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Les Quartiers Sensibles des Banlieues (3/3)

Le Panda 2009-04-02 09:00:04

banlieue04.jpg 2-3- La progression de la délinquance et du sentiment d’insécurité La croissance du sentiment d’insécurité apparaît comme un symptôme majeur de la détérioration de la qualité de vie dans les quartiers. Un sondage réalisé par la SOFRES en mars 1999 montre que 74% des Français estiment que l’insécurité est “très préoccupante”, voire “extrêmement préoccupante”, mais ils ne sont pourtant que 13% à porter le même jugement sur leur quartier. L’effet de loupe produit par la médiatisation des faits incriminés peut sans doute expliquer le décalage entre l’insécurité ressentie et celle qui est subie localement. Il n’en reste pas moins que le quotidien des cités est parsemé d’incidents, de signes visibles d’agressivité, de manifestations d’incivilités et parfois d’actes de délinquance caractérisée. Si les crimes de sang n’ont cessé de régresser depuis un siècle, les “petites choses” ont augmenté. Toutes les statistiques montrent effectivement que la courbe de croissance de la délinquance a connu une inflexion très nette depuis le milieu des années 1960. À partir de cette période, les vols (vols à la roulotte, vols à latire, vols de véhicule, etc.) doublent pratiquement tous les dix ans. Les variations régionales sont importantes : Auvergne, Bretagne et Limousin conservent de faibles taux de criminalité tandis que les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, et l’Ile-de-France progressent le plus. 2-4 Des chiffres qui demandent à être interprétés Cependant il importe de souligner que les statistiques officielles ne prennent en compte qu’une fraction de la criminalité et de la délinquance, celle qui parvient à la connaissance de la police ou de la gendarmerie, ou celle qui est repérée par ces instances. Ces statistiques officielles sont d’abord représentatives de l’activité des services et dépendent des procédures d’enregistrement. Il existe une partie cachée de la criminalité qui n’est pas connue du système pénal. C’est ce que les auteurs anglo-saxons Biederman et Reiss ont popularisé en 1967 sous les termes “the dark figure of crime”, le “chiffre noir” de la criminalité. Pour répondre à ces critiques, certains auteurs ont prôné, depuis les années 1950, une amélioration de l’instrument de mesure. Par exemple, l’Américain Sellin, ancien Président de la société internationale de Criminologie, a proposé en 1964, sous la présidence Johnson, des éléments standardisés d’objectivation pour établir les catégories dans lesquelles doivent être classés les crimes ; il a défini également des critères de pondération pour déterminer le degré de gravité du délit. Une deuxième option, soucieuse de mieux cerner le fossé apparemment infranchissable qui sépare la criminalité apparente de la criminalité cachée a conduit au développement d’instruments alternatifs pour estimer le taux de criminalité. C’est le cas des sondages de victimisation qui ont été institués aux États-Unis dès le milieu des années 1960 par la Commission Katzenbach (President’s Commission on Law Enforcement and Administration of Justice) et reprises en France depuis une dizaine d’années par Philippe Robert sous le nom « d’enquêtes de victimation ». Il s’agit dans ce cas de traiter de la sécurité sous l’angle de la victime en procédant à des enquêtes directes auprès d’un panel d’individus (en posant par exemple la question suivante : « Avez-vous été victime d’une agression ou d’un acte de violence au cours de l’année dernière, y compris de la part de personne que vous connaissiez ? ». Au final, tout chiffrage en matière de criminalité doit être soumis à la critique, ce qui n’interdit pas, pour autant, de discerner les grandes tendances. 2-5 Une délinquance juvénile en augmentation En dépit de ces réserves, on observe que la délinquance des mineurs, après avoir augmenté faiblement jusqu’en 1990, a connu une forte progression entre 1990 et 2001. Selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, le nombre des mineurs mis en cause par la police est passé de 73 000 environ en 1975, à 98 300 en 1990, 154 000 en 1998 et plus de 175 000 en 2001. Dans l’ensemble des mises en cause, la part des mineurs représentait, en 1998, 18% du total contre 10% environ en 1975. En ce qui concerne les destructions et dégradations de biens, le nombre des mineurs mis en cause s’élevait à 24 158 en 2001 : ces infractions concernent le tiers des mis en cause (contre le quart en 1992). Les taux de récidive ont également augmenté ; ils concernent aujourd’hui plus de 40% des mineurs mis en cause. En revanche, le nombre de mineurs jugés a beaucoup baissé : il est passé selon le ministère de la Justice, de 58 600 en 1975 à 50 400 en 1990 et à 45 300 en 1998. Cet aspect cumulé avec la forte réduction des mineurs incarcérés a pu laisser croire jusqu’en 2001 que les mineurs bénéficiaient d’une certaine impunité, alors qu’ils s’inscrivent souvent dans d’autres circuits de réinsertion. Il va de soi que ces sources n’appréhendent qu’une partie du phénomène, celle qui est enregistrée et traitée par la police à la suite d’un dépôt de plainte. Les enquêtes de “victimisation”, effectuées en France par le CREDOC et l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure, et visant à estimer le nombre de personnes ayant réellement été victimes d’actes délictueux ou criminels, concluent que 80% de délits spécifiques (violences individuelles, petits vols ou “emprunts”, par exemple) ne seraient pas signalés. Par ailleurs, il faut savoir que le champ statistique de la délinquance juvénile ne couvre pas les contraventions, les actes de police administrative (traitements des fugues de mineurs par exemple...), les infractions liées à la circulation routière et les délits constatés par les administrations spécialisées (impôts, douanes, travail). Malgré les lacunes et incertitudes statistiques, on observe globalement un changement de nature de la délinquance des mineurs. D’abord, les délinquants apparaissent de plus en plus jeunes, comme on l’a vu au cours des émeutes de 2005 : il s’agissait souvent de mineurs âgés de 11 à 15 ans. En 2001 déjà, selon les chiffres fournis par la police nationale, les mineurs demoins de 16 ans représentaient 12% des personnes interpellées et 48% des mineurs mis en cause. Certains d’entre eux ne distinguent pas nettement le permis du défendu. Une partie des délits (graffitis, tags, bruits intempestifs, non respect du code de la route, vols à l’étalage ou à la caisse, etc.) sont banalisés à un point tel qu’ils ne sont pas perçus comme des infractions. A posteriori, toutes les justifications sont possibles de la part des plus grands - depuis la société qui “opprime”, ou fait preuve de “racisme”, jusqu’à l’entreprise qui “exploite”. Le comportement des filles - qui représentent environ 10% des mineurs délinquants - s’aggrave, avec une implication plus fréquente dans les rackets et vols avec violence. Les actes eux-mêmes ont tendance à évoluer. Entre 1995 et 1998, les coups et blessures ont progressé de 25%, les atteintes à la dignité de 60%, les mises en cause pour incendies, les destructions et dégradation de 20% environ. Les agressions dans les établissements scolaires à l’encontre des élèves ont augmenté de 35% et celles à l’encontre du personnel de l’Éducation nationale de 41,5%. En dépit de ces évolutions, les vols et les cambriolages représentent encore 50% des faits de délinquance. Les policiers ont constaté aussi qu’une criminalité de groupe « territorialisée », liée à un fort sentiment d’appartenance au quartier, se développait, sans reconstituer pour autant le problème des anciennes “bandes” enracinées dans un territoire. banlieue05.jpg 2-6 Le flou des “incivilités” : entre visibilité et invisibilité Au-delà des faits habituels, on constate partout une augmentation des “incivilités” qui apparaissent comme une menace pour la société dans la mesure où elles perturbent les rituels interpersonnels qui fondent l’interaction sociale. L’incivilité n’est pas clairement définie. Alain Bauer et Xavier Raufer la réduisent à “un comportement sans-gêne et provocateur, source de perturbations et d’exaspérations dans la vie des cités”. Etymologiquement, le mot désigne l’inobservation des convenances en usage dans un groupe social, par exemple la politesse ou le respect des lieux. Mais on n’est plus au 18ème siècle : la gamme des faits et comportements désignés sous le vocable “incivilités” comprend des atteintes contre les personnes, contre des biens et des atteintes à la tranquillité publique, qui peuvent être ou non réprimées par le code pénal. Le mot recouvre ainsi les rassemblements gênants au pied des immeubles, les attitudes menaçantes, les nuisances sonores, les déplacements en bandes avec des chiens, les violences verbales, les dégradations d’équipements, les tags et graffitis, les dépôts d’ordures, etc. Les incivilités, avec la part de provocation qu’elles comportent, rendent compte de l’interpénétration du social et du pénal. Pour y répondre adéquatement, il convient donc de trouver des solutions collectives et d’ajuster les rôles de chaque travailleur social : assistant social, éducateur, policier, enseignant. Le Panda Patrick Juan © Le Panda Première partie de l’exposé collaboration de : Hervé Vieillard-Baron Professeur Université – Paris 8 Avec le concours UMR LOUEST (Laboratoire des organisations urbaines espaces, sociétés, temporalités. (C.N.R.S.) La conception de la Loi dite Borloo, sur les quartiers et le véritable sens du partage trouvera-t-elle la solution, aura-t-elle le temps et les moyens de se mettre en place ? L’ensemble reste à souhaiter pour une meilleure reconnaissance de chacun, nous le soulèverons dans notre prochaine édition © Hervé Vieillard-Baron

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Les Quartiers Sensibles des Banlieues (2/3)

Le Panda 2009-03-30 09:00:29

banlieue03.jpg 1-4- La stabilisation des ménages précarisés dans les quartiers Les redistributions de populations liées à l’évolution du marché dans les années 1970 et la désertion du logement social par les classes moyennes, encouragée par les facilités accordées en matière d’accession à la propriété, ont fortement oblitéré le devenir des grandes cités. Alors que l’on espérait établir dans les grands ensembles une communauté idéale fondée, non seulement sur la mixité, mais sur la disparition des classes sociales, on observe au contraire un renforcement des mécanismes de discrimination. L’habitat prévu théoriquement pour “mixer” les ménages de ressources et d’origines diverses est devenu, pour beaucoup, un habitat de relégation. La paupérisation des habitants résidant dans le secteur locatif social est confirmée par les enquêtes “logement” effectuées par l’INSEE depuis 1984. Déjà, entre 1978 et 1984, le pouvoir d’achat des ménages concernés avait baissé de 1,4 % alors que celui de l’ensemble des ménages français avait augmenté de 5,8 %. À l’époque, dans les offices publics HLM du Calvados et des Vosges par exemple, la moitié des revenus était même en dessous du SMIC. En 1984, l’INSEE soulignait que les deux tiers des locataires HLM avaient un revenu inférieur au revenu médian de l’ensemble des ménages. Les choses se sont aggravées depuis. Aujourd’hui, environ le tiers des locataires du logement social ont des revenus inférieurs au SMIC. On observe aussi que près d’un tiers des bénéficiaires du RMI et des familles monoparentales, dont les ressources sont souvent précaires, sont logés dans le parc social. Il est évident cependant que les moyennes doivent être regardées avec précaution. Tous les sites sont loin d’être identiques et l’accumulation de populations défavorisées dans un même lieu ne correspond pas forcément à un quartier de relégation. Parallèlement, on constate, notamment dans la majorité des Régions, une stabilisation des ménages dans les cités HLM les plus anciennes, qui sont souvent les plus proches du centre. Dans les 150 000 logements sociaux construits par la SCIC, filiale de la Caisse des Dépôts, pour la plupart entre 1955 et 1970, le taux de rotation des ménages a baissé de moitié en dix ans, passant de 10% à 5% à peine de 1988 à 1998.Il n’en reste pas moins que le turn over reste important dans les cités les plus difficiles (6% à 8 % des ménages, chaque année), mais cela ne doit pas faire illusion. Il existe une masse de locataires, jeunes le plus souvent, qui déménagent régulièrement, et un noyau de populations étrangères ou françaises en situation de fragilité (familles nombreuses, jeunes couples peu qualifiés, chômeurs, retraités, ménages en difficultés sociales chroniques, etc.) pour lesquelles le quartier constitue un lieu d’ancrage, si ce n’est d’enracinement. Dans les grandes agglomérations, les zones désignées comme très sensibles, sont composées presque exclusivement de ménages d’origine étrangère et de populations métropolitaines “fragiles”. Les enquêtes « logement » montrent que les étrangers, quand ils se déplacent, restent le plus souvent dans les mêmes catégories de logement alors que la mobilité des Français les plus jeunes correspond généralement à une promotion résidentielle, par exemple à un accès à la propriété dans un pavillon, ou dans un appartement à l’intérieur d’un petit ensemble collectif privé, voire publique, mais en position plus centrale. Parmi les grands ensembles sociaux, ceux des quartiers formant couronne des villes, concentrent aujourd’hui la plus forte proportion d’étrangers. Ils ont été construits tardivement ; ils sont souvent plus aérés, et plus divers par les origines nationales représentées que les cités de petite couronne. On observe néanmoins la persistance de regroupements d’étrangers dans la petite couronne, notamment dans les cités qui ont été construites à l’emplacement des anciens bidonvilles. Les conditions politiques qui ont conduit à leur implantation ne doivent pas être oubliées : beaucoup de municipalités communistes ont appelé de leurs voeux les populations modestes pour asseoir leur électorat et l’image ouvrière de la commune. 2- De l’émeute hyper-médiatisée à la délinquance invisible L’aspect le plus médiatisé de la crise des quartiers concerne l’augmentation de la délinquance et des incivilités. Globalement, pour la France entière, le nombre des crimes et délits répertoriés par le ministère de l’Intérieur a été multiplié par quatre en 50 ans. Mais ce sont les marges urbaines qui sont créditées les premières d’une charge violente dans les faits comme dans l’imagerie collective, surtout depuis les émeutes qui ont enflammé les quartiers de la périphérie lyonnaise en 1981 et en 1990, quand le centre commercial du Mas du Taureau a été incendié, et de la périphérie parisienne avec la course- poursuite qui a abouti à la mort de deux jeunes hommes électrocutés à Clichy-sous-Bois en octobre 2005. Tout se passe comme s’il y avait “une haleine des banlieues”, au sens où l’on parlait de “l’haleine des faubourgs” au 19ème siècle, c’est-à-dire des lieux qui associent insuffisances sanitaires, carences en matière d’équipements, péril social et danger politique. S’agit-il d’une résurgence de la violence après un lent recul au cours des siècles derniers, ou plus simplement d’un nouveau regard sur les exactions des jeunes ? En tout cas, le glissement sémantique qui a conduit à passer en un siècle de la notion de “crime crapuleux” à celle de “violence urbaine” mérite qu’on s’y arrête. Le saut paraît non seulement qualitatif, mais aussi quantitatif ; il traduit l’ampleur de la crise du lien social, la résurgence de l’ostracisme vis-à-vis des marges urbaines, et surtout la transformation de la représentation de la ville longtemps considérée comme pourvoyeuse de civilisation. banlieue04.jpg 2-1 Il est nécessaire de replacer la violence dans une perspective historique Le mot “violence” a toujours prêté à confusion dans la mesure où il peut recouvrir aussi bien des faits individuels que des situations collectives. Le dictionnaire Robert le définit de manière restrictive comme “une disposition naturelle à l’expression brutale des sentiments” et les synonymes proposés sont”brutalité, colère, fureur, irascibilité”. Cette disposition peut être mise en oeuvre de telle sorte que faire violence à un individu, ce serait “agir sur quelqu’un ou le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l’intimidation”, la violence étant entendue ici comme “l’acte par lequel s’exerce cette force”. Une lecture historique, comme celle que propose le sociologue allemand Norbert Elias et, à sa suite, l’historien Robert Muchembled, montre précisément comment les quatre derniers siècles ont construit la violence sous sa forme actuelle. Ces auteurs soulignent que la violence, et surtout la violence de sang, n’a cessé de régresser sur le long terme. Même si le sentiment d’insécurité est très fort dans les quartiers difficiles de France, le sang, toute proportion gardée, y coule peu. Il y a une sorte d’inversion structurelle : les crimes de sang ont considérablement diminué en trois siècles alors que les petits délits ont beaucoup augmenté. Dans la société profondément inégalitaire du 16ème siècle, l’usage personnel de la violence apparaissait comme une relation sociale ordinaire réservée au domaine privé ; elle s’exerçait presque naturellement entre mari et femme, entre maître et serviteur, père et fils. En Provence, jusqu’au 18ème siècle, la coutume reconnaissait ouvertement à l’époux le droit de battre sa femme, tout en excluant la mise à mort. Ce n’est que lentement que s’est imposée l’idée que l’État pouvait intervenir en cas de “blessure à sang”, c’est-à-dire de brutalité conduisant à l’écoulement du sang. Avec le temps, la violence va être recouverte de rituels multiples et son traitement monopolisé par la puissance publique. En Angleterre, la chasse au renard, les jeux de balles, puis le cricket et le tennis permettront de canaliser la violence des rapports sociaux. L’exercice parlementaire lui-même, en mettant en scène la parole, est censé réorienter la violence physique. Dans le cadre de “la civilisation des moeurs”, le système social européen exprime à un idéal de politesse, mélangeant conventions, respect et mise à distance de l’autre, tout en visant la régulation politique par un encadrement très codé des élites. Ce système naît dans les Cours italiennes du 16ème siècle et il se propage, comme le montre Norbert Elias, à la Cour de France sous le règne de Louis XIV, avec la “sur sacralisation” du roi et l’instauration de l’étiquette. L’intégration sociale et politique passe désormais par l’obéissance au roi, et l’exutoire de la violence n’est plus représenté que par la guerre et le champ de bataille. Ce système de contraintes va s’affirmer au 19ème siècle et au 20ème siècle, et donner un semblant d’unité aux élites qui se diversifient avec la bourgeoisie, les professeurs, les membres de la haute administration et des grands Corps de l’État, aux côtés de l’ancienne aristocratie. Pour le peuple, ces contraintes sont vues de manière paradoxale ; elles représentent un idéal tout en étant contestée bruyamment par une culture verbale empreinte de brutalité, de jurons contre Dieu ou d’insultes à tonalité scatologique. L’ouvrier et le paysan doivent montrer avec force qu’ils ne sauraient se couler, sans réagir, dans le moule imposé d’en haut. Cependant, la brutalité ne cesse de régresser, y compris dans les couches populaires, et la violence, devenue anormale, est de plus en plus associée à la criminalité et à la délinquance. 2-2 “Cartouches”, “escarpes”, “apaches” et autres “sauvageons” Au 19ème siècle et au 20ème siècle, les figures du délinquant s’enrichissent d’appellations diverses : après les “cartouches” de l’Ancien Régime et les “escarpes” de Provence à l’époque de Louis-Philippe (du verbe provençal “escarpi” qui signifie “mettre en pièce”), on voit apparaître les “sauvageons” en 1881, au moment de la préparation de la loi sur la relégation des récidivistes, puis “les apaches” autour de 1900. Chez eux persistent le goût du risque et du sang dans la tradition des bas-fonds. Certains laissent croire qu’ils veulent construire une contre-société alors qu’à la différence des anarchistes, la plupart en reviennent simplement aux formes archaïques des relations sociales qui étaient fondées sur la loi du plus fort. Ils seront d’ailleurs pourchassés avec férocité. La lecture des journaux populaires, du Petit Journal au Petit Parisien en passant par l’Illustration, souligne combien le regard sur la violence se fait plus incisif au début du 20ème siècle. La mise en scène journalistique de cette violence présente toujours un décor, des personnages interlopes, un soupçon, puis une accusation. Face à la croissance de la criminalité, les premiers essais de chiens policiers ont lieu à Neuilly en 1907 (comme le montre le supplément littéraire illustré du Petit Parisien daté du 7 avril 1907), c’est-àdire dans les beaux quartiers de la périphérie, alors que les apaches dépouillent plus volontiers les ivrognes et les miséreux de Belleville ou des environs. Le centre-ville (où le “guet”, puis la police font leur ronde la nuit) ne fait pas peur - alors qu’objectivement, il est davantage touché par la délinquance que la périphérie. Aujourd’hui encore, les ChampsÉlysées par exemple connaissent plus de délits que la plupart des cités de banlieue, mais, pour autant, ils ne génèrent guère de sentiment d’insécurité. Le décor, la situation et la reconnaissance de l’autorité apparaissent donc essentiels dans la fabrication de ce sentiment. Contrairement à une opinion répandue, la tendance générale va dans le sens de la pacification au cours du 20ème siècle, d’autant que l’idéal bourgeois, devenu l’idéal des classes moyennes, tend à être imité partout, au moins jusqu’à ces dernières années. Même si les possibilités d’accès sont inégales, l’aspiration au confort et à la sécurité dans une société paisible devient le lot commun. Le Panda Patrick Juan

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La Hongrie

Le Panda 2009-03-29 09:00:57

hongrie.jpg Une note de musique, la fleur à la boutonnière et nous pourrions sans problème nous marier avec les slaves de Hongrie... Une capitale au respect célèbre: Budapest, une population de 10,3 millions d’habitants où sans les exodes des tyrans ils pourraient être le double, je ne puis faire un état d’âme, mais je reconnais que j’ai un faible pour cette nation et ses ressortissants qui devisent en: forint. La Hongrie se situe au coeur de l’Europe, a été pendant plusieurs siècles un des centres économiques et culturels du continent européen. Elle demeurera toujours célèbre grâce à la valeur d’hommes parmi tant d’autres tels que: Franz Litz, Bela Bartok... La Hongrie est aussi traversée par presque tous les courants architecturaux européens et en garde des monuments extraordinaires. Après une indépendance acquise en 1989, la Hongrie s’est très vite débarrassée et réinsérée dans les échanges européens. Elle a une importante et florissante capacité agricole qui a de multiples réserves non exploitées et une industrie en pleine croissance. L’économie hongroise bénéficie notamment du dynamisme de certains secteurs comme la construction mécanique, l’électronique, l’agroalimentaire. Je me dois d’expliquer le faible pour cette nation, j’ai eu une amie hongroise qui m’a permis de découvrir la poésie hongroise, merveille des merveilles, les deux, et j’ai surtout eu le privilège énorme de connaître la famille Cziffra ou indiscutablement la France doit énormément au Père de son prénom Georges avec qui j’ai joué du piano à La Chaise-Dieu en Haute- Loire dans le cadre de répétitions pour le festival mondialement connu et chaque fois que je m’y rends, j’ai un goût de nostalgie du temps passé. Qu’attendez vous Union européenne pour ouvrir les portes de l’Europe à cette nation qui a tant apporté à la culture française. Car si comme une salamandre renaît de ses cendres La Haute-Loire peut ériger une statue à Georges Cziffra pour l’immensité de son oeuvre lié à la valeur culturelle de sa terre la Hongrie. Le Panda Patrick Juan

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Benoît 16 pense-t-il que les africains lavent leurs capotes pour les réutiliser ?

T.REX 2009-03-26 12:04:09

  benoit-xvi.jpg Je relaie ici une pétition de nos amis belges en réaction aux propos du Pape Benoit XVI sur le préservatif, qu'il accuse d'aggraver l'épidémie de SIDA qui ravage le continent Africain. Ceux qui partage peu ou prou l'avis de Yves Pierre et Fabrice Salembier pourront soutenir leur action/réaction salutaire en signant leur pétition ci-dessous en cliquant sur le lien en  fin d'article.   Personnellement je doute que Benoît 16 ait une large ouverture d'esprit car Benoît 16 = Treize et Trois ! :-) Message de l’Afrique au pape : « Silence, ici on meurt » Le pape Benoît XVI, qui a entamé (mars 2009), au Cameroun, son premier voyage en Afrique, a d'emblée abordé le grave problème du sida qui frappe durement ce continent, en campant sur la position de l'Eglise catholique contre l'usage du préservatif. Dans l'avion qui le conduisait à Yaoundé, capitale du pays, il a estimé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs". "Au contraire [leur] utilisation aggrave le problème", a-t-il ajouté. Le pape, qui laisse derrière lui un profond malaise au Vatican à la suite de l'énorme polémique suscitée par sa décision de lever l'excommunication d'un évêque négationniste, a également assuré qu'il ne se sentait "pas seul", mais "entouré d'amis". Le Vatican est opposé à toute forme de contraception autre que l'abstinence (totale ou temporaire) et réprouve l'usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques (prévention de maladies). Devant une telle attitude nous ne pouvions rester de marbre … Nous avons la Foi et n’appartenons à aucune église, nous respectons tout le monde, nous redoutons tous les extrémistes mais nous ne pouvons tolérer de tels propos et de tels agissements. On destitue des rois, des présidents, des ministres. Pour quelle raison l’évêque de Rome a-t-il le droit de mettre en danger l’Homme, qui l’autorise à soutenir l’extrémisme, à exploiter la crédulité et la confiance des peuples. Il n’est pas dieu, il est là pour le servir et non à l’asservir à une cause. Nous demandons qu’il présente des excuses en son nom, qu’il reconnaisse ses erreurs. Qu’il fasse publiquement acte de contrition et de repentance et qu’il cède son siège et la gestion des affaires au plus humble, au plus simple des évêques. Si ce n’est pas le cas, nous demanderons à la communauté que le chef spirituel soit destitué, excommunié et que l’église dans un acte qui lui rendrait en partie son « humanisme et sa grandeur » choisisse un Pape au cœur pur, qui ne soit pas rongé par le pouvoir, l’orgueil et l’envie, qu’il vienne d’Afrique ou d’Amérique latine. Nous demandons l’impossible, mais vous diront les croyants l’impossible n’est pas puisque Dieu ! Yves Pierre et Fabrice Salembier Pétition, lien ci-après http://www.lapetition.be/en-ligne/message-de-lafrique-au-pape-silence-ici-on-meurt--4023.html

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Le Panda

Posté par 2500 :
ave pândatus,tribunus marcellus te salutat!
Marcelus et Romélus Avé Pater merci de ton signal :lol:
Posté par 2500 :
Le Pape dont je ne partage pas les idées ne fait qu’appliquer les principes de l’Eglise,c’est son boulot,that’s it folks!
Je pensais que ton objectif au Ganha était justement de le remplacer pour ne pas vendre des frites :?: Fais attention "lui" posséde une papamobile toi non :|
Posté par 2500 :
Cette satanée capote empêche la parfaite jouissance en limitant les sensations de plaisir
Tu viens d'avouer quoi en précisant cette idée saugrenue, moi ingnorant je souhaite m'instruire de la Culture Belge, juste un grain de savoir, avé Pater des producteurs :idea: Le Panda :P
Le Panda

Posté par 2500 :
Peut-être pas idéal, mais moi cela ne m’a jamais empêché de prendre du plaisir ! Le plus difficile s’est de la dérouler autour du Totem !
T.Rex (10) Comment Idéal, idéal vite dit, tu passes de temps en temps rue de La Pompe :?: Dans la mesure ou tu trouves un Totem, mets en de côtés pour les vervents papaux :P Le Panda :mrgreen:
Le Panda

Posté par 2500 :
J’ai trouvé un article sur le net qui disait que le Pape avait fait partie des jeunesses hitlériennes !
T.REX, Dans la mesure ou cela soit vrai donne ton info, ou avales 12 préservatifs pour te protéger des mauvaises langues au goût, tu ne crois pas :?: J'attends le lien, qui ravira marcelus le forcat de l'abattage :idea: Le Panda :roll:
Le Panda

T.REX et Marcel, Vous voulez nous faire le coup des "fraisiers" espagnols, alors il faut monter un commerce montant et pas descendant, enfin je dis cela en passant :P Attention au stock "option" :arrow: Le Panda :oops:
T.REX

Posté par 2500 :
J’attends le lien, qui ravira marcelus le forcat de l’abattage
Le lien est déjà indiqué au commentaire n° 6 Panda ! C'est plutôt un site pour Stalinux que Marclus car ce sont les amis du Sovietisme 8O
Le Panda

Posté par 2500 :
Le lien est déjà indiqué au commentaire n° 6 Panda ! C’est plutôt un site pour Stalinux que Marclus car ce sont les amis du Sovietisme
T.Rex (15) Veuillez m'excuser mais le temps pas la pluie perforée, mais vu mon Etat Mental actuel, je suis pas disposé à porter pour prénom Benoitine de l'empire du Soviétisme :oops: Le Panda 8O
marcel

"Je pensais que ton objectif au Ganha était justement de le remplacer pour ne pas vendre des frites :?:" paux-tu préciser ta pensée(si pensée il y a) car je ne te suis pas bien. Remplacer le pape au Ghana ,c'est quoi ça? Quel rapport entre le pape et les frites à moins qu'ils n'aient en commun d'être ébouillantés? :roll:
Le Panda

Posté par 2500 :
Quel rapport entre le pape et les frites à moins qu’ils n’aient en commun d’être ébouillantés?
Marcel (17) Non il y a deux choses dans ma reflexion, notre future partie de pêche au Ganha et surtout le fait de ne pas finir éboullantés :P Puis je pense que tes idées tous comme les miennes sont trés loin de celles du Pape. Je ne suis en aucun cas un curé de bénitier 8O Pour une fois que nous partageons une idée aussi forte garde le plaisir de jouir de la vie et non de la "bure" ni de la bulle papale :oops: Le Panda ;)
marcel

Pour une fois que nous partageons une idée aussi forte garde le plaisir de jouir de la vie et non de la “bure” ni de la bulle papale :oops: Jouir ,oui,mais sans caoutchouc,n'en déplaise à Rex, notre humaniste trop anthropocentriste à mon gré qui me qualifie d'écolo . Je ne puis l'être vu que je ne suis pas scientifique mais j'en sais bien plus que ceux qui utilisent ce mot sans arrêt en ignorant tout de sa signification et toc De plus :)
Le Panda

Je relaie ici une pétition de nos amis belges en réaction aux propos du Pape Benoit XVI sur le préservatif, qu’il accuse d’aggraver l’épidémie de SIDA qui ravage le continent Africain. T.Rex, Un trés bon article d'informations provenant des Belges, normal ils sont si gentils enfin dans l'ensemble, mais le Pape à pipes et capable de faire danser le Makenpis en le prenant pour une "femme" à sa convenance sans oublier la capote de sa papamobile :twisted: Puis il faut signer cette pétition, mais c'est effectivement presque symbolique, mais au moins si le préservatif ne protége de tous les maux il empêche des naissances non souhaitées et chacun ne devrait parler que de ce qu'il connait à moins qu'il ne soit plus coquin que certains le pensent. Hé viva la mama, et que les Italiens gardent bien le Pape, les religions ne font pas hommes, ils manipulent les incrédules :twisted: Le Panda :twisted:
Le Panda

Alors ils nous prennent pour des nouilles et en ce qui me concerne j'adore pourtant les pâtes italiennes. Cliquez sur le lien ci-dessous vous écouterez et verrez la position de l'Eglise mais laquelle, le fond et la forme se trouvent là, alors merci pour les sourds et aveugles :twisted: Ayant les deux handicaps, c'est pas un peu beaucoup ? Cliquez ici Le Panda :arrow:
T.REX

Là ou l'église ne peut trouver l'adhésion de ces adeptes en Europe, c'est qu'elle est contre toute forme de contraception autre que l’abstinence ! J'en déduit que ceux qui soutiennent et trouvent justifiés les propos du Vatican, soit s'abstiennent d'avoir des relations sexuelles avec leur conjoint, soit ont beaucoup d'enfants !A moins bien sûr qu'ils soient stériles ou qu'ils aient des pratiques réprouvées par la morale judéo-chrétienne ! J'ai le sentiment que certains pensent que ce que dit le Pape est bon pour l'afrique et les africains mais pas pour eux, les européens bon teint ! :twisted:
Le Panda

J’ai le sentiment que certains pensent que ce que dit le Pape est bon pour l’afrique et les africains mais pas pour eux, les européens bon teint ! :twisted: Tu exprime là le fond du contexte dont notre marcel tribun se régalerait en intervenant, chacun chez soit et les vaches sont bien gardées :oops: Lorsque l'Afrique était un Continent riche ces poblèmes n'étaient pas d'actualités :idea: L'église dans ce type de conceptions ne peut que dévaloriser la foi et les croyances profondes d'une société à la dérive papale :twisted: Le Panda :evil:
T.REX

J'ai trouvé un article sur le net qui disait que le Pape avait fait partie des jeunesses hitlériennes ! :(
T.REX

Posté par 2500 :
un article sur le net
C'est sur ce site : http://www.northstarcompass.org/french/nscfr35/ratzinger.htm :?:
marcel

@panda: ave pândatus,tribunus marcellus te salutat! Le Pape dont je ne partage pas les idées ne fait qu'appliquer les principes de l'Eglise,c'est son boulot,that's it folks! Le préservatif n'étant pas " totalement étanche et pas vraiment prévu pour certains calibres",je lui préfère la vasectomie :plus d'écoulement spermatique et donc plus de contamination, et de plus,opération très rapide et pas invalidante ne requérant que des moyens faibles. On fait coup double en limitant le développement du virus ou autres MST et en rejoignant l'objectif du "maître" de limiter les naissances. Cette satanée capote empêche la parfaite jouissance en limitant les sensations de plaisir. 8)
T.REX

Posté par 2500 :
Cette satanée capote empêche la parfaite jouissance en limitant les sensations de plaisir.
Seulement pour ceux qui ont de la peine à jouïr ! :mrgreen:
marcel

@Rex: commentaire vachard et faux! Que ce soit lors d'une "turlutte" ou en pleine action,les muqueuses sont séparées par du plastic ce qui n'est pas l'idéal :?
T.REX

Posté par 2500 :
ce qui n’est pas l’idéal
Peut-être pas idéal, mais moi cela ne m'a jamais empêché de prendre du plaisir ! Le plus difficile s'est de la dérouler autour du Totem ! :mrgreen:
Le Panda

Posté par 2500 :
Jouir ,oui,mais sans caoutchouc,n’en déplaise à Rex, notre humaniste trop anthropocentriste à mon gré qui me qualifie d’écolo . Je ne puis l’être vu que je ne suis pas scientifique mais j’en sais bien plus que ceux qui utilisent ce mot sans arrêt en ignorant tout de sa signification et toc De plus
Marcel 19 Pour une fois encore tu me fais jouer le rôle de Salomon, je ne veux en aucun trancher ni un arbre ni un dinosaure, réglez vos différents entre humains :P Puis 2 kms à pieds cela use les chaussures, et pour d'autres cela fortifient les "valves", mais je suis assrez d'accord à 50% pour les deux méthodes. Puis ne pas oublier que Rex est une abrévation de Duralex Mannix tu vois ce que je veux dire :?: :oops: Puis il ne faut oublier non plus que le Pape peut avoir des arrêts facultatifs comme tout un chacun, quoi qu'à priori tu ne m'as pas répondu pour notre partie de pêche sans préservatif, cela va de soit :D Le Panda
T.REX

Posté par 2500 :
Rex,notre humaniste trop anthropocentriste à mon gré qui me qualifie d’écolo .
Salut Marcel, Que je sache écologiste n'est pas une insulte, bien au contraire ! Cela ne signifie pas "Gauchiste" ou "Bisounours" dans mon esprit, mais qualifie quelqu'un qui s'efforce de protéger notre biosphère. Quue tuu sois scientifique ou non ne change rien à l'affaire et j'admets respectueusement que tu en connaiis bien plus que moi dans ce domaine. Je suis d'accord avec toi, c'est parce que je suis en trop peau morphiste ! je m'intéresse principalement aux hommes ! Mais comme le dit si bien le Panda, avec un pseudo pareil je ne pouvais pas éviter de faire de la promo pour DUREX, c'est uniquement pour cela que je prends le contre-pied du Pape ! Prenons notre pied capoté ! :mrgreen:

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Les Quartiers Sensibles des Banlieues (1/3)

Le Panda 2009-03-26 09:00:33

banlieue01.jpg Cet exposé mettra en parallèle l’hypervisibilité des cités sensibles de banlieue et l’invisibilité des réseaux qui les concernent. La visibilité de ces quartiers s’exprime notamment à travers la dégradation du bâti, l’enclavement, la délinquance et les représentations qu’en donnent les médias. Elle est souvent accentuée par les politiques de développement social fondées sur un traitement territorial dans le cadre des contrats de ville. Les réseaux invisibles s’expriment non seulement en termes de solidarités familiales, villageoises ou ethniques, mais aussi en termes de relations associatives à l’échelle mondiale, que celles-ci soient de nature politique ou ‘entraide sociale. Ces réseaux peuvent également avoir une connotation criminelle quand ils concernent les trafics de drogue, l’exploitation des femmes ou le grand banditisme. Cette communication nous confrontera donc à la fois à une société faite de relégation visible à l’échelle locale et à un ensemble mondialisé invisible possédant ses codes et ses propres réseaux. Les dernières émeutes urbaines françaises d’octobre 2005 ont montré combien la ville était inquiète de ses banlieues, et, par la mondialisation de l’information, combien le monde avait peur de ses marges urbaines. Sans doute la crise des quartiers sensibles at- elle de multiples aspects, les uns très visibles : dégradation des bâtiments et des espaces communs, enclavement physique, voitures brûlées par exemple, les autres discrets ou confidentiels : précarité des ménages, fragilisation du lien social, faiblesse de la représentation politique, déperdition associative… On n’a jamais fini de répertorier les origines et les manifestations de la crise urbaine dans un système où causes et conséquences ne cessent de se répondre : un urbanisme fonctionnel inadapté aux besoins actuels, une “architecture d’enclos” créant des quartiers introvertis, un cadre bâti de qualité médiocre, des représentations négatives relayées par la rumeur, une médiatisation outrancière des événements, le chômage, la perte de l’identité populaire, l’épuisement des structures d’encadrement du monde ouvrier, l’effritement des structures familiales, le racisme rampant, la déviance des jeunes, les trafics locaux… Tous ces aspects et toutes ces raisons rendent compte de ce que l’on appelle par globalisation hâtive “le malaise des banlieues”, ou par extension “la fracture sociale”. L’aboutissement du scénariocatastrophe serait “la sécession” des quartiers sensibles, celle-ci faisant écho au repliement des catégories les plus favorisées dans des secteurs réservés, quartiers indirectement protégés par le renchérissement du foncier, communautés fermées ou autres. S’il a quelque validité aux Etats-Unis ou en Amérique latine, on pourrait croire qu’il s’agit d’une construction fantasmatique dans un pays comme la France où les valeurs de la République et le principe de solidarité mis en oeuvre par le biais de l’impôt ne sont pas vraiment contestés. Mais les troubles de la fin de l’année 2005 nous rappellent avec force que la question se pose vraiment. Épicentre du problème social, les quartiers sensibles portent une charge qui les dépasse et servent de prétexte pour évoquer la crise qui touche l’ensemble du pays. Tout se passe comme s’ils concentraient les contradictions d’une société finissante et les incertitudes d’un contrat social en émergence. 1- Les multiples facettes de la crise : entre visibilité et invisibilité 1-1 La disqualification par la rumeur et les représentations négatives Les grands ensembles inquiètent souvent les individus qui ne les connaissent pas parce qu’ils ont des ressources suffisantes pour éviter le parc social, ou encore ceux qui les voient de loin, mais qui seraient susceptibles d’y loger un jour. Par effet rétroactif, ces ensembles font peur à ceux qui les ont déjà quittés, comme s’il s’agissait pour eux de se justifier. En revanche, toutes les enquêtes de satisfaction montrent que ces cités sont appréciées par plus de la moitié de leurs habitants. Elles soulignent la diversité des modes d’appropriation et la spécificité de chacune d’entre elles. Invisible et portée par l’incertitude créée par l’écart entre le perçu et le vécu, la rumeur n’est pas innocente dans la disqualification des secteurs sensibles et de leurs habitants. Par exemple, la perspective du relogement de travailleurs célibataires africains de l’ancien îlot Châlon (situé à proximité de la gare de Lyon à Paris) dans un foyer de Poissy a contribué à la poussée du racisme dans les usines Talbot, puis dans la ville tout entière en 1983. De même, la fausse rumeur qui a couru, en 1987, au moment de la réhabilitation de La Courneuve dans la petite ville de Domont, au nord-ouest de Sarcelles, selon laquelle plusieurs ménages des “4000” allaient y être installés, a dévalué temporairement les immeubles sociaux qui venaient d’être terminés dans une nouvelle ZAC. Certains habitants ont été jusqu’à revendre leur logement ! Plusieurs locataires d’une cité H.L.M.de la ville ont anticipé le “risque” en déménageant pour ne pas être au contact des populations dangereuses ! On affirmait à l’époque que la ZAC allait devenir un “foyer pour immigrés” et un “rassemblement de drogués”… Mais les populations “maudites” ne sont jamais arrivées. Trente années plus tôt, la cité “Beauregard” de la Celle Saint-Cloud construite par une société mixte associée à la Ville de Paris pour reloger, entre autres, les habitants de “l’îlot Jeanne d’Arc de sinistre réputation, avait été discréditée selon un processus identique. Ce grand ensemble qui ne fait plus jamais parler de lui a été “reconquis” non seulement du fait de sa situation dans une commune riche de l’Ouest parisien, mais aussi de l’intérieur, par une réhabilitation poussée associée à une augmentation des loyers qui a conduit les habitants les plus modestes à s’éloigner vers la grande couronne. À n’en pas douter, ces rumeurs qui alimentent les légendes urbaines constituent une des manifestations contemporaines de la pensée symbolique. Elles s’appuient sur des objets concrets et fonctionnent par raisonnement analogique, et non selon une logique formelle. Même si elles sont fausses, elles révèlent les peurs et les désirs de ceux qui les racontent. On ne saurait donc les prendre à la légère. banlieue02.jpg 1-2- Les effets pervers d’une médiatisation en boucle Dans tous les cas, la médiatisation immédiate d’événements ponctuels modifie les ressorts de la communication notamment dans les secteurs les plus défavorisés parce qu’elle diffuse conjointement les catégories générales de la stigmatisation. Les images télévisuelles sont réductrices ; elles conduisent à des déformations et à des généralisations dangereuses. Les troubles d’octobre et de novembre 2005 ont mis en évidence les effets mondiaux de la dramatisation. Américains, Canadiens, Coréens, Japonais ont cru que la France était au bord de la guerre civile et que les troubles français étaient comparables aux émeutes de Los Angeles d’avril 1992! Dès 1998, la présentation d’une cité de la banlieue parisienne à partir d’une interview d’un ancien habitant faisait froid dans le dos : “J’ai vécu dans la cité qui fait peur. À nos portes commence une jungle. Une jungle en béton où les fauves sont des chiens et où la force fait loi. Ce n’est pas du roman noir”. Les quartiers sensibles sont intéressants pour les médias parce qu’ils sont un argument de vente en mettant en avant des faits spectaculaires : voitures brûlées, attaques de véhicules de police, luttes de gangs. Ils désignent les zones de “non-droit” et les populations potentiellement délinquantes. De plus, la diffusion des images encourage les conduites spectaculaires et les jeux d’imitation. D’une certaine façon, les événements et les médias s’alimentent en boucle : les événements nourrissent les médias et ces derniers alimentent les événements avec des phénomènes d’amplification selon une logique de défi. Outre les violences, les accents de ceux qui sont interviewés sont imités dans toutes les cités de l’hexagone, construisant ainsi un mode de reconnaissance juvénile et une catégorie à part, celle du « jeune de banlieue ». Dès 1999, des études avaient montré une corrélation entre la médiatisation d’un phénomène dans un quartier et l’augmentation de la délinquance, en prenant pour exemple le cas des voitures brûlées dans les quartiers de Strasbourg à la Saint Sylvestre. Ce faisant, les journalistes ne font souvent que reprendre une attente de l’opinion et une construction sociale de l’événement qui existe indépendamment d’eux. Il n’en reste pas moins que les règles déontologiques qui s’étaient progressivement imposées dans la profession au milieu des années 1990 (travail en amont, recoupement des informations, initiatives laissées aux habitants des quartiers, choix d’images positives sur les réalisations des associations, refus de la polarisation systématique sur la violence) semblent avoir été quelque peu oubliées en 2005 dans le traitement des dernières émeutes.... 1-3- Une fragmentation urbaine et une “architecture d’enclos” Dans la crise des quartiers, les entraves à la mobilité – même si elles ne sont pas toujours visibles - contribuent au regard négatif que les habitants portent sur leur lieu de vie. Un des premiers problèmes auxquels ils se heurtent est celui de la circulation. La question devient cruciale quand s’ajoutent à la rupture provoquée par les voies de communication celle des terrains vagues (anciens terrains de vidange, anciennes décharges, etc.) et celle des territoires affectés aux services de la collectivité et aux nécessités sociales (ports, aéroports, héliports, zones industrielles, casernes, cimetières, hôpitaux psychiatriques, asiles, prisons, etc…). La commune de Gennevilliers en est une illustration frappante. Le port et ses entrepôts, les terrains vagues, les autoroutes, les nationales et les voies ferrées qui quadrillent la ville, les grandes cités d’habitat social, les usines, les ateliers installés sans ordre apparent rendent caduque toute expression dynamique de la centralité. On observe une dispersion des espaces densifiés, des pôles secondaires sans attractivité forte et des formes d’enclavement qui semblent presque irrémédiables. La conception de certains quartiers dans ce contexte les prédisposait à l’enfermement et à la marginalisation. À partir de 1959, les plans des urbanistes qui ont donné naissance aux ZUP sur de vastes parcelles obtenues en général à des prix avantageux, mais fort éloignées de la centralité villageoise, produisent souvent une impression identique. En rupture totale avec le tissu villageois, les barres disposées en redans ou en U, les tours en X, les coursives qui s’allongent à chaque niveau le long des immeubles dessinent une “véritable architecture d’enclos”. La fréquence des bus et des trains - quand ils existent - reste insuffisante, même si elle a été nettement améliorée depuis quelques années dans la plupart des agglomérations. L’éloignement du centre entraîne des coûts de transport élevés pour les usagers et les horaires ne sont pas toujours adaptés au rythme des ouvriers et des employés, qui, pour certains, partent très tôt le matin et reviennent tard le soir en particulier. Ces ruptures physiques et ces difficultés de transport sont particulièrement ressenties par les ménages les plus modestes, c’est-à-dire par ceux qui n’ont pas les moyens de vivre une “centralité sociale”, même largement délocalisée. La coupure physique devient rapidement une coupure mentale. Le Panda Patrick Juan

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Fraises espagnoles/ scandale écologique

T.REX 2009-03-24 16:28:59

  barquettes-de-fraises.jpg Très instructif !  D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...  Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.  Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjàen toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une maind'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.  Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.  Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers « lynx Pardel », petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.  ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ... La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...    Source :  Claude-Marie Vadrot  -  Politis jeudi 12 avril 2007

Commentaires

marcel

Dommage que l'on ne puisse traiter les vrais ravageurs(pas les insectes /petits rongeurs qui ont chacun leur utilité dans la chaîne écologique) au bromure de methyl,ce serait rendre un fameux service à cette région. Je n'ai jamais acheté des fraises d'Espagne hors saison et ce n'est pas demain la veille. Espérons que la campagne du WWF portera ses fruits,si j'ose dire et frappera ces ersatz d'agriculteurs au chiffre d'affaires. :twisted:
Le Panda

Posté par 2498 :
Dommage que l’on ne puisse traiter les vrais ravageurs
Marcel (1) Ho combien je partage cette position, il faudrait prendre conscience de tous ces méandres :twisted: La qualité de cet article ne prette aucune contestation possible tant par les sources que par la qualités des détails. N'oublions que le régime des prochaines élections européennes doivent donner un goût amer à ces prédateurs NOCIFS 8O :twisted: Le Panda :evil:
Le Panda

T.REX, Excellent article qui démontre les faces que l'on nous cache, mais WWF dont tu as à juste titre portée à notre connaissance, une vérité de cette taille :twisted: Bravo pour tes sources et précisions :arrow: Il faudrait pouvoir passer à la loupe ce type d'information qui vaut bien que des fraises comme le diraient les "romains" non disont les grecs nous sommes sur les mêmes barquettes :twisted: Le Panda :oops:
T.REX

Heureusement que WWF ramène sa fraise de temps en temps ! Cet article est malheureusement toujours d'actualité. Les Fraises espagnoles continuent d'envahir le marché Européen. Vive la Fraise Française de Qualité et de saison : La Gariguette au goût incomparable ! :P
Le Panda

Posté par 2498 :
Vive la Fraise Française de Qualité et de saison : La Gariguette au goût incomparable !
T.REX, Heureusement, nous pourrions monter une petite coopérative de Pandatesque fabricanteurs de vrais fraisiers: Comme effectivement La Gariguette au goût plus que merveilleux :idea: Tu seras, le maitre avec Marcel et nous les exécuteurs, cela te covient-il juste un peu plus :?: Bien à toi et les fraises françaises :mrgreen: Le Panda
marcel

@panda: Quel fruit magnifique et goûteux que la fraise et ses variétés ! Assez de ces agriculteurs -empoisonneurs qui n'ont d'agriculteurs que le nom .
T.REX

Notre beau pays recèle des trésors, pourquoi aller acheter des Fraises espagnoles n'ayant ni goût ni gounasse ! Redécouvrons la fraise de Plougastel ! J'aime bien aussi la Fraise Tagada du beau Harry, elle est très sucrée ! :mrgreen:
stalinux

Absolument lamentable! Va vraiment falloir faire beaucoup de choses au niveau de l'agriculture. A force de vouloir faire dans le productivisme et tous les fruits en toutes saisons, on est en train de mettre en jeu notre propre santé et notre culture du goûts des aliments. Il y a dix ans, l'agriculture biologique était hasbeen maintenant c'est le chic du chic chez les bobos. Je dit bien chez les bobos, le commun des consommateurs n'ayant pas les moyens de se payer ce type de produits. Ils sont donc contraints de manger des végétaux ayant l'air sain mais étant on en peu plus malades. Bref, la PAC est devenu une absurdité, il est temps qu'on la recentre sur les subvention à l'agriculture biologique. Qui de plus requiert d'avantage de main d'œuvre et éviterais la désertification des campagnes. stalinux
T.REX

Posté par 2498 :
la PAC est devenu une absurdité, il est temps qu’on la recentre sur les subvention à l’agriculture biologique
Pour avoir un bon PACK les joueurs du 15 de France doivent être nourris entièrement bio et local ! Pas de produits dopants que du 100% naturel ! Vive les bons produits du terroir Français ! Effectivement, le bio crée de l'emploi, redonne vie à nos campagnes et envie à nos compagnes (Une soudaine envie de fraises : sortez votre petite fraisseuse). :twisted:
marcel

@Rex: l'agriculture dite biologique est bien entendu un idéal à atteindre mais pour une population bien moins nombreuse, car ses rendements risquent d'être malheureusement trop faibles en regard des bouches innombrables à nourrir. Il en va de même pour les souces d'énergies dites renouvelables qui seront malheureusment insuffisantes pour pallier les sources d'énergie fossiles en voie d'atteindre leurs pics(ou les ayant dèjà atteints
T.REX

Posté par 2498 :
en regard des bouches innombrables à nourrir.
Oui Marcel, et ce n'est pas grace au Pape Benoit 16 (16 = treize et trois !)qui déconseille les préservatifs que l'expansion de la population va pouvoir être maîtrisée ! A ce sujet je vous propose de signer la pétition Belge ci-dessous : http://4023.lapetition.be/
T.REX

Si vous préférez une pétition plus en rapport avec l'écologie, signez celle de Greenpeace pour soutenir la position de la France d'interdire le maïs MON810 de Monsanto contre l'avis de la commission Européenne ! Ce Maïs est encore plus dangereux pour la biodiversité que les fraises espagnoles. Ne nous laissons pas imposer une société décadente par Bruxelles ! http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas Aux Clics citoyens !
stalinux

marcel,
Posté par 2498 :
’agriculture dite biologique est bien entendu un idéal à atteindre mais pour une population bien moins nombreuse, car ses rendements risquent d’être malheureusement trop faibles en regard des bouches innombrables à nourrir.
Les pro agricultures biologiques disent que celle-ci a maintenant des rendements égaux à celle de la productiviste. Maintenant à voir si ils ont raison.
Posté par 2498 :
Il en va de même pour les souces d’énergies dites renouvelables
Si on continue à consomer autant c'est sur. Et il va falloir beaucoup de travail avant de changer nos modes de vies et de consomation. stalinux
marcel

@stalinux: je pense qu'il faut agir simultanément sur les 2 leviers à l'échelle mondiale : une plus grande sobriété alimentaire / consommatoire (thèse des "décroissantistes") et une politique dépopulationniste contrôlée (malthusianisme). Un site web (ni gauchiste ni droitiste) traite de ces sujets :il s'appelle biosphere-ouvaton.org et je te le recommande. Je suis d'accord sur ta conclusion.
Le Panda

Le Comble c'est que R.T.L la premiére radio de France et d'ailleurs distille toutes les 30 minutes une PUB de MERDE :twisted: Qui vante les qualités pour manger sur et certain de maniére écologique, c'est pas de la merde je crois qu'i faudrait envoyer J.P. COFFE pour goûter cette fameuse composition il serait peut-être plus porteur que nous le GROS. vOILA DE QUOI SE TAPPER LA CLOCHE aux frais des fraises les européens sont plus FOUS ils sont TAGADA ha ha c'est ainsi que l'on dit aussi en Belgique, je crois que la saison des fraises arrive va donner une nouvelle guerre des boutons à tous, à ce tarif la "guerre des boutons" et Gibus c'est pour plus tôt qu'on le pense. Nous sommes tout de même terribles sur les Voix NON, vous en passez quoi, et jamais un mot sur le choix des Vidéos, c'est quoi c'est une fraserie lol ? Le Panda

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La Loire et ses charmes

Le Panda 2009-03-23 09:00:53

loire01.jpg Roanne, Capitale du textile Capitale des Antiquités La ville abrite un grand nombre d’antiquaires dont les biens sont recherchés par des amateurs venus de toute l’Europe. Le beau textile à petit prix La ville et ses environs abritent de nombreux fabricants dans le domaine traditionnel du textile haut de gamme. Les magasins d’usine proposent toute l’année des prix exceptionnels tandis que les boutiques des marques organisent chaque année des ventes promotionnelles. Saint Etienne, ville d’Art, d’Histoire et de Design La ville des « Verts » - ASSE - labellisée « Ville d’Art et d’Histoire » pour son patrimoine des XIXème et XXème siècles, cité aux sept collines s’ouvre aujourd’hui au Design, avec son Musée d’Art Moderne. L’Opéra Théâtre de Saint-Etienne est le 4ème opéra de France. Des villages de caractère : Un gage de qualité en matière d’accueil touristique. Dans le cadre de la promotion touristique du département, le Conseil Général de la Loire conduit depuis 2001, une véritable politique de valorisation des «villages de caractère ». On peut compter à ce jour une dizaine de villages, de moins de 2 000 habitants, qui offrent une qualité remarquable de patrimoine historique, architectural, urbain et paysager, ainsi que des structures d’accueil et des animations culturelles, festives, sportives… loire02.jpg Ambierle Ici l’histoire du village se confond avec celle d’une abbaye bénédictine fondée au haut moyen-âge. L’église reconstruite après un incendie en 1440 est de style gothique flamboyant, à la toiture et aux tuiles vernissées. Cervières De la puissante forteresse, accrochée à 847 mètres au sommet granitique lui servant de défense naturelle, il ne reste aujourd’hui que les fondations du château au sommet de la butte, les tours, des maisons médiévales et la façade de l’Auditoire, immeuble classé, à fenêtres à meneaux particulièrement élégantes. Cette forteresse a toute une histoire : édifiée en 1180 par le comte Guy II du Forez, elle a été démantelée en 1137, sur ordre de Richelieu, soucieux d’assurer l’autorité royale aux dépens des féodaux. Il y règne, dans ses ruelles fleuries, un charme incontestable. Le Panda Patrick Juan

Commentaires

T.REX

Les beaux jours arrivent et c'est l'occasion de s'organiser de beaux week-end touristiques pour découvrir ou redécouvrir notre beau pays ! Cette jolie promenade au fil de la Loire est très rafraîchissante et change nos idées noires dues à la conjoncture économique ! Merci Panda de tenir bon la barre, malgré lles épreuves difficiles que tu endures ces derniers temps. Amitiés
Le Panda

Posté par 2151 :
Merci Panda de tenir bon la barre, malgré lles épreuves difficiles que tu endures ces derniers temps.
T.REX (1) Merci de ton commentaire qui est plus que vrai :lol: Effectivement les beaux jours arrivent, nous allons essayer d'en profiter si nous le pouvons :roll: Toutes mes amitiés Le Panda

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L'Estonie

Le Panda 2009-03-22 09:00:17

estonie.jpg L’Estonie peu connue sous sa nouvelle appellation comme la majorité des anciennes dépendances de l’ex U.R.S.S. a pour capitale: Tallin, avec une population de 1, 5 millions d’habitants, sa monnaie pour rappeler le temps est la couronne estonienne. L’Estonie comme le laisse supposer les; lignes ci-dessus est un Etat balte bordé par le golfe de la Finlande. L’Estonie a su développer l’industrie fondée sur ses ressources locales tels le bois et le schiste. Son ouverture sur la Mer Baltique lui a permis de bénéficier de flux financiers et commerciaux qui la relie à la Finlande et au port de Saint Petersbourg, donc de s’intégrer dans le commerce régional. A partir de son indépendance l’Estonie a mis en oeuvre une politique active de réformes pour se mettre à la hauteur dans le cadre de sa rentrée éventuelle au marché commun européen. Ses échanges sont à présent orientés vers l’Union qui est devenue son principal partenaire, ses échanges avec les pays de l’Europe laissent envisager une bonne fin de recevoir.

Commentaires

T.REX

Laisse tony tranquille Panda de mon coeur ! Un ex-pays de l'URSS avec une monnaie qui s'appelle "la couronne", c'est louche ! Un état qui balte de l'aile et qui joue au golf avec la finlande ? Des royalistes déguisés en Marxistes, non ? Quand Tallin comme capitale, t'as pas l'autre ! :mrgreen:
Le Panda

Posté par 2149 :
Laisse tony tranquille Panda de mon coeur !
T.REX (1) Je le fais je le fais, je te promet de ne pas prendre la "louche" pour ramasser les "couronnes" Je crois que l'aile et la cuisse :idea:
Posté par 2149 :
Quand Tallin comme capitale, t’as pas l’autre !
Il te manque le Tanin :oops: A défaut prends l'autre :mrgreen: Le Panda qui te remercie de tes mots simples mais vrais :mrgreen:

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JOUR DE COLERE

T.REX 2009-03-20 09:26:15

les-titans-de-lapocalypse.jpg 

Tremblez débauchés et damnés de la Terre, Un ordre nouveau va être instauré Redoutez financiers et hommes d’affaires La justice de l’ordre moral restauré Vous dont la crise des Subprimes Tant d’emplois supprime Exploiteurs sans vergogne du mat de cocagne A la recherche des plus bas coûts et salaires Préparez vous à la cogne et à la castagne Méfiez vous des coups bas du prolétaire au sale air Délocalisateurs, Mondialisateurs d’ici à la Chine Devant la colère des justes vous courberez l’échine Au diable vos licenciements économiques Finançant vos vies de licence iniques, cyniques Finis Paradis fiscaux contre enfers sociaux Secret bancaire contre révélation de gangsters Le Calypso des îles de vos parachutes dorés Par l’Apocalypse de la chute des marchés est  remplacé La récession fait sécession  entre puissants et manants Les uns se distribuant l’argent restant En demandant aux autres d’être patients Pot-de-vin et dessous de table, La corruption appauvrie le Monde Les profits de quelques uns affament la multitude La richesse côtoie la misère avec indécence Votre avidité tourne à vide Votre cupidité ne connaît pas Cupidon Cette société en déliquescence A la recherche éperdue des plaisirs des sens De toujours plus de jouissance Ne sait plus donner à la vie son sens Elle a oublié l’essentiel De licenciement en lit sans ciment De débauchage en actes de débauche La famille se délite, change de lit L’ultime ambition de l’homme Est-elle de se vautrer dans le stupre et le lucre ? Le peuple gronde et scande le nom des escrocs Les murs de votre univers se fissurent en répercutant l’écho Ils vont s’écrouler comme au son des trompettes ceux de Jéricho Sapés par les tromperies de votre chère éco. -  S’il aspire à un monde meilleur L’homme devra reconstruire sur des bases plus saines Où l’être primera sur l’avoir Un monde de partage plutôt que de possession Où la consommation ne sera pas le sens de la vie Où avoir bien vécu ne signifiera pas Avoir multiplié les histoires de cul Ni s’être adonné à tous les vices Mais apporter sa pierre à l’édifice Faire avancer l’humanisme Travailler ensemble et non  les uns pour les autres Voire contre les autres Se réaliser, trouver le sens de la vie, Devenir un être humain accompli Être heureux de partager le miracle de la vie Le bonheur d’être sur Terre Donner et recevoir amour et amitié Contribuer au bonheur des autres Protéger, préserver la vie et la planète Goûter cette chance extraordinaire d’avoir vu le jour Et de faire partie de cette grande communauté qu’est l’humanité. -  T.Rex Prédicator

Commentaires

stalinux

Un Tiranosaure prédicateur, faut plus s'étonner de rien maintenant. Joli vers sinon. stalinux
Le Panda

T.REX, Ton article qui semblait à la dérive reste plus que d'actualités. Les stocks pour les dirigeants de la Société Générale sont plus que scandaleux ils ne sont pas supprimés ils sont simplement Gelés. :twisted: PUIS DIRE QUE C'EST AVEC NOTRE ARGENT QU'ILS FONT CELA :twisted: Pendant ce temps on pousse les gens à certaine forme de révolte active c'est cela LA REALITE Le Panda :twisted:
T.REX

Posté par 2495 :
Les stocks pour les dirigeants de la Société Générale sont plus que scandaleux
Et que penser de l'Assureur Américain AIG que le gouvernement Us a nationalisé à 80 % en 2008 pour éviter son nauvrage avec la crise des crédits subprime et qui a scandalisé récemment l'opinion publique en distribuant 165 millions de dollars de primes à ses dirigeants ??!! Résultat : AIG va être mis en liquidation ! Les dirigeants sont à la curée ! Le contribuable est le dindon de cette mauvaise farce qui risque d'entraîner une catastrophe en chaine ! Bravo Mister OBAMA, cela commence mal pour vous ! :evil:
T.REX

Posté par 2495 :
Joli vers sinon.
Bonjour Stalinux, Ces jolis vers ne sont pas tous des vers (prose poétique) et sont trop solitaires ! Il faudrait en écrire de plus solidaires ! Vivement que Marx et Engel reviennent nous enseigner leur mode de pensée et la méthode pour réussir une société réussie ! A bientôt mec ! :!:
Le Panda

Posté par 2495 :
Résultat : AIG va être mis en liquidation ! Les dirigeants sont à la curée ! Le contribuable est le dindon de cette mauvaise farce qui risque d’entraîner une catastrophe en chaine ! Bravo Mister OBAMA, cela commence mal pour vous !
T.REX C'est déjà fait, le monde des nantis nous prend tous ou pratiquement, les vidéos sur notre Forum le prouve sans conteste :twisted: Je partage le reste de l'explation :roll: Le Panda :twisted:
Le Panda

T.REX, Voila un complément à ton article qui ne manque pas de piquant, tu en penses quoi :?:
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La Constitution Européenne : Une Constitution Piégée (2/2)

Le Panda 2009-03-19 09:00:09

consti01.jpg Une Constitution définitive Les partisans du “oui” à la Constitution disent en substance: “cette constitution est imparfaite, mais prenons ce qu’il y a de bona y prendre, et ses imperfections pourront toujours être corrigées plus tard”. En réalité, il n’y aura pas de révision de cette constitution pour l’améliorer dans le futur. Car toute tentative de réforme de la constitution est assurée de ne jamais obtenir la double unanimité nécessaire des parlements et des gouvernements des 25 pays membres. Une Europe sans débat public franc Comme les étapes précédentes de la construction européenne, le projet de Constitution fait l’objet d’un débat public biaisé, où toutes les cartes ne sont pas présentées aux citoyens. Les arguments utilisés par les partisans du “Oui” sont aussi lyriques qu’imprécis et incomplets, avec un mensonge par omission sur les points les plus importants. Comme lors du débat sur l’euro, les pro-européens utilisent une stratégie de dramatisation, en présentant un refus éventuel comme une catastrophe qui remettrait en cause toute la construction européenne, voire même la paix en Europe. On retrouve là des tactiques de manipulation typiques des agents de la pensée unique: utiliser la peur, “noyer le poisson” dans la confusion (afin que les gens finissent par ne plus savoir quoi penser), et faire appel à l’émotionnel, plutôt qu’à l’analyse. Dans le même temps, le public n’est jamais informé des conséquences concrètes des “avancées” qui lui sont proposées. Au moment de l’adoption de l’euro, personne n’a dit au “public” que cela entraînerait une hausse des prix de 30 à 40%. De même, au moment de l’élargissement à 25 pays membres, les citoyens européens ont été invités à une joie béate pour célébrer l’unité européenne. Mais personne ne leur a dit que la première conséquence allait être une accélération des délocalisations, ni que les nouveaux pays membres pratiquaient un dumping fiscal et social qui favorise ces délocalisations. Les pièges de la Constitution Ce que l’on ne dit pas aux citoyens aujourd’hui, c’est que ce projet de Constitution est en réalité une abdication définitive des gouvernements élus, et donc de la démocratie. Comme l’AMI, la Constitution a pour but de soustraire les décisions économiques et sociales importantes au débat démocratique et au pouvoir des gouvernements élus, et à empêcher toute politique contraire aux intérêts des entreprises, même dans le cas où un gouvernement authentiquement au service des citoyens serait élu. Un autre point commun avec l’AMI est la sacralisation du principe de “libre concurrence” pour démanteler les services publics. Par exemple, le financement par l’état d’un service public comme la Poste peut être accusé de fausser la concurrence par rapport aux entreprises postales privées qui ne peuvent compter que sur leur propres ressources. De même, l’enseignement public fausse la concurrence par rapport aux écoles privées. Les télévisions publiques ou les subventions à la culture sont également menacées. Si la Constitution avait adoptée, les services publics n’auraient plus existé sauf dans les secteurs où aucune entreprise n’est présente, autrement dit les secteurs totalement non rentables. Mais ces secteurs sont de plus en plus rares, car même la police ou l’armée est destinée à devenir des “prestations” fournies aux états par des entreprises privées. Le principe de “concurrence libre et non faussée” interdit aussi aux états de fixer un salaire minimum (SMIC) qui limite la “concurrence” sur le “marché du travail”. Or les entreprises tiennent à accroître cette concurrence, car elle permet de tirer les salaires vers le bas. Ce que l’on oublie également de dire au citoyen, c’est que cette Constitution contient des articles qui sont lourds de conséquences. Il était notamment prévu que le vote des pays européens disposant d’un siège au Conseil de Sécurité de l’ONU devrait être conforme à la “Politique Etrangère et de Sécurité Commune” (dite “PESC”) définie par la Commission. Or, le responsable européen de la PESC est l’ancien secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, qui était favorable à l’intervention militaire américaine en Irak. Avec la Constitution, la France n’aurait pu s’opposer à cette guerre comme elle l’a fait au Conseil de Sécurité de l’ONU. La Constitution affirme aussi que la politique de défense de l’Union devrait se faire dans le cadre de l’OTAN, une organisation sous la tutelle des Etats-Unis. Les défenseurs du “Oui” essayent de faire miroiter aux Français que la Constitution permettrait l’affirmation d’une Europe qui serait un contrepoids aux Etats-Unis. En réalité, c’est le contraire qui a été décidé par les actuels dirigeants de l’Europe, de même que la Constitution a été conçue pour renforcer l’ancrage de l’Union Européenne dans l’orbite des Etats-Unis. Ce n’est pas un hasard si Mr Barroso a été choisi pour être le président de la Commission pour les 5 prochaines années. Comme Javier Solana, José Manuel Barroso a soutenu la politique de Bush en Irak (il était alors premier ministre du Portugal et avait décidé l’envoi de soldats portugais en Irak, on en connaît à ce jour les résultats). Un autre article du projet de Constitution donne tout pouvoir à la Commission (gouvernement non élu) pour négocier les accords multilatéraux (comme l’AMI ou l’AGCS) à la place des états. En 1998, l’AMI n’avait pu être adopté à cause de l’opposition de la France. Avec l’entrée en vigueur de la Constitution Européenne, un pays n’aura plus la possibilité de faire échouer les accords multilatéraux en préparation. Ce projet de Constitution est tout simplement un piège mortel, dont le but est d’accroître et de rendre définitive l’orientation ultra-libérale de l’Europe, de rendre possible et même obligatoire le démantèlement des services publics, de livrer les citoyens européens au bon vouloir des entreprises, et d’aligner l’Europe sur la politique des Etats-Unis. consti02.jpg Une occasion unique Pour ceux qui refusent l’orientation ultra-libérale de l’Europe, le référendum sur la Constitution est la dernière occasion de changer le cours des choses. Un “Non” français à la Constitution, loin d’affaiblir la construction européenne, va obliger au contraire les dirigeants politiques à proposer une nouvelle Constitution, sur des bases plus équilibrées et plus démocratiques, en accord avec les aspirations des citoyens européens. Cette nouvelle constitution devrait être débarrassée de la “partie III” (les 300 pages qui constitutionnalisent la politique économique et sociale) en se centrant sur les institutions et les droits civiques, comme doit le faire une Constitution dans toute démocratie. La campagne d’intimidation du “Oui” prédit un isolement de la France en Europe dans le cas où le “Non” l’emporterait, ce qui fut le cas alors que lorsque la Grande Bretagne a refusé d’adopter l’Euro elle n’a pas été mise au banc pour autant. En réalité, c’est même le contraire qui se produit: en disant NON, la France a entraîné les autres électeurs européens à prendre conscience des pièges de cette Constitution. Déjà, le Non est donné gagnant avec 58% des voix en Hollande (pays pourtant très pro-européen) où un référendum a eu lieu 3 jours après le référendum français. Le “non” gagne du terrain en Pologne, et il est majoritaire en Grande-Bretagne. En Belgique et en Allemagne, la constitution sera adoptée sans référendum, mais la contestation monte. Tous les responsables politiques de droite et de gauche qui n’ont cessé de mentir et de tromper les électeurs depuis 20 ans sont à l’unisson en faveur de la Constitution. Au service d’intérêts particuliers (les multinationales), ils se sont relayés au pouvoir pour appauvrir les salariés, détruire les services publics, enrichir les entreprises, endetter l’état, et créer la situation économique et sociale que nous connaissons aujourd’hui (salaires de misère, hausse des prix, précarité généralisée, délocalisations en masse, chantages à l’emploi, etc.). Pour les citoyens, voter NON à la Constitution a été une superbe occasion pour exprimer leur colère simultanément envers la droite libérale et la gauche libérale, et faire mordre la poussière à des élites politiques dévoyées, arrogantes et autistes. Rappel de certains des mensonges de Maastricht A l’occasion du référendum français sur le traité de Maastricht qui instituait l’abandon du franc pour l’euro, voici ce que promettaient ceux qui nous demandèrent de voter “oui” à la constitution... Edouard Balladur, UMP (droite libérale), dans “Le Monde” (29 avril 1992) “Chaque Etat conservera la maîtrise de sa politique budgétaire et fiscale, dans des limites qui ne seront pas plus étroites que celles d’aujourd’hui.” Michel Sapin, PS (gauche libérale), dans “Le Figaro” (20 août 1992) “J’aimerai convaincre chaque français, chaque lecteur, que le traité d’union européenne se traduira en France par plus de croissance, plus d’emploi, plus de solidarité.” Martine Aubry, PS (gauche libérale), discours à Béthune (12 septembre 1992) “C’est peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les inquiets sur ces contrevérités. (...) Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion...” Le Panda Patrick Juan

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