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CES AVIONS QUI ECRIVENT DANS NOTRE CIEL
JONAS 2008-07-16 22:58:05
Vous avez tous remarqué ces traces blanches laissées par les avions, mais vous êtes vous interrogés sur les conséquences de ces " traces " ?
Je ne vais pas me faire que des amis en ouvrant ce débat.
Il s’agit d’un fléau plus grave que celui que nous font encourir les centrales nucléaires et leur possible accident majeur, puisqu’il concerne toute l’Humanité.
LES CONTRAILS ! Mot inconnu pour bon nombre d’entre vous, Ils désignent les traînées blanches que produisent les réacteurs des avions de transports, longs et moyens courriers.
La plupart du temps en matière de pollution pour ce type de transport, on met l’accent sur le CO2, mais on se garde bien de vous parler des CONTRAILS, ils s’évaporent dans le ciel et deviennent invisibles, comme la radioactivité atmosphérique qui s’échappe d’une centrale nucléaire.
Ils sont pourtant globalement beaucoup plus redoutables que la radioactivité. À votre insu, ils sont responsables de l’accélération fulgurante de la fonte des calottes polaires, de celle des glaciers et de la sécheresse de nombreuses régions de France et plus largement des modifications climatiques dans de nombreux pays.
Les raisons : Pour des raisons d’économies d’énergies et de pollution, Les compagnies aériennes, font voler leurs appareils à très haute altitude, entre 6 000 et 10 000 mètres, là ou la résistance à l’air est moindre, puisqu’il y a raréfaction de l’air.
Cette méthode leur permet de faire des économies considérables et les agences de voyages peuvent proposer des billets et des voyages lointains à des prix très attractifs. Alors pourquoi se priver d’aller bronzer aux Seychelles ou en Nouvelle Calédonie ? Pourquoi ne pas aller visiter les pyramides et la vallée des rois en Égypte, etc.
Si vous parlez de pollution aux touristes amateurs de ces voyages, ils vous répondront que l’avion n’est pas très polluant, qu’ils ne font cela qu’une fois par an et en dernier ressort que c’est par humanisme ! Oui ! Ils apportent des devises à ces pauvres gens du tiers et du quart-monde ! Ce que l’on ne leurs dit pas, c’est qu’ils vont sûrement rendre leur pays inhabitable par la sécheresse qui aboutit au manque d’eau, et qu’il y a de forte chance pour des régions entières disparaissent sous les flots des mers ou océans.
Il faut prendre en compte que même, sans la pollution ajoutée des Contrails, en moyenne un passager d’avion émet deux fois plus de CO2 qu’en voiture, 6 fois plus qu’en train, en métro ou en bus. Pour les marchandises, on évalue qu’il produit 6,5 fois plus de CO2 qu’un camion et 80 fois plus qu’un train ou un bateau.
Les CONTRAILS viennent s’ajouter à cette pollution déjà considérable
Comme il existe sur terre des autoroutes, celles qui régissent le ciel, se nomment Couloirs Aériens. Le trafic national et international emprunte ces voies obligatoires surveillées par des contrôleurs aériens. Actuellement 8 000 de ces appareils survolent chaque jour le ciel de France.
Les CONTRAILS qui ne mesurent qu’une dizaine de mètres de larges et la moitié en épaisseur à une centaine de mètres derrière les appareils, se déploient en fonction des vents d’altitudes, sur des centaines de mètres, voire sur des kilomètres. Les spécialistes vous diront comme certains responsables de la météo nationale et comme le font les responsables d’AREVA pour le nucléaire, ce n’est pas dangereux, au contraire, ces traînées qui ressemble à des cirrus font de l’ombre et baisser la température ! ?
C’est absolument faux ! L’observation visuelle à partir du sol et par images satellites démontre que : Les nuages qui circulent sous ces CONTRAILS, sont littéralement vaporisés et se transforment en vapeur d’eau ou cristaux de glace en fonction de la température. Ils deviennent des cirrus ou des cirrostratus.
J’ai vu ce que l’on nomme vulgairement une enclume génératrice d’orages et de fortes précipitations, association de cumulus et cumulo-nimbus, littéralement décapité par la dérive des CONTRAILS d’un couloir aérien. Vous imaginez que de tels phénomènes journaliers et répartis sur un territoire, occasionnent des modifications climatiques redoutables.
J’invite les internautes qui auraient des doutes, à observer soit visuellement de chez eux, soit en observant attentivement les images satellites qui ne manquent pas sur la toile, ces types de phénomènes. À titre indicatif, un couloir aérien existe entre Lyon et Marignane en Provence. Je vous recommande de visualiser les perturbations ou masse de nuages qui arrivent de l’Ouest vers la Provence. Celles qui viennent en direction de la Provence disparaissent pour aller se reformer dans le Var, celles en direction des Alpes font de même. Le couloir aérien, Lyon-Marseille modifie considérablement dans son voisinage, les précipitations, l’ensoleillement donc les températures. Bien d’autres conséquences pourraient être développées ! Le sujet est très vaste, comme pour les centrales nucléaires.
J’attends vos commentaires et vos éventuelles observations et je vous répondrai en fonction de mes connaissances d’amateur, et surtout de mes observations visuelles et de leurs analyses.
Amicalement à tous.
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Nucléaire français: courage, fuyons! Et plus !
olivier cabanel 2008-07-16 15:14:45

Après la fuite du 7 juillet dernier, au Tricastin, annoncée tardivement par l’exploitant, le feuilleton rebondit, une nouvelle fuite est déclarée à Romans sur Isère. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sarkozy n’a pas de chance.
Il décide de promouvoir le nucléaire à tout va, essaye d’en vendre dans le monde à tous les pays, même les plus discutables en terme de démocratie : la Chine, la Libye, etc… oubliant au passage qu’il a signé le pacte de Nicolas Hulot, lequel ne fait pas la part belle au nucléaire, comme on s’en doute.
Il commerce avec le Niger, lequel nous fournit près de 70% de l’uranium qui fait tourner nos réacteurs nucléaires.
Remarquons au passage que l’argument de l’indépendance énergétique de notre pays vole en éclat, puisque nous n’avons pas les ressources suffisantes pour alimenter nos centrales.

Et voici qu’éclate un énorme scandale.

Une fuite dans l’usine SOCATRI d’effluents radio-actifs, déclarée au moins douze heures après l’accident, laissant les touristes des lacs de loisir avoisinant se baigner en toute tranquillité.
Plus les jours passent, plus les mauvaises nouvelles s’amoncellent :
La nappe phréatique est polluée,
Les plans d’eau avoisinants aussi,
L’eau du robinet est interdite à la consommation, ainsi que les poissons,
Les vignerons du Tricastin songent très sérieusement à débaptiser leur vin.
La CRIIRAD annonce que plus de 700 kg de déchets nucléaires sont enterrés dans une butte à proximité, et ceci depuis trente ans.
Les derniers prélèvements font apparaître que la pollution de la nappe est antérieure à l’accident du 7 juillet.
Jean louis Borloo décide alors de faire vérifier l'état de toutes les nappes phréatiques voisines des réacteurs nucléaires de notre pays.
Patatras! on découvre aujourd’hui 18 juillet qu’une nouvelle fuite d’effluent radio-actif s’est produite à Romans sur Isère.
Elle a été provoquée par la rupture d’une canalisation rejetant des « effluents liquides uranifères ».
Madame Lauvergeon, la grande patrone d’AREVA s’est rendue aujourd’hui sur le site du Tricastin, et elle a été reçue plutôt fraîchement par les populations locales, et les militants du réseau « sortir du nucléaire », qui avaient décidé un rassemblement devant le site.
La mise à la porte du directeur de la SOCATRI n’apporte qu’une réponse incomplète à la situation.
La CRIIRAD a déposé une plainte, ainsi que les antinucléaires, et demande que les expertises réalisées le soient en toute indépendance.
En effet, comment pourrait-on confier à l’exploitant le soin de mener des expertises sur son propre site, si l’on veut être sur que celle-ci soit impartiale ?
Au moment ou la relance du nucléaire dans notre pays empêche selon toute vraisemblance la promotion des énergies nouvelles et propres, puisque privées de crédits dont elles avaient besoin,
Au moment ou le prix du pétrole franchit chaque jour un nouveau seuil, pénalisant les ménages français qui n’en demandaient pas tant,
Est-il raisonnable de persister à promouvoir cette énergie désuète et dangereuse qu’est le nucléaire ?
Car comme disait un vieil ami africain :« Quand l’éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui patissent ».
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Faire la pluie ou le beau temps?
olivier cabanel 2008-07-16 14:52:09

Ce rêve utopique qui parsème la littérature de fiction est aujourd’hui une réalité.
Tout a commencé d’une manière que l’on pourrait qualifier aujourd’hui d’artisanale.
Dès 1966 les Américains lançaient au Vietnam le programme « Popeye » dans le but d’enliser l’armée nord-vietnamienne dans la boue en prolongeant artificiellement la mousson.
En saupoudrant les nuages de iodure d’argent ils ont déclenché des pluies diluviennes.
A l’occasion des jeux olympiques Pékinois, la Chine a repris ce procédé au sein du « Bureau de modification du temps ».
Comme chacun sait, le développement brutal de la Chine amène son lot de pollution, et Pékin en subit la loi.
La Chine est prête à utiliser cinq canons antiaériens destinés à tirer des cartouches chimiques dans les nuages comme elle l’avait fait au printemps 2006 pour faire pleuvoir au moment ou Pékin était en pleine pollution industrielle.
Des fusées remplies de bâtonnets d’iodure d’argent ont déclenché les plus fortes pluies de l’année, lavant le ciel, et déversant la pollution dans le fleuve.
Mais les projets les plus fous sont à venir, comme par exemple celui d’installer dans l’espace un miroir de 2000 km2 de diamètre à 1,5 million de km de la terre qui ferait office de thermostat terrestre.
Coût de l’opération : 2200 milliards d’euros.
Mais un projet encore plus fou a été réalisé : il a pour nom HAARP. (High Frequency Active Auroral Research program / recherche dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales)
Voyons ce qu’en dit Michel Chossudovsky dans la revue « the écologist » et dans « Global Research » :
« HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial »
La guerre climatique, (il s’agit bien de cela) est susceptible de menacer l’avenir de l’humanité.
HAARP: High Active Auroral Research Project.
Le projet !
Comment çà marche ?
Cette technologie revient à pointer vers l’ionosphère un faisceau d’ondes (comme le ferait un émetteur radio) à la haute fréquence afin de voir ce qui s’y passe.
Le bombardement d’une zone donnée de l’ionosphère avec ces HF a pour effet de créer un énorme miroir virtuel qui agit comme une antenne.
Cette « antenne » virtuelle émet des fréquences extrêmement basses vers la terre.
C’est un peu comme si on créait une sorte de four micro-onde géant dans un territoire donné de l’ionosphère.
Ces ondes sont de nature à dérégler les systèmes de guidages électroniques aussi bien d’avions qui passeraient par la, que des missiles, jusqu’à les faire se désintégrer en plein vol.
Mais Haarp peut aussi bien déclencher des séismes.
Et si certains récents séismes étaient provoqués ?
Grâce à ces ondes, on peut aussi « scanner » la croûte terrestre à des profondeurs extrêmes pour en faire une sorte de radiographie afin de détecter n’importe quelle implantation secrète nucléaire.
L’injection de fortes quantités d’énergie dans l’ionophère a la capacité d’influencer la météorologie, provoquant des effets bénéfiques dans une région, ou cauchemardesque dans une autre.
On peut également provoquer la libération soudaine d’une énorme quantité d’énergie, en imitant par exemple le flash provoqué par une explosion nucléaire à haute altitude.
Ce type d’action ne relève pas de la science fiction, il a été utilisé en 1991 au cours de la guerre du Golfe et de l’opération « Desert Storm ».
Il serait peut-être temps d'arreter de jouer aux apprentis sorciers.
Alors comme dirait un vieil ami africain :« quand on coupe les oreilles, le cou s’inquiète ».
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Un tour du cochon
olivier cabanel 2008-07-16 11:09:44

Tout est bon dans le cochon, on nous l’a répété mille fois, alors intéressons nous à cet animal étrange, qui a tant de similitudes avec l’homme.
De la tête à la queue, tout est bon dans le cochon, et pourtant il n’est pas aimé.
Il est le symbole de la crasse, de la vulgarité, de la grossièreté, et pourtant c’est un animal qui recherche la propreté.
Si, au lieu de l’enfermer dans une prison humide, sombre, et
minuscule, comme c’est souvent le cas, on le mettait dans un prés, en liberté, on découvrirait un cochon tout rose, sans la moindre souillure.
Il n’a jamais été très bien considéré par les religieux, même si st Antoine, au 3
ème siècle, en avait fait son ami.
Le cochon du saint était en fait plutôt un sanglier, qui s’est transformé au fil des temps.
Il était le symbole des tentations auxquelles le saint tentait de résister, autant que celui de fertilité, puisque la truie peut avoir 12 nouveaux porcelets, quelques jours à peine après leur sevrage.
Vauban avait même calculé qu’une seule truie pouvait avoir jusqu’à 6 millions de porcelets, mais son savant calcul a été contesté.
Plus tard, les Antonins en élevèrent pour nourrir les malades dans leurs hospices. D’ailleurs son lard était réputé pour guérir le feu de st Antoine, la maladie liée à l’ergot de seigle, dont les années 70 ont fait le LSD.
Autrefois, son sang était même censé soigner la goutte.
Tout a commencé avec les Égyptiens qui l’ont qualifié d’impur, parce qu’il avait la réputation de s’accoupler dans la phase descendante de la lune.
Pourtant les adorateurs d’Osiris s’en régalaient.
Dans la Bible, il n’a pas non plus bonne réputation, et le Christ le fustige, en le comparant à des humains qui n’apprécient pas à leur juste valeur les cadeaux que la vie leur a fait (ne jetez pas les perles aux pourceaux).
Cette croyance populaire d’animal impur a pour origine le fait que le cochon puisse transmettre le ténia à l’homme, mais on oublie souvent qu’avec le bœuf nous pourrions avoir les même déconvenues.
Les Juifs évitent de le nommer, et lorsqu’ils l’évoquent parlent de « l’autre chose ».
Leur religion ne permet pas de manger « un animal qui a le sabot fourchu, fendu en deux ongles et qui ne rumine pas » ce qui est le cas du porc.
Mais une autre légende prétend que le Christ aurait changé en cochons des enfants qu’une mère juive lui cachait, et que depuis ce temps les juifs décidèrent de s’abstenir d’en manger de peur de se manger eux même.
Les Musulmans suivent la même prescription, avec quelques aménagements.
Dans la Sourate II-173, il est dit que cette loi peut être transgressée par « celui qui serait contraint d’en manger ».
Pourtant le cochon devient au 19
ème siècle le symbole de porte-bonheur, et pour cette raison on en a fait des tirelires, pour l’image qu’il avait de production facile et bénéfique, en même temps qu’un symbole de sécurité par sa capacité de conservation.
Une fois sevré, il peut atteindre 100 kg en 6 mois.
Au moyen âge, il était déjà emblème de générosité et de fertilité.
Il est donc temps de démystifier cet animal qui possède tant de similitude avec nous, jusqu’à la longueur des intestins.
Pour ces raisons il est l’animal expérimental par excellence pour des greffes d’organes, des tests, des mises au point de traitement, de vaccins. (En 1997 20 000 cochons ont été utilisés en laboratoire).
Joyeux ou diabolique, idolâtré ou maudit, symbole de prospérité ou de perversion, le cochon omniprésent dans notre quotidien alimentaire ou culturel, témoigne des contradictions de la nature humaine.
Comme disait un vieil ami africain :« Tout homme a dans son cœur un cochon qui sommeille ».
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Romans-sur-Isère, Tricastin, le feuilleton nucléaire de l'été
olivier cabanel 2008-07-16 10:10:28

Tout a commencé par la tentative de dissimulation d’une fuite d’effluent radioactif le 7 juillet, puis les évènements se sont emballés.
Nouvelle péripétie nucléaire au Tricastin : 127 employés de la centrale ont été évacuées le 29 juillet, suite à un nouveau lâcher de radioactivité à 9h30 dans l’enceinte du réacteur N°4.
Cela fait suite à l’accident de Romans-sur-Isère qui demande à être expliqué clairement.
Les faits :Dans la nuit du 17 au 18 juillet dernier, la FBFC (société francobelge de fabrication du combustible) qui fait partie du groupe AREVA informe l’ASN de la découverte d’une rupture de canalisation en PVC située dans une goulotte en béton, elle-même fuyarde par sept évacuations.
Le tout est recouvert de dalles en béton non étanches.
Cette canalisation déficiente transporte des effluents radioactifs (2 mg au litre d’uranium artificiel).
Les boues ont une longueur de plus de 25 mètres, sur une épaisseur de 25 à 50 cm.
Les trois inspecteurs dépêchés par l’ASN constatent sur les lieux que la rupture de cette canalisation est ancienne.
D’après eux, elle fuit depuis 11 ans.
Personne ne s’en était inquiété.
L’ASN publie un communiqué le 18 juillet:
« L’exploitant a pris des mesures correctives destinées à protéger la zone contre les éventuelles intempéries ».
Ce texte sibyllin nous éclaire, car ce qu’il faut comprendre, c’est que pendant 11 ans, les effluents radioactifs, soumis aux intempéries, ont été libérés dans l’environnement, en toute illégalité.
Or, ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que ces eaux polluées ont rejoint la station d’épuration de Romans-sur-Isère.
Ce que l’on sait aussi, c’est qu’un contrôle de surface va être réalisé, afin de déterminer le niveau de pollution radioactive.
En conclusion, l’accident découvert le 17 juillet dernier à mis en évidences diverses défaillances qui peuvent générer suite à des contaminations liquides non maîtrisées de lourdes conséquences sanitaires et environnementales possibles.
Voir vidéo et articles à l’adresse :
http://www.next-up.org/Newsoftheworld/AREVAsiteRomans.php#2
Tout cela commence à faire beaucoup, d’autant que la volonté de minimiser le danger est réelle.
Si l’on lit attentivement la formulation des différents « barreaux » de l’échelle INES de l’ASN, on lit :
« Rejet limité susceptible d’exiger l’application partielle des contre-mesures prévues »
et ceci est dans la colonne
« conséquence à l’extérieur du site ».
Ce barreau porte le chiffre 5 sur une échelle de 7.
Le niveau 4 est défini comme suit :
« Rejet mineur, exposition du public de l’ordre des limites prescrites ».
Ces deux barreaux sont qualifiés d’
« accident ».
Or, les autorités en sont resté pour le Tricastin, comme pour Romans au niveau 1, et continuent à évoquer un « incident ».
Nous sommes toujours sans nouvelles des analyses effectuées dans la nappe du Tricastin.
Or faire une analyse de ce type ne prend pas des siècles, et on peut s’interroger logiquement sur le silence des autorités.
En attendant, elles ont tenté par des propos lénifiants, et rassurants, de rassurer les populations, levant l’interdiction de baignade et de consommation de l’eau.
Pourtant la radioactivité ne s’est pas évaporée comme çà, d’un coup de baguette magique.
Diluée, elle a du l'être à l’évidence, mais elle s’est aussi fixée dans les plantes aquatiques, les micros éléments, lesquels sont mangées par les petits poissons, puis par les gros, et enfin par les humains.
L’affaire du tricastin fait lever un nouveau voile sur la pollution nucléaire,
Dans le paris match du 24 juillet, on peut lire ce témoignage :
Sandrine a passé toute son enfance dans une ferme, près de Narbonne, puis un jour la comurhex est venu s’installer à coté, sur le site de Malvési (çà s’invente pas), pour convertir l’uranium.
Progressivement l’usine s’est agrandie, et un jour, elle est devenue mitoyenne de la ferme.
Un matin de mars 2004, Sandrine découvre sur le sol, devant son jardin une matière boueuse ocre.
Elle se renseigne : la veille dans l’usine, une digue s’est rompue, disséminant le contenu (30 000 mètres cubes de nitrate et d’uranium).
"Pas de problèmes" a dit AREVA, "tout va bien, il n’y a pas de danger",
et Sandrine va avoir cette boue radioactive pendant deux ans sous son nez.
Elle finit par s’inquiéter, et demande à la CRIIRAD d’analyser cette boue.
La CRIIRAD y découvre du plutonium (matière radioactive hautement dangereuse dont la période est de 24000 ans).
Plainte est déposée, et l’an dernier AREVA a consenti a lui racheter la maison.
« Quitter cette maison a été un déchirement » avoue-t-elle, et elle vie aujourd’hui dans un appartement à Narbonne, en bonne santé pour l’instant.
suite du feuilleton nucléaire de l'été:
vendredi 1 aout 2008, on apprend qu'un incendie s'est déclaré le 28 juillet dans la centrale nucléaire de St Alban, a 50 km de Lyon,
ce délai a informer les populations des problèmes rencontrés dans le nucléaires français confirme, si des doutes persistaient, du peu de transparence de l'information en la matière,
car comme disait un vieil ami africain :
« Les problèmes ne cherchent pas les gens, ce sont les gens qui cherchent les problèmes ».
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La nouvelle bataille du rail
olivier cabanel 2008-07-16 09:42:09
Vous êtes nombreux sur la route des vacances, et régulièrement vous pestez contre ces camions qui encombrent vos autoroutes.
Le Grenelle de l’environnement, promoteur de l’écologie poujadiste, prétend avoir trouvé la solution.
Elle passe par la taxation des poids lourds, avec comme argument leur faire payer le prix de la dégradation de la chaussée qu’ils provoquent, espérant déclencher ainsi un vaste mouvement de repli des marchandises de la route vers le rail.
Ils oublient quelques éléments essentiels.
Taxer encore plus les poids lourds va augmenter le prix des marchandises transportées.
Le transporteur répercutera l’augmentation sur le coût du transport, et le commerçant au final, augmentera le prix des produits sur ses rayons.
Cette augmentation répercutée sur le consommateur, fera baisser le pouvoir d’achat de ce dernier.
En ces temps ou le prix du pétrole ne cesse de monter, le surcoût cumulé des taxes, péages, et augmentation du carburant va avoir un effet désastreux sur le budget des ménages, et la croissance va continuer à s’enfoncer dans le rouge.
Un autre élément non négligeable qu’ont oublié les rêveurs grenelliens de l’écologie c’est que le premier transporteur routier du pays s'appelle la SNCF.
En effet, par ses filiales interposées, Sernam, Bourgey montreuil, et d’autres, la SNCF est à la tête du plus gros parc de poids lourds du pays.
Je me suis passionné avec d’autres écologistes à ce problème à la suite du lancement du projet Lyon Turin, et nous avons trouvé une solution bien différente.
Un ingénieur , alain Margery, faisant parti de notre groupe de travail des le début, à mis en évidence les trois critères de la réussite du fret ferroviaire.
Pour gagner des parts de marché sur la route, il faut remplir trois conditions : Pouvoir rouler à 150 km/h, franchir des pentes de 3% au moins et être capable de charger et décharger les marchandises en moins de 5 minutes.
Aujourd’hui le système le plus performant met près d’une heure pour cette opération.
Les entreprises ne choisissent pas de gaieté de cœur la route plutôt que le rail : elles ont fait un constat économique : le rail est trop cher, trop lent, et pas assez fiable. Transporter par le rail coûte aujourd’hui deux à trois fois plus cher.
Aujourd’hui un convoi ferroviaire se traîne ne moyenne à 7kmh.
Revenons au projet d’Alain Margery.
Avec l’un des ses anciens collègues de travail, Jean Pierre Desmoulin, ils ont crée un nouveau concept de fret ferroviaire : r-shift-r.
http://www.r-shift-r.com/
Pour rouler à 150 km/h et franchir des pentes de plus de 3%, il suffit de répartir l’énergie sur chaque groupe de bogies.
Cela augmente l’adhérence des roues sur les rails, permet de franchir des pentes plus fortes, et augmente considérablement la vitesse.
D’ailleurs le record de vitesse du dernier TGV n’a rien fait d’autre.
Ensuite, pour charger et décharger plus rapidement les marchandises, un « tracteur » embarque celles ci (container, remorque ou camion complet) et les positionne parallèlement à la voie ferrée.
Lorsque le convoi arrive, un système de vérin lève les marchandises de quelques centimètres, et fait glisser celles ci sur l’un des quais, puis fait l’opération inverse pour les marchandises à transporter.
L’opération ne dépasse pas 6 minutes.
Pour mettre en place ce système, il n’est plus besoin d’engager des milliards à créer des voies nouvelles, et percer des tunnels au coût pharaonique.
C’est le cas du Lyon Turin.
Les meilleures estimations avancent le chiffre de 24 milliards d’euros (sans prendre en compte le matériel roulant) pour réaliser 240 km de voies dont les 2/3 sont en tunnel.
Avec r-shift-r, on peut se contenter du tunnel existant, bien plus court, quitte à creuser un second tube, transformer la voie existante afin de mieux protéger l’environnement, et la tranquillité des riverains.
Ensuite, pour que la réussite soit totale, il faut choisir en priorité l’axe ou le plus de marchandises sont transportées en Europe.
Il s'appelle Gibraltar Moscou : plus de 20 000 camions traversent les Pyrénées chaque jour, contre « seulement » 4000 dans les vallées alpines.
Au mois d’octobre prochain un grand colloque sur le fret ferroviaire se tiendra à la Tour du Pin (Isère) à l’occasion duquel sera présenté le projet r-shift-r.
Il faut ensuite espérer que les instances européennes se décideront enfin à prendre les bonnes décisions.
Car comme disait un vieil ami africain :« Peu importe la direction du vent, le soleil va toujours ou il doit aller ».
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AREVA ne fait plus rêver
olivier cabanel 2008-07-16 07:50:32

Après la cascade d’accidents nucléaires français de cet été, qu’en est-il de la sécurité de nos centrales ?
On a appris le 1er août 2008 qu’un incendie s’était déclaré dans la centrale de St Alban dans l’après midi du 28 juillet : 5 jours ont été nécessaires pour recevoir cette information.Comme d’habitude, il serait " sans gravité, ni conséquences sur l’environnement ".
À la suite d’un autre sinistre survenu à la centrale nucléaire du Blayais début 2000, l’association Tchernoblaye a publié un document qui met en lumière les défaillances du nucléaire face aux risques d’incendies.
DEVOIR DE RÉSERVE OU LOI DU SILENCE !
Témoignage d’un pompier du 14 octobre 2006 à 15 h 25, que m’a fourni JONAS.
«
EDF prétend qu'il existe des dispositifs qui visent, en toutes circonstances, à assurer la protection des populations, dont le plan particulier d'intervention (PPI) et le plan d'urgence d'intervention (PUI) mis en œuvre par les préfectures.
Je suis sapeur-pompier professionnel au service d'intervention et de secours du Rhône et j'ai un certificat d'intervention en milieu radiologique, spécialité existant dans le cadre des cellules mobiles d'intervention radiologique (CMIR). Si les CMIR sont adaptées pour faire une recherche de source scellée, détecter et enlever une pollution ponctuelle, établir un petit périmètre de protection, elles ne peuvent en aucun cas assurer la protection des populations en cas d'accident dépassant l'enceinte d'une installation nucléaire.
La seule protection efficace étant la distance, l'unique protection contre une irradiation et (ou) une contamination est le sauve-qui-peut et du bon côté (sens du vent).
Pour en avoir débattu avec des collègues, je sais qu'en cas d'accident majeur, les sapeurs-pompiers n'iront pas au casse-pipe comme ceux de Tchernobyl ».
Le texte ci-dessous est extrait d'un cours de formation d'officiers sapeurs-pompiers à la "gestion des risques" en matière radiologique. Ainsi apprécierons-nous ce qui est prévu sur le papier par nos autorités, en caractères italiques, et ce qui se passerait en réalité en cas d'accident dépassant l'enceinte d'une installation nucléaire.
..."
Arrêtons là cette simulation désastreuse. EDF et les autorités laissent croire à la population que des sapeurs-pompiers pourront assurer leur protection en cas d'accident radioactif de niveau 3 : il est pourtant compréhensible que, même s'ils avaient tous les moyens humains et matériels, ils seraient totalement inopérants pour une pollution par des éléments radio toxiques à des doses du millionième de gramme.Les sapeurs-pompiers sont des fonctionnaires territoriaux et d'après leur statut, ils doivent observer un devoir de réserve, mais le devoir de réserve n'est pas la loi du silence. Tout fonctionnaire qui a connaissance de dysfonctionnements devrait les dénoncer. »Roland KSOURI
(sapeur-pompier professionnel du Rhône)Ce document montre que les équipes d’intervention sur incendie dans les centrales nucléaires françaises sont peu efficaces en rapidité d’intervention et sont mêmes incertaines en cas d’accidents majeurs.
La rapidité d’intervention qui seule peut éviter le pire, n’est pas au rendez-vous, de plus les restrictions d’accès des sites aux pompiers par EDF et un obstacle majeur.
À leurs décharges, un manque de matériels efficaces pour circonscrire ce type d’accident, le feu n’en étant pas obligatoirement la cause principale.
De temps en temps, les inspecteurs de l’ASN organisent des alarmes surprises pour tester la réactivité des équipes de sûreté des installations nucléaires.Assez souvent le résultat est mauvais, voire affligeant.Des consignes sont alors données pour tenter d’obtenir une amélioration, et quelque temps après le même exercice " surprise " est organisé et il n’y a peu, ou pas d’amélioration…
Le pompon revient de toute évidence à la centrale nucléaire de Nogent, qui s’est surpassée dans l’incompétence et les défaillances.
Au cours de l’exercice réalisé sur cette centrale par l’ASN pendant l’inspection inopinée du 2 octobre 2001, il avait été constaté qu’entre le moment du déclenchement de l’alerte incendie par un témoin, et l’arrivée sur place de l’équipe de deuxième intervention, plus de 50 minutes s’étaient écoulées. (Le délai maximum toléré est de 15 minutes).
Quatre mois après cet exercice, les inspecteurs ont effectué une nouvelle inspection dans la nuit du 12 au 13 février 2002.Le temps de réaction a été de 45 minutes.
http://asn.gouv.fr/data/information/14_2002_nogent.asp
Le même exercice a été fait sur le site du Tricastin : l’attaque du feu par des moyens efficaces aurait pris 37 minutes.
Pour la centrale de Chinon une inspection inopinée le 7 septembre 2004 menée par l’ASN fait apparaître que l’équipe d’intervention est parvenue sur le lieu du sinistre simulé 53 minutes après le déclenchement de l’alarme. Raison invoquée : la porte d’accès matériel ne s’est pas ouverte.
Allons maintenant à la centrale de St Alban, en Isère : inspection surprise dans la nuit du 25 au 26 avril (jour de la catastrophe de Tchernobyl) : en activant un détecteur incendie, l’alarme ne s’est pas déclenchée, mais seulement une alarme " défaut " en salle de commande.
Pas mieux à Cadarache : fin 2003 : les inspecteurs ont constaté que le bâtiment 769 abritant notamment les piscines d’entreposage des éléments de combustible irradiés ne possèdent pas de détection automatique d’incendie.
Voyons maintenant la centrale de Bugey. Le 3 et 4 mars 2005 lors d’une inspection, le compte rendu de l’ASN dit :
"L’exercice réalisé par les inspecteurs le 3 mars 2005 au magasin général du site a été arrêté 45 minutes après le déclenchement de l’alarme alors que l’équipe de 2ème intervention n’était toujours pas opérationnelle suite à une difficulté pour ouvrir le poteau incendie (poteaux récemment remplacés sur le site)."
Pas d’eau pour éteindre l’incendie, plutôt gênant.
Et pendant ce temps, les Français dorment tranquillement sur leurs deux oreilles, croyant à la fameuse sûreté nucléaire française qu’on leur vante depuis si longtemps.
En cas d’accident de type RAD 3, seule une fuite dans la bonne direction en fonction du sens du vent dominant et garant de la santé des populations. Les pompiers ne pourront que soutenir les services de la Protection Civile, pour conseiller et canaliser le flot des civils désemparés.Si l’accident est moins grave, le confinement peut-être une solution.
EN TOUT ETAT DE CAUSES, SUIVEZ LES CONSIGNES QUI VOUS SERONS DONNÉES PAR LES AUTORITÉS, RADIO, TÉLÉVISION ET SERVICES D’INTERVENTIONS SUR PLACE, POMPIERS, SÉCURITÉ CIVILE
et comme disait un vieil ami africain:
"l'homme qui se noie s'agrippe à l'eau".
merci à Jonas de sa collaboration à cet article.
dernières nouvelles:
AFP - 7 août 2008 - Le non-respect des limites de rejets radioactifs dans l'atmosphère "devient une habitude à la Socatri", a estimé jeudi la Criirad, au lendemain de l'annonce d'un dépassement des rejets mensuels de carbone 14 à l'usine du groupe sur le site nucléaire du Tricastin à Bollène (Vaucluse).
"Les limites annuelles de rejets ont été très largement dépassées (pour ne pas dire pulvérisées) en 2006 et 2007" à la Socatri, indique dans un communiqué la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité.
Les rejets de carbone 14 dans l'atmosphère ont été "30 fois supérieurs à la limite réglementaire en 2006 et 42 fois en 2007", note l'association.
Or la Criirad rappelle que "des nouvelles limites de rejets d'uranium, de transuraniens (plutonium, américium..), de carbone 14 et de tritium (...)", plus élevées que les précédentes, "sont entrées en vigueur mi-février 2008" et que par conséquent, le dépassement de 5% annoncé mercredi en rejets de carbone 14 est d'une valeur "très proche des rejets de 2007".
La Criirad souligne par ailleurs le retard de "près d'un mois" entre la découverte par l'exploitant et sa divulgation à l'Agence de sûreté nucléaire (ASN), et regrette qu'Areva n'ait pas communiqué sur ce sujet à la "réunion de la CIGEET (Commission d'Information auprès des Grands Equipements Energétiques du Tricastin) du 18 juillet pourtant centrée sur ses activités et sur la violation de la limite de rejets liquides".
Mercredi, l'ASN a annoncé que la Socatri a constaté le 4 juillet, lors du traitement de déchets, "un dépassement, pour le mois de juin, de sa limite de rejet mensuelle de carbone 14 gazeux", qui ont continué après l'arrêt de l'activité de l'atelier en cause, et a classé l'incident au niveau 1 de l'échelle Ines (qui en compte 8).
suite,
malgrès les protestation d'AREVA qui se refuse à ce qu'une expertise indépendante soit conduite sur le site du Tricastin, Le juge des référés du tribunal de grande instance de Carpentras (Vaucluse) a ordonné vendredi la désignation d'un expert judiciaire indépendant à la demande de la ville de Bollène suite à la fuite d'uranium de la société Socatri en juillet sur le site nucléaire du Tricastin.
Commentaires
Bonjour Jonas, Tu as passé le cap entre commentateur et rédacteur. Bravo. Cela implique aussi le respect de certaines règles d'emploi. Je te demanderai donc de lire attentivement la "Charte de Publication". Manquait : une image, une catégorie, une recherche de liens officiel sur le sujet. J'ai corrigé le tir. Pour ce qui est de l'avatar, il faut demander à Kaneda. Remonté à l'article du moment, n'est-ce pas une bonne manière d'entrée en matière?