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Le Siècle du Dragon : Du royaume englouti à la Chine réssucitée (2)

Le Panda 2008-04-30 14:50:24

On découvre aussi que ce n'est pas parce que l'on a déjeuné quelquefois dans des « chinois » parisiens que l'on sait ce qu'est la cuisine chinoise. On croyait que le riz en était l'élément essentiel, mis sur la table pour se combiner à tous les plats et l'on s'aperçoit qu'il ne vient le plus souvent qu'à la fin et se mange « sec ». Le thé, non sucré, offert en toutes occasions et obligatoirement chaque fois que l'on reçoit un visiteur, est savouré au début du repas mais ne l'accompagne pas tout au long. On s'étonne encore davantage de l'extraordinaire variété des parfums, des épices, des sauces, des mélanges savants de viandes, de poissons, de coquillages et de crustacés crus ou cuits, d'algues de mer et d'eau douce, de champignons, de racines et de corolles de fleurs -au premier rang desquelles le lotus- de mets préparés avec des abats considérés comme non comestibles en Europe, comme les pattes de volaille, les langues de canard, les trachées de bœuf et de mouton. Sans parler de plats confectionnés avec des viandes qui ne se consomment pas non plus sous nos climats et qui sont plus particulièrement appréciées dans le sud du pays : chien, serpent cuisiné seul ou avec du chat sauvage (1), singe (mais hors de prix aujourd'hui me dit-on), rats, crapauds et vers de terre. Enfin tout. Au point que les Cantonnais se moquant d'eux-mêmes, disent à leurs hôtes étrangers qu'ils mangent tout ce qui se tient sur quatre pattes, sauf les tables, tout ce qui bouge dans l'eau, sauf les sous-marins, tout ce qui vole dans les airs, sauf les avions. » (1) Les cantonnais ont donné à ce plat le nom de « Dragon et tigre » (« dragon » pour le serpent, « tigre » pour le chat), et ils recommandent de le préparer au mois d'août, période de l'année où la chair du serpent est la plus tendre. La seule évocation tels plats fait se nouer la plupart des estomacs européens et c'est là aussi une bonne façon de mesurer la distance qui peut séparer les cultures. J'ai moi-même, à ma grande confusion, calé devant un plat de guêpes grillées servi dans une auberge de campagne du Yunan. Un régal pour mes compagnons de route. Un peu plus tard, je déclarai piteusement forfait devant une fricassée de scorpions servie dans un restaurant de Luoyang, une des anciennes capitales impériales. Un mets digne de la table d'un empereur justement, me dit-on. Comme je m'inquiétais de savoir comment on arrivait à capturer une si grande quantité de scorpions, j'appris que les Chinois, depuis des temps immémoriaux, en pratiquaient l'élevage à des fins culinaires. Un plat cher. Tout comme celui préparé avec le serpent qui se vend vivant et au poids sur les marchés du sud, mais que l'on peut aussi se procurer en morceaux surgelés. Une gastronomie si riche de variétés (un restaurant de Xi'an, autre ancienne capitale, se vante de préparer jusqu'à deux cents différentes sortes de raviolis) ne s'explique pas seulement par le talent et l'imagination des cuisiniers. Il faut, en arrière-plan, une très ancienne et très riche civilisation. Pendant quatre mille ans, dans cette immense Chine aux terres, à la faune et à la flore si diverses, on aura tout goûté, tout expérimenté, tout exploité des richesses que la nature fournit à l'homme pour sa nourriture, son plaisir et aussi sa santé. Car, dans le même temps on aura éprouvé les vertus curatives de milliers de substances minérales, végétales et animales, des racines de ginseng « rajeunissant » au serpent séché ou infusant dans l'alcool en compagnie parfois d'un crapaud. Liqueur de longévité et, de plus, excellente pour le cœur, à ce qu'on dit. Sur 2700 pages, le répertoire de la pharmacopée traditionnelle chinoise, publié en 1977, énumère ainsi 5767 substances utilisées pour soigner diverses affections. C'est là le legs d'une infinité d'expériences réalisées au cours des siècles et transmises, avec ce qu'elles véhiculent de vérité et d'illusion, en dépit des guerres, des révolutions et d'une histoire toujours agitée. Même si les chefs-d'œuvre de l'Egypte, de la Grèce et de la Rome antiques ne lui sont pas inconnus, le visiteur est comme saisi de vertige dans les étonnants musées de Shanghaï, de Changsha, de Wuhan ou de Xi'an, où sont exposées les œuvres d'artistes inconnus qui fondaient le bronze pour en faire des vases et des carillons avec une maîtrise que l'Europe n'atteindra que des siècles plus tard. Le plus surprenant n'est peut-être pas tant l'incroyable abondance et la perfection de cet art mais l'étrange « proximité » d'un passé qui se perpétue dans le style et la vie des Chinois d'aujourd'hui. Comme si, dans ce pays, les siècles et les millénaires se réduisaient d'un seul coup à la durée d'un éclair. L'émotion est plus forte encore quand, au musée de Changsha, on voit, enfermé dans son cercueil de verre, maintenu à température constante, le corps de celle que les archéologues ont appelé « la marquise de Taï », cette appellation venant de ce que son mari, chancelier  la cour du roi, avait un titre de noblesse. La marquise était morte aux environs de l'an 160 avant Jésus-Christ. C'est sa tombe qu'on retrouva à Mawangdi, près de Changsha, capitale du Hénan, en janvier 1972. La découverte n'avait rien d'exceptionnel en elle-même car la province avait déjà révélé nombre de nécropoles antiques. L'extraordinaire était que le corps de la marquise, -reposant dans un liquide spécial, enfermé dans une série de trois cercueils et trois sarcophages gigognes, eux-mêmes ensevelis dans une maçonnerie en forme de cône remplie de charbon de bois et de calcaire concassé-, était resté quasiment intact depuis le jour de son décès, 2140 ans plus tôt. Sous la vingtaine de couches de tissus et de vêtements (tenues par 9 rubans- un chiffre magique), les chairs de la morte avaient gardé leur élasticité, et son visage, entouré de cheveux noirs, l'expression qu'il avait sans doute encore à la minute de son dernier souffle. Des savants accourus de monde entier à la nouvelle de l'incroyable découverte, procédèrent à l'autopsie, avec examen aux rayons X, au spectromètre et au microscope électronique. La marquise avait dans les cinquante ans au moment de sa mort, elle était petite et maigre ( 34 kg pour 1 m 54). Ses veines et artères, tout comme ses organes internes, avaient gardé leur souplesse et les médecins purent déterminer qu'elle appartenait au groupe sanguin « A » et qu'elle était morte brusquement des suites d'un infarctus du myocarde. Elle avait aussi, comme l'indiquaient des traces de vers trouvées dans ses intestins, souffert d'une maladie parasitaire, vraisemblablement de la bilharziose qui se contracte au cours de baignades dans des eaux infectées. Le jour de sa mort ou la veille, elle avait mangé du melon comme l'attestaient de nombreuses graines trouvées dans son estomac. Celles-ci avaient permis de situer son décès en été, saison des melons justement. Dans un caveau annexe à celui de la marquise reposait son fils, mort avant elle. La tombe avait été partiellement vidée de son contenu par des pillards. On y trouva pourtant de nombreux textes inscrits sur les lattes de bambou ou des tissus de soie. Des traités de philosophie, d'anatomie, de pharmacie. Jusqu'à une méthode de gymnastique, illustrée de croquis pour mieux décrire les mouvements recommandés dans le texte. Mais, le plus prodigieux spectacle est sans doute celui de cette armée de guerriers d'argile qui, enterrée depuis 2 200 ans, ressurgit peu à peu des entrailles de la terre. Leurs images sont connues. Télévision, photos, expositions nous les ont rendus familiers. Et pourtant, en les découvrant, on reçoit le même choc que si on les avait vus de ses yeux ressortir de leur tombe bi-millénaire. Ils sont là, debout, presque vivants, baignés d'une lumière grise filtrée par l'immense voûte, majestueuse et légère à la fois, jetée très haut au-dessus d'eux, comme un filet céleste. 1.jpgEn 1974, des paysans du district de Lintong, -à 35 km de l'ancienne capitale impériale du Xia'n- occupés à creuser un puits, tombaient sur une galerie où s'alignaient des statues d'hommes et de chevaux de terre cuite grandeur nature. Les fosses étaient pavées de briques et surmontées d'un plafond tenu par des rangées de colonnes. Ils venaient de faire, par accident, une des plus extraordinaires découvertes archéologiques de tous les temps : « l'armée d'argile », chargée d'accompagner et de protéger dans l'autre monde Qin Shihuangdi, le premier empereur, qui vécut de 259 à 210 avant notre ère et réunit sous son pouvoir toutes les terres chinoises, jusque là morcelées en différents royaumes.

Commentaires

lenfoire

Panda, Merci de poursuivre notre information sur la Chine et pour la confirmation que la restauration chinoise à l’européenne n’est pas du tout celle du Chinois. Le riz, le « met liant » qui fait peut-être bien n’est pas là comme on s’y attendait non plus. Les sauces pour maquiller, oui. En fait, c’est le tiercé dans le désordre. Chez nous, les fleurs de lotus, on les voit dans un vase pas dans son assiette. Des pattes de volaille, les langues de canard, les trachées de bœuf et de mouton, du chien, du serpent cuisiné seul ou avec du chat sauvage, singe, rats, crapauds et vers de terre, guêpes grillées, fricassée de scorpions, racines de ginseng … horreur et putréfaction. Est-ce qu’on n’enverrait pas nos escargots de Bourgogne en Chine ? On ne parle pas du canard laqué, des langoustines aigres douces, là on ne dit pas non. Curieux, non ? Des raviolis? Marco Polo serait-il passé par là? Ce qu'on reçoit dans nos restaurants chinois se sont le plus souvent des aliments qui doivent être "revitalisés" avec de l'eau. Le frais, c'est pas trop la spécialité de la maison. Et les desserts? L'article n'en parle pas. Je suppose qu'il n'en est pas question. Chez nous, les desserts se résument par de la glace, des lichees, des bananes flambées... Ce qui importe le plus, n’est ce pas la valeur nutritive d’un aliment ? Prix - performance. Le scorpion, le singe et le serpent sont chers. Bon, passe encore. Et le riz l’est-il ? Je suppose que, comme partout, pâte et riz ont pris des allures de caviar. En fait, d’où vient l’envie de manger quelque chose et de laisser sur place sans y toucher quelque chose d’autre même si c'est commestible ? Que veut on explorer ? Les goûts et les couleurs seraient-ils une question de nationalité ? Je crois qu’un peu d’ordre dans tout cela serait nécessaire en période de pénurie. Qui veut faire le pré-gustateur ? :lol:
lenfoire

Panda, "« l’armée d’argile », chargée d’accompagner et de protéger dans l’autre monde Qin Shihuangdi, le premier empereur, qui vécut de 259 à 210 avant notre ère et réunit sous son pouvoir toutes les terres chinoises, jusque là morcelées en différents royaumes." Tu parles de 259 avant notre ère, ou c'est plutôt 2008 après notre ère? Jacques Rogge dit lui : "Avec les JO, la Chine a progressé". Il ne dit pas en quoi. Ton commentaire avec "argile" me parrait plus adéquat. Je vais t'ajouter une image à ton article qui expliquera. :mrgreen:
LE CHAT

à noter que national geographic france vient de sortir un excellent special Chine http://www.journaux.fr/images/revues/M4020.jpg

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L'Ignorant : Chapitre II (1)

Le Panda 2008-04-29 14:20:05

chapitreii1.jpg Je me souviens à mon réveil ma première réaction fut de me remémorer : J'ai deux vengeances, amertumes, rancunes : L'une contre la guerre, L'autre sur les hommes, Ma pensée fut vite absorbée par les bruits, de ce que je considérai comme étant un parc, à êtres humains. Je sentis tout à coup une main se poser sur moi, c'était ma Mère, elle me dit : « Il serait temps que tu ailles te laver, j'ai défait une valise tu y prendras une serviette », je lui posai la question, « mais où sommes-nous ? » Je ne le savais pas d'ailleurs. Pour la première fois depuis le départ, ma Mère dit « nous sommes à Lyon ». « Pourquoi choisissons-nous Lyon, Maman ? « - « Tu sais bien pourquoi nous avons choisi Lyon ». Non - Je l'ignorais complètement, elle murmura d'une sorte de sanglots : « Tout simplement parce que je n'ai pas de famille et qu'il n'y a que ton Oncle Antoine qui habite Lyon, à la Duchère ». A mon sens, cela ne voulait rien dire: « Mais nous ne rentrerons jamais tous chez lui ! » « Ne t'inquiète pas nous aurons l'occasion d'en reparler » « En attendant essaies de trouver un endroit où te laver ». Puis elle donna l'adresse de mon oncle verbalement. Autour de nous il y avait mon frère, et ma sœur. Je me dirigeai une serviette sur l'épaule, déambulant dans cet espace, immense, il l'était, je crois qu'il devait faire plus de mille ou deux mille m2, je n'en sais rien, des piliers qui ressemblaient un petit peu aux colonnes du Colosse de Rhodes. Je ne sais pourquoi j'eu l'impression que le bateau Ville de Marseille, à côté de cette immense foire de Lyon, aurait pu rentrer dix ou cent fois. Je demandai à une dame qui portait une blouse blanche : « Pouvez-vous m'indiquer s'il vous plaît où je pourrais-je me laver ? » Je pense que l'on avait dû lui demander ce renseignement plusieurs dizaines de fois pour ne pas dire plusieurs centaines de fois... Elle me répondit : « Tu vois, juste en face il y a des portes vitrées, ce sont des portes battantes, poussent-les » « Oui mais je n'ai pas de savon ! Cela ne fait rien, tu trouveras ce qu'il faut à l'intérieur ». Je traversai péniblement cette cour en entendant le craquement de mon appareillage, que je n'avais même pas enlevé pour dormir. Je poussai effectivement ces portes, et de là, je sentis et entendis des rires fuser, je me dis, « tiens ! Il y a au moins un peu de gaieté quelque part ». Mais de quelles façons riaient-ils ? C'étaient les plus jeunes, les adolescents qui riaient, j'en faisais partie, enfin presque, je me posais la question. J'attendis quelques instants, je trouvai enfin un robinet disponible : quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ces espèces de robinets où il fallait appuyer, et lorsque pendant quelques secondes l'eau avait coulée, tout d'un coup, elle s'arrêtait. J'avais l'impression que comme le temps, comme moi-même l'on voulait tout économiser, il y avait des boutons poussoirs juste au-dessus. Machinalement j'appuyai dessus parce qu'il y avait marqué « savon » j'avais pu le lire, quelqu'un à côté de moi s'esclaffa. Disant : « Si on veut approximativement se laver, il faut garder sa main en permanence sur ce bouton », je ne l'écoutais pas, j'entendais une masse de bruits considérables, je me lavai tant bien que mal, (j'étais tout engourdi par le sommeil) mains, figure me séchai rapidement le visage, puis repris le chemin en sens inverse, que j'avais fait quelques minutes précédemment. Je constatai, ressenti un soleil éclatant merveilleux venait vers moi. Était-ce une forme d'appel d'Amour, de cette nouvelle terre ? Un soleil sans heurt qui m'avait laissé trois jours auparavant, que voulait-il me dire, qu'essayait-il de m'expliquer ? Sa chaleur était plus intense sinon aussi forte que celle que l'on trouve à Marseille, la seule différence, fut que malgré les va-et-vient, qui se situaient dans cette cour immense, immense, mon regard se tourna légèrement vers la gauche. Je vis une grande montée d'escaliers, séparée par une rampe, pourquoi y avait-il des escaliers ? Je ne me souvenais par les avoir descendus, que voulaient dire ces escaliers ? Je n'apercevais même pas s'il y avait un portail en haut, je ne voyais rien sinon que des escaliers, encore des escaliers, bon ! Je ne cherchais plus à comprendre. Je me disais « l'on nous a sortis d'une ville en feu mit dans un bateau et l'on nous enferme dans une grande maison ». Il y avait des colonnes, hautes, rondes, je levai la tête j'eus un vertige, mon regard se porta au sol, il y avait une énorme dalle de ciment. Comment est-ce possible, que fait-on ici ? Que nous est-il arrivé ? Sommes-nous toujours nous-mêmes ? N'essaie-t-on pas de nous changer, sommes-nous réellement ? Suis-je toujours vivant ? Il fallait que je m'arrête, et ce fut devant la porte, celle-ci était voûtée cela je m'en souviens, je la poussai et à nouveau la foule. Nous étions en partie sur le même bateau, eh bien oui ! Seulement il y en avait quelques-uns qui étaient arrivés 24 heures avant, d'autres 48 heures, trois jours avant nous, mais comment se faisait-il qu'ils étaient toujours là ? Je me dis, après tout j'aurai la réponse, cela ne sert à rien de toutes façons, pourquoi me poser toutes ces questions. Le Panda Patrick Juan

Commentaires

lenfoire

Panda, "pourquoi me poser toutes ces questions." Voilà la question à 5 francs. Ne pas se la poser, c'est ne pas être un homme responsable. De nos jours, on ne se pose plus souvent trop de questions. C'est mauvais pour les méninges. "Nous étions en partie sur le même bateau" Et pas qu'en partie Ton texte fait ressortir beaucoup de choses qui ne sont pas obsolètes. Je prends de plus en plus d'intérêts dans ton histoire. Au début, je décrochais, je l'avoue. Surtout ne change pas de main. :lol:

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Enlève-moi mes puces

lenfoire 2008-04-29 09:28:39

  Le "Question à la Une" du 23 avril a de quoi inquiéter. Les puces sont là. Ne préparez pas vos insecticides. Celles-là sont faites "maison", électroniques. La technologie est passée par là. "Big brother" aussi. Les RFID vont apprendre beaucoup de choses sur nous à notre insu. Démocratie en danger? "Confiance, ce n'est qu'une fausse alerte", disent certains. Mais encore... Le code-barres, c'est décidément ringard. Cette fois, il faudra compter sur la Radio Frequency Identification (RFID) et elle va générer un risque bien plus important dans notre vie de citoyen au quotidien. Celui-ci a peur d'être fiché. Il va être servi. Certains scientifiques qui analysent le problème, nous disent même que le RFID serait plus dangereux que tout ce qui a été créé pour assurer la sécurité avec en contrepartie un avantage bien trop spécifique. dans le domaine de la sécurité, les caméras de surveillance ne seraient désormais qu'un complément vis-à-vis de ce nouveau moyen de catégoriser les citoyens. Dangereux, car tout le monde en tirerait un profit apparent au départ. Si cela n'avait pas de points positifs, cela le serait moins. Sans un caractère imposé à terme et un risque de ne pas être au courant de ce qui s'y cache, ce pourrait n'être qu'un gadget de plus. Une caméra au dessus d'un immeuble, cela se voit. Ici, ce n'est plus le cas, c'est invisible et, de plus, l'information qui s'y réfugierait pourrait s'alimenter à distance et à l'insu de son porteur. Le piratage pourrait bien vite s'interfacer. Implantés sous la peau, dans les dents, ces puces, on en oublierait leur présence et leur potentiel. Autorisation d'en insérer sous la peau depuis 2004 aux États-Unis. Les raisons se retrouvent dans les domaines pratiques, sécuritaires, publicitaires et commerciaux. Les étiquettes RFID attachées aux vêtements complètent la panoplies. Les applications sont infinies. Pratique, car il pourrait être considéré un système "carte proton" ambulant, porte monnaie électronique, rechargeable à la demande. Biométrie avec cartes médicales sous la peau. Santé en liberté? Les produits vendus se verraient fichés et inventoriés dans un temps bien plus court et moins coûteux. Utilisée en test, des étiquettes RFID accélère de manière drastique le travail du stockiste dans son inventaire. Elles communiquent à distance, leur présence à une distance maximale de 10 m. Le stockiste n'aura plus qu'à se balader avec des détecteurs entre les rayons pour établir l'inventaire. Stock réel minimum garanti. Clients et fournisseurs contents. Les nouvelles cartes d'identité électroniques contiennent déjà une puce électronique et contiendront toutes les informations personnelles nécessaires que l'on voudrait y insérer: mutuelle, santé par le remplacement de la carte SIS... Sécuritaire, pour les bébés identifiables et les personnes âgées soufrant de la maladie d'Alzheimer. Traçabilibilité dans le temps et l'espace. L'émission présentait une situation qui allait jusqu'à l'impossibilité de quitter le bâtiment, ascenseurs bloqués. Elle ne disait rien dans le cas d'incendie. Repérables aussi par GPS en cas de perte ou de disparition. Avec les caméras de surveillance, criminels sous garantie de repérage, encore mieux cernés qu'avec bracelet électronique à la cheville. La prison virtuelle est à portée quand on sait le pénurie de places dans les prisons. Publicitaire, car les clients ne recevraient plus que des publicités ciblées. Habitude de consommation espionnée. Profil de l'acheteur capté. En Belgique, les chiens sont déjà obligatoirement "pucés" pour rester identifiable vis-à-vis de leur maître.  Des milliards de puces sont prêtes à l'emploi. Coût de production, un euro. Prix de vente jusqu'à 150 euros suivant l'usage. Sur ces puces, un catalogue de numéro à 16 chiffres peuvent être relié avec des bases de données de tous les types rassemblées sur ordinateurs. Pour le présent, il ne faudra pas oublier que les puces, c'est aussi un marché énorme qui ne correspond pas du tout à l'idée du marché aux puces. Désormais, il a même son salon, son journal, son fil rouge.... Microsoft a une version Beta de son BizTalk RFID Mobile. Des espions dans tous les étages de l'entreprise sont probablement déjà programmés. Pour le futur, un choix entre sécurité et liberté individuelle et peut-être d'autres applications dont on n'a pas encore imaginé les retombées. Des associations se sont créées pour attirer l'attention sur les dangers, mais elles restent bizarrement très confidentielles. Il est certains que des règles précises, des limites d'utilisations soient légifèrées. "La puce" est passée au cinéma. L'insecte aptère ne pouvait jamais trouver meilleure correspondance technologique. Il faudait seulement se rappeler que ces puces sautent, piquent et propagent les maladies. L'enfoiré, Citations:
  • « On dessine toujours les éléphants plus petits que nature, mais les puces sont toujours plus grandes. », Jonathan Swift

  • « Il n'y a pas de preuve que la puce, qui vit sur la souris, craigne le chat. », Henri Michaux

  • « Quand on se cherche des puces, on finit par devenir pouilleux. », Adrien Therio

  • « Une puce ne peut pas piquer une locomotive, mais elle peut rendre fou le machiniste. », Quino

Commentaires

T.REX

Posté par 940 :
Toi qui a choisi un TRex, je me suis demandé si c’était pour suivre le groupe de glam rock britannique de la fin des années 60 ou par contre, à partir de ce gentil animal Tyrannosaurus rex.
Pour satisfaire ta curiosité légitime, lorsque j'ai dû choisir un Pseudo, j'écoutais par curiosité nostalgique une compilation des chansons de Marc BOLAN du groupe T.REX et c'est le premier nom qui m'est venu à l'esprit. Ensuite, pour la photo j'ai glissé vers l'animal féroce, le monstrueux prédateur, mythique ou "Culte" lui aussi. Je dois admettre que les deux me vont bien, j'oscille entre la poésie décadente et glamour du Rock de Bolan (Get it on (The TUBE Rock)- Hot Love (la chanson du bonheur) - 21th Century Boy)et le carnassier préhistorique, méchamment largué par notre époque et défenseur de la nature,du bon sens et des valeurs intemporelles. La réalité finit toujours par dépasser la fiction :mrgreen:
lenfoire

TRex(15), Merci pour avoir dévoilé le secret de fabrication. On peut très bien être poète tyranique. La vie c'est un ascensseur. On monte et on descend. Il y a les "Années bonheurs" et les "Heures creuses". Des moments où l'on veut voir "Autant en emporte le vent" des autres où l'on veut voir des films catastrophes. L'homme à deux vitesses. :lol:
marcel

enfoiré: bien le bonjour! L'excellent(comme toujours) reportage de Defossé t'a mis la puce à l'oreille. L'aspect sécuritaire fait froid dans le dos à la lecture de yon article . C'est une arme parfaite pour surveiller les citoyens et museler leur liberté d'expression:à ne pas mettre entre les mains d'un pouvoir dictatorial 8O
LE CHAT

j'ai vu ça à la télé , ça fait froid dans le dos ! on va être bientôt repérés comme les rhinocéros du parc Krüger ! :?
lenfoire

Liberty (6), Tu as déjà quelques applications, mais associant toute la panoplie technologique, je suis sûr que le plus dangereux n'est pas encore inventé. J'ai commencé à rechercher quelques liens que j'ai introduit dans l'article et il était clair que les idées foisonnent. Bientôt des awards du meilleur usage RFID. :mrgreen:
Eglantine

@L'Enfoiré, J'en avais entendu parler depuis un moment, mais là cela ne me réjouie pas du tout. je trouve déjà que nous sommes trop "pistés". Comme tu le dis le Chat : celà fait froid dans le dos, je dirais même plus cela me glace ! :twisted: Même si dans certains cas très précis, ça pourrait être utile. Là je dis cela va trop loin! :evil: Eglantine qui n'aime pas les puces et les pucerons, sur ses fleurs :mrgreen:
lenfoire

Bonjour à tous, Personnellement, j'avais entendu le sigle RFID sans y attacher une oreille attentive. Comme il était dit dans le reportage, c'est le danger de l'attirance pour ses avantages. Les dérives possibles sont innombrables. Comment dissocier avantages et inconvénients? :?:
liberty

L'enfoiré Superbe sujet pouvant englober bien des nouveautés en tous domaines . Le problèmes éthiques ou les principes de précaution ne pèsent pas très lourd, la rentabilité rapide prime ;) Superbe, le net est ultra surveillé, nos téléphones mobiles et nos GPS sont une aubaine pour nous localiser, une loi Européenne oblige les opérateurs internet et téléphone à garder trace de nos actions et dialogues.... Il ne manquait plus que la puce pour être fichés comme du bétail, ça y est, c'est fait :!: Pour ce qui est de faire un inventaire à distance, le contrôle visuel n'y est pas alors on continue avec les mêmes erreurs d'étiquetage :?: Le coût financier et écologique de telles puces rentrent en ligne de compte ... Débiter mon porte monnaie électronique à distance ne me plaît pas beaucoup non plus, après les péages autoroutiers, les parkmètres, bientôt les péages piétons :?: Je ne parle même pas de la santé, si les ondes électromagnétiques étaient inoffensives la radiothérapie n'existerai pas :!: :mrgreen:
liberty

L'enfoiré (5)
Posté par 940 :
Comment dissocier avantages et inconvénients?
Commençons par ne pas nommer une commission d'étude sur le problème (manipulation assurée, comme pour les OGM ) Une période d'essai et d'étude de 20 ans devrait tirer la lie de l'ivraie ;) "l'enfoiré, N° 9852699945, rendez-vous le plus rapidement possible au "centre de contrôle technique de puce" le plus proche de votre domicile" L'enfoiré leva la tête pour regarder l'interphone des autorités fraîchement collé au centre de son appartement . Il pesta : -"Pffft ! Et c'est moi qui vais payer les réparations, encore une journée de foutue"
olivier cabanel

à Guy, dit l'enfoiré, merci pour ce bel article, auquel il n'y a rien a ajouter, ou presque. puisque le parfait n'existe pas. je pense la phrase de pierre dac, ou francis blanche? "sur les seins de l'épouse, on écrase l'époux". pas sur de l'orthographe! :mrgreen:
lenfoire

Olivier (8),
Posté par 940 :
sur les seins de l’épouse, on écrase l’époux
Bien dit. Rien à redire "la contre", comme on dit chez nous. :lol:
lenfoire

Liberty (5),
Posté par 940 :
l’enfoiré, N° 9852699945
Comment as-tu trouvé mon numéro? :lol:
Gasty

Tout nouveau , tout beau. J'ai une carte qui doit utiliser cette technologie dans la poche. Celle-ci remplace les digicodes des portes d'accès. Taper un code d'accès ne permettait pas de savoir qui venait de franchir la porte, la ce n'est plus le cas. Mon parcours est tracé. Prochaine étape, la Wii-RFID, on pourra même plus se gratter le c.. tranquille. Des collégiens anglais teste cette puce électronique dans leur établissement. http://www.barons-marques.info/article.php?titre=puces_rfid_ecole
lenfoire

Salut Gasty (11), Oui, en effet, et c'est ça le danger, c'est qu'il y a beaucoup d'avantages. Pour faire une analogie amusante avec la pub avec le Canada Dry, ça a l'aspect, le goût de l'alcool, mais ce n'est pas de l'alcool. Et puis, même avec l'alcool, on peut dire qu'il y a des effets secondaires. Le privé est évidemment très intéressé, le public semble l'être aussi et les citoyens dans le jeu de quilles, où se situent-t-ils? :?:
T.REX

Salut ma Puce :mrgreen: , Comment ça va :?: Moi je dis qu'il faut être cinglé pour s'enfiler une puce RFID sous la peau 8O ça me viendrait pas à l'idée, comme Johnny qu'a que la musique dans la peau..... LE BLUUUUUEES ! :twisted: Cela fait penser au Film "la mémoire dans la peau" ..pas mal d'ailleurs. Sinon, dans le superbe film de Spielberg, avec Tom CRUISE : "Minority report", lorsque Tom entre dans un magasin, les systèmes de surveillance l'identifient à son iris et lui adressent des messages publicitaires personnalisés. C'est impressionnant le "Futur", cela fait réfléchir...C'est ce que j'aime dans la science fiction. D'ailleurs ce Film est tiré d'une nouvelle de Philip K. Dick, qui est mon auteur préféré dans ce domaine, mon auteur fétiche :oops: Le grand spécialiste de la réalité "virtuelle". Dans tous ses livres, il s'interroge sur la réalité qui l'entourre, illusion ou non ? 8O
lenfoire

PuceRex (13), Toi qui a choisi un TRex, je me suis demandé si c'était pour suivre le groupe de glam rock britannique de la fin des années 60 ou par contre, à partir de ce gentil animal Tyrannosaurus rex. "La mémoire dans la peau" de Robert Ludlum, j'ai le livre devant moi en écrivant ces lignes. Le bouquin est encore mieux que le film. (700 pages) "Minority report" était repris comme exemples dans le Question à la Une que je mentionne avec la pub qui te suit par où tu passes. Personnaliser, c'est catégoriser, catégoriser, c'est mieux contrôler et appréhender. La fiction dépasse toujours la réalité à un moment donné.
liberty

lenfoire On ne peut parler de ce sujet sans parler des partisans de la théorie du complot :!: Cependant comment ne pas croire en une dérive inexorable des moyens techniques mis à disposition. E=MC2 nous a prouvé jusqu'où nous pouvions aller dans "le pays de la liberté" Les têtes de missile à l'uranium appauvri également (Irak 1ère guerre) :!: Je n'aime pas avoir la mémoire courte ... Ce n'est pas la peine de dénoncer les fichiers du KGB si c'est pour se donner les moyens d'en faire de bien pires par la suite ... Tiens, ce type est dérangeant : Un bon coup d'ADN et il y a la possibilité de le "charger" avec une preuve qualifiée d'irréfutable. Reste à bien surveiller nos poubelles, mettre un bonnet pour ne pas perdre de cheveux etc... Ah, si seulement l'homme était raisonnable ...
lenfoire

Liberty (17),
Posté par 940 :
théorie du complot
Aille. Un brin trop loin, l'idée. J'ai personnellement connu des gens qui y croyaient dur comme fer en me donnant des références à des adresses Internet. Les lignes dans le ciel derrière les avions faisaient même partie du complot. En définitive, j'ai appris qu'il y avait un passage à l'Eglise de Scientologie qui avait précédé l'idéologie. Je reste cartésien, comme toi, je demande à voir avec des preuves incontestables. La formule d'Einstein était peut-être considérée comme funisterie au départ. Difficile à comprendre. Max Planck pas mieux. Ils sont tous les deux, admis, dépassés en idées aujourd'hui. Les accords SALT, on n'en parle plus. On a détruit de part et d'autres des armes nucléaires. Il est clair, que ce n'est pas la bonne solution. Personne ne veut pousser sur le bouton pour en rammaser la même chose en représésaille. Nous sommes dans la guerre de précision. La bombe à neutron. Je te conseille de lire mes 3 articles sur ce que j'ai appelé: "L'alterologie". Amusant de réfléchir autrement. (1), (2) (3) Amusant aussi de rêver. :roll: :lol:
liberty

lenfoire La théorie du complot c'est pour le fun :D La réalité c'est qu'il n'y a personne aux commandes, pas de maître d'école. C'est le Far West des conflits d'intérêt tant pour le pognon que pour le pouvoir :!: Chacun fais sa petite tambouille dans son coin, comme "dans une expérience rafraîchissante" les valeurs et certitudes d'hier sont devenu des cadavres d'aujourd'hui :lol:
liberty

lenfoire Vivement les puces pour assimiler les langues :D
liberty

L'enfoiré Regardes-tu Superscience sur Arté :?: Bientôt on te placera des barrettes de mémoire dans le cerveau :!: À quand les barrettes pour oublier la bêtise :?:

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Le Siècle du Dragon : Du royaume englouti à la Chine réssucitée (1)

Le Panda 2008-04-28 14:48:28

Plongé dans la Chine profonde, c'est-à-dire sorti des aérodromes, des grandes villes et des hôtels pour  touristes, le voyageur a soudain le sentiment que son ignorance est encore plus grande que ce qu'il croyait, qu'il est plus étranger à ce pays qu'à n'importe quel autre où il a pu voyager précédemment. Partout, en Europe, en Afrique, en Amérique, dans tous les pays qu'il a pu visiter, il ne s'est jamais senti vraiment perdu. Même s'il ne connaissait pas la langue des peuples qu'il découvrait, son regard pouvait s'accrocher à quelque chose de connu, des lettres, par exemple, qui tout en faisant partie d'un autre alphabet -grec ou cyrillique- avaient un certain lien de parenté avec le sien. Dans les pays arabes, il se repérait aux indications assez fréquentes en français et en anglais et trouvait toujours quelqu'un qui, selon le pays, connaissait l'une ou l'autre de ces langues. C'est beaucoup plus rare en Chine au point que dans certaines régions campagnardes éloignées de la capitale, les villageois fixaient mon accompagnateur-interprète chinois, avec le regard admiratif que l'on pourrait avoir en Europe devant un savant ethnographe s'exprimant en un dialecte amérindien. Certains, même, lui demandaient comment il avait fait pour arriver à comprendre et parler ce jargon d'un peuple si lointain. Le sentiment d'avoir abordé un autre monde est encore accru par la constante surprise et les interrogations qui se lisent dans les yeux des habitants du pays quand ils croisent l'étranger que vous êtes. A Pékin, Shanghaï, Kunming, Guanghou, Wuhan et autres grandes villes, les bonds, châtains, barbus ou ceux qui ont le poil si dur que leurs joues rasées se colorent de reflets bleus, les dames au visage maquillé comme des actrices et aux chevelures ondulées et flottantes, enfin tous ces visages bizarres d'étonnement. C'est tout différent dans les villages éloignés de l'intérieur du pays où le « long nez » est pris sous les feux croisés de regards intrigués et insistants. De quoi faire sentir au nouvel arrivé qu'il a une drôle de tête, une allure étrange, en tout cas très peu conforme aux canons esthétiques chinois. A bord d'un train qui circulait sur une ligne intérieure et s'arrêtait dans de nombreuses petites gares, j'étais parti jeter un coup d'œil dans un wagon voisin, bondé de villageois. Pas de compartiments séparés mais des rangées de banquettes en bois disposées de chaque côté d'une longue travée centrale. Elles n'étaient pas suffisantes pour permettre à tous de s'asseoir, si bien que beaucoup devaient rester debout ou se tenir accroupis sur le sol, là où il restait encore un peu d'espace entre valises et ballots. Un inconfort qui n'empêchait pas -dans une tabagie épaisse comme un brouillard- une sorte de joyeuse et bruyante convivialité. On bavardait, on partageait les provisions, galettes, fruits, thé, on s'apostrophait très fort au sujet d'un point contesté dans une partie de cartes en cours. En vérité, ce tableau, je n'eus que quelques secondes pour l'entrevoir quand je pénétrai dans le wagon. Au moment où les voyageurs m'aperçurent -des paysans dont beaucoup prenaient peut-être le train pour la première fois- il se fit d'un coup un grand silence, comme si un être d'une espèce inconnue avait soudain fait son apparition. Tous les regards étaient braqués sur moi, les jeux de cartes suspendus et les verres de thé restés en l'air, jusqu'à ce qu'un immense éclat de rire les secoue tous et détende l'atmosphère. Je ne me demandai même pas sur l'instant qu'elle pouvait être la raison de cette surprenante hilarité jusqu'au moment où je compris que c'était moi-même qui l'avait déclenchée. Comment pouvait-on avoir une tête pareille, ces yeux ridiculement ronds, ce nez pointu comme un museau, ces cheveux touffus, légers et roussâtres comme des herbes fanées ? J'imaginai que vers 1900, un même éclat de rire devait accueillir l'arrivée d'un Guinéen sur un marché de Saint-Flour ou de Figeac. Ah ! c'te gueule, c'te gueule, ct'e binette ! Bon Dieu ! Comment peut-on être si noir ? Comme il l'aurait sans doute fait, je pris le partie de laisser croire que je ne m'étais aperçu de rien et, tandis que les rires retentissaient encore derrière moi, je rejoignis dignement ma place, riche de nouveaux sujets de réflexions sur le concept de « normalité ». Nous étions quatre dans ce compartiment. L'ami qui m'accompagnait et me servait d'interprète et deux voyageurs chinois, l'un dans les cinquante-cinquante cinq ans qui se présenta comme cadre d'administration de l'armée avec le grande de colonel et l'autre, plus jeune d'une dizaine d'années, son adjoint d'un grade inférieur. Nous avions un millier de kilomètres à parcourir en 23 heures -s'il n'y avait pas de retard. Autant donc faire connaissance tout de suite. Le visage du colonel était animé de mouvements surprenants : ses paupières se fermaient brusquement comme pour protéger ses yeux qu'un acide aurait soudain éclaboussés. Puis, c'était sa bouche qui s'étirait vers l'oreille gauche ou vers la droite, son nez qui se fronçait, ses sourcils qui se relevaient en même temps qu'il écarquillait les yeux. On aurait dit que des mains invisibles l'étranglaient. De temps à autre, il s'apaisait comme si ses muscles faciaux, après cette épuisante turbulence, avaient besoin de repos. Et puis, quelques instants plus tard, tout repartait pour un nouveau cycle. Assez bizarrement, les grimaces cessaient dès que l'on s'adressait à lui, ou qu'il vous parlait. A une question de mon compagnon, il répondit qu'effectivement c'était une maladie mais que ses grimaces n'en étaient pas l'effet mais la thérapie. Ses nerfs optiques étaient atteints d'une dégénérescence incurable et on lui avait prédit, qu'à plus ou moins longue échéance, il perdrait la vue. Un médecin traditionnel chinois, qu'il avait consulté après quelques autres, lui avait dit qu'il pouvait reculer cette échéance en pratiquant aussi souvent que possible -c'est ce qu'il faisait- une certaine gymnastique du visage. Il s'en trouvait bien car sa vue ne s'affaiblissait plus. Il s'y exerçait aussi souvent que possible, au point que c'était devenu chez lui une sorte de réflexe de s'y mettre dès qu'il avait un moment. La conversation engagée, il voulut savoir qui j'étais, ce que je faisais, d'où je venais. Français et communiste ? C'était la première fois qu'il en rencontrait un et il était heureux de faire connaissance. «  Enfin, dit-il, le Parti Communiste Français, avant c'était quelque chose, mais maintenant, c'est vraiment rien du tout ! » Je l'observai pour voir s'il se moquait ou voulait me provoquer. Non. Il continuait à sourire gentiment, toutes grimaces suspendues. J'aurais moi-même eu beaucoup de choses à dire sur la politique du PCF, mais je trouvais sa réflexion malvenue et tout à fait déplaisante de la part d'un inconnu, qui plus est, rencontré à l'étranger. Tout en m'étonnant de découvrir en moi des réactions aussi « cocorico », je me demandais comment j'allais pouvoir lui river son clou. C'est lui qui m'en fournit presque sur l'instant l'occasion en branchant la conversation sur les chemins de fer. « Et chez vous, ça marche les chemins de fer ? » Je me dis que je tenais ma revanche : « T.G.V. Vitesse de pointe dans les essais : plus de 500 Kms à l'heur. Les 300 Kms de Paris à Lyon en deux heures... » Il restait silencieux. Pour être honnête, j'ajoutai qu'il y avait aussi des aspects négatifs : pour des raisons financières et politiques, la SNCF qui n'avait pas hésité à investir des milliards dans des machines et des lignes de prestige, « économisait » en supprimant quantité de lignes secondaires et cela au détriment des usagers. Mais il voulait avoir le dernier mot (et il l'eut) : « Une telle chose peut se faire, dit-il, parce que la France est très petite (pouce et index joints, il délimitait un territoire minuscule) mais dans un pays comme la Chine ce serait impossible. » Et, satisfait, il reprit sa gymnastique faciale. Au moins, avais-je appris ce que le mot « France » pouvait évoquer dans l'esprit d'un colonel chinois. Un militaire Français du même rang n'en sait sans doute pas plus sur la Chine.

Commentaires

lenfoire

Panda, Je n’ai pas été en Chine. Je n’irai probablement jamais. J’aime l’exotisme mais pas dans l’absolutisme de l’extrême qui se veut comme règle de vie de hier, de maintenant et de demain. Je ne serais pas à l’aise dans cet environnement de silence. Nous avons affaire à un autre monde. Un martien rencontre un vénusien. Ce qui est le plus visible, en effet, c’est cette écriture qui désoriente, c’est la langue mandarin qui ne ressemble à aucune autre. Je suis sûr que pour les JO, tout autour, on aura pensé à y ajouter une version moins exotique en vitrine, mais, une fois, en dehors de cet environnement au goût du jour, tout restera en l’état. On n’aime pas s’ouvrir au monde, là, on n’a pas de contrôle. Ce n’est pas l’accompagnateur -interprète qui va mieux pouvoir faire comprendre ce qui s’y passe. Il est drillé lui aussi. Il n’y a pas photo. Dernièrement, j’ai écrit à un collègue anglais qui a beaucoup bourlingué de par le monde et qui se retire désormais de la vie active. La Chine, comme l’Inde, a été dans son menu. J’ai joué, comme à mon habitude, mon Enfoiré, pour le questionner sur ce qu’il en avait à dire en le coinçant un peu, il est vrai. Je n’ai à ce jour aucune réponse. Les grandes villes ont fait des bonds énormes en avant, mais à côté de cela ? La Chine et l’Inde n’étaient pas présentes lors de l’Expo 58 à Bruxelles. N’y a-t-il pas un signe d’exclusion, dans l’aparté ? Une gymnastique du visage pour arrêter la progression d’une maladie des yeux ? Quand on a rien de mieux à offrir. Et puis sourire, ensuite, comme c’est normal pour un Chinois. Un TGV impossible dans un pays à la dimension de la Chine parce qu’elle est trop grande ? Paradoxe chinois ou autodérision? Il faudrait pouvoir lire dans l’esprit de son interlocuteur. :roll:

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L'église Bling Bling et les pédophiles

olivier cabanel 2008-04-28 14:15:04

autel.jpgQuand un pape, au lieu de constater la seule responsabilité de ses membres dans des actes criminels, s’en prend à la moralité de notre société, on peut être surpris.  Les prêtres pédophiles se suivent et se ressemblent, ils se cachent lorsque leurs méfaits sont découverts, sont protégés par leur hiérarchie, et leur nombre va croissant. Au lieu de s’interroger sur leur situation sociale, et sur les règles de cette religion qui interdit à ses prêtres la pratique de l’amour physique, le pape préfère condamner la moralité de notre société, responsable selon lui de l’immoralité de ces prêtres. Il y a de quoi s’interroger. D’autant que la religion catholique traîne de grosses casseroles derrière elle. Lors de la dernière guerre mondiale, le Pape Pie XII avait pudiquement fermé les yeux sur les exactions nazies pratiquées sur les juifs, sur les Tziganes, sur les communistes. Qui a oublié que l’église a toujours été le fer de lance de la colonisation ? Saviez vous cette église détourne les paroles de la bible pour recevoir des dons ? En effet, en Isère, il y a quelques années, j’ai eu la surprise de recevoir une enveloppe contenant un appel au « denier du culte ». Jusque là, rien d’anormal. Il faut bien que tout le monde vive. (le denier de st pierre à rapporté 50 millions d’euros en 2002) Mais là ou il y avait problème, c’est que l’en-tête de l’enveloppe citait pour justifier sa quête, un verset de la bible :« l’homme ne vit pas seulement de pain ». il faut donc comprendre que le pain ne lui suffit pas, et que l’église veut mettre un peu de beurre sur ce pain la. Seulement voilà, le verset cité était tronqué ! La suite du verset étant « mais surtout de la parole de Dieu », ce qui donne un sens très différent au verset dans son ensemble. Çà s'appelle de la manipulation, et c’est malhonnête. L’église ne manque pourtant pas de richesses : elle possède des bâtiments, des terrains, (revenus immobiliers 13 millions d’euros, et placements mobiliers 32 millions d’euros en 2002). Elle possède aussi des chefs d’œuvres : des tableaux de maître, des sculptures, de l’or et encore de l’or. Ces trésors sont si fastueux qu’ils ont fait l’objet d’une exposition à l’automne 2003 à Utrecht, dans le musée Het Catharijneconvent. Il semble bien que l’église ait oublié l’ordre donné à Moïse interdisant sculptures, tableaux dans la maison de Dieu.(exode chapitre 20). Et pourtant, malgré toutes ces richesses, l’église catholique serait en déficit. Que fait-elle donc de tout cet argent ? Que penser du faste qui accompagne le pape lors de ses sorties dans le monde ? On est bien loin de l’église des premiers temps, lorsque le Christ, toujours du coté des pauvres,  chassait les marchands du temple. Si le pape vendait sa célèbre bague (appelée la bague du pécheur !), combien d’affamés pourrait-il nourrir ? à voir :http://www.dailymotion.com/video/x48i7v_le-vatican-le-serpent-devin_events Il aurait besoin d’un grand balais pour faire le ménage ici ou là… à Lourdes par exemple, ou des fortunes sont récoltées chaque jour, et pour quelle cause ? La solidarité et la charité ne voudrait-t-elle pas que les églises soient ouvertes aux sans abris, au moins pendant les longs mois de l’hiver ? Alors, entre les fortunes ramassées chaque jour, dont on ne sait trop à quoi elles servent finalement,  entre les prêtres pédophiles, et le peu d’ancrage dans les milieux les plus déshérités du pays, on ne peut que protester contre cette église  bling bling, très loin de la charité, et de la solidarité. Car comme disait un vieil ami africain :« un homme plein de vices finit un jour ou l’autre sous écrou ».

Commentaires

olivier cabanel

à Liberty, je souscris entièrement, nous ne devons plus être étonnés des choix religieux de notre nain Périal. :mrgreen:
liberty

Olivier L'église a plus de sang sur les mains que les plus grands génocides connus :!: Inquisition, conquistador, chasse aux sorcières, l'église a souvent été du côté des plus riches :!: Les richesses que tu évoques sont matérielles, à quand l'église rendra au patrimoine mondial les livres confisqués durant des siècles :?: Puisque les papes sont très vieux et décalés l'égise continuer
liberty

suite ... Puisque les papes sont très vieux et décalés l’église continuera à vivre sur sa propre planéte . D'ailleurs Coluche était plus chrétien que bien des curés, il a fait les restau du coeur :!: Pour info sais tu à quelle religion il est impossible de se convertir :?: Le Judaïsme :!: Comme quoi la religion et la tolérance ...
LE CHAT

l'eglise , comme l'état , est un gros propriétaire foncier ! qu'ils vendent pour payer leurs dettes ! que les marchands du temple vendent des benoit dans des boules à neige ! :lol:
olivier cabanel

au chat je vais faire une enquète pour connaitre la valeur de la bague que porte le pape, afin d'estimer le nombre de repas qui pourrait etre servi aux restau du coeur. :mrgreen:
Eglantine

@Olivier, Je ne suis pas catholique, mais je respecte toutes les religions, à condition que celà ne ressemblent pas à des sectes. J'ai toujours dit que les "objets" se trouvant dans les sous-sols du Vatican, pourraient nourrir tous les pauvres de la planète 8O Ne serait-ce pas leur vocation première ? :roll: Eglantine
lenfoire

Olivier, Concernant le financement du culte, le 9 avril nous avons eu un autre "Questions à la une". http://blogrtbf.typepad.com/qalu//2008/04/le-financement.html Voir la vidéo. La présentation est plutôt Belge au départ, mais elle est comparée aussi à la situation française
lenfoire

Eglantine (6), Si tu veux lire ce que j'en dit, vas lire mes 3 articles "Le ciel pour horizon".
olivier cabanel

à églantine, je respecte comme toi la foi des uns et des autres, mais là, il s'agit de montrer du doigt les errements d'un système qui profite de la crédulité pour se remplir les poches. je trouve çà indécent. et, en faisant un raccourci osé entre ce qui se passe pour les jeux olympiques, je dirais que j'aime le peuple chinois, mais je ne supporte pas ce que les dirigeants de ce peuple sont en train de faire. il ne s'agit donc plus de s'attaquer à l'église, mais à ceux qui l'utilisent , la détourne, à des fins scandaleuses. :roll:

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La dingologie du boulot

Le Panda 2008-04-25 14:10:29

dingologie.jpg Certains disent travailler plus, pour gagner plus. D'autres disent le travail c'est la santé. Moi, ce que je peux constater, vu la pile de boulot que j'ai, les factures qui sont à payer à l'Etat, la soupe aux choux qui a été servi depuis Bruxelles par l'Enfoiré. Le fait que la Secrétaire et l'Informaticien attendent que le temps passe, pendant que le Panda essaye de faire passer le temps. J'vous dis pas la masse des RTT, que ni l'un ni l'autre, n'auront en guise de récupération. Pour la ponctuation, adressez-vous au Bureau des Réclamations, 6ème porte à gauche, 3ème étage, mais en passant par la cave. Il y en a, à Paris qui disent : Métro, boulot, dodo. Et les Câlins alors ! Pour quand ? Heureusement qu'il y a eu les Ch'tis, qu'était un film rigolo. Mais ça a représenté quand même un sacré boulot. C'est pas peu dire ils ont réussi, à partir en vadrouille, pas de la « Grande Vadrouille », oui là ont peu dire qu'ils ont été prisonniers de nulle part ; ils étaient quand même dans le Nord. C'est pas où là on fabrique les meilleures conserves. C'est la raison pour laquelle, certains continuent à dire, le travail c'est la Santé. Non avoir de la Santé, c'est pouvoir travailler. Alors qu'est-ce que l'on fait à ceux à qui l'on continue à donner des petites pilules ? Je sais pas c'est le boulot des prisonniers. Voilà comme les Panzani, heu je voulais dire les Paninis, ceux que l'on fait lorsque l'on est en détention provisoire, ou que l'on est peut être condamné. Mais est-ce que ces gens là arrivent à faire de vieux os ? Ca c'est une très bonne question qui est destinée : A qui vais-je la poser cette question...A ben à l'Ecologiste, et puis tiens il y a plusieurs Félins. Il y a Liberty, T.Rex...Ha ! Puis y'a mon pote Le Chat ! Ils sont tous costaud, ils sont jeunes. Allez Hop ! Ils ont pas besoin de bosser 11 mois pour prendre des vacances eux ! Peut être bien que Le Chat ouai. T.Rex de toute façon, vu que les wagons avancent pas à la même vitesse que le Gouvernement, il a des chances de toute façon pour trouver le Presse Purée, avant d'être Pêle-mêle. Puis de toute façon effectivement, les coups de gueule, il sait les poser, mais cela fait partie de la Dingologie du Boulot. Je vois où cela m'a amené ben, j'peux vous dire que ça a fait une sacrée pagaille. Je voulais tout simplement que les pendules, est plus de 24 heures. Bah.. suis pas arrivé à en fabriquer une seule. Si quelqu'un a une idée, qu'il essaye de me rattraper pour me la donner. C'est un peu la même raison, qui fait dire mais pourquoi a-t-on autant de Communes en France. Pourquoi on a un Gouvernement, pourquoi est-ce que l'on a un Président, et pourquoi, et pourquoi, pourquoi... ? Pourquoi je suis un Dingue du Boulot ? Bah oui, c'est comme ça. Mais je m'aperçois ici sur « Les Voix du Panda », c'est quelque chose de contagieux. Mais attention, il ne faudrait marqué relâche, c'est pas mercredi. Avant on n'allait pas à l'école de jeudi, maintenant c'est le mercredi. Et puis il y a les RTT. Y'a travailler plus pour gagner plus. Tous du moins pour ceux qui veulent y croire. Quand au déficit de la Sécu, N'en parlons pas. Y'a qu'à voir depuis l'âge que je suis un Dingue du Boulot, je n'arrive même pas à me faire un profil de carrière et à toucher 1 000 euros par mois. Garantie que c'est vrai. Et même que j'ai vu des exemples, y'a une Mamie là où je me trouve, elle a 101 ans la brave Dame. Peut-être si un jour j'peux, je vous amènerai sa photo. Vous verrez elle est pétillante, elle est croustillante, elle est pétrie d'humour. C'est quelque chose de chouette. Eh ! A propos l'Enfoiré, merci de m'avoir envoyé le DVD d' Al Gore, je vais pouvoir faire une conférence là-dessus, mercredi en huit. Je te ferais un compte-rendu détaillé, ou en privé ou directement sur le Forum. Et n'essaie pas de te payer tout le confort, quand tu te rends compte que quand tu l'auras, tu seras mort. A propos dis donc, l'explication que tu as fourni que le truc en Belgique, qui ressemble à des boules de mercure. Tu ne veux regarder à nouveau, depuis sa construction en 1958 quand est-ce qu'il a été repeint ? Parce que les Dingues du Boulot, ils ont laissé cet engin rouillé, parles-nous en un petit peu. Allez dis-nous ce qu'il en est. En Hommes d'Affaires, qui ont a vers chez nous ? En Homme d'Affaires, en Homme d'Affaires...Il y avait Pierre R., mais maintenant il est retiré des Affaires. Il s'occupe des Affaires des autres. C'est un Dingue du Boulot. Y'a Pierre Allard, mais lui il est Dingue tout court. Non, non, non, on l'aime bien. Y'a un Détritus Wagonnus, mais celui-là même en payant, on le veut pas. Ce n'est pas que c'est un Dingue du Boulot, c'est un Dingue tout simplement. Et c'est le cas de le dire, il essaie de travailler, alors qu'il a déjà perdu la boule. Je ne vous pas de ceux qui font un myocarde de l'infarctus, c'est une fracture sociale que Chirac, avait déjà tenté de rattraper et que Sarkosy a complètement foutu sous l'éteignoir. Il est vrai que de toute façon la seule différence que l'on peut faire, c'est que ni l'un, ni l'autre ne savent jouer à la pétanque. Alors pour éviter de devenir Dingue du Boulot, prenez un petit ballon ou une baballe et ne jouez pas dans la cour des grands, jouez dans la cour des petits. C'est vachement plus sympa, vachement plus marrant. Moi à l'heure de la soupe, y'a bobonne qui agiterait une clochette. Venez vite si vous avez pris le temps de faire les courses le matin, sinon allez faire les courses le samedi avec elle, parce que sinon, évidemment c'est comme cela que l'on devient des Dingues du Boulot. Et qui c'est qui subventionne, tous ces Députés, tous ces Sénateurs, tous ces Maires, tous ces gars qui sont censés nous faire des lois, pour qu'on est une vie plus agréable et que l'on constate que depuis 20 ans, on travaille de plus en plus et que de la 4ème place on est passé à la 30ème, bah moi je dis que je n'ai plus envie d'être un Dingue du Boulot. Maintenant j'ai envie d'être un Dingue de faignasserie du hamac. Eh ! Dites les gars, de vous à moi, et puis je ne parle pas des Minettes, vous ne pourriez pas un peu vous cotiser pour acheter un hamac au Panda ? Allez salut la Compagnie ! Il restera plus qu'à monter une droguerie, et partant de là si quelqu'un a besoin d'une épingle à linge : Marcel je te salue en passant et puis sans oublier tous les Autres. J'ai pas besoin de mettre un polichinelle, j'suis suffisamment comme ça un burlingue du bureau. Mais je vous garantie qu'en rentrant, vous ne me trouverez pas de toute façon à bosser 15 à 18 heures par jour, pour que certains puissent prendre l'avion directement à nos frais. Je téléphonerai de toute façon, de temps en temps, à ceux qui travaillent à la S.N.C.F., que chacun se reconnaisse pour essayer d'avoir des billets gratuits. Voilà, alors je vous dis à bientôt, et puis à la prochaine. Salut ! Ici le Panda, à Vous !!

Commentaires

liberty

T.REX (12) l'imposture a commencé il y a longtemps : "Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front" . Le comique c'est que ceux qui disent aux autres de bosser sont ceux qui ont choisi leur travail et qui bossent bien moins dur qu'un ouvrier faisant les 3 X 8 . Le jour où l'assemblée nationale fera les 3 X 8 (avec obligation de présence ou la porte !) elle pourra commencer à être crédible . Je te fais remarquer qu'en politique ils vivent bien plus vieux et en meilleure santé que le reste de la population . Moralité : Le travail le moins dangereux est celui de la langue (c'est madame qui va être contente !)
T.REX

Confucius lui a dit : "choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie " C'est ce que font Lerma, Frédéric Lyon et Demian West, ils trollent sur la toile pour défendre le Président. Le Panda aurais dû mieux choisir son turbin :mrgreen:
Gasty

Mais Voltaire a dit, si je ne me trompe pas...! "Je ne suis pas d'accord pour travailler, mais je me battrais à vos côtés pour vous laisser tout le boulot." :mrgreen:
lenfoire

TRex (12),
Posté par 942 :
“choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie “ C’est ce que font Lerma, Frédéric Lyon et Demian West, ils trollent sur la toile pour défendre le Président. Le Panda aurais dû mieux choisir son turbin
Amusant ce rapprochement. Je suis sûr que Confusius n'y aurait pas pensé. :lol: Merci pour la "dingologie", j'aime. Défendre le président? Peut-être pour certains, mais je suis sûr, pas pour tous. Il y en a qui prennent leur pied pour casser tout ce qui les entourent pour laisser leur trace. Prendre l'opposition en iconoclaste peut très bien être le cas. Psychologiquement, il y a ceux qui se contentent à être dans le peloton, d'autres cherchent un nom ailleurs qu'en tête quand ils n'y parviennent pas. N'oublie pas que la lanterne rouge est aussi une place que l'on envie. :roll:
liberty

Le Panda le travail c'est la santé, ne pas en avoir c'est y laisser sa santé . Mais il y a plein de sortes de travail : Le travail en bonne intelligence (défunt) Le travail intéressant ( Taylorisé désormais) Le travail pour gagner (fini depuis les 35H ) Le travail pour ascenseur social (1980 terminé ) Le travail pour la santé ( sans amiante ) Le travail pour la gloire ( en pure perte) Le travail précaire ( pour les statistiques ) Il ne reste que le travail par peur du lendemain. Mis à part : Le travail par amitié (tous les rédacteurs) Alors après avoir dévalué le travail durant 30 ans, mis au ban de la société les plus de 50 ans, là on nous dit l'inverse ... Faut pas nous prendre pour des girouettes :!: :lol:
Le Panda

Devant la multitude des cartes postales Le Panda est avachi par les timbres. Serait-ce que vous avez oublié l'adresse de Chamalières ? Avec tous mes remerciements
liberty

Pour être franc OUi :( Perdue dans un fatras de papiers ... Je compte bien sur Kaneda pour me l'envoyer par mail discrètement :oops:
lenfoire

Panda, Et tu ne parles pas des factures que tu verras empilées sur le bout du bureau à ton retour. Heureusement, tu as pu déjà assumer une partie dans l’intermède de la semaine passée. Cette fois, on approche d’une fin de mois. Et là, cela va vraiment saigner. Non, vraiment, reste à te reposer encore et encore, même si tu fonds sous les douches tu ne te morfonds pas. Tu parles de calles hein ? Pardon de câlins. Je te sais aimé les douceurs calines bien placées, bien ajustées.
Posté par 942 :
oublié l’adresse de Chamalières
A mon avis, tu dois avoir des intérêts dans la Poste. Nous sommes à l'ère d'Internet et du virtuel. Chamal, c'était hier. J'ai toujours été à l'étroit sur une carte postale. Et, puis un "Bonjour de ...." tout court, je déteste. Si t'aimes les images, les vidéos, tu vas être enfoui sous elles, très bientôt. Le "Système S" se met en place avec images en sus. Les Ch’tis, un sacré boulot ? Pour qui ? Penses-tu présenter une suite ? Cela ne s’appellerait pas « La Granche Vadrouillche deuche » dès fois ? Avec un Panda en avant scène, ce serait top, même s’il ne serait qu’en noir et blanc. Un peu rétro, donc. Le travail, c’est la santé en pilule. Tu ne te rends pas compte du nombre de muscles qui entre en jeu quand tu prends cette satanée pilule entre le pouce et l’index, d’abord. Ensuite, le biceps qui s’y met. Enfin, les zygomatiques qui prennent la relève. La langue qui essaye de s’effacer pour ne pas en prendre le goût au passage. Incalculable, ce travail. Quand tu penses à la formule E= MC2 ! « Pourquoi a-t-on autant de Communes en France » Ca c’est la question que tu poseras en sortant. C’est un peu comme demander, pourquoi, les horloges ne marquent pas la même heure et se voir répondre, parce que sinon, on ne comprendrait pas pourquoi il y en a plusieurs. Non, tu te poses trop de questions existentielles et cela, c’est dur, dur comme le travail. Est-ce que tu es sûr qu’elles seront au moins remboursées par la SECU ? Quand j’étais à la clinique, juste avant d’être opéré, j’ai écrit aussi un article « Une journée particulière » cela s’appelait. J’ai bien fait rire mon chirurgien après coups. Bizarre qu’il ne m’ait pas fait une ristourne lors de l'addition. Un p'tit coup d’Al Gore ? Pourquoi pas, cela vaut mieux qu’une apocalypse programmée. En France, on a des idées, mais pas de pétrole, non? Et si tu te présentais comme le coup de Jarnac en te présentant aux élections américaines. T'as un accent chantant, anglishisant, c'est un plus et ça désarçonnerait Madame Clinton. Le fer en boules, ça ne se peint pas, on laisse souvent faire la nature. Maintenant que c’est inoxydable en plus depuis l’année passée, on est tranquille. La rouille n’est plus au catalogue. Tu as dû voir sur les photos qui peuvent te donner plus que le vertige. Moi, qui l’ai en montant sur une chaise. Alors la sonnette, cela t’émeut ? Bizarre, moi, j’ai une perte d’ouie à ces moments-là. Mais, moi, je reste un « Enfoiré ». Un Panda est certainement plus docile. Quelques émoticons bien frais: :lol: :mrgreen: 8) :D ;)
olivier cabanel

au Panda travailleur, on devrait mettre sur le portique des grandes entreprises, cette phrase: "travailler tue" vu que pour les cigarettes çà a été assez efficace. sinon a part çà, j'ai entendu l'autre jour in the radio, que tous nos coeurs étaient formatés pour battre le meme nombre de fois, ce qui fait donc la durée de la vie (a part l'accident ou la maladie) serait le nombre de battements à la minute, coup de bol pour moi, avec mon coeur qui tappe si lentement que des fois je crois qu'il est arreté, 42 mon meilleur score! authentique, mais tout çà n'est que peanuts, car je crois que plus que la durée d'une vie, ce qui compte c'est son intensité, ce qu'on en fait, ce qu'on y met dedans... :mrgreen:
liberty

@ Tous Je vous rappelle qu'il y a peu un type a dit en Angleterre "Nous Français, avons eu tord de dévaluer le travail" C'est vrai dans un sens, les patrons te font bien sentir les 4 millions de chômeurs prêts à te remplacer. C'est faux dans un autre car bientôt il faudra payer pour travailler. Nous avons dévalué les employés mais surévalué le travail en créant un chômage spéculatif afin d'enrayer les éventuelles augmentations de salaire. Nuance :!: La vie ce n'est qu'un court laps de temps à passer sur terre. Tu bosses, tu bosses pas tu crève quand même. Alors pour redonner de lettres de noblesse au travail il faudra bien trouver une monnaie d'échange autre que la trouille du lendemain :!: C'est pas avec la perspective de la retraite qu'il n'aura pas que mon neveu aura envie d'aller bosser :!: Idem pour les études, elles ne valent plus tripette :!:
lenfoire

@Toi tout seule, Liberty,
Posté par 942 :
La vie ce n’est qu’un court laps de temps à passer sur terre. Tu bosses, tu bosses pas tu crève quand même.
Je ne sais si tu vas souvent au cinéma, mais je viens de voir une bande annonce chez Drucker d'un film qui devrait te plaire. Il s'agit de "Deux jours à tuer" La description: http://www.cinemasgaumontpathe.com/films/2-jours-a-tuer/ La bande annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18804475&cfilm=110575.html C'est aussi un bouquin, j'aimerais lire. :roll:
T.REX

Bonjour Mon Panda, Travailler viens de "torturer" et il faut être masochiste pour aimer tant souffrir. Les Romains nous ont montrés la voie (romaine :mrgreen: ) Ils ne travaillaient pas, mais laissaient ça à leurs esclaves (un peu comme les restaurateurs avec les sans papiers). Ils ne s'occupaient que de choses sérieuses, comme l'art (malheureusement l'art de la guerre aussi) et le plaisir, les loisirs, le sport (les JO des péquins)? L'amour, la bonne bouffe et le vin, l'oisiveté...bref, toutes choses bien agréables :P Ils étaient pas fous ces romains :!: Mais écrire pour PandaVox n'est pas un travail...c'est un plaisir :oops: Au plaisir de nous lire :D
lenfoire

TRex (8), J'ai adoré ton commentaire. J'ai cherché sur le bon Wiki. Le mot travail (de l’ancien français travail signifiant « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripál?us (du latin tripál?um, « instrument de torture à trois poutres ») désigne l'effort, l'application nécessaire pour faire quelque chose. Le travail n'est qu'un travail que quand il est imposé, jamais quand il motive son "interprète". (citation de bibi, l'enfoiré) :lol:
lenfoire

On en parle du travail: "Travailler, c'est trop dur et trop fatigant". Titre évocateur.... A vous de juger...
Eglantine

""Maintenant j’ai envie d’être un Dingue de faignasserie du hamac. Eh ! Dites les gars, de vous à moi, et puis je ne parle pas des Minettes, vous ne pourriez pas un peu vous cotiser pour acheter un hamac au Panda ?"" Bon oki pour le hamac :mrgreen: Tu veux que je te l'installe près du Manège, au Jardin Lecoq :?: :lol: Tu veux une Minette par jour, bon je fais recherche pour toi :mrgreen: Eglantine qui te souhaite de tendres siestes :lol:
T.REX

Posté par 942 :
Tu veux une Minette par jour, bon je fais recherche pour toi
Eglantine, tu es toujours aussi gentille avec le Grand Panda ? Il a beaucoup de chance que tu sois son amie ! Je l'envie :roll:

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L'Ignorant : Suite du Chapitre I

Le Panda 2008-04-25 13:55:36

suitechapitre1.jpg Il me semble que je prenais conscience de la réalité de certaines choses, tellement tout avait été trouble jusqu'à ce jour à mes yeux. Les mouchoirs, journaux, foulards, etc. S'agitaient sur les quais, certaines personnes essayaient de forcer les barrages impossible, il n'était plus question de faire de différence entre la cale, les premières classes. La ville fomentait des foyers de feux, des flammes gigantesques embrasaient le ciel à la couleur bleue et blanche, des cris de panique fusaient de partout. Des familles se disaient « adieu » persuadées qu'elles ne se verront plus, cela me marqua très fort. Je ne sais pas si l'on pouvait souhaiter que le bateau arrive à destination. Horrible passage que celui du Golfe du Lion pour la majorité. Pour moi tout se passa bien, de ce côté-là. J'eus l'impression à 6 heures du matin en voyant les mines défaites le vomi au fond des cales, comme sur les passerelles, de ne pas faire partie du même voyage. Le 11 Juin du même mois nous accostâmes à Marseille ; La Croix Rouge nous prit en charge : il y avait un enfant « handicapé ». De là, en taxi l'on nous transféra tels des paquets au plus rapide jusqu'à la gare de Marseille. L'on nous mit dans ce que l'on nomme train, je vous assure de souvenirs d'être vivant, jamais n'avoir voyagé en de telles conditions ainsi que le visu des personnes autour de nous, étions-nous pestiférés ? Là je crois que si j'avais eu la capacité, j'aurais fait Marseille Lyon à pieds. Jamais, de mémoire, tout au long du trajet, je n'ai pu poser mes fesses sur une banquette. Véritable calvaire que je vécu, nous étions agglutinés, entourés de militaires, c'est pressés les uns contre les autres que nous tenions debout. Nous arrivâmes en gare de Lyon Perrache le 12 juin 1962 à la tombée de la nuit. Là, l'on nous dirigea vers un Centre d'Accueil qui se situait à l'extrémité droite de la gare de l'Adieu. L'on nous enfourna dans un car capacité de 60 personnes et nous étions plus de 100 à l'intérieur. Le car bondé nous conduisit dans une ville sans « coup de fusils » ni éclat à proximité, la peur au ventre. Nous arrivâmes, il s'agissait de la foire de Lyon, transformée en dortoir municipal situé quai Achille Lignon, face au Parc de la Tête d'Or. L'on réunit les familles tant bien que mal, l'on nous montra des rangées de lits, que l'on pouvaient considérer comme tels, j'allais oublier quelque chose d'important, mon frère José : était resté à Oran où il devait embarquer deux jours plus tard avec mon Grand-Père paternel sur une chaloupe de 30 personnes. Je me souviens vaguement que l'on nous présenta un Monsieur, que je confondais avec les centaines de lits qui étaient alignés, son nom ne me choqua que deux jours après, Monsieur Péromino. Je dormis deux jours complets, harassé par la fatigue, l'angoisse et tout ce qui peu en découler. A mon réveil, je ne me souviens que d'une chose : j'avais deux revanches de taille et non des moindre à prendre, l'une contre la Guerre, l'autre contre l'imbécillité de ceux qui se prétendent des hommes, je compris plus tard que je grandissais trop vite, la cause essentielle à mon esprit se dégageait comme un cerveau dans un humain. Je devais me venger. L'image qui traversa tout mon être à la mode flash fut « Le Comte de Monté Christo » du mal fait aux miens. Que je portais en moi comme la mort au quotidien qui nous habille tous un jour. Je m'aperçu que faute de moyens la Loi appartient aux nantis bien souvent pourris sous couverture d'une institution qui en couvre une autre. Cela m'apprit qu'à défaut d'accepter une collaboration au moment où ils le veulent les R.G. ou un juge vous poursuivent toute votre vie. Il ne subsiste pas plusieurs solutions apprendre la Loi pour les piéger, à ce jeux du Chat et de la Souris, c'est le petit qui paye l'addition. Le Panda Patrick Juan

Commentaires

liberty

Le Panda "Je m’aperçu que faute de moyens la Loi appartient aux nantis bien souvent pourris sous couverture d’une institution qui en couvre une autre." Comme tu y vas fort :!: Nous sommes dans une présipauté irréprochable :!: :lol:
lenfoire

Panda, Forcer le barrage Itaipu ? Je ne connaissais pas, mais vaut mieux ne pas avoir d’envie subite d’aller prendre un bain dans ces eaux-là. Maintenant quand c’est chinois, cela change tout. Faire une distinction entre cale et premières classes ? Est-ce des séparations dans un tonneau ? Le Golfe du Lion, ensuite. Là, t’as dû prendre plus qu’un Concorde dans le transfert. Marseille-Lyon : combien d’heure à l’époque en train ? Je me souviens en 1958 avoir pris le train avec couchette entre Bruxelles et la Toscane. Cela faisait presque 24 heures. Parti en fin d’après midi et ensuite l’omnibus avec des arrêts à toutes les gares. Pas mal, ce voyage dans le temps et dans l'espace. :roll:

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Le Siècle du Dragon : Passeport pour un continent (6)

Le Panda 2008-04-25 11:40:04

Les frais occasionnés par l'entretien des enfants, ou plutôt de l'enfant unique qui, dans les villes du moins, tend à devenir la règle, ne pèsent pas non plus trop lourdement sur le budget des ménages. Les crèches ne coûtent qu'une somme symbolique de même que les consultations de médecine générale et les soins (une visite au dispensaire revient à 1 ou 2 yuans). Quand l'enfant grandira, les choses risquent de changer quelque peu. En particulier si les parents ont des ambitions pour leur progéniture et songent à l'envoyer à l'Université. Au cours de l'été 1993, un communiqué de l'administration académique annonçait en effet, qu'à la rentrée suivante, les étudiants qui n'auraient pas obtenu de bourse, devraient acquitter (un peu suivant le système américain) des droits d'entrée relativement importants. La décision, dénoncée publiquement par certains comme contraire à l'orientation socialiste, semble avoir été annulée ou, en tout cas, amendée pour tenir compte des objections et repoussée à plus tard. Dans l'ensemble, et compte tenu que, dans une famille de 3 ou 4 personnes, deux au moins touchent un salaire, l'habitant de la capitale et des autres grandes villes arrive à boucler son budget et même à faire quelques économies pour de grosses dépenses. Lorsque les indispensables vélos ont été acquis, le poste de télé couleur vient immédiatement au premier rang des achats familiaux importants. L'appareil, de fabrication chinoise, coûte encore, dans les 2 500 yuans et c'est donc, pour un foyer « moyen », un sérieux investissement. On mesure les progrès accomplis quand on sait que deux citadins sur trois ont aujourd'hui leur télé. Viendront ensuite le réfrigérateur, la machine à laver, l'aspirateur et -éventuellement- l'appareil à air conditionné (que les usines ont commencé à fabriquer) et, beaucoup plus exceptionnellement encore, le magnétoscope d'importation. Et l'on achète toujours davantage. Ainsi en 1993, les ventes au détail, avaient augmenté de 11,6 % par rapport à celles de l'année précédente (1). De quoi faire rêver tous les commerçants d'Europe et d'Amérique. (1) Communiqué du Bureau des Statistiques d'Etat de la République Populaire de Chine sur l'économie nationale et le développement social en 1993 (Le Quotidien du Peuple, 1er mars 1994. Les nouvelles acquisitions ont parfois du mal à entrer dans des appartements d'une ou deux pièces où l'on doit souvent se serrer pour accueillir père, mère, frère ou sœur quand ce n'est pas un cousin arrivé du village. La question du logement reste cruciale pour des millions de jeunes couples qui aspirent à la fois à des habitations plus grandes et indépendantes de celles des parents. Celui qui, dans la capitale, loge avec sa famille dans un trois pièces considère qu'il fait partie des privilégiés. C'était le cas de ce professeur de médecine, chef de service dans un hôpital de Pékin et directeur d'un grand laboratoire médical dont j'avais fait la connaissance. Il ne se plaignait pas trop de la parcimonie -très réelle- de l'Etat à l'égard des médecins. Son salaire de base n'était pourtant pas supérieur à celui d'un fonctionnaire moyen : 300 yuans. Il est vrai qu'il avait droit à quelques suppléments que lui apportait une clientèle privée de dix patients par semaine à raison de 10 yuans la consultation (moins 40 % d'impôt). Il lui arrivait, en outre, de recevoir quelques piges pour des articles qui paraissaient dans des revues spécialisées, ou des causeries. Ces activités annexes faisaient monter ses appointements à 1 000 yuans par mois (1 000 francs). « A peu près le salaire d'un ministre » disait-il en souriant. « Ma femme (qui est aussi médecin) et moi-même n'avons pas le goût du luxe et c'est largement suffisant. » Tous les ennuis venaient justement de l'exigüité de leur logement. Trois pièces tout à fait suffisantes jusqu'à ce que leur fils et leur belle-fille qui avaient poursuivi des études de médecine en France et qui étaient rentrés tout récemment, se soient installés chez eux avec leur nouveau-né. Familialement, c'est un bonheur mais désormais, soupirant le professeur, tout travail lui était pratiquement interdit dans la maison. L'ordinateur dont il se servait était dans le bureau, devenu la chambre du bébé et ses parents, il n'y avait pas d'autre endroit ou le mettre, et il n'était pas question de faire le moindre bruit quand l'enfant dormait. Quand il était réveillé c'était ses cris, ses pleurs et les interventions maternelles qui empêchaient le professeur de se concentrer. La solution ? Pour l'instant il n'en voyait pas. Il fallait seulement se barder de patience et attendre que le fils se voie attribué un appartement par l'administration ou la société qui l'embaucherait. Beaucoup d'entreprises bénéficient, en effet, pour leur personnel, d'un « quota » de logements dans les nouveaux immeubles, en échange d'un apport financier à la construction. Des appartements disponibles existent pourtant. Ils sont à vendre ou à louer dans les gratte-ciel et résidences qui surgissent à une vitesse incroyable aux alentours de Pékin. Fruit de la coopération en « joint ventures » de sociétés nationales, provinciales ou municipales chinoises avec des financiers de Hong Kong, de Taiwan, des USA ou d'ailleurs, ils s'annoncent sur des pages entières de publicité, notamment dans les journaux de langue anglaise : « Vous voulez vivre dans la verdure et pris de sources claires, lit-on dans un placard de « China Daily », « alors venez habiter « Fortune-Garden », la résidence des villas de luxe. Piscines (en plein air et couvertes), centre commercial, restaurants, jardins et garages privés. A 35km de la capitale. A partir de 4888 yuans le mètre carré. » De tels prix de ventre ou des loyers comparables à ceux pratiqués dans les capitales européennes sont évidemment hors de la portée d'un citoyen chinois qui n'a pour ressources que sa mensualité. Même celle d'un premier ministre n'y suffirait pas. Ces demeures somptueuses sont donc réservés, de par leur prix, aux étrangers, représentants des grandes sociétés, aux diplomates en poste à Pékin, et a quelques très rares businessmen chinois qui ont su profiter de la nouvelle politique économique pour faire fortune. Il s'installe peu à peu pourtant, à un niveau très inférieur, un autre « marché du logement » car, il est permis désormais à des particuliers de céder une pièce de leur maison ou de leur appartement à des locataires. La demande est si forte que, dans les grandes villes, certains propriétaires vont jusqu'à demander 300 yuans de loyer mensuel (un salaire moyen donc) pour une pièce unique. Les plus à plaindre sont peut-être ceux qui, ayant un logement, en ont été expulsés pour des raisons d'utilité publique, souvent parce que l'immeuble qu'ils habitaient devait être détruit afin de faire places à des constructions nouvelles. Il peut arriver qu'ils restent des mois et parfois des années, sans domicile. Le Bulletin de la Fédération des Syndicats Chinois de juillet 1993, signalait ainsi que 1600 famille de Shenyang (dans la province de Liaoning, au nord de Pékin), évacuées de chez elles cinq ans auparavant, attendaient encore d'être relogées comme cela leur avait été promis à l'époque où elles avaient dû quitter leurs maisons condamnées à la démolition. Un remarquable effort a pourtant été fait, particulièrement ces quinze dernières années, pour s'attaquer au fond du problème. En 12 ans, de 1979 à 1990, des constructions offrant un milliard et demi de mètre carrés habitables ont été édifiées. Cela a permis de porter la surface moyenne disponible par habitant de 3,6 à 7,2 mètres carrés et l'on devait atteindre les 8 mètres carrés à la fin du siècle. On prévoit également que durant les 8èmes et 9ème plans quinquennaux (c'est-à-dire du début 1991 à la fin de l'an 2000) une nouvelle tranche d'un milliard six cent millions de mètres carrés de logements sera mise à la disposition du public. En attendant, on observe que près de huit millions de familles n'ont pas de logement particulier ou vient dans de très dures conditions de surpeuplement. Cinq millions d'entre elles ne disposent que de deux mètres carrés d'espace pour chacun de leurs membres et chaque année deux millions de jeunes couples ajoutent leurs noms aux listes de ceux qui sollicitent un appartement. Enfin, précise une étude officielle, 650 millions de mètres carrés de superficie habitée devraient être reconstruits car situés dans des maisons vétustes et peu sûres (1). Rien d'étonnant donc à ce que, comme l'indique un sondage (2) réalisé à Tianjin en septembre 1993, la première préoccupation du citadin soit le logement. La deuxième étant l'étendue de la corruption dans le pays et les services officiels, la troisième, celle des salaires et de l'inflation. Pékin n'est pas la Chine ? Assurément, mais en tout ca, une bonne introduction pour la connaître et la comprendre. (1) Reform in China Newsletter. State Commission for restructuring Economic systems, Beijing, N°12, 10 mars 1992. (2) Enquête réalisé par l'institut de sondage de Beijing pour "Les nouvelles du soir", de Tianjin (September 1993)

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Nouvelle star

LE CHAT 2008-04-25 10:52:44

  Le candidat attend fébrile le verdict du jury car il sait qu’ils ne lui passeront rien. On peut pas dire que sa prestation de ce jeudi 24 avril a fait vibrer le public et on a eu du mal à entendre les cris de soutien de Lerma et Frédéric Lyon perdu dans le rugissement des sifflets hostiles. C’est très dur d’affronter un public quand on s’est cru longtemps en haut de l’affiche , n’est pas le grand Charles qui veut !  La sueur dégouline, le noeud de cravate semble se resserrer sur la gorge de Nicolas, ses mains deviennent moites et à moitié aveuglé par la lueur des projecteurs , il découvre comme le public le terrible verdict des quatre membres du Jury. Quatre rouges ! Aucun ne lui a accordé le bleu !C’est André Manoukian qui le premier prend la parole . -          Non , franchement , vous croyez avoir été bon ??? plus personne n’y croit ! Comment pouvez vous continuer à rester toujours dans le même registre ? Le public visiblement attend autre chose ! -          André a raison enchaîne Lio, il y a vraiment à revoir autant dans le fond que sur la forme . Le courrier des lecteurs en est d’ailleurs la preuve !  seul un courrier sur quatre  vous est favorable car malgré vos piètres prestations , quelques fans vous sont quand même acquis, ce que j’ai de plus en plus de mal à comprendre !  -          Vous êtes quand même durs avec lui , dit Sinclair ! Il est quand même le meilleur pour groover dans le style blingbling !  Philippe Manoeuvre pouffe derrière ses lunettes noires. -             Déconnez pas les mecs , c’est pas pasqu’il a une rollex  qu’on va le confondre avec  50 cents ! Si tu fais gaffe au texte, c’est tout ce qui nous reste dans les poches après un an avec lui , mais faudrait continuer à écouter sa prose de merde ! faut changer de registre mon p’tit père ! t’as vraiment des goûts de chiotte !  -          Là, je peux pas désapprouver reprend Manoukian! et puis toujours à se chercher des excuses ! si votre style est nase et que les gens veulent autre chose , c’est pas la peine de dire que c’est la faute à untel ou untel et que le public finira par apprécier votre prestation quand même ! Il veut autre chose !  -          Ouais ricane Lio, on aura du mal à supporter ça encore pendant quatre ans ! c’est vraiment mauvais !  -          Et puis cessez d’être tendu comme ça , faut être plus cool avec le public , même s’il aime pas ce que vous faites ! z’avez failli prendre un coup de boule pendant le live de l’autre jour et au prime du salon de l’agriculture ça s’est aussi mal passé ! ça va mal finir tout ça , moi je dis ça c’est pour votre bien soupire Sinclair .  -          Putain qu’on sera peinard quand on aura plus à écouter cette daube , s’exclame Philippe Manœuvre ! plus on vous dit que vous êtes mauvais , plus vous vous entêtez à nous dire que vous allez continuer à faire la même chose ! C’est vraiment la loose grave ! Plus personne ne chante comme le texan !   Nicolas est décomposé ! il ne comprend pas ! il ne peut pas comprendre ! il ne veut pas comprendre !Le public est vraiment trop dur ! adulé il y a un an et sifflé par ses anciens fans aujourd’hui ! Pauv’cons, ils sont vraiment trop nuls pour apprécier tout ce que je fais ! Contents ou pas contents , m’en fiche , je continuerai quand même ! Na !   

Commentaires

Gasty

Faut l'envoyer à Fort boyard avec son gouvernement, le but récupérer les 15 milliards du paquet fiscal. Et pas de cadeaux, avec de vrais serpents, des fauves sauvages, des mouches tsé tsé, des vers solitaires,des mygales, des Arlettes , des copies rolex etc...
liberty

Le CHAT Bien vu :!: Regardant l'émission je me suis cru en ex URSS voire en Chine . Les questions étaient préparées ET sélectionnées ! Pas un seul mot sur la mémoire de la shoah, la génétique des délinquants, les trafics de listes électorales pour qu'il puisse voter, son augmentation entre 140 et 200 %.... Dans les 500 000 chômeurs qui ne bougent pas il y a des handicapés refoulés de partout (dont moi) et des gens payés par l'assurance chômage en attendant la retraite... > «un processus de sanction pour un chômeur qui refuserait deux offres d'emploi correspondant à ses qualifications et ses aspirations». Qu'il se réveille, cela fait bien longtemps que c'est déjà la cas, une offre à laquelle tu ne réponds pas, un rendez vous manqué et c'est la radiation . Radiation illégale, puisque pas recommandé avec A.R sans possibilité donc de contester :!: Comme Forest Gump, C'est tout ce que j'ai à dire sur ça :!: :mrgreen:
liberty

André Manoukian : C'est du réchauffé, vous chantez tièdement après vos prestations too mutch. L'enfant prodigue je n'y crois pas ! Lio : Même si André est un peu dur, je suis d'accord avec ses propos. Vous avez effacé votre personnalité devant l'interprétation, ça ne prend pas . Sinclair : Vous servez une recette avec les ingrédients mais sans la méthode . Vous n'inspirez aucune certitude de résultat, à part votre énorme égo, votre confiance sans bornes . Philippe Manoeuvre : Mon ptit gars y'a du boulot. Tu voulais créer un nouvelle musique mais tu as piqué des recettes à ta grand mère datant de la prohibition . Ta musique est tellement transparente qu'elle est subliminale, ça fait penser à un autre jeune: Balladur qui chantait : « dormez, je le veut » il y a 15 ans. Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages :!:
LE CHAT

@GASTY excellent , Nico et les énigmes du père fouras ! :lol:
LE CHAT

@liberty j'ai supporté qu'une demi heure , après j'ai préféré regarder Cold Case sur canal , ça pouvait que être mieux que ce naze ! :evil:
liberty

Le Chat J'ai été un peu plus tenace. Puis quand j'ai compris que les dès étaient pipés, que les questions étaient sélectionnées... J'ai fait exactement comme toi :!: Il y a des gens qui ne font jamais d'erreurs, ce ne sont que des erreurs de communication . En bref nous sommes "des pauvres cons" et on ne comprend rien :!: Il a du prendre des cours de gouvernance avec les Chinois et les Russes :lol:
marcel

chat: A Fort Boyard,il devrait préférer les maîtres des ténèbres car ce sont eux qui lui dictent les mesures (mondialistes) à prendre pour ses copains bling bling. Encore que certains sont des maîtres dans la lumière (des projecteurs) aussi. :D Les énigmes du Père Fouras sont trop alambiquées pour lui. 8O
marcel

enfoiré: je déteste l'home politique sarkozy et je ne suis pas un fan de la DH mais effectivement je suis "antiswar". Sarko est un hypermenteur à la mode des présidents qui l'ont précédé,tous hommes de pseudo gauche ou droite.(VGE/Miteux/Chirac).
lenfoire

Le Chat, Voici, ce qu'on en dit par ici: "Pas convaincu" "Il a gagné en humilité". "Une nouvelle page". La Dernière Heure n'en parle même pas. Si tu vois les commentaires qui suivent, tu verras qu'il garde des fans ou comme Marcel des anti "Swar". Cours, Forest, cours...
liberty

@ Le Chat je viens de comprendre : Ce n'est pas de nouvelle star dont il est question mais de nouveau Tzar :!: Dans son allocution "le Tzar" s'est défendu huit fois de n'être pas en monarchie alors que rien ne lui étais demandé . ( Pris la main dans le S.A.C :?: )
LE CHAT

@MARCEL en effet , ils pourraient tous faire la Pinocchio academy ! :lol:
LE CHAT

@guy l'humilité est quelque chose d'éphémère chez Sarko , ça durera pas ! ;)
lenfoire

Le Chat (12), "L'orgueil est la même chose que l'humilité : c'est toujours le mensonge.", Georges Bataille
T.REX

Salut Le Chat, Je n'ai pas suivi ce jeu non plus, c'est trop téléphoné ! La prochaine fois, il faudrait qu'il vienne avec tout son gouvernement pour jouer au maillon faible. :mrgreen: Y'a des sacrés numéros, entre plastic Bertrand, Brice Boutte-feu et leurs clandés (esclaves modernes)ils sont pas dans la merde :!:
lenfoire

TRex, Madame "On ne nous dit pas tout", Anne Roumanoff, était encore là chez Drucker hier. Elle met des aiguilles à la bonne vitesse sur le cadran de notre temps. La question était posée ensuite pour savoir s'il n'y avait pas de censure pour l'arrêter dans ses "radios bistro". Réponse ferme: non. Ca, au moins, fait passer une bonne semaine, ensuite. "Vivement dimanche prochain" est vraiment le titre bien choisi. Je conseille à ceux qui ont les zigomatiques endormis. :lol:

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Tchernobyl l'herbe amère.

olivier cabanel 2008-04-24 17:33:09

miss_tchernobyl.jpgtchernobyl.jpg Le 26 avril, à 1h23’44, suite à une erreur humaine, le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl explosait, relâchant dans l’air la mort radioactive. Dans la Bible (Apocalypse chapitre 8, verset 10) il est fait mention d’une météorite, nommée Absinthe, et à sa chute «il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur les tiers des fleuves et sur les sources des eaux (…) beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères ». Cette absinthe est l’un des signes précurseurs de l'apocalypse. Or Tchernobyl, en Ukraine,  désigne l'absinthe, une plante amère. Malgré les dénégations lénifiantes du gouvernement, la radioactivité ne s’est pas arrêtée à nos frontières. tchernobyl_france.jpgLongtemps après la catastrophe, on apprenait que le personnel des centrales nucléaires françaises avait su ce qui s’était passé : toutes les alarmes des centrales nucléaires destinées à mesurer la radioactivité de l’air se sont déclenchées. Ils ont donc téléphoné à leur famille et leurs amis pour les prévenir du danger. Nous, citoyens lambdas, n’avons pas eu cette chance. 22 ans après, le bilan continue de s’alourdir : Malgré les affirmations de l’AIEA et de l’OMS qui tentent de minorer l’ampleur des dégâts, on sait depuis 2004, grâce à l’ambassade d’Ukraine, que 25000 ukrainiens ont trouvé la mort, et que 85% des enfants du Bélarus sont malades. L’OMS veut se montrer rassurante et ne veut voir aucune relation entre l’alimentation contaminée par la radioactivité, et ces enfants malades. Sans le sacrifice des « liquidateurs » une seconde explosion, cinquante fois plus meurtrière que celle d’Hiroshima, aurait pu se produire. Au moment ou l’EPR, nouveau procédé français, tente de s’implanter sur notre sol, malgré les protestations, peut-on affirmer que le nucléaire français est sans danger ? S’il faut en croire l’autorité de sûreté nucléaire,  (ASN) qui a ordonné une expertise à ce sujet, la réponse est négative. D'après Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection humaine de l’IRSN : « le monde médical n’est pas prêt » si un accident se produit en France. Dans une dépêche AFP (5/9/2000), on apprenait que les systèmes de protection français sont depuis longtemps inadaptés au risque incendie. EDF aurait donc engagé 2,8 milliards de francs pour lancer un programme de réévaluation de la sûreté contre l’incendie. ampoule_tete_de_mort.jpgL’ASN mène de temps à autre des inspections inopinées, et celle du 2 juillet 2004 dans la centrale nucléaire du Tricastin conclu :« Cet exercice a mis en exergue un manque de pratique des agents, notamment pour faire face à un incendie se propageant, des erreurs commises par l’équipe de première intervention et l’absence de déploiement préventif de moyens lourds en soutien. Ainsi l’attaque du feu par des moyens efficaces aurait pris 37 minutes. Ce délai, trop long, rend illusoire l’extinction d’un incendie bien développé ». Le 3 mars 2005, un autre exercice surprise dans la centrale de Bugey a permis de découvrir qu’il n’y avait pas d’eau pour éteindre l’incendie. Si l’on ajoute à cela le risque sismique dont il a été prouvé que nos centrales ne pourrait résister, et celui d’attaque délibérée ou chute d’avion, pour lesquels nous n’avons aucune parade, on voit que notre nucléaire français n’est pas à l’abri d’un accident majeur. Le plus cocasse c’est que la France veut construire son premier réacteur expérimental à fusion nucléaire, sur le site de Cadarache, lequel se trouve sur une faille sismique. Pas rassurant!  Car comme disait  un vieil ami africain :« Celui qui demande qu’on lui répète n’est pas forcément sourd ».

Commentaires

olivier cabanel

à Liberty, tu ne crois pas qu'il nous reste "le choix de vie"? :)
liberty

Olivier (14) je me permets de te faire remarquer que l'orientation générale và plus vers la durée que l'intensité :!: Reste la question du choix de vie ( que nous n'avons plus ) Nous devons vivre, penser, consommer, comme une masse de moutons :!: J'espère bien que "ça va mal finir" ;)
olivier cabanel

à Liberty, comme l'écrivait un certain léotard, ayant brutalement ouvert les yeux, et ayant aussi rejoint les pensées de son frère, oui, çà va mal finir. et ce n'est pas une prophétie. juste une évidence. :mrgreen:
olivier cabanel

à guy, il nous reste l'amour, et l'humour. et c'est déja beaucoup, non? :mrgreen:
olivier cabanel

à Guy, il faut mesurer avec précision les paroles de la bible, je ne pense pas qu'elle fasse des "prévisions". ce sont juste des textes qui peuvent être interprètés de tant de façons... d'ailleurs, la bible (encore elle!) dit, vous ne connaitrez ni le jour , ni l'heure. mais il y a un faisceau de coïncidences qui peuvent nous faire supposer plus le pire que le meilleur? n'est-il pas? comme disent nos voisins anglophones. :mrgreen:
olivier cabanel

à Liberty nous n'avons plus qu'un espoir irréaliste à porté de main, mais dans le fond la densité de nos vies n'est elle pas plus importante que leurs durées? qu'en penses tu?
lenfoire

@Olivier et donc à Liberty, Je crois que nous avons le choix, en effet. Tout est une question de vouloir casser les habitudes. Je suis assez étonné de ta réflexion, Liberty. Tu as fait la marche arrière toute rien qu'après avoir refusé de continuer à untiliser Microsoft alors qu'il est souvent intégré dans la machine que tu achètes. A mon avis, ayant appris à te connaitre un peu mieux, tu parlais de manière théorique pour les autres. Théorie que tu ne respectes pas en pratique pour toi. Tu as fait le bon choix en résistant. Donc, je te propose d'être toi. Les rebelles, j'aime beaucoup. J'en suis un. Je ne renie pas mon état. :lol:
olivier cabanel

à Guy, tu as raison, il faut garder les yeux bien ouverts, et mettre le doigt là ou çà fait mal, le gouvernement vient d'annoncer qu'il allait tripler le nombre de caméras de surveillance, orwell en a parlé, sarko l'a fait. j'ai mal a ma France. :(
T.REX

Salut Olivier, Je ne connaissais pas l'origine de l'absinthe, très intéressant, mais que Tchernobyl désigne également la plante à la base de cette boisson, c'est incroyable !! :!: C'est vraiment vrai :?: Le risque nucléaire, c'est clair existe et existera toujours....rien ne peut suffire à l'éviter et le système médical ne sera jamais prêt à assurer en cas de catastrophe nucléaire, pas davantage qu'en cas de catastrophe naturelle. En fait, la seule alternative qui se présente à nous, c'est le choix entre la peste et le choléra et franchement personne n'est capable de trancher. Si nous voulons limiter le réchauffement de la planète pour éviter un cataclysme climatique, il faut prendre le risque du nucléaire, pour que l'électricité puisse devenir l'énergie principale "non polluante" :idea: En priant pour qu'aucun pépin grave n'arrive et surtout en espérant que les générations futures trouvent la solution quant aux déchets radioactifs (et là c'est pas gagné) :evil:
olivier cabanel

à T-rex, je confirme pour l'absinthe, meme si dans d'autres traductions c'est aussi l'armoise, plante de la meme famille que l'absinthe. ce qui est interessant, c'est que dans la bible, dans l'apocalypse, il y 7 étapes avant la conclusion finale. or l'évenement "absinthe" est le 3eme. il nous reste donc un peu de temps. :mrgreen: jusqu'en 2012 par exemple? :mrgreen:
LE CHAT

malgré tout cela , la vie reste la plus forte et une des conséquence de l'explosion a été la création d'un immense parc naturel entiérement dépourvu d'humains où élans , sanglier et autres prolifèrent en toute tranquilité ! 8)
marcel

olivier: vu un documentaire 7 jours auparavant sur l'état de la forêt ukrainienne/biélorusse autour de Tchernobyl,la flore et la faune(cervidés,sangliers,...) semblent apparemment intacts et en bonne santé;toutefois,il est dit que la contamination par les radio-éléments est concentrée sur les feuilles des arbres et plantes. Une forêt superbe et majestueuse mais hélas contaminée:pour ce qui est de l'éclairage dans les villages environnants pas trop de problème non plus car grâce à la radioactivité,les rares habitants sont phosphorescents. :D durant la nuit
LE CHAT

@MARCEL t'as du voir le même que moi ! :lol:
liberty

Olivier Je suis assez en accord avec T.REX c'est le choix Cornélien entre peste et choléra . J'avais trouvé Rocard, Fabius et Duffoy assez balaises pour l'affaire du sang contaminé. Tellement balaises qu'ils peuvent encore faire de la politique ... Ce qui est le plus inquiétant, c'est de regarder les dangers terroristes sur de telles centrales. Vu la stabilité géopolitique mondiale qui est soignée comme jamais, doit-on être rassurés ou inquiets :?:
lenfoire

Olivier, Il y a de ces événements dont on se souvient sans effort. On se souvient où on était, quel temps il faisait. Tchernobyl l'a été après coup. Le samedi 26 avril 1986, il faisait très beau. Sur le balcon, on profitait de la belle journée. On a probablement "profité" d'autre chose. Une anecdote de plus: en voyage à Palerme, fin mai, avant de sortir de l'avion, nous avons eu la visite d'inspecteurs avec compteurs Geiger en bandoulière. Je t'assure que cela fait un effet "boeuf". Non, on ne parlait d'apocalypse, mais de savoir si on allait pouvoir descendre de l'avion. :lol:
olivier cabanel

au Chat, et à Marcel, bien sur, la vie animale prolifère, vu qu'il y a moins d'humains pour en assurer la prédation, seulement il ne faut pas oublier que ces animaux, qui se nourrissent de végétaux, et insectes pollués par la radioactivité, accumulent dans leur chair cette pollution, comme le césium 137 a une période de 30 ans, et qu'ensuite sa radioactivité diminue de moitié, ainsi de suite, la terre et les végétaux sont pollués durablement, et les animaux aussi, les résultats de tout çà sont pour plus tard. :mrgreen:
olivier cabanel

Liberty, bien sur les hommes politiques de droite comme de gauche n'ont pas été particulièrement brillants lors de problèmes environnementaux, je n'ai pas oublié qui était au pouvoir en 1986, mais je suis reconnaissant à la gauche d'avoir arreté l'expérience désastreuse de Creys-Malville. aujourd'hui, les promesses du Grenelle partent en lambeau, et les rêveurs d'hier, sont les déçus d'aujourd'hui. :mrgreen:
olivier cabanel

à Guy, alias l'enfoiré, moi, itou, j'étais dehors, a ramasser du muguet, il faisait un temps superbe, le 1 mai mais le problème est venu de la pluie qu'il y a eu entre le 26 avril et le début mai. cette pluie a plaqué la radioactivité de l'air, sur le sol, et on connait la suite. je me suis procuré les cartes des services météo régionaux, afin de connaitre la pluviométrie pendant tous ces jours, car à dix kilomètres près, il est tombé beaucoup, ou pas beaucoup d'eau. çà permet de connaitre les endroits plus ou moins pollués.
liberty

Olivier En réalité l'écologie n'est pas la préoccupation du moment . (malgré les semblants de préoccupation) Le grand enjeu du moment c'est de savoir comment continuer à vivre comme nous le faisons :?: La concurrence nous bouffe, le système est à bout de souffle et ne bénéficie plus aux Occidentaux. Les plus attachés à notre mode de vie sont ceux qui ont le plus à perdre :roll: Peut être que juste pour ces types, nous prendrons la bonne direction trop tard : Ça va mal se finir :!:
lenfoire

Je suppose que vous êtes au courant de nos essais de remplacement: http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/417522/eolien-premiere-mondiale-a-ostende.html Est-ce que la Bible prévoyait cela?
liberty

@ L'enfoiré (12) C'est une bonne chose mais goutte d'eau dans l'océan, cas isolé de philanthropie :?: @ Olivier Dernière nouvelle : les Yaourts au bifi machin ou à l'activa machin, bref les proactifs alicaments seraient mauvais pour l'obésité :!: Ils sont comparés à des bactéries colonisatrices. Comme d'habitude après nous avoir dit "c'est très bon pour la santé" on nous dit le contraire... On ne mange plus c'est dangereux. On ne bois plus c'est dangereux. On ne fume plus c'est dangereux et interdit . On ne fais plus l'amour à cause des MST. On ne respire plus à cause du nuage de tchernobyl. Qu'est-ce qui nous reste :?:
liberty

L'enfoiré (20)
Posté par 929 :
Tu as fait la marche arrière toute rien qu’après avoir refusé de continuer à untiliser Microsoft alors qu’il est souvent intégré dans la machine que tu achète
Là c'est un tout autre débat, sur un Linux j'ai le droit de modifier et de redistribuer n'importe quel logiciel . J'aime pas qu'il me soit imposé un système d'exploitation payant et peu performant, là où j'ai la possibilité d'avoir plus