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À la Salpêtrière, Macron reconnait un mea culpa sur l’hôpital

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Par le 18 mai 2020

« On est désespérés, on ne croit plus en vous »

La situation sanitaire de la France est grave, chacun l’éprouve en ce moment en supportant le confinement, puisque face au coronavirus, c’est la seule option pour pallier les carences de notre système de santé, lui qui fut le plus performant du monde en l’an 2000 d’après l’OMS.

Notre constat depuis un an est dramatiquement validé par la situation actuelle : on manque de lits d’hôpitaux, en particulier de réanimation, on manque de personnel pour faire tourner les établissements, les EHPAD sont en grande tension, les professionnels fuient désormais l’Hôpital Public où les salaires bloqués malgré l’inflation du prix de la vie et de la charge de travail font fuir autant que la perte de sens engendrée par l’indifférence des pouvoirs publics.

 

Cette crise qui nous absorbe tous intensément dans une course contre la montre épuisante mais indispensable, où trop de soignants meurent pour sauver des vies au péril de la leur, tant les conditions de sécurité sont délabrées. A l’issue de cette crise, il faudra déterminer les responsabilités dans les politiques de rationnement de notre système de santé qui coûte aujourd’hui des vies aux patients comme aux professionnels. Il n’est pas acceptable que le désengagement de l’État soit pallié par des cagnottes en ligne financées par des gens qui cotisent déjà sur leur salaire !

 

Chaque crise sanitaire démontre le dévouement extraordinaire des médecins et paramédicaux, administratifs et ouvriers au sein des établissements du sanitaire, du médico-social et du social, mais entraine aussi leur départ en nombre après les crises devant l’absence de reconnaissance durable, passé les félicitations dans le feu de l’action. Nous ne surmonterons cette épreuve qu’unis!

 

Certaines auront un effet dans un temps long, mais elles peuvent être décidées rapidement ! Il faut rouvrir des lits d’hôpitaux là où c’est nécessaire, reconstituer les troupes en réembauchant du personnel médical et non-médical, administratif et ouvrier, et le payer décemment pour qu’il revienne notamment dans le service public, qui soigne chacun d’entre nous sans considération de fortune et sans trier les malades sur leur « rentabilité ». La gouvernance des hôpitaux doit être partagée avec tous les personnels et être à l’écoute des usagers.

 

D’autres mesures peuvent être prises rapidement et avoir un effet quasiment immédiat mais pour longtemps ! Les organisations syndicales de personnels médicaux et paramédicaux, collectifs et associations d’usagers du secteur de la Santé et de l’Action Sociale que nous représentons appellent solennellement le gouvernement à réquisitionner l’ensemble des forces industrielles de notre pays afin de produire les médicaments et dispositifs nécessaires pour vaincre cette épidémie mortelle.

 

Cette épidémie n’est pas la première qui apparaît depuis une vingtaine d’années, même si son ampleur est sans équivalent. La mondialisation et la déforestation nous ont mis en contact avec des agents pathogènes inconnus et l’épidémie actuelle n’est qu’une parmi une longue série à venir : cet effort national pour restaurer nos capacités à nous soigner, et définir une autre politique de santé et de protection sociale n’est pas qu’une riposte au coronavirus, c’est aussi un investissement pour l’avenir. Il serait insensé de l’esquiver plus longtemps.

 

L’article Communiqué de Presse unitaire du 2 avril 2020 est apparu en premier sur Urgentistes et fiers de l’être.

« C’est gentil la prime, on la prendra, mais ce qu’on veut, c’est la revalorisation des salaires, de combien et quand. A chaque promesse, vous nous rajoutez des conditions, on est désespérés, on ne croit plus en vous. »

« Je n’ai jamais fait de promesse là-dessus, quand je fais des promesses, je les tiens », répond Emmanuel Macron.  « Il a fallu le Covid pour que vous réagissiez, ce n’est pas normal », réagit une autre infirmière.

Au-delà de la prime, Emmanuel Macron, flanqué du ministre de la Santé, Olivier Véran, a insisté sur la nécessité de « mettre fin » à la « paupérisation » de l’hôpital, reconnaissant une « erreur » sur la réforme du système de santé engagée il y a deux ans.

Le président de la République s’est engagé, fin mars, à mettre en oeuvre un « plan massif d’investissement » pour l’hôpital, comprenant une « revalorisation de l’ensemble des carrières » pour les personnels, dès que la crise sera passée. « Oui, on va investir », « on sera au rendez-vous ».

« Une grande manif le 28 mai »

« Ce n’est pas 300 euros qu’il faut, c’est bien plus pour garder notre personnel. En réanimation, les deux tiers des effectifs partent », lui a lancé une infirmière des urgences, très remontée. « Monsieur le président, vous avez suscité un magnifique espoir chez les gens, un retour en arrière ne sera pas accepté », a également prévenu la médecin Dominique Thabut, une cheffe de service.

En retour, le président a affirmé avoir « demandé au ministre un travail express » sur le sujet. « Ne nous laissons pas endormir par ces belles paroles » a réagi dans un communiqué Laurent Thines, neurochirurgien à l’hôpital de Besançon. « En pratique, les projets de restructuration et de suppression de lits et de personnels se poursuivent », affirme-t-il, annonçant « une grande manif de soutien à l’hôpital le jeudi 28 mai si l’épidémie ne repart pas d’ici là.

Sur la réforme du système de santé engagée. « On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée » car elle ne « portait pas assez de sens » et avait une « ampleur » et un rapport au temps « pas du tout suffisants compte tenu de l’état où était l’hôpital ».

« C’est très cruel pour moi-même »

Une fois de plus, les journalistes n’avaient pas été prévenus de ce déplacement. La visite s’est effectuée sans caméra, mais la vidéo d’un échange tumultueux entre le président et des soignantes a été diffusée.

« Il a fallu le Covid pour que vous réagissiez »

Emmanuel Macron, poings serrés, face à des infirmières « désespérées » par la dureté de leur profession et l’interrogent sur la revalorisation de leurs salaires. « Je constate que ça ne va pas assez vite et qu’on n’a pas répondu à une partie des attentes qui sont légitimes. Ne dites pas que je vous ai déçues, je ne vous ai pas promis une prime », insiste le chef de l’Etat. Il faut se poser la question : De savoir, si nous entendons tous la même chose, ou si Mr Macron a des problèmes de dictions ou de surdités ?

« Sous un flot de reproches des soignantes, dont l’une l’interroge : « Pourquoi est-ce que je travaille avec un masque périmé depuis 2001 ? »

« On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée ».

Soixante-trois plaintes contre des membres du gouvernement (Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Olivier Véran, Nicole Belloubet, Muriel Pénicaud et Christophe Castaner) ont été déposées jusqu’ici auprès de la Cour de justice de la République pour dénoncer leur gestion de la crise du coronavirus, selon un décompte annoncé mardi par le procureur général François Molins sur RTL. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, est lui irresponsable pénalement des actes réalisés dans l’exercice de ses fonctions.

 

Ces plaintes, dont les premières ont été déposées fin mars au début du confinement, sont en cours d’examen par la commission des requêtes de la CJR, qui va apprécier la suite à leur donner.

 

Cette commission, composée de dix hauts-magistrats, peut « décider soit le classement sans aucune suite soit la transmission au procureur général qui serait alors tenu de saisir la commission d’instruction qui agira finalement comme un juge d’instruction« , a expliqué François Molins. L’une d’entre elles avait été déposée contre X, fin mars devant la CJR, part un patient infecté à la maladie Covid-19 pour « entrave aux mesures d’assistance ».

69 cas positifs dans une entreprise agro-alimentaire de Bretagne

Après le signalement le 13 mai d’un patient atteint du Covid-19 par le centre hospitalier de Saint-Brieuc, des investigations ont été mené dans l’entreprise agroalimentaire où il est employé. Cinq cas supplémentaires ont d’abord été détectés, puis un dépistage massif a eu lieu ce vendredi.

Sur les 209 employées testés, « les résultats des tests font apparaître ce jour 63 cas positifs covid-19 supplémentaires, portant le total des cas confirmés à 69 », explique l’Agence régionale de Santé de Bretagne dans un communiqué ce dimanche. « Ces personnes sont isolées à leur domicile », précise-t-elle, avant d’ajouter : « Simultanément, l’ARS Bretagne et l’Assurance Maladie identifient ce jour l’ensemble de leurs cas contacts à risque afin d’appliquer le dispositif de quatorzaine pour ces personnes, ainsi que la prescription d’un test et de masques sanitaires. »

 

L’entreprise demeure en fonctionnement. L’ARS précise simplement « l’ensemble du personnel sera invité au strict respect des mesures barrières ainsi qu’à la limitation de leurs interactions sociales ».

 

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