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Les Voleurs de Paysage
olivier cabanel 2008-05-16 07:37:00
Où que se porte notre regard, il est arrêté aujourd’hui, non pas à la ligne bleue des Vosges, ou au sommet du Mont Blanc, mais à une myriade de panneaux tous aussi géants les uns que les autres: la publicité.
Ces affiches géantes, censées nous pousser à consommer, se sont tant multipliées qu’il devient difficile aujourd’hui d’apercevoir le paysage.
Nous avons sous les yeux des messages accrocheurs qui veulent nous faire rêver mais les appartements avec « vue sur la mer » sont devenus « vue sur l’amer ».
C’est appelé, sans rire, les arbres à pub. http://www.dailymotion.com/video/x1ioak_les-arbres-a-pub
Tout est bon pour convaincre le chaland : une fille à moitié nue pour nous inciter à acheter une voiture ou un fromage blanc.Plus les messages sont décalés, plus ils ont de chance de nous surprendre, et de faire de nous des consommateurs forcenés.Coluche l’avait compris avec son sketch sur des lessives qui lavaient plus blanc que blanc.
« Blanc, je connais », disait-il », « moins blanc, c’est gris, mais plus blanc que blanc, je ne vois pas… transparent ? »
Coluche a en même fait des contrepeteries : on se souvient de « mamie écrase les prouts », en ces temps là, la pub nous faisait passer à son insu de bons moments.
Mais la pub est devenue insupportable.
On ne peut pas y échapper : elle est présente sur tous les supports, de la radio à la télé, en passant par les journaux, mais aussi internet, les téléphones portables, et même nos propres habits car la plus subtile des publicités, c’est celle que nous faisons involontairement.
De la marque de jean, estampillée sur votre derrière, à celle du polo, nous sommes en quelque sorte des espaces publicitaires bénévoles.Elle se glisse aussi dans les films et inconsciemment, nous allons enregistrer la présence de telle ou telle marque : voiture, parfum, alcool, et cela nous incitera à l’acheter.
Les publicistes le savent bien et c’est pour cette raison qu’ils financent beaucoup de films.
La pub nous amène aussi à nous poser d’étranges questions.EDF dépense des sommes folles pour nous convaincre d’acheter son électricité.
A quoi bon, puisqu’ elle en a encore le monopole.
Cela va bientôt changer, mais on peut se demander dans quel but dépense-t-elle autant d’argent en espace publicitaire ?
La résistance à la pub commence à s’organiser pour nous redonner nos paysages.
Pour mener une action citoyenne, une association s’est crée : les casseurs de pub.http://www.casseursdepub.org/
Tous les ans, ils proposent des initiatives : une journée sans achats, une semaine sans télé avec comme mot d’ordre « la télé ou la planète ».
Il y a aussi les « barbouilleurs de pub », qui, pinceau à la main, attaquent la pub manu militari, et barbouillent ou détournent les affiches qui polluent nos murs.
Ces pubs ont une autre conséquence : 180 kg de papier sont consommés par an et par personne en France, et des forêts entières disparaissent chaque jour pour publier des messages racoleurs.
Plus de la moitié de la pâte à papier est importée.
Les Chinois n’en sont encore qu’à 35 kg, mais nul doute qu’ils vont bientôt nous rattraper.
L’utilisation du papier recyclé n’est qu’un pansement provisoire, puisqu’il provient lui-même du papier, et donc auparavant, des arbres.
10 millions d’hectares de foret sont détruits toutes les deux secondes, et le réchauffement planétaire s'accélère pour quelques publicités idiotes.
Alors comme disait un vieil ami africain :
« Celui qui rame dans le sens du courant, fait rire les crocodiles ».
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L'Ignorant : Chapitre II (2) - Découvertes
Le Panda 2008-05-15 12:31:51

"Le rêve de mon existence est accompli"
Bartholdi - 1886
De mon pas, j'allais avec mes idées en direction de ma Mère. Il était un peu plus de 9 heures du matin, elle me dit : « viens nous allons déjeuner ».
Nous nous dirigeâmes vers une grande table. Il y avait déjà un tas de gens, des bruits incroyables, tout s'amplifiait dans ma tête, je ne compris pourquoi, mais lorsque l'on me proposa un bol de café au lait et que ma Mère commença à faire des tartines, je cru que cela était du beurre, je les dévorai.
Tous ces gens autour de cette table, j'étais comme eux, j'avais faim, soif, cela ressemblait à une table ! En plus, il y avait des chaises.
Des propos fusaient de toutes parts, les bols étaient multicolores, quelle bonne odeur que celle du café qui se répandait dans cette pièce, dortoir, vivarium, mouroir. Etc.
D'autres essayaient de faire leur lit à quelques mètres de Nous.
Avait-on voulu tout réunir dans cette même pièce où s'entassaient toutes les misères, richesses du monde qui s'y trouvait?
L'on avait uniquement séparé ce que l'on pouvait appeler la salle d'eau, mais tout y était, les chaussures, les vêtements, les cabas, des couvertures, chacun faisait, défaisait à sa façon.
Les gens s'interpellaient les uns les autres. Cherchant, hurlant parfois dans des cris déchirants celle ou celui qui était resté là-bas dans un autre monde.
Ils parlaient du
Chili de Prague de L'
Algérie terre Française, je compris, bien plus tard, la rage, la haine de ces rives qui leur demeurent à jamais interdites au moment où ils les prononçaient.
De temps en temps, des haut-parleurs disséminés ça et là, l'on entendait les noms des personnes, d'enfants, ceux-là s'étaient perdus, une fatigue me gagna après ce petit déjeuner. J'allai m'allonger sur
mon lit et ne me souvins même plus s'il était fait ou défait, j'avais un grand besoin de me sentir allongé, cela je ne me l'expliquais pas.
Dans
une tourmente, une tornade j'étais dans une situation que je ne connu jamais comme
saoulé par toutes les
pauvretés de la planète.
Là, où se trouve ce que l'on nomme le cœur de ses racines. Pourtant j'étais un enfant avec des parcelle de terre qui en cet instant représentaient
le sang de mes anciens.
Au bout de quelques minutes, en fait, il s'était écoulé une heure environ d'après ce que me dit
ma Mère, elle me demanda :
« As-tu vu
ton frère Gérard ? »
Je lui dis non, « Mais qu'y a-t-il ? »
Je vis deux larmes couler sur son visage. Elle me dit « je le cherche partout, je ne sais où il est, où a-t-il pu passer ? La ville est grande ».
Puis, tout à coup, les souvenirs de
cette guerre me revinrent en miroir, non cela n'est pas possible, il n'avait pu arriver quelque chose à mon frère, non, non et
non !
Alors, ma Mère me dit : « tu vas aller avec ta sœur de ce côté, moi de l'autre, nous allons essayer de le retrouver », je dis « d'accord ».
Une demi-heure après, nous nous retrouvions, je ne sais si c'est auprès de mon lit ou auprès de celui de ma Mère, mais cette fois ma Mère pleurait ; une dame s'approcha d'Elle, c'était quelqu'un qui se trouvait sur le
bateau, « Madame, que vous arrive-t-il ? ».
« Je ne sais pas où est passé mon fils ! »,
« Oh !, vous savez...les enfants ! Ne vous faites pas de souci, nous allons voir les hôtesses, nous le ferons appeler ». Ma Mère n'y avait pas songé, nous nous dirigeâmes tous ensemble. Je ne sais plus combien nous étions, j'avais l'impression que c'était l'enfant de tout le monde qui s'était perdu.
Pendant dix minutes, on appela inlassablement Gérard Juan, Gérard Juan, est attendu par sa Mère...
Pas de réponse, puis un à moment donné
ma sœur murmura quelques mots et dit :
« Mais Maman ne penses-tu pas que Gérard ait pu aller chez l'
Oncle Antoine ? »
Alors, ma Mère fut effrayée, et dit « mais cela n'est pas possible ! Il va se perdre, je ne le reverrai pas, soudain l'on sentit un
élan de tendresse, de pitié, je sais pas », je ne sais plus.
Je me sentis devenir encore plus que
tout petit.
Les gens disaient, « ne vous affolez pas, on le retrouvera » à cet instant la personne que j'avais vue deux jours auparavant se faufilait devant nous, c'était à nouveau ce fabuleux
Monsieur Péromino.
Dans une voix étouffée de sanglots, ma Mère lui expliqua que mon frère avait disparu, il se dirigea à nouveau vers les hôtesses, je crois qu'elles lui expliquèrent vaguement qu'en effet il avait dû
sortir.
Mais qu'il ne fallait pas se paniquer de la sorte, cela était fréquent, elles en avaient l'
habitude depuis plusieurs mois.
Il fallait reconnaître que
ces filles avaient un mérite absolument extraordinaire. Le mot n'est pas vain. Elles n'étaient pas rémunérées, venaient là, bénévolement, assister
des réfugiés, des gens de toutes couleurs avec un accent d'un autre pays, tout en étant le même pays.
Comme je l'appris plus tard, aider, malgré tout ce qui avait pu se lire dans les journaux, tout ce que
les radios avaient pu dire, tous les morts que les gens avaient laissés derrière eux, tout ce que cette
terre d'Algérie avait coûté à tous ceux qui habitaient en
Métropole, vraiment, je crois qu'il fallait faire ce qu'elles faisaient.
Aurais-je eu le courage de le faire ?
Plus tard, Oui, mais pour l'instant, je ne sais pas, je me souviens Monsieur Péromino dire, « Eh bien ! Ne vous inquiétez pas,
allons chez votre Oncle, nous aurons très certainement l'occasion d'y trouver votre fils, cessez de vous inquiéter ».
Non, voila qu'il donnait des ordres !! Il avait de la chance que mon père ne fut pas là !!
Il nous ramena dans la pièce centrale où là je ne compris pas, je ne sais plus, était-ce un hall de gare ?
Un dortoir municipal, un parc à
bestiaux, Pfff...
L'on pouvait bien lui donner toutes les appellations que l'on voulait !
Tout à coup, j'eux un profond dégoût pour cet ensemble immonde. Monsieur Péromino d'un air joyeux dit à ma Mère, « Eh bien ! Allons-nous en », une fois de plus, je fus surpris.
Ma Mère me dit «
écoute tu vas rester là, nous allons essayer de retrouver ton frère ».
Après tout, je laissais ma Mère en compagnie de cet homme et me dis, «
il ne peut rien lui arriver », et ne me sentais pourtant l'âme d'un protecteur absent en ces moments, et je n'en ai jamais eu conscience à l'instant « T ».
Ma Mère partit, donc, avec ma sœur. Cet homme, je décidai de rester avec lui, dans cette cour où je voyais les gens aller, venir. Je me demandais si cela était un
essaim d'abeilles ou un nid de fourmis. Souvent, l'on dit « mais qu'est-ce qui fait donc courir les gens ? ».
Ils ne couraient pas, ils se réfugiaient, j'avais compris ou je croyais avoir compris, c'était un asile !
Mais un asile de quoi ?
Ah oui !
C'est vrai, c'était un
asile de guerre. Que devenait donc l'ardeur de
Robert Schumann depuis 1950 qui vu les prémices de l'
Europe ?
Les découvertes que je faisais en l'instant me laisser présager que nous ne serions que des pions numérotés comme nous l'étions au départ du
bateau, entre les mains de politiques dont dans la découverte d'un
nouveau monde demeurait un mystère. Ce dernier nous poursuivrait surement pendant très longtemps. Je me posais simplement une question : Etait-ce
Amerigo Vespucci ou
Christophe Colomb qui découvrit l'Amérique ?
Je constatais, à regret, que même avec la misère, on fabriquait des riches.
Le Panda
Patrick Juan.
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Drame du foot ou du "fout fout"?
lenfoire 2008-05-14 09:28:25
A 3 heures du matin, le 9 mai, François Sterchele, Liégeois de 26 ans et footballeur d'avenir et déjà renommé, se tuait à bord de sa Porsche à la vitesse de 200km/h, une vitesse qualifiée d'inadaptée. Après les larmes, sincères et les hommages, médiatisés, ne faudrait-il pas rechercher les vraies responsabilités?
Le football belge est en deuil. Personne n'aurait osé chercher par où le coup du sort avait lâché ce jeune plein d'avenir. Les supporters étaient loin de pouvoir faire l'exercice immédiatement. Le drame en image est encore plus dur à accepter. Les paroles étaient émouvantes à l'enterrement hier. Plus tard, ne pas rechercher les responsabilités, serait plutôt lâche. Nous sommes près d'une semaine plus tard. Une leçon et une conclusion sortent toujours d'une analyse.
Etait-ce le jeune qui a poussé sur le champignon un peu trop fort? Oui, probablement, une erreur à la base existe bien. Mais il faut remonter le cours des fautes, des laxismes et rechercher la dilution des responsabilités. Il est vrai, aujourd'hui, qu'un jeune qui "réussit" trop vite, échappe aussi vite à toute supervision, à tous conseils de sagesse de parents dépassés dans leur rôle. Le signe extérieur de la réussite est, cette fois, une Porsche !
La société de consommation exige des héros et transforme en martyrs lorsque l'échéance mortelle est brutallement avancée. Coup du sort ou nécrologie programmée?
Etait-il expérimenté pour atteindre des vitesses folles? Oui, ce véhicule, il pouvait se le payer. L'argent n'est pas tout quand la vie de tierces personnes peut être en jeu. Il ne faut pas oublier qu'un bolide tel que cette voiture peut devenir une bombe dans des mains non expérimentées. L'acuité visuelle est ce qu'elle est, elle assume un nombre d'images par seconde mais a ses limites pour un chauffeur surtout dans l'obscurité. Un pilote de rallye peut monter en régime par l'habitude, mais on parle ici d'un footballeur. C'est un autre sport. Il vivait encore chez ses parents, mais, la libération de mai 68 est passé par là. Un surdoué est choyé par le club, pas par ses parents. Les erreurs sont aussi plus fondamentales et plus en amont.
Il y a, d'abord, les assureurs qui se contentent de faire payer plus cher l'assurance qu'ils délivrent à ses assurés trop jeunes sans autre distinction. Il n'y a pas eu, heureusement, d'autres morts dans l'accident. Il faisait nuit. En-dessous d'un âge de raison, à fixer, et une preuve de capacité pratique par exemple, pas de bolide en dehors des pistes balisées et conçues pour la cause.
Il y a, ensuite, le législateur qui n'oblige pas la détention d'un permis spécial, délivré après un examen sérieux, pour pouvoir piloter une voiture de cette puissance. Une arme demande un permis.
La raison aussi, qui pourrait faire croire qu'avec un tel potentiel de chevaux sous le capot, personne ne se donnerait la baraka de l'expérimenter un jour. Potentiel qui pourtant, rappelons-le, est inutilisable sur nos routes limitées à 90, 120 voir 130 km/h.
Afficher une accélération 0 à 100 kms/h au compteur avec une tonne à arracher, demande aussi une consommation qui dépasse l'entendement eu égard la pénurie future du carburant.
Tout en haut, il y a le constructeur qui vend ses voitures à celui qui en possède la force financière et qui ne se préoccupe pas des conséquences de la transaction.
La route, elle, déclare forfait.
Alors, cette fois, sommes-nous, quelque part, responsable ou coupable?
L'Enfoiré,
Citations:
-
« S'il y a tant d'accidents sur les routes, c'est parce que nous avons des voitures de demain, conduites par des hommes d'aujourd'hui sur des routes d'hier. », Pierre-Jean Vaillard
- « La plupart des accidents d'auto ont une cause très simple : la voiture était en prise directe et l'attention du conducteur au point mort. », Anonyme
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Tout çà, c'est du cinoche!
olivier cabanel 2008-05-14 08:54:11
A l’heure ou le festival de Cannes nous propose de monter les marches, il est tentant d’en profiter pour en descendre quelques-uns.
Et puis çà fait du bien de faire travailler la mémoire.
Qui se souvient de la palme de 1996 au titre évocateur « Secrets et mensonge » de Mike Leigh, voilà un titre qui serait parfait pour illustrer la politique.
Ou alors, prenons celle de 1989, « Sexe, mensonge et vidéo », tout à fait d’actualité, puisqu’en plus des caméras des réalisateurs, le nombre de caméra de surveillance a triplé dans notre pays depuis le mois de mai 2007.
Comme disait Billie August, avec son film « Les meilleures intentions » (palme 1992), celles ci sont souvent aux antipodes des réalités.
Mais nous devrons, semble-t-il, nous en contenter.
Pialat nous avait bien préparés au pire pourtant, avec « Sous le soleil de Satan », mais nous ne l’avons pas écouté, ce qui ne l’a pas empêché d’avoir la palme en 1987.
Quand en 1980, Bob Fosse nous disait « Que le spectacle commence », pensait-il prémonitoire ment aux bling-bling et aux couacs qui émaillent notre vie de tous les jours ?
Pour l’heureux élu, la fête au Fouquet's comblait les gagnants, en hommage sûrement à Fellini, qui remportait la palme en 1960 avec sa « Dolce vita ».
« Un homme et une femme » palme d’or de 1960 d’un Lelouch en forme, nous ramène à d’autres affaires…l’une vient, l’autre s’en va.
Jerry Schatzberg, tout comme la gauche, agitait en 1973 « L’épouvantail », et gagnait à son tour la palme, suivi par Allan Bridges qui nous proposait « La méprise ».
Nous serions nous trompés ?
En 1957, « La loi du seigneur », (de Wyler) nous préparait au « Monde du silence »de Malle et Cousteau, palme d’or en 56.
Mais serons-nous silencieux si longtemps ?
Comme le disait en 52, renato Castellini avec son merveilleux film « Deux sous d’espoir », l’espoir c’est peut être ce qui nous reste.
Sauf qu’avec l’augmentation du lait, du fromage et du reste, et le pouvoir d’achat qui se fait la malle, nous devrions revisiter la palme d’or de 1953 : « Le salaire de la peur », de Clouzot, et nous trouver aux « Portes de l’enfer »palme d’or de 1954 de Kinugasa.
Les manifestations se suivent et se ressemblent, et devraient remettre au goût du jour la palme de 1958, « Quand passent les six cognes »…euh!… les cigognes, excusez la faute de frappe. (excellent film de Kalatozov).
Et dans le reste de Europe, ce n’est pas mieux, alors qu’en 1951, Vittorio de Sica évoquait « Un miracle à Milan », le miracle n’a pas eu lieu à Rome, qui en 2008 hérite d’un maire ultra nationaliste, ni en Italie qui voit se rappliquer un nouveau conducator.
Alors la gauche se lamente, en évoquant la palme de 1961, Henri Colpi « Une aussi longue absence », alors qu’un certain François voudrait bien être « Le troisième homme » (palme d’or en 1949, de Carol Reed).
Les communistes quant à eux, ont fait une croix sur leurs illusions, bien loin de « La classe ouvrière va au paradis », palme de 1972, film de Petri.
Le FN est, quant à lui, illustré par la palme de 1982 « Missing, porté disparu » de Costa Gavras.
Pour les écolos, Kustorica leur propose en 1995, sa palme d’or « Underground » …tous aux abris, la terre va mal…à moins que ce film ne les encourage à retourner dans la clandestinité ?
Et puis, il y a 40 ans, le festival était annulé pour cause de mai 68, prémonition de la palme d’or de 1997, « Le goût de la cerise », du grand Kiarostami.
Pas de doutes, Cannes 2008 va être une grande cuvée, mais aurons nous le droit de trinquer ?
Car comme disait un vieil ami africain :
« Quand les éléphants se battent c’est l’herbe qui souffre ».
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Le Panda vous salue
Le Panda 2008-05-13 14:50:29

La véritable amitié est pure. Ne recherche aucune faveur en retour. Elle est généreuse, fidèle, tenace. Faite de loyauté et de franchise, elle est magnanime.
Ne pose aucune condition. L'amitié est absolue. Jamais donnée par miettes. La véritable amitié est spontanée. Et ne fait l'objet d'aucun marchandage.
C'est aussi profond que : «
Le Don du Sourire »
Ballade du Square
Absent pendant 8 semaines, je pourrai vous raconter mes soucis de santé, non je vous invite à partager un moment de retour autour d'un lieu de ma jeunesse toujours présente. Pour vous remercier d'avoir maintenu la barre des copains.
Retour au SquareUN JARDIN EN 2008Lecoqdécéda à Clermont-Ferrand le 14 août 1871. La ville lui rend hommage créant le Musée Lecoq, il est à ce jour, le seul Musée Classé d'Auvergne. Il demeure un Muséum d'histoires. L'environnement ne manque pas au cœur de l'Auvergne, du nord au sud au cœur des volcans qui enferment la coquille de la ville dans «Une cuvette». Plus de 20 lieux ayant pour dénomination : parcs, squares, jardins... font penser à des lieux où il fait bon s'égarer surtout quand les accès à ces endroits d'un haut symbolisme sont en accès gratuit.
LECOQ-BARGOIN, petits et grands «Galopins» connaissent ces deux personnages. Henri Lecoq était universitaire et botaniste, Jean-Baptiste Bargoin (comme le bon apôtre) pharmacien. Ils s'unirent pour faire commerce de différentes mixtures (préparation pharmaceutique de thé). Ils poussèrent même jusqu'à créer le café «Glandou», drôle de nom.Cette affaire compta jusqu'à 3 unités de productions, elle était prospère. Un breuvage cosmopolite international avait vu le jour avant l'heure européenne. La boisson était composée de: «Mélange de chicorée, de céréales, de gland de chêne vert en provenance du Maroc, d'Algérie, d'Espagne, réputée pour sa délectation au palais et des vertus thérapeutiques».Cela démontra la capacité des Auvergnats qu'avec un produit importé l'on pouvait avoir une affaire qui tourne. En son temps, ce produit était considéré comme un luxe et s'érigeait en concurrent direct du café.Autant Henri Lecoq que Jean-Baptiste Bargoin eurent des âmes de mécènes. Il offrit à la ville de Clermont-Ferrand la majorité de sa fortune, ce qui permit la construction de serres et du parc qui garde son nom: Jardin Lecoq.
Jean-Baptiste Bargoin lui, fit un peu comme une trilogie, répartissant ses acquis à sa mort entre ses employés, au département à qui il offrit l'ex
château de Bellevue, à ce jour devenu Parc Bargoin à Royat et son legs aux Hospices Civils de la ville.
Le côté convaincu de ses 2 hommes et leur association, puisque leur boisson disparue après guerre, ne nous permet pas de lire dans le marc de café.
Mais elle permet à tout à chacun d'effectuer d'agréables ballades.
Il existe aussi le
Musée Bargoin, Département d'Archéologie.
Son aménagement commença après la disparition d'Henri Lecoq, professeur de minéralogie et de botanique aux Jardins des Plantes.
Des travaux d'aménagements commencent en 1863, sont censés être achevés en 1869, la perpétuelle régénérescence de la vie donne à la ville un cœur qui avoisine les 5 hectares, cela va de soit que de nos jours l'entretien est quotidien. Les aménagements commencés sous sa férule donnent l'écho aux volcans de l'Auvergne, capitale mondiale de cet art et lui laisse le message suivant: «Je suis et je demeure l'ancien théâtre de verdure». Tout petit, chacun à sa façon, a trouvé pour compagnons les canards, des pièces d'eau, les pigeons remplis d'amour et ne venant pas de Venise ou simplement l'envie de partager notre pitance du moment choisi, même si effectivement, il est interdit de nourrir les bêtes en cet espace. Des multitudes d'essences se côtoient, un lieu à visiter sans modération. Il y a autant d'histoires puisant ses racines au-delà de la préhistoire, voire de la mythologie, à la valeur de Blaise Pascal les différentes portes livrent à chaque tournant l'émerveillement de ceux qui aiment la nature dans toute sa splendeur. Elle demeure pour ceux qui savent le lui donner la seconde «maman» de leurs rêves.
Nous nous souvenons que la première image qui frappe les sens des merveilles de l'enfance demeure dans les jeux qui sont proposés pour le plaisir des petits et des grands. La jonction est facile à faire, et donne l'importance aux enfants devenus acteurs, aux parents, accompagnateurs devenus spectateurs.
Une vigilance à l'intérieur du parc qui s'imposait en a fait un lieu de prédilection à proximité des facultés. Là où chacun des étudiants qui s'y rendent, permettent à ceux qui ont connu l'époque de Brassens de constater la ténacité: «de la chanson: "Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics". En ce qui nous concerne l'époque des souvenirs reste celle de nos enfants. Pour les anciens, il n'y avait pas encore
de jeux ni de manège, mais des allées en terre battue qui donnaient déjà des sourires à tous ceux qui franchissaient ses grilles. Savoir simplement que l'on a amassé durant la semaine du pain dur et autres denrées puis constater quelques années plus tard sur une photo légèrement jaunie le cri de cette dernière qui vous dit «Souvenez vous, c'était moi qui donnait à manger aux canards!». Les années, comme dans un conte de fée, se sont suivies en égrenant les pages de l'éphéméride, même si le poids des années marque la pendule de l'horloge. Le jardin Lecoq subsiste en nos cœurs comme un bain de jouvence. S'y rendre pour aller faire un tour, seul, à deux, en famille, en collectivité, bref en union, c'est déjà se rendre compte que les «Amants» amoureux de leur plantation savent l'entretenir avec passions au quotidien, ce sont les «Maîtres jardiniers».
La porte de Pascal est-elle une opportunité ou nous rappelle-t-elle tout simplement qu'il était l'inventeur de la brouette?
Comme pour mieux porter la masse de nos sentiments de rire, de nos sourires, sachant que l'expression qui peut couler autour des pièces d'eau ressemble terriblement à l'histoire contée ici, les plumes demeurent imperméables.
Le hasard voulant que la pluie éclaircisse, rajeunisse les roseraies, le semblant d'Atrium se trouvant quelque part dans cette plantation donne l'envie d'y revenir.

Là, on peut mesurer la valeur que prend dans l'esprit de chaque enfant le fait qu'il faille lui laisser la vision de la porte ouverte sur son avenir grâce à l'image de son enfance.
Que cela soit en été, en automne, en hiver, dans les 4 saisons, chacun y retrouve son compte ou son histoire.
Point non négligeable, le parc est ouvert y compris aux personnes à mobilité réduite, aux poussettes, aux landaus, il existe même des tracés de piste cyclable.
De là à penser que le jardin Lecoq est unique en son genre, non, il est comme chacun de nous avec des racines, des convictions, nos enfants, ceux que nous lui apportons bien entendu, ceux qu'il sait faire chanter, rire ou pleurer, il garde toujours un juste souvenir de ceux qui le respectent pour pouvoir dire demain à tous, soyez les bienvenus.
Ne pensez pas que les grilles qui ferment la nuit ce parc soient austères, elles sont comme ce que nous enfermons au sens de nos propres demeures, l'intimité que nous voulons garder comme acquise mais où il existe des fenêtres pour que l'on puisse voir et être vu.
Le jardin Lecoq c'est cela, plus le fait de pouvoir vous dire sans vous le prononcez, revenez me voir. Un simple conseil, regardez le bien, mais ne lui dites pas trop, souriez lui, car comme tout chercheur il supposera que vous allez y demeurer toute votre vie.
Une observation aux autorités chargées de ce lieu : Le manque d'explications sur l'origine des plantes qui s'y trouvent. Il est bon de savoir que l'on peut se procurer le document en mairie. Mais il serait tellement plus noble de donner un nom à tous ces êtres qui vivent en cet endroit plutôt que d'aller les chercher à l'Etat Civil.
C'est simplement une remarque de
Panda car si cela perdure à juste titre tout un chacun peut prendre place sur les pelouses à la condition expresse de les respecter.
De grâce mettez quelques plaques cela coûte si peu et je reste persuadé que si vous sollicitez les habitants avec une Charte graphique, ils se feront un plaisir que de leur rendre leur identité en plus de leur parfum.
Vous des 4 points cardinaux, je vous ai proposé cette visite pour que vous donniez votre sentiment.
Il se trouve même un coin de repas détente ensoleillé
Lecoq « pavillon » comme la chenille qui vous pousse du ménage au papillon. Nombreux sont entre vous ceux qui nous parleront de
faune et
flore sans oublier le
monde animalier.
Le Panda.
Patrick Juan
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Le Blockbuster de la semaine
T.REX 2008-05-13 10:50:44
Une production Hollywood Poster Generator
Réalisée par T.REX
Avec une distribution exceptionnelle :
La grande distribution : Leclerc, Auchan, carrefour et consort
Jacques Attali et ses 42 sages
Nicolas Sarkozy et son gouvernement, Etc.
Attention ça va péter !!
L’Heure est grave.
Les Français réclament du « Pouvoir d’Achat » et non seulement les caisses sont vides
mais la conjoncture est mauvaise et le MEDEF s’oppose à une augmentation du SMIC.
En désespoir de cause, le Président déclare la Guerre à la Vie Chère.
Il convoque les principaux acteurs de la Grande Distribution à « une Grenelle des prix à la consommation » pour les contraindre à tout mettre en œuvre pour faire baisser les prix.
Malheureusement cela ne suffira pas et il le sait. La solution ultime est contenue dans le rapport pour « La Libération de la Croissance » rédigé par la Grosse « Commission ATTALI » formée de quarante trois sages et présidée par Jacques.
Mais les 316 mesures de ce document, doivent toutes être mises en place dans un ordre et avec un dosage précis pour garantir le résultat. Ce pur Chef d’Oeuvre d’alchimie socio-économique demeure un fatras inextricable et totalement incompréhensible à l’ensemble des membres du gouvernement, et seul Maître Jacques ATTALI est capable d’en dévoiler le secret et de libérer cette croissance injustement emprisonnée depuis une trentaine d’années, sans même une petite remise de peine.
Hélas, il est malencontreusement parti en vacances au Vietnam avec les clefs de l’énigme dans sa poche.
Nicolas SARKOZY lance une escouade Ministérielle à ses trousses avec pour mission de l’exfiltrer discrètement et de le ramener au pays en parfait état de fonctionnement.
Mission / Nom de Code : 316 LIBERATOR
ATTALI qui s’était profondément perdu dans la jungle vietnamienne a été recueilli par une tribu de sauvages Vietcongs Communistes qui s’opposent farouchement à la doctrine Libérale. Ils refusent de restituer Jacques ATTALI, l’instrument de la libération de la croissance occidentale. Ce dernier devenu fou se prend pour ATTILA et les Hôtes de la Jungle.
Cette mission de routine va vite tourner à la catastrophe et le Président donne carte blanche et moyens illimités (carte bleue) à son Commando pour faire sortir les loups du bois quitte à détruire la moitié de cette putain jungle de cauchemar.
Et, comme il sent que ça va chier, il décide de rebaptiser la mission 316 LIBERATORE.
Son nouveau nom de code sera :
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Un sauveur inattendu de l'humanité
olivier cabanel 2008-05-12 17:51:28

c’est l’espèce la plus nombreuse en terme de poids sur la planète, il est méprisé, et pourtant, il est peut être notre meilleure chance de survie, il s'appelle le lombric.
Vulgairement appelé « ver de terre », nous n’avons pourtant pas trop de considération pour lui, au point qu'on le nomme pour injurier des ennemis.
Pourtant, eux qui sont souvent mis plus bas que terre,( c’est le cas de le dire,) ont deux particularités :
La première c’est d’être l’espèce animale la plus importante de cette planète, à tel point que si l’on pouvait mettre tous les êtres vivants sur la terre sur le plateau virtuel d’une balance, tous les lombrics mis sur l’autre plateau, pèseraient plus lourd que toutes les autres espèces rassemblées.
Car ils sont nombreux, les lombrics, vous l’avez compris : à l’hectare, on en dénombre de un à deux millions, ce qui représente un poids de une à cinq tonnes par hectare, soit pour la France entre 100 et deux cent millions de tonnes .
Son autre particularité est qu’il a la faculté de se nourrir des plantes en décomposition et de les transformer en compost. : en traversant le tube digestif du lombric, sa matière organique s’enrichit d’une flore microbienne, très active qui favorise la fabrication des phytonomes indispensables à la croissance des plantes.
A une époque ou la couche fertile de la terre se réduit en peau de chagrin à force de traitements chimiques, ceci amenant le lessivage des sols, avec comme grave conséquence la disparition de l’humus, ils méritent notre respect.
Les hindous considèrent que nous sommes aujourd’hui à l'âge de fer, ou de misère : ils ont divisé leur calendrier en 4 parties. Il y a l’age d’or, puis d’argent, d’airain, et enfin le notre, l'âge de fer pour lequel ils ont prophétisé la disparition des 4 éléments.
Si l’on y regarde de plus près, l’air, même s’il n’a pas disparu est chargé d’ozone, de co2, de méthane…la liste est longue. L’eau H2O, c’est toujours plus quelque chose : nitrates, pesticides, tensio actifs, etc.. . et la terre est de moins en moins fertile, suite aux traitements que nous lui faisons subir.
Les agriculteurs doivent compenser cette stérilité des sols à grands coups d’engrais chimiques dont nous connaissons aujourd’hui les défauts : les nitrates se retrouvent dans les nappes phréatiques, et par la suite dans nos verres, avec de graves conséquences : les nitrates se transforment en nitrites au contact de nos sucs digestifs, et empêchent notre sang de se renouveler.
Et puis les lombrics pourraient aussi nous éviter des inondations, ou du moins les atténuer..
Comme chacun sait, ils creusent interminablement des galeries, et nombre de scientifiques pensent que de nombreuses inondations auraient pu être évitées, si on ne les avait pas détruit par endroit complètement.
En effet, ils pensent que leurs galeries peuvent absorber en partie les crues des fleuves, créant des zones tampon, effet d’éponge, et que la catastrophe Nimoise ( et bien d’autres) aurait pu être évitée si dans ce secteur les vers de terre n’étaient pas en voie de disparition.
Par leur travail incessant, ils brassent la terre en tout sens , faisant même remonter à la surface des objets que l’on croyait enfouis à tout jamais pour le bonheur des archéologues.
Les bienfaits apportés par les vers de terre n’ont pas échappés a quelques chercheurs, et aujourd’hui on peut même acquérir un digesteur de déchets dans notre appartement.
Cet appareil consiste à mettre les déchets ménagers dans un container spécial, « ensemencé » de vers de terre, lesquels vont digérer ces déchets et produire un compost de très bonne qualité, sans dégager la moindre odeur malsaine, mais plutôt un bon parfum de sous bois.
Alors, allez les vers !………..car comme disait un vieil ami africain : « celui qui avale une noix de coco fait confiance à son anus».
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Madame le Ministre
liberty 2008-05-11 19:40:49
Madame le Ministre .
Des réformes il en faut, le Président a été élu pour cela puis vous a désignée pour occuper vos fonctions .
Bien entendu, Nicolas Sarkozy n'a pas été élu uniquement par la population ayant un emploi.
Vous pouvez être fière de la fusion
ASSEDIC /
UNEDIC actuelle qui a des chances de simplifier les démarches administratives.
Je me permets d'insister sur la spécialisation des agences pour l'emploi dans tel ou tel secteur d'activité qui éloigne l'administration du citoyen.
En effet, il est possible d'être voisin d'une agence
ANPE et de devoir se rendre dans la ville voisine pour se rendre à l'agence chargée de votre secteur d'activité.
Si vous ne possédez pas de véhicule, la simple visite dans votre agence peut prendre des allures d'expédition.
C'est également sans compter sur la priorité d'une agence : Donner de l'emploi aux habitants de sa ville en premier lieu.
L'emploi étant souvent au cœur d'une élection locale, il est compréhensible que chacun tire la couverture vers lui et vers ses sympathisants.
J'avoue être très choqué de voir les agents ANPE ne pas communiquer certaines candidatures pour cause de quantité demandée atteinte.
En effet, un employeur indique la quantité de candidatures désirées et le surplus ne lui est même pas communiqué.
Un des effets pervers de tels agissements est qu'il est parfois possible que des personnes ayant des relations puissent être présentées systématiquement sur les listes de postes, les autres n'ont pas même la chance de voir leur candidature arriver dans une entreprise.
Mieux vaut être en accord avec les opinions politiques locales,
décentralisation oblige !
Le rôle d'un agent ANPE est-il de remplacer le travail d'un Directeur des Ressources Humaines ?
Je suis perplexe de constater l'arrivée massive des offres de
travail temporaire à l' ANPE, faisant la part belle à ces sociétés et leur facilitant le travail de sélection.
Si nous retirons cette quantité d'offres émanant de sociétés de travail temporaire, nous réaliserions la pénurie d'offres d'emploi « non précaires ».
La loi de 2004 autorisant les entreprises de travail intérimaire à licencier un employé accidenté du travail dans le cadre d'un contrat intérimaire dit « de date à date », donc durant une période de suspension de contrat pour accident peut s'avérer catastrophique. Tant pour les finances publiques que pour le salarié si l'accident est grave et les conséquences durables.
La période concernée laissera un trou béant dans le
curriculum vitæ difficile à expliquer et n'ouvrira aucun droit à la protection sociale ASSEDIC ajoutant un second préjudice pour la victime.
À l'issue, l'accidenté se retrouvera tributaire d'un
RMI ne prenant effet qu'au bout de trois mois de délai carence, ce qui poussera la victime vers une inévitable commission de
surendettement.
Effet inattendu, cette mesure est peu incitative pour l'entreprise intérimaire à formuler d'autres types de contrats, contrats de remplacement ou contrats pour une mission précise (relativement moins précaires).
C'est une mesure ajoutant in fine de la précarité à un emploi déjà bien assez précaire.
Pour les « accidentés du travail intérimaires » nous arrivons au troisième préjudice direct : Les formations de reconversion pour cause de handicap sont quasiment impossibles d'accès.
Licencié en période de suspension de contrat pour accident, personne ne veut payer votre reconversion mais la
médecine du travail vous interdit votre métier d'origine.
Les
organismes n'hésitent pas à mentir et arguer du manque de places, quand vous téléphonez aux organismes de formation directement de nombreuses places sont libres.
Bien entendu, avant de vous refuser une formation il vous est obligatoire de passer une série de tests vains :
Validations des Acquis et de l' Expérience et Évaluation en Milieu de Travail.
Les principaux bénéficiaires de la formation professionnelle sont les cadres qui en ont le moins besoin.
Est-ce encore un des effets pervers de la décentralisation appliqué localement ou est-ce général sur le territoire national ?
En lieu et place de cet avantage concédé aux entreprises de travail temporaire, n'est-il pas envisageable que les recherches de personnel doivent obligatoirement passer par l'ANPE afin de dévoiler la globalité du
marché caché de l'emploi.
Une telle mesure serait en totale adéquation avec le désir de rationalisation de ce marché.
Les mentions « véhicule obligatoire » visibles sur les offres ANPE dans un secteur d'activité ne n'en nécessitant pas l'usage professionnel sont quasiment « discriminatoires » .
Le choix du moyen de locomotion est relatif au droit privé, cette mesure va à l'encontre de l'incitation d'utiliser les transports en commun et le co-voiturage .
Les personnes dans la plus grande précarité n'auront pas de voiture avant d'avoir un emploi, c'est un cercle vicieux.
Personnellement je me plierais avec grand plaisir à accepter n'importe quel emploi proposé par l'agence pour l'emploi, qui pour le moment, ne propose que de postuler et de justifier nos démarches.
À ce sujet précis, il serait bienvenu que les entreprises daignent répondre de façon négative ou positive aux candidatures.
Rien n'est plus frustrant que de ne recevoir jamais aucune réponse aux démarches effectuées.
Puis disons les choses franchement, rien n'assure que cet employeur n'ai même reçu votre candidature.
La mesure visant à sanctionner les demandeur d'emploi qui refusent des « offres d'emploi valables » finit de ternir et de culpabiliser les personnes privées de travail, alors même que le travail est un droit.
Cependant, j'aimerai vous signaler que les demandeurs d'emploi profitant du système ne sont que des cas isolés, très peu nombreux contrairement à l'idée reçue.
Souvent cette petite portion de profiteurs s'offre un revenu complémentaire par des moyens plus ou moins légaux mais ce n'est qu'une infime minorité.
Aussi je ne puis accepter de voir généraliser ce constat à l'ensemble des laissés pour compte.
Les chercheurs d'emploi ne sont pas tous des personnes oisives et profiteuses.
Je ne connais aucun demandeur d'emploi satisfait de son sort.
Pour les privilégiés disant : -
« Quand on veut du travail on en trouve » Je leur répondrai que tout dépend la région d'habitation, les études suivies, le fait d'avoir un véhicule et aucun handicap physique ou social.
Bien chanceux et
nombrilistes sont ces derniers !
Les 35 Heures de travail hebdomadaire, je suis certain que les Français y renonceraient contre de meilleures condition de travail et de rémunération .
Le gel des salaires persistants pour gagner une demi journée par semaine, les conditions de travail à produire plus en moins de temps ne nous ont pas laissé un très bon souvenir.
Réintégrer les plus de cinquante cinq ans et les handicapés au monde du travail pourquoi pas, pour l'instant je n'ai vu que rarement des offres réservés aux handicapés ou aux plus de cinquante cinq ans .
Être chaperonné par l'agence pour l'emploi est infantilisant et ressemble à l'époque où je devais présenter mon carnet de notes à mes parents.
S'entendre dire par les agent ANPE de refaire un curriculum vitæ à chaque candidature afin de « coller au mieux » au profil recherché est un travail de marketing à plein temps.
Cette technique de vente laisse également un arrière goût de mensonge ou d'enrobage de la réalité, peu confortable psychologiquement à moins d'être issu de formation publicitaire ou commerciale.
Aucun employeur ne se laisse encore abuser par ces techniques d'auto-promotion.
Être demandeur d'emploi est humiliant, je n'en connais aucun d'heureux de faire état de sa situation.
Dans la vie sociale ce n'est pas très gratifiant et dévalue tant la personne que ses capacités.
Liberty
- « Il faut travailler sinon par goût, au moins par désespoir. Tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser » Charles BEAUDELAIRE
- « Le fruit du travail est le plus doux des plaisirs » VAUVENARGUES
- « Le travail éloigne de nous trois grands maux : L'ennui, le vice et le besoin » VOLTAIRE
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Europe entre rêve et réalité
lenfoire 2008-05-11 16:27:15
Aujourd'hui, à Bruxelles, nous sommes en fête. C'est la fête de l'Iris. Et si on élargissait les idées à partir des images que j'y ai prises ce matin?
Il y a un an déjà, j'écrivais sur place un article que j'intitulais "
Europe irisée". L'iris, y était dit, comme le symbole de Bruxelles. J'ai refait exactement le même périple mais pour aller voir un autre genre d'exercice: une course de caisses à savon, organisée par la ville avec le concours de Redbull.
La ville était bouclée.
Pas question d'entrer en voiture: bon point. On était prévenu toute la semaine. Pourtant, une escouade de policiers était nécessaire pour faire dévier les entrées vers des horizons moins centraux. Un demi point. L'année passée, la fête était plus centrée vers un idéal européen. J'avais, dans mon article de l'année passée, eu quelques réflexions qui ont plu ou déplu comme il est normal de le constater dans tout esprit démocratique qui se respecte.
Quel en était le symbole, cette fois, avec les caisses à savon? Voulions-nous nous faire rouler dans des voitures que l'on surnomme déjà communément de "caisses"? Nous trouvions-nous en pleine savonnée, aujourd'hui, pour ne pas dire purée?
N'y avait-il pas d'autres symboles à rechercher dans l'événement?
Oui, c'est cela. On voulait seulement respirer de joie devant des ensembles hétéroclites à roulettes. Bruxelles est une ville de dérision et souvent d'autodérision. Je vous ai dit que nous étions bien loin de l'esprit français. Nous ne sommes pas tous des Enfoirés, mais on respire une envie non dissimulée à vouloir s'amuser.
Cette semaine, à la télé, un "
Question à la Une" se questionnait et analysait la situation d'une scission plus grande que celle de BHV: celle du pays et d'une éventuelle fusion avec le Nord de la France. Oui, notre histoire est compliquée. Oui, elle aime se retrouver aussi avec le dos au mur. Mais le Bruxellois est en général confiant et vaque à ses occupations en se foutant pas mal "du regard oblique des passants honnêtes". On a pu lire dans les journaux, que le Belge était le pays qui avait subi les hausses du coût de la vie avec le plus de sévérité. Et pourtant, le portefeuille n'est pas encore vide. On suit dans un impair et passe. Pourquoi? Peut-être parce que le coût de la vie est suivi par un index que beaucoup nous envie. Il est depuis quelques temps "licé". L'augmentation du coût de la vie n'est compensé qu'après une plus longue période, mais il n'a pas disparu. Cela existe et on y tient malgré les attaques répétées du patronat.
"Vous êtes le centre de l'Europe. Vous avez la Communauté Européenne en votre sein.", n'aimez-vous pas cela? On n'en tire pas vraiment fierté. Nous sommes modestes. Les moules de la caricature que j'introduisais dans l'article de BHV, elles sont aussi valables ici.
Il faut dire que pour être capitale de l'Europe, ce n'est pas toujours "triste". Pour en arriver là, nous avons dû subir l'effacement de quartiers pour installer ce qu'on appelle par sa forme en relation avec un fromage et par sa fonction: "le
Caprice des Dieux".
Lors d'événements politiques qui prennent place au Berlaymont, dans les bouchons, allez questionner les habittants et les conducteurs des voitures à l'arrêt en attendant que leurs "hôtes de marques" viennent les visiter en grande pompe et sirènes de police. On a l'air encore plus con quand on n'a pas un carton d'invité au diner des autres...
Le
Berlaymont, symbole de la CE, a mis des années pour être désamiantisé aux frais de la ville. Les retards, on s'en souvient. On construit actuellement à grands frais un nouveau bâtiment pour abriter les lobbies qui ont besoins de beaucoup de place.
Il y en a d'autres. A la Place Madou,
un gratte ciel est aussi occupé par des Parlementaires européens. Pas mal, mais les taxes d'occupation ne sont même pas récupérables par la ville de Bruxelles.

Pourtant, nous restons très attachés à l'Europe. Bien plus qu'ailleurs souvent. Nous sommes européens.
Le "Grand Machin", les technocrates et bureaucrates qui résident à Bruxelles, comme disaient des anti-européens, lors des élections de "pour ou contre l'Europe", en mangeraient leur chapeau d'envie.
C'est la fête
aussi, je vous conseille VIVEMENT d'aller voir les images(cliquez sur moi)s .
L'Enfoiré
Citations:
-
« Les femmes : bulles de savon ; l'argent : bulles de savon ; la renommée : bulles de savon. Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons. », Yukio Mishimza
-
« Ambition : une bulle de savon qui voudrait être un peu plus grosse au moment qu'elle crèvera. », Jean Rostand
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Flash back sur "Elire c'est guérir"
lenfoire 2008-05-10 09:49:13
Il y a un an, j'écrivais cet article. A l'époque, Les Voix du Panda n'existaient pas. Agoravox n'a eu que 2 commentaires. Il était à contre courant. Nous sortions des élections françaises. L'euphorie était sortie des urnes. Depuis lors, la situation a complètement changé. A l'époque, le Français rêvait. Il avait raison. Il sortait de 30 années de sommeil dans lesquels, il n'avait pas encore remarqué que la vie dans le consortium des nations avait changé aussi. L'indépendance d'un pays de la taille de la France ne peut plus vivre en autharcie. L'Europe n'était qu'une vague notion imprécise et pas nécessairement utile aux yeux de certains. Les sociétés multinationnales peuvent, elles, sortir de n'importe quel pays à sa guise. Un pays, limité par ses frontières, ne peut le faire. A se rappeler en catastrophe pour ne pas mourir. La guérison est ailleurs. A vous de le découvrir.
Il s'agissait d'un conte fantastique en quatre actes. Fantasmagorique, dirait Dali.
Acte 1:
Il était une fois un grand pays qui était malade de manière chronique et recurrente. La maladie était imprécise, douloureuse. Alors périodiquement, elle devait se trouver des incitents, des médicaments pour couper le mal qui rongeait sa population.
La radio entonnait de manière répétitive le fameux « Je suis malade ». Rengaine aussitôt reprise par l'homme de la rue. Cela ne pouvait, encore une fois, pas durer. Même chose au sommet.
Alors, comme toujours, il y eu des âmes charitables qui se sont présentées. Elles étaient douze cette fois. Douze apôtres qui étaient prêts à sacrifier leurs heures de repos pour cette population en détresse. Chacun, volontaire. Chacun qui arrivait avec son médicament miracle. La couleur du médicament avait une couleur bien déterminée et cela plaisait manifestement. Jolies qu'elles étaient ces pilules colorées de santé ! Plutôt fades pour les unes, plus foncées pour les autres. Avec le stéthoscope autour du cou, tous ces médecins voulaient se placer au chevet du « grand malade ». Mais tous ne pouvaient se retrouver à la même place. Il fallait choisir. Des urnes allaient devoir sortir des tiroirs.
Le diagnostique devait tomber. A première vue, c'était facile mais, en écoutant la poitrine du malade, le diagnostique était plus réservé. Ils diagnostiquèrent en coeur une bronchite aiguë.
Plus de précisions, après analyses plus poussées, devaient se schéduler pour plus tard. Une date fut fixée après de longs palabres. Un premier tour allait départager forcément les Rois Mages.
Acte 2:
Premier tour de vis, premier tour d'espoir. Le laboratoire devait seulement préparer encore les doses homéopathiques ou plus drastiques. Les remèdes vont être ajustés au mieux. On catégorise, on s’affaire pour obtenir le meilleur résultat.
Le malade le vaut bien. C'est ce qu'on dit à longueur de journée. Le carton blanc a été remis à chacun en main propre pour rappeler la date du premier rendez-vous. La population est aux anges.
Premier élaguage réussi. Plus que trois médecins en lice avec trois médicaments dans les petites boîtes prescrites par la crème des docteurs. Pour l’après souper, à ingurgiter bien assis, lentement, doucement, avec les conseils incorporés présentés pendant une demi heure chaque soir. Pas moyen de rater les prescriptions.
Trois médecins dans la lucarne qui vont se donner un mal fou à guérir de l’abstentionite et de la doutemania. C’est très retorts, ces maladies-là. Pour certains, même, c’est quasiment incurable. Mais on espère que ces malades chroniques trouveront leur planche de salut dans la modernité des vaccinations antérieures et la publicité apportée par l’expérience infuse des autres malades. On compte et on décompte, encore une fois.
Pour le malade, cela faisait déjà moins d’effort à endurer. Les minutes consacrées aux visites chez les médecins précédents, les conseils répétées inlassablement, étaient devenues insoutenables. Chacun avait sa potion pour changer l'inchangeable. Les 12 médicaments d’avant goûts étaient peut-être variés, colorés ou a-variés, c’est selon. Mais cela faisait beaucoup. La demi-finale a décidément du bon. Le match, c'est du sport. Et on aime le sport surtout quand c'est tous les calibres confondus.
Ce soir, pas question de recommencer la même posologie de la veille. Il faut cette fois, allonger avec un peu d’eau à prendre avant le repas. Cela passe mieux par après.
Il le fallait sous peine de passer à l’indigestion. Ce serait dommage d’en arriver là. Et c'est vrai, cela va déjà mieux. Mais il faut progresser et toujours aller de l'avant. L'heure fatidique de la décision approche.
L'étape suivante va être déterminante. Le soin des ingrédients en témoigne. C'est écrit.
Deux seuls médicaments, les autres ont déjà été éliminés. Ouf.
Acte 3:
Rechute, la maladie a repris un peu d'efficacité. Les crampes reprennent. La guérison est au bout du chemin. On le répète. On le sent d’ailleurs. Un deuxième tour et puis s'en vont. Et puis les deux dernières prescriptions se prennent avec un coup de rouge dans le verre bleu. Une visite chez le médecin s’impose tout de même. On va bien écouter les dernières recommandations.
Les deux médecins se sentent un peu stressés de chaque côté de la table sûr d'avoir la médication la plus persuasive ou la plus adéquate. Le soulagement d'être là est visible. Le moment est solennel.
Le mal de mer avec tangage incorporé a été encore évité.
La médecine est tellement efficace aujourd’hui!
Le malade commence à sourire. Enfin pas tous, et pas tout à fait, parce que certains ont déjà poussé la dose en overdose. Ils ont quitté le bateau en route les mains posées sur le ventre. La houle a été plus forte pour les estomacs délicats. La maladie a eu raison d’eux tout simplement. Ils chercheront encore cinq ans à quel Saint se vouer.
La majorité est encore heureusement guérissable. Les médecins rescapés resteront au chevet des malades et veilleront encore à la bonne santé de ses derniers administrés délicats. Les remèdes de cheval s’accommodent bien avec un peu de sucre. Alors, il ne faut pas hésiter. 
A la table des discussions, on s’échange quelques pilules dans le verre présent du côté du collègue tout aussi avisé.
Ca y est le client est convaincu. Le médecin avec le costume plus blanc que blanc doit avoir la pilule miracle plus blanche que blanche.
On a pointé, on a tiré, on a choisi dans l'urne en son âme et conscience.
La pilule bleue est la gagnante. La couleur "ciel azur" ou "bleu roi". Elle est tellement forte, qu’on se sent un peu saoul. Mais, ce n'est pas grave. Tout le monde est content ou comptant.
Rien que d’y penser, on se sent déjà mieux, on s'y voit déjà. La contagion a été maitrisée. On est guéri.
Acte 4:
En lisant les petits caractères de la posologie, il est indiqué qu’il faudra prendre le dernier médicament avec précaution. Les effets secondaires sont nombreux comme sur toute posologie.
« Contrôler les symptômes de la guérison », est même écrit en plus petit encore.
Décidemment, on commence à prier pour que le médicament ne soit pas un placebo. Cela va très bien de tester cela en laboratoire, mais, alors, il faudrait tout de même avoir des résultats dans un avenir proche. Les musiques douces, les pilules irisées bleues et rouges aux repas passent encore, mais se retrouver plus malade qu’avant, là pas d’accord.
Surtout que ces foutus médicaments ne sont toujours pas remboursés par la Sécurité Sociale. 
En plus, ce n'était pas des maladies orphelines, donc pas de prétextes à prévaloir, pas de complexes à sursoir. Le Conseil de l'Ordre des Médecins est tellement peu accessible.
Il faut bien toujours rester au top en médecine.
En haut, on recompte une dernière fois.
Quelque part, dans une belle ville de ce grand pays, un colleur d'affiche fait son travail. Il tombe sur une vieille affiche qui fait l'éloge d'un grand film d'antan. Elle est déchirée, mais on peut encore lire "Un jour mon Prince v...". Il a préparé sa colle et s'est mis à afficher une vieille pub "Un coup de barre et ça repart".
Je crois que je ne pouvais trouver mieux comme chute à mon article.
L’Enfoiré,
Et sur Agoravox, qu'est-ce qu'on en disait?
Citations:
-
"La maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en prenant le médicament.", Sankara
-
"L'ambition est comme un médicament, il faut en prendre la dose prescrite, car elle peut être soit bénéfique, soit nocive.", Marc Allégret
-
"Les hamsters ne connaissent pas leur bonheur qui bénéficient des nouveaux médicaments aux effets miraculeux cinq années avant les hommes.", Philippe Bouvard
PS: Les caricatures ont été récoltées chez les dessinateurs Kroll et RIF.
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L'homo automobilus
olivier cabanel 2008-05-09 20:36:03
Après l’ère de l’homo sapiens, voici venir celle de l’homo automobilus.
La voiture a pris toute la place, à tel point qu’il ne peut plus s’en passer.
Pour les vacances, aller bosser, faire ses courses, et même s’y installer pour voir un film, manger, ou faire l’amour…ou les trois à la fois, la voiture semble incontournable.
Un jour, irons nous faire nos courses sans quitter le volant ?
Tout devient possible, comme le prétendait Sarkozy.
Sauf que l’utilisation de ce véhicule a un prix, et pas seulement un prix de revient, mais un prix environnemental: dégagement de co2, pour le plus grand malheur de la planète qui prend des coups de chaleur, et fait fondre à toute vitesse la glace de ses banquises.
Et puis nos porte-monnaie se vident encore plus vite, le prix de l’essence ayant doublé en quelques mois. Ce n’est que le début, puisque, quels que soient les nouveaux gisements trouvés, il y aura toujours de moins en moins de pétrole, la rareté faisant la cherté.
Y a-t-il donc d’autres solutions, ou serons nous obligés de reprendre nos vélos d’avant guerre, comme le conseille aimablement notre ministre du budget.
Peut être pas.
J’en veux pour preuve la ville de Bochum, en Allemagne, dont les 45 camions ramasseurs d’ordures, tournent au méthane que ces mêmes ordures ont produit.
Pourquoi ne pas suivre cet exemple ?
Nous avons en France un potentiel de méthane important, puisque théoriquement, il avoisine les 100 millions de tonnes équivalent pétrole tous les ans, (soit le tiers de nos besoins énergétiques totaux français) Il est bien moins polluant que le pétrole, et se renouvelle régulièrement.
D’autant que ce méthane non utilisé, partant dans l'atmosphère est le facteur principal du réchauffement planétaire.
Dommage que le Grenelle de l’environnement n’en ait fait la promotion.
Mais il n’y a pas que le méthane, il y a aussi l’électricité : bien sur les voitures électriques commencent à se généraliser, sauf que leur autonomie dépasse rarement les 200 km, et que l’énergie qui recharge les batteries est d’origine nucléaire, la plupart du temps.
Un Suisse, Max Schneider, a mis au point des petites voitures, vendues avec les panneaux solaires qui venaient recharger les batteries.
Et puis, il y a le Windela, ce réverbère doté d’une petite éolienne, de capteurs solaires, et de deux batteries : il produit de la lumière sans passer par le réseau EDF. Rien n'empêcherait que l’on vienne y faire le plein de sa batterie de voiture. Il a été présenté à une cinquantaine d’élus, à Cannes, au début mai 2008.
J’allais oublier les taxis de
Guy Nègre: ce toulonnais a mis au point un moteur à air comprimé, qui n'intéresse pas la France, mais a séduit d’autres pays. Seul inconvénient de ce moteur, il n’aime pas les pentes trop fortes.
Le plus innovant des moteurs reste celui de Stan Meyer : il a développé un système électrique qui peut extraire de l’eau les molécules d’hydrogène, avec bien moins d'énergie que ce que requiert une électrolyse habituelle. On lui aurait proposé beaucoup de dollars pour qu’il garde secrète son invention, on l’aurait aussi menacé de mort, et finalement il est mort en 1998, dans un restaurant, après avoir hurlé qu’on l’avait empoisonné.
Water Powered Car report on Meyer's death
Mais il n’a pas emporté son secret dans sa tombe : il a déposé ses brevets, afin que chacun puisse reprendre le flambeau, et pour les obtenir, il suffit d’envoyer un chèque de 6 $ US pour les 4 brevets à la « commissioner of Patents & Trademarks » Washington DC 20231 USA. Numéro des brevets : 4936961, 4826581, 4798661, 4613304.
Il faudra aussi vous méfier de ce que vous mangez dans les restaurants, le jour ou votre moteur sera au point.
Car comme disait un vieil ami africain :« On ne lance des pierres que sur un arbre qui porte des fruits ».
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Cela comme tu le dis finira surement trés mal mais pour qui