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Cultures Témoignages évolutions des misères et drames

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Par le 26 février 2019

Les auvergnats non à la capitale, mais de sortie dans les salles obscures. Pour un débat avec Pèdro Almodovar.

La culture du vécu est un témoignage indélébile

Les interdits de la pédophilie font recettes

Présent la projection de ces moments traite du fameux film « La mauvaise éducation » une réalisation qui porte une décennie, le talent et la connaissance du sujet permet à « Pédro Almodovar » de savoir quoi il parle sur ce thème. Les trois coups donnés au sol avec le bâton de gendarme permettent de l’ouverture de l’écran lance le silence dans l’ombre pensive de la salle d’art et d’essai. Plus que du théâtre en cinéma, la version est en V.O. sous-titrée en français.

La primeur ne s’arrête pas là, il donne la primeur de la sortie de film à la France. Il va nous démontrer tel un signe du destin que la majorité ignoré un monde de mystères et datant depuis bien des temps. La soirée s’annonçait comme si avant et après, il y avait eu lieu, ce n’était pas le cas, chacun avec ses moyens laissait le spectateur livré à la toile. Qui est Pédro Almodovar ? Un scénariste, réalisateur, auteur, acteur, dans la lignée de : Carlos Saura, Luis Buñuel, sans oublier le maître du suspens : Alfred Hitchcock.

Né le 24 septembre 1949 à Calzada de Calvatra – Espagne- il se vit, s’écoule ! Rapidement à 8 ans, il émigre vers une formation religieuse l’empêche à cette époque de renier sa foi en Dieu. Il commence d’une façon frénétique à fréquenter les salles obscures. A 16 ans, sans argent, sans famille, il lance ses premières idées de productions.

Il lui est impossible d’intégrer l’Ecole Officielle du Film que Franco vient de fermer. Il n’a plus le choix, une chose l’obsède : la forme. Il opte pour le fond et se met à vivre. Pour lui Madrid représente la capitale de la culture et de la liberté, malgré le côté dictatorial. Il rentre à la Compagnie Nationale du Téléphone et acquiert sa première caméra super 8.

Il s’occupe pendant 12 ans en tant qu’assistant. Les temps constituent en fait sa véritable éducation d’où ce film : « La mauvaise éducation » Il côtoie la classe moyenne espagnole à l’aube de la consommation. Il fait la connaissance d’Andy Hass, et prend conscience qu’il est un conteur avec son talent. Tout s’y retrouve, le drame, la misère. C’est plus qu’il n’en faut pour que les Etats-Unis lui fassent un pont d’or qu’il refuse encore. Il s’implique tellement dans ses rôles que l’on comprend sa clarté simplement parce qu’il les vit en majorité.

Le maximum de son temps libre, il vit, il aime, rejoint les troupes de théâtre indépendantes telles que : « Los Gallardores ». Almodovar est né, il réalise des super 8, écrit pour plusieurs magazines, est publié, membre du groupe punk rock. Almodovar est Mc Namma. Un concours de circonstances veut que la naissance de premier long métrage « Pépi, Luci, Born » coïncide avec la naissance de la démocratie en 1980.

A partir de cet instant, le cinéma est un second lui-même. Ses films sont projetés dans le monde entier. Il reçoit en 1999 le Prix de la Mise en Scène au festival de Cannes. De la marginalité à la reconnaissance internationale, le parcours de Pèdro Almodovar n’est pas seulement celui d’un cinéaste couronné de succès mais celui d’un anticonformiste qui a su mener une expérience personnelle, populaire. Il est avec Tim Burton et Peter Greenaway, l’un des rares metteurs en scène à avoir de nouvelles propositions esthétiques dans les années 1980.

Il a aujourd’hui le privilège difficile de représenter la filmographie espagnole où sa propre société de productions « El Deseo » fondée en 1986 avec son frère Augustin, semble le dernier îlot capable de résister à une profonde crise économique et artistique européenne. Almodovar reste un franc-tireur dont l’entrée dans le circuit des productions européennes avec l’affront de 1981, n’a en rien affecté son indépendance. Ce film est rempli de tout le territoire espagnol mais comme il dit « Pas uniquement » Ce film est empreint de la patte de Pèdro Almodovar. Des mosaïques romanesques font écho, les patchworks esthétiques du cinéma le sien.

Le film remporte un succès suit pratiquement non seulement l’Espagne comme ce types de réalités étaient permanentes et qu’il a eu le courage, l’audace de transcrire à l’écran un vécu. Ce que d’autres cachent tels divers voiles. Dans « La mauvaise éducation » on ressent le labyrinthe où il nous entraine comme il y arrive presque à la perfection, ce qui se passe sous le manteau. Il garde un côté accepté difficile parfois à accepter mais que larmes versées pour ces fruits de la force interdite.

Il se base sur ses diverses productions de Picasso pour la mise à mort de toutes les idées reçues. En ce film il mélange l’union du plaisir sexuel et de la mort, mise en lumière par des stratagèmes relationnels empruntés au rituel tauromachique. On aime ou pas les clins d’œil mais on ne peut rester insensible à la transmission de Pèdro Almodovar au summum de son art. Au vif à la suite de la projection quelques témoignages fussent dans la salle :

Marie-Claire 72 ans « malgré mon âge durant le film à des moments j’avais envie de pouvoir franchir l’écran pour vivre certaines scènes »

Nicole : « Ce film est poignant saisissant de vérités  lorsque l’on constate qu’il est interdit au moins de 12 ans c’est une énorme erreur, pardonnez-moi si j’en pleure c’est la première fois que je vois Pèdro Almodovar, pas une seconde je n’aurai cru voir autant de réalités » Eric : Son mari, ma femme a su trouver des mots bien plus justes que ce que nous vivons et que les portes se ferment telle une confusion ou du droit de réserve. Odile : Ce n’est pas évident de monter au second étage lorsque l’on est handicapée, mais je voulais savoir certaines vérités.

Un groupe d’étudiants mixés hommes-femmes « L’émotion était trop forte. Nous ne voyons pas ce que nous pouvons dire de plus, nous avons appris bien plus que ce que nous pensions » Les témoignages par centaines pleuvaient. Arrivés sur le trottoir au pied des réverbères nous avons quittés ce lieu alors que les discussions suivez bon train, un partage en Croisettes des frères Lumière. Pèdro Almodovar a su poser une forme de lettres de noblesses pendant quelques heures qui durent depuis 2004, dans cette salle. Au cœur de la cité auvergnate tout comme si Vercingétorix prenait la place des frères Lumière. La devise de sa statue plana depuis des siècles « J’ai pris les armes pour défendre vos libertés, sachez les garder »

Stupéfiant que ce film un extrait à l’époque depuis Cannes ici est était interdit au moins de 12 ans, tout comme : « Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… » le résume de ce film ici des faits réels vécus et tourné par leur propres acteurs dans tous les sens du terme, interdit au moins de 16 ans sorti en 1981. Un cliché se dégage, la pédophilie et la prostitution seraient moins importantes envers d’innocents. Certaines formes de vocation devraient être modifiés pour ne pas que d’autres prient ou pleurent à vie dans le désert du monde. Justement par le silence des religions et de certaines formes de rapports qui détruisent pleinement.

Le Panda

Patrick Juan

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30 Commentaires sur ce billet

  1. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h34min (commentaire N° 1)
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    Le Panda

    Plusieurs institutions internationales ont mis en cause la brutalité du maintien de l’ordre lors des manifestations des gilets jaunes, notamment l’utilisation du LBD et de la grenade GLI-F4. Le gouvernement reste droit dans ses bottes.

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  2. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h35min (commentaire N° 2)
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    Le Panda

    Plaies béantes, hématomes spectaculaires, gueules balafrées. Laurent Thines, neurochirurgien au CHRU de Besançon, désigne un collage de photographies qu’il a compilé ; des gilets jaunes, le corps et le visage meurtris par des tirs de LBD (lanceurs de balles de défense, arme qui a succédé au flash-ball) et des grenades envoyées par les forces de l’ordre lors des manifestations. Colère de celui qui a lancé la pétition des soignants pour un moratoire sur l’usage de ces armes, qualifiées d' »intermédiaires » ou de « sub-létales » : « Pour moi, ces photos, c’est le mur de la honte ».

    Depuis le début des mobilisations, d’après les chiffres compilés par le journaliste spécialisé David Dufresne, 2.000 gilets jaunes ont été blessés, dont 220 gravement. 63% l’ont été par des tirs de LBD. 21 personnes ont été éborgnées, dont 19 par le successeur du flash-ball, et 2 par des grenades. 5 manifestants ont eu une main arrachée, et Zineb Redouane, une femme de 80 ans, est décédée après avoir été blessée par une grenade lacrymo. Ces données statistiques brutes, en sus des images témoignant d’une répression souvent violente des mobilisations par les policiers, ont donné lieu ces derniers jours à plusieurs prises de position au niveau international.

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  3. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h36min (commentaire N° 3)
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    Condamnations internationales

    Le 14 février, un groupe d’experts de l’ONU publie un communiqué relayant « des allégations graves d’usage excessif de la force » lors des opérations de maintien de l’ordre en France depuis novembre 2018. Les spécialistes membres du Haut commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies pointent, en particulier, « des blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites ‘non-létales’ telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou ‘flashballs' ». Après l’ONU, suit l’Europe : le même jour, le Parlement européen vote à 438 voix pour, 78 contre et 87 abstentions une résolution dénonçant « le recours à des interventions violentes et disproportionnées de la part des autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques » ; sans cibler explicitement la France, le texte a été précédé de débats essentiellement concentrés sur le contexte des gilets jaunes.

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  4. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h36min (commentaire N° 4)
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    Le Panda

    La résolution n’appelle pas à l’interdiction des LBD, ce qui pousse alors plusieurs eurodéputés de gauche à s’abstenir, dénonçant les pressions d’une partie de la droite pour édulcorer les exigences du texte. Enfin, ce mardi 26 février, la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic publie un mémorandum adressé aux autorités françaises : elle y appelle le gouvernement à « suspendre l’usage des lanceurs de balles de défense dans le cadre des opérations de maintiens de l’ordre » et enjoint la France à revoir « au plus vite » la doctrine d’emploi des fameuses armes « intermédiaires ».

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  5. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h37min (commentaire N° 5)
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    Le Panda

    Qu’est-il reproché à ces instruments de maintien de l’ordre ? Ce jeudi 28 février, l’eurodéputée Marie-Christine Vergiat (élue sur une liste Front de gauche en 2014) organisait une conférence de presse pour réclamer la suspension de l’utilisation des LBD et des grenades lacrymogènes GLI-F4. « Les armes intermédiaires sont dangereuses et mal utilisées », estime la parlementaire, accompagnée de plusieurs figures de la lutte contre les violences policières. Parmi elles, Raphaël Kempf, avocat au barreau de Paris qui défend bon nombre de victimes. Et s’appuie sur des textes produits par des autorités publiques ; ainsi, un rapport conjoint de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) datant de 2014 classe la GLI-F4 dans la catégorie des armes léthales ; le code de sécurité intérieure indique que ces grenades lacrymogènes peuvent servir au maintien de l’ordre mais également être destinées à l’usage militaire. De quoi faire dire à l’avocat que « l’Etat sait depuis au moins cinq ans que cette arme est dangereuse ».

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  6. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h38min (commentaire N° 6)
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    Le Panda

    Concernant le LBD, Raphaël Kampf s’appuie sur un rapport du défenseur des droits concernant le maintien de l’ordre, rendu en janvier 2018. Le texte indiquait que le préfet de police de Paris avait interdit le LBD dans les opérations de maintien de l’ordre « au regard de sa dangerosité et de son caractère inadapté dans ce contexte ». Recommandation qui a manifestement été rangée au placard s’agissant des manifestations des gilets jaunes. Commentaire de l’avocat : « L’Etat sait que ces armes sont dangereuses, et il continue de les utiliser : pourquoi ? En vérité, le gouvernement joue une stratégie de la tension, il cherche à faire peur aux gens pour les dissuader d’aller manifester. »

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  7. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h38min (commentaire N° 7)
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    Dangers graves pour la santé

    Le neurochirurgien Laurent Thines, utilisant un diaporama précis et volontairement explicite, a lui documenté la gravité des lésions infligées par les armes sub-létales : « Je suis effaré de voir des gens revenir de manifestation avec des blessures gravissimes, qui entraînent des pertes de substance », s’insurge le médecin. « Les LBD sont faits pour neutraliser des individus dangereux sans les tuer, on en a vu utilisés contre des terroristes ; ce ne sont pas des armes de maintien de l’ordre, ce sont des armes fabriquées pour blesser gravement ». Explications scientifiques à l’appui : lourdes et rigides, les balles des LBD partent à 324 kilomètres/heure et ont une force d’impact de 200 joules à moins de dix mètres : l’équivalent d’un « parpaing de 20 kilos lâchés à un mètre de hauteur sur votre tête », d’après Laurent Thines. Dans le cou ou la tête, zones que les policiers ne doivent pas viser mais qui ont été dans les faits l’objet de nombreux tirs lors des manifestations, « les balles peuvent causer une mort par asphyxie ou un AVC ». Dans le visage, « les lésions occasionnent des fractures, on peut perdre un oeil , subir des traumas crâniens avec des séquelles neurologiques irrémédiables. ».

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  8. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h39min (commentaire N° 8)
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    Le Panda

    S’agissant des balles reçues dans le tronc ou sur les membres, cibles recommandées pour les forces de l’ordre utilisant le LBD, le neurochirurgien estime qu’elles peuvent tout de même « causer de graves lésions ; une balle dans le coeur ou la rate peut être potentiellement mortelle ». De quoi pousser Marie-Christine Vergiat à demander a minima une « suspension de l’utilisation des armes intermédiaires lors des opérations de maintien de l’ordre. Nos voisins n’utilisent pas ces armes-là ». En Europe, la France est en effet l’un des seuls pays avec la Pologne et la Grèce à utiliser le LBD.

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  9. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h40min (commentaire N° 9)
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    Le Panda

    Ces arguments n’ont pas convaincu le gouvernement. La veille, dans une conférence de presse commune avec Angela Merkel, Emmanuel Macron a vigoureusement défendu l’utilisation du LBD, s’en prenant à une partie des manifestants : « la meilleure manière d’éviter ces utilisations [du LBD] et ces cas est d’éviter d’avoir des gens qui considèrent que le samedi après-midi est fait pour casser des vitrines, des institutions ou attaquer les forces de l’ordre », a attaqué le président, ajoutant : « Je le dis très simplement, je ne laisserai pas les forces de l’ordre sans aucun moyen ni d’assurer l’ordre public, ni de se défendre face à des gens qui arrivent aujourd’hui armés et avec les pires intentions ». Début janvier, le Conseil d’Etat a rejeté les demandes de suspension des armes sub-létales, indiquant qu’elles étaient nécessaires aux forces de l’ordre dans un contexte d’accroissement des violences en manifestation. Certains policiers et gendarmes affirment que si cette catégorie d’armes leur est interdite, ils seront privés de moyens de défense et seraient obligés d’utiliser des armes létales.

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  10. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h40min (commentaire N° 10)
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    Une argumentation qui fait vivement réagir les partisans de l’interdiction des LBD et grenades sub-létales. Parmi eux, David Dufresne, journaliste connu pour son suivi spécialisé des violences policières, réfute l’idée que les manifestations sont plus dangereuses que par le passé : « Cela ne résiste pas à l’analyse historique : rappelons-nous l’incendie du palais du Parlement de Bretagne en 1994, les manifestations des sidérurgistes dans les années 1970, celles des pompiers dans les années 1990, sans parler de mai 68… » Le camp favorable à la suspension des armes intermédiaires pointe deux problèmes majeurs : un manque de formation, et une doctrine défaillante qui mène à « utiliser des armes de défense comme des armes d’attaque ».

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  11. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h41min (commentaire N° 11)
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    En effet, jusqu’à 80.000 policiers ont été mobilisés lors des manifestations de gilets jaunes entre décembre et février. Or, « il n’y a que 15.000 CRS et gendarmes mobiles en France » ; ce qui a amené les autorités à mobiliser des milliers de gardiens de la paix pas habitués au maintien de l’ordre.  » Quand vous allez chercher des gardiens de la paix dans les commissariats pour lui dire ‘samedi, tu as maintien de l’ordre, va t’acheter un casque’, ils sont tout à fait légitimes à avoir peur. Ils ne sont pas formés, pas entraînés, pas équipés », estime David Dufresne. Autre catégorie de policiers mobilisée : les membres de la Brigade anti-criminalité (BAC), les fameux « baceux », qui sont formés à l’utilisation du LBD… mais pas au maintien de l’ordre. « Leur habitude est d’utiliser ces armes contre des présumés criminels ou déliquants, ils font du ‘saute-dessus’, cela n’a rien à voir avec le fait de gérer une foule », critique Dufresne.

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  12. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h41min (commentaire N° 12)
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    Le Panda

    Plus largement, le contraste entre les méthodes françaises de maintien de l’ordre et les techniques utilisées chez nos voisins plus au nord est pointé du doigt. Là où les Allemands, Anglais et Néerlandais sont réputés utiliser une doctrine de « désescalade », la France adopterait celle du « maintien à distance », regrette Marie-Christine Vergiat. Pour David Dufresne, il est possible d’éviter des débordements violents sans recourir à des armes telles que le LBD : « On peut informer les manifestants via de gigantesques haut-parleurs, utiliser la signalisation électronique et les réseaux sociaux pour faire les sommations, être mieux informés sur ce qui se prépare au sein des mouvements, ce qui est beaucoup plus compliqué en France depuis la suppression des renseignements généraux… » Autant d’éléments d’apaisement qui, d’après les récentes prises de position du gouvernement, ne sont pas prêts de voir le jour en France.

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  13. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h43min (commentaire N° 13)
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    Qui sont les 54 Français liés au régime nazi qui perçoivent encore une pension de l’Etat allemand ?

    Cette prestation ne concerne « que des victimes de guerre » et exclut des versements à « une personne qui aurait commis un crime de guerre ». Mais en France, l’affaire suscite un profond malaise.

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  14. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h43min (commentaire N° 14)
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    « Rente pour service rendu au IIIe Reich », « collabo ». Fin février, les parlementaires belges n’ont pas eu de mots assez forts pour fustiger une allocation versée par l’Allemagne au titre de la Seconde Guerre mondiale. Selon eux, ces pensions ont été accordées à des collaborateurs belges du régime nazi, membres de la Waffen-SS, condamnés après-guerre dans leur pays. Et la Belgique pourrait ne pas être la seule nation concernée. Selon le ministère du Travail allemand, 2 033 personnes ont touché ces pensions le mois dernier, dans le monde.

    L’affaire a suscité un profond malaise en France, Jean-Luc Mélenchon appelant à interdire le versement de cette pension, encadrée par une loi allemande de 1951. Paris a même demandé à Berlin d’expliciter le profil des bénéficiaires en France, mercredi 27 février. Car parmi les bénéficiaires figurent 54 personnes vivant sur le sol français. Qui sont-elles exactement ? D’anciens collaborateurs nazis en font-ils partie ? Pour l’instant, personne à Paris ne connaît leur identité. « Nous n’avions pas connaissance de cette pension », a même reconnu la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Franceinfo a donc tenté d’en savoir plus.

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  15. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h44min (commentaire N° 15)
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    Un montant maximum de 1 300 euros

    Contacté par franceinfo, le ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales allemand est catégorique sur les conditions de versement de la prestation, d’un montant maximum de 1 300 euros. Selon la loi fédérale sur l’assistance aux victimes de guerre de 1951 qui encadre son versement, elle concerne les personnes ayant subi des dommages pour leur santé au cours de la Seconde Guerre mondiale.

    « Les bénéficiaires peuvent donc être d’anciens soldats de la Wehrmacht [l’armée allemande du IIIe Reich] ou des victimes civiles de la guerre. Parmi eux, il peut y avoir, par exemple, des personnes ayant perdu un membre lors d’un bombardement », explique le ministère. Et de préciser que cela ne consiste pas en une pension réservée à des combattants ayant servi dans l’armée allemande.

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  16. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h45min (commentaire N° 16)
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    Si le ministère assure ne pas connaître le nom des récipiendiaires, il indique que parmi les 54 personnes concernées en France figurent des ressortissants français et des Allemands qui résident sur le territoire français.

    Aucun condamné pour « crime de guerre »

    Selon le ministère, aucun des 54 n’a toutefois été condamné pour « crime de guerre ». La loi de 1951 a d’ailleurs été renforcée dans ce sens à la fin 1997 : elle exclut « tout demandeur ayant violé les principes d’humanité ou l’Etat de droit pendant le régime nazi. » En vertu de cette règle, le ministère précise à franceinfo que l’octroi de la prestation a été refusé dans 99 cas depuis 1998.

    Dans le détail, le versement de ces indemnités revient aux seize Länder, les Etats fédérés qui forment l’Allemagne. Ces derniers examinent les demandes et ont toute autorité pour accorder, refuser ou retirer la prestation.

    Pour ce qui est du profil des récipiendiaires, « le ministère local de la Sarre examine actuellement si d’anciens membres de la Waffen-SS pourraient figurer parmi ces bénéficiaires », précise le porte-parole du ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales allemand. En effet, d’anciens soldats, enrôlés de gré ou de force dans la Wehrmacht, peuvent percevoir cette prestation. Contacté par franceinfo, le ministère local de la Sarre, qui gère les bénéficiaires qui résident en France, n’a pas répondu à nos sollicitations.

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  17. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h45min (commentaire N° 17)
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    La question des « malgré-nous », enrôlés de force

    Parmi les pistes explorées par les autorités allemandes figure ainsi le cas des « malgré-nous » et « malgré-elles », ces 135 000 Alsaciens et Mosellans enrôlés de force dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale. A partir de 1941, le régime nazi avait mis en place des campagnes de recrutement et déclaré obligatoire le service militaire dans l’armée allemande pour tous les jeunes Français de la région Alsace-Moselle. « S’ils n’y allaient pas, leurs proches étaient déportés dans les camps de travail », explique Gérard Michel, de l’Association des déportés, évadés, incorporés de force (ADEIF), à franceinfo.

    Certains d’entre eux font-ils partie des 54 personnes concernées par le versement de cette pension controversée ? Non, répond avec véhémence une des membres de l’ADEIF du Bas-Rhin, contactée par franceinfo. « A notre connaissance, il n’y a pas de ‘malgré-nous’ parmi les 54. En tout cas, aucun n’a fait de demande pour la percevoir. » Même son de cloche du côté de l’historien Nicolas Mengus, qui gère le site malgre-nous.eu. Selon lui, aucun « malgré-nous » ou « malgré-elles » ne touche une pension de l’Allemagne, même en tant que victime de guerre. En effet, en 1945, les « malgré-nous » ont été reconnus par le gouvernement français comme des anciens combattants.

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  18. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h46min (commentaire N° 18)
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    ”Les enrôlés de force ont obtenu la carte d’ancien combattant de l’armée française et touchent à ce titre une pension du ministère des Armées.”
    — Nicolas Mengus, historien
    à franceinfo

    Deux autres procédures pour une plus grande reconnaissance de ces anciens combattants sont d’ailleurs en cours, dont l’une visant à faire reconnaître leur incorporation de force comme un crime contre l’humanité. « Mais peut-être y a-t-il, parmi les 54, des ‘enrôlés de force’ qui n’ont pas été reconnus comme tels par la France et qui, en tant que victimes de guerre, ont demandé une prise en charge en Allemagne ? », se questionne, auprès de franceinfo, l’historien Frédéric Stroh, spécialiste de l’incorporation de force.

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  19. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h47min (commentaire N° 19)
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    Le Panda

    Les « volontaires » de la Wehrmacht

    De leur côté, 8 000 Français se sont engagés volontairement dans l’armée allemande pour combattre sous cet uniforme. Les plus controversés sont ceux de la « Charlemagne » (la division française de la Waffen-SS), qui se sont engagés par conviction politique, rappelle l’historien Geoffrey Diebold, auteur d’un mémoire de recherche sur Les Engagés volontaires alsaciens dans la Wehrmacht et la Waffen-SS, de 1940 à 1945. Certains ayant collaboré avec le régime nazi pourraient donc figurer dans la liste des 54 personnes.

    Reste à connaître l’histoire exacte de tous ces engagés. Car d’autres « volontaires », la plupart jeunes et issus de milieu modeste, n’ont pas eu « grand choix » au moment de signer leur engagement dans l’armée allemande, assure Geoffrey Diebold, qui a étudié les dossiers des 2 428 engagés alsaciens, dont 1 442 ont signé pour la Wehrmacht et 872 pour la Waffen-SS (l’affectation des 114 autres n’est pas connue).

    Des circonstances expliquent leur ralliement : certains se sont engagés pour éviter d’aller sur le front russe, en choisissant la marine ou l’aviation allemande ; d’autres fuyaient une situation familiale compliquée ou cédaient à la pression de parents pro-nazis.

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  20. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h48min (commentaire N° 20)
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    Le Panda

    ”Les officiers allemands faisaient de la propagande dans les écoles. A la fin de leur discours, ils faisaient signer aux élèves un papier. Une fois rentrés chez eux, ils comprenaient qu’ils s’étaient engagés.”
    — Geoffrey Diebold, historien
    à franceinfo

    L’historien rappelle également que parmi les « volontaires », certains avaient été arrêtés parce qu’ils affichaient une attitude « anti-nazie ». La police du IIIe Reich leur laissait alors le choix entre l’engagement volontaire ou le camp de concentration.

    Sans information officielle de la part du gouvernement allemand, difficile de se faire une idée précise des bénéficiaires. Pour l’historien Nicolas Mingus, la discrétion, voire la gêne, en vigueur outre-Rhin s’explique par un souci de précaution. « Il y a des rancœurs très vives encore qui peuvent être attisées parce qu’ils touchent une pension. Il ne faut pas que cela devienne une chasse aux sorcières. Tant qu’on ne sait pas qui c’est et les conditions de leur entrée dans l’armée allemande, comment juger ? »

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  21. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h50min (commentaire N° 21)
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    Le Panda

    Le pape François est-il l’homme de la situation, alors que l’Eglise catholique est à la peine ? Il fait ce qu’il peut mais, pour l’instant, il peut peu.

    Contre la pédophilie, qui a longtemps gangrené une partie de l’Eglise, il aura été magistral. Mais, sur le reste, le souverain pontife s’efforce surtout de plaire à la presse et, contrairement à ses prédécesseurs, il y réussit bien. D’une humilité sulpicienne, il cherche en général à ne pas déranger.

    D’où l’étrange silence papal sur les dernières profanations d’églises en France, qui sont certes imputables, dans certains cas, à des gamins…

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  22. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h54min (commentaire N° 22)
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    Le Panda

    Drogue: à Nantes, l’enseignement diocésain sous le choc

    Le directeur diocésain de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique a été mis en examen pour «détention, offre, cession et acquisition de produits stupéfiants».

    Officier de marine de réserve au casier judiciaire vierge, père de famille, catholique pratiquant de tendance traditionaliste, Philippe C., 52 ans, n’a pas vraiment le profil habituellement rencontré dans les affaires de stups. C’est donc peu dire que l’annonce, mardi, par le journal Presse Océan, de sa mise en examen pour «détention, offre, cession et acquisition de produits stupéfiants» a eu, à Nantes, l’effet d’un coup de tonnerre.

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  23. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h54min (commentaire N° 23)
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    Le Panda

    D’autant que Philippe C. est directeur diocésain de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, qui chapeaute les 348 établissements privés sous contrat du département. En poste depuis un an et demi, ce Breton né à Harfleur, en Seine-Maritime, a fait toutes ses classes dans l’enseignement catholique – professeur, chef d’établissement, directeur diocésain dans la Somme, secrétaire général académique à Amiens – après des études de littérature et de philosophie à Paris. Auditeur du prestigieux Institut des hautes études de défense nationale, il a même reçu les médailles de la défense nationale et des services militaires volontaires.

    Fin janvier, devant des personnels stupéfaits de la Direction de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, Philippe C. est interpellé par les gendarmes de la section de recherche et son bureau perquisitionné. L’incompréhension laisse place à une première explication quand le directeur diocésain est mis en examen et, après 48 heures de garde à vue, placé sous contrôle judiciaire.

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  24. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h55min (commentaire N° 24)
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    En poste depuis un an et demi, ce Breton né à Harfleur a fait toutes ses classes dans l’enseignement catholique après des études de littérature et de philosophie à Paris

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  25. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h55min (commentaire N° 25)
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    Le Panda

    Fin janvier, devant des personnels stupéfaits de la Direction de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, Philippe C. est interpellé par les gendarmes de la section de recherche et son bureau perquisitionné. L’incompréhension laisse place à une première explication quand le directeur diocésain est mis en examen et, après 48 heures de garde à vue, placé sous contrôle judiciaire.

    L’affaire n’est pas rendue pulique, les chefs d’établissements étant informés d’un simple «empêchement» de leur supérieur hiérarchique

    Mais l’affaire n’est pas rendue publique, faute d’éléments, pendant plusieurs semaines, les chefs d’établissements étant informés d’un simple «empêchement» de leur supérieur hiérarchique, qui sera finalement licencié vendredi dernier. Officiellement c’est pour «faute professionnelle, mais sans lien direct avec la mise en examen. Les faits sur le plan privé ne nous regardant pas», affirme au Figaro la Direction diocésaine de Loire-Atlantique. Mais «C’est inédit et c’est inimaginable», complète-t-elle aussitôt. Des mots qu’on retrouve du côté de l’Évêché de Nantes, dont un communiqué publié après la publication de l’information, affirme que «tout le monde a été très surpris». Le choc est tel aujourd’hui que les associations de parents d’élèves refusent de s’exprimer.

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  26. Le Panda Le 1 mars 2019 à 22h56min (commentaire N° 26)
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    «Même dans sa personnalité il est très militaire. C’est quelqu’un de super strict: quand c’est blanc, c’est blanc, quand c’est noir, c’est noir», dépeint un de ses collègues de travail. Ce sont des difficultés personnelles qui auraient conduit le directeur diocésain à une consommation importante de drogues, notamment de la cocaïne, lors de soirées festives pendant lesquelles il la partageait avec d’autres. «Des faits qui relèvent de sa vie privée et qui n’ont pas de lien avec son activité professionnelle», a précisé Pierre Sennes, procureur de la République de Nantes.

    Pour assurer l’intérim à la Direction de l’enseignement catholique, le Diocèse de Nantes a sorti de la retraite un ancien de la maison: Jean-Loup Leber. Âgé de 63 ans, il avait dirigé l’enseignement primaire en Loire-Atlantique avant de partir en Ille-et-Vilaine. «Humainement il est très apprécié en interne. Son but sera de gérer les affaires courantes pour retrouver une forme de sérénité», confie le même collègue de l’enseignement diocésain.

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  27. Le Panda Le 1 mars 2019 à 23h03min (commentaire N° 27)
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    C’est le plus haut représentant catholique à être condamné dans une affaire de pédophilie. Le cardinal George Pell, ancien membre du conseil des cardinaux, a été reconnu coupable d’abus sexuels sur mineurs, mardi 26 février, à l’issue d’un long procès. Si sa peine n’a pas encore été fixée, il encourt jusqu’à cinquante ans de réclusion. Une nouvelle audience est prévue mercredi. Il pourrait alors être arrêté et condamné la semaine prochaine.

    Après quatre semaines et demie de procès, George Pell a été accueilli devant le tribunal par une foule de manifestants, policiers et journalistes. En décembre 1996, alors qu’il était archevêque de Melbourne, il a agressé sexuellement deux garçons de chœur âgés de 12 et 13 ans, après une messe dans la sacristie à la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne. L’une des deux victimes est décédée en 2014 d’une overdose. Le tribunal de Melbourne a déclaré le cardinal de 77 ans coupable d’un chef d’agression sexuelle et de quatre chefs d’attentat à la pudeur.

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  28. Le Panda Le 1 mars 2019 à 23h04min (commentaire N° 28)
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    Le Panda

    « Comme beaucoup de survivants, j’ai vécu la honte, la solitude, la dépression »

    Un précédent procès sur les mêmes cinq chefs d’accusation avait eu lieu au mois d’août, mais la constitution du jury avait été suspendue, pour finalement mener à l’ouverture d’un nouveau procès.

    Le jury avait rendu son verdict à l’unanimité devant le tribunal le 11 décembre dernier, mais le résultat était assujetti à une ordonnance. Le tribunal interdisait ainsi, jusqu’à aujourd’hui, aux médias de donner plus d’informations sur le procès, car la justice avait pris une ordonnance de suppression, sous peine de poursuites. Cette décision avait été prise afin de protéger le jury. Pour avoir dévoilé le verdict du tribunal en décembre, des dizaines de journalistes encourent désormais des poursuites pénales dans l’État du Victoria, notamment ceux du Washington Post ou du Daily Beast.

    À la demande des victimes, toutes les informations concernant les plaintes ne pourront être dévoilées afin de protéger leurs vies privées et leurs familles. « Comme beaucoup de survivants, j’ai vécu la honte, la solitude, la dépression, il m’a fallu des années pour comprendre l’impact que cela avait sur ma vie », a lu Vivian Waller, l’avocate de l’une des victimes.

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  29. Le Panda Le 1 mars 2019 à 23h05min (commentaire N° 29)
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    Les avocats du cardinal feront appel

    La condamnation de l’ancien trésorier du Vatican et son probable emprisonnement représentent un symbole pour les victimes. Cette annonce intervient à peine quelques jours après un sommet de quatre jours de cardinaux et d’évêques, en présence du pape François, sur la protection des mineurs dans l’Église. Le pape a appelé à une « bataille totale » contre les abus sexuels perpétrés sur des enfants par des membres du clergé, crimes qu’il a qualifiés d’abominables.

    Mgr Mark Coleridge, président de la Conférence des évêques catholiques australiens, a affirmé que l’affaire du cardinal Pell avait choqué de nombreuses personnes en Australie et dans le monde, « y compris les évêques catholiques d’Australie ». « Les évêques conviennent que tous doivent être égaux devant la loi et nous respectons le système juridique australien. Le même système juridique qui a rendu le verdict examinera l’appel par l’équipe juridique du cardinal. »

    Avant de rentrer en Australie, son pays d’origine, pour faire face aux accusations, George Pell a été pendant trois ans préfet du secrétariat à l’économie du Saint-Siège et l’un des plus proches conseillers du pape. Il avait notamment été choisi pour éradiquer la corruption. Ses avocats ont annoncé qu’ils feraient appel du jugement.

    Lilas-Apollonia Fournier (Melbourne, Australie)

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  30. Le Panda Le 1 mars 2019 à 23h06min (commentaire N° 30)
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    Le cardinal Pell jugé coupable d’abus sexuels sur mineurs, le Vatican prend acte

    Le cardinal australien George Pell, préfet du secrétariat à l’économie du Saint-Siège, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs commises à Melbourne dans les années 1990. Le cardinal, qui encourt la prison, doit être fixé sur sa peine mercredi 27 février

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