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Assassinat de Benazir Bhutto - Vers le chaos ou la démocratie ?
Par Pierre.R le 28 décembre 2007

A quelques jours des élections législatives, qui devaient se tenir le 8 janvier au Pakistan, et à quelques minutes avant sa mort, Benazir Bhutto déclarait, devant ses partisans : « J’ai mis ma vie en danger, je suis rentrée parce que je sentais que ce pays était en danger. Les gens sont inquiets mais nous sortirons ce pays de la crise ». L’attentat s’est produit à Rawalpindi, près d’Islamabad, à l’issue d’un meeting électoral de Benazir Bhutto, leader du Parti du peuple pakistanais (PPP) et chef de file de l’opposition au président Pervez Musharraf.

Selon des analystes, l’assassinat de Benazir Bhutto plonge le Pakistan dans l’une des plus graves crises de ses soixante années d’existence. Loin d’apaiser la situation, Nawaz Sharif, l’autre chef de l’opposition et ancien Premier ministre, réclame la démission de M. Musharraf et en appelle à une grève générale dans tout le pays. Benazir Bhutto et Nawaz Sharif avaient récemment décidé d’unir leurs forces pour s’opposer à Pervez Moucharraf. « Si quelque chose m’arrive au Pakistan, j’en rendrai Musharraf responsable », avait averti madame Bhutto. Les craintes de madame Bhutto ont été confirmées par la chaîne américaine CNN. Elle avait demandé, le 26 octobre dernier, à Mark Siegel, son porte-parole américain, de rendre son message public si elle était assassinée. C’est fait.

Le président Pervez Musharraf a appelé à la paix après la mort de Benazir Bhutto. Il a aussi invité ses concitoyens à rester calmes pour « que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec ». Le président pakistanais a, de plus, annoncé jeudi un deuil de trois jours. Et c’est ce même Musharraf qui, selon Benazir Bhutto, est accusé aujourd’hui de lui avoir refusé une protection adéquate dans les mois précédant son assassinat. Madame Bhutto faisait face à l’interdiction d’utiliser des voitures privées ou avec des vitres teintées. Même chose en ce qui concerne une escorte de quatre voitures de police afin d’être protégée de tous les côtés.

Le Pakistan, dans une certaine frange, est en colère. La douleur s’est vite muée en colère contre le président Pervez Musharraf. « Musharraf est un chien », scandaient des centaines de gens en colère. « Nous avons perdu notre soeur! ». Des émeutes ont éclaté dans une dizaine de villes, faisant au moins 10 morts, selon les autorités. Le meurtre de Benazir Bhutto s’inscrit dans une série d’attentats suicides qui ont fait près de 800 morts en 2007. Le 18 octobre dernier, un attentat contre madame Bhutto s’était soldé par 139 morts. Un journaliste de Karachi témoignait hier : « La réponse dans la rue est très violente, les gens sont dehors, furieux, ils brûlent des voitures, des bâtiments, il y a des fusillades, c’est le chaos » (Libération). Des troubles ont aussi éclaté à Lahore et, dans une moindre mesure, dans d’autres grandes villes. Au moins quatre personnes ont été tuées dans ces incidents.

Madame Bhutto, depuis quelques mois, avait décidé d’affronter sans équivoque possible le mouvement islamiste radical du Pakistan. Elle avait mené une campagne contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d’« éliminer la menace islamiste » du pays. Il semblerait que les taliban ainsi que des groupes djihadistes pakistanais avaient recruté des kamikazes pour mettre fin à ses jours.

Nicolas Sarkozy, dans une lettre adressée au président Musharraff, juge « plus que jamais indispensable » la tenue des élections législatives après « l’acte odieux » qui a couté la vie à l’ancien Premier ministre.

Robert Birsel et Kamran Haider, de Reuters, rappellent les faits saillants de la carrière de madame Bhutto : « Née le 21 juin 1953, dans une riche famille de propriétaires terriens, Benazir Bhutto a été formée à Harvard et à Oxford. Son père, Zulfikar Ali Bhutto, président puis Premier ministre du Pakistan, avant d’être renversé en juillet 1977 par Zia-Ul-Haq, fut exécuté deux ans plus tard. Madame Bhutto devient, dès lors, le chef de file de tous les opposants au régime militaire de Zia ».

« Arrêtée, assignée à résidence, elle s’exilait une première fois à Londres où elle réorganisait le PPP, fondé par son père. Elle prend l’engagement de rétablir la démocratie et se veut le symbole de la lutte contre le pouvoir militaire. À 35 ans, le 2 décembre 1988, après la victoire du PPP, elle est nommée à la tête du gouvernement et devient la première femme à diriger un pays musulman. En 1990, cible d’accusations de corruption, elle était limogée. Son retour au pouvoir, en octobre 1993, n’allait guère être plus heureux. Le 5 novembre 1996, de nouvelles accusations de corruption lui coûtaient une nouvelle fois sa place » (Reuters - Le Monde).

Mais comme l’indique Libération : « Benazir Bhutto était rentrée au pays grâce au soutien de Washington, dans la perspective d’un partage du pouvoir avec le président Musharraf. Un retour sous les vivats de ses partisans, mais qui dérangeait beaucoup de monde au Pakistan, en particulier au sein de l’establishment, peu enclin à céder du terrain à l’héritière de la dynastie Bhutto ».

Les États-Unis pour lesquels Islamabad est un allié clé dans leur « guerre mondiale contre le terrorisme » ont assuré les Pakistanais de leur soutien tout en insistant pour que les élections législatives et provinciales aient bien lieu le 8 janvier comme prévu. La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a téléphoné au successeur de Benazir Bhutto à la tête du PPP, Amin Fahim, pour l’appeler à participer aux élections, pendant que Georges W. Bush s’entretenait avec Pervez Musharraf. Le président George W. Bush a condamné un « acte lâche perpétré par des intégristes meurtriers qui cherchent à saper la démocratie pakistanaise ».

Selon Pervez Musharraf, l’assassinat de Mme Bhutto est « l’œuvre de ces terroristes contre lesquels nous sommes en guerre». Il a exprimé sa «détermination» à les «éliminer ». France Presse informe que, jeudi, des responsables du FBI et du département de la Sécurité intérieure avaient diffusé une note à l’attention des différentes agences américaines relayant des sites Web islamistes selon lesquels Al-Qaïda a revendiqué l’attentat qui a coûté la vie à l’opposante pakistanaise Benazir Bhutto. Ross Feinstein, porte-parole du directeur des Renseignement nationaux, prévient que « nous ne sommes pas en mesure actuellement de confirmer qui aurait pu être responsable de l’attaque ». Le ministère de l’Intérieur du gouvernement pakistanais a déclaré à l’agence France Presse ne « pas être au courant d’un lien avec Al-Qaïda » dans cet assassinat de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto.

Les rumeurs circulent que Oussama ben Laden diffuserait prochainement une nouvelle déclaration sur Internet dans laquelle il évoquerait surtout la question de l’Irak, selon un groupe privé de renseignement. Selon SITE, qui fournit des renseignements sur les questions de terrorisme à des gouvernements et des acteurs privés, l’annonce de la diffusion de ce message a été faite jeudi sur des forums de discussion islamistes. Selon les entrées sur ces sites Web, le message durera 56 minutes.

Alain Lallemant, du quotidien Le Soir (Belgique), dit craindre le scénario du pire, soit le report des élections : « L’absence de Benazir Bhutto dans le jeu politique du 8 janvier n’est pas déterminante. La présidente à vie du PPP était déjà absente du scrutin présidentiel du 6 octobre dernier, et ses prises de positions, tant avant son retour d’exil (soutien aux Américains, lâchage du père de la bombe atomique pakistanaise) qu’après (rapprochement avec les religieux, positionnement opportuniste face au président Musharraf) ont affaibli sa position. Dans la presse pakistanaise, des fonctionnaires ont fait ouvertement état de déceptions face au comportement cynique de « B.B. ». Et pour les électeurs du PPP, la première de toutes les dames sera peut-être plus grande morte que vivante ».

Pour François Sergent, de Libération : « Au nom de la lutte contre le terrorisme que Musharraf est censé mener, les États-Unis s’appuient sur cet homme double qui laisse son pays aux inégalités odieuses s’enfoncer dans le sous-développement et la violence. Ils l’ont soutenu, bien que son régime ait systématiquement violé la démocratie et les droits de l’homme - et encore plus ceux de la femme. Ils l’ont soutenu malgré la prolifération nucléaire organisée au cœur de l’État. Ils le soutiennent malgré les complicités coupables de son armée avec les islamistes les plus fanatiques. Que le meurtre de Benazir serve au moins de mise en garde à un Occident qui devrait apprendre à mieux choisir ses amis ».

Aux États-Unis, les réactions vont de la consternation au scepticisme. « A bad day for Pakistan ; a bad day for the United State », rapporte Le Los Angeles Times. Pour sa part, le New York Times met l’accent sur l’échec de la politique et de la stratégie de Georges W. Bush. « Foreign policy analysts and diplomats said that if there were one thing that Ms. Bhutto’s assassination has made clear, it was the inability of the United States to manipulate the internal political affairs of Pakistan ». Notons enfin que le Wall Street Journal considère que l’assassinat de Benazir Bhutto pourrait avoir un impact sur le choix des électeurs américains, lors des prochaines présidentielles de 2008, qui pourraient favoriser des candidats plus expérimentés. « It has very little to do with national security issues », a déclaré, un peu mal à l’aise, le sénateur républicain McCain. Notons enfin que le correspondant du Huffington Post, l’un des blogs les plus lus aux États-Unis, Matthew Pennington, craint que la seule issue qui s’offre au président Musharraf ne soit de déclarer, pour une deuxième fois, l’état d’urgence : « It is possible they could declare an emergency again ».

 

14 Commentaires sur ce billet

lenfoire Le 28 décembre 2007 à 10h28min (commentaire N° 1)


Pierre,

Bonne fusion de ce qui se dit autour de ce qui tourne autour de cette nouvelle atteinte contre l’idéologie de la démocratie.
L’anarchie a été l’opposé reconnu. L’arme de pression la terreur.
En son temps, j’ai cherché le pourquoi et le comment.
Vivre dans un monde démocrate, ça vous gratte“.
L’article prenait la vision et les défauts à l’occidentale. Sommes-nous tellement en contradiction avec les autres parties du monde et les hommes dans leur ensemble ?
Je reste encore sur ma faim sans comprendre.
Complément d’info vu d’ici : lien

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 10h50min (commentaire N° 2)


Lenfoiré

Je viens de parcourir le texte sur la démocratie. Très bonne réflexion. Nous avons, mon ami, une vision occidentale de ce qu’est la démocratie. Serions-nous en plein dans ce choc des civilisations dont parlait Samuel Huntington : a) conflits entre civilisations du fait de la domination de l’Occident : les autres civilisations cherchent à s’affirmer face à un Occident dominateur ; b) conflits à l’intérieur d’une civilisation : lutte de pouvoir pour le contrôle d’une civilisation, comme la lutte entre islamistes et réformateurs dans le monde islamique ; c) lutte à l’intérieur d’un pays : cas d’un pays déchiré entre plusieurs civilisations (Huntington cite la Turquie, le Mexique, la Russie et l’Australie) (Wikipedia). Cette vision est loin d’être partagée. Plus d’un diront que dans la démocratie se retrouvent des germes d’une certaine dictature. Nous n’en sortirons pas. Bien évidemment, les intérêts stratégiques et géopolitiques dépassent amplement les impératifs de la démocratie. Elle est bien pâle cette démocratie lorsque se font entendre bruyamment les intérêts régionaux des superpuissances. Il ne faut jamais l’oublier. Je reviendrai sur cette question plus en profondeur.

Pierre R.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 13h04min (commentaire N° 3)


Pierre R.,

Vision occidentale?
La vie et l’instinct de conservation de l’espèce sont-ils occidentales?

Nous avons manifestement perdu quelque chose au passage dans les arcannes de l’évolution.
Ce qui m’énerve souvent, c’est de voir l’admiration et l’amour des enfants dans les yeux des gens de part et d’autre, occidentaux et orientaux, et de les pousser, juste un peu plus grand, vers la mort.
Mazochiste, notre espèce?

Oui, reviens sur ces problèmes fondamentaux.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 14h26min (commentaire N° 4)


@ Pierre,

pour le moins que l’on puisse écrire, enfin je parle pour moi, c’est que ta revue sur cet assasinat ne fait pas dans la dentelle.

Les problèmes fondamentaux auquels Guy fait allusion à mon sens sont bien plus importants que ce que le tissu de l’apparence laisse penser.

Oui au risque de te surprendre il n’y a qu’un seul monde en lequel je crois c’est celui de l’enfance. Ils sont purs et fragiles, ils demeurent la proie “idéale” pour ceux qui jouent avec le monde.

Les analystes, les humanistes, portent des traces de souffrances avec une vision ou le coeur parle de sensibiltés et de la place que la femme se devrait d’occuper dans une société matchiste qui me dégoute par certains rapports sans commune mesure avec la réalité de l’odeur et du goût de la vie.

La premiére des démocratie qui subit des électrochocs figurent au fronton de l’Occident, comme sur les livres de Religions de tout continent. Coupables mais pas responsables.

Donc effectivement la menbrane est plus que fragile quand l’écho se meure lorsque les montagnes et les vallons ne peuvent franchir les océans.

Pour ce faire une petite solution, se rendre là où se trouve le probléme, ou mettre les forces neutres capables d’avoir un petit mais juste un simple sourire.

Le Panda.

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 15h57min (commentaire N° 5)


@Pierre, et tous les autres,
En réception la Dépêche A.F.P. reçu à l’instant. Compte-tenu des circonstances pour relever la qualité des écrits de notre rédacteur Pierre.R conformément aux droits à l’information nous remerçions l’A.F.P. de ces information que je vous livre in-texto.

Le Panda des Voix du Panda, le débat s’ouvre au plus large, chacun comprendra ce qu’il voudra ou souhaitera. Toutefois nous fûmes les 1er à informer par le journal citoyen de la réalité des faits. Merci à la plume aiguisée de Pierre.R qui faisant suite à notre demande creusa ses capicitées pour le livrer le plus rapidement et humainement possible. Merci à tous.

Patrick Juan.
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La dépêche, les réactions, les analyses….
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Benazir Bhutto: le gouvernement accuse Al-Qaïda
Benazir Bhutto lors du meeting fatal de Rawalpindi, au côté de son bras droit Amin Fahim (27/12/2007)
© AFP/Aamir Qureshi
“Selon toute probabilité, Al-Qaïda est derrière cet attentat tragique”, a annoncé vendredi le gouvernement pakistanais L’ancien Premier ministre, assassinée jeudi, “était sur la liste des cibles d’Al-Qaïda”, a indiqué à l’AFP le ministère pakistanais de l’Intérieur. Benazir Bhutto a été inhumée vendredi matin dans le sud du Pakistan, en présence d’une foule immense.
Entre-temps, les violences qui secouent le pays depuis l’attentat ont déjà fait au moins 23 morts.
Une revendication d’Al-Qaïda
Dans la nuit de jeudi à vendredi, le réseau terroriste s’est dit responsable du meurtre de l’ancien Premier ministre, a rapporté une chaîne privée pakistanaise. Au départ, Islamabad a affirmé n’être “pas au courant d’un lien avec Al-Qaïda”, avant, finalement, de pointer du doigt le réseau d’Oussama ben Laden.

Le gouvernement pakistanais a déjà accusé les islamistes, considérés comme proches d’al-Qaïda, d’être responsables de la vague d’attentats meurtriers commis en 2007 dans le pays.
L’opposante emblématique au régime de Musharraf a été assassinée jeudi à la sortie d’un de ses meetings à Rawalpindi, près d’Islamabad, à deux semaines d’élections législatives à haut risque. Sa mort plonge le Pakistan dans l’une des plus graves crises politiques de son histoire.
Manifs, émeutes et bombe, au moins 23 morts
Depuis l’annonce de l’assassinat de Benazir Bhutto, plusieurs manifestations et émeutes ont eu lieu dans le pays, faisant au moins 19 morts. “Le bilan après les violences de rue, les incendies et les affrontements est désormais de 19 morts. Il y a 18 morts dans la province méridionale du Sind et une dans le Pendjab”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.
De plus, dans le nord-ouest, une bombe a fait 4 morts, dont un membre du parti de Musharraf, vendredi dans la vallée de Swat, a annoncé la police.A Karachi, les troupes paramilitaires ont reçu vendredi l’ordre de tirer à vue en cas d’émeutes.
A Peshawar (nord), une foule en colère de sympathisants de Benazir Bhutto a incendié le bureau du parti soutenant Pervez Musharraf. Jeudi, dans la même ville, la police pakistanaise a dispersé à coups de bâton et de gaz lacrymogène plus d’une centaine de manifestants en colère après l’assassinat de l’ex-Premier ministre pakistanais.
Le principal tribunal et un autre bâtiment officiel ont été incendiés jeudi soir à Jacobabad, la ville du Premier ministre pakistanais de transition, dans le sud du Pakistan, quelques heures après l’attentat.
Les funérailles de Benazir Bhutto
Les obsèques de l’ancien Premier ministre ont eu lieu vendredi matin, dans son village natal de Larkana. Des centaines de milliers de partisans en deuil ont convergé vers le site du mausolée de la famille Bhutto. Les forces de sécurité étaient placées en état d’alerte par crainte de la poursuite des émeutes.
Son cercueil, enveloppé du drapeau noir, vert et rouge du Parti du peuple pakistanais (PPP), a été enterré dans le mausolée de Garhi Khuda Bakhsh, près de Larkana. Benazir Bhutto repose désormais auprès de son père, Zulfiqar Ali Bhutto, Premier ministre renversé en 1977 par le général Zia Ul-Haq, et exécuté deux ans plus tard.
Conformément à la coutume musulmane, les funérailles ont eu lieu aussi rapidement que possible. Jeudi soir, la dépouille de Benazir Bhutto avait été transportée de l’hôpital vers une base militaire, puis vers son village familial de Larkana, dans le sud du Pakistan. Le parcours était extrêmement chaotique à la sortie de l’hôpital, des centaines de personnes se massant autour du cercueil en bois tout simple où une petite vitre en plastique sur le couvercle laissait apercevoir le corps de Mme Bhutto, enveloppé dans un linceul blanc.
Un deuil national de trois jours a été décrété jeudi au Pakistan en hommage à celle qui devint, en 1988, la première femme à avoir dirigé un pays musulman.
Report des élections: aucune décision prise
Le Premier ministre pakistanais par intérim Mohammadmian Soomro, interrogé vendredi matin à Islamabad sur un éventuel report du scrutin, a annoncé à la presse : “Rien de tel pour l’instant. Les élections auront lieu telles qu’elles ont été annoncées.”Or, plus tard, un responsable gouvernemental a nuancé ces propos, assurant que “le gouvernement prendra sa décision sur un éventuel report ou non seulement après avoir consulté la totalité des partis politiques”.
L’attentat
Jeudi, à l’issue d’un meeting politique de l’ancien Premier ministre pakistanais, à Rawalpindi, près d’Islamabad, un kamikaze a fait exploser sa charge à proximité de son véhicule blindé. Il avait d’abord ouvert le feu, l’atteignant d’une balle au cou alors qu’elle saluait la foule depuis le toit ouvrant de sa voiture en quittant les lieux.
L’opposante quittait le meeting électoral qu’elle venait de tenir à deux semaines des élections législatives du 8 janvier. La scène était horrible selon des témoins, avec des corps mutilés, dénudés et brûlés jonchant le sol.
Benazir Bhutto, 54 ans, est décédée à l’hôpital, blessée par balle par le kamikaze avant même l’attentat-suicide qui a coûté la vie à 20 autres personnes.
Réaction de Nawaz Sharif
L’ex-Premier ministre et opposant Nawaz Sharif (dont trois partisans ont été tués jeudi lors d’une autre attaque) a exhorté le président Pervez Musharraf à démissionner sur le champ pour “sauver le Pakistan”, et annoncé que son parti boycottera les législatives du 8 janvier.
La mort d’une opposante, à deux semaines des élections
L’attentat de jeudi est intervenu à deux semaines des élections législatives qui doivent se tenir au Pakistan le 8 janvier. Benazir Bhutto dirigeait le principal parti de l’opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP). Elle avait tourné le dos début novembre au chef de l’Etat après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d’exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996). A son retour d’exil, le 18 octobre, elle avait été accueillie par un attentat qui avait fait 139 morts, mais en avait réchappé.
L’Inde s’inquiète
Le gouvernement indien a ordonné vendredi à ses forces aux frontières de faire preuve d’une vigilance extrême au lendemain de l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais. New Delhi craint que la crise profonde dans laquelle est plongé le Pakistan ait des répercussions sur son propre territoire.
Mme Bhutto déjà visée par un attentat le 18 octobre à son retour d’exil
Ce drame est le dernier d’une série record d’attentats suicide dans l’histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007. Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto : le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l’ancienne Premier ministre après six années d’exil. Elle avait réchappé de l’attentat, étant à l’intérieur d’une voiture blindée en tête du cortège.
Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des “hauts responsables” proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d’être à l’origine de cette attaque, sans pouvoir le prouver.

Benazir Bhutto, vie et mort d’une femme politique

Benazir Bhutto a été la première femme de l’ère moderne à diriger un pays musulman, le Pakistan, à 35 ans seulement.

Elle fut deux fois Premier ministre de la République Islamique du Pakistan, de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Mais chaque fois, elle fut démise de ses fonctions pour “corruption” et “mauvaise gouvernance”. Son époux fut emprisonné pour de multiples faits de corruption de 1996 à 2004 et elle a préféré fuir en 1999 en exil à Londres et Dubaï pour échapper au même sort.Depuis mi-novembre, un mois après son retour d’exil, elle était devenue l’une des principales opposantes au président Pervez Musharraf, dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier.
Née le 21 juin 1953, fille aînée de l’ancien premier ministre Zulfikar Ali Bhutto, pendu en avril 1979, Benazir Bhutto avait fait ses études aux Etats-Unis, à Harvard, et obtenu un diplôme de philosophie à Oxford. Elle était retournée au Pakistan en 1977, quand son père avait été renversé par le général Zia ul-Haq, avant d’être exécuté par le régime militaire.
Emprisonnée à plusieurs reprises ou placée en résidence surveillée, elle avait réorganisé le Parti du peuple pakistanais (PPP) fondé par son père. Exilée en janvier 1984 à Londres, elle faisait un retour triomphal en 1986. De nouveau emprisonnée quelques jours après une manifestation interdite contre le général Zia, elle avait échappé à un attentat en janvier 1987.En novembre 1988, le PPP remportait les législatives et Benazir Bhutto devenait chef du gouvernement pakistanais.Destituée en août 1990 pour corruption et népotisme, elle a comparu devant des tribunaux spéciaux de septembre 1990 à mai 1991 pour abus de pouvoir, malversations et détournement de fonds public, accusations dont elle sera innocentée en 1994.Battue aux élections d’octobre 1990, passée dans l’opposition, elle est revenue au pouvoir en octobre 1993 avec la victoire du PPP, avant d’en être évincée de nouveau, pour les mêmes motifs, fin 1996.
Le dernier combat de Benazir Bhutto
Revenue d’exil en octobre 2007, l’ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l’opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu’elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays.Benazir Bhutto menait campagne contre M. Musharraf mais aussi contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d’”éliminer la menace islamiste” du pays.
Mariée en 1987 à Asif Ali Zardari, cette femme qui a été assassinée jeudi dans son pays, dans un meeting électoral à quinze jours des législatives, était mère de trois enfants.

Condamnations internationales

Les Etats-Unis, l’Inde, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie ont condamné fermement jeudi cet attentat “odieux”, tout en espérant que la stabilité serait préservée au Pakistan. La Maison Blanche a imputé l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto à des “ennemis de la démocratie” employant les mêmes méthodes qu’Al-Qaïda, tout en jugeant alors prématuré de dénoncer explicitement des coupables. Une revendication signée Al-Qaïda est tombée quelques heures plus tard.Etats-Unis : Le président américain George W. Bush a fermement condamné jeudi le “lâche” assassinat de Benazir Bhutto et a demandé aux Pakistanais de poursuivre le processus démocratique. “Les Etats-Unis condamnent fermement cet acte lâche perpétré par des extrémistes assoiffés de sang qui essayent de miner la démocratie au Pakistan”, a déclaré G.W. Bush devant des journalistes à son ranch texan de Crawford. Il a appelé les Pakistanais à poursuivre le processus démocratique et a assuré que les Etats-Unis étaient “aux côtés du peuple pakistanais dans son combat contre les forces du terrorisme et de l’extrémisme”. Il a également joint au téléphone son homologue Pervez Musharraf.France : Le président Nicolas Sarkozy a condamné jeudi l’attentat-suicide qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, qu’il qualifie d’”acte odieux”, dans une lettre à son homologue pakistanais Pervez Musharraf rendue publique par l’Elysée.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé sa “très grande émotion” et condamné fermement “l’acte odieux” qui a coûté la vie à l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto.Grande-Bretagne : Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé que Benazir Bhutto avait été “assassinée par des lâches qui ont peur de la démocratie”.
Russie : Le président russe Vladimir Poutine a qualifié d’”acte terroriste barbare” l’attentat suicide qui a coûté jeudi la vie à l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto et souhaité que les organisateurs soient “châtiés”.Italie : Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a condamné “avec indignation (…) le fanatisme” qui a coûté la vie jeudi à l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, appelant à “ne pas interrompre le difficile chemin vers la paix”.
Allemagne : La chancelière allemande Angela Merkel, “bouleversée et horrifiée par la nouvelle”, a condamné un “attentat terroriste lâche”, selon un communiqué.Le Conseil de sécurité de l’ONU a “condamné dans les termes les plus forts” jeudi l’assassinat au Pakistan de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto, dans une déclaration adoptée à l’unanimité.

2007, une année agitée au Pakistan

9 mars - Pervez Musharraf limoge le président de la Cour suprême Iftikhar Chaudhry qu’il accuse d’inconduite. Avocats et magistrats se rassemblent derrière Chaudhry et la popularité du chef de l’Etat s’effondre. 10 juillet - Après une semaine de siège, Musharraf ordonne l’assaut de la Mosquée rouge d’Islamabad où sont retranchés plusieurs centaines d’extrémistes islamistes. Au moins 105 personnes périssent dans le raid, qui déclenche une vague d’attentats suicide.20 juillet - La Cour suprême rétablit Chaudhry dans ses fonctions.27 juillet - Musharraf rencontre l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto à Abou Dhabi pour négocier une transition vers une démocratie civile. Bhutto exige de Musharraf qu’il renonce à ses fonctions de chef des armées. Les discussions échouent. 10 septembre - Nawaz Sharif, ancien Premier ministre renversé par Musharraf en 1999, est arrêté à l’aéroport d’Islamabad à son retour d’exil puis expulsé. La Cour suprême avait autorisé son retour.
2 octobre - Musharraf désigne un successeur à la tête de l’armée, premier geste concret vers l’abandon de ses fonctions de chef d’état-major, qu’il promet depuis décembre 2003. Le gouvernement annonce aussi l’abandon des poursuites pour corruption à l’encontre de Bhutto. 6 octobre - Le Parlement et les assemblées provinciales réélisent Musharraf à la présidence.18 octobre - Benazir Bhutto échappe à une tentative d’assassinat à son retour d’exil. L’attentat suicide qui frappe la foule rassemblée pour l’accueillir à Karachi fait quelque 150 morts.2 novembre - La Cour suprême se réunit pour entendre les recours déposés contre l’éligibilité de Musharraf.3 novembre - Musharraf impose l’état d’urgence, suspend la Constitution, révoque Ifthikar Chaudhry et les membres de la Cour suprême qui lui sont hostiles. La communauté internationale et l’opposition pakistanaise s’indignent.11 novembre - Musharraf annonce que des élections législatives auront lieu le 8 janvier.
12 novembre - Benazir Bhutto est assignée à résidence pour une semaine à la veille d’une vaste manifestation contre l’état d’urgence.13 novembre - Bhutto réclame pour la première fois la démission de Musharraf et exclut de prendre la tête du gouvernement tant qu’il sera au pouvoir. Nawaz Sharif se dit prêt à s’associer à Bhutto pour obtenir le départ de Musharraf.
15 novembre - Bhutto est à nouveau libre de ses mouvements.20 novembre - Le président se rend en Arabie saoudite, où Nawaz Sharif vit en exil. Au Pakistan, les forces de l’ordre libèrent 3.400 personnes sur les 5.000 arrêtées depuis l’instauration de l’état d’urgence.25 novembre - Nawaz Sharif rentre au Pakistan après sept années d’exil en Arabie saoudite.
28 novembre - Musharraf transmet le bâton de commandement des forces armées pakistanaises au général Ashfaq Kayani. Il est investi le lendemain président civil du Pakistan.15 décembre - Musharraf lève l’état d’urgence et rétablit la constitution.
27 décembre - Un kamikaze ouvre le feu sur Benazir Bhutto avant d’activer sa charge explosive à Rawalpindi. L’opposante et au moins 16 de ses partisans sont tués.
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Il faudra plus que cela pour faire la juste part des choses, nous inclinons avec respect face à la douleur de ses
proches.

Le Panda.

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 16h32min (commentaire N° 6)


Patrick

Que puis-je ajouter après ces excellentes informations ?

Pierre R.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 16h58min (commentaire N° 7)


@Pierre,

tout d’abord merci à toi d’avoir accepté de concocter ces 2 articles. relayer par le centre d’informations de l’AFP, à réception je l’ai mit en ligne je reste persuadé que tu peux faire mieux.

Oui Monsieur je le pense j’ai fourni la seconde matiére, l’artiste en ce sens c’est toi.Ces informations sont fiables mais n’émettent pas une opinion comme tu sais le faire et sur laquelle nous pouvons débattre oui Monsieur….

Amicalement,

Le Panda qui dit que ferais-je sans toi????

 


Exsam Le 29 décembre 2007 à 11h40min (commentaire N° 8)


Salut Pierre R.,

Sources principales bien synthétisées.
Encore une fois, on voit que les Américains ont foutu un bordel sans nom. Le poulain Mousharraf se voyait rejeté et appliquait une démocratie à la militaire. Qu’importe, ils ont continué avec une créature corrompue, qui a autant de lien avec la réalité du Pakistan que Coppé ave les HLM de Clichy sous Bois et dont même ses partisans doutaient.

Encore la stupidité criminelle de l’impérialisme US à l’oeuvre. Et, naturellement, France Télévision, la télé publique française ou ce qu’il en reste, nous sert des contes débiles pour enfant de 6 ans, genre Lady Diana version Bollywood.

Tout ça est écoeurant. Le plus écoeurant étant que les paranoïaques à la tête des USA aujourd’hui viennent de voter un budget de 660Milliards de dollars uniquement pour les dépenses d’armemement. 15 fois le budget français. Sans doute pour promouvoir la paix, la liberté, la coexistence pacifique dans le Monde. Bonne année 2008.

ExSam

 


lenfoire Le 29 décembre 2007 à 18h03min (commentaire N° 9)


Salut Pierre R,

Encore de l’info locale, on s’interroge du “comment?”.
lien

Attention, le Kroll est dur, très dur:
lien

J’aurai un jour un article sur tout cela. A ma manière comme toujours.

En attendant, j’aurai un article qui va faire parler. Home sweet home. Je suis sûr que tu ne seras pas indifférent.

 


Pierre.R Le 29 décembre 2007 à 18h39min (commentaire N° 10)


ExSam

Les États-Unis sont dans un sérieux examen de conscience. Cela transparaît jusque dans les présidentielles. Les événements conforteraient davantage Hillary Clinton en raison de son expérience de la Maison Blanche et écarteraient les novices, comme Huckabee ou Edwards. Du côté républicain, McCain pourrait être en bonne posture. De toute façon, le constat qui se fait aux États-Unis est que ces derniers n’ont d’autre choix que de poursuivre l’imposition de la démocratie en restant aux côtés de Musharraf.

Lenfoiré

La caricature de Kroll est criante de vérité. J’avais vu qu’au Pakistan, pour se dédouaner, le gouvernement tente de faire passer la thèse d’une fracture du crane contre la paroi de la voiture que d’une balle dans la tête. Voilà où nous en sommes rendus : supputer.

Je serai absent mes amis jusqu’au 2 janvier. Je vous prie toutes et tous d’agréer mes voeux les plus sincères pour la prochaine année. Beaucoup d’informations en perspectives.

Pierre R. Chantelois

 


Le Panda Le 29 décembre 2007 à 22h07min (commentaire N° 11)


@ Pierre,

reposes toi tu en as besoin comme les poules qui sont d’excellentes pondeuses :P

Soyons sérieux dans cet article le tien, relit merci mon commentaire, là où je te disais qu’il fallait attendre et que la vidéo était sujet à question….Je ne me suis pas tellement trompé, deux théses apparaissent ce jour 29.12.

1°) Benazir Bhutto se seraît tuée en heurtant le toit de son véhicule…..

2°) La douille retrouvée proche de son corps aurait été par un fanatique isolé à 300 mts environ de l’action….
3°) Le procureur chargé de l’enquête se propose de sortir le corps de sa sépulture afin de déterminer qu’elle est la cause du décès….

Mon analyse à chaud, reste de savoir dans quelles mesures ont nous prend pour des illuminé(e)s prêts à avaler la version qui leur conviendra pour ne pas retarder les échéances electorales….

C’est un assasinat, c’est un accident, un meurtre prémédité, une action individuelle avec plus de 50 morts à l’heure actuelle?

Pourquoi ne pas établir un rapport “Warren”?

Le Panda qui s’interroge sur le droit à la Paix.

Patrick Juan.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 19h16min (commentaire N° 12)


Panda (11),

Peux-tu m’expliquer, toi qui a coudoyé beaucoup de personnes dans ce monde musulman, le pourquoi de cette volonté d’ensevelir aussi vite?

Une autopsie n’est jamais possible dans ce cas.
Y-a-t-il quelque chose de caché dans cette rapidité?
Merci d’avance si tu as une explication.

 


Le Panda Le 30 décembre 2007 à 21h52min (commentaire N° 13)


@ L’enfoiré,

j’ai coudoyé des gens des 5 continents, y compris dans le monde musulman et d’autres.

Pour comprendre le retour rapide à la terre toutes les pages du “forum” ne suffiraient pas, c’est une des conceptions de l’Islam dicté par Le Coran.

Une autopsie est toujours possible à la condition qu’elle se fasse en présence de religieux afin de ne rien voler au défunt ou salir son âme.

Souviens-toi ce fut la même chose pour S.Hussein même pendu.

Il se peut aussi que l’on veuille éviter le chaos et laisser penser que le crime n’en est pas un, que c’est du 50/50, alors les élections prévues pourront se dérouler avec moins de victimes et plus de profits pour les “notables”.

Il subsiste une trace son pére fut pendu après le jugement d’un tribunal militaire plus de 2 ans plus tard.
La soit disante corruption qui touchée Madame Bhutto reste une vaste fumusterie du pouvoir des U.S.A. qui ensuite ont oeuvrés pour que cette derniére revienne sur son sol, afin de chasser le pouvoir en place, ou semer le désordre?
Les jours à venir nous le dirons, en ce qui me concerne je pense qu’il y a des 2.

C’est d’ailleurs son propre fils qui lui succéde à compter du 30.12. à la tête de son mouvement, cela en dit long sur les douleurs du Pakistan à se stabiliser, c’est une affaire à suivre. L’équilibre de certains passe par là c’est regrettablement un véritable “assasinat” comme celui de J.F.Kennedy à Dallas.

La démocratie sera acceptée dans la mesure ou elle soit aux couleurs servant les U.S.A.

Le Panda qui s’excuse de te remplacer Pierre mais tu es en vacances jusqu’au 2.01.08. Je fais de mon mieux et je te présente mes meilleurs voeux.

Redresses mon erreur s’il y a lieu.

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 31 décembre 2007 à 00h17min (commentaire N° 14)


En réception la Dépêche A.F.P. reçu à l’instant.Ce dimanche à 23h15.

Compte-tenu des circonstances pour relever la qualité des écrits de notre rédacteur Pierre.R conformément aux droits à l’information nous remerçions l’A.F.P. de ces information que je vous livre in-texto.

Le Panda, des Voix du Panda, le débat s’ouvre au plus large, chacun comprendra ce qu’il voudra ou souhaitera. Toutefois nous fûmes les 1er à informer par le journal citoyen de la réalité des faits.
Merci à la plume aiguisée de Pierre.R qui faisant suite à notre demande creusa ses capicitées pour le livrer le plus rapidement et humainement possible.

Merci à tous.
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Pakistan: le fils de Bhutto lui succède, incertitude sur les élections
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Le fils de Benazir Bhutto a succédé dimanche à sa mère, tuée jeudi dans un attentat, à la présidence du principal mouvement d’opposition au Pakistan, qui a annoncé dans la foulée sa participation aux législatives du 8 janvier, sur lesquelles pèse toutefois la menace d’un report.

Bilawal Zardari, âgé de 19 ans seulement, a été “nommé président” du Parti du peuple pakistanais (PPP) et le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, “coprésident”, a déclaré à l’AFP un haut responsable du parti.

“Ma mère a toujours dit que la démocratie était la meilleure vengeance”, a timidement déclaré Bilawal, avant que son père ne reprenne la parole qu’il ne lui a qu’exceptionnellement cédée, à l’issue d’un comité exécutif du PPP à la résidence de la dynastie Bhutto à Naudero, dans la province méridionale du Sind.Asif Zardari, qui a souligné qu’il rebaptisait son fils “Bilawal Bhutto Zardari à compter d’aujourd’hui”, a demandé une enquête de l’ONU à propos de l’assassinat de son épouse, sur le modèle de celle menée pour le meurtre de l’ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri.

Parallèlement, le Parti du peuple pakistanais a annoncé qu’il se présenterait aux élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier, exhortant l’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, à la tête du second parti de l’opposition, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), à faire de même.

Semblant répondre à cet appel, le parti de Nawaz Sharif a peu après fait savoir par un porte-parole qu’il prendrait également part au scrutin, alors qu’il avait rendu publique dès jeudi soir son intention de le boycotter.

Même si le PPP a refusé par avance tout report du scrutin, la tenue de ces élections demeurait cependant incertaine.

La Commission électorale et le principal parti qui soutient le président Pervez Musharraf ont laissé entendre samedi et dimanche que le scrutin serait probablement reporté.

La Ligue musulmane du Pakistan-Qâdî (PML-Q), pilier de la coalition soutenant le chef de l’Etat, a même annoncé avoir “suspendu sa campagne en raison de la situation qui prévaut” depuis la mort de Mme Bhutto.

“Un report de 10 à 12 semaines” des législatives “est une option réaliste”, a ajouté Tariq Azim, ancien ministre et porte-parole du mouvement.

La décision revient en théorie à la Commission électorale, qui doit se réunir d’urgence lundi à Islamabad, et qui avait d’ores et déjà annoncé samedi que le processus électoral était “défavorablement affecté” par la mort de Mme Bhutto et les violences et émeutes qui ont paralysé ce pays de 160 millions d’habitants, doté de l’arme nucléaire.

Certains s’attendent à ce que la situation empire dès lundi, au terme des trois jours de deuil national décrétés par M. Musharraf.

Et ce même si les grandes villes du Pakistan ont connu dimanche un timide retour à la normale, constaté par des journalistes de l’AFP.

Quelques boutiques ont commencé à rouvrir ainsi que des stations-service à Karachi, la mégalopole du sud de 12 millions d’habitants, fief du parti de Benazir Bhutto et la ville la plus touchée par les violences qui ont fait au moins 38 morts en trois jours dans le pays.

Les partisans de Mme Bhutto accusent des éléments proches du camp Musharraf d’avoir “tué” leur chef, au mieux en négligeant sa sécurité, au pire en orchestrant son assassinat.

Une composante ethnique est également considérée comme étant une bombe à retardement : Mme Bhutto est membre de l’ethnie sindien, peuplant le Sind, la province où les émeutes ont été les plus meurtrières, et où les manifestants scandent des slogans menaçants à l’égard des Pendjabi, l’ethnie de la province du Pendjab (centre et nord-est) qui domine le pouvoir et l’armée.

Or, depuis vendredi, quelque 16.000 membres des forces paramilitaires sont déployés dans le Sind, dont 10.000 dans sa seule capitale Karachi, avec ordre de “tirer à vue” sur les fauteurs de troubles.

D’autre part, la menace islamiste est toujours très présente.

Plus de 800 personnes, un chiffre record en 60 ans d’histoire de la République islamique du Pakistan, sont en effet mortes cette année dans des attentats, pour la plupart perpétrés par des combattants islamistes proches d’Al-Qaïda qui infestent les zones tribales, le long de la frontière afghane.

Dès le lendemain de l’attentat, Islamabad a d’ailleurs été prompt à désigner le réseau d’Oussama ben Laden comme étant le commanditaire de l’assassinat, par l’intermédiaire du chef présumé d’al-Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud, un chef de tribu du nord-ouest.

Celui-ci a immédiatement apporté un démenti par la voix de son porte-parole.

Dernière dépêche AF.P. Relayée par les Voix du Panda conformément aux droits à l’information.

Le Panda.

Patrick Juan Texte in-texto.

 


 



Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir
Par olivier cabanel le 28 décembre 2007

Ce titre peu optimiste de notre Johnny national illustre bien la santé de la planète.

Il est de mise, au début d’une année de brandir un optimisme indestructible, plein de bonnes résolution, mais la lecture d’un vieux « nouvel observateur » (juin juillet 1972) devrait nous ramener à un peu plus de pessimisme. Dans ce numéro hors série intitulé « la dernière chance de la Terre », les plus grands spécialistes de la cause environnementale brossaient un tableau alarmiste de ce qui nous menace, et appelaient à un sursaut citoyen salutaire.

35 ans après, on voit ce qu’il en est.

Michel Bosquet commençait le bal avec un article intitulé « les démons de l’expansion », avec en chapeau le texte suivant :« il a fallu trente siècles à l’humanité pour prendre son élan, il lui reste trente ans pour freiner avant le précipice ».

Puis Alain Hervé intitulait son édito « pour éviter les fin du monde » : ce numéro ne s’adresse pas aux hommes qui s’aveuglent pour être heureux.

Plus loin, Théodore Monod décrivait un « roi devenu fou » porté par une idéologie belliqueuse et orgueilleuse chargé de conquérir, domestiquer, dominer sans souci des conséquences pour lui même et pour les autres.

Gilles Lapouge (l’éden et l’ordinateur) écrivait : « les hommes passent leur temps à inventer ce qu’ils savent déjà .

«Franz Olivier Giesbert s’en prenait aux « beaux discours ». (les mêmes beaux discours que nous avons entendu lors du « Grenelle de l’environnement »).

Et la cerise sur le gâteau était pour l’ex-ministre de l’environnement Robert Poujade, dont la philosophie simpliste nous a laissé comme seul héritage un mot : le poujadisme, sorte de panacée populiste qui devait avoir réponse à tout. Titre de l’article : « je suis assez optimiste ».

En conclusion de ce remarquable journal, le rapport du Club de Rome intitulé « halte à la croissance ».

Ou en sommes nous 35 ans après ?

Tchernobyl et sa pollution qui a fait le tour de la terre, les marées noires à répétition qu’on ose plus compter tant elles sont devenues banales.

Les « OGM », dont on sait déjà qu’ils créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent, les pesticides.

Les tensio-actifs (détergents hydrocarbures indestructibles de nos lessives), et le nombre de cancers qui va croissant. (nous en sommes aujourd’hui à un français sur trois, et une française sur quatre.).

L’incinération des déchets amenant leur ballet de dioxines.

La disparition d’abeilles dont Einstein disait qu’après la mort de cette dernière, il resterait quatre ans de vie à l’être humain.

Le réchauffement de la planète qui n’est plus contesté aujourd’hui par les scientifiques responsables, mais dont on a pas encore bien compris la courbe exponentielle. En effet, la banquise en train de fondre a un triple effet : bien sur la remontée des eaux (nous avons déjà des réfugiés climatiques), mais aussi le déversement d’eau douce dans l’eau salée dont on craint que cela inverse les courants marins, et enfin le lâcher dans l’atmosphère de milliards de mètre cubes de méthane emprisonné dans le permafrost, lequel méthane va augmenter d’autant le réchauffement déjà préoccupant.

Ajoutons pour faire bon poids la féminisation des espèces, des poissons, des oiseaux, des mammifères, et en bout de la chaîne l’être humain dont on vient de constater la diminution de moitié de la fertilité du sperme. Cela explique, 35 ans après, la perte de crédibilité des Verts, coincés entre un réalisme électoraliste, et leur volonté de militantisme.

Car comme disait un vieil ami africain : «le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois».

 

7 Commentaires sur ce billet

Le Panda Le 28 décembre 2007 à 14h46min (commentaire N° 1)


@Olivier,

en 1er lieu, mille excuses d’avoir déplacé ton article, le serveur place les vidéos en premier et nous avions un bug.

Voilà un article qui pousse plus qu’à la reflexion et de plus c’est bien dit, nous, nous, devons de protéger le futur s’il existe, puisque du passé il ne reste que de la tristesse de tuer ce qui nous fait vivre.

Je promet de revenir sur ce billet que j’ai besoin d’analyser plus à fond, c’est là ou des gens tels que Coluche nous manque tu ne crois pas :?:

Le Panda.

Patrick Juan.

 


liberty Le 28 décembre 2007 à 14h59min (commentaire N° 2)


@ Olivier

Juste pour rire je te rappelle que “nous n’avons pas la reconaissance du ventre” envers les personnes qui étaient censés nous protéger de toutes les menaces de ce monde, tous ceux pour qui nous avons (ou pas) voté car ils nous disaient savoir mieux que les autres comment faire des lendemains qui chantent.

Le pire c’est qu’ils ne sont même pas sanctionnés, ils ont une retraite très avantageuse, la sécurité de l’emploi, un sacré salaire et comme si ça ne suffisait pas on les retrouve à l’académie Française !

Vu le résultat nous devrions avoir le droit de les mettre en taule !(sinon j’ai quelques méthodes moins soft en réserve)

liberty

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 15h34min (commentaire N° 3)


Bonjour Olivier,

Bon article.
Comme nous sommes ici pour apprendre l’un de l’autre, je me suis permis de changer quelques petites choses à ton article.
Si le fond est bon, la forme était un peu… disons toufues.

1. J’ai mis de l’air. Donner le temps de respirer par des paragraphes.

2. Les noms que tu cites, c’est bien beau. Donner des approches plus précises par des liens vers une explication est nécessaire. Internet, c’est pas un bouquin. On a les hyperliens et c’est hyper bien. On y va ou on n’y va pas. Internet est une toile où on est là pour s’informer.

3. Eclaircir, c’est aussi repecter la ponctuation. Un “.” est suivi d’un espace et d’une majuscule.

4. Tu oublies de changer la catégorie. Celle par défaut “Liberté” est loin d’être la panacée. J’ai choisi pour ton article “Espace planète”. Tu peux le rechanger si tu veux.

5. Si tu veux être référencé par des mots clés, il est aussi possible d’en ajouter à la fin de l’introduction de l’article. Je te laisse les inventer.

J’espère que tu ne m’en veux pas.
J’étais un peu comme toi au départ. On me l’a dit. J’ai évolué.

 


liberty Le 29 décembre 2007 à 07h29min (commentaire N° 4)


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS !

C’est certain nous travaillerons jusqu’à soixante cinq ans au minimum, à cause du retard de l’entrée sur le marché du travail dù à nos études .

L’espérance de vie aurait sois disant augmentée, mais avec toutes les crises sanitaires en préparation nous pourrons avoir la retraite à soixante dix ans afin de soigner nos divers cancers jusquà ce que mort s’en suive !

L’espêrance de vie a peut être augmenté dans les chiffres mais on ne nous dit pas dans quel état de santé !

Il y a ce que nous savons mais ce que nous ne savons pas également :

Jadis notre pays était dirigé par un pouvoir monarchique appuyé par les religieux .
Désormais le pays est dirigé par un pouvoir « démocratique » appuyé sur des scientifiques .
Les plus téméraires d’entre-eux, ceux dont les propos déplaisent, sont immédiatement écartés de leurs fonctions , voire discrédités.
En fait, rien n’a réellement changé en ce sens .

Un détail troublant est le recul des grands pôles de recherche et développement, de plus en plus rares …
Doit-on y voir une inutilité ou il est déjà trop tard ?

Nous ne savons qu’une infime partie de la réalité, les seuls fonctionnaires en augmentation d’effectifs sont ceux de police, prévoit-on de devoir nous calmer ?

Liberty

 


olivier cabanel Le 29 décembre 2007 à 16h30min (commentaire N° 5)


oui, Liberty, je souscris totalement a tes arguments,

pour la recherche, l’Etat penche de plus en plus pour une recherche financée par les grands industriels.

çà veut dire que toutes les recherches qui oseraient critiquer certains choix se trouveront privées de crédit.

c’est d’ailleurs déja le cas: je participe actuellement a un documentaire sur les “tensio-actifs”, et j’ai rencontré un chercheur (Monier-Besombes) dont les crédits ont été supprimés, et qui aujourd’hui a choisi de gagner sa vie différement!
et ce n’est pas un cas isolé.
récemment un chercheur qui avait osé lever le problème des ogm sait qu’il est menacé dans son emploi.
l’état sarkozy, c’est toujours plus de prisons, et gare à celui qui marche en dehors des clous.

 


lenfoire Le 29 décembre 2007 à 17h42min (commentaire N° 6)


Liberty (4),

J’ai répondu à ton mail. J’ai reçu un retour pour non réception. Ton mail doit être plein.
Fais moi signe. Je renvoie. Patrick a eu sa copie.

 


LE CHAT Le 2 janvier 2008 à 16h55min (commentaire N° 7)


on est mal barré , pour beaucoup seul le profit immédiat compte …

 




« Je sais que je suis un symbole » - Benazir Bhutto
Par Pierre.R le 28 décembre 2007

Benazir Bhutto fut chargée d’assumer le lourd héritage politique de son père, Zulfikar Ali Bhutto, renversé par un coup d’État militaire en 1977 et exécuté. Elle n’avait pas peur d’affronter la mort, disait-elle. La mort n’avait pas peur de cette femme qui l’affrontait ainsi, impunément. Jusqu’à ce jour. Elle est revenue au pays. Elle croyait dans un idéal. Elle l’a défendu. Une première fois, la mort est passée à côté. Cette fois-ci, la mort a gagné. Deux fois Premier ministre de la République Islamique du Pakistan, de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996, elle fut aussi par deux fois, démise de ses fonctions pour « corruption » et « mauvais usage » du pouvoir. Âgée de 54 ans, elle est décédée dans un hôpital de Rawalpindi. « Elle est morte en martyre », a déclaré Rehman Malik, un responsable de sa formation.

Beaucoup de choses se diront sur cette femme unique, volontaire, décidée, moderne dans un pays anachronique. Huit années d’exil auront séparé Benazir Bhutto de son pays. Jusqu’à cet été, Benazir Bhutto était accusée par le pouvoir Pakistanais de diverses charges, dont la corruption. Elle revenait avec l’engagement d’un partage du pouvoir. Elle a exigé la démission de ce pouvoir, incarné par Pervez Musharaf. Au moment de son retour, elle fait l’objet d’une première tentative d’assassinat. Elle quitte pour revenir aussitôt. Résolument tournée vers le progrès de son pays et son accession vers la démocratie, Benazir Bhutto se sait en danger. Qu’importe. « Je sais que je suis un symbole de ce que les soi-disant djihadistes, talibans et Al-Qaïda craignent le plus », avait écrit Benazir Bhutto dans son autobiographie : « Je suis une femme, dirigeante politique, qui lutte pour apporter la modernité, la communication, l’éducation et la technologie au Pakistan ».

Il est trop tôt pour jeter les bases d’une analyse conjoncturelle, comme a tenté maladroitement de le faire Bernard-Henri Lévis. Et surtout pour distribuer allègrement les blâmes.

Réfléchissons sur ces images.

Voici la video :

 

12 Commentaires sur ce billet

Le Panda Le 27 décembre 2007 à 23h44min (commentaire N° 1)


@ Pierre,

des propos justes, une analyse parfois ou le sens de “libération” perd le contexte de réalité, pour certains quotidiens.

Quoi qu’il en soit il est indéniable que le fruit que cette femme véhiculait était indigeste pour certains.

Il a un petit probléme de vidéo, merci si tu peux avoir la gentillesse de le régler.

Le Panda qui te promet de revenir et te remercie de la qualité de ton analyse à plume levée.
(à chaud)

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 00h42min (commentaire N° 2)


@ Communiqué de la Bertrand Delanoë, Maire de Paris, reçu en l’instant, merci de ce communiqué au nom de toutes les démocraties.

Le Panda
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27/12/2007

Bertrand Delanoë: «L’assassinat de Benazir Bhutto constitue un choc»

Par M. Bertrand DELANOË
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L’annonce de l’assassinat de Benazir Bhutto constitue un choc pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la paix et à la démocratie.

Benazir Bhutto était l’héritière d’une grande famille politique du 20ème siècle qui avait conduit son pays sur la voie de l’indépendance et du développement. Au-delà même de son parcours et de sa personnalité, elle fut l’une des premières femmes chef de gouvernement et l’une des rares dans une société majoritairement musulmane. Les circonstances tragiques de sa mort soulignent son courage. Ses convictions en faveur de la démocratie dans un pays déchiré par les tensions ethniques et religieuses lui ont coûté la vie.
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Pour que vive les démocratie et la liberté des droits de l’Homme (Le Panda)
Au delà de cet acte lâche et vil la multiplication des attentats durant la campagne électorale en cours ne peut manquer d’inquiéter. L’avenir du Pakistan est l’une des clefs de la stabilité dans la région dans la lutte contre le terrorisme.

A ce titre, je ne peux qu’être extrêmement attentif à l’évolution de la campagne électorale et des résultats de celle-ci au regard de la démocratie et de la défense des droits de l’homme.

Au nom de Paris et en mon nom personnel, j’adresse mes plus sincères condoléances à ses proches.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 10h16min (commentaire N° 3)


Bonjour Pierre,

Merci. Je t’avais demandé cette réaction à froid. Je n’aurais pu le faire. La colère n’est pas bonne conseillère.
On rappelait ce matin les familles qui ont eu la poisse. Des noms qui sont maudis par le sort: Kennedy, Gandi, Gemayel, Hariri, Butho… j’en oublie.
Souvent la démocratie en point de mire.
Par rapport à l’animal nous oublions que nous avons la parole en plus.
La violence aurait pu se comprendre avant.
La démocratie et la diplomatie, voilà les outils du progrès des hommes.
Il y aura beaucoup de travail pour l’éducation.
J’arrète ici.

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 10h46min (commentaire N° 4)


Patrick
Lenfoiré

Il faudra un peu de temps pour décortiquer tout cela. Même si on s’y attendait un peu, un drame comme celui-là ne laisse d’abord personne indifférent et, ensuite, crée une onde de chocs qu’il faut savoir bien évaluer. J’ai soumis un deuxième texte plus poussé sur la question, que je viens d’enrichir de quelques liens de quotidiens américains.

Pierre R.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 12h11min (commentaire N° 5)


Pierre R.,

Suite à un bug, nous avons dû enlever la video.
Je n’ai pas retrouvé la tienne.
J’en ai placé une autre de YouTube
Désolé, N’hésite pas a faire la travail inverse.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 12h18min (commentaire N° 6)


Pierre.R.

Merci, d’avoir remit la vidéo en place. Guy a essayé ainsi que moi de faire de notre mieux. Tu es le seul pour le moment à pouvoir agir avec ta vidéo que nous trouvons supérieure à celle de dépannage.

Encore merci d’avoir agit à plume levée, mais prends soin de toi, nous avons besoin de t’offrir des chocolats.

Le Panda gourmand.

Patrick Juan.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 12h51min (commentaire N° 7)


Pierre R.,

Voilà, c’est corrigé. Bouge plus.
Un peu plus petite, mais efficace.
Pas besoin de chocolats.

 


liberty Le 28 décembre 2007 à 15h13min (commentaire N° 8)


@ Pierre

Juste une donnée à prendre en considération : “Dans un pays Musulman réfléchis comme un Musulman”.

Cette Dame était non seulement révolutionnaire pour le régime en place mais également pour les Musulmans (une femme le chef difficile à avaler).

Ce pays est loin de la France avec son Islam moderne…

Ceci dit, je suppose qu’en France toute personne dénonçant la corruption subirait le même sort, la preuve tout le monde le sait mais personne n’en parle dans notre cher paysage politique …

Eva Joly s’est expatriée pour quelle raison au fait ?