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Assassinat de Benazir Bhutto - Vers le chaos ou la démocratie ?
Par Pierre.R le 28 décembre 2007

A quelques jours des élections législatives, qui devaient se tenir le 8 janvier au Pakistan, et à quelques minutes avant sa mort, Benazir Bhutto déclarait, devant ses partisans : « J’ai mis ma vie en danger, je suis rentrée parce que je sentais que ce pays était en danger. Les gens sont inquiets mais nous sortirons ce pays de la crise ». L’attentat s’est produit à Rawalpindi, près d’Islamabad, à l’issue d’un meeting électoral de Benazir Bhutto, leader du Parti du peuple pakistanais (PPP) et chef de file de l’opposition au président Pervez Musharraf.

Selon des analystes, l’assassinat de Benazir Bhutto plonge le Pakistan dans l’une des plus graves crises de ses soixante années d’existence. Loin d’apaiser la situation, Nawaz Sharif, l’autre chef de l’opposition et ancien Premier ministre, réclame la démission de M. Musharraf et en appelle à une grève générale dans tout le pays. Benazir Bhutto et Nawaz Sharif avaient récemment décidé d’unir leurs forces pour s’opposer à Pervez Moucharraf. « Si quelque chose m’arrive au Pakistan, j’en rendrai Musharraf responsable », avait averti madame Bhutto. Les craintes de madame Bhutto ont été confirmées par la chaîne américaine CNN. Elle avait demandé, le 26 octobre dernier, à Mark Siegel, son porte-parole américain, de rendre son message public si elle était assassinée. C’est fait.

Le président Pervez Musharraf a appelé à la paix après la mort de Benazir Bhutto. Il a aussi invité ses concitoyens à rester calmes pour « que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec ». Le président pakistanais a, de plus, annoncé jeudi un deuil de trois jours. Et c’est ce même Musharraf qui, selon Benazir Bhutto, est accusé aujourd’hui de lui avoir refusé une protection adéquate dans les mois précédant son assassinat. Madame Bhutto faisait face à l’interdiction d’utiliser des voitures privées ou avec des vitres teintées. Même chose en ce qui concerne une escorte de quatre voitures de police afin d’être protégée de tous les côtés.

Le Pakistan, dans une certaine frange, est en colère. La douleur s’est vite muée en colère contre le président Pervez Musharraf. « Musharraf est un chien », scandaient des centaines de gens en colère. « Nous avons perdu notre soeur! ». Des émeutes ont éclaté dans une dizaine de villes, faisant au moins 10 morts, selon les autorités. Le meurtre de Benazir Bhutto s’inscrit dans une série d’attentats suicides qui ont fait près de 800 morts en 2007. Le 18 octobre dernier, un attentat contre madame Bhutto s’était soldé par 139 morts. Un journaliste de Karachi témoignait hier : « La réponse dans la rue est très violente, les gens sont dehors, furieux, ils brûlent des voitures, des bâtiments, il y a des fusillades, c’est le chaos » (Libération). Des troubles ont aussi éclaté à Lahore et, dans une moindre mesure, dans d’autres grandes villes. Au moins quatre personnes ont été tuées dans ces incidents.

Madame Bhutto, depuis quelques mois, avait décidé d’affronter sans équivoque possible le mouvement islamiste radical du Pakistan. Elle avait mené une campagne contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d’« éliminer la menace islamiste » du pays. Il semblerait que les taliban ainsi que des groupes djihadistes pakistanais avaient recruté des kamikazes pour mettre fin à ses jours.

Nicolas Sarkozy, dans une lettre adressée au président Musharraff, juge « plus que jamais indispensable » la tenue des élections législatives après « l’acte odieux » qui a couté la vie à l’ancien Premier ministre.

Robert Birsel et Kamran Haider, de Reuters, rappellent les faits saillants de la carrière de madame Bhutto : « Née le 21 juin 1953, dans une riche famille de propriétaires terriens, Benazir Bhutto a été formée à Harvard et à Oxford. Son père, Zulfikar Ali Bhutto, président puis Premier ministre du Pakistan, avant d’être renversé en juillet 1977 par Zia-Ul-Haq, fut exécuté deux ans plus tard. Madame Bhutto devient, dès lors, le chef de file de tous les opposants au régime militaire de Zia ».

« Arrêtée, assignée à résidence, elle s’exilait une première fois à Londres où elle réorganisait le PPP, fondé par son père. Elle prend l’engagement de rétablir la démocratie et se veut le symbole de la lutte contre le pouvoir militaire. À 35 ans, le 2 décembre 1988, après la victoire du PPP, elle est nommée à la tête du gouvernement et devient la première femme à diriger un pays musulman. En 1990, cible d’accusations de corruption, elle était limogée. Son retour au pouvoir, en octobre 1993, n’allait guère être plus heureux. Le 5 novembre 1996, de nouvelles accusations de corruption lui coûtaient une nouvelle fois sa place » (Reuters - Le Monde).

Mais comme l’indique Libération : « Benazir Bhutto était rentrée au pays grâce au soutien de Washington, dans la perspective d’un partage du pouvoir avec le président Musharraf. Un retour sous les vivats de ses partisans, mais qui dérangeait beaucoup de monde au Pakistan, en particulier au sein de l’establishment, peu enclin à céder du terrain à l’héritière de la dynastie Bhutto ».

Les États-Unis pour lesquels Islamabad est un allié clé dans leur « guerre mondiale contre le terrorisme » ont assuré les Pakistanais de leur soutien tout en insistant pour que les élections législatives et provinciales aient bien lieu le 8 janvier comme prévu. La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, a téléphoné au successeur de Benazir Bhutto à la tête du PPP, Amin Fahim, pour l’appeler à participer aux élections, pendant que Georges W. Bush s’entretenait avec Pervez Musharraf. Le président George W. Bush a condamné un « acte lâche perpétré par des intégristes meurtriers qui cherchent à saper la démocratie pakistanaise ».

Selon Pervez Musharraf, l’assassinat de Mme Bhutto est « l’œuvre de ces terroristes contre lesquels nous sommes en guerre». Il a exprimé sa «détermination» à les «éliminer ». France Presse informe que, jeudi, des responsables du FBI et du département de la Sécurité intérieure avaient diffusé une note à l’attention des différentes agences américaines relayant des sites Web islamistes selon lesquels Al-Qaïda a revendiqué l’attentat qui a coûté la vie à l’opposante pakistanaise Benazir Bhutto. Ross Feinstein, porte-parole du directeur des Renseignement nationaux, prévient que « nous ne sommes pas en mesure actuellement de confirmer qui aurait pu être responsable de l’attaque ». Le ministère de l’Intérieur du gouvernement pakistanais a déclaré à l’agence France Presse ne « pas être au courant d’un lien avec Al-Qaïda » dans cet assassinat de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto.

Les rumeurs circulent que Oussama ben Laden diffuserait prochainement une nouvelle déclaration sur Internet dans laquelle il évoquerait surtout la question de l’Irak, selon un groupe privé de renseignement. Selon SITE, qui fournit des renseignements sur les questions de terrorisme à des gouvernements et des acteurs privés, l’annonce de la diffusion de ce message a été faite jeudi sur des forums de discussion islamistes. Selon les entrées sur ces sites Web, le message durera 56 minutes.

Alain Lallemant, du quotidien Le Soir (Belgique), dit craindre le scénario du pire, soit le report des élections : « L’absence de Benazir Bhutto dans le jeu politique du 8 janvier n’est pas déterminante. La présidente à vie du PPP était déjà absente du scrutin présidentiel du 6 octobre dernier, et ses prises de positions, tant avant son retour d’exil (soutien aux Américains, lâchage du père de la bombe atomique pakistanaise) qu’après (rapprochement avec les religieux, positionnement opportuniste face au président Musharraf) ont affaibli sa position. Dans la presse pakistanaise, des fonctionnaires ont fait ouvertement état de déceptions face au comportement cynique de « B.B. ». Et pour les électeurs du PPP, la première de toutes les dames sera peut-être plus grande morte que vivante ».

Pour François Sergent, de Libération : « Au nom de la lutte contre le terrorisme que Musharraf est censé mener, les États-Unis s’appuient sur cet homme double qui laisse son pays aux inégalités odieuses s’enfoncer dans le sous-développement et la violence. Ils l’ont soutenu, bien que son régime ait systématiquement violé la démocratie et les droits de l’homme - et encore plus ceux de la femme. Ils l’ont soutenu malgré la prolifération nucléaire organisée au cœur de l’État. Ils le soutiennent malgré les complicités coupables de son armée avec les islamistes les plus fanatiques. Que le meurtre de Benazir serve au moins de mise en garde à un Occident qui devrait apprendre à mieux choisir ses amis ».

Aux États-Unis, les réactions vont de la consternation au scepticisme. « A bad day for Pakistan ; a bad day for the United State », rapporte Le Los Angeles Times. Pour sa part, le New York Times met l’accent sur l’échec de la politique et de la stratégie de Georges W. Bush. « Foreign policy analysts and diplomats said that if there were one thing that Ms. Bhutto’s assassination has made clear, it was the inability of the United States to manipulate the internal political affairs of Pakistan ». Notons enfin que le Wall Street Journal considère que l’assassinat de Benazir Bhutto pourrait avoir un impact sur le choix des électeurs américains, lors des prochaines présidentielles de 2008, qui pourraient favoriser des candidats plus expérimentés. « It has very little to do with national security issues », a déclaré, un peu mal à l’aise, le sénateur républicain McCain. Notons enfin que le correspondant du Huffington Post, l’un des blogs les plus lus aux États-Unis, Matthew Pennington, craint que la seule issue qui s’offre au président Musharraf ne soit de déclarer, pour une deuxième fois, l’état d’urgence : « It is possible they could declare an emergency again ».

 

14 Commentaires sur ce billet

lenfoire Le 28 décembre 2007 à 10h28min (commentaire N° 1)


Pierre,

Bonne fusion de ce qui se dit autour de ce qui tourne autour de cette nouvelle atteinte contre l’idéologie de la démocratie.
L’anarchie a été l’opposé reconnu. L’arme de pression la terreur.
En son temps, j’ai cherché le pourquoi et le comment.
Vivre dans un monde démocrate, ça vous gratte“.
L’article prenait la vision et les défauts à l’occidentale. Sommes-nous tellement en contradiction avec les autres parties du monde et les hommes dans leur ensemble ?
Je reste encore sur ma faim sans comprendre.
Complément d’info vu d’ici : lien

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 10h50min (commentaire N° 2)


Lenfoiré

Je viens de parcourir le texte sur la démocratie. Très bonne réflexion. Nous avons, mon ami, une vision occidentale de ce qu’est la démocratie. Serions-nous en plein dans ce choc des civilisations dont parlait Samuel Huntington : a) conflits entre civilisations du fait de la domination de l’Occident : les autres civilisations cherchent à s’affirmer face à un Occident dominateur ; b) conflits à l’intérieur d’une civilisation : lutte de pouvoir pour le contrôle d’une civilisation, comme la lutte entre islamistes et réformateurs dans le monde islamique ; c) lutte à l’intérieur d’un pays : cas d’un pays déchiré entre plusieurs civilisations (Huntington cite la Turquie, le Mexique, la Russie et l’Australie) (Wikipedia). Cette vision est loin d’être partagée. Plus d’un diront que dans la démocratie se retrouvent des germes d’une certaine dictature. Nous n’en sortirons pas. Bien évidemment, les intérêts stratégiques et géopolitiques dépassent amplement les impératifs de la démocratie. Elle est bien pâle cette démocratie lorsque se font entendre bruyamment les intérêts régionaux des superpuissances. Il ne faut jamais l’oublier. Je reviendrai sur cette question plus en profondeur.

Pierre R.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 13h04min (commentaire N° 3)


Pierre R.,

Vision occidentale?
La vie et l’instinct de conservation de l’espèce sont-ils occidentales?

Nous avons manifestement perdu quelque chose au passage dans les arcannes de l’évolution.
Ce qui m’énerve souvent, c’est de voir l’admiration et l’amour des enfants dans les yeux des gens de part et d’autre, occidentaux et orientaux, et de les pousser, juste un peu plus grand, vers la mort.
Mazochiste, notre espèce?

Oui, reviens sur ces problèmes fondamentaux.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 14h26min (commentaire N° 4)


@ Pierre,

pour le moins que l’on puisse écrire, enfin je parle pour moi, c’est que ta revue sur cet assasinat ne fait pas dans la dentelle.

Les problèmes fondamentaux auquels Guy fait allusion à mon sens sont bien plus importants que ce que le tissu de l’apparence laisse penser.

Oui au risque de te surprendre il n’y a qu’un seul monde en lequel je crois c’est celui de l’enfance. Ils sont purs et fragiles, ils demeurent la proie “idéale” pour ceux qui jouent avec le monde.

Les analystes, les humanistes, portent des traces de souffrances avec une vision ou le coeur parle de sensibiltés et de la place que la femme se devrait d’occuper dans une société matchiste qui me dégoute par certains rapports sans commune mesure avec la réalité de l’odeur et du goût de la vie.

La premiére des démocratie qui subit des électrochocs figurent au fronton de l’Occident, comme sur les livres de Religions de tout continent. Coupables mais pas responsables.

Donc effectivement la menbrane est plus que fragile quand l’écho se meure lorsque les montagnes et les vallons ne peuvent franchir les océans.

Pour ce faire une petite solution, se rendre là où se trouve le probléme, ou mettre les forces neutres capables d’avoir un petit mais juste un simple sourire.

Le Panda.

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 15h57min (commentaire N° 5)


@Pierre, et tous les autres,
En réception la Dépêche A.F.P. reçu à l’instant. Compte-tenu des circonstances pour relever la qualité des écrits de notre rédacteur Pierre.R conformément aux droits à l’information nous remerçions l’A.F.P. de ces information que je vous livre in-texto.

Le Panda des Voix du Panda, le débat s’ouvre au plus large, chacun comprendra ce qu’il voudra ou souhaitera. Toutefois nous fûmes les 1er à informer par le journal citoyen de la réalité des faits. Merci à la plume aiguisée de Pierre.R qui faisant suite à notre demande creusa ses capicitées pour le livrer le plus rapidement et humainement possible. Merci à tous.

Patrick Juan.
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La dépêche, les réactions, les analyses….
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Benazir Bhutto: le gouvernement accuse Al-Qaïda
Benazir Bhutto lors du meeting fatal de Rawalpindi, au côté de son bras droit Amin Fahim (27/12/2007)
© AFP/Aamir Qureshi
“Selon toute probabilité, Al-Qaïda est derrière cet attentat tragique”, a annoncé vendredi le gouvernement pakistanais L’ancien Premier ministre, assassinée jeudi, “était sur la liste des cibles d’Al-Qaïda”, a indiqué à l’AFP le ministère pakistanais de l’Intérieur. Benazir Bhutto a été inhumée vendredi matin dans le sud du Pakistan, en présence d’une foule immense.
Entre-temps, les violences qui secouent le pays depuis l’attentat ont déjà fait au moins 23 morts.
Une revendication d’Al-Qaïda
Dans la nuit de jeudi à vendredi, le réseau terroriste s’est dit responsable du meurtre de l’ancien Premier ministre, a rapporté une chaîne privée pakistanaise. Au départ, Islamabad a affirmé n’être “pas au courant d’un lien avec Al-Qaïda”, avant, finalement, de pointer du doigt le réseau d’Oussama ben Laden.

Le gouvernement pakistanais a déjà accusé les islamistes, considérés comme proches d’al-Qaïda, d’être responsables de la vague d’attentats meurtriers commis en 2007 dans le pays.
L’opposante emblématique au régime de Musharraf a été assassinée jeudi à la sortie d’un de ses meetings à Rawalpindi, près d’Islamabad, à deux semaines d’élections législatives à haut risque. Sa mort plonge le Pakistan dans l’une des plus graves crises politiques de son histoire.
Manifs, émeutes et bombe, au moins 23 morts
Depuis l’annonce de l’assassinat de Benazir Bhutto, plusieurs manifestations et émeutes ont eu lieu dans le pays, faisant au moins 19 morts. “Le bilan après les violences de rue, les incendies et les affrontements est désormais de 19 morts. Il y a 18 morts dans la province méridionale du Sind et une dans le Pendjab”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.
De plus, dans le nord-ouest, une bombe a fait 4 morts, dont un membre du parti de Musharraf, vendredi dans la vallée de Swat, a annoncé la police.A Karachi, les troupes paramilitaires ont reçu vendredi l’ordre de tirer à vue en cas d’émeutes.
A Peshawar (nord), une foule en colère de sympathisants de Benazir Bhutto a incendié le bureau du parti soutenant Pervez Musharraf. Jeudi, dans la même ville, la police pakistanaise a dispersé à coups de bâton et de gaz lacrymogène plus d’une centaine de manifestants en colère après l’assassinat de l’ex-Premier ministre pakistanais.
Le principal tribunal et un autre bâtiment officiel ont été incendiés jeudi soir à Jacobabad, la ville du Premier ministre pakistanais de transition, dans le sud du Pakistan, quelques heures après l’attentat.
Les funérailles de Benazir Bhutto
Les obsèques de l’ancien Premier ministre ont eu lieu vendredi matin, dans son village natal de Larkana. Des centaines de milliers de partisans en deuil ont convergé vers le site du mausolée de la famille Bhutto. Les forces de sécurité étaient placées en état d’alerte par crainte de la poursuite des émeutes.
Son cercueil, enveloppé du drapeau noir, vert et rouge du Parti du peuple pakistanais (PPP), a été enterré dans le mausolée de Garhi Khuda Bakhsh, près de Larkana. Benazir Bhutto repose désormais auprès de son père, Zulfiqar Ali Bhutto, Premier ministre renversé en 1977 par le général Zia Ul-Haq, et exécuté deux ans plus tard.
Conformément à la coutume musulmane, les funérailles ont eu lieu aussi rapidement que possible. Jeudi soir, la dépouille de Benazir Bhutto avait été transportée de l’hôpital vers une base militaire, puis vers son village familial de Larkana, dans le sud du Pakistan. Le parcours était extrêmement chaotique à la sortie de l’hôpital, des centaines de personnes se massant autour du cercueil en bois tout simple où une petite vitre en plastique sur le couvercle laissait apercevoir le corps de Mme Bhutto, enveloppé dans un linceul blanc.
Un deuil national de trois jours a été décrété jeudi au Pakistan en hommage à celle qui devint, en 1988, la première femme à avoir dirigé un pays musulman.
Report des élections: aucune décision prise
Le Premier ministre pakistanais par intérim Mohammadmian Soomro, interrogé vendredi matin à Islamabad sur un éventuel report du scrutin, a annoncé à la presse : “Rien de tel pour l’instant. Les élections auront lieu telles qu’elles ont été annoncées.”Or, plus tard, un responsable gouvernemental a nuancé ces propos, assurant que “le gouvernement prendra sa décision sur un éventuel report ou non seulement après avoir consulté la totalité des partis politiques”.
L’attentat
Jeudi, à l’issue d’un meeting politique de l’ancien Premier ministre pakistanais, à Rawalpindi, près d’Islamabad, un kamikaze a fait exploser sa charge à proximité de son véhicule blindé. Il avait d’abord ouvert le feu, l’atteignant d’une balle au cou alors qu’elle saluait la foule depuis le toit ouvrant de sa voiture en quittant les lieux.
L’opposante quittait le meeting électoral qu’elle venait de tenir à deux semaines des élections législatives du 8 janvier. La scène était horrible selon des témoins, avec des corps mutilés, dénudés et brûlés jonchant le sol.
Benazir Bhutto, 54 ans, est décédée à l’hôpital, blessée par balle par le kamikaze avant même l’attentat-suicide qui a coûté la vie à 20 autres personnes.
Réaction de Nawaz Sharif
L’ex-Premier ministre et opposant Nawaz Sharif (dont trois partisans ont été tués jeudi lors d’une autre attaque) a exhorté le président Pervez Musharraf à démissionner sur le champ pour “sauver le Pakistan”, et annoncé que son parti boycottera les législatives du 8 janvier.
La mort d’une opposante, à deux semaines des élections
L’attentat de jeudi est intervenu à deux semaines des élections législatives qui doivent se tenir au Pakistan le 8 janvier. Benazir Bhutto dirigeait le principal parti de l’opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP). Elle avait tourné le dos début novembre au chef de l’Etat après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d’exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996). A son retour d’exil, le 18 octobre, elle avait été accueillie par un attentat qui avait fait 139 morts, mais en avait réchappé.
L’Inde s’inquiète
Le gouvernement indien a ordonné vendredi à ses forces aux frontières de faire preuve d’une vigilance extrême au lendemain de l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais. New Delhi craint que la crise profonde dans laquelle est plongé le Pakistan ait des répercussions sur son propre territoire.
Mme Bhutto déjà visée par un attentat le 18 octobre à son retour d’exil
Ce drame est le dernier d’une série record d’attentats suicide dans l’histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007. Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto : le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l’ancienne Premier ministre après six années d’exil. Elle avait réchappé de l’attentat, étant à l’intérieur d’une voiture blindée en tête du cortège.
Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des “hauts responsables” proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d’être à l’origine de cette attaque, sans pouvoir le prouver.

Benazir Bhutto, vie et mort d’une femme politique

Benazir Bhutto a été la première femme de l’ère moderne à diriger un pays musulman, le Pakistan, à 35 ans seulement.

Elle fut deux fois Premier ministre de la République Islamique du Pakistan, de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Mais chaque fois, elle fut démise de ses fonctions pour “corruption” et “mauvaise gouvernance”. Son époux fut emprisonné pour de multiples faits de corruption de 1996 à 2004 et elle a préféré fuir en 1999 en exil à Londres et Dubaï pour échapper au même sort.Depuis mi-novembre, un mois après son retour d’exil, elle était devenue l’une des principales opposantes au président Pervez Musharraf, dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier.
Née le 21 juin 1953, fille aînée de l’ancien premier ministre Zulfikar Ali Bhutto, pendu en avril 1979, Benazir Bhutto avait fait ses études aux Etats-Unis, à Harvard, et obtenu un diplôme de philosophie à Oxford. Elle était retournée au Pakistan en 1977, quand son père avait été renversé par le général Zia ul-Haq, avant d’être exécuté par le régime militaire.
Emprisonnée à plusieurs reprises ou placée en résidence surveillée, elle avait réorganisé le Parti du peuple pakistanais (PPP) fondé par son père. Exilée en janvier 1984 à Londres, elle faisait un retour triomphal en 1986. De nouveau emprisonnée quelques jours après une manifestation interdite contre le général Zia, elle avait échappé à un attentat en janvier 1987.En novembre 1988, le PPP remportait les législatives et Benazir Bhutto devenait chef du gouvernement pakistanais.Destituée en août 1990 pour corruption et népotisme, elle a comparu devant des tribunaux spéciaux de septembre 1990 à mai 1991 pour abus de pouvoir, malversations et détournement de fonds public, accusations dont elle sera innocentée en 1994.Battue aux élections d’octobre 1990, passée dans l’opposition, elle est revenue au pouvoir en octobre 1993 avec la victoire du PPP, avant d’en être évincée de nouveau, pour les mêmes motifs, fin 1996.
Le dernier combat de Benazir Bhutto
Revenue d’exil en octobre 2007, l’ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l’opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu’elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays.Benazir Bhutto menait campagne contre M. Musharraf mais aussi contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d’”éliminer la menace islamiste” du pays.
Mariée en 1987 à Asif Ali Zardari, cette femme qui a été assassinée jeudi dans son pays, dans un meeting électoral à quinze jours des législatives, était mère de trois enfants.

Condamnations internationales

Les Etats-Unis, l’Inde, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie ont condamné fermement jeudi cet attentat “odieux”, tout en espérant que la stabilité serait préservée au Pakistan. La Maison Blanche a imputé l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto à des “ennemis de la démocratie” employant les mêmes méthodes qu’Al-Qaïda, tout en jugeant alors prématuré de dénoncer explicitement des coupables. Une revendication signée Al-Qaïda est tombée quelques heures plus tard.Etats-Unis : Le président américain George W. Bush a fermement condamné jeudi le “lâche” assassinat de Benazir Bhutto et a demandé aux Pakistanais de poursuivre le processus démocratique. “Les Etats-Unis condamnent fermement cet acte lâche perpétré par des extrémistes assoiffés de sang qui essayent de miner la démocratie au Pakistan”, a déclaré G.W. Bush devant des journalistes à son ranch texan de Crawford. Il a appelé les Pakistanais à poursuivre le processus démocratique et a assuré que les Etats-Unis étaient “aux côtés du peuple pakistanais dans son combat contre les forces du terrorisme et de l’extrémisme”. Il a également joint au téléphone son homologue Pervez Musharraf.France : Le président Nicolas Sarkozy a condamné jeudi l’attentat-suicide qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, qu’il qualifie d’”acte odieux”, dans une lettre à son homologue pakistanais Pervez Musharraf rendue publique par l’Elysée.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé sa “très grande émotion” et condamné fermement “l’acte odieux” qui a coûté la vie à l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto.Grande-Bretagne : Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé que Benazir Bhutto avait été “assassinée par des lâches qui ont peur de la démocratie”.
Russie : Le président russe Vladimir Poutine a qualifié d’”acte terroriste barbare” l’attentat suicide qui a coûté jeudi la vie à l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto et souhaité que les organisateurs soient “châtiés”.Italie : Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a condamné “avec indignation (…) le fanatisme” qui a coûté la vie jeudi à l’ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, appelant à “ne pas interrompre le difficile chemin vers la paix”.
Allemagne : La chancelière allemande Angela Merkel, “bouleversée et horrifiée par la nouvelle”, a condamné un “attentat terroriste lâche”, selon un communiqué.Le Conseil de sécurité de l’ONU a “condamné dans les termes les plus forts” jeudi l’assassinat au Pakistan de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto, dans une déclaration adoptée à l’unanimité.

2007, une année agitée au Pakistan

9 mars - Pervez Musharraf limoge le président de la Cour suprême Iftikhar Chaudhry qu’il accuse d’inconduite. Avocats et magistrats se rassemblent derrière Chaudhry et la popularité du chef de l’Etat s’effondre. 10 juillet - Après une semaine de siège, Musharraf ordonne l’assaut de la Mosquée rouge d’Islamabad où sont retranchés plusieurs centaines d’extrémistes islamistes. Au moins 105 personnes périssent dans le raid, qui déclenche une vague d’attentats suicide.20 juillet - La Cour suprême rétablit Chaudhry dans ses fonctions.27 juillet - Musharraf rencontre l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto à Abou Dhabi pour négocier une transition vers une démocratie civile. Bhutto exige de Musharraf qu’il renonce à ses fonctions de chef des armées. Les discussions échouent. 10 septembre - Nawaz Sharif, ancien Premier ministre renversé par Musharraf en 1999, est arrêté à l’aéroport d’Islamabad à son retour d’exil puis expulsé. La Cour suprême avait autorisé son retour.
2 octobre - Musharraf désigne un successeur à la tête de l’armée, premier geste concret vers l’abandon de ses fonctions de chef d’état-major, qu’il promet depuis décembre 2003. Le gouvernement annonce aussi l’abandon des poursuites pour corruption à l’encontre de Bhutto. 6 octobre - Le Parlement et les assemblées provinciales réélisent Musharraf à la présidence.18 octobre - Benazir Bhutto échappe à une tentative d’assassinat à son retour d’exil. L’attentat suicide qui frappe la foule rassemblée pour l’accueillir à Karachi fait quelque 150 morts.2 novembre - La Cour suprême se réunit pour entendre les recours déposés contre l’éligibilité de Musharraf.3 novembre - Musharraf impose l’état d’urgence, suspend la Constitution, révoque Ifthikar Chaudhry et les membres de la Cour suprême qui lui sont hostiles. La communauté internationale et l’opposition pakistanaise s’indignent.11 novembre - Musharraf annonce que des élections législatives auront lieu le 8 janvier.
12 novembre - Benazir Bhutto est assignée à résidence pour une semaine à la veille d’une vaste manifestation contre l’état d’urgence.13 novembre - Bhutto réclame pour la première fois la démission de Musharraf et exclut de prendre la tête du gouvernement tant qu’il sera au pouvoir. Nawaz Sharif se dit prêt à s’associer à Bhutto pour obtenir le départ de Musharraf.
15 novembre - Bhutto est à nouveau libre de ses mouvements.20 novembre - Le président se rend en Arabie saoudite, où Nawaz Sharif vit en exil. Au Pakistan, les forces de l’ordre libèrent 3.400 personnes sur les 5.000 arrêtées depuis l’instauration de l’état d’urgence.25 novembre - Nawaz Sharif rentre au Pakistan après sept années d’exil en Arabie saoudite.
28 novembre - Musharraf transmet le bâton de commandement des forces armées pakistanaises au général Ashfaq Kayani. Il est investi le lendemain président civil du Pakistan.15 décembre - Musharraf lève l’état d’urgence et rétablit la constitution.
27 décembre - Un kamikaze ouvre le feu sur Benazir Bhutto avant d’activer sa charge explosive à Rawalpindi. L’opposante et au moins 16 de ses partisans sont tués.
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Il faudra plus que cela pour faire la juste part des choses, nous inclinons avec respect face à la douleur de ses
proches.

Le Panda.

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 16h32min (commentaire N° 6)


Patrick

Que puis-je ajouter après ces excellentes informations ?

Pierre R.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 16h58min (commentaire N° 7)


@Pierre,

tout d’abord merci à toi d’avoir accepté de concocter ces 2 articles. relayer par le centre d’informations de l’AFP, à réception je l’ai mit en ligne je reste persuadé que tu peux faire mieux.

Oui Monsieur je le pense j’ai fourni la seconde matiére, l’artiste en ce sens c’est toi.Ces informations sont fiables mais n’émettent pas une opinion comme tu sais le faire et sur laquelle nous pouvons débattre oui Monsieur….

Amicalement,

Le Panda qui dit que ferais-je sans toi????

 


Exsam Le 29 décembre 2007 à 11h40min (commentaire N° 8)


Salut Pierre R.,

Sources principales bien synthétisées.
Encore une fois, on voit que les Américains ont foutu un bordel sans nom. Le poulain Mousharraf se voyait rejeté et appliquait une démocratie à la militaire. Qu’importe, ils ont continué avec une créature corrompue, qui a autant de lien avec la réalité du Pakistan que Coppé ave les HLM de Clichy sous Bois et dont même ses partisans doutaient.

Encore la stupidité criminelle de l’impérialisme US à l’oeuvre. Et, naturellement, France Télévision, la télé publique française ou ce qu’il en reste, nous sert des contes débiles pour enfant de 6 ans, genre Lady Diana version Bollywood.

Tout ça est écoeurant. Le plus écoeurant étant que les paranoïaques à la tête des USA aujourd’hui viennent de voter un budget de 660Milliards de dollars uniquement pour les dépenses d’armemement. 15 fois le budget français. Sans doute pour promouvoir la paix, la liberté, la coexistence pacifique dans le Monde. Bonne année 2008.

ExSam

 


lenfoire Le 29 décembre 2007 à 18h03min (commentaire N° 9)


Salut Pierre R,

Encore de l’info locale, on s’interroge du “comment?”.
lien

Attention, le Kroll est dur, très dur:
lien

J’aurai un jour un article sur tout cela. A ma manière comme toujours.

En attendant, j’aurai un article qui va faire parler. Home sweet home. Je suis sûr que tu ne seras pas indifférent.

 


Pierre.R Le 29 décembre 2007 à 18h39min (commentaire N° 10)


ExSam

Les États-Unis sont dans un sérieux examen de conscience. Cela transparaît jusque dans les présidentielles. Les événements conforteraient davantage Hillary Clinton en raison de son expérience de la Maison Blanche et écarteraient les novices, comme Huckabee ou Edwards. Du côté républicain, McCain pourrait être en bonne posture. De toute façon, le constat qui se fait aux États-Unis est que ces derniers n’ont d’autre choix que de poursuivre l’imposition de la démocratie en restant aux côtés de Musharraf.

Lenfoiré

La caricature de Kroll est criante de vérité. J’avais vu qu’au Pakistan, pour se dédouaner, le gouvernement tente de faire passer la thèse d’une fracture du crane contre la paroi de la voiture que d’une balle dans la tête. Voilà où nous en sommes rendus : supputer.

Je serai absent mes amis jusqu’au 2 janvier. Je vous prie toutes et tous d’agréer mes voeux les plus sincères pour la prochaine année. Beaucoup d’informations en perspectives.

Pierre R. Chantelois

 


Le Panda Le 29 décembre 2007 à 22h07min (commentaire N° 11)


@ Pierre,

reposes toi tu en as besoin comme les poules qui sont d’excellentes pondeuses :P

Soyons sérieux dans cet article le tien, relit merci mon commentaire, là où je te disais qu’il fallait attendre et que la vidéo était sujet à question….Je ne me suis pas tellement trompé, deux théses apparaissent ce jour 29.12.

1°) Benazir Bhutto se seraît tuée en heurtant le toit de son véhicule…..

2°) La douille retrouvée proche de son corps aurait été par un fanatique isolé à 300 mts environ de l’action….
3°) Le procureur chargé de l’enquête se propose de sortir le corps de sa sépulture afin de déterminer qu’elle est la cause du décès….

Mon analyse à chaud, reste de savoir dans quelles mesures ont nous prend pour des illuminé(e)s prêts à avaler la version qui leur conviendra pour ne pas retarder les échéances electorales….

C’est un assasinat, c’est un accident, un meurtre prémédité, une action individuelle avec plus de 50 morts à l’heure actuelle?

Pourquoi ne pas établir un rapport “Warren”?

Le Panda qui s’interroge sur le droit à la Paix.

Patrick Juan.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 19h16min (commentaire N° 12)


Panda (11),

Peux-tu m’expliquer, toi qui a coudoyé beaucoup de personnes dans ce monde musulman, le pourquoi de cette volonté d’ensevelir aussi vite?

Une autopsie n’est jamais possible dans ce cas.
Y-a-t-il quelque chose de caché dans cette rapidité?
Merci d’avance si tu as une explication.

 


Le Panda Le 30 décembre 2007 à 21h52min (commentaire N° 13)


@ L’enfoiré,

j’ai coudoyé des gens des 5 continents, y compris dans le monde musulman et d’autres.

Pour comprendre le retour rapide à la terre toutes les pages du “forum” ne suffiraient pas, c’est une des conceptions de l’Islam dicté par Le Coran.

Une autopsie est toujours possible à la condition qu’elle se fasse en présence de religieux afin de ne rien voler au défunt ou salir son âme.

Souviens-toi ce fut la même chose pour S.Hussein même pendu.

Il se peut aussi que l’on veuille éviter le chaos et laisser penser que le crime n’en est pas un, que c’est du 50/50, alors les élections prévues pourront se dérouler avec moins de victimes et plus de profits pour les “notables”.

Il subsiste une trace son pére fut pendu après le jugement d’un tribunal militaire plus de 2 ans plus tard.
La soit disante corruption qui touchée Madame Bhutto reste une vaste fumusterie du pouvoir des U.S.A. qui ensuite ont oeuvrés pour que cette derniére revienne sur son sol, afin de chasser le pouvoir en place, ou semer le désordre?
Les jours à venir nous le dirons, en ce qui me concerne je pense qu’il y a des 2.

C’est d’ailleurs son propre fils qui lui succéde à compter du 30.12. à la tête de son mouvement, cela en dit long sur les douleurs du Pakistan à se stabiliser, c’est une affaire à suivre. L’équilibre de certains passe par là c’est regrettablement un véritable “assasinat” comme celui de J.F.Kennedy à Dallas.

La démocratie sera acceptée dans la mesure ou elle soit aux couleurs servant les U.S.A.

Le Panda qui s’excuse de te remplacer Pierre mais tu es en vacances jusqu’au 2.01.08. Je fais de mon mieux et je te présente mes meilleurs voeux.

Redresses mon erreur s’il y a lieu.

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 31 décembre 2007 à 00h17min (commentaire N° 14)


En réception la Dépêche A.F.P. reçu à l’instant.Ce dimanche à 23h15.

Compte-tenu des circonstances pour relever la qualité des écrits de notre rédacteur Pierre.R conformément aux droits à l’information nous remerçions l’A.F.P. de ces information que je vous livre in-texto.

Le Panda, des Voix du Panda, le débat s’ouvre au plus large, chacun comprendra ce qu’il voudra ou souhaitera. Toutefois nous fûmes les 1er à informer par le journal citoyen de la réalité des faits.
Merci à la plume aiguisée de Pierre.R qui faisant suite à notre demande creusa ses capicitées pour le livrer le plus rapidement et humainement possible.

Merci à tous.
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Pakistan: le fils de Bhutto lui succède, incertitude sur les élections
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Le fils de Benazir Bhutto a succédé dimanche à sa mère, tuée jeudi dans un attentat, à la présidence du principal mouvement d’opposition au Pakistan, qui a annoncé dans la foulée sa participation aux législatives du 8 janvier, sur lesquelles pèse toutefois la menace d’un report.

Bilawal Zardari, âgé de 19 ans seulement, a été “nommé président” du Parti du peuple pakistanais (PPP) et le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, “coprésident”, a déclaré à l’AFP un haut responsable du parti.

“Ma mère a toujours dit que la démocratie était la meilleure vengeance”, a timidement déclaré Bilawal, avant que son père ne reprenne la parole qu’il ne lui a qu’exceptionnellement cédée, à l’issue d’un comité exécutif du PPP à la résidence de la dynastie Bhutto à Naudero, dans la province méridionale du Sind.Asif Zardari, qui a souligné qu’il rebaptisait son fils “Bilawal Bhutto Zardari à compter d’aujourd’hui”, a demandé une enquête de l’ONU à propos de l’assassinat de son épouse, sur le modèle de celle menée pour le meurtre de l’ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri.

Parallèlement, le Parti du peuple pakistanais a annoncé qu’il se présenterait aux élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier, exhortant l’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, à la tête du second parti de l’opposition, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), à faire de même.

Semblant répondre à cet appel, le parti de Nawaz Sharif a peu après fait savoir par un porte-parole qu’il prendrait également part au scrutin, alors qu’il avait rendu publique dès jeudi soir son intention de le boycotter.

Même si le PPP a refusé par avance tout report du scrutin, la tenue de ces élections demeurait cependant incertaine.

La Commission électorale et le principal parti qui soutient le président Pervez Musharraf ont laissé entendre samedi et dimanche que le scrutin serait probablement reporté.

La Ligue musulmane du Pakistan-Qâdî (PML-Q), pilier de la coalition soutenant le chef de l’Etat, a même annoncé avoir “suspendu sa campagne en raison de la situation qui prévaut” depuis la mort de Mme Bhutto.

“Un report de 10 à 12 semaines” des législatives “est une option réaliste”, a ajouté Tariq Azim, ancien ministre et porte-parole du mouvement.

La décision revient en théorie à la Commission électorale, qui doit se réunir d’urgence lundi à Islamabad, et qui avait d’ores et déjà annoncé samedi que le processus électoral était “défavorablement affecté” par la mort de Mme Bhutto et les violences et émeutes qui ont paralysé ce pays de 160 millions d’habitants, doté de l’arme nucléaire.

Certains s’attendent à ce que la situation empire dès lundi, au terme des trois jours de deuil national décrétés par M. Musharraf.

Et ce même si les grandes villes du Pakistan ont connu dimanche un timide retour à la normale, constaté par des journalistes de l’AFP.

Quelques boutiques ont commencé à rouvrir ainsi que des stations-service à Karachi, la mégalopole du sud de 12 millions d’habitants, fief du parti de Benazir Bhutto et la ville la plus touchée par les violences qui ont fait au moins 38 morts en trois jours dans le pays.

Les partisans de Mme Bhutto accusent des éléments proches du camp Musharraf d’avoir “tué” leur chef, au mieux en négligeant sa sécurité, au pire en orchestrant son assassinat.

Une composante ethnique est également considérée comme étant une bombe à retardement : Mme Bhutto est membre de l’ethnie sindien, peuplant le Sind, la province où les émeutes ont été les plus meurtrières, et où les manifestants scandent des slogans menaçants à l’égard des Pendjabi, l’ethnie de la province du Pendjab (centre et nord-est) qui domine le pouvoir et l’armée.

Or, depuis vendredi, quelque 16.000 membres des forces paramilitaires sont déployés dans le Sind, dont 10.000 dans sa seule capitale Karachi, avec ordre de “tirer à vue” sur les fauteurs de troubles.

D’autre part, la menace islamiste est toujours très présente.

Plus de 800 personnes, un chiffre record en 60 ans d’histoire de la République islamique du Pakistan, sont en effet mortes cette année dans des attentats, pour la plupart perpétrés par des combattants islamistes proches d’Al-Qaïda qui infestent les zones tribales, le long de la frontière afghane.

Dès le lendemain de l’attentat, Islamabad a d’ailleurs été prompt à désigner le réseau d’Oussama ben Laden comme étant le commanditaire de l’assassinat, par l’intermédiaire du chef présumé d’al-Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud, un chef de tribu du nord-ouest.

Celui-ci a immédiatement apporté un démenti par la voix de son porte-parole.

Dernière dépêche AF.P. Relayée par les Voix du Panda conformément aux droits à l’information.

Le Panda.

Patrick Juan Texte in-texto.

 


 



Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir
Par olivier cabanel le 28 décembre 2007

Ce titre peu optimiste de notre Johnny national illustre bien la santé de la planète.

Il est de mise, au début d’une année de brandir un optimisme indestructible, plein de bonnes résolution, mais la lecture d’un vieux « nouvel observateur » (juin juillet 1972) devrait nous ramener à un peu plus de pessimisme. Dans ce numéro hors série intitulé « la dernière chance de la Terre », les plus grands spécialistes de la cause environnementale brossaient un tableau alarmiste de ce qui nous menace, et appelaient à un sursaut citoyen salutaire.

35 ans après, on voit ce qu’il en est.

Michel Bosquet commençait le bal avec un article intitulé « les démons de l’expansion », avec en chapeau le texte suivant :« il a fallu trente siècles à l’humanité pour prendre son élan, il lui reste trente ans pour freiner avant le précipice ».

Puis Alain Hervé intitulait son édito « pour éviter les fin du monde » : ce numéro ne s’adresse pas aux hommes qui s’aveuglent pour être heureux.

Plus loin, Théodore Monod décrivait un « roi devenu fou » porté par une idéologie belliqueuse et orgueilleuse chargé de conquérir, domestiquer, dominer sans souci des conséquences pour lui même et pour les autres.

Gilles Lapouge (l’éden et l’ordinateur) écrivait : « les hommes passent leur temps à inventer ce qu’ils savent déjà .

«Franz Olivier Giesbert s’en prenait aux « beaux discours ». (les mêmes beaux discours que nous avons entendu lors du « Grenelle de l’environnement »).

Et la cerise sur le gâteau était pour l’ex-ministre de l’environnement Robert Poujade, dont la philosophie simpliste nous a laissé comme seul héritage un mot : le poujadisme, sorte de panacée populiste qui devait avoir réponse à tout. Titre de l’article : « je suis assez optimiste ».

En conclusion de ce remarquable journal, le rapport du Club de Rome intitulé « halte à la croissance ».

Ou en sommes nous 35 ans après ?

Tchernobyl et sa pollution qui a fait le tour de la terre, les marées noires à répétition qu’on ose plus compter tant elles sont devenues banales.

Les « OGM », dont on sait déjà qu’ils créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent, les pesticides.

Les tensio-actifs (détergents hydrocarbures indestructibles de nos lessives), et le nombre de cancers qui va croissant. (nous en sommes aujourd’hui à un français sur trois, et une française sur quatre.).

L’incinération des déchets amenant leur ballet de dioxines.

La disparition d’abeilles dont Einstein disait qu’après la mort de cette dernière, il resterait quatre ans de vie à l’être humain.

Le réchauffement de la planète qui n’est plus contesté aujourd’hui par les scientifiques responsables, mais dont on a pas encore bien compris la courbe exponentielle. En effet, la banquise en train de fondre a un triple effet : bien sur la remontée des eaux (nous avons déjà des réfugiés climatiques), mais aussi le déversement d’eau douce dans l’eau salée dont on craint que cela inverse les courants marins, et enfin le lâcher dans l’atmosphère de milliards de mètre cubes de méthane emprisonné dans le permafrost, lequel méthane va augmenter d’autant le réchauffement déjà préoccupant.

Ajoutons pour faire bon poids la féminisation des espèces, des poissons, des oiseaux, des mammifères, et en bout de la chaîne l’être humain dont on vient de constater la diminution de moitié de la fertilité du sperme. Cela explique, 35 ans après, la perte de crédibilité des Verts, coincés entre un réalisme électoraliste, et leur volonté de militantisme.

Car comme disait un vieil ami africain : «le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois».

 

7 Commentaires sur ce billet

Le Panda Le 28 décembre 2007 à 14h46min (commentaire N° 1)


@Olivier,

en 1er lieu, mille excuses d’avoir déplacé ton article, le serveur place les vidéos en premier et nous avions un bug.

Voilà un article qui pousse plus qu’à la reflexion et de plus c’est bien dit, nous, nous, devons de protéger le futur s’il existe, puisque du passé il ne reste que de la tristesse de tuer ce qui nous fait vivre.

Je promet de revenir sur ce billet que j’ai besoin d’analyser plus à fond, c’est là ou des gens tels que Coluche nous manque tu ne crois pas :?:

Le Panda.

Patrick Juan.

 


liberty Le 28 décembre 2007 à 14h59min (commentaire N° 2)


@ Olivier

Juste pour rire je te rappelle que “nous n’avons pas la reconaissance du ventre” envers les personnes qui étaient censés nous protéger de toutes les menaces de ce monde, tous ceux pour qui nous avons (ou pas) voté car ils nous disaient savoir mieux que les autres comment faire des lendemains qui chantent.

Le pire c’est qu’ils ne sont même pas sanctionnés, ils ont une retraite très avantageuse, la sécurité de l’emploi, un sacré salaire et comme si ça ne suffisait pas on les retrouve à l’académie Française !

Vu le résultat nous devrions avoir le droit de les mettre en taule !(sinon j’ai quelques méthodes moins soft en réserve)

liberty

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 15h34min (commentaire N° 3)


Bonjour Olivier,

Bon article.
Comme nous sommes ici pour apprendre l’un de l’autre, je me suis permis de changer quelques petites choses à ton article.
Si le fond est bon, la forme était un peu… disons toufues.

1. J’ai mis de l’air. Donner le temps de respirer par des paragraphes.

2. Les noms que tu cites, c’est bien beau. Donner des approches plus précises par des liens vers une explication est nécessaire. Internet, c’est pas un bouquin. On a les hyperliens et c’est hyper bien. On y va ou on n’y va pas. Internet est une toile où on est là pour s’informer.

3. Eclaircir, c’est aussi repecter la ponctuation. Un “.” est suivi d’un espace et d’une majuscule.

4. Tu oublies de changer la catégorie. Celle par défaut “Liberté” est loin d’être la panacée. J’ai choisi pour ton article “Espace planète”. Tu peux le rechanger si tu veux.

5. Si tu veux être référencé par des mots clés, il est aussi possible d’en ajouter à la fin de l’introduction de l’article. Je te laisse les inventer.

J’espère que tu ne m’en veux pas.
J’étais un peu comme toi au départ. On me l’a dit. J’ai évolué.

 


liberty Le 29 décembre 2007 à 07h29min (commentaire N° 4)


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS !

C’est certain nous travaillerons jusqu’à soixante cinq ans au minimum, à cause du retard de l’entrée sur le marché du travail dù à nos études .

L’espérance de vie aurait sois disant augmentée, mais avec toutes les crises sanitaires en préparation nous pourrons avoir la retraite à soixante dix ans afin de soigner nos divers cancers jusquà ce que mort s’en suive !

L’espêrance de vie a peut être augmenté dans les chiffres mais on ne nous dit pas dans quel état de santé !

Il y a ce que nous savons mais ce que nous ne savons pas également :

Jadis notre pays était dirigé par un pouvoir monarchique appuyé par les religieux .
Désormais le pays est dirigé par un pouvoir « démocratique » appuyé sur des scientifiques .
Les plus téméraires d’entre-eux, ceux dont les propos déplaisent, sont immédiatement écartés de leurs fonctions , voire discrédités.
En fait, rien n’a réellement changé en ce sens .

Un détail troublant est le recul des grands pôles de recherche et développement, de plus en plus rares …
Doit-on y voir une inutilité ou il est déjà trop tard ?

Nous ne savons qu’une infime partie de la réalité, les seuls fonctionnaires en augmentation d’effectifs sont ceux de police, prévoit-on de devoir nous calmer ?

Liberty

 


olivier cabanel Le 29 décembre 2007 à 16h30min (commentaire N° 5)


oui, Liberty, je souscris totalement a tes arguments,

pour la recherche, l’Etat penche de plus en plus pour une recherche financée par les grands industriels.

çà veut dire que toutes les recherches qui oseraient critiquer certains choix se trouveront privées de crédit.

c’est d’ailleurs déja le cas: je participe actuellement a un documentaire sur les “tensio-actifs”, et j’ai rencontré un chercheur (Monier-Besombes) dont les crédits ont été supprimés, et qui aujourd’hui a choisi de gagner sa vie différement!
et ce n’est pas un cas isolé.
récemment un chercheur qui avait osé lever le problème des ogm sait qu’il est menacé dans son emploi.
l’état sarkozy, c’est toujours plus de prisons, et gare à celui qui marche en dehors des clous.

 


lenfoire Le 29 décembre 2007 à 17h42min (commentaire N° 6)


Liberty (4),

J’ai répondu à ton mail. J’ai reçu un retour pour non réception. Ton mail doit être plein.
Fais moi signe. Je renvoie. Patrick a eu sa copie.

 


LE CHAT Le 2 janvier 2008 à 16h55min (commentaire N° 7)


on est mal barré , pour beaucoup seul le profit immédiat compte …

 




« Je sais que je suis un symbole » - Benazir Bhutto
Par Pierre.R le 28 décembre 2007

Benazir Bhutto fut chargée d’assumer le lourd héritage politique de son père, Zulfikar Ali Bhutto, renversé par un coup d’État militaire en 1977 et exécuté. Elle n’avait pas peur d’affronter la mort, disait-elle. La mort n’avait pas peur de cette femme qui l’affrontait ainsi, impunément. Jusqu’à ce jour. Elle est revenue au pays. Elle croyait dans un idéal. Elle l’a défendu. Une première fois, la mort est passée à côté. Cette fois-ci, la mort a gagné. Deux fois Premier ministre de la République Islamique du Pakistan, de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996, elle fut aussi par deux fois, démise de ses fonctions pour « corruption » et « mauvais usage » du pouvoir. Âgée de 54 ans, elle est décédée dans un hôpital de Rawalpindi. « Elle est morte en martyre », a déclaré Rehman Malik, un responsable de sa formation.

Beaucoup de choses se diront sur cette femme unique, volontaire, décidée, moderne dans un pays anachronique. Huit années d’exil auront séparé Benazir Bhutto de son pays. Jusqu’à cet été, Benazir Bhutto était accusée par le pouvoir Pakistanais de diverses charges, dont la corruption. Elle revenait avec l’engagement d’un partage du pouvoir. Elle a exigé la démission de ce pouvoir, incarné par Pervez Musharaf. Au moment de son retour, elle fait l’objet d’une première tentative d’assassinat. Elle quitte pour revenir aussitôt. Résolument tournée vers le progrès de son pays et son accession vers la démocratie, Benazir Bhutto se sait en danger. Qu’importe. « Je sais que je suis un symbole de ce que les soi-disant djihadistes, talibans et Al-Qaïda craignent le plus », avait écrit Benazir Bhutto dans son autobiographie : « Je suis une femme, dirigeante politique, qui lutte pour apporter la modernité, la communication, l’éducation et la technologie au Pakistan ».

Il est trop tôt pour jeter les bases d’une analyse conjoncturelle, comme a tenté maladroitement de le faire Bernard-Henri Lévis. Et surtout pour distribuer allègrement les blâmes.

Réfléchissons sur ces images.

Voici la video :

 

12 Commentaires sur ce billet

Le Panda Le 27 décembre 2007 à 23h44min (commentaire N° 1)


@ Pierre,

des propos justes, une analyse parfois ou le sens de “libération” perd le contexte de réalité, pour certains quotidiens.

Quoi qu’il en soit il est indéniable que le fruit que cette femme véhiculait était indigeste pour certains.

Il a un petit probléme de vidéo, merci si tu peux avoir la gentillesse de le régler.

Le Panda qui te promet de revenir et te remercie de la qualité de ton analyse à plume levée.
(à chaud)

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 00h42min (commentaire N° 2)


@ Communiqué de la Bertrand Delanoë, Maire de Paris, reçu en l’instant, merci de ce communiqué au nom de toutes les démocraties.

Le Panda
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27/12/2007

Bertrand Delanoë: «L’assassinat de Benazir Bhutto constitue un choc»

Par M. Bertrand DELANOË
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L’annonce de l’assassinat de Benazir Bhutto constitue un choc pour toutes celles et ceux qui sont attachés à la paix et à la démocratie.

Benazir Bhutto était l’héritière d’une grande famille politique du 20ème siècle qui avait conduit son pays sur la voie de l’indépendance et du développement. Au-delà même de son parcours et de sa personnalité, elle fut l’une des premières femmes chef de gouvernement et l’une des rares dans une société majoritairement musulmane. Les circonstances tragiques de sa mort soulignent son courage. Ses convictions en faveur de la démocratie dans un pays déchiré par les tensions ethniques et religieuses lui ont coûté la vie.
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Pour que vive les démocratie et la liberté des droits de l’Homme (Le Panda)
Au delà de cet acte lâche et vil la multiplication des attentats durant la campagne électorale en cours ne peut manquer d’inquiéter. L’avenir du Pakistan est l’une des clefs de la stabilité dans la région dans la lutte contre le terrorisme.

A ce titre, je ne peux qu’être extrêmement attentif à l’évolution de la campagne électorale et des résultats de celle-ci au regard de la démocratie et de la défense des droits de l’homme.

Au nom de Paris et en mon nom personnel, j’adresse mes plus sincères condoléances à ses proches.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 10h16min (commentaire N° 3)


Bonjour Pierre,

Merci. Je t’avais demandé cette réaction à froid. Je n’aurais pu le faire. La colère n’est pas bonne conseillère.
On rappelait ce matin les familles qui ont eu la poisse. Des noms qui sont maudis par le sort: Kennedy, Gandi, Gemayel, Hariri, Butho… j’en oublie.
Souvent la démocratie en point de mire.
Par rapport à l’animal nous oublions que nous avons la parole en plus.
La violence aurait pu se comprendre avant.
La démocratie et la diplomatie, voilà les outils du progrès des hommes.
Il y aura beaucoup de travail pour l’éducation.
J’arrète ici.

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 10h46min (commentaire N° 4)


Patrick
Lenfoiré

Il faudra un peu de temps pour décortiquer tout cela. Même si on s’y attendait un peu, un drame comme celui-là ne laisse d’abord personne indifférent et, ensuite, crée une onde de chocs qu’il faut savoir bien évaluer. J’ai soumis un deuxième texte plus poussé sur la question, que je viens d’enrichir de quelques liens de quotidiens américains.

Pierre R.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 12h11min (commentaire N° 5)


Pierre R.,

Suite à un bug, nous avons dû enlever la video.
Je n’ai pas retrouvé la tienne.
J’en ai placé une autre de YouTube
Désolé, N’hésite pas a faire la travail inverse.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 12h18min (commentaire N° 6)


Pierre.R.

Merci, d’avoir remit la vidéo en place. Guy a essayé ainsi que moi de faire de notre mieux. Tu es le seul pour le moment à pouvoir agir avec ta vidéo que nous trouvons supérieure à celle de dépannage.

Encore merci d’avoir agit à plume levée, mais prends soin de toi, nous avons besoin de t’offrir des chocolats.

Le Panda gourmand.

Patrick Juan.

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 12h51min (commentaire N° 7)


Pierre R.,

Voilà, c’est corrigé. Bouge plus.
Un peu plus petite, mais efficace.
Pas besoin de chocolats.

 


liberty Le 28 décembre 2007 à 15h13min (commentaire N° 8)


@ Pierre

Juste une donnée à prendre en considération : “Dans un pays Musulman réfléchis comme un Musulman”.

Cette Dame était non seulement révolutionnaire pour le régime en place mais également pour les Musulmans (une femme le chef difficile à avaler).

Ce pays est loin de la France avec son Islam moderne…

Ceci dit, je suppose qu’en France toute personne dénonçant la corruption subirait le même sort, la preuve tout le monde le sait mais personne n’en parle dans notre cher paysage politique …

Eva Joly s’est expatriée pour quelle raison au fait ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eva_Joly

Liberty

 


lenfoire Le 28 décembre 2007 à 18h40min (commentaire N° 9)


Pierre,

J’ai été lire un article chez AV (ça m’arrive).

L’article de Dugué “Ils ont buté Buttho” me semble bon. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33609

Intéressant parce qu’il tentait de ne pas faire l’amalgame entre religion et terrorisme et qu’il tentait une explication. Difficile et je compte sur toi, Pierre, pour donner ta version.

Les commentaires déraillent parfois comme dab.

Je ferai ici quelques commentaires:

“faut-il forcer la démocratie à tous?”

>>> En fait, c’est une question générale. Faut-il essayer de faire comprendre aux gens où peut-être leur intérêt?
Ma réponse est “oui” quand on n’a pas toutes les cartes en main pour pouvoir comparer. Sinon, il n’y aura jamais de progrès.

“corruption acceptable?”

>>> où est-elle? D’où vient-elle? Du sommet ou des subalternes à ce sommet? Questions à se poser. Puiser dans la caisse, il ne faut pas être très haut pour y accéder. Le problème, c’est l’urgence du choix de ses collaborateurs. Etre en haut, c’est être responsable. La cascade commence.

“présence et appuis des US”

>>> Malheureusement, obligé. Pour avoir une chance de progresser dans son oeuvre pacificatrice. L’appui de la communauté internationale est trop souvent aux abonnés absents.

“religion = obscurantisme”

>>> Je suis obligé de dire “oui” puisqu’il y a des intérêts chez les intermédiaires qui la pousse en avant comme un rêve de paradis pour les autres.

 


Pierre.R Le 28 décembre 2007 à 19h49min (commentaire N° 10)


Lenfoiré

J’aime bien lire Bernard Dugué. Il est clair à mes yeux qu’au-delà des questions religieuses, il y a les intérêts régionaux et géopolitiques. L’obligation qui est faite au Pakistan de reprendre la voie de la démocratie vient, ne l’oublions pas, des États-Unis. La présente situation sert qui au fait ? L’armée pakistanaise. Au premier plan. Elle voulait retrouver une certaine influence. C’est fait. Le complexe militaro-islamique s’est débarrassé d’un trouble-fête important. Et, point à ne pas négliger, l’économie du pays repose pour l’essentiel sur ce complexe militaro-istlamique dont les fondations des trois armes (armée de terre, armée de l’air et marine) contrôlent des pans entiers de l’économie pakistaise.

Si les Américains pouvaient apprendre de leurs erreurs et cesser de vouloir imposer leur point de vue - d’une incompétence inégalée depuis Bush - les choses iraient certes mieux. Malgré tous les avis des conseillers techniques, militaires et stratégiques des États-Unis, Bush et Cheney n’ont voulu que faire à leur tête. Ils en paient aujourd’hui les pots cassés.

Pierre R.

 


Le Panda Le 28 décembre 2007 à 22h29min (commentaire N° 11)


@ Pierre,

je suis persuadé que la fin de ton commentaire sur les U.S.A. correspond au plus juste.

Quand à Cheney il n’est pas la matiére crise, ni il joue un rôle stratégique aux U.S.A.

Bush, quand à lui c’est un “ulliminati” les puissances financiéres ne remplaceront jamais les convictions qui font avancer “le progrés”.

Oui Bernard j’aime bien aussi le lire. Juste un point je le trouve un peu trop critique avec un axe trop rigide.
Le reste se laisse “lire” c’est un ex-enseignant, pardons, nous nous éloignons du sujet.

Les avis techniques ont une signification lorsque l’exemple flagrant de frapper l’Iran fait PLOUF !!

En attendant oui les américains comme la majorité des Occidentaux devraient essayer de se regarder dans un miroir avant de lancer leur machine à guerre.

Le Panda.

Patrick Juan.

 


Le Panda Le 13 janvier 2008 à 18h21min (commentaire N° 12)


Commentaire réactif à l’article de l’enfoiré “Marche aux Symboles ou crève” publié sur ce forum le 6 janvier 2008
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@Frédéric bonjour,

J’ai pris le temps de vous lire et je ne réagis que ce jour.

Sachez que c’est simplement pour vous mettre en face de vos propos.

Pensez-vous avoir écrit autre chose que ce que notre enfoiré de service disait?

Il me semble que vous dîtes une chose et son contraire.

Pourtant désireux de laisser au Voix du Panda d vous répondre ce que communiquer veut dire et ce que nous sommes, je vous remercie d’avoir soulevé ce point et l’enfoiré d’avoir relevé le gant à juste titre.

La question qui reste en suspend va t-il y avoir du pour et du contre?

Les intervenants sont totalement indépendants c’est la valeur de Ce Forum Citoyen.

Je vous réponds donc avec tout le respect du à tous les intervenants.

Lorsqu’on lit ce que vous écrivez il ne faut pas prendre au pied de la lettre les échanges entre personnes qui se connaissent sans aucune déviance.

Par contre je vous sens dépité, ou surpris… pourquoi?

Je pense que là où l’humour, le rire ne trouve pas place la culture et le partage du savoir non plus, et les armes laissent la place au dialogue oui Frédéric !!

Il me semble que vous preniez les choses de bien haut, il faut parfois savoir regarder ou lire la base de toutes les nations.

Vous semblez tellement compétent que je me permets juste de vous poser une question trés directe, connaissez-vous au plus juste la signification et la richesse du “symbole image” choisit pas Guy dans cet article?

Je pense que non!! et permettez moi d’en douter, vous mélangez bien des choses mon Cher Monsieur.

Je regrette une chose évidente c’est que les autres rédacteurs tout comme vous dans leur majorité ne regardent que par un bout de Lorgnette sans agrandir l’angle de visé.

D’où la necessité de lire le commentaire des autres avant de faire le sien, ce n’est que mon concept….

Voulez-vous que nous en débattions ? Pour les explications pourquoi nous publions et la signification de certaines pensées?

Il me semble difficile, mais j’autorise pleinement Guy à vous envoyer ce massage et je pourrai constater si le débat et à la hauteur de vos prérogatives et affirmations à 2 balles.

Voulez-vous en parler?

Ou avez-vous un sac de ballotin Belges (chocolats) à me faire parvenir?

La presse traditionelle ne vivra pas aussi longtemps que vous le pensez, car ellle se trouve bien souvent dans sa majorité à la solde des pouvoirs en place.

Mais afin que chacun de nous puisse ou pas réagir sur vos propos, je fais un copier/coller de mon commentaire ici et sur le blog de Guy; pas du votre(commentaire), et chacun réagira en fonction de vos propos ce que j’espére et qui vous démontrera sûrement un monde que vous ignorez mais toutes les erreurs se partagent il me semble que c’eqst ainsi que l’on avance.

Donc ainsi vous pourrez constater que les faits sont démocratiques.

Le partage sera universel comme la pensée qui se doit d’habiter tout être humain et en modulant les impacts de certains propos.

Le Panda universellement citoyen du monde.

Patrick Juan à votre service Frédéric

 




Home sweet home
Par lenfoire le 30 décembre 2007

Est-ce la sédentarité ou le nomadisme que l’on colle à la modernité? Tout dépend de qui en parle. La flexibilité est demandée par l’activité humaine mondialisée. Le cocooning, la raréfaction des matières énergétiques vont à contre courant. Quel chemin sauvera l’homme?

Au début, pour peu que l’on suive les enseignements des paléontologues et anthropologues, l’homme serait apparu sur terre en Centre Afrique et en Asie. Très vite, suivant les animaux dans leur transhumance, il va chercher sa subsistance ailleurs, à voyager, dirait-on aujourd’hui. Le nomadisme était son moyen naturel dicté par la nature de perpétuer son existence dans les générations suivantes. Plus aucun endroit et ni espace ne lui échappaient. Il se perdait aussi sur des chemins qui ne lui étaient même pas destinés. Certains animaux, plus instinctifs, se sont souvent limités à des cycles périodiques en suivant le rythme des saisons. Nous, on continuait notre petit bonhomme de chemin toujours insouciant.

Plus tard, après avoir investi les territoires, on s’est dit “et, si on commençait à cultiver notre jardin et à traire les vaches qui trainaient dans les prés”. On s’est stabilisé, on a fixé nos pénates, on s’est sédentarisé. Cette sédentarisation est considérée, depuis, comme un modernisme à l’échelle humaine par les scientifiques.

Le processus de stabilisation a continué. Se centraliser, se concentrer en villages pour se préparer aux attaques des autres peuplades environnantes. Sécurité oblige.

Ces villages sont devenus des villes. Les villes centralisées à outrance ont grandi encore avec les populations pour devenir des mégapoles voire des “mégalopoles”. Le côté sécuritaire était sauvé pour un temps. Les excès apportés par les temps modernes a changé la donne. Nous entrions dans l’ère industrielle. Style 19ème, 20ème, dirait-on avec les mots de l’antiquaire.

Brûlons les étapes, allons voir les résultats du dernier.

Vivre en ville a été le premier objectif. Vivre ensemble, les entreprises y voyaient les moyens à sa production. Les travailleurs ont suivi jusqu’à la découverte de certaines pollutions. Le moteur à explosion n’est-il pas fait, là, pour “exploser” et donc de se faire entendre? Le bruit et le manque d’espace pour humain ont renversé le processus et poussé les travailleurs à retourner au vert. Ces travailleurs sont devenus de fait des navetteurs, contraintes et forcées, le plus souvent.

Cette décentralisation entraîna une exode du plus belle effet. Nous avions deux marées. Une montante et une descendante. Le ressac qu’elles produisaient, n’étaient pas perdu pour tout le monde.

Ah oui, je ne vous ai pas dit, il y a aussi le bon pétrole qui n’en finit pas de vibrer et la pollution engendrée par ces moteurs à explosion venaient s’ajouter à la ”promenade”.

Pour ne plus se marcher sur les pieds, on s’étend, jusqu’à, peut-être un jour, se rencontrer à nouveau, s’intégrer, fusionner dans un autre ailleurs, une autre ville.

Quand les affaires marchent, on pense à retourner à la campagne pour trouver à se loger loin des nuisances. Les envies, ça n’a pas de prix. On n’arrive, en fait, qu’à se ressourcer l’espace d’une nuit. Mais, c’est déjà ça. Les prix relativement raisonnables des pénates à la campagne, aussi, y sont manifestement pour quelque chose.

L’immigration a ajouté une touche personnelle. La main d’oeuvre, on aime, par ici, surtout quand elle est raisonnable du côté “prix”. Pour les immigrés, aller voir ailleurs, vers des économies plus riches, n’est-ce pas un des moyens de cette exode en fusion pour suivre une nouvelle culture économique? Télé aidant, pour eux, encore, la publicité traversant les frontières, on est au courant de l’”oppulence” des voisins. On se souvient des messages pas trop bien ciblés de “Devenez scandaleusement riche”. Peut mieux faire.

Aujourd’hui, chez nous, rien n’a vraiment changé dans l’infrastructure. Toujours des villes, des villages, mais, aussi, de moins en moins de campagnes. Ce n’est pas uniquement dans nos pays dits civilisés, d’ailleurs. On exporte aussi nos vices. On déboise pour cultiver et aussi exporter les cultures exotiques vers nos pays qui savent payer. Aurait-on oublié que l’on devait garder encore un peu de jardin à cultiver?

Ah, oui, nos agriculteurs se plaignent. Ils ne parviennent pas à nouer les deux bouts. Ils ont raisons. L’Europe s’en est rendu compte enfin. On produit trop, disait-elle, là-bas, chez les technocrates et on a subventionné. Ce qui ne résoud rien. On voudrait être payé au juste prix pour sa véritable production. Ne serait-ce pas légitime?

Autour des centres, la transhumance a repris de plus belle. Les routes, aux heures de pointe, pointent avec de plus en plus d’épaisseur, surtout du côté des fumées. On réduit les vitesses. Elles sont devenues le cauchemar moderne. Le rat des villes aller visiter le rat des champs, on veut bien, mais c’est avec douleur quand on compte le nombre d’heures nécessaires pour le retour aux sources et le manque à gagner pour l’économie et en heure d’impatience à bord des voitures.

Ce temps perdu, certains on penser les rattraper en travaillant plus.

Les temps deviennent à nouveau durs, très durs. On râle.

Dernièrement, cet humain nouveau apprend que les biens ne sont plus durables et que ce qui lui sert de véhicule dans ses déplacements n’a plus la cote parce qu’il consomme des biens non durables.

Alors, on réfléchit. Mais, c’est bien sûr: on a entendu cela quelque part, il y a le pétrole vert. On est sauvé, encore une fois.

Pas vraiment. Il faudrait maintenant choisir entre manger ou rouler. En effet, le terrain qui est pris pour l’agroénergie, ne serait plus là pour les cultures nourricières.

C’est dingue. On valse de Charybde en Scylla, dit le gars au noeud pap.

Entre-temps, les entreprises se sont internationalisées et ramifiées. La mondialisation. Un besoin de flexibilité, de mobilité dans le temps et l’espace s’est manifesté pour en devenir une revendication et condition d’embauche et de maintien de l’emploi pour les travailleurs.

On change la donne une nouvelle fois. On se cherche des moyens d’éviter les déplacements trop gourmands en énergie. Les conseils affluent. Les augmentations de prix et les taxes aussi, au cas où on ne comprend pas.

Le travail à domicile? Pourquoi pas, quand c’est possible. Il se conçoit dans des professions qui ne nécessitent qu’un matériel bien léger. Le gros des troupes reste malheureusement toujours en déplacement pour vaquer à ses occupations et en rejoindre le lieu de l’exercice. D’autre part, ce serait peut-être un piège, est-il constaté: les services d’aide à domicile seraient déficitaires de cette manière. Les repas à domicile ne sont pas encore dans les moeurs européennes.

A l’aide des télécommunications, le monde du travail pourrait devenir un réseau avec les entreprises qui se connectent en toile d’araignée et remettent les villes comme des cerveaux en mouvements neuroniques. “Je me ballade, je surfe”…. Pas de limite. On pense même que cela permettra des extensions inimaginables, surtout, dans les bénéfices.

Internet, s’il rassemble le plus souvent, ne peut malheureusement pas toujours tout assumer. Les informations, ça transitent, l’esprit d’équipe pour apporte la cohésion, ce n’est pas trop réussi dans ces conditions. Mais, on s’en tappe.

La téléportation, elle, reste, malheureusement, une pure fiction de l’esprit inventif des futurologues en mal de sujet.

Même s’il existe des mobilhomes pour vivre comme le désireraient les entreprises, ce n’est pas dans sa nature. L’escargot n’est pas devenu le modèle de prédilection de l’humain en dehors des vacances.

“Les Belges bougent trop peu” était-il dit, fin 2006. La mobilité géographique et professionnelle des chômeurs et des travailleurs insuffisante. On encourage, donc, la mobilité.

Alors, ce n’est pas demain le “stop”. 400.000 navetteurs, 50% des travailleurs de Bruxelles n’habitent pas la ville et le travail résultant ne bénéficie même pas à ses habitants. Un comble. Les administrateurs de la ville ne font que le rappeler. Le prix pour vivre dans le noyau citadin est en continuelle augmentation et n’est évidemment pas étranger à cette pratique.

Les solutions trouvées semblent bien peu efficaces. Il y a les transports en commun, bien sûr. Le “car pooling”, pour continuer à profiter du confort pratique de la voiture, aurait pu aider, mais il apporte une efficacité de façade et bien irréelle face à la flexibilité désirée et incompatible au synchronisme affairiste demandé.

L’Echo titrait “Si les conditions de travail se sont stabilisées, les horaires atypiques se généralisent.”. La solution restante, la “route”. Toujours, elle. La voiture de société avec conducteur propriétaire et responsable est proposée en échange d’une obligation contractuelle de flexibilité. Nos dirigeants, avec voitures de fonctions et chauffeurs, ne sont pas vraiment incités à trouver des solutions et ne donne pas l’exemple.

Chacun s’y retrouveraient? Une solution “win-win” comme on aime se la refiler quand on n’a rien d’autre à dire.

Sans le percevoir au grand jour, la vie familiale est touchée par ce nouveau “nomadisme” quotidien. Le travail prend le pas sur les obligations vis-à-vis du conjoint et des enfants. Les communications dans le couple en arrivent à se faire uniquement de manière virtuelle. Les enfants sont livrés à eux-mêmes avec des parents qu’ils ne voient plus que sporadiquement.

Mais, on s’habitue à travailler de plus en plus dans l’urgence. On papillonne. On butine le travail qui s’éparpille et n’offre plus de marge de manoeuvre pour trouver du temps pour soi.

L’Echo titrait encore “Plus on achète, plus il y aura des bouchons (et d’accidents)… c’est mathématique”. Il visait les camions qui envahissent nos routes et qui les paralysent à la moindre incartade. L’économie, ça roule ! Un pourcent de croissance économique équivaut à un pourcent de plus de transport routier. Mais quand on aime, on compte pas.

Huit ministres belges, parait-il, gravitent autour du problème du transport, mais chacun n’a droit qu’à une recommandation. Mal parti?

Le recentrage de la vie active se dessinerait-t-il à l’horizon? Cela ne semble pas. Le coût de ces bouchons est estimé à 10 euros/h par voiture et 46 euros/h par camion.

L’”homo erectus” est devenu pour longtemps l’”homo neuroticus” dans un réseau d’interactions virtuelles sans attache physique.

Un nouveau Petit Livre Rouge donnerait peut-être des consignes sur le mode opératoire et surtout donner le mode d’exécution. On s’adapte, on patine mais on se fatigue.

Le cocooning resterait le but à atteindre aux yeux des jeunes et des vieux couples (quand il en reste), mais il tourne doucement à l’aigre. Le transport a rencontré son problème majeur pour relier l’écologique à l’économique.

Ecologique par l’obligation de diminuer la consommation des carburants pour diminuer les gaz à effet de serre, tôt ou tard placée dans les règlementations. Nous sommes dans ses serres, en effet.

Economique pour continuer à faire des affaires et par l’obligation d’économiser le carburant qui devient cher et qui s’en va sans espoir de retour. Les énergies non renouvelables ont trop greffé les habitudes dans un certain immobilisme de la facilité.

Acheter des produits exotiques qui viennent de l’autre côté du monde et en toutes saisons, on commence, tout doucement, à sentir l’histoire ancienne.

La rupture avec le rêve serait-elle consommée? Doit-on désormais consommer du cauchemar ?

Non. Si, on n’a pas de pétrole, on a des idées. Des incitants pousseraient ce recentrage et l’abandon de sa maison trop éloignée de sa transhumance quotidienne vers le boulot et de la volonté de consommer tout et n’importe quoi. Cela pourrait être par des motivations, mais aussi des obligations par des coûts qui dépasseront de loin les possibilités de chacun pour assumer ses désirs.

On apprend qu’Adam Smith reste le père de la science économique moderne. Les mesures d’incitation efficaces produiraient, selon lui, de bons résultats. L’économie a pourtant brouillé les pistes. La révolution industrielle est passée par là. Les directions prises pro-citoyennes et qui allaient à l’encontre de l’économie ont réservé des marches arrières dans le progrès. Des exemples ont malheureusement prouvé que la mobilité a justement été la clé du progrès d’une société tout en restant éloignée de la volonté de l’individu lui-même. Le pouvoir de l’argent et son attirance se sont retrouvés comme l’antidote à l’épanouissement des différents éléments de cette société. Les pays scandinaves, cités en exemple, comme les jalons de la réussite et de la prospérité paient un lourd tribu du côté des dépenses publiques et des taux d’imposition régie par des règles, des règlementations et des restrictions. La liberté et la compétitivité sont-elles à ce prix?

Qu’a-t-on entendu comme « eurêka » pour saucissonner le problème en projets de société?

Le réel pollueur payeur s’ignore. Il faut changer cela. A la grande échelle mondiale, les vases communiquants devraient transférer notre trop plein de pollution sous forme de “droit à polluer” à payer à qui n’a pas la “chance” de le faire.

Le consommateur ou distributeur de ses biens gagnés chèrement par son travail se sent particulièrement lésé. Pieds et poings liés à des découvertes scientifiques, il reste attentiste, impatient et aussi impuissant. Coupable mais pas responsable, je suis et je reste.

A-t-on d’autres choix disponibles et les idées sur la table pour contrôler nos agissements tant décriés? Les taxes, les frais de toutes sortes ne sont toujours pas ajustés à la réelle utilisation des choses. Le kérosène reste non taxé. Le kilomètre parcouru au volant de sa belle auto n’est taxé que de manière forfaitaire et jamais comptabilisé au kilomètre près. Si le carburant correspond à la distance parcourue, les assurances et les taxes ne se font pas payer par kilomètre. Est-ce normal que le prix au kilomètre parcouru diminue plus on en parcourt? La fiche de la cylindrée est là. Oui. Mais, la taxe de solidarité ne réconcilie pas tout.

On planifie même de ramener l’entreprise en ville. Wallonie, terre d’acceuil pour les investisseurs. Disponibilité: 2300 hectares pour l’activité économique, est-il dit par le ministre de l’Aménagement du territoire autour de Bruxelles.

Va-t-on avoir des chambres pour dormir dans l’entreprise comme c’est prévu dans les pays de grande conjoncture en Asie? Non, pas encore, heureusement.

En 2000, on avait prévu 939 hectares de zonings d’habitat “empruntés” aux zones agricoles. On consulte les communes et l’Union wallonne des entreprises à la même table. Suite au prochain numéro.

Mais en y réfléchissant, pourquoi vouloir s’éloigner l’un de l’autre. L’homme n’est-il pas un animal sociable? Pourquoi la ville est-elle devenue polluée par les odeurs et les bruits? Les campagnes jouissent d’une attirance pour le rat du champ. On l’a dit. Le rat des villes, lui, se voit forcé de quitter ses prédilections pour un simple « raté » dans la construction des villes de manière trop anarchique.

Les transports en commun ne tiennent pas toujours la route. C’est incontestable. Le pratique va avec l’investissement le plus intéressant, le plus rentable.

On extrapole des solutions compartimentées. Le train utilisé pour tout déplacement qui ne dépasserait pas les 1000 kilomètres. Le vélo en dessous des 10 kilomètres. La voie fluviale, encore moins chère, à transporter tous les produits non périssables. Le reste au milieu. De la théorie, tout cela?

L’électricité reste la solution idéale à cause de ses possibilités non polluantes mais il faut qu’il soit supporté par les constructeurs de nos véhicules. L’hydrogène, la pile à combustible, l’énergie de fusion nucléaire sont les projets de demain. Mais le temps presse.

France2 programmait ce 21 octobre, “Le jour d’après“, ce film catastrophe et de fiction qui met en garde, si besoin était, que le réchauffement climatique est à nos portes et que ses conséquences, dans l’extrême pessimisme, pourrait plonger nos pays du nord dans un hiver perpétuel. Bizarre de mélanger réchauffement et froidures. Pas si bizarre en définitive d’après les climatologues.

Les catastrophes en film, on aime. Etrangement. Mais, surtout bien à l’abri.

Le cocooning a pris ses quartiers divers et d’hiver, d’ailleurs.

Lors de Noël qui vient de se dérouler, on aurait pu croire que la population aurait été bien plus regardante aux dépenses. Et bien non, pas vraiment. Les affaires ont marché. On s’est réfugié un peu plus que d’habitude dans ses pénates. On a fait exception. On a cassé le cochon sur la cheminée. L’année prochaine faudra changer son fusil d’épaule. C’est dit, les cochons seront au régime. On ne gagnera pas plus l’an prochain. On est préparé. On l’a dit.

De plus, construire va couter plus cher l’année prochaine. Les augmentaitons arrivent. Le béton, rien que lui, 8%. La brique, il faudra avoir une terrible dose de digestif pour en garder dans le ventre.

Ce “Home sweet home” a décidément son mot à dire mais pas dans la continuité.

La transhumance est-elle obsolète? Faudra-t-il reprendre les routes pour continuer à vivre, par contre? L’écologie pousse à diminuer les frais des déplacements. La finance, au contraire, préconise la mobilité. La terre, elle, n’aura aucun problème de continuer son autre moitié de vie. Sera-ce avec ou sans nous? Question embarrassante s’il en est.

L’équilibre entre la vie et le rêve est tellement subtil et dépendant de quelques petits degrés de température ou de chaleur. La fiction et le rêve sont une des manières d’approcher la vérité.

Du côté “fiction”, l’avenir est à nous.

Les robots seront bientôt familier dans l’entreprise. Ce sera un changement d’esprit, était-il avouer en mai 2007.

On va pouvoir, décidément, vraiment profiter de cette manne de travaux sans effort.

Décidément, on veut nous faire peur.

Non, nous n’avons pas fini de bouger, c’est sûr.

Aller ailleurs, rien que pour voir si son semblable y est toujours. Cela devrait rassurer.

Chérie, j’arrive…

Vite, à la maison !

Mais, il faut fêter 2008. Surtout, sans appuyer sur le champignon. Ce ne serait pas convenable.

Un cadeau? Aller voir les images des “Galeries bruxelloises en fête”. Car, chez nous, on continue à rire” Cliquez sur l’image suivante:

Bonne année à tous!

L’Enfoiré,

Citations:

Avec une télécommande et une chasse d’eau, l’homme est un animal sédentaire qui vit heureux.”, Philippe Bouvard

Je n’aime pas les sédentaires du coeur. Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien.”, Antoine de Saint-Exupéry

Partir, c’est mourir un peu, mais rester, c’est crever doucement.”, Gilles Veber

Petit à petit, les chats deviennent l’âme de la maison.”, Jean Cocteau

 

33 Commentaires sur ce billet

Le Panda Le 30 décembre 2007 à 11h23min (commentaire N° 1)


@ l’auteur,

Les 4 citations, résument assez bien l’article dans sa profondeur.

Toutefois il faut savoir admettre sauf erreur de ma part que sans la mouvance des peuples “l’ignorance” de que la terre peut offrir serait bien triste au plaisir de pouvoir dire bonjour.

Chacun évolue en fonction de ce qu’il peut ou sait partager, le commerce reste un besoin économique indispensable comme celui de respirer pour vivre.

Le constat établi vient de la terre en la circonstance la principale des questions à se poser reste de savoir pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour réagir?

Le laxisme et l’indifférence de ce qui ne frappe pas à la porte de chacun peut faire en sorte qu’il l’ignore. Aucun humain ou animal ne perçoit les mêmes sons et n’a pas non plus les mêmes besoins.

Le fait de narrer ces faits sur la valeur d’une nation ne peut recevoir peut-être l’écho universel.Tout ce que le modernisme peut créer l’homme se dépêche de l’acquérir et ne pas sortir de chez soi, c’est mourir un peu plus chaque jour. Le principal conflit que nous trouvons justement reste le manque de communication alors que jamais depuis le début du 20 éme siécle, l’homme n’a eu entre les mains autant de moyens.

Le Panda dont la petite richesse reste d’avoir bougé pour apprendre et partager juste ce qu’il avait et pouvait comprendre.

Patrick Juan persuadé que chaque étapes de la vie constitue une richesse y compris dans l’inconnu que l’on découvre.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 11h33min (commentaire N° 2)


Merci Panda,

Merci d’avoir mis les pendules à l’heure. J’ai aussi eu mon lots de voyages. J’ai donc participé à la consommation de cette fameuse énergie non renouvelable.

Je rappelle ma vision: “Aller ailleurs, rien que pour voir si son semblable y est toujours. Cela devrait rassurer.”. Ce qui rejoint ta conclusion.
Le jour où tout s’arretera faute de pétrole (ou d’autre chose avec le même but), d’idées, ce sera la mort de l’homme.
Pourquoi crois-tu que je fais du jogging et du vélo? Rester en forme et aussi découvrir un ailleurs seulement un peu plus proche.

Mon article se voulait parodique. Les éléments lu deci delà dans la presse paraissent bien annodins.
Mis ensemble et pris avec un oeil “légèrement” critique change la donne.

Mon article précédent se voulait dans l’autre partie du “jardin” avec un bel arbre pour guide. Celui-ci rappelle qu’il faut garder un pied dans chacun d’eux.
2008 sera ce qu’il devra avec la vision de chacun et sa perception intimiste.
Mes images de mes galleries ont été dans cette volonté.

 


Le Panda Le 30 décembre 2007 à 12h09min (commentaire N° 3)


L’enfoiré,

merci de m’expliquer le “sens” parodique dans le texte.

Par ailleurs entre le fait de vivre et travailler ailleurs ne ressemble en rien au virtuel du voyage de decouvertes il ne raméne en régle générale que du souvenir image vite oublié pour laisser la place au prochain parcours qui dans la majorité des cas pour beaucoup reste le même lieu les mêmes habitudes.

Merci d’avoir mis les pendules à l’heure. J’ai aussi eu mon lots de voyages. J’ai donc participer à la consommation de cette fameuse énergie non renouvelable.

L’énergie non renouvable ne fait pas avancer les choses à mon sens, ,par contre “le fumier” dans les jardins donne au sens aux roses que l’homme se dépêche de couper pour l’offrir à la femme comme un gage d’amour, alors qu’en réalité dans la majorité des cas c’est un acte d’échange.

Un peu, beaucoup, passionnement, à la folie, pas du tout, pour retourner à poussiéres….mais il faut analyser la poussiére pour connaitre le fond de l’histoire pour certains. Le jour succéde à la nuit et cela tant que la terre tournera. Possédes-tu une solution pour arrêter le mouvement? Moi pas, donc je le suis il me porte et parfois c’est l’inverse.

Les hommes sont responsables à 100% de ce que nous vivons moi y compris parfois par lacheté jamais par manque de convictions, ma richesse si elle existe est le fruit de mes parents et grands-parents voyageurs travailleurs du monde. C’est la raison essentielle qui fait dire un peu tard “un seul être, vous manque, et le monde est dépeuplé” Rien ne peut et ne pourra remplacer le vécu de la tendresse humaniste avec une pointe de révolution qui fasse avancer non le temps mais les hommes qui en majorité sont des lâches.

Le panda qui restera citoyen du monde :!:

Patrick Juan

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 15h10min (commentaire N° 4)


Panda,

Je m’attendais à des réflexions qui vont au fond de soi. Elles sons là, cachées.
Beaucoup de chose à dire sur ce texte qui je t’avais prévenu devait remuer les consciences dans les chaumières.
J’ai hésité à choisir « Société » ou « Parodie » comme catégorie. Je ne pouvais en avoir deux donc j’ai choisi.
Rien ne demande de travailler ailleurs de l’endroit où l’on est. Ce serait un comble. Et pourtant, ce comble est vite comblé par le potentiel qu’il faut pour réaliser ce rêve.
Nous pensons souvent que les voyages ne sont réservés que du Nord vers le Sud et du l’Ouest vers l’Est. Quand on voyage à partir de chez nous, on fait du tourisme ou on va vendre sa science au plus offrant à l’étranger. Pour ce faire, on s’arme d’une série de précautions : assurances voyages, on se fait épauler par la société mère qui se trouve dans nos frontières bien « home sweet home ». On ne quitte en fait pas vraiment. On change d’air menés par ses rêves. Du moins, au départ ou dépendant du degré d’ouverture d’esprit du voyageur.
Quand le système s’inverse et que ce sont ceux que l’on va visité qui, poussé par la pub et par une série d’artifices, commencent à penser à faire le travail de mouvement inverse, on parle subitement d’immigration. Cette nouvelle forme de voyage est d’ailleurs très appréciée par nos entreprises qui payentr moins cette incurssion.
Attention, le voyage des hommes est apprécié de diverses manières. Le voyage des marchandises, lui, par contre, on en redemande et dans les deux sens.
Pour parler des roses offertes, je te dirai que je n’en suis pas un fan. J’adore les fleurs dans les jardins, jamais flétries dans un peu d’eau. Que ce soit pour une femme ou pour qui d’autres d’ailleurs. La beauté ne voyage pas. Elle reste là où la terre lui a donné vie. L’extension est pire. Le transfert des fleurs de Hollande ou d’ailleurs m’horripile au plus haut point. Le commerce ne peut pas tout.
La poussière a une histoire, c’est vrai. Elle voyage aussi avec le vent. Ca ne coûte rien à quiconque. Qu’elle continue son chemin et qu’elle apporte la bonne parole.
Oui, je répète le voyage ouvre les yeux. En bien ou en mal.
Le bonheur et le voyage ont les mêmes problèmes. Tous deux demandent des lunettes à double foyer. Malheureusement, les opticiens et les lunettiers ne sont pas bons. Non, je ne vais pas en faire la pub comme le ferait Antoine. Pas folle la guêpe. J’adore voyager dans l’exotisme complet. C’est dit dans mon « A propos ». Jeune, j’ai aussi pensé pousser l’aventure bien loin d’ici. Depuis, j’ai bourlingué avec des yeux avertis.
Je vais te poser une question intéressée.
Toi, qui a aimé voyager tout autour du monde, quels sont les endroits sur terre où tu aurais aimé déposer tes valises définitivement ?
Je termine avec des paroles très juste chantée par la Môme : « la terre n’est pas assez ronde pour m’étourdir autant que toi ».
Je croie qu’elle avait tout compris.

 


marcel Le 30 décembre 2007 à 16h05min (commentaire N° 5)


Article très dense et intéressant.

Il se peut qu’aucun chemin ne sauve l’homme ou du moins dans sa totalité.
Le pétrole ,le charbon,le gaz,l’uranium s’épuisent
et aucune technologie de production de masse, durable,fiable,peu chère et efficiente d’énergie (vent,soleil) ne voit le jour pour satisafaire les besoins d’une humanité aussi vorace et nombreuse.
Une fois les énergies fossiles épuisées ou d’un coût inabordable pour le commun des mortels, notre technologie arrogante et soi-disant triomphante de tous les obstacles
va se trouver grosjean comme devant.

La fusion nucléaire pour produire de l’électricité
est un monstre du Loch Ness depuis des décennies
et même si l’on cherche,il n’est pas sûr que l’on trouve jamais le moyen de confiner durablement la réaction de fusion , de rentabiliser le coût énérgétique des laser chargés d’initier la réaction de fusion .
Je crains que les autres illusions technologiques pour produire du carburant:hydrogène par pile à combustible ne soient aussi que des emplâtres sur une jambe de bois technologique.
Les transports se feront par voie hippomobile,vélocipédique,navale à voiles et alors,foin du stress et de la vitesse à tout prix.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 16h23min (commentaire N° 6)


Salut Marcel,

Je crois que tu commences à reconnaître la densité de mes articles.
Le melting pot d’idées bien concentré en shaker, c’est ma manière d’écrire.
Tout se tient. On ne peut pas parler d’un sujet sans en apporter les pros et les contra.

L’énergie c’est la vie de nos entreprises. Que ferait-on sans elle ?
Il faut l’alimenter cette terrible équation E=MC2.
L’énergie potentielle et son antidote, l’énergie cinétique.
Matière et antimatière. Rien ne se perd, rien ne se crée, disait Lavoisier.
Pourquoi doit-elle disparaître d’ailleurs ? Les accumulateurs ne sont qu’un pale conservateur avec énormément de perte. Le P/L (profit et perte) n’est pas encore au meilleur de sa forme. Les piles, en plus, polluent.

Au sol, ce n’est pas encore trop difficile de remplacer les moyens de transport.
Pour l’avion et les grands projets de découverte des autres planètes, c’est plutôt mal parti.
Et pourtant, il le faudra un jour, j’en suis sûr

 


marcel Le 30 décembre 2007 à 16h41min (commentaire N° 7)


salut enfoiré,
la transition entre le monde actuel et un monde au rythme plus lent , plus raisonnable et plus respectueux de la biosphère ne se fera pas sans mal et sans conflits que je devine sanguinolents pour s’accaparer les derniers gisements énergétiques ou de mati!res premières car certains(debeulyou et ses sbires)
ne veulent pas sacrifier leur niveau de vie.
Leur réveil va être brutal car leur foi en la technologie nécéssairement salvatrice et synchrone à la survenance d’un problème est beaucoup trop grande.

Bonne remarque au sujet des avions,bateaux supermassifs et autres consommateurs gigantesques d’énergie fossile,leur avenir s’annonce sombre.

 


Le Panda Le 30 décembre 2007 à 17h10min (commentaire N° 8)


Guy,

je ne comprends pas toute la compexité de ton article, qui demanderait peut-être pour le petit que je suis comme “axa” dans St Exupéry un plus d’explications.

Excuses moi de te demander pardon, mais je cherche le fil conducteur et je n’arrive pas à le trouver, je ne suis pas Ariane.

Les progrés de la science dans tous les domaines sont souvent le fruit du hasard.
Lavoisier un être duquel j’ai appris beaucoup…sauf sur un point une fois partit pour toujours on ne revient jamais à l’instant “T”.
===========
Toi, qui a aimé voyager tout autour du monde, quels sont les endroits sur terre où tu aurais aimé déposer tes valises définitivement ?
Je termine avec des paroles très juste chantée par la Môme : « la terre n’est pas assez ronde pour m’étourdir autant que toi ».
Je croie qu’elle avait tout compris.
==================
Penses-tu qu’il faille donner la vie à un être et l’abondonner pour avoir tout compris? C’est ce que Piaf a fait, oui, elle se prostitua avec sa soeur, elle subit les attouchements et plus de son propre pére.

C’est surement pour cela que “la populace” dont je fais partie l’aime, mais pourquoi? A mon sens parce-que son vécu elle l’a chanté avec son coeur de “Milord, à, Non je ne regrette rien” En tant qu’homme à femme je préfére ne pas écrire ce que j’en pense en tant que père-mére non plus.

Elle a eu tous les hommes à ses pîeds y compris certains vivent encore, elle les a payés, ce fut son malheur jusqu’à sa mort le même jour que Cocteau.

La terre ne m’a jamais étourdie, et les endroits où j’aurais aimé poser mes valises j’étais trop jeune pour avoir droit au choix. Donc j’ai suivi, le résultat je suis un citoyen du monde car apatride des souffrances des autres et je crois que je sais aller là où se trouve la souffrance pour la soulager un peu si je le peux.

En dehors de cela personne ne pose jamais définitement ses “valises” sauf pour le voyage sans retour comme le chante Brel.

Un autre Belge chanta : Oui les roses d’aujoud’hui sont artificielles elles ne supportent plus l’ennui et vont prendre l’air. (ADAMO) Une autre Belge chanta “La bonne du Curé” (CORDY)Etc.

Je pense que l’on est sur de rien sauf du sentiment qui ne se mesure pas et qui murmure au coeur de l’oreille:”Le jour ou quelqu’un vous aime, il fait trés beau” (GABIN) Mais pour lequel des deux?

Ton histoire “article” posséde tant de tiroirs que par lequel faut-il commencer?

Puis pour terminer ce commentaire je dirais je me sens bien ou les gens m’aiment et que la réciproque est vraiement authentique. Cela a une odeur que le coeur ressent par son nez.

Toi, qui a aimé voyager tout autour du monde, quels sont les endroits sur terre où tu aurais aimé déposer tes valises définitivement ?
Je termine avec des paroles très juste chantée par la Môme : « la terre n’est pas assez ronde pour m’étourdir autant que toi ».
Je croie qu’elle avait tout compris.
:P.

Le Panda qui te remercie de te reporter plus haut dans le texte merci :roll:

Patrick Juan

 


liberty Le 30 décembre 2007 à 17h14min (commentaire N° 9)


@ l’enfoiré

La robotique et l’automatisation, c’est ma formation initiale le sujet est intéressant .

Jamais un de mes employeur n’a accepté que je lui fasse faire des économies en travaillant préventivement .
La solution d’attendre la panne, entrainant imanquablement des dommages collatéraux a toujours été retenue .

La question de travailler plus est nulle, il faudrait travailler mieux !

Les types comme moi qui cherchent le composant électronique à 50 cents d’euro posant des soucis sont une calamité, autant changer la carte entière sans comprendre et pouvoir l’améliorer .
(il est vrai que là, pollution? )

Pour résumer l’article, le gros souci n’est pas tant la consommation que la qualité : Les chaines hi-fi, électro ménager et autres voitures pouvaient fonctionner des décénnies, désormais la durée de vie est calculée pour mourir au plus juste .(comme nous avec Sarko, avant la retraite)

La nourriture n’est plus faite pour nourrir mais pour être consommée en masse gràce à des additifs et autres agents de sapidité .

La mobilité est une làcheté énorme, je suis piéton et cycliste, je n’ai pas de voiture, désormais les employeurs ne se soucient pas de ce que nous soyons présents à l’heure mais se permettent d’exiger une voiture dans les offres d’emploi (même pour 5Km) .
Cela porte un nom : Discrimination !
Que font nos politiques ils laissent faire (en France) .

J’ai eu la chance de vivre avec ma grand mère centenaire 3 (1898) sur ce site elle nous aurait donné à tous des complexes, tant ce qu’elle disait de la folie croissante était vrai .

Nous marchons sur la tête à cause de pauvres fous qui nous dirigent et d’autres pauvres fous qui ne pensent qu’à répandre des produits dont personne ne peut être fier .

Peut être que si nous devenons moins débiles nous reviendrons à faire attention à la qualité de toute chose et à imposer la qualité comme valeur .

C’est la même différence que l’avoir opposé à l’être errigé en qualité humaine désormais .

Les fils de Deng Xiaoping sont devenus force de dissuasion à la SS20 Pershing ?

Le véritable vecteur de l’écologie pourrait être la qualité .(mais Sarko veut nous vendre des voitures, alors on déplace le problème)

Notre pays souffre d’avoir déplacé les problèmes sans cesse pour les laisser en héritage aux générations d’après !

Attendons quelques années, l’or noir ne signifiera plus grand chose lorsque l’eau potable ne sera plus buvable sans sa cohorte de PCB et autres joyeusetés.

Nos enfants nous haïront !

Liberty

 


olivier cabanel Le 30 décembre 2007 à 18h01min (commentaire N° 10)


et si il ne fallait plus travailler du tout?
si la finalité de l’etre humain n’était pas de produire pour s’enrichir?
tout semble le prouver, puisque depuis la nuit des temps l’homme n’a cessé de travailler de moins en moins, en se faisant remplacer par des machines, des robots, des ordinateurs.

seulement ce sacré saint profit gache tout: cette boulimie d’avoir toujours plus, d’avoir plus que de raison, simplement pour avoir plus que l’autre, lequel va tenter a son tour de nous dépasser dans un réflexe tellement futile.

certains pensent que c’est dans la nature humaine, et que l’on ne pourra pas changer l’homme, lancé a 200 a l’heure sur l’autoroute du progres, sachant qu’il y a un mur tout au bout, mais tant pis, il sera le premier a se scratcher.

comme si ce monde d’humains à la dérive n’avait qu’un but, arriver le premier, etre le meilleur, le plus fort, par ici les médailles.

et pour gagner, on est pret a se doper, a risquer sa vie, puisque l’essentiel est d’etre vainqueur, meme s’il faut en mourir.

quelle dérision.

robert Hainard disait: on est plus riche de ce que l’on laisse que de ce que l’on prend.

mais si nous sommes dans une foret, et découvrons deux tonnes de bolets, nous irons chercher une benne s’il le faut, pour ramasser tous ces champignons, qui finiront par pourir lamentablement au fond d’un frigo.

l’homme est destiné a ouvrir les yeux, a comprendre, à changer et s’il ne le fait pas, il disparaitra.

j’entend d’ici les autres animaux pousser un “ouf” de soulagement.

allez bonne année.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 18h04min (commentaire N° 11)


Marcel (7),

Je suis parfaitement d’accord avec toi.
La technologie n’est pas nécessairement responsable. Je ne suis pas contre la machine. Elle permet d’aller plus vite. Elle n’est pas là pour remplacer l’homme mais pour l’aider et pour supprimer la répétitivité dans les tâches. C’est comme cela que je l’ai toujours vu, sinon je n’aurais jamais aimé faire du développement informatique. Le malheur, c’est que les financier l’on compris autrement. Il est devenu destructeur qui se retourne contre son créateur et cela devient insupportable.
C’est un outil, seulement, point. Il sera orienté en fonction de ce que l’homme voudra en faire.
A l’homme qui réfléchit uniquement, et il faut du courage pour le faire, apparaît tout à coup la catastrophe. Elle tissait sa toile aussi cette catastrophe. Espérons que ce qu’on appelle la « toile » aujourd’hui pourra rectifier le tir à temps.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 18h31min (commentaire N° 12)


Panda (8),

La complexité est le naturel de l’homme. On veut tout couper en rondelle quand on ne comprend plus. On fait un article sur le réchauffement climatique, un autre sur la consommation, un autre sur la mobilité…. Et j’en passe. Qui fait le lien avec tout cela ?
Nos études ont toutes été découpées de la même manière, on se spécialise, mais on ne se comprend plus entre les disciplines. La glue n’existe pas Ou de manière lâche sans vraiment se comprendre. Les généralistes, ce n’est pas qu’en médecine qu’ils sont en pénurie.

« Je crois qu’elle avait tout compris »

>>> Pardon, je ne parlais pas de Piaf. Je parlais de la chanson. Piaf est loin d’être un exemple de vie. L’auteur de la chanson qui probablement n’était pas elle. Elle manquait quelque chose dans sa vie, c’est la finition. Batifoler, papillonner n’est pas la vie. C’est raté l’essentiel.
Son vécu, c’est du rêve et pas de la réalité. Elle n’est peut-être pas responsable. La vie a de ses surprises et de ses contraintes malheureuses. Une fois arrivé au sommet de la popularité, beaucoup retombe bien plus bas qu’au départ. Un people a du mal à vieillir. On ne supporte pas. Avoir tous les hommes à ses pieds et se retrouver là…
On ne connaît pas toujours le synchronisme des chansons avec la vie de son auteur. La populace, comme tu dis, n’en a rien à cirer. Elle s’accroche ces chansons à son propre vécu. Les liens existent pourtant et c’est souvent le mal de vivre. Les sourires, c’est pour les photos.
L’endroit où on dépose ses valises est celui où on se sent le mieux en général. C’est l’endroit où quand on l’a quitté on ressent le plus de nostalgie. La nostalgie vient en effet de cet environnement qu’on a connu. Absolument.

Mes voyages ont toujours eu une intention très précise de recherche d’endroits potentiel de déposer mes valises. Et pourtant, je suis retourné au point de départ comme le fou de Bassan qui retrouve son rocher. Aujourd’hui, je courotte, je vélotte, pas pour la compétition, pour garder un peu la forme, oui, mais surtout pour regarder autour de moi et je découvre toutes les fois, seul au fond des bois ou au détour d’un chemin. Il suffit de s’arrêter et de regarder.

Mon histoire est à tiroirs, c’était étudié dans ce sens. J’assume, donc.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 18h53min (commentaire N° 13)


Liberty (9),

Je savais que cela allait t’intéresser et je sens que les commentaires de chacun vont te passionner comme à moi-même.

« Travailler préventivement »

>>> Qui voudrait investir dans le possible ? Personne. On attend la catastrophe. Les pompiers auraient trop peu à faire, peut-être.

« Travailler mieux »

>>> Certain. Il y en a qui n’ont rien compris. Je l’ai écrit haut et fort.
Au contraire, on devrait travailler moins et être payé comme l’est actuellement une profession libérale telle qu’un médecin qui fait payé sa consultation pour sa simple expérience qu’il écrit sur sa posologie. Peut importe, le temps très minimal qu’il a fallu pour l’écrire. Il ne faut pas faire de consultation comme pour tout le monde s’y attend, pour cela. La minute de travail peut être très chère du moment que le résultat est à l’arrivée. Prester est-ce travailler? Question bête et méchante.

« le gros souci n’est pas tant la consommation que la qualité »

>>> tu as parfaitement résumé. Merci. Le prix, performance. Le coup de foudre qui apporte le maximum d’intérêt pour la consommation d’un objet. Oui.

« Que font nos politiques ils laissent faire (en France) »

>>> Je parlais des voitures de société parce que c’est le cas, pour se donner bonne conscience. Près de 50% des voitures qui se trouvent en transhumance sur les routes le matin entrent dans le lot. On semble y gagner. Et pourtant, on s’enfout de consommer par la même de la pollution. Rappelle toi, le Win-win. Mon ancien article « Gaspi à l’ouvrage » revient tout à coup.

« folie croissante était vrai »

>>> exact. C’est une folie. On va trop vite. L’homme ne sait plus suivre ses propres développements. Je ne vais pas t’apprendre le rythme de nos implémentations des softwares.
On ne fait plus de version entières. On fait des versions. point 5 point 2. Le nombre entier n’a plus d’importance du moment qu’on oblige à progresser). On ne sait pas où on va, mais on y va.

« laisser en héritage aux générations d’après »

>>> je confirme, ce ne sera pas triste.

 


lenfoire Le 30 décembre 2007 à 19h05min (commentaire N° 14)


Olivier (10),

Je sens que tu vas me faire dire des choses qui se trouverons dans un de mes articles futurs.

« et si il ne fallait plus travailler du tout? »,

>>> C’est moins sulfureux comme réaction que tu ne le penses.

« Finalité= produire »

>>> Je vais te décevoir. Je dirais « oui ». Quoi, produire ? Ca c’est la question. On peut presque tout faire. La question principale est « pourquoi le faire ? »
Un réflexe ne peut en remplacer un autre.

« La compétition »

>>> Malheureusement, elle motive encore la population d’aujourd’hui. On veut se montre, se mesurer à l’autre en sport, au travail. Le patron menace même si on ne joue pas le jeu. Il faut battre le concurrent donc pas d’alternative. On casse ou on se casse la gueule. Encore une fois, rien compris. On doit se motiver par soi-même. Comme on n’y parvient pas pour n’importe quelle raison, on se morfond.

Bravo pour Robert Hainard.

J’aime les animaux et le « ouf » je suis bien obligé de le comprendre.

 


Le Panda Le 30 décembre 2007 à 22h35min (commentaire N° 15)


@ L’enfoiré,

tu as raison sur quelques points :? Les paroliers de Piaf sont: Charles Dumont, Charles Aznavour, Les compagnons de la Chanson et des dizaines d’autres, tous furent ses amants sans aucune exception.

Par contre on ne rate jamais sa vie, mais de quel droit affirmer cela, tout au plus on passe à côtés selon la conception de certains. Dans ton billet je me fais l’avocat du diable pourquoi?

Il me semble que les tiroirs tu ne les ouvre pas et que tu laisses ou tu attends qu’un commentaire puisse te laisser apercevoir que c’est cela que tu voulais développer :idea:

C’est mon opinion, la nostalgie existe oui, mais il faut alors un mouchoir à portée de mains, car c’est l’histoire d’hier du passé qui n’a plus de place dans le vécu du moment sinon que pour celle ou celui qui le vit.

De quel droit sortir la “pensée” enfouie de quelqu’un; dans le spontanné : Oui.

Olivier, merci d’avoir perçu un point que je ne souhaitais pas soulever, mais tu as vu tout comme moi ce que je n’ai pas voulu exprimer. D’ou la compléxité-richesse de ce texte là où l’auteur oblige pratiquement chacun à ouvrir le Cap aux 4 points cardinaux en restant chez lui, bien joué :roll:

Je n’ai pas ouvert la soute à torpilles, car l’article saborde et porte aux nues DE Cogneras, un point partout la balle au centre. Qui de nos jours est disposé à abondonner son confort pour une Ile: MOI je l’écris et je le confirme car le manque de production et de sciences tuaient les êtres de la planéte comme des mouches.

Alors….il reste à l’auteur de nous expliquer le bien fondé de son explication complexe à facettes comme le miroir non de la reflexion, mais celui du mirage aux alouettes. Je te plumuerai la tête et la tête, je te plumerai la queue et la queue… ensuite que reste t-il des cases vides ou l’infiniment petit devient grand selon le télescope que l’on utilise ou à défaut de lentilles et de lunettes prendre des loupes qui peuvent foutrent le feu, comme dans le roman d’Hervé Bazin: “Huile sur le Feu” ou plus connu des temps récents “Le pompier pyromane” les vipéres sont plus au poing et elles n’ont plus de “V” sur la base du crane, rien n’a été vu nous sommes morts sans nous en êtres rendus compte 8O.

Les fables d’enfants hantent notre mémoire ou les garnissent car nous étions neufs et nobles avec tout. Sommes-nous tous des crapules irresponsables? Peut-être que oui, peut-être que non. Tout dépend de quel côté l’on se place. Une chose est quasi certaine il est presque impossible de faire des commentaires courts. :!: =================
Je te cite:

L’endroit où on dépose ses valises est celui où on se sent le mieux en général. C’est l’endroit où quand on l’a quitté on ressent le plus de nostalgie. La nostalgie vient en effet de cet environnement qu’on a connu. Absolument.

Mes voyages ont toujours eu une intention très précise de recherche d’endroits potentiel de déposer mes valises.
=============================
Pour moi c’est faux et c’est une contre-vérité….

L’endroit ou l’on dépose ses premiéres valises c’est là où l’on né(e) le reste c’est du bla-bla, le plascenta, la perte des eaux qui annonce la naissance sont le fruit de 9 mois de voyage qui transforme les êtres à 2 ou 4 pattes, mais surtout la “condition humaine” “devenu la bête humaine” Balzac.

Puis la nostalgie peut-être une force ou une faiblesse tout dépend avec qui l’on partage :roll: Puis la nostalgie n’est pas un environnement ce sont des sens, des sentiments enfouis en jouissances ou tristesses comme le roman de F.Sagan: “Bonjour tristesse” une merveille de lecture selon certains un vécu terrible pour d’autres.

Dans cet article loin d’être ininteressant la principale question à laquelle moi comme personne n’a trouvé de réponse reste de savoir qui à fait l’oeuf? La poule ou l’oeuf? Le prix Nobel est la clef de la réponse :lol:

L’auteur a-t-il la réponse dans ses tiroirs?

Le Panda que veut comprendre et qui n’y arrive pas alors ou je suis c….ou génial…. :roll: Je suis un Animal mais “ouf” je le savais, au suivant…..on mange à quelle heure et où?

Patrick Juan.

 


liberty Le 31 décembre 2007 à 08h16min (commentaire N° 16)


@ L’enfoiré

Nous en tenons une sacrée couche tout de même de braves bêtes prêtes à tout accepter .

Nous acceptons de produire plus que le besoin pour pouvoir détruire les exèdents (loi du marché oblige).

Non contents de cela nous produisons mal, il suffit de comparer un vista à 200€ avec un Linux à 0€ (ya pas photo), nous payons pour de la merde car c’est la “way of life” “l’américan dream” obligatoire, même s’il y a mieux gratos .

Juste dans la minute suivante nos politi-chiens nous font payer la pollution (taxes) et nous font les gros yeux, à nous les vilains crétins sales.

Pub géniale du moment : “Arrêtez ça déborde” nous parlant de nos poubelles, dans un même temps on nous parle de relancer la consommation, donc la croissance des mêmes poubelles.

J’ai bien l’impression que notre avenir est aux mains des plus schizophrénes d’entre nous, les plus malades, immoraux, instables, dangereux .
C’est la loi de l’évolution parraît il, c’est le plus fort (et fou) qui survit !
Inutile de rappeler à tous que les grandes fortunes actuelles se sont faites durant la segonde guerre mondiale, jolies fondations pour une société !

Est-ce que tous les gens de bonne volonté sont résignés à fermer leur bouche ?
Quand je vois ce qu’est devenu le journalisme le message est clair : Dictature et pensée unique, pas une tête ne dépasse (collabos) .
La politique c’est pareil, pas une tête ne dépasse réellement, la pertinence est devenue insolence .

La guerre éconbomique est venue remplacer la guerre armée .
Personnellement je préférais la guerre armée, ça durait moins longtemps et ça nous remettais du plomb dans la tête sur ce qui est essentiel dans une vie .(plomb, au propre comme au figuré)

L’Europe se veut morale mais la réalité est toute autre : Nous avons mis vingt à trente ans de plus que les USA pour réglementer les produits les plus crades, pour des pays plus démocratiques sur ce coup…(merci politi-chiens)
Souvent même nous avons ramassé leur caca, quand l’acrylique textile était dénoncée là bas, en Europe c’était devenu la mode .

Fast consommation même dans les voyages, allez on pars au Maroc et on loue une voiture l’histoire de regarder sans prendre le temps d’apprendre la culture, les gens, partager.
Une ville en une journée, pour apprendre quoi ? Rien du tout, pas le temps faut se gaver !
Encore le modèle Américain, à Rome je ne vis pas comme un Romain .
Pour faire cela autant regarder un reportage télévisé !

Nous avons créé une société de crétinisme roi avec les plus malades et les plus déviants au sommet !

Alors pour finir, si nous attendons après ces malades pour faire autrement nous serons morts avant de trouver l’issue .

Donnons nous les moyens de survie : Abbatons tous nos politi-chiens et nos gros dirigeants industriaux-capitalistes, car ce sont ceux là, minoritaires, qui décident de tout pour la majorité : Ce que nous devons savoir, faire, manger, se comporter, polluer, dire et ne pas dire.

Vu les résultats obtenus nous avons le droit de s’en débarasser, c’est même une question de salubrité publique mondiale.

On fais quoi après ?

Après on prend le temps et on réapprend tout ce qui nous a été imposé d’oublier : Vivre simplement , produire doucement, consommer normalement, dialoguer, apprendre.

Sans ces fous du haut de la pyramide nous pourrions redonner la place à l’être, qu’ils ont substitué pour y mettre de l’avoir en lieu et place .
( ça les rassure, ils se sentent moins seuls, moins sales et moins vides, nivellement par le bas inventé par les puissants pour leur égo et se donner du crédit )

Liberty (prêt à nettoyer)

 


liberty Le 31 décembre 2007 à 08h29min (commentaire N° 17)


@ L’enfoiré

J’oubliais la jolie pub : “artisanat, le premier employeur de France” ( et le producteur le moins sale )

Que fait on pour les remercier de leur civisme ?

On les détruit avec des industriels .
On fais des cadeaux fiscaux aux industriels.
On fais des cadeaux législatifs aux industriels.

Soit je suis complétement fou ou soit on marche sur la tête !

Liberty ,décidément qui n’avale pas cette logique de décérébrés !

 


lenfoire Le 31 décembre 2007 à 10h16min (commentaire N° 18)


Tout d’abord merci à tous pour vos commentaires que j’aime beaucoup pour leurs finesses.
Je vais répondre à tous comme il se doit.
Tout d’abord je vais compléter quelque chose que je n’ai pas assez développé ou pas été assez clair pour être compris. Après je lirai et je reprends les questions.

« Prester est-ce travailler? » ai-je dit ?

>>> Ce n’est pas pour remettre en cause la prestation. La société d’aujourd’hui a trop tendance à croire que le bas de l’échelle est « con ». Ma théorie est justement de prouver que tout le monde à quelque chose en lui à son échelle. Il doit le remonter mais il n’est pas écouter.
Pourquoi dit-on que les petites sociétés sont plus dynamiques que les grandes ? Simple, la communication passe mieux. On se dit de vive voix ce qu’on ressent et ce qu’on ne trouve pas correct. La proximité est bien plus intéressante que les emails. Les tours d’ivoire sont des cercueils de l’information.
L’information doit aller de haut en bas et remonter aussi vite. Mais c’est une question de culture générale de l’entreprise.
Prester peut-être travailler comme il est écrit dans le contrat, mais aussi avoir des séances de brainstorming, de contacts tout azimut, de relaxation. Les machines travaillent pour produire en gros, on a le temps de passer à cette étape. Etre à l’endroit où un problème se pose, donne un avantage indénaible que l’on néglige trop souvent. Responsabiliser, conscientiser sont les points à pousser pour remotiver. Les jeunes sont prêts à jouer ce rôle, ils en ont souvent les moyens, mais il faut leur donner cet esprit et changer l’ambiance complètement.

—————
Patrick,

« on ne rate jamais sa vie »

>>> désolé de te décevoir, c’est le cas. Combien d’erreurs de parcours ? Des masses. L’orientation professionnelle n’existe pas vraiment. Qui fait l’exercice de chercher ce qu’on désire. Tu feras médecin, mon fils, comme papa. Quand cela correspond aux désirs, c’est un ouf de soulagement. Sinon… A la sortie des humanités, qu’est ce qui motive ? Les places libres dans la société. On ne fait plus que s’informer là où il y a des débouchés. Mais il faut faire vite. L’inscription dans les études pour la suite doit se décider très vite. C’est de l’idéalisme que de croire que les gens dans leur grande majorité ne regrettent pas une décision trop hâtive. Ma vie professionnelle, je le dit ici, je ne l’ai pas raté du tout. J’ai fait ce que j’ai aimé. J’ai eu de la chance.
Hier, il y avait Fabrice Luccini à la télé. Coiffeur de profession au départ. Il a fait qu’il devait faire : changer et se lancer dans le théâtre. On est fait pour quelque chose dans la vie mais il faut le trouver et prendre des risques.
Merci pour avoir recherché les paroliers des grands noms d’interprète. Ce sont eux en effet qui ont les messages à transmettre. Qu’ils aient été les amants de leurs interprètes, c’est leur affaire.

« Je n’ouvre pas les tiroirs ? »

Exact. Je les ai rassemblé, survolé volontairement dans leur ensemble de manière parodique. Ce sont tous les problèmes de notre temps. Je m’attendais aux réactions qui pouvaient être presque hostiles. Je ne l’aurais pas fait sur AV. C’était du troll assuré. Je laisse réagir à chaud. Je ne veux pas être trop long (on me l’a assez reproché). Nous sommes ici pour trouver ensemble la route la meilleure sans pleurer. Je me mouille, crois-le, plus souvent qu’à mon tour. Ce n’est pas une raison que je dévoile tout au départ.

« Trouver son île »

De Cogneras, connais pas.
Abandonner son confort. Le confort, ce n’est pas nécessairement être assis dans son sofa. C’est aussi se sentir bien dans sa peau pour avoir réaliser quelque chose dont on est fier. Je ne suis absolument pas dans la note du « home sweet home » que tu décris.
Le double foyer des lunettes : la courte vue pour les affaires qui doivent être vues dans une analyse à chaud avec le maximum d’éléments à disposition et la longue avec le recul. La courte pour voir ce qui est proche et ne pas passer au dessus. La longue pour voyager et aller voir par soi-même plutôt que de regarder « Mes îles » d’Antoine qui est là uniquement pour faire rêver et non pas pour faire réfléchir.

« L’endroit ou l’on dépose ses premières valises c’est là où l’on né(e) »

>>> C’est ce que je voulais te faire dire. Exactement. Mais il y a des erreurs aussi et elles se corrigent. Les expatriés ne sont pas légions mais ils existent. Pour trouver cela, il faut avoir voyager. Et parfois revenir à la case départ.

« La poule ou l’œuf ?»

>>> Question sans réponse et très dépendante de la personnalité.

 


lenfoire Le 31 décembre 2007 à 10h41min (commentaire N° 19)


@Liberty,

« Nous acceptons de produire plus que le besoin »

>>> Exact. Je l’ai dit plus haut. Réfléchir et réfléchir du « pourquoi » on choisit telle production plutôt qu’une autre voila la question. Le « comment » on trouve toujours, à condition d’y mettre le prix.

« l’american dream »

>>> C’est en effet une image. Au départ, il a existé et il a eu du bon. Le fait que ce soit un continent de cultures qui se sont créés de toute pièce en provenance de partout est une preuve que cela peut marcher. Ce n’est pas une erreur si ce pays a surpassé très vite les autres en développement. Je suis loin d’être un pro-américain. J’ai travaillé de nombreuses années avec eux. Je connais leurs faiblesses. Leurs conneries aussi.
« le gratos de Linux » du moment qu’il rapporte à quelqu’un n’est pas un problème. Parce qu’il rapporte, je peux te le dire. Ne fut-ce qu’en renommée pour ceux qui développent le produit. Il n’y a rien de gratuit.

« pub géniale »

>>> Oui, nous sommes plein de contradictions. C’est affreux. Mon article ne dit pas mieux.

« les grandes fortunes se sont faites pendant la 2ème guerre »

>>> Exact, c’est ce qu’on appelle l’opportunisme. Les progrès en ont heureusement profité un peu. Les grands mouvements comme celui d’Henri Dunan n’auraient peut-être pas existé sans la guerre. Certains médicaments non plus. Nous agissons très souvent en pompiers, non proactifs, toujours rétroactifs.

« La méthode du tourisme que tu décris »

>>> Exact. Il faut s’éclater, c’est la pub qui l’a dit. Le Dakar n’est qu’une autre imbécillité du genre. Mais cela fait des téléspectateurs, on est donc sauvé. J’ai eu un article sur ce sujet sur AV. Qu’est-ce qu’une dame et moi-même se sont fait torpillés.
On est demain le 1er janvier, je ne vais pas remettre le couvert.

« Vivre simplement, produire doucement, consommer normalement, dialoguer, apprendre »

>>> D’accord, presque entièrement. Mais on ne peut le faire sans responsabilité, ni clairvoyance sur ce qui se passe ailleurs.
Le 21ème siècle pourrait être le siècle jaune. Ils le font à coups de boutoirs répétés. Il faudrait être sourd pour ne pas l’avoir entendu.

Il y a deux manières pour vivre en cage dans le zoo ou dans la jungle. J’ai choisi mon camp. Je n’écrirais pas de la sorte dans le premier.
Se rebeller, cela forme les biceps. Ensuite, il faut se relever les manches.

 


Le Panda Le 31 décembre 2007 à 11h55min (commentaire N° 20)


@ Guy,

si ton but était de faire de la philo avec ton article celui-ci tu as presque réussi mais avec quel note?.

De Cogneras tu connais pas avec plaisir je t’envoies l’ouvrage, et TU liras qu’il démontre l’absurde par l’absurde avec beaucoup d’humour.

Je pense que c’est ce qui manque à ton article de la précision dans l’humour.

Tu présentes des lignes trop droites et pas de sorties possible? COMME certains tableaux de B.Buffet.

Mais je le conteste, à différents titres il n’y a dans ton texte que des suppositions alléatoires pas de concrets, sinon que des choses qui existent depuis la nuit des temps.

J’appelle cela défoncer des portes ouvertes…

Je le confirme avec force on ne rate jamais sa vie car on ne choisit pas son parcours. Il y a pas loin de 30 ans que les industries de tous ordres auraient dues rentrer dans l’enseignement et en écrivant ce qui tu préconises on revient au moyen-âge.

La majorité de la jeunesse fuit les pression politiques une qualité de vie qui est de la m..

On produit trop c’est vrai, mais comme des “voleurs” plutôt que d’offrir le surplus à ceux qui ne possédent rien on brule les surplus.

L’analyse est simple une piéce ou un produit fabriqué à 1 million d’exemplaires n’a pas le même coût qu’un article peut importe sa finalité soit fabriqué à 10 mille exmplaires. On sait dés le départ que le prix sera élevé donc non concurentiel, alors comme des salopards on produit plus sachant que la partie restante sera détruite. C’EST INCONTESTABLE, il ne faut pas tout confondre.

Ne pas mélanger les torchons et les serviettes. C’est quoi qui revient moins cher laver 5 peignes ou en racheter 5 neufs. La démonstration est dans la question, le coût du rachat est 125% inférieur au nettoyage.

Chaque civilisations donc chaque être revient quoi qu’il devienne à son point de départ “le néant” voir la vie d’Alexandre le Grand. Son cheval Bucéphale fut aussi célébre que lui.

A mon modeste avis pour suivre le fil de ton idée dans ta démonstration qui pour moi n’en ai pas “une” il faudrait non pas 1 mais de multiples fils d’Ariane tant les méandres me semblent compliqués pour le modeste quidam que je suis.

Je veux rester “cartésien” avant tout.

Pour compléter ton information livre en main:

Tombé des Nues(Les étonnements d’un extraterrestre) François Cognéras. Publié en 1993 à ACTION GRAPHIQUE.
lA CONCLUSION DE SON AUTEUR qui est un ami Professeur au Collége de France sur l’étude et le comportement des humains rejoint mon POINT de vue, désolé.
Je te le livre in-texto:

” Tombé des nues” Nous concerne tous, parce que le monde dans lequel nous vivons nous échappe et nous le refusons chaque jour un peu plus et que certains deviennent peu à peu des extraterrestres de notre propre société qu’ils voudraient faire leur, en détruisant les véritables mouvements”.François Cognéras.

Je campe donc sur ma position et je reste dans le réel. Cet ouvrage a reçu le Prix-Sully-Olivier de Serres. Il a eu une suite qui s’intitule “Le Temps que d’autres veulent Apprivoiser. Primé aussi avec les mêmes distinctions alors pour clore ce chapitre en ce qui me concerne, je te remercie de m’avoir répondu, mais tu ne m’as pas mais pas du tout fais avancer d’un yota dans l’explicable. Toutefois merci bien.

Le Panda juste un peu percévérant.

Patrick Juan

 


liberty Le 31 décembre 2007 à 15h12min (commentaire N° 21)


@ L’enfoiré & Le Panda

Personellement je ne cherche plus à qui profite le crime de notre sociéte (une minorité à exterminer).

Un peu de gaité dans un texte anonyme trouvé sur le net (pas de moi) :

On n’est pas les plus malheureux…

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :
57 asiatiques
21 européens
14 américains (Nord, Centre et Sud)
8 africains

Il y aurait :
52 femmes et 48 hommes
30 blancs et 70 non blancs
30 chrétiens et 70 non chrétiens
89 hétérosexuels et 11 homosexuels
6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA
80 vivraient dans des mauvaises maisons
70 seraient analphabètes
50 souffriraient de malnutrition
1 serait en train de mourir
1 serait en train de naître
1 posséderait un ordinateur
1 (oui, un seulement) aurait un diplôme universitaire

Si on considère le monde de cette manière, le besoin d’accepter et de comprendre devient évident.

Prenez en considération aussi ceci :
* Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.
* Si vous n’avez jamais été dans le danger d’une bataille, la solitude de l’emprisonnement, l’agonie de la torture, l’étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.
* Si vous pouvez aller à l’église sans peur d’être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.
* Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que les 75% des habitants de la terre.
* Si vous avez de l’argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.
* Si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des personnes réellement rares.
* Si vous lisez ce texte, vous ne faites pas partie des deux milliards de personnes qui ne savent pas lire.

Travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent.
Aime comme si personne ne t’avait jamais fait souffrir.
Danse comme si personne ne te regardait.
Chante comme si personne ne t’écoutait.
Vis comme si le paradis était sur terre.

Et moi je rajoutes: pense comme on te l’interdit !

Liberty

 


lenfoire Le 31 décembre 2007 à 16h16min (commentaire N° 22)


@Patrick,

La philo est l’outil de celui qui ne voit pas facilement une issue à une situation qui s’obscurcit. Quelle note ? Ai-je recherché à avoir une note ? La pensée n’a pas à noter, elle est à discuter, à comparer, à partager ou à rejeter.
Merci pour Cogneras. Je ne connaissais pas. J’ai été recherché sur Google évidemment.
J’ai trouvé un « Cyril », un « François », une « Virginie », une « Valérie », un « Eric » avoue que je me perdais un peu. Je sais maintenant que c’est François. Auteur de » Impossible retour ». Ok. J’y suis.
Entre les portes ouvertes et le concret, faudra choisir, c’est vrai.
Les références aux titres des articles que j’ai rassemblées, je ne les ai pas inventé. Je les ai tous à disposition.
J’ai seulement extrapolé leur contenu en gardant une touche d’humour non dissimulée.
La citation de Cogneras. Je la partage à 100% et rien ne la contredit dans mon texte.

« on brûle les surplus, plutôt que de les distribuer »
>>> Je râle énormément sur ce fait absolument vrai.

« une pièce n’a pas le même prix qu’un million d’exemplaire »
>>> Exact. Les “Temps modernes” de Chaplin sont passé par là.

« on produit plus qu’il ne faut pour être concurrentiel »
>>> Oui et non. Il y a des études de marché qui sont faites tout de même. S’aventurer dans la grande production pour le détruire ensuite ? Là, je demande à voir. C’est une seule question de P&L. Profits et pertes. La finance ne pense qu’à cela. Au trimestre suivant à Wall street. Même si c’est déplorable.

« réparer coûte plus cher qu’acheter du nouveau »

>>> C’est incontestable dans une civilisation de consommation. Pendant la période de garantie, on remplace. Après c’est le consommateur qui devra compter. Je suis désolé de devoir constater ce fait. Les machines viennent en package de pays où tout est bon marché. Réparer serait fait ici (le coût de transport trop élevé à la pièce) avec une main d’œuvre plus chère. C’est comme ça, la vie coûte plus cher. Il y a les lois et les assurances qui l’expliquent.
Ce qui est inadmissible, ce sont les matières périssables qui sont distribuées uniquement en paquet de grande quantité. Oui, on pollue en masse et ce n’est pas toujours le consommateur qui est le fautif. Les suremballages sont tout à fait exorbitants. Les emballages sont même payés au même prix que la nourriture qui y est contenue. Emballages qui sont jetés après le premier usage. Mon article « Gaspi à l’ouvrage » n’avait pas d’autre but. Il cherchait en plus les coupables qui n’étaient pas nécessairement ceux qui payent.

« je veux rester cartésien »

>>> Plus cartésien, pragmatique que moi, tu meurs. Chercher la vérité dans la science, c’est ça la pensée de Descartes. Pragmatique : signifier en connaissant le contexte.
Aujourd’hui, on va même à Londres et à New York pour ramener ses cadeaux de Noël…!!! C’est du pragmatisme mal placé.

Pour être objectif et ne pas rester sur une impression assez « vive » et trop “tendance”, je crois qu’il faudrait désigner les phrases de mon article qui sont à contester car je m’y perds un peu. Beaucoup de choses vont dans le sens de ton interprétation. La situation française serait pire que je le pensais? Non vraiment j’ai du mal à cerner.
N’oublie pas que c’est une parodie à la base.

 


lenfoire Le 31 décembre 2007 à 16h23min (commentaire N° 23)


Liberty (21),

Je connaissais cette manière de voir.
Jacques Dutronc l’a très bien chanté dans sa chanson “Sept cent millions de Chinois, et moi, et moi, et moi“. Ils sont désormais près du double.

 


Le Panda Le 31 décembre 2007 à 22h06min (commentaire N° 24)


@ L’enfoiré de Guy,

nous, nous sommes expliqués de vives voix, sur les ondes des Voix du Panda et autrement c’est bien.

Tu m’en vois “ravi” je pense que c’est davantage la forme que le fond où je ne trouvais le fil conducteur.

Merci de tes nuances verbales qui me permettent sur ton “article” de présenter à tous les contributeurs de ce forum qui reste le fruit de nos ententes d’occuper un espace d’échanges civilisé.

Le paradoxe contribue à souhaiter à chacun de bons articles pour 2008 et surtout une “santé” à la hauteur de nos échanges parfois “piquants” mais respectueux de la position de chacun avec un maximun d’humour clef de voûte de nos souhaits, là où le rire passe l’ennui et la maladie trépassent.

C’est dans l’union et la dénonciation des actes coupables que nous avancerons et pour cela nous serons je le souhaite encore plus compétents car unis dans l’effort “collectif” des messages des valeurs démocratiques, alors ne nous croisons pas les doigts et avançons ensemble.

Bonne année à toutes et tous surtout aux personnes isolées et aux enfants du monde.

Le Panda.

Patrick Juan.

 


marcel Le 1 janvier 2008 à 12h03min (commentaire N° 25)


Panda,Guy,Chat et internautres:

Une formidable année 2008 à vous tous.

 


liberty Le 1 janvier 2008 à 15h18min (commentaire N° 26)


@ Le Panda (N°24)

Il est évident que le rire fais tout “passer” entre nous içi c’est essentiel.

Bien entendu dénoncer les actes coupables est essentiel à guérir la maladie de notre époque .

Juste une question : “pouvons nous avancer vers un effort “collectif” et des valeurs démocratiques avec ceux là même qui s’évertuent à la saboter ou la brader ? “

Personnellement je ne le pense pas, je ne vois pas ces personnes abandonner leurs pouvoirs volontairement, c’est bien ça le souci et la difficulté de rester “soft” mais efficace .

Allez, pour 2008 je vais essayer de rêver à un monde idéal .

BONNE ANNEE A TOUS .

 


Le Panda Le 1 janvier 2008 à 15h46min (commentaire N° 27)


@ Liberty,

je souhaite savoir si tu as recu le message privé que je t’ai fais parvenir :?:

Dans la mesure ou tu nous fais un monde idéal, l’enfoiré te donne la place du roi des Belges et moi celle de Sarkozy

C’est pas sérieux de parler de cela sur un billet aussi “sérieux” les gars vous êtes pas sympas

BONNE ANNEE A TOUTES ET TOUS

 


liberty Le 1 janvier 2008 à 19h20min (commentaire N° 28)


@ Le Panda (27)

Pour le message, je n’ai rien reçu d’autre que portes ouvertes chez toi, qui date du 30 …

A moins que tu ne parles des 300000€ gagnés à une lotterie appartenant à Bill Gates
(mail reçu ce jour les arnaques ne connaissent pas de jours fériés)

Prendre ces deux places là il và falloir assumer, et TOUS participer, I need you (black, whithe, yellow, red, everybody) .
J’ai du travail devant moi !

Redonner une réelle séparation des pouvoirs à mon pays sera ma priorité des priorités :) Idéal dont on s’éloigne un peu plus chaque jour.

Réconcilier les deux Belgiques, puis virer les Anglais de l’Europe puisqu’ils en veulent que les avantages …

Je retrousse mes manches !

La phrase du jour : “On ne soigne pas les maladies pour tous car elles rapportent bien plus en existant” :(

Liberty

 


Le Panda Le 1 janvier 2008 à 20h44min (commentaire N° 29)


Liberty,

décidemment nous polluons le “magnifique” billet de notre trés cher Ami et Confrére Guy :twisted:

Je te demande pardon Guy :oops:

Liberty, l’enfoiré avait raison ton adresse mail fonctionne une fois sur 10 comme son billet “super sans plom 98? :idea:

Fais moi parvenir en privé l’adresse qui fonctionne et je te tranfére le mail.

Mon trés cher Guy, j’espère que tu ne m’en veux pas ou juste un peu sans plus :roll:

Allez sois sympa :P

Le Panda

On ne soigne pas tous les malades :P moi peut-être le 1er :arrow:

Patrick Juan

 


LE CHAT Le 2 janvier 2008 à 17h40min (commentaire N° 30)


sans attendre de savoir si l’humanité sera ou non sauvée , meilleurs voeux pour l’année 2008 en espérant que la folie de la nature ne relaiera pas celle des hommes déjà exacerbée dès le premier jour( Pakistan , Kenya)

 


lenfoire Le 2 janvier 2008 à 17h47min (commentaire N° 31)


Cher Chaton,

Le meilleur petit lait au petit déjeuner, un poisson bien frais au déjeuner, une petite escalope bien préparée au souper, une litière bien chaude pour s’étendre ensuite. Peut-être, avant, une petite chatte au yeux en amandes.
N’est-ce pas de bons voeux pour le beau matou.
Ces hommes, laisses les, ils ne savent pas ce qu’il font.
Bon retour parmi nous…

 


Le Panda Le 5 janvier 2008 à 21h18min (commentaire N° 32)


@ L’auteur,

c’est sur qu’avec un article de ce style et 1 vélo de 14 kgs on ne peut tout gagner :mrgreen:

Au secours, maman!! le Belge veut me trucider, mais non, tu fais un cauchemat c’est le Paris-Dakar annulé :roll:

Le Panda dans la zizanie de l’Empire Belgium

 


Le Panda Le 9 janvier 2008 à 19h34min (commentaire N° 33)


APRES…LA RENTREE UNIVERSITAIRE…LES TRIBUNS POLITIQUES PRONENT LA DISPARATION DE LA FAUNE-FLORE EUROPE DROITS

Après la rentrée des écoles, collèges et lycées, progressivement vont reprendre les cours des différentes filières des Universités générales ou de première année de diplôme.
Au cours de cette année se reposeront comme pour les précédentes, les problèmes de gestion et de formation des nombreux et nouveaux étudiants fraîchement issus des divers baccalauréats.
Les inscriptions dans les diverses unités de formations, de recherches bâtèrent leur plein, comme chaque année beaucoup de bonne résolution, de vocation, vont se heurter au barrage entre la première et la deuxième année de diverses facultés.
Combien d’étudiants mal orientés ayant bénéficié d’une formation secondaire inadaptée débouchant sur un baccalauréat inadéquat vont découvrir au fur et à mesure des mois, qu’ils ont les pires difficultés à suivre l’enseignement dispensé et qu’ils vont aboutir, en dépit d’un travail acharné, à un échec en fin d’année et pire encore, à un rêve brisé…
Le redoublement très fréquent en fin de première année n’est souvent q’un pis à aller ne débouchant que sur un second échec avec la nécessité d’une réorientation. Souvent s’amorce ainsi une spirale d’échec, l’ouverture sur une vie médiocre.
Devant ce gâchis immense, car un pays ne peut désespérer impunément sa jeunesse, que peu-on proposer à l’heure européenne après le oui à Maastricht ? D’abord il est impérieux que les facultés orientent leurs enseignements dans un sens pratique, afin que les connaissances acquises puissent déboucher sur les techniques utilisées dans le monde du travail.
Ce caractère pratique nécessite de favoriser le partenariat Université-Entreprises-Secteur privé.
Les données théoriques fondamentales ; les investissements prospectifs pour la recherche et les technologies de pointe doivent s’appuyer sur les acquis d’un enseignement de base immédiatement utilisable.
En effet, avant de former des enseignants de haut niveau ou des prix Nobel, il faut concevoir que le monde économique demande beaucoup de techniciens très bien formés et que les carrières d’enseignants et de chercheurs de valeur mondiale ne concernent qu’un très petit nombre d’étudiants.
Il paraît essentiel également de procéder, sur une échelle nationale ou mieux internationale, à une étude prospective des besoins en techniciens qualifiés de toute compétence et de différents niveaux.
Cette estimation doit être réalisée sur une base territoriale importante, car la mobilité de l’emploi devient une ardente nécessité.
Bien entendu, la répartition des emplois doit tenir compte d’un certain rééquilibre entre les régions et certains technopoles ne peuvent s’enfler indéfiniment au détriment de zones où il n’y aurait aucun élan économique !
Cette détermination des prévisions d’emploi permet de réguler efficacement les flux d’entrants dans les diverses filières de formation. L’action ainsi menée doit nécessairement débuter dès le stade du collège d’Enseignement Secondaire où l’orientation vers des filières technologiques ou classiques détermine la suite des études.
Bien évidement, il est possible qu’il existe des passerelles entre les divers choix en cas d’erreur manifeste d’orientation.
Toutefois, il se révèle à la pratique que vouloir entreprendre des études de Médecine avec un baccalauréat F8 ou même A ou B n’aboutit, dans la plupart des cas, qu’à d’amères désillusions, à un gaspillage de temps et d’énergie, ainsi qu’à une surcharge des amphithéâtres et des enseignants sans aucun bénéfice pour la formation des praticiens et les besoins et les besoins réels du pays !
Il convient également de multiplier les présentations des diverses filières d’emploi dans les années de lycée, afin que les futurs étudiants soient dûment informés des difficultés des cursus universitaires et des débouchés que leur offrira le diplôme convoité.
Pour réponde à cet objectif ; ces réunions doivent associer un tandem enseignant universitaire-homme de métier installé, qui réaliseront un juste panorama et un constat objectif et réaliste pour les dix années à venir au minimum, afin de tenir compte de la durée de la formation.
Evidemment, il existera toujours une marge d’erreur ne permettant qu’une péréquation infidèle entre les besoins réels et les compétences acquises.
De surcroît, comme cela est déjà réalisé dans un certain nombre de filières universitaires, il est nécessaire que soient étendues les réunions de concertation et d’orientation au tout début de chacun des cycles d’étude.
Toutefois, il ne faut pas se leurrer, ce dispositif ne peut constituer qu’un mécanisme de rattrapage.
En effet, très souvent même si l’étudiant constate que son choix était erroné, il se heurte à des problèmes administratifs d’inscription trop tardive et seules des corrections à minima entre les structures voisines peuvent être effectuées.
Enfin, ultime bouée de sauvetage, il est mis sur pied dans divers secteurs universitaires, la reconnaissance des connaissances acquises après un échec, mais sans que les étudiants aient démérité.
C’est ainsi que sont apparues des équivalences de Diplôme d’Etude Universitaires de Sciences et de Technologie.
Pour quelques étudiants, ces passerelles permettent une réinsertion dans la vie active et le monde du travail dans un secteur économique voisin de celui de leur choix initial.
Le grand dessin formation adaptée emploi, doit être dans le plus court délai possible, l’objectif de toutes les formations universitaires. Les retombées en qualité d’enseignement, rentabilité des structures universitaires, valeur des étudiants formés et satisfaction des besoins du pays exigent une mise en œuvre rapide de tous ces dispositifs qui ne sont pas concurrentiels mais complémentaires.
L’honneur de l’université et de l’éducation nationale est engagé afin de sauver du naufrage notre jeunesse et l’économie du pays.

Position et, reportage sur les facultés réalisé par Patrick Juan dit Le Panda. Cet ouvrage écrit en 1994, j’ai prit le soin de le lire à nouveau et je me dois de constater que l’ouverture de l’Europe doit rester aux mains et aux manettes des européens à la condition que le respect de toutes les démocraties s’engage à respecter les mêmes coûts pour les mêmes valeurs et non autant de poids ou contrepoids en fonction de l’utilité de chaque Etat ou dirigeants qui voient en leurs actions un rapport financier d’avantage qu’un rapport de qualité que certains à jsute titre peuvent considérer à nouveau comme un jeu de 6éme dimension voir surnaturelle.

J’use souhaité que ce texte ait prit plein de rides comme moi, mais à mon plus grand regret plus les mensonges sont immenses plus le pouvoir de ceux qui les produisent sont porteurs et dont nous sommes les victimes et les générations à venir le fuit comme la peste, car ils ne leurs restera plus que le choix entre le choléra ou la peste, sans action rapide.

Le Panda

Patrick Juan.