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Le Siècle du Dragon : Du royaume englouti à la Chine réssucitée (2)
Le Panda 2008-04-30 14:50:24

On découvre aussi que ce n'est pas parce que l'on a déjeuné quelquefois dans des « chinois » parisiens que l'on sait ce qu'est la cuisine chinoise. On croyait que le riz en était l'élément essentiel, mis sur la table pour se combiner à tous les plats et l'on s'aperçoit qu'il ne vient le plus souvent qu'à la fin et se mange « sec ». Le thé, non sucré, offert en toutes occasions et obligatoirement chaque fois que l'on reçoit un visiteur, est savouré au début du repas mais ne l'accompagne pas tout au long.
On s'étonne encore davantage de l'extraordinaire variété des parfums, des épices, des sauces, des mélanges savants de viandes, de poissons, de coquillages et de crustacés crus ou cuits, d'algues de mer et d'eau douce, de champignons, de racines et de corolles de fleurs -au premier rang desquelles le lotus- de mets préparés avec des abats considérés comme non comestibles en Europe, comme les pattes de volaille, les langues de canard, les trachées de bœuf et de mouton. Sans parler de plats confectionnés avec des viandes qui ne se consomment pas non plus sous nos climats et qui sont plus particulièrement appréciées dans le sud du pays : chien, serpent cuisiné seul ou avec du chat sauvage (1), singe (mais hors de prix aujourd'hui me dit-on), rats, crapauds et vers de terre. Enfin tout. Au point que les Cantonnais se moquant d'eux-mêmes, disent à leurs hôtes étrangers qu'ils mangent tout ce qui se tient sur quatre pattes, sauf les tables, tout ce qui bouge dans l'eau, sauf les sous-marins, tout ce qui vole dans les airs, sauf les avions. »
(1) Les cantonnais ont donné à ce plat le nom de « Dragon et tigre » (« dragon » pour le serpent, « tigre » pour le chat), et ils recommandent de le préparer au mois d'août, période de l'année où la chair du serpent est la plus tendre.
La seule évocation tels plats fait se nouer la plupart des estomacs européens et c'est là aussi une bonne façon de mesurer la distance qui peut séparer les cultures. J'ai moi-même, à ma grande confusion, calé devant un plat de guêpes grillées servi dans une auberge de campagne du Yunan. Un régal pour mes compagnons de route. Un peu plus tard, je déclarai piteusement forfait devant une fricassée de scorpions servie dans un restaurant de Luoyang, une des anciennes capitales impériales. Un mets digne de la table d'un empereur justement, me dit-on. Comme je m'inquiétais de savoir comment on arrivait à capturer une si grande quantité de scorpions, j'appris que les Chinois, depuis des temps immémoriaux, en pratiquaient l'élevage à des fins culinaires. Un plat cher. Tout comme celui préparé avec le serpent qui se vend vivant et au poids sur les marchés du sud, mais que l'on peut aussi se procurer en morceaux surgelés.
Une gastronomie si riche de variétés (un restaurant de Xi'an, autre ancienne capitale, se vante de préparer jusqu'à deux cents différentes sortes de raviolis) ne s'explique pas seulement par le talent et l'imagination des cuisiniers. Il faut, en arrière-plan, une très ancienne et très riche civilisation.
Pendant quatre mille ans, dans cette immense Chine aux terres, à la faune et à la flore si diverses, on aura tout goûté, tout expérimenté, tout exploité des richesses que la nature fournit à l'homme pour sa nourriture, son plaisir et aussi sa santé. Car, dans le même temps on aura éprouvé les vertus curatives de milliers de substances minérales, végétales et animales, des racines de ginseng « rajeunissant » au serpent séché ou infusant dans l'alcool en compagnie parfois d'un crapaud. Liqueur de longévité et, de plus, excellente pour le cœur, à ce qu'on dit.
Sur 2700 pages, le répertoire de la pharmacopée traditionnelle chinoise, publié en 1977, énumère ainsi 5767 substances utilisées pour soigner diverses affections. C'est là le legs d'une infinité d'expériences réalisées au cours des siècles et transmises, avec ce qu'elles véhiculent de vérité et d'illusion, en dépit des guerres, des révolutions et d'une histoire toujours agitée.
Même si les chefs-d'œuvre de l'Egypte, de la Grèce et de la Rome antiques ne lui sont pas inconnus, le visiteur est comme saisi de vertige dans les étonnants musées de Shanghaï, de Changsha, de Wuhan ou de Xi'an, où sont exposées les œuvres d'artistes inconnus qui fondaient le bronze pour en faire des vases et des carillons avec une maîtrise que l'Europe n'atteindra que des siècles plus tard. Le plus surprenant n'est peut-être pas tant l'incroyable abondance et la perfection de cet art mais l'étrange « proximité » d'un passé qui se perpétue dans le style et la vie des Chinois d'aujourd'hui. Comme si, dans ce pays, les siècles et les millénaires se réduisaient d'un seul coup à la durée d'un éclair.
L'émotion est plus forte encore quand, au musée de Changsha, on voit, enfermé dans son cercueil de verre, maintenu à température constante, le corps de celle que les archéologues ont appelé « la marquise de Taï », cette appellation venant de ce que son mari, chancelier la cour du roi, avait un titre de noblesse. La marquise était morte aux environs de l'an 160 avant Jésus-Christ. C'est sa tombe qu'on retrouva à Mawangdi, près de Changsha, capitale du Hénan, en janvier 1972.
La découverte n'avait rien d'exceptionnel en elle-même car la province avait déjà révélé nombre de nécropoles antiques. L'extraordinaire était que le corps de la marquise, -reposant dans un liquide spécial, enfermé dans une série de trois cercueils et trois sarcophages gigognes, eux-mêmes ensevelis dans une maçonnerie en forme de cône remplie de charbon de bois et de calcaire concassé-, était resté quasiment intact depuis le jour de son décès, 2140 ans plus tôt.
Sous la vingtaine de couches de tissus et de vêtements (tenues par 9 rubans- un chiffre magique), les chairs de la morte avaient gardé leur élasticité, et son visage, entouré de cheveux noirs, l'expression qu'il avait sans doute encore à la minute de son dernier souffle. Des savants accourus de monde entier à la nouvelle de l'incroyable découverte, procédèrent à l'autopsie, avec examen aux rayons X, au spectromètre et au microscope électronique. La marquise avait dans les cinquante ans au moment de sa mort, elle était petite et maigre ( 34 kg pour 1 m 54). Ses veines et artères, tout comme ses organes internes, avaient gardé leur souplesse et les médecins purent déterminer qu'elle appartenait au groupe sanguin « A » et qu'elle était morte brusquement des suites d'un infarctus du myocarde.
Elle avait aussi, comme l'indiquaient des traces de vers trouvées dans ses intestins, souffert d'une maladie parasitaire, vraisemblablement de la bilharziose qui se contracte au cours de baignades dans des eaux infectées. Le jour de sa mort ou la veille, elle avait mangé du melon comme l'attestaient de nombreuses graines trouvées dans son estomac. Celles-ci avaient permis de situer son décès en été, saison des melons justement.
Dans un caveau annexe à celui de la marquise reposait son fils, mort avant elle. La tombe avait été partiellement vidée de son contenu par des pillards. On y trouva pourtant de nombreux textes inscrits sur les lattes de bambou ou des tissus de soie. Des traités de philosophie, d'anatomie, de pharmacie. Jusqu'à une méthode de gymnastique, illustrée de croquis pour mieux décrire les mouvements recommandés dans le texte.
Mais, le plus prodigieux spectacle est sans doute celui de cette armée de guerriers d'argile qui, enterrée depuis 2 200 ans, ressurgit peu à peu des entrailles de la terre. Leurs images sont connues. Télévision, photos, expositions nous les ont rendus familiers. Et pourtant, en les découvrant, on reçoit le même choc que si on les avait vus de ses yeux ressortir de leur tombe bi-millénaire. Ils sont là, debout, presque vivants, baignés d'une lumière grise filtrée par l'immense voûte, majestueuse et légère à la fois, jetée très haut au-dessus d'eux, comme un filet céleste.

En 1974, des paysans du district de Lintong, -à 35 km de l'ancienne capitale impériale du Xia'n- occupés à creuser un puits, tombaient sur une galerie où s'alignaient des statues d'hommes et de chevaux de terre cuite grandeur nature. Les fosses étaient pavées de briques et surmontées d'un plafond tenu par des rangées de colonnes. Ils venaient de faire, par accident, une des plus extraordinaires découvertes archéologiques de tous les temps : « l'armée d'argile », chargée d'accompagner et de protéger dans l'autre monde Qin Shihuangdi, le premier empereur, qui vécut de 259 à 210 avant notre ère et réunit sous son pouvoir toutes les terres chinoises, jusque là morcelées en différents royaumes.
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L'Ignorant : Chapitre II (1)
Le Panda 2008-04-29 14:20:05

Je me souviens à mon réveil ma première réaction fut de me remémorer :
J'ai deux vengeances, amertumes, rancunes :
L'une contre la guerre,
L'autre sur les hommes,
Ma pensée fut vite absorbée par les bruits, de ce que je considérai comme étant un parc, à êtres humains.
Je sentis tout à coup une main se poser sur moi, c'était ma Mère, elle me dit :
« Il serait temps que tu ailles te laver, j'ai défait une valise tu y prendras une serviette », je lui posai la question, « mais où sommes-nous ? »
Je ne le savais pas d'ailleurs.
Pour la première fois depuis le départ, ma Mère dit « nous sommes à Lyon ».
« Pourquoi choisissons-nous Lyon, Maman ? « -
« Tu sais bien pourquoi nous avons choisi Lyon ».
Non - Je l'ignorais complètement, elle murmura d'une sorte de sanglots :
« Tout simplement parce que je n'ai pas de famille et qu'il n'y a que ton Oncle Antoine qui habite Lyon, à la Duchère ».
A mon sens, cela ne voulait rien dire:
« Mais nous ne rentrerons jamais tous chez lui ! »
« Ne t'inquiète pas nous aurons l'occasion d'en reparler »
« En attendant essaies de trouver un endroit où te laver ».
Puis elle donna l'adresse de mon oncle verbalement.
Autour de nous il y avait mon frère, et ma sœur.
Je me dirigeai une serviette sur l'épaule, déambulant dans cet espace, immense, il l'était, je crois qu'il devait faire plus de mille ou deux mille m2, je n'en sais rien, des piliers qui ressemblaient un petit peu aux colonnes du Colosse de Rhodes.
Je ne sais pourquoi j'eu l'impression que le bateau Ville de Marseille, à côté de cette immense foire de Lyon, aurait pu rentrer dix ou cent fois.
Je demandai à une dame qui portait une blouse blanche :
« Pouvez-vous m'indiquer s'il vous plaît où je pourrais-je me laver ? »
Je pense que l'on avait dû lui demander ce renseignement plusieurs dizaines de fois pour ne pas dire plusieurs centaines de fois...
Elle me répondit : « Tu vois, juste en face il y a des portes vitrées, ce sont des portes battantes, poussent-les »
« Oui mais je n'ai pas de savon ! Cela ne fait rien, tu trouveras ce qu'il faut à l'intérieur ».
Je traversai péniblement cette cour en entendant le craquement de mon appareillage, que je n'avais même pas enlevé pour dormir.
Je poussai effectivement ces portes, et de là, je sentis et entendis des rires fuser, je me dis, « tiens ! Il y a au moins un peu de gaieté quelque part ». Mais de quelles façons riaient-ils ?
C'étaient les plus jeunes, les adolescents qui riaient, j'en faisais partie, enfin presque, je me posais la question.
J'attendis quelques instants, je trouvai enfin un robinet disponible : quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ces espèces de robinets où il fallait appuyer, et lorsque pendant quelques secondes l'eau avait coulée, tout d'un coup, elle s'arrêtait.
J'avais l'impression que comme le temps, comme moi-même l'on voulait tout économiser, il y avait des boutons poussoirs juste au-dessus.
Machinalement j'appuyai dessus parce qu'il y avait marqué « savon » j'avais pu le lire, quelqu'un à côté de moi s'esclaffa.
Disant : « Si on veut approximativement se laver, il faut garder sa main en permanence sur ce bouton », je ne l'écoutais pas, j'entendais une masse de bruits considérables, je me lavai tant bien que mal, (j'étais tout engourdi par le sommeil) mains, figure me séchai rapidement le visage, puis repris le chemin en sens inverse, que j'avais fait quelques minutes précédemment.
Je constatai, ressenti un soleil éclatant merveilleux venait vers moi.
Était-ce une forme d'appel d'Amour, de cette nouvelle terre ?
Un soleil sans heurt qui m'avait laissé trois jours auparavant, que voulait-il me dire, qu'essayait-il de m'expliquer ?
Sa chaleur était plus intense sinon aussi forte que celle que l'on trouve à Marseille, la seule différence, fut que malgré les va-et-vient, qui se situaient dans cette cour immense, immense, mon regard se tourna légèrement vers la gauche.
Je vis une grande montée d'escaliers, séparée par une rampe, pourquoi y avait-il des escaliers ?
Je ne me souvenais par les avoir descendus, que voulaient dire ces escaliers ?
Je n'apercevais même pas s'il y avait un portail en haut, je ne voyais rien sinon que des escaliers, encore des escaliers, bon ! Je ne cherchais plus à comprendre.
Je me disais « l'on nous a sortis d'une ville en feu mit dans un bateau et l'on nous enferme dans une grande maison ».
Il y avait des colonnes, hautes, rondes, je levai la tête j'eus un vertige, mon regard se porta au sol, il y avait une énorme dalle de ciment.
Comment est-ce possible, que fait-on ici ?
Que nous est-il arrivé ?
Sommes-nous toujours nous-mêmes ?
N'essaie-t-on pas de nous changer, sommes-nous réellement ?
Suis-je toujours vivant ?
Il fallait que je m'arrête, et ce fut devant la porte, celle-ci était voûtée cela je m'en souviens, je la poussai et à
nouveau la foule.
Nous étions en partie sur le même bateau, eh bien oui !
Seulement il y en avait quelques-uns qui étaient arrivés 24 heures avant, d'autres 48 heures, trois jours avant nous, mais comment se faisait-il qu'ils étaient toujours là ?
Je me dis, après tout j'aurai la réponse, cela ne sert à rien de toutes façons, pourquoi me poser toutes ces questions.
Le Panda
Patrick Juan
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Enlève-moi mes puces
lenfoire 2008-04-29 09:28:39
Le "Question à la Une" du 23 avril a de quoi inquiéter. Les puces sont là. Ne préparez pas vos insecticides. Celles-là sont faites "maison", électroniques. La technologie est passée par là. "Big brother" aussi. Les RFID vont apprendre beaucoup de choses sur nous à notre insu. Démocratie en danger? "Confiance, ce n'est qu'une fausse alerte", disent certains. Mais encore...
Le code-barres, c'est décidément ringard. Cette fois, il faudra compter sur la Radio Frequency Identification (RFID) et elle va générer un risque bien plus important dans notre vie de citoyen au quotidien. Celui-ci a peur d'être fiché. Il va être servi.
Certains scientifiques qui analysent le problème, nous disent même que le RFID serait plus dangereux que tout ce qui a été créé pour assurer la sécurité avec en contrepartie un avantage bien trop spécifique. dans le domaine de la sécurité, les caméras de surveillance ne seraient désormais qu'un complément vis-à-vis de ce nouveau moyen de catégoriser les citoyens. Dangereux, car tout le monde en tirerait un profit apparent au départ. Si cela n'avait pas de points positifs, cela le serait moins. Sans un caractère imposé à terme et un risque de ne pas être au courant de ce qui s'y cache, ce pourrait n'être qu'un gadget de plus. Une caméra au dessus d'un immeuble, cela se voit. Ici, ce n'est plus le cas, c'est invisible et, de plus, l'information qui s'y réfugierait pourrait s'alimenter à distance et à l'insu de son porteur. Le piratage pourrait bien vite s'interfacer. Implantés sous la peau, dans les dents, ces puces, on en oublierait leur présence et leur potentiel. Autorisation d'en insérer sous la peau depuis 2004 aux États-Unis. Les raisons se retrouvent dans les domaines pratiques, sécuritaires, publicitaires et commerciaux. Les étiquettes RFID attachées aux vêtements complètent la panoplies. Les applications sont infinies.
Pratique, car il pourrait être considéré un système "carte proton" ambulant, porte monnaie électronique, rechargeable à la demande. Biométrie avec cartes médicales sous la peau. Santé en liberté? Les produits vendus se verraient fichés et inventoriés dans un temps bien plus court et moins coûteux. Utilisée en test, des étiquettes RFID accélère de manière drastique le travail du stockiste dans son inventaire. Elles communiquent à distance, leur présence à une distance maximale de 10 m. Le stockiste n'aura plus qu'à se balader avec des détecteurs entre les rayons pour établir l'inventaire. Stock réel minimum garanti. Clients et fournisseurs contents. Les nouvelles cartes d'identité électroniques contiennent déjà une puce électronique et contiendront toutes les informations personnelles nécessaires que l'on voudrait y insérer: mutuelle, santé par le remplacement de la carte SIS...
Sécuritaire, pour les bébés identifiables et les personnes âgées soufrant de la maladie d'Alzheimer. Traçabilibilité dans le temps et l'espace. L'émission présentait une situation qui allait jusqu'à l'impossibilité de quitter le bâtiment, ascenseurs bloqués. Elle ne disait rien dans le cas d'incendie. Repérables aussi par GPS en cas de perte ou de disparition. Avec les caméras de surveillance, criminels sous garantie de repérage, encore mieux cernés qu'avec bracelet électronique à la cheville. La prison virtuelle est à portée quand on sait le pénurie de places dans les prisons.
Publicitaire, car les clients ne recevraient plus que des publicités ciblées. Habitude de consommation espionnée. Profil de l'acheteur capté. En Belgique, les chiens sont déjà obligatoirement "pucés" pour rester identifiable vis-à-vis de leur maître. Des milliards de puces sont prêtes à l'emploi. Coût de production, un euro. Prix de vente jusqu'à 150 euros suivant l'usage. Sur ces puces, un catalogue de numéro à 16 chiffres peuvent être relié avec des bases de données de tous les types rassemblées sur ordinateurs. Pour le présent, il ne faudra pas oublier que les puces, c'est aussi un marché énorme qui ne correspond pas du tout à l'idée du marché aux puces. Désormais, il a même son salon, son journal, son fil rouge.... Microsoft a une version Beta de son BizTalk RFID Mobile. Des espions dans tous les étages de l'entreprise sont probablement déjà programmés. Pour le futur, un choix entre sécurité et liberté individuelle et peut-être d'autres applications dont on n'a pas encore imaginé les retombées. Des associations se sont créées pour attirer l'attention sur les dangers, mais elles restent bizarrement très confidentielles. Il est certains que des règles précises, des limites d'utilisations soient légifèrées.
"La puce" est passée au cinéma. L'insecte aptère ne pouvait jamais trouver meilleure correspondance technologique. Il faudait seulement se rappeler que ces puces sautent, piquent et propagent les maladies.
L'enfoiré, Citations:
-
« On dessine toujours les éléphants plus petits que nature, mais les puces sont toujours plus grandes. », Jonathan Swift
-
« Il n'y a pas de preuve que la puce, qui vit sur la souris, craigne le chat. », Henri Michaux
-
« Quand on se cherche des puces, on finit par devenir pouilleux. », Adrien Therio
- « Une puce ne peut pas piquer une locomotive, mais elle peut rendre fou le machiniste. », Quino
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Le Siècle du Dragon : Du royaume englouti à la Chine réssucitée (1)
Le Panda 2008-04-28 14:48:28

Plongé dans la Chine profonde, c'est-à-dire sorti des aérodromes, des grandes villes et des hôtels pour touristes, le voyageur a soudain le sentiment que son ignorance est encore plus grande que ce qu'il croyait, qu'il est plus étranger à ce pays qu'à n'importe quel autre où il a pu voyager précédemment.
Partout, en Europe, en Afrique, en Amérique, dans tous les pays qu'il a pu visiter, il ne s'est jamais senti vraiment perdu. Même s'il ne connaissait pas la langue des peuples qu'il découvrait, son regard pouvait s'accrocher à quelque chose de connu, des lettres, par exemple, qui tout en faisant partie d'un autre alphabet -grec ou cyrillique- avaient un certain lien de parenté avec le sien. Dans les pays arabes, il se repérait aux indications assez fréquentes en français et en anglais et trouvait toujours quelqu'un qui, selon le pays, connaissait l'une ou l'autre de ces langues.
C'est beaucoup plus rare en Chine au point que dans certaines régions campagnardes éloignées de la capitale, les villageois fixaient mon accompagnateur-interprète chinois, avec le regard admiratif que l'on pourrait avoir en Europe devant un savant ethnographe s'exprimant en un dialecte amérindien. Certains, même, lui demandaient comment il avait fait pour arriver à comprendre et parler ce jargon d'un peuple si lointain.
Le sentiment d'avoir abordé un autre monde est encore accru par la constante surprise et les interrogations qui se lisent dans les yeux des habitants du pays quand ils croisent l'étranger que vous êtes. A Pékin, Shanghaï, Kunming, Guanghou, Wuhan et autres grandes villes, les bonds, châtains, barbus ou ceux qui ont le poil si dur que leurs joues rasées se colorent de reflets bleus, les dames au visage maquillé comme des actrices et aux chevelures ondulées et flottantes, enfin tous ces visages bizarres d'étonnement. C'est tout différent dans les villages éloignés de l'intérieur du pays où le « long nez » est pris sous les feux croisés de regards intrigués et insistants. De quoi faire sentir au nouvel arrivé qu'il a une drôle de tête, une allure étrange, en tout cas très peu conforme aux canons esthétiques chinois.
A bord d'un train qui circulait sur une ligne intérieure et s'arrêtait dans de nombreuses petites gares, j'étais parti jeter un coup d'œil dans un wagon voisin, bondé de villageois. Pas de compartiments séparés mais des rangées de banquettes en bois disposées de chaque côté d'une longue travée centrale. Elles n'étaient pas suffisantes pour permettre à tous de s'asseoir, si bien que beaucoup devaient rester debout ou se tenir accroupis sur le sol, là où il restait encore un peu d'espace entre valises et ballots. Un inconfort qui n'empêchait pas -dans une tabagie épaisse comme un brouillard- une sorte de joyeuse et bruyante convivialité. On bavardait, on partageait les provisions, galettes, fruits, thé, on s'apostrophait très fort au sujet d'un point contesté dans une partie de cartes en cours.
En vérité, ce tableau, je n'eus que quelques secondes pour l'entrevoir quand je pénétrai dans le wagon. Au moment où les voyageurs m'aperçurent -des paysans dont beaucoup prenaient peut-être le train pour la première fois- il se fit d'un coup un grand silence, comme si un être d'une espèce inconnue avait soudain fait son apparition. Tous les regards étaient braqués sur moi, les jeux de cartes suspendus et les verres de thé restés en l'air, jusqu'à ce qu'un immense éclat de rire les secoue tous et détende l'atmosphère. Je ne me demandai même pas sur l'instant qu'elle pouvait être la raison de cette surprenante hilarité jusqu'au moment où je compris que c'était moi-même qui l'avait déclenchée.
Comment pouvait-on avoir une tête pareille, ces yeux ridiculement ronds, ce nez pointu comme un museau, ces cheveux touffus, légers et roussâtres comme des herbes fanées ? J'imaginai que vers 1900, un même éclat de rire devait accueillir l'arrivée d'un Guinéen sur un marché de Saint-Flour ou de Figeac. Ah ! c'te gueule, c'te gueule, ct'e binette ! Bon Dieu ! Comment peut-on être si noir ? Comme il l'aurait sans doute fait, je pris le partie de laisser croire que je ne m'étais aperçu de rien et, tandis que les rires retentissaient encore derrière moi, je rejoignis dignement ma place, riche de nouveaux sujets de réflexions sur le concept de « normalité ».
Nous étions quatre dans ce compartiment. L'ami qui m'accompagnait et me servait d'interprète et deux voyageurs chinois, l'un dans les cinquante-cinquante cinq ans qui se présenta comme cadre d'administration de l'armée avec le grande de colonel et l'autre, plus jeune d'une dizaine d'années, son adjoint d'un grade inférieur.
Nous avions un millier de kilomètres à parcourir en 23 heures -s'il n'y avait pas de retard. Autant donc faire connaissance tout de suite. Le visage du colonel était animé de mouvements surprenants : ses paupières se fermaient brusquement comme pour protéger ses yeux qu'un acide aurait soudain éclaboussés. Puis, c'était sa bouche qui s'étirait vers l'oreille gauche ou vers la droite, son nez qui se fronçait, ses sourcils qui se relevaient en même temps qu'il écarquillait les yeux. On aurait dit que des mains invisibles l'étranglaient. De temps à autre, il s'apaisait comme si ses muscles faciaux, après cette épuisante turbulence, avaient besoin de repos. Et puis, quelques instants plus tard, tout repartait pour un nouveau cycle.
Assez bizarrement, les grimaces cessaient dès que l'on s'adressait à lui, ou qu'il vous parlait. A une question de mon compagnon, il répondit qu'effectivement c'était une maladie mais que ses grimaces n'en étaient pas l'effet mais la thérapie. Ses nerfs optiques étaient atteints d'une dégénérescence incurable et on lui avait prédit, qu'à plus ou moins longue échéance, il perdrait la vue. Un médecin traditionnel chinois, qu'il avait consulté après quelques autres, lui avait dit qu'il pouvait reculer cette échéance en pratiquant aussi souvent que possible -c'est ce qu'il faisait- une certaine gymnastique du visage. Il s'en trouvait bien car sa vue ne s'affaiblissait plus. Il s'y exerçait aussi souvent que possible, au point que c'était devenu chez lui une sorte de réflexe de s'y mettre dès qu'il avait un moment.
La conversation engagée, il voulut savoir qui j'étais, ce que je faisais, d'où je venais. Français et communiste ? C'était la première fois qu'il en rencontrait un et il était heureux de faire connaissance. « Enfin, dit-il, le Parti Communiste Français, avant c'était quelque chose, mais maintenant, c'est vraiment rien du tout ! » Je l'observai pour voir s'il se moquait ou voulait me provoquer.
Non. Il continuait à sourire gentiment, toutes grimaces suspendues. J'aurais moi-même eu beaucoup de choses à dire sur la politique du PCF, mais je trouvais sa réflexion malvenue et tout à fait déplaisante de la part d'un inconnu, qui plus est, rencontré à l'étranger. Tout en m'étonnant de découvrir en moi des réactions aussi « cocorico », je me demandais comment j'allais pouvoir lui river son clou.
C'est lui qui m'en fournit presque sur l'instant l'occasion en branchant la conversation sur les chemins de fer. « Et chez vous, ça marche les chemins de fer ? » Je me dis que je tenais ma revanche : « T.G.V. Vitesse de pointe dans les essais : plus de 500 Kms à l'heur. Les 300 Kms de Paris à Lyon en deux heures... » Il restait silencieux. Pour être honnête, j'ajoutai qu'il y avait aussi des aspects négatifs : pour des raisons financières et politiques, la SNCF qui n'avait pas hésité à investir des milliards dans des machines et des lignes de prestige, « économisait » en supprimant quantité de lignes secondaires et cela au détriment des usagers. Mais il voulait avoir le dernier mot (et il l'eut) : « Une telle chose peut se faire, dit-il, parce que la France est très petite (pouce et index joints, il délimitait un territoire minuscule) mais dans un pays comme la Chine ce serait impossible. » Et, satisfait, il reprit sa gymnastique faciale. Au moins, avais-je appris ce que le mot « France » pouvait évoquer dans l'esprit d'un colonel chinois. Un militaire Français du même rang n'en sait sans doute pas plus sur la Chine.
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L'église Bling Bling et les pédophiles
olivier cabanel 2008-04-28 14:15:04
Quand un pape, au lieu de constater la seule responsabilité de ses membres dans des actes criminels, s’en prend à la moralité de notre société, on peut être surpris.
Les prêtres pédophiles se suivent et se ressemblent, ils se cachent lorsque leurs méfaits sont découverts, sont protégés par leur hiérarchie, et leur nombre va croissant.
Au lieu de s’interroger sur leur situation sociale, et sur les règles de cette religion qui interdit à ses prêtres la pratique de l’amour physique, le pape préfère condamner la moralité de notre société, responsable selon lui de l’immoralité de ces prêtres.
Il y a de quoi s’interroger.
D’autant que la religion catholique traîne de grosses casseroles derrière elle.
Lors de la dernière guerre mondiale, le Pape Pie XII avait pudiquement fermé les yeux sur les exactions nazies pratiquées sur les juifs, sur les Tziganes, sur les communistes.
Qui a oublié que l’église a toujours été le fer de lance de la colonisation ?
Saviez vous cette église détourne les paroles de la bible pour recevoir des dons ?
En effet, en Isère, il y a quelques années, j’ai eu la surprise de recevoir une enveloppe contenant un appel au « denier du culte ».
Jusque là, rien d’anormal. Il faut bien que tout le monde vive. (le denier de st pierre à rapporté 50 millions d’euros en 2002)
Mais là ou il y avait problème, c’est que l’en-tête de l’enveloppe citait pour justifier sa quête, un verset de la bible :« l’homme ne vit pas seulement de pain ».
il faut donc comprendre que le pain ne lui suffit pas, et que l’église veut mettre un peu de beurre sur ce pain la.
Seulement voilà, le verset cité était tronqué !
La suite du verset étant « mais surtout de la parole de Dieu », ce qui donne un sens très différent au verset dans son ensemble.
Çà s'appelle de la manipulation, et c’est malhonnête.
L’église ne manque pourtant pas de richesses : elle possède des bâtiments, des terrains, (revenus immobiliers 13 millions d’euros, et placements mobiliers 32 millions d’euros en 2002).
Elle possède aussi des chefs d’œuvres : des tableaux de maître, des sculptures, de l’or et encore de l’or.
Ces trésors sont si fastueux qu’ils ont fait l’objet d’une exposition à l’automne 2003 à Utrecht, dans le musée Het Catharijneconvent.
Il semble bien que l’église ait oublié l’ordre donné à Moïse interdisant sculptures, tableaux dans la maison de Dieu.(exode chapitre 20).
Et pourtant, malgré toutes ces richesses, l’église catholique serait en déficit.
Que fait-elle donc de tout cet argent ?
Que penser du faste qui accompagne le pape lors de ses sorties dans le monde ?
On est bien loin de l’église des premiers temps, lorsque le Christ, toujours du coté des pauvres, chassait les marchands du temple.
Si le pape vendait sa célèbre bague (appelée la bague du pécheur !), combien d’affamés pourrait-il nourrir ? à voir :
http://www.dailymotion.com/video/x48i7v_le-vatican-le-serpent-devin_events
Il aurait besoin d’un grand balais pour faire le ménage ici ou là… à Lourdes par exemple, ou des fortunes sont récoltées chaque jour, et pour quelle cause ?
La solidarité et la charité ne voudrait-t-elle pas que les églises soient ouvertes aux sans abris, au moins pendant les longs mois de l’hiver ?
Alors, entre les fortunes ramassées chaque jour, dont on ne sait trop à quoi elles servent finalement, entre les prêtres pédophiles, et le peu d’ancrage dans les milieux les plus déshérités du pays, on ne peut que protester contre cette église bling bling, très loin de la charité, et de la solidarité.
Car comme disait un vieil ami africain :« un homme plein de vices finit un jour ou l’autre sous écrou ».
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La dingologie du boulot
Le Panda 2008-04-25 14:10:29

Certains disent travailler plus, pour gagner plus.
D'autres disent le travail c'est la santé.
Moi, ce que je peux constater, vu la pile de boulot que j'ai, les factures qui sont à payer à l'Etat, la soupe aux choux qui a été servi depuis Bruxelles par l'Enfoiré.
Le fait que la Secrétaire et l'Informaticien attendent que le temps passe, pendant que le Panda essaye de faire passer le temps.
J'vous dis pas la masse des RTT, que ni l'un ni l'autre, n'auront en guise de récupération.
Pour la ponctuation, adressez-vous au Bureau des Réclamations, 6
ème porte à gauche, 3
ème étage, mais en passant par la cave.
Il y en a, à Paris qui disent : Métro, boulot, dodo. Et les Câlins alors ! Pour quand ?
Heureusement qu'il y a eu les Ch'tis, qu'était un film rigolo. Mais ça a représenté quand même un sacré boulot.
C'est pas peu dire ils ont réussi, à partir en vadrouille, pas de la « Grande Vadrouille », oui là ont peu dire qu'ils ont été prisonniers de nulle part ; ils étaient quand même dans le Nord.
C'est pas où là on fabrique les meilleures conserves. C'est la raison pour laquelle, certains continuent à dire, le travail c'est la Santé.
Non avoir de la Santé, c'est pouvoir travailler. Alors qu'est-ce que l'on fait à ceux à qui l'on continue à donner des petites pilules ?
Je sais pas c'est le boulot des prisonniers.
Voilà comme les Panzani, heu je voulais dire les Paninis, ceux que l'on fait lorsque l'on est en détention provisoire, ou que l'on est peut être condamné.
Mais est-ce que ces gens là arrivent à faire de vieux os ?
Ca c'est une très bonne question qui est destinée : A qui vais-je la poser cette question...A ben à l'Ecologiste, et puis tiens il y a plusieurs Félins.
Il y a Liberty, T.Rex...Ha ! Puis y'a mon pote Le Chat ! Ils sont tous costaud, ils sont jeunes.
Allez Hop ! Ils ont pas besoin de bosser 11 mois pour prendre des vacances eux !
Peut être bien que Le Chat ouai. T.Rex de toute façon, vu que les wagons avancent pas à la même vitesse que le Gouvernement, il a des chances de toute façon pour trouver le Presse Purée, avant d'être Pêle-mêle.
Puis de toute façon effectivement, les coups de gueule, il sait les poser, mais cela fait partie de la Dingologie du Boulot.
Je vois où cela m'a amené ben, j'peux vous dire que ça a fait une sacrée pagaille.
Je voulais tout simplement que les pendules, est plus de 24 heures. Bah.. suis pas arrivé à en fabriquer une seule.
Si quelqu'un a une idée, qu'il essaye de me rattraper pour me la donner.
C'est un peu la même raison, qui fait dire mais pourquoi a-t-on autant de Communes en France.
Pourquoi on a un Gouvernement, pourquoi est-ce que l'on a un Président, et pourquoi, et pourquoi, pourquoi... ?
Pourquoi je suis un Dingue du Boulot ? Bah oui, c'est comme ça.
Mais je m'aperçois ici sur « Les Voix du Panda », c'est quelque chose de contagieux.
Mais attention, il ne faudrait marqué relâche, c'est pas mercredi. Avant on n'allait pas à l'école de jeudi, maintenant c'est le mercredi.
Et puis il y a les RTT.
Y'a travailler plus pour gagner plus. Tous du moins pour ceux qui veulent y croire.
Quand au déficit de la Sécu, N'en parlons pas.
Y'a qu'à voir depuis l'âge que je suis un Dingue du Boulot, je n'arrive même pas à me faire un profil de carrière et à toucher 1 000 euros par mois. Garantie que c'est vrai.
Et même que j'ai vu des exemples, y'a une Mamie là où je me trouve, elle a 101 ans la brave Dame.
Peut-être si un jour j'peux, je vous amènerai sa photo. Vous verrez elle est pétillante, elle est croustillante, elle est pétrie d'humour. C'est quelque chose de chouette.
Eh ! A propos l'Enfoiré, merci de m'avoir envoyé le DVD d' Al Gore, je vais pouvoir faire une conférence là-dessus, mercredi en huit.
Je te ferais un compte-rendu détaillé, ou en privé ou directement sur le Forum.
Et n'essaie pas de te payer tout le confort, quand tu te rends compte que quand tu l'auras, tu seras mort.
A propos dis donc, l'explication que tu as fourni que le truc en Belgique, qui ressemble à des boules de mercure. Tu ne veux regarder à nouveau, depuis sa construction en 1958 quand est-ce qu'il a été repeint ?
Parce que les Dingues du Boulot, ils ont laissé cet engin rouillé, parles-nous en un petit peu.
Allez dis-nous ce qu'il en est.
En Hommes d'Affaires, qui ont a vers chez nous ? En Homme d'Affaires, en Homme d'Affaires...Il y avait Pierre R., mais maintenant il est retiré des Affaires. Il s'occupe des Affaires des autres. C'est un Dingue du Boulot.
Y'a Pierre Allard, mais lui il est Dingue tout court. Non, non, non, on l'aime bien.
Y'a un Détritus Wagonnus, mais celui-là même en payant, on le veut pas. Ce n'est pas que c'est un Dingue du Boulot, c'est un Dingue tout simplement.
Et c'est le cas de le dire, il essaie de travailler, alors qu'il a déjà perdu la boule.
Je ne vous pas de ceux qui font un myocarde de l'infarctus, c'est une fracture sociale que Chirac, avait déjà tenté de rattraper et que Sarkosy a complètement foutu sous l'éteignoir.
Il est vrai que de toute façon la seule différence que l'on peut faire, c'est que ni l'un, ni l'autre ne savent jouer à la pétanque.
Alors pour éviter de devenir Dingue du Boulot, prenez un petit ballon ou une baballe et ne jouez pas dans la cour des grands, jouez dans la cour des petits. C'est vachement plus sympa, vachement plus marrant.
Moi à l'heure de la soupe, y'a bobonne qui agiterait une clochette. Venez vite si vous avez pris le temps de faire les courses le matin, sinon allez faire les courses le samedi avec elle, parce que sinon, évidemment c'est comme cela que l'on devient des Dingues du Boulot.
Et qui c'est qui subventionne, tous ces Députés, tous ces Sénateurs, tous ces Maires, tous ces gars qui sont censés nous faire des lois, pour qu'on est une vie plus agréable et que l'on constate que depuis 20 ans, on travaille de plus en plus et que de la 4
ème place on est passé à la 30
ème, bah moi je dis que je n'ai plus envie d'être un Dingue du Boulot.
Maintenant j'ai envie d'être un Dingue de faignasserie du hamac.
Eh ! Dites les gars, de vous à moi, et puis je ne parle pas des Minettes, vous ne pourriez pas un peu vous cotiser pour acheter un hamac au Panda ?
Allez salut la Compagnie ! Il restera plus qu'à monter une droguerie, et partant de là si quelqu'un a besoin d'une épingle à linge : Marcel je te salue en passant et puis sans oublier tous les Autres.
J'ai pas besoin de mettre un polichinelle, j'suis suffisamment comme ça un burlingue du bureau.
Mais je vous garantie qu'en rentrant, vous ne me trouverez pas de toute façon à bosser 15 à 18 heures par jour, pour que certains puissent prendre l'avion directement à nos frais.
Je téléphonerai de toute façon, de temps en temps, à ceux qui travaillent à la S.N.C.F., que chacun se reconnaisse pour essayer d'avoir des billets gratuits.
Voilà, alors je vous dis à bientôt, et puis à la prochaine.
Salut ! Ici le Panda, à Vous !!
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L'Ignorant : Suite du Chapitre I
Le Panda 2008-04-25 13:55:36

Il me semble que je prenais conscience de la réalité de certaines choses, tellement tout avait été trouble jusqu'à ce jour à mes yeux.
Les mouchoirs, journaux, foulards, etc. S'agitaient sur
les quais, certaines personnes essayaient de forcer les
barrages impossible, il n'était plus question de faire de différence entre la cale, les premières classes.
La ville fomentait des foyers de feux, des flammes gigantesques embrasaient le ciel à la couleur bleue et blanche, des cris de panique fusaient de partout.
Des familles se disaient « adieu » persuadées qu'elles ne se verront plus, cela me marqua très fort.
Je ne sais pas si l'on pouvait souhaiter que le bateau arrive à destination.
Horrible passage que celui du
Golfe du Lion pour la majorité.
Pour moi tout se passa bien, de ce côté-là.
J'eus l'impression à 6 heures du matin en voyant les mines défaites le vomi au fond des cales, comme sur les passerelles, de ne pas faire partie du même voyage.
Le 11 Juin du même mois nous accostâmes à Marseille ; La
Croix Rouge nous prit en charge : il y avait un enfant «
handicapé ».
De là, en
taxi l'on nous transféra tels des paquets au plus rapide jusqu'à la gare de Marseille.
L'on nous mit dans ce que l'on nomme
train, je vous assure de souvenirs d'être vivant, jamais n'avoir voyagé en de telles conditions ainsi que le visu des personnes autour de nous, étions-nous
pestiférés ?
Là je crois que si j'avais eu la capacité, j'aurais fait Marseille Lyon à pieds.
Jamais, de mémoire, tout au long du trajet, je n'ai pu poser mes fesses sur une banquette.
Véritable
calvaire que je vécu, nous étions agglutinés, entourés de militaires, c'est pressés les uns contre les autres que nous tenions debout.
Nous arrivâmes en gare de Lyon Perrache le 12 juin 1962 à la tombée de la nuit.
Là, l'on nous dirigea vers un Centre d'Accueil qui se situait à l'extrémité droite de la gare de l'
Adieu.
L'on nous enfourna dans un car capacité de 60 personnes et nous étions plus de 100 à l'intérieur.
Le car bondé nous conduisit dans une ville sans « coup de fusils » ni éclat à proximité, la peur au ventre.
Nous arrivâmes, il s'agissait de la foire de Lyon, transformée en dortoir municipal situé quai Achille Lignon, face au
Parc de la Tête d'Or.
L'on réunit les familles tant bien que mal, l'on nous montra des rangées de lits, que l'on pouvaient considérer comme tels, j'allais oublier quelque chose d'important, mon frère José : était resté à
Oran où il devait embarquer deux jours plus tard avec mon Grand-Père paternel sur une
chaloupe de 30 personnes.
Je me souviens vaguement que l'on nous présenta un Monsieur, que je confondais avec les centaines de lits qui étaient alignés, son nom ne me choqua que deux jours après, Monsieur Péromino.
Je dormis deux jours complets, harassé par la fatigue, l'
angoisse et tout ce qui peu en découler.
A mon réveil, je ne me souviens que d'une chose : j'avais deux revanches de taille et non des moindre à prendre, l'une contre la Guerre, l'autre contre l'imbécillité de ceux qui se prétendent des
hommes, je compris plus tard que je grandissais trop vite, la cause essentielle à mon esprit se dégageait comme un cerveau dans un humain.
Je devais me
venger.
L'image qui traversa tout mon être à la mode flash fut «
Le Comte de Monté Christo » du mal fait aux miens.
Que je portais en moi comme la
mort au quotidien qui nous habille tous un jour.
Je m'aperçu que faute de moyens la Loi appartient aux nantis bien souvent pourris sous couverture d'une institution qui en couvre une autre.
Cela m'apprit qu'à défaut d'accepter une collaboration au moment où ils le veulent les
R.G. ou un
juge vous poursuivent toute votre vie.
Il ne subsiste pas plusieurs solutions apprendre la Loi pour les piéger, à ce jeux du Chat et de la Souris, c'est le petit qui paye l'
addition.
Le Panda
Patrick Juan
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Le Siècle du Dragon : Passeport pour un continent (6)
Le Panda 2008-04-25 11:40:04

Les frais occasionnés par l'entretien des enfants, ou plutôt de l'enfant unique qui, dans les villes du moins, tend à devenir la règle, ne pèsent pas non plus trop lourdement sur le budget des ménages. Les crèches ne coûtent qu'une somme symbolique de même que les consultations de médecine générale et les soins (une visite au dispensaire revient à 1 ou 2 yuans). Quand l'enfant grandira, les choses risquent de changer quelque peu.
En particulier si les parents ont des ambitions pour leur progéniture et songent à l'envoyer à l'Université. Au cours de l'été 1993, un communiqué de l'administration académique annonçait en effet, qu'à la rentrée suivante, les étudiants qui n'auraient pas obtenu de bourse, devraient acquitter (un peu suivant le système américain) des droits d'entrée relativement importants. La décision, dénoncée publiquement par certains comme contraire à l'orientation socialiste, semble avoir été annulée ou, en tout cas, amendée pour tenir compte des objections et repoussée à plus tard. Dans l'ensemble, et compte tenu que, dans une famille de 3 ou 4 personnes, deux au moins touchent un salaire, l'habitant de la capitale et des autres grandes villes arrive à boucler son budget et même à faire quelques économies pour de grosses dépenses.
Lorsque les indispensables vélos ont été acquis, le poste de télé couleur vient immédiatement au premier rang des achats familiaux importants. L'appareil, de fabrication chinoise, coûte encore, dans les 2 500 yuans et c'est donc, pour un foyer « moyen », un sérieux investissement. On mesure les progrès accomplis quand on sait que deux citadins sur trois ont aujourd'hui leur télé. Viendront ensuite le réfrigérateur, la machine à laver, l'aspirateur et -éventuellement- l'appareil à air conditionné (que les usines ont commencé à fabriquer) et, beaucoup plus exceptionnellement encore, le magnétoscope d'importation.
Et l'on achète toujours davantage. Ainsi en 1993, les ventes au détail, avaient augmenté de 11,6 % par rapport à celles de l'année précédente (1). De quoi faire rêver tous les commerçants d'Europe et d'Amérique.
(1) Communiqué du Bureau des Statistiques d'Etat de la République Populaire de Chine sur l'économie nationale et le développement social en 1993 (Le Quotidien du Peuple, 1er mars 1994.
Les nouvelles acquisitions ont parfois du mal à entrer dans des appartements d'une ou deux pièces où l'on doit souvent se serrer pour accueillir père, mère, frère ou sœur quand ce n'est pas un cousin arrivé du village. La question du logement reste cruciale pour des millions de jeunes couples qui aspirent à la fois à des habitations plus grandes et indépendantes de celles des parents. Celui qui, dans la capitale, loge avec sa famille dans un trois pièces considère qu'il fait partie des privilégiés.
C'était le cas de ce professeur de médecine, chef de service dans un hôpital de Pékin et directeur d'un grand laboratoire médical dont j'avais fait la connaissance. Il ne se plaignait pas trop de la parcimonie -très réelle- de l'Etat à l'égard des médecins. Son salaire de base n'était pourtant pas supérieur à celui d'un fonctionnaire moyen : 300 yuans. Il est vrai qu'il avait droit à quelques suppléments que lui apportait une clientèle privée de dix patients par semaine à raison de 10 yuans la consultation (moins 40 % d'impôt). Il lui arrivait, en outre, de recevoir quelques piges pour des articles qui paraissaient dans des revues spécialisées, ou des causeries. Ces activités annexes faisaient monter ses appointements à 1 000 yuans par mois (1 000 francs). « A peu près le salaire d'un ministre » disait-il en souriant. « Ma femme (qui est aussi médecin) et moi-même n'avons pas le goût du luxe et c'est largement suffisant. » Tous les ennuis venaient justement de l'exigüité de leur logement. Trois pièces tout à fait suffisantes jusqu'à ce que leur fils et leur belle-fille qui avaient poursuivi des études de médecine en France et qui étaient rentrés tout récemment, se soient installés chez eux avec leur nouveau-né.
Familialement, c'est un bonheur mais désormais, soupirant le professeur, tout travail lui était pratiquement interdit dans la maison. L'ordinateur dont il se servait était dans le bureau, devenu la chambre du bébé et ses parents, il n'y avait pas d'autre endroit ou le mettre, et il n'était pas question de faire le moindre bruit quand l'enfant dormait. Quand il était réveillé c'était ses cris, ses pleurs et les interventions maternelles qui empêchaient le professeur de se concentrer.
La solution ? Pour l'instant il n'en voyait pas. Il fallait seulement se barder de patience et attendre que le fils se voie attribué un appartement par l'administration ou la société qui l'embaucherait. Beaucoup d'entreprises bénéficient, en effet, pour leur personnel, d'un « quota » de logements dans les nouveaux immeubles, en échange d'un apport financier à la construction.
Des appartements disponibles existent pourtant. Ils sont à vendre ou à louer dans les gratte-ciel et résidences qui surgissent à une vitesse incroyable aux alentours de Pékin. Fruit de la coopération en « joint ventures » de sociétés nationales, provinciales ou municipales chinoises avec des financiers de Hong Kong, de Taiwan, des USA ou d'ailleurs, ils s'annoncent sur des pages entières de publicité, notamment dans les journaux de langue anglaise : «
Vous voulez vivre dans la verdure et pris de sources claires, lit-on dans un placard de « China Daily », «
alors venez habiter « Fortune-Garden », la résidence des villas de luxe. Piscines (en plein air et couvertes), centre commercial, restaurants, jardins et garages privés. A 35km de la capitale. A partir de 4888 yuans le mètre carré. »
De tels prix de ventre ou des loyers comparables à ceux pratiqués dans les capitales européennes sont évidemment hors de la portée d'un citoyen chinois qui n'a pour ressources que sa mensualité. Même celle d'un premier ministre n'y suffirait pas. Ces demeures somptueuses sont donc réservés, de par leur prix, aux étrangers, représentants des grandes sociétés, aux diplomates en poste à Pékin, et a quelques très rares businessmen chinois qui ont su profiter de la nouvelle politique économique pour faire fortune.
Il s'installe peu à peu pourtant, à un niveau très inférieur, un autre « marché du logement » car, il est permis désormais à des particuliers de céder une pièce de leur maison ou de leur appartement à des locataires. La demande est si forte que, dans les grandes villes, certains propriétaires vont jusqu'à demander 300 yuans de loyer mensuel (un salaire moyen donc) pour une pièce unique.
Les plus à plaindre sont peut-être ceux qui, ayant un logement, en ont été expulsés pour des raisons d'utilité publique, souvent parce que l'immeuble qu'ils habitaient devait être détruit afin de faire places à des constructions nouvelles. Il peut arriver qu'ils restent des mois et parfois des années, sans domicile. Le Bulletin de la Fédération des Syndicats Chinois de juillet 1993, signalait ainsi que 1600 famille de Shenyang (dans la province de Liaoning, au nord de Pékin), évacuées de chez elles cinq ans auparavant, attendaient encore d'être relogées comme cela leur avait été promis à l'époque où elles avaient dû quitter leurs maisons condamnées à la démolition.
Un remarquable effort a pourtant été fait, particulièrement ces quinze dernières années, pour s'attaquer au fond du problème. En 12 ans, de 1979 à 1990, des constructions offrant un milliard et demi de mètre carrés habitables ont été édifiées. Cela a permis de porter la surface moyenne disponible par habitant de 3,6 à 7,2 mètres carrés et l'on devait atteindre les 8 mètres carrés à la fin du siècle. On prévoit également que durant les 8èmes et 9
ème plans quinquennaux (c'est-à-dire du début 1991 à la fin de l'an 2000) une nouvelle tranche d'un milliard six cent millions de mètres carrés de logements sera mise à la disposition du public.
En attendant, on observe que près de huit millions de familles n'ont pas de logement particulier ou vient dans de très dures conditions de surpeuplement. Cinq millions d'entre elles ne disposent que de deux mètres carrés d'espace pour chacun de leurs membres et chaque année deux millions de jeunes couples ajoutent leurs noms aux listes de ceux qui sollicitent un appartement. Enfin, précise une étude officielle, 650 millions de mètres carrés de superficie habitée devraient être reconstruits car situés dans des maisons vétustes et peu sûres (1). Rien d'étonnant donc à ce que, comme l'indique un sondage (2) réalisé à Tianjin en septembre 1993, la première préoccupation du citadin soit le logement. La deuxième étant l'étendue de la corruption dans le pays et les services officiels, la troisième, celle des salaires et de l'inflation.
Pékin n'est pas la Chine ? Assurément, mais en tout ca, une bonne introduction pour la connaître et la comprendre.
(1) Reform in China Newsletter. State Commission for restructuring Economic systems, Beijing, N°12, 10 mars 1992.
(2) Enquête réalisé par l'institut de sondage de Beijing pour "Les nouvelles du soir", de Tianjin (September 1993)Commentaires
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Nouvelle star
LE CHAT 2008-04-25 10:52:44
Le candidat attend fébrile le verdict du jury car il sait qu’ils ne lui passeront rien. On peut pas dire que sa prestation de ce jeudi 24 avril a fait vibrer le public et on a eu du mal à entendre les cris de soutien de Lerma et Frédéric Lyon perdu dans le rugissement des sifflets hostiles. C’est très dur d’affronter un public quand on s’est cru longtemps en haut de l’affiche , n’est pas le grand Charles qui veut !
La sueur dégouline, le noeud de cravate semble se resserrer sur la gorge de Nicolas, ses mains deviennent moites et à moitié aveuglé par la lueur des projecteurs , il découvre comme le public le terrible verdict des quatre membres du Jury. Quatre rouges ! Aucun ne lui a accordé le bleu !C’est André Manoukian qui le premier prend la parole .
- Non , franchement , vous croyez avoir été bon ??? plus personne n’y croit ! Comment pouvez vous continuer à rester toujours dans le même registre ? Le public visiblement attend autre chose !
- André a raison enchaîne Lio, il y a vraiment à revoir autant dans le fond que sur la forme . Le courrier des lecteurs en est d’ailleurs la preuve ! seul un courrier sur quatre vous est favorable car malgré vos piètres prestations , quelques fans vous sont quand même acquis, ce que j’ai de plus en plus de mal à comprendre !
- Vous êtes quand même durs avec lui , dit Sinclair ! Il est quand même le meilleur pour groover dans le style blingbling !
Philippe Manoeuvre pouffe derrière ses lunettes noires.
- Déconnez pas les mecs , c’est pas pasqu’il a une rollex qu’on va le confondre avec 50 cents ! Si tu fais gaffe au texte, c’est tout ce qui nous reste dans les poches après un an avec lui , mais faudrait continuer à écouter sa prose de merde ! faut changer de registre mon p’tit père ! t’as vraiment des goûts de chiotte !
- Là, je peux pas désapprouver reprend Manoukian! et puis toujours à se chercher des excuses ! si votre style est nase et que les gens veulent autre chose , c’est pas la peine de dire que c’est la faute à untel ou untel et que le public finira par apprécier votre prestation quand même ! Il veut autre chose !
- Ouais ricane Lio, on aura du mal à supporter ça encore pendant quatre ans ! c’est vraiment mauvais !
- Et puis cessez d’être tendu comme ça , faut être plus cool avec le public , même s’il aime pas ce que vous faites ! z’avez failli prendre un coup de boule pendant le live de l’autre jour et au prime du salon de l’agriculture ça s’est aussi mal passé ! ça va mal finir tout ça , moi je dis ça c’est pour votre bien soupire Sinclair .
- Putain qu’on sera peinard quand on aura plus à écouter cette daube , s’exclame Philippe Manœuvre ! plus on vous dit que vous êtes mauvais , plus vous vous entêtez à nous dire que vous allez continuer à faire la même chose ! C’est vraiment la loose grave ! Plus personne ne chante comme le texan !
Nicolas est décomposé ! il ne comprend pas ! il ne peut pas comprendre ! il ne veut pas comprendre !Le public est vraiment trop dur ! adulé il y a un an et sifflé par ses anciens fans aujourd’hui ! Pauv’cons, ils sont vraiment trop nuls pour apprécier tout ce que je fais ! Contents ou pas contents , m’en fiche , je continuerai quand même ! Na ! Commentaires
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Tchernobyl l'herbe amère.
olivier cabanel 2008-04-24 17:33:09

Le 26 avril, à 1h23’44, suite à une erreur humaine, le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl explosait, relâchant dans l’air la mort radioactive.
Dans la Bible (Apocalypse chapitre 8, verset 10) il est fait mention d’une météorite, nommée Absinthe, et à sa chute «il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur les tiers des fleuves et sur les sources des eaux (…) beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères ».
Cette absinthe est l’un des signes précurseurs de l'apocalypse.
Or Tchernobyl, en Ukraine, désigne l'absinthe, une plante amère.
Malgré les dénégations lénifiantes du gouvernement, la radioactivité ne s’est pas arrêtée à nos frontières.

Longtemps après la catastrophe, on apprenait que le personnel des centrales nucléaires françaises avait su ce qui s’était passé : toutes les alarmes des centrales nucléaires destinées à mesurer la radioactivité de l’air se sont déclenchées. Ils ont donc téléphoné à leur famille et leurs amis pour les prévenir du danger.
Nous, citoyens lambdas, n’avons pas eu cette chance.
22 ans après, le bilan continue de s’alourdir :
Malgré les affirmations de l’AIEA et de l’OMS qui tentent de minorer l’ampleur des dégâts, on sait depuis 2004, grâce à l’ambassade d’Ukraine, que 25000 ukrainiens ont trouvé la mort, et que 85% des enfants du Bélarus sont malades.
L’OMS veut se montrer rassurante et ne veut voir aucune relation entre l’alimentation contaminée par la radioactivité, et ces enfants malades.
Sans le sacrifice des « liquidateurs » une seconde explosion, cinquante fois plus meurtrière que celle d’Hiroshima, aurait pu se produire.
Au moment ou l’EPR, nouveau procédé français, tente de s’implanter sur notre sol, malgré les protestations, peut-on affirmer que le nucléaire français est sans danger ?
S’il faut en croire l’autorité de sûreté nucléaire, (ASN) qui a ordonné une expertise à ce sujet, la réponse est négative.
D'après Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection humaine de l’IRSN : « le monde médical n’est pas prêt » si un accident se produit en France.
Dans une dépêche AFP (5/9/2000), on apprenait que les systèmes de protection français sont depuis longtemps inadaptés au risque incendie.
EDF aurait donc engagé 2,8 milliards de francs pour lancer un programme de réévaluation de la sûreté contre l’incendie.

L’ASN mène de temps à autre des inspections inopinées, et celle du 2 juillet 2004 dans la centrale nucléaire du Tricastin conclu :« Cet exercice a mis en exergue un manque de pratique des agents, notamment pour faire face à un incendie se propageant, des erreurs commises par l’équipe de première intervention et l’absence de déploiement préventif de moyens lourds en soutien. Ainsi l’attaque du feu par des moyens efficaces aurait pris 37 minutes. Ce délai, trop long, rend illusoire l’extinction d’un incendie bien développé ».
Le 3 mars 2005, un autre exercice surprise dans la centrale de Bugey a permis de découvrir qu’il n’y avait pas d’eau pour éteindre l’incendie.
Si l’on ajoute à cela le risque sismique dont il a été prouvé que nos centrales ne pourrait résister, et celui d’attaque délibérée ou chute d’avion, pour lesquels nous n’avons aucune parade, on voit que notre nucléaire français n’est pas à l’abri d’un accident majeur.
Le plus cocasse c’est que la France veut construire son premier réacteur expérimental à fusion nucléaire, sur le site de Cadarache, lequel se trouve sur une faille sismique.
Pas rassurant!
Car comme disait un vieil ami africain :« Celui qui demande qu’on lui répète n’est pas forcément sourd ».
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Ingérence ou somnolence?
lenfoire 2008-04-24 15:05:15
La souveraineté d'un pays passe-t-elle avant la bienséance de sa population?
Tout dernièrement, le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht s'est rendu en délégation au Congo. Un certain froid entre la Belgique et le Congo n'est pas nouveau depuis que la situation au Congo ne semble pas s'améliorer. Un rendez-vous manqué avec le président congolais, Joseph Kabila, mettait déjà mal à l'aise d’entrer de discussion. Des propos assez vifs qui reprochaient de ne tenir plus compte de l'intérêt particulier que des intérêts du peuple. Cela rendait la discussion à la limite de la rupture. Le reste ne fut pas meilleur pour créer une relation franche et honnête. "Le rapport maîtres-esclaves, c'est fini" était lancé, le lendemain, par le président congolais, Joseph Kabila lors d’une interview accordée au Soir. En lisant les propos du président congolais, une question se pose une nouvelle fois: « Est-ce que la diplomatie qui doit perdre sa franchise et oublier les Droits de l'Homme pour raison de bienséance? ». Les délégués visiteurs avaient à transmettre un message de réprobation qui ne venait pas uniquement de lui, vis-à-vis d'une situation interne qui ne s'améliore pas malgré les effets d'annonces avant élection. Il n'y a plus de relations avec des relents de l'esclavage. Il s'agit d'affaire d'intérêts communs entre deux pays qui se jaugent, s'apprécient ou se communiquent des griefs comme la diplomatie doit s'acquitter. L'un, investisseur, l'autre, chercheur d'appuis pour remédier à une situation difficile et endémique. Y a-t-il eu arrogance ou information? Entre caresser et secouer, il y a manifestement de la marche. Personne n'était là en présence du président Kabila pour le contredire ou justifier qui que ce soit, sinon deux ministres flamands et un francophone. Relations incompatibles entre mentalités ou entre personnalités? Question de mentalités. Colette Braeckman du Soir qui connaît depuis longtemps les affaires du Congo et du Zaïre d'avant, ne mâchait pas ses propres mots dans les « couacs du Belgian Circus ». Kabila fâché, c'était très problable. Pas de polémique avec Kabila, demandait De Gucht. D'ailleurs, De Gucht a parlé au nom du gouvernement. Le fait que le président congolais met dans son interview, en parallèles et sur le même pied, les relations du Congo avec la Belgique et avec la Chine donne des indices. Il est vrai que la Chine a placé depuis quelques temps ses pions partout en Afrique. "Afrique, le Far West des Chinois" écrivait le magazine Geo en avril.La Belgique n'est devenu qu'un partenaire parmi les autres. Il n'est plus privilégié comme il l'était par le passé. Voilà, le fait nouveau auquel il faudra s'y habituer.Le Congo a totalement changé vis-à-vis de l'extérieur, comme disait son président. A-t-il vraiment changé de l'intérieur? Dire, oui, serait pour le moins prématuré. Désormais, son pouvoir est légitime et a été en place suites à des élections démocratiques. Une tutelle ne peut s'exercer par un pays sur un autre que s'il l'un d'eux en fait la demande. Il n'y a plus question de colonie mais de démocratie. Un État souverain prend et doit prendre ses décisions en fonction de ses intérêts propres. L'obligation de résultat, ni les délais pour y arriver n'ont jamais été stipulé sinon devant les électeurs. Mais, ce qu'on oublie c'est que des préambules, des préréquis existent. Des investissements belges plus anciens sont encore en cours, il faut aussi comprendre qu'il faille protéger ses investissements et les ressortissants restés dans le pays. Donc, droit ou devoir d'ingérence? Jusqu'où aller trop loin?
Véritable dilemme que d'aller à l'encontre des idées reçues qui voudrait oublier qu'il y a des hommes et des femmes en arrière plan dans chaque côté.
La Communauté congolaise est loin d'être insignifiante en Belgique. Cela non plus, il ne faut pas l'oublier. Le monde est devenu un village et les Congolais vivent et travaillent en Belgique et s'y sentent apparemment bien. L'ingérence est un grand mot souvent galvaudé ou mis en exergue l'espace d'un moment ou d'une guerre. L'invasion de l'Irak par les Etats Unis n'en est qu'un exemple qui a dû se justifier par d'autres éléments plus ou moins humains et surtout des prétextes. On était bien loin de l'ingérence humanitaire acceptée lors de la Guerre du Biafra de 1967. Aucune guerre en vue, ici, heureusement, il aurait fallu seulement, disons, une mise au point entre gestionnaires sans jugement avec le bien commun en porte clé.
Dans le cas des Jeux Olympiques de Pékin, les autorités chinoises avaient aussi parlé d'ingérence dans leur politique. Comment exprimer par l'extérieur ce que l'intérieur ne peut pas manifester par ses citoyens sans avoir de gros problèmes?
La diplomatie est et reste maîtresse du jeu. Elle est le lien de la sagesse, mais elle ne peut être ni faible ni exigeante. Elle ne doit pas jouer à l'intrus ni se taire devant ce qu'elle voit avec des yeux qui lui sont propres. Les lunettes ne sont pas bonnes? Donner un correctif n'est peut-être pas superflu. Justifier son action n'a fait de mal à personne. La Belgique a toujours été maîtresse « es-compromis ». La compromission n'a jamais porté de bons fruits.
L'objectivité et l'intérêt général devraient passer avant l'intérêt particulier. Mais, les affaires d'Etats ont des raisons que la raison oublie trop souvent.
Le Droit d'ingérence dans les affaires d'un État a été reconnu par l'ONU dans certains cas. On parle même d'afficher un devoir d'ingérence quand manifestement un peuple est en position de faiblesse pour exprimer sa volonté. Alors, qui va pouvoir objectivement avoir un devoir de regard dans un pays? Par l'intermédiaire de l'ONU?
C'est, en effet, le devoir de l'ONU de veiller à la bonne gestion du monde. Il est loin d'avoir énormément de succès à son actif.
L'opposition à Mugabe demande, dans le même temps, à l'ONU de s'interposer au Zimbabwe. Depuis 2002, dans le collimateur, ce pays avait subit des sanctions occidentales incluant un embargo militaire. Un embargo international sur les armes est, depuis, demandé par la Grande Bretagne puisque la Chine l'ignore complètement. La Chine, souvent hors jeu, a commencé une entreprise de charme en Afrique. Elle se lance dans un néo-colonialisme de l'Afrique qui ne dit pas son nom. Le Congo devra juger où sont ses véritables collaborateurs. Anciens et nouveaux auront leurs avantages et inconvénients.
Que conclure? Tempête dans un verre d'eau, certainement pas? Le respect entre partenaires est la seule voie du succès. Les citoyens, eux, sont aussi partenaires par héritage. Les citoyens, indépendamment des frontières, devront aussi, un jour, s'exprimer et déterminer où ils veulent aller et comment.
La démocratie a de ses surprises qui ne parviennent à se régler qu'à terme échu par des élections. Assumer ses bons et mauvais points pendant une longue période deviendra de plus en plus mal aisé.
Les retards dans l'achèvement des buts à réaliser seront toujours de plus en plus mal ressentis par la population et par n'importe quel partenaire dans notre monde qui veut aller de plus en plus vite. Alors, parler de "relations maître à esclave", dans ce cas, est exagéré. Tout le monde est maître ou esclave à un moment donné. Relations parent - enfant. Relations dans un couple. Et cela dans l'alternance. Le progrès est à ce prix.
Cela n'est pas une histoire coloniale. Elle est bien plus générale. Consulter la population sur des points tangibles de la vie commune plutôt que sur des têtes représentatives pourrait changer drastiquement la diplomatie, elle-même. Mais cela est aussi une autre histoire...
Patience et longueur de temps font plus que force et ni que rage...
Espérons seulement qu’Ahmadou Kourouma aura tort en définissant l': « Ingérence humanitaire, c'est le droit qu'on donne à des Etats d'envoyer des soldats dans un autre Etat pour aller tuer des pauvres innocents chez eux, dans leur propre pays, dans leur propre village, dans leur propre case, sur leur propre natte. »
L'Enfoiré,
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Le Siècle du Dragon : Passeport pour un continent (5)
Le Panda 2008-04-24 13:54:37

Le chômage -et beaucoup plus encore la « non-occupation » permanent de gens sans métier- existe pourtant. Nul besoin pour le savoir de consulter les statistiques. Juste à la sortie du supermarché, tout au long de la bordure de fer forgé qui sépare l'allée cycliste d'un ruban de pelouse, des dizaines de jeunes gens, tout droit venus de leurs villages et très pauvrement vêtus sont accroupis. Chacun a devant lui une pancarte avec unes inscription. Ce ne sont pas des appels à la charité mais des offres de service : peinture, menuiserie, nettoyage, travaux de bricolage et réparations diverses. Ils cherchent à s'embaucher à la journée en attendant l'emploi fixe qu'ils ambitionnent. Certains font partie de ces « émigrants de l'intérieur » venus des campagnes pour trouver du travail dans les chantiers et entreprises qui surgissent par dizaines de milliers, notamment dans les provinces côtières. Beaucoup de ces derniers, sont encore en situation irrégulière car, selon un règlement, plus ou moins appliqué et tombant en désuétude, tout nouvel arrivant qui désire habiter de façon permanente dans une localité, doit obtenir des autorités un permis légal de séjour.
On parle de ces paysans déracinés comme d'une « population flottante » qui échappe aux statistiques. Ils seraient un million à Pékin et un peu plus à Shanghaï qui compte treize millions de résident « réguliers ». Par groupes serrés -en majorité des hommes- venant souvent du même village, avec un baluchon, une valise ou un sac de voyage, ils attendent, assis à même le sol des places et des rues avoisinant les gares, les trains qui les emmèneront jusqu'aux lieux du travail espéré.
L'émigration campagnarde, relativement modérée jusqu'au début des années quatre-vingts, a pris, en une décennie, une allure de raz-de-marée. En 1982, un million de paysans avaient quitté les provinces du Sichan, de l'Anhui, du Hunan, du Hubei, du Henan et du Jiangxi. Dix ans plus tard, ils étaient vingt-quatre millions (1). Pour l'ensemble de la Chine, c'est quelque cent millions d'hommes et femmes qui sont concernés. Un chiffre énorme aux yeux des étrangers -et plus particulièrement des Français, qui ne sont pas habitués à de telles échelles- mais il n'effraie pas les Chinois. Ils n'ont nullement le sentiment, comme on pourrait s'y attendre, que le problème les dépasse et qu'ils n'y trouveront pas d'issue.
Bien au contraire, on les entend affirmer que ce n'est là qu'une situation temporaire -née des bouleversements apportés par la réforme à l'économie paysanne- à laquelle mettront fin les constants progrès du pays. Ne s'enrichit-il pas tous les ans, sans que ce rythme paraisse faiblir, de douze à quinze millions d'emplois nouveaux ? Pas autant qu'il faudrait, cependant pour éponger la demande.
Les chiffres officiels du chômage ne concernent que les travailleurs « réguliers », résidant dans les localités. Ils ne traduisent donc qu'une partie de la réalité. A l'automne 1993, le pourcentage donné était de 2,3 % pour l'ensemble du territoire et de 3,5 % dans la capitale avec une légère tendance à l'augmentation depuis le début de l'année. Si ce type de problèmes et les inévitables conséquences sociales qu'ils entraînent existent bien -et les interlocuteurs chinois que l'on interroge à ce sujet ne le nient nullement- le spectacle de la rue ne les reflète guère.
Ni dans les squares, ni dans les couloirs du métro, ni dans les quartiers pauvres de Pékin, Shanghaï, Canton ou d'autres villes, je n'ai vu de « sans domicile fixe » chercher un coin ou un abri pour y passer la nuit. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de gens qui mendient mais, en fin de compte, on est moins sollicité qu'à New York ou Paris. Encore moins, rencontre-t-on, dans les villes chinoises de ces hommes et de ces femmes, accablés par la misère, la faim, la peur et le renoncement, tels que tous les ghettos du Tiers-Monde, de Buenos-Aires à Bombay et de Monrovia à Manille en donnent le spectacle.
Le niveau de vie du Chinois « moyen » est certes encore bien éloigné de celui du travailleur d'Europe et d'Amérique du Nord
Mais, quel que soit son statut, il se plaira, le plus souvent, à dire qu'il vit mieux que par le passé et qu'il a la conviction qu'il vivra encore mieux demain. Une attitude résolument contraire à celle des habitants de la majorité des pays dits « en développement », qui, observant la constante dégradation de leur vie, avouent habituellement leur impuissance et leur désespoir.
Le salaire mensuel apparaîtra ridiculement bas à un Occidental : autour de 160 à 350 yuans (160 à 350 francs) en moyenne. Il est vrai que certains citadins -encore peu nombreux- peuvent avoir une deuxième occupation qui, parfois, n'a que de très lointains rapports avec la première. Ainsi, M. Xiao Zhou, directeur d'un service dans un ministère (300 yuans par mois) expliquait, qu'en dehors de ses heures de bureau, il apportait son concours à la cuisine d'un grand restaurant. C'est de son père, précisait-il qu'il avait hérité son talent culinaire. M. Liu Jinghua, professeur à la Faculté de Médecine de Shijingshan de Pékin racontait sans fausse honte, que pour arrondir son mois, il vendait des bols de nouilles sur un des « marchés nocturnes » de la ville. Un autre, instituteur, s'était fait « aide-ménager » d'une vieille dame malade, à raison de cinq yuans de l'heure.
Le phénomène est évidemment lié aux faibles rétributions des fonctionnaires : « Voyez cet homme sur le trottoir, me disait un traducteur employé des services de la mairie de Shanghaï, en me montrant un marchand de glaces ambulant, il doit gagner deux ou trois fois mon salaire... » Il aurait pu préciser que son bagage était suffisant pour lui permettre de trouver une place dans une société étrangère ou « mixte » où les salaires sont bine plus élevés que dans les administrations. Malgré la sécurité que lui offrait son emploi de fonctionnaire, il y songeait sérieusement.
On ne peut pourtant juger objectivement de ce que représente une mensualité de 250 ou 300 yuans que si l'on a quelques indications sur le coût de la vie. Jusqu'en 1993, le loyer mensuel d'un appartement de deux pièces -avec cuisine et couche-lavabo- dépassait rarement les 7 ou 8 yuans (7 ou 8 francs) par mois. En y ajoutant le montant des factures d'eau, de gaz (souvent encore livré en bouteilles), d'électricité, on arrivait à une quinzaine de yuans. Avec la réforme qui se met en place, les loyers doubleront ou même tripleront. La mesure qui touche presque essentiellement les citadins est pourtant acceptée sans trop de grogne par les locataires qui considèrent qu'ils ont jusqu'ici bénéficié de la part de l'Etat ou des municipalités, propriétaires de la majorité des habitations, de conditions particulièrement avantageuses et ils admettent que les loyers payés jusqu'ici étaient insuffisants pour couvrir les fais d'entretien des immeubles.
Plus dure à « digérer » a été l'augmentation de 38 % du prix du courant électrique passé, en juillet 1993, de 0,16 à 0,22 yuan le kilowatt. Pas de frais de téléphone pour l'instant du fait que les installations individuelles sont encore rares. C'est en partie à cause de cela que le prix de raccordement au réseau coûte très cher : Près de 5 000 yuans. Plus d'une année d'un très bon salaire.
Les frais de nourriture constituent encore le poste de dépenses le plus important des foyers urbains : près de 60 % du total. Il s'allège lorsque les conjoints bénéficient de l'usage d'une cantine à l'entreprise où le prix des repas est ordinairement très bas. Dans les usines, au début 1994, il était fixé à 0,50 yuan (50 centimes) et, « au pire », à 1 ou 2 yuans. La question des transports, est réglée par l'usage presque universel du vélo. On s'en sert quotidiennement, parfois pour parcourir des distances qui, en Europe, feraient renoncer à son utilisation. On peut s'habiller simplement et même élégamment, à des prix abordables même pour des petites bourses : un blouson ou une robe de qualité moyenne coûte de 40 à 80 yuans, un pantalon de 25 à 50 yuans, un parka (homme ou femme) chaudement doublé, de 80 à 100 yuans, une paire de chaussures de 40 à 100 yuans, toutes marchandises « made in China ».
(1)The ripple effect of rural immigration, Chin Daily, 21 mai 1994.Commentaires
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Jeunesse Lève-Toi !
Kaneda 2008-04-23 12:12:30

Pour ceux qui ne connaisse pas il s'agit de la nouvelle chanson de Damien Saez.
Son nouvel album est sorti le 21 avril ( 3 cds quand même ). C'est un artiste très engagé avec des paroles toujours très fortes.
Vous avez peut être déjà entendu la chanson qu'il avait écrit au lendemain de l'annonce de Le Pen au second tour :
Fils de France.
Je voulais vous faire découvrir cette chanson, et cet artiste par la même occasion.
Vous pouvez écouter la chanson ici :
Jeunesse Lève-Toi
Elle est d'ailleurs téléchargable gratuitement sur son site :
http://www.jeunesselevetoi.fr/
Je vais acheter son triple album ce midi, je vous donnerai mes impressions une fois que je les aurai écouté.
Paroles :
Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Jeunesse lève toi
Contre la vie qui va qui vient
Pour qui s’éteint
Contre l’amour qu’on prend qu’on tient
Mais qui tient pas,
Contre la trace qui s’efface
Au derrière de soi,
Jeunesse lève-toi.
Moi contre ton épaule
Je repars à la lutte
Contre les gravités qui nous mènent à la chute
Pour faire du bruit encore
A réveiller les morts,
Pour redonner éclat
A l’émeraude en toi ;
Pour rendre au crépuscule
La beauté des aurores
Dis moi qu’on brûle encore
Dis-moi que brûle encore cet espoir que tu tiens
Parce que tu n’en sais rien de la fougue et du feu
Que je vois dans tes yeux…
Jeunesse lève toi !
Quand tu vois comme on pleure
A chaque rue sa peine
Comment on nous écœure
Perfusion dans la veine
A l’ombre du faisceau
Mon vieux tu m’auras plus !
Ami dis quand viendra la crue
Contre courant toujours sont les contre-cultures,
Au gré des émissions leurs gueules de vide-ordures…
Puisque c’est en sonné la mort du politique,
L’heure est aux rêves
Aux Utopies !
Pour faire nos ADN
Un peu plus équitables,
Pour faire de la poussière
Un peu plus que du sable
Dans ce triste pays
Tu sais un jour ou l’autre
Faudra tuer le père
Faire entendre ta voix
Jeunesse lève toi !
Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A l’âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame
Puisqu’ici il n’y a qu’au combat qu’on est libre
De ton triste sommeil, je t’en prise libère toi !
Puisqu’ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N’entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts
Ne vois tu pas le ciel à la portée des doigts ?
Jeunesse lève toi !
Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse,
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Quand plongé dans le gouffre on sait plus où est l’âme
Jeunesse lève toi !
Contre la vie qui va qui vient
Puis qui nous perd,
Contre l’amour qu’on prend qu’on tient
Puis qu’on enterre
Contre la trace qui s’efface
Au derrière de soi…
JEUNESSE LÈVE-TOI !Commentaires
Panda, Merci de poursuivre notre information sur la Chine et pour la confirmation que la restauration chinoise à l’européenne n’est pas du tout celle du Chinois. Le riz, le « met liant » qui fait peut-être bien n’est pas là comme on s’y attendait non plus. Les sauces pour maquiller, oui. En fait, c’est le tiercé dans le désordre. Chez nous, les fleurs de lotus, on les voit dans un vase pas dans son assiette. Des pattes de volaille, les langues de canard, les trachées de bœuf et de mouton, du chien, du serpent cuisiné seul ou avec du chat sauvage, singe, rats, crapauds et vers de terre, guêpes grillées, fricassée de scorpions, racines de ginseng … horreur et putréfaction. Est-ce qu’on n’enverrait pas nos escargots de Bourgogne en Chine ? On ne parle pas du canard laqué, des langoustines aigres douces, là on ne dit pas non. Curieux, non ? Des raviolis? Marco Polo serait-il passé par là? Ce qu'on reçoit dans nos restaurants chinois se sont le plus souvent des aliments qui doivent être "revitalisés" avec de l'eau. Le frais, c'est pas trop la spécialité de la maison. Et les desserts? L'article n'en parle pas. Je suppose qu'il n'en est pas question. Chez nous, les desserts se résument par de la glace, des lichees, des bananes flambées... Ce qui importe le plus, n’est ce pas la valeur nutritive d’un aliment ? Prix - performance. Le scorpion, le singe et le serpent sont chers. Bon, passe encore. Et le riz l’est-il ? Je suppose que, comme partout, pâte et riz ont pris des allures de caviar. En fait, d’où vient l’envie de manger quelque chose et de laisser sur place sans y toucher quelque chose d’autre même si c'est commestible ? Que veut on explorer ? Les goûts et les couleurs seraient-ils une question de nationalité ? Je crois qu’un peu d’ordre dans tout cela serait nécessaire en période de pénurie. Qui veut faire le pré-gustateur ? :lol: