard Collomb annonce à L’Express son intention de se présenter aux élections municipales. Et pour ce faire, il annonce son intention de démissionner après les européennes de 2019. Du pain bénit pour l’opposition : un ministre d’État, au poste aussi crucial que l’Intérieur, annonçant son intention de renoncer à ses fonctions plus d’un an à l’avance. C’est aussi du jamais vu.

    Cette déclaration a deux effets : elle ôte à Emmanuel Macron la gestion du timing sur la question des Européennes et des municipales et remet au centre du débat la question du remaniement d’ampleur, balayé de la main par l’Élysée à la démission de Nicolas Hulot. Elle porte également une conséquence directe sur Gérard Collomb : sa légitimité en souffre et son action à l’Intérieur se retrouve sous le feu des critiques. L’Élysée tente de temporiser, se réjouit du retour « prochain » de Gérard Collomb à Lyon, assure maîtriser le tempo.

    Pourtant, lundi 1er octobre, Le Figaro annonce que Gérard Collomb a bien remis sa démission au chef de l’État. L’Élysée confirme, indiquant l’avoir refusée et renouveler sa confiance au ministre de l’Intérieur. Ce mardi 2 octobre, Gérard Collomb persiste et signe, actant de fait son départ du gouvernement. Coup dur pour le président de la République, qui perd son ministre d’État et l’un de ses premiers soutiens. Coup dur, car en insistant pour partir, c’est l’autorité d’Emmanuel Macron que son ministre fissure.

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  30. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h58min (commentaire N° 30)
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    « Ah ! Je l’ai trop aimé pour ne le point haïr. » Gérard Collomb pourrait citer ce vers d' »Andromaque » dans le TGV qui le ramène vers la capitale des Gaules. Ce président qu’il a propulsé vers les sommets, pour qui il a accepté un poste dont il ne voulait pas, lui a, ces derniers mois, donné le tournis.

    Trop de gesticulations, trop de frénésie dans l’action. Excès de précipitation ? Il l’a vu s’empêtrer dans une communication à géométrie variable. Avec une constante : l’excès. Dans tous les cas de figure, le « freluquet » qu’il a couvé en son sein avec une affection quasi paternelle a un défaut : il en fait toujours trop, il grossit le trait.

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  31. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 17h59min (commentaire N° 31)
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    Il était l’Obama blanc

    Prenez Jupiter, par exemple. Au départ, ce jeune président que le monde nous enviait avait revêtu le costume du monarque républicain avec entrain et élégance. Il nous avait offert quelques séquences hollywoodiennes. Il était l’Obama blanc. Et puis, au fil des semaines, il surjouait son rôle. Comment son ancien professeur de théâtre, Brigitte Trogneux, devenue Macron, ne l’a-t-elle alors pas mis en garde contre cette enflure qui défigurait presque la fonction ? L’art de la comédie est difficile. Celui de la politique, encore plus délicat.

    Jupiter se perdait donc dans les nuées, gonflait le torse comme un jeune coq, répétant « C’est moi le chef ! », comme pour se persuader qu’il était bien le descendant du général de Gaulle. Il était en lévitation. Gérard Collomb, avec quelques autres, le mit en garde contre ces débordements intempestifs, lui rappela qu’un peu de proximité avec le peuple devenait l’urgence des urgences. Le « président des riches », s’il ne voulait pas finir dans les plumes et le goudron, avait intérêt à changer de registre. Et fissa.

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  32. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 18h00min (commentaire N° 32)
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    Puis devint Gavroche

    Alors, il devint Gavroche, rendit visite à la plèbe, s’acoquina avec Jonathan-le-jardinier, joua les éducateurs sympas avec Reaulf-le-braqueur-antillais, s’apprêtait à courir les concierges, à traîner dans les squats, si nécessaires, pour se débarrasser de cette sale image de banquier au service de sa caste.

    N’est pas Pompidou qui veut, ancien de chez Rothschild devenu président, lequel avait réussi le tour de force de passer aux yeux des Français pour un homme de la terre. Sentir le crottin pour un représentant de la haute finance, quel exploit ! Il avait opéré la métamorphose en douceur, à une époque, il faut l’avouer, où les réseaux sociaux n’existaient pas.

    Aujourd’hui, tout va trop vite. Jupiter devenu Gavroche a raté son coup. Il s’est emmêlé les pinceaux dans ce grand écart brutal et a perdu le fil de sa propre feuille de route. Il a brouillé son image. L’homme de la transformation est devenu un transformiste. Sous le regard exaspéré de son « parrain » lyonnais. L’ancien, et bientôt nouveau maire de Lyon, a suivi cette « guignolade » avec une forme de mélancolie. Il sentait qu’il n’avait plus de prise sur l’hôte de l’Elysée. Sa créature lui échappait. Ce prodige qu’il avait nourri au grain et qu’il voyait comme un nouveau Bonaparte du Nouveau Monde courait vers le précipice.

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  33. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 18h01min (commentaire N° 33)
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    Mais gare à Guignol !

    Ses sorties avaient des allures d’incartades suicidaires, de gags tragi-comiques, dépassant largement ses prédécesseurs, Hollande et Sarkozy. Le premier avait eu ses heures guignolesques avec Leonarda l’insolente. Le second immortalisa la formule « Casse-toi, pauvre con ! ». La sortie en forme de fuite de Gérard, le fidèle d’entre les fidèles, est un signal terrible pour le président. Ce dernier trouvera à coup sûr un remplaçant au locataire de la place Beauvau. Mais saura-t-il lui-même s’amender ?

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  34. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 18h10min (commentaire N° 34)
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    Pertes de chances pour le patient, voire décès prématurés sont les premières conséquences des pénuries de médicaments qui se répètent depuis plusieurs années en France. Lors de la présentation à la presse du rapport de la mission d’information du Sénat sur les pénuries de médicaments et de vaccins, son rapporteur, Jean-Pierre Decool, a estimé qu’il s’agit d’un « phénomène de plus en plus préoccupant » à l’origine de « risques sanitaires majeurs » et dont « l’impact et la portée sont sous-estimés par les pouvoirs publics ».

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  35. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 18h12min (commentaire N° 35)
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    Avec 530 signalements de rupture en 2017, soit dix fois plus qu’il y a dix ans, c’est un record qui a été battu. Le phénomène est devenu « chronique » pour les officines et les pharmacies d’hôpitaux et touche de nombreux produits : anti-infectieux, anticancéreux, anesthésiants, médicaments du système nerveux central et dérivés du sang. Le rapport cite plus précisément un antibiotique comme l’amoxicilline, le vaccin contre l’hépatite B, l’antiparkinsonien Sinemet, des médicaments utilisés en pédiatrie, dans le traitement du cancer de la vessie ou du lymphome ainsi que des antiépileptiques. Et l’indisponibilité ponctuelle touche aussi bien les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MIMT) que d’usage quotidien. À Gustave-Roussy, centre de lutte contre le cancer, ce sont 69 lignes de médicaments qui sont quotidiennement en rupture ou en tension. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, chaque jour, 80 à 90 médicaments sont en situation de pénurie, soit 10 fois plus qu’en 2007 et entraînent « une déstabilisation quotidienne des services ».

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  36. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 18h13min (commentaire N° 36)
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    Une industrie délocalisée

    Raison de ces ruptures de stock et d’approvisionnement à répétition ? Une industrie de plus en plus délocalisée en Asie, ce qui entraîne une « fragilité croissante de la chaîne de production » se répercutant sur la distribution. Qu’un grand laboratoire chinois ou indien connaisse une panne, voie sa production affectée par une catastrophe naturelle… et aussitôt, c’est l’effet domino, un enchaînement qui peut aboutir à des pénuries en France pouvant durer plusieurs semaines. Le phénomène touche l’ensemble des pays du monde.

    Si en 2017, la loi a créé une obligation légale pour les laboratoires de mettre en place des plans de gestion de pénurie des MIMT, on est encore loin du compte tout comme la coopération européenne et internationale qui reste « embryonnaire ».

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  37. Le Panda Le 3 octobre 2018 à 18h14min (commentaire N° 37)
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    Autres facteurs aggravants pour la France, l’effondrement de sa production pharmaceutique : sur 206 médicaments autorisés par l’EMA entre 2012 et 2016, 16 ont été produits en France, 65 en Allemagne, 57 au Royaume-Uni. Et le marché n’y est pas attractif pour les fabricants en raison des prix bas pratiqués, ceux-ci privilégiant la vente aux pays où les prix des médicaments sont les plus rémunérateurs. Le tout est aggravé par un manque d’information et de transparence pour les citoyens, mais aussi pour les acteurs de la chaîne de production et de distribution qui alimente « la défiance entre ses acteurs qui se suspectent mutuellement de pratiques de nature à alimenter les pénuries ».

    Des propositions timides

    Les propositions des sénateurs, qui se veulent « chocs », paraissent bien timides : incitations fiscales pour relancer la fabrication en France, créer un pôle de production public de certains médicaments essentiels critiques reposant sur la pharmacie centrale des armées et l’Ageps (Agence générale des équipements et produits de santé), revoir la dimension des appels d’offres des établissements de soins dans le but de sécuriser les approvisionnements, laisser aux pharmaciens la possibilité de proposer une alternative thérapeutique en cas d’absence du médecin, enfin « renforcer les obligations éthiques des entreprises pharmaceutiques ».

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