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Euro 2008, c'est parti !
Kaneda 2008-06-24 10:43:14

Samedi à Bâle a débuté le Championnat d'Europe de Football 2008.
Groupe A : Portugal - République Tchèque - Turquie - Suisse
Groupe B : Allemagne - Autriche - Croatie - Pologne
Groupe C : France - Italie - Pays-Bas - Roumanie
Groupe D : Espagne - Grèce - Russie - Suède
A 18h la Suisse (pays hôte avec l'Autriche) ouvrait l'Euro face à la République Tchèque, et cela est mal parti pour nos amis helvètes avec la blessure au bout de 20min de leur attaquant vedette Alexander Frei accompagné d'une défaite (1-0). Le Portugal c'est logiquement imposé le soir même face à la Turquie (2-0).
Dimanche, deux matchs, comme tous les jours, avec à 18h la victoire de la Croatie 1-0 face à l'Autriche qui n'a pas lâché malgré la différence de niveau et qui aurait mérité le match nul. Dans la soirée Lukas Podolski, auteur d'un doublé à offert la victoire à l'Allemagne contre la Pologne (2-0), les allemands sont d'ailleurs ceux qui m'ont le plus impressionné sur les quatre matchs qui ont eu lieu pour le moment.
Et c'est aujourd'hui à 18h que la France entre en jeu face à la Roumanie. Défaite interdite pour ce premier match car ce qui nous attend après ne sera pas de tout repos (Italie et Pays-Bas, qui se rencontreront à 21h).
Il faudra faire apparemment sans Thierry Henry si j'en crois les dernières infos qui a eu un petit pépin physique. Une attaque Benzema-Anelka en pointe serait alors surement préféré. Les Français doivent assurer leur statut de favori de la compétition.
On est parti pour 3 semaines de compétition, en espérant que vous serez nombreux à la suivre et a venir commenter les matchs ici jusqu'à la finale !
Classement Groupe A :
1 -
Portugal : 6 points
2 -
Turquie : 6 points
3 - République Tchèque : 3 points
4 - Suisse : 3 points
Classement Groupe B :
1 -
Croatie : 9 points
2 -
Allemagne : 6 points
3 - Autriche : 1 point
4 - Pologne : 1 point
Classement Groupe C :
1 -
Pays-Bas : 9 points
2 -
Italie : 4 points
3 - Roumanie : 2 points
4 - France : 1 point
Classement Groupe D :
1 -
Espagne : 9 points
2 -
Russie : 6 points
3 - Suède : 3 points
4 - Grèce : 0 point
Tableau des quarts de finale :
Portugal 2 - 3
Allemagne
Croatie 1 - 1 (1 tab 3)
Turquie
Pays-Bas 1 - 3 (ap)
Russie
Espagne 0 - 0 (4 tab 2) Italie
Tableau des demi finales :
Allemagne 3 - 2 Turquie
Russie 0 - 3
Espagne
Finale :
Allemagne 0 - 1
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LYON Capitale Européenne de la Culture en 2013 ?
Le Panda 2008-06-24 09:35:21

Cet article du patrimoine qui vise pour d'être Lyon la Capitale Européenne de la Culture en 2013 ?
Comment en est-on arrivé là? Suite à une discussion entre rédacteurs des Voix du Panda et surtout des gones dont je suis.
Dans la mesure où cet article vous plaise, celui du second débat entre Intervenants des Voix du Panda sur la Capitale des Gaules verra le jour sous peu. A chaque chose son temps.
Par Art de Ma famille, je suis devenu Auvergnat.
Mais, là n'est pas l'essentiel, il fallait relever le Défi, voilà chose faite.
Nous espérons pour les Français comme pour les Étrangers que vous découvrirez la Capitale des Gaules et l'histoire qui lie la France, l'Europe puis ce que Lyon est devenu de nos jours.
L'Histoire de
Lyon :
Cliquez sur les liens ci-dessous (source : culture.lyon.fr)
1.
Lugdunum
2.
Lyon Médiéval
3.
Lyon Renaissance
4.
Lyon Classique
5.
Lyon au 19ème siècle
6.
Lyon Contemporaine
Notre-Dame de Fourvière :
En 1870, les Lyonnais et leur Archevêque demandent une nouvelle fois l'intercession de la Vierge afin que les armées prussiennes ne pénètrent pas dans la Ville. Cette prière est exaucée et, en remerciement, la décision est prise de construire la Basilique.
Réalisée par les architectes Pierre Bossan (1814-1888) et Saint-Marie Perrin (1835-1917), elle est remarquable par son style, par la diversité des matériaux utilisés, par la richesse de sa décoration intérieure.
Forteresse à l'extérieur, Maison d'Or à l'intérieur, c'est un poème à la Vierge.
Symbole de Marie, protectrice de la Ville, la Basilique apparaît massive, selon la volonté de Bossan, avec ses quatre tours imposantes épaulant deux murailles crénelées à contreforts et qui donnent une impression de force inexpugnable.
La décoration extérieure est consacrée à des épisodes de l'Ancien Testament qui mettent en scène des héroïnes préfigurant la "Vierge promise".
- Au nord, les vertus théologales : Foi, Espérance, Charité, entourées de bas-reliefs montrant Rébecca, Rachel, Judith, Esther...
- Au sud, la Chasteté est illustrée par Suzanne et la fille de Jephté.
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Voir les plans et les détails de Notre-Dame de Fourvière
en cliquant ici (PDF).
Origine des Illuminations :
Il y a 150 ans, année 1852, le nouveau clocher de l'Ancienne chapelle de Fourvière que l'on voit actuellement, vient d'être terminé.
Il remplace l'ancien clocher carré qui, avec son clocheton que les Lyonnais appellent "l'aiguille", donne des signes de vétusté.
Le Cardinal de Bonald, Archevêque de Lyon, prend donc la décision de le démolir et confie sa reconstruction à l'architecte Duboys (1815-1853).
L'aspect du nouveau clocher donne lieu à des critiques et suscite des polémiques, d'autant plus que les Lyonnais étaient très attaché à l'ancien.
Quoi qu'il en soit, depuis 1850, il était prévu que cet édifice servirait de piédestal monumental à une statue de l'Immaculée Conception.
La création de cette statue est confiée à Fabisch (1812-1886) qui emporte le concours organisé entre différents sculpteurs.
Rappelons que, dix ans plus tard, Fabisch fut également l'auteur de la Vierge de Lourdes.
Réalisée en bronze doré à la feuille, la statue est coulée dans un atelier de fonderie installée quai Rambaud, à Perrache.
Elle doit être érigée sur le clocher le 8 septembre 1852.
Mais une crue de la Saône inonde l'atelier, ce qui retarde la livraison et la mise en place. coïncidence heureuse, celle-ci peut être reportée au 8 décembre, justement en la fête de l'Immaculée Conception.
Des manifestations sont prévues pour marquer cet événement, mais dans la journée , une pluie torrentielle s'abat sur la ville et rend impossible le déroulement de la fête.
La bénédiction de la statue peut, cependant, être donnée par le Cardinal.
A la tombée de la nuit, la tempête se calme et, dans la sérénité du crépuscule, on voit tout à coup s'allumer sur le rebord des fenêtres de la plupart des immeubles, des milliers de lumignons de toutes les couleurs.
C'est l'hommage des Lyonnais à Celle qu'ils ont toujours vénérée comme leur protectrice.
Dans sa chronique du 9 décembre, la Gazette de Lyon relate l'événement avec enthousiasme :
" Nous ne croyons pas que jamais aucune ville ait présenté le spectacle féerique que la Ville de Lyon qu'elle offrait hier soir. Toutes les rues, les plus belles comme les plus petites, étaient illuminées depuis le rez-de-chaussée jusqu'au mansardes... les impasses, les cours étaient illuminées... les bateaux à laver du Rhône et de la Saône se sont couverts de lampions... En un mot, la plume est impuissante à rendre le magnifique spectacle que notre ville, avec ses belles lignes de quai et ses collines embrasés, présentait hier soir.
Jamais pareil élan ne s'était vu, jamais si belle fête n'avait été improvisée... "
Ainsi, depuis le 8 décembre 1852 , chaque année, en la fête de l'Immaculée Conception, les Lyonnais perpétuent ce qui est devenu une tradition et illuminent en l'honneur de la Vierge Marie.
Quoi que cette coutume soit un peu commercialisée, il faut se souvenir que l'origine en est bien un acte de dévotion à Marie.
Il n'en est pour preuve que les foules qui montent ce jour-là à Fourvière, en particulier tous les jeunes qui participent à la montée aux lumières, pèlerinage de Foi, et assistent à la messe célébrée spécialement pour Eux par le Cardinal.
Le Panda
Patrick Juan
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Le CapitaMal
lenfoire 2008-06-23 12:31:03
Nous subissons un "problème" dans la vie des entreprises que certains appellent "malheur" de nos générations jeunes. Le Capital. D'où vient-il? Comment en est-on arrivé là après une transition d'à peine un demi-siècle. La nostalgie de la génération du Baby Boom est-elle une sensation de vieux "dégénérés" insensibles comme le laisserait supposer certaines conversations entre jeunes ?

Si la Bourse n'existait pas telle quelle, telle que nous la connaissons? Et si l'argent n'était pas le nerf de la guerre? Et si...
J'ai eu le plaisir de rappeler les principes et dérives de la Bourse dans "Spéculons en paix" et dans "Le spéculte". Aujourd'hui, on se pose la question "Krachera, krachera pas?" comme si cela allait résoudre les problèmes. Les crises ont existé dans le passé et le marché s'est toujours régulé et redressé. Ce qui a changé, c'est Internet et les Médias qui ont ajouté une couche dans le catastrophisme. Ces médias sont là pour le scoop et comme les bonnes nouvelles ne font pas recettes, on passe à l'autre extrême. La Bourse, comme l'argent, est une question de confiance. Elle plane à des sommets, on ne comprend pas pourquoi ou s'effondre au sous-sol avec le même dérapage. Il y a, aujourd'hui, une crise qui accentue le problème: le pétrole et les excès de la Finance. Ce qui rend la peur contrebalancée par la réalité.
La crise des Subprimes a été le dernier catalyseur. La Bourse n'y est pour rien. Elle n'a fait que suivre. Seul la crédulité est responsable. Les gestionnaires que sont les banques ont eu le pompon de cette crédulité. 
Elles ont fait, depuis lors, une marche arrière toute dans les crédits. Elles ne prêtent plus sans avoir la sécurité à 100%. Alors, le capital à risque qui fait progresser bien être et potentiel dans l'augmentation de la main d'oeuvre, faut pas rêver... L'économie s'arrête si l'équilibre n'est pas trouvé dans un futur proche. Cherchons le juste milieu
et remontons aux fondements.
Les mouvements d'argent se font dans les Bourses du monde par différentes techniques. Les actions tiennent le haut du pavé dans les transactions commerciales. Or, il faut bien le dire, le jeu des actions permet les pires des excès. Celles-ci font partie du système Capitaliste. C'est "le" Capital dans toute sa splendeur. Alors, ne pourrait-on pas imaginer en lieu et place, dans ce même monde, des débouchés plus restreints par l'intermédiaire des seules obligations ou les seuls comptes intérêts qui rapportaient "x" pourcents? Une différence unique dans le pourcentage serait provoquée uniquement par la longueur du placement lui-même.
Comme je le disais dans un article précédent, une société commerciale a besoin, tôt ou tard, de recourir à la Bourse pour obtenir plus de cash et prospérer dans les meilleures conditions. C'est une règle du marché et de pure logique. La manière d'y arriver importe peu. Dans le cas obligataire nous avons la sécurité en plus. Pas de mouvements de baisse ou de hausse désordonnés. Attendre l'échéance des transactions pour seule condition.
Le jeu n'est pas obligatoire. La spéculation non plus. La sécurité serait au rendez-vous, moins rémunératrice mais plus sûre en se basant sur les fondamentaux. L'éthique serait aussi sauve. Investir de l'argent dans une action dont on ne s'intéresse même plus de la destination est pour le moins manquant de responsabilité. Mais alors, pas d'effet de levier, non plus.
L'argent déposé par les épargnants va d'un côté apporter un intérêt pour lui et surtout du cash flow pour la Société qui n'aspire qu'à cela. Chacun y trouve son profit. Cela "rapporte" petitement.
Iconoclaste, cette idée-là? La Bourse a déjà des années et des siècles d'existence dans sa structure actuelle et caractéristique. Pourquoi s'en faire et demander ou penser à changer les choses? Les comptes d'intérêts de toutes sortes pourraient être destinés à ceux qui doivent "palper" au plus près leur argent, tandis que les obligations pourraient, elles, dans cette manière de voir représenter la manne financière nécessaire aux activités. De la petite vitesse, donc. Peut-on s'en contenter? Peut-on se suffir de cette alternative dans monde intégré ou la compétition fait rage?
La manière d'utiliser l'argent, de le placer sent trop le travail facile et non productif d'intérêt général et c'est le mal de tout être vivant. Un rapport de prix performance. La spéculation est la partie la plus négative de la Bourse. Elle s'applique, elle se limite à tous ceux qui ont de l'argent disponible en suffisance pour pouvoir le perdre, au pire, mais surtout pour gagner un maximum avec le moins d'effort, au grand mieux. Cette exclusivité organise le schisme de plus en plus grand entre la base et le sommet de l'échelle sociale. Le jeu, car il s'agit bien d'un jeu pour beaucoup en milieu de gamme, va se résumer avec l'introduction d'internet à du trading qui permettra d'acheter et de vendre sur la même journée et espérer gagner avant de s'endormir jusqu'au lendemain de substantiels revenus, de "return" dans le jargon du milieu. Dans le même temps d'une journée, celui qui travaille et qui ne fait partie ou ne pense que de très loin à l'existence d'une autre manière de gagner sa pitance de la journée. Tout cela est vrai, mais c'est notre condition d'homme.
Quand j'ai écrit mon premier article sur le sujet de la Bourse, beaucoup de personnes m'ont pris comme un spécialiste et sont venus me poser des questions de savoir ce qu'ils devraient faire du petit magot amassé à la sueur de leur front. Me voilà, gourou...! Un coup d'oeil un peu plus attentif par soi-même, on n'y a pas pensé.
Qu'on ne vienne pas me dire que c'est un mal nécessaire. Le "Capital" aura encore ses heures de gloire. Wall Street imprimera sa marque dans l'économie mondiale encore très longtemps, comme beaucoup d'autres Bourses d'ailleurs. Euronext devenu sa consoeur de raison n'ajoute qu'un peu de sel dans l'histoire.
Le plus petit pays, le moins chanceux sur le "grand échiquier" veut avoir sa Bourse. Pour se grandir, on n'a rien inventé de mieux. Il assure une chance aux projets à se réaliser avec le "capital à risque". C'est une vitrine vers l'extérieur. Quand, en plus, elle marche bien et qu'elle rapporte à ses actionnaires, c'est le pactole assuré.
La spéculation folle, au vestiaire ? Plus de bulle spéculative qui explose en pleine figure à la moindre perte de confiance comme en 2000. Une sécurité, bien méritée, moins rémunératrice peut-être mais aussi moins artificielle.
Une preuve de contre productivité: pour les experts, les ordres "put". Ces ordres qui font leur beurre avec la baisse de rendement et la perte de vitesse d'une société. Au plus, elle s'enfonce, au plus l'actionnaire touche.
Si vous voyez plus bizarre, prévenez-moi.
Encore une fois, je ne suis pas ici pour casser le marché et remettre les affaires au niveau de la "Belle au bois dormant". Je me permets de penser autrement. Je lance ce pavé dans la marre pour y réfléchir.
D'autres y ont pensé par d'autres chemins:
Le capitalisme moderne, qui règne sans partage sur l’organisation de la vie économique depuis la chute du mur de Berlin et la disparition du communisme, se présente comme une gigantesque société anonyme constituée en pyramide, explique Jean Peyrelevade dans le livre "Le capitalisme total": à la base de celle-ci, quelques 300 millions d’actionnaires détiennent la quasi-totalité de la capitalisation boursière mondiale. Autrement dit, 5% de la population du globe, concentrée en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, sont propriétaires de toutes les entreprises. Au deuxième étage de la pyramide opèrent les gestionnaires de fonds de pension, Sicav, caisses de retraite et compagnies d’assurances: ils sont quelques dizaines de milliers à décider du sort de la moitié des avoirs financiers de la planète en cherchant à maximiser l’enrichissement de leurs mandants, c’est-à-dire des «locataires» du premier étage. Et ce sont eux qui, selon l’ancien patron de Suez, de l’UAP, puis du Crédit Lyonnais, déterminent les règles du jeu— dont celles du corporate governance — qui s’appliquent aux entreprises et notamment la sacro-sainte exigence d’un return sur investissement d’au moins 15%. A l’étage supérieur, enfin, s’agitent les dirigeants des entreprises cotées en Bourse (quelques milliers). Attention toutefois: ces derniers ne sont pas les maîtres du jeu puisqu’ils doivent obéir aux fonds, donc aux gestionnaires de l’étage intermédiaire.
Selon l’analyse de Peyrelevade, ce sont bien ces derniers qui détiennent le vrai pouvoir. Le problème, poursuit-il, c’est que le nouveau capitalisme financier a pour unique but la création de richesses pour l’actionnaire, sans se soucier de l’intérêt général. «Des normes de rentabilité excessives conduisent les chefs d’entreprise à être les premiers agents d’une mondialisation sans frontière et à implanter leurs activités partout où ils peuvent trouver une main-d’œuvre moins onéreuse. Dans le même temps, de leur adoption découlent un sous-investissement ennemi du plein emploi et une vague de concentrations (...)» Une vision imposée par les Etats-Unis, estime-t-il, et «fondée sur le primat d’une liberté absolue d’entreprendre au service de l’enrichissement sans bornes des détenteurs du capital ». Si l’on continue sur ces mêmes bases, en privilégiant systématiquement le court terme et la «cupidité», on ira droit dans le mur.
Dans "Le capitalisme est en train de s’auto-détruire", Patrick Artus, le directeur des études économiques du Groupe Caisse d’Epargne, ne dit pas autre chose. Le capitalisme actuel ne fait rien d’utile de ses milliards, n’investit pas, n’a pas de projet et ne prépare pas l’avenir. La faute aux grands investisseurs qui exigent des entreprises des résultats trop élevés, ce qui pousse les dirigeants à privilégier le rendement à court terme plutôt que l’investissement, fût-ce au prix de délocalisations et de destructions d’emplois. S’ils se rejoignent dans le constat, Peyrelevade et Artus divergent en revanche quand il s’agit d’ébaucher des solutions. Pour Patrick Artus, il faut réformer la gestion de l’épargne et imposer de nouvelles règles de gouvernance aux gestionnaires et dirigeants comme aux régulateurs. Sans quoi, on n’évitera pas une crise de système. Jean Peyrelevade appelle, lui aussi, de ses vœux plus de régulation «pour assurer l’équilibre politique, éthique, écologique du développement de la planète ». Mais pour y arriver, il s’en remet au politique. Les gouvernements ne devraient plus se mettre au service de l’actionnariat, dit-il, mais inverser le rapport et réguler ce dernier. Plus concrètement, il propose d’encourager les actionnaires à conserver longtemps leurs titres (alors qu’ils se conduisent aujourd’hui comme des «passagers clandestins»), de soustraire les chefs d’entreprise au diktat des marchés financiers (en commençant par supprimer les stocks options, qui les inféodent aux mouvements boursiers) et, last but not least, de cesser de privilégier à tout crin les fusions et acquisitions et, partant, les concentrations. Ce dernier point est sans doute le plus polémique puisqu’il amène l’ancien grand patron français à adosser la notion d’intérêt général à la nationalité. Dans un entretien au Nouvel Observateur, il explique ainsi qu’on devrait pouvoir interdire une fusion «au nom de la politique industrielle ou de l’intérêt général d’une nation». Une conception qui, faut-il le dire, ne s’inscrit pas dans le cadre européen, dessiné à l’aune du marché unique.
Les Intérêts Notionnels ne sont qu'un "truc" de plus pour attirer les capitaux sur son sol. L'intérêt est en cascade.
John Kenneth Galbraith, humaniste en économie, avait bien compris le fonctionnement du capitalisme moderne. Récemment disparu, parler de lui est plus en hommage. Pour lui, les économistes ont évacué les dimensions politiques et morales de la science économique en repoussant le monde réel. L'économie de marché n'existe pas, dit-il, puisqu'elle n'a comme rôle que de générer du profit.
Que reste-il de Keynes? 70 ans déjà que cet économiste politique a écrit sa "Théorie générale" qui tente d'expliquer la fonction réelle de l'économie. Selon lui, l'offre ne créerait pas sa propre demande. La demande effective, par contre, déterminerait le niveau général de l'emploi. Un équilibre subtil se placerait donc entre les dépenses et une économie sans plein emploi et de "chômage involontaire". L'envie de consommer ou de thésauriser équilibrerait une anticipation de profit des entreprises. Les travaux publics devaient combler les "trous" pour faciliter le privé. Le crédit dans ce monde-là ne pourrait pas manquer en quantité et en souplesse. Pas de taux d'intérêt à la rescousse du jeu inflation-déflation pour éviter les dépressions. Donc, beaucoup de courage et de discipline pour équilibrer la balance commerciale. Le court terme a souvent remplacé les bonnes initiatives. Peut-être, faudra-t-il réinventer son rêve et lancer une version 2 à celui-ci. Espérons que le remake sera de taille.
En 2006, en une journée, 11 entreprises changent de main dans le monde. 1.300 milliards euros ont été du voyage dans l'année. La force de frappe ne réside plus dans les pays habituels. Le Brésil, par exemple, a pris son ticket avec détermination.
Le manque de vision stratégique restera le handicap majeur des actions. Le petit porteur sera qu'il le veuille ou non un suiveur sans aucune influence comme la gouttelette sur la vague. Naviguer à vue dans le brouillard le plus épais tachant d'éviter les tempêtes voilà l'investisseur moyen. Entre temps, comme toujours et partout, il faudra toujours se rappeler que dans les océans capitalistes, les petits poissons seront toujours mangés par les gros. Les gros poissons se feront manger par les requins. Les requins, à leur tour, par les gros requins. Tout n'est qu'une question d'échelle. Alors, défiance ou assurance aveugle? Georges Soros, milliardaire, bien connu de la haute finance, veut changer les choses. Son livre, "Le grand désordre mondial" devrait éclairer sur ces objectifs?
Bob Reich, ancien ministre du travail de Bill Clinton s'exprimait dans le Nouvel Obs en janvier 2006. Ce théoricien de l'économie mondialisée redoutait l'ascension d'un "supercapitalisme" dans son dernier livre du même nom. Le modèle d'efficacité présenté par les USA et ses émules aurait changé de cap. Une capacité de croissance forte par les valeurs était remise en question. Sous l'effet de la globalisation. Les inégalités ne peuvent que se creuser. Une dynamique de la compétition et concurrence exacerbée profite aux uns et font exploser les autres citoyens. Créer de la valeur ajoutée est un plus, mais s'intéresser à toutes les catégories est mieux. Qui assumera la production, sinon les classes moyennes ou populaires? Selon lui, une complète rééducation, une rectification par l'impôt sont seuls capables de changer l'exubérance irrationnelle. Il constatait qu'en 1998, les plus riches (1% des USA) possédaient 20% de l'Amérique. Le salaire moyen n'a pas vraiment progressé depuis trente ans. Pas de faux coupables. Chacun responsable mais pas coupable. Rien que des acteurs dociles du "System". L'Etat, plombé par les lobbyistes, ne trouvera pas sa sortie seul un cas de conscience citoyen pourrait y arriver. La politique tourne de plus en plus à coup de dollars. Une sacrée pêche au volontarisme contre les lois d'airain de l'économie, conclut-il.
Est-ce du Capital qui a mal dont il faudra parler ou n'est-ce pas plutôt du Capital sous forme de CapitaPasMal?
Une question de cette seule et rare confiance. Confiance dans le marché, confiance dans l'argent papier ou virtuel, dans sa manière de prendre connaissance des choses qui sont à la base de notre existence. Tout est basé sur la valeur intrinsèque, fondamentale ou imaginée. Sans elle, c'est la gangrène qui plonge dans un futur non raisonné vers le néant. La grenouille devra seulement prendre un peu de recul avant de vouloir se faire plus grosse que le boeuf. Après la boulimie, y aura-t-il une cure d'anorexie? Probable. La Bourse est le reflet de notre confiance en nous-même.
Un rappel: la panique est mauvaise conseillère et les pertes des uns ne seront pas perdues pour tout le monde. Et les paniques, parfois, on les provoquent artificiellement car on aime chez les Grands. Et tout le monde joue, sans distinction, dans cette même cours des grands ne fut-ce par les fonds de pensions qui recherchent la meilleure rentabilité.
"Mais comment a-t-on pu en arriver là?" se demandait un autre blogueur. J'ai essayé modestement à en donner les tenants et les aboutissants.
L'enfoiré,
Citations:
-
"Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme.", Jules Vallès
-
"Le stalinisme, c'est la voie la plus longue pour aller du capitalisme... au capitalisme.", Lech Walesa
-
"La supériorité des occidentaux tient, en dernière analyse, au capitalisme, c'est-à-dire à la longue accumulation de l'épargne. C'est l'absence de capitaux qui rend les peuples sujets.", Jacques Bainville
-
"Le capital ne manque pas. Ce qui manque, c'est la vision."Mickaël Milken
-
"L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières", Woody Allen
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La forêt jetable
olivier cabanel 2008-06-22 10:47:31
Alors que chacun pensait que l’ordinateur allait freiner la production du papier : c’est l’inverse qui se produit.
Des milliers d’hectares de forêts sont détruits dans le monde pour fabriquer de la pâte à papier : les papetiers sont en train de mettre en coupe réglée les forêts de la planète : ici, les eucalyptus, là-bas les sapins… et contrairement à une idée reçu, la production de papier est en nette augmentation : 20 % ces dernières années.
Bien sur, en Europe, le reboisement est mis en place, et la forêt reprend du « poil de la bête », mais dans le monde, globalement le bilan reste négatif.
Les incendies récents qui ont frappé la Grèce ou la Californie n’arrangent rien.
Internet en ouvrant l’information au plus grand nombre participe aussi à cet accroissement de production de papier : en effet, comme chacun sait, pour bien lire un document, il faut l’imprimer.
Un bon écran d’ordinateur ne remplacera jamais un document papier.
Quand au papier recyclé, son prix élevé empêche son développement.
Il y a même aujourd’hui des peupliers, des eucalyptus et autres « arbres à papier », transgéniques.
Allons nous un jour nous promener dans des « forêts molles » ?
Même l’enseignement est montré du doigt : nos chères têtes blondes ne prennent presque plus de notes, maintenant que les photocopieurs permettent la duplication des cours, des montagnes de papiers sont utilisées chaque jour, lues et jetées aussitôt.
Chaque année, on coupe à blanc la forêt ancienne Canadienne afin d’approvisionner l’entreprise Kimberly-Clark en pâte à papier.
Celle ci entre dans la fabrication des papiers à usage jetable, tel les papiers-mouchoirs ou le papier hygiénique.
Greenpeace essaye tant bien que mal d’enrayer le mal en s'enchaînant aux camions de l’entreprise Kimberly-Clark, montrée du doigt par l’association écologiste.
Greenpeace a réussi à convaincre 684 entreprises qui dorénavant se refusent à utiliser les mouchoirs jetables fabriqués par cette entreprise, tant que celle-ci ne se décidera pas a arrêter le massacre de la foret ancienne canadienne.
Mais 684 entreprises, c’est une goutte d’eau sur les milliers d’entreprises qui continuent allègrement d’utiliser ces papiers.
Un nouveau concept arrive en même temps : en Colombie Britannique, pour cacher les ravages commis dans les forêts, les papetiers ont trouvé la stratégie cynique parfaite : une bande de quelques centaines de mètres de forêt est gardée de part et d’autre de la route.
Ainsi, le touriste ne se rend compte de rien, et s’imagine rouler au milieu d’une foret préservée.
Cette stratégie de « se cacher pour mieux polluer » est aussi utilisée pour camoufler les antennes relais destinées aux téléphones portables.
Ainsi, la dernière trouvaille nous vient d’Espagne. Les entreprises de télécommunication cachent dans un arbre factice une antenne relais, de façon à éviter la contestation
Plus sérieusement, cette disparition de nos forêts anciennes alerte les écologistes du monde entier, car le CO2 est en augmentation brutale, suite au développement des pays émergents, et la forêt qui « digérait » cette pollution, va bientôt nous manquer cruellement.
Une voiture produit en moyenne 3 tonnes de gaz carbonique par an, pour 15000 km effectués : imaginez la situation lorsque tous les pays du monde auront le même nombre de véhicules, sachant que dès aujourd’hui, il n’y a pas assez d’arbres pour absorber toute cette pollution.
La taxe carbone du Grenelle ne résoudra pas ces problèmes.
Car comme disait un vieil ami africain :« celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement ».
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Les vérités par les deux bouts
lenfoire 2008-06-21 14:45:17
Les vérités se confondent dans des approches parfois complètement différentes.
Vous avez parfois pu constater que vous n’étiez pas en phase avec l’opinion de votre entourage sur la manière d’appréhender le monde. Pourtant, on arrive parfois au même résultat mais par des chemins différents. Le Panda et moi avons eu des discussions épiques sur le sujet de l’approche d’une information et des moyens pour la diffuser. Cela, initié par une différence de point de vue.
Quand nous nous sommes rencontrés, Le Panda et moi, il m’a posé la question de savoir si j’étais capable d’écrire un texte en un seul jet dans les 5 minutes qui suivaient selon l’inspiration du moment. Après quelques instants de réflexions, ma réponse a été catégorique : « Non, impossible ».
Si mes idées sont bien présentes quelque part, elles doivent prendre de la structure, se planifier, se construire au fur et à mesure dans l’espace et dans le temps avec une recherche de situations parallèles. Une formation et un état d’esprit très différents. Très probablement.
La recherche de consensus, peut être aussi, mais avec une chronologie en opposition.
Ce consensus, je le cherche, en premier jet, lors de la construction de l’article, lui, par la suite au niveau des commentaires. Les commentaires sont un bon endroit pour le rechercher, mais, peuvent partir tout azimut. Et puis, qui les lit dans leur totalité? Quand on sait que l’article lui-même est souvent survolé.
Généraliste, je construis un texte comme une table des matières un peu plus complète avec des liens type Internet qui permettent au lecteur de s’appesantir s’il en ressent le besoin par son propre intérêt.
Cette méthode implique des contraintes de non respect d’un texte court puisque cette vision demande à être complet. Une pré-digestion seule avec une série de points que je veux la plus exhaustive possible dans son champ d’application et son impartialité. Mes blogs sont plus des anti-blogs dans leur conception. Je n’ai pris personne en traître sur ce point. La preuve. Tout est dans tout. Il faut seulement en découvrir les liens.
L’autre technique commence par le bas de l’échelle. Beaucoup plus proche de l'impulsion, elle remonte de proche en proche sous les points de contacts que sont les commentaires.
Par l’autre bout, de bas en haut, il faut avouer que c’est plus partial, plus sensuel, plus sentimental, plus proche du rêve. La poésie, je n’en suis pas très fervent, même s’il ajoute le sel à l’histoire, mais je m'y suis adonné aussi. (une preuve).
Là où j’habite, malgré ma connaissance des lieux, je ne les connais pas tous et certainement pas dans un temps précis et déterminé. Tout évolue donc il faut réactualiser en permanence et le faire avec une vision pluraliste. Lire et confondre les sources est ma technique et subit ma critique de sang froid. Je lis même mes ennemis d’opinion, car je suis simplement curieux d'en découvrir les failles et les forces. Je ne m’en tape jamais.
Pas de gourou, chez moi. Buvard de l’info comme il est écrit dans mon « A propos ». Trop de gens aujourd’hui ne sont pas bien dans leur peau pour les convaincre avec une pensée unique en dehors d’eux.
Enthousiaste, mais raisonné.
L’écriture permet cette voie de la réflexion dans sa gestation. Pourquoi ne pas en profiter ? Aucun parti pris. Un Jacques Dutronc près à retourner sa veste après mure réflexion.
Ce n’est que récemment après un passage à vide, que l’on essaye de sortir du carcan des partis. Les indécis deviennent dès lors le cheval de bataille de ceux-ci.
La vérité est un labyrinthe, sans cartes, entre bonnes et mauvaises intentions et dont il faudra soi-même en trouver seul la sortie. La vérité ne se donne pas, elle se recherche dans un monde pluraliste d'idées.
Les mensonges ne pourraient pas être une surprise. Ils sont le propre de l’homme. C’est possible d’arriver à destination par les deux bouts mais il faut en être conscient. J'en parlais dans "Bons sens ne sauraient mentir".
Alors, oui, aujourd’hui, j’enlève le haut, et demain, j’enlèverai mes bas. C'est promis.
« Think » disait IBM à l’époque dans une de ses pubs.
L’enfoiré, l’impulsif attardé,
PS. Ce texte a été écrit lors d’une sortie de jogging avec mon petit carnet dans la main. Une bonne dame m’a demandé si j’écrivais mes statistiques de vitesse en course. Je l’ai mise au parfum, elle en était surprise.
Citations:
-
« Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent. », Blaise Pascal
-
« Réfléchir, c'est déranger ses pensées », Jean Rostand
-
« Chez les uns, le style naît des pensées ; chez les autres, les pensées naissent du style. », Joseph Joubert
-
« La pensée console de tout et remédie à tout. Si quelquefois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède du mal qu'elle vous a fait, et elle vous le donnera. », Chamfort
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Patrons du CAC 40
Le Panda 2008-06-21 10:00:30

Jean-Paul Agon (L'Oréal) : le salaire le plus élevé de France
Son salaire fixe - 2 millions d’euros - est le plus important du CAC40. Ajoutez à cela 3 millions d'euros de rémunération variable. Résultat: Jean-Paul Agon a vu ses revenus augmenter de moitié en l'espace d'un an. Une augmentation supérieure aux performances du groupe dont le résultat net est en hausse de 29%.

Gérard Mestrallet (Suez) : le roi de la plus-value
Autre performance, autre augmentation. Avec un résultat net en hausse de 9% et une capitalisation multipliée par douze, Gérard Mestrallet a gagné 2,7 millions d'euros. Pas d'augmentation de salaire en vue, mais un joli pactole de 12,65 millions de plus-values.

Henri Proglio (Veolia) : des résultats à la hausse, le salaire du patron aussi
Un salaire fixe en légère hausse, une part variable qui monte à +12%... Avec 2,6 millions d’euros Henri Proglio profite de la performance de son groupe dont le résultat net est en hausse de 22%. Cerise sur la gâteau: les 10,8 millions d’euros de stock-options.

Patricia Russo (Alcatel) : malgré les pertes, le salaire du boss augmente
Un salaire fixe en hausse de 48%, une part variable qui explose à +85%... Malgré des pertes de 433 millions d'euros et un titre qui a perdu la moitié de sa valeur en deux ans, Patricia Russo voit grand: elle a empoché 2,1 millions d'euros l'an passé.

Xavier Huillard (Vinci): salaire correct et stock-options à la clé
Avec une rémunération variable en hausse de 9%, Xavier Huillard est dans les clous: 1,5 millions d’euros. Le groupe a en effet enregistré un résultat net de 15% l'an passé. En coulisses pourtant, les chiffres explosent: Xavier Huillard a empoché 11 millions d’euros grâce à la vente de ses stock-options.

Pierre Verluca (Vallourec) : petite rémunération, plus-value légendaire
En 2007, le salaire de Pierre Verluca atteignait 900.000 euros. Une paille comparée aux 16 millions empochés grâce à la vente de ses stock-options. Une augmentation justifiée par les performances du groupe. L’action de Vallourec a bondi de 1.100% en quatre ans, avec un résultat net de +7,5% en 2007.

Daniel Bouton (Société Générale) : une perte historique…. pour son patron
Il était le 2ème patron le mieux payé de France. Jusqu'à l'affaire Kerviel et les 5 milliards de perte de la Société Générale… Amputé de 62% de son salaire, Daniel Bouton a du renoncer à son bonus. Résultat: une baisse de 100% de sa rémunération variable pour un salaire de 1,2 millions d'euros.

Lagardère : le groupe va bien, le patron un peu moins
Grosse fatigue pour Arnaud Lagardère: malgré un résultat net en hausse de 84%, son salaire est en baisse de 14%, parts fixe et variable confondues. Total: 2,1 millions d'euros.

José Luis Duran (Carrefour) : croissance légère, revenus à la baisse
Un résultat net en hausse de 1% l'an passé. Résultat: pas d'augmentation de salaire fixe et une baisse de -3% de la part variable pour José Luis Duran. Le patron du distributeur gagne tout de même 2,3 millions d'euros.

Franck Riboud (Danone) : le PDG se serre la ceinture
190.000 euros de dividendes, mais pas d'augmentation de salaire. Pire: un bonus variable en baisse de 5% pour Franck Riboud. Avec 2,8 millions d'euros, la fin d'année est plutôt modérée malgré un résultat net pour le groupe en hausse de 209 %.

Carlos Ghosn (Renault) : résultats en baisse, rémunération modérée
Compte tenu de la baisse de 0,8 % des résultats nets de Renault, le salaire de Carlos Ghosn a légèrement stagné l'an passé pour atteindre 2,63 millions d'euros. Une punition vite oubliée… Au titre des dividendes de 2007, Carlos Ghosn a en effet encaissé un joli pactole de 780.000 euros.

Bouygues: le salaire ne bouge pas, les stock-options s'envolent
Un résultat net en hausse de 10%, mais un salaire fixe et variable en stagnation. Avec 2,4 millions d'euros, Martin Bouygues renonce à toute augmentation. Un petit sacrifice vite rattrapé: l'an passé, le patron du groupe a reçu pas moins de 1,7 million d'euros grâce à la vente de ses stock-options.

Henri de Castries (Axa) : le salaire fond, les dividendes explosent
Avec 3,5 millions d’euros, Henri de Castries a vu son salaire total fondre de 12%, alors que le titre dégringolait de 11% en 2007. Seule bonne nouvelle: les dividendes récoltés l'an passé lui ont rapporté pas moins de 1,64 millions d'euros.
Source : MSN Finances
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Ensuite pour y croire au Pouvoir d'Achat et au prix du paquet de pates ou pois chiches nous nous faisons inviter à la Garden du 14 juillet 2008. Nous aurions au moins des petits fours.
De vous à moi je pense que nous aurons mieux à faire ces jours là qu'il pleuve qu'il vente nous serons à l'abri chez quelqu'un sortant de:
Les Voix du Panda dans une maison presque en Pisé.
Dans la mesure ou l'essence continu son augmentation nous saurons ou demander une augmentation de salaire ou baisse de la ta taxe sur le carburant.
Cela serait chouette, ils peuvent nous envoyer un chèque pour l'Association Rêves afin que les enfants leur disent merci et pour aider les Festivals de la B.D. de l'année à venir c'est l'été depuis le 20 et le 21 c'est la fête de la musique.
Le pipeau du Panda est en panne, mais Eux savent en jouer, alors venez boire un petit coup à la maison des nobles, mais attention nous n'avons pas d'action du CAC40.
Merci de prendre votre carnet de chèques, mais nous acceptons aussi les fêtes payées pour les enfants c'est les vacances non?
Le Panda pour solde de tous comptes
Patrick Juan
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Jackpot
LE CHAT 2008-06-20 12:44:03
Mercredi soir , après la piteuse déroute en rase campagne des bleus , plus vraiment envie de me taper un match de foot . Mes journées de travail se font de plus en plus pesantes et j’ai vraiment envie de décompresser ! Les nouvelles économiques ne sont pas bonnes et les grèves à venir dans les transports terrestres et maritimes ne sont pas là pour diminuer le stress omniprésent pour tous ceux qui bossent dans la logistique . Alors pourquoi pas se faire une toile ? Une bonne comédie , ça devrait le faire !
Justement j’ai de la chance , à l’affiche du jour , il y a Jackpot,une comédie de Tom Vaughan , avec deux comiques spécialisés dans le genre , les très hilarants Ashton Kutcher ( 7 ans de séduction )et Cameron Diaz ( mary à tout prix ). C’est tout ce dont j’ai besoin , un bon film qui prend pas la tête . Joy ( Cameron Diaz ) vient de faire larguer , Jack ( Ashton Kutcher ) vient d’être licencié par son père las de son glandage permanent . Les deux se retrouvent à Las Vegas où après une nuit de débauche ils se retrouvent mariés à peine après avoir fait connaissance . Dur ,dur , le réveil avec la gueule de bois ! Reconnaissant qu’ils ont manifestement fait une bourde , ils semblent près à se séparer à l’amiable , jusqu’à ce que Jack fait trembler le bandit manchot et gagne 3 millions de dollars de jackpot à l’aide d’un quarter provenant de Joy .
Les données ne sont plus les mêmes , l’argent étant en jeu , d’autant plus qu’un juge original leur refuse d’accorder le divorce et bloque la somme en les contraignant à tout mettre en œuvre pour sauver leur « couple « . J’arrête là pour ne pas vous en dévoiler plus , mais j’ai été emballé par le rythme de cette comédie , qui réussit le challenge de vous faire passer 1h40 de bonheur intégral , multipliant les gags et les situations incongrues et burlesques . les deux interprètes principaux sont visiblement en pleine forme et vous ne regretterez pas d’aller voir le film .
Si « Bienvenue chez les chtis « a fait vibrer une certaine fibre comique , avec « Jackpot » on touche le genre déjanté avec certainement l’une des comédies les plus délirantes et sexy de 2008 !Je ne sais pas si vous toucherez le jackpot avec Jackpot , mais vous êtes sur de décrocher de nombreux éclats de rire à ce casino qu’est le cinéma!
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L'Ignorant : Une pensée perdue
Le Panda 2008-06-20 10:00:23

Ma Mère dit à table : j'ai fait la même réflexion tout à l'heure à l'hôtesse. « On déjeune là ? ».
Ma mère « oui, ici ». Moi je croyais que nous allions chez l'Oncle Antoine ?
Oh, si tu veux bien nous en reparlerons, comme tu voudras.
Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé durant ces deux jours ?
Ecoute, j'ai moi-même dormi une journée complète lorsque je me suis réveillée, je n'ai pas eu le cœur de te tirer de ton sommeil.
Je pensais que tu profitais tout aussi bien en dormant. Elle avait raison et c'est d'un pas nonchalant, je dirais clopin clopan, que je me dirigeai dans cette grande salle. J'avais presque une obsession, celle de quitter cette salle en
vitesse pour aller voir à nouveau, elle était sale, tout ce que j'avais vu dehors
m'émerveillait.
Merveilles complémentaires que je n'avais pu découvrir. Une chose m'obsédait, le Parc de la Tête d'Or.
Peut-être parce qu'il y avait tout simplement des
animaux.
Aussi, dans ma petite tête, s'était creusée quelque chose, le Parc de la Tête d'Or, cela doit bien vouloir dire quelque chose.
Brusquement, je me dis ! Mais
Lyon ? Doit en avoir une.
Avant de chercher cette signification, peut-être que la signification du Parc de la Tête d'Or, me dira la raison pour laquelle ce
parc porte ce nom.
Je me surpris. Nous arrivâmes ma Mère et moi. Mon frère était hilarant, il parlait à droite, à gauche, ma sœur le regardait de temps à autre, et lui dit : « Gérard veux-tu t'arrêter un
petit peu s'il te plait ! »
Je constatais, aux côtés de ma sœur, se tenait Monsieur Péromino, je n'arrivais à oublier son nom, comme s'il faisait partie de notre famille maintenant.
Il faut dire qu'en guise de cellule familiale, nous étions restreints.
J'ai
mangé ! Et je me demande si je n'ai pas posé trop de questions, j'appris que Monsieur Péromino était un éducateur spécialisé. Mais, spécialisé en quoi ?
Nous n'étions tout de même pas des bêtes, on allait apprendre à ma Mère, des choses !
Enfin, c'est ce que je pensais... Eh ! Ce n'était pas tout à fait cela, il nous expliqua mais il s'avérait qu'il ne s'adressait qu'à moi. Oui, c'est bien cela, je ne faisais pas attention à ce qu'il se passait autour de nous. "Il" expliqua qu'il s'occupait d'enfants délinquants.
Qu'est-ce donc «
enfants délinquants » ?
Ce sont des enfants qui sont relativement jeunes qui sont partis de chez eux, me dit-il. Ils sont dans des foyers, ce mot gardait encore toute ma curiosité.
Foyer, foyer, expliquez-moi s'il vous plait. Bien ! Il y a des foyers pour garçons, pour filles. Ah, il était responsable de l'un de ces foyers. Je lui demandai, comment se faisait-il qu'"Il" soit responsable d'un foyer et en même temps ici, pour nous aider ?
Mon Père rentrait de temps en temps, je ne le voyais pas souvent. Quand il rentra à la maison, après le travail, il me regarda et se mit à rire.
- Je ne travaille pas, alors ?
Ma Mère me regarda : Arrête de poser des questions, tu vois, tu ennuies, Monsieur Péromino.
-Non laissez, il ne m'ennuie pas, il est normal qu'il essaie de comprendre.
Ma Mère se tut.
Je n'étais pas habitué à ce type de discussion, de conversation, lorsque mon Père demandait à ma Mère de se taire, il le disait sur un ton Brrr !!! Il fallait se boucher les oreilles, c'était vraiment le mâle au sens réel du terme.
Comme il le disait souvent:
- C'est moi qui porte le pantalon !
Il n'avait pas besoin de le préciser, tout le monde le savait. D'entendre quelqu'un avec une voix aussi douce, aussi gentille autour d'une table, me surprit.
Je me disais : ai-je le droit de l'ennuyer ?
Je me renfrognai dans mon coin, cela ne dura longtemps, et je réattaquai de plus belle:
- Vous ne travaillez pas ?
Non si c'est l'impression que tu as, je me contente de vous
aider.
Alors là ! Par
Belzébuth, s'il existe, je puis vous dire que cela me fit un drôle d'effet lorsque l'on aide les gens, cela veut dire que l'on travaille ?
Il m'expliqua de façon très compréhensive qu'il avait été détaché par la ville de Lyon pour s'occuper de certains cas particuliers, je retins particulièrement oui, et la mémoire me revint ma Mère avait fait le nécessaire pour que nous restions prioritaires.
Elle ne se débrouillait pas trop mal, puis, je compris que j'étais la clef de toutes ces énigmes.
- Monsieur Péromino, les jeunes dont vous vous occupez ne vous voient plus.
- Oh si, tu vois je suis passé les voir ce matin. Venu voir ta Maman, je repasserai les voir ce soir.
L'explication paraissait parfaitement plausible, il me dit :
- J'ai quelque chose à te raconter, je pense que cela va t'amuser.
Je crois que j'ouvris plus grande la bouche que les oreilles, rien ne rentrait dans la bouche, mais tout dans les oreilles.
- Hier soir, après vous avoir quittés, je suis allé au foyer dont je suis éducateur, ils avaient une bonne blague.
Ah, tout le monde n'est pas triste, dis-je. J'attendais et n'avais surtout pas dit cette phrase tout haut, de peur qu'il ne se vexe. Avais-je peur de ne pas connaître la blague qu'ils avaient pu faire !
- Figures-toi que je m'occupais de vous.
Lorsqu'il dit je m'occupais de vous, je retire le « vous ». Donc, ce "vous" n'était pas uniquement "moi". J'en éprouvais comme une sorte de plaisir. Je n'étais donc pas le seul à l'intéresser, il y avait d'autres choses. Oui ! Selon ma Mère par la suite, il y avait autre chose, j'étais dans l'attente de la continuation de son histoire. Je dis : « alors qu'est-il arrivé ? »
Nous avons acheté pour le foyer de la rue de Sèze. Je ne connais pas, oh, il me dit, ce n'est pas très loin d'ici, c'est toujours dans le 6
ème arrondissement, eh bien vieux, je tombais sur le C...
J'étais persuadé que ce quartier était riche. On y avait planté un foyer de travailleurs. Des travailleurs qui étaient surveillés, en plus.
Je me demande s'ils étaient plus heureux que nous, je m'aperçus par la suite, que nous ne l'étions probablement pas plus, plus malheureux que nous mais c'était pour eux leur façon d'acquérir leur
indépendance. Et alors ?
Le Panda
Patrick Juan.
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Nés de l'argile
olivier cabanel 2008-06-19 07:29:27
D’après la Bible, nous en serions issus ?
Nous y retournerons un jour, c’est une certitude.
Mais la terre à d’autres propriétés, comme celle de raconter notre histoire, gravée dans des plaquettes d’argile.
Récemment, on a trouvé des tablettes en terre d’argile qui expliquent les raisons de la déchéance du peuple de Grèce: elles datent de 3500 avant jc, et les archéologues sont convaincus que l’écriture est née à ce moment).
Mais la terre à d’autres utilités :
Les maisons en terre sont myriades sur notre planète.
Les plus anciennes sont au Pakistan, et Pline affirme que les Phéniciens utilisèrent la terre pour construire les murailles des villes.
Les Romains construisait eux aussi des bâtiments en terre, des murs, comme ceux qui existent encore en Grande Bretagne et ils ont 2000 ans.
Les Chinois ne sont pas en reste, plusieurs parties de la grande muraille sont en terre, et la découverte en 1974 de 6000 guerriers en terre cuite, gardant la tombe du premier empereur chinois a soulevé l’émotion chez les archéologues.
Dans toute l'Europe des maisons en terre ont été construites au 18ème siècle, et la plus haute est en Allemagne. Elle a 5 étages, c’est une véritable performance.
J’ai la chance d’habiter une maison de terre.
Dans notre région, on appelle çà Pisé.
L’origine vient du mot peser, dans le sens de tasser, compresser.
Pour faire des maisons en Pisé, on cherche un terrain qui contienne de la « terre à piser » un mélange d’argile, de schiste et de cailloux », on l’extrait au printemps et on la banche entre des planches, en la tassant.
Ces constructions étaient faites dans la joie et la bonne humeur, collectivement, avec un esprit d’entraide, sous la houlette d’un charpentier.
Ces maisons en terre sont très confortables, fraîches l’été, chaudes l’hiver et battent des records de performance en ce qui concerne le confort thermique et acoustique.
Pour avoir la même qualité d’isolation qu’un mur de 60 cm de Pisé, il faut au moins 1,40 m de pierre, et plusieurs mètres de béton.
Avec les matériaux actuels, il faudrait dépenser des fortunes en isolation, lorsque les murs sont en parpaings de béton, pour espérer atteindre les performances qu’offre le Pisé.
A tel point que les milliardaires d’outre Atlantique se font construire aujourd’hui des maisons en terre, à l’aspect très moderne.
Il y a aussi l’argile qui guérit : en application sur la peau pour la soigner, et en usage interne pour nettoyer nos organes, du foie aux intestins en passant par l’estomac.
Je vous conseille le petit bouquin de raymond Dextreit qui détaille tout ça.
mais il y a beaucoup mieux.
Faisons un parallele entre les vieux rouleaux de cire dans lesquels une aiguille gravait des sons, qui allaient être restitués avec la même technologie.
Revenons à notre potier : il est sumérien et cela ce passe il y a 3000 ans, il fait tourner son vase entre ses doigts, et y laisse fatalement des empreintes.
Des chercheurs ont compris que si l’on arrivait à retrouver la forme exacte des doigts qui ont laissé des traces sur cette terre en train d'être tournée, on pourrait restituer les sons de l’époque.
Avec les progrès technologiques rien n’empêche aujourd’hui d’imaginer pareil scénario.
Lorsque ce potier tournait son œuvre, des gens passaient à proximité, et leurs voix sont fatalement gravées dans l’argile.
Demain nous pourrons les entendre.
Peut être que ni vous ni moi ne seront là, mais çà fait du bien de rêver.
Car comme disait un vieil ami africain :« si tu te tapes la tête contre une cruche et que çà sonne creux, n’en déduit pas que c’est la cruche qui est vide ».
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RESPECT SVP
Thym-Thym 2008-06-17 21:36:30

Grand coup de gueule d'un gône chauvin.
Je viens de voir la présentation de 2 équipes (France-Italie) qui vont s'affronter ce soir pour une place en quart de finale de l'euro 2008 et je suis consterné.
Pourquoi??
Tout simplement par ce que l'on n'apprend pas L'HYMNE NATIONAL à des gens qui représentent un drapeau, un pays, une nation, un peuple.........
Autant nos amis romains chantaient à tue tête, autant nos "représentants" étaient mués dans un silence soi-disant de concentration.Respect pour les quelques uns qui ont fait travailler leurs cordes vocales.
Mr Claude Rouget de l'Isle doit se retourner dans la tombe et je le comprends.
Que l'on donne des cours à ces messieurs qui gagne des dizaines de milliers d'euros par mois .
On peut être pour ou contre un gouvernement en place, critiquer les décisions prises, ne pas être d'accord avec telle ou telle choses, mais on se doit de connaitre le chant de ralliement de son pays.
J'en ai personnellement appris les paroles dans les années 70 car cela faisait parti du programme pour l'obtention du Certificat d'Etudes et J'EN SUIS FIER .
Alors Messieurs les joueurs, vous qui engrangez les Euros à ne plus savoir qu'en faire, consacrez-en une petite partie (cela ne vous fera pas boiter), a apprendre ce chant qui a fêté ses 216 ans et vous passerez enfin pour des héros (pas pour moi, c'est certain) .
La connaissance de notre hymne devrait être un critère de sélection; vous devriez penser à cela Mr le sélectionneur mais en aurez vous le temps?????
Thym Thym patriote et fier de l'être et mes armes sont affutées pour les commentaires....
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finalement on est pas les plus malheureux.