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Voix du Panda "
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Je ne suis pas un très grand spécialiste, de ces sujets; n'étant pas "enseignant" mais en 2008, je suis persuadé que l'éducation nationale, comme la laïcité, marche sur la tête.
Quels sont vos points de vues ou contestations?
Le ministre de l'éducation viens d'apporter sa réforme comme tous ses prédécesseurs.
Monsieur Xavier Darcos ministre de l'éducation nationale a décrété la semaine de quatre jours.
Logique me direz-vous, 11 000 postes d'enseignants ont été supprimés pour l'année 2008, ce n'est qu'un début...
En revanche, je cherche encore la logique de supprimer des postes en conservant les mêmes programmes d'enseignement, déjà bien difficiles à clore en fin d'année..
La multiplication des matières scolaires ne permet plus de se concentrer sur les essentiels : Lire, écrire, compter.
Se recentrer sur les primordiaux de l'école est indispensable, cet objectif n'est plus atteint depuis des décennies, .
Comment avec cette réforme continuer à assurer le savoir minimum en moins de temps, là où avec plus de temps et de professeurs, nous n'y parvenons déjà pas .
Cela signifie que nos chers enfants et leurs professeurs vont également payer les conséquences de la réforme, apprendre autant (voire plus) en moins de temps .
L'éducation scolaire des enfants n'est pas aussi simple que le gavage des oies .
J'insiste sur le mots ÉDUCATION SCOLAIRE des enfants :
Depuis de nombreuses années, nous attendons de nos professeurs de se charger de l'enseignement mais en plus de « jouer » les assistantes sociales tout en apportant de l'éducation civique et les règles de vie en société .
Il aurait été de bon ton de remettre de l'ordre dans ce que nous pouvons raisonnablement attendre de l'école avant toute réforme .
Je ne puis en aucun cas ignorer la dévalorisation des diplômes dans le monde du travail, ceux-ci ne garantissent plus l'emploi .
Comment motiver des élèves qui savent qu'avec un Brevet de Technicien Supérieur, ils ont de grandes chances de n'être que « presse bouton » dans l'industrie ?
Comment motiver les élèves là où politiques et chefs d'entreprises se sont entendus pour dire que le savoir dispensé ne répond pas aux attentes des entreprises, ce, même dans le cadre de la formation technique ?
( Ceci-dit cette excuse dédouane politiques et chefs d'entreprises de leurs responsabilités face à la pénurie d'emploi )
Des questions sont à se poser face au système Français, d'autres pays se permettent plus de réussite en ne dispensant les cours que le matin, l'après midi étant réservé aux activités sportives ...
D'autres questions se posent sur la question essentielle des langues étrangères.
Comment expliquer qu'un Anglophone ne puisse enseigner sa langue natale dans l'hexagone .
Pourtant, qui mieux qu'un Anglais peut enseigner la langue de Shakespeare ...
L'auto-flagellation Française concernant la langue Anglaise consiste à inhiber les étudiants en leur demandant de parler un Anglais parfait, ou de se taire...
L'exigence d'une langue étrangère hors hexagone, consiste souvent à savoir simplement parler une langue étrangère approximative.
(Logique, avant d'être recordman de course à pied on apprend à marcher.)
Les engagements de l'école républicaine laïque et accessible à tous sont loin d'être remplis .
Nous savons dores et déjà que les grandes écoles et les études secondaires profitent majoritairement à des étudiants issus des milieux favorisés au sein desquels les parents ont eux même suivi des études secondaires.
Les devoirs à la maison sont également très inégalitaires, les enfants n'évoluant pas dans de mêmes contextes matériels et familiaux.
Passé toutes ces considérations importantes revenons au cœur du sujet :
La contrepartie d'heures de soutien scolaire ne compensera jamais le temps de cours perdu.
Le soutien scolaire est une bonne chose en soi, à condition qu'il soit assuré par un professeur pouvant aider les élèves dans une matière donnée.
Donc, il faudrait autant d'heures de soutien que de matières .
Mais comment nous faire croire que le soutien scolaire, présenté comme un « pseudo cours particulier » puisse être efficace tout en aidant 30 élèves en même temps pour difficultés scolaires très différentes ?
Le soutien scolaire en l'état ne laissera au professeur que deux minutes par élèves en moyenne sur une durée d'une heure de soutien.
Quelle aide particulière peut-on apporter à un élève en deux minutes ?
Au final cette mesure me semble plus à servir des préoccupations budgétaires que de rationaliser l'éducation nationale .
Bien que les enseignants pour l'instant n'y voient pas un grand danger, il serai bon pour eux de se renseigner près de la population active ayant subi les effets négatifs des 35 heures .
Messieurs les enseignants (es), vous allez devoir assurer le même programme scolaire en 24 heures qu'en 26 heures, pensez-vous pouvoir assurer ce rendement sans stress supplémentaire tout en gardant la même qualité d'enseignement ?
Ce billet n'est en rien une joute contestataire stérile mais l'expression de la crainte d'une dégradation de la qualité de l'enseignement .
Liberty
* « Quelle est la première partie de la politique ? L'éducation. La seconde ? L'éducation. Et la troisième ? L'éducation . » Jules MICHELET
Le Dicton de Jacquotte :
À la Saint Hermann
Vas faire un tour ! Man
Profite de la manne
Vas t'éclater à Manhattan !
À la Saint Hermann, c’est leur Man qui prépare le repas,
Alors Mesdames ne soyez pas chienne,
Ne lui dîtes pas : « C’est de la Daube Hermann ! »
A la St Hermann, si même le fer ment et que ton épée se brise,
Que tu ne sais plus à quel Saint te vouer !
Utilise un char Dassault ou le char américain au nom si British Hermann !
Arrête ton Char cher Hermann !
Aujourd’hui, il y a un malaise latent et croissant. Pouvoir d’achat en baisse, gouvernements en déséquilibre, inflation, fluctuation anormale des monnaies, crise alimentaire et financière, insécurités. Cycles de vie, de la société, des êtres vivants ou plus philosophiquement une question de confiance en soi?
Cet article se trouve dans la rubrique "Philosophie" et non pas dans celle de l'énonomie. Pour commencer, je reprends un billet d'un humoriste belge, Bruno Coppens, d'il y a exactement un an. Son titre "C'est ma première subprime-party". Il parlait du tsunami boursier du mois d'août 2007. Le mot "subprime" lui faisait peur car à une lettre près, on arrivait à "supprime" et cela le submergeait comme un subalterne à qui l'on subtilise les moyens de subsister. Il rappelait les règles du jeu de l'argent à consommer tout et tout de suite aux Etats-Unis. Le nid douillet, douillé qui revenait à la case ou à la casse départ.
C'était hier. Un an, déjà.
Le malaise que quelque chose d'indéfinissable devrait se passer, plane toujours sur les populations du monde depuis quelques temps. Peur de la vie, peur de ce qui entoure. Creux de la vague? Les réactions sont souvent fatalistes ou pire paniquantes. La panique est incontrôlable et perd toute logique en s'autoalimentant. Les rumeurs sont les moteurs de cette descente aux enfers. De vrais et de faux indices s'entrechoquent sans plus recourir à la raison. On ne cherche plus si la rumeur est fondée. Se faire mal devient "la" réponse à ses propres convictions. Chercher les bouées de secours se retrouvent dans les confirmations des autres qui ont tout aussi peur du lendemain comme des bouées de sauvetage trouées. Les crises ne se ressemblent pas par leur initialisation mais par leur prolongement dans la panique de ses suiveurs. L'amplitude de celle-ci est directement proportionnelle au manque de contrôle, de confiance dont elle subit les contre coups. Les Nostradamus, Cassandre d'occasion, oiseaux de mauvais augures jouissent, eux, d'une audience inespérée qui n'est pas perdue pour tout le monde. Dans ce contexte, les gourous s'installent pour qu'on parle d'eux et utilisent la "générosité d'écoute" des ouailles fidèles à leur propre profit. (référence à un article précédent "CapitaMal"). Les autorités ont, depuis, repris à leur compte ce flambeau qui se consumme sans combustible. On se demande d'ailleurs comment elle reste à brûler.
La science a toujours cherché à expliquer en fonction de l'histoire et des situations précédentes pour trouver des cas semblables comme le fait le météorologue qui est, à peine mieux outillé, pour déterminer le temps qu'il fera dans un futur plus au moins long. Périodes de temps qui correspondent plus ou moins avec le réel ou à une constatation apportée avec l'expérience et reflété par des statistiques. Donc, après coup. Le réel, lui, se révèle encore plus audacieux. Il voyage dans l'inconnu, le brouillard. On sait peut-être bien où aller, mais on cherche "comment".Et si tout n'était qu'une suite d'événements qui se répètent inlassablement dans une boucle plus ou moins longue?
La Bourse compte, apparemment, 14 ans pour revenir, statistiquement, au même point. La courbe en cloche est plus ou moins aplatie au milieu suivant le cas, comme seule différence. Le mot "crise" est utilisé à toutes les sauces. Tout le monde s'attend toujours à un krach. Mais tout revient à sa place après un temps plus ou moins long. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ai pas en cours de route, des coups de ressort entre un plafond et un plancher dans un serpent qui ressemble à celui des monnaies avec l'euro.
Après un premier semestre morose, le mois d'août avait repris des couleurs à la Bourse. De grands argentiers comme Soros s'étaient même remis à acheter des actions. Le début de la semaine dernière, rechute. Fin de semaine, courant inverse, plus systémique, après une injection de 85 milliards par la FED dans AIG et surtout une volonté d'injecter 700 milliards de dollars dans l'économie par le gouvernement américain en deux ans. Rebond technique qui se retournait le lendemain avec le retour à la baisse. Plus tard, appaisement, on se tâte, sensible à toutes les nouvelles mais toujours non rassuré car la décision doit encore être acquiescer par tous. Irrationnels mouvements des spéculateurs dans les deux sens. L'ampleur est seulement différente et surprend même les spécialistes. Les pertes pourraient coûter quelques 1000 milliards de dollars aux contribuables américains, prédisent certains encore plus alarmistes. Qui dit mieux ou plus fort ? Il a fallu montrer au monde que les moyens existaient pour réagir et que la solidité du "système" était bien présente. Réussir si la confiance revient. Rebondir est une obligation de vie et ne pas réagir ferait encore plus mal. Troisième "étatisation" dans l'histoire après celle de 1933 et de 1989 si l'Etat américain rachete les créances douteuses et recapitalise les sociétés commerciales. Les USA montrent leur pouvoir de réaction aux autres blocs qui, eux, semblent se retrouver comme des poules effarouchées sur le tas de fumier. "Il faudrait plus humaniser les Bourses", disait Sarkozy, au nom de l'Europe, sans donner le "comment", ni en déposant sa quote part budgétaire sur la table. Demander de participer plus aux Européens, dans le cas d'acceptation du plan. Même le FMI a été doublé dans sa fonction de régulateur mondial par cet annonce du plan Paulson. Cela a remué du côté de la Maison Blanche et fait unique, Bush lance un appel "au secours" au démocrate Obama et à son successeur idéologique, républicain, McCain. Le FBI est sur les dents à la recherche des malversations. Coup de théâtre, ce vendredi, Bush est trahi par son propre parti qui refuse. Cette somme paraissait astronomique et pourtant, elle ne l'était pas vraiment. Cela représente à peine 2000 $ par individu américain. Un dernier baroud d'honneur pour Bush pour une fin de mandat bien agitée?
La nervosité des marchés et des dirigeants de la planète n'allaient pas se calmer ainsi. Il faut trouver encore mieux.
Le Nouvel Obs titrait « Crash, le cycle infernal, l'ombre de 1929 ». "Les kids américains qui ne se lasseraient pas d'écraser la tête d'une taupe en plastique pour la rentrer dans son trou avant de recommencer l'opération sur un autre trou.", constatait-il.
Le magazine "Monde diplomatique" (101) d'octobre osait titrer "Demain, l'Amérique". Quelques chapitres rappelaient de manière explicite, les bons et les mauvais points de ce géant. "Schéhérazade à la maison Blanche", "Capitalisme de catastrophe à la Nouvelle Orléans", "En croisière sur le Titanic de la droite", "Parfois, Wall Street doit céder". Pour McCain la guerre en Irak, les USA en sortiront vainqueur. Pour Obama, il vaut mieux s'occuper de l'Afghanistan. Chacun son truc pour sortir des fluttes de la conjoncture. "Yes, we can" lançait Obama dans un discours, même si, pragmatique, il dit pouvoir comprendre les inégalités dans sa politique. McCain se soigne. Sarah Palin a pris les devants, elle s'est armée contre les sorcières. (?)
En 1929, le krach avait été effacé par l'Etat providence. En 1987, la correction de l'anarchie du marché a été effectuée par la temporisation en cadenassant les mouvements trop importants en cascade sur une même journée suite aux réactions automatiques à la vente des ordinateurs. En 2001, la corruption d'Enron a vu son antidote par la loi Sarbanes-Oxley qui remettait toutes les procédures informatiques en question. C'est encore une nouvelle situation. Un plan de sauvetage, cette fois, aussi, devrait sortir.
L'économie va mal. Un krach, c'est toujours possible. Certains tremblent, d'autres s'en réjouissent à l’avance car ils espèrent récupérer les morceaux dans la chasse aux bonnes affaires comme c'est déjà le cas dans le rachat des maisons américaines soldées. On cherche la rectification par coup de sonde. Un nouveau souffle, après la tempête? La mondialisation est seulement différente par rapport aux situations de crises du 17 ou 18ème siècles. La Bourse n'a seulement que rationaliser les échanges en leur donnant un effet levier aux investissements. L'argent virtuel, qui lui a donné un autre levier. Mais, un levier agit, parfois aussi, pour réduire ses propres effets.
L'écologie parlait même de 2030 pour un krach écologique (Geneviève Ferone). D'autres parlent de 2012 pour répondre à des prévisions plus alarmistes. Prophétie qui est, il est vrai, soutenue par les exemples de plus en plus nombreux du changement de température, de fonte des glaces et surtout de la fréquence des situations extrêmes. Trente milliards de tonnes en CO2 à économiser. Cela fait du bouleversement dans les habitudes. Produire ne pourra pas se faire au même rythme qu'aujourd'hui. Le 23 septembre, nous serions arrivés à l'Overshoot Day, plus tôt qu'en 2006 que l'on localisait le 9 octobre. Notre capital d'existence sur notre planète s'essoufflerait en dépensant plus que ce que la terre produit. Question: "comment calculer cette situation de manière objective et indiscutable?". La réponse? Simple : "On ne peut retourner en arrière et il faudra absolument corriger le tir avec les outils d'aujourd'hui et de demain". Y-a qu'à, donc.
Actions, réactions. De bonnes décisions, efficaces, sont à prendre, donc, à la mesure des dégâts. Une structure à revoir sans, nécessairement, tout remettre en question. Le modèle social européen est en crise, lui qui reposait sur une richesse toujours en croissance. Les USA n'y sont même pas entrés dans ce modèle. L'Europe a, elle, un potentiel de richesses et une histoire d'expérience dans sa diversité de peuples.
Le pétrole arrivé au point maximal de production? Tout dépend du "comment on l'évalue". L'impact de son augmentation est aussi différent en fonction du côté de l'Atlantique où on se place. Le prix à la pompe pour un Américain est plus proche de celui du baril de brut que celui de l'Européen avec son pétrole grèvé de taxes à plusieurs niveaux. De toute manière, la réaction a déjà été prise et s'intensifiera par la voie d'une meilleure utilisation de l'énergie dans les pays les plus riches. Pays qui s'imposeront, tôt ou tard, des quotas de consommation maximale par habitant en donnant des aides pour y parvenir. Procédés et impositions qu'ils payeront aux pays moins riches en échange de "bons pour consommer et pour polluer".
Tout semble fonctionner comme une respiration, une oscillation comme le cycle de la vie. Inspirer et puis expirer en cadence avec l'espoir d'en soutirer le maximum d'oxygène. Corriger des erreurs, casser le rythme des excès pour en diminuer les effets.
Cette conscience-là restera seule productive, automatique dans un scénario de "la carotte et du bâton". Moins de moyens, moins de dépenses. Des ventes massives en Bourses balancées par des achats du même ordre ensuite. Des catastrophes climatiques suivies par des augmentations des assurances pour freiner les ardeurs.
Cycles correctifs, temporels, spirituels, conjoncturels ou plus structurels comme les cycles naturels du papillon, de la grenouille, menstruel, du carbone, d'une entreprise... Rarement, néanmoins, comme le ruban de Möbius, artifice qui reviendrait à son point de départ, sans qu'on s'y aperçoive. Y voir autre chose, de plus fondamental? Parler de n’importe quoi dans un amalgame d’enfer ne serait pas la solution. Sortir du chapeau des "Bientôt la fin du monde?" ne ferait pas avancer les schmilblick. Inventivité pour recréer la confiance et faire progresser les valeurs financières de plus de monde à la recherche d'opportunités. Condamnés à réussir.
Les questions de notre temps sont multiples et font frémir, c'est vrai. Le réchauffement climatique qui donnerait des catastrophes en porte clé avec nos productions mal ajustées, l'argent qui s'en va des poches plus vite qu'espérer, les bouleversements dans le travail qui laisseraient ceux qui ne peuvent suivre sur le carreau dans un stress chronique, ou, les « trop » vieux, qui devraient accepter les rabais en récompense de leur expérience chèrement acquise au cours d'une vie... n'est pas la solution.
Les médias sont des acteurs de prolifération de nouvelles en paraboles de phrases les plus "excitantes" ou même "choquantes" possibles de ce que ressent en secret le citoyen lambda. Emphaser les événements, pour être lu et entendu... pour vivre. Pour survivre?
Pour appuyer cette pensée insécurité, on fait même appel au mystère de l'histoire. Probablement parce que celle-ci ne pourrait mentir.
L'année 2012, comme fin de cycle, avancée par des preuves calculées par les Mayas pourrait même servir la thèse. Le cas des Mayas, anodin mais caractéristique, a été rappelé dans la presse et a justifié un film réalisé par Mel Gibson. Apporte-t-il un appui historique à la thèse d'une fin proche de notre monde? Qu'ont-ils annoncé, ces Mayas, si fins calculateurs? La fin du monde? Que nenni. La fin d'un cycle dans lequel ils se sentaient peut-être bien (quoique à y réfléchir) avec une période intermédiaire vers un autre cycle. Celui-ci se termine, pour eux, le 11 décembre 2012. Le suspense commencerait-il, donc? Pas vraiment. Les bases de cette orientation sont purement mathématiques et ils n'ont pas donné d'autres preuves tangibles du bien fondé de leur façon de calculer. Mon article "Maille à partir avec les Mayas", sur le sujet, n'avait pas d'autres objectifs que de faire réfléchir mais pas pour faire trembler. Et pourtant, les Mayas n'avaient pas découvert la roue. Curieux...
Y aurait-il plus de raison d'avoir peur du lendemain, cette fois? "Après moi le déluge" n'est peut-être plus à mettre au frigo en attendant des solutions miracles. Zorro n'est qu'un fantasme sorti d'une tête en mal de réconfort. Alors, il n'est pas sûr qu'il arrive car il se trouve souvent sur la nouvelle planche savonneuse par ce qu'on appelle "l'effet volume" à 2 vitesses contraires. Une qui se serrera la ceinture et l'autre qui augmente le rythme de la consommation. Notre présence sur terre est réduite à des proportions congrues de quelques minutes dans l'année sidérale de l'existence de la terre. Sera-ce avec ou sans nous? Il faut dire qu'à part un peu d'intelligence en plus, on est très mal protégé pour traverser des extravagances de notre climat. Les déséquilibres entre les grands blocs qu'ont créé la consommation dans les derniers siècles, devront se réduire en vases communicants pour trouver un point entre le PPCM (Plus Petit Commun Multiplicateur) et le PGCD (Plus Grand Commun Dénominateur) le plus acceptable pour tous. L'énergie existe sous forme naturelle et infinie, il ne suffit que de la capter sans en créer en plus. Un "Y-a qu'à" mais un peu plus vite que d'habitude et unis dans un projet mondial en dehors de l'esprit de clocher. Les étincelles n'ont jamais fait dans le durable. L'inégalité existe au niveau du lopin de terre sur lequel chacun est né. Le commerce ne peut pas tout et faire voyager les denrées et les hommes que la terre n'aurait pas prévu. La fête à l'extravagance n'est plus garantie et Zorro ne sort plus de l'écran. Dépassé, tout cela. L'Etat providence permet de tenir les rennes mais la facture est souvent, ensuite, sur la table. Les élections américaines toutes proches donneront très probablement une orientation à la crise d'aujourd'hui. Obama a proposé dès l'an dernier une règlementation plus stricte de la Bourse et une aide de grande ampleur aux ménages incapables de rembourser leur emprunt logement. McCain se félicitait encore récemment de "fondamentaux solides". Quelqu'un se trompe. Encore une fois, des précédents, en 1932, quand F.D. Roosevelt l'avait emporté contre l'approche "l'individualisme robuste", trop peu conforme à la réalité de Herbert Hoover face à la Grande Dépression. ![]()
Les philosophes, les psys font la chasse à ses sentiments et apporte le chemin de cette lutte entre l'optimiste et le pessimiste. Chacun à sa vision et son rôle à jouer. L'originalité créatrice de nouveaux horizons du futur peut combler les erreurs du passé. Pas de garantie de succès, mais une garantie d'avoir donner son meilleur à l'échelle de sa compétence.
Pour un même événement l'optimiste dira "Surtout ne bouge pas, tu verras que tout s'arrange". Le pessimiste, lui : "Accomplis ce que tu penses devoir accomplir et on s'en fout du résultat".
Entre les deux, il y a le pragmatique, le réaliste qui s'impliquera avec ses capacités et sa volonté de changer de braquet.
Les alternatives durables n'existent pas en dehors du naturel. Les crises sont liées à la confiance en soi. L'entropie des choses n'est pas un mythe. Elle est une succession non chaotique au progrès, une convention culturelle non dogmatique mais simplement appuyée par des tests de vraisemblance.
A une échelle infinie, notre Univers est en période d'expansion et certains scientifiques y recherchent une limite, un infini. Qui dit que ce n'est pas un faux problème et que dans des milliards d'années, ce ne sera pas une phase de recentrement dans l'autre moitié du cycle.
A l'échelle "mini" des Belges, rien ne s'arrange, mais on semble s'en arranger. Surtout avec l'humour comme support.
Ce serait pourtant une catastrophe pour l'Europe de détruire le Pacte Etatique. Alors on cherche.
Bizarre, que de petites choses peuvent avoir plus d'impacts qu'il n'y paraît en prenant des valeurs de symbole. Mais, il faut apprendre à déceler les contours et les aboutissements. Nous avons aussi des rumeurs qu'il faudra départager et surtout calmer.
En l'attendant, comme chantait Jacques Brel : "Au suivant" tandis qu'Annie Cordy le chantait de manière optimiste avec "Ca ira mieux demain".
Tout est question de tempérament. Une méthode Coué?
Du moment qu'on a la santé... et que Leterme ne va pas à New York. Amusant...![]()
Un problème de priorités et de tempérament.
Par cet article, je ne voulais pas dire que la situation actuelle n'était pas sérieuse. I
l faudra seulement prendre le taureau par les cornes et pas nécessairement mettre des embouts sur les bouts. Avoir une philosophie proactive et beaucoup de réflexions pour ne pas verser dans la morosité et la panique. La confiance en vous même, elle, il n'y a personne pour vous la conseiller. Votre état d'esprit n'intéresse personne.
Le monde a changé. Plus technique, plus sophistiqué, plus moderne. Les banquiers n'ont pas géré les fonds en « père de famille ». Les Hedges Funds, souvent pointés du doigts comme fautifs, donnaient trop d'espoirs de rentabilité.
De toute manière, contribuables, à vos oscilloscopes, en préparant la monnaie.
En dansant, en surfant? Peut-être... si vous le voulez seulement par l'esprit.![]()
(*) "Non peut-être", en Belge type veut dire "Oui, sans doute" en France
L'enfoiré,
Autre article, et un concurrent en plus
Citations:
« Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça. », Coluche
« Le retour à la terre n'est pas tant un remède à la crise économique qu'à la crise morale. La terre n'attend que des bras pour produire et rendre l'homme meilleur. », Claude-Henri Grignon
« Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. », Jean Monnet
« L'histoire est un drame, mais je ne sais pas, parce que je ne peux le savoir, si c'est un drame qui finit bien », Bobbio


Nicolas Sarkozy s’est engagé hier soir lors d’un discours à Toulon à protéger les français de la crise financière qui menace la planète . Oui , nous n’avons rien à craindre pour nos économies , chaque euro du petit épargnant sera préservé . Alors qu’en cette période transitoire , on ne sait plus très bien qui dirige les USA d’où le mal est parti et que l’administration Bush est en train de faire ses cartons , c’est rassurant d’être dirigé par un chef , un vrai , qui sait où il va ! voici les multiples raisons pourquoi nous pouvons lui accorder une confiance pleine et entière et regarder l’avenir sereinement :
- Nicolas Sarkozy a sauvé Alsthom et il a libéré Ingrid Betancourt.
- Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.
- Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.
- Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...
- Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu’à l’infini. Deux fois.
- Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.
- Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l’heure qu’il est.
- Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro. - Dieu a dit: que la lumière soit ! Et Nicolas Sarkozy répondit: On dit s’il vous plaît.
- La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy... c’est sa chaussette.
- Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons
- Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Nicolas Sarkozy se situe.
- Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit. Chez Nicolas Sarkozy, chaque testicule est plus large que l’autre.
- Nicolas Sarkozy sait parler le braille.
- Il n’y a pas de théorie de l’évolution. Juste une liste d’espèces que Nicolas Sarkozy autorise à survivre.
- Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.
- Un jour, au restaurant, Nicolas Sarkozy a commandé un steak. Et le steak a obéi.
- Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.
- Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l’échelle de Richter.
- Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.
- Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son
- Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.
- Dieu voulait créer l’univers en 10 jours. Nicolas Sarkozy lui en a donné 6.
- Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.
- Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement Nicolas Sarkozy ne pleure pas.
- Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n’y a pas de reflet: il n’y a qu’un seul Nicolas Sarkozy.
- Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n’est pas parce qu’il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.
- Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au 2 avril. ... Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy.
Alors convaincus ?
Manger moins de viande ,vous pourrez faire plus de kms en auto!
Un article sur le site de Science et Vie m'a interpellé, car il titrait: Manger (de la viande) ou conduire, il faut choisir
«L'élevage est un des premiers responsables des problèmes d'environnement mondiaux aujourd'hui et il faudrait y remédier rapidement», selon Henning Steinfeld, porte-parole de la FAO et coauteur d'un rapport sur le sujet.D'autre part le bétail est aussi cause de grave dégradation des terres et des eaux comme en Australie ou les bouses ne sont que très lentement recyclées du fait de l'absence de coprophages indigènes adaptés à ces déjections. En Amérique du Sud, de grandes zones ont été également déforestées pour créer des pâturages. Enfin le tiers des terres arables ne sont utilisées que pour nourrir le bétail et 20% autres terres sont surexploitées.
L'empreinte écologique du bétail
18 % de tous les gaz à effet de serre
37 % du méthane lié aux activités humaines
26 % des surfaces émergées de la terre
33 % des terres arables
8 % de l'eau utilisée par l'homme
Autre source de production de méthane chez les ruminants, c'est celle qui fait en général fait sourire...la production par leurs pets
Dur dur est l'avenir de la planète!
Tarissement des matières premières ( pétrole, métaux, gaz etc ) accroissement de la population mondiale et qui entraîne déboisement de zones forestières pour en faire des zones de cultures, cet l'accroissement de la population, et le désir des populations "pauvres" a vouloir manger plus de viande induit un accroissement du cheptel mondial des ruminants ( vaches moutons chèvres ) donc en tenant compte à ce que nous venons d'aprendre sur les sources de méthane qu'engendrent ces animaux,... il y a tout lieu de penser que la fin de ce siècle ne sera pas un long fleuve tranquille!
Liens en annexe
Production et émission du méthane et du gaz carbonique par les ruminants!
Méthane des ruminants et effets de serre!
Gilbert Spagnolo dit P@py
Nos économistes auto satisfaits sont encore contents d’eux ! l’inflation , tout du moins celle calculée par l’INSEE à 3,2% en rythme annuel après être montée à 3,6 % .
L’ ennui , c’est que les revenus ne suivent pas quand même et l’on avoue un recul du pouvoir d’achat de 0 ,4% sur les 12 derniers mois.
Ce qui n’était pas arrivé depuis des lustres et que L’Insee pariait au contraire sur une progression de 0,9% .
Ce pourrait être encore pire , l’INC prévoit une baisse de 0,8 % du pouvoir d’achat cette année .
Bataille de chiffres , entre experts de la calculette, mais tout le monde voit bien en poussant son caddie entre les rayons que le compte n’y est pas et pire , d’après une étude de 60 millions de consommateurs à paraître ce jour , l’inflation est de plus en plus masquée par les astuces des producteurs et distributeurs de produits de grande consommation .
En effet , Pour camoufler l’inflation inexorablement dopée par les cours élevés de leurs matières premières ( lait , beurre , viande , céréales , sucre etc etc ) , les industriels de l’agro alimentaire ont choisi de jouer sur les volumes plutôt que sur les prix , marketing oblige , car ils veulent pouvoir préserver leurs marges , voire les augmenter .
Non , on ne diminue pas le poids , comme nous l’a avoué un de leur représentant au journal de TF1 du 23 septembre qui relatait le problème soulevé par 60 millions de consommateurs, on baisse le « grammage » !
Prendraient ils les consommateurs pour de véritables billes ? sommes nous devenus à ce point des moutons ?
Les statistiques officielles passent elles aussi à coté de cette inflation masquée que seuls des consommateurs très observateurs sont capables de déceler.
60 millions de consommateurs nous apprend que le paquet de petit Lu qui faisait 330 g avant l’été ne fait plus que 300 g , et ayant un paquet chez moi je suis allé vérifier la véracité de cette affirmation .Pas de doute , l’arnaque est bien là .
Tout comme je peux supposer vraie l’affirmation que Danone aurait ramené les pots de yaourt de 100 à 90g et les pots de fromage blanc Jockey de 1kg à 850 g .
La technique n’est pas nouvelle , on nous avait déjà rogné sur la longueur des Carambars , l’épaisseur des Malabars , les bouteilles d’huile d’olive sont passées de 1litre à 75 cl .
Les belges avaient eux inventé les paquets de 19 cigarettes .
Certains ont le toupet de faire passer cela comme une stratégie dans la lutte contre l’obésité , si votre sachet de bonbons en contient moins , s’il y a moins de biscuits par paquet , cela est pour notre bien !
Le but réel est bien de doper le prix sans que cela saute aux yeux des clients , surtout pour ces produits de marque dont ils mémorisent plus facilement les prix .
Ce n’est qu’en vérifiant scrupuleusement les prix affichés au kilo que l’on peut s’apercevoir de la valse des étiquettes .
Qui en prend vraiment le temps , dans notre monde où tout le monde est de plus en plus pressé !
Les prix des produits de base vendus chez les hard discounters donnent quand à eux une impression d’inflation galopante digne des prix affichés jadis en cruzeiros brésiliens , dinars yougoslaves ou dollars zimbabwéens dans ces pays habitués à la turbo inflation .
Ces enseignes n’ont pas la même pudeur à répercuter les augmentations de prix , et j’ai vu en 12 mois les 500 g de coquillette passer de 25 cts à 65 cts , l’huile d’arachide de 0.99 cts à 1 , 58 , les 200g de gruyère râpé de 1.05 à 1.39 , en bref le panier de la ménagère a vachement plus augmenté que ne laissent supposer les chiffres officiels . l’inflation perçue est autrement importante que celle de l’indice officiel , d’autant que les hausses touchent des produits utilisés quotidiennement .
Autre stratégie pour vous faire passer des hausses de prix , le changement de packaging et le marketing, où avec un changement d’emballage , de vente par lots , de nom du produit , de la multiplication de mini doses et mini paquets on vous vend le même produit beaucoup plus cher .
Il suffira alors de saupoudrer les emballages de slogans vantant les bienfaits du produit pour la santé , pour l’environnement , pour votre ligne , mais en aucun cas pour votre porte monnaie .Ce qui est franchement gênant , c’est que tous ces produits finissent par remplacer les anciens dans les linéaires et on n’arrive plus à trouver ces anciens produits aux anciens prix !
25% des articles disparaissent chaque année pour être remplacés par de nouvelles gammes de produits .
La pauvre ménagère n’a plus aucune idée du prix normal des articles tant ceux-ci sont noyés dans des promotions , des remises à la caisses , des ventes par lots , des « 2 achetés un gratuit » et autres points smile .
Une autre technique consiste à modifier la composition de la recette des produits en remplaçant certains ingrédients par d’autre meilleur marché pour faire abaisser le coût de revient .
On vous vend également de l’eau au prix du produit fini dans des boissons allégées ou de l’air dans les biscuits apéritifs de moins en moins denses .
Ainsi va la consommation en l’an de grâce 2008 , on nous avait vendu l’année passé la présidence du pouvoir d’achat , mais à part quelques néo conservateurs endoctrinés et aveugles ,chacun le sait bien , nos poches sont de plus en plus vides et le seront encore plus demain , car il faudra un jour ou l’autre payer les errements des stratèges de la finance ……..
Le Chat.
Saint Roland
A la Saint Roland, Si le vent t’est contraire,
Emmène plutôt ton mobile que ton cor de chasse !
Pour dire à ton Oncle : « Charles attends ! », quand tu es trop lent.
Rock and Roll Land
Lors d’une randonnée dans les Pyrénées,
Le Comte de Roland, des Marches de Bretagne,
Toujours à la traîne, se trouvait à l’arrière garde
Avec tous les cancres de seconde classe,
Quand il aperçu en haut d’un col : un veau !
En ayant soupé des boîtes de « Corned-beef »
Il s’exclama soudain à la cantonade :
« Moi et mon épée Durandal, nous tuerons ce veau ! »
« Foi de seigneur Palatin, ce sera un festin ! »
Son arme était fatale. L'épée Durandal était inaltérable,
Même le Roc ne pouvait l’ébrécher !
L’Informatique sous un angle insolite et insolent
<<<--- Tableau (5)
Tableau (6): Ca s'en va et ça revient
« L'informatique est géniale : les e-mails, même si vous n'y répondez pas, ça ne prend pas de place. », Alain Rémond
Nous allons dès à présent nous pencher sur un cas plus précis. Pour commencer, pourquoi ne pas revoir dans le détail de l'histoire d'Unisys.
Ce lien vous en donnera toutes les dates officielles.
L'ancêtre Univac s'est tourné vers des sociétés qui n'avaient aucune envie de faire de l'informatique. A l'origine, ce fut Sperry, puis Sperry Corporation qui englobait Sperry Remington, Remidex, Sperry Vickers, Sperry Marine, Sperry New Holland (agricole) et j'en passe. Rien à voir avec les ordinateurs si ce n'est qu'ils étaient, eux-mêmes des consommateurs, utilisateurs comme les autres. Dans le fond, créé ce qu'on utilise, rien de bien méchant comme idée, si ce n'est que la complexité de l'informatique empêche de voir aussi largement. Se rendant compte de cet éclatement d'objectifs, un rapprochement plus dans les cordes du violon d'Ingres s'est imaginé. Le "core business" a ses prérogatives.
En parallèle, la société Burroughs avait les mêmes problèmes de "cash flow" que Sperry à l'époque. Pourquoi ne pas mêler les destinées? Même business. Quand c'est complémentaire, oui. Quand c'est se concurrencer sur les mêmes tableaux, on arrive vite à des situations inextricable où le principe "One Unisys, one project" est une belle phrase sans réelle valeur ajoutée théorique, si ce n'est pas dans la réalité des faits et des réalisations. Le but principal était de récupérer une place plus proche du "premier" qu'Univac avait perdu et de réduire le "gap" avec IBM. Les 2 sociétés étaient de taille presque identiques avec l'une plus forte dans un pays et moins forte ailleurs.
Pourquoi "Unisys"? Un concours a été lancé au travers des employés dans le monde. Des propositions de "Sperbur" et de "Bursper" sont revenus mais l'idée était de montrer au marché que l'unification de deux groupes pouvait donner plus de synergie par de qu'on pourait appeler d'échange d'actions. Ce fut "United System" et donc "Unisys". Au niveau personnel, il ne fallait pas trop le réduire drastiquement dans une purge mais simplement réduire les redondances.
Alors, on se maintenait dans la durée de chaque côté de la barrière. On avait la pédale douce surtout quand l'embrayage grinçait un peu. On exhortait à inverser le flux. Les activités écrasaient pourtant l'un au profit de l'autre. Les softwares étaient transposés, interprétés de l'ancienne série 9000 de Sperry pour se retrouver sur la série 1100 de Burroughs. Les langages de 4ème génération avec le vent en poupe, Mapper, côté Sperry et Linc, côté Burroughs, comme premiers champs d'application. L'interchangeabilité n'était pas parfaite car tout se basait sur des configurations ou plates formes complètement différentes.
Sur les bords du "gotha", on avait de plus en plus de vice rois pour harmoniser au mieux toutes les branches d'exploitation. Chacun s'occupant d'une partie du business sans vraiment s'inquiéter des parallèles. Tous inféodés à la parole unique plénipotentiaire du Président Directeur Général sur l'autre rive américaine. On jouait des coudes à ce niveau. On défendait sa peau et sa "parcelle de terrain". On s'usait pourtant très vite en deuxième place. Les raisons étaient pourtant évidentes. Quand le business n'arrivait pas à percée et à correspondre à la promesse de départ, l'élimination du service pas assez virulent était proche. Pour les "généraux", en général d'un âge avancé, une retraite dorée était proposée et vite acceptée. La greffe pour les autres était plus problématique.
Etre trop longtemps dans le circuit, créait aussi trop de liens affectifs et de manque de punch pour des lessives successives. A ce sujet, le "lave plus blanc" de la période bleue, c'était fini. Il fallait passer au "lave moins gris". Dans ce but, il valait mieux ratisser large et baser le middle management du côté des "jeunes tiges", bien ferme et bardées de diplômes.
Multinationale, à la tête de chaque subsidiaire, satellite, un GM devait se partager, bridé dans le potentiel, dans une organisation matricielle. Celle-ci existait en des cycles concentriques, en pôle d'influence par continent ou par régions internationales, qui sortaient évidemment des frontières étatiques. Le pays n'était plus nécessairement l'entité de base. Les qualifications dans un domaine prenaient le relais sur la nationalité. Les GM locaux, à géométrie variable, restaient là pour apporter la signature au bas des contrats légalement acceptés et garder une "présence du management" responsable vis-à-vis de l'Etat dans lequel ils exerçaient leurs pouvoirs.
L'informatique interne autonome dans chacune des subsidiaires avec des programmes "clé sur porte", on n'aimait pas, au niveau international. Redondance d'efforts. Dans une première phase, on a voulu standardiser, parfois à outrance, au pas de charge ou à la persuasion.
Dans une première phase, une véritable chasse à la crème de la crème des développements informatiques "clé sur porte" s'est mise en place déjà en fin du 20ème siècle. Les voyages pour la quête, dans les subsidiaires, vont avoir un budget illimité pour aller tâter la matière de plus près et en déterminer ce qui sera le futur standard.
Pourtant, il y avait les spécificités étatiques qui n'ont pas disparues, qu'il fallait assumer mais qui auront du mal à se standardiser. Des règles comptables et des « chart of accounts » (plans comptables) spécifiques verront leur translation parfois dans l'arbitraire. Les consolidations, elles, allaient suivre, en fin de chaîne, à la maison mère des Etats-Unis.
Les utilisateurs internes devaient, de bonnes grâces, se plier à la tâche d'analyse et du rapprochent en plus de leur travail quotidien. Ils allaient espérer garder une maximum d'informations dont ils avaient eu l'habitude jusque là. C'était leur motivation. Dans l'aventure, une fois standardisé, les programmes allaient laisser un goût amer ou de trop peu. Une impression de donner plus d'informations au système en input et en recevoir en retour de moins en moins en output. Il y a eu des rébellions chez les plus motivés et puis l'usure du temps avait cassé les motivations.
Les informaticiens, eux, ont vu leurs propres "jouets" sortir de leur champ d'investigation avec seulement la maintenance de ce qu'ils ne connaissaient plus en échange. Mais, il faut que jeunesse se passe, dit-on.
Les subsidiaires vont, parfois, se rassembler en conglomérats régionaux de manière arbitraire en oubliant parfois que culture et langue de prédilection ne riment pas nécessairement avec le chant unique de l'Amérique. On appellera cela, d'abord, des "théâtres". Ensuite, les théâtres deviendront des "clusters" (des ensembles), terme encore moins précis dans sa finalité. Les structures vivaient souvent à l'aide de têtes chercheuses multiples. Tous les acteurs en bas de l'échelle se partageaient, en conséquence, entre un management d'origine locale et un autre lien lié à la fonction qui avait été centralisé, ailleurs, vers un management qui opérait à distance, dans la virtualité. Les conflits d'autorité n'étaient pas rares. Le mélange de cultures européennes, d'idiomatiques linguistiques, l'Américain n'en avait cure. La langue anglaise devait servir de colle-tout miracle. Des zones de compétence artificiellement ou arbitrairement établies étaient en place. Un Italien pouvait prendre en charge le bateau à vapeurs multiples avant de céder sa place à un Scandinave pour en faire un navire à pédales électriques ou électroniques. Tiercé dans le désordre. La pensée américaine, très concentrée et uniforme d'une "Europe-Unie" n'existait malheureusement pas. On pouvait oublier que la plupart des Américains n'avait jamais quitté le territoire étoilé ou, au mieux, été au Mexique pour quelques vacances d'une semaine. C'est dire le manque de vision.
Chacun sait qu'en mécanique, l'énergie potentielle se transforme en énergie cinétique. Dans l'organisation humaine, c'était rarement le cas. Les pertes d'efficacité étaient souvent énormes. On pouvait appeler cela du doux vocable d'"overhead". L'élasticité n'était pas le fort des systèmes internationaux à têtes multiples. Déléguer ne se faisait qu'en apparence ou même forcé. L'esprit d'équipe demanderait d'oublier la hiérarchie et de répandre comme une tâche d'huile les bons et les mauvais coups. Mais, loin des yeux, loin du coeur et cela suffisait. Les retombées se feront en ordres dispersés à l'abri des émois trop sentimentaux de la proximité. Tout se faisait, donc, en virtuel, en volatil, aussi. On félicitait ou on engueulait sans traces. Enfin, le deuxième volet était tenu à la discrétion, évidemment. Le travail à domicile semblait bénéficier aux deux parties.
Les "Business Centre" se créaient pour offrir une place pour un temps court ou pour se réunir dans des meetings hebdomadaires et échapper ainsi au prix en expansion du mètre carré de bureau.
Nous ne sommes pas dans la lecture du bouquin "Stupeur et tremblements" d'Amélie Nothomb ayant pour cadre l'entreprise japonaise et sa structure hiérarchique de fin du 20ème siècle. Ce n'était pourtant pas tellement éloigné. Cette situation ne subsistait plus dans la proximité, ni avec les courbettes physiques devant le supérieur. C'était dans l'éloignement et les grincements de dents des conversations parfois orageuses par téléphone, télévision ou mails interposés. Internet avait beaucoup contribué à formaliser les rapports mêmes très vifs dans la distance. Les idées révolutionnaires ne prenaient pas plus la prépondérance que dans les environnements autocratiques, surtout, si ces idées pouvaient coûter trop chers dans l'immédiat. Le temps faisait passé bien des soucis et les faire tomber dans l'oubli. On avait entendu, mais avait-on vraiment écouté? Le sommet détient les idées. Point.
Les impératifs cachés de la stratégie étaient peut être complètement différents de l'image qu'ils en donnaient en surface.
La phrase "nul n'est prophète dans son pays", ne se traduisait pas de l'autre côté de l'Atlantique. Le "divide ut impere" mondiale était une technique qui n'avait pas encore connu de remplacement stratégique plus moderne. Les montées en puissance, les chocs de titans existaient. Les coudes et les parapluies jouaient chacun leur rôle dans ce jeu de la haute finance. Celle-ci était désormais seule au pouvoir dans ce début du 21ème siècle qui connaissait les premiers soubresauts de la crise informatique. Alors, on fuyait les problèmes et on ne faisait pas remonter les problèmes vers le sommet. Ils n'ont jamais eu bonne presse, les problèmes. Pas de plaintes, "Tout va très bien Madame la Marquise". J'ai utilisé l'imparfait dans mes verbes. Le français ne possède pas de temps intemporels. Cela reste toujours d'actualité.
Une gaufre qui devient de plus en plus grande et standardisée, qui reçoit du sel dans sa pâte et qui revient très peu salée, ce n'est décidément plus une gaufre !
Les 4 B :
L’opposant, le chevalier Bayroumir,
Ché hivers y sontent fro dans le ch'nord ! i faut s'rékofer comme in peut ! :lol: