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Tchernobyl sur Seine
olivier cabanel 2008-03-29 09:16:23
« Impossible n’est pas français » affirmait Napoléon, « Ensemble tout devient possible » reprend le nouveau chef de l’état, serait-ce à dire que nous ne sommes pas à l’abri d’un accident nucléaire ?
A moins d’un mois de la commémoration du drame de Tchernobyl, (26 avril 1986), voyons la situation en France ?
Des accidents qualifiés d’incidents, des pannes dissimulées et la volonté de minimiser les problèmes, c’est le tableau que l’on peut faire aujourd’hui de notre nucléaire.
La stratégie est toujours le même : communiquer pour rassurer, et éviter la panique. Pourtant la situation n’est pas rassurante:
Qu’on en juge plutôt : selon l’ASN (agence de sécurité nucléaire), « il existe une anomalie au niveau du taux de colmatage des générateurs de vapeur sur 54 des 58 réacteurs nucléaires français ».
Et d’ajouter « ce nouvel élément générique s’ajoute à d’autres défauts comme celui des circuits de recirculation qui peuvent aussi se colmater en cas de situation grave, alors qu’ils sont supposés prendre le relais ».
En clair les circuits de secours ne fonctionneraient pas en cas de rupture du circuit primaire.
Et l’ASN confirme que ce colmatage augmente de 5% par an. Pour découvrir la liste des derniers « incidents » : http://www.dissident media.org/infonucleaire/news_0_1.htlm
Le réseau « sortir du nucléaire » a publié sur son site, des documents confidentiels d’EDF, sur le risque sismique qui menace les centrales nucléaires françaises, estampillés «à ne transmettre à l’extérieur d’EDF sous aucun prétexte ».
Edf vient de mettre en place du lobbying pour enterrer les données qui remettent en cause la tenue des réacteurs en cas de séisme.
Extraits : « des menaces très importantes apparaissent notamment sur les réacteurs de Bugey et de Fessenheim ». « Il faut mobiliser stratégiquement au-dessus des experts pour lever la contrainte » ou « il faut défendre une position ferme d’industriels » .
EDF refuse d’engager les 2 milliards qu’il faudrait débourser pour limiter les risques sismiques et a falsifié des données sismiques, pour éviter toute contrainte.
Le comité CODIRPA a été crée spécialement en juin 2005 pour préparer la gestion d’un accident majeur chez nous.
Pour savoir comment serait géré un accident nucléaire en France :http://www.asn.fr/sections/espace-professionnels/situations-d-urgence/gestion-post-accidentelle/demarche_parex
Dans « le Monde », du 21 avril 2007 hervé Morin donne quelques détails éclairants : « Dans les zones agricoles, faudrait-il moissonner pour concentrer la radioactivité et s’en débarrasser (comment ?) ou chercher sa dilution »… « en cas d’accident nucléaire chez nous, on pourrait être amené à sacrifier un territoire ».« Dans les zones fortement contaminées, on pourra être conduit à organiser un déplacement temporaire, voire définitif de la population ».http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/02/20/la-france-se-prepare-aux-consequences-d-un-accident-de-type-tchernobyl-sur-son-sol_1013497_3244.html
A lire aussi la publication du « guide d’aide à la décision pour la gestion du milieu agricole en cas d’accident nucléaire » sur le site internet du Ministère de l’agriculture et de la pèche.
Il faut ajouter à cela que, selon le professeur Edmund Lengfelder, de l’institut de l’université Ludwig-Maximilian de Munich, il y a une augmentation des cas de cancer infantiles autour des centrales nucléaires.
Mais il y a pire : dans un article du journal Le Monde, du 6 décembre dernier, nous apprenons que la côte atlantique court le risque d’un tsunami, et qu’une vague de 8 mètres sur la Cote Atlantique détruirait les centrales nucléaires de l’ouest de la France, ce qui serait une catastrophe sanitaire pour plusieurs millions de français qui seront irradiés.
Francois Fillion, à Lisbonne en Novembre dernier.a indiqué la volonté de la France de créer un centre national d’alerte au Tsunami.
Depuis le projet est à l’étude au Sénat : alors il faudra être patient, car aucun financement n’est prévu.
Un autre risque, non négligeable, c’est le crash volontaire ou non d’un avion sur une centrale nucléaire.
Stéphane Lhomme, porte parole du réseau « sortir du nucléaire » vient de connaître une garde à vue, pour avoir fait savoir qu’il détenait un document officiel démontrant que les futures centrales EPR ne sont sont pas conçues pour y résister.
Ce document confidentiel défense reconnaît que « les hypothèses relatives à l’impact (d’un avion) doivent assurer une couverture « raisonnable » du risque et ne peuvent prétendre couvrir toutes les éventualités »
Autrement dit : le risque existe.
comme disait un vieil ami africain :« Le serpent a beau courir, il ne va pas plus vite que sa tête ».Commentaires
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L'humanisme recule .
liberty 2008-03-27 18:30:59

Il y est une personne que je ne nommerai que par le qualificatif "l'innommable" .
Il est souvent affublé du doux sobriquet du "nain à talonattes"
«
Voyez vous de qui je parle ? »
Nommer cet individu est devenu dangereux sur internet, l'innommable a désigné un super espion sorti de l'
E.N.A,
Nicolas Pincen .
L'idée est tout droit empruntée à
Dimitri Medvedev héritier de la Russie de
Vladimir Poutine .
- « Sacré Vladimir, toujours passionné par les méthodes du K.G.B ! »
La Chine a adopté la surveillance internet et surtout le bridé les moteurs de recherche depuis des années, effaçant par là même toutes les informations ne plaisant pas au régime actuel .
En cela les Chinois devancent les Russes et les Français .
La liberté d'expression ne cesse de reculer pour laisser la place à
la mondialisation économique la plus débridée .
Quel chef d'état n'a jamais rêvé d'un peuple soumis et discipliné comme autant de petits soldats ?
Pas de conflits sociaux, les médias sous contrôle, une constitution et des lois à
géométrie variable .
Quel chef d'état n'a jamais envié la possibilité d'agir comme un
dictateur ?
Ils en ont rêvé,
la mondialisation l'a fait, l'argument économique pouvant tout justifier au nom de la compétitivité internationale .
C'est très pratique ce truc, l'argument économique.
Personne ne le maîtrise mais il permet de nous faire rentrer en compétition avec des pays que la France dénonçait hier comme non respectueux des
droits de l'homme.
Quelques années après c'est un miracle !
Tous ces pays sont devenus de proprettes démocraties, voire exemplaires.
Faut il imiter leurs conditions de travail afin de rester économiquement compétitif ?
Depuis
mai 1968 les acquis sociaux concédés à l'époque nous sont repris un à un .
Il faut avouer que l'économie est très pratique à manipuler, ce ne sont que des chiffres interprétés à coup de
statistiques sorties de leur contexte .
« La
statistique est la forme la plus évoluée du mensonge »
La France a totalement bouleversé le
code du travail ces sept dernières années et prévoit même un énorme recul social en la matière pour cette année .
Le rêve de notre président n'est-il pas de faire de la France un
paradis fiscal au nom de la compétitivité et au détriment de la solidarité ?
Ne rêvons pas, la France ne sera jamais le
Luxembourg ni la Suisse.
Les Français ne travailleront jamais comme de petits Chinois à moins d'une régression sociale déjà bien amorcée .
Ah le bon sens de nos anciens !
Ma grand mère disait toujours : « Dis moi qui tu fréquentes et je te dirais qui tu es ».
Dans le cas de l'innommable ses premières fréquentations officielles ont été :
George W Bush,
Vladimir Poutine, Le général
Kadhafi,
Hu Jintao président Chinois sans compter toutes les autorités religieuses de la planète ... J'en passe et des meilleures !
Le message est fort et clair, les dictateurs sont désormais acceptables du moment qu'ils payent leur popularité soudaine par l'achat de centrales nucléaires ou d'avions.
La séparation des l'églises et de l'état est de plus en plus ténue.
Partirons nous bientôt en guerre contre ceux qui ne seraient alignés sur ce
nouvel ordre mondial, au prétexte
d'armes de destruction massive fictives ?
Que dire de la remise en question de la
laïcité pourtant chère à
George Washington .
Personnellement, je connais les
guerres de religion mais pas de guerre pour la laïcité .
Que dire du
paquet fiscal offrant un arsenal de mesures en faveur des plus aisés tout en annonçant que les caisses de la France sont vides aux plus pauvres .
Que dire du
bouclier fiscal qui favorise uniquement 5 pour cent des Français gagnant plus de 2000 Euros par mois, ces pauvres privilégiés payeront moins d'impôts qu'hier .
Que dire de la réforme de
l'impôt de solidarité sur la fortune qui ne concerne que les plus aisés.
Que dire de la
taxe carbone qui dans le même temps plombe un peu plus les finances des foyers les plus en difficulté.
Cette taxe indolore pour les plus riches est une plaie pour les plus pauvres d'entre nous tout comme l'injustice du projet avorté de
TVA sociale .
Toutes ces mesures sont limpides : Taxer un peu plus encore les plus pauvres afin taxer de moins en moins les plus riches .
Toutes ces mesures au nom de la compétitivité économique de la France qui remet en question l'ensemble de notre modèle social .
Le modèle social Français ayant servi de faire valoir de notre république à l'étranger est démonté pièce après pièce .
Bonne nouvelle, les Français n'ont plus de leçons à donner à personne !
Que dire du fait d'essayer de remettre la
shoah au goût du jour .
Se servir de sujets aussi graves c'est une chose mais oublier certains détails en est une autre .
L'innommable veut-il que nous apprenions à nos enfants que certains haut fonctionnaires de la république se sont rendus complices actifs de la déportation ?
En qualité d' ancien ministre de l'intérieur, l'innommable peut-il ignorer le comportement de la police de l'époque ?
L'expulsion des sans papiers ne fait elle pas penser aux rafles durant la guerre ?
France terre d'accueil, patrie des
droits de l'homme ...
Que dire des propos experts de l'innommable au sujet des prédispositions génétiques de la délinquance ou de la pédophilie .
L'innommable serait également expert en génétique tout comme
l'ange de la mort analysait les caractéristiques physiques des Juifs...
Constatons que le péril actuellement désigné est écologique, particulièrement le dérèglement climatique l'inquiétude unique qui nous est désignée.
Actuellement les experts ne sont pas du tout d'accord : Certains experts voient un dérèglement climatique, d'autres disent qu'à l'échelle de la vie de la terre des réchauffements se sont déjà produits sans dommages irrémédiables.
En attendant les Français sont
taxés pour le carbone qu'ils dégagent, à tort ou à raison .
En revanche les élites ne s'inquiètent pas de
l'augmentation des cas de cancer entre 60 et 70 pour cent ces vingt dernières années.
Bonne nouvelle, le cancer se guérit mieux qu'il y a vingt ans ...
Bizarrement les politiques ne cherchent pas les causes de cette augmentation du cancer, pourtant cette pathologie plombe les finances publiques bien plus que le carbone.
À quand la taxe cancer ?
Le pire dans tous ces constats est de voir que la France n'est pas le seul pays concerné.
Un nouvel ordre mondial est en marche c'est évident .
La morale, la vérité, le respect de l'autre laissent place à l'intérêt économique .
Oubliez l
e siècle des lumières, les
idées humanistes, la place de l'homme dans nos sociétés !
C'est ce que les grands de ce monde nous demandent en cette période de
récession économique .
Pourtant, grand ou petit, riche ou pauvre, puissant ou indigent, une fois mort nous sommes tous égaux .
Liberty
« Par humanisme, on peut entendre une théorie qui prend l'homme comme fin et comme valeur supérieure » Jean Paul SARTRE
« L'humanisme bien ordonné commence par soi même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, les respect des autres avant l'amour propre » Claude LÉVY-STRAUSS
« Principe des principes constitutifs de l'humanisme moderne : Celui du rejet des arguments d'autorité » Luc FERRY
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Joli mois de Mai, quand reviendras-tu?
olivier cabanel 2008-03-27 09:31:08
Chacun connaît cette chanson enfantine dont la fin insolente est tronquée et amène une répétition
Le 40
èmeanniversaire des évènements de mai va-t-il aussi nous faire assister à une répétion ?
Bien malin qui pourrait le savoir, mais en tout cas, il est certain que tous les ingrédients d’une agitation populaire sont bien présents.
Comme disait andré Malraux au sujet de ces évènements «
il s’agit là d'évènements qui n’appartiennent pas à la politique, mais à l’histoire, car la politique c’est ce qui reste quand il n’y a pas d’histoire ».
Il ne faut pas oublier non plus que les évènements de mai ont commencé fin mars.
Ce 22 mars, une poignée d’étudiants issus de groupuscules d'extrême gauche (JCR, JAC, FER etc..) envahissent le bâtiment administratif de la nouvelle faculté de Nanterre et occupent la salle du conseil des professeurs.
Ils n’ont pas de programme bien défini, et leur action de ce jour là, s’apparente pour eux plus à un canular estudiantin qu’à une insurrection.
Mais une fois la Faculté occupée, les « enragés » s’y retranchent, et s’organisent pour un long siège, en étudiant par petits groupes la refonte de l’université, puis celle de la société, et enfin celle du monde.
Ce sera avant tout une révolte des jeunes contre les vieux, contre tous ceux qui les briment, qui décident, qui interdisent, qui dirigent.
D'où les premiers slogans :« il est interdit d’interdire », ou « papa pue », et une stratégie se met en place résumée par daniel Cohn-Bendit, dit Dany le rouge (devenu vert aujourd’hui !) : « bougeons d’abord, nous ferons la théorie du mouvement après ».
Penser que tout a commencé d’un coup le 22 mars serait une erreur, car depuis plusieurs mois régnait à Nanterre une ambiance agitée et trouble.
Divers groupuscules allant des anarchistes aux guévaristes, en passant par les mao, les trotskystes, marxistes et autres anarchistes forment un bouillon de culture ou fermentent les idées les plus folles, les plus farfelues, les plus révolutionnaires.
Pourtant, c’est bien ce jour là que tout a commencé.
Au grand dam du parti communiste qui critiquait à ce moment les « enragés » d’une façon virulente cette contestation qui lui échappait.
La suite on la connaît mieux, puisqu'en-fin le mouvement ouvrier et toute la gauche descendra dans la rue, provoquant la « fuite à Colombey » du grand Charles.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Il faut creuser profondément dans les couches de la société pour trouver une profession qui ne soit pas dans la contestation.
Des enseignants aux infirmières, en passant par les coiffeurs, les chauffeurs de taxi, les marins pécheurs, les retraités, les ouvriers, les caissières de super marché etc, etc,…sans oublier bien sur les étudiants, ils sont tous mécontents.
Ils ont le sentiment d’avoir été trompés par des promesses fallacieuses, et ont voté comme un seul homme pour cet homme qui prétendait que tout aller changer, que les caddies seraient pleins, que la sécurité serait de retour, que l’état réduirait ses dépenses.
Mais voilà, en presqu’un an, rien n’a changé, à part le salaire du Président.
De quoi mobiliser plus d’un mécontent.
D’autant que le syndrôme « Martinon » pourrait bien faire des petits au sein de la majorité.
Celle-ci traitée par dessus la jambe depuis l’élection, commence à trouver l’inaction pesante.
Des murmures s’élèvent dans la majorité pour demander que l’assemblée nationale retrouve enfin sa légitimité, qu’elle soit consultée avant proposition de lois, qu’elle puisse faire enfin son travail citoyen.
Comme disait un vieil ami africain :« Ce n’est pas parce que le mouton n’a pas de dents qu’il faut mettre la main dans sa bouche ».
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« La nation chinoise, éprise de paix, raffinée et cultivée, subit depuis longtemps l'humiliation »
Pierre.R 2008-03-27 06:34:44
Dans une situation conflictuelle, par tant sur notre planète Terre, il y a deux attitudes qui nous caractérisent, nous humains. De gueuler très fort de notre salon. Ou de fermer notre gueule en nous disant que ces conflits, en raison des bruits trop lointains qui ne nous parviennent pas à nos oreilles, ne nous concernent en rien. Que dalle.
Le 22 mars dernier, 29 intellectuels chinois, autrement moins couillons que plusieurs d’entre nous, ont transmis au gouvernement de Hu Jintao une pétition en 12 points demandant la fin des violences au Tibet, de la propagande univoque qui provoque la haine, du blocage de l’information et de la fermeture de la province autonome. Parmi les pétitionnaires, certains ont déjà eu maille à partir avec la justice chinoise et ont séjourné en prison pour « incitation aux désordres » ou « divulgation de secrets d’État ». D’autres sont des écrivains qui se disent prêts à dialoguer et travailler avec le pouvoir.
L'ambassadeur de Chine au Canada, Lu Shumin, a ouvert sa grande trappe. « Le dalaï-lama ment au monde entier depuis des décennies ». Les médias occidentaux se laissent berner par le dalaï-lama et avant la prise de contrôle par la Chine en 1959, le Tibet ressemblait à l'Europe médiévale. Lors de sa rencontre de presse, à quoi devions-nous attendre? Que la Chine décerne une médaille d’or à ce fort en gueule, le Dalaï lama, qui à lui seul, petit David qu’il est, fait basculer Goliath? Lu Shumin, au cas où les médias canadiens auraient été troublés par ce climat d’instabilité pour les prochains Jeux olympiques dePékin, s’est fait rassurant, le brave homme : « le gouvernement et les autorités chinois peuvent maintenir la paix et la stabilité et s'assurer qu'ils présenteront au monde entier les Jeux olympiques les plus impressionnants de l'histoire ».
Libre de ses déclarations, comme nous pouvons nous en douter, l’ambassadeur a pris à témoins les athlètes canadiens : « Nous ne sommes pas d'accord avec la politisation des Jeux, qui serait contraire à l'esprit olympique. Je crois que la plupart des athlètes canadiens seront d'accord avec moi sur ce fait et qu'ils ne veulent pas souffrir et devenir les victimes d'un jeu politique ». Le Canada est-il le seul à subir les foudres de son ambassade Chine? À Paris, le numéro deux de l'ambassade de Chine a enfoncé le clou en comparant la répression à Lhassa à la série d'arrestations lancées en banlieue parisienne. Est-ce que la France « laisserait une mission des Nations unies (enquêter) sur ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel ? », s'est interrogé Qu Xing.
Pour faire passer le message, rien de mieux que d’être moderne et d’utiliser les outils de la modernité. Le China Daily, un journal en anglais contrôlé par le gouvernement chinois, révèle que le nouveau site très officiel du gouvernement chinois, le site Anti-CNN.com, se veut le fruit de la « colère » d'étudiants chinois établis à l'étranger et l’Anti-BBC. Pour reprendre le vocabulaire du quartier latin, selon le journal, les responsables du site ont posté une lettre contre « les médias occidentaux nazis de Goebbels », l'ancien ministre de la propagande d'Hitler. La chaîne américaine CNN de « leader mondial des menteurs ». Anti-CNN.com entend également mettre au jour les erreurs d'autres médias, allemands, britanniques ou français. Et que dit d’autre la lettre? « La nation chinoise, éprise de paix, raffinée et cultivée, subit depuis longtemps l'humiliation et s'est soumise à l'insulte. Elle ne peut davantage rester un agneau silencieux ».
Et « l’agneau silencieux », mené par son pâtre, Hu Jintao, a émis une directive issue du « Bureau de la surveillance de l'Internet » qui montre bien à quel point la Chine entend respecter ses engagements lors de l’adjudication des jeux : « Nous informons les internautes qu'il est interdit de publier des informations sur les événements tibétains. À partir de ce jour, le Bureau de surveillance de l'Internet va assurer le filtrage et la censure. Il est interdit de poster, de faire circuler et de discuter d'éventuels rapports concernant les événements tibétains à Chengdu. Tout contrevenant verra son adresse IP transmise aux organes de police qui prendront des mesures nécessaires ».
La désinformation à l’inverse circule. Le Tibet a été et est encore un enfer. Ce pays est la honte à nul autre pareil. Selon un citoyen bien intentionné, qui a publié une longue diatribe sur Agoravox : « Alors parlons de la justice telle qu’elle était pratiquée dans le Tibet féodal. L’exécution publique des serfs était courante. Parfois, ils étaient d’abord éventrés, puis traînés dans la ville avant leur exécution. Le code pénal (écrit), qui fut rédigé par le gouvernement local tibétain d’avant 1951, divisait la société en trois classes. La classe supérieure comportait les " Bouddhas vivant ", les nobles et les hauts fonctionnaires d’État. La classe inférieure comportait les serfs et les esclaves. Si un membre de la classe inférieure offensait un membre des classes supérieures, l’une des peines suivantes était appliquée: yeux arrachés, jambes hachées, mains ou langue coupés ou encore être jeté du haut d’une falaise. Une simple accusation suffisait ; l’accusé, s’il était membre de la classe inférieure, n’était pas entendu. Si un membre de la classe inférieure assistait incidemment au viol de sa fille ou de sa femme par un seigneur, il devait avoir les yeux arrachés ».
Le Dalaï lama? Infréquentable : « Quand le Dalaï chantait les " Sutras de la damnation ", des têtes humaines, du sang, des cœurs et des chairs humaines fraîchement dépecées servaient d’offrandes. Un tel rite eut encore lieu en automne 1948, quand le Dalaï décida de chanter des " Sutras " sur la Place de Lhassa, dans l’espoir de contrer la révolution communiste. A cette occasion, 36 jeunes furent arrêtés ; 21 d’entre eux furent mis à mort pour servir d’offrandes ».
Le bon peuple chinois, bien informé, il va sans dire de ce qui se passe à Lhassa, déplore que : « chaque reportage sur le Tibet mentionne les Jeux olympiques. Les deux sujets n'ont aucun rapport mais les médias en établissent un », souligne Shi Yinhong, professeur de relations internationales à l'université de Renmin. « J'ai vu les images. Il est manifeste que ce sont les Tibétains qui ont attaqué les Chinois », témoigne à Reuters Jane Yang, une étudiante de 24 ans de l'université de Tsinghua. En Occident, évidemment, c’est un autre discours qui parvient à nos oreilles : « La machine de propagande chinoise tente de présenter la Chine comme une société libre et ouverte, or ce n'est clairement pas le cas », estime Sharon Hom, directrice exécutive de Human Rights in China.
Pékin a fait part de son mécontentement au lendemain d'un durcissement de la position française. « Le gouvernement chinois s'oppose fermement à toute forme de contact officiel du dalaï lama avec n'importe quel pays », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang. Bernard Kouchner a estimé que si le Dalaï lama venait en France, M. Sarkozy en personne devrait le rencontrer. Qin Gang n’en démord pas : « les pays étrangers doivent adopter, dans la crise tibétaine, une attitude objective et impartiale pour comprendre et soutenir les mesures justes et nécessaires prises par la Chine afin de préserver la stabilité sociale et protéger la sécurité des biens et des personnes ».
Patrick Carré est sinologue, tibétologue et traducteur. Il a son blog. Il a un parti pris. Celui des Tibétains. Comme l’auteur de ces lignes. Pour lui, la « libération pacifique » du Tibet a fait près d’un million de morts. « Au Tibet occupé, tout, sinon les montagnes, a été rasé. La population tibétaine recule devant l’invasion des colons han ; la culture, la religion et la langue tibétaines vont bientôt être réduites à néant au Tibet ; et sans la diaspora qui préserve toutes ces choses un peu partout dans le monde, le génocide culturel du Tibet serait déjà un fait accompli. Nous entrons peut-être dans une nouvelle ère au Tibet. Lhassa n’est plus qu’un immense bordel militaire ; dans la campagne tibétaine « détibétanisée » on crève à l’envi ; et dans toutes les régions à forte population tibétaine en dehors de la Région Autonome, comme le Qinghai (Amdo), le Sichuan et le Gansu, les Tibétains vivent dans des ghettos comme tous ceux que les plus crétins parmi les Han appellent des « minoritaires ».
La guerre des chiffres que livre Pékin amuse la galerie. Plus de 600 personnes se seraient livrées à la police après les émeutes sanglantes de Lhassa et les troubles dans les régions avoisinantes du Tibet. Les autorités font état de 20 morts, 18 civils « innocents » et deux policiers. Le président du parlement tibétain en exil, Karma Chophel, a affirmé que les émeutes au Tibet avaient fait au moins 135 morts et 1.000 blessés, et que 400 personnes environ avaient été arrêtées depuis le 10 mars.
« Tous ceux qui considèrent qu'on a choisi innocemment Pékin pour les Jeux sont hypocrites », vient de déclarer Jean-Pierre Raffarin. « L'ouverture de la Chine, c'est pour nous une sécurité », a poursuivi l’ancien Premier ministre. « Quand Ségolène Royal va sur la muraille de Chine, tout de blanc vêtue... C'était là-bas qu'il fallait parler du Tibet. On parle aux Chinois en Chine. Il faut leur parler droit dans les yeux ». « Un boycott des JO serait un échec de la diplomatie ». Où était Jean-Pierre Raffarin lorsqu’Angela Merkel, Georges W. Bush et Stephen Harper honoraient chacun la Dalaï lama, au grand désespoir de la Chine?
Je n’aime pas Stephen Harper. Je dois lui rendre l’hommage qu’il mérite. Le 30 octobre 2007, jugeant « contre-productives » les attaques de Pékin contre le chef spirituel, qui mène une campagne pacifique pour l'indépendance du Tibet depuis qu'il s'est exilé en 1959, le Premier ministre canadien a fait, du Prix Nobel de la paix, officiellement un « citoyen honoraire du Canada ». Le Dalaï lama s'est ensuite entretenu avec M. Harper dans son bureau du Parlement, en présence de caméras de télévision et de photographes. « Je viens ici sans message politique précis », a souligné le dalaï-lama qui a dit préférer s'en tenir à la promotion des valeurs humaines. Le leader bouddhiste a par la suite vanté le multiculturalisme canadien, estimant que la Chine devrait s'en inspirer sur la façon de « promouvoir l'unité sur la base du respect mutuel ». Jason Kenney, secrétaire d'État au multiculturalisme, a déclaré, à cette occasion, qu’il « espérait que le monde entier comprenne le message qu'il est contre-productif d'attaquer un moine bouddhiste pacifiste de 72 ans qui ne prône rien de plus que l'autonomie culturelle pour son peuple ».
(Sources : AFP, Cyberpresse, Le Monde, Presse canadienne, Reuters)
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Souffle Gandhi !!
Le Panda 2008-03-26 09:30:10
Gandhi, l'Homme de paix moderne. Le Tibet baffoué, humilié?
L'Inde, en août 2007, honora son indépendance comme, seuls, les Sages savent le faire, pour ses 60 années d'indépendance.
Cette partie du monde possède un don presque magique : le visionnaire. Gandhi réussit son pari, les deux pères de cette Nation, comptant, elle, plus d'un milliard de personnes.
Le constat qui s'impose actuellement reste que la majorité des Nations prennent la France "en otages" à charge peu à décharge.
Les actes de violences possèdent-ils les mêmes valeurs quels que soient les continents? Les propos du ministre des affaires étrangères B. Kouchner plus timide que jamais, faut-il le pousser? De Rama Yade du ministère des droits de l'homme, l'intervention dite par France-Info « musclée » du président de la République Française: Nicolas Sarkozy tous d'une même voix demandent :
Des Actes avant, non des promesses sans écho ? Doit-on utiliser la douceur face à une violence innacceptable en passant "la brosse à reluire" Celle de ventes de centrales Nucléaires?
Les événement de mai 1968 avec à sa tête un certain Daniel Cohn Bendit, interdit de séjour en Chine; changea pour 75% des français la quadrature du cercle dans laquelle la France et l'Europe se trouvaient enfermées. Sondage de mars 2008, oui.
Faut-il demander à La Chine de remettre les J.O. au C.I.O. pour qu'ils les confie à une Nation digne du respect des Droits de l'Homme.
Les propos des ministres concernés correspondent à leurs actes au nom du pays qui vit naître « les droits de l'homme, au point d'aller jusqu'à boycotter les J.O. de Pékin de 2008, la condamnation de la Chine par la France ?
Nicolas Sarkozy déclare, écrit au président Chinois le 25 mars 2008 :
« Dans mes étapes de par le monde, je n'ai jamais mit mon drapeau dans ma poche »
Va-t-il retrouver la crédibilité que la Nation attend, revaloriser la positon de l'ensemble des français ? Ou va t-on assister à la même emphase que sa postion au sujet de mai 1968?
Sortir d'un clivage strictement mercantile mondial ?
Les géniteurs structurels de cette Nation « L'Inde » portent pour noms :
Jawaharlal Nehru à qui Gandhi passa le relais.
La seule vision de l'intérieur du pays reste que ce dernier ne senti son « essor » qu'à partir de 1990, Gandhi n'ayant pu faire admettre par l'ensemble du « peuple » de se faire construire « une identité » la valeur différente qu'elle n'a jamais assise par sa position : hindouiste, musulmane, anglaise, etc.
Fut-il son plus grand, voir son seul « échec » ? (Lire le PDF)
La conception de Nehru lui permit, non sorti de la boîte de Pandore, de faire de l'Inde, sûrement à ce jour, l'une des plus grandes démocraties du Monde.
Ce ne sont pas les songes d'une nuit d'été, émanant du nombre, qui se voulait persistante par sa conception géo-militaro-politique mais, avec la complicité de son voisin le Pakistan.
Ceux qui connaissent la signification du Mahatma sanscrit.
Son interprétation, non au sens étymologique, mais de celle de son action:
« Grande Ame ».
Rencontres des sages du monde, avec Jacques Attali, permis à ce dernier d'éditer chez Faillard, la Conception d'un mythe « Hors du commun, le mahatma Gandhi". D'ailleurs J. Attali, s'appuie sur quantité d'hommes hors du commun tels : Sigmund Warburg, Blaise Pascal, Karl Marx, la différence dixit ce dernier : " Gandhi reste le seul à avoir changé le monde par ses idées et non ses actions....."
Gandhi, à lui tout seul, était et valait plus que l'avant-garde des Nations les plus puissantes du Monde.
Nombreux sont ceux à s'être servi de sa force plus que philosophique, qui a fait naître la "Pacification".
Pour n'en citer qu'une poignée d'ouvrages que j'ai pu lire, ils constituent un modèle de tous éloges :
« La lutte du Pasteur Martin Luther King, assassiné."
Les 27 années d'incarcération de Nelson Mandela, au plus fort de l'apartheid.
Gandhi su faire de l'Inde un pays de tolérance. Ne dit-on pas, le Mahatma fut plus qu'un précurseur ?
Dans son propre pays pauvre, presque analphabète, il instaura le suffrage universel sans aucune discrimination en relation avec le sexe.
Au sens de la réalité, un pays tel que le Portugal, dû attendre (1976), soit 29 ans plus tard que l'Inde, pour que les femmes bénéficient du Droit de Vote.
Une phrase frappe aussi l'esprit, celle d'Albert Einstein
« Les générations à venir, croiront à peine qu'un être de chair et de sang comme lui ait pu fouler cette Terre ».
« Aussi longtemps que subsistera la superstition selon laquelle, les hommes doivent respecter les lois injustes, leur asservissement existera. « Gandhi ».
Le Mahatma Gandhi lutta pour le pouvoir du Sel. Le 12 mars 1930, il entreprit une marche près d'Ahmadabad (Gugérate). Il le considère comme la valeur des Echanges premières.C'était alors l'une des aides ou taxe indirecte.
Le mot vient de l'italien gabella (« taxe »), lui-même venant peut-être de l'arabe qab?la. Les gabelous se chargeaient de la récolte de la gabelle.
Il ne faut pas aller très loin pour constater que la révolution Française en 1789, fît tomber l'Impôt dit aussi « La Gabelle » La gabelle est une taxe sur le sel ayant existée en France au Moyen Âge et à l'époque moderne. Ce que la République démocratise, la surpuissance pouvoir, la Royauté le réinstaure puisque la puissance du Sel nous dépasse, mais Eux les Politiques en avaient parfaitement conscience de toutes ses valeurs.
Gandhi compris que ce ne serait pas les anglais qui viendraient dans les Salinières d'Inde, donc lui comme son peuple allèrent prendre leurs propres besoin dans l'Océan et la guerre du Sel, il en fit sortir l'Inde victorieuse. La puissance du Sel se mesure depuis la nuit des temps comme celle de l'eau.
Les éléments majeurs de la Nature et de toutes conservations propres à l'homme et aux besoins de l'environnement comme le soleil et l'air.
Dans des temps plus proches bien des maladies se soignaient par le Sel, la conservation de la majorité des aliments se fait par la saumure impossible à obtenir sans eau et sel.
Les marins ne l'ignoraient pas, le citron la vitamine « C » les légumes combattent le scorbut,
tous les mariniers et salaisonniers le savent depuis des millénaires.
Il en va de même pour la richesse que le vinaigre basique peut procurer.
La vie de ce visionnaire extraordinaire ne se résume pas en quelques lignes. C'est une vie de combats, plus pacifistes les uns que les autres.
1869 - Voit la naissance, le 2 octobre à Porbandar lire sa « biographie » : Mohandas Karamchand Gandhi
Mais si l'occident réagit "timidement" aux violences Chinoises, face au peuple Tibétain, il y a lieu de s'interroger, sur le combat du Sel que mena Gandhi, pour le remplacer par celui de l'eau pour le Tibet.
Même si la majorité de la Chine se trouve en pays Tibétain, la fin peut-elle justifier les moyens?
Ne pas oublier que l'Himalaya, sommet du Monde, est source de vie. C'est là, que se trouve Le Tibet. La meilleure cause à la réflexion est-elle de méditer, réfléchir sur des extraits de ses citations difficile à situer tant de personnes s'attribuent la « paternité » de ses propos ?
Faut-il considérer à torts ou à raison quelles sont une émanation de son
« génie » :
"Aucun gouvernement ne peut exister un seul instant sans la coopération de la population, volontaire ou forcée, et, si la population retire soudainement son soutien jusque dans les moindres détails, le gouvernement se trouvera dans une impasse »
« Il vaut mieux mille fois paraître manquer, à la vérité aux yeux du Monde, que de manquer à sa propre vérité ».
Les jeux Olympiques de Pékin, quels que soient leurs grandeurs, n'arriveront jamais à éclipser le Toit du Monde.
La meilleure de ses citations semble être :
« Si Chacun ne possédait que ce qui lui est nécessaire, personne ne serait dans le besoin et tout le monde vivrait dans le contentement »
Le Panda.
Patrick Juan.Commentaires
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10 000 ; Emmerich pète les plombs !
LE CHAT 2008-03-25 17:28:11
Membre d’une tribu vivant dans les montagnes , D’leh , un jeune chasseur , est épris d’Evolet . Lorsque de mystérieux guerriers pillent son village et kidnappent Evolet , D’leh prend la tête d’un petit groupe de chasseurs et se lance à la poursuite des ravisseurs .Au cours de son périple , D’Leh et ses amis affronteront des tigres à dents de sabre et autres prédateurs préhistoriques . ..
Samedi après midi , ce week end de Pâques est vraiment parti pour être bien froid et n’incite guère à la promenade . Alors pourquoi pas se faire une toile peinard me dis je . Passionné de préhistoire et sur la base du scénario ci-dessus , je me dis qu’un film du réalisateur du » jour d’après » et d’ »Independance Day » ne peut être foncièrement mauvais ; après tout si le film est distrayant , que les effets spéciaux tiennent leurs promesses et que l’histoire tient la route , ça sera toujours un bon moment de passé !
Eh bien , je crois qu’après avoir vu ce film , ma vision de l’histoire néolithique va complètement changer !
Moi qui pensait me retrouver au temps de » la guerre du feu » , avec des tribus faisant des prisonniers dans d’autres tribus façon » Apocalypto « , après une vingtaine de minutes , on bascule du monde des chasseurs de mammouths chers à J .M Auel
http://pagesperso-orange.fr/mondalire/enfterre.htm
à celui des aventures extraordinaires du derniers des cimériens , Conan le barbare http://fr.wikipedia.org/wiki/Conan_le_Barbare .
En effet , le début du film place la tribus des yagals dans des montagnes qui pourraient les Alpes ou le Caucase , et les chasseurs néolithiques attendant la venue des derniers mammouths semblent crédibles , jusqu’au moment où des envahisseurs montés sur des chevaux , plutôt de l’âge de bronze capturent la belle et nombre de membres de la tribu et emportent les captifs avec eux vers leur future vie d’esclave . Ils passent bizarrement de la haute montagne à une jungle tropicale où d’horribles oiseaux genre diatryma
http://www.tcedi.dyndns.org/oiseauxdeproie/diatryma.html
les attaquent , mais dans un délire spielbergien , les bêtes ont triplé de taille et grimpent aux arbres en s’aidant de leurs becs , et vivaient il y a 60 à 50 millions d’années , un détail …
Puis vient la scène où D’leh sauve un smilodon coincé au fond d’un piège , triplé de taille lui aussi , et la bête reconnaissante empêchera que ne soit massacré nos héros par la population africaine d’un village venant lui aussi d’être victime d’une razzia de la horde de pillards .Et après on ne le reverra plus , dommage , ça aurait pu être un personnage intéressant ! et puis ça fait mince en nombre de prédateurs préhistoriques ! Les dokous se joignent aux yagals pour poursuivre à travers le désert en ligne droite les pillards qui eux ont prix des bateaux genre felouques pour amener les captifs à leurs maîtres , des tyrans construisant des pyramides au milieu de rien en se servant de mammouths aux défenses coupées comme animaux de trait et de milliers d’esclaves ; leur ancien royaume a été englouti , s’agit il des descendants des populations de l’Atlantide , ces cruels tyrans au doigts griffus comme des mandarins de la chine ancienne ? nul ne le sait , mais eux avaient prédit l’arrivée du chasseur comme la venue d’un messie et de l’influence néfaste d’une esclave qui porte sur la main des cicatrices positionnées comme les étoiles de la galaxie d’Orion .
Ce qui surprend , c’est l’étonnante facilité avec laquelle nos héros fomentent une mutinerie , se débarrassent des gardes et que D’leh tue d’un seul jet de lance le chef des esclavagistes trop imprudemment exposé . Un minimum de suspens aurait quand même été le bienvenu .Evolet , tuée par la flèche d’un des pillards amoureux transi de la belle , revient miraculeusement à la vie grâce au souffle de vie venant de la chamane de la tribu qui meurt dans le même temps au fond des montagne , tout est bien qui fini bien et nos héros yagals repartiront chez eux avec les petites graines pour faire pousser le blé grâce auquel la tribu n’aura plus jamais faim , sauf que ce sont de magnifiques grains de maïs , qui comme tout un chacun est censé savoir , ne poussait alors qu’aux Amériques .
Avec plus de 70 millions de dollars de budget , on aurait pu attendre mieux d’Emmerich , un spécialiste des blockbusters totalisant des millions et des millions d’entrées ,que ce conte pour ados vaguement humaniste ! .
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Emmerich
Je crois bien que ce film là sera bien loin des scores du jour d’après , y compris dans les vidéothèques ! Bien des honnêtes téléfilms feraient aussi pire pour bien moins cher ! en France il méritera bien un Gérard 2008 ! et un prix spécial pour l’intensité du bleu et les couleurs trop vives et digitalisées .

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Nessie est de retour
olivier cabanel 2008-03-25 11:32:14
On l’avait presque oublié et voilà qu’un touriste vient de filmer le « monstre » du Loch Ness le 23 février dernier.
C’est un chercheur amateur, qui ayant eu la bonne idée d’emporter une caméra vidéo à filmé le « monstre »: Voir la vidéo
La légende de Nessie remonte en 565 après JC.
Un moine Irlandais (st Colomban) déclare avoir enterré un homme mordu mortellement par Nessie.
Mais c’est surtout à partir du 19
ème siècle que les témoignages se multiplient.
Une route fut construite en 1933 au bord du lac, et cela favorisa de nouvelles observations : un couple d’écossais affirma avoir vu Nessie traverser la route devant leur voiture.
En 1960, un ingénieur en aéronautique, Tim Dinsdale filma « quelque chose », une bosse d’un brun rougeâtre qui à traversé le loch, puis tourné et longé la rive opposée.
Les experts qui examinèrent la pellicule n’ont décelé aucun trucage.
Le 14 octobre 1971 le Père Grégory Brosey contemplait le lac en compagnie d’un visiteur,
« lorsque une violente agitation des eaux les fit sursauter : à 300 mètres, un grand animal se profila, dressa la tête à deux mètres de haut, puis s’éloigna ».
En 1975 Allen Wikins, enseignant, et son fils virent à 7h20
« une forme noire d’environ 7 mètres apparaître et disparaître ».
A 10h12 accompagné de sa femme, il photographia 3 bosses triangulaires, qui disparurent à l’approche d’un bateau à moteur, et à 21h25 Wilkins et plusieurs personnes virent
« une tâche noire émergeant de l’eau et formant deux bosses ».
Mais il y a eu tant de canulars que chaque nouvelle déclaration fut rangée au rayon des « fines plaisanteries ».
Jusqu’en mai 2007.
Un technicien de laboratoire de 55 ans, Gordon Holmes dit avoir vu un objet noir de jais d’environ 15 mètres de long, se déplaçant très rapidement, et a cru qu’il s’agissait d’une très grosse anguille.
« je ne pouvais en croire mes yeux » affirma-t-il.
Ce scientifique amateur a tourné des images d’une grande qualité qui montre un mouvement sous l’eau du lac. Cette vidéo permet une analyse réelle.
Tout cela soulève un tas de questions, car s’il s’agit d’un seul et même animal, soit il a une longévité exceptionnelle : de 565 à nos jours, cela fait plus de 1400 ans, soit il y a plusieurs spécimens, et donc des naissances.
En additionnant les témoignages on peut décrire un animal avec une tête reptilienne, qu’il peut dresser 2 mètres au dessus de l’eau. Il a deux grands yeux, possède deux ou trois bosses sur le dos, sa queue est mobile, et crée des remous importants quand il nage.
Il y a donc une grande ressemblance avec les plésiosaures, notamment les élasmosaures, lesquels vivaient au crétacé supérieur, mais dont on n’a jamais retrouvé de restes en Europe.
Il y a bien un plésiosaure dont les restes ont été retrouvés en Angleterre, mais cet animal vivait dans l’eau salée : or l’eau du Loch Ness est douce.
Seulement voilà, avec ses 230 mètres de profondeur, le Loch Ness est plus profond que la Mer du Nord, et il y a quand même plus de 4000 témoins qui ont affirmé avoir vu Nessie depuis 1930.
Avec le développement des téléphones portables, qui sont autant de caméras possibles, nous allons avoir sous peu d’autres images de Nessie, et de nouvelles questions se poseront.
Car comme disait un vieil ami alcoolique :
«il n’y a pas d’erreur, ce sont les meilleurs crus qui font les meilleures cuites ».Commentaires
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Le choix du danger
lenfoire 2008-03-24 11:05:20
Cette fois, à Olympie, elle est partie la flamme olympique pour 137.000 kilomètres. Elle transitera par Lhassa, est-il ajouté. Les jeux de 2008 sont la vitrine des réalisations chinoises sur la scène internationale mais ils ont, surtout, une dose de « politique » qui a, semble-t-il, été sous-estimée lors du choix de Pékin. Les événements récents du Tibet n'en sont qu'un début.
Le choix de Pékin pour les JO était-il judicieux le 6 septembre 1999? Mais qu'est-ce que les Jeux Olympiques vont-ils aller faire dans cette galère? La situation politique était connue de tous au moment de ce choix. Pas de surprise, donc.
Cette course éperdue vers le modernisme, commencée en 1999, entammait, inexorablement, une autre vers des problèmes internes et externes au niveau politique et économique. L'explosion de la population tibétaine et celle du commerce sans règles de partage équitable étaient programmées.
Déjà dans la Grèce antique, la politique avait eu son mot à dire. La Pythie conseilla au roi Iphitos d'Ellis d'"occuper les esprits" de la population grecque en réinstaurant, à Olympie, les jeux sportifs, tombés en léthargie. Jeux qui étaient "naturellement" chers aux dieux, mais aussi aux dirigeants. Rétablir la paix en était le but officiel. Le roi de Sparte, son ennemi, fut dès lors son ancien ennemi et nouveau mentor.
Pierre de Coubertin, lui, fondateur des Jeux Olympiques modernes, risque fort de se retourner dans sa tombe. Ses jeux moderne, il les voulaient apolitiques. En 1896, la Hongrie envoya une délégation aux frais de l'Etat, en signant ainsi son indépendance vis-a-vis de l'Autriche. Le nationalisme fait partie intégrante de tous les JO pour montrer ses différences par une indépendance d'idées. Les médailles ne seraient que les récompences exacerbées d'avoir porté le drapeau de la nation et que la démonstration de la force potentielle en temps de guerre. Avec le temps, les JO sont devenu aussi commerciaux. A Amsterdam en 1928, la flamme olympique fut allumée par un employé de la compagnie du gaz. En 1936, plus de doute, c'est la propagande d'Hitler à la gloire du racisme en contradiction avec l'idée olympique qui prend le relais. Avery Brundage, président du Comité Olympique américain s'opposa à un boycott américain, première édition. Ce qui n'empêcha pas l'aryanisation de la sélection des athlètes et les 4 médailles d'or de Jesse Owens qu'Hitler ne pouvait pas se résoudre à applaudir. En 1940, l'organisation des JO japonnais fut annulée et envoyée à Helsinki après l'invasion nippone de la Chine. La Finlande dut annuler à son tour pour cause d'invasion russe. En 1948, Allemagne et Japon étaient exclus d'office à Londres. En 1956, boycott à Melbourne par l'Egypte, l'Irak et le Liban avec un parfum de canal de Suez. En 1980, Jimmy Carter déclina l'invitation aux jeux de Moscou et la Belgique ne versa pas un franc à sa délégation sportive qui défila sans couleurs nationales. En 1984, revanche de Moscou à Los Angeles. Des incidents plus violents commencèrent en 1968 avec les Black Panthers à Mexico et surtout en 1972 avec les attentats. Pour 2008, le Tibet et Taïwan sont interdits de jeux pour répondre à la question de savoir qui sont les maîtres du jeu politique dans la région.
Avant l'occupation chinoise, le Tibet comptait 6 millions de Tibétains. Aujourd'hui, il n'en compte que 2 millions seulement. Contrainte à l'assimilation chinoise et les stérilisations larvées, Lhassa subit une pression telle qu'elle ne compte plus que 50.000 de Tibétains au milieu de 150.000 Chinois. Une réédition de David contre Goliath s'est engagée avec la peur téléguidée par le dalaï-lama, en exil, sur la communauté internationale. La Chine, trop intéressée par le réservoir d'eau en provenance de l'himalaia, ne cèdera pas facilement cette province trop intéressante.
Tous les pays du monde, occidentaux comme orientaux, ont été impliqués pendant les dix années qui précèdent et ont ressenti les effets néfastes pour leurs économies suite au choix de la Chine.
Pour réaliser une percée fulgurante, telle que l'a fait la Chine, elle a dû rechercher de plus en plus de moyens financiers pour sortir le pays d'un certain passéisme et payer cette reconnaissance sur la scène mondiale à coups d'efforts surhumains. Les Chinois, peuple pacifique, se sont vus contraints de se serrer la ceinture et de resserrer les boulons du travail forcé avec pugnacité. L'occident, dès lors, s'est ressenti, dans le même temps, noyé par les produits à bas prix envoyés par la Chine. La bulle spéculative de 2000 n'est peut-être pas étrangère. Les pays occidentaux tentent toujours de s'en sortir de crise en crise et se perd en conjectures pour trouver la parade. Quelque uns vont tirer leur épingle du jeu. Multinationales en générales. Business is business. Les compagnies équipementiaires Adidas, Nike par exemple. Les droits de télés et de l'informatisation probablement.
En contrepartie, cadenassé par le pouvoir en place, pas grand chose de positif sinon une fierté innocente et soumise de la population chinoise. Pas de progrès dans la reconnaissance des Droits de l'Homme et du bien être de celui-ci.
Un environnement saccagé, aussi, à la gloire du succès de quelques uns.A Pékin, là où les jeux vont avoir lieu, la plupart des vieux quartiers ont été rasés. Les pittoresques hutongs ont été remplacés par du béton et du verre high tech toujours plus haut. Un million de personnes ont été expulsées de leur maison. La Cité interdite, avec ses palais impériaux, ne sera-t-elle là que comme seul vestige pour le folklore et pour la nostalgie? Est-ce une honte de ce passé et d'un patrimoine tellement apprécié par les touristes d'aujourd'hui ?
Le tape à l'oeil pour éblouir le monde se voulait à la pointe de la modernité et oublier le passé. Point. Après l’esprit révolutionnaire de Mao, plein feu donc sur le développement capitaliste avec le dynamisme et l’ambition extraordinaire compensé par un capitalisme qui ne fait plus l'unanimité chez ses précurseurs occidentaux. Sur une surface de plus de 9,5 millions km2, un demi milliard de Chinois y vivent une véritable révolution dans cette mégalopole avec, pour seul obstacle majeur pour les Jeux tout proches, la langue du mandarin, ses innombrables dialectes et l'écriture en pictogrammes quasi insurmontable pour l'occidental qui viendra assister à ces jeux. Dans ce cas précis, on pourrait penser que le forcing de l’étude de l’anglais comme moyen de communication ne serait pas un outil rêvé pour garder le gouvernail dans les mains du gouvernement. Rendre la langue chinoise plus populaire aux étrangers voulait se caractériser par un prosélytisme patronné par Confucius comme haute valeur ajoutée, était-il dit comme incitent. Certains mots chinois resteront probablement intraduisibles.
Le néo-capitalisme est bien là, avec de bons instructeurs, mais sans avoir trouvé l'ouverture nécessaire. Une profonde soif de stabilité et de tranquillité d'une grande part de la population chinoise existe pourtant pour contrer cette révolution voulue par le parti. Il est clair que cette « révolution » technologique a engendré des dégâts stupéfiants pour l'environnement en seulement dix ans. Le fossé entre riches et pauvres n'a fait que croître dans cette urbanisation folle.
Depuis, les travailleurs chinois se nourrissent, désormais, avec le bol de riz providentiel, mais ne profitent pas de cette croissance arrivée bien malgré eux. L'image de la bicyclette qui, une fois en marche, ne peut s’arrêter sans tomber, revient dans les esprits.
Les Droits de l'Homme seront probablement mis entre parenthèse à l'ouverture des JO. En confiant à Pékin l'organisation des Jeux, on contribuerait au développement des droits humains. On commence à se poser la question de la justesse de cette décision et de cette pensée unique.
Pour obtenir quelques clés d'accès à l'empire du milieu, Google, Microsoft, Amazon, Cisco ont accepté de se plier aux exigences du gouvernement chinois. L'objectif financier important, révélé ainsi, contrastait avec les discours des années précédentes. Suivant le credo du "web démocratique", cette collaboration mettait l'éthique en porte à faux. Un moteur de recherche www.google.cn existe, oui, mais pour rechercher quoi, qui et pour qui s'il est bridé à la base? "Quand Google voit rouge..." et dénonce cette restriction d'accès.
Alors, s'approchant de la date fatidique des JO, les réactions commencent à tomber en cascade.
Un détail bénin, en apparence, mais piquant tout de même Spielberg et Mia Farrow claquent la porte à l'ouverture de JO.
La pollution et la chaleur moite, autour de Pékin, seront-elles du goût des athlètes? Il y a déjà des renoncements à participer.
Le Tibet et Taïwan n'ont pas été admis par la Chine à présenter une délégation spécifique aux 2 pays aux JO. Taiwan a voté pour un plus grand rapprochement avec la grande Chine.
A Lhassa, les violences ont commencé. Les autorités chinoises n'ont pas manqué de d'envoyé la faute à "la clique du dalaï-lama lama". Quand on muselle la presse (Youtube est censuré en Chine) difficile de donner foi. La tension continuera. On accuse l'autre qui ne peut rien prouver. Des attentats contre les JO et même à Bruxelles ne seront que les catalyseurs de mouvements de fond d'une population qui a perdu tout espoir. Ce n'est pas le dalaï-lama en exil, qui pourra maintenir le grondement sourd de la population tibétaine. Alors rien de plus contagieux que la colère.
Protectorat de la Chine jusqu'en 1912, le Tibet s'est vu récusé unilatéralement sa suzeraineté par la Chine. Le respect des minorités, les invasions chinoises, pas de partage de la richesse ne semblent pas émouvoir le grand frère.
Presque simultanément, le 12 mars, pour noyer le poisson, Washington avait retiré la Chine de "sa" liste des "pires violateurs systématiques des droits de l'Homme" sans demander l'avis de ses partenaires. La Chine est la banque des États-Unis et cela explique peut-être.
Le 8 août 2008 à 8 heure, Jacques Rogge, président du CIO, accusé de Ponce Pilate, aura bien du mal à faire passer dans son discours d'ouverture l'image des JO comme un "catalyseur de changement en Chine" face aux ONG qui ont plutôt le mot "génocide" en tête.
Ne fallait-il pas installer des règles plus précises d'inscription aux Jeux?
Les Jeux Olympiques ont toujours été considérées en théorie comme parenthèses pour la paix. Dans le cas, c'était prendre des risques et penser que l'histoire et les réalités n'existent pas.
Alors, boycott des jeux ou non, devient la question urgente.
Il faut seulement ajouter que même les dissidents chinois ne sont pas favorables à un boycott systématique et désirent que les JO aient lieu pour faire parler d'eux. Certains sportifs étrangers veulent y aller. Les étrangers vont-ils être canalisés ou pourront sortir de l'enceinte drillée autour des lieux de rencontre des jeux? Bloquer Internet, peut-être, la parole entre deux individus, c'est déjà diablement plus difficile.
Il n'est plus possible de fermer les yeux sur la politique aujourd'hui. Les athlètes suivent le drapeau du pays qui les envoie. Alors, lutte entre Droits de l'Homme et argent. Y a-t-il vraiment photo pour la conscience d'un homme?
Une parole de Mao Zedong est écrite en marbre pas de loin de Pékin "Recherchez la vérité par l'examen des faits".
Ce n'est pas ce qui a été fait dès le départ.
Il faudra l'assumer, aujourd'hui, mais avec le plus de fermeté.
Sera-ce par un chantage à la présence des délégations pourrait même trouver écho à un changement de politique plus en rapport avec le bien commun? Sera-ce une réédition des jeux de 1968 dans le style "Black Panthers"? Surtout, ne pas verser dans plus grave encore comme à Munich en 1972. La fin, dans ce cas, ne pourrait justifier les moyens laisserait un goût amer à ce qui n'est, en somme, que des jeux.
Mais, le dilemme est bien là: "Stop ou encore?"
Mais, surtout, sportez-vous bien.
L'enfoiré,
Citations:
-
« Le sport est l'espéranto des races », Jean Giraudoux
-
« Je crois avoir identifié les raisons de l'extraordinaire engouement de mes contemporains pour des sports qu'ils n'exercent pas personnellement. C'est un folklore que la caution de quelques intellos finit par transformer en patrimoine. », Philippe Bouvard
- « Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d'autres mots, c'est la guerre, les fusils en moins. », George Orwell
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ROUTE DE NUIT - partie 1
ANNASOLEIL38 2008-03-22 21:07:09

CARLA regarda les techniciens de la scientifique ramasser à la pince des fragments, des choses invisibles qu’ils enfournaient dans des tubes en plastique ou des enveloppes en papier cristal…
Il y a des heures que je roule, ma vue commence à se brouiller. Déjà tout a l’heure, j’ai cru voir une personne traverser devant moi, évidement ce n’était que mon imagination.
En rentrant, CARLA me disait bien que j’allais finir comme mon grand père Julien.
En 1958, celui-ci était chauffeur de presse. La journée il travaillait dans le petit bar-tabac qu’il avait acheté avec ma grand-mère.
Il se levait tous les jours en milieu de matinée, faisait un brin de toilette, s’habillait, puis prenait un rapide café dans la minuscule cuisine attenante a la salle du bar . Là, son bonheur était sans mesure quand il voyait sourire la femme qu’il aimait.
Heureuse, Léa continuait le service. C’était l’heure de l’apéro, moment sacré entre tous. Gilbert, premier client de la journée, ne décollait pas du comptoir; à cette heure là, il avait déjà ses trois grammes comme on disait.
« Hé, Julien, te voila enfin! Tu ne peux pas te lever plus tôt ? Ta femme ne s’en sort pas toute seule!
« Mon brave Gilbert, tu sais bien que je travaille de nuit et qu’un peu de repos n’a jamais fait de mal à personne ».
Oui, parce que Julien la nuit, il roulait. C’est à cause de la route qu’il est mort.
Alors mon grand père aidait Léa pour le service.
Pendant qu’il faisait la discussion avec les collègues routiers et les amis présents, il buvait un verre d’eau gazeuse. Comme il y avait toujours un ou deux piliers de comptoir, il en profitait pour payer sa tournée, cela faisait partie de la tradition.
Profitant de ces quelques instants de répit, Léa fonçait à la cuisine préparer des casses- croûte. Il faut dire que ses en-cas faisaient fureur dans la région, tout comme son café corsé.
La salle ne désemplissait pas jusqu’en milieu de l’après midi.
Ensuite, le calme revenait dans le bar, alors mon grand père allait s’occuper du véhicule de transport.
Le vieux fourgon en était à son troisième moteur, mais il l’entretenait avec soin. De toute façon, les moyens financiers ne permettaient pas d’en changer ni d’investir dans un modèle plus récent .Tous les jours, il fallait contrôler les niveaux, faire le plein du réservoir, un coup d’éponge sur les vitres n’était pas de trop, ni le coup de balai dans la partie chargement à l’arrière du véhicule.
Il arrivait aussi par souci d’économies qu’il fasse lui-même la vidange, les freins et divers petits travaux mécaniques.
Vers dix-huit heures, Julien retournait au service des clients du bar. Il remplaçait Léa le temps que celle-ci mange un petit bout de viande froide avec un morceau de pain frais. Elle en profitait pour faire encore quelques préparations pour les clients affamés.
La soirée s’éternisait, mon grand père saluait les quelques personnes coincées sur les tabourets ou sur les vieilles chaises en bois autour des tables, puis s’en allait. Il prenait un dernier casse croûte et montait se coucher.
Le réveil sonnant peu après minuit car il devait être à Grenoble à deux heures du matin. Il avait cinquante cinq minutes de route.
A deux heures trente, il chargeait le véhicule. Il avait une quarantaine de dépositaires à livrer le plus rapidement possible. C’était toujours la course. Quand il partait une heure plus tard, après avoir reçu ses paquets de journaux, il finissait sa tournée vers sept heures. Pour cela, il fallait partir à l’heure. Il était tributaire du temps, la pluie, la neige, le brouillard…Les intempéries contribuaient au retard des livraisons. Sans compter les pannes imprévues où il fallait réveiller le bon collègue pour qu’il vienne à fond les mécaniques avec son petit fourgon pour finir la tournée.
Julien ne dormait que trois ou quatre heures par jour.
Cette nuit là, Julien n’avait pas dormi. Anita, ma mère était malade, le docteur était venu. Elle avait une fièvre de cheval. C’était l’année de ses dix ans et grand père était très en souci.
Le médecin s’est occupé d’Anita, Julien est parti, rassurer.
Il était trois heures du matin quand la sonnerie du téléphone a réveillé ma grand-mère. C’était le responsable du service de nuit au centre d’édition. Il disait que c’était la première fois que Julien arrivait en retard, qu’il était inquiet.
Léa a appelé Roland pour faire cette foutue tournée et elle sauta dans la traction pour aller voir où était son mari.
La peur lui tenaillait le ventre et elle savait qu’il lui était arrivé quelque chose.
Il s’est endormi en roulant et a sauté dans le pré situé trente mètres plus bas. Il est mort sur le coup.
A la radio, à la télévision, dans les journaux on nous le dit : Quand on fait de longs trajets en voiture, une bonne nuit de sommeil avant le départ et pose obligatoire toutes les deux heures. On n’écoute pas suffisamment les conseils. J’en ai pour preuve la mort de grand père.
Moi aussi j’ai monté ma boite de transport.
Et comme lui, moi aussi, je me casse le dos dans mon petit fourgon pour gagner une misère.
Et comme lui également, je transporte des journaux.
La différence, c’est que moi je charge à Lyon à vingt trois heures et je n’ai que trois positions. Ma première position est à Orange. En période de beau temps, je livre ce dépôt aux alentours de deux heures. Ensuite, je fonce au dépôt de Manosque puis à celui de Gap. Quand j’arrive à ce dernier, il est proche de cinq heures.
Là, je bois un bon café offert par l’établissement. Rapidement je saute dans mon véhicule et retour chez moi en suivant la route de La Mure puis Grenoble. Encore soixante kilomètres et me voila rentré.
Hier au soir, avec des amis, nous avons arrosé mon anniversaire. On ne fête pas ses trente ans tous les jours.
Sachant que la route est meurtrière, je n’ai pas consommé d’alcool, mais j’ai très peu dormi.
Je suis arrivé a Lyon pour charger la marchandise.
Je suis parti à vingt trois heures trente du centre de presse de Lyon, direction Vienne. Aujourd’hui, c’est le premier jour des départs en vacances et il y a une circulation monstre sur l’axe Lyon Marseille. L’autoroute est à trois voies et je roule sur la troisième file comme à mon habitude. Je colle aux fesses des envahisseurs de la route qui lambinent devant moi. Ils devraient savoir que je suis pressé, moi, que je ne suis pas là pour me promener, je travaille. Alors tout le long du parcours, je joue sur mon volant. Codes-phares, codes-phares, c’est ma politique, bouge de là, laisse moi passer, je suis pressé.
J’arrive au niveau de Valence, j’ai fait une centaine de kilomètres. J’ai déjà les yeux qui papillotent. Le sommeil arrive tout doucement.
Ca vous est déjà arrivé ?
Vous roulez, vous avez la sensation que tout va bien et vous voguez sur un petit nuage qui vous emporte tout tranquillement au pays des rêves. Alors, là, on réagit. Mince, un coup de barre, je vais ouvrir la fenêtre cinq minutes et mettre la musique a fond. Effectivement, ça fonctionne. Mais pas pour longtemps, jusqu'à Montélimar.
Garçon fait gaffe, tu vas avoir des emmerdes ! Bon d’accord, je m’oblige une pause.
C’est à cet endroit que je la vois pour la première fois.
C’est sur cette aire d’autoroute. Environ quinze kilomètres après la ville du nougat.
Je viens de garer ma camionnette, quand elle passe devant moi. Elle ne me regarde pas, pourtant je sens une tension électrique ou plutôt magnétique entre elle et moi.
Elle n’est pas très grande, mais bien proportionnée. Ses cheveux châtains descendent en cascade jusque sous ses épaules. Son visage que j’ai aperçu trop brièvement, comme dans un rêve, me parait irréel.
D’un coup, je me sens en pleine forme. Je me sens motivé par mon travail et je me dis que j’ai de la chance de voyager tous le temps.
Je vais me rafraîchir, après je repars sur la route.
J’arrive à Orange dans les délais prévus. Les gars du dépôt m’ont trouvé un peu surexcité. Je leur explique que j’ai très peu dormi et que j’ai eu une vision de rêve. Ils me demandent si je lui ai parlé, si je sais son nom.
Je ne sais rien d’elle, je suis même sûr de ne jamais la revoir.
Comme quoi, tout le monde peut se tromper !
J’arrive au dépôt de Manosque, il est trois heures.
A cet endroit, tout se passe bien, je pose mes journaux comme chaque matin, ensuite direction Gap.
La route est bonne jusqu'à Sisteron, ensuite, plus d’autoroute. Il faut faire très attention, surtout à cette heure. A part les transporteurs habitués à rouler la nuit, les quelques automobilistes ne connaissent pas les dangers de la route. Il est fréquent de croiser un chauffeur somnolent qui roule en pleine gauche. Un appel de phares et un coup de klaxon ne sont pas aptes à le faire réagir. Souvent je crois que c’est l’instinct qui permet de sortir de cette torpeur.
J’ai eu mes premiers sursauts à une vingtaine de kilomètres de Gap.
« T’endors pas, bon dieu ». Tu as beau faire tout ce que tu veux, chanter a tue tête, te mettre des claques, rien n’y fait. Une seule solution : s’arrêter. Le problème, c’est que je ne peux pas. Et oui, mes fameux journaux. Le contrat de transport, c’est livraison dans les délais. Pas d’excuse. Il fait bon, pas de verglas, brouillard absent, tout pour livrer dans les délais impartis. Alors je roule. Je chante. Je braille comme un veau et je tiens le choc quelques minutes. Tout à coup, j’aperçois un chien devant moi, j’écrase brusquement la pédale des freins. Merde ! Il n’y avait rien, saleté de sommeil, tu ne veux pas me laisser tranquille. Je suis presque arrivé. Bon gré mal gré, je grignote la route et enfin j’aperçois les lumières de la ville de Gap. Cela me redonne la force de continuer et j’entre dans la ville. Il est un peu plus de cinq heures. Il faut dire que les derniers kilomètres je devais rouler a trente a l’heure sans m’en rendre compte. C’est bien ce qu’on appelle dormir au volant.
- Salut les gars, j’espère que le café est fort car je suis naze.
-Sur qu’il est prêt, ça fait même un bon moment. C’est tard aujourd’hui, t’as eu un pépin ?
-Non mais je n’ai pas dormi et je suis crevé. Je suis content d’être arrivé.
-Bon sang, ça tombe plutôt mal, j’ai un chauffeur qui est malade et j’avais pensé que tu me dépannerais sur sa tournée.
Parce que les journaux une fois au dépôt, ils sont a nouveau triés pour repartir sur quatre ou cinq petites tournées d’une soixantaine de bornes dans les villages avoisinants afin de fournir les librairies et maisons de presse de la région. Je lui dis de ne pas s’inquiéter, que je ne vais pas le laisser dans l’embarras, mais le temps que Franck le patron du dépôt prépare les tournées, je vais faire un petit somme réparateur.
Je ne mets pas longtemps à m’endormir ; Immédiatement, je commence à rêver… La belle que j’ai aperçu a Montélimar ressurgit dans mon cerveau, on dirait qu’elle me demande de l’aide… Je tends le bras pour l’attraper et je sursaute en sentant la main de Franck qui est venu me réveiller. J’ai somnolé à peine trente minute mais c’est suffisant pour relancer la machine. Je suis dispo, le temps de charger mes douze clients et me voila parti.
La tournée ne s’est pas mal passée.
Il est sept heure du matin et je viens de quitter Gap en direction de la maison qui est à plus de cent vingt kilomètres de là. Il y a une route qui serpente jusqu'à La Mure. J’adore ce petit village, Brigitte VAREL a écrit plusieurs romans dont l’intrigue se situe dans la région.
Cette région est très touristique, le petit train de La Mure y est très réputé.
Je roule tranquillement sur cette route depuis un moment quand, après un petit croisement, j’aperçois une forme au milieu de la route. On dirait un gros paquet de couleur sombre. Il faut que je me sers à droite le plus possible pour l’éviter et en passant très près, je crois voir un être humain recroquevillé sur lui-même. Apres un instant de réaction, je m’arrête vivement sur le bas coté. J’ai dépassé de vingt mètres ce qu’il me semble être… un corps.
Je saute du fourgon, je longe le bord de la chaussée. A ce moment, un camion arrive dans le même sens de circulation que moi et pour m’éviter, fait un écart. C’est avec horreur que je le vois rouler sur la forme sombre qui est bien un homme. J’ai les yeux écarquillés, je vois la scène comme au ralenti.
Les roues avant du camion passent sur le corps inerte, puis un essieu entraîne le cadavre sur cinq ou six mètres en le faisant tournoyer comme un pantin. Quand enfin il se détache, les roues arrière droites, à trois pas de moi, roulent a nouveau sur le pauvre bougre. Je vois, halluciné, comme dans le pire des films d’horreur sa tête éclater sous la pression. Je n’arrive pas à détacher mes yeux de ce spectacle insoutenable pourtant je réagis en m’apercevant que le chauffeur du poids lourd ne s’est rendu compte de rien. Je hurle comme un fou en lui courant après . Comprenant qu’il y a un problème, il s’arrête enfin et descend de son camion. La personne était en tas au milieu de la chaussée, peut être malade ou blessée, maintenant plus de doute sur son sort.
Je relate ce qui vient d’arriver au chauffeur routier. Celui-ci abasourdi n’en croit pas ses yeux est tout étourdit par le sentiment d’avoir tué un être humain, il prend son téléphone portable afin d’appeler des secours. Je vois bien qu’il n’est pas en état de le faire lui-même alors je lui prends le portable des mains et appelle les pompiers. Je donne quelques explications sommaires et je raccroche. Peu de temps après, j’entends les sirènes et je vois arriver les pompiers et une voiture de police.
Tout de suite les trois pompiers se précipitent sur l’accidenté, pour se rendre compte qu’il n’y a plus rien à faire.
Les policiers, eux, sont venus jusqu'à moi et mon compagnon d’infortune. J’explique la scène comme je l’ai vu avec force détails. L’un des policiers fait le tour de mon véhicule pour voir si ce ne serait pas moi qui aurait projeté l’homme au milieu de la chaussée. Je me mets à avoir des doutes , car j’étais tout de même très fatigué.
Le médecin légiste est arrivé peu de temps après, il a vu tout de suite que le gars était mort depuis au moins une heure. Tout d’un coup, je me trouvais disculpé puisque je venais de livrer mes journaux au dépôt. Après ma déposition au commissariat, j’ai pu reprendre ma route.
Il est déjà huit heures et demie et je roule tranquillement en direction de la maison quand tout à coup surgit sur la route une femme affolée qui se précipite dans ma direction. Je la reconnais, c’est elle ! Que lui est-il arrivé ? Que fait-elle ici ?
Je freine brutalement et je sors du véhicule, elle s’agrippe à moi violemment : "au secours aidez-moi ils veulent me tuer, emmenez moi." Précipitamment, je l’aide à grimper sur le siège passager, je reprend le volant et je démarre en trombe.
- Que vous est-il arrivé ? Que se passe-t-il ?
- Partons loin d’ici, je vous expliquerai plus tard, ils ne doivent pas me trouver »
Je garde le silence et je réfléchis, y a t il un lien avec le cadavre que j’ai trouvé sur la route ? Si c’est le cas, quel rapport avec cette femme?
Au bout d’une vingtaine de kilomètres, nous nous arrêtons dans un petit troquet, je commande deux cafés bien forts et je lui demande de s’expliquer.
Elle se prénomme Carla et la veille elle était à Lyon, où elle y a fait la connaissance d’un militaire prénommé Pierre avec qui elle a passé une partie de la soirée. Celui-ci lui a raconté qu’il était soldat dans une caserne lyonnaise et qu’il habitait à Gap. Lieu où il voulait se rendre en permission. Comme cet homme paraissait bien sympathique, il réussi à la convaincre de l’accompagner.
Quand ils sont arrivés à l’entrée de Gap, ils se sont aperçus qu’un véhicule les collait de très près. Pierre, qui conduisait la voiture a pris la première route sur la gauche, puis la première à droite. Comprenant qu’ils étaient effectivement suivis, Carla et Pierre traversèrent Gap sans s’arrêter et prirent la direction de la Mure. Au bout de quelques instants, à un croisement, Pierre s’arrêta et sorti de la voiture.
Tout à coup, une automobile, tous feux éteints fonça sur Pierre et le percuta de plein fouet. Le pauvre homme s’effondra sur le sol. Deux hommes armés sortirent du véhicule et s’approchèrent de la voiture de Pierre; Carla effrayée se mit au volant et disparu dans la nuit en entendant claquer des coups de feu. Au bout d’une vingtaine de minutes, la voiture hoqueta, le réservoir certainement transpercé par les balles de revolver. Carla eut juste le temps de cacher le véhicule dans un bosquet.
La jeune femme apeurée se cacha dans le sous-bois en attendant que les malfaiteurs soient passés. Ensuite elle marcha au bord de la route jusqu’au moment ou j’arrivais sur les lieux.
A mon tour j’ai envie de lui raconté mon histoire, mais j’hésite car après tout, me dit elle la vérité ? Pourtant je sens qu’elle ne ment pas, alors je lui relate les événements qui sont arrivés depuis le début de la nuit. Quand je lui parle de la découverte du corps, elle fait bien sur le rapprochement avec Pierre.
Pourquoi a-t-il été tué ? Etait il la personne visée ou était-ce plutôt Carla ?
D’abord qui est elle ? Que fait elle ? D’où vient elle ?
Carla est représentante en produits cosmétiques pour une grande agence internationale, elle est en poste à Paris et se rend régulièrement à Lyon afin de rencontrer ses confrères. Hier, elle est venue chercher des échantillons et profite de son déplacement pour prendre un peu de bon temps.
Je lui demande où se trouvent les échantillons, car je me dis qu’ils peuvent avoir un rapport avec le meurtre.
« Rien de plus facile, me dit elle, ils sont sur moi, ce sont trois petite boites de crème pour le visage. Il s’agit d’un prototype anti-vieillissement, sa nouvelle composition apportera confort et soins à toutes les personnes qui l’utiliseront. D’ailleurs, les voici », et elle sort de la poche de son imper trois boites grosses comme une pièce de dix francs. Celles ci me paraissent tout ce qu’il y a de plus ordinaire ; qui tuerait quelqu’un pour cela ?
Je décide d’emmener Carla avec moi afin d’éclaircir cette histoire.
ANNASOLEIL38.
A suivre...
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Femme désespérée échangerait Vie de Souffrance contre Peine de Mort
T.REX 2008-03-22 00:40:09
Malheureusement cette requête de Chantal Sébire n’a pas trouvé preneur. Faute d’un cadre législatif l’autorisant en France, nul ne peut accéder à la dernière volonté de cette ancienne institutrice de 52 ans, mère de trois enfants et atteinte d’une tumeur faciale incurable ; pas même le Président.
Elle devra donc s’exiler, probablement en Suisse, pour mourir dignement.
La semaine dernière, la garde des sceaux, Rachida Dati, estimait que « les médecins n’étaient pas là pour administrer des substances létales ». Que Madame DATI laisse les médecins juger de leur vocation et se contente de dire la Loi, car en l’occurrence c’est bien la justice qui a rejeté cette demande d’Euthanasie «active » et le problème n’est pas médical mais d’ordre légal.
Cette remarque de notre Ministre de la Justice est tout de même intéressante. Elle met en valeur une cruelle injustice, car seuls certains états d’Amérique du Nord pratiquent l’injection létale pour l’exécution de criminels condamnés à mort. Mais, là comme ailleurs, la justice semble plus clémente avec les criminels qu’avec les victimes, même d’une maladie horriblement douloureuse. En effet, contrairement à ces criminels condamnés à la peine capitale, ces victimes ne peuvent espérer obtenir une grâce présidentielle. Il n’existe pas de remise de peine pour les citoyens condamnés à vie aux affres de la souffrance.
Ils peuvent toujours implorer notre Président, celui-ci ne peut les aider à abréger leur vie. La loi de 2005 ne le permet pas. Elle n’autorise que le soulagement du patient par des traitements antidouleur, qui peuvent avoir pour effet secondaire d’abréger la vie, mais en aucun cas elle n’autorise à donner directement la mort.
Ces dernières années, les cas se succèdent et, tout en ne se ressemblant pas, ils nous posent la même question : Qu’attendent donc nos édiles pour légiférer sur l'euthanasie afin de remédier à cette injustice ?
Après l’abolition de la peine de mort en 1981, une loi sur l’abolition de la souffrance de vie serait charitable. Commentaires
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Tintin caché
olivier cabanel 2008-03-22 00:24:11
Une simple gouache signée Hergé va se vendre dans quelques jours plus de 300 000 €, aussi cher qu’une gravure d’Albrecht Dürer !
Ce sera le 5 avril chez Artcurial que le record sera battu.
Le dernier record en date : une planche d’Enki Bilal adjugée 177 000 euros.
La bande dessinée a gagné ses lettres de noblesse.
Mais le monde de Tintin est encore plein de mystères.
Saviez vous par exemple que dans un de ses albums, Hergé a dessiné tous ses proches ?
Alors plongez-vous dans « le Sceptre d’Ottokar », et lors de la scène finale, vous découvrirez dans la foule des courtisans son frère, son épouse, son ex, et des amis, dont le célèbre E.P Jacobs, auteur de « la marque jaune », ce même Jacobs que l’on retrouve momifié dans « les cigares du pharaon »sous le nom de Jacobini.
Mais il y a mieux.
Bien sur, vous savez que Tchang a existé, et que la Castafiore n’est autre que Régine Crespin, mais saviez vous que le milliardaire du « vol 714 pour Sydney » était Marcel Dassault ?
Le château de Moulinsart est en Belgique, mais Hergé s’est amusé à lui donner l’aspect du château de Cheverny.
Rien n’est laissé au hasard dans l’œuvre d’Hergé: du nombre de fenêtres de l'hôtel Cornavin, à Genève, « l’affaire Tournesol » à la position de bandelettes des momies dans les « cigares du Pharaon ».
C’est ce souci du détail qui fait que les albums de Tintin sont relus inlassablement.
Hergé était aussi cinéphile.
Le fameux homme des neiges de « Tintin au Tibet » n’est autre que King Kong escaladant un gratte-ciel new-yorkais, que les incontournables Dupont(d) sont évidemment Laurel et Hardy (regardez les chapeaux, mais aussi les costumes), que le colonel Sponsz (les bijoux) est Von Stroheim, que le docteur Müller de « l’ile noire » est le dr Moreau de HG Wells, que le fétiche de « l’oreille cassée » est une statuette précolombienne Chimü réalisée 1000 ans après JC .
Tournesol a bien existé lui aussi, il s’agit d’un des premiers scientifiques a avoir exploré les grandes profondeurs : le professeur Auguste Piccard.
Hergé a refait inlassablement les dessins de ses albums : « l'île noire » par exemple comportait à l’origine 124 planches, et 32 illustrations de couverture, mais en 1942 l’éditeur a décidé de limiter chaque album à 62 pages.
Hergé va donc recommencer les 9 volumes déjà parus !
Mais la plus grosse surprise, c’est l’ésotérisme contenu dans les albums d’Hergé : le capitaine Haddock ne serait autre que le chevalier Kadosh, si on calque son histoire sur celle de Zeus et de son fils Dionysos avec l'emblème du trentième degré de la franc-maçonnerie écossaise.
Autre exemple:
Gounod dont « Marguerite » nous chante l’air de bijoux était franc-maçon, et cet air est tiré de « Faust », opéra ésotérique s’il en fut.
Carréidas 160 (ou carré d’as ), l’avion de « vol 714 pour Sydney » est aussi la fleur d’arsenic des alchimistes.
Décryptez attentivement le mot VOL (714 pour Sydney) Ce sont les trois symboles maçonniques, V pour le compas, O pour le pendule et L pour l’équerre.
Il faut lire l’étonnant livre de Bertrand Portevin « le monde inconnu d’Hergé » pour découvrir les nombreux signes maçonniques du monde d’Hergé.
Amateur éclairé d’Art, Hergé fait surgir à chaque page Mondrian, Warhol, César, man Ray, et nous propose du mobilier haut de gamme avec les fauteuils de Jean Prouvé (au Tibet), les chaises de Mies van der Rohes (Lotus bleu), ou Knoll (vol 714).
De quoi rester assis encore longtemps.
Car comme disait un vieil ami africain :
« Si un animal vous dit qu’il peut parler, il ment probablement ».
Un rendez-vous BD? 13,14,15 juin prochain, Bourgoin Jallieu, Premier festival nord isère de la BD.Commentaires
L'auteur, Tu vas me faire voir "rouge" :mrgreen: Le modeste journal Le Panda a assisté à la conférence donné à Lyon en 2006 sur les "dangers" j'ai dénoncé les risques sur 3 numéros. Pourquoi ne pas parler de ce type d'articles lorsque tu le prépare merci de tenir compte de cette "information" j'ai refusé les explications "bidons" qui m'étaient données et le "silence" presque imposé. Alors là j'ai vu de toutes les couleurs et j'ai rendu public une partie de dossier plus qu'explosif. Je suis sur ce type de sujet depuis 1978, date à laquelle la Loire fut infesté par le rejet et le rechauffement des eaux. J'ai même fait un "mémoire" la-dessus que l'on a vite étouffé, y compris Framatom me contacta Areva aussi, les Services du ministére aussi, alors il aurait été judicieux d'allier nos compétences pour parler du sujet tu ne pense pas :?: Je tiens certains éléments publiés à ta disposition ou je compare le risque français à des conséquences similaires à Tchernobyl, il suffit de demander et Le Panda donne :oops: Le Panda axé pour la suppressioon des éoliennes qui ne servent à rien et cela tous les scientiques le savent :twisted: Le Panda attend le cas échéant tes demandes car c'est avant tout "ton" article :roll: :lol: