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IL EST NE LE BEAUJOLAIS NOUVEAU

CHARLIEHEBDO 2014-11-20 10:24:00

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IMAGES : GRATUITES OU PAYANTES ?

Le Panda 2014-11-17 08:25:21

Hibou libreConflit financier autour de la retransmission télévisée de l'anniversaire du débarquement en Normandie, entre chaînes historiques et chaînes de la TNT. BFMTV, i-Télé et les agences internationales comme l'AFP, AP ou Reuters ne veulent pas payer pour diffuser le direct des cérémonies du 6 juin. TF1 et France 2, choisis par l'Elysée, sont les seuls autorisés à filmer et diffuser les images de l'événement. Les deux chaînes qui coproduisent l'opération demandent une participation financière aux autres médias.
TF1 et France Télévisions bénéficient des droits de retransmission des cérémonies du 70e anniversaire du débarquement de Normandie sur décision de l'Elysée.Mais selon l'AFP "contrairement aux usages, les deux chaînes réclament près de 200.000 euros aux agences internationales Associated Press, Reuters, Agence France-Presse et ENEX (un réseau mondial de chaînes privées) pour les droits de retransmission en direct, y compris sur l'internet."Pour le directeur de l'information de l'AFP, Philippe Massonnet "la commercialisation de cet événement historique est choquante" et il dénonce le fait que les agences se soient vues refuser de pouvoir couvrir l'événement avec leurs propres moyens alors qu'elles alimentent 1 500 chaînes étrangères.
Catherine Nay (TF1) et Yannick Letranchant (France Télévisions) contestent le chiffre avancé, et parlent de 32 000 euros de frais pour chaque agence. Tous les deux justifient leurs demandes par les coûts de production de ces images, et le déficit qui en résultera. Quoiqu'il en soit, l'AFP affirme que "les responsables de la communication de la présidence française avaient initialement garanti un égal accès aux images en direct des cérémonies mais se sont ensuite rétractés".   Autre contestation, celle de BFMTV et i-Télé, à qui TF1 et France Télévisions, réclameraient 80 000 euros de participation pour pouvoir diffuser le direct, tandis que LCI, la troisième chaîne d'info, ne paiera rien, faisant partie du groupe TF1.   Toutes les chaînes internationales auront accès gratuitement à l'intégralité des cérémonies du 6 juin, (...) France 2 et TF1 coproduisent la retransmission de la cérémonie internationale. A ce titre, et comme il est d'usage, une participation aux frais techniques pour l'accès au signal réalisé est demandée à l'ensemble des médias nationaux qui souhaiteraient diffuser en direct l'événement répond le communiqué commun de TF1 et France Télévisions. Nous sommes au comble du paroxysme et de l’imbécilité de certains, les informations sont libres et font partie de la Constitution de la France et de l’Europe. Image et temps qui coulentModestement lus par des milliers de lecteurs au quotidien, nous n’avons jamais fait payer qui que ce se soit. Et voici que l’AFP comme dans un sursaut vient nous demander de leur payer l’utilisation de 4 images sur lesquelles aucun copyright n’existait. Les Voix du Panda, resteront ce qu’elles sont à savoir une source d’information gratuite inscrite à l’INIPI car c’est une sécurité pour le titre. En allant au-delà l’AFP ne s’est jamais privé de venir chercher sur de modestes rédacteurs de notre Forum des informations qu’elle n’avait pas. Une lutte du pot de terre contre le pot de fer, cela ne semble poser aucun problème lorsque les personnes sont de bonne foi et que derrière il n’y a aucune recherche de bénéfices commerciaux. Que force reste à la Loi cela est indiscutable, mais la logique voudrait que la personne se sentant laissé demande que son image utilisé soit retirée. Dans ce cas précis une jurisprudence existe et la majorité des gens l’ignore, mais comme le disait une personne avant Voltaire que se contenta de le rapporter je donnerai pas vie pour la liberté d’expression. Mais le monde de la finance va finir à l’aide de fausses multinationales ou les paradis fiscaux sont utilisés à la Loi qui refuse d’appliquer la Loi. Nous sommes pire que dans du subliminale. Il serait bon de reprendre Les Ballons Rouges de Serge Lama ou celle de Florent Pagny Une Certaine forme de Liberté modestement de pensées Durant ce temps les raisons sociaux ne sont contrôlés par personne, mais que fait donc l’AFP et autres médias et nous constatons que la barbarie se poursuit et il ne faut plus s’engager dans l’humanitaire sous peine de se faire assassiner. Allez vendez nous ne sommes pas sur les marchés de Provence. Le Panda Patrick Juan

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Vivement critiqué par les chefs d’Etat et de gouvernement, Poutine a écourté son week-end australien. «Big bad Vlad.» Le nom a été choisi par un restaurateur d’un quartier branché de Brisbane pour baptiser un nouveau hamburger avec des frites bien grasses à l’intérieur. Sur la devanture, l’affiche montre un Vladimir Poutine sur un ours, un aigle, un cheval ou en train de faire des câlins à un loup… Malgré lui, le président russe a, ce week-end, animé un G20 sous présidence australienne bien calme (lire page 14). Il s’en est d’abord pris plein la figure dans la presse locale avant de recevoir le même traitement de la part des chefs d’Etat et de gouvernement anglo-saxons. Vexé, Poutine a finalement décidé de sécher le déjeuner final, d’avancer sa conférence de presse et de rentrer vite fait à Moscou. Pourtant, son week-end sur la Gold Coast semblait bien parti.
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A son arrivée au Convention Center de Brisbane, samedi, Vladimir Poutine est accueilli par une chaleureuse poignée de son hôte, le Premier ministre australien Tony Abbott. Les deux hommes échangent quelques mots, ça rigole… C’est dans la boîte pour les journaux télé de la mi-journée. Avec une séance photo «koalas dans les bras» plus tôt dans la matinée, ce sera le seul moment agréable de ces deux jours pour le président russe. Tony Abbott l’avait pourtant prévenu avant le G20 : Poutine ne saurait éviter une «conversation» sur la situation en Ukraine. «Une menace». A la veille de son arrivée, le Premier ministre britannique, David Cameron, a comparé la Russie à l’Allemagne nazie et a expliqué en substance que le président russe n’est pas un homme de parole. Samedi, Barack Obama a embrayé : «L’aggression russe contre l’Ukraine […] représente une menace pour le monde.» La chancelière allemande, Angela Merkel, a quant à elle menacé la Russie de nouvelles sanctions financières si la Russie poursuivait son action dans l’est de l’Ukraine. Enfin, selon les médias, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, aurait carrément balancé à Poutine : «Je vais vous serrer la main, mais je n’ai qu’une chose à vous dire : vous devez quitter l’Ukraine.»
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En s'engageant pour l'abrogation de la loi Taubira pour faire plaisir à un public anti-mariage pour tous, le candidat à la présidence de l'UMP est apparu flou et peu sincère, samedi. C’est dit. Lui président, le mariage pour tous sera abrogé. Au prix de pénibles circonvolutions, Nicolas Sarkozy a fini par lâcher le mot tant attendu: «abrogation». Il en a été aussitôt récompensé par un tonnerre d’applaudissement des militants UMP opposés à la loi Taubira, regroupés sous la bannière de l’association «Sens commun».
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En tirera-t-il tous les bénéfices électoraux espérés lors de l’élection à la présidence du parti, le 29 novembre prochain? Pas évident. Car la part de cynisme électoraliste de cette annonce n’a échappé à personne. Surtout pas aux militants dont les acclamations célébraient moins le candidat lui-même que la concession qu’ils venaient de lui arracher. Comme les deux autres candidats à la présidence du parti, Hervé Mariton et Bruno Le Maire, l’ancien chef de l’Etat planchait samedi, à Paris, devant près de 2 500 personnes, dont beaucoup de jeunes très mobilisés, à l’avant-garde des «Manifs pour tous». Un public exigeant et méfiant. Nettement moins confortable que les sarkolâtres inconditionnels qui peuplent depuis septembre les meetings de l’ex-président. Devant des militants dociles qui se soumettent avec bonheur à son autorité, Sarkozy peut se permettre de pas prendre clairement position sur l’avenir du mariage gay, question pour laquelle il ne se passionne guère. Il avait cru pouvoir l’évacuer en prenant la posture du rassembleur, soucieux de réconcilier une famille turbulente: élisez-moi, «nous déciderons ensuite», avait-il lancé le 25 septembre dans le Nord, lors de son tout premier meeting. Les adhérents de l’UMP étaient priés de se contenter d’une vague promesse de «réécriture » de la loi Taubira. Il en faut beaucoup plus pour rassurer les veilleurs anti-mariage gay. Forts de puissants relais parmi les hauts responsables de l’UMP, ils s’apprêtent à voter pour Hervé Mariton, seul candidat à s’être engagé sans ambiguïté pour une abrogation pure et simple de la loi Taubira. Signe d’une réelle inquiétude, Sarkozy a donc fini par parler d’abrogation. Qu’importe le grand flou juridique qui entoure son projet de créer deux contrats de mariage distincts, pour les homos et pour les hétéros. Sarkozy a impérativement besoin d’un triomphe le 29 mai prochain, à l’élection à la présidence du parti. Un leader naturel, un chef incontestable, doit recueillir au moins 80% des suffrages.
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DANS LA CARAVANE DU PRÉSIDENTAprès l'Australie, le Président se rend ce lundi sur le Caillou, où doit se tenir d'ici à 2018 un référendum d'autodétermination. L'essentiel • François Hollande a entamé vendredi soir (heure française) et jusqu’à mercredi un déplacement en Océanie. • Après un week-end consacré au G20 à Brisbane (Australie), le Président se rend ce lundi en Nouvelle-Calédonie puis reviendra en Australie pour une visite officielle à Sydney et Canberra. • Suivez au fil de ce voyage les grandes et petites histoires du déplacement avec l’envoyé spécial de Libération Lilian Alemagna (les heures sont en heures locales).
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Cette tournée dans le Pacifique de Hollande, c’est aussi l’occasion pour le chef de l’Etat d’essayer le costume de «monsieur climat» qu’il compte endosser jusqu'à la conférence de Paris (COP 21) en décembre 2015. Il y a eu le paragraphe arraché par la France et les pays européens - soutenus par les Etats-Unis de Barack Obama - dans le communiqué final du G20 à Brisbane. Il y a aussi le tête-à-tête prévu mercredi à Canberra avec le Premier ministre australien Tony Abbott, un climatosceptique assumé. Et puis il y a cette table ronde ce lundi après-midi avec les représentants de la communauté du Pacifique. Nicolas Hulot, conseiller spécial de Hollande pour le climat, est autour de la table. Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius vient à la rencontre des journalistes pour les convaincre de «l’enjeu» de cette COP 21. «Ces Etats comptent beaucoup sur nous, on les écoute, dit Fabius. Ce ne sont pas des Etats qui polluent mais ce sont les premières victimes avec la montée du niveau des océans».
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Les services des renseignements français procédaient dimanche soir à des vérifications pour confirmer ou non la présence d'un Français parmi les combattants djihadistes présents sur une vidéo de décapitations massives diffusée ce dimanche.Y a-t-il un Français parmi les bourreaux présents sur la vidéo de l'Etat islamique diffusée ce dimanche? C'est la question à laquelle les services de renseignements français tentent de répondre, a indiqué ce soir le ministère de l'Intérieur, joint par Le Figaro. «Des vérifications sont en cours, cela pourrait prendre plusieurs jours», indique-t-on place Beauvau, qui n'a ni confirmé, ni écarté l'hypothèse d'un Français parmi les terroristes, non masqués, visibles sur cette vidéo qui dure une quinzaine de minutes. Celle-ci montre l'exécution massive d'au moins 18 soldats syriens et les restes d'un otage américain, authentifié comme étant Peter Kassig, un travailleur humanitaire américain de 26 ans enlevé en octobre 2013 en Syrie. Interrogé par Le Figaro, Jean-Charles Brisard, spécialiste des questions de terrorisme dit, pour sa part, avoir reconnu «au moins» un Français sur la vidéo. «Il s'agit d'un jeune homme de 22-23 ans, originaire de Normandie, qui est parti en Syrie en août 2013», avance ce consultant international qui rappelle que ce combattant djihadiste avait témoigné sur BFMTV en juillet dernier. Il se ferait appeler «Abou Abdallah Al Faransi». Al Faransi voulant dire «Le Français» en arabe. Dans ce reportage, le jeune homme dit s'être converti à l'Islam à 17 ans, une religion qu'il aurait découvert et apprise sur Internet, grâce à des vidéos. Il serait parti seul en Syrie, en passant par la Turquie, avant d'être pris en charge à Rakka, le fief de l'Etat islamique. Là, il aurait été en camp d'entraînement et aurait participé à des «opérations». Au moment de l'entretien, il confiait à BFMTV qu'il allait participer à une mission spectaculaire et qu'il était prêt à mourir en martyr.
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FOCUS - Les services de renseignements américains ont authentifié dimanche soir la vidéo de décapitations de masse diffusée dimanche par le groupe ultra-radical. Comment procèdent-ils ? Éléments de réponses. Comment les équipes de spécialistes procèdent-elles pour authentifier les vidéos des exactions de l'État islamique? Si le ministère des Affaires étrangères est peu enclin à répondre à cette question, plusieurs spécialistes ont accepté de reconstituer pour le Figaro.fr les différentes étapes nécessaires pour certifier ce type de document. Étape 1: déterminer le lieu Où la vidéo a-t-elle été tournée? C'est une des premières questions que vont se poser les experts. Pour ce faire, ils vont passer au peigne fin l'arrière-plan et relever un maximum d'indices pouvant permettre de repérer l'endroit du «tournage». Une plaque d'immatriculation, la végétation ou des maisons au loin sont autant d'indices pour les agents des renseignements. «La calligraphie arabe peut aussi être un bon moyen de savoir où ont eu lieu les exécutions», fait remarquer Natalie Maroun, directrice du développement de l'Observatoire international des crises. «C'est la même langue, le même alphabet, mais l'écriture est différente selon le pays d'où on vient. Si en zoomant, on aperçoit un panneau, on peut potentiellement identifier le pays où la vidéo a été produite», avance cette spécialiste. Les experts peuvent également s'appuyer sur des images satellitaires ou des images issues d'anciennes vidéos pour tenter de voir si l'exécution a été tournée dans les zones de l'État islamique, que ce soit en Syrie ou en Irak.
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Étape 2: établir la date Dans ce cas, les analystes vont procéder à des vérifications qui vont relever du contexte. «On va tenter d'identifier la période en analysant le discours des djihadistes et les événements qu'ils relatent», explique Jean-Charles Brisard, consultant international et spécialiste du terrorisme. Les agents des renseignements peuvent aussi se baser sur les métadonnées de la vidéo, qui peuvent parfois renseigner la date de production du support. Étape 3: identifier les protagonistes grâce à la reconnaissance vocale et faciale Autre étape cruciale: identifier les personnes apparaissant sur la vidéo. Les services de renseignements ont alors recours à différentes techniques s'appuyant sur la reconnaissance faciale ou l'empreinte vocale. «Ils analysent les voix avec des logiciels de reconnaissance vocale», explique François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l'Iris. «Cet outil va leur permettre de comparer les voix de la vidéo avec d'anciens enregistrements pour voir si ce sont les mêmes personnes qui y parlent». C'est de cette manière que des experts anglais ont réussi à identifier le bourreau de James Foley, un Londonien parti faire le djihad et prénommé John. L'homme tout de noir vêtu s'exprimait en anglais avec un accent britannique. Il existe également des logiciels de reconnaissance faciale qui repèrent les différents points caractéristiques du visage (nez, sourcils, écartement des yeux, etc.). Ces éléments peuvent être comparés à d‘autres supports (photos, vidéos, etc.) en base de données. Il faut enfin identifier la victime. Bien souvent, des mois de capture ont changé leur physionomie et les rendent méconnaissables. «Ils peuvent avoir perdu du poids, avoir le crâne rasé… On fait alors appel à des anthropologues ou des médecins qui vont identifier les traits des visages». Étape 4: analyser les éléments techniques de la vidéo Est-ce que la vidéo a été bidouillée? Voici une autre question que les agents vont se poser. Place aux techniciens qui vont devoir analyser le montage vidéo pour vérifier si les images ont été modifiées, photoshopées, si des séquences ont été coupées et si oui, pourquoi? «On sait que l'État islamique aime bien esthétiser ces images, il est donc courant qu'elles soient retouchées, explique François-Bernard Huyghe de l'Iris. Mais attention, prévient-il. Ce n'est pas parce que des images ont été modifiées que les événements de la vidéo sont factuellement faux». Étape 5: travailler sur le canal de diffusion «Le canal de diffusion est un des éléments les plus importants puisqu'il va permettre d'authentifier la provenance de la vidéo», explique Jean-Charles Brisard avant de détailler le genre de questions que les spécialistes vont devoir se poser: «Est-ce un canal que l'État islamique a l'habitude d'utiliser? Est-ce que la vidéo a été diffusée sur un forum connu et utilisé de manière régulière par l'organisation? S'agit-il d'un compte Facebook ou Twitter connu?»
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Étape 6: vérifier la cohérence du contenu Il est aussi nécessaire de décortiquer le discours en lui-même et de faire une analyse de texte. «On va écouter la manière dont il s'exprime, quel est le niveau de langage, les expressions utilisées et se demander: est-ce que c'est cohérent avec le discours habituel d'une organisation terroriste? Est-ce que ça correspond à ce qu'on a déjà vu dans le passé? Tout ça participe à la vérification», ajoute Jean-Charles Brisard. Étape 7: recouper les informations Les agents des renseignements vont enfin pouvoir recouper toutes ces informations avec d'éventuels témoins ou informateurs présents sur place. «Ce sont des associations, des ONG, des citoyens ou d'autres services de renseignements étrangers qui vont pouvoir confirmer ou infirmer ce qu'on voit sur la vidéo», décrypte Natalie Maroun. Les réseaux sociaux sont également une importante manne d'informations. «On sait que des citoyens observent la situation à Rakka, fief de l'Etat islamique en Syrie, et divulguent régulièrement des informations via des forums, constate Jean-Charles Brisard. On peut alors vérifier si les éléments rapportés viennent corroborer des exécutions filmées».
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Ils réclament à Marisol Touraine qu'elle fasse respecter leur repos de sécurité. La ministre de la Santé a décidé de menacer de sanctions les hôpitaux qui ne l'appliquent pas. Les internes font grève ce lundi pour demander le respect des repos de sécurité, à l'appel de l'Intersyndicat des internes (Isni). Obligatoire depuis 2002, le repos de sécurité est une pause de 11 heures qu'un interne en médecine doit prendre à l'issue de chaque garde de nuit, pour éviter qu'il ne travaille 24 heures d'affilée. Malgré les instructions données par la ministre de la Santé Marisol Touraine il y a un an, ce repos n'est respecté que dans un cas sur cinq, selon l'intersyndicale. «Gare aux erreurs médicales», faute de repos suffisant, prévient l'Isni. Marisol Touraine est prise entre deux feux. Elle doit assurer que la législation européenne est bien appliquée en France. Mais, dans le même temps, les dirigeants hospitaliers la préviennent, dans une lettre dévoilée par l'Isni, que cela aura «un impact organisationnel considérable dans les services de soins». Bref, que les bras vont manquer si les internes travaillent moins qu'aujourd'hui. Sans compter que les internes réclament également que le samedi matin ne soit plus inclus dans la semaine de travail normal mais devienne une garde, ce qui entraînerait des désorganisations supplémentaires, craignent les gestionnaires. La ministre de la Santé a finalement fait un geste en faveur des internes, en fin de semaine. Elle a annoncé «la mise en place d'un dispositif de sanctions» contre les établissements ne respectant pas le repos de sécurité des internes. Sanctions qui pourraient être «d'ordre financier», précise-t-on au ministère.
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Le président François Hollande a qualifié de "crimes contre l'humanité" la décapitation, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), de l'otage américain Peter Kassig et de 18 soldats syriens, dimanche 16 novembre. "Le groupe Daesh en Syrie, celui contre lequel nous nous battons en Irak vient de revendiquer l'assassinat d'un Américain, Peter Kassig, 26 ans, jeune humanitaire qui se dévouait pour ce pays depuis 2013, il a également lâchement froidement assassiné, ce groupe terroriste, dix-huit Syriens", a-t-il déclaré à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), peu après son arrivée pour une visite de 36 heures. "Ce sont des crimes contre l'humanité, ce sont des actes barbares et c'est pourquoi la France ne peut pas rester indifférente, elle est solidaire: nous avons eu, nous aussi, un otage qui a été assassiné en Algérie [Hervé Gourdel, en septembre]", a déclaré le chef de l'Etat, en soulignant que "ce groupe terroriste Daesh veut conquérir des territoires et asservir une population". "C'est pourquoi je rappelle ici que la France est dans une coalition, qu'elle fait en sorte d'attaquer le groupe terroriste Daesh et de permettre aux autorités irakiennes de retrouver la souveraineté de leur territoire et nous continuerons ce combat. Ce combat est pour l'humanité par rapport à des barbares qui commettent des crimes contre l'humanité", a ajouté François Hollande. Cinq Occidentaux exécutés depuis août L'EI a lié l'exécution sommaire de cet otage américain à l'envoi de centaines de conseillers militaires américains pour aider les troupes irakiennes à combattre le groupe jihadiste. La France participe aux frappes contre l'Etat islamique en Irak, mais pas en Syrie, où interviennent militairement les Etats-Unis et des pays arabes. PeterKassig est le troisième otage américain dont la décapitation est revendiquée par l'EI depuis août, après JamesFoley et StevenSotloff. Deux autres Britanniques, AlanHenning, un volontaire humanitaire, et David Haines, travailleur humanitaire, ont subi le même sort.
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Survenue la semaine dernière, l’affaire Jouyet-Fillon éclabousse à la fois la droite et la gauche. Un véritable scandale d’Etat qui donne de l’eau au moulin des extrêmes et promet d’avoir des conséquences graves pour certains de ses protagonistes. Entretien avec le politologue Thomas Guénolé. Publicité Planet : Est-ce la première fois que l’on assiste à un scandale d’Etat mêlant à la fois la droite et la gauche sous la Ve République? Thomas Guénolé : "Non, il y en a également eu plusieurs. Je pense à l’affaire dite Elf ou de la Centrafrique : un vaste système de corruption qui a autant existé sous la gauche que sous la droite. Il y a aussi eu le scandale Gordji en 1988. En plein débat télévisé de l’entre-deux tour, François Mitterrand et Jacques Chirac se sont mutuellement accusés de mentir concernant la libération d’un diplomate iranien, Wahid Gordji, impliqué dans les attentats de fin 1986 à Paris. Tous les gens qui avaient la télé cette année-là s’en souviennent. C’est même de là que vient l’expression ‘droit dans les yeux’. En effet, Jacques Chirac a dit à son adversaire : ‘Pouvez-vous, en me regardant droit dans les yeux, maintenir que…’, et c’est ensuite entré dans la postérité. Jusqu’aux années 1980, il n’y avait pas de système légal prévu pour le financement des partis politiques. Tout ce faisait donc dans une sorte d’illégalité généralisée. Mais à la fin de cette décennie, et sous l’impulsion de François Mitterrand, on a cherché à moraliser les partis politiques. Certains systèmes occultes de financement ont toutefois perduré, ce qui a ensuite provoqué des scandales des deux côtés de l’échiquier politique et à intervalles réguliers. On a ainsi eu le scandale des HLM de Paris pour la droite et l’affaire Urba pour la gauche.
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Une jeune touriste française de 19 ans a été retrouvée morte dans un hôtel du centre de Barcelone (Espagne), dimanche 16 novembre, a annoncé la police en précisant qu'une enquête criminelle était ouverte. Vers 12h30, l'hôtel a appelé la police après la découverte de la jeune femme dans une chambre. La police, qui s'est déplacée sur les lieux, "a constaté qu'il ne s'agissait pas d'une mort naturelle", déclare une porte-parole, sans vouloir livrer aucun autre détail. Selon El Pais (article en espagnol), le corps a été retrouvé dans un hôtel haut de gamme du centre de la ville, près de la place de Catalogne et la jeune femme aurait été tuée à l'arme blanche. Le cadavre de la jeune fille présente plusieurs plaies à l'arme blanche. Toujours, selon El Pais, un homme fait figure de principal suspect, cela pourrait être son petit ami. Il est activement recherché par la police. L'enquête a été confiée à la police criminelle sous supervision d'un juge.
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FESTIVALNouvelle édition du Rendez-vous du carnet de voyage dans la capitale auvergnate. Au programme, des centaines d'exposants, des documentaires, des libraires... Et un stand pour accueillir les lauréats de notre concours Libération Apaj. La remise du grand Prix Michelin, Cabu en invité d'honneur, des ateliers pour les plus jeunes, des dizaines de stands colorés, des invités pour parler de leur passion, des aquarelles et des croquis... "Il faut aller voir", le festival du rendez-vous du carnet de voyage ouvre ses portes ce vendredi à Clermont-Ferrand.
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A ne pas rater durant ces trois jours: les expositions de carnets qui constituent le cœur de la manifestation et permettent de (re)découvrir les richesses du genre, des projections débats en présence des réalisateurs, des conférences-rencontres, des ateliers de sensibilisation animés par des carnettistes et auteurs, les remises de prix... Une journée et un concours sont également consacrés au jeune public en lien avec le CRDP d’Auvergne. La Route des carnets présente enfin de septembre à décembre des expositions dans plusieurs lieux et villes du département afin de sensibiliser le public au carnet.
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Mariage gay : Hollande plaide «l'apaisement» François Hollande a refusé aujourd'hui de "commenter" les débats de l'UMP sur le mariage pour tous, plaidant pour "l'apaisement" et le "consensus" alors que Nicolas Sarkozy a appelé à l'abrogation de la loi Taubira. "Je ne vais pas commenter les campagnes internes à un parti politique", a déclaré le chef de l'Etat, interrogé lors d'une conférence de presse à l'issue du G20 de Brisbane, estimant que face à ces débats "l'apaisement est la meilleure des méthodes" et "le consensus toujours préférable à la division". "Je le dis parce que je suis président de la République - donc ce principe ne vaut pas pour des candidats ou des responsables politiques - mais moi, je m'attache à ce que le rassemblement, le respect, le consensus, l'apaisement soient la règle", a-t-il insisté. La loi Taubira, a relevé le président Hollande, est désormais "appliquée sans heurts, y compris par des maires qui à un moment avaient pu émettre un certain nombre de doutes ou d'interrogations". "Elle est d'ailleurs chaque jour mieux comprise", a-t-il enchaîné, concédant toutefois que le débat pourrait être rouvert "s'il devait y avoir alternance" en 2017. "Mais aujourd'hui il n'est pas posé, il n'est plus posé", a poursuivi François Hollande. Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, s'est prononcé pour la première fois samedi pour "l'abrogation" de la loi Taubira. Les trois candidats à la présidence de l'UMP - Bruno Le Maire, Hervé Mariton puis Nicolas Sarkozy - étaient invités par Sens commun à exposer leur vision, notamment sur cette question. Tout comme Nicolas Sarkozy, Hervé Mariton s'est également prononcé pour l'abrogation de la loi tandis que Bruno Le Maire a maintenu son opposition à son abrogation.
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Depuis que la loi sur la transparence de la vie publique a été votée en 2013, dans le sillage de l’affaire Cahuzac, plusieurs scandales liés à des fraudes et des évasions fiscales ont éclaté dans la classe politique. Le point avec Planet.fr. Jérôme Cahuzac, celui qui a donné lieu à la création de la HATVP C’est en quelque sorte à lui que l’on doit la création de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Celle-ci a en effet été créée quelques mois après que l’on a découvert que l’ancien ministre du Budget avait menti et qu’il détenait bel et bien un compte bancaire caché en Suisse. Une affaire qui avait rapidement pris la tournure d’un véritable scandale. Aussi, le gouvernement avait voulu marquer le coup et réaffirmer sa volonté "de transparence" en créant une cellule chargée de vérifier si les parlementaires et les ministres sont en règle avec le fisc. Jérôme Cahuzac avait par ailleurs été contraint de démissionner du gouvernement et mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale.
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Ce sera sa quatrième tentative. Ses parents ont confisqué son passeport, mais "dès qu'[elle a] tout ce qu'il faut", Dounia* "bouge direct". Objectif : rejoindre les jihadistes de l'Etat islamique en Syrie. En attendant de pouvoir mettre son plan à exécution (piquer les papiers d'identité de sa sœur, "Inch Allah"), cette adolescente du sud-est de la France poste des photos de combattants et de combattantes de l'Etat islamique sur Facebook. C'est en nous intéressant à ces clichés que nous l'avons contactée, via le faux profil d'une Parisienne de 15 ans que nous avons créé pour comprendre le rôle des réseaux sociaux dans la radicalisation de certaines jeunes filles.
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Le procureur de Paris, François Molins, annonce l'ouverture d'une enquête pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste, lundi 17 novembre. Sa déclaration intervient après la diffusion d'une vidéo par le groupe Etat islamique annonçant la décapitation de l'otage américain Peter Kassig. Cette enquête vise Maxime Hauchard, un jeune Normand présent dans la vidéo, mais pourrait aussi concerner un autre Français, soupçonné d'apparaître également dans les images. "Il pourrait s'agir, compte tenu des éléments de ressemblance, d'un jeune converti né en 1992 et parti rejoindre les rangs de l'Etat islamique en août 2013", a affirmé, François Molins, le procureur de la République de Paris. Ce jeune homme, dont il n'a pas précisé l'identité, "fait l'objet d'un mandat d'arrêt" dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en octobre 2013. 49 Français morts en Syrie François Molins a en revanche indiqué que Maxime Hauchard était "connu des services de renseignements et de la section antiterroriste du parquet de Paris". Le jeune homme, né en mars 1992, a quitté la France pour la Syrie, via Istanbul, le 17 août 2013, "sous couvert d'actions humanitaires". Quatre-vingt treize procédures judiciaires visent des Français djihadistes présumés, a indiqué le procureur de Paris, évoquant un contentieux "dont l'ampleur est inédite". En tout, 109 personnes ont été mises en examen, et 76 d'entre elles ont été écrouées. Trente-trois ont été placées sous contrôle judiciaire. Quelque 1 132 Français sont impliqués dans les filières de départs vers la Syrie et l'Irak, qu'ils soient sur place, en transit ou revenus. Ils sont 376 dans la zone, dont 88 femmes et 10 mineurs. Manuel Valls a précisé que 49 Français sont morts en Syrie.
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Le feu qu'il avait allumé s'est éteint. Johnny Hallyday a changé d'avis sur Nicolas Sarkozy. Après avoir soutenu l'ancien président de la République lors de sa campagne de 2007, le chanteur prend ses distances. Dans une interview au Point publiée vendredi 14 novembre, celui qui sort lundi un 49e album studio, Rester vivant, s'explique : "A l'heure actuelle, il n'y a pas un politicien en qui je crois. Ils nous ont tellement menti, je ne peux plus croire en personne." "Je ne crois plus trop en Sarkozy. Comme beaucoup de gens, il m'a déçu. Il ne propose rien de nouveau. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup personnellement, mais je ne crois pas en la politique d'aujourd'hui, développe le chanteur. Si je devais voter, je ne sais pas pour qui je voterais, parce qu'il n'y a personne de nouveau, et ceux qui sont déjà là ne me donnent pas envie de voter." "Les années Pompidou, c'était formidable" Johnny Hallyday se montre même nostalgique. "Pompidou était formidable ! Vous savez, je regrette cette époque. C'était un bon président. Les années Pompidou, c'était formidable. La France n'était pas au bord du désespoir, les gens s'amusaient, estime le chanteur. Aujourd'hui, on a peur de s'amuser, c'est mal vu, parce que tout va mal. C'est pour ça que la France est triste : personne n'ose s'amuser." Le chanteur en profite au passage pour stigmatiser la mentalité des Français. "Aux Etats-Unis, ils ont la même crise que chez nous et dans le monde entier, mais ils s'en sortent, ils ne se plaignent pas toute la journée les Américains, s'emporte Johnny Hallyday. Il faut s'en sortir, alors ils bossent. Ici, on a l'impression d'être assisté : on ne bosse pas, on fait les 35 heures, on fait des manifs, la grève… Je trouve ça désolant. C'est pas comme ça qu'on s'en sortira."
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Nathalie Kosciusko-Morizet, soutien de Nicolas Sarkozy dans la course à la présidence de l'UMP, est allée à contre-courant de l'ancien président en assurant que l'abrogation de la loi sur le mariage pour tous n'était "ni souhaitable, ni possible". Interrogée, lundi 17 novembre, sur Europe 1, sur les propos de l'ancien chef de l'Etat qui souhaite mettre fin à ce texte, celle qui fut sa porte-parole de campagne en 2012 a tranché: "Je ne suis pas du tout d'accord avec cette orientation." "On ne voit pas comment ça pourrait se faire" Pour justifier son opposition à cette abrogation, l'ancienne candidate UMP à la mairie de Paris avance que "le Conseil constitutionnel ne revient pas sur des droits qui ont été donnés, et on ne voit pas comment ça pourrait se faire". Rappelant qu'elle militait déjà pour une union homosexuelle avant 2012, l'ex-ministre explique que Nicolas Sarkozy s'est engagé à soumettre, pour l'élaboration d'un éventuel programme, les grandes questions de société aux militants de l'UMP. "S'il y a un jour un vote des militants sur cette question, je ferai campagne contre l'abrogation, pour ne pas rouvrir cette plaie qui a profondément divisé les Français."
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Le Conseil de Paris a rejeté le projet de la tour Triangle aujourd'hui (83 voix contre, 78 pour) mais le vote est contesté par l'exécutif. La maire de Paris Anne Hidalgo a déclaré : "le vote est nul" sous prétexte que des élus de l'opposition auraient montré leurs bulletins, alors que le vote était à bulletin secret. "La loi n'a pas été respectée dans la mesure où délibérément, des conseillers de Paris ont montré leur bulletin préalablement au passage devant l'urne". Au regard de la loi "ce scrutin est nul, et je demande (...) qu'il soit déféré au contrôle de légalité, et déféré au tribunal administratif", a déclaré Anne Hidalgo à l'issue du scrutin. La première opposante, Nathalie Kosciusko-Morizet, lui a répondu : "Le vote est acquis." Une décision devrait être désormais prise par le tribunal administratif. Dessiné par le cabinet d'architectes suisses Herzog et de Meuron, la Tour Triangle, un édifice pyramidal destiné à accueillir des bureaux et un hôtel, devait être érigé dans le sud de Paris, près du parc des expositions porte de Versailles. Le projet de Tour Triangle, soutenu par les élus socialistes, suscite l'hostilité des écologistes, tandis que l'opposition de droite, initialement favorable, a tourné casaque à la suite de sa présidente Nathalie Kosciusko-Morizet. Celle-ci a raillé lundi la "prétendue modernité" du projet, au moment où la capitale française compte déjà "plus d'un million de mètres carrés de bureaux vides". Quelques élus de droite ont cependant voté avec les socialistes lundi.
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La justice soupçonne le transfert d'André-Pierre Gignac de Toulouse à l'Olympique de Marseille en 2010 d’avoir donné lieu à des rétrocommissions au bénéfice de différents intermédiaires, révèle Le Point. Le transfert s’élevait officiellement à 18 M€ plus des primes. L’ancien président phocéen Jean-Claude Dassier a été interpellé et placé en garde à vue ce matin. L’actuel président du club Vincent Labrune et Philippe Pérez, directeur général de l’OM, seraient eux aussi placés en garde à vue, selon iTélé et Le Point.fr. Ce coup de filet intervient alors que l’équipe de France joue ce mardi soir au Stade Vélodrome contre la Suède et que Gignac devrait être titularisé par Didier Deschamps.
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L'homme a les traits tirés et s'exprime en français, le souffle court. Le groupe terroriste Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a diffusé une vidéo montrant le dernier otage français Serge Lazarevic, rapporte lundi 17 novembre le site spécialisé SITE. L'Elysée a confirmé un peu plus tard qu'il s'agissait bien du quinquagénaire enlevé en 2011. "C'est une preuve de vie récente qui était attendue depuis longtemps", a indiqué la présidence de la République. La précédente remontait à mai 2014. "Je saisis cette occasion pour lancer un appel solennel à François hollande, président de la République française de tout faire pour me libérer", explique Serge Lazarevic, depuis l'habitacle d'un pick-up. "Je suis très malade, j'ai mal au rein, je souffre d'hypertension très haute, d'asthme, d'un ulcère et de mon genou", énumère l'homme, qui lit manifestement un texte préparé à l'avance. "Je suis le dernier" "Je sens que ma vie est en danger depuis l'intervention française en Irak" contre le groupe Etat islamique, poursuit l'otage. "Vous êtes responsables de tout ce qui m'arrivera. Par le passé, vous avez libéré tous les Français, je suis le dernier. J'espère ne pas être le 8e sur la liste des Français tués dans le Sahel", lance-t-il à François Hollande, avant de saluer sa famille. "Je demande de faire tout pour ma libération, je demande aussi au peuple français d'aider à ma libération", conclut-il. Serge Lazarevic ne donne aucune indication de date à laquelle la vidéo a été tournée mais, dans la suite de cette séquence, l'homme qui se présente comme l'otage néerlandais, Sjaak Rijke, parle d'un enregistrement réalisé le 26 septembre, soit son 1 000 ème jour de détention, souligne le centre américain SITE. Serge Lazarevic a été enlevé au Mali le 24 novembre 2011 en compagnie de Philippe Verdon, retrouvé mort d'une balle dans la tête en juillet 2013. "Le Président de la République est en contact permanent avec les autorités des pays de la région pour utiliser toutes les formes de dialogue permettant d'obtenir la libération de notre otage", indique l'Elysée.
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Il dit avoir remis 53 millions d'euros à Serge Dassault. Le comptable suisse de l'homme d'affaires, entendu début octobre par les juges enquêtant sur les soupçons d'achat de voix à Corbeil-Essonnes (Essonne), leur a décrit ces remises d'argent entre 1995 et 2002, révèlent lundi 17 novembre Libération et France Inter. Francetv info revient sur les éléments clés de ce dispositif de transfert de fonds. Le dispositif reposait sur une société genevoise Le quotidien et la station de radio dévoilent le procès-verbal d'audition dans lequel Gérard Limat décrit le dispositif mis en place par l'industriel et homme politique, sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes. Il reposait sur une société financière genevoise, Cofinor, une chambre de compensation dont la spécialité était, selon une description faite il y a quelques mois auprès de l'AFP par un enquêteur, d'envoyer "où vous voulez dans le monde votre argent que vous lui remettez en Suisse". Des fonds issus de fondations basées au Lichtenstein Le liquide que Gérard Limat dit avoir apporté à Serge Dassault, à Paris, était initialement puisé sur des comptes au Liechtenstein, au Luxembourg ou en Suisse, avant d'arriver sur les comptes genevois de Cofinor. Les fonds appartenaient à deux fondations aujourd'hui dissoutes, Pégase et Balzane, qui étaient à l'époque "sous le contrôle" de l'avocat suisse de Serge Dassault, selon le comptable. L'argent était récupéré sur les Champs-Elysées "Cofinor me donne un rendez-vous pas trop loin de l'Arc de Triomphe", le livreur "me remet un sachet en plastique 'passe-partout' (Carrefour, Dior, Fnac, etc.), lequel contient l'argent en numéraire entouré de papier journal. Ce n'était que des liasses de billets de 100 euros", raconte-t-il. "Je ne voyais jamais l'argent puisque j'allais directement au rond-point" des Champs-Elysée, siège du groupe Dassault. "Je montais dans le bureau de Serge Dassault, je posais le sac dans un coin de son bureau et immédiatement, on parlait d'autre chose", a raconté Gérard Limat aux enquêteurs. Le comptable dit ignorer à quoi ont servi les fonds "Je n'ai jamais posé de questions [sur l'utilisation des sommes], et Serge Dassault ne m'en a jamais rien dit", a-t-il encore précisé. L'industriel "me disait qu'il avait besoin de me voir, je comprenais qu'il avait besoin d'argent liquide", poursuit Gérard Limat, qui n'établit aucun lien avec l'achat présumé de voix à Corbeil-Essonnes entre 2008 et 2012. Dans cette affaire, Serge Dassault a été mis en examen en avril pour "achat de votes", "complicité de financement illicite de campagne électorale" et "financement de campagne électorale en dépassement du plafond autorisé".
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Il était recherché comme témoin. Le petit ami de la jeune fille de 19 ans retrouvée morte dimanche dans la chambre d'un hôtel du centre-ville de Barcelone (Espagne), a été interpellé dans les Pyrénées-Atlantiques, rapportent RTL et Sud-Ouest mardi 18 novembre. Il a été placé en garde à vue. Le couple s'était rendu dans la capitale catalane ce week-end. Mais quand le corps de la jeune femme avait été retrouvé, le jeune homme de 24 ans, originaire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) demeurait introuvable. C'est dans cette ville qu'il a été interpellé, selon le quotidien régional. Le parquet de Bordeaux a ouvert lundi après-midi une information judiciaire contre X pour homicide volontaire. Cela permettra de faciliter la poursuite de l'enquête et à la famille de la victime de se constituer partie civile, expliquait France 3 Aquitaine.
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La Fifa porte plainte, mardi 18 novembre, en raison de "soupçons" semblant "peser sur des transferts internationaux de patrimoine avec comme point de contact la Suisse", dans le cadre de l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. Cette plainte, motivée par les conclusions du rapport Garcia [l'enquête interne de la Fifa], a pour objet "un mauvais comportement présumé de diverses personnes dans le cadre de l'attribution" des Mondiaux à la Russie et au Qatar. Hans-Joachim Eckert, président de la chambre de jugement de la Commission d'éthique de la Fifa, souligne que "dans le cadre de [son] analyse" du rapport Garcia, il a "identifié des éléments qui pourraient constituer un motif de suspicion de conduite répréhensible à l'égard de la Suisse". "Dans ces circonstances, j'ai considéré qu'il était de mon devoir d'attirer l'attention du président de la Fifa [Joseph Blatter] à ce sujet et de lui recommander d'en référer aux autorités judiciaires suisses", poursuit Hans-Joachim Eckert. "J'ai en effet déposé une plainte pénale sur recommandation du juge Eckert", confirme Joseph Blatter. "Je ne suis moi-même pas en mesure de juger quelque procédure illicite que ce soit. Le rapport d'instruction ne m'était pas non plus destiné et je ne l'ai jamais vu. Mais étant donné la recommandation du juge Eckert, il était de mon devoir, en tant que président de la Fifa, de déposer
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Alors que Google et les transhumanistes souhaitent annihiler la mort, de nombreux scientifiques à travers le monde cherchent des moyens de ralentir le vieillissement. En réalité, cela fait déjà bien longtemps que nous faisons reculer la mort : nous gagnons déjà trois mois d’espérance de vie chaque année. Mais d’après les spécialistes, cela n’est rien comparé à ce qui est sur le point d’être réalisé. Francetv info a interrogé Hugo Aguilaniu, biologiste et généticien, chercheur au Centre national de la recherche scientifique et à l'Ecole nationale supérieure de Lyon. Spécialiste de la génétique du vieillissement, il a réussi à multiplier par seize l'espérance de vie d'un petit ver. Francetv info : On entend de plus en plus parler de l'arrivée prochaine de traitements anti-vieillesse. Est-ce un fantasme ou une réalité ? Hugo Aguilaniu : Ce secteur de recherche est en pleine effervescence depuis une vingtaine d'années et les choses vont assez vite. Revenons sur deux découvertes pour nous faire une idée. En 1993, l'Américaine Cynthia Kenyon [de l'université de San Francisco, en Californie, aux Etats-Unis], a découvert le premier gène capable de prolonger la vie d'un animal. Elle a travaillé sur des vers nématodes, qui font 1 millimètre de long, disposent de 1 100 cellules et dont l'espérance de vie s'élève à 17 jours. Elle a découvert qu'une mutation d'un gène appelé DAF-2 permettait de multiplier par deux sa durée de vie. C'est comme si l'on faisait vivre un homme 160 ans. En 2009, des chercheurs de l’université de Washington [Etats-Unis] sont parvenus à augmenter la durée de vie d'une souris grâce à une molécule découverte sur l'île de Pâques : la rapamycine. Elle inhibe l'effet d'une protéine appelée mTOR. On savait que la mise en sourdine des effets de mTOR prolongeait la vie de la levure ou des vers. Mais cela n'avait pas encore été montré sur des mammifères. Depuis, des médicaments contenant la rapamycine ou d'autres inhibiteurs de mTOR ont été autorisés par les autorités de santé. Mais pour d'autres utilisations que le traitement anti-vieillesse, pour éviter les rejets de greffe, par exemple. Dans combien de temps les premiers traitements anti-vieillesse seront-ils disponibles ? C'est pour bientôt : d'ici dix ou quinze ans. Mais il faut être clair. Ils ne seront pas vendus comme des traitements capables de prolonger la vie. Car pour qu'ils soient vendus et présentés ainsi, ils doivent être testés dans ce sens, et cela prendrait par définition très longtemps. Or aucun laboratoire n'est prêt à investir assez d'argent pour vendre une molécule qui sera commercialisable, en gros, dans cent ans. La nuance, c'est que ces traitements peuvent réduire la probabilité d'apparition de maladies liées au vieillissement comme les cancers ou les maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Pour cela, les tests sont plus courts. Les laboratoires joueront aussi sur une ambiguïté : "Nous n'avons pas montré que ces traitements avaient un effet sur la longévité de la vie chez l'homme, mais nous avons montré qu'ils en avaient un chez d'autres organismes, alors peut-être en ont-ils également chez lui." Concrètement, il ne s'agit pas de cure de jouvence. Ces traitements ne feront pas rajeunir. Une personne de 60 ans ne va pas soudainement avoir 40 ans. Voici ce qu'il va se passer : si, à 60 ans, cette personne a normalement un risque de développer un cancer qui s'élève à 2 sur 10, en prenant un traitement, ce risque va tomber à 0,5 sur 10. Comment agissent ces traitements ? Il y existe plusieurs voies. Par exemple, nous avons découvert que manger moins prolongeait l'espérance de vie. Quand vous donnez moins de nourriture à votre corps, vous le soumettez à un stress. Paradoxalement, la réponse à ce stress fait que votre corps sera finalement plus résistant face à l'apparition de maladies liées au vieillissement. Pour le dire autrement, lorsque nous mangeons moins, notre métabolisme enclenche une réponse qui nous rend plus fort. Un traitement se fondant sur ce principe pourrait être un comprimé ou une gélule avec une molécule faisant croire à notre organisme qu'il est en situation de restriction calorique. Mais il y a un problème avec cette voie : elle affecte la fertilité. Cet effet secondaire est lié au principe même du traitement : en manque de nourriture, les organismes tendent à privilégier la survie à la reproduction. De tels effets secondaires sont-ils inévitables ? Impossible à dire pour l'instant car les traitements ne sont pas encore au point. Jusqu'à présent, c'était la course. La première découverte majeure a été une telle surprise qu'il y a eu une véritable euphorie. Lors de la phase de recherche, les effets néfastes ont été négligés, ce qui est plutôt normal. Maintenant qu'il s'agit de mettre au point des traitements commercialisables, les laboratoires se penchent sur des moyens de contourner ces effets négatifs. Mais il existe un ratio bénéfice-effet néfaste pour tout médicament. On imagine que ces médicaments vont coûter très cher... Pas forcément. Le prix d'un médicament dépend du coût des molécules synthétisées et rien n'indique pour l'instant qu'elles seront difficiles à fabriquer. Il est beaucoup trop tôt pour dire quoi que ce soit à ce sujet. Il est très probable que les Occidentaux soient les premiers à bénéficier des traitements anti-vieillesse. Les régions du monde qui sont pauvres et qui manquent déjà de médicaments ne vont pas en profiter. Quels sont les autres problèmes, selon vous, posés par ces traitements ? Certaines personnes ont un patrimoine génétique qui présente plus de risques que d'autres de développer des cancers ou des maladies liées au vieillissement. Les traitements anti-vieillesse permettraient de prévenir ces troubles ou de réduire les probabilités de les contracter. Mais comment prescrire ? Comment agir ? Allons-nous faire de grandes campagnes de dépistage ? Les industriels se frottent les mains car ils ne joueront plus sur la maladie, mais sur la crainte de la maladie liée à la vieillesse. Or tout le monde vieillit. De plus, si l'on parle de prévention, il faudrait revoir la façon dont nous pensons la façon dont nous nous soignons. En Occident, nous allons voir le médecin lorsque nous sommes malades alors que dans certaines régions du monde, comme en Chine, nous allons voir le médecin lorsque nous sommes en forme. On le paye pour avoir des conseils et éviter de tomber malade. C'est toute notre relation à la médecine qu'il faut mettre en question avec ces traitements qui arrivent. Mais surtout, pour moi, il est plus important d'améliorer la qualité de vie que la durée de vie. Actuellement, en fin de vie, il y a une période variant entre cinq et quinze ans qui est très désagréable, où on ne peut plus vraiment bouger, où l'on n'est plus vraiment autonome, où notre esprit peut être défaillant. C'est une vraie souffrance. Alors avant de vouloir rallonger la vie coûte que coûte et faire des centenaires, je pense qu'il faut une meilleure fin de vie, et qu'il faut d'abord traiter les maladies liées à la vieillesse. Des chercheurs français de l'Insep estiment "qu'il existe une barrière biologique à la progression de l'espérance de vie". Selon eux, l'homme ne peut pas vivre 150 ou 200 ans. Qu'en pensez-vous ? C'est de la spéculation. Je travaille sur le vieillissement depuis plusieurs années et je constate que toutes les hypothèses qui existaient lorsque j'ai commencé tombent une à une. Je n'ai aucun élément tangible me permettant de m'avancer sur ce sujet. C'est peut-être vrai, je suis certain que ces chercheurs ont des résultats tout à fait passionnants, mais je me méfie de ce genre d'idées. Par exemple, dans nos laboratoires, un petit ver parvient à vivre 300 jours alors qu'il a une espérance de vie initiale de 19 jours. Elle est multipliée par 16, une chose inimaginable il y a encore quelques années. La Terre pourrait compter 15 milliards d'habitants d'ici à 2100. Est-ce une bonne chose de prolonger la vie et d'augmenter la taille de la population alors que la planète risque de ne pas avoir assez de ressources pour tout le monde ? Il ne faut pas s'inquiéter : nous finissons bien par mourir de quelque chose. Et il faut faire attention à ce discours mettant en garde contre le rallongement de la vie car cela revient en quelque sorte à rejeter la science. Car finalement, nous ne faisons que nous intéresser au problème du moment : les maladies liées au vieillissement. Il y a une centaine d'années, la mortalité des enfants était très élevée. La moitié d'entre eux mourraient avant l'âge de 10 ans. Les antibiotiques ont permis de mettre fin à cela, avec de grandes conséquences démographiques.
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Un deuxième Français a été identifié parmi les bourreaux de la vidéo de l'Etat islamique (EI) diffusée dimanche 16 novembre, affirme France 2, citant des sources au sein des services de renseignement. Il s'agirait de Michael Dos Santos, 22 ans, originaire de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Selon la chaîne, le jeune homme avait été repéré lors du démantèlement d'une filière djihadiste dans le département. Contacté par Le Monde, le parquet de Paris se refuse à confirmer l'information tant que l'identification du jeune homme n'est pas certaine. Il admet toutefois qu'il y a de « fortes présomptions que ce soit cet individu ». Le nom de Michael Dos Santos apparaît, au côté de Maxime Hauchard, dans l'enquête préliminaire ouverte lundi pour « assassinats en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste ». Selon une source proche de l'enquête, « cet individu, un jeune converti, est parti en Syrie il y a un petit moment, il est connu de nos services pour sa propension à revendiquer des actes de violence sur les réseaux sociaux. »
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Mercredi, le président François Hollande avait déclaré qu'un second Français figurait bien sur l'enregistrement montrant la décapitation de 18 soldats syriens, et annonçant la mort du travailleur humanitaire américain Peter Kassig. La justice avait déjà confirmé la présence, parmi ces hommes, de Maxime Hauchard, 22 ans également, originaire de Normandie. Ce converti à l'islam serait parti en Syrie en août 2013, selon le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve.
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LES CONVERTIS EN PREMIÈRE LIGNE Les enquêtes se poursuivaient mercredi dans plusieurs pays européens et asiatiques pour identifier les autres djihadistes. Un journal a fait état de la possible implication d'un Belge parti combattre dans les rangs djihadistes en octobre 2012. Mais cette information n'a pas été confirmée par les autorités. Le personnage qui mène l'exécution des soldats syriens, et qui annonce plus tard dans la vidéo la mort de Kassig en désignant à ses pieds sa tête décapitée, semble être le Britannique surnommé « Jihadi John ». Cet homme au fort accent de la banlieue de Londres est considéré comme l'assassin présumé de James Foley et Steven Sotloff, les deux journalistes américains décapités depuis la mi-août avec les humanitaires britanniques Alan Henning et David Haines. Il pourrait avoir ainsi été mis en scène menant d'autres djihadistes étrangers vers le métier de bourreau médiatique. Les services de renseignement sont déjà convaincus que des Français ont participé à des décapitations avant cette vidéo. Par ailleurs à ce jour, ils estiment que 1 132 Français sont impliqués dans une filière djihadiste en Irak et en Syrie, parmi lesquels 376 ont effectivement rejoint les zones de combats. Les chiffres ont quasiment doublé depuis le début de l'année. Les « convertis », comme Michael Dos Santos et Maxime Hauchard, prennent une part croissante dans les effectifs de l'organisation. Sur les 376 Français présents en Syrie, 23 % n'ont pas été élevés dans la culture musulmane, selon un bilan actualisé vendredi.
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Lors d'une conférence de presse télévisée, M. Nétanyahou a redit avoir ordonné aux forces de l'ordre de « détruire les maisons des terroristes », d'intensifier les mesures punitives contre ceux qui « incitent à la haine », et de renforcer la sécurité dans la Ville sainte. « Nous sommes au cœur d'une vague terroriste contre Jérusalem » a-t-il déclaré. L'attaque perpétrée à l'aube dans une synagogue de Har Nof, un quartier ultraorthodoxe juif situé à Jérusalem-Ouest, a provoqué une onde de choc en Israël. Les deux assaillants étaient munis de couteaux, de hachoirs et d'une arme de poing. Quatre personnes qui priaient ont été tuées, et huit autres blessées. « L'OCCUPATION EST LA CAUSE DES TENSIONS », SELON M. ABBAS Dans son discours mardi soir, Benyamin Nétanyahou a également accusé le président palestinien, Mahmoud Abbas, de ne pas en faire suffisamment. Dans la matinée, ce dernier avait sans tarder condamné l'attentat. Il avait aussi répété que « l'occupation est la cause des tensions ». « Le Hamas, le Mouvement islamique [israélien] et l'Autorité palestinienne continuent de propager sans fin des calomnies contre Israël », a toutefois répondu M. Nétanyahou mardi soir.
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C'est une première. Si chaque année la « Troisième commission » de l'Assemblée générale de l'ONU, en charge des droits humains, fustige les Etats parias (Corée du Nord, Iran et Syrie), jamais elle ne les avait menacés de renvoi devant la justice internationale. La résolution initiée par l'Union européenne et le Japon, adoptée mardi 18 novembre par 111 voix contre 19 et 55 abstentions, demande au Conseil de sécurité de l'ONU de saisir la Cour pénale internationale (CPI) sur les exactions perpétrées par les leaders nord-coréens. A peine ce texte inédit était voté, l'ambassadeur de la Corée du Nord Sin So Ho mettait en garde ses co-auteurs et les 62 pays-membres l'ayant parrainé des « conséquences considérables » de leur acte, n'excluant pas que son pays procède à de nouveaux essais nucléaires pour « défendre les droits de son peuple ». Tous ceux qui ont soutenu cette résolution « devraient être tenus pour responsables de toutes les conséquences, car ce sont eux qui ont détruit la possibilité et les conditions pour une coopération en matière de droits humains », a insisté le diplomate.
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La gravité, l'échelle et la nature des violations des droits de l'Homme qui ont été commises et continuent d'être commises aujourd'hui en Corée du Nord « sont sans égal dans le monde contemporain », déclarait le rapport d'une commission d'enquête de l'ONU, rendu public en février dernier. Le document de 400 pages, fruit d'une enquête d'un an, citait des « atrocités innommables » pouvant s'apparenter à des crimes contre l'humanité, découlant de politiques établies « au plus haut sommet de l'Etat ». Devant le refus des autorités nord-coréennes de les laisser entrer dans le pays, les enquêteurs ont travaillé avec des victimes et témoins exilés. Plus de 240 entretiens confidentiels ont ainsi été menés et les témoignages de plus de 80 personnes ont pu être recueillis lors d'audiences publiques à Tokyo, Séoul, Londres et Washington. « Des centaines de milliers de prisonniers politiques ont péri dans des camps pendant les 50 dernières années (…) graduellement éliminés par des famines délibérées, le travail forcé, les exécutions, la torture, les viols », affirme le rapport. Autant d'informations accablantes rejetées en bloc par Pyongyang, qui parle de « tissu de mensonges et d'inventions émanant de forces hostiles ».
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Après la Suisse et Singapour, l'île de Man. L'ancien ministre du budget, le socialiste Jérôme Cahuzac, a reconnu devant un juge d'instruction qu'il était au courant de l'existence d'un compte bancaire non déclaré ouvert par son ex-épouse en 1997 dans le paradis fiscal britannique, lorsqu'il a accepté d'entrer dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Selon le journal Sud Ouest, qui révèle l'information, le compte en question abriterait 2,5 millions d'euros. L'homme politique, déchu de ses fonctions ministérielle pour avoir dissimulé un autre compte en Suisse crédité de 600 000 euros, « n'a jamais transféré d'argent [sur l'île de Man], n'en a pas reçu » et « ignore ce qui a été fait avec », rapporte le quotidien régional, citant une source anonyme. Une commission rogatoire exécutée par la justice britannique à la demande des juges français a confirmé, documents à l'appui, l'existence de ce compte après les déclarations spontanée de Patricia Ménard, l'ex-épouse de l'ancien ministre. Jérôme Cahuzac avait démissionné du gouvernement le 19 mars 2013. Après avoir nié publiquement les faits, y compris devant l'Assemblée nationale, l'élu socialiste avait finalement reconnu avoir possédé un compte bancaire ouvert à la banque UBS en 1992 et transféré à Singapour en 1999.
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Dans son ouvrage «France, portrait social 2014», l'Insee apporte de nouveaux éclairages sur les conditions de vie, l'éducation, les salaires, la famille ou encore l'immigration. Un document très fouillé qui dresse un tableau contrasté de l'Hexagone après la crise de 2008. La nouvelle édition de «France Portait social», réalisé par l'Insee, est une mine de données chiffrées qui permet de dresser un état des lieux de la situation sociale de la France après plusieurs années de crise. Extraits choisis. ? Plus de 2 millions d'allocataires des minima sociaux d'insertion. La crise a aggravé le phénomène de persistance dans le chômage. Alors que le chômage a augmenté de 43% entre 2008 et 2013, le nombre de chômeurs de longue durée en France s'est lui accru de 56% et concerne 1,1 million de personnes. Un phénomène qui se retrouve dans toute l'Europe, à l'exception de l'Allemagne. La crise a frappé plus durement les catégories les plus exposées: les personnes peu diplômées, les ouvriers, les employés, les jeunes, les parents isolés et les immigrés. Résultat, le nombre d'allocataires du RSA socle a augmenté pour atteindre 1,7 million d'allocataires fin 2012 ( 26% par rapport à fin 2008), de même que le nombre de bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) qui grimpe de 27%, à 0,4 million de bénéficiaires.
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? Salaires freinés et impôts en hausse. Depuis la crise, le revenu salarial progresse plus lentement ( 0,2% par an en euros constants sur 2007-2012, contre 0,6% sur 2002-2007) et s'établit à 20.100 € en moyenne en 2012. Si les écarts de salaires entre hommes et femmes se resserrent, le salaire moyen des femmes reste inférieur de 26% à celui des hommes. L'Insee note que l'accroissement des prélèvements en 2013 a légèrement réduit les inégalités de niveau de vie des ménages. La reconduite du gel du barème de l'impôt et de la prime pour l'emploi, ainsi que la fin de l'exonération fiscale des heures supplémentaires, ont concerné l'ensemble des ménages imposés et l'impôt sur le revenu a augmenté de 280 euros par ménage imposé en moyenne. Les ménages les plus aisés ont été touchés par la création d'une tranche supplémentaire d'imposition à 45%, la réduction de l'avantage du quotient familial et la réduction de l'abattement pour les frais professionnels. L'impôt sur le revenu des 10% les plus aisés a ainsi augmenté de 800 euros en moyenne. ? Des quartiers prioritaires plus ciblés. En 2014, l'État a recentré son action sur 1.300 quartiers prioritaires, contre 2.500 auparavant, répartis sur 700 communes. La population couverte par la politique de la ville passe ainsi de 7,8 millions à un peu moins de 5 millions. Presqu'un tiers de la population concernée vit dans l'agglomération parisienne et 39 % dans une agglomération d'au moins 200.000 habitants. Les régions Centre, Languedoc-Roussillon et Picardie, qui abritent davantage de quartiers en difficulté, ont vu leur poids relatif dans la politique de la ville fortement augmenter. ? Des sans domicile étrangers majoritairement originaires d'Afrique. En 2012, dans les grandes agglomérations, on compte 81.000 adultes et 31.000 enfants sans domicile. Parmi eux, 45.000 adultes (55%) sont nés à l'étranger: 60% sont originaires d'Afrique (23% du Maghreb et 35% du reste du continent) et près d'un tiers sont originaires de l'est de l'Europe. Un sans domicile sur dix est «sans-abr» et dort dans la rue, les autres sont accueillis dans les différents hébergements mis à disposition par des associations ou des organismes d'aide: 33% en centre collectif où l'on peut rester la journée, 29% en logement, 16% en hôtel, 12% en centre collectif qu'il faut quitter le matin. Les sans domicile se situent à 44% dans l'agglomération parisienne.
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Ils sont 81.000 adultes et près de 31.000 enfants à ne pas avoir d'adresse. La population de SDF a atteint les 112.000 personnes en 2012 dans les moyennes et grandes agglomérations, selon une étude de l'Insee rendue publique. Le constat est alarmant: en 11 ans, le nombre de sans-domicile a augmenté de 44% en France. Dans son «Portrait social de la France» rendu public mercredi, l'Insee dévoile la «grande diversité» de cette population, une enquête réalisée sur les personnes ayant fréquenté les services d'hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants. Ce qu'il faut retenir du rapport: » 111.700 personnes étaient sans domicile fixe en 2012 dans les agglomérations d'au moins 20.000 habitants. Parmi elles, 81.000 adultes et 30.700 enfants. Mais les SDF sont sans doute beaucoup plus nombreux étant donné que l'étude n'inclut pas ceux vivant dans des communes rurales ou de moins de 20.000 habitants. » 1 sans-domicile sur 10 dort dans la rue ou dans d'autres endroits non prévus pour l'habitation (parc, squat, gare...). Une proportion qui monte à 14% en région parisienne, en raison du nombre croissant de sans-domicile et de la pression immobilière. Les autres sont accueillis dans les hébergements mis à disposition par des organismes d'aide (centre collectif, hôtel..). Selon le rapport, plus de 4 SDF sur 10 n'ont en outre jamais vécu dans un logement personnel indépendant. Et pour ceux qui en ont déjà eu un, 35% l'ont perdu à cause de difficultés familiales (séparation, décès du conjoint, violences conjugales), 30% en raison de problèmes financiers (perte d'emploi, loyers trop élevés, expulsions, etc.). » 44% des SDF vivent dans l'agglomération parisienne, qui concentre à elle seule autant de sans-domicile que l'ensemble des agglomérations de plus de 200.000 habitants. 10% d'entre eux vivent dans les villes de 20.000 à 200.000 habitants.
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» 55% des sans-domicile sont nés à l'étranger (soit 45.000 personnes) et près de 60% d'entre eux sont originaires d'Afrique (23% du Maghreb et 35% du reste du continent), souvent francophones. Près d'un tiers sont originaires d'Europe de l'Est et sont majoritairement non-francophones. En outre, 40% des SDF nés à l'étranger sont accompagnés d'enfants, contre seulement 16% pour les sans-domicile nés en France. » 86% des 66.300 SDF francophonesinterrogés par l'Inseedisent avoir vécu dans leur enfance au moins un événement douloureux lié à l'environnement familial (problème de santé grave, handicap, décès d'un parent). Un quart d'entre eux ont été placés en famille d'accueil ou en foyer dans leur enfance. » 80% ont moins de 900 euros par mois, et 30% n'atteignent pas 300 euros. Plus des trois quarts sont inactifs ou au chômage et 24% travaillent, mais occupent souvent des emplois à temps partiel, peu qualifiés et précaires. Ils sont majoritairement employés ou ouvriers, et 22% n'ont aucun contrat de travail.
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« Vous m’avez toujours plu. J’aimerais vous inviter à dîner pour faire plus ample connaissance. » Quand Clémence rétorque au député qui lui fait passer un entretien qu’elle ne cherche pas un rencart mais un emploi, il répond que certaines de ses collègues se sont montrées « plus avenantes ». « J’étais jeune, j’ai fondu en larmes en sortant de la pièce », se rappelle cette ancienne collaboratrice parlementaire reconvertie dans la communication politique. Jolie brune pulpeuse, elle n’a pas coupé aux textos insistants (« vous m’offrirez le café chez vous, la prochaine fois ? ») ni à ce qu’elle nomme de la « drague très directe ». Certains élus lui demandent si elle met des porte-jarretelles, si ça la brancherait d’aller dans un club échangiste ou de suivre l’un d’eux à l’hôtel. Pourtant, elle répugne à parler de harcèlement sexuel. Et assure s’en être tirée par des recadrages fermes ou grâce à l’humour. « Certaines aiment jouer ce petit jeu de séduction, il y a pas mal d'ambiguïté, tient-elle à préciser. On est sans cesse courtisées et ça fait partie des codes. On est assez grandes pour les éconduire. Mais pour les jeunes femmes qui viennent d’arriver, ce peut être délicat. » Une jeune collaboratrice a ainsi décidé de travailler hors du bureau lorsque son député s'y trouvait, lasse des regards appuyés et des sous-entendus. Elle a fini par démissionner pour rejoindre un autre parlementaire, raconte une de ses proches.
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Le harcèlement sexuel constitue-t-il un « secret de polichinelle » ou un « droit de cuissage » d'actualité à l’Assemblée, comme le dénonce une tribune publiée dans le Huffington Post ? « Ce sont des cas isolés. Il ne faut pas tomber dans un misérabilisme qui contribue à dévaloriser la fonction », soutient Gabrielle Planchard, coprésidente du Cercle des collaborateurs et attachés parlementaires (CCAP), situé à gauche. Même observation du côté de l’AFCP, l’Association française des collaborateurs parlementaires (droite-centre). « C’est très rare d’en entendre parler. On sait qu’untel se comporte mal et a fait des avances, ou envoyé des textos. Mais cela concerne un nombre très réduit de personnes », assure son président, Alphée Roche-Noël. La préférence pour le silence à la plainte pose toutefois problème. « Il y a peu de cas connus, notamment parce que celles qui rencontrent une difficulté préfèrent s'en aller plutôt que d’entamer des démarches. Ou, si elles en parlent, elles peuvent être découragées. Ça entretient les mœurs alors que chaque comportement devrait être sanctionné », ajoute Gabrielle Planchard. Certains députés sont réputés « légers » mais la « culture du secret », évoquée par plusieurs assistantes, les protège du scandale. Et chacun gère, dans le silence des bureaux, ces situations. Barbara, collaboratrice parlementaire depuis une douzaine d'années, sait qu'on n'enverra jamais une jeune femme travailler pour certains, avec qui « elle ne tiendrait pas trois jours ». Comme cet élu qui s'est fait interdire de mission à l'étranger après avoir « tripoté » une administratrice lors d'un voyage.
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Un sondage Odoxa révélé par Le Parisien, livre quelques chiffres inquiétant concernant notre système de retraites. En effet, une écrasante majorité de Français considère qu'il est à bout de souffle. Un sondage Odoxa- Caisse d’Epargne réalisé pour Le Parisien et révélé ce mardi 18 novembre dresse un tableau pour le moins pessimistes concernant l’avenir de nos retraites. En résumé, l’étude montre que la confiance envers le système par répartition s’est tout simplement effondrée. Planet.fr revient sur les cinq chiffres alarmants qui ressortent de cette enquête. 84% des 35-49 ans enterrent le système par répartition C’est la part des personnes âgées entre 35 et 49 ans qui se montrent très peu confiants envers le système actuel. Selon la directrice générale de l’institut de sondage Odoxa, "cette proportion n’était pas aussi forte il y a quelques années". Cela s’explique en partie par les mesures d’austérités successives entamées sous le quinquennat Sarkozy et poursuivies par le gouvernement Ayrault (gel des pensions, perte de la majoration de 10% pour les parents de 3 enfants etc.). Moralité comme disent les enfants: Les vieux il faudrait les tuer avant qu'ils ne naissent
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Le quotidien Libération et France Inter ont dévoilé, lundi 17 novembre, le contenu du procès-verbal de Gérard Limat, comptable de l'ex-maire de Corbeil-Essonnes (1995-2009), Serge Dassault. Les confessions de celui qui se présente comme « l'homme à tout à faire » de l'avionneur ont permis de mettre au jour un incroyable système de mise à disposition d'argent liquide.
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Selon son témoignage, M. Limat aurait remis au moins 53 millions d'euros à Serge Dassault entre 1995 et 2012. Entendu sous le régime de la garde à vue au début d'octobre par les policiers de l'office anticorruption de Nanterre, ce Suisse de 74 ans a été mis en examen pour « complicité de financement illégal de campagnes électorales et d'achat de votes » et « blanchiment » dans le cadre de l'enquête sur la corruption électorale présumée à Corbeil.
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LES BONS SERVICES DE COFINOR Au centre de ce dispositif : la société financière genevoise Cofinor, une chambre de compensation dont la spécialité était, selon une description faite il y a quelques mois auprès de l'Agence France-Presse par un enquêteur, d'envoyer « où vous voulez dans le monde votre argent que vous lui remettez en Suisse ». Le liquide que Gérard Limat dit avoir apporté à Serge Dassault, à Paris, était initialement puisé sur des comptes au Liechtenstein, au Luxembourg ou en Suisse, avant d'arriver sur ceux de Cofinor. « Cofinor me donn[ait] un rendez-vous pas trop loin de l'arc de Triomphe », le livreur « me remet[tait] un sachet en plastique “passe-partout” (Carrefour, Dior, Fnac, etc.), lequel contien[ait] l'argent en numéraire entouré de papier journal. Ce n'était que des liasses de billets de 100 euros. » Le comptable se rendait alors au siège du groupe à Paris, où il déposait « le sac dans un coin de bureau ». M. Limat a affirmé ne pas avoir été au courant de l'usage de ces fonds et n'a de fait pas établi de lien entre ces livraisons d'argent liquide et l'achat présumé de voix à Corbeil-Essonnes entre 2008 et 2012. L'avocat de Serge Dassaut dénonce là des « allégations infondées » et estime que l'article de Libération « pratique délibérément l'amalgame » en laissant « faussement penser que les sommes retirées de ce compte auraient contribué à alimenter l'activité politique » de l'ancien maire. Selon Me Pierre Haïk, le compte évoqué dans la presse est celui, historique, des parents de Serge Dassault et « est connu de l'administration fiscale française ».
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LA SOCIÉTÉ ISKANDIA AU LIBAN Ce système aurait pu perdurer si les banques n'avaient pas adopté des dispositions concernant la lutte contre le blanchiment d'argent. Pour les enquêteurs, ce blocage des établissements financiers européens pourrait avoir encouragé Serge Dassault à créer la société Iskandia au Liban, et disposer ainsi de liquidités pour récompenser des acheteurs de voix présumés après les élections de 2010 qui ont vu la victoire de son homme de confiance, Jean-Pierre Bechter. Agé de 89 ans, l'homme d'affaires avait été mis en examen en avril pour « achat de votes », « complicité de financement illicite de campagne électorale » et « financement de campagne électorale en dépassement du plafond autorisé ». S'il a reconnu des dons, il a toujours réfuté avoir acheté des voix d'électeurs lors des municipales de 2008, 2009 et 2010.
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Après le drame de la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, le barrage de Sivens (Tarn) entre dans une nouvelle controverse. Elle concerne toujours l'opportunité de sa construction, mais cette fois, elle pourrait être mise en doute au niveau européen. Saisie par le collectif d'opposants au projet, selon le député européen écologiste José Bové, la Commission européenne enquête en vue du lancement éventuel d'une procédure d'infraction, qui pourrait être décidée dans quelques jours. La Commission l'a indiqué, mercredi 19 novembre, confirmant une information publiée la veille par La chaîne parlementaire. Un éventuel non-respect de la réglementation européenne La Commission doit décider dans les jours à venir si elle lancera ou non une procédure pour non-respect de la règlementation européenne. Cette dernière pourrait porter à la fois sur la directive habitats, en matière de protection des forêts et des zones humides, et sur les règles européennes de financement. "L'éventualité d'une procédure ne peut donc être exclue", ont indiqué ses services. "Cependant, le collège [des commissaires] ne se prononcera qu'à la lumière de tous les éléments résultant de ces investigations", ont-ils ajouté. Si la Commission ouvrait une procédure d'infraction, le projet serait alors sévèrement compromis. La première étape serait l'envoi d'une lettre de mise en demeure aux autorités françaises, qui auraient alors deux mois pour répondre. La Commission peut ensuite porter le dossier devant la justice européenne. Or, selon l'eurodéputée écologiste du Sud-Ouest Catherine Grèze, citée par Le Parisien, "si l'Europe engage une procédure contre la France.
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A la veille d'une grève des enseignants en Seine Saint Denis, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, a annoncé neuf mesures pour les écoles du 93. Parmi elles, la création de 500 emplois de professeurs des écoles sur les trois prochaines années (2015, 2016 et 2017), le renforcement de l'éducation prioritaire, l'augmentation du nombre de postes mis au concours de professeurs des écoles de l'Académie de Créteil, la création d'un concours supplémentaire à la session 2015 et une meilleure formation des contractuels.
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Alors que la justice s'intéresse à ses proches, Kader Arif quitte le gouvernement. Le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants a présenté sa démission, acceptée par François Hollande, annonce l'Elysée, vendredi 21 novembre, confirmant une information de Libération. Il est remplacé par le sénateur PS de Moselle Jean-Marc Todeschini. Kader Arif explique avoir démissionné "par respect pour la fonction ministérielle". Début novembre, une perquisition a été menée dans un service du ministère de la Défense, dont il dépend, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à des proches. Une enquête sur des sociétés dirigées par ses proches Ouverte à Toulouse (Haute-Garonne) en septembre et instruite par le pôle financier à Paris, l'enquête a pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par le frère de Kader Arif puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la région Midi-Pyrénées. Figure importante du PS dans la région, proche du chef de l'Etat, Kader Arif avait dénoncé à l'automne des "amalgames et des insinuations". Le président socialiste de la collectivité, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement ces mises en cause par l'opposition de droite au conseil régional.
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La cote de popularité de François Hollande s'établit en novembre à 13%, en baisse d'un point en un mois, et celle de Manuel Valls à 37%, en hausse d'un point, selon le baromètre Ifop poublié par le Journal du Dimanche. 13% des personnes interrogées se déclarent "satisfaites de François Hollande comme président de la République" (1% très satisfaites et 12% plutôt satisfaites) contre 85% qui en sont mécontentes (43% très mécontentes et 42% plutôt mécontentes). 2% ne se prononcent pas. 37% des sondés sont "satisfaits de Manuel Valls comme Premier ministre" (4% très satisfaits et 33% plutôt satisfaits) contre 60% qui en sont mécontents (21% très mécontents et 39% plutôt mécontents). 3% ne se prononcent pas. Sondage réalisé par téléphone du 14 au 22 novembre auprès d'un échantillon de 1.894 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).
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Au meeting de l'ancien chef de l'État, le maire de Bordeaux a irrité l'assistance lorsqu'il a évoqué la place des centristes dans l'UMP et l'idée d'une primaire ouverte en vue de 2017. Alain Juppé défié dans sa propre ville. Le maire de Bordeaux, intervenant en ouverture du meeting de Nicolas Sarkozy organisé samedi dans sa ville, a été hué par les militants alors qu'il évoquait le «rassemblement de la droite et du centre» et la «primaire ouverte» en vue de la présidentielle 2017. «Je suis convaincu qu'il faut un large rassemblement de la droite et du centre si nous voulons battre la gauche», en 2017, a lancé Alain Juppé, devant une foule de plus de 4000 personnes, dans une ambiance surchauffée. Aussitôt, des «hou hou» ont fusé, couvrant la voix du maire de Bordeaux, tandis que la foule scandait «Nicolas, Nicolas». L'ancien président tenait un meeting dans le cadre de la campagne pour la présidence de l'UMP, le scrutin ayant lieu dimanche 29 novembre. Si Alain Juppé n'est pas candidat, il est avec Nicolas Sarkozy le favoris des sondages pour porter les couleurs de la droite à la présidentielle de 2017. Les deux hommes sont donc rivaux. D'autant plus qu'ils adoptent des positions politiques très différentes. Alors qu'Alain Juppé se positionne au centre-droit, Nicolas Sarkozy mène campagne davantage à droite. «Je ne me laisse pas, pour ma part, impressionner par des mouvements de foule» Alain Juppé
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Il avait été condamné à mort sur la base du faux témoignage d'un enfant, qui aujourd'hui devenu adulte, a avoué son mensonge. Après 39 ans derrière les barreaux, Ricky Jackson a été innocenté, un record dans un cas d'erreur judiciaire aux États-Unis. A l'époque, Gérald Ford était président des États-Unis. Il y a 39 ans, la vie de Rikcy Jackson prenait un tour dramatique, et la justice vient seulement d'être rétablie. Ce condamné à mort noir américain de 57 ans a retrouvé la liberté vendredi à Cleveland dans l'Ohio, innocenté après 39 ans derrière les barreaux dus au mensonge d'un enfant. Ricky Jackson avait été accusé à tort d'un meurtre en 1975 sur la base du faux témoignage d'un garçon de 12 ans qui, arrivé à l'âge adulte, a révélé qu'il avait menti et n'avait en fait jamais rien vu du crime. «La dernière fois que Ricky a goûté à la liberté, le timbre coûtait 10 cents et Billie Jean King gagnait Wimbledon», a rappelé son avocat Mark Godsey, juste après la libération dans la salle du tribunal du comté à Cleveland. «L'événement d'aujourd'hui fait de Ricky Jackson la personne innocentée qui a purgé la plus longue peine de l'histoire américaine, selon le National Registry of Exonerations», a ajouté l'avocat sur le compte Facebook de son organisation Ohio Innocence Project. «Enfin, enfin!» En sortant du tribunal, Ricky Jackson a déclaré n'avoir aucune «animosité» envers le témoin. «Les gens le voient comme un adulte aujourd'hui mais en 1975 c'était un môme de 12 ans et il était manipulé et forcé par la police (qui l'a) utilisé pour nous mettre en prison. J'espère aujourd'hui que cet homme mène une vie agréable.» Interrogé sur sa vie quotidienne en prison, Ricky Jackson a expliqué avoir tout fait pour se sentir digne. «Même si vous êtes en prison, vous ne pouvez pas vous considérer vous-même comme un prisonnier. J'ai décidé de rester un homme. Je savais que j'étais innocent, je devais donc continuer à me battre.» Lors d'une audience mardi, le procureur Timothy McGinty a déclaré: «l'Etat s'incline devant l'évidence» et les charges ont été abandonnées. Les images des premiers instants de liberté de l'ancien prisonnier sont édifiantes. L'homme, stupéfait, tient son visage entre ses mains avant d'écraser une larme. «Enfin, enfin!», souffle-t-il.
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Deux présidents seulement depuis 1956 C'est la première fois que les Tunisiens pourront voter librement pour leur chef d'Etat. De son indépendance en 1956 jusqu'au soulèvement de 2011, le pays n'a connu que deux présidents: Habib Bourguiba, déposé le 7 novembre 1987 par un coup d'Etat de son Premier ministre Ben Ali; et ce dernier, resté président jusqu'à sa fuite en Arabie saoudite le 14 janvier 2011. Alors que la Tunisie a été profondément déstabilisée par les assassinats d'opposants en 2013 et des attaques meurtrières de groupes jihadistes contre les forces de sécurité, notamment à la frontière algérienne, les autorités ont exprimé leur optimisme quant au bon déroulement du scrutin. Le Premier ministre Medhi Jomaa s'est dit «très confiant, mais je le serai encore plus demain, après la fin des opérations».
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27 candidats en lice, Béji Caïd Essebsi favori Béji Caïd Essebsi, 87 ans et chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès vainqueur des législatives du 26 octobre, est le favori du scrutin pour lequel des dizaines de milliers de policiers et de militaires ont été déployés de crainte d'attentats jihadistes. Le principal concurrent de Béji Caïd Essebsi sera le président sortant, Moncef Marzouki, opposant historique de Ben Ali, qui avait pris la tête de l'Etat fin 2011 à la suite d'un accord de coalition avec les islamistes d'Ennahda. Ces derniers, arrivés deuxièmes aux législatives, ont décidé de ne soutenir aucun candidat. Vingt-cinq autres personnalités sont en lice, dont des ministres du président déchu Ben Ali, une figure de proue de la gauche Hamma Hammami, le richissime homme d'affaires Slim Riahi ainsi qu'une magistrate, Kalthoum Kannou, seule femme candidate. Cinq candidats ont jeté l'éponge durant la campagne mais restent inscrits sur les bulletins de vote.
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Les principaux candidats Beji Caïd Essebsi. . Donné favori, Beji Caïd Essebsi s'est dit «certain» que sa victoire permettra de former plus facilement une majorité de gouvernement, la victoire aux législatives de son parti ayant été insuffisante pour gouverner seul. Agé de 87 ans, ancien ministre de l'Intérieur de Bourguiba, puis Premier ministre de transition après la chute de Ben Ali en janvier 2011 jusqu'aux premières élections législatives ayant placé les islamistes d'Ennahda à la tête du gouvernement, «BCE» comme on l'appelle à Tunis, se montre décomplexé vis-à-vis du renfort des partisans de Ben Ali. Appuyé par de petits partis néo-libéraux, il bénéficie également du soutien de candidats qui se sont retirés récemment en sa faveur. Moncef Marzouki. Elu président provisoire de la Tunisie par l'Assemblée constituante fin 2011, Moncef Marzouki, 69 ans, est candidat à sa succession. Mais cette fois, ce sont les Tunisiens qui trancheront. Médecin de formation, ce fervent défenseur des droits de l'homme a été un ardent opposant en exil au régime de Ben Ali. Mais à la tête de l'Etat, son aura s'est érodée. Son parti, le Congrès pour la République (CPR), n'a obtenu que 4 sièges sur 217 aux législatives du 26 octobre. Il considère avoir évité l'éclatement du pays entre laïcs et religieux en s'alliant avec les islamistes d'Ennahda, deuxième formation politique du pays... ce que lui reprochent ses détracteurs. Slim Riahi . Richissime homme d'affaires au passé nébuleux, le patron du Club Africain, l'une des deux grandes équipes de foot de Tunis, a vu son parti, l'UPL, inclassable politiquement, arriver en troisième position aux législatives après une campagne populiste. L'origine de sa fortune est trouble, mais on lui prête des liens avec la famille du dictateur libyen déchu, Mouammar Kadhafi. Moustapha Ben Jaafar. Médecin de profession, il a été le président de la Constituante jusqu'à hier. Son parti Ettakatol (socialistes) a fait partie de la coalition qui a dirigé le pouvoir ces dernières années. Il a perdu tous les sièges dans la nouvelle assemblée. Cependant, Ben Jaafar jouit d'une bonne réputation pour son intégrité et son soutien aux femmes sur la scène politique. En cas de second tour, il se place comme un candidat anti-Essebsi, avec le soutien de l'ancienne coalition. Lui milite pour un gouvernement d'union nationale comprenant aussi les islamistes d'Ennahda. Hamma Hammami. Figure de proue de la gauche tunisienne, il était l'un des détracteurs les plus virulents de Ben Ali à être resté en Tunisie plutôt que de choisir l'exil. Il a connu les geôles de l'ancien régime et son épouse, l'avocate Radhia Nasraoui, est une célèbre militante contre la torture. Sa formation politique, le Front populaire, est arrivée quatrième aux législatives. Kalthoum Kannou. Cette magistrate est la seule femme candidate à la présidentielle. Chantre de l'indépendance de la justice, elle fut aussi une opposante sous Ben Ali dont le régime multiplia les pressions et les mutations discrétionnaires pour essayer de la faire taire. Après la révolution de janvier 2011, elle a dirigé un temps l'Association des magistrats tunisiens. Kamel Morjane. Dernier chef de la diplomatie de Ben Ali, il est l'un des six responsables du régime déchu à être candidat. Peu après la révolution, il s'excuse d'avoir servi Ben Ali et fonde son parti, Al Moubadara (l'Initiative), qui se réclame de la pensée de Bourguiba. Il dispose de trois députés dans le Parlement élu le 26 octobre.
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Au moins 32 personnes ont été arrêtées. Des milliers de personnes ont défilé samedi 22 novembre en France, appelés à manifester contre "les violences policières". Ces rassemblements dans une vingtaine de villes se sont généralement déroulés dans le calme. Mais près d'un mois après la mort de Rémi Fraisse, victime d'une grenade offensive de la gendarmerie, dans le Tarn, quelques incidents ont éclaté à Nantes (Loire-Atlantique) et à Toulouse (Haute-Garonne), où les manifestations n'avaient pas été autorisées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, 14 manifestants ont été interpellés à Nantes, tandis que 16 autres ont été arrêtés dans la ville rose. Par ailleurs, deux personnes ont également été interpellées à Lille (Nord), rapporte La Voix du Nord. A Nantes, un appel des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes L'appel à "reprendre la rue le 22 novembre" avait été lancé à l'initiative de comités opposés au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avant d'être élargi à toute la France. Selon la préfecture, 1 200 personnes ont défilé derrière les banderoles "26 octobre, mort de Rémi Fraisse, ni oubli, ni répit" ou "désarmons la police". Les organisateurs entendaient notamment "dénoncer la répression" suite à une manifestation d'opposants au projet d'aéroport, en février à Nantes. Trois manifestants y avaient perdu l'usage d'un oeil. Si des militants anti-aéroport avaient appelé à se vêtir en blanc pour "rendre visible [leur] choix de la non-violence", des manifestants, contenus aux abords de la préfecture et encadrés par un très important dispositif policier, ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre qui.
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Jeux dangereux. Un garçon de 11 ans est mort, jeudi 20 novembre, dans le parking souterrain d'un supermarché de Nice (Alpes-Maritimes), probablement après avoir inhalé du déodorant. Et de plus en plus de jeunes inhalent des produits toxiques pour se divertir lors des soirées. Cette pratique venue des pays pauvres est de plus en plus fréquente dans les écoles et collèges français. Certains ado confient même leur expérience au micro de France 3. "Parfois, on a la nausée ou on a un peu des étoiles dans les yeux", explique une jeune fille qui en fait l'expérience devant la sortie du collège. Eau écarlate, déodorant, dissolvant, ces produits ont l'avantage d'être bons marchés et faciles à se procurer. "Quand on a ni bouteilles ni choses à fumer, on se demande qu'est-ce qu'on peut trouver, et on fait ça [l'inhalation de produits toxiques]", explique une adolescente. "Tous les organes sont atteints" Face à ce phénomène, le professeur Amine Benyamina, psychiatre addictologie à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) tire la sonnette d'alarme : "Il y a des atteintes dans tous les organes, on a déjà le cerveau qui peut être victime d'une atrophie chez les consommateurs réguliers. Mais les reins, les poumons et même la moëlle épinière peuvent être touchés. Ce sont des produits extrêment toxiques."
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2017?: les électeurs de gauche ne veulent plus de François Hollande Les sympathisants de gauche sont toujours aussi nombreux à vouloir que le Parti socialiste organise une primaire pour désigner son candidat à la présidentielle de 2017. Même si François Hollande décide de se représenter. Ils sont 81?% à la souhaiter, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro, réalisé les 20 et 21 novembre. Autre signe inquiétant pour le président de la République, 73 % des sympathisants de gauche et jusqu'à 86 % des Français ne souhaitent pas qu'il brigue un second mandat. Dans l'hypothèse d'une primaire ouverte à gauche, François Hollande serait très largement battu, tant par Manuel Valls que par Martine Aubry, le premier ministre devançant d'une courte tête la maire de Lille.
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Une filiale suisse de la banque HSBC mise en examen à Paris pour blanchiment et démarchage illicite HSBC Private Bank, filiale suisse de la banque britannique HSBC, a été mise en examen à Paris mardi pour blanchiment de fraude fiscale et démarchage bancaire illicite, a indiqué un porte-parole de la banque aujourd'hui. La banque a confirmé que "HSBC Private Bank (Suisse) SA a été mise en examen par les magistrats qui examinent si la banque a eu un comportement approprié en 2006 et 2007 vis-à-vis de certains clients de la banque ayant des obligations fiscales en France et de la façon dont la banque a proposé ses services dans ce pays. Dans ce contexte, une caution de 50 millions euros a par ailleurs été demandée à HSBC Private Bank (Suisse) SA. Nous continuerons de coopérer avec les autorités françaises autant qu'il sera possible."

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Mais où habite donc Thierry Lepaon ?

resistance 2014-11-15 19:22:27

Marx et ça repart !Il y a un peu moins d’un mois, une grande journée d’action a marqué la vie de ce pays. Vous l’avez oubliée ? Vous êtes excusable : la grève interprofessionnelle et les manifestations pour la défens de la Sécurité sociale, à l’appel de la CGT, n’ont absolument pas désorganisé la production, et la mobilisation a été tellement modeste que la centrale syndicale elle-même est restée très discrète sur les chiffres…

Étranges défaites Si Thierry Lepaon est actuellement dans le collimateur des médias, c’est pour le péché véniel des frais de rénovation de son appartement parisien et nullement pour la passivité de la confédération qu’il dirige. Aucune grande grève sous Hollande, malgré une série de cadeaux indécents au Medef, et une soumission servile aux diktats de Bruxelles et Berlin qui imposent l’austérité à vie sur le continent. Une fois de plus, on ne gêne pas le PS au pouvoir. Mais le mal est plus profond : la CGT a certes lutté davantage sous la droite officielle, mais elle a toujours perdu… et toutes ses défaites étaient programmées. En quoi une journée de grève et de manifestations gêne-t-elle le capital ? Directement, en rien. Ce qui inquiète le grand patronat, c’est le danger d’une grève illimitée, c’est-à-dire la seule action qui touche son unique organe sensible : le portefeuille. L’action ponctuelle n’a donc de poids que si elle est assortie d’un avertissement clair : « Aujourd’hui, nous sommes dans la rue. Si vous ne nous entendez pas, la prochaine grève sera beaucoup plus dure. » Les dirigeants des confédérations syndicales le savent parfaitement, et ceux de CGT mieux que tous. La dernière grande lutte progressiste victorieuse en France a été celle du Contrat Première Embauche. Et si Villepin a dû reculer, c’est bien parce que les lycéens qui la menaient n’obéissaient pas aux consignes des responsables syndicaux : ils sont entrés en grève illimitée, et n’ont cessé le mouvement qu’avec la victoire. La dernière grande lutte syndicale victorieuse en France fut celle de 1995, dirigée par la CGT des transports ferroviaires (SNCF et RATP) : là encore, grève générale interprofessionnelle jusqu’au retrait du plan Juppé de casse de la Sécu. Rien à voir avec la pitoyable journée du 16 octobre ! Depuis, nous assistons au même spectacle affligeant : la CGT, seule ou avec d’autres, programme une « journée d’action » de temps en temps. Quand la colère du monde du travail est à son comble, la cadence s’accélère : plusieurs journées en 2003 et 2010 pour les retraites, par exemple. Mais plus jamais de mot d’ordre de grève interprofessionnelle illimitée. Pourquoi ? Déraillement historique En décembre 1995, juste après la victoire contre le plan Juppé, la direction confédérale de la CGT demandait l’adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats (CES). La CFDT fut la première centrale française à en faire partie (c’est tout dire !) suivie de FO.  Mais on n’entre pas à la CES sans montrer patte blanche : pour être acceptée, la CGT dut « toiletter » ses statuts. L’objectif de l’abolition du salariat et de l’exploitation capitaliste (un des fondamentaux du marxisme) en disparut purement et simplement ! En 1999, la CGT put quitter la Fédération syndicale mondiale et rejoindre la CFDT (qui venait de se signaler en trahissant grossièrement le prolétariat lors de la grande lutte de 1995) au sein de la CES. Elle devenait enfin une de ces  « forces de proposition » qu’apprécient tant le Medef et ses « éditorialistes »… Que fait donc la CES ? Au printemps 2003, alors que plusieurs pays d’Europe étaient en ébullition suite à une série de plans de casse des retraites (l’Autriche elle-même connut une grève générale : du jamais vu dans ce pays !), la CES tenait congrès et accueillait triomphalement un certain Valéry Giscard d’Estaing, qui lui présentait son projet de Traité Constitutionnel Européen (celui-là même qui serait piteusement blackboulé par le peuple français lors du référendum de 2005) ! Son rôle n’est pas de fédérer les luttes en Europe, bien au contraire : elle fonctionne grâce aux subventions de l’Union Européenne ! Une ou deux fois par an, la CES organise une manifestation de permanents (jamais de grève !), la plupart du temps à Bruxelles, pour demander une « Europe plus sociale ». À la fin de cette manifestation, un dirigeant prend la parole pour dire en substance : « si nous ne sommes pas entendus, nous recommencerons. » Et devinez quoi ? La manifestation n’a aucun impact, et une autre « journée d’action européenne » du même tonneau est décidée six mois ou un an après. Pendant ce temps, le grand patronat européen tremble ! Réorienter l’Europe ? Changer la CES ? La CGT, de par la volonté de ses dirigeants, s’est donc coulée dans le moule de la CES : jamais elle ne dénonce l’intégration européenne. Elle se contente de réclamer une « Europe sociale » dont la simple lecture du traité de Maastricht montre qu’elle est une vaste blague. Jamais plus elle n’organise de grève générale illimitée : seulement des « journées d’action » au soir desquelles le patronat sait qu’elle ramènera sagement ses militants au bercail. Voilà pourquoi toutes les luttes nationales progressistes, à l’exception du mouvement des jeunes contre le CPE, ont été perdantes depuis près de vingt ans : le plus puissant syndicat de la classe ouvrière est piloté en sous-main par des eurocrates. Quand la CGT a demandé à entrer dans la CES, ses dirigeants ont vendu le processus à la base en expliquant qu’ils allaient changer la CES de l’intérieur. On voit ce qu’il en est en réalité… Franz Lieber

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DIEU ET SES ENFANTS

CHARLIEHEBDO 2014-11-11 19:20:06

IL EST LIBRE

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LE « MODÈLE » ALLEMAND

robertbibeau 2014-11-11 16:20:55

allemagne http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-modele-imperialiste-allemand/   Quatre principes d’économie politique   Avant d’aborder l’étude du soi-disant « modèle » allemand de développement, nous allons présenter quatre principes qui fondent notre analyse. Selon la théorie marxiste de l’économie politique quatre principes régulent le développement capitaliste au stade impérialiste. Ces principes sont : 1) Primauté de l’instance économique sur les instances politique et idéologique de la lutte des classes. 2) Intégration systémique et interdépendance globale et mondiale des différentes économies « nationales ». 3) Collusion temporaire et concurrence permanente entre puissances. 4) Crises et guerres ponctuent le développement chaotique et anarchique de l’économie politique impérialiste. C’est la fidélité à ces principes qui oppose les économistes marxistes aux économistes opportunistes et réformistes.   Le premier principe stipule que l’humanité s’est toujours socialement organisée pour produire et distribuer les biens nécessaires à son développement. C’est ce que Marx a appelé les différents modes de production sociaux. Sur la base d’un mode de production et de distribution des moyens de production, puis des services et des biens  de consommation, les hommes ont établi des rapports de production (classes sociales, superstructure politique, culturel, morale, scientifique, administrative, militaire, etc.) conséquents avec ces moyens de production et avec ces forces productives. En dernière instance, c’est le développement économique d’une société qui détermine les orientations politiques et idéologiques de cette société. Le deuxième principe stipule qu’à l’étape de l’impérialisme, le mode de production capitaliste domine l’ensemble de l’économie globalisée, mondialisée et  intégrée en un immense ensemble, non planifiée certes, mais tout de même imbriquée en un tout articulé. Ce qui implique qu’une crise financière, boursière, monétaire, une crise de surproduction, ou un déséquilibre de la balance des comptes nationaux dans un pays entraînent des répercussions sur les autres pays, partenaires et concurrents. Ainsi, quand les États-Unis essaiment leurs dollars dévalués (quantitative easing) ils perturbent le marché des changes monétaires de toute la planète et ils attaquent l’équilibre budgétaire de leurs alliés comme de leurs concurrents. Le troisième principe stipule que les multiples alliances que nouent et que dénouent les capitalistes monopolistes internationaux sont temporaires et révèle un équilibre précaire que les transformations économiques, la division internationale du travail et le développement des moyens de production remettent constamment en question. Les États-nations sont des pions qui servent à galvaniser les différentes sections de la classe bourgeoise derrière la section monopoliste hégémonique; à légitimer les agressions guerrières et à embrigader la classe ouvrière « nationale » en faveur d’une clique capitaliste ou d’une autre. Le quatrième principe stipule que l’équilibre et la cohésion sont des situations fragiles et éphémères alors que les crises sont des contextes permanents et récurrents. Les situations de tensions et de crises – provoquées par la baisse tendancielle du taux de profit – entraînent des guerres impérialistes pour le partage des marchés, la conquête des bassins de ressources et l’attribution des zones d’exploitation de la force de travail. Ces guerres localisées dégénèrent éventuellement en guerres généralisées. Le « miracle » allemand Comme vous le constaterez dans la suite de ce texte, il n’y ni « miracle » ni « modèle »  allemand de l’impérialisme. On observe cependant des particularités historiques et sociologiques dans le développement impérialiste de l’Allemagne. Suite à leur défaite complète aux mains du consortium militaire américano-soviétique les capitalistes monopolistes allemands ont choisi de jouer la carte étatsunienne. Pendant un demi-siècle, de 1945 à 1995, ils ont développé leurs moyens de production industriels et leurs forces productives modernes, leurs alliances commerciales internationales en direction de la Scandinavie et de l’Est européen et en direction de l’Europe de l’Ouest (40% de leur commerce international); puis, en direction de l’Asie-Pacifique, mais toujours à l’ombre des porte-avions et des forteresses nucléaires américaines. Depuis 1995 environ l’impérialisme allemand se sent restreint au sein de l’Alliance Atlantique et cherche la meilleure façon de défendre ses intérêts hégémoniques en Europe.   L’impérialisme allemand s’est construit une imposante puissance économique dans le domaine de l’industrie mécanique, de la fabrication de machines-outils, dans les sphères de l’industrie chimique, de l’électronique, des appareils électriques, des moyens de transport, de l’automobile et de l’équipement militaire. Le développement impérialiste allemand est intégré à la chaîne financière internationale via son capital financier, ses banques, ses compagnies d’assurance et ses places boursières mondialisées. Le capital financier allemand est partie intégrante d’un ensemble de capitaux dont les profits sont une part de la plus-value issue du procès mondial de valorisation du capital qui participe d’une division internationale du travail salarié. Il est futile de la part de la gauche bourgeoise de réclamer une distribution plus équitable du patrimoine mondial quand l’ensemble de la structure économique et commerciale impérialiste appel une concentration croissante du capital, fondement du « miracle » allemand notamment. Inévitablement une telle puissance industrielle (la troisième en importance dans le monde) pousse les impérialistes allemands vers l’affrontement avec leur suzerain américain, car si la collusion entre chacals internationaux est temporaire, l’affrontement est permanent pour le partage des sources de matières premières, des marchés et des forces productives à exploiter. Le carcan américain paraît aujourd’hui trop restreint et il contraint l’expansion allemande. Mais comment se défaire d’un compère encombrant, gourmand, décevant, qui coure à la faillite et risque d’entraîner les impérialistes allemands dans ses rixes ? Comment se défaire d’un comparse qui retient vos réserves d’or aux fins de spéculation boursière et monétaire et qui plombe ainsi la monnaie européenne commune ce qui, à terme, fera chavirer le navire européen ? Comment se défaire d’un allié qui s’emmêle dans une série de conflits militaires qu’il perd invariablement, chaque défaite préparant les conditions de la suivante, sans espoir de revanche ? Le « syndrome » allemand Le « syndrome » allemand dissimule le soi-disant « miracle » allemand. Analyser l’économie allemande c’est comme étudier le monde capitaliste à l’envers. En effet, la France est en crise de sous-productivité parce que le gouvernement de ce pays n’est pas parvenu à casser son mouvement ouvrier pour hausser suffisamment son niveau de productivité (d’exploitation de la main-d’œuvre). Il en est de même en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grèce. La France comme bien des pays impérialistes se désindustrialisent parce que les ouvriers français refusent d’être surexploités au-delà d’une certaine équité si bien que nombre de capitalistes français sont devenus des rentiers – des tondeurs de coupons disait Lénine – qui placent leurs capitaux dans des entreprises allemandes, américaines, multinationales françaises qui délocalisent leurs usines vers des pays à la main-d’œuvre servile et affamée. Ensuite, ils rapatrient (de moins en moins cependant) leurs profits pour les réinvestir et leur faire accomplir un nouveau cycle de reproduction élargie. Les capitalistes français n’y parviennent pas, sur le sol national français du moins, car les charges fiscales, même allégées, demeurent trop élevées et le chômage endémique réduit le pouvoir d’achat social des travailleurs, des commerçants et des producteurs de biens de consommation courante. L’endettement des ménages atteint un niveau record et l’État n’a plus les revenus pour soutenir l’achat et le gaspillage des marchandises. La France est en crise de surproduction relative pour cause de sous-productivité avérée.   Les capitalistes allemands de leur côté n’ont pas délocalisé, pas autant que ceux des autres puissances impérialistes mondialisées (6,5 millions de voitures allemandes produites sur le sol « national » contre 4,8 millions produites à l’étranger). Les capitalistes allemands sont parvenus à briser presque totalement le prolétariat allemand avec la complicité des syndicats allemands et des partis de la gauche bourgeoise allemande. La main-d’œuvre allemande est assujettie et soumise à des rendements très élevés si bien que ce prolétariat s’échine au travail sous des cadences infernales. Ce « miracle » des impérialistes allemands date des années trente (1930) quand la bourgeoisie allemande a contraint la petite bourgeoisie communiste et sociale-démocrate allemande à adhérer au Corporatisme nationaliste d’État, ce que l’on appelait alors le national-socialisme dont l’idéologie s’est perpétuée jusqu’à nos jours malgré la défaite nazie (1). En France à la même époque l’impérialisme international accoucha d’une formule alternative. La social-démocratie, en collusion avec les pseudo communistes français accouchèrent du Front populaire national, un compromis bourgeois qui conservait le capitalisme sur pied contre une réduction des heures travailler et une augmentation des heures chômées, en plus de quelques babioles que le grand capital s’empressa de récupérer par l’inflation et l’augmentation des cadences de travail. Le résultat de ces deux formules de compromis de classes (Corporatisme national allemand et Front populaire national français) fut la Seconde Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale les capitalistes allemands avec l’aide étatsunienne ont maintenu le « miraculeux modèle de corporatisme national allemand » et ils ont accentué le « syndrome national chauvin » du prolétariat allemand en le culpabilisant d’avoir échoué dans la guerre génocidaire contre les capitalistes européens. L’impérialisme allemand, responsable de cette boucherie mondiale, est parvenu, en collusion avec la gauche bourgeoise, à faire expier le peuple allemand pour les crimes que ces capitalistes avaient commis. La classe ouvrière allemande rachète encore aujourd’hui cette défaite. Ce prolétariat ne pourra participer adéquatement à l’insurrection mondiale tant qu’il ne reniera pas totalement l’idéologie corporatiste nazie. Les capitalistes germaniques tondent les coupons des entreprises installées en Allemagne et ailleurs sur le continent. Cette production effrénée crée un marché national pour les matières premières, l’énergie et les produits usinés nécessaires à la fabrication des produits finis à commercialiser. Pour un temps, le capitaliste allemand réussit encore à  réinvestir profitablement son argent afin de lui faire réaliser une nouvelle plus-value et lui faire accomplir un nouveau cycle de reproduction élargie. Il est exact que le capitaliste allemand réinvestit son capital chez lui, non pas par  patriotisme corporatiste, mais parce qu’il ne connaît aucun autre endroit au monde où le prolétariat est aussi docile et productif. Cependant, le « succès » allemand comporte un revers important. Si le prolétariat français, italien, belge, espagnol et portugais a du temps pour consommer, il n’a pas l’argent pour se rassasier. Le prolétariat allemand est en moyenne un peu plus fortuné, mais il n’a ni le temps, ni l’énergie, ni la capacité de consommer l’immensité des marchandises que produisent ces usines performantes. L’Allemagne doit impérativement exporter ses surplus. Mais où trouver de nouveaux débouchés capables de payer ces montagnes de marchandises de qualité ? L’Allemagne est en crise de surproduction (relative) et la nécessité de trouver de nouveaux débouchés va la mener à affronter ses concurrents américains, japonais et chinois. Dans ce contexte la faiblesse industrielle russe contient la promesse de leur rapprochement, tout comme les immenses réserves de matières premières de Sibérie contiennent l’aveu de leurs intérêts réciproques. Les Américains ne s’y trompent pas eux qui déclaraient récemment « Vue des États-Unis, l'Allemagne se trouve à la conjonction de dangers potentiels ; elle est le partenaire commercial occidental privilégié de l'Iran et un pays qui entretient des relations étroites avec la Russie » (2). Les États-Unis, et ses partenaires ouest-européens d’un côté, la Chine sur le versant asiatique de l’Oural de l’autre, constituent les deux embuches qui s’opposent à l’alliance de l’Allemagne et de la Russie. Dorénavant, il faut regarder à l’Est comme à l’Ouest de l’Oural pour comprendre le monde impérialiste en cavale. La classe ouvrière du monde entier ne peut se réjouir de ces manigances entre grandes puissances. La guerre est la voie de sortie usuelle de ces disputes pour les marchés. L’Allemagne en chiffres L’Allemagne compte 80 millions d’habitants (16e) et un PIB de 3 367 milliards $ (4e). La croissance du PIB ne sera que de 1,5 % en 2014. L’industrie contribue pour 30 % du PIB annuel allemand. La grande industrie embauche 8 millions de salariés, soit 33 % de la main-d’œuvre active. Les PME comptent 20 millions de salariés. L’Allemagne est le 3e producteur automobile dans le monde. L’Allemagne est l’un des cinq pays ateliers mondiaux (avec la Chine, le Japon, la Corée et Taiwan). En 2012 les exportations ont totalisé 1 470 milliards $ (2e) et les importations 1 253 milliards $ (4e). La balance commerciale est bénéficiaire chaque année. Ceci entraîne que l’Allemagne est le banquier de l’Europe. Sa dette extérieure est de 6 905 milliards $ soit 81 % de son PIB. Le taux de chômage officiel est de 5,5 % (peu crédible) et l’âge de la retraite est de 67 ans (contre 60 ans au Canada). Le revenu moyen d’un ménage allemand a baissé de 3 % depuis l’an 2000. La baisse a atteint 5 % pour les 10 % les plus pauvres. La pauvreté, en hausse constante, touche un enfant sur cinq. Preuve en est, les travailleurs pauvres représentaient en 2009, 20 % de la population active. Le salaire minimum a été fixé à 8,5 euros/heure et n’entrera en vigueur qu’en 2015. Pour les femmes qui travaillent à plein temps, c’est la galère. Peu ou pas de crèches, pas de cours l’après-midi dans les écoles allemandes et si les gamins ou les gamines n’aiment pas le sport, la seule alternative c’est de regarder la télé tout l’après-midi sous la surveillance de la grand-mère ou de la grand-tante – en espérant qu’elle n’habite pas trop loin. La fameuse prospérité que nos élites nous vantent ne se traduit en rien de façon concrète pour le ménage allemand. En revanche, quelle fierté légitime que de savoir que grâce à 10 ans de régression salariale et sociale, les finances du pays sont à l’équilibre et la pauvreté en Germinal ! (3) POUR UN COMPLÉMENT D’ANALYSE ÉCONOMIQUE : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520    

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UN PAYS UN CONTINENT

Le Panda 2014-11-10 09:11:07

LE FEUNous avons entendu le mi-parcours du président de la République, rien n’est sorti de la caisse à outils. Il serait temps de sortir de la dualité droite gauche et inversement et que les médias agissent dans le seul intérêt de la nation France Europe. A ne pas en douter les critiques sont plus que faciles mais ce n’est que par le fruit de l’union même si les partis ne sont pas identiques que l’image et le reflet de la France trouvera les portes de sorties. Pas loin de 280 millions de personnes parlent la langue de Molière de par le monde. Or nous constatons que chacun se bat pour son seul clocher en oubliant sur le bord de la route le seuil de pauvreté en France il est de 987€ ; mais les hommages à Coluche manquent. Lorsque l’on constate que plus de la moitié des personnes ne peuvent prendre qu’un repas par jour et que le Secours Catholique, le Secours Populaire et l’ensemble des actions caritatives tirent la sonnette d’alarme. Le danger n’est pas du côté des politiques il se trouve du côté des gens de la population, celle qui tente de subsister et de là découle la majorité des maux que nous constatons pratiquement à tous les stades. Le travail est l’un des fléau le plus conséquent, tous comme les paradis fiscaux que les politiques se sont faits sur le dos des imposables et non imposables aussi. Chacun hurle avec  sa meute de loups, Mesdames, Messieurs, vous qui vous pensez hors de tous combats sinon qu’à la protection de votre pouvoir, sans regarder de notre côté vous allez couler. Il est évident que ces propos semblent plus faciles à écrièrent qu’à les passer aux actions, ensuite jouer avec les chiffres tout un chacun sait aussi le faire. L'épisode de Closer révélant la liaison François Hollande-Julie Gayet. La vengeance de Valérie Trierweiler dans son ouvrage Merci pour ce moment. Acte III de la vie privée de François Hollande. C'est VSD qui est à la manoeuvre. Dans son édition de jeudi, le magazine affirme, que le président de la République entretient toujours une relation avec Julie Gayet. Julie Gayet serait presque tous les soirs au Château. Elle arriverait vers 18 h 30 et repartirait le lendemain matin aux alentours de 8 h 30. VSD de fournir une foule de détails sur la vie du couple, qui contrairement à certaines rumeurs reste solide. Julie Gayet prend bien soin de ne pas passer devant les fenêtres de l'Élysée où elle pourrait être aperçue. L'actrice a passé quelques jours au pavillon de la Lanterne, cet été. Là même où Valérie Trierweiler avait trouvé refuge en janvier après les révélations de Closer ! Mais c’est cela la vie d’un pays d’un Continent ? Médias de tous bords vous n’avez pas grand-chose à dire ou à écrire pour sortir de telles balivernes? Il serait bien plus important pour ne pas écrire vital, que vous vous occupiez des progrès de la science et de la misère qui provoque la fuite des matières grises, de l’ouverture par les détenteurs du pouvoir dans les paradis fiscaux plutôt que de fermer sa gueule. TOUT EST DANS LE TEXTELe côté hypocrite pour vendre du papier ne remplit pas les caisses de l’Etat qui sont vides et vous envenimez les choses, les faits, la violence en procédant de la sorte. Va il est temps de mettre un suppositoire une tisane et au lit pour des journaux merdiques à ce point, la taxe de 25% sur les résidences secondaires est bien plus important et combien en parlent? Ils ne faut surtout pas oublier que notre bonheur a dépendu des Poilus dont le dernier nous a quitté en 2008, c’était un européen venant d’Italie, qui nous a quitté à 110 ans, merci. Ce sont cela les pages de l’histoire d’un pays d’un continent. Quant au solde voyons ce que nous réserve la semaine et le temps à venir, unissez vos compétences pour que nos enfants et petits-enfants puissent croire à un avenir à la hauteur de nos capacités, donc des vôtres si vous en êtes capables. Evitez le type de démonstration du président de la République, à ne pas en douter c’est un bon français moyen, mais il ne faut pas attendre autre chose que des promesses impossibles qui correspondent pour certains à des mensonges. Cela semble compréhensible à moins de venir d’une autre galaxie. La soupe aux choix, les artistes ne sont plus là, nous étions invités à Un Diner de Cons, mais il suffit de chercher les coupables ; mais l’Etat comme le gouvernement et surtout son président ne peut nous faire manger des cailloux pendant deux siècles. Vous devez cela à la mémoire de nos anciens et de leurs descendances dont vous faites parties. Le Panda Patrick Juan

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Le Panda

La position de Jean-Pierre Jouyet était devenue intenable. Après avoir éludé et démenti les propos qui lui sont prêtés par deux journalistes du Monde, le secrétaire général de l'Elysée a changé de version, dimanche 9 novembre. Il a admis, dans une déclaration à l'AFP, que l'ancien Premier ministre François Fillon lui avait parlé de Bygmalion et des pénalités de la campagne de Sarkozy lors d'un déjeuner. François Fillon l'accuse de mentir. Vous êtes perdu ? Francetv info reprend le fil de cette affaire. Acte 1 : le livre "Sarko s'est tuer" révèle l'affaire Tout commence jeudi 6 novembre. L'Obs publie les bonnes feuilles de Sarko s'est tuer (Stock), un livre écrit par deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. L'ouvrage raconte la haine que suscite l'ancien président de la République dans son propre camp. Une anecdote, rapportée par Jean-Pierre Jouyet, retient l'attention. Le secrétaire général de l'Elysée raconte comment, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon lui a demandé d'accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy. L'ancien Premier ministre ne digère pas que l'UMP ait payé à la place du candidat les pénalités pour le dépassement du compte de campagne en 2012. "Mais tapez vite, tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !", aurait déclaré Fillon. Le livre précise que l'Elysée n'a pas donné suite à cette demande.
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Acte 2 : Fillon et Jouyet démentent La réponse ne se fait pas attendre. Dès jeudi, François Fillon, candidat à la primaire UMP pour 2017, dément "formellement" avoir tenu de tels propos et effectué la démarche. "J'ai effectivement déjeuné à sa demande avec Jean-Pierre Jouyet qui fut ministre de mon gouvernement, déclare-t-il. Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable." Le secrétaire général de l'Elysée apporte lui aussi son démenti. "Je démens qu'il ait tenu les propos" qui lui sont attribués dans ce livre, déclare Jean-Pierre Jouyet. "Nous avons parlé d'autre chose, (…) il ne m'a, bien entendu, pas demandé une quelconque intervention, démarche par ailleurs inimaginable", précise-t-il. Acte 3 : les auteurs du livre dévoilent l'existence d'un enregistrement Vendredi, les auteurs du livre et leur éditeur précisent dans un communiqué que les propos de Jean-Pierre Jouyet ont été enregistrés. Le lendemain, Le Monde publie le contenu de cet enregistrement. "En gros, son discours, c'était de dire : 'Mais tapez vite, Tapez vite !' (...) Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' (...) Faut aller vite (…) pour lui casser les pattes avant'", raconte aux deux journalistes le secrétaire général de l'Elysée. Dans cet enregistrement, Jean-Pierre Jouyet commente ensuite la démarche de François Fillon, tout en répétant qu'il n'y a pas donné suite. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires", raconte-t-il à propos de l'affaire des pénalités. "Il pense toujours, et tout le monde pense, je vous parle très franchement, que l'Elysée a toujours une main invisible sur la justice. (…) Mais là ce n'est plus le cas, je n'y peux rien ! Même les trucs de Sarkozy…" Et d'ajouter : "François [Hollande] m'a dit : 'Non, non, on ne s'en occupe pas'." Les journalistes réservent l'enregistrement à la justice. Acte 4 : François Fillon annonce qu'il va porter plainte François Fillon est furieux. Selon son entourage à un journaliste de France 2, il décide de porter plainte contre le journal et ses deux journalistes. Un proche explique que "quelles que soient les distances prises avec Sarkozy, jamais François Fillon ne se livrerait à ce type de manipulation".
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François Fillon s'estime même victime d'un complot. Il dit "ne pas croire que le secrétaire général de l'Elysée ait pu tenir aux journalistes du Monde les propos qui lui sont prêtés" lors de ce déjeuner. Mais, prévient-il, "si c'était le cas, ce serait une affaire d'Etat d'une extrême gravité". Acte 5 : Jouyet modifie sa version Pour Jean-Pierre Jouyet, la situation devient très délicate. En démentant jeudi les informations du Monde, le numéro 2 de l'Elysée s'est tiré une balle dans le pied. D'un côté, les deux journalistes du Monde disent détenir un enregistrement accablant qu'ils réservent à la justice. De l'autre, à l'UMP, on somme Jean-Pierre Jouyet de s'expliquer. "C'est une affaire d'Etat s'il [Jean-Pierre Jouyet] a tenu ces propos : vous ne pouvez pas jeter des accusations de ce genre à la face de l'opinion sans avoir quelques preuves qui permettent de les étayer, ce n'est pas le rôle du secrétaire général de l'Elysée", tempête ainsi le député UMP Henri Guaino. L'affaire est d'autant plus regrettable pour la majorité qu'elle alimente les soupçons de "cabinet noir" à l'Elysée, véhiculés par des proches de Nicolas Sarkozy. "C'est du pain bénit" pour l'ex-chef de l'Etat, soupire un proche de François Hollande. Finalement, Jean-Pierre Jouyet doit lâcher du lest et modifie sa version. Il admet qu'il a été question des affaires Sarkozy lors du déjeuner. Dimanche après-midi, dans une déclaration lue à l'AFP, Jean-Pierre Jouyet reconnaît que "François Fillon [lui] a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion". "Il s'en est déclaré profondément choqué. (...) Il a également soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l'UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il.
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Acte 6 : Fillon accuse Jouyet de "mensonge" Dimanche soir, sur le plateau de TF1, François Fillon campe sur ses positions. Il dément avoir évoqué avec Jean-Pierre Jouyet les pénalités payées par l'UMP pour la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. Il accuse de "mensonge" le secrétaire général de l'Elysée. Et de prévenir : "Je rendrai coup pour coup."
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Invité lundi 10 novembre des "4 Vérités" sur France 2, Gilbert Collard n'a pas mâché ses mots pour commenter l'affaire Jouyet-Fillon, une "affaire de comptoir" selon le député Rassemblement bleu Marine (RBM) du Gard : "C'est quand même extraordinaire de voir que M. Fillon puisse retrouver M. Jouyet dans un restaurant proche de l'Elysée,(...) pour parler de quoi d'abord ? En dehors de l'histoire de Sarkozy, je n'ai pas vu d'explications à ce déjeuner de traîtres, d'assassins." "Une république décadente" Le parlementaire reprend alors l'un des thèmes usuels du FN et du RBM : la proximité entre la gauche et la droite. "On est là dans la consaguinité incestuelle entre l'UMP et le PS. (...) La vérité, c'est qu'on est dans une république décadente. Ils ne pensent qu'à conquérir le pouvoir. C'est les Borgia. Il n'y a plus le poison, il n'y a plus le poignard. Il y a le fisc, les juges."
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L'institut de sondage Odoxa parle de résultats "catastrophiques". Selon une enquête* menée vendredi 7 novembre pour i-Télé et Le Parisien, au lendemain de l'intervention télévisée de François Hollande, près de huit Français sur dix qui ont vu l'émission ou en ont entendu parler n'ont pas été convaincus par le président de la République. Dans le détail, seuls 21% des sondés jugent que François Hollande a été convaincant, quand 78% pensent le contraire. Sans surprise, les sympathisants de droite se disent quasi unanimement "pas convaincus" (95%). Les sympathisants de gauche, eux, se montrent très partagés, puisque 50% ont trouvé le chef de l'Etat convaincant, 50% pensant le contraire. Son engagement à ne plus augmenter aucun impôt d'ici à la fin de son mandat "laisse les Français extrêmement dubitatifs", note par ailleurs l'institut Odoxa. Ainsi, 74% des personnes interrogées estiment que François Hollande ne tiendra pas cette promesse. Verdict de Céline Bracq, directrice générale d'Odoxa : "Le président aurait pu marquer une étape en se montrant décidé, convaincu, voire un brin incisif. Ce ne fut pas le cas." *Enquête réalisée par internet le 7 novembre 2014 auprès d'un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.
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Le clan Sarkozy organise sa riposte après la polémique née de l'affaire Jouyet-Fillon. Invité sur RTL lundi 10 novembre, Gérald Darmanin, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a suggéré que François Hollande avait participé à la mise en cause de François Fillon par Jean-Pierre Jouyet, qui aurait été sollicité par l'ancien Premier ministre pour accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy. D'après le député UMP, ce serait la raison pour laquelle les enregistrements de l'interview de Jean-Pierre Jouyet par deux journalistes du Monde n'ont pas été rendus publics : "Qu'y a-t-il sur ces enregistrements ? Y a-t-il une quatrième personne qu'on veut nous cacher parce que ce serait un petit peu embêtant ?" "C'est extrêmement grave" Invité à préciser ses propos, Gérald Darmanin n'a pas cité le nom de François Hollande, mais a ajouté : "Il y a plein de gens [à l'Elysée], mais je crois que des supérieurs hiérarchiques de M. Jouyet, il n'y en a pas beaucoup." Le porte-parole de Nicolas Sarkozy laisse entendre que l'actuel chef de l'Etat aurait voulu nuire à son prédécesseur et "essaye de tuer dans l'œuf la reconstruction de l'opposition". "C'est extrêmement grave", conclut le député du Nord.
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François Fillon va engager une action en référé pour obtenir une copie intégrale de l'enregistrement de Jean-Pierre Jouyet effectué par les journalistes du Monde, a annoncé, lundi 10 novembre, son avocat, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi. Dans cet enregistrement, réalisé le 20 septembre par Gérard Davet et Fabrice Lhomme, le secrétaire général de l'Elysée accuserait l'ancien Premier ministre d'avoir demandé à la présidence de la République, à la fin juin, d'accélérer les procédures judiciaires visant Nicolas Sarkozy. Niant formellement ces allégations, François Fillon avait déjà annoncé dimanche qu'il allait porter plainte en diffamation contre les deux journalistes du Monde.
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Le "fils de Dieu" a-t-il une descendance ? La question ressurgit après l'exhumation, à la British Library de Londres (Royaume-Uni), d'un manuscrit laissant entendre que Jésus a eu deux enfants. Selon le Sunday Times (en anglais, payant), le professeur d'études religieuses Barrie Wilson, de l'Université York de Toronto (Canada) et de l’écrivain israélo-canadien Simcha Jacobovic ont traduit ce manuscrit vieux de 1 500 ans rédigé en araméen. Ils publient leur recherche dans un ouvrage intitulé L'Evangile perdu (The Lost Gospel), publié mardi 11 novembre. Selon les deux auteurs, le manuscrit permet d'affirmer non seulement que Jésus a eu deux enfants avec Marie-Madeleine, mais qu'il était aussi marié avec cette prostituée qualifiée de "femme de péché" dans "L'Evangile selon Luc". Le Sunday Times précise que le livre, qui donne à Marie-Madeleine "une signification beaucoup plus importante qu'on ne le pensait jusqu'alors", parle également d'une "tentative d'assassinat sur Marie-Madeleine et ses deux enfants", et revient aussi sur les rapports qu'entretenait Jésus avec certains hommes politiques de son temps. Une hypothèse déjà ancienne Lost Gospel n’est, cependant, pas le premier essai à sous-entendre ou affirmer que Jésus avait une famille. Le journal britannique The Independent (en anglais) rappelle qu'en 1953, Nikos Kazantzakis avait publié La dernière tentation du Christ (adapté au cinéma par Martin Scorsese trente-cinq ans plus tard), où une descendance de Jésus est déjà évoquée. "Depuis des années, cette version de la vie de Jésus alimente de nombreuses spéculations, note Slate.fr. En mai dernier, un vieux papyrus affirmant que Jésus avait eu une femme a été contesté par de nombreux chercheurs." Une conférence de presse aura lieu, mercredi, à
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Une jeune Israélienne a été tuée à coups de couteau lundi par un Palestinien qui a blessé deux autres Israéliens avant d'être à son tour grièvement blessé par un garde près d'une colonie en Cisjordanie occupée, ont indiqué la police et les secours. La police a indiqué que l'auteur des coups de couteau était mort, sans donner plus d'informations pour le moment sur les circonstances de ce decès. Le Palestinien est sorti de sa voiture et a attaqué au couteau les trois civils sur une aire généralement utilisée par les autostoppeurs, a rapporté la police. Grièvement touchée , la jeune Israélienne a succombé à ses blessures, ont indiqué les secours. Ce matin, un soldat isaraélien avait été grièvement blessé à coups de couteau également à Tel-Aviv par un homme qui a été arrêté. Une multiplication d'aggressions qui intervient sur fond de tension aussi bien à Jérusalem-Est qu'au sein de la communauté arabe israélienne.
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11 novembre 1918 - 11 novembre 2014 : la célébration du 96ème anniversaire de l'armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale est ce mardi le point d'orgue des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Comme l'année dernière, ceux et celles qui le souhaitent sont invités à faire partager les souvenirs de guerre de leurs aïeux aujourd'hui disparus. C'est la "Grande Collecte". Si les noms des victimes ont été gravés sur le marbre des monuments aux morts de nos villages, il faudrait maintenant les inscrire pour l'éternité sur la mémoire informatique. Près de 20.000 familles ont déjà répondu à l'appel des Archives départementales pour numériser les souvenirs familiaux qui prennent la poussière dans nos greniers. La lettre prémonitoire du soldat Deseine Anne-Marie Deseine a participé à cette opération. Elle a recherché et rassemblé tous les documents de son grand-père qu'elle n'a pas connu. Albert Deseine était propriétaire d'une laiterie de la région parisienne. En 1914, il a dû quitter sa femme et son fils pour rejoindre le front. Anne-Marie possède des photos de lui qui le montrent en uniforme, début 1915. Après les premiers combats, on lui donnerait dix ans de plus. Anne-Marie Deseine va faire numériser plusieurs documents de son grand-père Albert Il y a surtout cette lettre prémonitoire, écrite le 21 mai 1915. Albert Deseine écrit à sa mère : "Me voilà reparti vers l'inconnu. Nous sommes affectés au 329ème régiment d'infanterie. Je crois qu'il n'est pas très bien placé. Malgré tout, j'espère m'en tirer, pas sans accroc mais vivant. Je ne saurai trop de recommander les intérêts de mon petit garçon et de protéger ma femme. Albert, ton fils pour la vie." Le soldat sera tué par un obus le 24 mai suivant en Artois. D'abord enterré dans un cimetière provisoire, il sera inhumé en 1921 dans les Yvelines.
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Thomas Vergara a demandé à son avocat d'engager une procédure pour se constituer partie civile auprès du juge d'instruction de Nanterre. "Le but de la démarche est d'avoir accès aux déclarations de Nabilla. Il ne peut croire qu'elle ait pu tenir les propos qui sont rapportés dans les médias", affirme Me Thierry Fradet, interrogé par Var-Matin. Le jeune homme, hospitalisé pour ses blessures, considérerait, selon son avocat, que la place de sa compagne est à ses côtés et non à la prison de Versailles, où elle se trouve actuellement. Thomas Vergara ne compte également s'exprimer que devant le juge d'instruction et ne réagira pas à ce que disent les médias. Me Fradet affirme que Thomas Vergara devrait sortir de l'hôpital "sous 48 heures". Nabilla, mise en examen pour "tentative d'homicide" se trouve toujours au quartier pour femmes de la maison d'arrêt de Versailles. Devant les juges d'instruction, la jeune femme a raconté sa "peur de mourir" lorsque Thomas Vergara est sous l'emprise des terribles colères qui l'amènent à la battre. Les événements du 6 novembre seraient survenus, selon elle, à la suite d'une énième dispute. Thomas Vergara se serait saisi d'un couteau et se serait blessé lui-même au cours de la bagarre.
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Le ministère autrichien de l'Intérieur s'apprête à lancer un appel tous azimuts pour trouver une administration prête à s'installer dans la maison natale de Adolf Hitler à Braunau-am-Inn, inoccupée depuis 2011. Coloué depuis 1972 par l'État autrichien et la municipalité à des propriétaires privés pour empêcher qu'il ne puisse devenir un éventuel lieu de pèlerinage néo-nazi, l'imposant bâtiment classé de 800 m2 est sans occupant depuis trois ans. Les propriétaires ont un droit de regard sur le choix des occupants Sa propriétaire actuelle, une anonyme, a dernièrement refusé l'installation d'une université populaire et d'un centre caritatif d'aide à l'insertion des immigrés, comme le proposaient l'État et la commune. Le ministère souhaite désormais que toutes les administrations susceptibles d'êtres intéressées par ces locaux se manifestent au plus vite, "d'ici à la fin de l'année". La bâtisse où le dictateur nazi, né en 1889, a vécu jusqu'à l'âge de trois ans, coûte 4.600 euros par mois de loyer aux finances publiques. Pour le moment, plusieurs offres d'achat formulées par l'État autrichien ont été repoussées par la propriétaire a en raison d'un prix jugé insuffisant. Le bail conclu en 1972 stipule que le bâtiment ne peut être utilisé que pour des activités "socio-éducatives". Il accorde en outre à ses propriétaires un droit de regard sur le choix des occupants. Par le passé, la maison avait notamment abrité un centre de formation d'apprentis et un atelier pour handicapés.
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Cette jeune étudiante de 19 ans sans le sou avait envie de voyager : elle propose ses faveurs pour ne pas payer l'hébergement. Les débats font rage autour de l'initiative de cette étudiante chinoise qui a décidé de s'offrir un voyage sans rien dépenser. Taxée de prostitution et de dégrader l'image de la Femme, la jeune fille de 19 ans, elle, pense innover et permettre aux femmes de se libérer. Ju Peng n'a pas hésité à contacter les médias et à afficher de nombreux postes sur son compte Weebo (équivalent chinois de Twitter) pour proposer un échange inhabituel : elle propose aux hommes qui acceptent de la loger et de payer son transport, de passer une nuit complète avec elle : "pour passer une nuit entière avec moi, en bénéficiant de mon attention exclusive, et d’avoir une chance de se montrer en compagnie d’une très belle fille". Elle n'accepte cependant pas n'importe quelle candidature, puisque les logeurs doivent absolument être "beaux, en-dessous de 30 ans, plus grands que 1,75m et, bien sûr, riches."
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Les Restos du Cœur sont à la recherche de logisticiens et d'informaticiens. Ce sont les compétences recherchées par Antoine Bourg, responsable de l'association en Île-de-France. Comme il le rappelle, les Restos n'assurent pas seulement de la distribution de nourriture. "Nous avons besoin de gens pour aider à la recherche d'emploi et de logement, pour l'organisation, les ressources humaines", explique-t-il. Didier, directeur financier à la retraite, est venu prêter main forte à l'association en devant son trésorier à Paris : "Je pensais que je pouvais utiliser mes compétences pour une bonne cause (...) C'est très prenant mais très intéressant". Les Restos du Cœur sont également à la recherche de locaux pour faire des points de distribution ou des ateliers de réinsertion. La trentième campagne d'hiver des Restos du Cœur débutera le 24 novembre prochain.
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Un avion de tourisme tirant une banderole "Hollande démission" a survolé mardi 11 novembre en fin de matinée le mémorial de Notre-Dame-de-Lorette consacré à la Première guerre mondiale que le chef de l'Etat doit inaugurer. Ce petit avion a survolé vers midi la zone avec une banderole noire sur laquelle est inscrit en blanc "Hollande démission". François Hollande est attendu sur place vers 15H00. Après avoir présidé dans la matinée la cérémonie du 11 novembre, le président de la République inaugurera ce mémorial dans l'après-midi. Il rend hommage à 580.000 soldats des deux camps tombés dans la région pendant la Grande Guerre, sans distinction de nationalité et devient "le mémorial gravé le plus important du monde", selon ses concepteurs.
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En ce jour de commémoration de l'armistice, un ouvrage tout à fait exceptionnel : plus de 1.500 documents, des dessins, des photographies, des articles, extraits du grand hebdomadaire L'Illustration. L'hebdomadaire, aujourd'hui disparu, n'était ni plus ni moins que le premier magazine au monde avec des abonnés dans plus de 150 pays, lu dans tous les foyers de France. C'est par L'Illustration que la population a vécu les 4 années de guerre. On en trouve ici le meilleur, on suit les combats, semaine après semaine, comme les Français de l'époque. Des reportages et des dessins humoristiques On retrouve les reportages de L'Illustration sur les grands épisodes de la Première Guerre mondiale, le quotidien des soldats, la vie à l'arrière mais aussi tous les à-côtés qui font un journal. Et c'est ce qui est le plus étonnant et souvent très éclairant aujourd'hui. Le lecteur de L'Illustration s'informait mais il avait besoin aussi de se distraire. Chaque semaine étaient publiés des dessins humoristiques. Avec la connaissance qui est désormais la nôtre de 14-18, certains de ces dessins stupéfient. L'Illustration, 14-18, la Grande Guerre telle que les Français l'ont vécue publié sous la direction de Jean-Louis Festjens chez Michel Lafon.
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Une saignée dans la colline, profonde comme une tranchée, introduit le visiteur au cœur d'une longue ellipse de béton - 328 mètres - qui s'embrasse d'un seul regard. Elle est posée sur la hauteur stratégique de Notre-Dame-de-Lorette, entre le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et la plaine d'Artois. Jusqu'à l'été 1918, des centaines de milliers de «poilus» sont tombés ici, 100.000 en 1914-1915. Huit dépouilles, sept Français et un Allemand, ont encore été retrouvées pendant le chantier, entre janvier et août dernier. Vu de l'extérieur, l'«Anneau de la mémoire» est un ruban gris qui jouxte la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, la plus vaste de France (20.000 tombes et huit ossuaires), avec sa basilique et sa tour Lanterne, érigées dans les années 1920. L'horizontalité grise du premier répond à la verticalité blanche des secondes. À l'intérieur du périmètre, comme les pages d'un livre ouvert, 500 plaques en inox teinté, hautes de 3 mètres et larges de 90 centimètres. Sur chacune de ces stèles sont inscrits les noms d'environ 1200 soldats des deux camps tués durant la Grande Guerre dans le Nord-Pas-de-Calais, soit près de 600.000 combattants, 579.606 exactement. La vertigineuse, l'oppressante litanie de la mort de masse. «Symbole d'unité» Le mémorial international que François Hollande inaugurera ce mardi, dans le cadre des commémorations du 11 Novembre, est inédit à plus d'un titre. «Doublement révolutionnaire», explique Joseph Zimet, le directeur général de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale. Original par sa transnationalité et aussi son financement - 8 millions d'euros, largement portés par la région Nord-Pas-de-Calais et les collectivités territoriales. Les Allemands (174.000) sont mêlés aux Français (106.000) et aux Britanniques (294.000), qui les ont remplacés sur ce secteur du front en 1916 lorsque s'engage la bataille de Verdun. Des dizaines de «John Robertson» ou de «Paul Richter» et même deux «David Cameron»… Aucune distinction de nationalité, de religion ou de grade, juste un classement alphabétique avec un nom et un prénom, lorsque celui-ci est connu. En résonnance avec l'esprit du temps, la démarche consistant à mêler ainsi les adversaires d'hier n'allait pas de soi. Les Britanniques ont été quelque peu réticents, et la question a, dit-on, été tranchée par la reine elle-même. Avec les soldats des empires coloniaux, plus d'une trentaine de nations sont représentées: Inde, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, mais aussi Vietnam, Laos et les divers pays d'Afrique d'où venaient les «Sénégalais» de l'armée française… Le premier de la liste est un Népalais, A Tet, le dernier un Allemand, Rudolf Zywitz. Les bases de données fournies par divers pays ont permis de constituer le mémorial. Côté français, il a fallu consulter une par une les fiches de 1,4 million de «morts pour la France», pour répertorier ceux tombés sur les champs de bataille de la Flandre française et de l'Artois. Quatre personnes ont été mobilisées pendant un an par la région, rien que pour constituer la liste, explique l'historien Yves Le Maner, concepteur du projet. «La forme de l'anneau, comme une ronde enfantine, est un symbole d'unité», souligne l'architecte Philippe Prost, qui explique avoir voulu réaliser un «geste à la fois simple et fort conjuguant le monumental et l'intime». Une partie de l'ouvrage, en porte-à-faux par rapport au dénivelé du terrain, est comme suspendue au-dessus du paysage. «Pour nous rappeler que la paix demeure toujours fragile», relève l'architecte. Un béton spécial, employé pour les centrales nucléaires, a été utilisé, et les ingénieurs du viaduc de Millau mis à contribution. On ne célèbre plus la victoire, mais la paix retrouvée, à travers la mémoire de tous les combattants inscrite dans l'espace grâce à leur nom. Le contraste est saisissant avec la nécropole toute proche dont les croix alignées à perte de vue perpétuent l'armée française en marche, une armée de morts prêts à repartir au combat. «Notre regard a changé. Cette longue liste de noms conduit à une réflexion sur la mort, au constat de la perte collective pour l'humanité», affirme l'historien Yves Le Maner. Pour la première fois dans l'histoire, la guerre «a fauché une génération de jeunes hommes qui, pour la plupart, savaient lire et écrire», rappelle une plaque, à l'entrée du mémorial.
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Au Vatican, la vengeance est un plat qui se mange... chaud. Moins d'un mois après la clôture du synode sur la famille, le pape François a limogé le cardinal Raymond Leo Burke, chef de file des conservateurs, de ses fonctions de préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la cour de cassation du Vatican. Sa nomination au poste de cardinal patron de l'ordre souverain de Malte ne trompe personne, puisqu'il s'agit d'un titre honorifique qui le met totalement à l'écart de la curie romaine. Âgé de 66 ans - la force de l'âge pour un cardinal -, nommé archevêque de Saint-Louis du Missouri par Jean-Paul II, Raymond Leo Burke est considéré comme un proche de Joseph Ratzinger et il est très populaire parmi les traditionalistes. Ardent défenseur de la messe tridentine, il collectionne les "galero", le chapeau cardinalice rouge aboli par le concile Vatican II. Durant le synode, le cardinal américain s'était opposé à toute évolution de la morale sexuelle de l'Église. Mais au-delà de ses opinions, partagées par de nombreux autres prélats, il n'avait pas craint de s'en prendre directement au pape François. "Le pape a fait beaucoup de mal au synode en ne disant pas ouvertement quelle est sa position. Comme pasteur universel, il doit servir la vérité. Le pape n'est pas libre de changer la doctrine sur l'immoralité des actes homosexuels, l'indissolubilité du mariage ou toute autre doctrine de la foi." Évoquant "une Église sans gouvernail", il n'avait pas écarté un risque de schisme "si le synode allait contre l'enseignement de l'Église". Un combat dont il connaissait les dangers. Il avait d'ailleurs lui-même évoqué le risque de son limogeage. Raymond Leo Burke a été remplacé par l'évêque français Dominique Mamberti. La purge n'est pas terminée S'il est le plus en vue, Raymond Leo Burke n'est pas le premier prélat conservateur limogé par l'évêque de Rome après le synode. Le 5 novembre dernier, les deux secrétaires de la Congrégation du culte divin, Anthony Ward et Juan-Miguel Ferrer Grenesche, ont été remerciés. Et la purge n'est pas terminée. Pourtant nommé par le pape François préfet du secrétariat pour l'Économie et membre du Conseil de la Couronne - les neuf cardinaux chargés d'étudier la réforme de la curie -, le cardinal George Pell est tombé en disgrâce pour des choix liturgiques préconciliaires et pour s'être prononcé contre la communion aux divorcés remariés. Le maroquin du ministre de l'Économie du Vatican est menacé. Désormais, l'ultime représentant des conservateurs dans les hautes sphères de la hiérarchie vaticane est le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation de la foi. Si sa voix est isolée, elle est néanmoins capitale, car c'est en "gardien du dogme" que le patron de l'ancien Saint-Office s'est prononcé contre les ouvertures en faveur des homosexuels ou de la communion des divorcés remariés.
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Elles rêvent toujours de fonder un foyer, cet havre de paix cimenté par la confiance et la transmission des valeurs spirituelles et morales, et de parvenir à l’osmose relationnelle préconisée par le Coran "Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles" (S.2, V.187), mais il semble qu'une partie d’entre elles ait renoncé à sceller une union avec un de leurs compatriotes, les Saoudiennes seraient de plus en plus nombreuses à épouser des étrangers selon une étude consacrée au boom des mariages interculturels en Arabie saoudite. Inquiètes devant la flambée du taux de divorce, redoutant la polygamie et plus encore les restrictions sociales, nombre de jeunes femmes en âge de convoler en justes noces ne croient plus au conte de fées et refusent de se mettre la corde au cou avec un prétendant saoudien, quitte à braver les us et coutumes et à bousculer les mentalités. "D'innombrables jeunes femmes ont peur de se marier dans les familles saoudiennes en raison de l’augmentation des divorces et craignent d’être mises sous tutelle. Elles ont en commun leur aspiration à un mode de vie plus ouvert et moderne, elles veulent découvrir le monde", a commenté Hady Makki, une infirmière en milieu hospitalier, dans un entretien accordé à Arab News. Le phénomène des unions interculturelles en plein cœur d’un royaume figé dans son archaïsme a gagné en ampleur à La Mecque, Djeddah, Médine et Taïf, les destinations phares des voyages spirituels suprêmes, le Hajj ou l’Omra, les Koweïtiens n’ayant pas leur pareil pour faire chavirer le cœur des Saoudiennes, distançant nettement les autres ressortissants du Golfe, comme l’a fait ressortir une radiographie du mariage réalisée en 2012. Cette même radiographie a également mis en relief 118 unions jugées taboues, car contractées avec des Pakistanais, soit avec des non arabes. Sans les réprouver formellement, Abdulaziz Dashnan, un consultant juridique, tire toutefois la sonnette d’alarme sur les dangers que revêtent ces mariages, le désenchantement attendant souvent les Saoudiennes au tournant, notamment quand certains princes charmants révèlent leur vrai visage d’hommes vénaux et de chasseurs de dot, sans parler des obstacles qui jalonneront la route de leur progéniture, tant sur le plan de l’acquisition de la nationalité que des droits fondamentaux et de la protection sociale. Ainsi, Nora regrette amèrement son mariage en-dehors de sa culture d’origine après avoir été spoliée sans vergogne par son cher et tendre, tandis que Khairiyah Ali a connu, pour sa part, une descente aux enfers financière lorsque son époux expatrié fut jeté en prison suite à un litige avec son sponsor local. Cependant, face aux plus de 700 000 unions interculturelles qui ne peuvent plus être balayées d'un revers de main, les membres du Conseil de la Choura ont décidé d’assouplir la législation en vigueur, et planchent actuellement sur un projet de loi en faveur de l'octroi de la nationalité saoudienne aux étrangers qui ont uni leur destinée à des saoudiennes, un gage de pérennité et de solidité qui fera peut-être des mariages heureux.
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La montre de poche "Graves" de Patek Philippe, clou des prestigieuses enchères de novembre à Genève, a été vendue ce soir par la maison Sotheby's pour 21,3 millions de dollars, au-delà de son estimation de 15 millions de dollars. "Il s'agit d'un nouveau record mondial", a commenté le commissaire priseur, après une bataille de plusieurs minutes entre des enchérisseurs dans la salle à Genève.
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Il est le troisième participant au déjeuner entre Jean-Pierre Jouyet et François Fillon, le 24 juin. L'avocat Antoine Gosset-Grainville dément la version du secrétaire général de l'Elysée et prend la défense de l'ancien Premier ministre, mardi 11 novembre, dans un entretien donné au site du Figaro. "Ce déjeuner n'a pas porté sur des questions de politique nationale, encore moins sur les affaires de l'UMP", affirme-t-il, précisant qu'à "aucun moment François Fillon n'a sollicité la moindre intervention de la part de Jean-Pierre Jouyet sur un quelconque sujet politique". Qui est Antoine Gosset-Grainville ? Le troisième homme du déjeuner est un ancien inspecteur des finances, devenu avocat. Il a été directeur adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon, entre 2007 et 2010, puis est devenu le bras droit de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts, avant le départ de ce dernier pour l'Elysée. "Je suis proche des deux hommes, pour avoir travaillé avec l'un et avec l'autre, en direct, explique-t-il au Figaro. J'ai une relation d'amitié avec les deux." Qui a organisé le déjeuner ? Un des points de divergence entre François Fillon et Jean-Pierre Jouyet concerne l'organisation du déjeuner, qui a eu lieu le 24 juin dans une salle isolée d'un restaurant situé près de l'Elysée. Selon Antoine Gosset-Grainville, c'est Jean-Pierre Jouyet qui est à l'origine de la rencontre, ce que le secrétaire général de l'Elysée dément. "En juin, la secrétaire de Jean-Pierre Jouyet à l'Elysée a pris contact avec la mienne, pour proposer un déjeuner à trois, François Fillon, lui et moi, affirme-t-il. J'ai soumis cette idée à François Fillon qui en a accepté le principe. Le secrétariat de Jean-Pierre Jouyet m'avait d'abord indiqué que ce déjeuner pourrait se tenir à l'Elysée. Avant de nous demander de plutôt trouver un restaurant à l'extérieur [chez Ledoyen], ce que François Fillon préférait également." De quoi les trois hommes ont-ils parlé ? L'avocat est "formel", les trois hommes n'ont jamais parlé de l'UMP. "Ce déjeuner n'a pas porté sur des questions de politique nationale, encore moins sur les affaires de l'UMP. (...) Aucun des propos tenus ne pouvait prêter à polémique. Compte tenu des fonctions de l'un et de l'autre, cela m'aurait frappé." La conversation "a porté d'abord sur les questions européennes, dans le contexte du renouvellement de la Commission à Bruxelles, poursuit Antoine Gosset-Grainville. Ils ont également évoqué la situation économique et sociale du pays. Sur le plan politique, Jean-Pierre Jouyet a évoqué la désignation de Jacques Toubon comme Défenseur des droits, dans le contexte de l'hostilité d'une partie des parlementaires PS à cette nomination." Que pense-t-il des propos de Jouyet visant Fillon ? Antoine Gosset-Grainville juge que "beaucoup de choses ont été dites sur cette rencontre dont les développements [le] troublent". Il suggère que les propos de Jean-Pierre Jouyet, qui affirme dans l'enregistrement du Monde que François Fillon a parlé des pénalités de l'UMP, sont infondés. Et il va plus loin : "Je trouve infamant que l'on ait pu prêter à François Fillon des propos aussi éloignés de sa conception de l'engagement politique."
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La déclaration de Stéphane Le Foll intervient alors que le gouvernement affiche son soutien au secrétaire général de l'Elysée, dont la droite demande la démission. Le gouvernement a affiché aujourd'hui son soutien au secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, dont la droite demande la démission après ses déclarations contradictoires sur une conversation avec l'ancien Premier ministre UMP François Fillon. Alors que la polémique enfle, le premier ministre, Manuel Valls, s'est ostensiblement montré face aux photographes en train de plaisanter avec Jean-Pierre Jouyet dans le vestibule du palais de l'Elysée, à la fin du conseil des ministres. Selon le porte-parole du gouvernement, l'affaire n'a pas été évoquée lors du conseil, auquel Jean-Pierre Jouyet assistait comme chaque semaine. "Il est secrétaire général de l'Elysée et il le reste", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, lors du compte rendu de la réunion. "La justice est saisie et elle fera son travail, cela concerne d'abord l'UMP." "Ce n'est pas le problème de Jean-Pierre Jouyet, c'est un problème lié à des histoires ou des financements." Ségolène Royal, qui connaît Jean-Pierre Jouyet depuis 35 ans, a déclaré que le secrétaire général, qui est aussi un ami proche de François Hollande, était "bien sûr" soutenu. "C'est un homme qui a des valeurs et voilà il avance, il est au travail sereinement", a dit la ministre de l'Ecologie à la presse, l'invitant à "passer à d'autres sujets". "Les Français sont quand même un peu surpris du temps passé sur des sujets qu'ils ne comprennent pas bien, les polémiques violentes qui sont incompréhensibles alors qu'il y a tellement de choses importantes à faire", a-t-elle dit. Dans le livre Sarko s'est tuer, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet affirment que François Fillon a demandé à Jean-Pierre Jouyet, lors d'un déjeuner, de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy pour ne pas "le laisser revenir". Après un démenti, Jean-Pierre Jouyet est revenu sur ses dires, affirmant que François Fillon lui avait effectivement parlé du dossier Bygmalion et du paiement des pénalités liées à l'invalidation des comptes de campagne de l'ancien président. François Fillon, qui dément avoir évoqué ces affaires et crie au complot, a amorcé une contre-attaque en préparant une plainte en diffamation et en réclamant devant la justice une copie intégrale de l'enregistrement de Jean-Pierre Jouyet effectué par les journalistes du Monde. L'avocat de François Fillon, Jean-Pierre Versini-Campinchi, a accusé mercredi les deux journalistes d'être des supplétifs à la disposition des opposants à Nicolas Sarkozy. Le troisième participant au déjeuner du 24 juin, Antoine Gosset-Grainville, ex-directeur adjoint de cabinet de François Fillon à Matignon, puis bras droit de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts, a assuré qu'à aucun moment l'ancien Premier ministre n'avait sollicité une intervention lors de ce déjeuner.
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À moins de deux semaines de la possible signature d'un compromis final sur le nucléaire iranien, Israël monte au créneau pour avertir des dangers d'un accord a minima entre la communauté internationale et la République islamique. De passage à Paris pour rappeler à ses homologues français les attentes de l'État hébreu sur cet épineux dossier, Yuval Steinitz, ministre israélien du Renseignement, des Affaires stratégiques et des Relations internationales, a confié dans une interview exclusive au Point.fr son pessimisme. Une discussion franche et directe, hors des traditionnels sentiers diplomatiques. -iran-israel-nucleaire-negociations-yuval-steinitz-ministre-israelien- © RONEN ZVULUN AFPLe Point.fr : Qu'attendez-vous de la France sur le dossier du nucléaire iranien ? Yuval Steinitz : J'ai rencontré vendredi Laurent Fabius et ensuite Jacques Audibert (conseilleur diplomatique de François Hollande, NDLR), comme je l'ai fait avec les Anglais et les Américains. Mais sur ce dossier, la France a un rôle très important. Laurent Fabius et Jacques Audibert sont deux personnes très courageuses qui ont apporté des changements positifs dans l'accord intermédiaire (signé en novembre 2013, NDLR). Il y a un an jour pour jour, à l'approche du dernier round de négociations, il y avait déjà un accord préalablement négocié sur la table (entre Iraniens et Américains, NDLR). C'était un désastre, mais comme nous ne pouvions pas tout changer, j'ai personnellement discuté avec les différents chefs de la diplomatie, pour les convaincre de forcer les Iraniens à abandonner l'enrichissement d'uranium à 20 % (seuil à partir duquel il est possible d'accéder à la bombe atomique, NDLR), ainsi que d'arrêter leur réacteur à eau lourde. On nous a répondu que c'était impossible, qu'un accord allait être signé. Les seuls qui nous ont pris au sérieux et ont insisté sur le fait qu'il n'y aurait pas d'accord sans la modification de ces deux points étaient les Français. Un mois plus tard, tout le monde était en colère contre eux, et contre moi, mais les Iraniens ont finalement accepté les demandes françaises. C'était vraiment appréciable.
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Vous avez donc indirectement participé aux négociations ? Nous ne sommes pas membre des 5 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, NDLR). Israël est un très petit pays. Ce n'est pas une superpuissance et nous ne sommes même pas membre du Conseil de sécurité. Mais je pense que tous les participants comprennent qu'un Iran nucléaire est une menace pour la sécurité du monde pour les décennies à venir. Même s'il y a d'autres dossiers urgents comme les guerres en Irak et en Ukraine, c'est la priorité numéro un. L'Iran est le seul pays dont les leaders parlent de détruire et d'annihiler Israël. Donc tout le monde comprend qu'il faut nous écouter, car nous sommes le pays le plus directement menacé par l'Iran. D'autre part, nous possédons beaucoup de renseignements sur la République islamique, y compris certaines informations dont ne disposent pas les autres. Bien que nous n'ayons pas de statut formel (au Conseil de sécurité) et que, naturellement, nous ne pouvons pas dicter notre position aux pays du 5 1, nous possédons une influence très modérée mais significative sur ces pays. Mais votre prédécesseur, Dan Meridor, n'a-t-il pas admis qu'Ahmadinejad n'avait jamais appelé à rayer Israël de la carte ? Nous, Juifs, apprenons de notre triste histoire et prenons au sérieux tout ce que nous disent nos ennemis. Avant l'Holocauste, les gens nous affirmaient que le discours d'Hitler et des nazis n'était que de la rhétorique. Concernant les déclarations d'Ahmadinejad, si l'erreur de traduction provient des médias officiels iraniens, c'est bien qu'ils ont voulu faire passer un message. Les leaders iraniens répètent qu'Israël n'a pas le droit d'exister, que cet État est une terrible erreur qui devrait être corrigée. Cela sonne comme la rhétorique nazie des années quarante, et nous y sommes très sensibles. Souhaitez-vous vraiment qu'il y ait un accord final sur le nucléaire iranien ? Nous souhaitons un accord, mais à la condition qu'il soit complet et satisfaisant. Comme l'a rappelé Barack Obama, ne pas obtenir d'accord est meilleur qu'un mauvais accord. Et ce qui est actuellement sur la table est un mauvais accord. Et s'il n'y a pas de changement significatif de la position iranienne dans les deux semaines à venir, alors il n'y aura pas d'accord. Quels sont les points qui vous gênent ? À peu près tous. La question la plus importante est celle de l'enrichissement d'uranium : la meilleure façon pour l'Iran de développer la bombe dans les six ou sept prochaines années. Notre position initiale était que l'Iran ne devait pas avoir du tout de capacité d'enrichissement d'uranium. Un bon accord répondrait à la formule suivante : oui au nucléaire civil, non à l'enrichissement d'uranium. C'est très rationnel, car la plupart des pays qui développent leur industrie nucléaire civile n'enrichissent pas d'uranium.
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Mais les réformateurs iraniens arguent que le Traité de non-prolifération nucléaire leur offre ce droit. En outre, ils ne pourront se permettre de rentrer au pays sans cette victoire... Le problème, avec l'enrichissement, c'est qu'il a toujours un usage double. Dans la situation actuelle, le "breakout time", c'est-à-dire la période de temps nécessaire à l'Iran pour produire une bombe, est la clé du dossier. Si je me mets dans la tête d'un leader iranien, et me demande si je me lance dans la course à la bombe ou non, le dilemme serait le suivant : s'il ne faut qu'un an, alors cela prendrait au moins six mois aux Occidentaux pour détecter mon objectif et encore six mois ou un an pour convaincre le monde de remettre le système de sanctions en place. Donc, après un an et demi, j'aurais déjà acquis la bombe et le monde n'aura d'autre choix que de l'accepter. Au contraire, s'il me faut au moins trois ou quatre ans pour acquérir la bombe, cela serait beaucoup moins tentant. Mais cela ne fait-il pas au moins quinze ans que les services de renseignements occidentaux affirment que l'Iran aura la bombe "dès l'année prochaine" ? J'y viendrai, mais laissez-moi conclure sur l'enrichissement. Ce qui dicte le "breakout time", c'est le nombre opérationnel de centrifugeuses autorisé par l'accord final, le volume de stock d'uranium déjà faiblement enrichi, et enfin ce qui arrivera aux centrifugeuses restantes. Or, jusqu'ici, les Iraniens n'ont fait de concession que sur le stock d'uranium faiblement enrichi. En outre, la question la plus importante est toujours non résolue : la possible dimension militaire de leur programme nucléaire. L'Agence internationale de l'énergie a déclaré dans son dernier rapport que l'Iran ne coopérait pas et que les Iraniens continuaient de cacher leurs expériences militaires sur les dix à vingt dernières années. Pour l'heure, le choix n'est donc pas entre un bon ou un mauvais accord, mais entre un mauvais accord et pas d'accord du tout. Je demande (aux grandes puissances) de ne pas signer un mauvais accord avec l'Iran juste parce qu'il y a d'autres problèmes en Irak. Après l'affaire du "chickenshit", peut-on dire qu'il y a une fissure dans l'alliance entre les États-Unis et Israël ? Pas du tout. Il y a eu quelques incidents qui auraient dû être évités. Certains malentendus et peut-être de mauvaises expressions, de notre côté et peut-être aussi du côté américain. Mais le plus important est que la Maison-Blanche et le département d'État se sont immédiatement désolidarisés de ces propos. Je peux vous dire qu'entre nous, les relations ne sont pas bonnes : elles sont très bonnes. Si nous avons parfois des différences d'approches, par exemple sur l'accord intérimaire, cela n'a aucun impact sur notre amitié et notre coopération stratégique. Le dialogue s'est même davantage développé avec les États-Unis au cours des dernières années, avec la bénédiction de Barack Obama.
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Mais la récente lettre de Barack Obama au Guide suprême iranien, selon laquelle une coopération avec l'Iran contre les djihadistes de l'organisation État islamique était possible à condition de signer un accord sur le nucléaire, ne vous dérange-t-elle pas ? Tout d'abord, la Maison-Blanche n'a pas confirmé l'envoi de cette lettre (elle ne l'a pas démenti non plus, NDLR). Si cela est vrai, alors je pense pour ma part que c'est une erreur d'établir un lien entre le programme nucléaire iranien et toute autre question, notamment le combat contre Daesh (acronyme arabe de l'organisation État islamique, NDLR). Mais ces deux pays ne combattent-ils pas déjà le même ennemi en Irak ? Je ne veux critiquer personne, mais c'est une erreur de développer l'idée selon laquelle l'Iran pourrait utiliser d'autres événements au Moyen-Orient pour obtenir un meilleur accord sur le nucléaire. Que les Iraniens pourraient utiliser cette carte pour n'offrir aucune concession dans les négociations. Car la menace nucléaire iranienne pèse sur le futur du monde. Pensez-vous vraiment qu'un Iran nucléaire jetterait immédiatement sa bombe sur Israël ? Je ne peux pas vous le dire. Mais cela changerait le monde. Car un Iran nucléaire posséderait une dizaine ou peut-être même une centaine de bombes d'ici à peine dix ans. Et ce pays disposant déjà de missiles de très longue portée, il pourrait atteindre Paris et Londres dans deux ou trois ans, et même les États-Unis dans quatre ou cinq ans. Ce que les gens ne comprennent pas, c'est que l'Iran investit des milliards dans le développement de telles armes, malgré ses problèmes économiques. Et s'ils n'utilisent pas ces missiles, ils emploieront à coup sûr la menace. Mais ne pensez-vous pas que la République islamique souhaite utiliser cette puissance militaire à des fins dissuasives, notamment dans sa guerre froide qui l'oppose aux puissances sunnites du Golfe ? En outre, si l'Iran avait eu la bombe en 1980, jamais Saddam Hussein ne l'aurait envahi... Laissez-moi à nouveau revenir à l'histoire. Beaucoup de juifs estiment que la tension et l'animosité actuelles dans le monde sont encore plus fortes que celles entre les nazis et l'Occident avant la Seconde Guerre mondiale. Et il serait stupide de se focaliser uniquement sur les juifs. Et si ce que vous dites est vrai, alors pourquoi l'Iran finance-t-il et arme-t-il non seulement le Hezbollah (chiite) au Liban, mais aussi des groupes djihadistes sunnites comme le Hamas et le Jihad islamique ?
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Dimanche 9 novembre, 18 heures. La projection de Charlot soldat (1918), accompagnée par l'orchestre symphonique ­Divertimento, salle Pleyel, à Paris, s'achève. Les spectateurs sont ravis. Mais, dans la salle, un homme n'affiche pas le même sourire que le public. Il exulte littéralement en découvrant sur son smartphone, qu'il vient de rallumer, le coup de théâtre du week-end : la nouvelle version donnée par ­Jean-Pierre Jouyet du fameux déjeuner avec François Fillon. Après avoir nié, Jouyet reconnaît qu'il a évoqué l'affaire Bygmalion avec François Fillon. Il valide donc les informations
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Les communes concernées auront le choix. Le projet de loi de finances rectificative pour 2014 introduit, mercredi 12 novembre, une hausse de 20% de la taxe d'habitation dans les zones tendues, telles que Paris, sur les logements meublés qui ne sont pas des résidences principales. Cette majoration est proposée "dans les zones tendues et pour les collectivités qui le souhaitent" et son produit, estimé à 150 millions d'euros, sera versé au budget des communes, indique le ministère des Finances dans un dossier de presse. Cette taxe est "établie au nom de la personne qui dispose du logement, redevable de la taxe d'habitation, qu'il soit propriétaire ou locataire", précise le ministère. Un vote au conseil municipal pour ne pas appliquer la taxe "Le principe est simple, la taxe va dans les caisses des communes, si elles n'en veulent pas il suffira d'un vote en conseil municipal pour que la taxe ne soit pas applicable dans la commune. L'Etat n'oblige donc personne", a expliqué le ministre des Finances Michel Sapin. Les communes concernées sont celles dans lesquelles a été instituée la taxe sur les logements vacants (non meublés). Un dégrèvement est toutefois prévu pour les personnes contraintes de disposer d'un deuxième logement proche de l'endroit où elles exercent leur activité professionnelle, de même que pour "les personnes de condition modeste qui s'installent durablement dans une maison de retraite ou un établissement de soins de longue durée", précise le ministère.
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L'Assemblée nationale votera le 28 novembre sur la proposition de résolution socialiste invitant le gouvernement à reconnaître l'État palestinien, a-t-on appris mardi de source parlementaire. Le débat sur ce texte, qui n'a pas encore été formellement déposé, interviendra quelques jours avant le vote au Sénat, le 11 décembre, d'une résolution communiste sur le même sujet. Dans une version provisoire de la proposition de résolution, "l'Assemblée invite le gouvernement français à faire de la reconnaissance de l'État de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit". Le vote de l'Assemblée ou du Sénat ne vaudrait pas reconnaissance par le gouvernement mais il serait forcément très symbolique après celui du Parlement britannique mi-octobre et alors que la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ne cesse de plaider pour un Etat palestinien depuis son entrée en fonctions. Il y aura "à un moment - c'est une évidence - reconnaissance de l'Etat palestinien par la France", a déclaré samedi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. "La question, c'est quand et comment? Car il faut que cette reconnaissance soit utile aux efforts pour sortir de l'impasse et contribuer à un règlement définitif du conflit", a-t-il ajouté. L'inscription de la proposition de la résolution à l'ordre du jour le vendredi 28 novembre a été décidée mardi par la conférence des présidents de l'Assemblée, qui regroupe notamment les chefs de file des groupes politiques autour de Claude Bartolone (PS).
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Une nouvelle perquisition au cabinet d'un avocat risque d'envenimer davantage les rapports, déjà passablement tendus, entre l'institution judiciaire et le barreau. Une pétition vient d'être lancée, à l'initiative de trois des plus fameux pénalistes français - Mes Temime, Haïk et Dupond-Moretti -, demandant au président de la République qu'«une loi protège notre secret professionnel, qu'il s'agisse des écoutes téléphoniques, des saisies de documents confidentiels et des perquisitions».
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La police et les pompiers sont mobilisés, jeudi 13 novembre, pour retrouver un tigre en liberté sur la commune de Montévrain en Seine-et-Marne. Selon un officier supérieur du Codis, contacté par francetv info, l'animal a été repéré par des habitants vers 10h30, qui ont ensuite appelé les pompiers. Depuis, un dispositif a été mis en place pour identifier et retrouver le félin, avec au moins une vingtaine de personnes mobilisées pour quadriller le secteur, a détaillé à francetv info un membre de la police municipale de Montévrain. L’hypothèse d’une évasion de la ménagerie du cirque qui était présent à Montévrain jusqu’à samedi dernier est a priori à écarter, selon la mairie, contactée par Le Parisien. "Le cirque est parti depuis samedi et lors du contrôle sanitaire qui a précédé les représentations, les gendarmes n’ont pas constaté la présence d’un tigre, explique le cabinet du maire.
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A chaque jour son couac ? Le secrétaire d'Etat chargé du Budget Christian Eckert (PS) n'exclut pas de nouvelles hausses d'impôts en 2015. Jeudi dernier, le président de la République l'annonçait très solennellement sur TF1, face aux Français : «Il y aura une baisse d'impôt telle que je l'ai annoncée. La taxe d'habitation sera bien alourdie pour certaines résidences secondaires La taxe d'habitation sera bien alourdie pour certaines résidences secondaires A partir de l'année prochaine, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit» jusqu'au terme de son quinquennat. Même Martine Aubry, qui fustige souvent le manque de clarté du chef de l'Etat, ne pourrait se méprendre en entendant cette phrase. Ce jeudi pourtant, une semaine plus tard, Christian Eckert semble donner un coup de ciseau dans le contrat : «On ne peut pas graver dans le marbre une situation qui dépend d'un contexte international que nous ne maîtrisons pas», a-t-il déclaré un peu avant 8 heures sur RTL. Vingt minutes plus tard, sur iTélé, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a donné tort à Christian Eckert : «La porte est fermée, il n'y a pas à discuter de ce sujet. Il n'y aura pas de hausse d'impôt décidée par le gouvernement en 2015».
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"Un doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" des déclarations de patrimoine des trois élus UMP. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) annonce, jeudi 13 novembre, avoir transmis les dossiers des députés Bernard Brochand et Lucien Degauchy et du sénateur Bruno Sido au procureur de la République de Paris. L'institution évoque, notamment, "l'omission d'avoirs détenus à l'étranger". Il s'agit de faits "susceptibles de constituer des infractions pénales", précise-t-elle dans un communiqué de presse. Lucien Degauchy plaidait la bonne foi Dans les colonnes du Monde, à la fin octobre, Lucien Degauchy reconnaissait avoir eu un compte non déclaré en Suisse, avec un solde de 100 000 euros. "C'était un héritage, je n'ai d'ailleurs jamais versé un centime dessus, expliquait l'élu de l'Oise au quotidien. En 1981, au moment où Mitterrand faisait peur à tous les commerçants, mon père, maraîcher, avait ouvert un compte à la Banque cantonale de Genève et l'a mis à mon nom." L'argent devait servir à ses enfants, "en cas de besoin". En 2013, les serres et récoltes de son fils sont détruites par un orage de grêle. "J'ai pensé que les dernières volontés de mon père allaient pouvoir être exaucées, assure Lucien Degauchy. J'ai régularisé la situation, payé les droits et les pénalités – près de 30 % – et j'ai fermé ce compte. Aujourd'hui, on me reproche de ne pas l'avoir déclaré plus tôt." Bruno Sido évoque une question "familiale et privée" Dans un communiqué envoyé peu avant l'annonce de la Haute autorité, Bruno Sido, par l'intermédiaire de son avocat, a indiqué avoir omis dans une déclaration de patrimoine remontant à 2011, l'existence d'un "compte à la banque cantonale vaudoise" dont il avait hérité en partie, et pour lequel il a procédé à une régularisation en 2013. "Il ne s'agit en aucune façon d'argent public, ni d'un sujet lié à ses mandats électifs, mais au contraire d'une question d'ordre familial et privée", a précisé sa défense.
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Burkina Faso : le changement dans la continuité

resistance 2014-11-09 19:23:58

Y'a bon colonisationVingt-cinq ans après la chute du mur de Berlin, loin de l’opulence des pays riches, la diplomatie occidentale continue de frayer avec les dictateurs qu’elle paye grassement pour engager des guerres par procuration. En clair, pour lutter contre ses propres ennemis. Le dernier exemple en date est celui de l’ex-Président du Burkina Faso Blaise Compaoré, déposé à la faveur d’un soulèvement populaire.

Le curriculum vitae de l’ex-dictateur retrace l’une des périodes les plus sombres de l’Afrique contemporaine. Le Burkina Faso s’appelait la Haute-Volta et était encore une colonie française lorsque naquit dans une petite ville au nord de Ouagadougou Blaise Compaoré, en 1951. Fils d’un ancien tirailleur, il s’engage dans l’armée de son pays après être passé par des écoles militaires, au Cameroun, au Maroc puis à l’École d’infanterie située à l’époque à Montpellier. Le beau Blaise comme on l’appelait à cette époque en raison de son physique avantageux est affecté en 1981 à la tête du centre national d’entraînement commando où il succède à un certain Thomas Sankara. Celui-ci est son aîné de deux ans. Les deux hommes s’étaient liés d’amitié lors d’un stage d’instructeur parachutiste à Rabat, en 1978. Au sein de l’armée voltaïque, le duo fonde avec d’autres camarades de promotion le Regroupement des officiers communistes. La Haute-Volta est alors en proie à des coups d’État militaires à répétition depuis son accession à l’indépendance, le 5 août 1960. Cette instabilité chronique profite aux courants progressistes, dont l’idéologie influence la génération montante des officiers subalternes à laquelle appartiennent Thomas Sankara et Blaise Compaoré, principaux acteurs de la Révolution de 1983. Le premier nommé parvient finalement au pouvoir le 4 août 1983 et préside par la même occasion le Conseil national de la Révolution. Thomas Sankara fait rapidement changer le nom de la Haute-Volta, nom issu de la colonisation, en un nom issu de la tradition africain, le Burkina Faso, ce qui signifie le pays des hommes intègres. Il définit son programme comme anti-impérialiste, notamment dans son discours d’orientation politique. Ce dernier, comme son nom l’indique, est la référence théorique de la révolution. Blaise Compaoré est ministre dans ce gouvernement qui entend privilégier les éléments les plus fragiles de la société. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné dans un énième coup d’État. Accusé d’être le cerveau derrière la disparition tragique de son ami et prédécesseur, Blaise Compaoré nie toute implication. Vingt-sept ans après les faits, le mystère de cette disparition reste entier. Le gouvernement français de l’époque, un gouvernement de cohabitation avec Jacques Chirac Premier ministre et François Mitterrand président de la République, ainsi que plusieurs gouvernements africains proches de la France, sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans les événements qui ont précipité la fin de Thomas Sankara et de treize de ses compagnons. Le comité des droits de l’homme des Nations Unies a condamné en 2006 le Burkina Faso pour « refus d’enquêter sur les circonstances de la mort de l’ancien chef d’État ». Blaise Compaoré n’en a pas moins continué son parcours en entretenant des relations très étroites avec Paris, ce qui lui permet de promouvoir les intérêts de l’ex-puissance coloniale en Afrique. Son clan a en parallèle soutenu activement les milices de Charles Taylor au Liberia et en Sierra Leone, participé à des trafics de diamants au profit du mouvement rebelle angolais de l’UNITApour finalement jouer un rôle trouble vis-à-vis de certains groupes armés qui ont occupé le nord du Mali à partir de début 2012. Compaoré est aussi devenu un courtier politique au profit des États-Unis. Ces derniers disposent depuis 2007 d’une base dans la capitale burkinabé. Cette base constitue un réseau d’espionnage dans la région avec des avions espions survolant la Mauritanie, le Mali et le Sahara. Par ailleurs, l’Oncle Sam a offert en début d’année des équipements militaires d’une valeur totale de 1,8 million de dollars comme « matériel de soutien pour les forces de maintien de la paix burkinabé » (sic). Ce n’est pas pour rien que le quotidien Le Monde titrait le 26 avril 2010 son article consacré à la présidentielle gagnée par le président burkinabé avec près de 81 % des voix : « Blaise Compaoré, ex-putschiste devenu artisan de la stabilité en Afrique ». Alors que le président déchu a été exfiltré par les forces spéciales françaises en Côte d’Ivoire, le nouvel homme fort du pays semble être le lieutenant-colonel Isaac Zida. Adoubé par l’armée, il a affirmé lundi 3 novembre vouloir ouvrir la porte à un régime de transition dirigé par un civil. Paris et Washington ne semblent pas inquiets de la tournure des événements. Le nom du futur dirigeant importe finalement peu, du moment que l’armée, équipée et entraînée par l’Occident, soit en mesure de mettre fin à toute situation instable. Nous assistons en quelque sorte à une valse des dictateurs, comme si finalement personne n’était descendu dans la rue pour les destituer. Rien ne serait pire pour les puissances occidentales qu’un régime islamique, nous dit-on. Ces basses manœuvres seraient donc organisées pour conjurer la fièvre islamiste. Soit. Mais est-il possible que personne ne se rende compte que cette politique, basée sur l’ingérence et le mépris des peuples, ne fait qu’alimenter la popularité des groupes djihadistes, perçus comme la seule alternative anti-impérialiste et révolutionnaire dans ces régions ? Bruno Delahaye, ex-responsable de la cellule africaine de l’Élysée, affirmait dans un entretien publié par le Figaro le 12 janvier 1998 qu’il avait dû recevoir dans son bureau quatre cents assassins et deux mille trafiquants de drogue. « On ne peut pas ne pas se salir les mains avec l’Afrique », ajouta-t-il. Tout n’est pourtant qu’une question de volonté. Il semble néanmoins qu’on s’achemine vers un changement dans la continuité. Dommage que les Africains soient les derniers à en profiter. Le continent noir est sous pression. Les troubles qui ne manqueront pas d’éclater à terme auront au moins le mérite de clore cette partie de l’histoire que d’aucuns ont appelée à tort la décolonisation. Capitaine Martin

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C'EST LA FETE

CHARLIEHEBDO 2014-11-05 09:37:50

Toute l'annee

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LA SOLUTION

Le Panda 2014-11-03 08:25:07

IL ARRIVELa France ne possède pas la force ni la puissance de tenir avec le même président et le même gouvernement jusqu’en 2017. Il suffit de constater ce qui se passe au quotidien, le plus grand contexte reste de savoir comment sortir du piège dans lequel les électeurs se sont empêtrés eux-mêmes, sans que personne ne leur demande. Enlevé l’actuel pour le remplacer par le sortant c’est presque une folie du même calibre, nous savons ce que cela a donné. Donc il reste de donner la parole au peuple avant que ce dernier ne se révolte et finisse ensemble par prendre des skuds sur le coin de la figure à défaut de grenade offensive dans le cadre d’une manifestation à venir. Les verts feraient mieux d’aller brouter l’herbe du plateau des milles vaches plutôt que de vomir sur une situation à laquelle ils ont contribués, ce n’est pas un leurre, loin s’en faut c’est du réalisme. Monsieur le Président essayez de sortir la tête haute, alors il est évident que des Charles de Gaulle il n’y en a eu un seul. C’est surement pour cela que tous les arrivistes veulent lui emboiter le pas. La solution tend la main mais le règne du pouvoir reste pour certains le plus fort. La dissolution ne servirait à rien car nous assisterions à une cohabitation inutile. Le peuple de la France veut une autre Président, alors Monsieur Hollande essayez de sortir avec un peu d’élégance nous ne parlons nullement de vestimentaire. Mais en provoquant comme l’avait Charles de Gaulle vous sortiriez de l’histoire avec un regain de taches autres que mensonges et duperies comme celles que nous vivons depuis plus de trente ans. Nous sommes début novembre 2014 il y a fort à parier que la livraison de ce que nous appellerons modestement la flotte venant de France ira alimenter la flotte Russe. Où le gouvernement va devoir aller pour redorer le blason de la France ? A priori l’entente le 1er ministre et le président de la République ne passeront pas les vacances ensemble en fin d’année, ni sur les grandes vacances.  Mediapart assure, chiffres à l'appui, que la rémunération des conseillers du premier ministre a grimpé de 10% par rapport au début du quinquennat. Matignon se défend et évoque un effet d'optique. À la recherche de 50 milliards d'économies d'ici à 2017, l'heure est aux restrictions budgétaires au gouvernement. Manuel Valls est le maître d'œuvre de ce plan d'austérité, imposé à tous les Français, il semble toutefois avoir oublié de l'appliquer à Matignon. Selon les calculs de Mediapart, réalisés sur la base d'un rapport annexé au projet de loi de finances PLF 2015, les salaires des conseillers du premier ministre ont augmenté de 1019 euros par mois en moyenne par rapport à 2012, soit une hausse de 10%. Une information jusque-là éclipsée par la baisse générale des effectifs des cabinets ministériels, saluée la semaine dernière par la presse. S'agissant des membres des cabinets, les effectifs du 1er août 2014 sont en nette diminution par rapport à 2013. Parallèlement à la baisse du nombre de ministères 32 au lieu de 38, les effectifs des membres de cabinets sont en effet passés de 565 à 461 équivalents temps plein 18,4%, peut-on lire dans le rapport en question, baptisé le jaune dans le jargon parlementaire. À cela s'ajoute un meilleur contrôle des primes de cabinet, que les conseillers perçoivent en plus de leur traitement de base. S'agissant des indemnités pour sujétions particulières ISP, qui sont plus directement maîtrisables, les dotations annuelles sont en baisse de 8,9 % par rapport à 2013, et sont inférieures de 16 % à la moyenne de la période 2007-2011, indique le même texte. Des primes en hausse. CLAIRSelon Mediapart, qui a fait les comptes en s'appuyant sur les jaunes 2015 et 2014, Matignon s'est exonéré de ces efforts budgétaires depuis l'arrivée de Manuel Valls début avril, en augmentant notamment les rémunérations de ses conseillers. Dans le rapport annexé au PLF 2015, on découvre que son cabinet employait au 1er août dernier 55 personnes pour une rémunération globale de 7millions 070054 euros. Soit un salaire brut mensuel de 10 mille 712 euros moyenne par conseiller. Comparaison, en 2013, le cabinet de Jean-Marc Ayrault comptait 67 conseillers pour une rémunération brute globale de 8 millions 125.556 euros, soit 10 mille 106 euros en moyenne par personne. Un an auparavant, son cabinet était pourvu de 63 membres 7 millions 328 311 euros de rémunération globale, 9 mille 693 euros mensuels en moyenne par conseiller. L'actuel chef du gouvernement aurait donc majoré de plus de 10% le traitement de ses conseillers par rapport à ce qui avait cours au début du quinquennat. C'est n'importe quoi, nous n'avons pas augmenté les rémunérations des membres du cabinet, se défend l'entourage de Manuel Valls, en évoquant un simple effet d'optique. Jean-Marc Ayrault, le cabinet était composé d'un peu moins de contractuels qu'actuellement. Ils occupaient des postes moins importants et coûtaient donc moins cher, justifie un proche du 1er ministre. Depuis, on a baissé les effectifs on dépense moins en primes de cabinet. Si les salaires semblent avoir augmenté, c'est en raison du plus grand nombre de contractuels qui coûtent plus chers que les fonctionnaires. Une analyse incomplète. René Dosière, spécialiste des finances de l'État, l'analyse de Mediapart est loin inexacte, mais simplement incomplète. J'ai travaillé sur les mêmes données et je n'arrive pas à la même conclusion car je n'ai pris dans mon calcul que le cabinet civil, alors que le journaliste de Mediapart a aussi tenu compte du cabinet militaire», explique le député PS. Selon ce dernier, la rémunération moyenne des conseillers (civils) de Manuel Valls n'est pas en hausse, mais en baisse de 1,3% sur un an. En 2013, primes comprises, un membre du cabinet civil de Matignon touchait en moyenne 13 mille 307 euros par mois. Un an plus tard, ce chiffre est tombé à 13 mille 134. Le calcul par Mediapart est-il pour autant faux? Non, juge René Dosière, qui estime qu'il est simplement moins précis que le sien, puisqu'il ne prend notamment pas en compte les primes de cabinet. Il mérite toutefois une explication car 10% de hausse c'est beaucoup, poursuit l'élu de l'Aisne, qui y voit une «évolution probable de la nature des personnels. Contrairement à ce que dit Matignon, il n'y a pas plus de contractuels qu'avant, mais les fonctionnaires mis à sa disposition sont peut-être plus expérimentés et font ainsi grimper les rémunérations», conclusions de par les spécialistes. Celui qui rêve mais n'agit pas cultive le cauchemar, écrit William Blake. C'est avec des mots comme ceux-là en tête que certains font le choix noble et souvent dérisoire de s'engager pour une patrie, une idée ou, plus largement, une cause. Dans notre époque nihiliste et matérialiste où même les jeunes se soucient davantage de leur bien-être que de leur bravoure, il faut saluer l'engagement pour lui-même, si tant est qu'il ne heurte pas la conscience. L'anarchisme ne heurte pas la mienne. Aux termes du Larousse, l'anarchisme est une conception politique et sociale qui se fonde sur le rejet de toute tutelle gouvernementale, administrative, religieuse, et qui privilégie la liberté et l'initiative individuelles. Comme ça nous ferait du bien ! On dit que les opposants au barrage de Sivens étaient des anarchistes. Parmi eux, un homme de 21 ans est mort, Rémi Fraisse. Cela devrait tous nous accabler. Ces jeunes qui rêvent d'une autre société, d'un autre avenir que celui qui se dessine aujourd'hui dans notre pays tellement normé et borné mènent un combat digne. À ce titre, les voir se tromper d'ennemis. Ils pèchent par naïveté. Nous avons besoin d'entrer de nouveau dans la bataille Clément Méric, a succombé aux coups de quelques skinheads grotesques, Rémi Fraisse, en s'en prenant à des CRS, n'avait pas le début du commencement d'une chance de provoquer quoi que ce soit qui déstabilisât une quelconque puissance dans notre pays ou ailleurs. Voulant s'attaquer au fascisme, Clément Méric se trompait d'époque. Rémi Fraisse, s'il avait voulu défendre l'environnement, aurait davantage pu arriver à ses fins en allant travailler à la Commission européenne, dans une entreprise d'énergies vertes ou pour une ONG internationale qu'en campant dans le Tarn. Bernanos écrit : C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à température normale. Quand la jeunesse refroidit, le reste du monde claque des dents. Qui ne voit pas comme nous sommes devenus mous en France, faibles, résignés, subventionnés, comme une révolte générale serait saine, nous avons besoin d'entrer de nouveau dans la bataille, nous les guerriers transformés en veaux par les ânes qui nous gouvernent? Des Rémi Fraisse, il en faudrait partout et il n'y en a presque plus nulle part. Quel avenir les enfants de France préparent-ils? Aux armes ! Le panda Patrick Juan  

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Georges Moustaki - Ma Liberte (Live) par STARDUST72 Cela ne peut mieux s'appliquer Ms les plus grands les humbles ne sont plus là dommage, merci Monsieur Reggiani
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Les hommages à Rémi Fraisse, le manifestant tué sur le barrage de Sivens (Tarn), se poursuivent dimanche 2 novembre. A Paris, près de 300 personnes se sont rassemblées, dimanche après-midi, place de Stalingrad, au cours d'une manifestation non autorisée et sous haute surveillance. De source policière, 78 personnes ont été interpellées aux abords de la place et dans l'est parisien. Seize d'entre elles ont été placées en garde à vue, précise la préfecture de police de Paris. Certains d'entre eux portaient "des marteaux, des pinces, des casques, des poings américains, des pétards et des engins incendiaires", a-t-on expliqué. "Tout est fait pour dissuader les groupes à risque de venir" à cette manifestation, a précisé la préfecture de police. Les policiers ont aussi procédé dès le début de l'après-midi à des contrôles de sacs et d'identité, notamment de jeunes portant des T-shirt aux slogans hostiles à la police. Un sit-in pacifique organisé sur le Champ de Mars Les gendarmes ont brièvement fait usage de bombes de gaz lacrymogène lorsque, vers 16h30, les manifestants ont essayé de forcer un barrage. Les manifestants se sont dispersés dans le calme, vers 18 heures. A l'autre bout de la ville, un sit-in pacifique a rassemblé 700 personnes sur le Champ de Mars, à l'appel de France Nature environnement (FNE). Plusieurs représentants politiques sont sur place, à l'instar d'Emmanuelle Cosse et Pascal Durand, d'Europe Ecologie-Les Verts, rapporte une journaliste sur Twitter.
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La grève de la CGT, prévue mardi 4 novembre, ne devrait finalement pas perturber les usagers des transports en commun. La SNCF prévoit en effet un trafic normal sur les grandes lignes et en Ile-de-France, annonce l'entreprise, dimanche 2 novembre. Des perturbations sont toutefois attendues sur certaines lignes Intercités et TER, notamment à Tarbes, Agen, Orléans, et dans la région de Marseille. Vendredi, la RATP tablait vendredi sur "un trafic normal ou quasi normal" dans les métros, RER, bus et tramways, avec "quelques perturbations possibles, très ponctuellement" pour les bus. La régie devrait affiner ses prévisions dimanche soir ou lundi matin, une fois connu le nombre précis de grévistes déclarés. Des rassemblements dans plusieurs villes L'Union interfédérale des transports (UIT), qui chapeaute les fédérations CGT des transports, avait lancé, vendredi, un appel à la grève afin de dénoncer la politique de "privatisation" et de "mise en concession" menée dans ce secteur. "C'est l'usager qui est le perdant car cette logique du 'bas coût' assure un service dégradé", écrit la CGT-Cheminots dans un communiqué. Des rassemblements sont prévus dans une trentaine de villes, dont Lille, Nantes, Rennes, Nice ou encore Marseille. Des préavis de grève ont aussi été déposés par la fédération CGT des services publics, "notamment pour les personnels de l'entretien des routes qui dépendent des conseils généraux", indique Dominique Launay, secrétaire général de l'UIT-CGT. Par ailleurs, les militants CGT et FO de l'Énergie devraient grossir les rangs du cortège parisien. Les marins se joignent également au mouvement de grogne pour dénoncer entre autres le "désengagement de l'Etat", qui a "laissé mourir la SNCM face à une concurrence exacerbée".
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Marine Le Pen tient bien son rôle de première opposante à François Hollande. La présidente du Front national assure ainsi dans une interview accordée au Journal du dimanche qu'"aujourd'hui, il n'y a plus de président de la République en France", mais "seulement des préfets interchangeables, là pour appliquer une politique imposée de l'extérieur". Revenant sur la première moitié du mandat de François Hollande, Marine Le Pen assure qu'"il n'a rien fait", restant "sur la pente de Nicolas Sarkozy, celle de l'effondrement économique et social du pays", tout en ajoutant "une pincée de division de la société". Un sondage BVA pour Orange publié jeudi indique que la cote de popularité François Hollande a une nouvelle fois baissé, atteignant 20 % d'opinions positives au mois d'octobre. Seuls 10 % des sondés estiment que la politique du président est "efficace". "Purger le malentendu gigantesque" Marine Le Pen se prononce donc une nouvelle fois pour la dissolution de l'Assemblée, assurant qu'il "n'y a pas d'autre moyen pour purger le malentendu gigantesque né de la mise en oeuvre d'une politique rejetée par l'immense majorité des Français". La présidente du parti d'extrême droite affirme par ailleurs qu'elle ne craint pas la concurrence d'Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'"ils sont dans un état d'esprit de combat pour la deuxième place, comme le PS".
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La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal a affirmé qu'elle "ne laissera quiconque porter atteinte à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires", tout en appelant à ne pas "minimiser ni dramatiser" leur survol par des drones. "En aucun cas, je ne laisserai quiconque, parce que j'entends déjà les déclarations d'un certain nombre d'associations, porter atteinte à la crédibilité et à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires", a déclaré dimanche la ministre lors du Grand Rendez-vous Le Monde/i>Télé/Europe1. "Il faut savoir raison garder : ne pas minimiser, mais ne pas dramatiser non plus", a-t-elle ajouté. "Nous ne dramatisons pas parce que les survols de centrales aujourd'hui ne font peser aucun risque sur ces centrales, qui sont construites pour résister aux secousses sismiques et même aux chutes d'un avion sur une centrale", a souligné la ministre. Un nouveau survol de cinq centrales nucléaires vendredi soir par des petits drones a plongé les autorités dans l'embarras, le mystère restant entier sur leurs responsables et les motivations de ces derniers. Ni le ministère de l'Intérieur, ni la gendarmerie nationale n'ont souhaité commenter ces événements, pas plus que le gestionnaire des centrales, le groupe EDF. "Des moyens d'alerte" mis en place "Nous ne prenons pas à la légère (ces faits), nous avons eu dès hier des réunions de concertation avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Défense (...), nous avons mis en place des moyens d'alerte pour identifier la source de ces survols", a précisé Ségolène Royal. Interrogée sur les personnes ou organisations pouvant en être à l'origine, elle a déclaré : "Nous n'avons aucune piste. Nous le saurons rapidement. Je ne vais faire aucune supputation ni hypothèse." Elle a aussi mis en garde contre des réactions trop fortes contre les drones. "Il ne faudrait pas non plus qu'à la suite de ces événements il y ait des réglementations trop strictes qui interdisent le déploiement de ces technologies, qui font partie d'ailleurs des 34 plans industriels de la France du futur", a-t-elle toutefois souligné. Elles "rendent des services considérables en matière de cartographie, d'observation du réchauffement climatique", a-t-elle plaidé.
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Les drones inquiètent, et les autorités comptent bien remédier à cela. Alors que de nouveaux survols de centrales nucléaires par des drones auraient eu lieu vendredi soir entre 19 heures et minuit, Le Parisien révèle ce dimanche que, désormais, les gendarmes auront le droit d'abattre les petits engins sans pilote lorsqu'ils approchent de sites nucléaires. Ainsi, si les tirs restent interdits "en direction de l'îlot nucléaire et au-dessus du site dit conventionnel", comme cela a été formulé lors d'une réunion vendredi au ministère de l'Intérieur, les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) seront renforcés, et pourront se servir de leurs fusils à pompe pour neutraliser les drones à proximité d'une centrale nucléaire. Cité par le quotidien, un des participants souligne la difficulté de la nouvelle mesure, affirmant que "c'est un peu comme aller à la chasse au canard". La raison des survols encore inconnue La question de la sécurité des sites liés à l'atome est de nouveau soulevée depuis quelques semaines alors que des drones ont survolé depuis le 5 octobre quatorze centrales nucléaires dans l'Hexagone. Si EDF, qui exploite les centrales, évoque des incidents "sans conséquence", le survol de sites nucléaires est néanmoins interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1 000 m d'altitude autour des centrales et est passible d'une année d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Le Parisien rappelle par ailleurs que les possibilités d'interception des drones restent très limitées, et que "seules les patrouilles des agents EDF et les rondes des gendarmes ont permis de détecter les drones". L'exécutif pourrait ainsi demander à EDF d'équiper les sites de caméras de vidéosurveillance, d'autant plus que la raison de ces survols est encore inconnue.
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Après le rapport alarmant du Giec sur l'état du climat, Ségolène Royal et Laurent Fabius appelent à une "mobilisation universelle et immédiate". "Ses premiers impacts sont ressentis partout dans le monde et le chemin actuel conduirait à une hausse des températures bien au-delà des 2°C acceptables", déclarent les ministres dans un communiqué. John Kerry a également, quelques minutes plus tôt, fustigé ceux qui contestent la science du climat et mettent en danger "nos enfants et petits-enfants".
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Climat : la nouvelle évaluation alarmante des experts Il reste "peu de temps" pour réussir à maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, l'objectif de la communauté internationale, ont estimé les experts sur le climat aujourd'hui à Copenhague. "Nous avons peu de temps avant que la possibilité de rester sous les 2°C ne disparaisse", déclare dans un communiqué Rajendra Kumar Pachauri, le président du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat). Cette évaluation globale de l'état des connaissances sur le changement climatique est la cinquième publiée par le Giec après celles de 1990, 1995, 2001 et 2007. Le Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) juge que les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître d'ici 2100. Réduire fortement les émissions mondiales de gaz à effet de serre "n'affectera pas significativement la croissance", affirment les experts. Des efforts "ambitieux" de réduction de gaz à effet de serre feraient baisser de 0,06 point le taux mondial de croissance, estimé entre 1,6 et 3% par an au cours du 21e siècle, mais "plus nous attendons pour agir, plus ce sera coûteux", avance le Giec. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont atteint les niveaux les plus élevées depuis 800.000 ans, selon le rapport. Les experts soulignent que les populations les plus vulnérables, notamment celles des pays les moins développés, auront moins de moyens pour faire face aux impacts du changement climatique. Ce rapport est le fruit d'un travail colossal de partage des connaissances (30.000 études passées en revue) a été rédigé par 800 scientifiques (climatologues, économistes, etc.), commenté par 1000 de leurs pairs et révisé par 2000 relecteurs. Il doit servir de base scientifique aux responsables politiques dans les négociations internationales visant à limiter le réchauffement et qui doivent aboutir fin 2015 à Paris à un accord global.
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La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a évoqué "une erreur d'appréciation" au sujet du barrage de Sivens, dimanche 2 novembre lors du Grand Rendez-vous La Monde/i Télé/Europe 1. Elle estime que l'ouvrage "ne serait plus possible" aujourd'hui. "Il y a eu manifestement une erreur d'appréciation", a déclaré la ministre. "La durée de la réalisation, d'obtention d'autorisations, des délais, est beaucoup trop longue sur ce type d'équipement, ce qui fait qu'au moment où les travaux commencent, souvent les ouvrages sont périmés", a-t-elle expliqué. "Aujourd'hui, une décision de construction d'un ouvrage tel que celui-ci ne serait plus possible". La mort de Rémi Fraisse La construction du barrage de Sivens est au coeur de nombreuses manifestations, et d'affrontements entre militants écologistes et forces de l'ordre. Dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 octobre, Rémi Fraisse, un jeune manifestant de 21 ans, est décédé sur le site du barrage.
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L’étude Ipergay, menée par des scientifiques français sur 400 volontaires, consiste en des tests de prévention contre le sida. Nathan, 26 ans et homosexuel, y a participé. Le Truvada est un médicament normalement prescrit aux malades du sida dans le cadre de la trithérapie. "Je prends ces petits cachets bleus lorsque je sais que je vais avoir des rapports à risque ; quand, par exemple, en week-end je sais que je vais boire un peu, faire la fête et peut-être être exposé", explique Nathan. Une étude plus ancienne a montré que le médicament en prise quotidienne réduit le risque d’infection de plus de 40%. De nouveaux résultats révèlent qu’une prescription ponctuelle lors de rapports à risque serait encore plus efficace. "Nous avons une efficacité de l’ordre de 80%, sur des résultats qui demandent encore à être confirmés", indique le professeur Jean-Michel Molina, coordinateur de l’étude Ipergay. Autoriser son utilisation préventive Les participants ont eu un suivi médical tous les deux mois, car le Truvada présente des risques de toxicité pour les reins. Pas question de l’autoriser en vente libre. L’association "Aides" demande son autorisation préventive à condition d’avoir une ordonnance. Mais chaque boîte coûte près de 500 euros. "J’aimerais que le médecin puisse en prescrire à tous les patients qui en feraient la demande et qui présenterait un risque de contamination du fait de leur situation sociale, de leur vulnérabilité par rapport au VIH", propose Christian Andreo, directeur communication "Aides". Combiné au préservatif, le Truvada pourrait aider à réduire le nombre de nouvelles contaminations, environ 6 000 cas par an en France.
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Gain de temps et d'argent Grâce à ces mesures, le ministère de l’Intérieur espère faire grimper d’ici quatre ans de 30?% à 50?% le taux de candidats passés par la conduite accompagnée. Un virage qui permettrait de désengorger les centres d’examens, car les candidats aguerris par les heures de route en famille ont presque 20?% de chances de plus que les autres de décrocher l’ex-papier rose du premier coup. « Cela va aussi permettre de réduire le coût global du permis d’environ 500 €, affirme le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, car il y a moins d’heures de leçon à prendre. » Actuellement, l’examen coûte 1?500 €… Mais pour les 40?% de candidats qui essuient un premier échec, la facture peut grimper en flèche, et les délais d’attente pour repasser devant l’examinateur culminent à 98 jours, en moyenne. Moins d'accidents ? Donner le volant aux jeunes dès 15 ans répond aussi à un objectif de prévention routière, selon Bernard Cazeneuve, puisque les aspirants automobilistes « auront plus de temps pour intégrer les bonnes pratiques ». Mais sur ce point certains spécialistes restent dubitatifs. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, parle même de leurre. « La conduite accompagnée telle qu’elle se pratique en France ne suffit pas, affirme-t-elle. Dans les pays nordiques, où le système marche bien, ce n’est pas 3?000 mais 7?000 km que doivent faire les jeunes. » La Ligue contre la violence routière voudrait aussi « exiger des accompagnateurs qu’ils n’aient jamais fait l’objet de suspension de permis, ce qui n’est pas le cas pour l’instant ». Cependant, alors que les jeunes peinent à trouver des volontaires prêts à les regarder martyriser tous les week-ends la boîte de vitesses l’encadrement plus strict de la conduite accompagnée n’est pas encore à l’ordre du jour. C'est plus que de la folie alors pourquoi ne pas le faire passer par les écoles c'est de l'enseignement ou alors autant leur offrir comme pour le BAC :twisted:
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Déverrouiller l’économie française Promouvoir la transparence, simplifier les règles et défendre le sens de l'intérêt général sont les trois exigences du futur projet de loi pour libérer la croissance. Des travaux en cours, le ministre a retenu trois grandes priorités de réforme : - lever les freins à l’activité, c'est-à-dire ouvrir certains secteurs et certaines professions comme les transports par autocars, les professions réglementées ou encore du logement et de l'urbanisme commercial ; - investir, c'est-à-dire rénover le cadre d'intervention de l'Etat actionnaire, mieux gérer les délégations de service public et les partenariats publics-privés ou encore réformer l'actionnariat salarié ; - travailler, c'est-à-dire rénover le cadre prudhommal ou encore simplifier le travail dominical. Emmanuel Macron dénonce trois maladies en France « Pour réussir, notre pays doit affronter trois maladies. La défiance, d’abord : les Français sont les plus pessimistes du monde en ce qui concerne leur avenir économique. La complexité, ensuite : le poids des lois et des règlements est devenu insupportable. Les corporatismes, enfin : ils entravent notre capacité à nous transformer. Pour libérer l’activité, il faut donc faire confiance et laisser ceux qui sont sur le terrain, au plus près de la réalité, faire les choix qui les concernent. Il faut aussi simplifier, drastiquement : la complexité et l’opacité sont toujours une protection pour les plus riches et les plus connectés, alors que les plus fragiles en sont les premières victimes. Il faut enfin retrouver le sens de l’intérêt général : pour y parvenir, il est impératif de nommer les problèmes et de poser les choses à plat, afin de réunir toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté. Voilà les trois principes qui guident ce projet de loi pour l’activité et l’égalité des chances économiques. » Les négociations avec les ministères, les professionnels, partenaires sociaux et les parlementaires sont en cours ou vont s'ouvrir. A la mi-novembre, le ministre présentera des dispositions supplémentaires. Le projet de loi devrait être finalisé à la mi-décembre et adopté par le Parlement avant le printemps 2015.
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Vous avez décroché de l'actualité pendant le week-end ? Petite séance de rattrapage avec les informations à retenir des deux derniers jours. Burkina Faso : condamnations internationales et prise de contrôle de la télévision La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a vivement condamné dimanche 2 novembre la prise de pouvoir annoncée par l'armée emmenée par le lieutenant-colonel Zida au Burkina Faso. Des coups de feu ont éclaté dimanche au siège de la radio-télévision burkinabè, à Ouagadougou, où l'opposition manifeste pour dénoncer la « confiscation » par l'armée de la transition politique. Manifestation des partis de l'opposition contre la prise de pouvoir par l'armée suite à la chute du régime de Blaise Compaoré. Sivens : manifestations à travers la France Après les manifestations violentes de Nantes, Toulouse et Dijon, samedi, c'est à Paris que deux manifestations se sont déroulées : au Champs de Mars et à Stalingrad où des interpellations ont eu lieu. A Sivens, plusieurs milliers de personnes ont marché du campement des opposants jusqu'à l'endroit où Rémi Fraisse est mort. Samedi 1 novembre 2014, à Toulouse : la manifestation en hommage à Rémi Fraisse dégénère. Sur Europe 1, la ministre de l'écologie Ségolène Royal a affirmé qu'un tel projet « ne serait plus possible aujourd'hui ». Scrutin contesté dans l'est de l'Ukraine Les séparatistes prorusses qui contrôlent les régions Donetsk et Loughansk, dans l'est de l'Ukraine organisaient des élections, dimanche. Un scrutin qualifié de « farce » par Kiev et critiqué par l'Union européenne qui y voit une menace pour la paix dans la région. Moscou a reconnu, dimanche soir, les résultats qui placeraient largement les rebelles en tête. >> Lire : Elections de façade et luttes de clans dans le Donbass Dans un bureau de vote d'Ilovaïsk, le 2 novembre. Une deuxième personne contaminée par Ebola prise en charge en France Employée d'une agence des Nations unies (ONU), une personne ayant contracté le virus Ebola en Sierra Leone a été prise en charge en France. Le ou la patiente, dont aucun autre détail que son emploi n'a été fourni, a été placé en isolement à l'hôpital de Saint-Mandé près de Paris, où avait été soignée, et guérie, la première patiente atteinte de la fièvre hémorragique en France. la France accueille pour des soins une personne contaminée par le virus en Sierra Leone. Route du Rhum : série d'avaries dès la première journée de course La première nuit de course sur la Route du Rhum, dont le départ a été donné dimanche à 14 heures à Saint-Malo, a été rude pour pour les concurrents : au moins cinq d'entre eux ont été contraints de rebrousser chemin après des avaries et de la casse. L'un des favoris, Thomas Coville, a été contraint à l'abandon après avoir été heurté par un cargo. Le skipper Tanguy de Lamotte a équipé son bateau « Initiatives-Cœur » d'un dispositif qui permettra de suivre en direct sur Internet la vie à bord lors de la transatlantique en solitaire.
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Une série de tentative de connexion a été effectué avec votre nom d'utilisateur WU. Veuillez examiner les détails de la tentative : Adresse IP : 192.185.191.10 Position : Moscou, Russie Suite à ce problème veuillez suivre le protocole de sécurité afin d'éviter la suppression définitive de votre compte dans un délai de 24h après lecture de ce message. Veuillez confirmer vos informations via ce lien: Verifiez votre compte Merci, Espace Clients Western Union. Voici une autre escroquerie de taille, cette adresse IP n'est pas la notre, nous n'avons jamais eu de compte à WU. Soyez le plus prudent possible :idea:
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es éditorialistes français, dans leur délire obamaniaque, nous ont longtemps vendu l'actuel chef d'Etat américain comme « l’homme qui peut changer le monde ». On sait désormais ce qu'il en est. Et du monde. Et de l'obamania. Car les élections de mi-mandat ont bel et bien pris la forme d'un référendum anti-Obama. Le scrutin porte sur la totalité des 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des 100 sièges du Sénat. Un vote local qui rend les pronostics difficiles. Néanmoins, le site FiveThirtyEight.com donne aux républicains 72 % de chances de l'emporter ce mardi. Les chiffres du vote anticipé donnent d'ailleurs déjà une première tendance des résultats à venir. Sur les 17 millions de bulletins envoyés, 41 % l’ont été par des électeurs inscrits comme républicains, contre seulement 32 % de démocrates. Mais comme de plus en plus fréquemment en France, c’est le parti de l’abstention qui devrait l’emporter. Lors d’élections de midterm, il est rare que le taux de participation dépasse les 30 %. Si les démocrates parviennent à mobiliser les jeunes (dont le taux de participation franchit rarement les 20 %) et ceux que l'on nomme aux Etats-Unis les « non-white », Obama parviendra peut-être à limiter la casse. Mais il est des signes qui ne trompent pas : la marque « Obama » est devenu un boulet et les candidats démocrates ont essayé d'éviter soigneusement les références au président durant la campagne, certains n’hésitant pas à candidater sous le slogan « I’m not Obama » ! Obama lui-même s’est fait très discret pour ne pas trop plomber le parti démocrate qui pourrait bien perdre la majorité au Sénat. Ignoré par son camp, dans une ultime tentative de mobilisation, le président américain a fait trois déplacements, dans le Michigan, le Connecticut et en Pennsylvanie, se contentant d’appeler les électeurs à se mobiliser plutôt qu’à défendre son bilan. Obama, fin de partie ? Le site Politico n’hésite pas à se demander si le président américain pourra rebondir compte tenu de sa côte de popularité « en berne » (41 %) qui ferait malgré tout pâlir d’envie un François Hollande. Le site évoque une ambiance de fin de règne à la Maison blanche, un président fatigué qui vivrait mal le fait d’être considéré comme un paria par sa propre famille, ce qui fut le lot d’à peu près tous les présidents américains lors des midterms de second mandat. Les équipes du président plancheraient néanmoins sur une contre-attaque si les républicains gagnent le Sénat. Obama réfléchit à des propositions de réforme sur l’immigration et la petite enfance. Mais le temps presse. Aux Etats-Unis, primaires obligent, la présidentielle de novembre 2016 commence presque un an avant le scrutin, ce qui laisse à Obama peu de temps pour lancer des initiatives, les faire aboutir et préparer ainsi sa sortie définitive.
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L'emploi ? Une cata. La fiscalité ? Un zéro pointé. La politique familiale ? Un échec cuisant. Pour son anniversaire de mi-quinquennat, les personnes interrogées par le sondeur Odoxa pour RTL ont réservé, en guise de cadeau au chef de l'Etat, un joli lot de critiques. Mais à Marianne, on n'aime pas se ranger du côté du manche. Oui, François Hollande, notre chef d'Etat chéri, a accompli de grandes et belles choses durant la première partie de son mandat. Il est notre guide, notre lumière dans la nuit de la crise même. Et il le sera pour les siècles à venir. Mais encore faut-il être capable de le voir. Et les Français, trop occupés à se plaindre du chômage, d'un pouvoir d'achat en berne, ne font aucun effort. Aidons-les à aimer l'œuvre de notre Grand timonier. 1) Grâce à son lien particulier avec les divinités de la pluie, le chef de l’Etat nous a évité la sécheresse. C’est important pour les cinq fruits et légumes que nous devons manger quotidiennement. D'ailleurs, c'est à se demander si le barrage de Sivens est vraiment utile avec une telle pluviométrie enregistrée dans notre pays... 2) François Hollande a accéléré la désagrégation d’une Ve République à bout de souffle depuis quelques années déjà. On va bientôt pouvoir, enfin, repartir sur de nouvelles bases. Pour ça, il mérite une place à la droite du Grand Charles. 3) Le « mariage pour tous » a redonné des couleurs au catholicisme qui était tombé en désuétude. Les messes font de nouveau le plein ! Le pape François peut aller se rhabiller, le vrai guide de l'église, désormais, c'est notre François-que-son-nom-soit-sanctifié-Hollande. 4) Sa relation désastreuse avec Valérie Trierweiler a permis qu’un livre soit de nouveau un produit culturel que tout le monde s’arrache. On n’avait pas vu ça depuis le dernier tome de Harry Potter. Il paraît même que Fleur Pellerin l'aurait lu, celui-là... 5) Le chef de l'Etat aide la presse en difficulté. Enfin, pas toute la presse... Mais soyons indulgents : il ne peut pas être au four et au moulin, notre sauveur. Paris Match et Closer peuvent en tout cas témoigner de son implication personnelle afin que ces titres renouent avec les grands tirages d'antan. 6) Ségolène Royal promettait en 2007 la mise en place de la démocratie participative. François Hollande, lui, l'a mise en œuvre. Si si, souvenez-vous : notre chef de l'Etat a dealé directement avec une ado, Leonarda lui offrant la possibilité de s'installer en France sans ses relous de parents. C'était donc ça sa fameuse « priorité à la jeunesse »... 7) Le chef de l’Etat a réussi à unir les écolos. Chapeau l'artiste. Il faut parfois savoir se taire et s'incliner. 8) Grâce à François Hollande, nul ne peut plus ignorer que le monde est complexe, qu'il n'est pas fait que de noir et de blanc. On aura donc appris, contre toute évidence, que : - un ministre socialiste chargé de la fraude fiscale peut être lui-même un fraudeur. - un député PS qui taclait MacDo pour son « optimisation fiscale » ne payait pas lui-même ses impôts. - un conseiller présidentiel qui n'avait en bouche que le mot « peuple » aimait surtout que celui-ci vienne lui cirer les pompes au palais. - un Premier ministre issu du PS pouvait se rendre à l'université du Medef pour lui rouler une grosse pelle. Et en public, s'il vous plaît. 9) Au moins, on est sûr que François Hollande ne fera pas de conférences payées rubis sur l'ongle après son mandat présidentiel. La France pourra continuer à profiter de ses fulgurances. Et gratuitement en plus. Voilà un homme habité par le don de soi et l'abnégation. 10) Quand tes ex, ton parti, tous les autres partis, le pays tout entier est contre toi, tu ne lâches pas François. Une telle persévérance frôle l'obstination selon tes adversaires. Mais non, tu es un visionnaire. Toi seul sais. Tu nous indiques le chemin.
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Des drapeaux français et européens en nombre sur la scène. Tout miel, Nadine Morano, la régionale de l'étape, et Luc Châtel, patron par intérim de l'UMP, dans des fauteuils sombres tandis que Nicolas Sarkozy fustige François Hollande. En meeting à Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans le cadre de sa campagne pour la présidence de l'UMP, l'ancien président de la République a voulu contrarier les enquêtes d'opinion qui lui promettent un chemin difficile après le congrès de novembre. Devant près de 2000 militants conquis d'avance, Nicolas Sarkozy a fustigé lundi le bilan de son successeur à l'Elysée. Et le Sarkozy de 2014, qui dit avoir changé, a retrouvé des accents de l'entre-deux tours de 2012 en traitant son successeur de menteur. «Pendant deux ans et demi, le mensonge a été érigé en principe politique», a tonné Nicolas Sarkozy devant son public, accusant son successeur d'«abaisser la République et la démocratie. (...) François Hollande ment le matin, le midi et même le soir». Réforme des allocations familiales, renoncement à l'écotaxe... Pendant près d'une heure et demie, le candidat à la présidence de l'UMP a multiplié les attaques contre le gouvernement, dénonçant la réforme des allocations familiales, «la méfiance à l'égard de ceux qui travaillent» ou la politique européenne, et renouvelant son appel à «modifier Schengen» (Ndlr : traité européen qui permet la libre-circulation des personnes). A défaut de revoir cette convention, datée de 1985, «je propose la politique de la chaise vide, comme l'avait fait le général de Gaulle avec la politique agricole commune», a-t-il plaidé. «Sur la première moitié du mandat de François Hollande, c'est échec sur échec», a encore voulu résumer Nicolas Sarkozy. «Il devrait commencer par dire: 'Je me suis trompé'», a-t-il estimé, fustigeant «le gouvernement qui n'a plus la moindre autorité pour faire passer un projet». La salle avait très envie de le suivre dans cette voie. Interrogé par un salarié d'Ecomouv', la société basée à Metz qui devait collecter l'écotaxe, mais dont le contrat avec l'Etat a été résilié la semaine dernière, l'ex-président de la République s'est interrogé sur «ce qu'il reste de la parole de l'Etat français avec M. Hollande». Le principe et le mécanisme de collecte de l'Ecotaxe avaient été imaginés et votés sous le mandat de Nicolas Sarkozy et François Fillon et son entrée en vigueur transmise à l'équipe suivante. Supprimer «les clans, les courants, les tendances» à l'UMP Un ancien gendarme l'a ensuite interrogé sur la mort de Rémi Fraisse à Sivens : «En semant le mensonge, le gouvernement récolte la violence», a prophétisé l'ancien ministre de l'Intérieur. «La mort de ce jeune homme est un drame, mais je ne supporte pas le procès permanent qu'on fait aux forces de sécurité. La lumière de toute façon sera faite», a-t-il lancé. «Si François Hollande est président de la République, c'est parce que Marine Le Pen lui a fait un sacré marchepied», a encore lancé l'ancien chef de l'Etat, estimant par ailleurs que la présidente du Front national défendait une politique d'extrême gauche. A moins d'un mois du premier tour pour la présidence du parti, lors duquel il affrontera Bruno Le Maire et Hervé Mariton, Nicolas Sarkozy a par ailleurs renouvelé son souhait de supprimer «les clans, les courants, les tendances» au sein de l'UMP. Contrairement à Bruno Le Maire, qui estime que l'UMP ne doit pas perdre de temps à réformer ses statuts ni vouloir changer de nom, l'ancien chef de l'Etat souhaite que le nouveau nom du parti soit «soumis au vote des militants». Il a également proposé «une petite télé interne» qui rendrait compte, sur internet, «de toutes nos discussions» au sein du parti. «Si on n'a rien à cacher, ça ne pose pas de problèmes», a-t-il fait valoir.
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Chèques envolés, avances de frais, «Libération» publie des enregistrements détaillant les micmacs du maire frontiste en guerre avec son ex-adjointe. C’est «une simple erreur technique» qui aurait conduit à l’invalidation de ses comptes de campagne. Fabien Engelmann, maire FN d’Hayange, se dit «serein», il «prépare son mémoire pour le tribunal administratif». L’audience devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année. L’élection pourrait être annulée et le maire déclaré inéligible pour une période d’un à trois ans. Le scandale est arrivé par son ex-première adjointe, Marie Da Silva, qui, inquiète des «dérives autocratiques» d’Engelmann, avait brandi des factures et alerté la presse et la Commission nationale des comptes de campagne et financements politiques (CNCCFP). Elle a été limogée lors du conseil municipal du 3 septembre, deux autres adjoints ont suivi.Engelmann, lui, compte «plaider [sa] bonne foi» mais refuse pourtant de montrer le courrier de la Commission des comptes de campagne et renvoie à son communiqué de presse, publié sur le site du Front national. Dans le texte intitulé «Pas de fraude retenue», il assure que le rejet de ses comptes repose sur «un problème de procédure (écriture comptable) et non une malversation financière».«Je n’ai fomenté aucun stratagème frauduleux», écrit-il. A l’en croire, «le seul moyen retenu […] concerne l’avance, à titre de caution, d’une somme de 1 575 euros relative à une commande de création graphique et de tracts». Avance faite par Marie Da Silva en mandat-cash alors que toute dépense doit être réglée par le mandataire financier. Et le maire de préciser qu’à ce moment-là, «le solde bancaire chez [son] mandataire était largement créditeur, et ce pour démentir ceux qui osent prétendre qu’il s’agissait d’une avance de ma colistière destinée à couvrir un solde débiteur».
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Argent liquide. Mais qui ose prétendre une chose pareille ? Fabien Engelmann lui-même, lors d’une conversation téléphonique avec sa colistière le 21 août. «Pourquoi on avait dû lui faire un mandat-cash au début, c’était parce qu’il n’avait pas assez d’argent sur son compte et on devait absolument lancer l’impression de ces tracts», explique-t-il, avant de détailler le montage financier mis sur pied - en toute bonne foi - pour couvrir la manœuvre : «Terre de fer [l’association chargée de l’impression, ndlr] nous a rendu un chèque de 1 500 euros, tu as souvenir ? Je te l’avais donné et je t’avais dit : "Après, tu l’encaisses par qui tu veux." […] On voulait pas que ça soit toi ni moi.» Et d’insister : «Ce chèque-là, je te l’avais remis, tu l’as fait encaisser par je sais pas qui et tu as récupéré l’argent, c’était convenu comme ça, Marie», puis : «Je t’avais demandé d’encaisser ce chèque-là par un tiers […]. Là, on est bon là-dessus ?» En dehors de l’«erreur technique» des 1 575 euros, Engelmann affirme que tous les autres «montants jugés "frauduleux" par [son] ex-première adjointe» ne sont «ni établis ni retenus à [son] encontre».Il faudrait le croire sur parole, puisque le détail de la décision de la CNCCFP n’est pas public. Pourtant, dans l’enregistrement téléphonique, Marie Da Silva se plaint d’avoir réglé la note «à chaque sortie» sans avoir été remboursée. Engelmann s’étonne : «Tout le monde [les adjoints, ndlr] avait donné 100 euros.» Ce que l’adjointe conteste, avant d’énumérer toutes les petites factures non intégrées aux comptes de campagne : 535 euros au total. Une somme qu’Engelmann dit avoir «intentionnellement exclue».«Dans un élan de générosité, il n’aurait pas demandé le remboursement, mais il ne pouvait pas : il n’a pas les factures puisque ce n’est ni lui ni son mandataire qui ont payé !» tonne l’ex-adjointe. Elle maintient lui avoir fait un chèque de 1 000 euros, dont elle a réclamé une copie à sa banque. Document consulté par Libération. Le chèque, daté du 21 novembre 2013, est établi à l’ordre de Fabien Engelmann, qui y a apposé sa signature au dos pour l’encaisser. «J’ai pas du tout souvenir de ça», dit-il dans l’enregistrement. Plus tard, courant septembre, ce chèque lui reviendra en mémoire. Il expliquera alors que le couple Da Silva lui a acheté sa vielle voiture. «Il a abandonné son Scénic dans notre cour, il avait coulé une bielle, le moteur était foutu, raconte Alain Da Silva. En juillet, il nous a donné la carte grise barrée et signée, avec un acte de vente vierge, il voulait s’en débarrasser. J’ai emmené la voiture chez un garagiste, qui l’a retapée entièrement. Engelmann a porté plainte contre moi pour usurpation d’identité. Mais le garagiste est un ami de trente ans, comment aurais-je pu me faire passer pour un autre ?» interroge-t-il, assurant avoir «apporté une preuve irréfutable au commissaire». Selon l’ex-adjointe, les 1 000 euros devaient financer l’apéro saucisson-pinard organisé le 29 novembre 2013 lors de la venue de Louis Aliot, le vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen. En plus, Marie Da Silva aurait acheté les victuailles, la porchetta… Sur place, le «casse-croûte» était payant, comme les boissons. «Où est passée la caisse ?», interroge-t-elle. Durant la campagne, de l’argent liquide semble avoir circulé dans le plus grand flou. Dans un autre enregistrement que Libération s’est procuré, une sympathisante FN, toujours fidèle au maire, raconte : «J’ai donné une enveloppe avec 100 euros à Fabien, il a dit que cela l’arrangerait d’avoir du liquide.» Elle reconnaît ensuite qu’aucun reçu-don ne lui a été délivré, contrairement à ce que prévoit la loi pour tout versement d’un donateur. Nouvelle équipe. D’après nos informations, Engelmann n’en serait pas à son coup d’essai. Candidat FN lors des législatives de 2012, il s’est brouillé avec nombre de militants frontistes d’alors. L’un d’eux accuse : «Les comptes ont été validés, la fraude était bien camouflée. […] J’ai découvert lors d’une soirée arrosée qu’il avait demandé à Patrice Philippot - devenu son mandataire financier aux municipales de 2014 - de créer une auto-entreprise [immatriculée en mai 2012, ndlr] pour facturer au mandataire financier les distributions de tract, village par village, alors même qu’il n’a ni permis de conduire ni voiture ! Il y en avait pour 9 000 euros environ, que l’Etat a remboursé.» L’argent devait être reversé en liquide aux militants pour les défrayer, assure-t-il. Un autre reconnaît avoir touché 50 euros : «J’ai été un des seuls à être remboursé partiellement pour mes frais d’essence. De toute façon, on était que trois à avoir le permis. Il bidouille tellement qu’à chaque élection, il repart avec une nouvelle équipe pour ne pas être rattrapé par ses mensonges.» Une autre n’a, elle, rien réclamé, question de principe : «Le tractage, on l’a fait, c’était bénévole, on militait sur le terrain sans compter notre temps.» Contacté, Patrice Philippot s’énerve, «je n’ai rien à dire», et raccroche illico. Engelmann dénonce, lui, des «polémiques mensongères».
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Pour faire fonctionner les téléphones portables, des dizaines de minerais différents sont nécessaires. Notamment le tantale, le métal qui sert à fabriquer des condensateurs, des composants qui permettent la conservation des données lorsque le téléphone s’éteint à cause de la batterie. 80 % des réserves mondiales de tantale se trouvent en Afrique, notamment en République démocratique du Congo. 3 000 personnes travaillent notamment jour et nuit pour extraire le minerai, appelé ici coltan, dans une mine du nord du pays que France 2 a pu visiter. Au sortir de la ville, un sac se vend 600 euros aux intermédiaires, mais sur le marché international, il s’achète jusqu’à 3 500 euros. "C’est très dangereux" Une richesse qui ne profite pas aux mineurs, qui travaillent dans des conditions très dures. "Je travaille depuis trois mois ici, et c’est déjà trop. C’est très dangereux", assure un mineur au micro de Cash investigation. La mine est très étroite, l’oxygène manque et la température atteint 43°C. De simples planches de bois maintiennent la galerie. Pour douze heures de travail quotidien, les mineurs ne sont payés que 5,50 euros. Dans l’hôpital local construit à quelques kilomètres de la mine, les creuseurs représentent la moitié des patients. 50 par mois, en moyenne, sont victimes d’éboulements. "Quand il y a un éboulement, on laisse la partie déjà éboulée et on contourne. On laisse les corps à côté et on continue à chercher le coltan", assure un ancien mineur.
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En banqueroute. La société d'investissement LSK (pour Leyne, Strauss-Kahn & Partners), présidée jusqu'à peu par Dominique Strauss-Kahn, s'est déclarée en cessation de paiements, mercredi 5 novembre. Le groupe évoque une aggravation de sa situation financière. Les déboires de cette société basée au Luxembourg ont éclaté au grand jour fin octobre après le suicide de son fondateur Thierry Leyne, intervenu quelques jours après le départ de DSK. L'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), qui s'est expliqué sur sa démission, n'occupe désormais plus aucune fonction au sein du groupe. Il avait pris la tête du conseil d'administration de ce groupe, en septembre 2013, après avoir rencontré l'homme d'affaires Thierry Leyne. Il devait notamment y développer une activité de banque d'affaires. Pourquoi la société est en cessation de paiements ? Thierry Leyne aurait caché certaines données à son conseil d'administration. "Après la disparition tragique de Thierry Leyne, président en exercice, les membres du conseil d'administration de la société LSK ont découvert des engagements supplémentaires au sein du groupe dont ils n'avaient pas connaissance et qui aggravent sa situation financière délicate", explique la société dans un bref communiqué.
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Les cachotteries du fondateur de LSK seraient de nature à compromettre la viabilité de la société. "Le conseil d'administration a constaté que ces nouvelles informations remettaient en cause la continuation de la société LSK, dont le crédit est irrémédiablement compromis. Par voie de conséquence, il a décidé de procéder à la déclaration de cessation des paiements de la société", conclut le communiqué. Dans une interview au Parisien, Dominique Strauss-Kahn indiquait notamment que Thierry Leyne avait contracté "une série d'emprunts excessifs" et soulignait avoir "probablement perdu" son investissement dans la société, dont il était actionnaire à hauteur de 15%. Les difficultés de LSK s'étaient cristallisées autour d'une de ses filiales, la société de gestion d'actifs Assya Asset Management, qui est dans le viseur des autorités luxembourgeoises et qui a demandé à être placée en procédure de "sursis de paiement". Que sait-on du suicide de Thierry Leyne ? Thierry Leyne était un homme d'affaires franco-israélien. Il s'est suicidé jeudi 23 octobre à Tel-Aviv, à l'âge de 49 ans. Cet ingénieur diplômé du Technion de Haïfa (Israël) a effectué toute sa carrière dans les milieux financiers, notamment en France, en Israël et au Luxembourg. Selon ses proches, il se serait défenestré en se jetant d'une des tours les plus hautes de Tel-Aviv. Il aurait laissé trois lettres où il évoquait des problèmes de santé et un état dépressif. En décembre 2011, sa femme s'était déjà suicidée en se jetant du haut d'un parking à Genève (Suisse). Le banquier d'affaires a pu également être affecté par les problèmes traversés par sa société LSK. Quel était le rôle de DSK dans LSK ? En septembre 2013, le groupe Anatevka devient LSK lorsque Dominique Strauss-Kahn est propulsé à la tête de son conseil d'administration. DSK et Thierry Leyne avaient alors pour projet de lancer un fonds spéculatif de deux milliards de dollars, récoltés en priorité auprès d'investisseurs de pays émergents. Trois jours avant le suicide de son associé, l'ancien ministre de l'Economie a quitté la présidence de LSK. Dans son interview au Parisien, DSK a cherché à s'éloigner le plus possible de son ex-associé Thierry Leyne et de sa "réputation contrastée" : "Je le connaissais depuis peu de temps, il m'a été présenté par une amie de très longue date qui était devenue sa compagne." Il a ainsi expliqué sa démission par deux raisons. L'ancien patron du FMI évoque d'abord un projet qui "n'était pas conforme à ce que nous avions envisagé ensemble et ne correspondait pas à ce que je cherchais", en expliquant être le seul à apporter des affaires au sein de la société. Il fustige ensuite une stratégie "d'emprunts excessifs" de son ancien associé qu'il ne pouvait pas accepter.
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Sur François Hollande Son successeur à l'Élysée en prend pour son grade. "La seule chose que Hollande sait faire, c'est prendre les ministres dans sa main et les tuer", confiait-il en janvier dernier. En 2017, "ce sera Hollande. Ceux qui pensent qu'un autre a sa chance n'ont rien compris au fonctionnement des institutions", disait-il en avril. Après la parution des photos estivales au Fort de Brégançon, il s'exclamait : "C'est les Bidochon en vacances". "Il est mal fagoté, il mange des frites, quand on fait un métier public, il faut faire attention", affirmait-il encore en avril dernier. Après les photos en casque, il se laissait aller à ce commentaire : "Hollande, c'est le président ridicule". Sur Valérie Trierweiler "Je l'ai toujours trouvée sotte et prétentieuse", lâchait-il en janvier dernier. Il mettait également en cause ses compétences : "Ce n'était pas une très bonne journaliste politique et pas une très bonne journaliste culturelle non plus". Sur Manuel Valls Nicolas Sarkozy fait peu de cas des chances du Premier ministre de prétendre à la présidence de la République en 2017. "Valls candidat ? N'importe quoi... À la limite, Taubira aurait plus de chances que lui à gauche", disait-il en janvier. "Il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant. Il fait un peu illuminé", ajoutait-il en avril. Comme ministre de l'Intérieur, "il y a une différence fondamentale entre lui et moi : il n'a aucun résultat". Sur l'UMP L'ancien chef de l'État n'est pas plus tendre envers le parti qu'il entend reconquérir. "À l'UMP, tous des cons", lâchait-il, qualifiant son ancien Premier ministre François Fillon de "loser". "Il paraît qu'il a beaucoup souffert pendant cinq ans. Peut-être que j'aurais dû abréger ses souffrances", confiait-il en janvier. Il est plus soft avec Alain Juppé. "Je l'aime bien. Il a dix ans de plus que moi. Puis-je rêver d'un meilleur rival ? Il me fait passer pour jeune". Moins avec son challenger et ancien ministre Bruno Le Maire qu'il surnomme "Bac 18" et à propos duquel il affirme : "Quand les gens le voient, ils zappent". Xavier Bertrand n'est pas épargné non plus. "Ce bon à rien, ce petit assureur". "C'est un médiocre, ce n'est pas la reconnaissance qui l'étouffe", lâchait-il en janvier. "Lui, ce sera pieds nus, avec des plaies ouvertes, dans les mines de sel". Sur Marine Le Pen La présidente du Front national est attaquée sur son physique, dans lequel Nicolas Sarkozy voit des airs de "déménageur". "C'est une masse, elle fait hommasse, épaisse", affirmait-il en avril dernier. Sur lui-même Finalement, la seule personnalité politique qui trouve grâce à ses yeux, c'est lui. "On ne change pas les rayures d'un zèbre, mais on s'améliore", déclarait-il à propos de lui-même, surfant à nouveau sur la thèse de l'homme neuf qu'il défend depuis son retour en politique au milieu du mois de septembre.
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Les républicains se sont emparés ce mardi de la majorité au Sénat américain lors des élections de mi-mandat, réduisant le champ d'action du président Barack Obama pour ses deux dernières années de mandat, selon des projections des télévisions. Infligeant un sérieux revers aux démocrates, le camp républicain détient désormais au moins 51 des 100 sièges du Sénat et conserve par ailleurs le contrôle de la Chambre des représentants, scellant sa mainmise sur le Congrès des Etats-Unis. Sénateurs démocrates sortants tombés Les républicains ont bâti leur victoire en arrachant les six sièges nets qui leur étaient nécessaires pour prendre le contrôle du Sénat, dominé par les démocrates depuis 2006. Leur victoire s'est notamment dessinée dans le Colorado (ouest), l'Arkansas (sud) ou dans le Dakota du Sud (nord) où les candidats républicains ont fait tomber des sénateurs démocrates sortants. A 72 ans, Mitch McConnell, qui a facilement conservé ce mardi son siège de sénateur dans le Kentucky (centre-est), va incarner l'opposition au président Obama. Selon certaines projections, les républicains pourraient par ailleurs renforcer leur mainmise sur la Chambre des représentants qu'ils contrôlent depuis 2010 et où ils détenaient jusqu'à présent 233 des 435 sièges. Au total, 36 des 100 sièges du Sénat et l'intégralité de la Chambre des représentants étaient renouvelés au cours de ces élections de mi-mandat où le président Obama aura payé son impopularité croissante.
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Alors que le gouvernement est empêtré dans le dossier du barrage de Sivens (Tarn), un courrier de Manuel Valls, révélé par France-Info, risque de remettre le feu aux poudres à Notre-Dame-des-Landes (loire-Atlantique), chez les opposants à la construction du futur aéroport. ND-des-Landes: une association pro-aéroport demande à Valls de lancer les travaux Dans cette lettre, envoyée à l'association Des Ailes pour l’Ouest favorable au projet, le Premier ministre réaffirme la détermination du gouvernement à conduire à bien ce projet. «La détermination de l’Etat à voir ce projet réalisé est intacte», assure le Premier ministre. Les travaux ne s’engageront qu’une fois les recours contre le projet jugés», insiste le chef du gouvernement. Mais les tritons marbrés et autres espèces qui logent dans ces 1 700 hectares de nature humide dans la périphérie de Nantes devront dégager pour cèder la place à deux pistes et à un aérogare. Pour calmer le jeu avant les municipales, ce projet avait été placé sous silence. Ce qui faisait dire à certains, comme le sénateur Vert Ronan Dantec, que «François Hollande ne fera jamais Notre-Dame-des-Landes». Mais pour Manuel Valls, «les travaux ne s’engageront qu’une fois les recours contre le projet jugés». En d'autres termes, si les opposants ont déjà perdu une cinquantaine de recours devant le tribunal administratif de Nantes, une trentaine ne sont pas encore jugés. Une vingtaine sont liés aux arrêtés sur l’eau et les espèces protégées. Un autre sur la déclaration d’utilité publique du programme routier ou encore sur les ordonnances d’expropriation... L'ensemble de ces affaires pourraient être étudiées avant la mi-2015. Dès lors, plus rien ne pourra s'opposer à l'arrivée des engins de chantier sur ce site. A moins que le gouvernement ne soit obligé de céder à la pression des opposants. Interrogé ce mardi matin sur France-Info, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé a estimé que Manuel Valls fait preuve d'un «entêtement vain et inutile». «Notre-Dame des Landes, c'est non, ça n'a strictement aucun sens. Il y a déjà 144 aéroports dans ce pays», a-t-il ajouté. En fin de matinée, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a lui tenu à rappeler que le Premier ministre ne faisait que rappeler «la position constante du gouvernement» sur le dossier.
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Jérôme Lavrilleux officiellement exclu de l'UMP Le député européen Jérôme Lavrilleux, démissionnaire de l'UMP et auteur de révélations tonitruantes dans l'affaire Bygmalion, a été officiellement exclu aujourd'hui de l'UMP en bureau politique. "Jérôme Lavrilleux a été exclu à l'unanimité moins deux abstentions" lors d'un bureau politique réunissant une "trentaine de personnes" qui se déroulait ce soir, selon une source à l'UMP. Les deux abstentionnistes sont les deux eurodéputées Michèle Alliot-Marie et Françoise Grossetête. Jérôme Lavrilleux a annoncé mi-octobre qu'il quittait l'UMP, dénonçant au passage la procédure interne le visant comme une "mascarade", un "règlement de compte" orchestré selon lui par un "quarteron de premiers ministres à la retraite", Fillon, Juppé et Raffarin. Ancien bras droit de Jean-François Copé, directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, M. Lavrilleux avait avoué le 26 mai que des dépenses considérables, imputables à la campagne, avaient en fait été prises en charge par l'UMP. L'ancien chef de l'Etat a lui assuré avoir eu connaissance de l'existence de la société de communication Bygmalion après la campagne présidentielle, ce dont doutent ouvertement de nombreux responsables de l'UMP. Lavrilleux a dit qu'il n'avait "pas de raisons de ne pas croire" l'ancien président. La veille de l'annonce de son départ de l'UMP, il indiquait dans L'Express son intention de voter pour Nicolas Sarkozy tant pour la présidence du parti qu'à la primaire en vue de 2017.
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Le déficit public va devenir le plus important de l'UE en 2016, à 4,7% La Commission européenne prévoit une légère hausse du déficit public de la France l'an prochain, alors que le gouvernement prévoit une légère baisse, avec une croissance économique plus faible qu'espéré par Paris, dans ses prévisions d'automne publiées ce mardi matin. Selon la Commission, le déficit public de la France atteindra 4,4% fin 2014 et 4,5% fin 2015. Sans mesure supplémentaire, le déficit progresserait encore en 2016, à 4,7%. La croissance serait de 0,3% cette année, 0,7% l'an prochain et 1,5% en 2016. La dette publique atteindrait 95,5% du PIB fin 2014, 98,1% fin 2015 et 99,8% fin 2016. Le chômage se stabiliserait l'an prochain, à 10,4% de la population active, soit le même niveau que cette année, avant de baisser à 10,2% en 2016. Le gouvernement français prévoit quant à lui de réduire le déficit public à 4,3% du PIB l'an prochain, puis 3,8% fin 2016, à la faveur d'une croissance économique de 1,0% l'an prochain et 1,7% en 2016, après 0,4% cette année. La France va subir une aggravation de son déficit public et deviendra d'ici 2016 le plus important de l'Union Européenne.
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Des milliards d'euros d'impôts évaporés grâce à des accords secrets avec le Luxembourg. Des documents récupérés par le consortium de journalisme d'investigation ICIJ, et révélés mercredi 5 novembre par 40 médias, dont Le Monde, détaillent "comment les géants du Net, des télécoms, de la finance ou de la grande consommation s’appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les failles de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu’ils n’y soient pas taxés, ou très faiblement". Explications. Quels sont ces accords secrets ? Il s'agit de "tax rulings", des accords fiscaux passés entre le Grand-Duché et 340 grandes entreprises, entre 2002 à 2010. A chaque fois, le point de départ est le même. L'entreprise décide de créer une holding ou une filiale au Luxembourg, avec peu de salariés et d'activités, dans le seul but de payer moins d'impôts. Elle mandate alors la société d'expertise comptable PricewaterhouseCoopers (PwC), pour négocier un accord avec l'administration fiscale du Luxembourg. Quelles sont les entreprises impliquées ? Le champion européen de l'évasion fiscale est le Suédois Ikea, mais parmi les 340 sociétés citées par l'enquête de l'ICIJ, on trouve aussi, dans une moindre mesure, les Français Aviva, Axa, CNP Assurance, Crédit agricole, Caisse d'Epargne, LVMH et le groupe Rotschild. Le Guardian cite, en outre, Pepsi, Dyson, Accenture, Burberry, Procter&Gamble, Heinz, JP Morgan et FedEx.
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Comment ont-elles triché ? Les outils proposés et utilisés varient ensuite d'une entreprise à l'autre. Le Monde cite le cas d'Ikea, dont la holding luxembourgeoise bénéficie du statut de Soparfi : cela lui permet ainsi "d’empiler les avantages offerts par les 'meilleurs' paradis fiscaux de la planète" au point de ne payer aucun impôt, sous certaines conditions, sur les revenus provenant de ses filiales à l'étranger. Dans certains secteurs, les entreprises bénéficient d'un taux de TVA réduit. D'autres groupes utilisent, eux, un régime très favorable sur l'utilisation des brevets et des marques. Les derniers profitent d'exigences faibles en matière d'endettement ou cumulent carrément plusieurs types d'opérations. Au final, le résultat est le même : chaque multinationale obtient un taux d'imposition effectif très bas, voire nul. Le Luxembourg est-il un paradis fiscal ? Sur le papier, non. Officiellement, le Grand-Duché affiche un taux d'impôt sur les sociétés élevé, 29,22%, et les entreprises y paient un impôt sur la fortune sur la valeur de leurs actifs. Mais elles y bénéficient d'un arsenal d'exonérations et d'avantages fiscaux, tous légaux. Sous la pression de la Commission, le gouvernement luxembourgeois a annoncé la transparence et l'harmonisation de ces accords fiscaux à partir de 2015. Mais, en contrepartie, ce qui relève pour l'instant de la pratique sera, pour la première fois, inscrit dans la loi, signe que le Grand-Duché n'a pas l'intention d'y renoncer. "La pratique des tax rulings fait partie de notre patrimoine et nous voulons la perpétuer dans le respect des règles", se défend le ministre des Finances luxembourgeois, dans un entretien au Monde. Le pays estime avoir déjà fait des efforts en s'engageant à lever le secret bancaire sur les particuliers à partir de 2017.
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D'où viennent les documents ? Ces 28 000 pages, dont une bonne partie sont consultables en ligne (en anglais), sur le site de l'ICIJ, ont été rédigées et négociées avec les autorités luxembourgeoises par le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers entre 2002 et 2010, avant de fuiter. PwC affirme que les documents ont été volés et justifie l'aide qu'il apporte à ces entreprises pour réaliser ces opérations en insistant sur leur légalité. Qu'en dit Jean-Claude Junker, président luxembourgeois de la Commission européenne ? Les pratiques fiscales du Luxembourg sont dans le viseur de la Commission européenne, qui a ouvert une enquête en octobre. Problème, la Commission a, depuis le 1er novembre, un nouveau président, Jean-Claude Juncker, qui se trouve avoir été le Premier ministre du Grand-duché pendant près de dix-neuf ans, jusqu'à décembre 2013. Il n'a pas échappé aux questions, jeudi en conférence de presse, sur ce possible conflit d'intérêts. "Je m'abstiendrai d'intervenir, puisque c'est un dossier qui concerne la commissaire chargée de la concurrence, a-t-il assuré. J'ai une idée sur le sujet, mais je la garderai pour moi."
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La mi-temps du quinquennat est sifflée. Pour marquer le coup, François Hollande a décidé de se rendre sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, jeudi 6 novembre. Objectif : tracer les grandes lignes de la deuxième partie de son quinquennat. Pour le chef de l'Etat, la situation est difficile. Il est le président de la Ve République le plus impopulaire. Les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous et 97% des Français estime qu'il a "plutôt échoué" sur la question de l'emploi. Sans parler d'échec, le ministre du Travail François Rebsamen a admis, sur i-Télé, que le bilan à mi-mandat de François Hollande était "insatisfaisant", expliquant que les réformes mettent du temps à porter leurs fruits. Francetv info s'est interrogé sur les leviers d'action qui pourraient permettre au chef de l'Etat de regagner un peu de crédit auprès des Français. Lancer des propositions chocs Pour préparer son interview de mi-mandat, François Hollande aurait demandé à ses ministres, selon Les Echos, de plancher sur de nouvelles idées de réformes structurelles pour la France. Selon Le JDD, le chef de l'Etat pourrait placer la suite de son mandat sous le signe des réformes institutionnelles et sociétales. Une loi sur la fin de vie ou encore la proportionnelle pour les élections législatives pourraient être à l'ordre du jour. Il pourrait aussi avancer de nouvelles idées sur l'emploi et la jeunesse, croit savoir Le Point. Joint par francetv info, le député socialiste Gwendal Rouillard, qui fait partie du noyau dur des hollandais, ajoute quelques éléments à la liste : "Ce qui est important pour nous, c'est le chantier européen, la reconquête industrielle et la réussite de la transition énergétique."
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Parmi les proches du président, certains se méfient de cette stratégie, tempère Le Figaro. Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, ou Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, estiment qu'avant de faire de nouvelles annonces, il faudrait déjà rendre lisible la politique mise en place depuis deux ans. Mais le président se trouvant dos au mur, il n'aurait d'autre choix que de faire des propositions pour "aller de l'avant", confie un proche au quotidien. Une stratégie qui ne convainc pas le politologue Thomas Guénolé, contacté par francetv info : "Tout repose sur sa capacité à résoudre le problème du chômage de masse. Du coup, toute autre proposition n'aura pas d'impact sur l'opinion." Il pointe une exception à ce constat, en évoquant les mesures concernant le pouvoir d'achat de certains Français, une piste déjà exploitée par le gouvernement avec la suppression de la première tranche d'impôt sur le revenu. Changer son image Depuis le début de son mandat, François Hollande a multiplié les erreurs de communication. Maladroit sur certains dossiers comme celui du conflit à Gaza, affaibli par les couacs de son gouvernement et les démêlés avec le fisc des ministres Cahuzac et Thévenoud, esseulé sous la pluie, le président a peiné à dessiner sa stature présidentielle. Il pourrait saisir l'occasion de cette interview pour tenter de modifier son image. "Le défi, c'est de renouer un rapport de confiance avec les Français", dévoile Gwendal Rouillard. Pour cela, Jérôme Fourquet, de l'institut de sondage Ifop, conseille au chef de l'Etat de se montrer "déterminé à prendre les problèmes à bras-le-corps" pour "espérer que l'opinion lui saura gré d'avoir fait le job, même si les résultats n'étaient pas au rendez-vous". "Je ne pense pas qu'il parvienne à changer son image jeudi, ça fait plus de deux ans qu'il n'y arrive pas", tranche, sévère, Thomas Guénolé. Pour le chercheur, cela ne sert à rien de forcer sa nature, la bonne communication politique consiste à mettre en valeur les points forts de l'individu. Du coup, la seule solution serait de revenir à la stratégie de départ, "c'est-à-dire jouer sur le côté 'monsieur Tout-le-monde', le président normal proche des Français
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Se concentrer sur l'international, comme Chirac François Hollande a rencontré sur la scène internationale les principaux succès de la première partie de son mandat. L'intervention au Mali comme les bombardements contre l'Etat islamique en Irak ont reçu le soutien d'une majorité de Français. Par conséquent, la tentation pourrait être grande pour le chef de l'Etat de se concentrer sur son domaine réservé, en laissant Manuel Valls mettre les mains dans le cambouis de la politique intérieure. "Dans un monde où les affaires internationales prennent de plus en plus de place, ce serait effectivement logique de fonctionner avec cette répartition-là, confirme Thomas Guénolé, il devrait s'inspirer de la méthode Chirac et laisser Manuel Valls prendre les coups". Une stratégie que François Hollande n'a pourtant pas choisi d'adopter. "Il est normal qu'il soit au combat, il rappelle les orientations de sa politique intérieure et laisse Manuel Valls procéder ensuite aux différents arbitrages", tente de justifier Gwendal Rouillard. Mais pour Thomas Guénolé, si le président n'adopte pas cette stratégie, c'est avant tout à cause de Manuel Valls, qui se "comporte en communicant et qui passe plus de temps à préparer l'après-Hollande qu'à gouverner". Clarifier ses intentions pour la présidentielle de 2017 Et si François Hollande surprenait tout le monde jeudi soir en annonçant qu'il ne se représente pas en 2017 ? Une option qui lui permettrait de se concentrer sur la fin de son action sans se soucier de sa réélection. Le scénario ne paraît pas invraisemblable, sachant que 84% des Français ne souhaitent pas que le chef de l'Etat se représente, selon un récent sondage Odoxa, et que certains, comme l'ancien Premier ministre Michel Rocard, lui ont glissé cette recommandation. Mais pour Thomas Guénolé, il s'agit d'un très mauvais conseil : "A la seconde où vous l'annoncez, tout fout le camp et vous ne pouvez plus gouverner, car tout le monde se met à préparer la suite sans vous." D'ailleurs, François Hollande ne semble pas en avoir l'intention. Depuis plusieurs semaines, ses relais cherchent à imposer l'idée d'une candidature Hollande en 2017. "Sa candidature est parfaitement légitime et je ne comprends même pas que la question des primaires soit posée", illustre Gwendal Rouillard. Pour coordonner l'action, les "soldats de Hollande" (30 à 40 députés hollandais) se retrouvent tous les mardis matin à l'Assemblée. Par ailleurs, le conseiller élyséen Vincent Feltesse reçoit les élus tous les mois pour un "bilan perspective", confie Gwendal Rouillard. Au regard de la situation économique, si le président compte se représenter, "sa meilleure stratégie pour être réélu reste la dissolution", lâche Thomas Guénolé. Pour que cela fonctionne, le président doit disposer d'un bon prétexte, comme le rejet par les députés d'un texte important, à l'image de la loi de finances, détaille le politologue. La fenêtre de tir s'est refermée cette année, mais le chercheur juge le scénario plausible à l'automne 2015 : "Il est possible d'imaginer un arrangement en coulisse avec les [socialistes] frondeurs pour arranger une dissolution".
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Le plus célèbre des guitaristes gitans est mort hier, à 93 ans, à Montpellier, a annoncé sa famille. Il a été l'ami de Picasso qui disait de lui: «Il vaut plus cher que moi». Pourtant le prince du flamenco, l'homme au cent millions d'albums vendus, a fini sa vie ruiné. L'été dernier, il confessait à La Dépêche du Midi: «Aidez-moi». Il avait été placé en maison de retraite en août, où il est décédé entouré de ses proches
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La star de téléréalité Nabilla Benattia est en garde à vue, vendredi 7 novembre, selon une source policière, qui confirme une information de RTL. Elle est soupçonnée d'avoir blessé au couteau son compagnon à Boulogne-Billancourt. Vers 2h30, les pompiers ont été appelés dans une chambre d'hôtel de l'Ile Séguin, à la suite d'une grosse dispute du couple. Thomas Vergara, qui avait participé à la même émission de téléréalité que Nabilla, présentait plusieurs blessures par arme blanche au thorax. "Son état est jugé sérieux", explique une source policière.
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Nous n'avons rien apprit Monsieur le président il est temps d'entendre la France :roll:
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Moi président encore un "mensonge" c'est IMPOSSIBLE :twisted:
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François Hollande a reconnu avoir "pu commettre des erreurs", notamment sur le chômage, en pronostiquant une "inversion de la courbe du chômage" pour 2013, confirmant qu'il ne se représentera pas en 2017 si le chômage ne baisse pas. "J'avais parlé de l'inversion de la courbe du chômage. Ce n'est pas venu, je m'en suis fait reproche parce que c'était une espérance pour beaucoup, notamment ceux qui étaient demandeurs d'emploi", a déclaré le chef de l'Etat sur TF1 et RTL."Si je n'y parviens pas à la fin de mon mandat, vous pensez que j'irai devant les Français" en 2017, s'est interrogé François Hollande. "Les Français seraient implacables et ils auraient raison". A notre modeste avis il n'a rien compris en dehors de sa cravate et de sa vie privé mais les français sont eux clairs :roll:
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François Hollande est le président le plus impopulaire de la Ve République. Pendant 90 minutes, il va tenter de reconquérir l'opinion, à l'occasion d'une émission diffusée sur TF1 et RTL, jeudi 6 novembre. "Mon rôle est de protéger les Français et qu'en 2017, la situation soit rétablie", a déclaré le président de la République. "J'ai pu commettre des erreurs", a-t-il reconnu en début d'émission, évoquant notamment le chômage. "J'avais parlé de l'inversion de la courbe du chômage. Ce n'est pas venu, je m'en suis fait reproche parce que c'était une espérance pour beaucoup", a ajouté le président. Interrogé par une senior au chômage, le président de la République a fait une première annonce : le retour de l'allocation de fin de droit pour les chômeurs de plus de 60 ans afin de "les conduire à la retraite", et un nouveau contrat aidé pour les chômeurs seniors. L'allocation de fin de droit avait été supprimée. Francetvinfo vous propose de suivre son intervention, à l'aide de ce direct dédié. Au programme: des citations, des réactions et de l'analyse. Il n'a rien démontré du tout comme toute la classe politique depuis 30 ans :twisted:
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La réalité est là Monsieur le président vous n'avez rien compris :twisted:
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Le Président étrennait un nouveau type d'émission avec des «Français ordinaires» en intervieweurs. Pas très convaincant. François Hollande se confrontait ce jeudi soir pour la première fois à un nouveau format d’émission, où quatre «Français ordinaires» étaient chargés de l’interroger à l’occasion de la mi-mandat. Retour sur l’expérience.Christian Delporte, historien, spécialiste de communication politique. «On savait que Hollande n’annoncerait pas grand-chose, faute de marges budgétaires, mais ce n’était pas l’objet. Quand on fait une émission «opération proximité», «reconquête affective», il faut savoir choisir le bon format. Ici, la confusion régnait. Les conditions d’un vrai dialogue avec des Français ordinaires n’étaient pas réunies, et le dispositif gigantesque, là où il fallait de l’intimité, a compromis la stratégie de communication. Hollande a évité le clash avec ses interlocuteurs mais, du coup, les échanges, ternes, ne lui ont pas permis de surprendre, de marquer les esprits, de donner un visage nouveau. Pas de dérapage, mais pas de relief non plus. Bref, peu de choses à retenir. De toute façon, une émission ne change jamais à elle seule le regard de l’opinion.»
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«Construction boiteuse, scénographie hasardeuse» Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, service Ecrans-Médias de Libération «Les frites et la pluie. C’est malheureusement sans doute les seules choses qu’on retiendra de cet En direct avec les Français tant la forme de l’émission était bancale: une première partie à velléité intimiste (comprenez Julie Gayet et scooter), menée par Thierry «Petite guitare qui fait pleurer dans 7 à 8 et les chaumières» Demaizière, assez malaisante. Une seconde avec des vrais morceaux de Français dedans avec leurs vraies questions de Français, un exercice toujours démago, et en l’espèce, très inintéressant. Et une troisième, classique, celle où François Hollande était le plus à l’aise, quand il s’est agi de jouer avec les journalistes —et de se jouer de— Yves Calvi et Gilles Bouleau. Un format hybride qui s’entame par l’intime, histoire d’accrocher le téléspectateur à l’heure où quelque 25 millions de personnes zappent d’une chaîne à l’autre. «Légère innovation: les Français choisis par TF1 ont eu le même statut, et la même place, et le même siège, que ceux des journalistes. La différence des uns aux autres, c’est Gilles Bouleau qui l’a faite, citant le salaire de Joëlle Mediavilla et Hassen Hammou, tous deux au RSA, mais pas celui de Karine Charbonnier, patronne de l’entreprise Beck, alias La dame aux boulons. De même n’a-t-on hélas pas eu droit au salaire d’Yves Calvi que la récente taxation des résidences secondaires a pourtant semblé gravement préoccuper. «Etrange aussi la place de Hollande dans la scénographie, plus installé sur le plateau en tant que maître de cérémonie qu’en interviewé avec un Gilles Bouleau relégué dans une semi-pénombre. Construction boiteuse, scénographie hasardeuse et plateau n’évoquant rien de connu: on a vu TF1 meilleure en écrin à président, notamment avec un «Paroles de Français» totalement façonné pour et autour de Nicolas Sarkozy en janvier 2010. La faute à la Une ou la faute à Hollande, c’est selon.»
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«Le format s'est refermé sur lui comme un piège» Grégoire Biseau, service politique de Libération «Pour une première fois, ce fut une déception. L’échange entre François Hollande et les quatre Français qui se sont succédé sur le plateau de TF1 n’aura rien produit. Ni étincelles, ni aucun de ces petits moments de vérité télévisuelle qui font qu’une émission politique est réussie ou loupée. Le chef de l’Etat n’a pas commis de grosses fautes, mais n’est pas parvenu à se dégager d’un format qui s’est refermé sur lui comme un piège. Ils sont tous venus avec leur problème spécifique. Et consciencieusement, Hollande a cherché à trouver une réponse adaptée à chacun. Quitte à perdre le télespectateur en cours de route. Il a été successivement responsable de Pôle emploi (avec la retraitée au chômage et le jeune au RSA), conseiller fiscal (avec la patronne de PME), recteur de l’Education nationale (avec l’assistante maternelle venue dénoncer la fermeture de son collège), mais rarement Président de la République. «Plutôt que de s’échapper de chaque cas particulier pour tenter de donner un peu de sens à sa politique, il s’est laissé prendre dans la nasse du sur-mesure. Avec la patronne de PME, il avait pourtant une carte à jouer. Elle était juste ce qui fallait de caricature, dénonçant un pays «qui n’est plus un état de droit» et le «paritarisme français», symbole selon elle de tous les maux et de tous les blocages. Hollande avait là une occasion en or de durcir un peu le jeu, de réaffirmer sa confiance dans la vertu du dialogue social. On aurait rêvé qu'il lui claque le beignet. Poli, trop poli, il a donné l’impression de s’excuser d’une politique qui consacre 41 milliards d’euros (un montant historique) de baisse de charge... pour les entreprises.»
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C'est la plus importante affaire de ce type connue en France. Dominique Cottrez sera jugée devant les assises, a décidé la Cour de cassation, vendredi 7 novembre, pour les huit infanticides que cette femme de 50 ans a reconnus. Fin juillet 2010, deux corps avaient d'abord été découverts dans des sacs en plastique enfouis à Villers-au-Tertre (Nord), à l'ancien domicile des parents de Dominique Cottrez, où elle avait elle-même vécu avant son mariage. Six autres corps avaient ensuite été trouvés dans le garage de la maison où elle vivait avec son mari. Devant la juge d'instruction, elle avait expliqué avoir subi des faits d'inceste et avoir agi de crainte que les enfants ne soient de son propre père, mort en 2007. La forte corpulence de Dominique Cottrez avait rendu ses grossesses indécelables par ses proches et même par ses médecins. Des grossesses indécelables Ses avocats faisaient valoir que le délai de prescription, de dix ans en matière criminelle, devait commencer à partir de la date de commission des faits. Ils s'appuyaient sur des expertises datant la naissance de sept enfants avant mai 2000, soit plus de dix ans avant la découverte des premiers corps, un "doute" subsistant pour le huitième bébé, né selon les experts entre mai et septembre 2000. Mais l'assemblée plénière de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi déposé par les avocats. Elle a jugé que "l'obésité ainsi que la clandestinité des naissances et des morts caractérisaient un obstacle insurmontable à l'engagement des poursuites", suspendant donc le délai de prescription.
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C'est le rôle d'un président de la République? De parler de cravates, de frites, de scooter:!:! Pourquoi ne pas avoir été plus loin :?:
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L'ancien premier ministre, François Fillon, co-président par intérim de l'UMP, a incité le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, en juin 2014, à « taper vite » contre Nicolas Sarkozy pour accélérer les enquêtes en cours. Un enregistrement audio atteste que M. Jouyet a fait le récit de cette rencontre à deux journalistes du Monde. François Fillon a bien incité la présidence de la République, en plein scandale Bygmalion, à peser sur le cours judiciaire des affaires visant son rival. Cette demande a été formalisée le 24 juin, lors d'un déjeuner entre M. Fillon et le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, accompagnés ce jour-là d'un ami commun. La révélation d'une telle initiative, alors que M. Fillon s'est d'ores et déjà déclaré candidat à la présidence de la République pour l'élection de 2017, pourrait être dévastatrice pour l'image de l'ex-premier ministre. Elle intervient au moment où l'UMP s'apprête à désigner son futur président et que le parti est visé, comme l'ancien chef de l'Etat, par plusieurs procédures judiciaires, liées au financement de la campagne présidentielle de 2012. La démarche de M. Fillon auprès de l'Elysée, révélée par une source fiable peu de temps après ce fameux déjeuner, nous fut confirmée sans la moindre ambiguïté le 20 septembre par M. Jouyet lui-même, lors d'un entretien – que nous avons enregistré. Rapportée dans l'ouvrage « Sarko s'est tuer » (Stock, 312 pages, 19 euros), la sollicitation pressante de M. Fillon auprès de M. Jouyet a en effet été vivement démentie par les deux ...
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François Fillon réplique. L'ancien Premier ministre ne digère pas les propos que lui prêtent deux journalistes du Monde. Selon son entourage à un journaliste de France 2, il a décidé de porter plainte contre le journal et ses deux journalistes. Un proche explique que "quelles que soient les distances prises avec Sarkozy, jamais François Fillon ne se livrerait à ce type de manipulation".
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Selon deux journalistes du Monde, François Fillon aurait déclaré lors d'un entretien avec Jean-Pierre Jouyet au sujet de Nicolas Sarkozy : "Faut aller vite (...) pour lui casser les pattes avant" son retour. Après le démenti de l'intéressé, Le Monde a détaillé samedi 8 novembre le contenu d'un enregistrement où Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Elysée, raconte à deux journalistes le déjeuner où François Fillon a fait cette demande. Acte 1 : le livre "Sarko s'est tuer" révèle l'affaire Tout commence jeudi 6 novembre. L'Obs publie les bonnes feuilles de Sarko s'est tuer (Stock), un livre écrit par deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. L'ouvrage raconte la haine que suscite l'ancien président de la République dans son propre camp. Une anecdote, rapportée par Jean-Pierre Jouyet, retient l'attention. Le secrétaire général de l'Elysée raconte comment, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon lui a demandé d'accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy. L'ancien Premier ministre ne digère pas que l'UMP ait payé à la place du candidat les pénalités pour le dépassement du compte de campagne en 2012. "Mais tapez vite, tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !", aurait déclaré Fillon. Le livre précise que l'Elysée n'a pas donné suite à cette demande.
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Acte 2 : Fillon et Jouyet démentent La réponse ne se fait pas attendre. Dès jeudi, François Fillon, candidat à la primaire UMP pour 2017, dément "formellement" avoir tenu de tels propos et effectués la démarche. "J'ai effectivement déjeuné à sa demande avec Jean-Pierre Jouyet qui fut ministre de mon gouvernement, déclare-t-il. Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable". Le secrétaire général de l'Elysée apporte lui aussi son démenti. "Je démens qu'il ait tenu les propos" qui lui sont attribués dans ce livre, a-t-il déclaré. "Nous avons parlé d'autre chose", "il ne m'a, bien entendu, pas demandé une quelconque intervention, démarche par ailleurs inimaginable", précise Jean-Pierre Jouyet. Acte 3 : Les auteurs du livre dévoilent l'existence d'un enregistrement Vendredi, les auteurs du livre et leur éditeur précisent dans un communiqué que les propos de Jean-Pierre Jouyet ont été enregistrés. Le lendemain, Le Monde publie le contenu de cet enregistrement. "En gros, son discours, c'était de dire : 'Mais tapez vite, Tapez vite !' (...) Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' (...) Faut aller vite (…) pour lui casser les pattes avant'", raconte aux deux journalistes le secrétaire général de l'Elysée. Jean-Pierre Jouyet commente ensuite la démarche de François Fillon, tout en répétant qu'il n'y a pas donné suite. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires", raconte-t-il, à propos de l'affaire des pénalités. "Il pense toujours, et tout le monde pense, je vous parle très franchement, que l'Elysée a toujours une main invisible sur la justice (…) Mais là ce n'est plus le cas, je n'y peux rien ! Même les trucs de Sarkozy…". Et d'ajouter : "François [Hollande] m'a dit : 'Non, non, on ne s'en occupe pas.'"
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Une information judiciaire pour "tentative d'homicide volontaire" a été ouverte ce samedi contre la vedette de la téléréalité Nabilla Bennattia, soupçonnée d'avoir poignardé son petit ami, Thomas Vergara, a indiqué le parquet de Nanterre. Nabilla devait être présentée à un juge d'instruction dans la soirée. Le parquet a précisé qu'il allait requérir son placement en détention provisoire.
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Elle n'a pas su convaincre les enquêteurs de sa version des faits. La star de téléréalité Nabilla Benattia a été mise en examen dans la nuit de samedi à dimanche 9 novembre pour "tentative d'homicide volontaire" sur son compagnon, a annoncé le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine). Elle a été placée en détention provisoire dans la foulée. Nabilla est soupçonnée de lui avoir donné un coup de couteau. Les faits se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi, dans un appart'hôtel de Boulogne-Billancourt. Thomas Vergara, profondément blessé au thorax, raconte que le couple a été attaqué par trois hommes. La starlette, qui a changé plusieurs fois de versions des faits, assure que son compagnon s'est blessé lui-même au cours d'une dispute. "Une situation de couple vraisemblablement problématique" Au cours de la soirée, Thomas Vergara aurait pris de la cocaïne et aurait eu un comportement violent. "Elle a expliqué qu'ils ont eu une altercation et qu'il a pris un couteau. Dans la confusion, il se serait alors porté un coup à lui-même", a relaté le parquet. "Confronté aux déclarations de Nabilla", Thomas Vergara "dit que c'est n'importe quoi", a toutefois fait savoir le parquet. L'enquête porte aussi sur un précédent incident au sein du couple. La jeune femme de 22 ans a également été mise en examen pour "violences volontaires aggravées". Le 8 août, Thomas Vergara avait été blessé au dos à Coudoux (Bouches-du-Rhône). Selon Martin Desrues, l'avocat de Nabilla, il y avait entre les deux protagonistes "une situation de couple qui vraisemblablement était problématique".
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François Fillon a décidé de porter plainte contre le journal Le Monde et deux de ses journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Ces derniers affirment que l'ancien premier ministre a encouragé l'Elysée à "taper sur Sarkozy" afin d'empêcher son retour en politique, notamment en accélérant les procédures judiciaires à son encontre. Il aurait fait cette demande au secrétaire général de l'Elysée Jean-Pierre Jouyet lors d'un déjeuner au mois de juin dernier. "Contraire à sa conception de la politique" Une nouvelle fois François Fillon dément formellement avoir fait état d'une telle requête précisant que les trois personnes présentes à déjeuner; lui-même, Jean-Pierre Jouyet et Antoine Gosset-Grainville ont démenti l'existence de tels propos. "Quelles que soient les distances prises avec Nicolas Sarkozy, jamais François Fillon ne se livrerait à ce type de manipulation contraire à sa conception et son exercice de la politique" nous affirme fermement son entourage. "Son parcours depuis 30 ans le prouve. Quelle que soit la différence de politique prônée pour l'avenir avec Nicolas Sarkozy, il ne peut avoir fait une telle demande". Sarkozy grand gagnant Cette polémique profite à Nicolas Sarkozy lui qui ne manque jamais de dénoncer "les manoeuvres politiques de ceux qui à droite comme à gauche" tenteraient de lui barrer la route. Les soutiens de l'ancien président n'ont pas tardé à le souligner, notamment sur Twitter. Fillon: "Un homme d'Etat?" interroge ironiquement Valérie Debord sur Twitter. "Les masques tombent" renchérit le député UMP Sébastien Huyghe. "François Fillon doit s'expliquer. Il doit dire la vérité aux militants et aux Français" exige Christian Estrosi le maire de Nice. Pour François Fillon une telle polémique pourrait s'avérer dévastatrice auprès des militants de l'UMP, toujours très attachés à l'ancien chef de l'Etat. Contactés, les plus proches conseillers de Nicolas Sarkozy eux n'ont pas souhaité réagir, pour l'instant en tout cas.
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Toujours plus de murs dans un monde sans frontières

resistance 2014-11-02 19:49:04

Mur entre Israël et la CisjordanieLa nuit des 8 et 9 novembre 1989 reste un symbole de liberté en Europe. À la stupeur du monde entier, le mur qui coupait Berlin en deux depuis vingt-huit ans se fissure. La fin du « rideau de fer », selon l’expression instaurée par Churchill lors de son discours à Fulton le 5 marss 1946 a nourri l’espoir de la fin des divisions entre les peuples.

Depuis, à l’heure de la mondialisation, de l’ouverture des frontières, de la libre-circulation, d’Internet, l’homme construit des dizaines de murs. Parfois longs de plusieurs milliers de kilomètres, barbelés ou électrifiés, atteignant parfois huit ou dix mètres de hauteur, à double paroi, gardés par des soldats, des caméras ou des drones de reconnaissance, souvent renforcés par des mines antipersonnel, les murs de séparation contemporains peuvent ne pas se montrer comparables dans leurs caractéristiques. Les plus fréquents relèvent du domaine sécuritaire, qu’il soit civil ou militaire. Ils ont été construits pour contenir l’immigration ou pour lutter contre la contrebande ou le trafic de drogue. Ils divisent les peuples et les cultures et ont pour point commun de ne jamais remplir totalement leur mission première. Des milliers de kilomètres de frontières réputées infranchissables séparent aujourd’hui les États-Unis et le Mexique, l’Union européenne et l’Afrique (notamment entre l’Espagne et le Maroc, mais aussi tout le long des côtes méditerranéennes par une forme de blindage maritime, une mer blindée), l’Inde et le Bangladesh, l’Irak et l’Arabie saoudite, etc. En avril 2002, le gouvernement d’Ariel Sharon a décidé de construire un mur continu le long de la Ligne verte, ligne d’armistice de 1949 et frontière établie en 1967. Les Israéliens parlent de « clôture de sécurité » ou de « barrière de séparation », ou encore de « barrière antiterroriste » ou de « mur de la honte ». Pour Alexandra Novosseloff, la construction de ce mur ne suscite aucun état d’âme : « c’est un fait qui ne fait même pas l’objet de débats dans la société. Les organisations non gouvernementales qui combattent son tracé ou ses conséquences humanitaires n’ont pas remis en cause son principe même. Israël veut matérialiser sa séparation d’avec son voisin. Construire le mur, c’est entamer une séparation définitive dont les gouvernements israéliens étaient déjà convaincus quand ils construisirent une barrière de sécurité autour de la bande de Gaza ». Pour les Palestiniens, la construction du mur confisque leurs terres, les exproprie. « Des plaintes sont régulièrement déposées auprès de la Cour suprême israélienne. Rarement celle-ci a invalidé le tracé initial du mur ou celui imposé par les faits. De façon paradoxale, sans les Palestiniens, leur main d’œuvre, leurs entreprises, leurs carrières, ce mur n’aurait jamais vu le jour. 26.000 Palestiniens sont employés à sa construction ! ». L’anniversaire de la chute du mur donne chaque année lieu à de nombreux commentaires. Fin mai 2014, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a affirmé « qu’il n’y aura plus jamais de mur de Berlin en Europe ». En 1989, la complexité et l’ampleur des phénomènes de la mondialisation ne s’étaient qu’en partie manifestées. Les années quatre-vingt-dix et plus encore le début du XXIème siècle ont montré la face cachée de ce phénomène : le terrorisme, l’immigration, les inégalités, la criminalité, l’exclusion sociale, les luttes sociales, la pauvreté, mais aussi la financiarisation de l’économie, les guerres commerciales et l’érosion des droits des travailleurs sont autant d’aspects qui ont marqué les des dernières décennies. Les murs contemporains n’ont pas pour ambition de stopper les contacts avec les ressortissants de l’autre côté, comme c’était le cas du mur de Berlin. Ils se préoccupent d’enfermer dehors les indésirables. Il définit une communauté sociale et territoriale digne de protection et il définit également les catégories dangereuses dont il convient de se protéger. Il marque surtout un pouvoir de décision (décider de la séparation), un pouvoir de contrôle (contrôler le déplacement des autres) et un pouvoir de catégorisation (légitimer la séparation par la stigmatisation des réprouvés). Dernières en date, les enclaves urbaines fortifiées (les barrios privados d’Amérique latine, ou quartiers résidentiels surveillés). Ces dispositifs qui ont tendance à se répandre dans le monde entier supposent l’anticipation permanente d’une menace extérieure qui appelle le déploiement de techniques d’inspirations militaire et technique pour contrôler un territoire privatisé. Au sein de ce territoire, un mode de gouvernance privé tend à se substituer au gouvernement public. Les classes sociales s’isolent. Elles restent entre elles et n’ont même plus conscience d’être riches. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a montré à quel point en Allemagne, il est facile de ne pas se rendre compte qu’on fait partie des plus favorisés. Au quotidien, les classes sociales supérieures ne rencontrent en effet guère de personnes différentes d’elles. Et leurs amis et leurs connaissances ont au moins autant d’argent qu’elles. On ne rêve pas d’être moins libre, plus pauvre, plus humilié, plus exploité, plus dominé, moins instruit… Pourtant, la précarité est déjà une réalité pour nombre de travailleurs, de privés d’emploi et de retraités, et la peur du déclassement n’a jamais été aussi prégnante chez les autres. Ceux qui pensaient qu’après 1989, après la désagrégation de l’URSS, c’était la fin de l’histoire ou dit autrement, la victoire définitive du capitalisme, commencent à déchanter. L’éternelle grande peur des possédants, des dominateurs cyniques, qui leur fait dire que tout doit changer dans l’univers de la finance pour que rien ne change dans l’univers capitaliste sont en train de prendre un coup derrière la tête. Capitaine Martin

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La nuit des 8 et 9 novembre 1989 reste un symbole de liberté en Europe. À la stupeur du monde entier, le mur qui coupait Berlin en deux depuis vingt-huit ans se fissure. La fin du « rideau de fer », selon l’expression instaurée par Churchill lors de son discours à Fulton le 5 mars 1946 a nourri l’espoir de la fin des divisions entre les peuples. Excellent article mais qui ne casse pas pour autant la nuit du 4 Août 1789 et c'est l'ensemble du monde qui tremble encore :idea:

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LES GUERRES DES CLIQUES TERRORISTES AU MOYEN-ORIENT SANGLANT

robertbibeau 2014-10-30 21:36:40

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  Quand j’enseignais l’histoire et l’économie dans une école secondaire canadienne, je pratiquais la critique analytique comme méthode pédagogique scientifique. Cette  méthode didactique va comme suit : 1) vous dénichez un texte particulièrement complexe,  hermétique et alambiquée, largement diffusée sur les médias à la solde des géants de la désinformation. 2) Par l’analyse matérialiste marxiste non conformiste vous débusquez les lieux communs, les inanités patentées diffusées comme «vérités» par la plupart des journalistes stipendiés. 3) Vous traduisez en langage vernaculaire, non diplomatique, ce charabia éclectique et, à l’aide des faits, vous exposez la vérité cachée derrière ces clichés formatés. Nous allons faire la démonstration de cette méthode dialectique à l’aide d’un article présentant l’entrevue accordée par un poncif ayant perdu les dernières élections présidentielles françaises. Dans cet article, le «has been» Dominique de Villepin se plaint que rien ne semble atteindre la présidence française et il y va de ses pronostics à propos de l’avenir de la «guerre antiterroriste» (sic).  Voici l’article ainsi que notre analyse décapante. NDLR.  «Revue de presse : Extrait de l’interview accordée au quotidien algérien à El Watan (15/10/14) Pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, dont le discours à l’ONU sur la guerre en Irak est encore dans toutes les mémoires, le seul usage des armes est improductif. Il convient, selon lui, d’asphyxier Daech et non de multiplier les guerres. - La troisième guerre d’Irak contre Daech est-elle appelée à durer ? Veillons, face au terrorisme, à ne pas entrer dans une logique de guerre perpétuelle. Nous voyons que nous sommes enfermés dans un cycle de guerres où la précédente nourrit toujours la suivante. Devant la pression de l’émotion, des images, de l’opinion, les États-Unis et l’Europe se lancent dans des opérations militaires qu’elles croient ponctuelles. Elles croient réagir à une menace précise, alors qu’en réalité ces pays basculent peu à peu dans une guerre longue, à grande échelle et fondée sur l’idéologie. Il n’y a pas d’issue par les armes. Il y a de la démesure dans ces guerres, car il y a l’idée que nous pouvons résoudre les problèmes historiques des peuples à leur place, en imposant notre vision de la démocratie par des changements de régime, en faisant la guerre à la place d’armées nationales faibles.»  (L’ex premier ministre et actuel «has been» accrédite le mensonge que la 3e guerre du Moyen-Orient est une «guerre antiterroriste» (sic). Alors qu’elle est bel et bien une guerre terroriste d’un clan impérialiste contre des rivaux impérialistes factieux qui se désolidarisent de plus en plus de leur mentor, américain, afin de poursuivre seuls leur chemin de conquête pour se repartager les dépouilles ensanglantées des pays démantelés de cette contrée. Ainsi, la Turquie qui vient de joindre la Coalition terroriste américaine achète et revend le pétrole de DAECH. L’Arabie Saoudite qui est membre de la Coalition étasunienne vend des armes à l’État islamiste. Le Qatar finance l’État soi-disant proscrit selon un observateur de la scène locale (1). Ce salmigondis est possible à cause de la faiblesse affichée du matamore – commandant des forces impérialistes de l’OTAN – qui se désagrège rapidement malgré le soutien hypocrite des impérialismes européen décadent et canadien insignifiant. Il est absolument faux de prétendre que l’Europe (euphémisme pour désigner les gouvernements impérialistes européens empêtrés dans une crise économique désespérée) croit s’engager dans des guerres ponctuelles. Ils ont tous participé aux premières attaques contre les talibans d’Afghanistan en 2001 et ils savent tous ce qui les attend au tournant de cette troisième escalade contre les petites puissances impérialistes du Moyen-Orient (Iran, Turquie, Arabie Saoudite, Qatar, Égypte). Enfin, l’argument de la faiblesse des armées locales est ridicule au vu de la déconfiture des armées américaines et de l’OTAN depuis vingt ans au Levant, la défaite des fantoches israéliens contre le Hezbollah libanais date déjà de l’an 2000. NDLR).  «- Existe-t-il une alternative à la guerre ?  Oui, bien sûr. Il ne s’agit pas de choisir entre l’action, qui serait forcément militaire, et l’inaction. Il s’agit de sortir de la logique de force qui fait de l’outil militaire le début et la fin de toute pensée pour créer une stratégie politique qui utilise tous les leviers et qui se fonde sur une réflexion. Qui est l’ennemi ? C’est un acteur opportuniste, à la fois parti islamiste totalitaire, groupuscule terroriste mondialisé et réseau de crime organisé visant l’appropriation de territoires et de ressources. Le but, c’est tout d’abord de l’empêcher de devenir l’État qu’il prétend être. Il faut asphyxier Daech. Asphyxier son financement en menant des opérations ponctuelles contre les puits pétroliers contrôlés, en luttant contre les circuits de blanchiment et d’approvisionnement, en parlant fermement à ceux, dans les États du Golfe, qui pourraient être tentés de continuer à financer le groupe ou tout autre groupe terroriste dans la région. Il faut aussi l’asphyxier territorialement. Le prestige de Daech, c’est avant tout sa capacité à progresser. S’il cesse d’avancer, il recule. Plutôt que de lancer des objectifs militaires irréalistes d’éradication et de reconquête du territoire, il faut viser à le contenir dans son espace actuel en soutenant la lutte sur les fronts kurde, irakien, libanais, syrien, jordanien. Il s’agit d’identifier aujourd’hui les Kobane de demain pour éviter les images désastreuses auxquelles nous avons assisté. La bataille de Kobane, bien mal engagée pour les Kurdes peu ou mal soutenus, est malheureusement le résultat direct d’une stratégie mal évaluée.» (L’ex-ministre des Affaires étrangères de la France admet donc que son intention est de soutenir la poursuite de cette guerre terroriste impérialiste dans cette région soumise aux agressions des pays occidentaux depuis des décennies. L’ex-Premier admet toutefois que leurs alliés font partie du problème et ils suggèrent de les semoncés (les États du Golfe dit-il). Monsieur le «has been» ne semble pas savoir pourquoi personne n’a pu contraindre ces récalcitrants à rentrer dans le rang. C’est parce que le monde change et il est sur le point de basculer et une ancienne Alliance impérialiste dominante (OTAN) est mise à mal par ses concurrents et par la crise économique systémique qui désoriente «Captain  America» et affaiblit ses acolytes. NDLR). «- La France est présente sur plusieurs fronts. A-t-elle encore une «politique arabe» ou le fracas des armes a-t-il pris le pas sur la diplomatie ?  La France, aujourd’hui, cherche une voix. Elle s’est laissé emprisonner dans une logique de force qui n’est pas sa vocation. Sa vocation, son message, c’est le dialogue, l’indépendance et le respect des différences, en s’appuyant sur le droit international, sur la coopération et sur l’initiative. C’est toujours ainsi qu’elle a su avancer. Aujourd’hui, on met en péril cet héritage. Je comprends le souci de répondre à des actes barbares, la volonté de venir en aide aux populations en Irak, en Syrie, au Mali, en Libye. Mais nous devons ouvrir les yeux sur le fait que l’usage de la force a échoué en Afghanistan, en Libye, et qu’il échouera à nouveau. La force ne crée que la force en retour. La logique de «guerre contre le terrorisme» nourrit l’ennemi en lui donnant de la visibilité, de la crédibilité et de la légitimité. Chaque ennemi abattu devient un martyr qui permet le recrutement de dix autres terroristes. Qui plus est, cela donne l’impression que nous combattons un ennemi mondial, alors que c’est un amalgame confus de groupes locaux qui, en prêtant allégeance hier à Al Qaîda, aujourd’hui à Daech, cherchent à se donner une stature dans le rapport de force local. Aujourd’hui, il faut que nous comprenions tous qu’il n’y a pas de solution militaire et il n’y a pas de solution globale. Il n’y a que des paix locales qu’il s’agit de trouver par le dialogue, par les initiatives de développement, par la réconciliation. C’est un enjeu en Algérie, un pays durement éprouvé par la guerre civile des années 1990. Elle voit aujourd’hui ce cauchemar national se reproduire à l’échelle de toute une région. De ce point de vue, l’Algérie doit être écoutée et entendue. Elle doit porter la voix de ceux qui ont vécu ce drame et qui ont réussi, tant bien que mal, à proposer des issues. Mener à bien ces paix locales, c’est un immense travail diplomatique autour des nombreux conflits de la région, entre Kurdes et Turcs par exemple, entre Arabie Saoudite et Iran, entre chiites et sunnites, entre Israéliens et Palestiniens, à l’heure de l’union nationale entre le Fatah et le Hamas et de la mobilisation internationale pour la reconstruction de Gaza, entre Marocains et Algériens également, autour de l’épineuse question du Sahara occidental. C’est particulièrement vrai au Mali, où la paix durable ne peut s’installer qu’en apportant des réponses à la question touareg et il est évident que l’Algérie a, de ce point de vue, un rôle régional majeur à jouer pour rendre possible la paix (…) (Rien de neuf sous le soleil d’Algérie. M. de Villepin débute son homélie par un mensonge grossier à propos de l’héritage de paix et de diplomatie, d’entraide et de bons voisinages de la France du Premier et du Second Empire d’occupation, de meurtres, d’exactions, et de malversations contre les populations indigènes (particulièrement algériennes) qui ont payé un lourd tribut contre cette puissance coloniale sanguinaire. Peu importe les arguties religieuses et nationalistes dont se parent les groupuscules islamistes – tous s’alimentent en chair à canon de la chimère à même le puits inépuisable de la misère régionale. Ensuite, M. de Villepin placote à propos de solutions locales à cette crise économique mondiale dont les guerres transnationales ne sont que l’expression et l’attestation que les puissances internationales sont en train de se repartager les ressources, les marchés, les zones d’exploitation de la force de travail afin de relancer la reproduction élargie du capital qui pour le moment est en panade. La puissance chinoise – le possible futur leader de l’alliance impérialiste d’alternance – ne bouge pas pour le moment et laisse braire en silence. Tôt ou tard la superpuissance chinoise sera entrainée forcée dans ce fouillis et alors le danger de guerre généralisée sera très élevé. D’ici là,  laissons l’ex-candidat présidentiel déconfit à ses mièvreries. NDLR). (2) Photo : Dominique de Villepin *Version intégrale : «Il n’y a pas d’issue par les armes», par Rémi Yacine.  Source : http://www.france-irak-actualite.com/2014/10/dominique-de-villepin-et-la-3eme-guerre-d-irak.html   (1) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jeu-turc-communication-americaine-kobane/   (2) En complément à propos de l’organisation ouvrière http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520    

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Pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, dont le discours à l’ONU sur la guerre en Irak est encore dans toutes les mémoires, le seul usage des armes est improductif. Il convient, selon lui, d’asphyxier Daech et non de multiplier les guerres. - La troisième guerre d’Irak contre Daech est-elle appelée à durer ? La réponse semble être dans la question c'est OUI! Mais il nous serait agréable de savoir s'il y a une puissance plus forte que celle des finances :?: A lire la réponse le cas échéant, merci de la qualité de l'article qui nous pose bien des questions :roll:

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QUE DIABLE

CHARLIEHEBDO 2014-10-29 09:48:14

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Idéfix est ^passé où :?: Sacrés gaulois :mrgreen:

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LE RENOUVEAU

Le Panda 2014-10-27 08:39:46

Vue de l Assemblee NationalePar les temps qui courent, nous sommes un peu plus que certains le disent entre l’été de l’hiver et inversement. Le mouton à cinq pattes va finir par bouillir dans la mammite de chaque foyer et pour ceux qui n’ont pas de cheminée pour s’assoir en famille il reste rien pas même la crise du logement. Il faut tenter et c’est fortement possible de partager autrement que par violence qui grandit comme les bottes de sept lieux mais les chattes du chat botté n’auraient des difficultés à aller de pairs avec les renouveaux des besoins du monde dans le cadre de l’enfance en dehors des escroqueries ou la masse du faux renouveau les empêche de recevoir et de donner des brins de tendresse. Puis le bocal du Canard en perd ses propres finances, mais ils sont dans la transparence du renouveau puis certaines mauvaises haleines prétendent que c’est l’Affaire Cahuzac qui déclenche le moteur de leurs acquis. Aucun nom n'a pour l'instant fuité c'est une petite bombe que lâche Le Canard enchaîné. Plusieurs sources ministérielles et administratives lui ont affirmé que la direction générale des finances publiques procède actuellement à plusieurs recoupements, en s'appuyant sur les déclarations de patrimoine, désormais obligatoires, des 925 députés et sénateurs.   L'Elysée et Matignon ne connaitrait encore rien de ces nouveaux Thévenoud. Il n'y aurait aucune femme, affirme l'hebdomadaire.   La plupart aurait trompé le fisc par négligence ou par calcul dans une proportion faible (5% à 10% de la valeur réelle de leur patrimoine). Comme ce fut le cas avec Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat en charge des Relations avec le parlement, ils pourront régulariser leur situation après avoir été contacté par le fisc.   Quelle mouche a donc piqué Benoît Hamon? L'ancien ministre, aujourd’hui député PS des Yvelines, a jugé que la politique menée par François Hollande et Manuel Valls menace la République et mène vers un immense désastre démocratique.  Invité de RFI, il a expliqué que cette politique, réduit les capacités d'intervention de la puissance publique, menace la République. Et la menace de la République, c'est la préparation tout droit, comme on s'y prépare pour 2017, d'un immense désastre démocratique, soit non seulement l'arrivée au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen sans coup férir, mais en plus la menace que demain, elle dirige le pays.  Pendant plus de deux ans, Benoît Hamon est resté silencieux et fidèle à la ligne fixée par l'exécutif, laissant son courant Un Monde d'avance mené la bataille au parlement, au sein des frondeurs. Mais il faut croire que son éviction du gouvernement fin août a provoqué une certaine libération de sa parole.  Parlons Tabacs : Les enfants sont les plus vulnérables. Lorsqu'on leur explique les risques associés au tabagisme passif, les fumeurs répliquent souvent que la pollution extérieure est tout aussi préoccupante, explique le Dr Sean Temple, principal auteur de l'étude. Mais nos calculs montrent que le tabagisme passif produit des quantités très élevées de particules toxiques en intérieur, bien supérieures à ce que l'on trouve dans la plupart des villes moyennes et grandes du Royaume-Uni». Le conseil donné est, bien sûr, d'arrêter de fumer. Mais compte tenu des difficultés rencontrées par certains pour y parvenir, cesser dès à présent de tirer sur sa cigarette à la maison est déjà un geste bénéfique pour l'entourage. Les non-fumeurs de la maisonnée inhaleront ainsi 70 à 80 % de PM2, 5 en moins. Les enfants en bénéficieront particulièrement, car le tabagisme passif augmente chez eux le risque de bronchites, de rhinopharyngites, d'otites récidivantes et de crises d'asthme. Il est par ailleurs recommandé d'aérer chaque jour son domicile pendant 10 minutes. Il ne restera plus à certains qu’à faire comme des élus, se planquer dans les poubelles et le couvercle absent, et lorsque l’on constate aussi la nourriture balancée dans les poubelles il y aurait de quoi nourrir plus de quelques millions de personnes. La mort des privilèges bande d’ignares que nous sommes en majorité, démonstrations : Retraite-chapeau? Une retraite-chapeau est un régime de retraite qui vient s'ajouter aux régimes de retraite obligatoires, de base ou complémentaire (Agirc et Arrco). Elle est versée sous la forme d'une rente mensuelle, dont le montant est fixé à l'avance. Cette rente s'ajoute à la pension de retraite ordinaire du bénéficiaire de telle sorte que la somme globale perçue atteigne un certain montant, sur lequel s'est engagée l'entreprise. Ce montant peut être un pourcentage du dernier salaire perçu ou de la rémunération du salarié sur une période donnée. L'Afep-Medef recommande d'en limiter le montant à 45% du salaire de référence. La retraite-chapeau est complètement financée par l'entreprise et vise à attirer et fidéliser des cadres dirigeants. Différence avec le parachute doré? Le parachute doré est une indemnité fixe, déterminée à l'avance et versée en cas d'éviction du dirigeant. Les Suisses se sont récemment prononcés contre l'interdiction de telles indemnités de départ, souvent jugées immorales par les populations. La prime de départ de 60 millions d'euros destinée au futur ex-patron de Novartis, Daniel Vasella, avait provoqué un tollé dans ce pays. Selon une étude citée par le cabinet Proxinvest, les sociétés qui accordent des parachutes dorés présentent de surcroît une sous-performance relative: Les dirigeants assurés d'être indemnisés en cas d'acquisition seraient en effet moins incités à maximiser la valeur actionnariale de leur groupe, notamment lors d'une offre externe. Le parachute doré diffère de la retraite-chapeau, il peut s'y ajouter. Comment sont octroyées les retraites-chapeau? Comme le rappelle un récent avis de la cour d'appel de Paris, la décision d'octroyer une retraite-chapeau doit être validée par le conseil d'administration ou le conseil de surveillance de l'entreprise, et soumise à l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires. Qui perçoit une retraite-chapeau? Les retraites-chapeau ne concernent pas que les grands patrons du CAC 40, loin de là: Selon la Fédération française des sociétés d'assurances, plus d'un million de salariés en bénéficient dans 11.000 entreprises environ. Les PME, qui éprouvent parfois des difficultés à attirer ou fidéliser les cadres et cadres dirigeants, y recourent aussi. Dans la moitié des cas, les bénéficiaires perçoivent cependant une rente inférieure à 2000 euros par an. La CGT est formelle. L'actuel président du directoire de PSA depuis moins de cinq ans ne partira pas les mains vides. Remplacé par Carlos Tavares le premier janvier 2014, Philippe Varin, 61 ans, touchera une retraite chapeau pour laquelle 21 millions d'euros ont été provisionnés par PSA. Une somme intégralement financée par l'entreprise, selon un document publié par la CGT de Sochaux. Nous sommes profondément écœurés, réagit Jean-Pierre Mercier de la CGT Aulnay. Il y a quelques semaines on nous fait signer un contrat de compétitivité pour faire 125 millions d'euros d'économies sur le dos des salariés en bloquant les salaires et en diminuant ou supprimant nos primes. Et on apprend ensuite que 21 millions d'euros partiront dans la retraite de monsieur Varin! Les décisions du renouveau sont en route, mais ce n’est pas pour demain la France tient à son, nucléaire et la Pologne à son charbon, il faut bien que chacun retrouve les siens. A ne pas en douter les écologistes tout comme les anciens ministres brassent du vent en attendant que le vent des fausses éoliennes portent les fruits de la discorde. Le Panda Patrick Juan

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Ce sont les ministres du gouvernement, comment obliger les enfants à apprendre à lire et écrire :?: Cela IMPOSE une démission? OUI :twisted:
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"Votre livre préféré de Modiano ?" "Euuuhhhh..." La ministre de la Culture Fleur Pellerin n'a pas réussi à citer une œuvre du dernier prix Nobel de littérature, le Français Patrick Modiano, alors qu'on lui demandait quel était son ouvrage favori de l'auteur, dimanche 26 octobre dans l'émission de Canal "Le Supplément". "Je lis très peu" "Son dernier livre ?", tente ensuite la présentatrice. Fleur Pellerin préfère alors jouer la carte de l'honnêté. "J'avoue sans aucun problème que je n'ai pas du tout le temps de lire depuis deux ans. (...) Je lis beaucoup de notes, beaucoup de textes de loi, les nouvelles, les dépêches AFP mais je lis très peu", répond-elle. Pourtant, quelques minutes auparavant, la ministre avait indiqué avoir déjeuné avec Patrick Modiano. "On a eu un déjeuner formidable, très très sympathique. On a beaucoup rigolé", avait-elle confié. :twisted:
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François Bayrou estime que François Hollande ne peut pas tenir jusqu'en 2017 avec sa majorité actuelle, "déchirée" selon le président du Mouvement démocrate (MoDem) qui dit souhaiter une dissolution de l'Assemblée nationale. La semaine dernière a été marquée par une nouvelle crise au Parti socialiste après le vote de justesse de la partie recettes du budget 2015, sur laquelle une trentaine de députés PS, dont trois ex-ministres, se sont abstenus. Interrogé sur la capacité de François Hollande à gouverner dans un tel contexte, le maire de Pau, qui avait appelé à voter pour le socialiste au second tour de la présidentielle en 2012, a estimé dimanche qu'il ne le pouvait plus et devait s'en remettre au peuple. "Je ne suis pas sûr qu'il puisse tenir jusqu'en 2017, en tout cas dans la configuration actuelle, avec une majorité déchirée", explique François Bayrou lors du Grand Rendez-Vous Europe 1 - i-télé - Le Monde. Pour une dissolution de l'Assemblée nationale "Quand on s'abstient et qu'on est dans la majorité, ça veut dire qu'on est contre (...). C'est un message extrêmement rude, extrêmement dur, qui a été suivi d'une espèce d'épisode de guerre civile dans le parti au pouvoir", ajoute l'ancien candidat ) la présidentielle. "En outre, le soutien de l'opinion publique n'existe plus", dit-il encore alors que le baromètre Ifop pour le Journal du dimanche témoigne d'une méfiance envers le président toujours forte, avec 14% de satisfaits contre 84% d'insatisfaits. Après le vote de la partie recettes du projet de loi de finances, le Premier ministre Manuel Valls et des membres du gouvernement avaient fustigé l'abstention d'anciens ministres, dont Benoît Hamon, certains s'interrogeant même sur leur présence au sein du PS. "Je ne vois pas ce qui peut permettre [à François Hollande] de tenir", insiste François Bayrou, ajoutant qu'il ne pensait pas à une démission du chef de l'Etat. "Je n'ai pas dit partir, je pense qu'en Ve République, le président de la République ne s'en va pas", indique le dirigeant centriste, jugeant improbable un référendum. Il dit souhaiter une dissolution de l'Assemblée nationale, "pour que le peuple exprime son jugement sur la politique suivie et la manière dont elle est suivie". Mais pauvre tocard tu es le 1er à avoir demandé pour "lui" alors de grâce ne tire pas sur les ambulances tu es ridicule et même plus.....Tu as eu la ville de Pau grâce à Borloo cela est une réalité :twisted:
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Près des deux-tiers des Français (62%) ont une mauvaise opinion du polémiste Eric Zemmour et se déclarent "choqués" par sa thèse sur le régime de Vichy qui "aurait sauvé des juifs français", selon un sondage Odoxa pour Le Parisien. Seulement 37% ont une bonne opinion d'Eric Zemmour et 8 % une très bonne opinion, indique ce sondage publié dimanche 26 octobre. Son image est très contrastée entre sympathisants de gauche et de droite : un sur deux l'apprécie à droite (53 % contre 46%) alors que huit sympathisants de gauche sur dix ont une mauvaise opinion de lui dont 49% une "très mauvaise opinion", indique encore ce sondage. "Les Français n'aiment pas Eric Zemmour, mais il suscite la curiosité de tous et séduit les sympathisants de droite et du FN", explique au Parisien Gaël Sliman, président d'Odoxa. Raciste pour un Français sur deux Concernant la thèse d'Eric Zemmour sur Vichy, soutenue dans son livre Le suicide français et que récusent les historiens, le "choc" est très grand chez les sympathisants de gauche qui sont près de 8 sur 10 (78%) "à ne pas avoir digéré" ses propos, souligne le sondage. Chez les sympathisants de droite, 50 % se déclarent "choqués" contre 49% qui ne le sont pas, "ce qui ne vaut évidemment pas pour autant accord de leur part avec cette idée", souligne l'institut. Dans l'ensembre de la droite, 69 % des symphatisants du FN ne sont pas "choqués" par cette thèse alors que les sympathisants des autres partis de droite sont une majorité à se déclarer "choqués" : de 79% au MoDem à 55% à l'UMP. Un Français sur deux perçoit Zemmour comme raciste et 44 % des personnes interrogées estiment qu'ils "dangereux", toujours selon cette enquête. Le polémiste est percu par les Français comme un homme "intelligent, éloquent et ayant des convictions, il est aussi vu comme réactionnaire, agressif, misogyne et pas démocrate", ajoute Le Parisien. Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogés par internet les 23 et 24 octobre.
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C'est quoi qui est marqué sur le fronton des mairies de France :?: Bientôt les enfants apprendront l'Islam avant de savoir lire, ce sont les écoles de demain dangers :twisted: Faut-il condamner pour autant toute forme de religion à l'école oui ou la laïcité est morte, mais c'est déjà le cas :twisted:
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C'est une polémique comme la France en a le secret. Depuis mercredi et quelques lignes dans le Canard Enchaîné, le débat sur les retraites-chapeau des dirigeants a rebondi sur le cas de Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, dont le successeur désigné à l'horizon 2016, Isabelle Kocher, a été nommé mardi (lire aussi page 41). Le régime de retraite supplémentaire dont bénéficie Gérard Mestrallet - comme plus de 300 cadres du groupe - lui permettra, lorsqu'il n'exercera plus ses fonctions, de percevoir 831.641 euros par an, «soit 28 % de sa rémunération de référence», précise le groupe, qui a démenti que le montant provisionné soit de 21 millions d'euros. Le précédent Philippe Varin Pour dépassionner le débat, GDF Suez a décidé de saisir le haut comité de gouvernement d'entreprise, présidé par le président d'Airbus, Denis Ranque. Ce comité fait le gendarme auprès des grands groupes de la bonne application du code de conduite par le Medef et l'Afep, et s'était saisi du cas de Philippe Varin, chez PSA, fin 2013. Un cas bien différent, s'agissant d'un patron ayant moins de cinq ans de maison et d'une entreprise en crise profonde. Philippe Varin avait renoncé à l'essentiel de ses droits. Réécrit en 2013 pour éviter que le gouvernement ne légifère - et validé par l'exécutif - le code Afep-Medef s'attache à ce que les régimes de retraite supplémentaire concernent un nombre important de cadres de l'entreprise, et supposent un minimum d'ancienneté. On compte 28 régimes de ce type dans le CAC 40, et celui dont bénéficie Gérard Mestrallet semble a priori dans les clous. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a vivement réagi vendredi, provoquant d'ailleurs quelques grincements de dents chez certains dirigeants du CAC 40. Si le cas GDF Suez est «conforme (au code), il faudra aller plus loin», a prévenu le ministre. Emmanuel Macron a dit «souhaiter que Gérard Mestrallet en tire toutes les conclusions». L'an dernier, dans le cadre d'une doctrine de l'Etat actionnaire incitant à la «modération», l'Etat avait voté «non» à plusieurs «packages» de rémunération en assemblée générale d'entreprises. Pas chez GDF Suez, dont le patron avait été bon élève en renonçant à une partie de ses «unités de performances». Mais malgré ses 34 % du capital du groupe, l'Etat ne peut pas revenir sur un élément de rémunération déjà acté par les actionnaires, en 2009 et 2012, à plus de 99 %. «Si on devait le voter aujourd'hui, on refuserait. Ce n'est pas conforme à nos standards», confie une source proche du gouvernement.
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De nouveaux sondages confirment l'impopularité du chef de l'État alors que les députés se prononceront mardi sur le budget de la Sécurité sociale. La semaine dernière, François Hollande assure avoir passé une «belle semaine», marquée par l'inauguration de la Fondation Louis Vuitton, la visite de la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) et l'inauguration, samedi, du nouveau Musée Picasso. Un répit artistique de courte durée. Car dès ce week-end, la situation économique s'est vivement rappelée à son souvenir, annonçant une semaine rouge sinon noire, juste avant la mi-mandat, qui tombera le 6 novembre. «Soyons honnêtes: nous sommes en échec», a reconnu samedi François Rebsamen, ministre du Travail, dans un entretien au Parisien sur les chiffres du chômage. Pôle emploi a en effet accueilli en septembre 19 200 nouveaux inscrits ( 0,6 %) en catégorie A. Depuis l'élection du chef de l'État, plus d'un demi-million de personnes sont venues renforcer les rangs des chômeurs… Dans le même temps, Bruxelles a écrit au ministre des Finances, Michel Sapin, pour lui demander des comptes sur les «objectifs budgétaires fixés par le Conseil». Le projet de budget en cours de discussion à l'Assemblée prévoit un déficit à 4,3 % du PIB en 2015, alors que Paris s'était engagé à la ramener à 3 %. Réponse sèche de Hollande à une lettre «très banale» et «conforme à la procédure»: «Nous avons fait ce que nous avions à faire.» En particulier les «21 milliards d'économies». Le chef de l'État est littéralement pris en étau entre Bruxelles et une partie de sa majorité qui conteste ces économies.
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«Tout est fragmenté, tout est divisé, tout est séparé, tout est exacerbé» François Hollande Dimanche, lors d'un déplacement à Dijon pour le 25e congrès de la Fédération Léo Lagrange, François Hollande a tenté de se poser en rassembleur «dans un moment où tout est fragmenté, tout est divisé, tout est séparé, tout est exacerbé». Mais si sa cote de confiance a grimpé d'un point en octobre par rapport à septembre, passant à 14 %, 43 % des sondés restent «très mécontents» de son action et 41 % «plutôt mécontents» selon le baromètre Ifop pour le JDD. Ce sont les ouvriers qui sont le plus mécontents de lui (90 %), suivis des commerçants, artisans et chefs d'entreprise (89 %). En outre, plus de huit Français sur dix déclarent ne pas souhaiter qu'il se représente en 2017 selon un sondage Odoxa pour i-Télé et Le Parisien publié samedi. Chez les sympathisants de gauche, Martine Aubry arrive en tête des meilleurs candidats (47 %) contre 36 % pour le premier ministre, Manuel Valls. François Hollande ne recueille que 7 % des suffrages… derrière Arnaud Montebourg (8 %). Même s'il ne s'agit que d'une photographie de l'opinion, elle arrive bien mal à propos alors que les députés se prononcent mardi sur le budget de la Sécurité sociale. La mesure phare, la modulation des allocations familiales, qui divise la gauche, a été adoptée vendredi. Mais les députés frondeurs, qui sont nombreux à se retrouver dans les positions de Martine Aubry, reprochent aussi au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de consacrer les allégements de cotisations sociales patronales, dont le principe a été adopté en juillet, sans les conditionner à des créations d'emplois. Difficile pour le moment de savoir si les abstentions socialistes seront plus nombreuses que les 39 de mardi dernier lors du vote sur le volet recettes du budget 2015. Des abstentions qui ont largement contribué à la crise qui a ébranlé le PS ces derniers jours. La sortie de Valls sur la «gauche passéiste qui s'attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par les Trente Glorieuses» avait également échauffé les esprits. Même si l'hypothèse est peu probable, certains députés évoquent un recours à l'article 49-3 de la Constitution permettant au gouvernement de faire adopter sans vote le PLFSS. À moins que l'adoption par l'Assemblée d'une motion de censure ne l'oblige à démissionner…
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Rémi Fraisse, le manifestant décédé dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn, a été victime d'"une explosion", selon les premiers résultats de l'autopsie communiqués par le procureur d'Albi. "La plaie importante située en haut du dos de Rémi Fraisse a été causée, selon toute vraisemblance, par une explosion", a dit le procureur Claude Dérens lors d'un point presse. Des analyses doivent à présent établir si "une grenade, lancée depuis la zone où les gendarmes étaient retranchés", a pu être "à l'origine" de cette explosion, a ajouté le magistrat.
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Paris cède à la pression de Bruxelles. La France a présenté lundi 27 octobre à la Commission européenne une modification de ses projets budgétaires pour 2015, a annoncé le ministre des Finances, Michel Sapin, dans l'espoir d'échapper à un bras de fer avec ses partenaires européens. Michel Sapin a expliqué que le déficit public serait réduit en 2015 de 3,6 à 3,7 milliards d'euros de plus que prévu, grâce à l'actualisation de prévisions de dépenses et des mesures de recettes nouvelles. Optimisation fiscale et lutte contre la fraude Ces précisions sont dues à quelques "bonnes nouvelles", selon le ministre des Finances. Parmi celles-ci : la baisse des taux d'intérêt qui allège le coût de la dette. Le ministre s'appuie aussi sur des nouvelles mesures éuropéennes liées à la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale. Selon Michel Sapin, ces mesures entraîneront une réduction du déficit structurel (hors effets de la conjoncture) de plus de 0,5 point de PIB entre 2014 et 2015. Ces évolutions interviendront soit dans le cadre de l'examen de loi de finances pour 2015, soit lors du projet de loi de finances rectificative qui sera présenté le 12 novembre au conseil des ministres.
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Parralèlement à ces annonces, le ministre a envoyé lundi une lettre au vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen. Michel Sapin y affirme que la France maintiendra les "deux piliers" de sa politique économique : le pacte de responsabilité et de solidarité, qui prévoit notamment des baisses de cotisations et d'impôts pour les entreprises, et l'effort d'économies de 21 milliards d'euros pendant l'année 2015. La "démarche" de la France est "en ligne avec nos règles communes et les flexibilités qu'elles contiennent", écrit-il. "Elle est aussi adaptée à la situation macroéconomique de la zone euro", ajoute le ministre.
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La famille de Rémi Fraisse, le jeune homme mort dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du barrage de Sivens (Tarn), va déposer plainte pour homicide volontaire, annoncent ses avocats, lundi 27 octobre. Elle vise plus exactement un homicide volontaire "par une ou plusieurs personnes dépositaires de l'autorité publique", précisent-ils. Cette plainte doit "permettre à un juge d'instruction indépendant de faire toute la lumière sur les circonstances du décès" du jeune manifestant, a déclaré Arié Alimi, l'un des avocats de la famille. Après les premiers résultats de l'autopsie, le procureur a confirmé que le manifestant de 21 ans avait été victime d'une explosion, dont l'origine n'est pas encore déterminée. Cependant, plusieurs témoignages accablent les gendarmes.
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Mariages forcés, viols, participation contrainte aux combats... Dans un rapport publié, l'ONG Human Rights Watch dévoile le témoignage de dizaines de jeunes filles enlevées par Boko Haram, et l'enfer qu'elles ont vécu au quotidien. «Ces jeunes filles, on ne sait pas exactement où elles sont». Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a confirmé ce lundi sur BFMTV qu'un cessez-le-feu avait été signé entre le gouvernement nigérian et les terroristes de Boko Haram. Mais alors que cet accord annoncé le 17 octobre prévoyait la libération des 219 lycéennes capturées mi-avril, rien n'a depuis filtré sur leur sort. Dans un rapport publié ce lundi, Human Rights Watch révèle toutefois ce que serait leur quotidien aux mains des ravisseurs. L'ONG reprend les témoignages de douze des 276 filles enlevées le 14 avril à Chibok (à l'est du Nigeria) et qui ont réussi à s'enfuir, mais aussi ceux d'autres anciennes captives. Car comme le rappelle l'ONG , le groupe islamiste armé a enlevé plus de 500 filles depuis 2009.
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Abus physiques et psychologiques, travail forcé, participation contrainte aux opérations militaires, mariages sous la menace, viols... Le quotidien dépeint à travers ses témoignages est insoutenable. Les jeunes femmes, qui doivent s'occuper de toutes les tâches ménagères, sont traitées comme des esclaves. «Ils m'ont forcée à les accompagner durant leur mission et à transporter leurs munitions. Ils m'ordonnaient de me coucher par terre lors des attaques et de tenir les balles des fusils, raconte ainsi Hauwa, enlevée en septembre 2013. La première fois qu'ils m'ont ordonné de tuer un homme je me suis mise à trembler et suis tombée par terre. (...) J'ai pensé que j'aurais dû saisir un des fusils des combattants de Boko Haram et m'en servir pour me tuer.» «Pas de soutien» de la part des autorités Si les filles sont souvent capturées quelle que soit leur religion, les chrétiennes et celles qui vont à l'école sont particulièrement visées. Les terroristes de Boko Haram leur ordonnent de se convertir à l'islam - sous peine de violences, voire de mort - et de ne plus s'instruire. Une élève raconte ainsi avoir croisé leur chemin alors qu'elle se rendait à l'école en janvier dernier, avec ses amies. «Ah! Voici les personnes que nous cherchons. Vous êtes les filles à la tête dure qui s'entêtent à aller à l'école alors que nous avons dit “boko” est “haram”. Nous allons vous tuer ici aujourd'hui», leur a dit l'un d'eux. Les étudiantes ont été détenues pendant deux jours dans la forêt de Sambisa. Elles n'ont été relâchées qu'après avoir prétendu être musulmanes et promis de ne jamais retourner à l'école.
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Le rapport de HRW souligne aussi que les filles sont capturées quel que soit leur âge: quand l'une d'elles, âgée de 17 ans, a dit à l'un des commandants du groupe que les filles comme elle étaient trop jeunes pour se marier, celui-ci a montré du doigt sa propre fille de 5 ans: «Si elle s'est mariée l'an dernier, et qu'elle attend juste la puberté pour consommer son mariage, comment peux-tu, à ton âge, être trop jeune pour te marier?». Si plusieurs ont déclaré que les «hauts gradés» faisaient parfois des efforts pour éviter qu'elles soient victimes de violences sexuelles, l'ONG a recensé plusieurs cas de viols. Certains témoignages font même état de la cruauté d'autres femmes présentes dans les rangs de la secte, qui regardent les jeunes filles se faire violer en les empêchant de s'enfuir. Une des lycéennes de Chibok revient en outre sur son enlèvement, racontant que les islamistes - qui ont pu pénétrer dans l'enceinte de l'établissement sans problème - ont réuni les filles en leur disant de ne pas s'inquiéter, qu'ils étaient policiers et qu'ils étaient là pour les protéger. N'ayant pas assez de véhicules pour les transporter, ils ont même pris le temps de leur faire parcourir une quinzaine de kilomètres à pied afin de leur trouver d'autres moyens de transports... sans être inquiétés. Tous ces témoignages «laissent entendre que le gouvernement nigérian n'a pas protégé de manière adéquate les femmes et les filles de nombreux abus, ne leur a pas apporté de soutien efficace ni de soins médicaux et psychologiques après leur captivité, n'a pas garanti l'accès à des écoles bénéficiant de conditions sécuritaires adaptées, ou n'a pas mené d'enquêtes et poursuivi en justice les auteurs de ces abus», affirme ainsi Human Rights Watch. Ce rapport paraît alors qu'une trentaine d'adolescents, garçons et filles, ont encore été enlevés le weekend dernier dans l'est du Nigeria.
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C'est un élément essentiel dans l'enquête sur la mort de Rémi Fraisse. Pourtant, le sac à dos de ce militant de 21 ans manque toujours à l'appel. Claude Dérens, procureur d'Albi (Tarn), s'est rendu, mardi 28 octobre, sur les lieux où le jeune homme a trouvé la mort au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre dans la nuit de samedi à dimanche pour tenter de mettre la main dessus. "[Les opposants] ont toujours le sac à dos mais nous espérons qu'ils vont le donner aux enquêteurs, a-t-il assuré. Je veux tenter de maintenir le contact et le dialogue." Cette pièce est fondamentale pour en savoir davantage sur la nature de l'explosion qui a touché le jeune homme en haut du dos. Alors que les opposants au barrage de Sivens accusent les gendarmes d'avoir tiré des grenades assourdissantes sur Rémi Fraisse, la piste d'un cocktail Molotov n'est toujours pas écartée par les enquêteurs. La combustion de la toile du sac pourrait livrer de précieux indices. Les enquêteurs sur les lieux du drame Sur place, le climat reste tendu, mais, contrairement à dimanche matin, les enquêteurs ont pu accéder, mardi, au site pour "évaluer la distance qui séparait les opposants des gendarmes". Alain Hébrard, membre de la Confédération paysanne, espère "simplement que [ses] camarades vont rendre le sac à dos à la famille, ne serait-ce que par respect."
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Les 14 jours de grève ont plombé les résultats d'Air France Air France-KLM a dévoilé ce matin des résultats en forte baisse au troisième trimestre, conséquence de 14 jours de grève de ses pilotes français et d'un environnement atone. L'impact du conflit social est estimé à 330 millions d'euros sur le résultat d'exploitation. Ce dernier s'élève à 247 millions contre 641 un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a, lui, été réduit de 416 millions par la grève à 6,69 milliards (-6,7%). Le résultat net a chuté de 32% à 100 millions, selon un communiqué du groupe aérien franco-néerlandais. Le groupe se dit "résolu" à réduire encore ses coûts tout en adaptant investissements et actifs.
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Ils sont tous reconnus coupables des dégradations dans la "ferme des mille vaches" en septembre 2013 et en mai dernier. Les neuf militants de la Confédération paysanne ont été condamnés à des peines allant de 300 euros d'amende à 5 mois de prison avec sursis par le tribunal d'Amiens (Somme), mardi 28 octobre, tandis que plusieurs centaines de personnes étaient venues soutenir les prévenus à l'extérieur du tribunal. La peine la plus lourde a été prononcée contre le porte-parole du syndicat, Laurent Pinatel, qui a été condamné à cinq mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende. "Que veulent les citoyens, les paysans, les élus ? Des fermes ou des usines ? Doit-on 'fabriquer' l'alimentation comme on multiplie les pièces de voiture ? Non, non et non", s'insurgeait-il pour résumer l'opposition de la Confédération à cette "ferme-usine". Les peines prononcées sont un peu plus sévères que les réquisitions du parquet, qui avait qualifié le dossier d'"éminemment politique" et demandé des peines de 2 à 4 mois de prison avec sursis. Les six hommes et trois femme étaient poursuivis à la suite de deux actions coup de poing de la Confédération paysanne sur le chantier de la ferme des 1 000 vaches, à Drucat-Le Plessiel en septembre 2013 et mai 2014. Les parties civiles ont estimé les dégâts à plus de 150 000 euros mais le tribunal a demandé une expertise, renvoyant l'audience pour intérêt civil au 15 juin.
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Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a suspendu mardi 28 octobre l'usage des grenades offensives pendant au moins quinze jours, en attendant les résultats d'une enquête interne aux forces de l'ordre, deux jours après la mort de Rémi Fraisse. Ce militant écologiste de 21 ans a perdu la vie lors d'affrontements avec les forces de l'ordre sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn). Le drame a déclenché plusieurs manifestations en France, qui ont donné lieu à des scènes de violence dans plusieurs villes, lundi. • Le président socialiste du conseil général du Tarn Thierry Carcenac va demander vendredi 31 octobre à son assemblée départementale la suspension sine die des travaux du barrage contesté de Sivens. • Rémi Fraisse a été victime d'une explosion dont l'enquête doit déterminer si elle a été causée par une grenade des forces de l'ordre. Les résultats d'analyses, transmis mardi aux enquêteurs, ont révélé des traces de TNT, un composé chimique que l'on retrouve dans les grenades de type offensif, utilisées par les gendarmes. • Avant même les résultats de l'enquête, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé l'ouverture d'une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sur l'utilisation des grenades offensives. D'ici aux résultats de cette enquête, attendus dans quinze jours, l'usage de ces projectiles est suspendu. • Evoquant d'abord la nécessité d'établir "toute la vérité" sur ce drame, François Hollande a appelé ensuite à la "responsabilité" de chacun "dans son expression". Le Premier ministre, Manuel Valls, a déploré pour sa part les "propos excessifs" de certains écologistes.
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Mort de Rémi Fraisse : des traces d'explosif utilisé dans les grenades des gendarmes retrouvées Rémi Fraisse, 21 ans, retrouvé mort dans la nuit de samedi à dimanche sur le chantier du barrage controversé de Sivens (Tarn), aurait été victime d'une grenade offensive, a déclaré aujourd'hui le procureur de la République d'Albi, Claude Dérens. Les analyses menées par la police scientifique sur les prélèvements effectués ont permis de retrouver des "traces de TNT" sur certains scellés des effets du jeune homme, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. "Ces résultats même partiels orientent l'enquête de façon significative puisque la mise en oeuvre d'un explosif militaire de type grenade offensive semble acquise", a dit le magistrat. Le corps de Rémi Fraisse avait été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche après des affrontements violents entre des opposants au projet de barrage et les forces de l'ordre à l'issue d'une manifestation pacifique à proximité du chantier.
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L'affaire pourrait ouvrir une nouvelle crise au sein du syndicat Selon nos informations, le loyer, lui aussi payé par le syndicat, est de 2 500 € par mois. Des « frais disproportionnés pour un patron de la CGT » aux yeux de certains responsables déjà au courant dans la maison. Loin, très loin, de la modestie du train de vie affiché jusqu'à présent par les anciens patrons de la centrale ouvrière. Car, à la lecture des détails de ce devis, la plupart des destinataires de ce courrier n'en croyaient pas leurs yeux. Le descriptif de la rénovation et des aménagements allait de la démolition, maçonnerie, plomberie, carrelage, électricité, menuiserie, volets, au parquet flottant... sol, mur, plafond, de l'entrée en passant par le salon, la salle à manger, le cellier, les deux chambres, la salle d'eau. Jusqu'à la fourniture de cimaises à tableaux, de la vaisselle, d'une cafetière de type Nespresso, du linge de maison, du « textile et autres », mais aussi de plusieurs télévisions. Et d'un home cinéma et d'une cave auxquels le numéro un de la CGT aurait renoncé, a fait savoir la centrale hier. Ces quelques dépenses en moins auraient fait baisser le montant final du devis. Une facture au demeurant très élevée pour une surface de 120 m2 dans un appartement avec salon-salle à manger, deux chambres, terrasse, cellier, sous réserve que le syndicat puisse démontrer avoir payé le juste prix. Quoi qu'il en soit, l'affaire risque d'ouvrir une nouvelle crise à la CGT. L'ancien leader du conflit des Moulinex, qui a grimpé les échelons jusqu'à devenir le joker de Bernard Thibault en pleine crise de succession, est attendu au tournant depuis son arrivée à la tête de la centrale. Les échecs des dernières mobilisations lancées par la CGT, la gestion du conflit de la SNCF, ajoutés aux critiques répétées sur la ligne de Lepaon, rendent la situation particulièrement sensible. Et l'heure des règlements de comptes vient peut-être de sonner. Comme s'il s'y attendait, lors d'une réunion en petit comité hier matin, Thierry Lepaon a lancé : « Maintenant que tout le monde connaît mon adresse, je vais devoir déménager. » Et certains ne cachaient pas souhaiter son départ définitif...
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Gare à la fibrillation atriale ! Si, comme près de neuf Français sur dix, vous ne savez pas ce que ces mots veulent dire, si vous n'avez jamais entendu parler de cette maladie, c'est normal. Mais si, comme plus de 600 000 adultes vivant dans l'Hexagone, vous ressentez parfois des palpitations cardiaques, mieux vaut en parler à votre médecin. Car la fibrillation atriale est un trouble du rythme qui multiplie par cinq le risque de faire un accident vasculaire cérébral (AVC). D'où le thème choisi pour cette nouvelle journée mondiale consacrée aux "attaques au cerveau" : un danger peut en cacher un autre. Petit rappel pour commencer : les AVC sont responsables de 60 000 décès, chaque année, dans notre pays. Près de 130 000 nouveaux cas sont diagnostiqués (le quart d'entre eux chez des personnes de moins de 65 ans). Au moindre doute, comme la faiblesse d'un côté du corps, l'engourdissement d'un membre, un trouble de l'élocution, de la vision ou de l'équilibre, un mal de tête sévère et soudain, il faut immédiatement appeler le 15. Les responsables des secours dirigeront alors le patient vers une unité de soins neuro-vasculaires. Ces services spécialisés, qui fonctionnent 24 heures sur 24, vont confirmer - ou pas - la suspicion d'urgence neuro-vasculaire et proposer un traitement adapté. Facteurs de risque La prise en charge rapide est indispensable pour limiter les séquelles consécutives à la souffrance du cerveau privé d'oxygène (la majorité des AVC est liée à la formation d'un caillot). À chaque minute de perdue, ce sont deux millions de neurones qui sont détruits, estiment les spécialistes. Malheureusement, aujourd'hui encore, les AVC représentent la première cause de handicap physique acquis chez l'adulte, la deuxième cause de mortalité chez l'homme (la première chez la femme) et la deuxième cause de démence. Dans 85 % des cas, les victimes présentent des facteurs de risque. Le premier d'entre eux est l'hypertension artérielle. Mais, cette année, l'accent est mis sur la fibrillation atriale, une autre pathologie trop souvent méconnue. Il s'agit du trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. "La fibrillation atriale peut provoquer une stagnation du sang au niveau des oreillettes. Cela contribue à la formation de caillots qui risquent de se détacher et de migrer vers les artères cérébrales", explique le professeur Christophe Leclercq, cardiologue au CHU de Rennes. Ses principaux symptômes sont la fatigue, l'essoufflement, des palpitations, des battements du coeur irréguliers et rapides, des douleurs dans le thorax ou encore des vertiges. Mais certains patients ne ressentent rien d'anormal. Ce problème est alors diagnostiqué au cours d'un simple examen de routine. Tout comme l'hypertension artérielle, la fibrillation atriale doit être correctement prise en charge (pour lutter contre cette dernière, les médecins prescrivent des médicaments qui ralentissent le rythme cardiaque). "Il faut savoir que les AVC qui sont liés à une fibrillation atriale sont beaucoup plus graves que les autres", ajoute le spécialiste rennais. Les personnes qui en souffrent ont donc tout intérêt à suivre correctement leur traitement.
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Gestion "archaïque", "système clientéliste", finances "inquiétantes", "privilèges" accordés au syndicat majoritaire : l'Igas a publié mardi soir un rapport accablant sur la situation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). "L'inertie qui a caractérisé l'établissement pendant des années et la prégnance du poids politique et d'organisations syndicales fortes sont des freins réels à la restauration d'un fonctionnement normal de l'établissement", résument les auteurs. "La bonne distance entre la mairie et les instances de l'AP-HM n'est toujours pas trouvée", selon le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, commandé en mars 2013 par la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Il doit être mis un terme au système clientéliste qui a longtemps prévalu", intime l'Igas, qui développe : "Un grand nombre de recrutements de personnels non qualifiés est intervenu pendant de nombreuses années sur recommandations d'élus." La mission de l'Igas s'étonne, en outre, que les réunions du conseil de surveillance aient "toujours lieu à la mairie de Marseille et non dans les locaux l'établissement". Dette L'Igas cible également les "privilèges" accordés au syndicat majoritaire Force ouvrière : "Il convient de mettre fin à la situation réservée à une organisation syndicale, fût-elle majoritaire, et de la considérer comme les autres, sans privilège d'information et en évitant de lui laisser son rôle traditionnel de conseil en recrutement." Par ailleurs, l'Igas juge "inquiétante" la situation financière de l'AP-HM, "très fortement endettée" à cause notamment d'une "politique d'investissement ambitieuse et coûteuse". La dette de l'AP-HM a atteint un milliard d'euros fin 2012 et "l'objectif de retour à l'équilibre est toujours repoussé" et "n'est actuellement prévu qu'en 2014", déplore l'Igas. "Les efforts pour y parvenir sont encore insuffisants", estime l'Inspection, alors que c'est un enjeu "fondamental pour assurer l'avenir de l'AP-HM". Le rapport est aussi cinglant concernant l'organisation de l'établissement. "Des activités sont gérées de manière archaïque", assène l'Igas, qui cite notamment la gestion "sous forme papier" des archives "sans cohérence entre les différents sites" de l'AP-HM. L'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), troisième CHU de France, emploie environ 15 000 agents sur 4 sites.
Le Panda

Une nouvelle perquisition a lieu mecredi 29 octobre au siège de l'UMP, à Paris, dans le cadre de deux enquêtes liées au financement de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, selon une source proche du dossier. Cette opération de police intervient dans le cadre de deux informations judiciaires ouvertes à Paris : l'affaire Bygmalion et l'enquête sur le paiement par l'UMP de pénalités qui avaient été infligées au candidat battu car ses comptes de campagne avaient dépassé le plafond autorisé. Dans la première, ouverte en juillet dernier, les enquêtes visent un système présumé de fausses factures soupçonné d'avoir servi à couvrir les dépassements de frais de campagne de l'ex-chef de l'Etat en 2012. Trois anciens cadres de l'UMP et trois anciens cadres de la société Bygmalion sont mis en examen dans ce dossier. Le second dossier, ouvert début octobre par le parquet de Paris, concerne le paiement par l'UMP des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy pour dépassement de ses comptes de campagne en 2012. Elle est ouverte des chefs d'abus de confiance, complicité et recel de ces délits.
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Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, a proposé que l'on retire leur appartement aux trafiquants de drogue dans les quartiers, à l'occasion d'un entretien avec un panel de lecteurs de La Provence publié mercredi. Concernant les trafics de drogue "qui minent les quartiers à Marseille mais aussi dans beaucoup d'autres villes françaises, je propose une solution : quand un trafiquant est pris sur le fait et convaincu de trafic, on doit lui retirer l'appartement où lui et sa famille vivent, organisent leur activité délictuelle et terrorisent l'ensemble de l'immeuble", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Ce sont souvent des familles tentaculaires et quand ce n'est pas le frère, c'est l'autre. Or, les gens qui n'ont rien à se reprocher ne veulent plus avoir à baisser la tête en rentrant chez eux", a-t-il ajouté. L'ancien président a également affirmé qu'il fallait "reprendre le plan de construction de nouvelles prisons" qu'il avait lancé pendant son quinquennat. "50 % des actes de délinquance sont le fait de 5 % des délinquants. Ce sont toujours les mêmes qui agissent. Ce sont eux qui sont au coeur des trafics. Or, la réponse ne comporte qu'un seul nom : la prison. Car, quand ils sont en prison, ils ne sont pas dans les quartiers à vous pourrir la vie", a-t-il ajouté. "Quand je pense que madame Taubira trouve que les magistrats les incarcèrent trop souvent ! Tant que les noyaux durs de la délinquance penseront qu'ils bénéficient d'une impunité, ça ne pourra pas marcher", s'est-il également exclamé. Il a par ailleurs affirmé qu'"en 2003-2004, (il avait) fait scandale en créant le fichier des empreintes génétiques pour tous les délinquants sexuels, y compris les exhibitionnistes. Or, un peu plus de deux ans plus tard, le fichier compte près de 3 millions d'empreintes et on élucide un viol sur deux." Nicolas Sarkozy était mardi soir à Marseille pour un meeting qui a rassemblé environ 3 000 personnes.
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Le mouvement des Pigeons va-t-il renaître ? Deux ans après avoir tenté de taxer fortement les plus-values de cession des entreprises, le Parlement récidive avec l'approbation du gouvernement. Le groupe socialiste a fait voter un amendement assujettissant les dividendes des chefs d'entreprise aux cotisations sociales. Non content que les bénéfices soient taxés à l'impôt sur les sociétés à 33 % (voire 38 % pour les grandes entreprises) ; que les dividendes soient imposés au taux marginal de l'impôt sur le revenu (45 % pour les contribuables les plus aisés) après abattement de 40 %, qu'ils soient soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) à 15,5 % sur la totalité de leur montant, Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a accepté qu'ils soient soumis aux cotisations sociales salariales. "Cela revient à taxer les dividendes à plus de 60 %", a calculé Jean-Christophe Fromentin, député UDI des Hauts-de-Seine, qui a constitué avec des entrepreneurs une cellule de veille qui examine l'impact des mesures prises par l'État dans ses projets de loi de finances. Rémunérations par dividendes Le gouvernement justifie la mesure par son souci de mettre fin à la pratique consistant pour certains dirigeants d'entreprise à se faire rémunérer non pas en salaire mais en dividendes. "Il existe d'autres moyens pour lutter contre certains abus sans pénaliser tous les chefs d'entreprise, sans dénaturer le propre du dividende qui est de rémunérer la prise de risque", continue Jean-Christophe Fromentin. D'un côté, le Premier ministre déclare aimer les entreprises, vouloir tout faire pour les encourager à entreprendre ; de l'autre, il accepte des mesures qui les poussent à s'expatrier. Que croire ? Même cause, même effet : les entrepreneurs ont violemment réagi à cette mesure votée subrepticement. La fronde s'organise. Le mouvement des Pigeons pourrait être réactivé, jetant une fois de plus l'opprobre sur la politique fiscale de la France, à contre-courant de celle de ses partenaires.
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Le Premier ministre, Manuel Valls, a reconnu mercredi ne pas avoir réussi à "changer la donne" sur le chômage, ajoutant que le ministre du Travail, François Rebsamen, avait "dit la vérité aux Français" en déclarant que le gouvernement était "en échec" dans ce domaine. "Il faut toujours dire la vérité aux Français. François Rebsamen a dit qu'il y avait un échec et que nous étions en échec sur le chômage, quand on a plusieurs millions de chômeurs depuis des années, on constate malheureusement qu'on n'a pas réussi à changer cette donne", a estimé sur RTL Manuel Valls, interrogé sur la déclaration de son ministre. "Et en même temps, il a dit - et on n'a pas retenu l'ensemble de son propos - que nous faisions tout précisément pour lutter contre le chômage", a-t-il ajouté. "Un retournement mi-2015" "Soyons honnêtes : nous sommes en échec", avait déclaré François Rebsamen dans un entretien publié vendredi par Le Parisien, après l'annonce d'un nouveau record du chômage en septembre (3,43 millions de demandeurs d'emploi sans activité en métropole). Dans une interview sur RMC et BFMTV mercredi matin, le ministre du Travail a toutefois précisé "espérer un retournement à la mi-2015" sur le front du chômage. "Tout n'est pas essayé. Là, nous mettons en oeuvre des mesures. Et j'espère que ça va porter ses fruits l'année prochaine", a-t-il dit, citant notamment le Cice (crédit d'impôt compétitivité emploi), qui a tardé à se mettre en route. "Il faut du temps" pour cela, a-t-il jugé.
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Depuis le début de la semaine, Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, est ébullition. Des milliers de manifestants protestent contre la réforme de la Constitution qui permettrait au Président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1987, de briguer un nouveau mandat à la fin 2015. Le texte devait être voté à l'Assemblée nationale, jeudi 30 octobre, mais les protestataires ont envahi le bâtiment. • Plus d'un millier de manifestants ont pénétré de force dans l'Assemblée nationale et l'ont, en partie, saccagée. Selon des témoins, le bâtiment serait en flammes. • Les forces de l'ordre ont battu en retraite. Par ailleurs, "l'armée laisserait faire les manifestants", selon un député cité sur Twitter par un journaliste sur place. • Après l'Assemblée, les manifestants ont pris d'assaut la télévision publique. Selon un témoin sur place, la télévision a cessé d'émettre.
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Regain de tensions en Israël et Palestine. Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas dénonce, jeudi 30 octobre, "une déclaration de guerre" israélienne, après l'interdiction d'accès de l'esplanade des Mosquées aux fidèles musulmans jusqu'à nouvel ordre. La police israélienne a décidé de déployer des renforts de plusieurs centaines d'hommes dans la ville. Cette décision intervient au lendemain d'une attaque armée contre un militant de l'extrême droite israélienne, Yéhuda Glick. Ce dernier a été grièvement blessé mercredi soir à Jérusalem-ouest par les tirs d'un motocycliste, qui a pris la fuite. Jeudi matin, le Palestinien soupçonné d'être l'auteur des coups de feu a été tué par la police israélienne, a indiqué un porte-parole de la police. L'esplanade des Mosquées au cœur des tensions Yéhuda Glick milite depuis des années afin d'obtenir l'autorisation pour les juifs de prier sur le Mont du Temple, lieu le plus saint du judaïsme où s'étend l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam. Il a été expulsé à de multiples reprises de ce site par la police israélienne. Le statut de l'esplanade des Mosquées est une source de tensions permanentes. Quand le Premier ministre Ariel Sharon s'y était rendu en 2000 lors d'une visite, cela avait été l'un des éléments à l'origine de la seconde intifida. Depuis plusieurs mois, les musulmans redoutent que le gouvernement israélien autorise les juifs à y prier, ce qui leur est interdit e jusqu'à présent. Une telle autorisation constituerait, selon les musulmans, le premier pas vers la destruction des mosquées en vue de bâtir le troisième temple juif. Mais le Premier ministre Benyamin Nétanyahou s'est de nouveau défendu, lundi, de vouloir changer le statut de ce lieu saint.
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En attendant la décision de suspendre le projet de barrage dans la zone humide du Testet, à Sivens, qui, sauf surprise, devrait être prise ce vendredi par le conseil général du Tarn, et la réunion convoquée mardi au ministère de l'Ecologie pour trouver «d'autres solutions», le débat politique tourne toujours ce jeudi, comme hier, autour des responsabilités dans la mort de Rémi Fraisse, cinq jours après les heurts dans lesquels le jeune homme a perdu la vie. Invité de France Info ce jeudi matin, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve défend que «le gendarme» qui aurait tiré la grenade offensive fatale à Rémi Fraisse, n'ait pas été suspendu par le patron des gendarmes et ne le soit pas tant que la chaîne des responsabilités n'a pas été établie. «Depuis lundi, je vois des procureurs partout. J'ai été profondément indigné et blessé des accusations portées contre mon administration et moi-même. Il est normal que l'enquête aille à son terme. Nous ne sommes pas un pays de justice expéditive, n'en déplaise à Monsieur Mélenchon (Ndlr: le président du Front de gauche réclame la démission de Bernard Cazeneuve) et à d'autres», s'agace-t-il. S'il n'a pas appelé Cazeneuve à quitter la place Beauvau, Olivier Besancenot estime que sa démission «serait un acte de salubrité publique». Quelques minutes plus tôt, sur iTélé, l'ancien leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) s'est montré très virulent contre les violences policières. «Les gardes mobiles interviennent sur ordre, d'où la question politique qui se pose», affirme l'ancien candidat à la présidentielle de 2002 et de 2007. «Le gouvernement est responsable. Il ne voulait pas un nouveau Notre-Dame des Landes. Ce week-end, est le résultat de deux mois de tensions», poursuit-il, estimant que sur place, tous les recours avaient été tentés par les anti-barrage pour finalement se trouver confrontés aux forces de l'ordre qui se seraient rapidement montrées intraitable, estime-t-il en substance. Il y a eu, insiste Besancenot, «des incidents dès le 7 octobre». Bernard Cazeneuve affirme pourtant avoir donné des «consignes de retenue» aux forces de l'ordre chargées de sécuriser le site de Sivens. Mais, rappelle-t-il pour justifier la présence des gardes mobiles sur place ce week-end, «les engins de chantiers avaient été enlevés vendredi. Une société privée de gardiennage avait été mise en place, les gardiens ont été agressés. Il y avait ensuite des risques de contre-manifestation, qui pouvait être violente entre manifestants et contre-manifestants», a justifié le ministre qui attend des politiques qu'il cessent «de prendre des postures» et attendent les conclusions des enquêtes, administrative et judiciaire. «Il faut faire en sorte que la parole politique porte une parole d'apaisement. On ne peut pas se lamenter du feu quand on passe son temps à attiser les flammes». Sur France 2, le vice-président du Front national (FN) Florian Philippot refuse «(d')accabler les forces de l'ordre», la situation étant, selon lui, due à l'«incapacité de notre gouvernement de venir à bout de groupuscules d'extrême gauche ultra-violents».
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La provocation lui a coûté cher. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, jeudi 30 octobre, le directeur de la publication de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, Jean-Marie Molitor, à une amende de 10 000 euros pour avoir comparé, sur une couverture en novembre 2013, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, à un singe. La ministre n'a pas porté plainte Le journal d'extrême droite était poursuivi pour "injure à caractère racial" après sa une titrée "Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane". SOS Racisme, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) avaient déposé plainte. Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende. La ministre n'a pas porté plainte contre Minute, estimant que ce serait "faire augmenter les ventes de l'hebdomadaire de 10%", selon ses proches.
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Le gouvernement va résilier le contrat avec Ecomouv', la société privée qui devait se charger de collecter l'argent de l'écotaxe, abandonnée, a annoncé aujourd'hui Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux transports.
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Le chantier du barrage de Sivens est suspendu. Le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a pris acte vendredi 31 octobre "de l'impossibilité de poursuivre" les travaux de ce barrage controversé, après la mort de Rémi Fraisse, un jeune opposant au projet. "Le drame intervenu dans la nuit de samedi à dimanche conduit l'assemblée départementale à prendre acte de l'impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens", a-t-il déclaré. Selon un journaliste de La Dépêche présent sur place, Thierry Carcenac a ajouté : "à l'Etat d'en assumer les conséquences".
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Les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers augmenteront de 2,5% au 1er novembre. L'annonce a été faite vendredi 31 octobre au Journal officiel. C'est une conséquence de l'application de la nouvelle formule de calcul et d'un rattrapage sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013. Cette augmentation intervient après le gel d'une hausse de 5% au 1er août dernier par le gouvernement, qui avait prévenu que les tarifs augmenteraient plus modérément à l'automne.
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Un important incendie était en cours à la Maison de la radio, à Paris, à la mi-journée. Le personnel était en cours d'évacuation, selon un responsable de sécurité. Les pompiers ont fait "partir les moyens lourds et un poste de commandement", a précisé à l'AFP le commandant Gabriel Plus. France Info et France Inter ont interrompu leur programme, peu avant 13h. "J'espère qu'on va pouvoir reprendre nos programmes le plus rapidement possible. L'important, c'est que tout le monde soit en sécurité très, très vite", a déclaré à l'antenne Laurent Guimier, directeur de France Info. Les pompiers ont fait "partir les moyens lourds et un poste de commandement", a précisé le commandant Gabriel Plus. "On vient de faire partir 16 engins", a-t-il précisé. D'importants moyens policiers ont également été mis en oeuvre, afin notamment de réguler la circulation aux abords du bâtiment, situé en bord de Seine. L'incendie concernerait trois étages en cours de réfection, selon la source policière. De nombreux internautes et journalistes relayaient sur Twitter des photos impressionnantes montrant de la fumée se dégageant de plusieurs étages de l'édifice.
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Sous la pression des manifestants, le président Blaise Compaoré a fini par annoncer qu'il quittait le pouvoir, après 27 ans d'exercice. Alors que la confusion règne au Burkina Faso, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de la capitale, Ouagadougou, vendredi, pour exiger le départ "immédiat" du président burkinabé. Environ une heure après sa démission, le chef d'état-major Honoré Traoré a annoncé qu'il prenait la tête de l'Etat. • Compaoré appelle à des élections "libres et transparentes". "Dans le souci de préserver les acquis démocratiques, ainsi que la paix sociale (...), je déclare la vacance du pouvoir en vue de permettre la mise en place d'une transition devant aboutir à des élections libres et transparentes dans un délai maximal de 90 jours", écrit-il dans un communiqué. • "Blaise dégage". C'est le slogan des dizaines de milliers de personnes descendues vendredi matin dans les rues de la ville. Les manifestants, massés devant l'état-major des armées, scandaient également "Kouamé Lougué au pouvoir". Ce général en retraite, ancien ministre, bénéficie d'un fort capital de sympathie. • Au moins 30 morts et plus d'une centaine de blessés. C'est le lourd bilan des émeutes sanglantes de jeudi, selon l'opposition.
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Le procureur d'Albi avait déjà évoqué la piste. La voici confirmée par de nouvelles analyses, vendredi 31 octobre. Les analyses du sac à dos que portait le manifestant Rémi Fraisse au moment de sa mort, dimanche, confirment la thèse d'un décès causé par une grenade offensive des gendarmes, sur le site du futur barrage de Sivens (Tarn). En effet, "les examens réalisés sur le sac à dos de Rémi Fraisse ne mettent en évidence aucune substance, sinon le TNT présent dans la grenade utilisée par la gendarmerie, indique une source proche du dossier. C'est donc bien l'explosion de la grenade qui a causé la mort de Rémi Fraisse."

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L’imposture de l’Europe sociale

resistance 2014-10-26 01:08:24

Europe et lobbiesRenato Soru a fondé Tiscali, le fournisseur d’accès à Internet basé en Sardaigne, région qu’il a présidée de 2004 à 2009. L’homme d’affaires italien est depuis mai 2014 eurodéputé et perçoit à ce titre les émoluments que prévoit une telle fonction :une rémunération mensuelle (avant imposition) de 8.020,53 euros qui, après déduction de l’impôt européen et de la cotisation d’assurance accidents, s’établit à 6.250,37 euros. À l’instar de nos députés nationaux, les députés européens perçoivent différentes indemnités. Ces dernières visent à couvrir les frais qu’ils encourent dans l’exercice de leurs fonctions parlementaires. Ils touchent ainsi une indemnité de frais généraux de 4.299 euros par mois ; cette indemnité vise à couvrir les frais encourus dans l’État membre électeur (comme les frais de gestion du bureau de député, les frais de téléphone et postaux ainsi que l’achat, l’utilisation et la maintenance d’équipements informatiques et télématiques).

Ce n’est pas tout. Les députés doivent souvent voyager à l’extérieur ou à l’intérieur de leur État membre d’élection dans l’exercice de leurs fonctions, mais à d’autres fins que des réunions officielles (par exemple, pour assister à une conférence ou à une visite de travail). À cet effet, pour les activités en dehors de leur État membre d’élection, les députés peuvent bénéficier du remboursement des frais de voyage, de leur hébergement et des dépenses jusqu’à un maximum annuel de 4.243 euros. Enfin, le Parlement verse une indemnité forfaitaire de 304 euros par jour pour couvrir l’ensemble des autres frais auxquels font face les députés lors des périodes d’activités parlementaires… à la seule condition qu’ils attestent de leur présence en signant un des registres officiels ouverts à cet effet. Renato Soru est d’autant plus un eurodéputé comblé qu’il est rentré en 2000 dans le classement des milliardaires établi chaque année par le magazine Forbes grâce au boom que connaît Internet. Ses indemnités parlementaires font figure d’argent de poche à côté des bénéfices engendrés par Tiscali. Il n’est pourtant pas le seul dans ce cas-là. Et comme lui, près de la moitié des eurodéputés ont en dehors de leurs activités parlementaires des activités qui pourraient influer sur le cours de leur mandat ce qui, bien que n’étant pas illégal, soulèvent des questions sur d’éventuels conflits d’intérêt. C’est d’ailleurs ce qu’a révélé le 13 octobre Transparency International, une organisation qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique. Pour l’occasion, l’ONG s’est appuyé sur les déclarations d’intérêts financiers que tout eurodéputé doit déposer. Les nouvelles règles d’éthique imposent ainsi de déclarer leurs activités professionnelles durant les trois années ayant précédé leur entrée en fonction au Parlement, ainsi que leur participation pendant cette même période aux comités ou conseils d’administration d’entreprises, d’organisations non gouvernementales, d’associations ou de tout autre organisme ayant une existence juridique. Les cas comme celui de Renato Soru ne manquent pas. Le député européen Guy Verhofstadt est simultanément administrateur indépendant du holding Sofina, administrateur du fonds de pension néerlandais APG et administrateur de l’armateur APX. Ces trois mandats lui ont rapporté en 2013 des revenus bruts respectifs de 130.000, 42.840 et 60.000 euros. Saluons la situation particulière de Nathalie Griesbeck qui gagnerait quelque 33.000 euros par mois dans le cadre des soixante-huit mandats qu’elle exerce. Son assistante parlementaire a rapidement déclaré que Mme Griesbeck avait été désignée par le conseil général de Moselle dans cinquante-cinq organismes en tant que titulaire pour le remplacer, et dans treize organismes en tant que suppléante. « Toutes ces activités sont en outre strictement non rémunérées et exercées au titre du conseil général de Moselle », a souligné l’assistante parlementaire de l’eurodéputée. On est rassurés. Sur les 751 membres du Parlement européen, 398 (53 %) disposent de revenus en plus de leur traitement de député. Ils gonflent leur salaire annuel d’un montant qui varie entre 5,8 et 18,3 millions d’euros. Transparency International a également constaté des violations au code de conduite des députés en matière d’intérêts financiers et de conflits d’intérêts : sept déclarations sont restées entièrement vierges, un eurodéputé a fourni sa déclaration trois mois après l’échéance et quarante-six déclarations indiquent un revenu durant les trois dernières années inférieur à 1.000 euros par mois. Cet été, la Britannique Sharon Bowles était embauchée par le London Stock Exchange quelques jours à peine après avoir quitté la présidence de la commission parlementaire des affaires économiques et financières. « Elle avait su tisser pendant ses cinq dernières années un réseau impressionnant parmi les dirigeants des grandes institutions financières, et elle ne cachait pas vouloir le faire fructifier par la suite », persifle un ancien collègue de Parlement. Depuis le début de la crise, les citoyens sont toujours plus attentifs aux scandales liés à la corruption et aux relations entre politiciens et entreprises privées, dans lesquelles ceux-ci occupent souvent des postes importants. On nous assure que la recommandation d’interdire pendant trois ans toute reconversion d’anciens commissaires dans le lobbying figurait dans une étude diligentée par le Parlement européen en 2008. C’était d’ailleurs l’un des engagements de José Manuel Barroso au début de son second mandat.  « Le Président et l’ensemble de la Commission sont parfaitement conscients de leurs responsabilités et promeuvent l’intérêt général au sein de l’Union européenne sans n’autoriser aucune pression extérieure ou intérêt personnel afin d’exercer une influence indue sur le principe de décision », assurait la Commission en février 2010. Force est de constater que ces déclarations n’ont pas beaucoup fait bouger les lignes. Honnêtement, l’Europe sociale, vous y croyez toujours ? Capitaine Martin

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UNITÉ AU COMBAT CONTRE LE PATRONAT

robertbibeau 2014-10-24 15:26:05

ukraine2

  http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lunite-dans-le-combat-en-font-commun/   L’article de référence que nous présentons et que nous analysons ci-dessous semble défendre des positions militantes. On y trouve les termes convenus tels que : «solidarité», «unité», «droits syndicaux», «lutte anti-austérité», «droit de négocier», «Front commun», «Front social», «combat», «opposition», «réformes» (sic), etc. Les auteurs de cette missive voudraient mobiliser les travailleurs, les étudiants et la population «citoyenne» afin de défendre les syndicats, les commissions scolaires, les universités, les services sociaux, les hôpitaux, les municipalités et le droit de négocier la vente de notre force de travail. La solution consisterait selon eux à forger l’unité de tous les citoyens-citoyennes contre l’austérité et contre les coupures des budgets gouvernementaux. L’unité serait forgée en créant un Front Social National et une Alliance anti-austérité !  Pas un mot sur l’exercice de la lutte gréviste ! Les auteurs admettent toutefois que : «Inévitablement, les différents combats ne pourront pas tous être remportés. Toutefois, la construction d’une riposte puissante et efficace à l’austérité dépend des liens de solidarité que les différentes franges de la population seront capables de tisser.» La bataille n’est pas fortement engagée que déjà les auteurs concèdent la victoire à l’ennemi de classe. Pourquoi ont-ils raison d’admettre que leur projet de Front social et d’Alliance nationale ne peut se terminer que  par la défaite du mouvement ouvrier ? Pour la raison que l’unité dans la lutte ne se forge pas sur l’effacement des différences, ni sur le nationalisme ni sur la demande de «réformes» à l’État, notre ennemi de classe. À quoi ça mène de lancer le mot d’ordre de «Combattre l’austérité», quand le gouvernement souhaite justement défendre sur la place publique ses politiques de restriction des dépenses étatiques afin de justifier la réduction du déficit public. Les auteurs rassemblent alors les militants sous le drapeau de l’État des riches sans moyens de réplique aux arguments des riches, surtout quand ils ont exclu par avance tout rejet de l’appareil d’État et de la dette contractée par et pour les capitalistes. La victoire dans le combat sur le front économique de la lutte de classe ne se fonde pas sur des abstractions, des négations, des illusions, des divagations, des concoctions et des négociations entre factions. La bataille qui s’engage à l’initiative de la classe capitaliste, secondée par l’État bourgeois à sa solde, aura lieu, que les militants de gauche le veuillent ou non. La question ne se pose donc pas en terme d’engager le combat; de proclamer la volonté d’unifier les combattants; ou de proposer des revendications de substitution à ceux qui mèneront le combat de front, sur les lignes de piquetage, en soutien à leurs propres revendications et pour la défense du droit de grève en faisant la grève générale illimitée. La première exigence qui se pose à tout militant progressiste est de bien cerner les forces en présence d’un côté comme de l’autre de la barricade sociale. De bien comprendre les intérêts en jeux et ce pour quoi, d’une part, la classe capitaliste et son État bourgeois lancent des offensives contre toutes les sections du prolétariat et des salariés ; et d’autre part,  pourquoi, et surtout comment, la classe ouvrière et les autres salariés doivent engager, sans plus tarder, le combat gréviste directement sur le front économique de la lutte de classe. À présent, les troupes de choc du mouvement ouvrier sont déjà engagées dans le conflit qui pour l’heure se mène sur le front idéologique de la lutte de classe. Divers intervenants, comme ceux publiant le trac ci-dessous, proposent leur mot d’ordre, leur stratégie, leur tactique, engagent des manifestations et des actions d’escarmouche histoire de tester le terrain et de rallier les combattants ouvriers, les militants étudiants et les autres afin de les regroupés derrière les syndicats, les municipalités, les universités, les garderies, les écoles, les associations et les ONG, le Front commun intersyndical, un Front Social à venir, et une Alliance contre l'austérité sur le mot d’ordre, souhaité par l’État, de quémander des «réformes» des politiques d’austérité. Tout ceci laisse entendre que dès la première étape de la lutte les forces ouvrières d'opposition font diversion et s’égarent, sont incapables de déterminer qui est l’ennemi et qu’est-ce qu’il prépare comme attaque contre nous, ni comment y faire face. Tout ceci est de mauvais augure pour la suite du combat classe contre classe entre le prolétariat et le patronat qui s’engage. Les troupes de choc dans cet affrontement qui nous oppose à la classe capitaliste en entier et à son État affrété ce sont les travailleurs de la fonction publique, particulièrement les fonctionnaires, les manœuvres, les concierges, les camionneurs, les techniciens, les enseignants, les paramédicaux auxiliaires et infirmières, les employés des garderies et tous les autres salariés. Ils sont peu organisés, sous-payés, et ils comprennent sommairement pourquoi l’État les attaques par ses mesures de restriction et d'austérité. Ils sont conscients cependant que l’État a de moins en moins d’argent pour payer et que si l’État augmente les salaires et les conditions de retraite ils seront taxés davantage en tant que salariés. Ils sont dans l’ensemble assez pessimistes sur leur capacité de stopper l’État bourgeois dans ses visées. Attention, l'État bourgeois aime les syndicats bourgeois et les négociations avec ses parangons. Les ouvriers et les salariés ont contre eux leur propre bureaucratie syndicale qui a pris les devants cette année en construisant une lourde structure pyramidale de «Front commun» avec de lourdes contraintes bureaucratiques qui permettront d’étouffer toute initiative de combat d’un secteur, d'une région, ou d’une unité revendicatrice sous prétexte de maintenir «l’unité de tous les syndiqués». «Personne ne bouge avant que tout le monde ne soit prêt à bouger». «On ne peut faire la grève, car la majorité n’est pas assurée, et la loi spéciale nous pend au bout du nez», etc., etc.  Bref, la structure de pseudo «unité» servira, comme par le passé, à détruire l’unité et à paralyser l’action gréviste militante. Devant eux les salariés ont aussi les médias qui tenteront de soulever «l’opinion publique» contre les militants et les unités engagés dans l’action gréviste, le tout relayé par les bureaucrates syndicaux qui dénonceront toute action vindicative des salariés de l’État. Dès à présent nous devons contrer cette propagande. Les autres salariés sont de notre côté et ils le seront d’autant plus hardiment que la lutte de classe sera farouche, courageuse, résolue, comme celle des étudiants en 2012. Devant les salariés, l’État a déployé toutes ses forces de combat, policiers, cours de «justice» (sic), propagandistes, économistes patentés, Assemblée nationale, lois spéciales, sous-fifres des municipalités, affidés des universités, des commissions scolaires, des ministères, des conseils d’administration. Il chaud peu à l’État des riches que les gens manifestent avec des casseroles le soir et les fins de semaine pourvu que l’appareil productif des profits et les services étatiques de soutien à la reproduction de la force de travail fonctionnent. Car le problème majeur auquel fait face l’État employeur et législateur est de soutenir, en ces temps de crise systémique, la valorisation du capital et la reproduction des profits élargies. C’est donc là que nous devons le frapper. Ce ne sont pas les services sociaux ou les organismes de services, les ministères, les municipalités ou les garderies que les employés et les salariés du public et du para public doivent défendre. Les salariés n’ont pas à combattre l’austérité dans le flou artistique. Ce sont leurs salaires, leur pouvoir d’achat, leur sécurité d’emploi, leurs fonds de pension, leurs conditions de travail que les salariés doivent défendre (comme les étudiants de 2012 ont «Stoppé la hausse») et ce faisant, la classe ouvrière défendra les services publics et les conditions de reproduction de sa force de travail.  L’unité ne sera pas forgée dans l’abstrait par des appels à se regrouper en Alliance contre l’austérité. L’unité des salariés ne peut se forger que dans le combat contre l’État, contre la désunion à propos des revendications sociales (sic); contre les analyses alambiquées qui font l’impasse sur les véritables enjeux de cette lutte de classe; contre les divisions et les faux jetons. L’unité sera forgée autour des revendications que les employés appuieront et pour lesquelles ils engageront la lutte gréviste au plus vite. Dans le cours même de la lutte gréviste concrète, il nous appartiendra de démontrer aux salariés pourquoi de telles guerres de tranchés pour sauver nos emplois, pour sauvegarder notre pouvoir d’achat, pour assurer nos régimes de retraite sont inévitables et toujours à recommencer sous le capitalisme monopoliste d’État, portant ainsi le combat sur le front politique de la lutte de classe, ce qui constitue notre responsabilité. À LIRE EN COMPLÉMENT POUR L’ORGANISATION OUVRIÈRE : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 Article  de référence : POUR UNE ALLIANCE NATIONALE CONTRE L’AUSTÉRITÉ Julien Daigneault Octobre 2014 En écho aux positions anti-austérité adoptées lors des assemblées générales de l’AFESH, de l’AFESPED et de l’AFELC en septembre 2014, des militant-e-s ont mis sur pied des comités visant à lancer une campagne contre l’austérité et les attaques sur les droits syndicaux. Cette campagne fait la promotion d’un « Front social » devant culminer par une grève illimitée au printemps 2015.  Cette période de l’année sera ponctuée par le dépôt d’un budget d’austérité (qui risque de déchaîner les mouvements sociaux) ainsi que par le début des négociations entre le gouvernement du Québec et le Front commun intersyndical des employé-e-s du secteur public et parapublic (près de 400 000 salarié-e-s). La suite de l’article :  http://esuqam.com/rs1/  

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La lutte gréviste

robertbibeau 2014-10-23 19:52:03

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La lutte gréviste semble léthargique Dès 1918, Rosa Luxembourg en parlait avec éloquence, à propos de la seconde révolution russe et du soulèvement du prolétariat allemand. Pourtant, de nos jours, les prolétariats allemand, russe, français, américain, canadien, japonais, chinois, sont infiniment plus nombreux, mieux formés, plus spécialisés, et davantage exploités et spoliés qu’ils ne l’ont jamais été du temps de la révolution spartakiste. Nonobstant ceci, on ne rapporte pratiquement plus les luttes grévistes des prolétaires du monde entier. Elles sont pourtant nombreuses, en Chine notamment.  Serait-ce que les ouvriers seraient devenus des «aristocrates ouvriers» (sic), des corporatistes du système d’exploitation, des rentiers du capitalisme, des ploutocrates salariés ?  Non, évidemment ! Exploitation et spoliation sont en augmentation L’indice le plus évident que l’on puisse donner du niveau accru d’exploitation de la main-d’œuvre ouvrière est le taux de productivité horaire moyen. L’indice de productivité horaire de la force de travail mesure l’augmentation de la quantité de biens et de services produits par heure travaillée. Si l’indice est en hausse cela signifie que chaque travailleur produit plus de marchandises pendant chaque heure travaillée. Comme le salaire ne constitue qu’une part décroissante de la valeur des marchandises produites – le solde constituant la plus-value expropriée par le propriétaire de l’entreprise –, la comparaison de l’un et de l’autre donne le taux d’exploitation moyen de la main-d’œuvre dans l’économie que voici pour la France métropolitaine (Tableau 1).   TABLEAU 1
HAUSSE ANNUELLE MOYENNE DE PRODUCTIVITÉ DU TRAVAIL SALARIÉ(France-1960-2012)  (1)
1960-1974  –  1974-1982 –  1982-1989 –  1989-2007 –  2007-2012
   5,0 %               2,1%                  2,1%               1,3%               0,1%0,1 %              -0,8%                  1,7%               0,2%             -0,9%
Ces hausses constantes de productivité du travail ont généré des hausses annuelles moyennes des profits variant entre 0,1 et 1,7%, avec des périodes prolongées de baisse des profits (- 0,8%/an de 1974 à 1982 et  -0,9% par année entre 2007 et 2012). Les hausses continuelles de productivité enregistrées ne se traduisent pas nécessairement par des hausses de profits correspondants.  C’est que ces hausses de productivité sont parfois la conséquence de l’introduction de nouveaux équipements industriels dispendieux et sophistiqués. Elles proviennent donc  d’une augmentation de la portion de capital constant (Cc) ce qui augmente la composition organique du capital (Cc/Cv) et fait chuter les taux de profits malgré la hausse de productivité enregistrée. C’est le capitaliste monopoliste qui produit et vend la machinerie qui encaisse la hausse de profit plutôt que le capitaliste monopoliste producteur de la marchandise finale (l’Allemagne, la Chine, la Corée, la Suède, la Suisse, le Japon sont de ceux-là). Une démonstration supplémentaire de la loi marxiste de la baisse tendancielle du taux de profit. Par ailleurs, si l’augmentation de productivité est la conséquence d’un accroissement de l’intensité du travail, de l’augmentation des cadences, ou de l’allongement de la journée de travail par exemples, alors la hausse de productivité générera une hausse des profits pour les capitalistes de la production légère (marchandises destinées à la consommation courante) comme l’indique la période 1982-1989 sur le tableau 1. Cette baisse des taux moyens de profits amène la classe capitaliste monopoliste international à accentuer ses pressions sur le salariat afin de réduire la part du PIB national consacré aux salaires, aux bénéfices marginaux, aux régimes de retraite, et aux services sociaux (santé, éducation, sport et loisir, culture) – qui ne sont rien d’autre que la part du revenu national consacrée à la reproduction de la force de travail. La classe ouvrière tente de résister à son expropriation Donc, tout bien considéré la classe ouvrière existe toujours en société impérialiste avancée. Son travail productif est toujours l’unique source de profit et le taux d’exploitation de cette force de travail va s’accroissant régulièrement d’une année sur une autre (2). Cette conjoncture difficile pour le salariat devrait normalement engendrer une grande résistance de la part des ouvriers jusqu’à provoquer des grèves spontanées. Étant entendu qu’en dernière alternative – le seul moyen de lutte dont dispose le salariat contre le patronat – ce sont les bras croisés, c’est-à-dire le refus de l’ouvrier de vendre sa force de travail contre salaire, privant le capitaliste de sa précieuse plus-value – c’est-à-dire du travail non payé et exproprié. La lutte gréviste sur le front économique de la lutte de classe est nécessaire pour qui souhaite soulever la lutte politique de classe. La lutte gréviste disait Rosa Luxembourg est l’arme ultime du mouvement ouvrier. La grève générale illimitée étant l’amorce de l’insurrection, le capharnaüm du capitalisme et le sépulcre du patronat. Force est pourtant de constater que depuis nombre d’années la lutte gréviste des masses ouvrières va s’essoufflant alors que les conditions de travail et de vie du prolétariat se détériorent. Pourquoi ces deux mouvements qui se devraient concomitants sont-ils divergents ? Le mainstream médiatique à la solde des riches a pour mission de nous entretenir à propos des grossesses de la princesse, des fugues extra-conjugales du Président, du prochain spectacle d’un humoriste, des dernières frasques de Sarkozy, de Sam Amad ou du député de Beauce et de taire toute information relative à ces impudiques grèves ouvrières. Saviez-vous que les enseignants de Colombie-Britannique ont fait grève pendant des mois et qu’ils ont affronté la police et la justice des riches ? Depuis trente années la bourgeoisie a retiré – contingenté – encadré – bridé – légiféré afin de contrecarrer le droit de grève des ouvriers ainsi que des salariés sous le regard compassé des officiers syndicaux hébétés, quand ce n’était pas avec leur approbation empressée.  On doit admettre que la résistance ouvrière à ces attaques répétées leur retirant tout moyen légal de combattre n’a pas été à la hauteur de l’attaque généralisée contre leurs droits, et leurs combats, profanant la pseudo «démocratie bourgeoise» tant appréciée des bobos exaltés. Pourquoi ? L’étouffement légal du droit de grève «légal» La crise économique systémique du capitalisme oblige l’État des riches à sortir de sa réserve hypocrite et à plonger au cœur de la mêlée afin de secourir la classe sociale dominante, celle qui assure la gouvernance. L’État ne peut plus prétendre être neutre, impartial, équitable, champ du combat «citoyen» pour sa conquête «démocratique» électoraliste. Le masque étatique tombe malgré les efforts que déploie la go-gauche «démocratique» – participative – altermondialiste – écologiste – protestataire et citoyenne «progressiste». Cet État est celui de la classe dominante (pas celui du peuple tout entier) et il doit assurer la perpétuation du système capitaliste en l’état. Il s’y emploiera coûte que coûte  même s’il ne peut pas sauver ce mode de production et ces rapports de production moribonds (3). Au Québec, comme dans bien d’autres entités, l’État a d’abord encadré le droit de grève des employés de la fonction publique et des secteurs para publics jusqu’à rendre le recours à la grève totalement inopérant. Ainsi, la loi sur les services essentiels exige le maintien de services dits essentiels pendant les débrayages. Ces services «essentiels» sont si imposants qu’ils requièrent plus d’employés en service pendant la grève qu’en période de travail normal. Dans certains pays, une loi anti-scabs a été promulguée à la demande des bureaucrates syndicaux et des sociaux-démocrates de la go-gauche bourgeoise «réformiste». Cette loi n’a servi qu’à démoraliser les salariés, à leur faire croire à l’équité de l’État des riches. Cette loi a servi à démobiliser les ouvriers sur les lignes de piquetage, et à justifier les bureaucrates syndicaux de ne pas organiser la résistance contre les «scabs» sous prétexte que la justice des riches sévira contre ces derniers (peut-être, des années plus tard, après que la grève aura été liquidée). La classe ouvrière a rapidement perçu que c’est la machine étatique au grand complet qui se mobilisait pour écraser chaque grève spécifique. Loi encadrant le piquetage, spécifiant le moment du déclenchement de la grève et dans de nombreux secteurs les conditions de son exécution (services essentiels, ligne de piquetage, préavis de débrayage). Lois spéciales retirant le droit de grève à des travailleurs décrétés indispensables pour l’économie capitaliste. Injonctions des tribunaux pour pénaliser les grévistes grevés de lourdes amendes, pour empêcher le piquetage, pour interdire la fermeture des installations, des institutions (hôpitaux, bureaux administratifs, universités et CÉGEP).  Injonction interdisant d’entraver la production réalisée par des scabs extérieurs ou par des cadres scabs de l’intérieur. Les médias qui se déchaînent contre les luttes grévistes laissant croire que les travailleurs doivent assujettir leurs actions au désidérata de la soi-disant «opinion publique» telle que rapportée par les sondages truqués et les médias propriétés de richissimes milliardaires. L’industrie du syndicalisme et la taxe syndicale En société capitaliste, l’appareil syndical est totalement intégré à l’appareil gouvernemental dont il constitue un appendice chargé de négocier les conditions de vente «raisonnable» de la force de travail des salariés. À partir des paramètres établis par les boss syndicaux et par les boss patronaux, en collusion, les conditions de vie et de travail de toute la classe ouvrière sont ajustées dans l’ensemble du pays. Si le contexte l’exige, les bureaucrates syndicaux pourront même organiser des Fronts communs syndicaux pour ne rien faire et s’assurer de paralyser les salariés qui voudraient appeler à la grève générale illimitée. Afin de maintenir leur «membership» de cotisants à la taxe syndicale les différentes agences de recrutement syndical se maraudent mutuellement et jouent parfois les gros bras pour impressionner les ouvriers. Les bureaucrates syndicaux monteront le ton à l’occasion et si la pression devient trop grande, qu’une grève sectorielle risque d’éclater hors de leur autorité, alors les appareils syndicaux appelleront à une grande manifestation de frustration, casserole en goupillon, un samedi matin pour ne pas perturber la productivité ni la circulation sur les ponts. Un débrayage symbolique sur l’heure du midi ou en soirée.  Une marche pour les pieds nickelés. Ils convoqueront un Forum social des peuples populaires, citoyens et citoyennes. Ils en appelleront à la population pour qu’elle vote pour un opposant de façon à punir le député récalcitrant. Une fois la saute d’humeur passée, une fois l’élection bidon terminée, chaque bureaucrate syndical trottine rétablir les ponts de la collaboration de classe avec ses amis de la magistrature, de la justice, de la politique, et de la police. Espérant que la prochaine bouffée de fièvre gréviste de ses membres ne surviendra pas avant longtemps. Ils ne souhaitent pas être dérangés dans leur bureau feutré et climatisé. Dans tout ce manège anti-ouvrier, les «syndicalistes» accrédités se font les courroies de transmission des médias et des menaces du capital contre le salariat. S’il le faut, l’État s’en prendra aux officiers syndicaux et aux organisations syndicales richissimes. Il menacera de saisir les biens du syndicat, de lui imposer des contraventions qui l’acculeront à la faillite s’il ne démobilise pas de suite les ouvriers grévistes. L’État menacera de mettre fin aux ententes fiscales ayant transformé le bureaucrate syndical en hommes d’affaires gestionnaires de fonds de pension (Fonds de la FTQ et de la CSN). L’État oblige ainsi la bureaucratie syndicale à se mettre au service du patronat pour calmer les ardeurs grévistes de leurs membres. L’État se compromet et compromet ses agents dans le milieu Par ces multiples interventions législatives et juridiques; par la prévarication des officiers syndicaux à sa solde; par ces lois contraignantes empêchant l’exercice du droit de grève, l’État capitaliste se démasque et crée les conditions objectives et subjectives du soulèvement gréviste. Car chaque ouvrier individuellement, chaque section d’entreprise, chaque contingent salarié esseulé,  comprend bien que seul ou par petits groupes ils risquent d’échouer à faire reculer l’État des riches. De là à conclure que seule une grève générale illimitée fera reculer l’État capitaliste au service du patronat, et frappera le capital à l’endroit qui lui fait mal – la plus-value et les profits – il n’y a qu’un pas que la Gauche communiste a le devoir de franchir.  C’est à travers la lutte gréviste que la solidarité de classe se forgera et se consolidera (4). À LIRE EN COMPLÉMENT POUR L’ORGANISATION OUVRIÈRE : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 (1)               http://hussonet.free.fr/gainprod50.pdf (2)               http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/la-classe-ouvriere-nexiste-pas/ (3)               http://www.les7duquebec.com/7-au-front/contradictions-dans-la-reproduction-du-capital-1/ et  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/contradictions-dans-la-reproduction-du-capital-2/ (4)               http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-prix-dun-homme/

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TOUT BAISSE

frep 2014-10-22 09:25:12

LES GAMINS PASSENT

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Le Panda

Bonjour ou bonsoir, Nous n’avons souvent l’opportunité d’échanger, mais si la qualité de l’article n’est nullement en cause, il me semble difficile d’échanger dans la mesure ou le dialogue ne s’instaure. Je profite de cette intervention pour souhaiter à toute l’équipe une très bonne semaine à venir avant d’aborder la dernière semaine de l’année 2014. Cordialement, Le Panda Patrick Juan

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ILS NE SAVENT PAS LES PAUVRES

CHARLIEHEBDO 2014-10-22 09:16:55

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Le Panda

Il reste à savoir s'ils arriveront à termes :evil: Mais ils peuvent les ravisseurs proposer de les vendre :twisted:

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SEXUALITE A TOUS AGES

Le Panda 2014-10-20 09:00:31

UN PLUS DE REVESLa sexualité ressemble à l’image de nos politiques à leurs comportements, la politique qu’il mène conduit directement à la dérive familiale. Le mariage pour tous, les libéralisations des mœurs tout un chacun y perd toutes ses valeurs comment se retrouver face aux comportements de nos propres dirigeants, les présidents aux plus hauts postes des Etats de l’ensemble profitent des avantages autant en France qu’en Europe. Mais que la prostitution avance à la vitesse du changement des gouvernements de droite ou de gauche et ainsi les extrémistes prennent de plus en plus de place, donc pas de surprise. Messieurs que l’on nomme grands soyez à la hauteur de vos prétentions et des leçons que vous tentez de donner en donnant une triste vision autant sur le plan politique que les voyages touristiques de la sexualité. Vous voulez le nom de combien de ministres de présidents qui courent tous azimuts, la vie privée de chacun regarde chacun, mais quoi que l’on dise, vous avez semez l’ignorance y compris dans l’ensemble de nos écoles c’est plus que lamentable. Il y a divers films qui retracent ces genres de situations, allez sur n’importe quel région de France regardez le nombre de club libertins, c’est là où vous devriez faire entrer vos soit-d ‘issantes leçons de moralité. Un exemple parmi des centaines Madame la Garde Sceaux ne voulait pas révéler le nom du père de sa fille en faisant un procès au père possible de sa fille, qui est brimée sa fille ou sa fierté à celle qui fut la garante des institutions juridiques de la France? Un président qui prend des claques dans tous les sens, mais qui en l égalisant le mariage pour tous a donné l’exemple avec Ségolène Royal du peu d’amour pour le monde de l’enfance et une libéralisation des corps de chacun dont une portée de cochons ne voudrait même pas. Valéry Giscard d’Estaing n’est pas en dehors de ce type de jeux, Nicolas Sarkozy non plus, et c’est DSK que l’on pose au pilori de la morale? Il est difficile de constater mais ne sommes-nous pas dans l’obligation de constater que la prostitution au niveau des collèges reste de la responsabilité de l’Etat ? Mais responsable le Maire. Dans le cas contraire ne parlons plus de laïcité, de liberté, d’égalité de cellules familiales, il est évident que nous ne sommes plus au Moyen âge mais vous enfoncer le clou et des marteaux piqueurs comme les mensonges que vous donnez en pâture au quotidien aux citoyens. Il faut savoir que 2 enfants sur 7 ne savent ni lire ni écrire alors comment aborder la vie au Lycée, alors voir le film : Derrière Les Murs vous ferez bien de vous inspirer de la vie des enseignants et des émigrés à tous vents ! Combien sont ceux qui parlent vrai? Pratiquement aucun et ainsi va l’économie en tentant de nous faire croire que dans 10 années la France serait l’étoile financière de l’Europe. La bande des gens foutres ne veulent qu’une chose la gloire du pouvoir où les hommes perdent toute leur dignité sacrifié sur l’hôtel de la luxure féminine, donc la vie de famille ressemble aux caveaux des cimetières, tel celui du Père Lachaise à Paris. IMPUISSANCESCes lieux sont devenu comme les maisons closes fermées par la Loi de Marthe Richard, le dépotoir de la politique ou chacun se masturbe un plus sur Internet quand regardant la valeur de l’autre dans la famille défunte qu’ils ont voulu créer. Ne cherchez pas d’excuse, il n’y en a pas, des gamines à partir de 9 ans et jusqu’à la sortie de la puberté sont les jouets des pompiers pyromanes dont vous incendier les fruits de toute une vie, car faignanté la faute non reconnu vous ouvrez le linceul qui conduit à la porte de l’isolement. En pratiquant de la sorte vous ouvrez les portes des sectes, des drogues, des alcools et autres dérivés dont vous tirez le maximum de bénéfices. De Madame de Bovary ; à Moi Christiane F 13 prostituée droguée, vous avalez la soupe de vos conseils en oubliant que vous ne verrez pas et plus grandir vos enfants, ils ne sont responsables que de l’exclusion dans laquelle vous poussez chacun de nous sous une fausse forme sociale. Le goût du pouvoir qui vous ouvre les lits de ce que l’on appelle des jeunes en puberté d’un sexe ou de l’autre sont à l’image de ce que certains s’amusent à faire avec la guerre des religions, en disant laissez venir à moi les petits enfants. La citation est ancestrale mais Pedro Almodovar a résumé dans pas mal de ces films son propre vécu et à côté de cela jamais il n’y a eu autant de drogues fabriquées à l’intérieur des maisons sur les balcons et la prostitution des sites de rencontres où vous ne légiférez point. Les gens se font piégés par l’isolement auxquels ils sont soumis et les clubs échangistes fleurissent par une absence presque totale de communications. Cela rapporte il est évident autant sinon plus que la politique, puis pourquoi se priver de ce dont vous profitez, donc ne soyez pas surpris de voir autant de gens qui vous laissent faire et assouvir vos désirs par le manque de savoir lire et la crainte de vos sanctions. Sexualité des JeunesIl va de même lorsque l’on constate les motivations qui peuvent guider les gouvernements successifs, le cliché est triste il est à l’image des maisons de retraites ou pratiquement dés naissance il faudrait réserver sa place ! Les charges de ce que vous appelez les HLM ne cessent d’augmenter plus de 49% en 4 années, vous pensez que les salaires ont suivi la même vitesse ? La honte que vous véhiculer de la nation France est à l’image des batailles de cloches entre les ministres eux-mêmes. Puis dire que le budget de l’Education Nationale est le plus important, que deviennent les autres et la cassure des régions, mais commencez par sabrer dans les hémicycles des deux Assemblées qui sont des foutoirs de privilégiés. Nous nous dirigeons plus dans le mur des laxatifs de la sexualité des enfants, mais des misères dont vous faites preuves à l’égard de celles et ceux qui sont censés êtres les symboles de la République. Peut-on comprendre la poussée des extrêmes ? Mais oui et vous en êtes responsables à tous âges, mais de grâce retrouver l’âge de raison au lieu de faire sans cesse comme un certain Ponce Pilate ou Talleyrand et la clique que vous formez aurez une grande place dans le cirque sous le plus chapiteau du monde. Ce n’est pas pour demain que les protégés de la République nous ouvrirons leurs notes de frais pour savoir où va notre argent. Il a la senteur du Sénat où les retraités en guise de sommeil abritent pour la majorité les services rendus dans l’imaginaire de Merlin l’Enchanteur. A quoi sert donc cette manne financière qui va dans la poche des sénateurs ? Au profit des nantis qu’ils sont avec des retraites en or qui pillent les caisse de l’Etat ! Vous avez les moyens d’agir, alors cessez d’alimenter les finances de tous les partis et que chacun gagne le salaire de sa sueur propre. voleur-cambriolageNapoléon l’avait dit « Vous êtes un paquet de merde enroulé dans un bas de soie » Nous sommes en pleines actualités. Le Panda Patrick Juan  

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Le Panda

Une nouvelle école a été incendiée par une voiture-bélier à Corbeil-Essonnes (Essonne), lundi 20 octobre. Selon le site Info Essonne.fr, il s'agit de l’école maternelle Le Paradis, située rue d’Enfer. Elle a été partiellement incendiée, poursuit le site. "Les services de l’identification judiciaire sont sur place, contrairement aux élèves qui, heureusement, viennent tout juste d’entamer leurs vacances." Le 1er étage de l'écolese serait effondré, selon i-Télé. Une école neuve et une médiathèque étaient déjà parties en fumée dans le quartier sensible des Tarterêts, dans la nuit de dimanche 5 à lundi 6 octobre. :twisted:
Le Panda

"Aubry sort du bois ? Plutôt une bonne nouvelle. Elle était jusque-là une sorte de statue du commandeur perdue dans les brumes du Nord. La voici chef de l'opposition intérieure à la gauche, levant l'étendard de la social-démocratie si longtemps vilipendée au PS. C'est plus clair. La droite et une partie des commentateurs stigmatiseront la division, le schisme, la guerre civile à gauche. Ils se tromperont, une nouvelle fois. D'abord parce que les propositions de la maire de Lille méritent un examen sérieux. Elles s'appuient sur un double constat d'évidence : depuis deux ans, la politique menée ne produit pas de résultats tangibles ; l'austérité budgétaire et monétaire imposée par Bruxelles au continent tout entier a étouffé toute croissance et accru le chômage de masse qui mine l'Europe... Il est un point sur lequel chacun à gauche devrait s'accorder : il est urgent de fixer un cap général qui ne soit pas seulement financier, d'indiquer où l'on souhaite conduire le pays, d'intégrer les sacrifices demandés dans un projet de société. L'impératif vaut, au premier chef, pour François Hollande." Stéphane Dupont dans Les Échos "Le véritable adversaire de Hollande a un visage. Les attaques frontales de Martine Aubry (...) contre la politique de l'exécutif constituent un revers de plus pour le chef de l'État. Une chose est sûre (...), c'est que Martine Aubry affaiblit un peu plus un François Hollande déjà bien mal en point (...). Les frondeurs étaient peu nombreux et n'avaient pas de chef. Ils ont maintenant une figure de proue et leurs rangs pourraient vite grossir tant Martine Aubry dit tout haut ce que beaucoup d'élus socialistes pensent tout bas, sur le CICE, le travail le dimanche, les seuils sociaux, les économies budgétaires, la réforme fiscale ou l'assurance chômage. Peu audibles depuis qu'ils ont été congédiés du gouvernement, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ne représentaient pas réellement une véritable menace pour François Hollande. Il n'en va pas de même avec Martine Aubry. La maire de Lille a des troupes, de nombreux relais à gauche et une cote de popularité très élevée dans l'électorat socialiste. Bref, un pouvoir de nuisance sans commune mesure avec celui des ex-ministres."
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Didier Rose dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace "Allons, la pensée économique de gauche vit encore, proclame Martine Aubry dans une diatribe contre l'exécutif. Entre les roucoulades à l'UMP d'un Sarkozy sur le retour et les poèmes transis de Valls aux patrons, il n'y en avait plus que pour des mots de droite. Quelque chose manquait dans le débat. Ni les écologistes entièrement décrédibilisés ni un Mélenchon lui-même lassé de ses ronchonnements n'incarnent une contre-proposition au tournant social-libéral de Hollande. Avec Aubry, les frondeurs du PS trouvent une voix forte et crédible. On comprend l'embarras d'un Valls soucieux de garder ses nerfs. La maire de Lille cogne là où ça fait bien mal : elle veut un État stratège. Tout le contraire du spectacle donné par la gauche, gesticulant dans les rapides depuis deux ans. Peut-être parce qu'elle n'est pas au pouvoir, Martine Aubry semble la dernière à garder en tête les fondamentaux socialistes. Préservation des acquis sociaux en priorité. Elle a un boulevard devant elle. Le moment pour s'y lancer est choisi. Elle se rappelle à son parti le jour où Valls flatte les radicaux en échange de leur soutien, la veille du déplacement à Berlin du jeune Emmanuel Macron et de Michel Sapin pour y discuter du budget de la France ! Elle prend une place laissée vacante : celle d'une élue qui n'a pas brouillé, elle, son image socialiste." Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne "Attaque frontale. Sa patience a eu des limites. Martine Aubry a lâché les chiens. Plus de coups de griffe contre l'exécutif, mais une attaque en règle. L'interview accordée au JDD sonne comme un réquisitoire. L'ancienne patronne du PS condamne l'orientation sociale-libérale du gouvernement. Plus encore, elle tape là où ça fait le plus mal : l'absence de vision de François Hollande et sa gouvernance au fil de l'eau. La dernière volte-face du chef de l'État sur la modulation des allocations familiales ne peut qu'apporter de l'eau à son moulin. Qu'elle le veuille ou non, la maire de Lille consacre la coupure en deux du PS. D'un côté, les tenants d'une gauche classique, derrière l'étendard des frondeurs. De l'autre, les partisans d'une social-démocratie décomplexée. Pour le moment, les deux camps s'opposent et se comptent. Martine Aubry affirme la main sur le coeur qu'elle n'a pas en tête l'échéance de 2017. Mais elle n'est pas montée au créneau par pur idéalisme. La dureté de ses attaques montre qu'elle est convaincue de l'échec à venir de la politique incarnée par l'axe Valls-Macron. À sa manière, elle se pose en recours, estimant sans doute qu'elle est la seule à même de ramener dans ses filets la gauche de la gauche et tous les déçus du hollandisme."
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Raymond Couraud dans L'Alsace "La boîte à gifles socialiste ignore le repos dominical. Cette fois, c'est Martine Aubry qui assure la distribution. Manuel Valls et François Hollande en prennent pour leur grade. Ce n'est pas nouveau. La créatrice des 35 heures avait déjà dit tout le mal qu'elle pense de la réforme territoriale. Cette fois, elle démolit avec entrain la politique économique du gouvernement. Les frondeurs (terme qu'elle rejette) ont trouvé leur chef de file. Ce renfort a toutes les chances d'amplifier leurs critiques et de mobiliser l'opposition interne au sein du PS. (...) Les Français sont las d'assister aux coups d'éclat permanents d'une majorité incapable de soutenir l'homme qui l'incarna, le temps d'une élection. Alors que le président de la République fait travailler le dimanche des grands patrons sur "l'attractivité française", Martine Aubry lui rappelle qu'il est de gauche. Il n'y a donc plus que les gens de droite qui croient encore que François Hollande est vraiment socialiste. À voir les efforts du Premier ministre pour calmer la crise de nerfs des radicaux de gauche, on sent naître comme une inquiétude du côté du pouvoir. Les états d'âme de Jean-Michel Baylet, expulsé de son siège de sénateur, laissent craindre une désertion radicale à l'Assemblée." Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain "François Hollande "est devenu la cible principale de son propre camp. Et aujourd'hui plus qu'hier, comme en témoigne l'interview fracassante de Martine Aubry qui massacre la politique suivie depuis deux ans pour se poser en alternative à celui qui l'avait battue lors de la primaire de 2011." Denis Daumin dans La Nouvelle République "Maintenant, la fronde c'est elle. Martine Aubry en rêvait, perchée dans son beffroi Art déco lillois. Simplement, il fallait guetter le moment le plus opportun, trouver l'étroite fenêtre de tir pour faire le maximum de dégâts. C'est fait à la Aubry. Brutal dans le constat des insuffisances, frontal dans l'inventaire des atermoiements et des reniements, cruel dans le répertoire des impasses. Finir de crever la baudruche Hollande après les revers électoraux du printemps dernier, essayer de griller le fusible Valls, démonétiser l'action Macron (...) : les obus tombent les uns derrière les autres, tous balancés depuis la gauche. Martine s'en va-t'en guerre. (...) Une bataille se prépare, ce sera bien sûr celle des primaires, elle ne sera pas moins féroce qu'à l'UMP. Les munitions sont exposées et les arguments alignés. Au diable les vieilles lunes libérales, la social-démocratie sera réinventée et modernisée. Bref, depuis dimanche, le recours, c'est elle, comme on peut croire à droite à l'homme providentiel. D'ailleurs, elle ne se résout pas à la défaite de la gauche à la prochaine présidentielle." Jean-Louis Hervois dans La Charente libre "En exclusivité pour le Journal du dimanche"et derrière un sourire assassin, Martine Aubry a dit tout le mal qu'elle pensait de la politique suivie depuis deux ans par François Hollande et de la vacuité des perspectives tracées par Manuel Valls. (...) Ce pavé dans la mare socialiste vient surtout rappeler l'échec de l'actuel président sur le fond comme sur la forme, ses choix économiques hasardeux et son absence de méthode, l'enlisement général du quinquennat avant même qu'on en ait consommé la moitié. Martine Aubry ne supporte pas qu'on puisse se résoudre à laisser le champ libre en 2017 à un duel entre la droite et l'extrême droite. Elle le dit sans ambages, on peut la comprendre."
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Yves Harté dans Sud-Ouest "Martine Aubry, rose vif. Il manquait aux frondeurs du Parti socialiste un solide porte-voix. Ils l'ont enfin. Martine Aubry est sortie de sa réserve lilloise, à laquelle elle s'était astreinte officiellement par fidélité au gouvernement, plus certainement en attendant les conclusions dans l'affaire d'amiante où elle a été mise en examen. Enquête annulée. Parole aussitôt reprise. Et de fort tonnage. Il s'agit ni plus ni moins que de mettre en pièces la politique menée par Manuel Valls avec l'assentiment silencieux de François Hollande. Voilà qui paraît plus clair. On devinait que derrière les rebelles du Parlement se cachait, en ombre difficile à dissimuler, la silhouette de la maire de Lille. Si on en doutait, en voilà désormais la certitude. À défaut de pouvoir réellement infléchir la marche du gouvernement, Martine Aubry entend peser de tout son poids politique dans les futurs débats internes au PS. Car les reproches qu'elle a énumérés sous forme de conseils et les regrets qu'elle présente renvoient précisément aux alternatives à de possibles gouvernances que François Hollande a abandonnées..." Alain Dusart dans L'Est républicain "François Hollande peut en être sûr : la suite de son quinquennat ne sera pas un fleuve tranquille. La croisière socialiste ne va pas s'amuser car, après les frondeurs façon révoltés du Bounty, lassés par le capitaine de pédalo, voici à Lille la grande ch'timonière Martine Aubry. Du pont supérieur à la salle des machines, elle veut qu'on donne la destination du voyage. Pour elle, par ses atermoiements et son obsession de la synthèse, le cap de François Hollande se révèle de plus en plus illisible. Même les fidèles hollandais s'en inquiètent quand Manuel Valls et son nouveau ministre de l'Economie s'engouffrent dans la (troisième) voie sociale-libérale de Tony Blair et Gerhard Schröder. Martine Aubry n'y croit pas du tout et mise plutôt sur une nouvelle social-démocratie." Stéphane Siret dans Paris-Normandie "Le PS adore se faire peur... Moins de deux mois après l'épisode montebourgeois de Frangy-en-Bresse, nouvel épisode : Martine Aubry claironne à son tour son agacement. Quitte à jouer avec les nerfs pourtant solides de Manuel Valls, elle juge que la ligne choisie n'est pas bonne et qu'il est urgent de l'infléchir, de la gauchiser. Le changement, c'est maintenant ! semble-t-elle lancer en direction du sommet de l'État, tel un procureur." Jacques Camus pour le Groupe Centre France "On dira ce que l'on veut, mais cela prend vraiment l'allure d'une revanche de la primaire socialiste. Il affleure dans le réquisitoire de Martine Aubry contre la politique de François Hollande (...) une inimitié ancienne difficilement contenue. (...) Une fois dédouanée par la justice (dans l'affaire de l'amiante, NDLR), Martine Aubry a réoccupé progressivement l'espace politique. D'abord par amis interposés et avec son club des Reconstructeurs, puis plus directement. Ce qu'elle vient de formaliser dans son interview au JDD et à travers sa contribution aux états généraux du PS ne constitue pas, à proprement parler, une surprise. Depuis des semaines, ses messages se faisaient de plus en plus explicites. (...) La vraie nouveauté, c'est surtout que les frondeurs ont trouvé un chef moral d'envergure à la veille des discussions budgétaires."
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Le chef de l'État ne se laisse pas faire après les critiques de la maire de Lille, Martine Aubry. Il affirme que "les réformes, elles sont continues, elles ont été engagées dès les premiers mois de mon quinquennat, et elles se poursuivront à un rythme encore accéléré jusqu'à la fin, parce que la France a besoin de réformes", a déclaré le président de la République devant un parterre de patrons de grandes entreprises, réunis à l'Élysée. Il s'agit "non pas de réformer pour réformer, mais de réformer pour créer davantage de richesse, davantage d'activités, davantage d'emplois et aussi pour attirer davantage d'investisseurs et davantage d'entreprises", a-t-il ajouté lors de cette rencontre à l'Élysée sur le thème de "l'attractivité de la France", en présence notamment du chef du gouvernement Manuel Valls et du ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Macron en désaccord avec Aubry Dans un entretien au Journal du dimanche, Martine Aubry a éreinté la politique économique du gouvernement en se posant clairement en chef de file des députés PS frondeurs et en demandant une réorientation de la politique économique du gouvernement. Manuel Valls avait dans l'après-midi réagi indirectement aux propos du maire de Lille en assurant qu'on pouvait "compter" sur lui pour "avoir les nerfs solides" face aux critiques. "Nous n'allons pas nous arrêter au milieu du gué", a prévenu M. Valls. "On ne peut pas zigzaguer, changer tous les jours de position. Les entreprises ont besoin de lisibilité, de visibilité", a-t-il ajouté. M. Macron s'est quant à lui dit "en désaccord avec l'analyse" de Mme Aubry, et par conséquent avec "les conclusions qu'elle en tire".
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La ville du Vaucluse se prépare à une nouvelle municipale après l’annulation de l’élection de Joris Hébrard. Celui-ci va faire appel. Que s’est-il passé au Pontet ces six derniers mois ? En mars, Joris Hébrard, 32 ans, masseur-kinésithérapeute, était élu maire FN avec sept voix d’avance. Le temps de fêter cette victoire surprise - surtout due à ses adversaires - et d’édicter les décrets les plus urgents (fin de la gratuité de cantines, fin des cris, des klaxons et des drapeaux les jours de mariage, augmentation de son indemnité et des effectifs de la police municipale…) et son élection était invalidée. «Magouilles».«Frauduleux», a jugé jeudi le tribunal administratif de Nîmes. Saisie par les ex-concurrents d’Hébrard, la justice a confirmé ... :wink:
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L'Opéra de Paris a invité une spectatrice au visage voilé à quitter les lieux en pleine représentation, début octobre, et cet incident a poussé le ministère de la Culture à préparer une note de consigne, a-t-on appris dimanche auprès de ces deux sources. Assise juste derrière le chef d'orchestre, la femme, au cou et cheveux couverts, avait un voile clair lui couvrant aussi la bouche et le nez. Certains choristes refusaient de chanter si une solution n'était pas trouvée L'incident - une première - s'est produit le 3 octobre à l'Opéra Bastille. La représentation de La Traviata avait débuté lorsque le visage voilé de la spectatrice, assise au premier rang, a été repéré par les écrans de contrôle, ainsi que par des choristes, a expliqué le directeur adjoint de l'Opéra de Paris, Jean-Philippe Thiellay, confirmant une information de Metronews.fr. "On m'a alerté au cours du deuxième acte", a-t-il précisé, rappelant que la loi de 2011 interdit de se masquer le visage dans l'espace public. "Certains choristes ont indiqué qu'ils ne voulaient pas chanter" si une solution n'était pas trouvée, a-t-il raconté. "Cela ne s'était jamais présenté" auparavant à l'Opéra de Paris. Les deux touristes du Golfe sont sortis sans heurt Lors d'une pause musicale, un contrôleur est allé voir la spectatrice et son compagnon - des touristes du Golfe, selon Metronews. Le contrôleur "lui a dit qu'il y avait en France une interdiction de cette nature, lui a demandé soit de découvrir son visage, soit de quitter la salle. Le monsieur a demandé à la dame de se lever, ils sont sortis. Cela a duré peu de temps, ça s'est passé de manière fluide, il n'y a eu aucun incident", a précisé Jean-Philippe Thiellay. "Ce n'est jamais très agréable de demander à quelqu'un de sortir d'une salle de spectacle, où en principe on parle d'ouverture et de compréhension. Mais là, il y avait une méconnaissance de la loi, et soit cette dame la respectait, soit elle sortait", a-t-il dit, tout en ajoutant que cette spectatrice "était venue de bonne foi".
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"Nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage" Le ministère de la Culture a indiqué de son côté qu'une note était en cours de rédaction afin de rappeler la consigne à suivre aux théâtres, musées et autres établissements publics sous sa tutelle. "Nous avons jugé utile d'informer de l'état du droit l'ensemble des établissements publics relevant du ministère", a-t-on expliqué, "afin de faire respecter le droit, harmoniser les réactions et prévenir les difficultés". La loi votée fin 2010 stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage", sous peine de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté :oops:
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Qui n'a pas au cours de sa vie craqué pour le mauvais garçon, sur le front duquel il est pourtant écrit en lettres énormes et lumineuses: "Danger, briseur de coeur"? Difficile d'en expliquer les raisons, mais pour notre plus grand malheur, le bad boy, entendons par là l'homme qu'il ne nous faut surtout pas, est doté d'un pouvoir d'attraction inversement proportionnel à sa fiabilité. Pourquoi un tel manque de lucidité? Pourquoi, en dépit de ce que l'on pourrait prétendre, la gentillesse n'est pas forcément ce qui nous fait fondre en premier chez l'autre? "Pour répondre à ces questions il faut tout d'abord définir ce que l'on entend par "mauvais garçon", explique la psychologue Patricia Delahaie (1). "Selon moi, plus que le voyou ou le rebelle, c'est celui qui ne nous aime pas et qui va nous faire du mal". Autrement dit, le bad boy n'est pas toujours celui que l'on pense et ne se reconnaît pas forcément au premier abord. "Un homme n'est pas forcément un bad boy dès le début, ou au contraire il l'est mais ne le sera pas avec nous. Ce sont les sentiments que l'on va éprouver au fur et à mesure de la relation qui vont nous mettre sur la voie". Et de glisser que cela vaut également pour les hommes qui tombent ou croient tomber amoureux de bad girls (mauvaises filles). Lorsque l'on confond "résistance" et "virilité"
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Plus que les "mauvais garçons", ce qui attire, suggère par ailleurs Patricia Delahaie, "c'est la résistance". "On a tendance à assimiler résistance et virilité, au risque de se tromper sur ce que l'on ressent vraiment". "J'ai toujours été comme cela, confesse Audrey, 39 ans. Je me souviens, petite, je regardais Candy. Et celui qui me plaisait c'était Albert, avec son regard ténébreux et sa fâcheuse tendance à prendre la fuite quand les choses devenaient sérieuses. Anthony, le doux prince aux yeux bleus, je le trouvais super niais. Idem dans la majorité des comédies romantiques. C'est le vilain qui me plait: dans Bridget Jones par exemple, c'est Daniel Cleaver, ce menteur dragueur invétéré qui me ferait courir pieds nus sous la neige et pas Mark Darcy, le bon parti, pourtant". Ce penchant pour ceux qui ne lui veulent pas que du bien, Audrey l'a aussi pour les hommes "dans la vraie vie": "je ne le fais pas exprès, mais mon coeur bat tout de suite beaucoup plus vite pour un type un peu volage, un peu énigmatique, qui va me glisser entre les doigts, me rappeler quand ça lui chantera, me faire passer des soirées à vérifier que mon téléphone n'est pas en dérangement. J'aurais pu faire ma vie il y a quelques années avec un vrai gentil. Mais la vérité c'est qu'il n'y avait pas de défi, je m'ennuyais". :roll:
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Amalgamer "amour" et "défi" Cette notion de "défi", Patricia Delahaie estime qu'elle n'a pas grand chose à voir avec l'amour. "S'aimer, c'est se faire du bien, c'est fabriquer du bonheur. Lorsque l'on est dans une espèce de compétition, dans un jeu de chat et de la souris, suis-moi je te fuis, fuis-moi je te fuis, on se situe plus dans une relation passionnelle, qui n'a souvent que peu d'avenir à long terme". Pour la psychologue, "lorsque le schéma se répète sans cesse, que l'on multiplie les relations amoureuses toxiques qui font mal et que seuls les hommes ne nous aimant pas nous séduisent, il faut s'interroger sur ce que l'on cherche vraiment". "Souvent, les femmes qui craquent systématiquement pour celui qui ne leur conviendra pas ont eu à se battre durant leur enfance pour obtenir de l'amour et pensent inconsciemment qu'elle ne peuvent aimer et être aimées qu'ainsi, dans un esprit de conquête", analyse Patricia Delahaie. Isabelle 36 ans, et "championne du monde des choix amoureux foireux" a quant à elle compris qu'en essayant toujours de conquérir "le garçon que tout le monde essaie d'apprivoiser", elle tentait de se rassurer sur son propre cas. "Il y avait quelque chose de très narcissique dans ma démarche, comme je n'arrivais pas à m'affirmer dans une bande et dans la vie, etre la petite amie du mec cool me donnait une stature. Sauf qu'en réalité j'étais son ombre, rien de plus."
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Croire qu'on va "pouvoir le faire changer" "Ce qui interroge en réalité, ce n'est pas forcément cette attirance pour les bad boys - après tout, oui, parfois cela peut être un peu excitant de séduire le caïd de la bande - mais plutôt cette question: combien de temps on reste alors qu'il nous fait souffrir?" Parce qu'en effet, la "magie" du bad boy dure parfois plus qu'une folle soirée. "Ce qui m'avait plu chez Yann au départ, c'était son côté chef de bande, raconte Sophie, 32 ans. Je m'étais inventée, je crois, que je le changerais, qu'il cesserait d'être cet indomptable écorché vif. J'ai mis trois ans à comprendre que je m'inventais des histoires. Non seulement en effet je ne l'ai pas changé mais surtout, je me suis rendue compte au bout de trois ans de vie commune qu'il n'était pas si séduisant. Voire même qu'il était un peu pathétique, à plus de trente ans, avec sa grosse moto et ses journées passées au bar plutôt qu'à chercher un boulot. Surtout, vivre avec quelqu'un dont on a sans cesse peur qu'il s'en aille, c'est épuisant." Aujourd'hui, après avoir congédié son motard, Sophie coule des jours tranquilles avec son nouvel amoureux, "beaucoup moins ténébreux mais gentil, tout en sachant exactement ce qu'il veut pour nous". "Je découvre à quel point c'est bon d'avoir confiance, de ne plus me faire un sang d'encre qu'il m'annonce que finalement c'est terminé, qu'il a trouvé mieux ailleurs. Et le quotidien avec lui, je ne le trouve pas ennuyeux mais doux et reposant. :-P
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Une question d'hormones? Et si, plus qu'une propension à choisir le mauvais garçon, les femmes étaient victimes de leurs hormones? C'est en tout cas ce que suggère une étude de l'Université du Texas, pilotée par la chercheuse Kristina Durante. Selon cette dernière, lorsque les femmes sont en pleine période d'ovulation, elles se sentent plus attirées par les beaux parleurs, un profil d'hommes qu'elles rejetteraient en temps normal. Inconsciemment, "les hormones associées à la fertilité les conduiraient à se faire des illusions sur ce type d'hommes et à penser que ces derniers pourraient être des partenaires dévoués et de meilleurs pères, sans s'interroger au préalable sur leur fiabilité".
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La gentillesse, une qualité pourtant hautement désirable "L'idéal, confirme Patricia Delahaie, c'est peut-être un gentil, avec du caractère. Je crois que les femmes n'aiment pas fondamentalement les mauvais garçons. Ce qui n'est pas très séduisant peut-être, c'est l'incapacité à prendre des initiatives ou des décisions, ce qu'on pourrait qualifier de mollesse. Mais l'honnêteté, la gentillesse, la tendresse, ce sont des qualités hautement désirables". Et de conclure: "Il faut se vouloir du bien en amour, avant tout!" Un mantra qu'Isabelle a fait sien depuis sa rencontre avec David. "Il n'est pas celui que l'on va remarquer en premier, mais lui me remarque justement, et me rend enfin heureuse". Et si la maturité amoureuse finalement, c'était cela, désirer quelqu'un qui nous fait du bien? (1) Ces amours qui nout font mal, Comment guérir d'une relation toxique? Patricia Delahaie, éd. Marabout.
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L'OMS a-t-elle trop tardé à intervenir en Afrique de l'Ouest pour contenir le virus Ebola ? Probablement, si l'on se fie à un document interne dont l'agence de presse américaine Associated Press fait la synthèse. Une chronologie de l'évolution du virus montre que l'OMS a réagi trop lentement et a manqué l'occasion de contenir l'épidémie. Selon ce document, les spécialistes de l'organisation auraient dû réaliser dès le départ que les méthodes traditionnelles de lutte contre Ebola ne fonctionneraient pas dans une région aux frontières poreuses et aux systèmes de santé déficients. Une réponse "pas adaptée à l'échelle de la situation" La directrice générale de l'OMS Margaret Chan avait déjà admis vendredi auprès de Bloomberg qu'elle "n'avait pas été été suffisamment informée de l'évolution de l'épidémie. Nous avons répondu, mais notre réponse n'a peut-être pas été adaptée à l'échelle de la situation et à sa complexité."
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L'édito du Parisien. Le retour de Sarkozy : un... par leparisien Réellement mal placé pour Rachida Dati de parler de cela :idea:
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Ex-inconditionnelle de Nicolas Sarkozy dont elle fut un temps ministre, la députée européenne Rachida Dati juge sévèrement la stratégie de retour de l’ancien président. Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France» à paraître ce lundi, la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris regrette que l'ex-chef de l'Etat n’ait pas changé. Et elle l’exhorte à se montrer à la hauteur de l’enjeu en développant un projet pour la France. Extraits. Nicolas Sarkozy a-t-il raté son retour?? RACHIDA DATI. Pour les militants, il a réussi son retour. Ils attendent depuis longtemps un chef à l’UMP, après la guerre Copé-Fillon. Mais ça ne suffit pas. Qu’est-ce qui manque?? Pour 2017, Nicolas Sarkozy ne peut pas proposer la seule reprise des politiques menées entre 2007 et 2012. La crise a profondément changé le pays, la gauche l’a fracturé. La France a besoin d’un nouveau projet qui ne peut pas se résumer à la réduction du déficit, du nombre de fonctionnaires ou au rétablissement de mesures supprimées par la gauche. Rétablir l’autorité, revaloriser notre identité, refonder l’école en rétablissant le mérite, faire cesser l’explosion de l’immigration illégale qui mobilise de plus en plus nos forces de l’ordre, qui sont débordées. Et c’est la sécurité des Français qui est fragilisée?! Voilà les attentes profondes des Français, croyez-moi?! Jouez-vous un rôle dans cette campagne, que lui conseillez-vous?? Je le vois régulièrement. Je lui parle des attentes des Français que je rencontre. Ce qu’ils attendent, c’est quelqu’un qui fasse « don de sa personne à la France ». Même si cette expression a été galvaudée, elle exprime quelque chose de profond dans la situation de crise dramatique que nous connaissons. Nicolas Sarkozy ne devrait plus parler de lui ou de sa vie personnelle. Nombreux le pensent et peu osent lui dire. A-t-il changé ? Nicolas Sarkozy a pris deux ans de plus ! Fondamentalement il n'a pas changé, puisqu'il n'arrête pas la politique. Il est construit comme ça. Sur l'échec de 2012, il n'admet que très peu d'erreurs et se refuse toujours au fameux « devoir d'inventaire ». Il a tort ? Inventaire ou pas, ce qui est certain, c'est qu'il ne pourra pas recommencer comme avant. La défaite de 2012 et les raisons de cette défaite ne peuvent pas être ignorées. Il faut qu'il devienne un rassembleur et pas seulement sur une ligne politique. Aujourd'hui, sa principale faiblesse est qu'il clive « affectivement ». Il est capable de générer de grandes fidélités, mais aussi beaucoup de ressentiment. L'équipe autour de lui, renouvelée, vous paraît-elle le bon casting ? Je l'ai encouragé au renouvellement des équipes. Je lui ai même recommandé des élus locaux de qualité. Mais ce qui manque, c'est que toutes ces personnes ne forment pas encore une véritable équipe en raison de concurrence d'ego. Mais ça peut venir si chacun met de côté son ambition personnelle. Est-ce une bonne idée de revenir par le parti ? Quel score devrait-il viser pour que ce retour soit vraiment convaincant ? Je trouve cela assez courageux de revenir par l'UMP. Quant au score, je ne suis pas dans les petits calculs... car au bout du compte, le nouveau président aura l'obligation de rassembler et de s'y atteler vraiment. A défaut, ça peut être pire qu'avant. Vous le soutenez quand même pour le scrutin du 29 novembre?? Et pour 2017?? Je le soutiens pour la présidence de l’UMP, c’est celui que les militants attendent. Pour 2017, il devra écouter et rassembler… N'y a-t-il pas un risque de remobiliser la gauche autour de celui qui l'a battu, Hollande ? Comment voulez-vous que les Français fassent encore confiance à la gauche ? Manuel Valls déstabilise les Français tous les jours. Par exemple, la politique familiale : Valls est incapable de discuter de la famille, de son rôle structurant dans la société, avec les Français, les partenaires sociaux et les grandes forces morales de notre pays. Finalement, aujourd'hui, le seul lieu où l'on ose aborder les sujets de fond comme la famille est le synode à la demande du pape François ! C'est un des rares chefs d'Etat qui prend à bras-le-corps les grands problèmes du monde, démontrant une capacité d'entraînement. Les affaires, cela peut-il le handicaper ? Non. Laissons la justice faire son travail sereinement. La montée d'Alain Juppé est-elle inexorable ? 2017 est encore loin. Sans doute rassure-t-il aujourd'hui par son expérience. La différence avec Nicolas Sarkozy, c'est le déficit d'énergie. Mais le trop-plein d'énergie ne fait pas forcément de la « magie », ni une élection d'ailleurs. Fillon s'enquiert déjà de l'honnêteté des primaires de 2016. Vous le comprenez ? Ce genre de stratégie n'a jamais réussi dans notre famille politique. Souvenez-vous d'Edouard Balladur, qui ne s'en est jamais remis. Fillon, Juppé, Bertrand, Le Maire, Mariton... les rivaux ne manquent pas. Sarkozy n'a-t-il pas abîmé son statut d'homme providentiel de la droite ? Je l'ai toujours dit : ni la droite ni les Français n'attendent un homme providentiel. Ils veulent un projet clair pour la France avec un chef et une équipe pour le porter.
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Si on vous dit "grand bleu", vous pensez "dauphins", "océan", "pureté". Mais ces deux mots ont une toute autre signification pour les étudiants de l'Ecole de santé des armées (ESA). Dans cet établissement militaire qui dépend du ministère de la Défense, le "Grand bleu" est le petit nom donné à l'un des sévices que les plus anciens feraient subir aux nouveaux venus: la victime est forcée à mettre la tête dans les toilettes, et on tire la chasse d'eau. Une pratique qui relève du bizutage, soit un délit, puni par la loi. Une école prestigieuse et recherchée Sur le papier, l'Ecole de santé des armées (ESA) a tout pour plaire. Installée dans la banlieue lyonnaise, à Bron, elle forme des médecins militaires, dont certains seront amenés à intervenir dans des zones de combat. Un métier difficile, donc, mais qui fait rêver beaucoup d'étudiants: à la rentrée 2013, plus de 1800 candidats et candidates se sont inscrits au concours d'entrée de l'ESA, pour seulement une centaine de places proposées. C'est dire si la sélection est sévère, sur concours et entretien. "80% de nos étudiants ont obtenu une mention très bien au bac", se félicite le médecin général inspecteur Jean-Didier Cavallo, commandant de l'école depuis décembre 2013. Une fois recrutés, les heureux élus signent un contrat avec l'Armée qui les engage pour vingt-cinq ans. Ils suivent les cours de la fac de médecine lyonnaise en uniforme, au milieu des étudiants civils, mais ont également droit à 1800 heures de cours supplémentaires dispensés par l'ESA. Avec succès: d'après la direction de l'école, 65 à 67% de ses étudiants réussissent à passer en deuxième année de médecine dès le premier essai, quand la moyenne nationale oscille entre 15 et 25%.
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Des accusations de bizutage qui s'étalent dans le temps Sur le papier donc, l'ESA semble offrir des conditions d'études idéales. "Sur le papier seulement, affirme Marie-France Henry, présidente du Comité national contre le bizutage (CNCB). Depuis 2006, nous avons reçu près d'une dizaine de témoignages d'étudiants qui affirment avoir été bizutés au sein de cette école, en 2007, 2011, 2012, 2013. Le témoignage le plus récent date du 20 septembre de cette année." Jean-Baptiste (le prénom a été changé) est l'un de ces jeunes qui affirment avoir été bizutés au sein même des bâtiments de l'ESA. Entré à l'école en 2002, le jeune homme, aujourd'hui pédopsychiatre, affirme avoir subi des bizutages à répétition pendant toute sa première année d'études. Injures, humiliations diverses, Jean-Baptiste se souvient encore de la "pétoche" qu'il a eue quand les anciens lui ont pris sa montre et son téléphone et lui ont interdit de se laver plusieurs jours de suite: "J'avais 17 ans, ils en avaient sept à huit de plus que nous, je n'ai pas osé m'opposer. Et puis c'est compliqué de s'avouer qu'on a envie de quitter l'école, après avoir réussi un concours difficile." A travers les témoignages recueillis par le CNCB sont également rapportés des alcoolisations forcées, ou des séances de douches brûlantes tout habillés. Ces accusations de bizutage indignent Jean-Didier Cavallo: "Sur ce sujet, nous avons eu deux inspections cette année, diligentées par le Service de santé des armées. Les étudiants de première année ont été interrogés, et aucun ne s'est plaint de bizutage." Pour le commandant de l'école, qui reconnaît quand même l'existence "autrefois" du "Grand bleu", "ces jeunes gens qui nous accusent n'ont aucune preuve de ce qu'ils avancent".
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Un curieux "Carnet de traditions" A défaut de preuves filmées ou enregistrées, un élément pourtant connu de la direction de l'école et du ministère de la Défense, d'après le CNCB, semble accréditer l'existence d'un climat propice aux dérapages. Cet élément, c'est le "Carnet de traditions", un document de plusieurs pages préparé par les anciens pour les nouveaux, et dont L'Express a obtenu copie auprès d'un ex-étudiant de l'ESA. Curieux "carnet": s'y succèdent dans un drôle de mélange inspiré des paillardises chères aux carabins, la Marseillaise, l'histoire de l'école, des chants militaires, mais aussi des chansons paillardes et des dessins crus, et surtout un "Lexique de la boâte", destiné à transmettre le vocabulaire de l'école aux nouveaux arrivés. Y figure notamment cette définition du "bizuth": "affreux, bleu, hideux foetus, horrible méduse, moins que de la merde, résidu de fausse couche, tartre de pissotière" (sic). A l'entrée "Grand bleu", l'étudiant curieux devra se contenter d'un mystérieux "secret défense" en lettres capitales, suivi d'une précision "Le film est disponible en VO à l'école". Autre élément à charge, une main courante, que L'Express a consultée, a été enregistrée en 2012 par la gendarmerie de Lyon. Un étudiant y relate avoir été traîné, nu, dans sa chambre, et contraint par la force à mettre la tête dans les toilettes. Qu'en pense le ministère de la Défense, dont dépend l'école? Il n'a pas pas répondu à nos demandes de contact, mais a reçu il y a deux semaines la représentante du CNCB. "Un rendez-vous consternant, résume Marie-France Henry. On nous a pris, moi et ma vice-présidente, pourtant ancienne militaire, pour des idiotes. Dans tous les ministères où nous avons été entendues pour des cas de bizutage, nous avons toujours été écoutées, personne ne s'est jamais permis de mettre en doute notre parole. Mais cette fois-ci, les représentants du ministère de la Défense, dont une conseillère du ministre, n'ont pas hésité à affirmer que ses accusations étaient fausses, motivées par une question d'argent."
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Passage en caisse obligatoire pour les démissionnaires L'argent, un nerf de cette guerre que se livrent à distance les étudiants qui affirment avoir été bizutés à l'ESA et le ministère de la Défense. En effet, les jeunes admis à l'Ecole de santé militaire touchent une solde mensuelle pendant toute la durée de leurs études -490 euros mensuels la première année, 1475 euros par mois pour les années suivantes, le tout nourri, logé, blanchi. Une somme qui leur est réclamée en cas de démission de l'école, assorti d'un coefficient de 1,5 qui correspondrait, d'après le commandement de l'ESA, aux salaires chargés additionnés des frais engagés pour nourrir et loger les étudiants. Pour Frédéric (le prénom a été changé), qui a quitté l'ESA en 5e année, l'ardoise s'élève à plus de 90 000 euros. Une "sanction" financière conforme à la loi, mais qui paraît particulièrement injuste aux yeux des étudiants concernés: "Et ce d'autant plus que l'ESA refuse toutes les demandes de démission, explique Marie-France Henry. Les élèves sont obligés d'échouer volontairement aux examens pour pouvoir partir". Surtout, ces jeunes ne comprennent pas pourquoi ils devraient rembourser leurs salaires à une école qui, d'après eux, a couvert des faits de bizutage punis par la loi. Payer après s'être fait bizuter? Pour eux, c'est hors de question.
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Sylvie, mère de trois enfants, a failli voir ses conversations par webcam se transformer en cauchemar. Victime d’un internaute malhonnête, elle raconte. Elle paye encore les conséquences d'une mauvaise rencontre sur Internet. Sylvie, 47 ans, habite Chinon. Pendant trois mois, de juin à septembre, elle a vécu une relation avec un internaute inconnu, via webcams et SMS. De l'autre côté de l'écran, Jean-Philippe, 46 ans, célibataire spécialisé dans l'import-export. Le quadragénaire présente bien, Sylvie est confiante. « Je lui ai présenté mon fils devant la caméra, je lui ai parlé de ma vie privée », raconte cette mère de trois enfants. Les SMS et les discussions deviennent réguliers, la Chinonaise « s'attache ». Un chèque "?perdu?" Divorcée depuis neuf ans, Sylvie a tout d'une cible facile pour un internaute malintentionné. Pourtant, elle l'assure?: « Je ne suis pas venue sur Skype pour rencontrer quelqu'un, c'est lui qui est entré en contact avec moi. » « Il me demandait parfois de l'argent pour l'aider à rentrer en France, me parlait de la santé de ses enfants pour m'émouvoir. » Sylvie refuse. Jusqu'à ce jour d'août où Jean-Philippe lui propose de lui faire parvenir 3.200?€. « Pour m'aider à payer mes factures », explique Sylvie. La somme interpelle la quadragénaire, qui finit par l'endosser. Le début des complications. « C'était un chèque au nom d'une entreprise du Val-de-Marne. Jean-Philippe m'a ensuite demandé de le rembourser rapidement », relate Sylvie. Elle s'exécute par mandat-cash, destination… la Côté d'Ivoire. Les mots doux rythment les Textos, jusqu'à l'appel de la banque?: le chèque a été dénoncé comme « perdu ». La supercherie éclate, plongeant les comptes bancaires de Sylvie dans le rouge. S'agit-il d'un « brouteur » qui, grâce à un faux profil, envisageait de lui soutirer davantage d'argent?? Difficile de savoir. Elle a déposé plainte pour escroquerie. Quelle suite sera donnée à l'affaire?? C'est le procureur de la République de Tours qui devra trancher. Pour Sylvie, l'urgence est de tourner la page. Avec une certitude?: « Je me suis fait avoir une fois, pas deux. »
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Le Nigeria est officiellement débarrassé de la fièvre Ebola, a annoncé lundi 20 octobre l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Quarante-deux jours, soit deux fois la période maximale d'incubation du virus (21 jours), se sont écoulés sans nouveau cas dans le pays. "C'est une réussite spectaculaire qui montre au monde entier que l'Ebola peut être stoppé", s'est félicité Rui Gama Vaz, représentant de l'OMS au Nigeria. Un pays beaucoup moins touché Vendredi 17 septembre, l'OMS a aussi annoncé que l'épidémie était terminée au Sénégal, qui n'avait déclaré qu'un seul cas, désormais guéri. Au Nigeria, le virus a touché 19 personnes, dont sept sont mortes. Ces pays ont été beaucoup moins touchés que certains de leurs voisins d'Afrique de l'Ouest comme le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, où l'épidémie continue de progresser. Depuis le début de l'épidémie de fièvre hémorragique en Afrique de l'Ouest, le virus Ebola a fait plus de 4 500 morts.
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Le volet recettes du projet de loi de finances 2015 a été voté à l'Assemblée nationale ce mardi, à 266 voix contre 245, mais les frondeurs de la majorité socialiste se sont à nouveau illustrés en nombre par leur abstention -39 députés socialistes- pour affirmer leur opposition à la politique du gouvernement. "Je ne comprend pas que des députés socialistes puissent ne pas voter un budget qui rend un peu plus de trois milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français", affirmait Bruno Le Roux au sujet des frondeurs, peu avant le vote. "A ceux qui s'abstiennent de se poser la question de savoir" s'ils appartiennent au parti", ajoutait-il. D'ordinaire entre 30 et 40, les frondeurs, confortés par les critiques récentes de Martine Aubry contre la politique du gouvernement -jugée défavorable à la croissance- avaient décidé d'une abstention collective. Pour eux, ce budget réalise "des économies à l'aveugle et à des dépenses mal ciblées", selon l'un de leurs chefs de file, Christian Paul. La progression des frondeurs Le taux de frondeur progresse: mi-septembre, il y avait eu 31 abstentions socialistes au vote de la confiance au gouvernement Valls. En juillet dernier, 33 abstentions socialistes étaient comptées sur le budget rectificatif de la Sécurité sociale. Sur le reste de l'Assemblée, les radicaux de gauche comptaient voter pour en quasi totalité. Chez les écologistes, l'abstention devait être "extrêmement majoritaire". L'UMP et l'UDI, par contre, reprochent au gouvernement d'augmenter encore taxes et impôts. Enfin le Front de Gauche critique, lui, la poursuite d'une logique d'austérité.
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Le jeune djihadiste David Drugeon fait partie de l'élite combattante de l'organisation. Cet expert en explosifs est considéré comme une cible prioritaire par l'armée américaine. L'Express a retracé son parcours, de la Bretagne à la Syrie, en passant par le Pakistan, où il a sans doute croisé Mohamed Merah. Sur la piste du Français d'Al-Qaïda David, alias Daoud, alias Souleiman, fait partie du groupe Khorasan - des vétérans d'Al-Qaïda -, visé par les frappes du 23 septembre. Il serait toujours vivant. Il est tout juste minuit, le mardi 23 septembre, et la nuit syrienne se change en jour. Des éclats de lumière déchirent le ciel pour s'abattre sur huit bâtiments disséminés dans la campagne, près d'Alep. Les frappes de la coalition internationale antidjihadistes viennent de commencer. Deux navires de guerre américains lancent leurs missiles Tomahawk en direction du nord-ouest, près de la frontière turque. Leur cible: Khorasan, un groupuscule dont l'existence a été révélée récemment, et qu'ils suspectent de préparer desattaques contre les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux. Le feu américain tente de neutraliser ces survivants d'Al-Qaïda "première époque". L'organisation responsable des attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington n'a pas désarmé. Sous la bannière Khorasan, elle entend toujours frapper. Comme un symbole, l'US Army a tenu à mener seule l'opération, alors que les raids contre l'Etat islamique - la principale organisation djihadiste - associent certains de ses alliés. Officiellement, c'est un succès: le Pentagone aurait éliminé l'un des chefs militaires de Khorasan. Selon l'agence Associated Press, une cible prioritaire aurait toutefois été manquée: David Drugeon, un Français de 24 ans.
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Présenté comme un expert en explosifs, respecté pour ses faits d'armes dans les montagnes afghanes, ce "vétéran" a gravi les échelons jusqu'à intégrer l'élite combattante du djihad mondialisé. Le 5 octobre dernier, sa légende s'est enrichie d'un épisode troublant: le site américain McClatchy évoquait, sans donner son nom, un mystérieux "agent français" qui aurait "fait défection pour Al-Qaïda". L'information a été démentie avec force par le ministère de la Défense. Drugeon, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne serait donc pas un agent, mais bien un djihadiste au destin vertigineux. L'enquête de L'Express, menée auprès de ses proches, de multiples sources du renseignement, recoupée avec divers dossiers judiciaires, permet de retracer son parcours. David Drugeon, toujours inscrit sur le site Copains d'avant, fut longtemps un gamin sans histoires, né à Vannes, à quelques encablures du golfe du Morbihan. En 1989, année de sa naissance, les moudjahidine afghans chassent les dernières troupes soviétiques. Cette histoire de guerre lointaine, les Drugeon - père contrôleur de bus, mère secrétaire et fervente catholique - la suivent d'un oeil distrait, à la télévision, comme bien des Français. Ils habitent alors Ménimur, quartier classé en zone urbaine sensible (ZUS), un ensemble de petites barres HLM, entouré de maisons individuelles. La population bigarrée mêle cadres moyens, salariés et ouvriers, notamment des familles d'origine maghrébine. Dans les années 1990, Ménimur, avec ses rues aux noms de poètes et de fleurs, n'a rien d'un ghetto. La famille occupe un grand appartement, allée des Tulipes. Avec son frère aîné, né deux ans avant lui, David connaît une scolarité linéaire: classes primaires à l'école Brizeux, puis collège Antoine-de-Saint-Exupéry, à 600 mètres du domicile familial.
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"Islam des caves" et "Breizh Connection" La grande passion des deux frères reste le foot. David, doté d'un bon pied gauche, joue défenseur central à l'AS Ménimur et voue un culte à l'Olympique de Marseille, un "virus" inoculé par le père. "Je les ai emmenés six ou sept fois au Vélodrome, raconte ce dernier. On partait de Vannes le vendredi soir avec un car de supporters. Je conduisais: 1 170 kilomètres, douze heures de route et retour après le match." A l'époque, David arbore en permanence le maillot de l'OM, même à Noël ou aux anniversaires. Pour un peu, il dormirait avec. En 2002, l'univers des deux garçons se fissure avec le divorce des parents. Alors qu'ils restent au côté de leur mère, allée des Tulipes, on les aperçoit bientôt auprès de musulmans salafistes, adeptes d'un retour à la supposée religion "des origines". La petite troupe refait le monde de l'après-11 Septembre et s'interroge sur le sort qu'un musulman doit réserver aux "mécréants". Rapidement, les frères Drugeon se convertissent. A 13 ans, David se métamorphose en "Daoud". "Dans le groupe, un jeune adulte semblait avoir beaucoup d'influence sur eux, se rappelle une ancienne voisine. David le tenait par le bras, comme on le ferait avec un grand frère protecteur." « Nous lui avons donné le choix: les études ou la religion. Il a opté pour la religion... » De fait, son comportement change du tout au tout. Au troisième trimestre de l'année scolaire 2004-2005, alors qu'il est en seconde au lycée Alain-René-Lesage, l'élève Drugeon décroche. Ses excellentes moyennes - 18 en initiation aux sciences de l'ingénieur, 17 en histoire-géo- s'effondrent. Il délaisse le stade de foot et lui préfère la mosquée, un bien grand mot pour une salle de prière insalubre, en sous-sol, à deux minutes à pied de chez lui. Dans cet "islam des caves", David/Daoud s'initie à une lecture littéraliste du Coran et apprend l'arabe. A la rentrée suivante, il s'inscrit tout de même en internat dans un lycée professionnel, à Rennes. Son rêve: devenir architecte. Malgré de réelles capacités, l'expérience tourne court: trois mois plus tard, il est sommé de cesser de "faire sa prière au pied de l'escalier du dortoir", comme le rapporte un membre du personnel. "J'ai été convoqué avec lui par le proviseur, confirme son père. Nous lui avons donné le choix: les études ou la religion. Il a opté pour la religion..." De retour à Vannes, l'ado obtient finalement un BEP mécanique auto. Son frère aîné, lui, poursuit son apprentissage d'un islam rigoriste, mais de manière paisible. Au fil du temps, David prend de l'assurance, et commence à attirer l'attention de la police. L'antenne rennaise de la DCRI (renseignement intérieur) a eu vent de cette agitation de cage d'escalier du côté de Vannes. Une demi-douzaine de personnes, radicalisées par un imam local, sont alors recensées. Rien de bien inquiétant, juge-t-on, au regard des 5 000 salafistes visés, à l'échelle nationale, par une fiche "sûreté de l'Etat". "Le nom de David Drugeon revenait régulièrement dans les briefings, note un agent. Mais, entre nous, nous parlions de la "Breizh Connection" sur le ton de la boutade." Peu à peu, les signes de son activisme se multiplient. Entre 2008 et 2010, il effectue trois séjours en Egypte pour parfaire sa connaissance de l'arabe et des sciences islamiques, ce qui attire cette fois l'attention de la DGSE, le service de renseignement extérieur.
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Des haltes répétées au Caire et à Alexandrie A l'époque, les autorités s'inquiètent des phénomènes de radicalisation observés marginalement au retour de ces stages linguistiques. Une note du renseignement intérieur en fait état en 2006: "Par la diffusion d'un islam ultra-orthodoxe, certains individus, radicalisés d'autant plus après leur passage dans une école coranique, contribuent, à leur retour, au renforcement du communautarisme et au processus de dilution de la cohésion nationale. Les plus déterminés, susceptibles de rejoindre le djihad armé, représentent un réel danger pour la sécurité du pays." Le site américain McClatchy évoque la défection d'un mystérieux "agent français". Ce qu'ont formellement démenti les autorités françaises. Le site américain McClatchy évoque la défection d'un mystérieux "agent français". Ce qu'ont formellement démenti les autorités françaises. Capture écran McClatchy Au Caire et à Alexandrie, David Drugeon passe entre trois et six mois dans des instituts religieux, en compagnie d'autres étudiants étrangers. Mais il ne coupe pas pour autant les ponts avec sa famille. De retour en Bretagne, il séjourne toujours auprès des siens. "Durant ces périodes, il travaillait en intérim, dans le nettoyage industriel ou comme chauffeur, poursuit son père. Pour moi, il n'avait pas changé. Il restait le même jeune homme, souriant, sportif, aimant la nature et les sorties en forêt." Les sorties en forêt? A cette période intervient un épisode qui a alimenté les affirmations du site américain McClatchy sur la supposée appartenance passée du jeune homme à la DGSE. Une source interne au ministère français de la Défense indique à L'Express qu'il s'agit d'une méprise liée à une coïncidence d'ordre géographique. David Drugeon aurait en effet participé à un stage d'entraînement sportif à... Coëtquidan! Ce bourg situé à 70 kilomètres de chez lui abrite Saint-Cyr, l'école des officiers de l'armée de terre. "Il n'a jamais tenté d'intégrer l'armée. Il n'a jamais été sollicité par nos services. Il s'est entraîné dans une structure civile, c'est tout", maintient cette source, en apportant un "démenti catégorique" aux thèses de la presse américaine faisant de David Drugeon un "French Bond". En 2009, il travaille six mois d'affilée, amassant un pécule pour un voyage qu'il décrit à son père comme semblable aux précédents. Le 17 avril 2010, celuici le voit pour la dernière fois. David/ Daoud part, en catimini, sur le sentier du djihad. Il effectue en covoiturage le parcours Vannes-Bruxelles, où il prend un avion. Escale à Rome, avant de débarquer au Caire. Selon nos informations, il aurait voyagé non pas seul mais avec un proche de l'imam de la "mosquée" de Ménimur. Au Pakistan, l'une des premières recrues des Soldats du califat Si la suite de son parcours est plus floue, sa destination finale, elle, est connue. Comme l'a révélé Le Parisien, Drugeon a réussi, dès 2010, à être coopté dans le sanctuaire pakistanais de la nébuleuse d'Al-Qaïda : Miranshah. Situé dans les zones tribales, à proximité de l'Afghanistan, ce gros village est alors l'un des fiefs des talibans et des djihadistes ralliés à Ben Laden. Il restera trois ans dans le secteur, disparaissant des semaines entières pendant l'été, la saison des combats, gagnant au passage ses galons d'expert en explosifs et un nom de guerre: Souleiman. Du coup, il obtient la confiance d'un sergent recruteur d'Al-Qaïda, Moez Garsallaoui, un parfait francophone, aussi à l'aise avec un lance-roquettes qu'avec un clavier d'ordinateur.
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« Le Breton pourrait être le "chaînon manquant" entre Merah et Al-Qaïda » Quand, en août 2011, ce dernier crée un groupe très actif Jund al-Khilafa (les Soldats du califat), Drugeon fait partie des premières recrues. Cette cellule compte une quinzaine de combattants, venus pour la plupart d'Asie centrale et d'Afrique du Nord. Drugeon, arabophone, passe beaucoup de temps avec les Maghrébins. "Dans ce petit monde, les affinités se nouent souvent sur des critères linguistiques... et de régime alimentaire", précise un bon connaisseur des filières. A la fin du mois de septembre 2011, un Français un peu paumé, habitué à jouer les saute-frontières (Algérie, Egypte, Afghanistan) dans l'espoir de rejoindre Al-Qaïda, rallie le groupuscule : Mohamed Merah. Il s'initie, non aux explosifs, comme le lui demande le chef Garsallaoui, mais au maniement des armes de poing. Quinze jours plus tard, ce petit délinquant toulousain reprend sa route et rentre en France pour tuer. En mars 2012, à Toulouse et à Montauban, il assassinera sept personnes, dont des enfants juifs... David Avant de mourir sous les balles du Raid, Merah se vante de s'être formé auprès d'Al-Qaïda. Les "frères", ditil alors, "ça a été très, très, très, très, très, très facile de les trouver". Il affirme s'être présenté dans une mosquée d'Islamabad et avoir simplement posé sa candidature. Les spécialistes doutent de ce scénario : Al-Qaïda craint trop d'être infiltré pour accepter si aisément un nouveau venu. Le 13 juin 2010, un dernier courrier adressé à ses parents Depuis, les investigations ont montré qu'en réalité Merah avait été recommandé et qu'il était attendu dès sa descente d'avion au Pakistan. Reste à comprendre comment il a été coopté à Miranshah, une zone quasi impossible à rallier pour les Européens. La réponse se trouve peut-être dans l'itinéraire de Drugeon, qui l'a précédé sur place. Le Breton pourrait être le "chaînon manquant" entre Merah et Al-Qaïda. Les deux hommes pourraient même s'être croisés dès 2010 en Egypte. En 2012, les crimes de Merah, revendiqués par Jund al-Khilafa, signent la fin de ce groupe. Quelques mois plus tard, les proches de Moez Garsallaoui annoncent sa mort, survenue "le 10 octobre 2012", à la suite d'un tir de drone américain. Drugeon, lui, a survécu. Comme la plupart des derniers cadres opérationnels d'Al-Qaïda, il bascule alors vers le conflit syrien. Du côté d'Alep, il intègre l'ultra-secrète Khorasan.
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Cette élite de quelques dizaines de combattants rêve d'exporter le combat quand son rival l'Etat islamique pense d'abord à rétablir un califat sur l'ensemble du monde musulman. "Drugeon est l'un des Occidentaux les plus en vue au sein de la mouvance, explique Dominique Thomas, spécialiste des groupes salafistes et djihadistes. Il a un statut de cadre intermédiaire, avec une influence qui lui permet de piloter des projets d'attaque." De fait, son profil tranche avec ceux des nouvelles recrues de l'Etat islamique, ces petites mains enrôlées après leur radicalisation sur Internet ou via les réseaux sociaux. Drugeon, lui, ne se met pas en scène kalachnikov en bandoulière ou brandissant des têtes coupées. Malgré sa jeunesse (25 ans le 19 novembre prochain), Daoud, alias Souleiman, appartient au temps d'avant : celui des réseaux construits sur la confiance, des liens éprouvés dans le monde réel. Et des correspondances manuscrites... Ainsi, le 13 juin 2010, depuis un lieu inconnu, il envoie un courrier en Bretagne. A l'intérieur, deux lettres: l'une pour sa mère, convertie sous la férule d'une "soeur", l'autre à l'intention de son père. Il écrit : "Oh papa, je t'appelle à l'islam, car c'est ce qu'il y a de meilleur pour l'homme dans cette vie et dans l'au-delà." S'ils ne se revoient pas, ils pourront se "retrouver au paradis". Dans le salon de sa maison, à une dizaine de kilomètres de Vannes, le père, fataliste, tâche de faire front. "Je me suis préparé. Tous les soirs, je m'attends à ce que deux policiers viennent frapper à la porte pour m'annoncer la terrible nouvelle." Il nous tend une photo : David, debout dans un trou creusé dans le jardin, bras écartés comme pour dire "Mission accomplie". Ce jour-là, son fils l'aidait à planter un olivier, "symbole de paix". C'était en octobre 2009. Six mois plus tard, Daoud entamait son voyage vers l'apocalypse.
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Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a annoncé qu'il dépêcherait dans la journée trois enquêteurs à Moscou pour tenter d'éclaircir les conditions de la mort du patron de Total, Christophe de Margerie, dans un accident d'avion qui a heurté une déneigeuse au décollage de l'aéroport de Vnukovo à Moscou. Quelles sont les hypothèses envisageables ? La visibilité au sol de 350 mètres ne peut être retenue comme cause de l'accident du Falcon 50, un avion d'affaires comme un avion de ligne peut décoller avec des visibilités encore inférieures. Mais cette météo médiocre peut être considérée comme une circonstance aggravante puisque les pilotes comme la tour de contrôle n'avaient pas une vue précise de l'ensemble de la piste d'environ trois mille mètres de long. Lors d'une récente réunion de l'Organisation de l'aviation civile internationale, il a été souligné que la collision au sol avec un autre avion ou un véhicule était devenue une cause majeure d'accidents. Ainsi, les incidents (considérés comme accidents sans conséquence matérielle ou corporelle) lors desquels un avion ou un véhicule s'est engagé par erreur sur une piste d'aéroport sont au nombre de trois par jour depuis 2008. Près de mille par an !
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Pour seulement s'engager sur une piste, et a priori pour en décoller, l'équipage d'un avion doit en recevoir l'autorisation formelle par le contrôle aérien sous forme de clearance. Celle-ci a-t-elle été donnée au Falcon et correctement comprise par les pilotes ? Pour voir si la piste est dégagée, le contrôleur à la tour dispose d'un radar-sol qui détecte la position des avions, mais aussi des voitures, camions et autres engins intervenant sur le tarmac. Le radar était-il en service ? Le contrôleur l'a-t-il consulté ? Des questions auxquelles pourra répondre l'enquête qui s'appuiera sur les enregistrements des conversations effectuées à la tour de contrôle, mais aussi sur ceux de la boîte noire (CVR) retrouvée sur le Falcon. Sur les avions, il n'y a pas encore de dispositif permettant à l'équipage de voir si la piste est bien libre alors que des systèmes très performants ont été développés pour prévenir les collisions en vol. Les grands avionneurs comme Airbus et Boeing se préoccupent de mettre en service un équivalent au sol. Dès les premières heures de l'enquête, il a été indiqué que le conducteur de l'engin de déneigement était en état d'ivresse. Ce ne serait pas une situation exceptionnelle, déplore un pilote habitué des aéroports russes... Une enquête sur les circonstances de l'accident a été ouverte auprès du Comité intergouvernemental d'aviation, qui enquête sur tous les accidents aériens en Russie, ainsi qu'auprès de l'agence fédérale d'aviation russe, dont le directeur, Alexander Neradko, a promis de suivre le dossier personnellement. Les autorités russes oublient d'indiquer que, selon les lois internationales, le Bureau d'enquêtes et d'analyses français du Bourget doit être associé. L'avion est en effet immatriculé en France, et ce Falcon a été construit par Dassault Aviation dans ses usines de Bordeaux. Le parquet de Paris a, lui, annoncé ouvrir une enquête pour "homicides involontaires".
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"De Margerie est mort. Famille Taittinger en deuil. Les grands féodaux sont touchés. Ils sont fragiles. Le successeur nous volera-t-il moins." C'est en ces mots que Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, a rendu hommage au patron de Total, mardi matin sur Twitter. Suscitant ainsi l'indignation de très nombreux internautes. "Minable !" lui répondait ainsi Bruno Grandjean, président du syndicat des industries de la mécatronique (combinaison de la mécanique, de l'électronique et de l'informatique). "Vous avez perdu tout repère et sens de la mesure. Cdem (Christophe de Margerie, NDLR) était un grand chef d'entreprise, contribuant au succès de notre pays."
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Loin de s'arrêter là, Gérard Filoche a poursuivi : "Un hommage à l'humain ? Oui ! Au suceur de sang ? Non", a-t-il écrit. Avant d'ajouter : "Ah, les défenseurs des féodaux aveugles qui n'ont aucune compassion quand un ouvrier meurt au travail !" Et le socialiste de critiquer "l'exploiteur" et le "pilleur". "Aucune forme d'irrespect chez moi envers un humain, s'est-il défendu, mais clairement Cdm était un féodal sans scrupule qui pillait notre pays." Des cadres de l'UMP, comme Éric Ciotti, ont immédiatement réclamé l'exclusion de Filoche du PS après un "énième dérapage" et une "honteuse et indigne réaction". Interrogé à ce sujet lors des questions au gouvernement, Manuel Valls n'a pas eu d'état d'âme : évoquant des "propos insoutenables", il a déclaré : "Ceux qui ont des mots qu'on ne peut pas prononcer face à un mort ne méritent pas d'être dans ma formation politique."
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Patrick Balkany, a été mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale", "corruption" et "blanchiment de corruption", à la suite de sa convocation au pôle financier de Paris, mardi 21 octobre. Après la notification de sa mise en examen, le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a déclaré à la presse qu'il n'avait "rien à se reprocher". Les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon enquêtent sur un "schéma sophistiqué de fraude", selon les informations du Monde, élaboré à l'aide de sociétés écrans et de comptes offshore derrière lesquels se cacheraient les époux Patrick et Isabelle Balkany. "Le cabinet d'avocats 'Claude et Sarkozy', dans lequel est associé l'ex-chef de l'Etat, paraît avoir prêté son concours juridique à ce montage illégal", affirme le quotidien. Des villas à Saint-Martin et à Marrakech Dans le volet fiscal, les juges enquêtent notamment sur les véritables propriétaires de deux villas où réside régulièrement le couple Balkany et d’éventuelles dissimulations au fisc. Concernant l’une de ses deux maisons, à Saint-Martin aux Antilles, Isabelle Balkany a admis devant les enquêteurs qu’elle en était propriétaire depuis 1997 et qu’elle était "l’ultime ayant-droit de la société" propriétaire du bien. Son avocat a déclaré que la villa avait été acquise avec des "fonds parfaitement licites" mais qu’elle n’avait "pas été régulièrement déclarée" et que l'"impôt sur la fortune (ISF) n’a pas été réglé". Elle a été mise en examen pour "blanchiment de fraude fiscale". Les enquêteurs soupçonnent aussi le couple d’être le véritable propriétaire d’une autre villa, à Marrakech (Maroc). Dans le cadre de l’enquête, le cabinet d’avocats, dont Nicolas Sarkozy est un associé, a été perquisitionné le 21 mai. Le couple Balkany est très proche de l’ancien chef de l’État. Ancien directeur de cabinet du maire de Levallois-Perret, Jean-Pierre Aubry est également mis en examen dans ce dossier.
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Sept ans après la réforme constitutionnelle de 2007, le Parlement a finalement adopté, mardi 21 octobre, un texte encadrant le processus de destitution du président de la République. Voté au Sénat par 324 voix pour et 18 contre, le texte doit désormais être soumis au Conseil constitutionnel avant d'être promulgué. Que prévoit-il ? Comment le président peut-il être destitué ? Francetv info résume la procédure. 1 Le président de la République manque à ses devoirs Le chef de l'Etat bénéficie toujours d'une forme d'immunité : il n'est pas responsable des actes accomplis en sa qualité de président de la République, explique l'article 67 de la Constitution. Il ne peut pas non plus être forcé à témoigner ou faire l'objet d'une action judiciaire durant son mandat. Mais la réforme constitutionnelle prévoit désormais la destitution du chef de l'Etat, "en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat". 2 Députés et sénateurs se réunissent en Haute Cour Ce sont les parlementaires, députés et sénateurs, réunis en Haute Cour, qui peuvent destituer le président de la République. Cette instance est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Pour lancer une procédure de destitution, un dixième des députés ou des sénateurs doivent d'abord signer une proposition de réunion de la Haute Cour, en expliquant en quoi le président a manqué à ses devoirs. Un parlementaire ne peut signer qu'une seule proposition de ce type au cours d'un même mandat présidentiel. Puis l'Assemblée nationale ou le Sénat doit ensuite approuver à la majorité des deux tiers cette réunion de la Haute Cour. La proposition est ensuite immédiatement transmise à l'autre chambre du Parlement. Elle doit se prononcer dans les quinze jours : si elle rejette la proposition, la procédure s'arrête. 3 Les parlementaires débattent puis votent Une fois la Haute Cour réunie, une commission est mise en place, composée de six vice-présidents de l'Assemblée et de six vice-présidents du Sénat, chargée d'élaborer un rapport sur la possible destitution du chef de l'Etat. A sa demande, l'intéressé peut être entendu et se faire assister par toute personne de son choix, ou se faire représenter. Après 48 heures maximum de débats, auxquels seuls le président et le Premier ministre peuvent participer, les membres de la Haute Cour doivent statuer sur la destitution, à la majorité des deux tiers. Leur décision prend effet immédiatement
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Et dire que cela ne devait être qu'une réunion d'information d'une heure. Mercredi soir, la première rencontre entre les représentants des trois candidats à la présidence du parti et la Haute autorité de l'union a tourné à la prise de bec pendant plus de trois heures. "C'était chaud, témoigne un participant. Certaines personnes autour de la table ont brandi la menace de recours devant les tribunaux ou d'envoyer des huissiers au moindre problème." Le moindre point d'organisation du scrutin interne a fait l'objet de récriminations. Les émissaires de Bruno Le Maire et de Hervé Mariton ont ainsi contesté la répartition des bureaux de vote. Les militants du Bas-Rhin disposeront de 7 permanences quand ceux de Paris s'en partageront 4, comme ceux de la Nouvelle-Calédonie. A peine une de moins dans le Cantal. Or ce point reste anecdotique car la consultation interne se déroulera par voie électronique. Ces locaux ne serviront en fait que pour les militants ne disposant pas d'une connexion Internet à domicile. Le camp Sarkozy se dit d'une "rigueur absolue" Les équipes des candidats ont également annoncé qu'elles seraient extrêmement vigilantes quant à la sécurité informatique du vote. La crainte n'est pas tant qu'un petit malin détourne 500 voix mais qu'un hacker, comme le tristement célèbre Ulcan, ruine totalement le vote. Hervé Mariton a ainsi prévu d'envoyer à la prochaine réunion mardi soir un informaticien susceptible de poser les questions les plus pointues possibles. Signe de la méfiance généralisée, héritage du fiasco de novembre 2012 et de la guerre Copé-Fillon, un mail envoyé fin septembre par l'entourage de Nicolas Sarkozy a déclenché une tempête à l'UMP. Ce courrier adressé aux responsables de fédérations et aux secrétaires départementaux les informait qu'ils devaient renvoyer les parrainages en faveur de l'ex-président à Frédéric Péchenard, son directeur de campagne alors qu'aucun candidat n'a le droit d'utiliser de listing venu de l'UMP. Alerté, l'un des deux autres candidats a saisi la Haute autorité. Présidente de cette instance de contrôle, Anne Levade s'en est expliquée avec Frédéric Péchenard, qui a confessé une "maladresse". L'incident ne s'est pas arrêté là puisqu'encore aujourd'hui, certains cadres imaginent qu'un permanent du siège a pu transmettre un listing à l'équipe de Nicolas Sarkozy. L'entourage de ce dernier balaie l'accusation: "Sur ce sujet, nous sommes d'une rigueur absolue. Nous n'avons de toute façon aucun problème à mobiliser les adhérents." Un réchaud et un duvet pour la prochaine réunion La question des listes d'adhérents échauffe les esprits des candidats, comme des militants. "Depuis le 29 août, la Haute autorité est sollicitée de façon régulière des adhérents qui reçoivent des mails d'un candidat qui n'est pas le leur", confie à L'Express Anne Levade. La seconde réunion mardi soir entre les représentants des candidats et la Haute autorité de l'union promet d'être agitée. Les participants devront valider le nom des tous les présidents de bureau, assesseurs et suppléants. "Cette fois-ci, je prendrai mon duvet et mon réchaud", se marre un des émissaires.
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Elle connaît bien l'affaire Bygmalion puisque c'est elle qui a révélé dans Libération le système de fausses factures mis en oeuvre pour couvrir vraisemblablement le dérapage des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Dans un livre à paraître le 22 octobre, Big Magouilles (éd. Stock), la journaliste Violette Lazard révèle de sulfureux détails sur l'affaire. Le Nouvel Obs et Libération ont déjà publié quelques bonnes feuilles. Lesquelles permettent de se rendre compte des dépenses farfelues de la campagne menée par le candidat UMP. L'Express a pioché quelques exemples. Des millions pour les moyens vidéo Sur les 22,5 millions d'euros versés à Bygmalion pour la campagne, les dépenses liées à la vidéo, au son et à la lumière sont gigantesques. En fonction des meetings, ces postes représentent entre 50 et 60% de la facture totale. La société Leni, qui a fourni toutes les prestations vidéos de la campagne, a remporté 4 millions d'euros grâce à la campagne. Une somme que justifie, dans Big Magouilles, son patron: "Nous avons été les premiers en France à avoir une super régie haute définition, capable d'émettre un signal vidéo de la qualité d'une télévision, c'est ça qui les a fait rêver." Autre entreprise audiovisuelle concernée, TSF, pour qui la campagne a représenté l'équivalent de "dix longs métrages". Un réalisateur et un directeur photo aux manettes Pour la réalisation, Bygmalion a eu recours à Yves Barbara, un ancien réalisateur de France 3. Sur l'ensemble des meetings, il a touché, hors taxe, près de 60 000 euros. Il a prescrit le recours à une grue télescopique afin que la caméra puisse balayer la foule de chaque meeting. Coût: jusqu'à 15 000 euros par meeting. Pour "veiller à la qualité et l'harmonie des lumières", l'équipe de Nicolas Sarkozy s'est aussi offert les services d'un directeur photo. Coût: près de 5 000 euros par meeting. Des équipes pléthoriques "Là où les autres partis privilégient la participation d'employés militants, (...), l'UMP a recruté des intermittents. Tous sont payés au cachet. Et très logiquement, toute heure supplémentaire est facturée", écrit l'auteure de Big Magouilles. Exemple avec le grand meeting de la Concorde: pas moins de 42 personnes vont être rémunérées. Au régisseur général (payé 3 500 euros sur 5 jours), il faut ajouter un adjoint du régisseur général (2 700 euros pour 5 jours), un régisseur général adjoint supplémentaire... lui-même assisté d'un adjoint! (4 700 euros pour 9 jours). A cela s'ajoutent un régisseur pour les cars satellite des télévisions, un régisseur pour les barrières, un mystérieux "régisseur obélisque" ou encore un régisseur "en spare", c'est-à-dire payé au cas où un autre régisseur ne serait pas en état de travailler. Des plats de luxe Vendredi 20 avril 2012, à Nice, à l'intérieur du Palais Nikaia, les invités - dont Enrico Macias et Didier Barbelivien - trinquent au champagne Ruinart. Le buffet est parsemé de mets à la truffe. "Ca sentait la truffe dans tous les couloirs, se souvient un des membres de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy. Je me suis senti très gêné... Je me suis même demandé si l'odeur n'allait pas jusque dans la salle, et quelle image ça allait donner de nous." Coût de la sauterie: 5 460,90 euros, soit plus de 50 euros par tête de pipe.
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On ne peut que déplorer la montée du terrorisme dés qu'il s'agit de lutter contre des terroristes. Je m'incline face à ceux qui sont décédés autant à Montréal qu'à Ottawa ce jour, sachez que quoi que l'on puisse faire pour véhiculer vos informations nous ne manquerons pas de le faire. Votre ami de toujours au Québec comme au Canada vous pouvez compter sur Les Voix du Panda. Notre sympathie à toutes les familles atteintes de proche ou affectivement. Le Panda Vôtre correspondant Patrick Juan
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Au moins une vingtaine de coups de feu ont été tirés, mercredi 22 octobre, dans le centre d'Ottawa (Canada), à l'intérieur et autour du Parlement. La fusillade a fait au moins une victime, un soldat tué par balles. De un à trois suspects seraient traqués par les forces de l'ordre, selon des policiers. • L'un des auteurs de la fusillade a été tué par la police, affirme la télévision publique CBC. • Selon des témoins, cités par Radio Canada, un tireur aurait d'abord ouvert le feu sur un soldat avant d'entrer en force dans l'enceinte du Parlement après avoir détourné une voiture. • Le Parlement a été aussitôt bouclé, et le Premier ministre, Stephen Harper, a pu quitter sans encombre l'enceinte du bâtiment. Des commandos de la police lourdement armés ont été déployés dans les environs. Le périmètre de sécurité a ensuite été élargi, et la police a demandé à la population de s'éloigner et de rester cloîtrée.
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19h09 : Le Premier ministre est briefé par le commissaire Paulson, tweete son attachée de presse. Pendant ce temps, le ministre de l'Emploi adresse, via le réseau social, ses condoléances à la famille du soldat tué près du Parlement. 18h56 : Après ce point sur les informations nous parvenant du Canada, je vais vous parler du reste de l'actualité. Bien sûr, je continuerai également à suivre la traque des tireurs à Ottawa et les autres développements de cette actualité. 18h53 : Voici ce que l'on sait des événements à Ottawa : "Plus d'un tireur" ont ouvert le feu au Parlement en milieu d'après-midi. L'un d'entre eux aurait été tué mais la police d'Ottawa ne confirme pas cette information. Elle affirme que "personne n'est en état d'arrestation" pour l'instant. • Les fusillades ont eu lieu dans trois endroits différents : une au Mémorial de guerre canadien, une au Parlement et une près d'un centre commercial du centre-ville. • Un soldat touché près du Parlement est mort. Au moins deux autres personnes ont, pour l'instant, été admises à l'hôpital d'Ottawa. • Le Premier ministre a été placé en sécurité. Il a annulé tous ses rendez-vous, dont une rencontre avec la prix Nobel de la paix Malala et doit s'exprimer "plus tard".
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Le maire FN d'Hayange (Moselle) Fabien Engelmann a confirmé, vendredi 24 octobre, le rejet de ses comptes de campagne par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Selon Le Républicain Lorrain, ce rejet devrait compromettre le remboursement de ses dépenses de campagne et impliquerait aussi la saisine du tribunal administratif. Plusieurs milliers d'euros pas déclarés Déchue de son mandat, la première adjointe d'Hayange, Marie Da Silva, avait accusé en septembre le maire de l'avoir poussé à payer des factures qu'elle n'avait pas à régler. Plus de 3 000 euros n'auraient pas été inscrits sur son compte de campagne. En septembre, devant les caméras de Canal , le mari de l'ancienne adjointe avait interpellé le maire. "C'est quand que tu me rends les sous que je t'ai prêté pendant la campagne", a lancé l'homme, avant de préciser : "Je suis le mari de la première
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Depuis 8h30 ce matin, une mutinerie est en cours à la prison de Saint-Maur, dans l'Indre, dans le quartier de l'isolement. Une quinzaine de détenus saccageraient les locaux, selon FO Pénitentiaire. Quatre d'entre eux, "de gros profils", selon les syndicats, sont les meneurs. Parmi eux, Rachid Boubala, qui s'est distingué dans la prise d'otages de la centrale de Condé-sur-Sarthe, au printemps dernier. Des équipes régionales d'intervention ont été dépéchées sur place. La plupart des détenus se démarquent cependant de cette action, notamment en restant dans leur cellule. Cette prison, parmi les plus sécurisées de France, rencontre de grosses difficultés depuis le mois de juin. L'établissement avait interrompu les exclusions de prisonniers (le fait de transférer d'une centrale à l'autre les éléments les plus à risque, NDLR) depuis trois mois, pour ne pas aggraver la situation d'un établissement sous haute tension. Hier, l'accès à la prison était bloqué par des gardiens à l'appel des syndicats pour réclamer que soient pourvus 26 postes de surveillants. Le représentant syndical a dénoncé "une situation intenable qui engendre d'importants stress au travail, mais aussi, dans les vies personnelles de chacun". Depuis de nombreuses semaines, les surveillants refusent d'effectuer certaines parties de leur service.
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Le corps d'un homme a été découvert dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), où des échauffourées ont eu lieu samedi en marge d'une mobilisation d'opposants, annonce dimanche la préfecture du Tarn à Albi. Que sait-on de la découverte du corps ? "Cette nuit, vers 2 heures du matin, le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n'ont pu que constater le décès de la victime", indique la préfecture. "Une enquête a été ouverte sous l'autorité du procureur d'Albi afin de déterminer les causes du décès et l'identité de la victime", ajoute-t-elle. La préfecture s'est refusée à faire de plus amples commentaires tandis que le procureur de la République à Albi est injoignable. Selon une source proche de l'enquête, "l'homme âgé d'une trentaine d'années faisait partie de ceux qui étaient au milieu des échauffourées hier soir", c'est-à-dire samedi. Interrogé par l'AFP, Ben Lefetey, porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet, qui regroupe la majeure partie des opposants au projet de barrage, a déclaré avoir parlé à "un contact fiable" qui a passé la nuit et se trouvait encore dimanche sur le site. Ce dernier a déclaré que "personne [n'avait] entendu parler" d'un décès. Que s'est-il passé samedi ? Le responsable, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a indiqué que le calme était revenu "vers 21h". Il a précisé que sept membres des forces de l'ordre ont été blessés mais que les pompiers ne lui avaient fait état dans la soirée d'aucun blessé dans le camp adverse. Selon le lieutenant-colonel, "100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires" et autres projectiles aux forces de l'ordre encadrant une mobilisation de "2 000" opposants qui, elle, est restée pacifique, selon lui. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de flash-balls, a-t-il ajouté. Il a précisé que des négociations avaient été entamées, en vain, entre un représentant pacifique des opposants à la construction du barrage de Sivens et un des assaillants qui avait alors dit qu'ils se réclamaient de "l'anarchisme". Pourquoi le projet de barrage divise ? Le projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée fait de plus en plus figure de "Notre-Dame-des-Landes du Sud-Ouest", en référence à cette commune de Loire-Atlantique, où une importante mobilisation a provoqué le gel en 2012 de la création d'un nouvel aéroport. Depuis le début des travaux de déboisement le 1er septembre, les échauffourées et les rassemblements se sont multipliés aux alentours du chantier. La retenue d'eau est portée par le conseil général du Tarn, qui assure qu'il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu'une autre zone humide sera recréée. Les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu'à irriguer les terres d'un petit nombre d'exploitants pratiquant une agriculture intensive. Ils ont reçu l'appui de l'ancienne ministre Cécile Duflot, des députés écolos Noël Mamère et José Bové, et du dirigeant du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, qui a participé samedi à la mobilisation de 2 000 personnes, la plus importante depuis le début du mouvement. Un rapport d'experts, commandité par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, doit être rendu public la semaine prochaine.
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Ça devait être pour lui une campagne tout schuss ! Mais le retour de Sarkozy s'apparente plutôt à un slalom géant semé d'obstacles. Cinq semaines après le lancement d'une campagne attendue avec une certaine impatience même hors de son camp, l'ex-chef de l'Etat, candidat à la présidence de l'UMP, semble patiner, voire pire... Les derniers sondages le montrent à la peine, tant auprès des Français que des sympathisants UMP, face à un Alain Juppé qui regagne du terrain et coiffe au poteau Nicolas Sarkozy.
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Contraint, en raison notamment du chaos provoqué au sein de l'UMP par la guerre Copé-Fillon, de revenir dans la course plus tôt que prévu, Sarkozy semble aujourd'hui avoir du mal à rester « maître » de son temps. Une fois l'UMP conquise, le match pourra commencer Son agenda montre bien qu'il doit tenir plusieurs caps à la fois : présidence de l'UMP, course, non avouée encore, pour la primaire de 2016 -- il a ainsi reporté son meeting de Bordeaux du 21 au 22 novembre afin que Juppé, le maire de la ville et son futur rival, soit présent --, carrière de conférencier. Un exercice compliqué médiatiquement... et politiquement. Car on ne tient pas les mêmes discours selon les publics. Pourtant, les échecs du gouvernement de gauche et le risque d'implosion du PS pouvaient lui faciliter la tâche. Mais les « affaires » et surtout les réticences ou les ambitions de ses « amis » de l'UMP encombrent son horizon. Sur le fond, sa volonté de prendre la tête de son parti le force à raidir sa posture droitière et le met en porte-à-faux avec une grande partie de son électorat de droite et du centre pour la présidentielle. Si, comme il le confie lui-même, l'heure du rassemblement sonnera une fois l'UMP conquise, la primaire pour 2017 est loin d'être gagnée. Il devra croiser le fer avec François Fillon, Xavier Bertrand et surtout Alain Juppé. Ce dernier, fort aujourd'hui du soutien d'une partie du centre en la personne de François Bayrou, part avec plus d'un atout dans sa manche. Sarkozy, lui, aura l'UMP dont il compte bien faire une machine de guerre. Le vrai match pourra alors commencer.
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C'est une prédiction plus que pessimiste. L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing estime que la France "risque de se retrouver dans la situation qu'a connue la Grèce" et de devoir "demander l'aide du FMI", dans une interview publiée samedi 25 octobre par Le Figaro. Malgré une dette élevée, explique celui qui fut chef de l'Etat de 1974 à 1981, "aujourd'hui nous sommes protégés par des taux d'intérêt très bas, mais c'est provisoire. La Fed [banque centrale américaine] a annoncé son intention de relever ses taux d'intérêt dès que la conjoncture le permettra, probablement dans les 18 mois (...) Ce jour là, notre pays risque de se retrouver dans la situation de la Grèce. Les pouvoirs publics seront conduits à demander l'aide du FMI". Une union budgétaire et fiscale autour de l'euro Selon VGE, "le mécanisme de l'Europe a été disloqué avec le non français au référendum de 2005. Pour autant, les sondages l'attestent: une grande majorité de nos compatriotes ne veut en aucun cas abandonner l'euro ! Nous devons prendre appui sur ce soutien de l'opinion pour retrouver le fil du projet européen initial avec ceux qui, parmi nos voisins, le veulent bien. Et laisser les autres vivre leur vie". Feraient partie de cette union approfondie la France, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche, et "le moment venu la Pologne, précise-t-il, en ajoutant que "la participation de l'Irlande et de la Finlande peut être envisagée". "Ces douze pays constitueraient un ensemble homogène que nous appellerons Europa. Son objectif est de compléter l'euro par une union budgétaire et fiscale, dotée à terme d'un Trésor public commun et d'un mécanisme de solidarité financière", détaille Valéry Giscard d'Estaing, qui défend cette thèse dans un livre Europa - la dernière chance de l'Europe (XO Editions), préfacé par Helmut Schmidt, ancien chancelier allemand.
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Une jeune iranienne de 26 ans, Reyhaneh Jabbari, condamnée à mort pour le meurtre d'un homme, a été pendue samedi 25 otcobre, au matin, malgré les appels internationaux pour l'épargner, rapporte l'agence officielle Irna. Amnesty International avait affirmé vendredi soir que la jeune femme allait être exécutée, et sur la page Facebook créée en soutien à Reynhaneh Jabbari apparaît désormais le message "Repose en Paix". Reyhaneh Jabbari avait été condamnée à mort pour le meurtre en juillet 2007 de Morteza Abdolali Sarbandi, un chirurgien et ancien employé du ministère des Renseignements. Depuis, des artistes et des personnalités de la société civile avaient appelé à la clémence, tout comme des organisations internationales des droits de lhomme. Un expert spécial de l'ONU sur l'Iran avait ainsi appelé en avril Téhéran à suspendre l'exécution, affirmant que la cour n'avait pas pris en compte toutes les preuves et que les aveux de la décoratrice avaient été obtenus sous la contrainte. Au moins 500 exécutions en 2013 Selon des "sources fiables" citées par cet expert, Morteza Abdolali Sarbandi aurait agressée physiquement et sexuellement la jeune femme qui, cherchant à se défendre, l'aurait poignardé avant de s'enfuir et d'appeler une ambulance. La justice iranienne avait accordé plusieurs délais pour obtenir de la famille de la victime qu'elle accorde son pardon, ce qui, selon la charia (loi islamique), en vigueur en Iran, permet à un condamné à mort pour meurtre d'échapper à l'exécution et purger une peine de prison. Mais la famille de Morteza Sarbandi a refusé, exigeant, selon les médias iraniens, que Reyhaneh Jabbari dise "la vérité". "Dans ses aveux, elle a déclaré qu'un homme était dans l'appartement au moment où mon père a été poignardé, mais elle refuse de donner son identité", avait déclaré Jalal, le fils de Morteza Abdolali Sarbandi, à la presse en avril. "Si elle dit la vérité, elle sera pardonnée, sinon elle subira la loi du talion" et donc la pendaison, avait-il poursuivi. En vertu de la charia, le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère sont passibles de la peine capitale. En 2013, au moins 500 personnes ont été exécutées en Iran, en majorité pour des affaires de drogue, selon l'ONU
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Une idée "intéressante"... La piste d'un contrat de travail unique, qui enverrait aux oubliettes CDI et CDD, a les faveurs de Manuel Valls. Nicolas Sarkozy l'avait promis en 2007, avant de laisser tomber. Il revient au goût du jour depuis l'attribution du Nobel à Jean Tirole, grand partisan du "CTU". La nouvelle star française de l'économie veut voir disparaître les deux contrats actuels: le CDI, trop protecteur, dissuade les entreprises d'embaucher, et le CDD maintient les jeunes et les moins qualifiés dans la précarité. Il rêve d'un nouveau système facile à rompre et sécurisant. Mais comment un contrat de travail unique fonctionnera-t-il concrètement? Un salarié pourra-t-il se faire licencier sans motif? Qui l'aidera à retrouver du travail? Pas facile de s'y retrouver entre les travaux théoriques d'économistes et les rapides allusions des politiques. L'Express s'est plongé dans trois textes qui inspirent les défenseurs du contrat unique: le rapport des économistes Pierre Cahuc et Francis Kramarz commandé fin 2004 par le gouvernement de l'époque, les travaux de Jean Tirole et Olivier Blanchard et les préconisations de l'ex-DG du FMI, Michel Camdessus. Vous êtes embauché... Au pays du contrat de travail unique, tous les salariés seront embauchés en CDI. Terminée, la succession de contrats courts, y compris ceux dits "d'usage", qui permettent d'enchaîner les CDD sans limite dans certains secteurs. Les contrats de travail ne comporteront plus de date de fin. De quoi aider les candidats à la recherche d'un logement qui, en CDD, faisaient fuir propriétaires et banquiers... Mais qui dit CDI ne dit pas emploi à vie. Les entreprises auront toujours besoin de missions courtes pour des besoins ponctuels ou remplacer les absents. Les économistes suggèrent donc de faciliter les licenciements. Vous êtes licencié... Si Jean Tirole et Olivier Blanchard sont écoutés, le licenciement pour faute et le licenciement économique sont conservés. En cas de faute sérieuse, l'employé n'a droit à aucune indemnité et l'employeur ne supporte pas de charge financière. Pour un licenciement économique, en revanche, le salarié bénéficie d'indemnités en partie calculées selon l'ancienneté. L'employeur, lui, devra payer en plus une taxe sur les licenciements. Son principe est simple: plus l'entreprise licencie, plus elle paie, ce qui revient à l'introduction d'un système de "bonus malus" en matière sociale. Ce coût doit être suffisamment élevé pour prévenir tout licenciement abusif. Un jeu d'équilibriste, puisque Jean Tirole et Olivier Blanchard plaident pour un niveau de taxation mesuré, afin de ne pas freiner les embauches, les investissements ou la progression des salaires. Les autres économistes estiment que cette taxe doit aller de pair avec la suppression du motif économique du licenciement. Pour eux, l'employeur doit uniquement justifier d'une "cause réelle et sérieuse". Pour Michel Camdessus, tous les motifs actuels de recours au CDD (accroissement temporaire d'activité, remplacement d'un salarié absent, etc.) constituent des "cas de motif réel et sérieux de rupture dans les premiers mois du contrat". Pour tous, le droit pour le salarié de contester son licenciement devant les prud'hommes est maintenu. Suffisant? D'autres garde-fous doivent éviter que l'entreprise ne se débarasse de vous au bout de quelques mois, sans avoir à se justifier. Cahuc et Kramarz se positionnent par exemple pour une majoration de la prime de licenciement sur les 18 premiers mois de contrat, l'équivalent de la durée maximale du CDD aujourd'hui. Elle pourrait être de 10% de la rémunération brute, comme pour l'actuelle prime de précarité. Michel Camdessus propose lui aussi de relever les indemnités de licenciement. Il s'agit de fixer un minimum légal, progressif en fonction de l'ancienneté. Le salarié, en cas d'accord avec l'employeur, pourrait négocier une indemnité supérieure. Les sommes versées en surplus seraient alors fiscalisées, pour financer l'assurance chômage. Vous vous retrouvez au chômage... En cas de licenciement hors faute grave, les salariés auront droit aux allocations chômage, en plus de leurs indemnités de départ. Là dessus rien ne change, mais la "flexi-sécurité" leur promet un accompagnement renforcé pour retrouver un emploi. Que faut-il espérer? Les économistes Cahuc et Kramarz imaginent que "l'entreprise est dégagée de toute obligation de reclassement". Elle paie en échange une "contribution de solidarité" qui finance le "service public de l'emploi". Lui se charge de retrouver du travail au licencié, éventuellement via des opérateurs privés. Les deux chercheurs rêvent de prestations personnalisées en fonction des profils des chômeurs. Problème: leur hypothèse date de 2004, soit avant la fusion entre les Assedic et l'ANPE. Aujourd'hui, le grand service public de l'emploi existe bel et bien, mais Pôle emploi se montre incapable de résorber le chômage et d'accompagner les chômeurs. Difficile de croire qu'il pourra contrebalancer la facilité de licencier...Michel Camdessus envisage des moyens plus coercitifs pour pousser les chômeurs à retrouver du travail: un contrôle renforcé pour s'assurer qu'ils en cherchent bien et l'obligation, après plusieurs refus, d'accepter un emploi "convenable", "pas exactement aussi bon que le précédent". Mais cette-fois encore, "l'offre raisonnable d'emploi" est passée par là depuis, sans grand effet sur le retour à l'emploi. Quant au suivi de près des chômeurs, l'idée fait son chemin au gouvernement...
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Rien ne va plus entre François Hollande et Martine Aubry. Lundi encore, la maire de Lille tentait de rassurer l’exécutif suite à son interview parue au JDD dimanche dernier. Non, elle n’est pas le porte-parole des frondeurs du PS, oui, elle souhaite que le gouvernement réussisse, et pourtant. Le Canard Enchainé a rendu public ce mercredi, des extraits de conversation entre l’ex-première secrétaire du Parti Socialiste et ses proches. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne porte pas haut dans son estime le chef de l’État. Martine Aubry est-elle dangereuse pour la majorité ? "J’avais raison, Hollande est un incapable. Il a tout raté", aurait-elle confié à un de ses proches. Selon Martine Aubry, le président de la République enchaînerait les erreurs, ne réussissant ni avec le chômage, ni avec la croissance. "Tout va de travers", se permet-elle ainsi de juger en coulisses, rapporte Le Canard Enchainé. Après deux ans de calme, Martine Aubry ressort les flingues De son côté, Le Figaro, rappelle que les relations entre Martine Aubry et François Hollande n'ont jamais été cordiales. La première aurait même traité le chef d'État de "couille molle" quand le second n'hésiterait pas à désigner sa consœur comme "perverse" . Contre le social-libéral mais pour la réforme Dimanche, la maire de Lille dénonçait les orientations du gouvernement, demandant une inflexion de la politique économique menée par Bercy. Pour Martine Aubry, le pire choix de François Hollande est d’avoir choisi "avec Manuel Valls, des orientations sociales-libérales" incompatibles selon elle avec les besoins de la France. Lundi pourtant, elle expliquait au micro de France Inter qu’elle ne souhaitait pas "remettre en cause en bloc la politique du gouvernement" et estimait que "les réformes qui ont été faites sont formidables". Difficile donc de savoir où Martine Aubry souhaite se positionner. Ce n’est pas la première fois que la maire de Lille a des paroles dures à l’encontre de ses collègues du PS. L’ancienne ministre du Travail avait ainsi qualifié Jean-Marc Ayrault de "nul" et son successeur à la tête des socialistes, Harlem Désir, d’"enculé". Seul le premier secrétaire du PS, Jean Christophe Cambadélis, semble être passé entre les mailles du filet. "Je suis le seul à sortir indemne de son entretien", s’est-il félicité lundi sur BFMTV, avant d’ajouter "ça n’a pas échappé au président et au Premier ministre". Vidéo sur le même thème - Martine Aubry provoque un séisme dans la majorité

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À propos des événements à Hong Kong

resistance 2014-10-18 22:59:05

Umbrella RevolutionNos médias (les médias du capital, ne l’oublions pas !) adorent les manifestants hongkongais qui, par milliers prétendent-ils, brandissent des parapluies pour exiger la démocratie, la pure, la vraie, l’authentique !

Il paraît que le gouvernement chinois n’est pas d’accord. Il préférerait désigner lui-même les hommes qui dirigeront Hong Kong. Alors, qui a raison, les manifestants ou le gouvernement chinois ? Attention aux réponses un peu trop spontanées ! Nous qui avons l’expérience de cette démocratie dont rêvent, paraît-il, certains Hongkongais, on sait bien que celui qui gagne ce genre d’élection est celui qui a le soutien du capital : la presse lui passe la soupe tous les jours, les sondeurs expliquent qu’il est incontournable et les experts montrent que son programme est vraiment tout ce qu’il y a de plus raisonnable. En somme, le vainqueur est celui qui dispose de grosses sommes d’argent attribuées à sa campagne par ceux qui en disposent, et qui comptent avoir comme « élus » des gens qui prendront soin de leurs intérêts ! On l’a bien vu en France en 2007 lorsque la presse, les sondeurs et les experts ont largement contribué à promouvoir Nicolas Sarkozy. Les mêmes, en 2012, ont soutenu François Hollande ! On constate (comme c’est surprenant !) que l’un et l’autre mènent des politiques relevant de la même stratégie… en faveur du capital ! Dans le cas particulier de Hong Kong, on remarque que la méthode employée par les manifestants se rapproche des « révolutions orange » : une revendication soi-disant démocratique, un emblème simple à reconnaître (ici, les parapluies) et l’occupation permanente d’un lieu central. Le gouvernement chinois et les Hongkongais ont bien repéré ce qui se tramait. La main étasunienne et britannique ne fait aucun doute ! Cette revendication « démocratique », si elle était effectivement mise en œuvre, aurait en effet comme conséquence à court terme de séparer Hong Kong de la Chine, et de revenir sur l’accord de rattachement de 1997. Car si on parle auourd'hui de rattachement, c’est qu’il y avait auparavant séparation : pendant lesguerres de l’opium au milieu du XIXème siècle, les puissances coloniales avaient obligé le gouvernement chinois de l’époque à concéder des territoires à leur profit exclusif, sous forme de bail de long terme. C’est ainsi que Hong Kong, territoire chinois, est devenu britannique. À l’époque, les Chinois ont parlé de « traités inégaux », dont fait partie le traité de Nankin. Les Britanniques pensaient bien que Hong Kong leur appartenait toujours. Mais, au terme de ce long bail centenaire, le gouvernement chinois a fait valoir ses droits et signifié à la Grande-Bretagne qu’il ne serait pas renouvelé : Hong Kong allait redevenir une terre chinoise, gouvernée par la Chine. La République populaire de Chine et le Parti communiste chinois avaient bien préparé l’affaire : pour convaincre les Britanniques de ne pas faire d’histoire et apaiser les craintes de l’économie hongkongaise, l’accord proposé se résumait en : « un pays, deux systèmes » (c’est d’ailleurs la même proposition que fait la Corée du Nord à la Corée du Sud depuis 1953 : « un pays, deux système »). L’économie de Hong Kong relève donc d’un système capitaliste, sous contrôle de Pékin. Hong Kong n’est donc pas « un pays indépendant » : c’est une province chinoise, mais administrée de façon très spécifique. Il est certain que la Chine n’envisage pas un instant de revenir en arrière. Les guerres de l’opium sont bel et bien terminées et Hong Kong restera à la Chine. Le gouvernement chinois a donc expliqué que le futur gouverneur de Hong Kong sera élu par les habitants du territoire. Cependant, les candidats ne pourront pas être des hommes sous influence faisant campagne avec des financements étasuniens et britanniques : Pékin propose donc des candidats qui portent le principe simple, mais complexe : « un pays, deux systèmes »… Ce type de filtre est-il légitime ? Oui, parce que le « laisser-faire » favorise de fait la fortune, l’argent de l’étranger anglo-saxon, et, dans le cas particulier de Hong Kong, aurait pour but une nouvelle séparation. On aura remarqué que le gouvernement chinois traite l’affaire par la négociation et un usage prudent des forces de police. Mais il ne cède pas. L’humiliation des traités inégaux du XIXème siècle n’est pas oubliée ! Aujourd’hui, la Chine a réglé les questions de frontières avec la plupart de ses voisins, en particulier la Russie. Reste la question de Taïwan et celles, en suspens, avec le Japon et le Vietnam. Il y a là une tentative manifeste des États-Unis de déstabiliser la Chine. Il y en aura d’autres, soyons-en certains. N’accordons aucun crédit à ces manœuvres ! D.R.

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LA «DÉMOCRATIE BOURGEOISE», CAUSE TOUJOURS, OU FERME TA G…

robertbibeau 2014-10-16 14:17:30

images«La croissance du mouvement révolutionnaire prolétarien dans tous les pays suscite les efforts convulsifs de la bourgeoisie et des agents qu’elle possède dans les organisations ouvrières pour découvrir les arguments philosophico politiques capables de servir à la défense de la domination des exploiteurs. La condamnation de la dictature et la défense de la démocratie figurent au nombre de ces arguments.»  (Lénine, 1919 [1])  La classe ouvrière opposée à la pseudo démocratie L’utilisation de ces «arguments philosophico-politiques» est très répandue, surtout lorsque la censure, le ’black-out’ des luttes grévistes, et la déformation des informations ne réussissent plus à mystifier les ouvriers. «La défense de la démocratie» comme l’écrit Lénine, c’est-à-dire l’idéologie démocratique bourgeoise, accompagne les attaques contre les conditions de vie du prolétariat international et vise à l’enchaîner derrière le convoi des États-nations capitalistes. Dans un premier temps, la bourgeoisie a réussi à étouffer les luttes de résistance grévistes, et maintenant elle cherche à nous entraîner dans des guerres impérialistes. Aujourd’hui, ces «arguments philosophico-politiques» se concrétisent au travers des campagnes antiterroristes (Al Quaida et EIL) et sur les «dangers» de la montée des partis d’extrêmes droites que la bourgeoisie stipendie. L’utilisation des exactions et des menaces terroristes ne sert pas uniquement à fournir des prétextes pour renforcer la surveillance et la mise en place de lois répressives anti-ouvrières. Ces montages médiatiques à propos des menaces terroristes justifient et crédibilisent aux yeux de la population les mesures policières répressives, selon l’argument de la défense et de la protection du peuple que seul l’État démocratique (sic) serait en mesure d’assurer alors même que les actions terroristes sont directement suscitées et manipulées, voire organisées, par les services de police de ces  États pseudos démocratiques [2]. Les activités terroristes sont le résultat des manipulations et des provocations des services spécialisés des rivaux impérialistes qui se disputent le contrôle des marchés et des ressources. De même, la mise en avant du danger fasciste et de l’extrême droite – en Europe en particulier – vise à renouveler la mystique démocratique bourgeoise de l’antifascisme; celle-là même qui a entraîné le prolétariat dans la Deuxième Guerre impérialiste mondiale et promue la contre-révolution anti ouvrière (1929-1945). Non seulement on voit des partis d’extrême droite, racistes et xénophobes, promus lors des élections européennes (en France, en Hongrie, en Grande-Bretagne, en Belgique), mais on constate de quelle façon la bourgeoisie grecque, conseillée et dirigée par ses consœurs de l’Union européenne, a fait «gonfler» le groupe fasciste Aube Dorée et avec lui le faux antagonisme démocratie bourgeoise versus dictature capitaliste au moment même où la lutte gréviste ouvrière montante était liquidée par la gauche bourgeoise. La mystique dichotomique «démocratie-dictature» accentue le sentiment d’impuissance des ouvriers en obviant le véritable et fondamental antagonisme de classes entre le capital et le travail, entre capitalistes et prolétaires. La mystification consiste à présenter une faction de la bourgeoisie comme démocratique et conciliatrice et une autre faction comme dictatoriale et hystérique, imposant à la classe ouvrière de se ranger au service de la faction pseudo démocratique pour un moindre mal. La classe ouvrière ne doit pas soutenir la dictature démocratique bourgeoise contre la dictature-hystérique-bourgeoise. La classe ouvrière doit mener ses propres luttes anticapitalistes non pas pour obtenir des réformes et des avantages éphémères mais pour résoudre les contradictions insolubles du capitalisme en le renversant. Néanmoins, même si le prolétariat international reste globalement soumis à l’idéologie  démocratique bourgeoise, même si les luttes ouvrières ne sont pas conséquentes avec les attaques reçues et ne font pas reculer le capital, même si les partis de la gauche bourgeoise et l’industrie du syndicalisme d’affaires maintiennent leur contrôle sur les luttes ouvrières et les sabotent, il n’en reste pas moins qu’une fraction significative de la classe résiste aux pièges démocratiques bourgeois. Cette résistance se manifeste au cours de grèves, de mobilisations, par le refus de céder aux sirènes appelant à faire confiance à la démocratie bourgeoise, à se ranger derrière l’État pseudo démocratique et à abandonner le combat de classe. Les ouvriers sont nombreux à refuser de participer aux élections bidon. L’exemple de la lutte ouvrière en Grèce et au Brésil Ce fut le cas en Grèce lors des mobilisations de 2008-2012, lorsque des manifestants ouvriers tentaient d’encercler et d’envahir le Parlement afin d’interdire aux parlementaires bourgeois d’adopter des mesures d’austérité contre les ouvriers. La milice du PC stalinien grec vint à la rescousse de l’État bourgeois malmené car ce n’est pas l’extrême droite «Aube Doré» qui en aurait été capable [3]. Ce fut aussi le cas au Brésil en 2013-2014 à l’occasion de l’organisation de la Coupe du monde de football, véritable mythe nationaliste réactionnaire. Au moment où la classe ouvrière du Brésil était soumise à une propagande permanente à propos de  la fierté de l’organisation de la Coupe, ce dernier a tenu à résister à ces frauduleux appels à l’unité nationale (sic) et ce fut dans la plus grande confusion que la compétition sportive a débuté. Assistée par l’ensemble de la bourgeoisie internationale (interventions de la Fédération internationale de football [4]), la classe capitaliste impérialiste brésilienne, dirigée par le Parti des Travailleurs (sic), a utilisé la répression violente pour éviter le déploiement de la révolte ouvrière ; en particulier, lorsque les travailleurs du métro de Sao Paolo se sont mis en grève à peine quelques jours avant l’ouverture de la Coupe du monde. Cette grève aurait pu paralyser la tenue des matchs et amorcer une grève générale dans l’ensemble du pays. Dans plusieurs autres pays, l’idéologie démocratique bourgeoise a détourné la colère ouvrière vers la défense de la dictature démocratique capitaliste, lors du «Printemps arabe» par exemple. Il se joue en ce moment un combat idéologique extrêmement important aux conséquences historiques. La mystification démocratique bourgeoise ne se limite pas à l’obéissance à l’État capitaliste ; ni au respect de la démocratie politique bourgeoise formelle (élections, parlementarisme, etc.); ni à nier la réalité de la lutte des classes. L’idéologie démocratique bourgeoise individualiste et narcissique tend à imprégner tous les instants et tous les espaces de la vie sociale au détriment de la vision et de l’action collectives de la classe  prolétarienne. Les médias sociaux égalitaristes, démocratiques et participatifs (sic) L’accélération et l’extension de la circulation du capital financier et des marchandises; le développement des nouveaux médias (télévision numérique, Internet et réseaux sociaux), ont permis de relancer les valeurs individualistes et démocratiques bourgeoises sous le slogan «un homme, une voix» selon l’utopie que chacun avait désormais accès à une information objective, non manipulée, sans censure et en temps réel, et le rêve que chacun pouvait désormais s’exprimer comme il le voulait, sans entrave, grâce aux médias numériques et aux «réseaux  sociaux». Enfin, grâce aux nouvelles technologies de communication et de l’Internet la démocratie bourgeoise, participative, citoyenne, égalitaire serait advenue ! Tout ceci n’est que fumisterie. Un milliardaire, propriétaire de 40% des médias, aura toujours une voix et une voie prépondérante par rapport à celle d’un ouvrier d’usine, du moins tant que ce dernier restera esseulé. Toutefois, les communistes révolutionnaires doivent maîtriser ces médias et ces technologies numériques afin de les utiliser au bénéfice de l’insurrection. À tous les niveaux de la vie sociale l’offensive idéologique bourgeoise se déchaîne. L’idéologie démocratique bourgeoise est adaptée pour contrer le développement des luttes de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et son État (Front uni antifasciste comme dans les années 1930, combat antiterroriste, défense de la démocratie bourgeoise, etc.) Le danger de cette offensive généralisée apparaît lorsque des groupes de la Gauche communiste se font les apologistes de mouvements tels que les «indignés» et «Occupy» et servent de relais à la propagande sur «l’autogestion», et sur le primat de l’expression individuelle sur l’expression collective de classe. Bâtir sur le collectif, anti-individualiste, pour renforcer la lutte de la classe ouvrière Partir de l’unité-individu pour en tirer des déductions sociales et échafauder des plans de société, ou même pour nier la société, c’est partir d’un présupposé irréel qui, même dans ses formulations les plus modernes, n’est au fond qu’une reproduction modifiée des concepts de la révélation religieuse, de la création, et de la vie spirituelle indépendante des faits de la vie naturelle et organique( ...) Cette conception religieuse et idéaliste n’est modifiée qu’en apparence dans la doctrine du libéralisme démocratique ou de l’individualisme libertaire : l’âme en tant qu’étincelle de l’Être suprême, la souveraineté subjective de chaque électeur, ou l’autonomie illimitée du citoyen de la société sans lois sont autant de sophismes qui, aux yeux de la critique marxiste, pèchent par la même puérilité, aussi résolument “matérialistes” qu’aient pu être les premiers libéraux bourgeois et les anarchistes.’ (Le principe démocratique, Bordiga pour le PC d’Italie, 1922). La lutte théorique et de propagande contre l’idéologie démocratique bourgeoise est au centre des leçons et de l’expérience du mouvement ouvrier, de Marx à Lénine, de celui-ci à la Gauche communiste (Italienne en particulier). Cet héritage et cette expérience théoriques et politiques sont essentiels aux combats historiques entre les classes antagonistes. Selon que le prolétariat restera soumis ou non à cette idéologie, il réussira ou non à se sortir du bourbier capitaliste et à dégager sa propre perspective révolutionnaire. Voilà pourquoi il lui appartient de ne pas céder aux pseudo campagnes antiterroristes et de Front populaire antifasciste ou anti-extrême-droite. Le terrorisme et le fascisme sont sont d’abord les monstrueux enfants du capitalisme et de sa «démocratie bourgeoise». Pour contrer les menaces terroriste et fasciste, le prolétariat doit combattre le capitalisme et le renverser une fois pour toutes. Pour avoir nié ce précepte marxiste, les Fronts unis et les Fronts populaires antifascistes des années 1930 ont mené directement à la Deuxième Guerre mondiale. Guerre ou Révolution voilà l’alternative. À LIRE EN COMPLÉMENT POUR QUI VEUT APPRENDRE LA POLITIQUE DE GAUCHE : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520 (Inspiré d’un article publié  sur http://igcl.org : 9 septembre 2014) Notes: [1] . Thèses sur la démocratie bourgeoise et la dictature prolétarienne, 1° congrès de l’Internationale communiste, mars 1919. [2] . ’Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié lundi 21 juillet (…) « Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume l’ONG, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.’ (Le Monde.fr avec AFP , 21.07.2014) [3]. Ce n’est pas une nouveauté : lors de la Première Guerre mondiale, c’est au nom de la défense de la France républicaine, de la démocratie, que les ouvriers furent appelés à partir en guerre contre l’absolutisme dictatorial de l’Empereur allemand Guillaume. En Allemagne, ce fut au nom de la guerre contre l’absolutisme du Tsar russe et de la défense de la nation allemande civilisée (démocratique). [4] . Platini, Président de la fédération européenne de football : « Il faut absolument dire aux Brésiliens qu’ils ont la Coupe du monde et qu’ils sont là pour montrer les beautés de leur pays, leur passion pour le football et que s’ils peuvent attendre un mois avant de faire des éclats un peu sociaux, bah ce serait bien pour le Brésil et puis pour la planète football, quoi. Mais bon, après, après on ne maîtrise pas, quoi. » 

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INCROYABLE ILS SONT DANS LE BALLON

CHARLIEHEBDO 2014-10-14 21:12:27

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Charlie, Vous ne répondez jamais et pour cause avec Zemmour il n'y a pas d'amour :lol: Mais si le "ballon" pouvait les emmener au "diable" chez les rouges et bleus :wink:

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LA GUERRE NE CESSARA JAMAIS?

frep 2014-10-13 20:52:13

BOUM

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Frep, La guerre cessera un jour ou l'autre par manque de combattants des armes il y en aura toujours! Magnifique expression de ta plume Le Panda :roll:
frep

MERCI PANDA !

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PIRE QUE CEUX DE L’OMBRE

Le Panda 2014-10-13 09:06:40

La RouteNous assistons comme ceux qui ont eu déjà l’occasion de se rendre dans le Sahel pour trouver sur toute sa surface des puits d’eau ! A l’impuissance vers laquelle vous nous poussez, attention à vos locomotives. Aucun politique n’est à exclure de cette position dans laquelle les générations de nos enfants et petits-enfants aurons à pâtir de leurs comportements. Les scandales éclatent au quotidien comme à l’époque ou enfant, j’ai vécu une guerre et deux révolutions pour des motifs strictement politiques. Les liens qui figurent dans cet article ci-dessous vous donneront pour ceux qui ne connaissent ces massacres à tous prix le comportement supérieur à 12 salopards fiction et réalité qui eux eurent le mérite de payer de leur vie le mirage du semblant de libertés qui sont accordés, tel que cela ne semble plus une Constitution, mais un vol caractérisé puissance 1000 ! Divers films célèbres en laissent une trace indélébile dont les gouvernements se moquent au détriment de la personne qui se lève tous les matins à 5 heures. Ils assassinent les cellules familiales, la laïcité, tous les sens de la République où qu’elle soit ! La révolte gronde comme les crues d’eaux qui envahissent et détruisent toute une vie. Lorsque qu’il ne s’agit pas des frasques de nos divers présidents du passé ou du présent, ce sont les ministres, les députés, leurs conseillers qui violent les lois, dont le quidam de base lui paye taxe et surtaxe en tous domaines. Voler dans les caisses lorsque depuis des années le constat que les décennies nous donnent sont des escroqueries notoires. Le discours est toujours le même rêve : Responsables oui ! Coupables mais vous vous! un debutIls arrivent même à parler à la place des scientifiques qu’ils ne sont pas, mais il arrive un moment ou la coupe déborde et le sang de la lie se consommera jusqu’à plus soif ! Les écoles, les hôpitaux, la présidence, les assemblées, le sénat et la liste est loin d’être exhaustive se moque de nous au quotidien. Tuer au travail prend tout son sens lorsque l’on constate que ceux qui agissent dans l’ombre ne sont pas le Fantôme de l’Opéra, encore moins Juliette et Roméo etc. gavrocheCe sont des Dracula en puissance permanente comme les cinémas qui existaient à l’époque. Juste quelques exemples modestes avant de passer leurs actes sur une durée de 15 jours en revue : Le PrésidentMille Milliards de DollarsLa MômeGerminalJ’accuse – Messieurs que l’on nomme GrandsLa Révolution de La FranceLes escroqueries des USA – Présumé Coupable12 Hommes en ColèreLe Jour le Plus Long – Cessons là, mais vous pouvez en rajouter vous en avez les moyens et les possibilités ! Alors fallait-il laisser se dérouler la guerre nucléaire car Cuba, les USA, et l’ex URSS voulaient prouvez leurs puissances, oui vous traiter de despotes menteurs même la majorité des enfants de 5 ans commencent à le savoir. Vous avez détruit les valeurs de la famille, plutôt que de consulter les peuples concernés ! Vous partez sur de nouvelles promesses illusoires comme si vous aviez face à vous uniquement que des Gavroches misérables ou des disparus de New-York, en procédant de la sorte, vous sentez-vous capable de changer votre demeure et vos revenus volés, contre ceux de la masse des populations ? La libre vente des armes vous êtes les 1ers à l’appliquer, attention que demain ou avant le fossé qui vous sépare de la base ne devienne le trou que vous avez créés de toutes pièces. MON COEURVous mettez la main et le reste sur les moyens de communications audio-visuelle sans distinction, prenez garde que demain les écrans et les ondes ne se signalent que par le silence de votre réelle indifférence. Prise_de_la_Bastille« Le bonheur est un rêve d’enfant réalisé dans l’âge adulte »  (Freud) Nous sommes Vieux et nous n’arrivons plus à prendre la main d’un Enfant en tant que parents il reste le songe de Cadeau ! Alors écoutons voyons ces les menteurs pires que les Plaideurs à la Comtesse de Pimbêche vont nous imposer ! Nous allons tout perdre car vous nous faites perdre nos racines ! Un dramaturge a écrit une pièce pour des sourires, mais vous, vous nous faites hurler de douleurs tous les jours ! Le Panda Patrick Juan  

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Cinq mois après l'accession de Manuel Valls à l'hôtel de Matignon par la grâce de François Hollande, la ligne de démarcation entre les deux hommes est maintenant solidement dessinée. Lors de sa conférence de presse du 18 septembre, le président de la République a baissé le rideau des réformes. "Toutes les mesures nécessaires pour faire baisser le chômage, pour redonner de la confiance aux Français, pour permettre aux entreprises d'investir, pour faire redémarrer l'économie ont été prises. Elles ne tarderont pas à produire les effets, il n'y a donc plus qu'à attendre", a martelé en substance le chef de l'État. Bien entendu, Manuel Valls n'est pas sur la même longueur d'onde. Dans le conflit à Air France, il soutenait la direction, tandis qu'Alain Vidalies, secrétaire d'État aux Transports et proche de François Hollande, adoptait le parti des syndicats. La sortie d'Emmanuel Macron sur les 35 heures a recueilli son assentiment tout comme la volonté d'une partie du gouvernement d'engager, quoi qu'il arrive, une discussion sur les seuils sociaux. On pourrait ajouter le débat sur les professions réglementées, celui sur la réforme fiscale et, bien entendu, celui sur le niveau et la durée des allocations chômage. À chaque fois, le petit jeu est le même, un audacieux lance un ballon d'essai, le Premier ministre fait savoir que la question mérite d'être posée et l'Élysée tente de clore la séquence. Sauf que, désormais, la discussion et les couacs se poursuivent.
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Quand Valls doit-il partir ? Il faut dire que les deux hommes jouent leur survie et leur avenir. François Hollande veut recoller les morceaux avec le PS, voire avec les fameux frondeurs, en tentant de montrer qu'il sera un rempart au social libéralisme. "Le Parti socialiste ne sera pas social libéral", avait averti dès le 31 août Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, posant ainsi les bases de la recomposition de l'automne. Dimanche soir sur BFM TV, Claude Bartolone a implicitement apporté son soutien à François Hollande en assurant que celui-ci se représenterait en 2017. Face à cette coalition des immobilismes, Manuel Valls veut apparaître comme le Schröder, le Blair ou le Renzi français, bref, un chef de gouvernement uniquement tendu vers la réforme, l'adaptation à la mondialisation et la modernisation d'un pays usé par le conservatisme. Mais sous la Ve République, hors période de cohabitation, l'Élysée impose toujours son tempo à Matignon. Jacques Chaban-Delmas sous Georges Pompidou, Jacques Chirac sous Valéry Giscard-d'Estaing, Michel Rocard sous François Mitterrand l'ont compris à leurs dépens. Pour ne pas rejoindre cette cohorte de Premiers ministres aplatis par le chef de l'exécutif, Manuel Valls doit imaginer une sortie en forme de coup d'éclat : se cabrer sur une réforme qu'on lui interdit de mener, prendre l'opinion à témoin et quitter ce Titanic. Gare à ne pas se tromper de prétexte ! Ni de moment... Trop tôt, il n'aura pas suffisamment montré qui il est ; trop tard, il sera comptable d'un échec qui n'est pas forcément le sien. Doit-il être encore là en mars 2015 lorsque les cantonales marqueront une nouvelle cuisante défaite pour le PS ? Et plus encore au moment des régionales de l'automne prochain ? Pour le moment, Manuel Valls peut compter sur sa popularité. Même si celle-ci est plombée par le locataire de l'Élysée, il réussit à sauver les meubles, à montrer sa différence, à exister. Jusqu'à quand ? De la réponse à cette question dépend l'espérance de vie de Manuel Valls.
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Qui gouverne ce pays ? Il n'y a déjà plus de président, ou presque plus. Voilà que désormais il n'y a plus de Premier ministre, ou presque plus. Depuis hier, le chef, c'est le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron. Dans une retentissante interview au JDD, il se désigne comme le patron, celui qui est chargé de partir à l'offensive, de relancer l'activité économique d'ici à la fin de l'année, d'intensifier les réformes, de recréer la confiance chez les entrepreneurs et dans les ménages, de créer avant six mois une nouvelle donne en France et en Europe, de libérer l'économie, de moderniser les conditions de travail, de s'attaquer aux professions réglementées, de trancher la question du travail de nuit et celle du travail du dimanche, d'en finir avec les réglementations obsolètes, de revoir l'assurance chômage... Tout cela est dans le texte, excusez du peu ! Un véritable programme de gouvernement. Vite fait, bien fait ! Avant six mois, la France aura retrouvé son crédit, la croissance, la prospérité, l'emploi, et en mai 2017, elle reconduira François Hollande. Que ce dernier n'a-t-il eu plus tôt l'idée géniale de confier à ce phénix des hôtes de ces bois les intérêts du pays ? Tant de temps perdu ! Valls, c'était donc un leurre !... Mais soyons sérieux, à défaut qu'ils le soient. Que signifie ce nouvel épisode intempestif de la déjà longue histoire ubuesque du mandat de François Hollande, jalonné de bourdes ? Une gaffe délibérée ? Une provocation ? Une manoeuvre ? En tout cas, un désordre de plus. Était-ce le moment, alors que les témoignages d'un affaiblissement de notre économie se multiplient, alors que le crédit du président de la République est au plus bas, alors que la majorité est au bord de la fracture, alors que la confiance du peuple dans l'avenir est mise à mal par les sinuosités, les louvoiements, les contradictions du pouvoir de gauche, était-ce le moment de laisser un jeune ministre inexpérimenté jeter dans le marécage français un pavé aussi inopportun ?
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Inconscience, irresponsabilité Est-il destiné à donner un gage aux dirigeants de la Commission européenne à la veille de la mise en surveillance à laquelle ils vont soumettre la France ? Il faut vraiment les considérer comme des imbéciles pour croire qu'ils vont prendre pour argent comptant l'extravagant catalogue de projets, d'ambitions et d'engagements que décline M. Macron, quand on sait l'absence de crédit politique et de moyens financiers dont ils disposent, lui et son gouvernement. Est-ce pour envoyer un signe ? Et à qui ? Au Medef, qui a tout compris depuis qu'ils le couvrent d'hommages indécents après l'avoir si longtemps stigmatisé ? Au pays, qui ne croit plus en rien qui vienne d'eux ? Aux pauvres, qu'ils ont bernés ? En fait de signes, c'est un nouveau défi insultant qu'ils lancent à la gauche radicale en en rajoutant sur l'inflexion libérale qu'ils impriment à leur politique. Ils ajoutent à la maladresse le cynisme. Ou bien alors cherchent-ils la rupture définitive avec cette partie de leur électorat, hypothèse inconcevable lorsqu'on évalue les risques politiques qu'elle induirait. Mais le comble est dans le mépris que les propos du ministre de l'Économie traduisent vis-à-vis de l'autorité du président de la République. Ce comportement frise l'inconscience, l'irresponsabilité. M. Macron porte à son sommet le désordre qui règne dans l'exercice du pouvoir depuis l'élection de François Hollande. Tenons-nous-en au dossier de l'assurance chômage. La semaine dernière, Manuel Valls évoque en plusieurs occasions et avec insistance la nécessité de réformer le système de l'indemnisation, idée qui lui est chère depuis longtemps. Aussitôt, Hollande le recadre : la réforme attendra 2016. "Totale harmonie" Mercredi, à Milan, il déclare : "Il y a suffisamment de sujets pour que nous soyons bien occupés. On ne fait pas des réformes pour des réformes." Le lendemain, jeudi, à Lille, Valls répond au président : "La seule chose que je peux vous dire, et c'est ce que le président de la République a dit, il faut des réformes... et, croyez-moi, je suis très déterminé à les poursuivre." Et hier, Macron enfonce le clou de la discorde : "Il ne doit pas y avoir de tabou ni de posture... Il y a eu une réforme, elle est insuffisante... Comme l'État garantit financièrement le régime, il peut aussi reprendre la main si les blocages sont trop lourds." C'est ce que l'Élysée appelle "une totale harmonie". C'est ce que nous appelons une incohérence cafouilleuse, qui dure depuis deux ans et demi et dont les effets sont dramatiques. Qu'elle cache des intérêts politiques et des jeux d'ambition personnelle ne grandit pas ceux qui l'entretiennent. Au point dangereux où en est aujourd'hui la France, le président de la République, qui est toujours là, comme il le dit avec un humour d'un goût douteux, ne terminera son mandat que s'il met désormais un minimum de clarté dans ses intentions, ses actes et ses paroles, et un minimum d'autorité dans la conduite de son personnel. Quelques mois ont suffi pour que s'installe l'ambiguïté dans sa relation avec le Premier ministre. Quelques jours ont suffi pour qu'un jeune ministre s'arroge le pouvoir de parler comme un Premier ministre et ajoute sa voix, avec une immodestie ou une naïveté infantiles, au concert d'illusions qui berce la France depuis mai 2012. Car qui peut croire un instant qu'il relancera avant six mois l'activité du pays, ce qui suppose qu'il maîtrise un contexte économique plus que jamais défavorable, qu'il convainque Bruxelles de la faisabilité de son projet, qu'il muselle la fraction rétive de sa majorité et qu'il vienne à bout des corporatismes auxquels il entend s'attaquer. Ce n'est pas que ses intentions soient mauvaises, et pas davantage celles de Manuel Valls, authentique réformateur. C'est que trop de pesanteurs les hypothèquent, budgétaires, sociales, politiques et culturelles, à commencer par le complexe de gauche qui les amènera à céder, par habitude, par faiblesse et par démagogie, aux oppositions qu'ils rencontreront dans leur action réformatrice. Ils ont trop dit qu'ils étaient socialistes et qu'ils continuent de l'être pour avoir le courage de mener jusqu'au bout une politique réputée de droite, fût-elle conforme à l'intérêt de la France et à leur propre conviction. Cette équivoque ne se dissipera qu'avec le temps. Pas dans six mois, n'en déplaise à M. Macron.
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Nouveaux tourments pour l'exécutif. Emmanuel Macron a semé la stupeur au PS en souhaitant une réforme de l'assurance chômage dans le Journal du Dimanche. Si les critiques ont plu sur lui dans la journée, quelques voix se sont élevées en soirée pour le défendre prudemment... ou lui donner raison sur le fond tout en regrettant une "maladresse" sur la forme. « Au PS, tout le monde lui tapait dessus » Les déclarations du ministre de l'Economie, pour qui il ne devrait "pas y avoir de tabou ni de posture" sur l'assurance chômage, ont fait l'effet d'une bombe auprès des responsables socialistes réunis en Conseil national. Au sujet d'Emmanuel Macron, un responsable socialiste a confié que durant les travaux à huis clos, "tout le monde lui tapait dessus". Le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a lui-même réagi sèchement avant même l'ouverture des travaux du Conseil national, le "parlement" du PS. "La gauche n'a pas de tabous, mais elle a quelques totems, en particulier le fait que quand le président de la République s'exprime, les ministres appliquent". Est-ce une fin de non recevoir à ce chantier? "Absolument", a tranché Jean-Christophe Cambadélis. Le "banquier Macron" irrite à sa gauche "Réformer l'assurance chômage? Quelques mois après les accords entre les partenaires sociaux? Quelle idée avez-vous du dialogue social?", s'est insurgée Catherine Lemorton, députée PS et présidente de la Commission des Affaires sociales. Cette proche d'Arnaud Montebourg énumère d'autres dossiers économiques et sociaux sensibles sur sa page Facebook, avant d'inviter Emmanuel Macron à "se reprendre".
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"Je suis un activiste révolutionnaire. C'est vrai que c'est un choix de carrière peu courant pour un polytechnicien." David Van Hemelryck est affable, sourire aux lèvres quand il sirote son citron glacé dans un café de Montmartre. Il nous distille son programme pour "faire tomber le système", sous le regard mi-gêné, mi-effaré des tables voisines. Les nuages s'accumulent pourtant à l'horizon pour le créateur du collectif "Hollande Démission". Il a rendez-vous ce lundi au tribunal de grande instance de Paris, poursuivi notamment pour avoir perturbé les commémorations du 11 novembre sur les Champs-Elysées il y a un an. Les sifflets à l'encontre de François Hollande, ce jour-là et le 14 juillet dernier, c'était lui. Un militant "anti-système" David Van Hemelryck ne croit pas au militantisme traditionnel. "Imiter la CGT en manifestant, c'est dépassé, soupire-t-il. Les citoyens ne se reconnaissent pas là-dedans. Ce n'est pas parce qu'on peut mettre 100 000 ou 1 000 000 de personnes dans la rue que le gouvernement bougera. Alors qu'à 1000, on peut lancer une révolution du type place Tahrir." Il multiplie donc les actions d'un autre genre, comme des tours en avion sur les plages avec sa banderole anti-Hollande ou des ruées en ville au volant de sa "Hollandette".
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L'épopée de ce drôle de trentenaire a quand même commencé dans la rue, le 24 mars 2013. "Je n'avais jamais défilé, mais les gens autour de moi usaient leurs semelles à la Manif pour tous, alors j'y suis allé, raconte l'intéressé. Pas contre le mariage homo, mais pour la famille et les enfants." Hollande, "archétype du clientélisme absolu" C'est là qu'arrive l'étincelle. La manifestation se tend, des heurts opposent des manifestants aux forces de l'ordre. "J'ai vu des gens se faire matraquer ou gazer", fulmine David Van Hemelryck. De sa colère, le déclic: il faut s'attaquer au pouvoir. "Hollande Démission" est né. Petit à petit, il abandonne ses activités de consultant en aéronautique au profit de sa bataille pour la "liberté". Pourquoi une telle animosité envers l'actuel chef de l'Etat? "C'est un serpent qui slalome entre les récifs, l'archétype du clientélisme absolu", estime le militant. Derrière François Hollande se cache, plus largement, un ras-le-bol envers la classe politique en général: "On signe des chèques en blanc à des gens qui font n'importe quoi". L'activiste a trouvé sa vocation dans la mouvance anti-mariage gay, mais n'y a pas laissé une trace indélébile. "Je le connais à peine, son sujet n'est pas le nôtre, ses modes d'actions non plus", balaie Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif Pour tous. Olivier Vial, président du syndicat étudiant de droite UNI, le prend à peine au sérieux: "Pour moi, ça se résume à la banderole, ça à l'air un peu désordonné. On ne sait pas trop où il veut en venir." Que veut David Van Hemelryck? "La révolution", lâche-t-il, comme un enfant qui se rêve astronaute. "J'ai consience que la probabilité de succès est faible, mais c'est plus de 1% quand même. Ce n'est pas jouer au loto, c'est parier sur la France. Et plus on travaille bien, plus ça a de chances de marcher." Les critiques ne l'atteignent pas: "Je suis prêt à serrer la main à tout le monde, même si ça complote dans mon dos".
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De la Manif pour tous aux Bonnets rouges Depuis 568 jours, donc, il "travaille", alterne les hauts et les bas. Les forces de l'ordre viennent parfois perturber ses actions révolutionnaires. Il enchaîne les gardes à vue et les déconvenues. A l'été 2013, on lui "vole" sa page Facebook "Hollande Dégage". Cette dernière compte aujourd'hui plus de 400 000 abonnés, contre 40 000 pour "Hollande Démission", la nouvelle page de David. "J'ai déprimé pendant deux mois, lâche le militant en baissant les yeux. Et puis les Bonnets rouges m'ont relancé." Opportuniste, il surfe sur la vague venue de Bretagne, essaye de transmuter la contestation de l'écotaxe en colère contre le gouvernement. La dégringolade du président dans les sondages lui donne espoir. Quelques mois plus tard, sa banque ferme son compte en banque à cause de mouvements d'argents jugés suspects. "On m'a simplement prêté 30 000 euros pour acheter mon avion", se justifie l'activiste, qui y voit des pressions liées à son combat. "C'est caractéristique de ce qui se passe en France", estime-t-il. Parfois, la motivation s'effrite. Pourquoi ne pas rentrer dans le rang, en rejoignant un mouvement politique plus conventionnel? "La question se pose tous les jours, pour l'efficacité de l'action, mais ça reviendrait à perdre en pureté révolutionnaire", rétorque le polytechnicien.
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"Manipulateur" David Van Hemelryck a tout de même travaillé pour Nicolas Dupont-Aignan à l'occasion des dernières européennes. Le président de Debout la République, candidat à la présidentielle en 2012, lui a confié une mission: porter ses couleurs dans le ciel. Il ne faudrait cependant y voir qu'un "contrat", selon le leader de Hollande Démission, qui assure rester indépendant. Dans l'entourage de Nicolas Dupont-Aignan, on garde un bon souvenir de cette collaboration. Jusqu'à quand poursuivra-t-il sa croisade contre François Hollande? "Aujourd'hui, je lève un peu le pied, c'est en partie une question de vie privée. Je n'ai même pas de quoi inviter ma copine au resto", sourit l'agitateur. Pour financer ses voyages et ses actions, ce "champion du low-cost" affirme ne bénéficier que de dons de ses sympathisants - plus de 20 000 euros tout de même. Il se rêve en "Che Guevara", raconte comment on l'accueille partout en France et se sent "très épaulé". Le jeune homme va désormais "prendre du recul et écrire un livre, qui sera à la fois un récit d'aventures et un manuel révolutionnaire. Une fois que j'aurais appris à plus déléguer, le sacrifice sera moins pesant pour moi". Des éditeurs envisageraient de le publier. Il souhaite aussi réunir "une dizaine de députés ou sénateurs de tous partis". Objectif: "Lancer un appel à changer la Constitution et donner la possibilité aux électeurs de destituer leurs élus". David Van Hemelryck est-il vraiment le démocrate au grand coeur qu'il prétend être? Jusqu'où le prendre au sérieux? "Pour moi, c'est juste un manipulateur qui recherche la communication sur sa propre personne. Il serait très bien avec nos politiciens actuels", assène Pascal Blat, créateur de la page Facebook "Stop à Hollande". Ce photographe du Nord a un temps côtoyé le leader de "Hollande Démission" dans au sein des manifestations de "Jour de Colère". Il en est revenu. "J'ai tout lâché il y a six mois, c'était n'importe quoi. Franchement, la révolution, elle n'arrivera jamais.
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L'Elysée a tranché ce lundi: il n'y aura une négociation "le moment voulu" sur l'assurance chômage, mais "pas immédiatement". "Il y a bien un problème de déficit", comme l'a souligné Emmanuel Macron dimanche, reconnaît l'Elysée. Mais cette question "relève de la responsabilité des partenaires sociaux en lien avec l'Etat". Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron divise à gauche après ses propos tenus dimanche dans une interview au JDD. "L'assurance chômage est en déficit de 4 milliards d'euros, quel responsable politique peut s'en satisfaire?", a-t-il notamment déclaré. Macron divise à gauche Rapidement, les critiques ont fusé à gauche. Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a ainsi adressé une fin de non recevoir à ce chantier. "Est-ce qu'il faut punir les chômeurs du chômage? Ce n'est pas ma vision des choses", a renchérit Benoît Hamon ce lundi sur RTL. D'autres voix sont cependant venues au secours du ministre de l'Economie. "Il constate ce que chacun constate, c'est que le régime de l'assurance chômage est en déficit", a réagi son collègue à la Défense Jean-Yves Le Drian. "Je n'ai pas vu dans la prise de parole d'Emmanuel Macron une quelconque intention de réformer l'assurance chômage (...) qui, je le rappelle, relève des négociations entre partenaires sociaux", a complété Ségolène Royal.
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Le procès du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, ancien socialiste, pour le renvoi arrangé et indemnisé avec des fonds publics d’un membre de son cabinet, s’ouvre ce lundi. C’est, ce lundi, le premier procès de Jean-Noël Guérini. Pendant une journée, le tribunal correctionnel de Marseille doit examiner une affaire de détournement de fonds publics, la démission d’un collaborateur transformée en licenciement, pour lui permettre, pense la justice, de toucher de l’argent et se présenter à des élections. Ce n’est pas le dossier le plus grave parmi ceux qui menacent le président (ex-PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône. De loin. Mais il peut lui valoir à terme une condamnation, une peine d’inéligibilité, alors que Guérini est en train de revenir dans le jeu politique local. Les municipales lui ont permis de faire battre son ancienne famille socialiste, en s’alliant avec la droite. Les sénatoriales l’ont vu remporter trois fauteuils sur son seul nom (lire Libérationdu 4 octobre 2014). Dans cinq mois, il tentera de conserver son département. Son influence revient peser sur les élus, par peur ou intérêt. Certains militent pour que le PS lui refasse une place, tandis que des militants prient pour que la justice fasse le travail que la classe politique n’a pas eu le courage de faire, écarter Guérini. Ce n’est pas son rôle. Elle va se contenter de refaire en une journée l’instruction d’un dossier pas très compliqué. Le 26 mai 2011, Jean-Noël Guérini signe la lettre de licenciement de l’un de ses conseillers techniques, Jean-David Ciot, qui va devenir premier secrétaire du PS des Bouches-du-Rhône à sa place, puis député d’Aix-en-Provence en juin 2012. Ciot travaillait en contractuel pour lui depuis 2002, s’occupait de la carte électorale, des relations avec les élus du département, avec la fédération socialiste… La justice soupçonne un licenciement opportuniste, pour lui permettre de se porter candidat à Aix. La loi interdit en effet de se présenter à des législatives si on a travaillé, dans les douze mois précédant le scrutin, au cabinet du président d’une collectivité régionale ou départementale située au moins en partie dans le ressort de la circonscription visée. Il fallait donc que Ciot ait quitté le cabinet avant l’été 2011 pour se présenter en juin 2012. Jean-Noël Guérini lui aurait permis de le faire en le licenciant au lieu de le laisser démissionner, ce qui a permis de lui verser au total 65 529 euros de prime et indemnités mensuelles, payées par le conseil général. Soit l’équivalent d’un an de salaire, le temps de faire campagne avant de devenir député. Cordon. Les deux hommes ont une tout autre lecture de cette affaire. Mais hélas pour eux pas toujours la même. Jean-Noël Guérini s’est un peu égaré au départ, expliquant aux enquêteurs qu’il avait décidé de licencier Jean-David Ciot pour tenir compte des conclusions de la commission Richard, commission d’enquête mise en place par le Parti socialiste pour rénover le PS des Bouches-du-Rhône. Ciot étant pressenti pour devenir premier fédéral, il devait couper le cordon avec le conseil général, employeur de trop de responsables politiques selon la commission. Le problème, c’est que cette dernière n’a rendu ses conclusions que le 28 juin 2011, plus d’un mois après le licenciement de Ciot. Les enquêteurs ont auditionné Alain Richard, qui la dirigeait, et qui leur a confirmé que le timing était impossible. Guérini a alors expliqué avoir compris les conclusions futures de la commission lors d’un déplacement de ses membres à Marseille, début mai. De son côté, Ciot a toujours affirmé qu’il n’avait jamais voulu démissionner, qu’il n’avait aucune raison de le faire, que le licenciement lui a été imposé. Son épouse a ajouté pour les gendarmes que son mari avait perdu la confiance de Jean-Noël Guérini. Des fonctionnaires du conseil général relèvent cependant que sa lettre de licenciement ne comporte aucun motif, et qu’il n’a même pas demandé à bénéficier d’un préavis - cela aurait entamé la période des douze mois avant les législatives, l’empêchant de se présenter. Le futur député affirme qu’il ne savait pas encore qu’il se présenterait à Aix, circonscription par ailleurs très difficile pour laquelle il n’a obtenu l’investiture qu’en novembre 2011. Mais le juge Charles Duchaine, qui instruisait les dossiers de Jean-Noël Guérini avant de quitter son poste cet été, a recueilli plusieurs témoignages embarrassants, dont celui de Rémy Bargès, ancien directeur de cabinet de Guérini, qui affirme que le licenciement avait été «négocié», notamment parce que Ciot voulait «se réserver la possibilité politique au niveau des législatives en juin 2012». Il avait été convenu avec Guérini qu’il serait licencié sans motif car une démission ne lui aurait pas donné droit à des indemnités. «Acharnement». Pour l’avocat de Jean-Noël Guérini, Dominique Mattéi, cela relève des prud’hommes ou du tribunal administratif, pas du pénal. Il entend plaider la relaxe, comme l’avocat de Jean-David Ciot, Grégoire Ladouari, pour qui «il y a une forme d’acharnement. Mon client se retrouve dans un dossier où l’on a tenu à aller devant le tribunal correctionnel parce qu’il était plus difficile de boucler les autres dossiers de Jean-Noël Guérini. Pour nous, c’est un licenciement parfaitement valable, les élus ont toute latitude à cet égard vis-à-vis de leurs collaborateurs de cabinet, qui ont un statut très précaire». De fait, les présidents et maires de collectivités peuvent licencier sans motif leurs collaborateurs. Et, depuis 2002, le contrat de Jean-David Ciot indiquait même qu’en ce cas il n’avait droit à «aucune indemnité de licenciement». Mais début avril, moins de deux mois avant le licenciement, une clause a été ajoutée, à l’occasion de la nouvelle mandature. Il pouvait à présent toucher des indemnités. Jean-Noël Guérini risque jusqu’à dix ans de prison et cinq ans d’inéligibilité. En cas de condamnation cet automne, un appel serait suspensif, lui permettant de se présenter aux cantonales de mars. En revanche, s’il bénéficiait d’une relaxe, il reviendrait momentanément dans le jeu politique, et le PS aurait encore plus de mal à le maintenir à distance.
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La communauté internationale promet 5,4 milliards de dollars pour reconstruire Gaza Une cinquantaine de pays et organisations internationales ont promis dimanche 5,4 milliards de dollars d'aide à la reconstruction de la bande de Gaza, l'enclave palestinienne ravagée par 50 jours de guerre avec Israël cet été, a annoncé la conférence de donateurs au Caire. L'autorité palestinienne avait requis 4 milliards de dollars pour aider à reconstruire ce territoire palestinien où près de 2200 personnes ont été tuées en juillet et août par les bombardements de l'Etat hébreu. Côté israélien, 73 personnes sont mortes dans le conflit. "Les participants ont promis approximativement 5,4 milliards de dollars (4,3 milliards d'euros)", a déclaré le ministre norvégien des Affaires étrangères, dont le pays était le co-organisateur de la conférence avec l'Egypte.
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Bartolone : "Je pense que François Hollande sera de nouveau candidat à la présidentielle" Le président de l'Assemblée nationale a évoqué ce soir une candidature future de François Hollande à la prochaine élection présidentielle. "Je pense que François Hollande sera de nouveau candidat à l'élection présidentielle", a déclaré Claude Bartolone sur BFMTV. Pour Claude Bartolone, "François Hollande a redressé l'image de la France" et est en train de "réparer" le pays. Selon lui, "il y a eu ces deux années difficiles (...) de réparation, mais maintenant on est dans le temps de la préparation. D'un certain côté le retour de M. Sarkozy favorise cela". Certains au parti socialiste, notamment à l'aile gauche, estiment que la candidature de Hollande n'est pas automatique et réclament la tenue d'une primaire en 2016 en vue de désigner un candidat.
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Si le gouvernement socialiste paraît nettement moins enthousiaste que ses parlementaires pour instaurer des allocations familiales inversement proportionnelles au revenu, ce n'est pas tant parce qu'il répugne à puiser une fois de plus dans le porte-monnaie des familles de la classe moyenne. C'est surtout parce qu'une telle mesure ferait immanquablement ressurgir le sujet des allocations familiales versées aux fonctionnaires et assimilés: un «supplément familial de traitement», octroyé dès le premier enfant et cumulable avec les allocations familiales «classiques», qui présente la particularité d'être d'autant plus élevé que le dit-traitement est important. Vous avez bien lu: plus un fonctionnaire gagne, plus il perçoit pour ses enfants. Une part fixe, à laquelle s'ajoutent 3% de son traitement brut s'il a deux enfants, 8% s'il en a trois, et 6% par enfant supplémentaire. Avec des montants certes plafonnés - depuis peu, et surtout dans le souci d'atténuer une anomalie outrageusement flagrante - mais tout de même: on imagine les hurlements syndicaux si un tel système jouait en faveur des cadres du secteur privé, même en tenant compte du fait que ceux-ci cotisent bien davantage que leurs homologues du secteur public! Le SFT, tout comme la Préfon, sont en réalité deux exemples parfaits de la schizophrénie et de l'hypocrisie du colbertisme à la française, qui prône l'égalité tous azimuts, à la stricte condition que les troupes de l'Etat soient systématiquement plus égales que celles du secteur privé. De ce point de vue, le SFT fait d'ailleurs immanquablement penser à un autre scandale: la capitalisation des fonds versés par les fonctionnaires à leur caisse de retraite complémentaire, la Préfon, un mécanisme que les syndicats dénoncent comme odieusement attentatoire à notre sacro-saint système par répartition à chaque fois que les compagnies d'assurance tentent de plaider pour son introduction… mais contre lequel ils n'ont jamais rien trouvé à redire depuis plus de cinquante ans qu'il profite aux fonctionnaires. Le SFT, tout comme la Préfon, sont en réalité deux exemples parfaits de la schizophrénie et de l'hypocrisie du colbertisme à la française, qui prône l'égalité tous azimuts, à la stricte condition que les troupes de l'Etat soient systématiquement plus égales que celles du secteur privé. Mais encore faut-il que cela ne se voit pas trop ; ce qui ne serait certainement pas le cas pour le SFT s'il devait y avoir débat autour d'une éventuelle dégressivité des allocations familiales.
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Pas touche à l'assurance chômage. Invité du 12/13 Dimanche de France 3, Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué les déclarations du ministre de l'Economie dans le Journal du dimanche, en faveur d'une réforme de l'assurance chômage. "Regardez comme ces gens sont ignobles !, a attaqué le député européen. C'est un gouvernement de gauche en principe. Ils parlent de tabou [à propos de l'assurance chômage], mais ce n'est pas un tabou, Monsieur le banquier, c'est un acquis social !" Emmanuel Macron relance le débat sur l'assurance chômage Dans les colonnes du JDD, Emmanuel Macron, ancien gérant de la Banque Rothschild, a affirmé qu'il ne devait "pas y avoir de tabou ni de posture" sur l'assurance-chômage. Il a appelle les "partenaires sociaux" à "faire avancer les choses" pour résorber son déficit de 4 milliards d'euros. "Arrêtez de nous parler comme ça ! On comprend que quelqu'un de droite nous parle comme ça, parce qu'ils l'ont toujours fait, a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Quand quelqu'un qui se dit de gauche parle comme quelqu'un non seulement de droite, mais quasiment d'extrême droite, alors c'est très grave." :twisted:
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François Hollande est-il l'ennemi des familles ? Le grief est récurrent, notamment de la part de la droite et des partisans de la Manif pour tous. La réouverture du débat, par les députés PS, sur une éventuelle modulation des allocations familiales en fonction des ressources vient encore conforter cette thèse. Avec raison ? Pour la seule année 2014, la Caisse nationale d'allocations familiales estime que 3,5 millions de ménages (les plus aisés) verraient leurs prestations diminuer de 461 euros en moyenne, quand seulement 400 000 foyers (les plus modestes) les verraient augmenter de 185 euros en moyenne, grâce à la revalorisation de certaines allocations destinées aux familles les plus modestes, selon des chiffres relayés par l'Union nationale des associations familiales. Mais d'autres mesures, comme l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire, décidée dès 2012, viennent relativiser ces efforts demandés aux familles. Pour y voir plus clair, francetv info revient sur les mesures qui ont financièrement touché les familles depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande, en mai 2012. La baisse du plafond du quotient familial Le plafond du quotient familial a été abaissé à deux reprises. En 2013, il est passé de 2 334 à 2 000 euros. Puis, en 2014, de 2 000 à 1 500 euros. Concrètement, cela signifie que l'avantage fiscal bénéficiant aux familles ne peut plus dépasser 1 500 euros par enfant. Qui a été touché ? Le premier plafonnement a touché plus d'un million de foyers fiscaux, davantage que prévu. Ils ont en moyenne dû payer 546 euros d'impôt supplémentaire. Environ 90% des foyers touchés par cette mesure font partie des 10% des contribuables les plus aisés, selon un rapport parlementaire.
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Le rendement du second plafonnement, plus sévère, n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation. Mais au moment où il a été voté, on estimait à 1,32 million le nombre de foyers touchés, à hauteur de 780 euros en moyenne. Combien cela représente-t-il ? Le premier plafonnement a permis à l'Etat d'économiser 554 millions d'euros. Le second devait permettre de dégager 1,03 milliard d'euros, mais il s'agit d'une évaluation provisoire. La modulation de l'allocation de base pour les jeunes enfants L'allocation de base de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) est versée aux foyers ayant à leur charge un enfant de moins de 3 ans, sous condition de ressources. Initialement, son montant était identique pour tous ses bénéficiaires : 184,62 euros par mois. Mais depuis le 1er avril 2014, seuls les foyers ne dépassant pas un plafond de revenus ont droit à cette somme. Les autres n'en perçoivent que la moitié, soit 92,31 euros. Qui a été touché ? Les familles dans lesquelles un enfant est né après le 1er avril 2014 et qui dépassent un certain plafond de revenus. Environ 180 000 foyers (soit 10% des bénéficiaires) seraient, à terme, concernés par cette mesure. Par exemple, un couple avec deux enfants est privé de la moitié de l'allocation s'il gagne plus de 43 088 euros par an. A noter que les familles touchant cette allocation pour des enfants nés avant le 1er avril 2014 continuent à la percevoir normalement. Combien cela représente-t-il ? Cette réforme ne s'appliquant que pour les enfants nés à partir d'avril 2014, le montant des économies va progresser pendant trois ans avant d'atteindre son rythme de croisière. Grâce à cette mesure, la Sécurité sociale devrait ainsi économiser 10 millions d’euros en 2014, 80 millions en 2015 et 170 millions à partir de 2016, selon un rapport parlementaire. La modulation du complément de libre choix d'activité Le complément de libre choix d'activité (CLCA) consiste en une indemnité versée au parent d'un enfant de moins de 3 ans qui cesse de travailler, sans condition de ressources. Son montant est de 390,52 euros par mois. Jusqu'à cette année, les parents qui n'étaient pas bénéficiaires de l'allocation de base avaient droit à un CLCA majoré, d'un montant de 576,24 euros par mois. Ce n'est plus le cas pour les enfants nés depuis le 1er avril. Qui a été touché ? Environ 60 000 personnes seront, à terme, concernées par la mesure. Il s'agit uniquement des foyers qui ont un revenu situé au-delà du plafond de l'allocation de base. Par exemple, un couple avec deux enfants à charge dont les revenus dépassent 46 888 euros par an ne touchera que 390,52 euros au lieu des 576,24 euros auxquels il aurait pu prétendre. Soit un manque à gagner de 185,72 euros par mois. Là encore, cette mesure ne concerne pas les familles qui bénéficiaient du CLCA pour un enfant né avant le 1er avril 2014.
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Combien cela représente-t-il ? Les économies attendues en 2014 sont d'environ 30 millions d'euros. Elles atteindront 90 millions d’euros à partir de 2017. Le gel de plusieurs prestations familiales Depuis cette année également, les montants de l'allocation de base de la Paje et des primes à la naissance et à l'adoption sont gelés, et ce pour une durée estimée de six ans. La première reste donc bloquée à 184,62 euros mensuels (ou 92,31 euros selon les cas). La prime à la naissance reste de 923,08 euros et la prime à l'adoption de 1 846,15 euros. Qui a été touché ? L'ensemble des bénéficiaires de ces prestations sont touchés, soit 1,8 million de familles, mais le manque à gagner est modeste : 1 euro par mois pour l'allocation de base, 5,50 euros pour la prime à la naissance et 11 euros pour la prime à l'adoption. Combien cela représente-t-il ? Cette mesure devrait permettre d'économiser 30 millions d’euros en 2014, puis 180 millions d’euros en 2016 et, après plusieurs années, 400 millions d’euros. D'autres mesures à venir en 2015 Outre ces mesures déjà en vigueur, d'autres coupes dans les prestations familiales sont à venir. Dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, le gouvernement prévoit ainsi de diviser par trois la prime à la naissance à partir du deuxième enfant, mais aussi de réformer le congé parental et de reporter de 14 à 16 ans l'âge à partir duquel les allocations familiales sont revalorisées. Ces mesures n'étant pas du goût des députés socialistes, ceux-ci pourraient décider de les remplacer par une modulation des allocations familiales selon le niveau de ressources de la famille. Quoi qu'il arrive, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a prévenu : les économies de la branche famille devront générer 700 millions d'euros en 2015.
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Nous en parlions sur Le Panda "papier" il y a 10 ans alors ne prenez pas les employeurs et les lecteurs pour des débiles il y a de l'ignorance volontaire Le Panda Patrick Juan
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Un magasinier de 54 ans a avoué le meurtre de Mokhtaria Chaïb, jeudi 16 octobre, après avoir été interpellé mardi puis placé en garde à vue à Perpignan (Pyrénées-Orientales), indiquent des sources policières. Le corps de cette étudiante en sociologie avait été retrouvé mutilé le 21 décembre 1997. Une piste relancée par l'ADN L'ADN du suspect a été rapproché d'un ADN masculin partiel prélevé sur le corps de cette jeune fille. Toutefois, celui-ci est trop dégradé pour constituer une identification formelle. La garde à vue de cet homme avait été prolongée de 24 heures, mercredi, pour permettre aux hommes du SRPJ de Montpellier(Hérault) de tirer au clair cet assassinat vieux de presque 17 ans. Six mois après la découverte du corps de Mokhtaria Chaïb, une jeune femme avait été retrouvée mutilée et décapitée, tandis qu'une lycéenne avait auparavant disparu, en septembre 1995, dans le quartier de la gare. Elle n'a jamais été retrouvée.
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Dans «Big Magouilles», notre journaliste Violette Lazard démontre comment, avec ses spaghettis aux truffes mais surtout son «studio de télé itinérant», la campagne de Nicolas Sarkozy a pu atteindre 40 millions au lieu des 22 autorisés. L’instruction est toujours en cours, mais l’affaire Bygmalion apparaît déjà comme l’un des plus gros scandales politico-financiers des dernières années. Dans un livre à paraître mercredi (Big Magouilles, chez Stock), notre consœur Violette Lazard décortique une affaire révélée dès le mois de mai par Libération.
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Sur les 22,5 millions d’euros versés par l’UMP à Bygmalion pour la campagne de Nicolas Sarkozy, seuls 4,1 millions ont été officiellement déclarés. Une fraude sans précédent. En course pour reprendre la tête de l’UMP, l’ancien président jure avoir appris le nom de cette société après la campagne. Et feint de s’insurger à chacun de ses meetings. «Tout à coup, on vient nous expliquer qu’il y a 16 millions qui ont disparu dans le budget de ma campagne ? Mais c’est une honte !» Une honte, peut-être, mais pas un mensonge. Durant plusieurs mois, Violette Lazard a rencontré la plupart de celles et ceux qui étaient aux manettes de la campagne de Sarkozy, en première ligne ou en coulisses. Des témoins qui racontent presque tous la même histoire, celle d’une campagne menée par l’UMP avec un «amateurisme désarçonnant» et un «dédain affiché pour les questions financières». L’histoire d’un parti pour qui l’argent doit couler à flot avec un seul objectif : ne jamais contrarier le candidat Sarkozy. Une phrase lâchée par Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne, résume parfaitement cet état d’esprit : «Personne n’a osé lui dire qu’on ne pourrait pas tenir ce standing de président pendant la campagne.» Incontrôlable. Le résultat : une frénésie de dépenses qui va rapidement devenir incontrôlable. Comme ce vendredi 20 avril, à Nice, trois jours avant le premier tour. Plus de 10 000 militants chauffés à blanc sont massés à l’intérieur du Palais Nikaia. A l’intérieur de la loge luxueuse montée pour l’occasion, Enrico Macias et Didier Barbelivien trinquent au Ruinart. Dans les couloirs, les membres de l’équipe rapprochée n’ont qu’une inquiétude : que les militants présents dans la salle sentent l’odeur de truffe dont se goinfrent les invités en coulisses. Une question d’image. Ce soir-là, le buffet réservé à quelques VIP a coûté 11 210 euros, seuls 1 850 euros seront déclarés dans les comptes de campagne. A l’échelle des 44 meetings, ce ne sont pourtant ni les spaghettis à la truffe ni les brouillades d’œufs qui reviendront le plus cher. Ce qui fera définitivement sombrer les comptes de campagne, raconte Violette Lazard, ce sont les dépenses consacrées à la vidéo, au son et à la lumière. En fonction des meetings, ces postes représentent entre 50 et 60% de la facture totale. Du jamais vu. Avec le développement des chaînes d’infos en continu, les meetings sont devenus le graal des communicants. Dans l’équipe Sarkozy, tout est organisé pour finir assez tôt afin que les images soient reprises dans le 20 heures du soir, puis tournent en boucle sur BFM TV et i-Télé. Si elle a coûté si cher, c’est donc avant tout parce que la campagne de Sarkozy a été conçue pour être un immense «studio de télévision itinérant». Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les (vraies) factures des sous-traitants de Bygmalion qui ont profité des largesses de l’UMP. Comme la société Leni, basée à Montreuil, qui a fourni toutes les prestations vidéos de la campagne. Ce seul marché rapportera à l’entreprise 4 millions d’euros en 2012. Une somme parfaitement justifiée pour son patron, comme il l’explique dans Big Magouilles : «Nous avons été les premiers en France à avoir une super régie haute définition, capable d’émettre un signal vidéo de la qualité d’une télévision, c’est ça qui les a fait rêver.» Même débauche de moyens pour TSF, célèbre entreprise spécialisée dans le cinéma, pour qui la campagne a représenté l’équivalent de «dix longs métrages». «Marée humaine». Mais pour mettre tous ces meetings en image, la technique ne suffit pas. Il faut un chef d’orchestre, et là non plus, Bygmalion n’a pas lésiné sur les moyens en signant avec Yves Barbara, un ancien réalisateur de France 3. Sur l’ensemble des meetings, il a touché, hors taxe, près de 60 000 euros. Un salaire à la hauteur de ses ambitions : pour chaque meeting, le réalisateur exige la location d’une grue télescopique, afin que la caméra puisse «balayer la foule d’en haut, donnant une impression de force, de marée humaine». Coût de la location de cette grue magique : jusqu’à 15 000 euros par meeting. Pour «veiller à la qualité et l’harmonie des lumières», l’équipe de campagne va également s’offrir les services d’un directeur photo. Un œil précieux payé près de 5 000 euros par meeting. Sur tous les postes, la lumière est d’ailleurs celui qui a coûté le plus cher. A la lecture de cet ouvrage, qui pourrait être versé à la procédure judiciaire, il apparaît clairement que la campagne de Nicolas Sarkozy a explosé le plafond légal pour des prestations bien réelles. Reste une question : pourquoi, malgré ses nombreux contrats avec l’UMP et ses marges confortables, Bygmalion semble-t-elle en si mauvaise santé ? En 2012, année de la campagne, la société affiche un déficit d’un million d’euros. La question n’est pas tranchée dans le livre, mais un des protagonistes interrogés ose une hypothèse : «Pour brasser autant d’argent et ne pas en gagner, il faut être soit une bande de voyous, soit une bande de nuls.»
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François Rebsamen, le ministre du Travail, avait choqué la gauche début septembre, lorsqu'il avait plaidé pour un renforcement du contrôle des chômeurs. Pourtant, les résultats d'une expérimentation menée par Pôle Emploi, dévoilés mercredi lors de son conseil d'administration, prouvent que la question mérite bien d'être posée. L'expérience a consisté à mettre en place à compter de juin 2013, dans une dizaine d'agences, des équipes dédiées au contrôle. Une organisation inédite, car aujourd'hui cette tâche est dévolue au conseiller classique (qui fait en outre de l'accompagnement). C'est peu dire que ces équipes ont soulevé des lièvres: de juin 2013 à mars 2014, il s'est avéré que 50 % des chômeurs contrôlés dans les agences test de Franche-Comté, 38 % dans celles de Poitou-Charentes et 20 % dans celles de la région Paca ne recherchaient pas activement un emploi. Ces écarts régionaux, surprenants de prime abord, sont dus à une différence de méthode: 87 % des demandeurs d'emploi contrôlés ont été sélectionnés par tirage au sort en Paca, et 86 % sur des critères précis en Franche-Comté, la région Poitou-Charentes ayant adopté pour sa part une méthode mixte. Fort logiquement, les contrôles ciblés (personnes inscrites depuis plus de six mois ou ayant suivi une formation) ont été plus efficaces.
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Des chômeurs découragés Impossible toutefois d'en déduire que 20 à 50 % des chômeurs sont des profiteurs. Car les équipes ont surtout rencontré des personnes découragées. Et ce pour des problèmes de santé, de logement, d'ancienneté au chômage, d'âge… Les contacter les a remobilisées: beaucoup ont ainsi échappé à la radiation. Au final, 8 % des personnes contrôlées en Paca, 15 % de celles de Poitou-Charentes et 35 % de celles de Franche-Comté ont été radiées pour quinze jours, la sanction prévue en ce cas, ce qui a entraîné la suspension des allocations pour ceux en percevant. Mais dans les faits, plus d'un radié sur deux ne touchait pas d'allocations chômage, soit parce qu'il n'avait pas acquis assez de droits, soit parce qu'il les avait épuisés. De quoi nuancer l'idée d'abus massifs. «Il ne faut pas faire d'extrapolation nationale de ces statistiques, qui ont été faites sur un nombre réduit d'agences», avertit Jean Bassères, le directeur général de Pôle Emploi. Qui tire de cette expérimentation la nécessité de mieux accompagner les personnes en difficultés. Le directeur général admet qu'en cas de généralisation des équipes de contrôle, le nombre de radiations pour non-recherche d'emploi, aujourd'hui d'à peine 13.000 par an, augmenterait. Et concède l'échec des sanctions pour refus d'une offre raisonnable d'emploi (77 radiations en 2013!). Aujourd'hui, les sanctions sont d'abord liées au non-respect des procédures (461.000 radiations pour absence de réponse à une convocation), et non au comportement des chômeurs… Pôle Emploi se donne jusqu'à la fin mars 2015 pour décider de généraliser, ou pas, les équipes de contrôle. Mais à vrai dire, la généralisation ne fait guère de doute. Pôle Emploi veut surtout éviter les polémiques. Son directeur souligne d'ailleurs que les radiations, qui sont de courte durée, ont peu d'effet sur les chiffres mensuels du chômage. Mais il ajoute que «la gradation des sanctions est un sujet qui mériterait un jour d'être sans doute ouvert». Incontestablement, le climat change.
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La présidente du Front national a présenté une série de mesures, mercredi à Nanterre, tout en rapportant un «ensauvagement» de la société. «Je ne supporte plus ce non-dit permanent sur la sécurité», a déclaré Marine Le Pen mercredi, lors d'une conférence de presse au siège du Front national à Nanterre, en insistant sur la «nécessité urgente», selon elle, «de rétablir l'ordre républicain». La présidente du Front national a dénoncé un «ensauvagement de la société» et considéré que les 500.000 cas de violences contre les personnes connus trahissaient un bond de l'insécurité dans «87 départements sur 93». Désignant la promesse «non tenue» de rupture de Manuel Valls dans ce domaine, Marine Le Pen a également pointé le «silence gêné de l'UMP» en jugeant que la situation était le résultat des politiques menées. Passant en revue une série de crimes et délits (violences contre les personnes, vols à la tire, menaces djihadistes…), l'eurodéputée a réclamé un traitement des problèmes «sans faiblesse» et proposé une série de mesures susceptibles, selon elle, d'y faire face. Elle a notamment défendu l'idée d'un plan de construction de prisons sur cinq ans pour «désengorger et faire respecter les décisions de justice» ainsi que l'aménagement de centres de rétention semi-fermés pour les petites peines, lesquels seraient basés sur des réaffectations de sites abandonnés par l'État (hôpitaux et casernes militaires).
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L'exécutif avait trouvé un subterfuge pour éviter une élection législative partielle périlleuse dans le Doubs. Un plan perturbé par le calendrier de la Commission européenne. C'est un problème dont le gouvernement n'arrive pas à se défaire. Comme le relatait Le Scan en mai dernier, la nomination du député du Doubs à la Commission européenne pourrait coûter cher au PS car la majorité socialiste absolue au Palais Bourbon ne tient plus qu'à un siège… Alors que le gouvernement avait trouvé un subterfuge permettant d'éviter une législative partielle périlleuse en confiant au ministre de l'Économie une mission spéciale de six mois, le calendrier de la Commission pourrait perturber ce plan bien huilé. Comme le note l'Opinion ce mercredi, une fois sorti du gouvernement Pierre Moscovici s'est vu confier une mission auprès de Matignon sur la «place de la France dans l'Union européenne». Ce poste lui permettait de transmettre son siège de député à son suppléant au bout de six mois et un jour sans passer par une nouvelle élection, comme le prévoit la loi. Une partielle que le PS cherche à tout prix à éviter. Lors des dernières municipales, Pierre Moscovici a été battu dans la commune de Valentigney, dans le Doubs, où il figurait en troisième position de la liste PS. Son fief de Montbéliard a lui aussi basculé à droite. Tout porte donc à croire que la droite pourrait rafler ce dernier siège qui assure aux socialistes la majorité absolue. La Slovénie au secours du PS? Le décret annonçant la mission de Moscovici ayant été publié le 5 mai, le prédécesseur de Michel Sapin ne doit pas démissionner avant le 5 novembre s'il veut éviter ce cas de figure. Mais le calendrier de la Commission européenne ne s'embarrasse pas de telles considérations. La nouvelle équipe de Jean-Claude Juncker devant entrer en fonctions le 1er novembre, les nouveaux commissaires sont tenus de démissionner de leurs autres mandats au 31 octobre. Ce qui ne permettrait donc pas d'éviter une élection partielle à Moscovici. Mais les socialistes ont un dernier espoir, note L'Opinion : la nomination du commissaire slovène n'est pas encore arrêtée et pourrait reporter les premiers pas de la nouvelle Commission à la mi-novembre. Si les socialistes perdaient la majorité absolue, leurs alliés du Parti radical de gauche prendraient une importance considérable. Sur de nombreux textes de lois, le PS doit en effet faire face à la défiance régulière des élus communistes et écologistes, sans compter l'indiscipline des députés frondeurs qui se sont déjà abstenus plusieurs fois de soutenir les orientations du gouvernement. Les relations étant glaciales entre Jean-Michel Baylet et le gouvernement depuis sa défaite aux sénatoriales, qu'il impute aux socialistes, cette perspective a de quoi donner quelques cauchemars à l'exécutif. Le PRG doit d'ailleurs décider ce vendredi d'une éventuelle sortie de ses trois ministres du gouvernement.
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La France va mettre en oeuvre un dispositif de contrôle sanitaire à l'arrivée sur son sol des vols en provenance des zones touchées par l'épidémie d'Ebola, a annoncé ce mercredi l'Elysée dans un communiqué. Jusqu'ici, les voyageurs n'étaient contrôlés qu'au départ, notamment par des tests de température. Ce communiqué a été publié à l'issue d'un entretien avec le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de gouvernement britannique et italien David Cameron et Matteo Renzi. "L'ensemble des dirigeants ont fait part de leur solidarité avec les pays touchés et appelé à la mobilisation de la communauté internationale et de l'Union européenne, en étroite coordination avec les Nations Unies, l'OMS et les pays concernés", poursuit l'Élysée. Réunion de crise à la Maison blanche Le président français a par ailleurs réaffirmé que son pays "répondrait favorablement à la demande guinéenne de construction de nouveaux centres de traitement anti-Ebola, en plus de celui en cours de déploiement à Macenta, en Guinée forestière". Il a également "fait part du déploiement de personnels de la protection civile pour mener des actions de formation auprès des autorités guinéennes", toujours selon l'Élysée. Barack Obama de son côté devait réunir mercredi après-midi à la Maison Blanche l'équipe américaine chargée de coordonner la réponse face à l'épidémie d'Ebola, peu après l'annonce par les autorités du Texas d'un deuxième cas d'Ebola chez une soignante. Ebola a fait plus de 4400 morts depuis le début de l'année sur près de 9000 cas recensés dans sept pays, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.
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L'élection de Joris Hébrard, maire Front national du Pontet (Vaucluse), a été annulée par la justice, annonce son opposant UMP Claude Toutain. Ce dernier, qui a perdu par sept voix d'écarts en mars dernier, avait introduit un recours en avril. Le Tribunal administratif de Nîmes lui a donné raison ce jeudi. "Le tribunal nous a rétablis dans notre légitimité", déclare Claude Toutain. "A priori, c'est annulé", a déclaré de son côté le directeur de cabinet du maire, Xavier Magnin, qui attendait toutefois confirmation de son avocat. L'entourage du maire n'a pour l'heure pas précisé s'il souhaitait contester cette décision auprès du Conseil d'Etat ou non. S'il le faisait, cette décision serait suspensive, c'est-à-dire qu'il resterait maire en attendant le jugement. S'il renonce à porter un recours, de nouvelles élections seront organisées dans les trois mois. A la mairie du Pontet, Joris Hébrard s'est notamment illustré en juin en adoptant la fin de la gratuité totale de la cantine scolaire pour les enfants des familles les plus démunies. Décision qui avait suscité une vague d'indignation dans la commune.
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L'homme est devenu un habitué des tribunaux. Dieudonné a été mis en examen cet été pour fraude fiscale, blanchiment et abus de biens sociaux, rapportent des sources concordantes à l'AFP, vendredi 17 octobre. Après une enquête préliminaire du parquet de Paris portant notamment sur le patrimoine et des mouvements de fonds de l'humoriste controversé, une information judiciaire avait été confiée début avril au juge Renaud van Ruymbeke. Déjà condamné à de multiples reprises notamment pour propos antisémites, Dieudonné fait encore l'objet de plusieurs procédures judiciaires. Il doit notamment être jugé le 26 novembre à Paris pour l'appel aux dons qu'il avait lancé sur internet pour payer ses condamations pécuniaires, ce qu'interdit la loi. Il doit aussi comparaître le 28 janvier 2015, toujours à Paris, pour provocation à la haine raciale après des propos sur le journaliste de France Inter Patrick Cohen.
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Un homme armé a été tué ce vendredi matin par un policier alors qu'il tentait de cambrioler une supérette, rue de Varsovie, dans le centre-ville de Toulouse (Haute-Garonne), selon une information de France 3 Midi-Pyrénées. Le policier qui a abattu ce malfaiteur a été placé en garde à vue. L'homme, sur lequel aucune information n'a été fournie, est entré vers 6 heures dans une supérette du quartier Saint-Cyprien, apparemment pour voler la caisse et a frappé un employé, tandis qu'un autre a pu appeler des secours. La brigade anticriminelle (BAC) est rapidement arrivée sur les lieux mais s'est retrouvée dans l'axe du malfaiteur. La BAC a alors tiré, sans que l'on sache s'il y a eu échange de tirs, et l'a atteint au thorax. Le malfaiteur est décédé des suites de sa blessure. Le procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau et son adjoint, toujours sur les lieux, se sont pour l'instant refusés à toute précision. La supérette, située à l'angle de la rue de Varsovie et de la place Roguet, sur la rive gauche de Toulouse, était entourée d'un cordon de sécurité et les rideaux de ses accès baissés dans la matinée. Les enquêteurs du SRPJ, à qui l'enquête a été confiée, se trouvaient à l'intérieur des locaux. Dans la matinée de jeudi, deux autres braquages visant des commerces étaient survenus à Toulouse selon La Dépêche.fr. Un homme exhibant une arme de poing s'était fait remettre vers 11 heures la caisse d'un salon de coiffure, toujours dans le quartier Saint-Cyprien. Trois heures plus tard, un homme muni d'une arme blanche s'était attaqué à une supérette à Tournefeuille. Il avait pris la fuite après s'être fait remettre l'argent en caisse. Un porte-parole du syndicat Unité SGP FO de la police, Didier Martinez, a fait état de son «total soutien aux policiers de la BAC qui sont intervenus ce matin dans la supérette». «Il y a eu plusieurs braquages ces derniers temps et on est un peu sur les dents, même si certains braquages ont été commis avec des armes factices», souligne le syndicat.
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La mesure est éminemment symbolique. Les députés PS ont finalement obtenu jeudi de l'exécutif que des baisses de prestations familiales, en particulier de la prime à la naissance, soient remplacées par une modulation des allocations selon le revenu, une annonce fraîchement accueillie par les associations familiales et la CGT. Cette mise sous conditions de revenus des allocations, idée soutenue "très majoritairement" par les députés socialistes, est "une réforme d'ampleur où il a fallu convaincre", a souligné à l'AFP leur chef de file, Bruno Le Roux, affirmant avoir plaidé pour qu'"on ne demande pas le même effort à toutes les familles" et que les classes moyennes et modestes ne soient pas touchées. "C'est la réparation d'une inégalité de notre politique familiale", a aussi jugé l'élu de Seine-Saint-Denis dans un communiqué. La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a indiqué en fin de journée que le gouvernement était d'accord avec ce principe de modulation. Manuel Valls s'est pour sa part félicité de la modulation des allocations familiales, "une mesure de justice". "Le Premier ministre se félicite [de cette mesure], à la fois pour la méthode, car c'est comme cela que l'on veut travailler avec le groupe socialiste, et à la fois sur le fond, parce que cette mesure de modulation est une mesure de justice qui va concerner 13 % des familles qui perçoivent des allocations familiales", a souligné Matignon. "L'universalité n'implique pas l'égalité" Concrètement, les allocations familiales de base (129,35 euros mensuels pour deux enfants, 295,05 pour trois, 460,77 pour quatre) seront divisées par deux à partir de 6 000 euros de revenus pour le foyer, et par quatre à partir de 8 000 euros. Il n'y aura pas de changement pour les familles ayant moins de 6 000 euros de revenus. La prime à la naissance, déjà conditionnée aux ressources, ne sera pas divisée par trois à partir du deuxième enfant comme le souhaitait initialement le gouvernement. La majoration des allocations familiales à 14 ans sera également préservée, au lieu d'être décalée à 16 ans. Par cette modulation, "nous restons sur une universalité, car toutes les familles continueront à toucher des allocations, mais c'est plus juste et c'est la meilleure solution dans le contexte actuel" d'économies, s'est félicitée la rapporteur (PS) pour la partie famille du budget de la Sécurité sociale, Marie-Françoise Clergeau. "L'universalité n'implique pas l'égalité", a tweeté son collègue socialiste Christophe Castaner.
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Mais le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a aussitôt critiqué une modulation "contraire à l'esprit même de la Sécurité sociale". L'Union nationale des associations familiales (Unaf) a jugé "impensable" et "impossible" cette modulation. "Cette solution-là n'a pas ma faveur [...]. Je suis attaché à l'universalité des droits", a réagi l'ex-ministre PS, Benoît Hamon, sur BFM. "Un des derniers piliers de la solidarité" Cette réforme doit permettre de réaliser 800 millions d'euros d'économies en année pleine, et 400 millions d'euros dès 2015. La branche famille de la Sécu doit réaliser un total de 700 millions d'euros d'économies l'an prochain, un niveau qui est maintenu. Ainsi, le principe d'un partage accru du congé parental devrait être maintenu pour atteindre cet objectif. Les députés socialistes bataillaient depuis plusieurs jours pour arracher cette modulation à François Hollande. Celui qui y était favorable encore début 2013 avait semblé fermer la porte à cette éventualité il y a une semaine, en évoquant un principe qui "n'a pas été retenu". D'après plusieurs parlementaires PS, le président a été "convaincu de la détermination des députés à avancer", lors de rencontres ces derniers jours et notamment mardi soir. Une rencontre mercredi de députés avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, puis le calage technique de Matignon ont débouché sur cette annonce jeudi. Les sondages plaidaient aussi en faveur de cette réforme : près de huit Français sur dix estiment que les allocations familiales doivent être modulées. En commission des Affaires sociales mercredi soir, où était examiné le projet de budget de la Sécu, l'objectif de baisse des prestations familiales s'était heurté à un mur d'opposition de cinq des six groupes politiques. Radicaux de gauche, écologistes, Front de gauche, UDI et UMP avaient tenté de faire annuler la révision à la baisse de la prime à la naissance, dénonçant une mesure "inéquitable", "inacceptable" ou encore "injuste". Ce n'est pas pour autant qu'ils se prononceront pour une modulation des allocations familiales. Les députés UMP se sont ainsi prononcés unanimement contre en début de semaine en réunion de groupe. "Les allocations familiales sont un des derniers piliers de la solidarité. Si on commence à introduire des conditions de ressources, alors on n'y échappera pas non plus pour les soins, et la retraite par répartition pourrait aussi être remise en cause", prévient leur chef de file, Christian Jacob.
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Hippodrome de Compiègne : un non-lieu requis pour Eric Woerth devant la Cour de justice de la République Le ministère public a requis un non-lieu pour l'ancien ministre du Budget Eric Woerth devant la Cour de justice de la République (CJR) dans l'affaire de la vente contestée de l'hippodrome de Compiègne, a annoncé samedi à l'AFP son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne. L'affaire n'est pas terminée. Il appartient désormais à la commission d'instruction de la CJR de prendre une ordonnance de renvoi ou de non-lieu pour l'ancien ministre. L'ex-ministre du Budget avait été réentendu en août dernier par la CJR sur la vente controversée de l'hippodrome 2010. Les magistrats de cette instance habilitée à enquêter sur les faits commis par les ministres dans l'exercice de leurs fonctions l'avaient maintenu sous le statut intermédiaire de témoin assisté. "Il n'y a pas de charge contre moi", s'était-il défendu. Cette affaire est l'objet de deux enquêtes menées en parallèle, celle instruite à la CJR et son volet non-ministériel conduit par des juges du pôle financier de Paris. Au centre des interrogations de la justice, la décision, prise le 16 mars 2010 par l'élu de l'Oise, alors ministre du Budget, de valider par arrêté la vente de gré à gré pour 2,5 millions d'euros d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne, comportant un golf et un hippodrome, à la Société des courses de Compiègne (SCC), jusqu'alors locataire. Une décision prise malgré l'opposition de responsables de l'Office national des forêts (ONF) et les réserves du ministère de l'Agriculture. L'enquête de la CJR pour prise illégale d'intérêt avait été ouverte en janvier 2011.
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Le document final du synode sur les évêques a été voté en fin de session, samedi soir. Dans ce rapport intitulé "relatio synodi", aucun accord n'a été dégagé sur les cas des divorcés et des homosexuels. Le rapport fait un inventaire des problèmes très divers de la famille catholique sur les cinq continents, dont ceux de l'accueil dans l'Eglise des personnes en union libre, homosexuelles et divorcées, dans le cadre du processus d'ouverture voulu par François, que redoutent les conservateurs.

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États-Unis : une société structurellement raciste

resistance 2014-10-12 18:35:46

 

Président blanc et liberté blancheLes États-Unis, mieux qu’aucun autre pays, sont passés maîtres dans l’art d’entretenir les mythes liés à leur histoire. Le rêve américain est un concept qui remonte à l’arrivée des pèlerins, au XVIIème siècle. Aujourd’hui, il repose sur trois éléments majeurs : l’espoir d’une vie prospère, l’égalité comme valeur fondamentale et le sentiment d’appartenance à une Nation à nulle autre pareille.  Les discours du président Obama évoquent ces thèmes de mérite personnel et de possibilité de mobilité sociale pour l’ensemble de la population.

Pourtant, tout ce qui brille n’est pas forcément de l’or et deux mandats successifs d’un président noir ne suffisent pas à effacer les blessures indélébiles d’un passé violent, expansionniste et profondément raciste. Cinquante ans à peine se sont écoulés depuis la signature par Lyndon Johnson du Civil Rights Act déclarant de fait illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. Cinquante ans qui n’ont guère faire bouger les lignes. Le pays reste plus que jamais divisé sur une base ethnique en ce qui concerne le revenu, l’instruction, la santé et la possibilité d’ester ou de se défendre en justice. Récemment, l’actrice noire américaine Danielle Watts, qui a campé le rôle d’une esclave dans Django unchained, a vécu une interpellation de plus humiliantes. Alors qu’elle se trouvait avec son mari dans leur voiture dans un quartier chic de Los Angeles, des policiers sont intervenus pour les interpeller pendant qu’ils s’embrassaient. Les forces de l’ordre ont expliqué avoir reçu l’appel d’un résident qui dénonçait une « exhibition indécente d’un homme et d’une femme à l’intérieur d’une Mercedes avec une porte ouverte ». Les policiers n’ont pas reconnu l’actrice et ont pensé que la jeune femme était une prostituée noire qui embrassait son client blanc. Ces choses sont fréquentes dans la très démocratique Amérique ; elles finissent souvent très mal lorsqu’il s’agit non pas de personnes publiques mais de pauvres hères. Cet été, un jeune noir américain, Michael Brown, était arrêté à Ferguson parce qu’il marchait sur la route et non pas sur le trottoir. Il rentrait de faire ses courses, accompagné par un de ses copains. Il est alors abattu par un policier. Pour défendre Darren Wilson, l’agent blanc qui a tiré, le chef de la police locale invoque l’agressivité dont aurait fait preuve la victime. Mais Brown n’était pas armé, et son copain affirme que le policier a fait feu alors qu’il avait les mains en l’air. L’autopsie pratiquée à la demande de la famille du jeune homme montre qu’il a été touché par six impacts de balle, dont deux à la tête. Les résultats montrent que la balle responsable de la mort laisse supposer que la victime se tenait tête baissée, un signe de reddition au moment du coup de feu. La flambée de colère qui a suivi  serait incompréhensible si l’on se bornait à l’expliquer à travers les seules circonstances de la tragédie. « Si l’attitude de la police fut l’étincelle qui a déclenché l’explosion de Ferguson, la pauvreté et le désespoir en sont les causes essentielles », révèle le journaliste du Saint-Louis Post-Dispatch, David Nicklaus. Dans le quartier où Brown a été abattu, habité à plus de 70 % par des Noirs, le revenu annuel moyen ne dépasse pas 27.000 dollars (21.500 euros). Et si l’on observe l’évolution des salaires perçus, les chiffres ne sont pas beaucoup plus folichons. Selon les statistiques officielles, les revenus des habitants ont chuté de 30 % depuis l’an 2000. Au même moment s’affiche une insolente richesse dans les quartiers huppés de Saint-Louis habités quant à eux par des Blancs. Les États-Unis ne sont donc pas ce pays libre et tolérant que les scénarios de films hollywoodiens voudraient nous faire croire. Le racisme de l’époque de l’esclavage a persisté même après son abolition. Si les Noirs américains représentent 12 % de la population américaine, ils forment 42 % du fameux couloir de la mort. Le déséquilibre est encore plus frappant si l’on considère l’origine des victimes : un Noir qui a tué un Blanc a beaucoup plus de chance d’être exécuté qu’un Blanc qui a tué un Noir. Au niveau national, la majorité des victimes ne sont pas blanches. Pourtant, 80 % des sentences sont prononcées à l’égard des meurtriers d’Américains blancs. Par ce constat, on remarque d’une part que la peine de mort est un dispositif majoritairement au service des personnes de couleur blanche et d’autre part, que la vie n’a pas le même prix selon la couleur de la peau ou les capacités financières de chacun. Le fossé entre Noirs et Blancs s’exprime aussi sur le terrain social. Entre 1984 et 2007, l’écart entre les uns et les autres a été multiplié par quatre, les foyers blancs à moyens revenus étant bien plus riches que les foyers noirs qui sont au plus haut de l’échelle. « Même lorsqu’ils font tout ce qu’il faut - c’est-à-dire étudient, travaillent dur, ont une bonne paie – les Afro-Américains ne peuvent atteindre le niveau de richesse de leurs collègues blancs, et cela se traduit par une grande différence de chances dans la vie », écrit dans un communiqué Thomas Shapiro, coauteur d’une étude publiée en 2010 par l’université de Brandeis(Massachusetts). De même que les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du monde arabe sont témoins de la brutalité des États-Unis en dehors de ses frontières, ces mêmes communautés sont confrontées à l’exploitation raciste et coloniale à l’intérieur de ses frontières. Ces deux phénomènes sont inextricablement liés. L’Empire s’est construit sur le dos des esclaves noirs et le génocide des Noirs ainsi que sur la colonisation et le génocide des peuples indigènes. Ceux qui pensent que le destin des peuples aux États-Unis est lié aux partis de la classe dirigeante (les Républicains et les Démocrates) vivent dans l’illusion. La défaite de l’Empire américain n’arrivera que par la lutte et par l’organisation du peuple émergeant à travers les soulèvements et la colère des communautés contre l’injustice. Capitaine Martin

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IL Y A ENCORE DES ETRES CHAIRS CHIENS

CHARLIEHEBDO 2014-10-10 15:06:04

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Le Panda

Charlie, C'est un mâle ou une femelle :mrgreen:

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LA CRISE ÉCONOMIQUE SYSTÉMIQUE DÉMYSTIFIÉE (2)

robertbibeau 2014-10-10 13:41:14

ukraine2

La première partie de ce texte a été publié sur :  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/contradictions-dans-la-reproduction-du-capital-1/ Le paradoxe du mode de production capitaliste Le paradoxe provient du fait que l’économie « souffre » d’une sous-consommation relative. Il y a capacité de produire de plus en plus de marchandises (biens et services), en variétés et en quantités illimitées, avec de moins en moins de force de travail par unité produite. Plus le système capitaliste produit massivement et à bon compte, plus il éprouve des difficultés à tout vendre, bien que les besoins les plus élémentaires de milliards d’êtres humains ne soient jamais satisfaits. C’est que le but de la production capitaliste n’est pas de satisfaire les besoins des humains, mais de satisfaire les besoins des actionnaires. Les êtres humains pauvres ou semi-pauvres, salariés, n’ont pas assez d’argent pour acheter, consommer et ainsi concrétiser la plus-value et le profit. Pire, à ce premier paradoxe s’ajoute un second à savoir que le capitaliste dans sa quête de profits maximums est amené à réduire les coûts salariaux, mais paradoxalement moins le produit coûte cher en salaire, et moins il est profitable pour le capitaliste, application mécanique de la loi de la hausse de la composition organique du capital, avec pour corollaire, une baisse tendancielle du taux de profit (Cc/Cv). Bref, le capitaliste ne trouve aucun avantage à produire davantage. C’est ici que l’apparition du capital financier et boursier – fusion du capital industriel productif et du capital bancaire parasitaire est apparue comme la panacée permettant aux capitalistes financiers – aux rentiers – aux créanciers – de poursuivre leur accaparement du capital, leur accumulation futile et stérile puisque ne reposant sur aucune valeur mercantile réelle et utile jusqu’à l’éclatement de la bulle spéculative. Du capital bancaire et boursier, cette immensité du crédit,  non adossé à des marchandises tangibles et concrètes n’a pas de véritable valeur commerciale. Ce n’est qu’un immense nuage spéculatif (160 000 milliards de produits dérivés inscrits en bourse dit-on dans le New York Times) qui n’est que valeur de pacotille que l’on a vu s’évaporer lors du dernier krach boursier et que l’on verra bientôt se transformer en fumée lors du prochain krach financier (11). La contradiction antagoniste On le constate, il ne s’agit pas de disproportions quantitatives entre branches de production différentes dues à l’aveuglement anarchique des producteurs privés ou publics (corporations étatiques capitalistes comprises). Ce n’est pas non plus qu’il se produit trop de valeurs d’usage, puisque l’ensemble des besoins sociaux n’est jamais satisfait. C’est que le système produit trop de valeurs d’usage dans un système économico-social qui ne les reconnaît que comme valeurs d’échangemarchand. Le système produit trop de marchandises sous forme de valeurs d’échange, c’est à dire des marchandises prétendant se vendre à un prix réalisant une plus-value. C’est cette plus-value qui, se posant en capital additionnel (virtuel), est le nœud du paradoxe entre surproduction et sous-consommation spécifique au capitalisme. Envisagez ici que la vente et la consommation des marchandises, sous leurs différentes formes (biens et services) n’est que la façon pour les capitalistes de récupérer l’entière valeur marchande des produits, portion travail (salaire) et portion surtravail (plus-value). La contradiction fondamentale du mode de production capitaliste repose sur l’inadéquation des rapports sociaux de production (privé, bourgeois) et du développement de la force de travail et des forces productives (collectives). Une vérité fondamentale révélée par Marx et que les économistes pseudo marxistes ont totalement oublié, nié ou travestis, préférant stigmatiser l’iniquité dans la répartition de la richesse qui n’est qu’une conséquence de la précédente. Pour résoudre l’injuste distribution des ressources, il faut d’abord  résoudre l’injuste appropriation des moyens de les produire. Il faut mettre fin à l’exploitation privée du travail. Il faut cesser l’appropriation du surtravail et l’expropriation privées de la plus-value. Il faut abolir le salariat, la plus-value et le profit, et abolir l’État qui a pour mission de maintenir autoritairement en place cette superstructure catastrophique (12). Trop de moyens de production à exploiter On introduit ici dans l’analyse des crises une détermination concrète supplémentaire et fondamentale par rapport au schéma le plus abstrait de l’échange marchand, M-A-M (Marchandise-Argent-Marchandise), auquel nous en étions restés précédemment. C’est celle de l’échange pour l’argent, A-M-A, qui devient nécessairement échange pour l’accroissement de l’argent, A-M-A’ (sinon autant ne pas risquer A dans des investissements périlleux), via le commerce mercantile d’abord ; puis dans le mode de production capitaliste par le moyen de l’extorsion de travail non payé (la plus-value), différence entre la quantité de travail social fournie par l’ouvrier et celle dont il reçoit l’équivalent sous forme de salaire. Cette plus-value apparaît concrètement, on le sait, sous les formes du profit. Et le taux de profit, ou le taux d’exploitation, rapport de la plus-value au capital engagé (noté Pl/C), s’établit comme « la force motrice de la production capitaliste et on n’y produit que ce qui peut être produit avec profit. » Tout ceci est assez connu (quoique travesti et mésinterprété par les économistes pseudo-marxistes). Il en ressort évidemment que si le profit s’effondre la production aussi. La crise apparaît dès lors toujours comme effondrement de la production et du profit, ce qui est la même chose s’agissant d’une production de (pour le) profit (13). Marx résume très bien la relativité du phénomène : « On ne produit pas trop de subsistances proportionnellement à la population existante. Au contraire. On en produit trop peu pour satisfaire décemment et humainement la masse de la population.  Mais on produit périodiquement trop de moyens de travail et de subsistances pour pouvoir les faire fonctionner comme moyens d’exploitation des ouvriers à un certain taux de profit… » (14) Ainsi, dans le phénomène de sous-consommation, ou de surproduction, la mystification consiste à éluder cet objectif de la production capitaliste : le profit. On occulte alors que la surproduction est uniquement celle de marchandises (valeur d’échange) qui ne peuvent pas être vendues avec profit maximum, réalisant ainsi une plus-value maximale, étant donné la quantité de travail non payé qu’elles contiennent. Sous le mode de production capitaliste, on préférera détruire les marchandises plutôt que de les donner, car alors on épuise le marché. Attention cependant, dans une société capitaliste, nationalisé une entreprise, ou une banque ne constitue pas une socialisation des moyens de production, d’échanges et de communication. Il s’agit tout au plus d’une prise en charge étatique d’un canard boiteux capitaliste, ou la prise en charge d’une mission de reproduction de la force de travail destinée au capital. Impossible de reproduire sans détruire du capital La disproportion entre production et consommation sociale se résume ainsi : l’unité inévitable production-consommation ne peut se réaliser sous le capitalisme que dans la détermination ultime de ce système, soit la profitabilité privée. Production et consommation sont les deux faces de la même médaille que l’on appelle le procès de valorisation-reproduction du capital. Mais si on considère qu’il s’agit non pas de production en général, mais de production de plus-value, laquelle est accaparée par le capital privé et vient s’ajouter au capital initial, reproduit pour s’incorporer à un nouveau cycle de valorisation-reproduction-accumulation. On constate que ce procès n’est pas destiné à la consommation en soi, pour satisfaire les besoins des êtres humains, mais qu’il  est procès de reproduction sociale élargie, tout comme l’animal humain n’accumule pas pour le plaisir d’accumuler, mais il produit et accumule des biens de consommation afin d’assurer sa reproduction élargie (sa descendance, assurance de sa pérennité sociale). Le mode de production capitaliste, en tant qu’organisme vivant, n’est pas différent. Il tente de se reproduire pour sa postérité. Le problème est que par sa nature (génétique pourrait-on dire par analogie) le mode de production capitaliste privé a atteint son seuil « d’incompétence », son seuil d’incapacité, où il ne peut se reproduire sans s’autodétruire, sans détruire du salariat et du capital. C’est cette impérative nécessité de détruire du salariat et du prolétariat qui poussera la classe ouvrière à la révolte contre le patronat – contre le capitalisme – même s’il n’y paraît pas pour le moment. La tâche des communistes authentiques sera alors de faire en sorte que cette révolte ne soit pas une révolte pour des « réformes », ou un « Printemps arabe » pour la forme, mais devienne une révolution sociale fondamentale. C’est la reproduction organique élargie qui est le principe qui engendre l’accumulation du capital, sa valorisation et sa reproduction, qui est nécessairement accroissement conjoint de la production et de la consommation. Mais pas au même rythme et c’est là une contradiction systémique. Car ce mouvement inexorable d’accumulation pour la reproduction capitaliste fonde les mécanismes généraux qui amènent effectivement à une surproduction de marchandises, de moyens de production, brefs, de capital sous différentes formes, en même temps qu’à une sous-consommation relative, à une paupérisation relative (pouvant se transformer en misère absolue) des masses ouvrières, puis populaires. Mais dans ce rapport de force entre travail et capital c’est la classe ouvrière qui, par sa position objective comme enjeu central de la contradiction fondamentale, détient le destin de mettre fin à ce nœud gordien. C’est de reproduction élargie et non d’accumulation que nous discutons ici. La preuve en est qu’au milieu du présent approfondissement de la crise systémique impérialiste, l’accumulation du capital va bon train et les fortunes des milliardaires s’accroissent et se concentrent chaque jour avec entrain dans un petit nombre de mains. Le hiatus dans ce processus est que la reproduction élargie ne se produit pas. Il y a accumulation sans reproduction. Le capital financier qui s’accumule entre si peu de mains est de l’argent de pacotille n’ayant jamais fructifié et ne s’étant  jamais reproduit de manière élargie – par le procès de reproduction de la plus-value. L’amas de papiers actions – le tas de fausses monnaies – l’amoncellement de valeurs évanescentes – de produits dérivés – disparaîtra parce qu’il n’a jamais été fructifier par le travail salarié, seule source de richesse socialisée. La concurrence les enrégimente À ce stade de l’exposé, nous voyons déjà que la possibilité concrète de la crise de surproduction est induite par cette nécessité où se situe chaque capitaliste individuellement, non seulement de limiter la quantité salariale de ses employés, et donc la consommation ouvrière globale, autant qu’il le peut, afin de produire le maximum de plus-value pour lui-même, en comparaison de ses concurrents chinois, indiens, brésiliens ou russes. Le capitaliste individuel est tenu de convertir cette plus-value en moyens de production supplémentaires (pour une reproduction élargie) plutôt que de la consommer en solitaire. S’il ne travaille pas à faire exister le capital en le reproduisant (ce n’est pas l’accumulation qui donne vie au capital, mais sa reproduction), la concurrence viendra le rappeler à ses devoirs sociaux en l’éliminant comme agent économique. Faute d’élargir sans cesse sa production, de gagner en productivité en investissant dans les technologies de pointe, d’atteindre les meilleurs rendements, il disparaîtra sous les coups de ses concurrents. Le capital qu’il représente ira s’investir ailleurs dans de meilleures conditions et pour de meilleurs rendements. Ou alors il sera dévalorisé et racheté à bas prix par des concurrents plus puissants, ou encore il sera carrément éliminé. C’est pourquoi l’analyse des rapports concrets entre production et consommation doit faire intervenir la concurrence qui oblige chaque capitaliste à développer au maximum ses forces productives et à réduire au maximum sa masse salariale, ce qui à terme lui sera fatal. Ce faisant,  chaque capitaliste participe activement au drame du capital social, général, puisqu’il consacre ses efforts à diminuer sans cesse la part du travail vivant, la masse salariale, relativement à celle consacrée au capital mort, au capital constant, dans le procès de reproduction du capital qu’il administre. Il voudrait bien que les autres ne l’imitent pas pour que leurs ouvriers continuent de consommer. Mais peine perdue, ils doivent tous agir de la sorte, et le gendarme concurrence le leur rappelle de façon pertinente. Des hausses de productivité pour spolier les salariés La diminution de la part relative du produit social qui est consacrée aux salaires nécessaires (Cv) contre celle qui est attribuée au capital constant (investissement et amortissement) est une observation que ressassent les économistes de la gauche bourgeoise pour critiquer le néolibéralisme (expression vaseuse pour ne pas condamner le capitalisme, mais seulement sa mauvaise gestion par l’État des riches que l’altermondialiste aimerait administrés pour leurs bénéfices). Mais il est pourtant évident, néolibéralisme ou pas, que plus croît la part du capital constant (Cc) dans la valeur produite, plus doit augmenter aussi la part du produit qui lui revient, pour le renouveler comme pour maintenir le taux de profit. Ce que Marx avait noté : « Avec le progrès de la productivité du travail social, accompagné qu’il est d’un accroissement du capital constant, une partie relativement toujours plus grande du produit annuel du travail échoira aussi au capital en tant que tel et par là même la propriété du capital (indépendamment du revenu) augmentera constamment et la proportion de la valeur créée par l’ouvrier individuel et même la classe ouvrière diminuera de plus en plus par rapport au produit de leur travail passé qui leur fait face en tant que capital » (15). C’est là une tendance qui se manifeste avec constance. La recherche permanente de gains de productivité s’accompagne évidemment d’un accroissement plus rapide du capital constant (machineries et moyens de production) et de la consommation de matières premières que du capital variable (salaire). Il n’y a donc rien qui puisse être considéré comme anormal, sous le système capitaliste du moins, dans le fait qu’en France « la part des salaires dans la richesse nationale a chuté de 76,6% en 1980 à 68% aujourd’hui ». Aux États-Unis, elle est passée de 54% du PIB en 1968 à 43% en 2012 (16). La guerre de classes trahie Mais ce constat n’est que la manifestation d’une croissance des forces productives plus rapide que celle de la masse salariale. Le capitalisme, par la course de chaque capitaliste aux gains de productivité et à l’augmentation de la production en vue de maximiser ses profits induit une tendance au développement illimité de la production face à un accroissement limité, voire même à un rétrécissement de la consommation finale, et donc, également par contrecoup de la consommation de moyens de production. Ceux-ci se trouvent périodiquement inemployés, dévalorisés en tant que capital, et même envoyés massivement à la casse lors des crises (où il y a destruction brutale de moyens en état de fonctionnement, ce qui est différent d’un renouvellement progressif dû à l’usure). La destruction massive la plus brutale survenant pendant les guerres que l’Occident repousse vers l’Orient, l’Afrique, le Proche-Orient, mais qui de temps en temps s’invite en Ukraine, dans le Caucase, dans les rues des mégalopoles occidentales, à Fergusson ou dans la banlieue parisienne (17). Ces guerres urbaines ne sont pas des affrontements interraciaux, interethniques, interlinguistiques, intercommunautaires, mais véritablement des confrontations interclasses entre riches (par police interposée) et travailleurs ; entre le capital (par l’État interposé) et le travail, que la bourgeoisie et ses affidés de la gauche bourgeoise tentent de présenter comme des batailles au sein des classes  laborieuses. D’où cette observation de Marx : « La raison ultime de toute véritable crise demeure toujours la pauvreté et la limitation de la consommation des masses, en face de la tendance de la production capitaliste à développer les forces productives comme si elles n’avaient pour limite que la capacité de consommation absolue de la société » (18). « Ce passage a été mille fois cité par tous ceux qui voulaient s’autoriser de Marx pour expliquer la crise par la seule avidité de capitalistes refusant d’augmenter les salaires pour relancer la consommation, l’investissement et l’emploi. C’est toujours la même ineptie qui prétend isoler la sous-consommation, du rapport dans lequel elle se trouve avec le mode de production. Marx avait d’ailleurs déjà répondu clairement à ce genre de « marxistes » que c’est une tautologie que de dire que les marchandises se vendraient mieux s’il y avait plus d’acheteurs capables de les payer. Il ajoutait qu’il est d’autant plus stupide de prétendre que « cet inconvénient (le manque d’acheteurs) serait pallié dès que s’accroîtrait son (la classe ouvrière) salaire qu’il suffit de remarquer que les crises sont chaque fois préparées justement par une période de hausse générale des salaires… Du point de vue de ces chevaliers qui rompent des lances en faveur du « simple » (!) bon sens, cette période devrait au contraire éloigner la crise… la production capitaliste implique des conditions qui n’ont rien à voir avec la bonne ou mauvaise volonté » (19). Du rapport dialectique entre surproduction et sous consommation Répétons que pour Marx la limitation de la consommation n’est pas le motif ultime de la crise relative à la tendance illimitée du capitalisme au développement des forces productives, finalement inemployées. Que cette raison ultime de la crise tient à ce développement paradoxal des forces productives fondé sur la production de plus-value. Ce développement anarchique se heurte de façon contradictoire au moyen même qu’il utilise pour en produire toujours davantage. Prenons par exemple les gains de productivité obtenus par le remplacement du travail vivant (Cv) par du travail mort (Cc), de la machinerie de plus en plus automatique, performante, automatisée et  sophistiquée. Bref, le terme, « raison ultime » renvoie ici aussi bien à la surproduction de moyens de production qu’à cette sous-consommation finale qui l’accompagne invariablement. Il renvoie donc au rapport d’appropriation de la plus-value, au mode de reproduction du capital, de chaque capital privé particulier, comme course à la reproduction-accumulation que ce rapport implique. Le scandale du capitalisme à son stade impérialiste réside dans cette sous-consommation parce que, contrairement aux modes de production antérieurs, elle n’a strictement rien de « naturel » ni d’inévitable. Elle n’est pas une limite imposée par les forces de la nature ou par les forces productives à l’homme condamné à la simplicité volontaire ou involontaire. Cette limite est au contraire forgée et sociale. À contrario, cette contradiction croit avec la production des richesses et avec la facilité à accumuler cette richesse sans parvenir à la reproduire, ce qui rompt le cycle de valorisation-reproduction-accumulation sociale du capital. C’est la raison pour laquelle nous disons que les rapports sociaux de production ne parviennent plus à « contenir », c’est-à-dire à faire fructifier et faire croître les forces productives. C’est le mode de production capitaliste et l’esclavage salarié qui sont alors condamnés puisqu’ils ne parviennent plus à faire ce pour quoi ils ont été édifiés au siècle dernier en remplacement du mode de production féodal et du servage. Ainsi, la condamnation pratique qu’appelle la crise de sous-reproduction du capital est bien celle de la sous-consommation de biens et de services, parce qu’elle est purement artificielle (sociale), et non pas celle du développement limité des forces productives qui grâce aux progrès scientifiques et technologiques pourraient être démultipliées. Bien que relative à la surproduction, c’est la sous-consommation qui condamne le capitalisme à sa destruction en alimentant la lutte de classe du prolétariat, le fossoyeur du salariat, du moment qu’il perçoit que ce système économique ne lui permet plus de se reproduire en tant que classe sociale. Nous y reviendrons. Tandis que le développement des forces productives, de la science et des  technologies, est le côté positif du capitalisme, une condition potentiellement réalisée pour abolir la sous-consommation (la pénurie), c’est-à-dire en fait pour abolir le rapport d’appropriation privée qui est à la racine de la contradiction insoluble entre forces productives et rapports sociaux de production. Ce n’est pas en s’opposant à la consommation, à la mondialisation, à la globalisation, à l’internationalisation du processus de production que nous trouverons la solution à la contradiction du capitalisme, mais en s’opposant à  l’expropriation de la plus-value, à la privatisation du fuit de la productivité accrue, et à la destruction des moyens de production (20). La solution de la contradiction antagoniste Ceci signifie que la classe ouvrière se mettra un jour en marche pour l’insurrection. Elle sera motivée par le désir de préserver les conditions de reproduction de son esclavage salariée. Ce sera l’ultime lutte de la classe ouvrière « en soi », gréviste et instinctive pourrait-on dire, pour son autoreproduction en tant que classe sociale. Le passage à la phase révolutionnaire du processus de changement radical de la trame sociale  consistera pour la classe ouvrière à conscientiser que l’ancien système économique ne peut pas être sauvé, le retour vers le passé est trépassé, et un nouveau mode de production socialisée est exigé, et il est de sa vocation de classe « pour soi » de l’édifier mettant fin, une fois pour toutes, à la succession des sociétés de classes. À LIRE EN COMPLÉMENT POUR QUI VEUT APPRENDRE L’ÉCONOMIE : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

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Le Panda

Robert, voici un article qui fait bien le complément du premier passage. Par contre il semblerait judicieux d'indiquer aux lecteurs et intervenants potentiels que cet article est passé aussi sur Les Voix du Panda. Merci de comprendre que le lien n'était pas trop difficile à faire y compris le cas de citer d'autres lieux ou tes articles peuvent paraitre. Cordialement, Le Panda Patrick Juan
Le Panda

http://www.panda-france.net/?p=23576 Voici le lien dont je parlais dans le commentaire N°1 Cela facilite la lecture pour les mal entendant et surtout les aveugles et non voyants. Merci :roll:

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Le libéralisme, une dictature qui se met en marche…

resistance 2014-10-05 18:08:52

Aldous HuxleyAu temps du fascisme, le contrôle des gouvernants sur les peuples s’exerçait de manière autoritaire et la répression était la règle contre les opposants au régime. Aujourd’hui, le droit de vote constitue la clé de voûte de la démocratie. Établi en France par la Constitution des droits de l’homme et du citoyen de 1789, il permet à chacun d’exprimer pleinement ses libertés individuelles. Choix des dirigeants, moyen de faire entendre sa voix, voter reste selon la vulgate officielle le moyen le plus efficace et le plus direct de participer à la vie démocratique. La pétition, la grève, la manifestation, etc. ne sont que le corollaire du droit de vote qui reste le rouage fondamental du système démocratique. Cet horizon semble généralement indépassable. Alors, quand Herbert Marcuse affirme « qu’une des réalisations de la civilisation industrielle avancée est la régression non-terroriste et démocratique de la liberté, la non-liberté efficace, lisse, raisonnable, qui semble plonger ses racines dans le progrès technique même », cette phrase interpelle. Pour bien comprendre ce que le philosophe allemand voulait dire, il est nécessaire de comprendre les nouvelles formes d’assujettissement de la société postmoderne d’aujourd’hui, royaume de l’illusion réconfortante chère à Chomsky.

Depuis la disparition du Rideau de Fer et la chute du mur de Berlin, d’aucuns se croient entrés dans une ère post-idéologique. Une ère libérée des dogmatismes du XXème siècle, un monde dans lequel chaque individu est en mesure de déterminer lui-même le contenu de ses représentations intellectuelles,  morales, politiques et religieuses. « On pense à ce que l’on veut et on pense soi-même à ses idées », nous dit-on. À partir de la fin des années soixante-dix, le néolibéralisme apparaît comme la nouvelle idéologie dominante. Elle sera d’abord mise en application aux États-Unis avec le président Ronald Reagan et en Grande-Bretagne avec Margaret Thatcher avant de se propager au reste du monde. Sur le plan politique, le néolibéralisme prône une réduction maximale de l’État ce qui, mécaniquement, accentue le pouvoir de l’oligarchie. Sur le plan économique, c’est le développement du marché dans tous les domaines, la financiarisation d’une partie du capital et la mondialisation du commerce. L’État n’est plus à même de réguler à lui seul le marché, en conformité avec lequel la politique doit désormais évoluer. On assiste à un renforcement de la libéralisation, de la privatisation et de la dérégulation. Lesconséquences sociales de ces mutations économiques sont de plus en plus perceptibles et douloureuses : l’émergence d’une « classe supérieure » adaptée au nouvel environnement concurrentiel va de pair avec celle d’un groupe sans cesse grandissant de personnes laissées pour compte. Les intérêts du marché l’emportent sur ceux de la société. Ces mutations économiques et politiques influencent profondément le monde des idées et de la culture. Ces activités humaines ne doivent-elles pas elles aussi se soumettre aux lois du marché ? Les produits culturels deviennent interchangeables, la solidarité humaine est réduite à des rapports entre producteurs et consommateurs et les institutions culturelles deviennent des entreprises du marché de la culture. C’est dans les médias, qui règnent à présent en maîtres sur le domaine culturel, que la commercialisation de la culture est la plus évidente. Les médias sont désormais plus importants dans la socialisation que ne l’étaient l’enseignement et l’Eglise autrefois. La télévision occupe aujourd’hui une place prépondérante dans notre société. Elle est pour ainsi dire le ciment social ; elle constitue le cadre référentiel, quasi unique, de la société. Les médias, on peut s’en douter, fonctionnent à tous égards selon des critères privés, inspirés du marché. Il y a encore une vingtaine d’années, les journaux dépendaient (en partie) pour leur financement d’organisations politiques ou philosophiques. La presse d’opinion était encore bien présente. De nos jours, tous les journaux sont des produits commerciaux dirigés par des entrepreneurs (des patrons) et soumis fatalement aux lois du marché. Il en va de pair avec la télévision. Ne parlons pas de l’abrutissement dont est victime le secteur médiatique dans sa quasi-totalité. La plupart des journaux et émissions télévisées réduisent l’information et d’actualité aux futilités de la vie quotidienne. Les actualités se traduisent en taux d’audience, si bien que l’information n’est plus diffusée qu’à la condition de générer du profit. Les médias sont pour ainsi dire des producteurs de matière idéologique. Ils déterminent ce dont on parle et ce dont ne parle pas, ce qui peut être regardé et ce qui ne peut pas l’être, qui est ou qui n’est pas « expert ». Ils définissent les limites de la critique permise ; ils font partie de la grande industrie du divertissement, source d’enrichissement infinie pour les propriétaires et ses vedettes. Le concept d’idéologie se voit dans ce contexte singulièrement réduit à une pensée unique. « Symbole d’un marché désincarné et sans visage, cette dernière évoque une représentation insaisissable du pouvoir, entre dispersion et disparition, dissémination et dissolution ». Notre époque est finalement la plus idéologique qui soit. Comme l’écrivait Marx il y a près de deux siècles dans l’Idéologie allemande, « les pensées de la classe dominante sont les pensées dominantes, autrement dit la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle ». Ainsi, les pensées dominantes ne sont pas autre chose que l’expression idéale des rapports matériels dominants, elles sont ces rapports matériels dominants saisis sous forme d’idées, donc l’expression des rapports qui font d’une classe la classe dominante. Ce sont en quelque sorte les idées de sa domination. Le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, la société dans son ensemble, sont dominés par les relations sociales qu’impose cette pensée unique. Les propositions et projets de lois sont pensés à partir de cet environnement. Sous les apparences de liberté se cache en réalité une dictature suffisamment subtile pour faire croire au plus grand nombre qu’il est encore libre. Capitaine Martin

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