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Les urgences, les anciens silences !

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Par le 14 juin 2019

Une place oui : en mouroirs aux Ehpad pour séniors 

Des faits non imputables aux soignants, mais des personnes ont été trouvés mortes dans les couloirs des urgences tout comme d’autres dans les Ehpad 5 décès cause alimentaire? Des résidents qui baignent dans leur urine et leurs excréments, dénutris, déshydratés, privés de soins enquête sur la face fantasmatique des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Ehpad dixit pour masse d’intervenants : «Mouroirs», «antichambres de la mort». Familles, résidents au quotidien sont dans l’indignation. En tous lieux de France, le réalisme est désespérant, j’ai pu le constater. De quels maux souffrent les 7200 Ehpad ? A posséder autant de droits illégaux que serons-nous demain ? 75% de ces pré mouroirs sont des établissements publics ou sous l’intitulé d’association. Les organismes privés se partagent les 25% restants du gâteau de fin de notre vie. Parvenant à des taux de rentabilité à plus de deux chiffres, certains géants du secteur n’hésitent pas à sacrifier la santé de leurs résidents. Des pratiques, parfois illégales, encouragées par le système de financement actuel : «Plus les résidents sombrent en fin de vie, plus les dotations publiques de ces 75% et autres sont à la hausse. Une logique qui pousse au constat, pourquoi préserveraient-ils leur autonomie ? Une personne alitée rapporte plus à l’Ehpad qu’une personne valide» analyse Joseph Krummenacker, président de la FNAPAEF, une fédération d’usagers. Constat : «Il s’agit en quelque sorte d’une prime à la dégradation. Des usines à fabriquer des grabataires.»

La porte de l’Ehpad s’ouvrent, c’est la signature d’un arrêt de mort légal financier !

Pourtant décrites comme «médicalisées», les maisons de retraite privées entretiennent volontiers une confusion sur leurs prestations médicales, pour justifier de tarifs parfois exorbitants. A la différence des établissements publics, les Ehpad privés fixent librement leurs tarifs, parfois cinq fois supérieurs à la retraite des français ! «En théorie, et plus rarement en pratique, les Ehpad disposent d’un médecin coordinateur, qui ne peut prescrire, pas même un Doliprane. Son rôle se limite à faire le lien entre différents médecins traitants libéraux qui ont une fâcheuse tendance à se reposer sur notre travail» indique un infirmier en Ehpad. «Nous n’avons pas plus de moyens qu’à domicile. Bien souvent, nous sommes réduits à regarder les gens se dégrader. Leur entrée en maison de retraite signe leur arrêt de mort.» Les causes sont similaires aux hôpitaux services des urgences. Où les deux milliards octroyés en 2019 par Madame Agnès Buzin qui se donne bonne conscience, mais les plaintes sont classées sans suite, signalements lettres mortes.

On ne décède plus chez soi avec les siens. Une omerta est lancée sur les lanceurs d’alerte qui brisent la loi du silence. Dans certains cas ils sont expulsés de ces mouroirs, menacés, se retrouvent parfois face aux tribunaux. Les familles vivent la situation telle une prise en otage. «Un manteau légal de non-acharnement thérapeutique, le constat est désespérant éviter à tous prix une hospitalisation en urgence, on laisse mourir les nôtres. «Pour avoir veillé sur leur santé. La direction expulse manu militari de ces lieux. Ils vont jusqu’à interdire les visites

L’association A D M D n‘est pas écouté depuis plus de 20 années

Faire le jour sur maltraitance, une négligence médicale reste la première difficulté à laquelle les familles sont confrontées. Souvent, certains établissements posent les « accidents » sur le cas de démences. Des transmissions sont bidons voire antidatées. De nos jours l’impunité est la norme.». Des autorités juges et parties. A quand le « Droit de mourir dans la dignité » pourtant cette Association existe et combat, mais en vain ! Où sont les lois de la vie à trépas ? Le personnel soignant établi ces constats !

Le Synerpa, le plus important syndicat des maisons de retraite privées, assure, lui, «visiter régulièrement les établissements». Sa déléguée, Florence Arnaiz-Maumé, reconnaît «des cas difficiles» non sans ironiser, «quand on entre en Ehpad, l’idée n’est pas d’aller vers la jeunesse». Madame si ces personnes n’étaient pas là, vous ne serez pas de ce monde. Comment expliquer toutefois l’immobilisme des agences régionales de santé (ARS) et des Conseils départementaux, en charge des contrôles ? Dans une longue interview, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn réfute l’accusation d’être juge et partie. En effet, les autorités contrôlent les Ehpad et distribuent les enveloppes d’argent public.

Des évaluations existent, pour l’instant, «les établissements s’autoévaluent, sans grille d’évaluation, n’importe quoi» dixit Florence Arnaiz-Maumé. Des rapports de l’Inspection générale des affaires sociales et la Direction générale de la cohésion sociale évoquent les conflits d’intérêts entre les sociétés évaluatrices et les Ehpad, qui les choisissent et les rémunèrent. La direction de l’Association au service des personnes âgées minimise : «Ça se passe comme pour un contrôle technique.» Les retraités à venir et ceux sur ces lieux apprécieront.

Suivant de plein feux : « Celui qui fut les plus écouté à un moment donné des événements que la France connu ces dix dernières années déclame » : «Je suis très déçu, le gouvernement ne mesure pas l’ampleur de la contestation» Patrick Pelloux, président de l’Amuf. Qui est Patrick Pelloux ? La ministre de la Santé, refuse de cautionner le stade de «dévoyer un arrêt maladie». Agnès Buzyn affirme «comprendre l’impatience» des personnels des urgences face à «un quotidien devenu insupportable». La ministre de la Santé, s’est déplacée au congrès des urgentistes.

Elle a annoncé des mesures immédiates: une accélération de rénovation de certains bâtiments plus que vétustes des urgences, des crédits exceptionnels pour les services qui font face à une très forte hausse de leur activité, la généralisation d’une prime déjà existante et la création d’une prime de coopération pour les paramédicaux qui se verraient déléguer certaines tâches des médecins. Agnès Buzyn a confié une mission de refondation des urgences au député LREM Thomas Mesnier, urgentiste de profession âgé de 33 ans, fraichement élu, jeune médecin, ou se trouve son expérience aux deux stades ? Au professeur Carli, président du Syndicat national des urgences hospitalières, les propositions ne sont pas attendues avant la fin de l’année 2019. Sans s’attaquer à la vocation de ces hommes dont les premiers pas de la vie professionnelle était de sauver et de soigner les patients. On constate que la guerre est délibérément ouverte.

Guerre déclarée à Patrick Pelloux ? Il semble évident ou puéril que la confiance au gouvernement vient d’être votée 363 « pour » 163 « contre ». Dans le cadre de l’exposé d’Edouard Philippe face au parlementaires, le score semble élogieux même s’il est en baisse par rapport à il y a deux années de plus de 100 votes « contre ».

La partition n’était pas la même au Sénat mais à priori il fallait s’y attendre. Les sénateurs, se sont majoritairement abstenus. Sur 345 votants, 181 ont choisi de ne pas se prononcer, 93 ont voté contre. Uniquement 71 ont soutenu le projet du gouvernement pour la suite du quinquennat.

Chacun pourra estimer ce qui l’attend à plus ou moins court terme. Agnès Buzin, Edouard Philippe, Emmanuel Macron : cessaient de fermer les yeux sur le devenir de ceux qui ne vous comprennent pas ou plus.

 

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8 Commentaires sur ce billet

  1. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h10min (commentaire N° 1)
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    Le Panda

    Après trois mois de grève aux urgences, le gouvernement débloque 70 millions d’euros de mesures immédiates

    Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d’une prime « de risque de 118 euros bruts (100 euros nets mensuels) » versée dès juillet.

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  2. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h12min (commentaire N° 2)
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    Le Panda

    « On arrive à la limite d’un système qui est en train de craquer », dénonce jeudi 13 juin sur franceinfo Grégory Allione, le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Il fait allusion à la crise que traversent les urgences françaises. Une crise qui touche aussi les sapeurs-pompiers. Ils interpellent jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

    Parmi les revendications : la généralisation dans toute la France du numéro d’urgence unique, le 112, à l’image du 911 aux États-Unis. Le 112, « numéro unique en Europe, permettrait, selon Grégory Allione, d’avoir une réponse avec le bon train de départ. C’est-à-dire l’ambulance, le médecin ou les forces de l’ordre si on est dans une situation compliquée. Cela pourrait recentrer le champ de chacun. »

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  3. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h14min (commentaire N° 3)
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    Le Panda

    Grégory Allione insiste sur les missions trop diverses et pas assez ciblées qui sont confiées aux pompiers. « Quand on nous demande d’aller soigner une cheville dans un stade de foot puis d’aller dans un Ehpad pour prendre quelqu’un qui va simplement faire une visite de routine aux urgences, c’est compliqué à expliquer », souligne le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

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  4. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h14min (commentaire N° 4)
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    Le Panda

    Créer des centres départementaux d’appels d’urgence ?

    Grégory Allione explique également les violences commises à l’encontre des urgentistes et des sapeurs-pompiers : « Les gens qui sont agacés d’attendre et qui agressent les urgentistes sont les mêmes qui nous agressent lorsqu’on intervient chez eux. » Pour régler ces problèmes, Grégory Allione plaide depuis plusieurs mois pour la création de centres départementaux d’appels d’urgence. Des structures qui impliqueraient les sapeurs-pompiers, le Service mobile d’urgence et de réanimation, la police et la gendarmerie, avec des opérateurs non-médecins pour mieux orienter vers les professionnels concernés.

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  5. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h15min (commentaire N° 5)
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    Le Panda

    « Il faut réorganiser la médecine libérale et reconstruire l’hôpital »

    Le système des urgences est-il si malade ? Le journaliste Etienne Lefebvre et l’économiste Christophe Ramaux en débattent dans le Soir 3, mardi 11 juin.

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  6. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h17min (commentaire N° 6)
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    Le Panda

    Ça fait des années qu’il y a des crises dans les services d’urgences. Il y a un afflux de patients. On essaie de faire face, mais on ne fait pas en sorte qu’il y ait moins de patients et que ceux qui viennent ne restent pas trop longtemps », diagnostique Etienne Lefebvre, rédacteur en chef aux Échos.

    « La médecine libérale ne fait pas son travail. il y a des déserts médicaux. Les classes populaires ont plus de délai d’attente pour accéder aux médecins que les cadres. Il y a un problème d’organisation de cette médecine », estime pour sa part Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés.

    « Salarier les médecins »

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  7. Le Panda Le 14 juin 2019 à 13h20min (commentaire N° 7)
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    Le Panda

    « Les urgences font presque trop bien leur travail. Vous allez attendre longtemps, mais vous allez avoir tous les examens qu’il faut et être hospitalisé si besoin », affirme Etienne Lefebvre.

    « Il faut embaucher », s’accordent-ils tous les deux. « Il faut avoir le courage de réorganiser la médecine libérale très coûteuse et inflationniste. Créer des maisons de soins et y salarier des médecins, revenir un peu sur la liberté d’installation », insiste Christophe Ramaux, professeur à la Sorbonne.

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  8. Le Panda Le 16 juin 2019 à 11h23min (commentaire N° 8)
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    Le Panda

    70 millions d’euros débloqués (source france info) pour calmer la colère ? Une honte par rapport aux besoins de plus de 3,1 milliards https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/greve-aux-urgences/urgences-70-millions-d-euros-debloques-pour-calmer-la-colere_3490383.html

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