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Le Grand Maître virtuel (0)
Par lenfoire le 30 novembre 2007

De Guy Foiréant

L’informatique, tout le monde en parle. Certains en usent et en abusent. Aucun secteur d’activité humaine ne peut plus travailler sans cet outil du modernisme.

On sait qu’elle peut apporter le meilleur dans la vie de chacun, mais aussi la pire des surprises au coin d’un abandon de garde.

On a entendu parlé de piratage aux noms plus au moins sensibles mais qui passent dans le langage de tous les jours: virus, spams, phishing … et j’en passe que l’histoire inventera, plus tard.

Oui, il existe des outils “anti-” pour chaque type de pirate ou de piratage. Le commerce de la protection n’existe pas uniquement dans les pharmacies. Le 1er décembre, c’est une journée mondiale du SIDA et, donc, du condom. Alors, pourquoi pas de cela en plus ?

Actions, réactions. Une véritable « ligne Maginot informatique » s’est installée sur la majorité des ordinateurs du monde.

Vivre caché est devenu impossible sur la toile. Ouvrir son soi aux yeux de tous sans protection relèverait de la plus condamnable des légèretés.

Rester étrange à toutes interactions avec l’extérieure, serait la panacée. « Offline », comme disent les anglophones.

C’est se condamner à perdre le plus grand intérêt d’un ordinateur : être connecté avec le monde.

Les protections contre ce piratage ne sont pas gratuites ni à l’achat et ni à l’utilisation quand on pense à sa présence consommatrice en permanence de la force de calcul et des Mips perdus en sous-main.

Tergiverser, alors? Non, il faut faire « avec » avec un maximum de précaution.

D’abord, on se croit à l’abri. Le terme de « ligne Maginot » n’est pas innocente. L’adversaire a toujours une longueur d’avance. Le piratage n’est pas seulement financier. Souvent, il s’agit de prestige de recherche à percer les secrets d’autrui. Ce qu’on en fera après n’est parfois pas le principal intérêt.

Cet “essai”, car il ne s’agit que d’un roman, n’est pas là pour effrayer. C’est de la fiction pure. Certains éléments sembleront toucher au domaine du possible. J’ai même hésité à l’écrire de peur de donner des idées malsaines.

Travaillant dans l’informatique depuis près de quarante ans, je vous confirmerai qu’il y a des failles au système qui a été mis en place dans ce livre. Ce n’est pas aussi simple. L’audace ne suffit pas ou plus. Dans le même temps, les manipulations frauduleuses sont parfois insidieuses, inattendues. L’invention est constante dans le vol des « jardins secrets ».

Le plausible n’est pas là pour donner des idées à de futurs pirates. Un informaticien déterminera très vite les limites de l’impossible. L’infranchissable n’existera pourtant jamais que pendant un certain temps plus ou moins long.

Les guerres sur Internet, comme ailleurs, auront des armes suivies par des contres armes. Les parades, on y mettra le prix, mais elles prendront tôt ou tard du poil de la bête. Les utilisateurs, eux, attentistes et victimes, resteront les dindons de la farce et assumeront de bonne ou de mauvaise grâce ce grand jeu de la finance et de l’arnaque.

L’originalité des attaques ne donnera pas toujours de résultats, mais dans ce domaine aussi, les premiers gagneront. Je vais peut-être vous faire peur. C’est peut-être voulu. Un thriller fait ouvrir les yeux et les consciences endormies par l’habitude. Les avantages d’Internet resteront supérieurs aux déconvenues. L’évolution sera certainement plus rapide, plus fragile que partout ailleurs.

La protection totale n’existera jamais ou que momentanément. Percer l’infranchissable est le challenge pour le pirate. Casser l’incassable est la motivation principale. L’attrait de gains faciles ensuite.

Je me suis demandé souvent à qui profitait le “crime”. Certains ont même avancé que les sociétés qui créaient les « paratonnerres » du web étaient les initiateurs. Je n’irais jamais jusque là.

Une nouvelle technologie est apparue pour révolutionner l’usage d’Internet: le Web 2.0. MySpace, Quicktime, Facebook en font partie et tentent de personnaliser encore plus les clients internautes. Sérialiser pour mieux appréhender. Cela entraîne cookies et mémorisation des informations. Le partage de séquences vidéo permet de surfer tout azimut avec la confiance innocente de l’internaute, endormie par l’envie d’être mieux servi et mieux cerné. Boîte de Pandorre dans le domaine de l’arnaque. Les sociétés n’intéressent plus vraiment. Les particuliers, par contre, à cause de leur isolement sont des proies favorites. Les PC zombies s’ignorent et sont parfois contrôlé par des organisations mafieuses à l’insu de l’utilisateur perdu dans son espoir de trouver le meilleur du savoir d’Internet. Seul le coût élevé de la pollution des SMS par les spams les libèrent encore.

Une véritable guerre virtuelle, voilà ce que je concocte sans prétention. Le cinéma s’est mis dans cet imaginaire aussi. Le« Die Hard 4.0 », “Retour en enfer”, est un exemple récent. Ce livre ne jouera pas dans cette façon très hollywoodienne de voir les choses. Intimiste, plutôt. Pas de femme dans mon histoire. Seulement, un homme comme tout le monde avec une double vie à la recherche de son destin. Pas de passion, pas de sentiments, de la technique pure et dure. Beaucoup d’intelligence au service d’un brin de paranoïa par un gourou informaticien.

Le virtuel ne se joue jamais au grand jour. Vive les pseudos et les passe-murailles dans ce monde clos où tous les coups sont permis.

La toile, même si ses mailles seront de plus en plus fines, restera perméable. Sans la liberté d’expression d’Internet, ce serait sa mort naturelle.

Autant s’en rappeler. L’ennemi est aussi dans la peur.

Remerciements:

* À mon épouse qui a dû endurer des moments d’absence dans mes rêveries.
* À certains amis qui ont commencé à lire et m’ont fait retourner à mes écritures sans ménagement.

 

21 Commentaires sur ce billet

LE CHAT Le 30 novembre 2007à 16h59min (commentaire N° 1)


Tiens mon Guy , ce que notre DORH nous a envoyé ce matin , comme pour illustrer ton article

PIRATAGE ET PROTECTION SYSTEMES

Une étude d’optimisation de l’espace de stockage de nos données informatiques des sites français, nous a fait découvrir sur la zone « commun » d’un serveur de fichiers , environ 30 Go !! de « DivX » correspondant à des films piratés. Ces fichiers ont été immédiatement effacés.

Nous tenons à rappeler que de telles pratiques (stockage de DivX ou de mp3 illégaux, installation d’applications sans licence d’utilisation) exposent l’entreprise et leurs auteurs à des poursuites judiciaires. De plus,elles pénalisent l’entreprise, les espaces de stockage étant sauvegardés quotidiennement.

Il a été constaté également que des postes de travail hébergeaient des applications dites de « Peer to Peer » (P2P), en particulier KaZaA.

Cette catégorie d’applications (à laquelle appartiennent aussi eMule, Skype…) ouvre des trous de sécurité dans nos systèmes d’information et tente de partager l’infrastructure de notre entreprise avec la communauté P2P.

Les baisses de performances, le risque de dysfonctionnement de systèmes dont certains pourraient toucher à la sécurité des personnes, comme les risques d’intrusion et de vol d’informations personnelles ou appartenant à l’entreprise, sont inacceptables.

Nous comptons sur votre responsabilité pour supprimer tous les fichiers et toutes les applications concernées, y compris dans les zones dites « personnelles » et vous en remercions par avance.

ça craint !

 


lenfoire Le 30 novembre 2007à 17h26min (commentaire N° 2)


Salut Le Chat,

Il y a en effet énormément de portes entrouvertes par lesquelles on peut faire du dégât.

Je parle des portables qui sont trop chers à pirater.
C’est vrai. J’ai un article qui en parlait dans ma gazette.
Le Vishing existe Voice over IP
http://en.wikipedia.org/wiki/Vishing

Bizarre que tu trouves Skype mis en parallèle avec eMule et KaZaa. Ce n’est pas fait dans le même but de P2P. Par contre, comme porte à “courant d’air”, c’est très probable.

Mon eBook va aller dans un autre sens. Je n’en dévoile rien, bien sûr. Mais cela m’a toujours intrigué pour me donner des idées d’écriture.

Cela a été commencé en avril dernier. Je savais à peu près où je voulais en venir, mais tout s’est construit au gré de mon imagination du moment. Je suis sûr que certaines parties vont encore évoluer.

Cette solution d’eBook me convient parfaitement. Chercher un éditeur, cela ne me dit rien actuellement. J’ai lu un bouquin d’un copain qui me parraissait intéressant et qui a été refusé par des éditeurs. C’est un essais.

Le tout c’est d’intéresser quelqu’un, quelque part. Alors, entouré d’un Panda, d’un Chat, d’un Gaspi et de tous, la fourrure, cela réchauffe.
Un Enfoiré doit parfois se transformer en Foiréant…

 


Le Panda Le 30 novembre 2007à 18h24min (commentaire N° 3)


@ L’enfoiré,

un “essai” transformé” en rugby celà fait 7 points. Un refuge au mois d’avril 2008 c’est péter dans le cosmos de l’informartique pas du PS2, vous gaffe aux portes ouvertes surtout quand le courant fuit :mrgreen:

Il nous reste toujours les oeufs de dinosaures. :P

Le Chat appelle le à la rescouse, il a même des copains en dehors de Gasty, qui moi un mouchard, non mais ca va pas

 


Gasty Le 1 décembre 2007à 12h02min (commentaire N° 4)


Je ferais bien un parallèle avec les diseuses de bonnes aventures d’antan et les horoscopes qui sont là pour vous rassurer, vous faire croire que vous maitriser votre avenir et que vous en avez le contrôle.

A mon avis, c’est du même acabit dans la tête des pirates. Hormis le résultat final, l’amateur et le pro qui fait son business.

 


lenfoire Le 1 décembre 2007à 14h59min (commentaire N° 5)


Gasty,

Pas mal, ce parallèle. Madame Soleil, sans soleil. Les cartes de Google Earth avec le chien dans son jardin en échange d’informations bien personnelles.

Le contrôle n’existe pas chez l’internaute lambda parce qu’il est consenti de bonne grâce à autrui par lui-même.

Tout le monde y gagne. En apparence. mais il y a des gagnants et des gagnants et demi.

Le don à 50-50 est à rechercher comme compromis. C’est aussi de la démocratie.

 


Le Panda Le 1 décembre 2007à 15h00min (commentaire N° 6)


@Gasty,

faire des paralléle c’est vite dit surtout avec des diseuses de bonne “aventures” surtout d’antan et les horoscopes qui sont là pour foutre la trouille aux croyants…

A mon modeste avis…il faut faire “appel” aux véritables Chats, c’est pas le même acabit…Hormis que c’est Gasty qui cause un week-end

Patrick Juan.

 


lenfoire Le 1 décembre 2007à 15h04min (commentaire N° 7)


Oui, oui, vite, le coup de patte du Chat. On devient trop sérieux par ici. La technicité, c’est pas mal. Une réflexion Platon_ique (non, je ne suis pas encore rond), c’est aussi bien.

 


Le Panda Le 1 décembre 2007à 15h46min (commentaire N° 8)


L’enfoiré,

je peux témoigner tu n’es pas rond, tu fais du jokking, et quand à Platon laisse le tranquille il ne peut te répondre. C’est aussi bien que tu ne sois pas rond, car c’est Mme qui te surveille…Mais tu es un “homme” sérieux” Non

 


lenfoire Le 1 décembre 2007à 16h36min (commentaire N° 9)


Panda,

Là, cher “animal à fourrure”, tu deviens presque “dangereux”, hé. :mrgreen:

Dans ce cas, je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.

Le joking et le jogging sont mes dérivatifs en collaboration avec mes articles. Sur ce sujet précis, il y a du répondant dans l’article mentionné chez Olivier, qui parlait de chercher l’homme. Grâce à lui, je me suis trouvé. Donc, pas de problème.

Madame se surveille et je me surveille. N’est-ce pas le meilleur compromis?
Pas d’accord? Toi tu peux monter aux arbres, quel terrible avantage…

 


Le Panda Le 1 décembre 2007à 20h57min (commentaire N° 10)


@ L’enfoiré,
tu dis des bétisses, je grimpe aux arbres et Toi tu me courres aprés je vais pas assez vite selon Toi…à pieds ou en voiture?

Non mais, je vais te jeter une noix de coco de chez le Chat :mrgreen: và retourne voir son billet c’est son Africainnnnnnnn oui c’est notre histoire, les rayures du zébre ne font pas d’ombre à moins que….quoi…

Mes salutations à Mme et au courant électrique le jus passe bien :oops: Dans le “virtuel” :?:

 


lenfoire Le 1 décembre 2007à 22h24min (commentaire N° 11)


@Le Panda,

Un enfoiré parle toujours avec des “bête_bises”.

Un Panda, “Ailuropoda melanoleuca” (« pied-de-chat noir et blanc »), c’est pas normal qu’on lui courre après? Protégé, il se fait rare aujourd’hui à cause de ces enfoirés qui ne font pas attention à son habitat qui n’est pas en Afrique mais en Chine. Pas de zèbre à l’horizon à part dans le zoo et les cirques, bien sûr.
Je me trompe?
Quoique, dans le virtuel, on voyage très vite avec un clic et on voit de tout.

 


Le Panda Le 1 décembre 2007à 22h28min (commentaire N° 12)


@ L’enfoiré,

heureusement que ce n’est que la préface, que nous réserve la post-face ?

 


Gasty Le 1 décembre 2007à 23h05min (commentaire N° 13)


Méfions nous des sur-faces bien huilé !

 


lenfoire Le 2 décembre 2007à 10h12min (commentaire N° 14)


Gasty,

Dans le mille, tu as tout compris.
Nous allons subir une tempête (100kmh) par ici, parait-il.
Je m’en vais anticipé mon jogging. Je reviendrai encore plus “raffraichi”.
A toute à l’heure. Je ne me suis jamais intéressé qu’à l’inter-face.
Je vais réfléchir à une postface. J’en n’ai pas encore à part une table des matières.

 


Le Panda Le 2 décembre 2007à 14h40min (commentaire N° 15)


L’enfoiré,

oser avouer ne pas avoir une table des matières à Gasty, c’est de la provocation, quoi que Gasty se débrouille avec Toi.

Reste au chaud faire du jogging à 100 kms/h, voilà t’y pas que tu te prends pour une Gazelle :?:

Expliques-nous ce qu’est une Posteface :?:

Le Panda Ignorant

 


lenfoire Le 2 décembre 2007à 14h53min (commentaire N° 16)


@Panda,

La gazelle, c’est dans un sens. La tortue c’est dans l’autre.

Amusant, en revenant, je tombe sur de couple de “pauvres” vieux qui se retrouvent en difficulté avec lui la casquette envolée, elle avec le parapluie retourné.

Je n’ai pu m’empêché de leur dire “Pas besoin de parapluie. La pluie, c’est bon pour les cheveux”.
Trop occupés, ils ne m’ont rien répondu. J’étais déjà loin, d’ailleurs. J’avais le vent par l’arrière. Revenu tout mouillé, les cheveux en bataille, une pré-douche, qu’espéré de mieux?
On s’amuse et on prend son pied comme on peut, non? ;)

Un “postface”, c’est à l’autre bout de la préface. “post” en latin, c’est l’après de l’avant. La face a aussi ses facettes, mais ça c’est une autre histoire.

 


Le Panda Le 2 décembre 2007à 15h09min (commentaire N° 17)


L’enfoiré,

tu as rectifié c’est bien une posteface cela est peut-être belge mais pas français :mrgreen:

Je préfére l’équilibre d’un postface qui en général se trouve à la fin d’un ouvrage, c’est une forme de synthése plus compléte ou và sur un moteur de recherches ou pose la question à Alain Rey, ou Bernard Pivot qui seront bientôt parmi nous

 


lenfoire Le 2 décembre 2007à 15h40min (commentaire N° 18)


Panda,

J’adore les néologismes basés sur des fondements et des racines bien réelles.
J’ai un peu étudié l’esperanto. J’aime bien cette conception qui crée des nouveaux mots sur mesure par particules pré-inter-post-posées. J’adore. Dommage vraiment pour cette langue très rationnelle. Je sais ce n’est pas l’endroit d’en parler et d’autres l’ont fait (sur AV par ex).
Je suis sûr que Grévisse, Pivot, Rey ne sont pas contre la vie de la langue.
Refuser les néologismes, c’est se pendre à courte échéance. L’introduction de mots en provenance d’ailleurs, il y en aura de plus en plus.
Le langage SMS, je ne suis pas fan. J’ai difficile à m’y plier, mais il existe bien vivant chez les jeunes.
Puristes, allez vous coucher, ça va chauffer.

 


Le Panda Le 2 décembre 2007à 17h51min (commentaire N° 19)


@ l’enfoiré,

d’abords tu n’es plus de la premiére “jeunesse” le language SMS je suis à 100% contre, car justement c’est la perte du savoir par du phonétique plus connu dans l’anglais selon Richard Hall et sa méthode dépassée depuis environ 35 ans:twisted:

Avant de dire et de parler du témoignage des “grands” créateurs de certaines langues et la vivacité de la langue française il serait bon de savoir que le néologisme reste une forme contracté de la base réelle.
En ce qui me concerne, je suis incapable d’envoyer un SMS, je sais pas si je suis idiot, mais quand j’en reçois un, j’ai souvent le sens de me poser la question, y veut quoi cet “âne” :?:je sais plus lire oui…possible.

Tel que je te vois parti, la Belgique n’a toujours pas de gouvernement après 3 tentatives ou Wallons et Flamands n’arrivent pas à constituer une entente, alors parler de néologisme en l’Etat s’y prette tout à fait non :?: :mrgreen:

Tu vas pas nous faire croire que tu es un puriste du jogging oui sûrement, quoi que…j’ai rien à dire je ne parle que le Belge Français, celui que tu aimes en puriste averti. Quand à te plier même sans os tu ne rentre dans un aucun concept informatique :idea: Il vous avait prévenu d’un délit l’enfoiré les fragiles du dimanche au clavier planquez-vous aux abris anti campagne présidentielle Madame Royal et sa “bravitude” revient avec l’enfoiré qui ne soutient que ses idées sans être à gauche ou à droite et Youps 1 point de plus pour le panda.

Le Panda dominical pas dominicain ni vépreux c’est nouveau celà vient de sortir juste pour les “vépres”

Je sens que celà va imploser sous la férule de Bruxelles et les ondes d’Hergé sur la lune.

Patrick Juan.

 


LE CHAT Le 3 décembre 2007à 16h06min (commentaire N° 20)


attention , le virus belge est sur le marché
http://www.yazerty.net/wordpress/wp-content/uploads/2005/11/20051101-virus-belge.jpg

 


lenfoire Le 3 décembre 2007à 16h37min (commentaire N° 21)


Le Chat,

En effet, je l’avais greffé sur mon article “Cheval de troie nouvelle vague”.

Je l’adore celui-là.

 




Le Grand Maître virtuel (1)
Par lenfoire le 4 décembre 2007

Un homme comme un autre?

« Dès lors qu’on a une vie intérieure, on mène déjà une double vie. »Pierre Assouline

Ce soir-là, il rentra chez lui, à peine plus tard que d’habitude. Ce moment correspondait pour la plupart des gens au moment où ceux-ci avaient déjà soupé dans leur petit meublé.

La journée avait été dure. Pas mal de problèmes avaient émaillé le jour de ce grand blond aux yeux bleus. Costume classique sans excès. La cravate décrochée. Le bouton de col apparent. Une barbe naissante. Démarche non-chalante. Du “Brad Pitt” sur le retour et surtout pas de distraction à la manière du Grand blond avec une chaussure noire. Pas idiot pour pour se faire remarquer de la sorte.

Une jolie fille aurait pu être attirée du premier coup d’œil s’il n’y avait pas la surprise de son visage dur en lame de couteau. Le charme, il en avait à l’extérieur mais sans ostentation voulue. A l’intérieur, aussi, mais il fallait passer plus de temps avec lui pour le découvrir. Et, le temps, c’est ce qu’il n’accordait qu’en extrême urgence et à très peu de monde. Un sourire, oui, une parole en filigrane, à la rigueur, plus, s’abstenir. Le nombre de ses amis, c’est sûr, ne nécessitait aucun doigts que comptait une main. Les amies, c’était simplement “persona incognita”. Asocial, l’amitié, connaît pas. Les femmes ne l’avaient jamais intéressé. Si elles l’ignoraient, il les remerciait sans le leur dire. Lui serait resté de marbre et sans état d’âme.

Pourtant, sous le chapeau résidait un réseau de neurones de première force. Il le savait et il en profitait pour son propre usage en exclusivité. Un psychiatre, sans beaucoup de recherche approfondie, aurait même pu déceler, chez lui, le grain de « psychopathe » en puissance.

Vic était fils unique. Élève très doué, très effacé, construit par lui-même.

Ni sa mère, ni son père n’avaient contribué, en effet, à son élévation de l’esprit. Le temps ou les capacités nécessaires leurs avait manqué. Vic n’avait d’ailleurs recherché aucune aide auprès d’eux. Il ne leur en voulait pas. Jeune, il se réfugiait souvent dans sa chambre. A l’abri des regards et des préoccupations des grands, pour construire son ego, il se berçait de lectures qu’il avait récupéré dans la bibliothèque de son père, ingénieur en électronique et toujours en déplacement à l’étranger. Le suspense de ses intrusions inédites est ce qu’il avait trouvé de mieux pour répondre à ce manque de communications. Sa mère, par contre, n’avait tout simplement pas eu le niveau suffisant intellectuellement pour lui prodiguer plus que des soins typiquement maternels et non scolaires.

A l’école, le potentiel de Vic avait très vite été décelé. Alors que ses condisciples s’attardaient encore à la résolution de problèmes typiquement arithmétiques ou liés aux jeux, lui, prenait ses distances vis-à-vis des programmes dans lesquels il se sentait à l’étroit. Cette avance construite avec opiniâtreté lui permettait d’utiliser l’algèbre à sa mode sans en connaître l’existence. L’abstraction venait déjà au secours du concret. Son instituteur, face à son mutisme, avait même soupçonné, un temps, un certain autisme. Le dé-synchronisme avec le niveau d’étude fut jugé seul responsable. Avancer de classe, le sauva.

Étudiant, il trouva le secteur de l’informatique à ses débuts. Pas encore de sections réservées dans cette discipline. Une licence et un doctorat en intelligence artificielle et robotique lui permirent de conclure des études avec les félicitations du jury. Bardé de ce genre de diplôme, il pouvait voir venir l’avenir avec sérénité. Cela devait être le cas mais, pas nécessairement comme aurait pu l’espérer le bon père de famille. Mais cela, c’est notre histoire.

Son job, il le jugeait intéressant, passionnant même. Utiliser, de manière aussi ajustée, son expertise en la matière, le satisfaisait et effaçait largement une progression assez peu cernée à sa juste valeur. Il n’en avait cure. Le travail, il le placait au niveau du hobby.

La recherche et le développement constituaient les principales préoccupations de son service. Grâce à leur expertise, aider les autres services dans leurs problèmes informatiques. Un complément très occasionnel, cependant. Les gens qui constituaient l’équipe se retrouvaient au fond d’un couloir et personne n’y avait accès autrement qu’avec une carte de sécurité très spécifique avec quelques éléments supplémentaires, incrustées dans les circuits de la puce électronique pour assurer l’accès aux seuls détenteurs.

Les budgets alloués à l’équipe relevaient d’un véritable secret d’état. A l’extérieur du bureau, on savait que les gens de l’intérieur s’occupaient d’intelligence artificielle sans aucune autre précision. Notre homme était, malgré tout, reconnu comme une sommité dans laquelle tous les autres membres du groupe pouvaient puiser les idées. Les solutions aux problèmes, il pouvait s’en vanter en avoir trouvées et des meilleurs. Pragmatique, les solutions qualifiées d’alambiquées n’avaient jamais eu sa préférence.

Dans cet état d’esprit, les heures supplémentaires étaient très nombreuses. Il n’était pas rare que le portier oublia que ce couloir menait à une porte bien opaque qui cachait des occupants retardataires.

La journée avait bien commencé. Le soleil de juillet avait dardé ses rayons avec beaucoup de générosité. De nombreux problèmes informatiques avaient eu pourtant le malheur d’énerver cette belle journée. Ce type de travail était toujours en porte à faux. Sans agenda précis, réservé aux changements, les extra n’avaient rien d’exceptionnel.

La fatigue avait été accentuée par la chaleur du milieu de journée. Elle régnait dans les bureaux et le conditionnement d’air ne parvenait plus d’en atténuer la moiteur. Les canicules devenaient par trop courantes. Notre homme n’aimait pas cela. Juillet, c’était aussi le mois pendant lequel les absences de personnel se ressentaient le plus. Beaucoup de collègues se doraient ailleurs sous le soleil. Lui, par contre, n’était pas intéressé aux vacances et restait plus souvent comme le dernier des Mohicans, caché à la vue de tous. Le travail et les problèmes subsistaient bel et bien.

Ce soir-là, en regagnant ses pénates, le soleil avait disparu derrière l’horizon depuis de longues minutes. La lumière perdait progressivement du champ par rapport aux luminaires des rues. La moiteur persistante ne se prêtait pas à une volonté de presser le pas.

Arrivé devant son immeuble, la concierge s’affairait encore avec son balai dans les mains. L’apercevant, elle s’arrêta dans son activité. Elle n’était aucunement étonnée de son retard.

Elle l’aimait bien, dans le fond, ce beau ténébreux qui disait tout en condensé.

Relevant la tête avec le sourire, elle ne manqua pas de se lancer dans une parole traditionnelle pour entamer une conversation. Elle savait que celle-ci resterait de courte durée.

- « Belle journée, n’est-ce pas, M’sieur. Vous avez dû râler d’avoir à rester dans l’ombre de vot’bureau? »

- « Vous avez raison, mais c’est pour la bonne cause, non? », répondit-il avec un sourire engageant, tout en disparaissant.

Encore une fois, vraiment du classicisme à l’état pur.

La concierge avait bien fait une allusion aux voisines de l’étrangeté de cet homme, si affable et si discret. A l’entrée de son appartement, une porte blindée surprenante à plus d’un titre apportait une couche au mystère. L’habitude et, surtout, la révélation qu’il lui avait faite de travailler dans un secteur assez secret avaient suffit à apaiser la curiosité.

Il s’empressa de monter les marches qui le menaient à son appartement. C’était sa seule activité sportive. L’ascenseur, comme toujours, il le reléguait à des gens moins fortunés du côté santé. Les rencontres, il n’aimait d’ailleurs pas trop.

Avec la fortune, on approchait progressivement de ce qui l’excitait le plus dans la vie en dehors de la volonté de rester au top de la forme.

Sa véritable fortune, elle existait bel et bien, même si rien ne permettait d’en imaginer l’existence et surtout, d’en soupçonner la construction. Des frais limités aux minimum en dehors de ses passions contribuaient à ce niveau élevé.

Sa profession le gratifiait déjà très largement au-dessus du niveau de l’argent poche par rapport au commun des mortels. Des rentrées financières, encore plus substantielles, venaient encore d’une autre source moins évidentes.

Pendant la journée, les voisins et les collègues rencontraient Mister Jeckill. Une fois rentré chez lui, il se transformait en un Mister Hide plus vrai que nature.

Après quelques rangées de marches, il se retrouva donc devant la porte de son appartement, costaude pour refuser l’accès à tout éléphant. De multiples trous de serrures auraient pu faire penser que les bijoux de la Reine avaient élu domicile chez lui. Un trousseau de clé volumineux. La cachette surprise s’ouvrit, enfin, avec un bruit sourd.

Au début, rien d’anormal. Rien n’aurait pu prévoir de ce que l’on découvrirait au fond de son relativement modeste appartement. Derrière une porte tout aussi protégée dans l’arrière salle, une véritable caverne d’Ali Baba pleine d’électronique de toutes sortes se cachait.

Il y entra. Rien n’avait changé depuis la veille au soir. Il savait que cela devait être le cas, mais, soupçonneux, il aimait toujours mieux s’en assurer. Au centre, cinq PC, dernier cri, trônaient en maître sur le large bureau. Même le spécialiste aurait eu du mal à imaginer l’existence d’une telle technologie.

Des ordinateurs, des serveurs, pour la plupart, continuaient imperturbablement à clignoter tel un arbre de Noël. Le modem dernier cri, lui aussi, scintillait de tous ses feux et à toute vitesse, jour et nuit. Les écrans, au repos, derrière leur « screensaver », ne reflétaient pas l’activité interne de l’ensemble.

Ils allaient bientôt sortir de leur torpeur et entrer en fonctions dans le virtuel dès la première sollicitation.

Dans un esprit guerrier, il se mit au devant de ses multiples claviers et commença à pianoter avec vigueur pour entrer les sésames de toute cette armada technologique. Vic avait regagné son univers virtuel pour le meilleur et pour le pire.

Il allait, une nouvelle fois, se muer en véritable pirate des temps modernes. Si la guerre n’était pas son truc, la guérilla l’était bel et bien.

Le phishing, l’hameçonnage, comme diraient les Français, cette capture des informations des internautes, était son domaine. Les informations captées sur ses victimes passaient au travers de son cerveau démoniaque en utilisant les failles du système qui avaient accaparé son attention. Chaque nouvelle facétie lui apportait, manifestement, plaisir et satisfaction.

Délester les avoirs bien réels de certains avait quelque chose de très jouissif. Qui serait la victime, il ne cherchait pas vraiment à le savoir. Il allait prendre son pied. Peu importait l’importance des gains à engranger par ce piratage. Du jeu, lucratif.

Les internautes étaient de grands naïfs. Par eux, il voulait arrondir ses fins de mois. C’était clair.

Les amateurs naturels du grand dieu dollar et les caractères narcissiques reflétés par les nouveaux réseaux sociaux apparus sur Internet étaient seulement ses préférés et les plus facilement repérables. De nouveaux outils tel que ”EgoSpace” avaient apporté le meilleur Cheval de Troie. Celui-ci avait intéressé les plus attirés par la notoriété à se retrouver avec tous ses attributs. La nouveauté, aussi, mais aux dépends de la sécurité. Trouver les noms et les mots de passe, d’abord. Les envoyer dans une base de données de plus en plus complète, ensuite.

Le soin apporté pour ne pas se faire repérer avait été porté au sommet de la technicité et de l’ingéniosité. Savoir jusqu’où aller trop loin était sa préoccupation. Quitter, pour un temps, une partie de son activité litigieuse, il pouvait l’assumer. Il avait le temps. La chronologie des événements, il la fixait lui-même. Rien n’aurait pu le pousser à transgresser ses propres règles rigoureuses.

Un sourire sarcastique s’ébauchait déjà sur ses lèvres. En général, le club des sondés s’agrandissait naturellement. Les nouvelles « recrues » se constituaient d’elles-mêmes.

Comme infrastructure et investissement de départ, il y avait ses ordinateurs et du matériel sophistiqué de toutes sortes.

Une machine qui n’était plus au sommet de ses ambitions, il la remplaçait par le nouveau bijou clinquant neuf avec lequel le vendeur le faisait habituellement saliver. L’investissement en matériel, il fallait, en effet, le réactualiser fréquemment. L’investissement humain, personnel, en recherche et en développement, il en était fan.

Les hyperliens complétaient son voyage dans Internet dont il connaissait le départ mais jamais l’arrivée.

Sa petite entreprise prit très vite forme avec beaucoup de succès successifs. A peine quelques mois suffirent pour faire ses premiers pas dans le piratage, avec résultats très performants. Le victimes non-consentantes, inconscientes des dangers de la navigation au travers de la toile, s’appuyaient souvent sur un manque de contrôle efficace baignant dans trop de confiance. Une publicité pour les préservatifs lui faisait toujours sourire de bon cœur : « Pour vivre heureux, vivons protégé… ».

En fin de semaine, il gardait ses comptes en parfaite balance et cela rapportait manifestement. Pas de morts sur ce champ de bataille, seulement un peu de dégâts dans le portefeuille des citoyens Lambda. Le jeu en valait la chandelle par le nombre de ses proies potentielles jamais par l’épaisseur du portefeuille de ses commanditaires involontaires.

Dans le côté obscur de son individu, il se nommait lui-même le « Grand Maître virtuel ».

Ce surnom, il se l’était approprié lors d’un de ses voyages à Malte. Là, il avait été émerveillé par la magnificence des règnes successifs des « Grands Maîtres de l’Ordre » dans l’histoire de l’île. Il y avait, d’ailleurs, trouvé une de ses planques en retraite.

Une place dans l’Ordre des Templiers le faisait rêver. Par la suite, il remonta le temps à la recherche de ses ancêtres fictifs. Rhodes fut également une des étapes de collégien. Le spectacle de sons et lumières auquel il eut alors l’occasion d’assister dans la jeunesse, restait dans sa mémoire et le remplissait d’orgueil et de passion destructrice.

Ce pseudo de « Grand Maître » de la virtualité, il ne l’utilisait évidemment pas dans ses contacts sur la toile virtuelle.

Il s’affichait avec des pseudo en cascades et échelons. Le vrai nom, écrit sur sa carte d’identité, n’existait que pour les collègues, eux, bien réels mais ceux-ci ignoraient tout de son activité nocturne.

 

16 Commentaires sur ce billet

Pierre.R Le 4 décembre 2007à 18h52min (commentaire N° 1)


L’enfoiré

Passionnant. La vie de Vic aurait pu être celle d’un meurtrier en série rôdant la nuit. Vous en avez fait plutôt un informaticien véreux rôdant la nuit et guettant ses proies. D’autres sortes de proies. La description doit bien correspondre à ces solitaires qui, dans la torpeur nocturne, se livre au jeu de la clandestinité et de l’anonymat pour assouvir de bas instincts. Ce billet aurait pu être un passionnant roman policier. Tous les ingrédients y sont réunis. Bravo.

Pierre R.

 


lenfoire Le 4 décembre 2007à 19h03min (commentaire N° 2)


Pierre R.,

Je ne t’en dis rien. Mais ce sera le cas.
Il y a beaucoup de chapitres. J’en posterai 2 ou 3 par semaine dépendant de la longueur.
Ici, dans ce premier, je montre le cadre de vie, les prémices. Véreux, oui, c’est sûr. Insensible, aussi. Calculateur.
Il fallait quelqu’un qui sait. Un gourou, un expert.
Tu ne me connais pas, mais je suis tout le contraire de ce tableau. Comme toujours, il y a pourtant certaines idées personnelles qui sont introduites. J’ai laissé aller mon imagination.
Très amusant de décrire son opposé. Le connaître, c’est apprendre à se connaître.
Vu son état “silencieux”, je me suis pourtant condamné à un certain mutisme de mon héro. Les dialogues vont venir par après.
Merci, pour l’appréciation. Le suspense va commencer.

 


Gasty Le 4 décembre 2007à 19h13min (commentaire N° 3)


J’attend la suite avec impatience!

 


Le Panda Le 4 décembre 2007à 19h18min (commentaire N° 4)


@ l’enfoiré,

le suspens oui on en veut car le maître de fort Boyard, pose l’énigme et le dessin du sablier compte le temps.

Je te réserve aussi une “surprise” tu verras dans quelques éditions et tu entendras “le silencieux” faire plus de bruit que le silence sournois et ses héros :mrgreen:

Attention à ne pas viser avec un fusil à sel, le cul des mouches “dll” la cible serait trop facile à atteindre, simplement pour te conprenne mieux essaye de traire une femelle “puce” avec des gants de boxe, tu auras une partie de la réponse du Sphinx :D

Patrick Juan éditeur à ses “heures”

 


Le Panda Le 4 décembre 2007à 19h20min (commentaire N° 5)


@ Gasty,
attention l’abonnement à ce livre va devenir payant dixit l’enfoiré

 


lenfoire Le 4 décembre 2007à 19h50min (commentaire N° 6)


@Panda,

J’hésite à jouer comme je l’ai fait dans le “_apide”, en enlevant une lettre au hasard. Le suspence se transformerait alors en style “Da Vinci Code” à chercher l’énigme dans les trous. Quand je pense à ce qu’il a “ramassé” au passage. Oui, t’as bien fait de prévenir Gasty….

 


Le Panda Le 4 décembre 2007à 20h24min (commentaire N° 7)


@ l’enfoiré,

si tu enléves un seul mot de ta divine et recherche culturel d’”assasins” Tapie dans l’ombre d’un de nos ministres de la ville tu risques de manquer de Santé :mrgreen: de peu

@Gasty,

merci de lui expliquer s’Il ne comprends pas la subtilité LA TIENNE BIEN SUR

 


Gasty Le 4 décembre 2007à 21h58min (commentaire N° 8)


Dans les culs de basse phocéa il fut sortie du fond de sa cale pour etre à mis à l’..bre !!!! qui suis-je

 


Le Panda Le 4 décembre 2007à 22h27min (commentaire N° 9)


@Gasty,

les culs de bas fosses se trouvent dans tous les châteaux, je ne sais pas si tu as vu le film “le Tatoué”.
http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=1071

pour répondre à question le yéty c’est pas lui quoi…qie c’est peut-être le saint pére non, non !!

http://www.magixl.com/caric./globeb/tapieb.html

je pense pas que ce soit ton truc d’être “légionnaire” avec un “modigliani” dans le fiord ou fiont :mrgreen:

http://www.picturalissime.com/modigliani_amedeo.htm

à moins que tu ne souhaites être le grand “bleu”

le panda.

 


LE CHAT Le 5 décembre 2007à 17h56min (commentaire N° 10)


Je m’imprime le roman et ça me fera la lecture pour m’endormir ce soir !

 


Le Panda Le 5 décembre 2007à 19h14min (commentaire N° 11)


@ Le Chat,

lorsque l’on dit que tous les Chats sont gris

Gris peut-être pas “voleurs” de poisson ?

Il faut bien qu’il nourrice sans épingle leurs fines moustaches non mais…qui paye les cartouches, pan!!!



taverne des poetes Le 6 décembre 2007à 01h53min (commentaire N° 12)


“Vic avait regagné son univers virtuel pour le meilleur et pour le pire”…to peer. L’enfoiré mister Hyde ?

 


Pierre.R Le 6 décembre 2007à 07h21min (commentaire N° 13)


L’enfoiré

Je serai parmi les lecteurs assidus de cette passionnante saga qui s’annonce.

Pierre R.

 


LE CHAT Le 6 décembre 2007à 14h45min (commentaire N° 14)


J’ai bien ronronné avec cette introduction qui met l’eau à la bouche et promet une suite captivante
Hacker in the night ………

 


lenfoire Le 6 décembre 2007à 14h49min (commentaire N° 15)


Le Chat,

La suite demain. Toujours en douceur. Le ronronnement peut continuer.

“Hacker in the night”, pas mal comme titre. Je pourrais l’utiliser dans un des prochains épisodes.

 


Exsam Le 8 décembre 2007à 18h46min (commentaire N° 16)


Salut l’Enfoiré,

Et bien te voilà parti pour quelque chose qui ressemble à de la “hard-science”, cette branche SF…A moins que ça ne bifurque “cyberpunk”, ce qui ne m’étonnerait pas beaucoup.

Ton héros est intéressant et sa double vie suscite un suspense qui accroche.
On pressent déjà qu’il va se faire “phising” lui-même dans ses errances internautiques…

ExSam

 


 



Le Grand Maître virtuel (2)
Par lenfoire le 7 décembre 2007

Une routine en couverture

« Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes. Comme tout employé modèle et, en fait, il l’était vraiment dans les attitudes et dans les gestes, Victor s’éclipsa de chez lui. », Fernand Vanderem

Ce lundi, la journée commençait dans l’excitation.

Comme dans toutes grandes villes, les files de début de semaine s’étiraient toujours un peu plus que le reste de la semaine. Paris en avait fait sa spécialité. La parenthèse des deux jours de weekend, propices à l’oubli du le métro-boulot-dodo habituel, était loin.

La radio l’avait annoncé, embouteillages et accidents, un peu partout. La saison d’été n’arrangeait plus rien comme on aurait pu s’y attendre. Était-ce la chaleur déjà naissante à l’origine de cette excitation maladive? Personne n’aurait pu dire. La métamorphose s’opérait, une fois, à bord de sa belle voiture. Les informations de la radio complétaient le tableau: catastrophes, attentats.

Tous cela n’effleurait que très vaguement l’esprit de Vic.

Vic n’avait pas trop à se plaindre de son trajet pour rejoindre le bureau. A peine trois kilomètres à vol d’oiseau. Il prenait néanmoins toujours sa petite voiture pour y aller.

Le vélo qui prônait, empalé, sur le mûr de son garage, aurait pu le conduire plus aisément et, certainement, plus rapidement. La taille de son PC portable, qui n’avait de portable que le nom, en avait décidé autrement. Son transport, testé sur les épaules ou en bandoulière ne lui avait pas donner satisfaction du côté portabilité. Il y avait renoncé et repris sa petite auto.

L’économie d’énergie à la mode, ce n’était pas son truc. Le sport, aussi, devait faire sans lui. Son vélo avait, depuis longtemps, pris un coup de vieux par manque d’entretien et devait certainement nécessiter un peu d’huile de-ci delà.

La chaleur du lit avait bien tenté de le retenir, fatigué par une nuit de sommeil trop courte. Ses heures de sommeil n’étaient pas très nombreuses en général mais assez pesantes, heureusement, pour le remettre d’aplomb dans un minimum de temps.

Accroc de ses “bécanes”, son addiction, pour elles, aurait pu être facilement comparée aux alcooliques ou aux drogués anonymes. L’informatique était toute sa vie. Pour ses 8 ans, son père, de retour d’un voyage pour une courte semaine, lui avait offert un ordinateur qui prenait dans ce temps-là tout l’espace de son petit bureau d’écolier. Ce cadeau avait changé sa vie. Au départ, le jeu l’avait passionné. Très vite, pourtant, il s’était tourné vers une utilisation beaucoup moins ludique, vers des activités moins futiles et surtout plus rentables. Tout y passait, vacances et argent. Il considérait cette passion comme un investissement.

Son besoin de compter en binaire se reflétait dans sa manière de penser très cartésienne, très logique. Vic était un fou génial, un « gourou », dirait la plupart de ses collègues. Le génie et la folie étaient souvent des comparses d’une même cause.

Le temps, c’était de l’argent et cela il n’était pas prêt de l’oublier. Pour se retrouver au top, le matin, pas besoin de la tasse de café comme l’aurait voulu la pub sur le café, entendue à intervalles réguliers à la radio. Parfois, il aurait aimé allonger le temps dans son appartement. La couverture que constituait son travail dans l’entreprise, avait ses lois. Il n’était pas prêt à les transgresser.

Au compteur des heures de sa Seiko, il venait de sonner 8:00. Le soleil, déjà haut dans le ciel, il s’en moquait éperdument. Il n’avait pas jeté le moindre coup d’oeil dans sa direction.

La petitesse de sa voiture expliquait la facilité apparente à jouer l’anguille dans le trafic. Quelques minutes de route avaient suffit pour rejoindre son entreprise.

A 8h08, le portier de sa société qui l’avait reconnu de loin, lui fit un signe de la main après avoir levé la barrière.

Par la vitre ouverte, Vic avait bien entendu le portier qui avait tenté de lui dire quelques mots amicaux. Il ne les avait pas compris et n’en avait cure. Il se contenta de répondre par un sourire engageant. Sa place de parking, naturellement vide avait un écriteau, placardé au mur, qui annonçait en lettres majuscules : « Victor Vanderbist Département I.A. ».

Il laissa, très vite, derrière lui, sa petite voiture qui n’avait manifestement pas assez grandi pour remplir la place de parking qui lui était réservée.

Gravissant, quatre à quatre les marches de l’escalier, il avait atteint le 2ème étage et son bureau, sans rencontrer quelqu’un sur son passage. Il s’en félicitait d’ailleurs à chaque fois. C’est déjà ça de pris sur l’ennemi du hasard des rencontres toujours risquées.

Comme presque toujours, il était arrivé premier dans la place. Ses collègues n’avaient pas la même chance d’habiter à une telle proximité. Il se mit à consulter son courrier électronique et à écouter sa boîte vocale. Contrôler les programmes qui avaient tourné pendant le weekend, ensuite.

Dans l’équipe de la Société RobCy (Robots Company) situer près de la Défense à Paris, il occupait la place qu’il avait postulée et ses collègues faisaient un peu paravent contre les atteintes de l’extérieur.

Il s’attirait les bonnes grâces de son entourage, il les endormait. Cela pourrait toujours servir par la suite. Ses collègues ne devaient jamais connaître la vérité dans sa totale complexité.

Psychologue, il savait s’attirer du monde à sa table de discussions. Celles-ci commençaient par des événements anodins comme il est naturel pour chauffer la conversation. Le lundi était particulier. Chacun avait à raconter ce qu’il avait fait au cours du week-end. Episode délicat qu’il devait à tout prix faire dévier. Sujet trop dangereux qui aurait pu révéler son côté obscur. S’échapper surtout du détail. Un lapsus ou une erreur dans son emploi du temps par trop illicite pourrait se transformer en catastrophe.

Son curriculum vitae élogieux, son contrat d’emploi qui stipulait « Ingénieur en informatique » avec diplôme supérieur et qualification en intelligence artificielle devaient suffire. Il était payé pour cela et il s’employait à correspondre à ce profil bien loin du courrier du coeur et de la confidence.

Sa vie d’avant, à part ce qui était indispensable, personne ne la connaissait. Pas d’effet de scoop, motus et bouche cousue.

Au bureau, il y avait, Bob, son préféré, son opposé en tout, aussi. Petit, trapu, jovial à ne savoir qu’en faire.

Entre eux deux, il y avait une réelle complicité. Ils travaillaient d’ailleurs très souvent sur les mêmes projets. Si les opposés s’assemblent, ils en étaient une preuve vivante.

Le dernier en date résidait dans le domaine de l’intelligence artificielle adaptée à la médecine et à l’armée. Un projet ambitieux et innovateur qui par l’intermédiaire d’un robot miniature pourrait permettre une auto-consultation globale du bon niveau de santé d’un individu. Capteurs, palpeurs de toutes sortes en fibres optiques avant impulsions en retour sous forme de micro capsules imprégnées dans les tissus des vêtements. Information transmise ensuite par satellite à l’organisme habilité pour réagir avec efficacité dans les plus brefs délais. Un budget important avait été alloué pour atteindre l’objectif de la miniaturisation maximale. En retour, ces diagnostiques ambulatoires et sans l’aide d’aucun médecin en première instance, pouvaient aider à distance pour remédier à la « panne » corporelle. On pouvait considérer cela comme un système de GPS destiné à la santé de l’individu. Le cerveau fertile de quelqu’un avait imaginé un système qui s’autocorrigerait jusqu’à éliminer complètement l’entremise du médecin.

Un micro-ordinateur mi-analogique, mi-numérique de conception originale, avait été conçu dans cette tâche.

Le projet progressait mais on était encore loin de mettre la première phase en pratique. La miniaturisation, elle, était encore dans les limbes, au stade d’ébauche sur les plans.

Des tests avec deux singes avaient pourtant été entrepris et étaient encourageants. Des palpeurs, appliqués sur le corps de ces singes de laboratoires, recherchaient ce qu’il pouvait ressentir après certaines impulsions en gardant le plus de confort pour l’animal.

Le troisième larron de l’équipe, Gérard, était un gars assez moyen techniquement mais doué d’une diplomatie hors pair. Vic ne manquait pas de le caractériser souvent comme « faux jeton ». Grâce à lui, pourtant, le projet prenait de l’extension. Véritable fonctionnel de l’équipe, il préparait les expériences dans leur conception. Le Public Relation des projets, c’était lui. Vendeur, dont le rôle était de convaincre les autorités responsables du bien fondé de la vision de l’équipe à la base. L’armée était très intéressée. Les budgets devaient, donc, trouver les ressorts en retour avec la même ampleur des investissements consentis.

Le dernier, c’était le chef, Bill. Lui, on ne le voyait presque jamais. Trop occupé à voyager dans les filiales ou à la Corp. En voyage ou à son domicile, à 70 kilomètres du bureau, il se reliait à l’équipe par des connections haut débit. Il ne se présentait qu’à des moments stratégiques et personne ne s’en plaignait. Sa confiance envers l’équipe était entière. Justifiée et réciproque.

Dans la pièce, la partie réservée aux humains était déficitaire par rapport à celle qu’occupait machines: câbles, modem clignotant en arbres de Noël. Vic avait eu la chance d’avoir une grande baie vitrée vers l’extérieur et la ville. La vue, par ce beau temps, en valait la peine. Il avait perdu pourtant l’habitude de jeter le coup d’œil vers cet horizon.

De retour, le regard sur la lucarne de son écran d’ordinateur, Vic tombait sur une série de mails bien serrés qui se bousculaient pour garder la primeur de l’information. Des rapports et minutes de meeting, très souvent. Des idées pour améliorer le « machin » s’y trouvait aussi.

Ce matin là, pourtant, un courrier attira son attention. Il émanait du nouveau vice président et Vic était copié. Il se mit à lire patiemment mais tout de même avec anxiété.

« Messieurs,

Par la présente, le Comité du Direction a décidé de réduire les budgets alloués au projet surnommé « AutoScan ». De plus, le délai de livraison a également été écourté de six mois. Les objectifs du projet sans être fondamentalement diminués dans les principes seront néanmoins amputé dans une première phase et limité au niveau de la pré miniaturisation. »

Vic s’arrêta dans sa lecture et la rage au coeur de ne pouvoir aboutir à l’efficacité ultime prévue au départ. Il était clair que l’aspect le plus rigoureusement financier avait pris le pas sur l’efficacité du projet. Les militaires avaient-ils aussi raboté la décision? Le civil médical, le plus sceptique, avait déjà moins soutenu le projet. Le projet était-il repoussé aux calendes grecques?

Il se surprit à s’entendre murmurer entre les dents : « Ces financiers seront toujours les gâches métiers incapables de comprendre la finalité des choses ».

Du côté de la porte d’entrée blindée, le déclic d’ouverture se fit entendre. Bob et Gérard apparurent ensemble. Ils discutaient avec fébrilité et leur conversation était entrecoupée de rires qui ne méritaient pas le qualificatif de « silencieux ».

Visiblement, ils avaient encore une fois enduré des bouchons sur la route. Des gestes amples émaillaient les descriptions des parcours pleins de multiples embûches pour y apporter le réalisme.

Vic n’avait pas encore retrouvé l’apaisement. Curieux, ils se ruèrent vers lui avec précipitation et fébrilité.

Mis au courant de la situation, Bob, sanguin, entra dans une colère noire. Gérard, par contre, avait manifestement été mis au parfum précédemment et sa colère n’était déjà plus, en apparence, qu’un lointain souvenir.

Le rituel passait avant l’extraordinaire et l’équipe se rassembla en un véritable pèlerinage quotidien vers l’endroit des conciliations, la cafétéria.

Le café chaud devait avoir lentement raison de la colère de Bob.

- « Crois-tu qu’on arrivera dans les temps avec la première phase du projet? », demanda-t-il, peu rassuré, à Vic.

- « Je sais que d’après vous deux, un planning a toujours été fixé pour se rendre compte des retards », intervint Gérard, cynique.

Paroles qui, naturellement, remirent Bob à nouveau sur les rails de la colère.

Vic effaça son trouble par une impassibilité feinte.

Les échos des haussements de voix avaient pourtant excité les deux singes qui se trouvaient dans le local d’à côté. Il fallait très vite calmer les nerfs des animaux et leur apporter quelques calmants sous forme de friandises. Les expériences de la journée auraient pu être déforcées par une contagion de mauvais aloi de l’humeur des humains.

Vic s’en chargea naturellement. Les singes sautaient, se renversaient sur eux-mêmes avec des rictus qui n’avaient qu’un très loin rappel avec celui de l’homme.

Quelques b