FILM DE LA
JOURNEE Cliquez sur le lien photos JOURNEE
MONDIALE DU DON DU SANG
Témoignage : Docteur
Courbil - Madame Julien – Professeur Garraud
L’Etablissement
Français du Sang, se mobilise et lance une campagne de communication
nationale ; France 2 relaye l’information sur le plan national
à 6h30.
Quel sont vos objectifs,
vos buts, Docteur Courbil ?
On va laisser répondre
La Présidente,
Présidente de
l’ Union Départementale du Puy de Dôme, avec
52 associations, et je représente aussi le Comité
régional, qui regroupe, les 4 départements de l’Auvergne.
En partenariat avec l’Etablissement du Sang, nous sommes des
bénévoles et nous aidons les différents établissements
pour recruter des Donneurs, pour les inviter à donner leur
sang.
Votre conception par
rapport aux Donneurs de sang et ce que vous attendez»
Je suis le Docteur Hervé
Courbil, je dirige le centre transfusionnel de Clermont-Ferrand.
Cette journée est très importante, elle est une journée
de sensibilisation du grand public, des non-donneurs. Dans ces non-donneurs
il y a des gens qui ne connaissent pas du tout le principe, du Don
et ne savent pas à quoi cela correspond.
4 % de la population
donne son sang, il faut augmenter ce pourcentage de façon
importante. Sensibiliser, faire connaître le Don du Sang,
un geste simple et quotidien. L’intérêt de cette
campagne que le public qui ignore le Don du Sang, le découvre,
adhère, nous rejoigne. Comme l’indiquez Madame Julien,
nous, dans nos missions, nous sommes des professionnelles qui effectueront
la collecte du sang, dans notre mission nous sommes aidés
par des bénévoles, d’une association de Donneurs
de Sang»
Essayer d’enlever
certaines idées préconçues pour les gens qui
ne sont pas donneurs, et éventuellement sur certains messages
qui sont passés, qui ne sont pas de l’information mais
de la mauvaise communication. Sur Clermont-Ferrand combien y a t-il
de Don de Sang, toutes catégories confondues ? »
Le chiffre des Donneurs
de Sang est de l’ordre de 20 000, sur le Puy de Dôme,
mais cela correspond à une présence de Donneurs réguliers,
conditions d’âges pour donner :18 à 65 ans. Parmi
ces Donneurs réguliers, il y a une proportion importante
qui va atteindre la limite d’âge. Ces gens volontaires
bénévoles convaincus, que nous n’allons plus
pouvoir accepter. Donc notre objectif est de renouveler nos Donneurs,
de faire appel à de nouvelles personnes qui puissent entrer
dans le cadre du Don du Sang, convaincus. Pour rebondir sur ce que
vous disiez, effectivement une proportion importante de donneurs,
elle a besoin d’être renouveler, cette proportion de
donneurs, sont tous les jours sollicitée. Venir au Don du
Sang et fidéliser au Don du Sang.
Il faut un certain nombre
de plaquettes, où il faut aussi un dépistage préalable.
Comment procédez-vous en sachant que pour donner tout simplement,
son sang, c’est un prélèvement qui ne dépasse
pas quelques minutes. Il faut savoir donner pour recevoir.
Oui vous avez absolument
raison, au niveau du Don, il y a un entretien médical, cet
entretien permet justement de vérifier qu’il n’y
ait pas de soucis au niveau du Donneur, ou le Receveur. Notre objectif
est très clairement de donner une sécurité
maximum au produit qui est issu du Don. Le Don du Sang ne présente
aucun danger pour le Donneur. Notre objectif est bien entendu de
protéger le Receveur. Donc parmi les différentes étapes
du Don du Sang, il y a bien entendu une étape de sécurisation,
comme vous l’indiquiez chaque Don du Sang, bénéficie
de 2 contrôles biologiques, que ce soit virologique ou immunologique.
Il y a une sécurité maximale qui entoure le Don du
Sang.
Pour entrer dans le sujet
pour le don du Sang, le problème de la Communication, c’est
le relais réflecteur dont vous avez le plus. En dessous de
160 000 plaquettes, vous ne pouvez pas être considéré
comme Donneur. Il y a un dépistage qui se fait pour le VIH1
et VIH 2. Est-ce que vous ne croyez pas qu’il ne faille redorer
un petit peu, ce qui a donner un sacré coup, notamment ce
qu’on a appelé le problème du sang tronqué,
qui a produit des millions de morts à travers du monde. Les
rapports qui ont été établis à l’époque,
à ce qui a été donné de faire, très
certainement que les épidémies ne seraient pas répandues
de la façon dont laquelle elles se sont faites.
Quel sont les temps de
conservation quand vous avez un Donneur qui arrive, est-ce que vous
faites une séparation des plaquettes, du plasma et de qu’elle
façon vous classifiez les différents groupes sanguins.
Quelles sont les répartitions dans le cadre de l’hexagone
?
Je vais essayer de répondre
de façon exhaustive à vos nombreuses questions. Un
donneur vient faire un Don du Sang total. Permet un concentré
de globules rouges. Ce concentré de globules rouges sont
conservés 42 jours maximum, cela permettra de donner un concentré
de plaquettes, qui est conservé 5 jours, cela permettra de
donner du plasma thérapeutique qui doit être utilisé
une fois décongelé dans les 6 heures. C’est
pour cela que les produits issus du sang, s’appelle des produits
sanguins labiles, simplement parce que la durée de conservation
est extrêmement courte.
Ensuite sur la partie
sécuritaire que vous avez abordée. Effectivement,
l’époque dont vous parlez est une époque révolue.
Actuellement la transfusion est une activité médicale
à part entière, et extrêmement sécuritaire
qui tient compte de l’évolution de la science. En ce
qui concerne, tous les virus, parasites et bactéries connus,
un certain nombre de dépistages permettent de sécuriser
un maximum. Nous avons aussi des tests immunologiques qui permettent
de connaître, les groupes et les sténotypes des Donneurs.
Donc c’est vrai, à la fois la sensibilisation aux Dons
pour bien faire.
Nous avons besoin d’en
sauver de plus en plus, c’est là où l’appel
est important.
Vous avez actuellement,
sur le plan national, des Donneurs coutumiers. Vous avez 1,6 % de
la population Donneurs qui viennent dans le cadre d’une période
annuelle. Quel est votre objectif ? Est-ce de porter cette graduation,
comme vous l’avez expliqué par les différents
communiqués, à un peu plus de 2.
C’est un message
à faire passer. Cela en soi est une motivation. Il y a un
centre spécialisé Universitaire, il y a un centre
anti-cancéreux, il y a des établissements privés
de pointe, on a la chance de bénéficier d’une
infrastructure sanitaire en Auvergne. Il faut continuer à
bénéficier de tout ceci, il faut que hommes, femmes
en bonne santé, nous rejoignent et donnent leur sang.
Madame la Présidente
quel est votre point de vue à ce niveau là, votre
souhait ?
Notre principal partenaire
est l’Etablissement Français du Sang. Les collectivités
locales aussi, car seul on ne peut pas faire grand-chose. Amener
le plus de gens, des jeunes et les fidéliser. On voudrait
aussi que les gens des villes, par exemple la ville de Clermont-Ferrand,
s’impliquent un petit peu plus. Parce que à la campagne
le Don du Sang marche mieux. L’important c’est qu’ils
donnent, sans le sang il y a beaucoup de malades qui malheureusement
ne peuvent pas être sauvés.
Madame la Présidente
a détaillé les besoins qui se font sentir. Quels sont
les groupes sanguins que vous pouvez avoir le plus besoin. Est-ce
que c’est le groupe A, est-ce que c’est le groupe O
Universel ?
Nous avons besoin de
tous les groupes sanguins. Simplement certains groupes, sont plus
importants suivant les types de Dons, les types de Dons de Sang
total, le don de plasma, le don de plaquettes. Quelqu’un qui
est du groupe AB, qui n’est pas un groupe très répandu,
est de l’ordre de 3%. Quelqu’un du groupe AB est un
Donneur de plasma, puisque le plasma AB est un plasma universel.
Un Donneur AB ne devrait être qu’un Donneur de plasma,
car il va pouvoir sauver la vie de tout le monde, du fait de la
caractéristique de son groupe. Un Donneur O effectivement
est un Donneur total universel, et notamment par rapport aux globules
rouges qu’il va donner, mais les Donneurs A et les Donneurs
B, sont tout aussi importants.
Donc c’est un avantage,
un atout.
La couleur de la peau,
la connotation religieuse, quand le sang coule il reste rouge, lorsque
le sperme sort et qu’il engendre la vie il est blanc, et quel
que puisse être les connotations, ou les variation politiques,
cela ne rentre en aucune ligne de compte.
Le Don du Sang est un
geste qui est simple, à encrer dans votre quotidien. C’est
surtout un geste qui est indispensable. Il n’y a pas de produit
de substitution.
L’on approche de
l’été, dans quel ordre et de quel pourcentage,
les stock que vous avez actuellement ?
Nous avons actuellement
des stocks de sang qui sont relativement bas. Nous n’avons
qu’une dizaine de jours de stock. Actuellement on avait l’habitude
de dire, on a 8 000 Dons tous les jours en France, nous avons besoin
entre 800 et 1 000 supplémentaires.
Etes-vous en relation
avec le Ministère? Avec le Ministère de la Santé
? Et quand on constate ce que le pôle universitaire draine
comme étudiants, n’avez-vous pas en la circonstance
là, un atout de taille ? Et Madame la Présidente,
les jeunes vous font défaut ?
Ils ne nous font pas
défaut, ils sont moins fidélisés. Les jeunes
c’est l’avenir, ce sont les donneurs de demain. Nous
sommes dans un pays où la population est vieillissante.
Un message assez clair,
donner son sang est un acte de civisme, non pas dans une couleur,
mais tout simplement le rouge que vous pouvez donner, de la même
façon que les plaquettes ou le plasma peuvent être
séparés.
Nous avons besoin de
vous, rejoignez-nous au Don du Sang, et pour tous renseignements,
appelez au 04 73 15 20 20 .
Avez-vous une adresse
email ?
- « L’adresse
email du Don du Sang: http://www.dondusang.net.
»
Madame la Présidente,
nous avons eu des informations sur le plan local, directement du
Médecin qui est responsable de l’Unité du Centre
de France, vous êtes basé dans la Loire.
Je suis basé sur
le site de Saint Etienne, qui est le siège social de notre
établissement Auvergne/Loire. C’est l’établissement
le plus important, au niveau prélèvement c’est
celui qui travaille le plus. Je me déplace volontiers pour
tous les centres sites. Je vous ai ressenti réactif et très
actif. Et que nous étions sur la même longueur d’onde,
que nous avions le même message à faire passer.
ENTRETIEN AVEC LE PROFESSEUR
GARRAUD
Monsieur le Professeur
Garraud, responsable sur le plan régional, le plan national.
Ce qui peut effectivement être considéré comme
un Don, comme un but. Face aux besoins que vous avez, et ce que
vous attendez de cette journée.
Sur le plan régional,
sur le plan Français, sur le plan mondial. J’attends
de cette journée, de faire connaître le don du Sang,
qui n’est pas assez connu encore. Toutes les enquêtes
d’opinions nous montre que certaines fractions de la population
ne connaissent pas encore le Don du Sang, si bizarre que cela puisse
paraître. Nous avons besoin aussi des personnes qui ont donnés,
il y a longtemps, et qui pour des raisons personnelles, professionnelles,
pour des raisons géographiques, ont arrêté de
donner leur sang. Mais ils ne seraient pas loin de recommencer,
si elles savent que nous nous déplaçons, que nous
sommes prêts de leur lieur de travail, que cela ne dure pas
longtemps.
Le fait d’en parler
régulièrement, rappelle aux gens que le Don du Sang,
ce n’est pas une fois comme ça, lorsqu’il y a
un appel national, quand on est en difficulté. Les malades
ne prennent pas de vacances. Cela était sur le plan Français,
maintenant sur le plan international, nous inscrivons la France
dans un grand mouvement Européen. Sur la sécurité
du sang ce que reçoivent les malades. Les produits sanguins
sont donnés aux malades, pour les soigner. Le sang sur un
plan thérapeutique est un produit irremplaçable, recevable
par un malade en toute sécurité.
Un certain nombre d’exemples
qui font très peur quand on parle de transfusion. Ce que
nous essayons de faire passer, au niveau Européen, ont s’occupe
de la sécurité. Et dans tous les domaines au niveau
Mondial, il faut que nous essayions envers les pays du Sud en voie
de développement. Ce qu’ils n’ont pas c’est
ce que nous avons, c’est le savoir faire : Pour la promotion
du Don du Sang, la séparation des composants sanguins, et
un savoir faire pour la sécurisation. C’est assez difficile
de réaliser ces 3 étapes dans les pays du Sud. La
promotion est difficile parce que ce n’est pas le même.
La culture est différente, il y a des interdits religieux,
il y a un tas d’obstacles et il n’y a pas les mêmes
médias qu’en France, donc on ne peut pas être
relié. Il faut s’appuyer sur d’autres arguments.
Et avec les connaissances que nous avons ont peu les aider, leur
faire partager, les techniques de prélèvement, pour
leur donner une bonne recette et être le plus efficace possible.
Il ne faut pas qu’ils perdent de temps.
Cette malheureuse affaire
de sang dit « contaminé » est bien loin derrière
nous. Cette réception mentale est dans le public, ça
c’est passé partout dans le monde. C’était
une époque où l’on ne connaissait pas un certain
nombre de choses. En étant des plus attentif à cette
sécurisation maximale, nous avons développé
énormément d’outils. Bien plus que n’importe
quel pays au Monde, comme la Grande Bretagne. Nous sommes les pays
à mettre en place, tout ce qui est imaginable. De ce côté
il faut que le public, accepte de recevoir du sang, c’est
nécessaire quand les indications sont posées, de permettre
à des gens de survivre et d’accepter les chimiothérapies
qui sont de plus en plus agressives actuellement et qui sauvent
le plus de gens. Sauver du cancer, c’est une chose que l’on
sait bien faire, mais pour bien le traiter, il faut subir de temps
en temps des chimiothérapies qui sont de plus en plus agressives
pour la moelle qui fabrique les cellules sanguines. On peut faire
accepter les choses. On peut bien dépister les mauvaises
cellules, et on va pouvoir permettre de tolérer cette chimiothérapie
avec une transfusion sanguine. C’est une avancée considérable.
Pour cela on a besoin de Dons, parce qu’il y a des gens malades
et des gens bien portants. Je crois que ce grand moment de solidarité
n’est pas si contraignant que cela. Un geste généreux,
anonyme mais dont on ne va pas faire un état. Mais un geste
normal.
Ce que nous attendons
des services publics, c’est de favoriser les Journées
Dons du Sang et de faire passer des messages comme vous le faite.
Nous allons devoir rappeler que notre action, notre service public,
par rapport à des festivités qui peuvent se déplacer
d’un jour ou deux, ou que nous pouvons cohabiter tout simplement.
On demande vraiment aux Mairies, aux Elus, de nous faciliter la
vie, car ce n’est pas pour notre simple plaisir que nous sommes
là, mais pour assurer la collecte des dons, il ne faut vraiment
penser qu’à cela. C’est un peu ce qu’on
attend des Services Publiques. Pour le Ministère de Santé,
nous attendons des moyens de travailler, des promotions. On attend
du Ministère, des moyens de travailler toujours plus dans
la sécurité. Nous faisons des propositions qui coûtent
toujours plus chers, et effectivement il faut qu’on sache,
que travailler en toute sécurité ça a un coût,
qui affecte le coût global de la santé en France. C’est
le Ministère qui détermine les grandes lignes ; Ministère
de la Santé, Ministère du Budget. Voilà, nous
attendons des actions.
Ce que nous pouvons faire
c’est d’organiser l’aide sur le domaine de la
santé, ne s’improvise pas. L’EFS à une
politique extrême étudié pour cette aide. Cette
aide doit tout d’abord demander, solliciter par le Ministère
de la Santé d’un pays, nous essayons de d’abord
passer par les Ministères des pays, que l’on va pouvoir
aider ; sans rentrer dans un jeu de pouvoir, de services à
quiconque. Ensuite cette aide va être formulée, aux
ministères des Affaires Etrangères, qui va s’engager
sur un programme de coopération dont l’acteur sur le
terrain va être l’EFS, de la cellule internationale.
Ace moment là certains d’entre-vous de l’EFS,
vont aller sur place, regarder ce qui se passe et faire une action
en conseil, en audite déjà. Alors cet audit va être
technique, rendre plus stérile la préparation, mais
elle peut être aussi sur la promotion.
Ce que vous essayez d’expliquer,
c’est que les 2 principaux partenaires, et si l’on prend
la phase politique en France. Est-ce qu Bernard Kouchner, qui est
ministre des Affaires Etrangères, qui est votre interlocuteur
comme peut l’être le ministère du Budget, pour
la communication, et des fonds que vous pouvez avoir besoin ?
Il y a 3 ministères
avec lesquels on va travailler régulièrement. Pour
nous le ministère de la Santé qui lui-même gère
le budget en fait, directement avec le ministère du Budget.
Pour le ministère des Affaires Etrangères, là
nous avons un ministère qui va être particulièrement
sensible parmi les autres urgences qu’il a. Nous espérons
une oreille très attentive de Monsieur Bernard Kouchner.
Il y a 2 actions à
mener en parallèle. Il faut absolument se déplacer,
d’être sur place et comme se sont souvent les mêmes
personnes, c’est comme une sorte de parrainage. Il y a 1 ou
2 personnes qui viennent voir chez nous. C’est une chose assez
importante pour eux, et voir comment se déroule un système
de qualité. C’est très important qu’il
voit sur place le déroulement logique du système qualité,
qu’ils vont pouvoir développer avec leurs moyens. Et
ça il faut qu’ils le voient sur place. Il faut les
deux. Il serait complètement illusoire, nos techniques sophistiquées,
qui n’existent pas quand ils reviennent chez eux.
Malheureusement je ne
suis pas plus compétent que toutes les personnes qui se déplacent.
J’ai aussi une grosse expérience des médecines
Tropicales et de l’Outre-Mer, car j’y est passé
de nombreuses années. Cela ne se passe pas très bien
en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, faute de moyens.
Et très fréquentes dans les populations. Pour le Don
de Sang c’est extrêmement difficile et pénalisant,
parce que ces maladies sexuellement transmissibles, se transmettent
aussi par le sang, contractées par une autre personne, lorsqu’elles
sont transfusées par le sang. Les pays qui ont peu de moyen,
recherchent des marqueurs pour les principaux virus, transmissibles,
comme le virus de VIH, le type 1 et 2, car ces types sont plus fréquents
en Afrique, parfois pour d’autres virus, comme le HTMV, fréquent
en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique. Elles recherchent
aussi certaines bactéries comme la Syphilis, qui se transmet
beaucoup et qui ressurgie partout dans le monde, qui n’est
pas du tout en voie d’extinction. C’est à peut
prêt tout ce que l’on peut faire avec ces moyens au
niveau des Hépatites. Avec l’Hépatite B, c’est
assez facile à rechercher sans trop de moyens. Voilà
un petit peu ce qui se fait au minimum.
Je vous remercie de ces
précisions techniques. Je crois que le principal message
en tant que Média, que l’on se chargera de faire véhiculer
: le sang est la 1ère richesse que l’on possède.
C’est vrai que
je suis très reconnaissant à certain laboratoires,
de mettre à disposition des médicaments. Certains
laboratoires sur d’autres maladies que celles-là, ont
accepté de le faire. Certains génériques qui
sont aussi efficaces et beaucoup moins cher. C’est bien de
ne pas les assassiner, et de les laisser développer ces produits
génériques. Certains laboratoires font aussi de très
bons médicaments en particulier en Inde, donc c’est
important que ces développeurs de médicaments puissent
accéder à ce marché dans les pays Africains.
C’est important aussi que les pays riches puissent donner,
par l’intermédiaire de l’OMS, que j’ai
oublié de citer, mais qui est le partenaire N°1, qui
est l’initiateur de cette journée du Don du Sang, que
seul on ne peu rien faire et l’OMS permet de réguler
tout cela. Je citais les médicaments qui sont donnés
par les laboratoires, il y a un programme de l’OMS, qui a
permis cela bien évidemment. Certes l’OMS pourra faire
un appel auprès des états riches, pour que les médicaments
nécessaires pour les maladies transmissibles. Pour que les
préservatifs puissent être acceptés par un certain
nombre de population, qui pour l’instant en Asie, en Afrique
les tolèrent mal, pour tout un tas de raisons culturelles
et sociologiques. Pour que ces préservatifs soient acceptés
dans les relations qui ne sont pas dans le cadre de relations fixes
entre 2 individus, qui peuvent être un peu vagabonde. Cela
est indispensable. On est tous au travail et l’OMS à
plein de chantiers. Des chantiers de vaccination, de Trithérapies,
de promotion dans les relations sexuelles sécurisées,
la promotion du Don du Sang dans les meilleures conditions de sécurité.
C’est la même chose pour les parasites. L’éradication
des parasites va bénéficier au Don du Sang, l’éradication
des maladies bactériennes va bénéficier au
Don du Sang. L’éradication des virus va bénéficier
au Don du Sang. »
Qu’est-ce qu’il
vous manque le plus actuellement, au jour d’aujourd’hui
? Est-ce que se sont les moyens de communication ou les moyens financiers
? Sur quelle masse financière on peut estimer que l’EFS
fonctionne ? J’ai participer au biennales de l’OMS au
Cameroun et les crédits sont très très difficiles
à obtenir, alors que le besoin se fait ressentir dans ces
pays là.
C’est extrêmement
difficile. Je suis très admiratif, des quelques grands projet
qui ont pu se mettrent en œuvre sous l’égide de
l’OMS. Certains projets de vaccination, sont de grandes réussites,
et par l’éradication de la Variole qui est un des 1er
succès de l’OMS. Un certain nombre de maladies sont
déclarées des cibles pour l’OMS, et qu’il
faut vraiment regarder ce qui est fait. Il y a encore énormément
de choses à faire.
Le travail est en coordination
avec l’OMS, il est vrai que le Don du Sang arrive une peu
tard dans cette orchestration, car il est vrai que lutter contre
le paludisme, c’est extrêmement important, soigner les
enfants qui vont mourir de paludisme, il va falloir les transfuser
pour leur permettre de survivre à cette anémie due
au paludisme. Et bien évidemment pour les transfuser on ne
peut pas les transfuser avec du sang avec d’autres parasites.
Hors pour l’instant, c’est ce qui se passe. Il faut
absolument que les pays riches fassent qu’ils puissent se
développer des projets de sécurisation, en les installant
d’abord chez eux, faire baisser les coûts, et rendre
réalisables par les pays du Tiers Monde. Je le disais, nous-même
dans la réunion des Directeurs de l’Etablissent Français
du Sang, qu’un certains nombre de sécurisation du sang,
même s’ils sont trop chers pour l’instant, même
si le coté bénéfique en France, n’est
pas que sur un plan économique, mais c’est très
important de donner chez nous aux laboratoires qui les peu meuvent,
de pouvoir baisser leur taux de production. Actuellement les taux
de production sont inaccessibles au pays du Tiers Monde. Ils sont
déjà trop chers pour la France. Cela passera par les
génériquiers et on ne les génériquera
que si l’on crée le besoin. Créer le besoin
dans les pays développés fera baisser les coûts
dans les pays sous-développés. Ce n’est pas
la position de l’EFS, mais la position d’Olivier Garraud,
membre de l’ EFS et du médecin tropicaliste. »
Ma question maintenant
est double : Dans les années 94/95, à cause de ces
mutation, certaines personnes, notamment des femmes ont secrétés
des hormones B, contre certaines ingérences de l’Occident.
C’est encore une fois un manque de communication, mal communiquée,
mal interprétée, mal mis en place. En donnant un maximum
de Solutidril je me suis vu confronté aux mêmes problèmes
que vous souleviez.
Je vais le dire très
simplement, car je ne sais pas, j’espère que l’OMS
a bien prévu ces problèmes de communication, et que
de véhiculer telle couleur ou tel symbole dans un pays. Vous
savez que tel symbole peut véhiculer tel symbole dans un
pays, et qu’une couleur dans un pays, peut être à
l’opposer dans une autre culture. Une couleur d’espérance,
peut être une couleur de deuil dans un autre. Un certain mot
peut avoir un sens, et un autres dans un autre pays. Il faut vraiment
travailler le terrain. Les communicants ont fait l’expérience,
d’avoir des messages à contresens parce qu’il
avait manqué de quelques éléments d’information
sur le dévoilement d’un mot, dans une seconde langue.
Comme le Français et le Canadien, certains mots ne veulent
pas dire la même chose. Je sais que c’est difficile
et je ne suis pas donneur de leçon. Je ne suis qu’un
acteur et l’acteur que je suis est prêt à être
au service d’eux. Il faut qu’il y soit des sachants
autour qui prennent tout ça.
L’EFS tourne avec
combien de salariés ?
L’EFS a pratiquement
aujourd’hui presque 4 000 salariés, repartis dans le
cadre de l’Exagone et dans les Territoires de l’Outre-Mer.
Vous fonctionnez avec
un budget de quel ordre ?
Je ne sais jamais les
chiffres, c’est assez compliqué, il y a les budgets
de fonctionnement, d’investissement. Je ne suis pas un homme
d’argent, mais un homme de cœur.
Pour faire un don à
l’EFS, comment faut-il procéder ?
C’est extrêmement
simple, il faut tout simplement le vouloir.
Professeur Garraud, c’est
volontairement que j’ai édulcoré le problème
hépatites et d’autres comme les maladies nosocomiales.
Nous sommes rentrés plus en profondeur avec les MST, les
maladies du sang. Quel message, vous avez, à faire passer
et quels impacts souhaitez-vous avoir ?
Mon message va être
double pour les Donneurs et les Receveurs. Pour les Donneurs c’est
que ce n’est pas compliqué, il faut en avoir envie,
pour suivre la bonne idée qu’à un ami ou un
parent. Allez avec lui, nous consacrer une dizaine de minutes au
total, et c’est une dizaine de minutes au total, et c’est
tout. Le plus important c’est de venir et de revenir. C’est
simple comme bonjour. Pour les Receveurs, il ne faut pas avoir peur,
faire confiance ; la transfusion sanguine est, de toutes les traitements
qu’ils vont recevoir, l’un de ceux qui est le mieux
encadré, le plus connu et le plus surveillé. Le Receveur
n’a pas de craintes à recevoir, c’est un des
traitement qui est le plus sécurisé, de tous les traitement
qu’on peut recevoir. Il y a moins d’accident avec la
transfusion sanguine, qu’il y a d’accident à
prendre un antalgique en automédication. Il faut vraiment
faire passe ces messages de simplicité, du Donneur au Receveur.
De plus en plus de Receveurs qui vont avoir besoin de plus en plus
de sang, car il va y avoir de plus en plus de malades. Nous vivons
de plus en plus vieux, plus nous sommes vieux plus nous avons de
cancer, et plus nous avons de cancer. Donc plus de chimiothérapie,
donc de plus en plus de transfusions. Il va falloir de plus en plus
de Donneurs et la boucle est bouclée.
Quelque part ne serait-ce
ces messages que nous recevons de plus en plus par email, quand
on traite des problèmes de santé. On nous dit responsable
OUI, coupable NON. Qu’il faut tout simplement être responsable
de sauver les autres, au lieu de se cacher derrière les mannes
financières.
Il faut absolument être
responsable. Cette responsabilité elle est globale, il ne
faut la fuir, c’est responsabilité citoyenne, c’est
être honnête avec soi-même et la société.
Si l’on ne peut donner son sang, il faut aider par d’autres
moyens. Ce n’est pas grave, si l’on n’est pas
suffisamment en bonne santé pour donner son sang. On va aider
à la promotion du Don du Sang. On trouve toujours quelques
petites minutes, pour aider ou donner son sang.
Un dernier mot en conclusion
en vous remerciant d’être venu en Auvergne, et fêter
l’anniversaire de la Journée Mondiale du Don du Sang.
Je veux remercier les
Donneurs, ceux qui nous aident : Vous-même, qui relaye nos
messages, les associations qui sont sur le terrain, les fidèles
de l’EFS qui font toujours un peu plus car c’est un
métier d’une grande noblesse. Le personnel hospitalier
auprès, de leurs malades. L’échange de sourires.
Il y a trois sourires qui peuvent être échangés
: Le Donneur qui peut être content, les personnes qui accueillent
et qui vont leur sourire et les malades qui vont pouvoir sourire
à la vie. Cette chaîne de sourires c’est ce que
je veux associer au Don du Sang.
Vous ne me semblez pas
vouloir lâcher l’affaire. Un homme seul ne peut rien.
Au nom de tous, merci, de ce que vous faites. Merci de votre engagement.
Donner son sang c’est aussi le plaisir de savoir que l’on
a sauver la vie de quelqu’un. Et vous pourrez avoir besoin
d’être un jour sauvé par le sang de quelqu’un
d’anonyme.
C’est la chaîne
de la vie, la chaîne de l’espoir, et c’est tout
simplement la solidarité.
Le Panda
Patrick Juan