JEAN-CLAUDE SAUREL ET LE PANDA FACE A FACE FESTIVAL DU COURT METRAGE 2012

Jean-Claude la dernière interview dont nous avions débattue c'était deux présidents face à face pour une autre forme de presse. Est-ce tu peux nous parler de ce festival 2012 et des différents remous.

La dernière interview avec le Panda, Patrick Juan remonte à 2005 cela fait un certain bail. Veux-tu nous expliquer grosso-modo pour la masse du public et le respect qui lui ai du ; ces problèmes auxquels est confronté le Festival 2012.

Le problème financier c'est tout simple on a à la fois des actions légèrement fragilisées par ce moins de 100 000 euros, alors qu’en même temps la situation financière de l'association est très saine. Il se trouve qu’en 2004 nous avions été confrontés à une situation similaire puisque nous avions moins de 125 000 euro de Clermont Communauté et comme pour cette année c’est identique, on annonce quelques mesures, non c’est du sérieux, on a taillé un peu dans le sucre, estimé dans le super flux. L'organisation dans le festival pour passer le cap. Mais ce sont des mesures imputatives d'autre part il ne faut pas dramatiser à outrances, nous sommes là, pour parler justement avec des collectivités défaillantes on a bon espoir, qu’elles remettent à niveau leurs subventions, pour sauve qui peut le court métrage, mais on ne va pas mourir. Non surtout pas.
Beaucoup de gens ont cru. La presse, exagère surtout la Montagne a présentée une situation alarmiste. On passe notre temps à rassurer c'est gênant mais ce n'est pas dramatique.


Comment tu peux expliquer par rapport au public, depuis des décennies que l'on se côtoie, le contexte n'est plus le même, lors de la soirée d'ouverture à laquelle j'étais présent, on n’a pas vu le soutien local, régional, national. Est-ce que cela n'a pas été un manque ?
Tu parles de la soirée d'ouverture ?

Oui.
La soirée d'ouverture est toujours fade comme cela en cette soirée d'ouverture Monsieur le Préfet lui-même, il y avait Monsieur Boudiouf le secrétaire général de la Francophonie. A la séance d'ouverture.
Est-ce que l'on peut prendre la parole ?
Non, on ne peut pas donner la parole à Boudiouf. Alors qu'il n'est même pas partenaire du festival. Ce serait l'incident diplomatique. A l'ouverture on ne donne pas la parole on les cite, ils sont présents par l'image comme tous nos partenaires institutionnel et privés y compris dans le catalogue puis en d'autres supports. On ne donne jamais la parole aux partenaires. Par contre à la soirée de clôture les partenaires institutionnels que nous aident beaucoup qui ont un financement, ils sont sur scène pour remettre certains prix qui financent aussi la présence des institutionnels c'est à la clôture.


Merci de l'avoir rectifié ceci étant dit, comment tu perçois le départ du festival 2012 ce que l'on a pu constater dans les deux présentations au niveau de l'ouverture un peu moins de monde que les autres années par contre le lendemain on a vu que les salles étaient bien pleines.
C'est le phénomène d'usure, il y a des gens qui adorent être à l'ouverture d'autres cela les insupportent c'est long c'est protocolaire. C'est une sorte d'usure, je te cite un exemple concret ma femme ne vient plus. Ca la gonfle, les soirs d'ouverture parce qu'il y a un cérémonial, il y a des protocoles c'est tout. Je vois bien quand je suis sur scène on invite beaucoup de personnel des institutions, ils réservent leurs places et ils ne viennent pas. Cela ne doit pas trop les intéresser.
La deuxième séance d'ouverture est tardive, elle commence à 22 heures. Cela mène les gens à minuit. C'est un petit phénomène d'usure normal par rapport à une séance protocolaire. Comme tu l'as dit tout à l'heure le lendemain c'est spectaculaire. C'était archi bourré de partout. Le fait de cette non représentation, si on avait à la chiffrer, serait trop importante, c’est comme cette soirée au niveau de la Coopérative de Mai. Elle a été supprimée, elle a été taillée, c’est un choix de minimiser le coût.


J'ai bien compris tes propos pour des raisons budgétaires. Est que les jeunes peuvent comprendre ce genre de choses pour y être allé une fois. Les gens qui ont souscrits un abonnement ne pouvaient pas s'attendre à cette annoncer de dernière minute.
Cela n'a pas été annoncé à la dernière minute.
J'ai rencontré récemment un responsable de la Coopérative de Mai, on a manqué de dialogues avec eux parce qu’en fait on ne finance plus la fête de clôture mais reconduire cette fête on trouverait une combine les gens iraient à la fête de mai, cela serait la fête de clôture le financement serait différent, il faudrait payer toutes les prestations. Le public s'adapte à l’absence de la fête de clôture. On l'a constaté en 2004 quand on l'avait supprimée on n’a pas eu de récriminations les gens l'on très bien comprit on a un public formidable et hyper fidèle.


Quoi que les gens ont pu dire et ont a pu entendre. Il y a 2 départs que ne sont pas remplacés.
C'est pas apte ce n’est pas encore apte c'est un projet.

Donc ce n'est pas une décision finale ?
Je m'explique si les négociations pour retrouver le niveau antérieur des subventions abouties positivement, il n’y a pas de problème on remplacera les deux départs à la retraite par contre si on est contraint de passer cette solution qui n'est pas encore apte officialisé. Personnellement ayant un regard un peu extérieur sur le fonctionnement. C'est une menace qui pourrait planer sur le bon fonctionnement du festival par conséquent sur l'organisation, l'accueil, le rayonnement, la qualité et les prolongements de nos actions inscrites et dans la durée et tout au long de l'année.

Cela ne date d'aujourd'hui cela date de plusieurs années comme on se connait le festival de Clermont Ferrand est une culture sur le monde et que celle reste une image avec une équipe soudée que j'ai toujours connue avec simplicité dans nos propos dans nos échanges effectivement l'année dernière j'ai dit que je ne couvrais plus le festival je viens pour voir des amis pour dialoguer pour aller dans les salles. Le spectacle se passe essentiellement dans les salles. Comment toi tu le perçois ?

La pérennité de l'état d'esprit tant que je serais là j'y veillerai, je plaisante. On fait tout pour que cela perdure. Cet état d'esprit extraordinaire, c’est le fonctionnement collégial.
J'irai jusqu'au bout de mes forces pour contribuer a maintenir cet état d'esprit.


Tu assures cette présidence depuis combien de temps ?
J'assure la présidence depuis juin 1999. C'est ma 14ème année c'est égal à Mitterrand. Je vais de le battre parce que ce sont des mandats de 3 ans, je suis élu jusqu'en 2014. Cela fera deux septennats. Deux septennats et un quinquennat.

Des souhaits à formuler, tu souhaites t'adresser à des institutions ?
On ne l'a pas mis dans le catalogue quand on a constitué l'éditorial du catalogue. Je l'avais pointé j'avais été plutôt violent on, à adoucit les propos c'est difficile d'imaginer la volonté délibérée de nous nuire par contre je pense peut être que c'est un problème de prise de conscience par les élus très insuffisantes et les enjeux culturels, sociologique économiques enduits par le succès dynamique de la plus importante manifestation mondiale consacré au court métrage mais on a supprimé cette phrase. Dans le discours d'ouverture j'ai fait un propos général sur l'ensemble des activités culturelles en mettant en face les biens matériels.

Je titrais que personne n'est propriétaire de la culture quelque soit le continent que l'on traverse. Tu partages cette opinion ?
Oui, personne n'est propriétaire de la culture toute monde est propriétaire de la culture le problème c'est de la proposer dans de bonne condition quelque soit le théâtre en toutes activités culturelles. Tout le monde doit pouvoir s'en approprier. On revient à des principes, je me rends compte d’une chose le travail énorme que l'on fait. On renoue à une tradition qui fut décrié pendant des années l'éducation populaire.

Les projections qui on lieu pendant l'été, place de la Victoire devant la cathédrale de Clermont c'est une chose que va se pérenniser, continuer ?

Nous ne sommes pas complètement maitres c'est un partenariat. Une manifestation de la ville qui s'appelle les contre-plongées. Tant que les contre-plongées existeront. Les contre-plongées se clôturent par les projections place de la Victoire et perdureront effectivement, bonne observation !
On n'est pas complètement maitres des contre-plongées, ils ne sont pas menacées de disparition. On peut annoncer sans prendre de risque pour le mois d'août 2012, la projection coup de cœur qui part après le festival dans toute la région Auvergne et la majorité de l’Europe.


On se connait suffisamment pour ne pas rentrer dans de plus amples détails si tu avais un signal essentiel à faire passer.
Je dirais aux lecteurs, aux radios, au monde médiatique A travers ton média évidemment.
Que notre face à face est, puis restera un message essentiellement vers le public, leurs fidélités, leurs enthousiasmes c'est notre carburant. Si l'on prend les 10 dernières années on se rend compte que nous sommes passés à 60000. Nous avons atteint les 100 000 au centenaire du cinéma en 1995. Maintenant nous parlons de 150 000. Ce sont les médias qui obnubilés par les records qui tombent alors que nous privilégions les qualificatifs aux quantitatifs en un mot comme en mille.
De toute façon le dispositif actuel existant on se rend compte qu'on peut aller guère au-delà de 150 000 spectateurs. Par contre comme c'est prévu dans quelques années lorsque le lieu identitaire de la comédie sera construit. Il est prévu déjà de le mutualiser avec la scène nationale. Deux salles de 400 à 500 places de plus, cela changera la donne. Peut être que l'on dépassera les données actuelles, mais ce n’est pas avant 4 ou 5 ans.


Est-il possible de prévoir une ouverture au Zénith d’Auvergne ?
Non impossible.
On voulait faire la soirée de clôture au Zénith en 2008 pour le 30ème. Cela a été impossible pour plusieurs raisons, le coût, même si la Région nous offrait la location c'est très cher le Zénith. On est dans un système commercial le coût et l'immensité de la salle. On s'était rendu compte que c'était trop éloigné. Le Zénith c’est bien mais pour les activités culturelles du cinéma cela ne va pas. Les gens seraient trop éloignés. Puis une partie du public serait dans l'inconfort.


Jean- Claude, as tu le sentiment que le festival du court métrage apporte toujours un développement pendant ces 10 jours, pour la ville, la région, le département et donne une image de ce que le cinéma français et international vouent à Clermont-Ferrand ?
Mettre en perspective le court métrage pour nous comme c'est l'objectif de base, la défense et la promotion du court il n’y a pas de problème. Exemple on a contribué indirectement à la naissance du jour le plus court, cette opération qui a été réussie au niveau national pas seulement pour nous, mais aussi pour d'autres festivals. D'ailleurs Luc Garando l'idée était nait à Clermont Ferrand dans son discours le 21 décembre 2011. On a une certaine fierté d'être à l'origine de cette manifestation même si on émet quelques réserves par la diffusion totalement gratuite. Cela pose des problèmes pour les auteurs du court métrage.

En termes de conclusion provisoire. Quel est le message par le fait, que la vie du festival du court métrage qui prend un essor aussi fort dixit tes propos vive le spectacle, tel les deux pandas qui viennent d'arriver en France. Tu en as un face à toi, un sourire nous dirait à tous ?
J'espère que dans quelques années on verra débarquer un troupeau de Pandas dans Clermont Ferrand, donc a u festival tu les apportera.

Merci à vous de comprendre la simplicité de ce face à face, égale au fait de savoir ou de vouloir comprendre que les passions ne s’éteignent jamais, elles demeurent jusqu’au final, la preuve est là, j’avais indiqué en 2011, ne plus couvrir Le Festival du Court Métrage et je suis là, à voir regarder penser débattre sans oublier la salle Gripel.

Vous êtes désireux de connaitre un plus du 1er festival au monde du court métrage, il vous suffit pour visionner les diaporamas de 2012 de cliquer ici, puis pour remonter dans le temps qui améliore le présent pour un avenir à la vivacité des frères Lumière.

Vous souhaitez en savoir encore plus, adressez vous aussi directement aux divers responsables de ce sacré festival.

Le Panda
Patrick Juan

 
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