INTERVIEW DE JEAN-CLAUDE SAUREL (2005)
Président de Sauve qui peut le Court Métrage

A la veille de la clôture du Festival, il m’est impossible de décrire Jean-Claude SAUREL. C’est un complice, un espion, un personnage venu de l’ombre, je l’ignore ?
Il court, il court après le Festival au point qu’il y laisse corps et âme, c’est plus qu’une passion : « c’est lui ».
Quoi qu’il en soit, son ombre, comme toute l’équipe qu’il préside restera dans les anales du 7è Art.
Nous sommes assis, face à face, avec son côté un peu fuyant les interviews, il nous accorde quelques mots.
Plus à l’aise sur une scène et dans la description de son trombinoscope, que cela serait prétentieux de ma part de dire que l’on découvre Jean-Claude Saurel comme un livre ouvert...

Q : Depuis quatre ans, d’une façon plus assidue, nous nous croisons pratiquement tous les jours dans les couloirs du Festival. Cela correspond plus ou moins à ta nomination en qualité de Président depuis 1999.
Tu sais, Jean-Claude, la passion qui nous anime, en restant sur la même berge, où parfois les différences des clapotis font que nous nous respectons.
L’équipe de « Copains d’abord » en 1979 est en place, parce que même les disparus planent de la rue des Jacobins au « monstre de La Jetée ». Y a-t-il une différence entre le Festival et les années précédentes ?

R : Non, pour nous c’est une année supplémentaire avec les chaos climatologiques particuliers de cette année.
Mais le Festival attire le soleil et les spectateurs.
Nous vivons, et tu as pu le constater, une année plus calme, notamment avec l’introduction des intermittents du spectacle en 2004, tu étais présent d’ailleurs, tu es intervenu !
Nous avions mis à leur disposition, pour qu’ils puissent s’exprimer, la Salle Boris Vian. La coordination des intermittents du spectacle n’as pas respecté les règles du jeu ; car non seulement la soirée de projection prévue cette soirée-là n’a pu avoir lieu, de plus leur objectif était de nous faire annuler purement et simplement la soirée de Clôture.


Je suis tout à fait d’accord avec les propos que tu as pu tenir cette soirée-là (Sic) en leur disant, comme tu l’as fait : « vous vous trompez complètement de cible et vous allez à l’encontre de vos intérêts ». (cela m’a fait sourire lorsque certains se prétendant des intellectuels affirmaient que HASSAN II était toujours le Roi du Maroc, tu n’as pas manqué d’humour, même si tu as été sifflé en précisant que le Roi du Maroc était MOHAMED IV. C’est ce qu’entre nous, nous avons appelé l’information de tous les peuples.
Nous nous sommes heurtés cette année, à de nombreux problèmes : travaux, verglas, neige… Nous nous sommes entretenus au sein de l’équipe, et je suis à peu près persuadé que quand nous ferons les comptes, nous serons au summum de ce que le Film Fest peut offrir encore à Clermont-Ferrand, c’est à dire à regrets, même s’il demeure le Premier du Monde par sa diversité, nous déborderons les 130.000 spectateurs. Jacques Curtil, avec lequel je me suis entretenu auparavant, me tenait à peu près les mêmes propos.
R : Oui, tu as raison, mais hier soir, nous avons été très surpris, car beaucoup de gens n’ont pu rentrer dans la salle Jean Cocteau. C’est dommage !
Je tiens à préciser que notre objectif n’est pas de battre des records d’affluence.

Q : Ma présence au Festival depuis de nombreuses années, et ces quatre ans, tu as bien voulu me livrer tes sentiments avant, pendant et après. Peux-tu dire l’homme que tu es ? Je suis incapable de te décrire !
Comme le fait qu’en 2004, il n’y ait pas eu d’attribution de Grand Prix, alors que j’ai le sentiment viscéral que le public va, cette année, vers de grandes déceptions…. C’est mon intime conviction.

R : Oui à chacun la sienne, tu es un éléphant dans un magasin de porcelaine ! (rires). Mais encore une fois, tu as raison, je regrette, pour ne pas dire je trouve ridicule, le manque de l’attribution du Grand Prix de l’année dernière.
Il est certain que l’un d’entre nous a voulu jouer au « dégourdi » et qu’il le regrette avec le recul du temps. C’est une très bonne école ! Je ne tiens pas à parler davantage de lui (moi non plus).


Q : Tu as en Jacques l’interlocuteur idéal (bof, bof, tu sais le Panda que je suis prend de l’âge). Ce qui peut paraître judicieux, c’est qu’on a jamais autant parlé de Clermont-Ferrand, que suite au polémiques de 2004.
R : Je ne tiens pas à parler de moi, la seule chose que je peux préciser c’est que je suis avant tout issu du public. Même si j’ai un parcours de compagnonnage, de route avec Georges… Oui, puisque donc pour être complémentaire en 1970, j’étais déjà dans les salles de cinéma.
Nous avons beaucoup travaillé ensemble et il n’est pas évident d’assumer le Présidence de Sauve qui peut le Court –Métrage.
Sur les années citées ci-dessus, je m’occupais de la cinémathèque d’essais qui représentait en son temps les Amis du Cinéma.
Pour assumer la Présidence, il faut une confiance presque totale. Mon élection en qualité de Président en 1999 à fait dire à quelques uns : « d’où vient-il, d’où sort-il ce mec-là ? (Sic).


Q : Abordons d’autres sujets, si tu veux bien ? J’ai rencontré Serge Godard, Maire et Président de Clermont Communauté, où « l’emblème » culturel et idéologique est porté par le Festival.
R : Ses propos n’engagent que lui, et si je le rejoins partiellement sur le plan culturel, je suis en désaccord sur le plan idéologique. Non parce qu’effectivement, depuis 1992, Clermont-Ferrand est la Première production de promotions de Courts-Métrages, il serait bon effectivement de faire passer ce message aux politiques, car il sont loin d’être tournés vers le Culturel.
Je n’en veux que chacun veut s’arroger la paternité d’un bébé qui n’est pas le sien, bien souvent sans savoir de quoi il parle.
En ma qualité de Président et d’homme, je ne suis pas à vendre, ni à acheter.
Les batailles intestinales des partis politiques ne m’intéressent pas.
Mais ne pas perdre de vue, dans un râtelier, où il n’y a pas de foin, les chevaux se battent.
Il faut qu’ils reconnaissent que nous sommes les premiers vecteurs culturels planétaires, comme Michelin dans le cadre du pneumatique. Je souhaite que nous restions les fourmis de la chenille qui se transforme en « papillon » qui nous permet de nous sentir et perçus dans le monde entier, comme le premier vecteur culturel.


Q : Jouons un peu au jeu des questions-réponses, si tu le veux bien ?
R : Oui, sacré Panda, tu as l’art, la forme et la manière !
Je ne sais comment répondre à ta question posée, il y a des tentatives sournoises, pour tenter de récupérer ce que nous vivons d’une façon passionnelle.
Cela me rend malade, car si la majorité des gens pensent que tout peut s’acheter ou se négocier, moi je dis non !
La force de « Sauve qui peut…. » reste notre indépendance (n.l .d.r.) que le prix de la liberté est dur à payer. Mais au moins, ce n’est pas un dialogue de sourds.


Q : Deux Ministres de la Culture se sont déplacés, je les ai entendu (cela représente des bulletins de votre et une certaine forme de manipulation sur de belles phrases où très peu ont abouti concrètement, es- tu d’accord avec le Panda ?
R : Ce n’est pas le fait de jeter de l’argent dans le Court-métrage, ou essayer d’établir un calendrier qui nous permet de supporter un telle pression que je conteste et je refuse, mais je dois accepter la décision majoritaire.
La visite du Ministre de la Culture, ce que j’en ai essentiellement retenu, a été de nous dire : « nous allons vous permettre de manger tous les jours, mais il faut des contre-parties qu’il a été incapable d’édicter avec précision.
Ce sont encore des discussions qui vont dure, durer, et durer…


Q : La position que le Gouvernement a mis en place par rapport aux intermittents du spectacle, n’est-elle pas à ton avis : couper l’herbe sous le pied à toutes formes de créativité et favoriser le travail au « noir » ?
R : Alors là, je suis très surpris, mais ton observation rejoint tout à fait la mienne et en procédant ainsi, c’est malheureusement la création de filières presque parallèles mais illégales. Depuis 27ans, «Sauve qui peut…. » lutte contre cet amalgame où chacun se perd.
C’est un signal d’alarme que j’ai tiré en direction de Gaillagon, Ministre de la Culture ; mais est-il venu pour la photo ou des propositions concrètes, en mon âme et conscience, j’opterai pour la première.
Chacun à sa façon essaie de casser Clermont-Ferrand en oubliant que si tout ce que nous avons fait n’est pas parfait, la drogue des spectateurs pour les salles du Festival parle à ma place.
La majorité de ceux qui tentent d’intervenir le font de manière incohérente, voir désordonnée.
Le Festival a besoin d’un second souffle, on est plus dans l’arrière-cour.


Q : Jacques Villeret nous a fait un pied de nez le 28.01.05 en nous conviant à un diner de cons. Comment faire ?
R : oui tu as raison, mais le spectacle continue et à notre façon, nous rendrons hommage à ce pote Martien avec un talent immense lors de la soirée de Clôture.
Je suis persuadé que le public n’est pas prêt de l’oublier. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’un jour ou l’autre, nous le retrouverons, lui et les autres, pour faire le plus grand dîner de cons sur terre ou dans l’espace.


Q : J’ai connu Jacques Villeret de façon très lointaine comme j’ai pu côtoyer Tue l’autre ont réalisé des courts-métrages, qu’ils restent les étoiles de la passion du Festival.

R : Oui, Clermont-Ferrand est un véritable vivier, mais n’oublions pas que pour reprendre cette célèbre phrase : « seuls les cimetières sont plein d’hommes célèbre » et qu’un jour nous les rejoindrons dans l’anonymat.
Je ne vais pas rentrer dans le jeu des politiques. Car cela serait nuire à la qualité de toutes nos manifestations.


Q : Les réalisateurs, acteurs, public que j’ai pu rencontrer sont de plus en plus demandeurs de débats, tels que ceux de la salle Kipling, quant aux réalisateurs et producteurs, ils me chargent de te transmettre le fait que : »ils souhaiteraient un film de moins par séance pour le public puisse s’exprimer directement dans les salles ?
R : Merci de me rapporter ces propos. Rapproche-toi de Jacques et pourquoi pas , nous en discuterons entre nous.

Q :Tout de suite Clermont, et depuis quelques temps, vit au rythme de son tramway.
Quel serait le réalisateur qui pourrait intituler un court-métrage : « un tramway nommé désir à Clermont-Ferrand ». Je ne te cache pas que je suis tenté par l’expérience de le réaliser. Mais là aussi, en mettant au réel la disproportion des politiques par rapport à la réalité
.
R : Oui, oui, je pense que tu as suffisamment d’humour pour le faire. Tu es assuré de son succès ! (rires).
Mais le tramway dont nous n’avons pas suffisamment de recul, s’il va nous coûter très cher, sera sûrement un plus pour la ville de Clermont-Ferrand.


Les débats dont tu fais allusion dans les salles et qui sont en compétition, je me fais un devoir d’inciter, comme tu le fais, les gens à approcher des conceptions qu’ils pensent inabordables. Pour moi, le Festival est un grand moment de partage et je sais que tu le partages. Je te remercie de t’impliquer aussi profondément, sur un plan questions et informatique, par ton site, tu incites à la même action que la nôtre.
Je suis Président parce qu’il en faut un. Tu l’es comme moi et il est indiscutable que si les gens nous envient quelque part, ils n’ont pas envie de prendre la place.
Je disais à Claude et Michel la complicité qui nous habitait.
Parle-moi plutôt du Pape du Court-Métrage, Claude par ses 20 réalisations de Court-Métrage et ses connaissances cinématographiques, font qu’il est mon principal complice tant nous sommes complémentaires.

Q : Jean-Claude, j’étais à deux doigts de quitter le Festival pour la première fois depuis plus de 20ans, et que ce n’est pas le côté financier qui m’attire, de quelle manière pouvons-nous être plus complice ?
R : Oui, tu as raison, je connais ta passion ! Nous allons en parler au sein de l’Equipe, puis il faut se rendre à l’évidence, Patrick Juan et son site représente un plus pour le Festival.
Répondre aujourd’hui de façon plus concrète, à la fièvre qui est toujours là, j’ai besoin de faire tomber la mienne (moi aussi !) et quoi qu’il en soit, à bientôt , merci pour tout, et je te promets de regarder de plus près que jamais, comment conjuguer nos passions, et te faisant accepter avec les difficultés que peut représenter ton personnage.
En ce qui me concerne, et pour l’instant je peux te dire : « Patrick Juan, je t’aime bien ! »


Jean-Claude, moi aussi. Je sais que nos actions ne peuvent que faire évoluer la valeur de la communication .

Interview exclusive du 04.02.05, propos à bâtons rompus entre deux Présidents, un grand et un petit. (le petit, c’est moi : LE PANDA).

 

INTERVIEW DE JACQUES CURTIL (2006)
Responsable De la communication avec la Presse Régionale

Jacques Curtil « Responsable De la communication avec la Presse Régionale » Entre autres… Jacques, nous sommes en contact depuis plus de 18 mois. Même si mon incursion au sein du Festival date d’environ deux décennies(c’est depuis 1989).

P. Juan : Question :
Cette ouverture via la Norvège était-elle sous jacente ou est-ce un gâteau sur la cerise ?

J.Curtil : Elle était sous jacente, puisque nous nous rendons depuis une quinzaine d’années au Festival de Greenschist. Cela a mit du temps pour se concrétiser, lors de nos visites, il y avait une cinquantaine de films par an. Ensuite cela a été vite en trois-quatre ans maintenant cette production tourne aux environs de 180 films. Une rétrospective était prévue pour le Festival de 2004, hors il s’est avéré que ces dates, correspondaient avec le centenaire de leur Indépendance. Et nous avons ainsi décidé de conclure pour cette année.

Q : Lors de la soirée d’ouverture, Le Festival a fait honneur à la Norvège. Ce film est «expérimental », les échos sont mitigés.
R :Oui, c’est vraiment une expérience que le réalisateur a fait. Et pour ce film aussi surprenant que cela puisse paraître à chaque fois, « La reprise » est identique pour faire le tour d’un lien, il déplace la caméra de 16 centimètres .Oui c’est un film expérimental, il faut comprendre qu’à ce stade nous en avons vu d’autres. Il faut le prendre avant tout comme un film d’animation. En ce qui nous concerne, c’est une réalisation un peu mythique. M’étant rendu en Norvège pendant pas loin de 10 ans, au fameux Festival dont je parlais précédemment, ce Festival se déroule en Juin, ils passent ce film en plein air. Je n’appelle plus cela un film « d’ambiance ».

Q : Serge Godard Maire de la ville et Président de Clermont Communauté m’a déclaré lors de la clôture de : « Traces de vie » Le Festival du Court-métrage est le porte-drapeau Socio-Educatif-Culturel de la ville de Clermont-Ferrand.
R : Oui ! Très bien je dis non ! le Socio Educatif est plus qu’excessif ! notre manifestation est la plus importante des trois qui se déroule sur la région, les politiques ont font bon usage ! (Sic) tu comprends ! Cela veut-il dire que l’ont est tout ! Non ! Nous avons : « Notre identité ! Notre indépendance» cela gêne parfois de refuser d’aller dans le même sens ! Le Festival se veut « Créatif, Artistique, Culturel »… Traces de vie, Vidéoformes, ont des Art des spécificités différents des nôtres, ce qui nous empêche pas d’avoir certains échanges, mais limités ! Ils sont plus axés sur un certain modernisme, même avec notre « Compétition Labo » qui effectivement est entre les deux. Je veux dire entre parenthèses notre tradition fonctionnelle et la véritable recherche du Vidéoformes. Comme tu le précisais auparavant, chacun de ses Festivals a des « zones » bien limitées, sauf peut-être, le Court-métrage à un degré International.

Q : A l’inverse des autres années, je ressens une « pression », beaucoup plus importante « Socio-Economique-Politique » de part là même le « Public » voir l’ensemble des participants, vous, les Jury, etc…n’allez-vous pas devenir, n’allez-vous pas nous rendre complices de « pressions » Politico-Financières qui ressembleraient à : une intervention chirurgicale sans anesthésie (Comme dans « Fureur de vivre » des années 70 de James Dean) Ce ne sont que mes sentiments en ce moment.
R : Oui, c’est peut-être vrai, mais je ne suis pas comme toi dans les couloirs, ce n’est pas dans le cadre de mes fonctions, mais si l’on doit faire un constat depuis le début, quelques soient les modes de pressions « elles ont toujours existaient à des degrés moindres ». On a gardé notre identité, notre le monde, la vie, les cultures pour que ce soit effectivement un travail d’équipe où les copains priment d’abord. Même si entre parenthèses on a des besoins de chaque instant tous les jours. Il est donc vrai qu’il serait faux de dire que chacun n’a pas sa place. Oui tu as raison, il y quelque chose qui nous unit c’est celui d’être une équipe de copains d’abord qui se consulte. Je cherche mon mot pour répondre à ta question, je pense te connaître suffisamment (oui je suis le Panda emmerdeur, parfois pas simple, difficile à découvrir) pour cataloguer et l’image la plus précisé que je pourrais donner est de répondre en donnant le sens le plus véridique à notre action, donc à quelques chose que tu connais particulièrement bien, et que les gens gardent un petit peu trop, ce qui s’appelle l’humanisme.

Q : Veux-tu dire que tu compares le socialisme à l’humanitaire, humaniste ?
R : Non, pour moi l’humaniste et l’humanitaire sont deux choses totalement différentes, tu vois parfaitement ce que je veux dire.

Q : Le fait que la ville de Clermont-Ferrand soit socialiste a-t-il un impact ?
R : Si eux l’interprète de cette façon-là, nous avons notre propre identité, notre propre action.

Q : Je ne crois jamais avoir été autant en désaccord avec les propos.
R : Je ne pense pas que ça y joue, en tout du moins si c’est le cas, c’est un second rôle.

Q : Bien, nous en parlerons le soir de la clôture ou après, mais je crois qu’on va vers une grande surprise.
Penses tu que le départ que Roger Guillot a pu donner au Festival aurait été différent si cela avait été quelqu’un d’autre ?

R : Oui, car la particularité du Festival de Clermont Ferrand malgré la venue de deux Ministres de la Culture une femme et un homme, la première versante, le second promoteur, mais dans le fond tout est dans la forme, nous n’avons pas toujours épousé ces modes de procédés. Il faut le reporter ce que je dis plus haut, il y a des actions où nous ne pouvons rien et où tout devient politique.

Q : Jacques, j’ai comme un mauvais pressentiment il ne faudrait pas que le fruit de la passion soit bloqué par des idéologies de gauche ou de droite, la culture est universelle ?
R : Evidemment, si ça n’avait été les mêmes copains, la même équipe, dans les mêmes lieux historiques. Le Festival, il ne faut pas l’oublier, a commencé à avoir son essor en 1981; c’était la prise de pouvoir de François Mitterrand pour la « gauche » il est évident que l’un des Ministres de la Culture que la France est quelqu’un qui a fréquenté autant la gauche que la droite, c’ est quelqu’un pour lequel, quelque soit la tendance politique, il y a une certaine admiration, c’est Jacques Lang. Sous son ministère, des choses fabuleuses ont vu le jour.
Il ne cache pas son passé et manipule difficilement la langue de bois, pourtant c’est un politique.
Il n’en reste pas moins que notre projet est un projet individuel d’un groupe et non celui d’une ville.


Q : C’est la première fois que l’on voit le Festival de Court-Métrage sorti de ses habitudes pour aller via la Coopérative de Mai, pourquoi ?
R : Il n’y pas de réponse précise ou particulière, mais peut-être cela est pris dans le cadre du complexe d’une ville, d’un département, d’une région, voir d’avantage. Mais les choses sont peut-être plus simples, à un moment donné, des traductions se sont précisées entre eux et nous, mais cela venait essentiellement d’eux. Ils nous ont fait une proposition, on l’a accepté : « va-t-on la renouveler ? je ne peux le dire actuellement ! ».

Q : Nous nous rencontrons qu’en de très rares occasions quatre à cinq fois, voir un peu plus en l’espace d’un an et demi. C’est beaucoup et pas assez ?
R : Oui, mais tu es un personnage, parfois difficile à cerner pour l’ensemble d’une équipe ; cela ne va pas sans créer quelques difficultés, enfin en un mot comme en milles, nous ne sommes pas là pour parler de nous, mais de « Sauve qui peut le Court-métrage ». Les difficultés que nous rencontrons sont plus d’ordres humains de cerner les tenants et aboutissants qui font que quoi qu’il en soit les choses doivent continuer à avancer.
Même si cela n’est pas toujours de nature à nous convenir.
Il ne faut pas perdre de vue, que le Festival ne prend pas d’engagements financiers qu’il ne peut respecter. Lorsque l’on commande quelque chose, c’est que l’on a déjà l’argent en caisse. Pour revenir à ce que tu disais préalablement certains d’entres nous sont faites telles qu’indiqué précédemment…
C’est une adaptation à une problématique, c’est tout. Puisque l’ensemble des frais à été prise en charge par la Coopérative de Mai.


Q : Certains spectateurs demande comment rentrer dans les mystères du Festival ?

R : Aucun problème, qu’il appelle le Festival ( La jetée), il me demande et en fonction de leurs objectifs j’aviserais, sans perdre de vue que pour moi c’est un travail d’équipe, de copains d’abord. Libre à chacun d’avoir ses convictions personnelles et cela heureusement.

Q : Le constat que l’on peut faire : Où on est le stade des entrées par rapport à l’année dernières ?
R : Depuis cinq ans, pour ne pas parler de chiffres, à la date d’hier, malgré la climatologie qui a été loin de nous être favorable, le nombre d’entrée varie à mile de plus ou de moins.
Je pense qu’en ce qui concerne 2005, les chiffres seront sensiblement les mêmes à quelques dizaines d’unités de ceux de 2004. (Plus au moins 132798 spectateurs).


Q : La capacité des salles en centre de Clermont-Ferrand n’est-elle pas restreinte ? Et peut-on envisager une extrapolation vers la Coopérative de Mai, Vulcania ou le Zénith ?
R : Nous sommes modulables et sans que cela soit à l’ordre du jour, on s’adapte aux capacités des salles avec lesquelles nous travaillons. Une telle extension poserait des problèmes de copies de salles non adaptés à la projection, etc.
Donc en conclusion, en ce qui nous concerne ce n’est pas nullement à l’ordre du jour.


Q : Ne manque-t-il pas quelques chose pour faire un plus par rapport aux bénévoles, sans qui le Festival passerait du noir au rouge (rires) ?
R : Nous avons négocier un ensemble avec nos partenaires et il n’en devenue pas moins évident qu’ils peuvent acquérir, dans les mêmes conditions que tout un chacun, l’objet de leur souhait tout en les remerciant évidemment de ce qu’ils font. Il est évidemment que nous avons une certaine quantité de places à disposition, nous ne pouvons aller au-delà.
Il faut que chacun comprenne qu’il doit s’offrir les moyens de participer à la fête.


Q : L’année dernière, nous avons assisté à l’ouverture via l’Afrique et certains pays du Tiers-monde, là nous assistons à une aventure en direction des payes nordiques, de l’Inde, de l’Asie, encore une fois comme si l’on voulait donner une emprunte Socio Idéo Politique aux événements de l’année qui vient de s’écouler.
Qui a fait que cette année, nous étions à la limite de l’érotique pornos pour ne pas en dire d’avantage ?

R : Non, en ces films connus pour la fin de ta question, le Festival n’a pas changé dans ce domaine. Il y en a toujours eu autant, disons tout simplement, cette année, ils sont peut-être un peu plus crus.
L’aventure va à la Chine, L’Inde, la Russie, etc. C’est une volonté d’aventures ouvertures qui nous paraît profitable.
A la limite, ce n’est pas nous qui sommes changeants ou porteurs de ce genre de chose. Nous recevons plus de 3000 films, tout cela va augmente d’années en années, et effectivement il y a une ouverture en direction des pays de l’Asie.
Mais cela s’avère le jeu « proposition - sélection » jusqu’à maintenant nous avions beaucoup de difficultés à avoir des films de ces pays, à part la Chine continentale, qui est un cinéma à elle seule. Pour nous c’est la dernière partie du monde à conquérir, puisqu’il faut utiliser ce terme là, à ceux la vient se greffer là-dessus le fait du comité de sélection. Pour nous, il n’est pas question d’interdire les films aux moins de 12 ans, voir moins de 16 ans.
Nous pensons que le public du Festival, est un public majeur, donc responsable.



Jacques Curtil, merci de nous avoir confié tes sentiments, impressions, voir d’avantage.
Sachant que nous n’assisterons pas aux mêmes heures de clôtures, j’ai comme une prédiction et j’espère me tromper, et dans ce cas là je m’adresserai à Claude s’il le veut bien !!.


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Le Court Métrage 2016 par Le Panda

38 eme Festival International

DU COURT METRAGE DE CLERMONT FERRAND 2016

5 FEVRIER AU 13 FEVRIER. Le Panda a fait ce qu'il pouvait et il vous donne

Rendez-vous peut-être en 2017, ne manquez donc pas l'année à venir.

Des records d'affluences pour 2016!

Le Palmarés "Source" Le Court Métrage de cette folle course au Vercingétorix de 2016.

A CLERMONT-FERRAND Capitale Mondiale du 1er Festival du Court Métrage.

Palmares du Filmfest 2016

Merci à toutes et tous pour ce Festival 2016 qui a encore comme objectif de battre bien des records.


PLUS DE 20 ANNEES DE CULTURE
EDITORIAL DE 2015

Cette mise au point et éditorial sera le dernier du Panda Patrick Juan. Plus de 20 années n’est nullement un ras le bol, mais simplement une modeste interprétation personnelle de ma vision de cette réalisation unique au monde et le 1er Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand.

Pour éviter toute mauvaise interprétation de ceux qui oseraient le faire, cela serait que des sources d’erreurs volontaires et détournées.

J’ai constaté, j’ai vu grandir Sauve qui peut le court métrage, pour devenir dans le langage International le Film Fest de Clermont-Ferrand, devenu avec la conviction et l’ardeur de leurs créateurs le 1er au monde.

Possédant surement en ma qualité de journaliste et citoyen du monde, puis spectateur dans les salles et surtout le matin à Gripel, rapporteur travaillant avec ma petite équipe toujours bénévolement.

Relevant de par mes actions de la FNPS (Fédération Nationale de la Presse Spécialisé).

La Fédération Nationale de la Presse d´Information Spécialisée

Organisation professionnelle de la presse représente 535 entreprises de presse éditant au total 1592 publications, dont 324 en ligne.

Ma qualité de journaliste dépendant de cet organisme de presse, ma passion de véhiculer toutes formes de cultures, et autres, je trouvais en ces lieux un mode d’expression où mes passions trouvées un mode d’expression multidimensionnel, là où toutes les races et religions ne trouvaient aucune différence.

Difficile de retrouver dans les archives de la FNPS 30 années après le recueil de ce qui pour moi fut un parcours merveilleux la démonstration est encore en partie dans ma mémoire puisque j’en parle encore.

Ayant parcouru les 5 continents depuis mon enfance, ce sont des véritables traces de vie qui m’ont permis de rencontrer des personnes plus compétentes les unes que les autres, faisant toujours abstraction de mon côté de la race et de même en ce qui concerne la couleur de peau.

Une évidence se dégage il est impossible de plaire à tout un chacun et parfois réciproquement.

J’admets sans contexte, que ce soit mon épouse ou mes compagnes ont eu une toutes autre vision du cinéma.

Il faut savoir que le court métrage dure de quelques secondes à 59 minutes, ensuite cela passe à la catégorie des longs métrages.

Il est plus que difficile que d’expliquer tout ce que Le Festival National et International de Clermont-Ferrand, m’a apporté, difficile, dur d’exprimer des sentiments avec des mots, que cela puisse engendrer une forme de rires, de pensées, de larmes, la vion de violences aux quatre coins du monde.

 

Filmfest 2015

Pour comprendre ce qui a changé la France, cliquez sur ce lien, oui tout est dit, il faut éviter à présent que ce genre d’attentat ne change définitivement la face de la France, en la rendant prisonnière. Ce qui a changé ou pas la face de la France c’est ici y compris dans les divers jurés de par le monde.

Même le Palmarès du Festival du Court Métrage en a subit un Palmarès où quelle que soit la qualité des acteurs natures, d’un réalisateur et d’une équipe fiers de leurs coups et il y a de quoi, mais que reste-t-il sinon que l’ombre des souvenirs ?

Il en sera de même en ce qui me concerne et si je me rends dans une salle l’année prochaine vous aurez l’annonce de l’événement mais plus de cliché, peut-être un article de départ et un autre de fin.

En conclusion longue vie à tous ceux qui ont ramé presque plus que toute une vie pour transmettre notre culture sans oublier celle du monde, donc merci et poursuivez.

Pour conclure sur mes derniers reportages au Festival de Clermont-Ferrand, il suffit de regarder le palmarès de 2015 et tout un chacun censé comprendra que c’est un hommage.

Guy Moquet vous le verrez à même remporté le Prix du Public réfléchissez et vous constaterez que des batailles les historiens et les cinéastes ont font la marque des souvenirs de toutes les histoires des diverses cultures.

Oui cet reconnaissance quelle que soit la qualité, avec la simplicité de la réalisation, nous constatons que le Jury et le Public a suivi l’actualité qui a changé surement la face de la France. Peut-on encore parler de neutralité.

La démonstration est faite à plusieurs reprises, que le 1er Prix à Cannes consacre la lutte contre l’islamophobie, le résultat aux Césars aux USA est du même concert le constat s’impose de lui-même puisque le film concernant, tout ou partie de la vie du Pasteur Martin Luther King a raflé à juste titre le maximum de ce qu’il pouvait.

Ce que les médias n’ont plus le courage ou la force de pouvoir dire, ou écrire à de très rares exceptions le peuple des diverses nations le fait, dans les salles et dans la majorité des cas dans les rues, ce qui démontre bien que la révolte est en route.

Le Panda
Patrick Juan


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Une photo gratuitement une seule par famille, ou par personne avec une adresse e-mail valide à usage personnel, en aucun cas cette photo ne pourra être vendu pour quelques raisons que cela soit. La photo est offerte gracieusement mais reste la propriété du Panda Patrick Juan 2015. Envoyer un email



Filmfest 2014


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Le Court Métrage 2012 par Le Panda

Le Festival du Court à Clermont Ferrand en Auvergne se déroule pour la 34ème fois en 2012. Il commence cette année le 27 Janvier pour finir le 4 du mois de Février.

Un cadeau du Panda, l’intégralité de son reportage photos 2012.
Il n’y en aura pas d’autre, merci de votre participation à tous.

Filmfest 2012

• Interview de Jean-Claude SAUREL par Le Panda
• Photos : Le Festival 2012. Ouverture
• Photos : Le Festival 2012. Partie 1
• Photos : Le Festival 2012. Partie 2
• Photos : Le Festival 2012. Partie 3
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Filmfest 2011

• Soirée de clôture du festival
• Interview de Michel Coulombe par Le Panda
• Interview de Claude Duty par Le Panda
• Photos : Le Festival 2011 est né...
• Photos : Clôture et remise des Prix.
• Photos : Le Festival continu à se bouger en ce 10 février 2011. Partie 3
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• Photos : Le Festival continu à se bouger en ce 10 février 2011
• Palmarès : Compétition Nationale
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• Photos : Le Festival s’ouvre au monde... Partie 2
• Photos : Le Festival s’ouvre au monde, se bouge, se prépare, s’anime.
• Photos : Cathédrale de Clermont-Ferrand vue de ce fabuleux vestige
• Photos : Le Festival du Court Métrage avant la ruée des cinéphiles
• Les explications de Jean Claude Saurel


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