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" Les Voix du Panda " Novembre 2007 |
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Comment va monsieur David Martinon ? La France ne cessera de m’étonner. Pas un blog, pas un quotidien, pas un hebdo, pas un mensuel, pas une télévision ou une radio qui n’ait traité de l’affaire : « Si j’avais quelque chose à dire sur Cécilia, je ne le dirais certainement pas ici », a postillonné le président à une par trop curieuse journaliste américaine, Lesley Stahl, du réseau CBS. De quelle initiative s’est-elle autorisée pour poser la question qui allait indisposer le président de la République française ? Depuis l’affaire, beaucoup d’encre et de salive ont coulé. Tout un chacun a eu son mot à dire, son opinion à donner, sa vision à communiquer de l’affaire. Puisqu’affaire il y a. Deux mondes se sont affrontés lors de cette entrevue : la liberté de presse américaine qui peut aller jusqu’à l’impertinence et l’interdiction d’impertinence à l’égard d’un président français. Nous vivons avec cette réalité, en Amérique du Nord, de constater que, parfois, des journalistes peuvent pousser trop loin l’impertinence à l’égard de la classe politique. Nous sommes toujours surpris du protocole guindé et rigide des rencontres de presse à l’Élysée. Le président Georges W. Bush, lors d’une de ces rencontres, avait apostrophé un journaliste, qui lui posait une question, en lui demandant, en boutade, pourquoi, en l’absence de journée ensoleillée, il gardait sur le bout de son nez ses verres fumés ? Le journaliste n’a pas relevé la remarque mais quelqu’un a chuchoté à l’oreille du président que le journaliste, en question, était aveugle. Pour revenir au président Sarkozy, comme le rapporte Libération, le président a lâché le mot : « Quel imbécile ». Sur la vidéo, dont des extraits ont été mis en ligne par CBS, on le voit lever les yeux au ciel et soupirer « quel imbécile », apparemment en direction de son collaborateur, qui aurait dû briefer la journaliste qu’il y avait des questions à ne pas poser. Dans un coin, on aperçoit David Martinon, le porte-parole du Président. L’équipe de CBS a rapporté que Nicolas Sarkozy est allé plus loin en remettant en cause le travail de Monsieur Martinon, le traitant même « d’enfant ». Il a ensuite quitté le plateau prétextant : « Je n’ai pas le temps, j’ai un travail important (…) Je ne suis pas en colère, je suis pressé ». Dans son élan, faut dire que le président s’est quand même montré poli : « Allez, au revoir. Bon courage », a-t-il adressé à la journaliste complètement médusée. « Où est le problème? ». Frontière de langue, elle n’a pas saisi sur le champ l’incongruité de sa question. Encore une fois, autre pays, autres mœurs. Par la magie de l’Internet, cette saute d’humeur a fait le tour du monde. Il va sans dire. Le président de la République traite son directeur des communications de « Quel imbécile ». Il est remarquable, qu’après une recherche exhaustive de l’ensemble des revues de presse, personne ne se soit inquiété des états d’âme de l’imbécile. C’est ce monsieur Martinon qui va, j’imagine, continuer, dans l’avenir, à représenter le président dans ses relations de presse. Bonjour, la crédibilité, comme nous disions si bien chez nous. Et c’est ce même jeune professionnel qui devrait se présenter aux prochaines élections municipales de Neuilly. Bon il risque d’y avoir quelques encornures qui vont rendre inconfortable la campagne électorale municipale. C’est peu de dire que monsieur Martinon vient de passer sous les fourches caudines de son président. Avec ou sans dommages collatéraux ? À propos, comment va monsieur David Martinon ? Quelqu’un lui a-t-il posé la question ?
17 Commentaires sur ce billet lenfoire Le 1 novembre 2007à 14h52min (commentaire N° 1)
marcel Le 1 novembre 2007à 15h08min (commentaire N° 2)
Le Panda Le 1 novembre 2007à 17h08min (commentaire N° 3)
Le Panda Le 1 novembre 2007à 20h27min (commentaire N° 4)
lenfoire Le 1 novembre 2007à 21h29min (commentaire N° 5)
lenfoire Le 1 novembre 2007à 21h32min (commentaire N° 6)
Exsam Le 1 novembre 2007à 21h43min (commentaire N° 7)
Le Panda Le 1 novembre 2007à 23h00min (commentaire N° 8)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 00h08min (commentaire N° 9)
Exsam Le 2 novembre 2007à 15h01min (commentaire N° 10)
Pierre.R Le 2 novembre 2007à 15h30min (commentaire N° 11)
Pierre.R Le 2 novembre 2007à 16h21min (commentaire N° 12)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 19h24min (commentaire N° 13)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 21h18min (commentaire N° 14)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h22min (commentaire N° 15)
Pierre.R Le 8 novembre 2007à 04h07min (commentaire N° 16)
Le Panda Le 19 novembre 2007à 22h38min (commentaire N° 17)
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la diabolisation en milieu hostile
Ceci est un article de journalisme subjectif. Sur les terres arides du journalisme officiel, on appelle ça de l’opinion. L’ « opinion » a la détestable habitude, déclarait Laurin Joffrent ces jours derniers, que « l’opinion est au peuple, ce que la chaussure est au cirage ». On notera que cela ne concerne pas les bottes en plastique, ni ne bouleverse les catégories de l’entendement kantien. A moins qu’on l’ait vendu à Carlyle, sans me le dire. Une ministre, et pas n’importe laquelle, celle de la Justice, a indiqué en bonne place sur son C.V un Master of Business Administration, comme le signale le quotidien de gauche des gens qui ont le portefeuille à droite, légèrement à gauche de ceux qui ont le portefeuille adroit, Libération. Rachida Dati, faut-il le rappeler, est la top-manager d’un ministère qui soutient une politique à 25000 illégaux de chute, par an. Un ministère qui trouve légitime, puisque la majorité a la majorité - pour paraphraser un précurseur de la pipeaulisation - de transférer la traçabilité à l’espèce humaine pas française certifiée Reblochon. De l’autre côté de la lucarne aux célèbres, côté « bons élèves », on a l’illustre, le fameux, le bien-connu, his majesty, el maximo Béachélo de chez philosophes incorporated, Bernard-Henri Lévy. Il pèse 80 milliards d’euros, une pelletée de bouquins, des chemises griffées à seulement deux boutons, ce qui naturellement revient moins cher en sueur sweat-chop, pour ceux qui font un produit dérivé de ce vêtement si souvent sous les projecteurs, il n’y a pas si longtemps. Il sort, ces derniers jours, un autre opus maximus, « Ce grand cadavre à la renverse », que même Le Canard ne juge pas si mauvais puisqu’il salue l’auteur comme homme de convictions durables qui pose les bonnes questions à la gauche. BHL passe une bonne partie de son temps d’écriture et de paroles à parler de « troubles relents, rhétorique fasciste ou nazi, de proximité avec des thèses et/ou des théoriciens néo-nazi », etc, à propos de thèses de cette part de la gauche qui s’obstine à ne pas saluer ses définitions et contester la cathodique évidence de sa légitimité à indiquer le cap de gauche à la gauche. C’est un mode de critique qu’il manie de manière récurrente, le Monde Diplomatique en fait, ce mois-ci, un historique détaillé. Rachida Dati, dans la bataille MBA, à bout d’arguments et de nerfs (une constante dans le phalanstère Sarkozien), passe à un autre registre, nous déclare Barbier, le directeur de l’Express dans son Blog: « Elle préfère faire appeler L’Express par son entourage, et lui demande de relayer des menaces incroyables: «Je vais aller à la télévision dire que c’est un journal raciste!». Le Canard, lui, narre que la Ministre a elle-même téléphoné « pour expliquer que c’était en raison de ses origines que la presse s’intéressait à son parcours…[et, ce faisant, allait]…se faire le complice des pires racistes qui l’attaquent, notamment sur Internet. » Ainsi, ces deux personnages, à bout de nerfs ou en panne de raisonnement trouvent argument général et majeur à placer la bataille sur le terrain du racisme et de l’antisémitisme. Concernant la ministre, n’importe qui, pourtant, voyant la mention d’un diplôme sur un C.V. est fondé à croire que la personne le possède. L’argumentation comme quoi la mention « Ancienne élève de l’Institut Supérieur des Affaires » suffirait à signifier que Dati n’a pas obtenu le MBA est spécieuse, dans le genre enfumage. Car la première indication - le diplôme - est une assertion claire et sans ambiguïté, tandis que le complément vitaminé ISA est second, et crypté puisqu’il signifierait, si l’on en croit le porte-coton ministériel, que la ministre n’a pas eu ce diplôme. Pas photo, donc. Pour qui n’est pas du sérail commercial ou lit vite, la ministre a eu un MBA. Mais renvoyer cette faute évidente revient à manifester du racisme. Donc, du côté Dati de la justice, être objectif ce serait transformer le coupable en victime d’une agression d’une nature totalement différente du problème posé, mais beaucoup plus grave. Le CV de BHL ne va pas lorgner du côté MBA de l’existence. A lui les nobles causes, le facteur humain, la postérité des grands philosophes et le partage des bons et des mauvais. A l’aune du contempteur extraordinaire des ordinaires humains que nous sommes. A qui il convient, naturellement de donner leçons, répétées de préférence. BHL n’est pas juge, ni Dieu, aux dernières nouvelles. Du haut de son intellectualisme éclairé par mille projecteurs, il ne semble avoir convaincu ni Deleuze, ni Castoriadis - penseurs qu’on peut à notre niveau béotien envisager comme au moins ses égaux - comme il ne convainc pas nombre de personnes à gauche. Car il en existe un certain nombre qui ne considèrent pas que ses théories, posées sur le comptoir du Flore, font sens pour un peuple de gauche écrasé par le libéralisme et abandonné par ses représentants socio-démocrates. D’autant que lui appelle ces mêmes représentants à aller contre la diabolisation de l’argent, contre le rejet de l’Amérique de la liberté, contre le refus du consensus étouffant à jamais les transformations sociales espérées. Afin d’étayer, de faire passer des arguments qui, malgré le matraquage médiatique, ne passent pas BHL sort l’arme fatale : l’antisémitisme. Tous les arguments qui le contredisent, toutes les personnes qui le critiquent procèderaient dans leur grande majorité à partir d’une haine larvée des Juifs. Théorie dont le caractère généralisateur et compulsif conduit fatalement, logiquement à l’échec. Elle illustre, peu ou prou, ce que disait Deleuze des nouveaux philosophes : « Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses ». Elle signe une malhonnêteté intellectuelle qui consiste à placer une critique argumentée du libéralisme menée par des militants, des penseurs et des citoyens contre une évolution de la société, sous le signe de la haine. Haine supposée qui occulte les arguments et rehausse la « victime », BHL, tout en légitimant par contre-coup ses arguments. Tout en interdisant la réponse par le pré-supposé monstrueux qui colle à celui qui voudrait tenter de la faire. Ainsi, BHL et Rachida Dati se rejoignent dans une réaction similaire visant à interdire la dénonciation de leurs erreurs, de leur fautes, par l’invalidation des arguments et des faits qui leurs sont reprochés grâce à une stigmatisation d’un tout autre ordre.
23 Commentaires sur ce billet Le Panda Le 1 novembre 2007à 23h30min (commentaire N° 1)
lenfoire Le 2 novembre 2007à 10h51min (commentaire N° 2)
Exsam Le 2 novembre 2007à 14h42min (commentaire N° 3)
Exsam Le 2 novembre 2007à 14h57min (commentaire N° 4)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 16h10min (commentaire N° 5)
Exsam Le 2 novembre 2007à 21h46min (commentaire N° 6)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 23h10min (commentaire N° 7)
Exsam Le 3 novembre 2007à 13h46min (commentaire N° 8)
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Exsam Le 4 novembre 2007à 13h06min (commentaire N° 10)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 13h22min (commentaire N° 11)
Exsam Le 4 novembre 2007à 15h08min (commentaire N° 12)
lenfoire Le 4 novembre 2007à 15h17min (commentaire N° 13)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 15h52min (commentaire N° 14)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h15min (commentaire N° 15)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h31min (commentaire N° 16)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 18h53min (commentaire N° 17)
Exsam Le 4 novembre 2007à 19h06min (commentaire N° 18)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 20h52min (commentaire N° 19)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h21min (commentaire N° 20)
Exsam Le 8 novembre 2007à 21h57min (commentaire N° 21)
Le Panda Le 9 novembre 2007à 00h21min (commentaire N° 22)
Exsam Le 16 novembre 2007à 21h01min (commentaire N° 23)
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Chariot « mini-déchets » mouche Vert !
Parmi les conseils de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie pour diviser par deux nos déchets ménagers, on trouve une fausse bonne idée qui fait frémir. En effet, l’Ademe nous propose d’acheter des produits réutilisables plutôt que jetables. Jusque là tout va bien, mais quand elle cite comme exemple les mouchoirs en tissu plutôt qu’en papier, mon cœur se révulse. En apprenant çà, le « CouAC 40 » a dû éternuer et les actions KLEENEX s’enrhumer. Monsieur BORLOO, qui vante l’étude de l’Ademe qui a mis bas ce mutant à cinq pattes (cinq roues pour le chariot) condamne ainsi nos fonds de poches à baigner dans la morve. Mon mouchoir en cette période de frimas est vert d’humeurs et lire ces absurdités me rend vert de rage. Mais, si l’on suit cette logique jusqu’au bout, le plus grave reste à venir et tous les parents en tremblent déjà dans leur culotte. La plus grande invention depuis le lave linge risque d’être remise en question, les actionnaires de Procter & Gamble en souillent le fond de leur pantalon : La célèbre Couche-culotte va-t-elle disparaître au profit du grand retour des langes en tissu ? Allons nous retourner un demi-siècle en arrière ? Je n’ose l’imaginer. Jusqu’où la vague verte nous emmènera-t-elle ? Le Grenelle de l’environnement devra-t-il être requalifié « Grenelle de l’emmerdement » ? Que Dieu nous en préserve. En outre, l’Ademe avance que ce « Caddie Vert » permettrait d’économiser 50 € par personne et par mois, faisant ainsi « coup double » en préservant également notre porte monnaie. Rien n’est moins sûr, car laver ainsi notre linge sale en famille a un coût environnemental et financier qui n’a certainement pas été pris en compte (eau, électricité, et lessive, sans compter l’utilisation du sèche linge et surtout du fer à repasser). Coup double ou double coût, le calcul reste à faire, néanmoins le dégoût lui est assuré avec ces pratiques d’un autre âge. A ce train de mesures là, nous allons finir par devoir nous laisser pousser la barbe afin d’éviter les rasoirs jetables, nous moucher avec les doigts (les footballeurs le font très bien et s’est très télégénique) et nous vêtir de peaux de bêtes. L’Homme Préhistorique (ou Naturel), que je n’ai pas connu car j’avais disparu avant qu’il naquît, n’est pas loin d’être en vogue. Espérons que les bureaux d’études des industriels soient plus inspirés que l’Ademe et nous évitent ces humiliations. Ô Saint-Étienne, Patron des verts, priez pour nous.
14 Commentaires sur ce billet lenfoire Le 2 novembre 2007à 10h39min (commentaire N° 1)
T.REX Le 2 novembre 2007à 11h18min (commentaire N° 2)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 13h45min (commentaire N° 3)
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