L'eau de la vie, l'eau de là haut ...
liberty 2008-05-09 18:29:44
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Voix du Panda "
Une décision à prendre. Simple dans son énoncé et pourtant lourd de conséquences. Pour les uns, ce sera de banales vacances décidées dans la douleur dans un couple. Pour les autres, une destinée qui change en dehors d'eux. Un défaut d'adaptation? Certainement. Trois lettres vont-elles changer les choses?
Ce jour-là, le soleil était peut-être trop chaud, l'air trop limpide, il faisait Beau et l'Horizon respirait la Vie.
Dans une chaumière, l'homme pris un Bain et il fut l'Heure de rejoindre la Ville par la route. Son esprit était absorbé. Une décision devait être prise le soir-même. La veille, tout avait été consulté, brochures et informations pour décider de leur période de vacances.
En partant, un Bécot Hors-la-loi n'avait pas Vaincu l'électricité qui était dans l'air.
Tout était prêt, pourtant, avec le Bonheur de décider, ensemble, avec l'Habitude, de la destination des Vacances. La mer, la campagne ou la montagne?
Le soir, on sentait qu'une Bataille allait se jouer au Hasard des Versions. La Bagarrre du choix allait surfer entre Honnêté et Vertige. ![]()
La Balle commença très vite à passer de main en main, Hypothéquant le Verbe des arguments de poids dans l'exclusivité. Une journée entière pour confirmer ses propres convictions et ne pas penser à autre chose. Le droit de réponse, de rigueur, non dogmatique pour seule relations intra-muros du "home sweet home".
Alors, pas question de rejouer le film "La Brute, le Héro et le Vaniteux".
Blesser par pur Hasard sans Volonté de nuire est un acte qui ne se comprend pas comme tel.
Ni la Bagatelle, ni à la Harpe, n'opéraient le filtre avec un Voile désiré.
Les Baffes verbales bercaient la Hargne de la Victoire. Un véritable match de coq. ![]()
Diplomatie démocratique en berne.
Banal, vous allez dire ? Habile, peut-être aussi? Vague quant aux résultats, certainement.
Le côté Balnéaire était en forme, d'abord. Les Hauteurs, ensuite. Mais, la Valise n'était pas encore pour demain. Elle se retrouvait au frigo.
Baiser l'autre, Hélas, il fallait être une Vedette. Bégayer parfois, dans la Honte Versatile. Le Bateau, l'Hôtel tout était Vulnérable. La Blague baignait de plus en plus dans une Hemorragie Vexatoire. La Boussole, elle, dans une Houle Vénale. Tout doucettement, Bâcler l'Honnêteté du Voyage, lui-même, ne parvenait pas remettre calme et volupté dans la maison du bonheur.
Le Baromètre était mal réglé à la rencontre. La Hachette était sortie du fourreau. Le Voyage était foutu. Les Bagages regagnèrent leur enclos. L'Humoriste n'était pas arrivé à vaincre le Volcan.
Fin de l'histoire du couple.
Cette histoire n'aurait pu être qu'une Véritable Histoire Belge avec ce tiercé de lettres dans le désordre.
Comme dans toutes histoires de couples, le choix des mots, une interprétation, dépassant le niveau de la conversation, sont à l'origine de beaucoup de malentendus. Un pingpong de mots d'oiseaux commence et la dispute s'envenime. Le divorce d'idées ne peut se calmer alors que par la compréhension de l'avis de l'autre ou par les concessions mutuelles. En Belgique nous avons une marque de fabrique de compromis. Vite, calmer le jeu, pour ne pas atteindre le point de non retour est la norme entre Francophones et Flamands. Rebobiner le débat au départ. Mais où était-il, encore, ce départ? Il est tellement ancien qu'on a du mal à s'en souvenir.
Entre-temps, la colère est très mauvaise conseillère et il faut, en panique, accepter que, chacun devra faire un pas ou mourir seul. Prendre le temps d'écouter les reproches objectivement et en soustraire l'émotion est la meilleure thérapie pour la relation humaine.
Normalement, l'analyse de part et d'autre des interlocuteurs permet de déterminer ce qui a contribué aux blessures de notre "ego" de citoyen. L'amour propre, l'orgueil et le fait de perdre la face n'ont pas, néanmoins, la force déterminante pour briser une relation. La vulnérabilité et la dépendance sont insensiblement utilisées par l'autre et cela n'est pas facilement surmonté par la victime du moment qui va se sentir obligée de se protéger. La peur de l'autre, voilà le problème.![]()
Une situation "Win-Win", bien connue dans le milieu des affaires, est la panacée, en famille et en politique. Ajouter une unité au compteur des coups d'éclats? Faire le point, exprimer son besoin de reconnaissance apaise la compétition.
Avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, la scission de l'arrondissement de Bruxelles, Halle, Vivoorde sent le roussis. Il a encore été repoussé au bout de la nuit. J'ai pensé que vous faire ressentir le vécu de ces trois lettres qui sont trop souvent dans les discussions et non pas dans la négotiation. Dès lors, je propose, par référendum, de supprimer ce trio de lettres litigieuses du dictionnaire ou alors de l'élargir à beaucoup d'autres. Les Belges me comprendront, j'en suis sûr. ![]()
Pour les autres, je ferai un petit rappel.
Le Brabant flamand au Nord de Bruxelles tire incontestablement un profit de la proximité de la capitale. Les loyers sont chers dans la capitale. Alors, on descend et on fait la navette, domicile en Flandres et travail à Bruxelles. La capitale n'en a pas les revenus fiscaux. La capitale du pays et de l'Europe, bilingue, cosmopolite aussi, est enclavée dans la région flamande et demande en échange de la scission de sortir de cet enclavement de garder un contact avec les frontières wallonnes par un élargissement. Halle et Vilvoorde, "taches" trop bilingues, sont considérées comme une anomalie sur un sol flamand. Le CD&V, parti chrétien radical flamand a gouverné sans interruption de 1958 à 1999. Cette fois, en cartel avec le NV-A (séparatiste flamand), à force de promesses, remportait les élections de 2007, avec son cheval de bataille Yves Leterme, 800.000 voix de préférence. Coincé, le parti doit apporter un trophé et BHV en est le prétexte. Sera-t-il prêt à sacrifier son héro, devenu Premier Ministre, qui a hérité, de fait, d'un pied d'argile?
Dans un film qui s'appellerait "C'est arrivé près de chez vous". Il a déjà généré des commentaires à la pelle.
Garçon: "un yin et un yang", un. SVP.
L'enfoiré,
Citations:
" - Vous êtes marié ? Vous ne vous êtes jamais disputé, vous ? - Oui, mais jamais à coups de fer à souder. - Ben, c'est parce que vous n'êtes pas bricoleur !", Jean-Marie Poiré
"Le motif pour lequel se produisent les disputes n'est jamais aussi grave que le malaise qui en découle", Alain de Botton
"Lors d'une dispute conjugale, la seule personne qui écoute attentivement la version de chaque époux, c'est le locataire de l'appartement contigu", Anonyme
"Par terre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !", Henri Jeanson
"L'homme n'est peut-être que le monstre de la femme, ou la femme le monstre de l'homme", Denis Diderot
La Chine d'aujourd'hui non plus n'a pu encore totalement oublier les humiliations et les agressions dont-elle a été victime. J'avais envie de rappeler cela aux Français, Américains, Anglais et Allemands rencontrés au cours de mon voyage quand certains se plaignaient de la froideur des Chinois à leur égard.
L'un d'eux, un coopérant employé par une compagnie française de téléphones et qui paraissait avoir beaucoup lu, expliquait cette attitude par un certain « complexe de supériorité », commun à tous les peuples qui on joué un grand rôle dans l'histoire du monde. Les anciens Chinois, disait-il, ne plaçaient-ils pas déjà leur pays au centre du monde comme en témoigne encore le mot « Zhongguo », -littéralement « pays du centre »-, plus souvent traduit « Empire du Milieu », utilisé pour désigner la Chine ?
Je n'avais pas besoin de recourir à des analyses aussi sophistiquées pour comprendre que l'intrusion sauvage des Européens -qui leur valut le surnom de « diables étrangers »- a indubitablement laissé des traces douloureuses et difficilement effaçables dans la mémoire collective des Chinois. Certes, des générations se sont succédées depuis cette époque et, même si le temps efface peu à peu les plus cruels souvenirs, il n'est pas étonnant que les Chinois d'aujourd'hui ne se précipitent pas, les bras chargés de fleurs, vers les descendants de ceux qui hier pillaient et dévastaient leur pays.
Les Chinois, (encore campagnards pour près des trois-quarts) n'oublient pas non plus, ce que fut, dans un passé relativement récent, la vie de leurs parents, grands-parents et aïeux sous la coupe des propriétaires fonciers et des tyranneaux de village. Contre un système d'un férocité inconnue en Europe dans les siècles les plus cruels du servage, les jacqueries et les insurrections qui ont jalonné l'histoire de la Chine sont restées impuissantes. Même la plus formidable et la plus longue d'entre elles - celle dite des TaÏpings (1) que les forces de répression aidées par l'étranger mirent presque deux décennies à vaincre (1847-1864)- ne réussit pas à modifier fondamentalement le sort des paysans. Bien au contraire, la majorité d'entre eux, sans terre ou insuffisamment pourvus, virent leur situation empirer d'une génération à l'autre.
(1) Le nom a pour origine l'appellation donnée par les dirigeants de l'insurrection -à leur mouvement Taïping Tiangua qui signifie « Royaume céleste de la grande paix ». Les Taïpings (qui puisaient certaines de leurs idées dans des sources chrétiennes) luttaient à la fois contre le système féodal et l'impérialisme étranger. A l'occasion de la prise de Nanjing par les Taïping. Karl Marx avait salué leur victoire, comme l'annonce d'une formidable révolution ( Dona Torr. Marx on China, 1853-1860. Articles from the China Daily Tribune, Londres 1951).
Les propriétaires fonciers à l'exception d'une minorité, ne possédaient, au regard des normes européennes (et, plus encore, américaines) que de bien modestes domaines (deux à trois hectares, rarement plus de dix), ce qui ne les empêchait pas de se montrer féroces à l'égard de plus pauvres qu'eux. Ils leur faisait payer très cher la terre qu'ils leur louaient, exigeant d'eux, en plus du loyer, des corvées non payées et des offrandes traditionnelles à l'occasion de fêtes ou de mariages. « En échange », le propriétaire consentait à ses métayers des prêts en semences et en argent dont le taux d'intérêt pouvait aller jusqu'à 100 % par an. « Prêter à 25 % était un acte de charité » écrit Alain Roux, historien de la Chine Populaire. Lorsque le débiteur se trouvait dans l'impossibilité de régler sa dette au propriétaire foncier-usurier, il ne lui restait plus qu'à lui proposer sa fille dédommagement. Elle travaillerait gratuitement sur ses terres, comme domestique dans sa maison ou encore deviendrait sa concubine. Son nouveau maître pourrait éventuellement la vendre à son tour à quelque recruteur pour maisons closes.
En cas de totale insolvabilité, le débiteur s'exposait aux châtiments les plus sévères. Les hobereaux locaux, qui exerçaient un pouvoir quasi absolu sur les villages, pouvaient le faire arrêter, emprisonner, torturer et éventuellement supprimer. Dans les cas extrêmes, certains allaient jusqu'à faire enterrer vivants les paysans qui osaient se dresser ouvertement contre eux. Le même châtiment pouvait frapper des membres de leur famille s'ils avaient pris la fuite.
Lorsque des révoltes éclataient, on traitait les rebelles, en plein vingtième siècle, avec la même sauvagerie que mille ans auparavant. Un journaliste témoin de la répression exercée en Chine du sud, contre des paysans coupables de s'être organisés et d'avoir participé au mouvement dit d' « Union paysanne », relatait ainsi les exploits des petits seigneurs de villages et des soldats venus leur prêter main-forte :
Ils « ont, arrosé les paysans d'essence et les ont brûlés vifs. Ils les ont marqués au fer rouge et tués. Ils ont attaché leurs victimes aux arbres, les ont lardée de coups de couteaux, ont versé du sable et du sel dans les plaies. Les paysans ont été pendus, fusillés, étranglés, enterrés vivants, sciés en deux... » (1)
(1) Alain Roux
La critique des camps nazis serait presque une gageure en lieu et place de la peine de mort infligée cette nuit du 6 au 7 mai 2008 par injection encore une fois. Le temps de la mise à mort dura plus de 10 minutes pour le meurtre de sa compagne qui eu lieu en 1989.
C'est la continuation du respect de l'être humain par l'humain, tout cela ne se passe pas uniquement qu'au U.S.A.
Il semble à priori que certains se voilent la face à défaut d'avoir un miroir. Nous finirons tous un jour par disparaître, la souffrance gratuite est-elle un acquit de la démocratie américaine ?
Les faits de ce style sont loin d'êtres anodins et pourtant...prenons un autre exemple pour le fun...allez où il y a de la gène certains prétendent ne pas trouver le plaisir...vous qu'en pensez-vous ?
Qui l'aurait cru mais c'est arrivé aux USA
Un condamné à mort a mis 90 minutes pour mourir dans une prison du sud de l'Ohio (USA).
Que nous soyons dans l'obligation de quitter la planète Terre cela peut se comprendre. Peut-on ou doit-on épargner les affres de cette façon de quitter ce monde. Remontons un peu le temps et prenons connaissance.
« Libération » dans son édition du 3 mai 2006 reprend le détail de ce que l'on peut nommer une abominable information révulsive ; qui peut provoquer colère, indignation de tous les êtres de la terre.
Il reste une place prépondérante pour le monde animal, qui possède plus de défenseurs ?
Joseph Clark a été condamné à mort. Cette condamnation en elle-même constitue telle une démarche barbare ?
Elle semble réprouvée par la plupart des nations dites civilisées.
Sentence effectivement exécutée rend elle la chose encore plus inhumaine ?
Nous sommes au pays de G.W.Bush, Big défenseur devant l'Eternel d'exécutions capitales, puis dans la mesure involontaire ou les condamnés sont des personnes de couleur cela passe mieux.
Le film interprété par Sidney Poitier noir américain de :
Dans la Chaleur de La nuit ou La ligne Verte voir 12 hommes en colère
Le passage de vie à trépas de ces hommes femmes se déroule dans des circonstances que réprouveraient les plus ardents défenseurs de la vivisection, cela horripile, révolte, dégoûte.....nous conspuons la lapidation...la sentence est séance tenante... cela révolte tout un chacun et dans le cas contraire ?
Les américains veulent donner des leçons de démocratie au monde ! Ce ne sont pas des ennemis mais où se trouve le pacte du symbole de la paix dans la trainée de la mort ?
Dire que les américains prétendent être le peuple le plus civilisé de la terre!
Les médias américains n'ont pas accordé la moindre importance à cette énormité !
Là est le problème ? Cela laisse plus que songeur !
L'on tue légalement un homme d'une façon aussi bestiale, que l'on bafoue ainsi la dignité humaine au nom de la loi, édictée par d'autres hommes, que l'on foule aux pieds ce que la Nature nous a donné de plus précieux, la Vie, pour venger la société qui n'est que la somme de toutes les vies.
Bien mal en point, le « modèle américain », le célèbre « way of life », qui a fait rêver des millions de millions d'hommes de femmes, vient, par ce douloureux épisode, de nous montrer, encore une fois, ses limites.
En France, en Europe, dans l'ensemble du monde ne sommes nous pas en train de tuer de façon passive comme la junte birmane qui frêne les aides humanitaires alors que plus de 25 000 morts et pas loin de 50 000 sans abri au nom de leur seule raison d'Etat au 7 mai 2008 ?
L'écho est sans voix, nous non... Ce Cyclone, l'autre a-t-il un drapeau ou une nationalité ? La conséquence de tels actes, accuse-t-il le pouvoir démentielle des hommes sans foi ni loi comme l'aurait dit bien me que moi Emile Zola : Je vous accuse.
Les nations n'osent pas bouger et la honte s'écrase sur les citoyens de base.
Les autres nations cautionnent le manque du pouvoir d'achat car la terre est peut-être trop peuplée comment les dignitaires peuvent-ils face à de tels assassinats faire bombance et ripaille avec le double de repas qu'ils ne peuvent prendre par jour impossible comme pour tous les mortels.
C'est un constat humain ou arbitraire de la situation du pouvoir au rapport d'une fausse marque de justice létale qui pour certains prend la valeur de l'or noir ou la décrépitude du pouvoir ?
La justice divine des mots pour des mots.
De cette substance le pouvoir de soif de justice assassine parfois simplement le droit à la vie ?
Le Panda
Patrick Juan
Et si on parlait de Science pure pour changer? Un article du "Science et Vie" de mai 2008 a attiré mon attention. On parlait de la "particule de Dieu" au sujet de la particule Boson de Higgs. Ce physicien en parlait dans ses rêves et ses convictions déjà en 1963. Histoire ancienne? Non, on va bientôt le prouver, peut-être.
La science a donc plus de quarante ans de traque et de ... trac à son actif pour découvrir cette particule qui pourrait révolutionner la physique. Quand Peter Higgs lança son idée de bosons, il s'agissait de soupçons qu'il ressentait à la suite de l'impossibilité de mettre en formules certains phénomènes physiques. Il devrait avoir quelque chose en lui pour expliquer un manque de rigueur dans les formules de la physique.
La célèbre équation d'Einstein, E=MC², montrait bien qu'il y avait un lien rigoureux entre la matière et l'énergie. La matière avec sa masse propre, pourquoi a-t-elle des envies d'évasion vers l'énergie? Qu'est-ce qui donne sa consistance et son poids à la matière? Il doit y avoir un intermédiaire, une force unificatrice? Léon Lederman n'a pas manqué de lancer cette expression de "particule de Dieu", tellement elle fait fantasmer et inquiète. Remettre toute la théorie en jeu n'est pas une mince affaire.
Cette particule viendrait s'ajouter à la panoplie des particules déjà connues mais qui n'explique pas encore les fondations du système. Les physiciens ont toujours aimé unifier les problèmes en formules les plus concises possibles. Einstein a fait toute sa gloire sur une relation simple mais qui n'était pas du tout simpliste dans ses conclusions.
Quatre forces parviennent déjà à cerner la plupart des problèmes:
la force "forte" de cohésion atomique qui explique qu'un noyau se suffit à lui même.
la force "faible" qui se retrouve dans la radioactivité
la force de la gravitation qui explique la bonne vieille histoire de la pomme de Newton.
« Voir, entendre, toucher, sont des miracles et chaque partie et chaque particule de moi-même est un miracle. », Walt Whitman
« L'esprit préexiste à la matière. L'esprit habite chaque atome, chaque particule. L'esprit est la partition de l'univers. La force immatérielle qui forge la réalité concrète. », Jean-Christohe Grangé
Le temps, mais aussi l'espace : Plus de 5 000 kilomètres du nord au sud et autant de l'est à l'ouest, la distance de Paris à Bamako. Et le nombre : Un milliard deux cent millions d'habitants, presque un quart de l'humanité, avec les fantastiques problèmes qu'une telle masse d'être humains pose à une nation qui veut sortir du sous-développement.
La Chine est l'un des rares pays du Tiers Monde qui se soit résolument attaqué au problème de la surpopulation, mettant en place un système de planning familial qui a ramené le taux de naissances de 35 pour 1 000, dans les années cinquante, à 19 en 1970, le but étant d'abaisser encore ce chiffre à une moyenne qui se situerait à 12,5 pour 1 000 au début du prochain siècle.
Grâce aux campagnes d'explication destinées à mobiliser des millions de militants, -grâce aussi à des mesures courageuses allant à l'encontre de toutes les traditions d'un pays à majorité paysanne où, depuis des siècles, on considère que le fait d'avoir beaucoup d'enfants (des fils surtout) est une richesse et une garantie pour l'avenir- la population chinoise a cessé de grandir dans les mêmes proportions qu'autrefois. Il n'en demeure pas moins qu'au rythme actuel, il y a quinze millions de nouveaux citoyens chinois chaque année, quinze millions de nouvelles bouches à nourrir et six à sept millions de nouveaux postes de travail à créer. Pour seulement que les choses restent en l'état.
Tous les quatre ans, c'est, au minimum, soixante millions d'individus (une France !) qui viennent s'jouter à la population existante. Chaque fraction de point en moins a donc une grande importance et l'on peut comprendre pourquoi, en mars 1993, le premier ministre Li Peng, annonçait comme une grande victoire à l'Assemblée Populaire, les résultats obtenus dans le contrôle des naissances depuis 1988 : « Le taux de natalité a, baissé de 0,5 %, ce qui vent dire que l'on a évité en cinq années 15 millions de naissances ! »
Sans doute aussi, pour tenter de comprendre cette Chine si diverse, si ancienne, si vaste, si peuplée, ne faut-il pas oublier non plus une autre de ses dimensions : celle, effroyable, des malheurs dont elle a été accablée et qui, elle aussi, a contribué à forger la mentalité des Chinois d'aujourd'hui. Du règne des premiers rois à celui des empereurs et de la première république, ils n'auront jamais connu que la tyrannie, le pouvoir éphémère et sans frein des « seigneurs de la guerre », les révoltes de paysans qui, pour aussi gigantesques et résolues qu'elles aient été, se terminaient toujours par la défaite.
Longue et sanglante histoire qui, enfermant le pays sur lui-même et l'isolant du monde, la laissa finalement sans capacité de défense face aux agressions des impérialistes anglais, français, japonais, russes, allemands qui, à la fin du XIX ème siècle, « ouvrirent » le pays à coups de canon, lui imposant leur domination. Car c'est ainsi que la Chine, comme l'ensemble du Tiers Monde, fit connaissance avec deux qui venaient lui montrer la voie de la « modernité ». Plus d'un siècle ou presque de violences, de massacres, de rapines et de diktats que marquent plus spécialement deux guerres, menées par la Grande-Bretagne avec l'appui et la participation active de la France, de Etats-Unis et de la Russie, afin d'imposer à la Chine l'ouverture de ses frontières à leurs marchandises. Pour ce qui est de la Grande-Bretagne, il s'agissait plus particulièrement de forcer la Chine à « libérer » le commerce de l'opium dont celle-ci avait interdit la consommation. Trafic particulièrement profitable pour Londres, puisqu'il représentait un septième des exportations anglaises effectuées depuis ses possessions indiennes. (1)
La barbare mise à sac, après la prise de Pékin en 1860, et l'incendie par les troupes franco-britanniques du Palais d'Eté, un des hauts lieux de l'histoire chinoise, illustrent à la fois la brutalité de l'agression et le mépris des « civilisateurs » à l'égard de cette Chine millénaire. Tout cela pour la contraindre à leur accorder des concessions territoriales, en même temps que la liberté de circulation pour leurs marchandises.
Enfin, après des décennies de mise en coupe réglée du pays par les mêmes grandes puissances et comme prélude au conflit mondial, en juillet 1937, l'invasion japonaise ouvrait un cycle de huit années de massacres et d'atrocités. Car les Japonais allaient mener une « guerre totale », sans retenue, même à l'égard des populations civiles, contre lesquelles ils n'hésitèrent pas à utiliser (fait, longtemps nié, est aujourd'hui reconnu par les historiens japonais eux-mêmes) des armes bactériologiques, notamment dans la province du Hunan sur laquelle ils déversèrent des centaines de millions de puces porteuses de diverses maladies mortelles. Dans les zones qu'ils contrôlaient, leur politique se résumait à la mise en pratique de la devise formulée par l'Etat-major : s'en tenir aux « trois tout » : « tout tuer, tout piller, tout brûler ».
En septembre 1945, au terme de huit années d'une guerre atroce, on comptait, du côté chinois, 9 400 000 morts -plus de victimes que n'avait faites au total la Première Guerre Mondiale- à peu près autant de blessés et 2 800 000 disparus. A peine la guerre avec le Japon était-elle achevée que se développait « en grand » la guerre civile, jusque-là discontinue. D'une part, le Guomindang de Chiang Kaï-shek, soutenu par les Etats-Unis, de l'autre, les forces révolutionnaires dirigées par le Parti Communiste Chinois ave Mao Zedong à leur tête. Encore quatre ans de luttes sanglantes et huit millions de morts avant que Mao puisse proclamer que toute la Chine continentale était libérée et que la Révolution avait triomphé.
L'année 1949, dernière année de la guerre avait été aussi celle d'une série de terribles catastrophes naturelles : sécheresse, invasions de sauterelles, tempêtes de grêle détruisant ce qu'il pouvait encore rester des récoltes, épidémie meurtrière de typhus, et, pour finir, inondations dévastatrices, noyant sept millions d'hectares de terre et frappant quarante millions d'habitants. Corollaire permanent de tous ces fléaux accablant le pays exsangue et ravagé par la guerre, la misère généralisée et la famine frappant en premier lieu les campagnes.
(1) Ces deux guerres, sont connues sous le nom de « guerre de l'opium ». La première (1840 à 1842) se termina par le traité de Nanjing (Nankin) par lequel l'Angleterre imposait à la Chine la cession de l'île de Hong-Kong si l'ouverture au commerce étranger des cinq ports de Guangshou (Canton) Xiamen, Fushou, Ningpo et Shanghaï. La deuxième (1856-1860), menée conjointement par la Grande-Bretagne et la France, se termina par une nouvelle défaite pour la Chine, contrainte -entre autres exigences des agresseurs de céder de nouveaux territoire, d'accepter le libre accès des navires de guerre étrangers dans ses ports, la législation du commerce de l'opium, le paiement d'une énorme somme à titre d'indemnités de guerre »...et l'octroi de facilités aux missionnaires chrétiens pour l'exercice de leurs activités.
Le film non moins célèbre, aux nombreux Oscars « Autant en Emporte le Vent », un film de 1939, c'est une réalisation de Victor Fleming, Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, porte donc comme emblème, dans les programmes télé, la phrase suivante : "Classique du Mélodrame"
En ce qui concerne le Panda l'intitulerait différemment, c'est « Autant en emporte le Temps », le réalisme celui qui comble la vie.
«Autant en Emporte le Vent », avec Clark Gable - Vivien Leigh. Les personnages qui ont joué dans ce film, ont marqué la nuit des temps, avec leur chair, leur sang, leur cœur. Valeur de ce qui demeure, l'empire de ce qui vous noue dans l'empire des sens.
Il est parfois facile, du moins à certains de vouloir bouger des situations difficiles.
Terra, fut le nom donné à une mission sur le réchauffement climatique, ont sait ce qu'il en est ou du moins ce qu'il est susceptible de pouvoir en être.
La démonstration est faite, lorsque l'on se rapproche de Ben Hur, Les Dix Commandements, de Autant en emporte le Vent, que la durée dans le temps passe, se mesure par la force, la violence, la guerre, l'enfantement, tout ce qui caractérise une vie, ces phénomènes sont loin de se limiter à l'espace Terre, c'est une espèce de cri de révolte qui ne se limite pas du tout à l'Hexagone, à l'Europe, mais le parcourt touche souvent toutes les classes de société, y compris ceux que certains nomment les biens nantis.
Le mode de vie, la victoire de Lincoln pour la libération des opprimés, démontre s'il le fallait, que rien ne vaut la fameuse phrase de Bartholdi : « Le rêve de mon existence est accompli... ».
Il faut apprendre à regarder ce type de film, lire ce genre d'ouvrage: l'exemple vient d'être donné par les Ch'tis, qui ont battu la Grande Vadrouille, démontre si tenté, que c'est par la simplicité, de la complexité que représente la vie, que se puise toutes les ressources dont tout un chacun à besoin.
Pourquoi ? Au même titre que l'amitié, au même sens que la parole, à la valeur lue que les avancées futuristes, la communication comprise reste le réel de l'homme à condition que l'enfant ne soit pas entaché, du parcourt de notre société.
Ce n'est pas un euphémisme, que de dire que les valeurs essentielles se meurent comme lorsque l'on prenait du plaisir à tout simplement dire : je suis allé au cinéma.
Ne pas assister à quelque chose de vivant, de vécu. Ce que draine derrière nous, il suffit de regarder, d'écouter, de se souvenir.
Le Jour le Plus Long, Tant qu'il y aura des Hommes, La Planète des Singes, 2001 Odyssée de l'Espace, Kramer contre Kramer, Z, E.T., Exodus, Paris brule-t-il?, 12 salopards, Le pont de la rivière Kwai, Titanic, Jeux Interdits. Tous ces films, ils sont pléthores donnent largement à réfléchir, sur la condition humaine, ce que nous avons fait de la Terre.
La famille, l'union, la santé, le terroir de tous les ancêtres, soit les continents qu'ils ont pu traverser, se meurent.
Heureusement que certains ont su garder des pages d'anthologie, elles sont là pour nous rappeler, nous ne sommes que de passage pour un moment donné de l'espace.
Ce que certains peuvent appeler, dans un cas contraire on và, à la décrépitude totale, en passant directement à ce que d'autres appellent la clandestinité.
Ce chemin clandestin, conduit en résultat à toutes les formes de réalité et simultanément de corruption, y compris de la politique, qui à ce moment là chasse effectivement d'un revers de main. On sait ce qu'il en a coûté : Le Troisième Reich, Hitler.
Lorsque l'on sait, les historiens s'en sont fait largement l'écho. Les compétences, les connaissances du guerrier, qui effectivement à représenté à lui tout seul, tout ce qu'il y avait de pire dans le cadre du souvenir humain.
Napoléon Bonaparte, en est-il très loin ? Les deux personnages ne se mesurent pas avec le même étalon de Code.
L'un se regarde avec deux siècles d'histoire. L'autre est beaucoup trop proche, uniquement une cinquantaine d'années, pour que justement des personnes appartenant au corps politique, soient poursuivies devant les tribunaux, pour des supposées scènes ou des supposés incidents qui n'auraient pas eus lieu.
Les Mandarins modernes, se déclarent parfois incompétents face à la complexité de tous les problèmes qui nous embrasent aujourd'hui.
Le Monde dans sa complexité, perd le véritable sens de sa genèse ou de sa naissance. Que chacun l'interprète comme il veut bien le voir. Il n'en demeure pas moins évident qu'un seul être vous manque, à un moment précis, et la Terre vous semble dépeuplée.
Les plus grands chanteurs, compositeurs, réalisateurs, en on fait leur talent. Lorsqu'ils se sont sentis au plus profond d'eux-mêmes, dans une tristesse que seuls les mots étaient capables de pouvoir drainer.
On ne peut pas laisser dire une chose et se trouver vecteur, ou porteur d'autres choses.
Cet article pourrait être beaucoup trop petit, pour contenir ne serait-ce qu'une page d'un dictionnaire quel qu'il soit, pour nommer succinctement les Grands qui ont marqués nôtre temps.
Nous sommes quelque part les pousses de ce qui engendre le temps. Serons-nous à la hauteur, ou sommes-nous effectivement dans une phase plus que descendante, parce que simplement on a perdu le sens du droit de l'écoute, du droit de savoir parce que rien ne remplace le fait de construire, sur des bases qui ne soient pas hypothétiques, chimiques et qui laissent effectivement la clandestinité d'un regard de tendresse, dans la vision de ceux que l'on peut comprendre.
Ce message, qui se veut en même temps un article, me fait remarquer que bon nombre sont ceux qui viennent plus souvent et qui commentent davantage.
Comme les films d'horreurs, qui se profilent 31 Pays sont au seuil de la pauvreté, et pas même 0 euro 50 par jour. Nous sommes des surconsommateurs de leur richesse éteinte sur l'écran noir de leur nuit blanche.
Et bien je dirais que pendant quelques minutes, j'ai pris une feuille de papier que je n'ai pas noircie, un magnéto à la main, j'ai laissé vagabonder ma plume-pensée.
Je dirai, en un mot comme en mille, je ne suis pas un Enfoiré, un Chat, un Canadien, un Québécois, je suis adorable...mais uniquement quand je le veux, à condition que la pensée qui guide mon regard soit celle qui puisse toucher le cœur de l'autre.
Ce n'est pas la derniére séance, alors à vos claviers pour la plus belle symphonie du monde La Terre qui panse nos plaies sans gémir, vous y croyez?
Le Panda
Patrick Juan.
En ce joli mois de mai où la CGT promet des journées d’action où l’on ne travaillera pas, où beaucoup profiteront des ponts et autres viaducs , un petit poème façon La fontaine pour rigoler un peu , le meilleur remède à la déprime qui touche les français en ce moment.
Le Lapin et le Corbeau
A ne rien foutre de toute la journée
Un lapin voyant ainsi le corbeau
L’interpelle et lui dit aussitôt
Moi aussi comme toi puis je m’asseoir
Et ne rien foutre du matin jusqu’au soir ?
Le corbeau lui répond de sa branche
Bien sûr ami à la queue blanche
Je ne vois pas ce qui pourrait t’empêcher le repos
Blanc lapin s’assoit alors par terre
Et sous l’arbre reste à ne rien faire
Tant et si bien qu’un renard affamé
Voyant ainsi le lapin somnoler
S’approchant du rongeur en silence
D’une bouchée en fait sa pitance
Moralité :
Pour rester assis à ne rien branler
Il vaut mieux être très haut placé
On savait, mais sans y croire absolument, que Qin Shihuangdi s'était fait construire une gigantesque sépulture.
L'historien Sima Qian, né quelque trois quarts de siècle après la mort de l'empereur, en avait parlé dans ses livres, décrivant à la fois le tombeau lui-même et sa construction, commencée à l'orée même du règne du souverain alors que celui-ci n'avait encore que 16 ans.
Quelque 700 000 travailleurs, prisonniers, esclaves, paysans réquisitionnés avaient participé aux travaux qui ne s'étaient achevés que trente six ans plus tard. Sept à huit mille soldats de terre cuite colorée, armés de lances, d'épées, d'arcs et de flèches véritables, accompagnés de chevaux disposés en colonnes, veillaient sur la dépouille impériale.
Dans une salle souterraine grandiose, racontait encore Sima Qian, l'empereur avait fait tracer une sorte de carte de la Chine, qui reproduisait les « quatre mers » qui la bordent, les « six cents fleuves et rivières » qui l'arrosent, figurés par des coulées de mercure, tandis qu'au ciel de l'immense chambre funéraire, scintillaient des étoiles faites de perles et de pierreries.
C'est sous son règne aussi que, pour protéger le pays des envahisseurs nomades du nord et de l'ouest, 300 000 hommes furent affectés à la construction de la Grande Muraille qui s'étire sur plus de cinq mille kilomètres. La plus longue fortification jamais bâtie par les hommes (en même temps que leur seul ouvrage visible depuis la lune).
Qin Shihuangdi n'a pas laissé seulement le souvenir d'un grand constructeur. Fondateur de l'empire, il y institua une monarchie de droit divin en décrétant que le souverain tenait son mandat du ciel. Il unifia les poids, les mesures, et jusqu'à l'écartement des essieux des chars et charrettes, instituant en outre une monnaie unique pour toute la Chine. Il fut aussi un terrible et sanglant tyran, imposant sa volonté à tous et châtiant sans pitité ceux qui se dressaient contre sa toute-pissance. C'est ainsi, racontent encore les chroniqueurs, qu'il fit enterrer vivants quelque quatre cents « contestataires » confucéens qui avaient osé mettre en cause son autorité.
Face aux vestiges de ce somptueux passé, les touristes étrangers ne cessent de manifester leur admiration tandis que les visiteurs chinois demeurent apparemment impassibles. Intéressés certes, mais nullement surpris. Comme s'ils connaissaient déjà tout cela et prenaient surtout plaisir à montrer à d'autres un album de famille déjà cent fois feuilleté où ils n'ont plus rien à découvrir. Comme s'ils n'avaient plus besoin de se convaincre que leur civilisation est l'une des plus anciennes -ils diront volontiers la plus ancienne- de la terre et qu'ils sont bien les héritiers de tous ceux qui, de temps immémoriaux, ont vécu dans ce pays, bien au-delà de Qin et de ses guerriers, bien au-delà des Hommes qui habitèrent, il y a six mille ans, le village néolithique de Banpo, lui aussi miraculeusement conservé, aussi loin même que les plus anciens ancêtres connus (l'Homme de Pékin est mort il y a 500 000 ans) ou devinés.
L'Egyptien d'aujourd'hui -lui aussi légataire d'une richissime culture- n'a pas la même relation, naturelle et spontanée, avec sa terre et les hommes qui s'y sont succédés au cours des millénaires. Les Pyramides, Louxor, Abu-Simbell, pour aussi fier qu'il en soit, n'ont longtemps été pour lui que les témoignages d'un passé retenu des siècles glorieux écoulés avant l'Islam. Celle-ci ne s'éveille réellement qu'avec la délivrance du message du prophète, il y a moins de quatorze siècles (un temps relativement très proche) et c'est cet instant seulement, qui, pour le croyant, marque-après une longue nuit d' « ignorance »- la « vraie » naissance de l'Egypte.
Rien de comparable chez les Chinois. Leur histoire et les premiers mythes qui en tiennent lieu commencent avec l'apparition même de leurs ancêtres sur cette terre d'où ils semblent avoir surgi. Entre leur prestigieux passé et eux-mêmes, il n'y a jamais eu de vraie rupture. Ils ont absorbé, assimilé, « sinisé » tous leurs envahisseurs, des Mongols aux Mandechous, et l'on pourrait dire, pastichant le mot d'Horace à propos de la Grèce soumise par les Romains, que la « Chine conquise a toujours conquis ses incultes vainqueurs ». C'est peut-être ce qui donne aux Chinois ce sens profond de la continuité des choses et d'une éternité dans lesquelles s'intègre - sans drame et sans angoisse- la vie éphémère de chacun.
« Combien de temps, vous faudra-t-il encore pour exhumer les sept ou huit mille soldats de l' »armée souterraine » ? Demandai-je au cours de ma visite. « D'après nos calculs, répondit un des guides, nous n'aurons pas fini avant une centaine d'années. Nous opérons très méticuleusement. Presque en inspectant chaque centimètre, mais le travail avance ». Il avait dit cela sans sourire, sans ajouter non plus un commentaire -inévitable en France- du genre « mais je ne serai pas là pour le voir ». Comme s'il n'y avait rien d'extraordinaire à travailler sur un chantier prévu pour durer plus d'un siècle.
J'eus, un jour, une autre illustration de ce rapport avec le temps si différent du nôtre. Je me trouvais à Wuxi -cité trimillénaire, au bord du Taihu, un lac situé à cent cinquante kilomètres à l'est de Shanghaï. A l'occasion d'un repas auquel je participais, l'un des invités, adjoint au maire de la ville, proposa un toast à l'an 2049, ce qui n'eut l'air d'émouvoir ou même de ne surprendre aucun des hôtes. J'étais le seul à ne pas comprendre et je demandai à celui qui m'avait fait lever mon verre à cet avenir de bien vouloir m'expliquer le sens de son vœu : « C'est qu'en 2049, nou, fêterons le 100 ème anniversaire de notre Révolution. A ce moment-là, le niveau de vie chez nous, sans pourtant encore être égal au vôtre, sera très satisfaisant et tellement supérieur à celui des pays du Tiers Monde actuel- la majorité de la population du globe- que la démonstration sera définitivement faite de la supériorité du socialisme sur le capitalisme. »
Une projection dans le futur pas plus insolite aux oreilles d'un Chinois, que ne l'est la recommandation faite par Deng Xiaoping, aux dirigeants du pays et à leurs successeurs de maintenir la même orientation politique -celle pratiquée depuis la fin de l'ère Mao- « au moins pendant cent ans ».
Comment comprendre ou seulement tenter de comprendre la Chine et le formidable élan qui la pousse en avant si l'on n'a pas constamment à l'esprit, cette façon si différente de celle de l'Europe d'appréhender l'avenir et de prendre constamment en compte ses responsabilités à l'égard des citoyens qui vivront demain ? Quel homme politique au pouvoir oserait chez nous s'aventurer à fixer des objectifs pour les cent, les cinquante ou même les vingt années à suivre, quand la plupart ne peuvent voir au-delà des prochaines élections et qu'au fond, sans l'avouer, ils vivent avec le sentiment, qu'après eux, viendra le déluge ?
Le média TV5Monde, successeur de TV5, est d'après sa définition une chaîne de télévision généraliste, francophone, internationale et indépendante. Il faudrait, peut-être, respecter tous les mots de cette définition.
TV5 a été créé en 1984. Le besoin d'exister comme "francophonie", en opposition à l'américaine CNN, a poussé les Affaires étrangères de France par TF1, Antenne 2, FR3, de Suisse par la TSR et de Belgique par la RTBF. Cinq chaînes allaient se trouver sur les ondes hetziennes à travers le monde. En 1986, le Québec rejoignait le groupe avec Télé-Québec. Le câble pour trait d'union présentait en alternance des émissions nationales avec quelques jours, voir quelques semaines de délais. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes du "parler français". Le voyageur globetrotter pouvait garder un contact avec la francophonie au fin fond de ses rêves de voyage.
TF1, privatisée en 1987, se retire du consortium.
TV5 va poursuivre sa diffusion et une histoire mouvementée avec quelques extra en provenance de l'Afrique en 1991 et de l'Amérique latine et Caraïbes. La diffusion s'élargie d'année en année pour atteindre le continent asiatique, le monde arabe et le Pacifique tout en voulant garder sa consonance francophone mais avec de plus en plus de difficultés à garder la même enseigne.
Un réseau unique s'impose de plus en plus. Les fondateurs, bailleurs de fonds, imposent un retour au bercail en 2001 à Paris. L'argent devient la base des négociations et l'esprit francophone n'a qu'à bien se tenir ou payer pour exister. Désormais, TV5 veut chapeauter le tout. Tout le monde a y gagner.
Les grands événements internationaux demandant une présence massive journalistique va pousser encore plus l'envie de s'approprier la chaîne d'information. Les efforts financiers, eux, ça se discute. Pas question de laisser la bride sur le coup à CNN et BBC World. Jacques Chirac va relancer le cocorico français et veut s'internationaliser sous les trois couleurs avec la CFII. Fin 2006, France 24, RFI relancent le débat et la controverse sur les buts initiaux qui se voulait indépendant des frontières d'un pays pour ne rassembler que sous l'égide d'une langue commune. TV5 doit désormais encore plus s'élargir ou mourir.
TV5MONDE est né mais toujours sous le contrôle de Paris. Au Québec rien ne change.
Tout est loin d'être réglé pour autant et les émissions vont se radicaliser, se fondre dans des émissions qui perdent de plus en plus leur universalité francophone. Le seul journal de 20H de France2 est diffusé. Les programmes sont réduits à la diffusion de l'information France Télévision. La bataille continue et elle fait rage. Les postes de directions se disputent dans un marchandage, les États s'en mêlent. L'information a décidément pris du mors aux dents. Tout le monde veut avoir une partie et son morceau de gâteau dans la diffusion. Québec et les autres sont revendicateurs aussi. Les chaises musicales n'ont qu'à bien se tenir. L'indépendance mais avec le drapeau français, un patron français et une dénomination France Monde voulue par le président Sarkozy. La Suisse menace de se retirer du jeu. L'actionnariat de la France va être réduite. Le patron va devoir s'exprimer en français sans être français. On chercherait, dès lors, un martien et une vénusienne pour gouverner la chaîne. Envoyez candidature à la planète bleue "Terre".
TV5 est sauvé, mais la langue française a eu chaud. Finances quand tu nous tiens.
26 millions de téléspectateurs francophones tous les jours dans le monde, ça se mérite. Un compromis à la belge est probablement à la base de l'accord survenu dans la semaine. Le site de la chaîne est http://www.tv5.org . Il n'y a pas de ".fr", ni de ".be", ni de ".ch", ni de ".ca" et c'est tant mieux, non?
L'information, c'est comme la santé, ça n'a pas de prix.
L'Enfoiré,
Citations:
« Le sage guérit de l'ambition par l'ambition même », Jean de la Bruyère
« Le requin est un animal cruel et mythique qui ne se trouve plus guère que dans les basses eaux de la finance. », Philippe Bouvard
L'enfoiré Si nous inondions les zones désertiques de la terre avec l'eau de mer est-ce que cela produirait de la vapeur d'eau /nuages/ pluie :?: Est-ce que le sol filtrerai le sel pour créer de jolies nappes phréatiques :?: Est-ce que cela épongerait une partie de la montée des eaux :?: Ce sont les questions que je me pose ... Au moins il y aurait du sel à exploiter, cet argument économique ne manque pas de sel :lol: Quels sont les risques et les avantages :?: