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La Grande Gaufre (0)
lenfoire 2008-07-27 09:00:27
Ecrit par Guy Foiréan
L’Informatique sous un angle insolite et insolent
« Informatique : Alliance d'une science inexacte et d'une activité humaine faillible. », Luc Fayard
Préface: Pourquoi une gaufre en parlant d'informatique?
Je me souviens d'un bouquin écrit, en 1996, par notre "General Manager" local, à la retraite. Il parlait des entreprises du secteur informatique qui grandissaient et s'effaçaient une à une, soit absorbées, soit emportées dans la course à la technologie.
Il avait titré son bouquin "La Grande Trappe". 
Les années qui ont suivi, se sont montrées, non moins voraces, mais sous un autre jour qui ressemble plus à une «Grande Gaufre». Les développements plus ou moins chronologiques ne sont pas une exclusivité du secteur. Elles jouent avec les mêmes armes et les mêmes travers, mais souvent, elles l'ont fait avec plus de zèle, dans un degré d'excitation et une urgence très personnelle. Je reprendrai, en le résumant, le bouquin de mon illustre GM qui a traversé l'histoire de 40 ans d'informatique avec une vue "managériale". Cela me servira de fil rouge pour en reprendre une vision, par l'autre bout de l'échelle, celle de la base. Si vous voulez l'histoire officielle, elle est peut-être dans celle-ci, une autre histoire sous Internet avec Wikipedia.
Expliquons d'abord le titre. Choix volontairement allégorique, en effet. Parfois plus caustique. Le parallèle entre la représentation allégorique et ce qui s'est déroulé, je le ferai en cours du "show".
Au début, il y a avait la pâte à gaufre: la technologie toute fraîche, toute pleine d'espoir, la volonté d'aller plus vite avec les tâches répétitives, le calcul, la réflexion sous forme de texte.
Cette pâte était montée toute seule, sans beaucoup d'efforts, avec la levure, avec des produits nouveaux conçus "maison". Tout avait encore à être inventé. Les nouveautés successives avaient seulement effacé les ratés de l'opération manuelle, de sa fragilité, de sa lenteur d'homme. Beaucoup de contraintes et de mauvaises initiatives toujours destinées à répondre au seul progrès se présentèrent en vrac, sans beaucoup d'expériences préliminaires. La pâte, gorgée de levure, après une phase ascendante, ne pouvait jamais monter plus haut que le récipient qui la contenait. Même la nouveauté s'épuisait dès lors. On n'apprit ce principe qu'après beaucoup de temps et d'argent. Mais, n'est ce pas la même chose. Le "Think" d'IBM n'était que le sommet de l'iceberg. On fonçait, on travaillait sans limites. L'avenir tout entier était dans les mains des audacieux. Mais...
Toute dorée, une bulle s'était formée au sommet de cette pâte encore molle. Les excès du progrès avaient usé les gaufriers les mieux aguerris. Le hardware reste sujet à certaines convenances limitées par les potentiels de production des fournisseurs et d'absorption par la clientèle. Elle, il fallait la gâter, la gaver de sucre. Le "customer focus", qu'on disait, simplement pour ne pas se faire distancer par les "autres".
Petite d'abord, la bulle s'était enflée entraînant la pâte bien molle sur les bords du récipient. Très vite, pourtant, poussée par ses suivantes, elle s'était mise à se répandre un peu partout sur les bords d'abord, sur le plan de travail, ensuite. La confusion générale, la surprise la plus totale s'en était suivie. On épongeait, on essuyait sans relâche. L'informatique, fonctionnelle et d'un avenir certain, mais avec de la concurrence acharnée, avait du plomb dans l'aile. Qui trop embrasse, mal étreint. Les producteurs venaient de partout, de tous les horizons de l'activité humaine. On se bousculait au portillon. Tous les clients voulaient goûter les dernières gaufres, produites avec le plus d'assiduité, le plus d'assurance. Ils vont même participer à la production pour accélérer le processus. Cela fera partie de ce qu'on appellera le "marketing viral".
Mais, l'avenir de cette gaufre n'était-il plus aussi assuré qu'on le disait? Le prix de la pâte se payait de plus en plus, dès sa sortie, rubis sur ongle. Le gaufrier avait été perfectionné de gadgets tout azimut le rendant automatique par touches successives. Cette gadgetisation n'avait pourtant pas été gratuite. Les trous dans la gaufre, les uns les voulaient carrés, les autres ronds. Les habitudes qui devaient se réorienter en permanence, demandaient beaucoup d'heures d'apprentissage.
On "versionnait" les gaufriers. Ce fut d'abord les séries d'ordinateurs qui sortaient et qui ne nécessitaient qu'un ajustement de dernière minute. Bien plus tard, ce fut les programmes qui suivirent le même cheminement dans la complexité. On sauvait des emplois, de nouvelles fonctions, des concepteurs de gaufriers par la même occasion. Que pouvait-on faire de plus et de mieux? Et pourtant... il fallait le retenir cet automatisme qui ne cherchait plus qu'à trouver un hypothétique besoin de progrès.
On se copiait aussi. On fantasmait.
On imaginait toutes les formes du succès.
On découvrait que la petite gaufre carrée, cela prenait moins de place dans l'emballage et pouvait intéressé d'autres acheteurs qui adorait aussi le sucré. L'espionnage n'a jamais été une seule affaire de guerre. On s'observait pour en trouver la substantifique moelle et pour, tout aussi vite, l'adapter par sa propre réflexion et expérience. Bien loin du stade du gros oeuvre, le look de l'appareil prenait de plus en plus d'importance en oubliant sa fonction de base. Windows ne fut qu'un des solvants de l'approche de convivialité.
"Comment maintenir fidèle sa clientèle?" était devenu la question la plus lancinante.
Personne ne se posait encore, avec courage, la question du pourquoi pousser le développement dans certaines voies, du ratio prix performance: faire des gaufres les plus dorées et croustillantes possibles au meilleur prix performance et meilleure que la concurrence.
En bas, du moment que la le chef de la « boîte à gaufres » est content, tout va, se disait-on. Cette course en avant fut entreprise en oubliant qu'à un moment, le prix de la production de ces gadgets dépasserait celui de l'investissement et de la rentabilité. La courbe ne devait que redescendre après l'arrivée de l'apogée. La bulle des années 2000 en informatique n'est que la confirmation.
Les apprentis sorciers en sont aujourd'hui pour leurs frais: les gaufres n'ont plus le goût de gaufre. La pâte est produite au prix le plus bas. Des pâtissiers, première couche, payés au plus juste, des pâtissiers, trop spécialisés pour rester en course mais en perdant les généralités du processus global.
Les ordinateurs, c'est un peu leur histoire avec ses hauts et ses bas.
Financière et boursière, cette allégorie "pâteuse" rappelait les crisettes ou les véritables crises de confiance qui s'étaient déjà manifestées envers la science et les progrès technologiques. Eux devaient tout régler pour le progrès et le bien être de l'homme. Pour la bonne bouche. Rappelons-le.
Avec la pâte qui restait dans la casserole, il avait fallu se résoudre à en faire des gaufrettes, toujours plus petites, moins riches en levure, aussi.
La levure montait de prix dans le même temps. Beaucoup de déchets étaient à déplorer. On ne saura jamais si ce qui était passé à la poubelle de l'histoire, l'avait été à bon escient, mais il avait fallu choisir dans la précipitation.
Les prix de la matière première et des ingrédients étaient devenus tellement chers, le gaufrier, tellement bon marché, les manutentionnaires dont on n'espérait un peu trop que respecter les dates de péremption très lointaines, devenait aléatoire. L'outsourcing et puis l'offshore allait faire subir la décongelée la plus brutale. On pressa les deux plaques du gaufrier. On pressa, compressa pour atteindre le minimum de coût. On avait presque créé des churros ou des croque-monsieur en place des gaufres.
Parfois, au mauvais moment, un court circuit se produisait. Les grèves du zèle, les fameux "bugs", étaient nés et faisaient des ravages dans la fine mécanique. Nombreux, ces bugs. Internes et externes. La gaufre était alors devenu trop brûlée sur le haut et pas assez sur le bas. Il fallait remplacer ou c'était le chômage technique et l'info qui ne passe plus. Changer les gaufriers dans leur structure, changer la pâte et les fournisseurs devenait les seules préoccupations, mais cela prenait de plus en plus de temps. Le "snacky gaufrier", d'autres appelaient cela PC, était devenu le futur immédiat et pour longtemps.
Il fallait tester de plus en plus et cette fois à distance. En réseau, qu'on disait. C'était un peu l'aventure que l'on se refilait sans beaucoup d'expériences. C'était oser se tromper et partir en perdition dans certaines mauvaises gestions du risque. Le meilleur rapport se cantonnait en définitive à la seule norme du prix bas en n'oubliant pas la performance, mais tout de même un peu la gestion dans l'efficacité, en finale. Pour comprendre les desiderata de la clientèle et des prospects, Internet va offrir d'autres formes d'espionite. Ce fut d'abord le fishing en réseau allait apporter une source d'informations infinie sur le consommateur. Ensuite, les consommateurs eux-mêmes s'offraient au monde du virtuel par les blogs et les "ego" détaillés, retrouvés sur les MySpace et autres. Parfois, le producteur, lui-même, scannait, plus ou moins incognito, derrière des pseudos, à la recherche de ce qui manquait pour s'attirer l'eau de Jouvence à mélanger avec la pâte.
Dans cette débandade de la gaufrette, prenant toutes les formes
, on en oubliait jusqu'à l'origine et la finalité : plaire au client. La chantilly, au sommet de la gaufre, placée pour agrémenter, n'était plus tout à fait blanche et fondait de plus en plus vite. Personne ne s'inquiétait plus qu'il ne porte plus sa toque sur la tête. Quant au pâtissier, censé seulement de placer la pâte dans le gaufrier, la motivation s'en allait comme elle était venue. La qualité laissait tout doucement à désirer et la concurrence s'était faite plus énergique encore, la compétition plus virulente. On n'allaient jamais assez vite et les déchets s'accumulaient. Mais quand les prix doivent descendre. On allait chercher ailleurs, de plus en plus loin, si la pâte était meilleure, si l'ensemble de l'opération ne pouvait s'y dérouler. On en perdait son âme et sa marque. La technique pour la technique.
Les clients, les grands amateurs de gaufres, étaient de moins en moins contents. Changer trop souvent, on n'aime pas trop dans ce milieu terre à terre. Chacun sa gaufre. La chance, la patience et le travail des plus acharnés ont été les secours de ceux qui espéraient encore, de ceux qui restaient à bord. Ce qui restait à l'intérieur du gaufrier s'était vu prendre des formes très coincées, très moulées dans un style "tout fait", pas très séant. Les clients avaient même l'audace de passer leur tour. On n'installait pas à temps. On obligeait par la même à maintenir l'insoutenable.
Le goût n'était plus le même. On y accolait un numéro de série sur le dessous, un "serial number", qu'on disait. On se mettait à rêver de jours meilleurs. Une mauvaise adaptation aux besoins réels du client, une mauvaise appréciation du côté fournisseur, se faisaient ressentir par un manque de motivation pour l'étude de l'informatique "gaufrière" et créait une pénurie d'amateurs. Etait-ce définitif et sans exceptions? Non, pas du tout. Tout n'était qu'affaire de cycles, disait-on. A un creux dans cette gaufre, correspondait, pour un temps, une excroissance en alternance plus qu'honorable mais, cette fois, plus dans l'unanimité. Il s'agissait plus de creux que de gouffre. Heureusement. On avait appris et pris des dispositions de sauvetage, les mieux ajustées possible. Il fallait, peut-être aussi, modifier les constituant de la pâte. Affiner les ingrédients et s'inquiéter pour maintenir la pâte dans la casserole pour ne pas en perdre.
L'école pouvait remotiver ses troupes aussi. Mais, c'était remettre toute la "machinerie" en route. Les études pour devenir gaufrier étaient devenues aussi de plus en plus complexes. Ce n'était plus le dessert que l'on se servait à quatre heures. Les pâtissiers qui avaient quelques qualifications plus spéciales, s'échappaient vers des horizons les plus variés. Cela en devenait gênant car les gaufres, on en redemandait en nouveaux mais aussi en anciens formats.
Aromatiser la gaufre pressée avec le flambé d'un « alcool de riz » allaient pour un temps, en améliorer le goût. Enfin, on l'espérait. Cela mènerait peut-être à devoir acheter des gaufres à la grande surface, empaquetées, plastifiées avec de petits caractères parfois illisibles sur l'emballage. Tout est une question de mesure, en somme.
Voilà, toute l'histoire. Elle est loin d'être finie. On va revoir par le détail dans les chapitres suivants.
Une gaufre est un dessert avec des creux et aussi des rebondissements par secousses répétés sur toute sa surface.
Le virus "argent" a toujours motivé plus celui de la passion du travail bien fait et du bonheur que cela peut engendrer. La chaleur est toujours là, il suffit de la maintenir à feu doux ou de la ranimer si nécessaire.
Critique, parfois acerbe, il faut l'être. La profession d'invention qu'est celle d'informaticien, les besoins de progrès toujours en expansion en valent la peine.
Attachez, donc, vos ceintures sans nostalgie et avec ou sans abandonware car cela va secouer...
Pas trop de levure, à feu doux, sans trop d'agitation, disais-je, et elle sortira cette gaufre, bien dorée et croustillante.
Alors, que dire sinon, "bon appétit".
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L'Ignorant : Découvrir l’Ignorance
Le Panda 2008-07-25 10:00:24

Oui ! Il faut bien prendre ces
passages cloutés.
Je sentis que l'on m'imposait quelque chose.
Y avait-il une autre méthode ?
Y avait-il une autre façon de voir ce qui se passait de l'autre côté sans pour autant en modifier d'une façon considérable ce que les hommes avaient posé au sol ? Il est vrai, de toute façon, que si ces passages cloutés avaient été mis là, c'était pour une cause considérée par certains, comme importante.
C'était la façon la plus évidente pour certains, comme importante.
C'était, aussi, la façon la plus évidente de constater que chaque technique fait son temps puis est remplacée par d'autres.
Donc, actuellement, le feu rouge, le passage clouté avaient pris la place des endroits où, indiscutablement, nous avions l'habitude de traverser tout azimut, où, devant un déhanchement qui laissait fort à désirer, les véhicules avaient bien souvent tendance à me laisser la
place.
Sauf cas particulier, bien sûr il m'arrivait de faire une violente marche arrière en fonction de ce que mes moyens me permettaient. Nous attendîmes quelques instants
ma sœur dit « « nous pouvons y aller ! »
Nous empruntâmes ces bandes jaunes. J'avais plus tendance, tout d'un coup, à regarder le sol que l'autre côté du trottoir.
Je suis totalement incapable de dire pourquoi ces bandes jaunes me fascinaient. Après ça, on viendra nous dire que l'homme est quelqu'un qui naît bon. Pourquoi tant d'obligations ?
Je sentis, tout d'un coup, comme une espèce de malaise s'emparer de ma personne.
Nous arrivâmes tant bien que mal de l'autre côté. Tout à coup, nous entendîmes un coup de klaxon. Je me dis, "mais nous avons traversé normalement" !
Qu'y a-t-il bien pu se passer ? Pourquoi ce coup de klaxon ?
Ma sœur se retourna : C'est la voiture de Monsieur Peromino !
Ah, je me dis, il va bien pouvoir m'expliquer un tas de choses.
Je le vis mettre son clignotant sur la droite, avancer de quelques dizaines de mètres.
Là, il s'arrêta. C'est ma Mère qui descendit du véhicule. Ma mère nous dit : "montez !"
J'en perdis presque la voix. Je dis : "on a prévu d'aller au parc, tu le savais ?"
- Mais, montez, Monsieur Perominone ne peut pas rester, en stationnant au milieu de la rue.
De toute façon on reviendra vous aurez l'occasion de revenir, nous reviendrons tous ensemble.
Que se passait-il donc ?
Je m'engouffrais à l'arrière du véhicule. J'entendis quelques échanges de phrases entre ma mère et Monsieur Peromino.
Je remarquais que mon frère continuait à faire l'andouille. Ma Mère le rappelait de temps en temps à l'ordre.
Je sortis de ma torpeur.
- Mais, nous n'allons pas au parc ?
- Nous avons à parler, cela me paraît plus important. Répondis, ma Mère.
C'est une chance que nous vous ayons rencontré. Autrement, cela aurait obligé Monsieur Peromino à revenir plus tard.
Je ne sais comment mais une espèce d'
angoisse s'empara de moi.
Je fus incapable de la définir, à ce moment là.
Oh ! Il nous fallut très peu de temps pour arriver jusqu'à notre lieu d'hébergement.
Monsieur Peromino, essayant de rompre ce silence qui s'était instauré, essaya quelques boutades qui ne prirent pas. J'avais l'esprit ailleurs.
On venait de me priver d'une joie que j'espérais grande, immense. Pour la première fois que je me trouvais dans cet établissement, Monsieur Peromino essaya de m'aider à descendre ces marches.
C'est avec
violence que je dégageai mon bras et je me pris à la rampe.
Nous descendîmes, là, on s'engouffra à nouveau de ce à quoi je ne peux pas lui donner de nom, je ne veux pas lui en donner.
Plus personne n'osait prendre la parole.
Quelque chose d'important venait sûrement de se passer. Je ne sais pas quoi.
Ma première pensée fut pour
mon père,
mon frère ma famille qui était restée là bas. On s'approcha des lits qui étaient notre univers pour le moment.
Mon frère qui dormait à côté de moi, c'était sur mon lit, qu'on vint prendre place.
Je m'assis, Monsieur Peromino à mes côtés, ma mère face à moi, ma sœur à côté de ma Mère.
On envoya mon frère sous un prétexte futile s'amuser sous la surveillance des filles qui étaient à la garderie.
Le moment me semblait important, tellement que je devais avoir l'air très grave.
Ma Mère dit : « Tu ne te sens pas bien ?
Je ne pouvais pas répondre.
Ce n'est pas que je ne me sentais pas bien, c'est que je crois que je ne savais plus où j'étais, ni ce que je faisais, ni la raison pour laquelle, on nous avait empêché de visiter le parc de la Tête d'Or ?
Pourquoi ne nous étions-nous pas réveillés cinq minutes plus tôt ?
Il est certain que nous ne serions pas là en ce moment.
Mais, les choses de la vie tiennent parfois à quelques fractions de secondes.
Ma Mère d'un grand sourire : "nous avons peut-être trouvé un appartement."
Jusqu'à maintenant, j'avais entendu parler de maison, mais un appartement...
Ouf, je me dis c'est moins important que je supposais, tout d'un coup, je réalisais les gens dont, notamment, mes deux compagnons du matin étaient là, depuis plus de dix jours.
Comment se faisait-il, en si peu de temps, mais où est-ce ?
Simultanément, avec ma sœur, nous posâmes la même question. Je n'en suis pas sûr. Ce dont je suis certain, c'est que ses lèvres bougèrent légèrement, je n'entendis peut-être pas le son de voie.
Ma mère dit : "je crois que j'ai quelque chose à te dire qui est important." Je sentis à nouveau une angoisse me prendre.
Je me sentis comme un
inculpé devant le jugement. Je me demandais si la moisson de ses paroles qui séparaient mes lèvres de ses oreilles, autrement dit, ce qui pouvait être pur par rapport à l'impur qui peuvent en certains cas procurer un bien-être à ceux qui le disent, est ressenti comme quelque chose de draconien pour qui le subit.
J'étais prêt à entendre, de quoi pouvait-il bien s'agir après une nouvelle qui semblait remplir de
joie tout le monde.
Le Panda
Patrick Juan
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P.P.D.A. :dernier JT sur TF1 ? Réponse de l'Ami...
Le Panda 2008-07-23 10:46:34

10 juillet 2008: Patrick Poivre d'Arvor, le journaliste de TF1, lancera son "Madame, monsieur, bonsoir", après 21 ans de services sur cette chaîne. Puis même plus.....
Pour cet ultime apparent JT, il déclare ne "rien avoir prévu". "C'est la dernière nuit qui porte conseil, des idées me viennent", a-t-il dit à l'AFP.
A 60 ans, le journaliste le plus connu de France se voyait occuper sa place de présentateur jusqu'en 2012.
Il a été écarté, jeté sans coup férir début juin de la grand messe quotidienne de l'information. Comme ont été poussé vers la sortie ces derniers mois plusieurs figures "historiques" de la chaîne dirigée aujourd'hui par
Nonce Paolini.
Pour Patrick Poivre d'Arvor, "la surprise" a été totale. Et la nouvelle apprise "en découvrant la une des journaux" le 9 juin. Ensuite venir prôner « ma transparence » de liberté sur France Télévision reste une gageure.
Quelques jours plus tard, il a critiqué "la brutalité" de la direction de la chaîne, jugeant dans un communiqué qu'"après toutes ces années" de présentation du JT, il méritait "un peu plus d'élégance". Je rajoute c'est surement l'homme de l'information du XXIème siècle.
"Je veux espérer que la réorganisation programmée de l'information de la chaîne n'entraînera pas d'autres licenciements, ni de mise au pas de ses journalistes".
En professionnel aguerri, conscient de certains faits, il continue à présenter le JT quatre soirs par semaine, sans émotion à l'écran. En dehors d'un sourire, qui en dit long.
Depuis son éviction, Patrick Poivre d'Arvor s'épanche. Mettant en avant une "insolence" qui lui "échappe complètement", il n'hésite pas sur ses métaphores: "comme les animaux que j'aime: les jaguars, les léopards, les albatros, je n'aime pas être rattrapé par
les lassos de toutes sortes, les conventions, les obligations", a-t-il confié à Paris Match dans une longue interview.
Sur
Europe 1, il a assuré adorer "les traversées du désert". "J'ai connu tant de bonheurs avec ce métier que rien ne peut me faire peur à l'avenir dans la mesure où je peux tenir un crayon", à la Dépêche du Dimanche.
Un sondage publié dans le Journal du Dimanche après l'annonce de son éviction lui aura fait chaud au cœur: une majorité de téléspectateurs (55%) ont désapprouvé la décision de la direction de TF1. Et les 2/3 ont souhaité que PPDA présente à la rentrée prochaine un JT sur une autre chaîne.
"Aujourd'hui je ressens beaucoup de nostalgie, car je quitte une rédaction que j'ai passionnément aimée dans les moments forts comme dans les moments de drame". Il va aussi se séparer des téléspectateurs, pour lui "un lien capital à une heure précise de la journée". Le journaliste fait état à ce jour de 35.000 lettres et mails de soutien.
L'après 20h00 ? Il se dit "assailli de propositions". Il en a éliminé certaines, ses vacances l'aideront à faire le point. Il se veut aussi disponible pour des engagements humanitaires et pour sa passion, l'écriture.
Ses fans auront tout de même une consolation: sa marionnette des "
Guignols" sera au rendez-vous de la rentrée sur Canal+.
Je fais partie de ceux qui ont eu la possibilité de communiquer, avec cet homme, nous avons partagés trop peu souvent à mon goût des moments privilégiés.
Patrick, en dehors du mail que j'ai envoyé, de nombreuses années à nous présenter nos vœux.
Je souhaite surtout te rendre une « modeste » image par ce billet, dont je te promets de te faire parvenir un exemplaire avec les commentaires du Forum.
Je sais peut-être moins bien que d'autres exprimer « le ressenti » que je puis avoir.
Merci pour ton « courage » dans les diverses épreuves que tu as traversé. Le plaisir que j'ai pu avoir en lisant tes « ouvrages ». Ta soif, ta volonté de « vivre » les faits sur le terrain.
Je me souviens surtout de ta présence à
Bagdad, au plus fort de la tempête, de ta timidité, que peux de gens connaissent.
Il y a le fond et la forme, à ne pas en douter. Je prends le risque de l'écrire, le fond n'est pas ton principal « acte » mais la forme je pense que oui.
Tu as ce que beaucoup de soi-disant « grands » de la communication n'ont pas.
Quelques vidéos :
-
Le premier Journal télévisé de PPDA le 16 février 1976
-
Les différents looks de PPDA depuis 1987
-
Face à face avec François Mitterrand le 10 mai 1994
-
Quand PPDA compare Nicolas Sarkozy à un «petit garçon»
-
Nicolas Sarkozy président de la France perçu à l'Etranger....
La force qui te guide, et où dans tes ouvrages tu parles de tes passions, des femmes, sans oublier cette adoption de cet enfant.
Rien ne peut remplacer la valeur de la vie en étant présent, cela tu as su, et tu continueras à le véhiculer dans les contrées les plus sauvages, avec la simplicité de savoir te surpasser pour des enfants sur un trapèze.
Sans oublier que tu m'as reçu sur le plateau, en 1982, pour présenter aux téléspectateurs de l'époque mon tout premier «
Journal J'ACCUSE » je me souviens y compris de ces quelques minutes de « bonheur ».
Nous vous présentons la sortie d'un nouveau confrère « J'ACCUSE » en vente dans les kiosques, à compter de ce jour....la suite nous appartient......
Pour tout cela et le reste comme «
cadeau » merci peut-être à bientôt, en France où en d'autres lieux.
Je te fais parvenir une simple carte, merci par courrier, ainsi tu pourras continuer à venir nous lire.
Sources : A.F.P. puis Les souvenirs de Patrick Le Panda. Avec
P.P.D.A.
Un de tes Ami,
Le Panda
Patrick Juan
Pour lire la réponse de PPDA au Panda :
cliquez iciCommentaires
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L'Ignorant : Le Courage
Le Panda 2008-07-23 09:30:47

Je pris mon courage à deux mains interrompis la conversation que ma Mère avait avec eux, je lui demandais, dites, Monsieur, cela vous ennuierait-il de me dire pourquoi
Lyon s'appelle Lyon ?
Il me dévisagea, eh bien parce que cela s'appelle Lyon ! Non !
Excusez-moi, ce n'est pas tout à fait le sens de ma question, je vous demande cette signification, cette appellation ?
J'étais content de moi et avais le sentiment que je l'avais fait tomber quelque part, heu ! Il n'était tombé nulle part, il avait l'habitude quelque part, heu ! Il n'était tombé nulle part, il avait l'habitude de ce type de question, dit, « eh bien ! Je t'en donne l'explication ».
Alors j'étais surpris, oui dites-moi ! Dites-moi ! Et, plus il sentait que j'étais prêt à savoir, plus il ralentissait la façon dont il s'exprimait.
C'était bien fait pour moi, je n'avais pas à être si pressé, il me dit, Lyon est une très vieille cité, je lui répondis, mais tout ce que j'ai vu est complètement neuf !
Non, tu ne comprends pas Lyon est une très vieille cité de par son histoire.
Tu apprendras dans quelque temps ce que je vais te dire rapidement.
Figures-toi dans les manuels d'histoire, Lyon s'est appelé
Lugdunum, voilà que maintenant en France on se mettait à parler sur une intonation différente de celle que nous avions déjà dans cette pièce, que de surcroît, on nous parlait étranger !
Eh bien ! Je ne sais plus comment je pouvais m'en sortir, je lui demandais, « Lug machin » que signifie-t-il ?
Non, il répéta Lugdunum, Lugdunum qui une appellation ancienne qui s'est transformée et qui est devenue Lyon. J'en connus la signification et saisis tout le poids que cette ville avait joué pour le destin de la France et que nous aurons le plaisir de découvrir plus tard.
Tout ce que j'appris par la suite concernant Lugdunum, Lyon, je l'appris de la bouche d'autres personnes que de celle de Monsieur Péromino.
J'avais sommeil, il n'était même pas 14 heures. Je demandais à Mère d'aller me coucher, "oui, tu peux", dit-elle de sa voix claire et douce, tu peux y aller.
Cela t'ennuierait-il de me réveiller ?
Parce que si tu n'as rien de prévu, je voudrais bien aller voir ce parc en face. Je me gardai bien cette fois de demander la signification du
Parc de la Tête d'Or.
J'apprendrai encore un mot dont je ne me souviendrais plus. Je ne me souvenais plus de ce qu'il m'avait dit, tout à l'heure. On m'aurait demandé comment s'appelait Lyon, j'aurais été incapable de dire ce qu'était Lugdunum. J'aurais dit, Luc, j'aurais dit, on a coupé des bouts, c'est devenu Lyon, voilà.
Je demandais à ma Mère, avons-nous quelque chose de prévu ?
Elle me répondit, "Non pas aujourd'hui. Peut-être demain ou après-demain", je n'osais poser d'autres questions. Le fait de pouvoir éventuellement aller visiter ce parc de la Tête d'Or m'emplissait de merveilles d'avance.
- Dis Maman ? si je dors, pourras-tu me réveiller vers 16 heures ?
- Je ne sais pas si je serai là.
Je me tournai vers ma sœur Lido.
- Cela t'ennuierait-il ?
- Non ? Peut-être as-tu sommeil?
Je sautais sur l'occasion pour dire à ma Mère, "alors je peux aller dans ce parc en face, je voudrais voir ce qu'il y a dedans".
La réponse de ma mère me surprit. Elle me dit:
- Oui ! Tu peux y aller mais pas tout seul, vas-y avec ta sœur, il fallait donc qu'elle m'accompagne !
Et moi qui rêvais de découvrir cet endroit seul ! Après tout je n'avais guère le choix !
Si je refusais, je risquais de ne pas mettre les pieds dans le parc, je lui dis, « bien sûr » !
Puis ma sœur me dit « Je vais dormir un peu, dès que je me réveillerai nous irons nous y promener ».
La joie que je ressentis était grande, j'étais content, heureux.
Ma sœur venait de me dire que nous irions ensemble, je découvrais quelque chose de neuf, le sommeil me gagnait de plus belle.
Veuillez m'excuser, je m'en vais sur mon lit, tu peux y aller, soit tranquille.
Je ne sais pourquoi en me levant de cette table, j'eu des vertiges, tout bougeait autour de moi, ces masses de gens partout, ces portes qui n'arrêtaient de s'ouvrir, se fermer !
Cette multitude de carreaux empêchait de distinguer s'il y avait des portes ou non. On avait ouvert les portes après le repas.
Puis, je vis arriver des filles accompagnées de garçons, avec des balais, des seaux à la main, et je me dis que vont-ils faire ?
Je ne comprenais pas. Je me demandais si je n'avais pas été le dernier à me lever de table, parce que les voilà partis d'un bout à l'autre répandre de l'eau par terre, tiens !
Voilà de nouveau en plus de cela, ils ne se font même pas réprimander et ils ont des balais !
Cela m'intrigua, je n'écoutais plus ce qu'il se passait autour de moi, j'allai m'allonger sur mon lit et ne m'endormis pas sur le champ. Je voulais savoir ce que ces espèces d'hurluberlus préparaient avec leurs seaux, leurs balais, je n'ai cependant pas mis longtemps à comprendre. Je constatai de façon évidente que lorsqu'ils arriveraient à une certaine hauteur, ils jeteraient de l'eau afin d'empêcher la poussière de se soulever. Tout simplement, ils balayaient, d'où l'agitation des gens à refermer leur couverture afin d'empêcher que leur taie d'oreiller, leurs draps ne prennent de la poussière.
Ah ? Ils balayaient ?
Je m'endormis de ce que l'on appelle simplement le « sommeil du juste ».
Tout d'un coup, on tapotait mon épaule. C'était Lido, "tu veux encore dormir ?"
Je me frottai les yeux. Il n'y avait presque plus personne. La pièce était vide, les lits étaient toujours là. C'était propre.
Pour la première fois, je constatai qu'il y avait un énorme bar. Il devait faire plus de 20 mètres, immense, ma sœur dit : « j'ai dormi. Veux-tu que nous allions faire un tour au Parc ».
Je constatai, une fois de plus, que je m'étais endormi avec mes chaussures, mais si je vous disais qu'il me fallait presque une demi-heure pour les défaire à chaque fois. Vous comprendrez que si j'étais allé m'allonger l'espace d'une paire d'heures, je ne voulais pas perdre une demi-heure à les remettre.
Je fis presque un bond de joie, oh ! Oui !
- Tout de suite allons-y. Gérard, où est-il ?
Il est parti avec Maman. Maman qui avait eu peur qu'il ne recommence encore quelques bêtises, ils sont partis avec Monsieur Péromino. Maman, je trouvais cela tout à fait normal, au moins cela évitera d'avoir un gamin dans les jambes, de surcroît turbulent.
Pourtant, je savais ma sœur beaucoup plus douce. Je pourrai. Il aurait été difficile d'y aller avec mon frère, j'aimais d'avantage ma sœur c'était une fille.
Je me levai. Ma sœur me demanda, "veux-tu aller te passer une peu d'eau sur la figure, non !"
Ça va ont peut y aller.
Et nous franchissions le seuil de cette immense pièce, dans le sens de celui que j'attendais. Ce moment était là, il était en train d'arriver, je n'éprouvais absolument plus du tout, les mêmes difficultés pour gravir ces marches. Il n'y avait pas de commission à laisser à l'hôtesse, ma Mère savait où nous étions.
Mes copains de fortune, je ne sais plus où ils étaient, peut-être perdus dans un bistrot quelconque, dans un bar, ou regardaient-ils ces dames avaler des blancs, des limés.
La seule chose qui m'intéressait, c'était en parcourant le chemin qui menait de la porte cochère de notre dortoir à l'entrée du par, je racontais à ma sœur nos différentes péripéties du matin, elle fut surprise elle aussi, me dit « le Beaujolais ?
"Connais pas". Cela ne m'étonna guère que le
Beaujolais lui soit inconnu ( à consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé).
Je lui dis ce n'est pas grave, nous aurons sûrement l'occasion d'en faire connaissance sous peu.
Alors là, mes aïeux ! Tenez-vous bien, nous étions arrivés à hauteur du pont de la boucle.
D'un ton très sûr, ma sœur me dit : il faut prendre le passage clouté.
Quoi ? Une autre invention ? Qu'est-ce donc ?
Mais non, il faut attendre que les voitures soient arrêtées au feu rouge et nous pourrons traverser. Pourquoi ?
Traverser dans des passages qui n'ont pas de clous ! Ecoute, cela s'appelle ainsi, ce sont des passages réservés aux piétons !
Le Panda
Patrick Juan
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Les triangles des Bermudes
lenfoire 2008-07-22 08:20:19
Nous sommes en période de vacances mais nous n'allons pas survoler ce triangle de mystère au dessus de l'Atlantique. Il s'agit d'une série de triangles plus terre à terre, plus durs, même, en abordant le mal-être des ados. Il se traduit trop souvent en fugue, violence et maisons d'accueil. En perdition terminale, le crash s'appelle le suicide. (suivi de l'émission "Questions à la Une" du 12 avril 2006)
Les triangles des Bermudes, abordant le mal-être des adolescents, n'ont rien d'idylliques. Bien au contraire. C'est de la famille, elle-même dans ses fondements, dont il s'agit. La vie en famille peut en être brisée par surprise dans des triangles de l'incompréhension entre ses membres. Les parents essaient de donner une éducation à leurs enfants, parfois bien, parfois mal. Pourtant arrivés à l'adolescence, c'est le drame et ces jeunes décident de s'enfuir, de tout quitter, sans laisser d'adresse vers un ailleurs soi-disant meilleur. Les mythes du Triangle des Bermudes n'en sont pas loin.
Quels jeunes ados fugues, quand et comment? Triangle : conflit relationnel de génération, problèmes de la vie, fuite
Un jeune sur 20, fugue, généralement entre 15 et 16 ans, pendant l'adolescence. Rares sont les cas de disparitions sans solution. Endéans les 24 heures, la majorité des disparitions est retrouvée et, apparemment, rien de problématique et d'irrémédiable au retour. Revenus à la maison dans 85% des cas, ces ados, n'ont simplement pas reçu de réponse à leurs problèmes intimes, de détresse mal cernée par eux et mal expliquée ensuite par les parents. Ceux-ci ne comprennent pas et ne parviennent pas à poser les bonnes questions. Ce qui veut dire, si rien n'est ne change, que leurs enfants vont récidiver et repartir sur le même chemin de l'inconnu, un peu plus tard. Les jeunes démontrent que les adultes, leurs "vieux", sont bien dépourvus face à ce mal-être des jeunes. Conflits de générations? Probablement, aussi. Incompréhension des problèmes de la vie. Une fragilité qui ne dit, surtout, pas son nom vis-à-vis d'elle.
Quels sont les problèmes des jeunes? Triangle: communication, vie économique, recherche de palliatifs
La catégorie sociale du jeune importe peu et n'est pas déterminante. Il y a bien une prépondérance des cas de parents divorcés, avec le jeune au milieu qui ne se sent pas intégré et que l'on brinquebale en balle de ping-pong. La vie moderne et la liberté totale de 68 ne sont pas étrangères à cet état de fait. Un problème de communication, une dispute familiale plus sérieuse que d'habitude, une volonté de vivre de ses propres ailes sans la dépendance étouffante des parents, une déception scolaire ou amoureuse sont les causes les plus souvent citées. La situation économique, les problèmes de démotivation, de stress, liés au chômage ne sont évidemment pas étrangers, non plus. La tendance est d'ailleurs de plus en plus vrai quand, pour la famille, nouer les deux bouts devient un cauchemar. Parfois, c'est l'inverse, les parents sont plus longtemps qu'il ne le faudrait au travail. Une volonté que l'on s'intéresse à eux, est décelable. Il existe un vrai syndrome de l'abandon. La fugue en arrive à être un moyen de sortir de l'anonymat, de la routine de cet abandon.
Le manque de repères des jeunes trouve, dès lors, la bouée de secours, la plus en accord avec sa fragilité, dans n'importe quel horizon. La drogue, la rue, les sectes, la religion, avec une dégradation des risques dans l'ordre, mais une perte certaine de soi et des responsabilités.
Les forces de l'ordre n'enquêtent pas longtemps et ne diffusent que le signalement du fugueur, sans donner plus de précision. Les 13 mois de fugue, très médiatisés, de Tiffany Warnotte, dont on parlait en Belgique, lors de l'émission, n'étaient qu'un exemple. Pourtant, la fugue touche 5% des adolescents en Communauté Française belge. Pour nombre d'entre eux, elle est souvent un premier signal d'alarme, annonciateur de plus grave par la fugue ultime : le suicide. Il y a une nouvelle concurrence aux parents: Internet. Le contrôle parental devient moins aisé quand les rencontres discrètes, le comment "fuguer" et plus grave, comment "se suicider" se mélange avec le marketing dans une attirance insidieuse et efficace. Les dangers de la vie exposent les ados à tous les excès. "Internet, reste net" disais-je un jour. C'est toujours plus vrai.
Quels sont les aides? Triangle: réconfort, organisation de jeunes, éducateurs
Child Focus déclarait que seulement 15% des jeunes fuguaient et se retrouvaient dans la rue pour une période plus longue. Là, le risque est le plus grand et le jeune devient une véritable proie facile dans le monde de la rue qu'il ne connaît pas. Viol, prostitution et drogue sont au menu de cette escapade sans espoir de retour programmé. Pour les autres, la révolte trouve heureusement un réconfort et une écoute dans les membres de la famille ou les copains hébergeurs bénévoles qui ne sont pas considérés comme délinquants aux yeux de la loi. Les confidences à personnes étrangères se passent parfois mieux qu'avec les parents eux-mêmes.
Les réseaux d'entraide solidaires entre jeunes fugueurs n'existent pas vraiment avec une organisation réelle. "SOS Jeunes" tente d'apporter une aide de première ligne et héberge ces jeunes pendant un temps limité par manque de place. Les services d'assistance semblent très faibles en définitive. Les jeunes, soit ne les connaissent pas, soit ne leur font pas confiance. Parfois, l'aide en famille d'accueil subsiste seule pour sortir de ces moments de profond malaise. Les enfants placés sont-ils perdus? Un jeune sur 3, placé en institution, fugue. Est-ce que cela signifie que les homes sont bien mal armés aussi pour aider les ados ? L'aide à la jeunesse est un véritable baromètre de notre société. Un secteur en crise qui représente près de 6000 placements, où sur le terrain, juges et procureurs se plaint du manque de places et de moyens. Ces magistrats, juges de la jeunesse, doivent rechercher des moyens pour replacer des parents inaptes à assumer la charge parentale. Les maisons familiales, les familles d'accueil (2800 en Belgique) sont en générale mieux adaptées à faire le travail de reconstruction du jeune en perdition. Bien que moins subsidiées, elles sont pourtant relativement bon marché (15 euros par jour au moment de l'émission télé). Le succès de la cohabitation n'est pourtant pas garanti et la violence comme limite peut prendre le pas et obliger à chercher une nouvelle fois une solution de centre fermé.
L'IPPJ, le centre fermé pour jeunes délinquants, a bien des éducateurs motivés, des adultes généreux. Certains jeunes interrogés qui les fréquentent, vont jusqu'à affirmer que c'est le Club Med, mais il subsiste des dérives étonnantes. Cela coûte d'abord très cher par jeune et par jour de présence. En Communauté française, pour la prévention et le suivi par des éducateurs, assistance sociale, on peut compter un budget de 176 millions d'euros pour la Belgique. Telle une institution a des mineurs qui se sentent en danger. La violence, pour exprimer la révolte, y régnerait. Les accusations sont graves. Les directions démentaient le fait et il fallait du recul pour évaluer le réel risque de perte de sécurité ressenti. Le problème crucial est de donner confiance et de faire accepter des règles strictes de vie en communauté. Les centres pour délinquants et les audiences du tribunal de la jeunesse, connaissant leur rôle, ouvrent leurs portes sans timidité. Mais, il ne faut pas prendre le problème et les malaises des jeunes à la légère.
Le discours du Roi des Belges du 21 juillet le rappelait en ces mots: "... de grandes souffrances, dont on parle trop peu, touchent des jeunes vulnérables. Il y a d'abord la violence contre eux-mêmes. Dans notre pays le nombre de suicides chez les jeunes demeure élevé. Une politique de prévention et d'écoute de jeunes en difficulté devrait être stimulée. De récentes données de centres de prévention dans notre pays montrent qu'un « teenager » sur 10 s'est déjà mutilé ou a essayé de se suicider. En outre, la violence de jeunes à l'endroit d'autres personnes s'est également accrue et traduit un mal vivre dans une partie de notre société. Là aussi une politique de prévention, centrée sur le respect de l'autre, doit être renforcée. Mais il va de soi que les Autorités feront leur travail lorsque, malgré tout, la violence se manifeste effectivement, et un accompagnement adéquat de ces jeunes sera assuré. ".
Comment prévoir la fugue au niveau de la famille?
Triangle: Objectiver, relativiser, responsabiliser
Chapitre qui mériterait tout un bouquin.
Le "mal être", le "spleen", est une maladie honteuse très contagieuse. Autant savoir quand le contact, la communication "parent-enfant" a la chance d'exister.
Motiver ses troupes, les aguerrir, pourrait-on dire. Ne pas laisser se sentir seul, le jeune, dans ce problème tout en tentant de laisser la bride sur le coup dans une délégation responsable, bien comprise, au mieux des compétences. Tout un programme d'équilibriste.
Placer des objectifs réalisables en fonction des moyens disponibles, sans plus.
Problème d"amour propre"? Ce sera le moment d'apporter l'humour, la dérision, l'autodérision. Armes de défense très efficaces.
En fait, une série de principes qui ne sont pas tellement différents de ceux que l'on proposerait aux adultes.
Starmania, l'opéra rock, avec "un terrien en détresse", le Besoin d'amour, Les uns contre les autres, Le monde est stone, Quand on arrive en ville, Le bluzz du businessman, Ziggy en a donné une foule de raisons depuis trente ans.
Alors, est-ce la méthode Coué? Peut-être. Cela peut marcher.
Un tel triangle, en boucle, pour technique, au cas par cas, permettra de combler le vide de l'homme en formation.
Ce triangle-là n'est pas un mystère insondable. Il demande seulement beaucoup de temps et de réflexions.
Alors, peut-être, le vrai "Triangle des Bermudes" le rencontrera-t-on avec sa grande bleue aux eaux turquoises, cristallines et sa musique, à domicile.
L'enfoiré,
Citations:
-
"Fuguer est le contraire d'un suicide : on part pour vivre.", Hafid Haggoune
-
"Etre désenchanté est pire qu'être perdu.", Mylène Farmer
-
"Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.", Maurice Chapelan
-
"Quand j'étais jeune, je plaignais les vieux. Maintenant que je suis vieux, ce sont les jeunes que je plains.", Jean Rostand
-
"On met longtemps à devenir jeune", Pablo Picasso
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LE SENS DU POURQUOI ? Merci…
Le Panda 2008-07-21 11:53:06

Les faits tels quels.
Dans le réel et le souci de penser que tous les enfants de par le monde peuvent et doivent bénéficier des mêmes avantages, à tous les stades.
Nous petit média de presse, mais trés lu.
Internet et presse papier, nous avions offert, des places (100) pour des spectacles dans les parcs régionaux et nationaux.
Parcs d’attractions, ludiques, familiaux, avec en plus des animaux à l’intérieur, chouette, des jeux gratuits, des spectacles, rien à payer, une journée gratuite par les temps qui courts, ce n’est pas sympathique de la part de gens qui ne demandent rien en contrepartie?
Il faut dire que la politesse avec les vendeurs et vendeuses de grandes surfaces se perd de plus en plus, c’est dommage.
Nous n’avons surtout pas, la prétention de changer le monde, ce travail se fait à la base, mais lorsque la base décide pour « rien » que reste t-il au sommet ?
Le Pouvoir ?
Le pouvoir de tout faire, y compris d'empêcher de donner juste un peu de joies à des enfants?
Dans une société où la simple circonstance de remplir son caddie coûte entre 15 et 20% de plus, pas même en un an.
C'est la régle du pouvoir d'achat de l'Etat, qui vous dit: "Faites jouer, la concurrence".
Les soins d’appliquer ceux qu’ils veulent, tonic, c’est ce que pensent les enfants…
Donc le sommet se moque de qui ?
Le magasin en question, pour le citer volontairement porte pour enseigne « AUCHAN » « Sud ».
Prenant contact avec « l’Attachée de Direction » la responsable, nous dit : « Il est interdit d’offrir directement, quoi que ce soit au personnel, merci de nous faire passer vos invitations, nous ferons le nécessaire».
10 jours plus tard, nous apprenions, qu’aucune invitation n’avait été remise aux parents des enfants, malgré leurs demandes.
Tornicoti, tournicotons, nous prenions notre téléphone et appelions, le service.
Le service de direction, nous demande de venir reprendre notre « cadeau » à l’accueil, refusant de remettre aux « enfants » du personnel, ce petit geste « gentil » non ?
Arrivés sur place, nos invitations gratuites n’étaient plus là. Sic !!
Ben, alors diraient les « enfants ».
Ces « Invitations » nous furent renvoyées ce jour en lettre recommandée avec A.R. documents en notre possession.
Le pouvoir de ce modèle, de grande surface est énorme, au point d’écraser en "apparence" non seulement les prix, puis les producteurs; mais aussi le « sourire » des petits.
Un simple conseil, non, un avertissement, à la rentrée assurez-vous, petits et grands que le cartable soit complet, car à ce rythme où allons-nous ?
Surtout nous vous présentons toutes nos excuses d’avoir essayez d’êtres souriants dans un monde de brutes.
Les enfants passez tout de même de très bonnes vacances, il y a de temps en temps des gens qui savent que vous êtes là heureusement.
Nous vous faisons parvenir des "milliards de bisous"
Le Panda
Patrick Juan.
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Que la fête commence, enfin presque...
lenfoire 2008-07-20 15:40:15
Ce matin du 20 juillet, veille de la fête nationale belge, je me lançais comme d'habitude à la chasse à l'air pur. Cette fois, je prenais la voiture pour préparer mon croque en jambe de joggeur solitaire. La nature n'est-elle pas derrière tous les chemins de l'aventure sans aller bien loin ?
J'avais décidé d'aller voir en ville, les préparatifs de cette fête qui prenait une connotation spéciale au vu de l'aventure, du sort dans laquelle, les Belges, en général et les Bruxellois, en particulier, se voyaient progressivement mener par la politique dont on a déjà parlé sur cette antenne. Nouvelle période de sursis pour permettre d'espérer que la fête se passe avec les meilleurs augures de réconciliation.
En route, dans la voiture, j'écoutais Radio Nostalgie. Je ne vous mentirai pas mais Johnny Hallyday chantait "Je te promets". Cela promettait, en effet. Un peu plus tard, ce fut "Et si on dansait ce soir le dernier slow" de Joe Dassin. C'était à croire que la radio avait décidé de mettre dans l'humeur du moment avec un certain humour.
Au dehors, voilà la drache nationale qui reprenait de plus belle. "Un peu en avance sur le programme, celle-là", me dis-je.
Elle était au rendez-vous, cela ne voulait-il pas dire que rien n'avait changé? Le soleil, lui, était capricieux. Il jouait à cache-cache au travers de lourds nuages. J'avais reçu un coup de fil en provenance du grand sud, le matin. Là-bas, c'était les 30°C assurés qui guettaient pour la journée. "Il fait toujours beau quelque part", chantait Guy Béart. Cette chanson-là, ne vint pas sur Nostalgie.
Les infos de 11 heures étaient là. On annonçait, dans un manque d'à propos bizarre, que 6% d'avions étaient attendus en plus dans le ciel de la Belgique cette année. Pas un mot de Leterme et de ses acolytes à la recherche d'un gouvernement et d'une volonté d'accorder les violons. Nous étions en sursis, mais personne ne voulait en parler ou n'avait le coeur de remettre le problème sur la table à longueur d'infos. Dimanche, c'est sacré.
Voilà, le soleil qui revenait derrière les gouttes de mon pare-brise.
Et si j'allais à la foire de Bruxelles qui venait de rouvrir? Un plan de visite s'ébauchait déjà dans mon esprit: Arrêt sur l'avenue Louise, place Poulaert, descente par l'ascenseur extérieur près du Palais de Justice, les Marolles, la Place du Jeu de Balle, la rue Blaes, la Foire de Bruxelles, remontée, enfin, vers la Place du Sablon et retour. Pas moyen de ne pas faire mieux dans la diversité. La pauvreté, la joie de partage et la richesse.
Rue Blaes, voilà que la douche revient avec vigueur et que chacun pense à garer ses petites personnes sous les auvents de fortune.
Il faut se réfugier ou se mouiller jusqu'aux os. Pas d'autres alternatives. Je pris la première solution. Un grand Pare Soleil se transforme pour l'occasion en parapluie efficace.
Je prends des photos et une dame à mes côtés entame la conversation avec humour.
- Beau temps pour un mois de juillet, n'est-ce pas ?
- C'est la Belgique, non?
Il s'avérait qu'elle était résidente dans un appartement tout proche. Donc, pas moyen de lui conter n'importe quoi, lui mentir. Je lui dis que la pluie ne m'émouvait pas plus qu'il n'en faille à un bon belge pur jus.
Elle m'apprend en définitive, en me la désignant du doigt, que sa voiture blanche avait subit, pendant la nuit, quelques taggages bien peu esthétiques. J'ai eu très difficile à lui faire comprendre que cela se passe dans toutes les grandes villes d'aujourd'hui. Pas normal, cet état irresponsable, mais...
La pluie cessa. La Place du Jeu de Balle accueille les brocantes du dimanche comme d'habitude. On dégageait les vieux objets recouverts de bâches, dans la hâte contre la pluie.
Dans le fond de la place, on se préparait pour le Bal Populaire National du soir. Vivement effacer des mémoires, tous les problèmes de l'année. On annonce, pour le soir, Bob Saucisse, Eddy Wally et tout le folklore bruxellelois. Bizarre, pas de Grand Jojo. Malade? Donc, pas de Jules César avec ses jambes de super star, ni de p'tit verre pour la soif.
La Porte de Hal et la Foire de Bruxelles m'accueillaient après quelques centaines de mètres de jogging.
Tout était au ralenti, réservé pour l'après midi dans la Foire du Midi. On avait le temps. Enfin, le temps de faire, pas celui qu'il fait.
Mais tout était là: la Grande Roue, qui se faisait payé 4 euros par course de panorama assuré, les caricoles, les gaufres, les frites avec pickles, toutes les attractions avec le château hanté, King Kong qui descendait sur la ville.
Un peu plus loin, une dame passait alternativement du porte voix à l'appareil auditif géant devant la Tour du Midi, l'Office des Pensions. Quand elle en descendit, je lui dit :
- Ne criez pas si fort, on pourrait vous entendre la haut.
Elle en rit encore.
Remontée vers le haut de la ville.
Sur la rue Royale, j'avais encore quelque chose à photographier. J'avais remarqué que, la veille, des préposés avaient placé des pinces à linge aux couleurs de la Belgique, le long de la rue. Surprise: tout avait disparu. Etait-ce pour raison de souvenirs ou parce que les enfants du bon dieu étaient redevenus des canards sauvages? A ce sujet, pas d'invasion de drapeaux sur les fenêtres et les balcons de la capitale comme on a pu le constater l'année passé. Un 21 juillet comme un autre.
La Place du Grand Sablon, changement de décor. Au milieu des antiquaires, les chocolatiers et les pâtisseries, les plus renommés.
Retour à la case départ.
A 13 heures, il y aura le discours du Roi qui sera particulièrement écouté, cette fois. 
Comment va-t-il présenter notre situation économique, notre imbroglio politique?
Dans la voiture, au retour, la radio, en plein à propos, chante par la voix de Francis Cabrel. Il m'exhorte de regagner ma "Cabane du Pêcheur". Quel beau conseil !
Que retenir de cette promenade matinale?Rien de changer sous la drache. Non, pas besoin de s'inquiéter. Ça vit toujours Bruxelles, comme avant. R.A.S.
Alors, au revoir. A vous les studios. Médiateurs, au boulot.
Je vous envoye toutes les photos de ces préparatifs et du reste, évidemment. Clickez Les voici.
Ailleurs, aujourd'hui, en Colombie, c'était la fête nationale. Nous, ce sera demain, le Te Deum, le défilé militaire et le feu d'artifice. Le grand classique, éclectique pour la grande foule. 
Et puis, il y a les médiateurs à bord, donc tout va bien. Enfin presque...jusqu'au 31 juillet... ou plus tard.
L'enfoiré,
Video du 15 aout C dans l'air Quand les Belges seront Français
La crise vue dans l'humour sous la loupe belge n'est pas triste.
Remerciements encore une fois à Rif et au remplaçant de Kroll qui me permettent de mettre de l'humour dans mes textes
Citations:
-
« C'est la différence d'opinion qui fait les courses de chevaux. », Mark Twain
-
« L'histoire de l'humanité devient de plus en plus une course entre l'éducation et la catastrophe. », Herbert George Wells
- « Chasse la nature à coups de fourche, elle reviendra toujours au pas de course. », Horace
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Nouvelles du festival BD de Bourgoin-Jallieu
Thym-Thym 2008-07-17 19:34:27


Au Panda et à toute l'équipe des rédacteurs et commentateurs (bienvenue Anonyme).
Ainsi qu'à tous les lecteurs d'un Forum qui suit sa vocation, les enfants "Bonjour".
Quel que soit votre nombre de visites, n'allez pas plus loin, cliquez, sur la petite fleur, qui sert à cet article, merci d'écouter et interrogez-vous, juste, un peu, un peu plus, merci.
Pourquoi?
Pour simplement dire merci à toutes et tous ceux qui oeuvrent au quotidien pour donner des Rêves, qui deviennent réalités.
Le tout n'est pas d'y penser, mais de le faire: La preuve est là......
Comme promis, je vous tiens au courant des suites de la vente aux enchères réalisée lors du 1er Festival de BD les 14 et 15 Juin dernier, au profit de l'association Rêves (association qui réalise les rêves des enfants malades).
Une lettre de cette Association est parvenue au siège de B.D.B.J. (Bandes dessinées Bourgoin Jallieu), notre Association , nous annonçant que grâce aux fonds récoltés, un enfant de 17 ans (à cet âge là, on est encore un enfant) va réaliser le rêve de sa vie.
Il va pouvoir assister à un match de l'équipe de France de Rugby et rencontrer les joueurs de cette même équipe.
Je voudrais vous dire un grand merci, pour ce que vous avez fait pour nous aider et encore bravo à vous, tous et surtout toute mon équipe.
Thym Thym heureux, et rendez-vous, pour la "deuxiéme" cession, à l'année prochaine.
Rendez-vous est prit pour 2009.
Panda, merci de mettre une image, car je n'y arrive pas.
Thym Thym
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Bayrou s'en prend à Sarkozy via Tapie.
Le Panda 2008-07-17 14:44:51

Le président du MoDem a dénoncé jeudi sur RTL "les protections au plus haut niveau" dont a bénéficié Bernard Tapie.
M. Bayrou a déploré qu'on ait "écarté la justice" dans le règlement du litige opposant M. Tapie au Lyonnais.
"La situation ainsi créée envoie un message très simple: Si vous êtes avec moi, vous êtes protégé et vous n'aurez qu'à vous féliciter des libéralités dont vous ferez l'objet par l'Etat, si vous êtes contre moi, à ce moment là, on vous casse". Selon François Bayrou, "chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des Finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard des protections se sont déclenchées à l'endroit de Bernard Tapie".
Le président du MoDem a réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire "qui accepte d'aller regarder quel est l'enchaînement de décisions qui a conduit à écarter la justice et à la remplacer par des arbitres entre guillemets".
Il a estimé que le tribunal arbitral qui a condamné le Consortium de réalisation - gérant le passif du Crédit Lyonnais - à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie - qui s'estimait floué d'une plus-value importante réalisée par la banque lors de la vente d'Adidas en 1993 - avait été mis en place "pour éviter la décision de justice dont on savait qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie".
"On a voulu mettre en place des arbitres lourdement dédommagés" car "les plus hautes autorités du pays avaient décidé ainsi de protéger cette personne", a déclaré M. Bayrou.
"On donne 45 millions d'euros à Bernard Tapie pour préjudice moral, il suffit de regarder le pedigree de Tapie pour avoir une idée de ce que 'moral' signifie", a-t-il ajouté. M. Bayrou a souligné que "le contribuable français, l'Etat, va payer 285 millions d'euros" aux liquidateurs du groupe Tapie, ce qui représente "la totalité de tous les salaires annuels des 15.000 postes d'enseignants qui vont être supprimés l'an prochain".
Pour le moins que l’on puisse dire est que la déclaration du président du Modem est très loin, de faire de la politique politicienne. Il dit, ce que tout le monde pense tout bas, on en parle dans la rue mais cela reste Le café du commerce.
Dans la mesure où La Taverne ne soit pas en vacances, puis qu’il passe par là, il pourra y aller de son couplet.
En cas de vacances, notre confrère, Olivier, pourra livrer, un « quartet » de son style ou à défaut T.REX, notre dinosaure de service, sans oublier les « Anonymes » qui prennent de plus en plus la « parole ». Ce fut un succès à l’époque pour ceux qui en doute, ont vous mettra le lien de la chanson, vous la préférez avec : Delon, Dalida « seule » ou avec Lama ?Pour ceux qui ne comprennent pas tout à fait cette dépêche, complétée de mon refrain.Il suffit de prendre les déclarations de l’homme politique Bernard Tapie, qui n’exclut pas de revenir en « politique » en flattant l’égo de Nicolas Sarkozy. Il vient de déclarer : « C’est le seul à, avoir le courage ; de mener de front des réformes dont la France sortira gagnante » dixit : Tapie.Lorsque l’on regarde, de plus près, il est évident qu’il vaut mieux s’adresser au Père qu’aux Enfants. C’est sûrement la raison pour laquelle, le Crédit Lyonnais est devenu une filiale du Crédit Agricole ?Une bonne raison, d’avoir demeuré à Paris : rue des Saints Pères, qui commence dans le 6 e et finit dans le 7 e. Une façon d'être carrement là-haut plus proche du septiéme "ciel"?
A une telle hauteur, avec l’école de commerce, on peut se payer le "Phocéa" sans y avoir, invité le Président de la République actuel ; puisque ce dernier peut compter sur d’autres amis tel Bolloré ?
La liste est loin d’être limitative, est-ce que tous les Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy ont droit à une prime de vacances ?
Voilà une bonne question à poser par l’institut de sondage le : C.S.A ? Y’a pas maldonne vu comme nous le précisions il y a quelques jours, que Monsieur Bolloré détenteur de 40 % du capital du CSA a acquis les 60 % restants ?Il est vrai que comme le dit un vieux dicton Romain : « Engagez – vous, engagez-vous qu’il disait » citation dans Astérix pour les légions.
Oubliez que nous sommes Gaulois, c’est omettre que tous les détenteurs d’un compte bancaire ont payé la chute du Crédit Lyonnais ?
On ne sait pas, si tous les Français qui ont voté pour le Président de la République actuel seraient disposés à le déclarer ?
Quoique, si cela peut provoquer un dégrèvement fiscal, puis revenir à la case départ tout blanchit ; pourquoi pas. Je suis persuadé que même en Belgique, il connaisse, Tapie, et le Crédit Lyonnais, mais eux, ne paieront, pas même une frite.
Là où subsiste le hic reste de démontrer pour qui l’on a voté. On sait qui a voté, le reste est invérifiable.Pensez-vous qu’il en soit de même pour que l’ensemble des contribuables imposables payent les frasques du Corbeau et du Renard ?Comme toute fable a une morale la question à se poser peut-être est de savoir : « qui est le corbeau (excellent film) » « qui est le renard (petite bestiole, très futée qui dévaste les poulaillers en séduisant ses conquêtes avant de les manger, puis de se sauver ? »
Ne pensez pas que j’ai quoi que ce soit à demander à l’un ou à l’autre, dites ; vous avez des nouvelles de Madame Rachida Dati ?
Le Jeu des Mille francs s’était dans le temps, à présent vous n’avez pas le sentiment que c’est Quitte ou Double ?
La démonstration est faite, être entre deux états, et nager en eaux troubles, vous rends méconnaissables.
Sources : AFP – Les Voix du Panda- Les Archives du Panda Presse*
Le Panda
Patrick Juan
Commentaires
Salut L’auteur, Il faut plusieurs lectures, pour commenter, et le temps me manque, vaste sujet, mais ouverture, plus importante que ce que l’on peut supposer à première lecture. Bien à toi et aux autres. Le Panda c’est Moa :mrgreen: