![]() |
Archives
" Les Voix du Panda " Novembre 2007 |
![]() |
Retour au Forum " Les Voix du Panda "
|
Comment va monsieur David Martinon ? La France ne cessera de m’étonner. Pas un blog, pas un quotidien, pas un hebdo, pas un mensuel, pas une télévision ou une radio qui n’ait traité de l’affaire : « Si j’avais quelque chose à dire sur Cécilia, je ne le dirais certainement pas ici », a postillonné le président à une par trop curieuse journaliste américaine, Lesley Stahl, du réseau CBS. De quelle initiative s’est-elle autorisée pour poser la question qui allait indisposer le président de la République française ? Depuis l’affaire, beaucoup d’encre et de salive ont coulé. Tout un chacun a eu son mot à dire, son opinion à donner, sa vision à communiquer de l’affaire. Puisqu’affaire il y a. Deux mondes se sont affrontés lors de cette entrevue : la liberté de presse américaine qui peut aller jusqu’à l’impertinence et l’interdiction d’impertinence à l’égard d’un président français. Nous vivons avec cette réalité, en Amérique du Nord, de constater que, parfois, des journalistes peuvent pousser trop loin l’impertinence à l’égard de la classe politique. Nous sommes toujours surpris du protocole guindé et rigide des rencontres de presse à l’Élysée. Le président Georges W. Bush, lors d’une de ces rencontres, avait apostrophé un journaliste, qui lui posait une question, en lui demandant, en boutade, pourquoi, en l’absence de journée ensoleillée, il gardait sur le bout de son nez ses verres fumés ? Le journaliste n’a pas relevé la remarque mais quelqu’un a chuchoté à l’oreille du président que le journaliste, en question, était aveugle. Pour revenir au président Sarkozy, comme le rapporte Libération, le président a lâché le mot : « Quel imbécile ». Sur la vidéo, dont des extraits ont été mis en ligne par CBS, on le voit lever les yeux au ciel et soupirer « quel imbécile », apparemment en direction de son collaborateur, qui aurait dû briefer la journaliste qu’il y avait des questions à ne pas poser. Dans un coin, on aperçoit David Martinon, le porte-parole du Président. L’équipe de CBS a rapporté que Nicolas Sarkozy est allé plus loin en remettant en cause le travail de Monsieur Martinon, le traitant même « d’enfant ». Il a ensuite quitté le plateau prétextant : « Je n’ai pas le temps, j’ai un travail important (…) Je ne suis pas en colère, je suis pressé ». Dans son élan, faut dire que le président s’est quand même montré poli : « Allez, au revoir. Bon courage », a-t-il adressé à la journaliste complètement médusée. « Où est le problème? ». Frontière de langue, elle n’a pas saisi sur le champ l’incongruité de sa question. Encore une fois, autre pays, autres mœurs. Par la magie de l’Internet, cette saute d’humeur a fait le tour du monde. Il va sans dire. Le président de la République traite son directeur des communications de « Quel imbécile ». Il est remarquable, qu’après une recherche exhaustive de l’ensemble des revues de presse, personne ne se soit inquiété des états d’âme de l’imbécile. C’est ce monsieur Martinon qui va, j’imagine, continuer, dans l’avenir, à représenter le président dans ses relations de presse. Bonjour, la crédibilité, comme nous disions si bien chez nous. Et c’est ce même jeune professionnel qui devrait se présenter aux prochaines élections municipales de Neuilly. Bon il risque d’y avoir quelques encornures qui vont rendre inconfortable la campagne électorale municipale. C’est peu de dire que monsieur Martinon vient de passer sous les fourches caudines de son président. Avec ou sans dommages collatéraux ? À propos, comment va monsieur David Martinon ? Quelqu’un lui a-t-il posé la question ?
17 Commentaires sur ce billet lenfoire Le 1 novembre 2007à 14h52min (commentaire N° 1)
marcel Le 1 novembre 2007à 15h08min (commentaire N° 2)
Le Panda Le 1 novembre 2007à 17h08min (commentaire N° 3)
Le Panda Le 1 novembre 2007à 20h27min (commentaire N° 4)
lenfoire Le 1 novembre 2007à 21h29min (commentaire N° 5)
lenfoire Le 1 novembre 2007à 21h32min (commentaire N° 6)
Exsam Le 1 novembre 2007à 21h43min (commentaire N° 7)
Le Panda Le 1 novembre 2007à 23h00min (commentaire N° 8)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 00h08min (commentaire N° 9)
Exsam Le 2 novembre 2007à 15h01min (commentaire N° 10)
Pierre.R Le 2 novembre 2007à 15h30min (commentaire N° 11)
Pierre.R Le 2 novembre 2007à 16h21min (commentaire N° 12)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 19h24min (commentaire N° 13)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 21h18min (commentaire N° 14)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h22min (commentaire N° 15)
Pierre.R Le 8 novembre 2007à 04h07min (commentaire N° 16)
Le Panda Le 19 novembre 2007à 22h38min (commentaire N° 17)
|
| De
la diabolisation en milieu hostile
Ceci est un article de journalisme subjectif. Sur les terres arides du journalisme officiel, on appelle ça de l’opinion. L’ « opinion » a la détestable habitude, déclarait Laurin Joffrent ces jours derniers, que « l’opinion est au peuple, ce que la chaussure est au cirage ». On notera que cela ne concerne pas les bottes en plastique, ni ne bouleverse les catégories de l’entendement kantien. A moins qu’on l’ait vendu à Carlyle, sans me le dire. Une ministre, et pas n’importe laquelle, celle de la Justice, a indiqué en bonne place sur son C.V un Master of Business Administration, comme le signale le quotidien de gauche des gens qui ont le portefeuille à droite, légèrement à gauche de ceux qui ont le portefeuille adroit, Libération. Rachida Dati, faut-il le rappeler, est la top-manager d’un ministère qui soutient une politique à 25000 illégaux de chute, par an. Un ministère qui trouve légitime, puisque la majorité a la majorité - pour paraphraser un précurseur de la pipeaulisation - de transférer la traçabilité à l’espèce humaine pas française certifiée Reblochon. De l’autre côté de la lucarne aux célèbres, côté « bons élèves », on a l’illustre, le fameux, le bien-connu, his majesty, el maximo Béachélo de chez philosophes incorporated, Bernard-Henri Lévy. Il pèse 80 milliards d’euros, une pelletée de bouquins, des chemises griffées à seulement deux boutons, ce qui naturellement revient moins cher en sueur sweat-chop, pour ceux qui font un produit dérivé de ce vêtement si souvent sous les projecteurs, il n’y a pas si longtemps. Il sort, ces derniers jours, un autre opus maximus, « Ce grand cadavre à la renverse », que même Le Canard ne juge pas si mauvais puisqu’il salue l’auteur comme homme de convictions durables qui pose les bonnes questions à la gauche. BHL passe une bonne partie de son temps d’écriture et de paroles à parler de « troubles relents, rhétorique fasciste ou nazi, de proximité avec des thèses et/ou des théoriciens néo-nazi », etc, à propos de thèses de cette part de la gauche qui s’obstine à ne pas saluer ses définitions et contester la cathodique évidence de sa légitimité à indiquer le cap de gauche à la gauche. C’est un mode de critique qu’il manie de manière récurrente, le Monde Diplomatique en fait, ce mois-ci, un historique détaillé. Rachida Dati, dans la bataille MBA, à bout d’arguments et de nerfs (une constante dans le phalanstère Sarkozien), passe à un autre registre, nous déclare Barbier, le directeur de l’Express dans son Blog: « Elle préfère faire appeler L’Express par son entourage, et lui demande de relayer des menaces incroyables: «Je vais aller à la télévision dire que c’est un journal raciste!». Le Canard, lui, narre que la Ministre a elle-même téléphoné « pour expliquer que c’était en raison de ses origines que la presse s’intéressait à son parcours…[et, ce faisant, allait]…se faire le complice des pires racistes qui l’attaquent, notamment sur Internet. » Ainsi, ces deux personnages, à bout de nerfs ou en panne de raisonnement trouvent argument général et majeur à placer la bataille sur le terrain du racisme et de l’antisémitisme. Concernant la ministre, n’importe qui, pourtant, voyant la mention d’un diplôme sur un C.V. est fondé à croire que la personne le possède. L’argumentation comme quoi la mention « Ancienne élève de l’Institut Supérieur des Affaires » suffirait à signifier que Dati n’a pas obtenu le MBA est spécieuse, dans le genre enfumage. Car la première indication - le diplôme - est une assertion claire et sans ambiguïté, tandis que le complément vitaminé ISA est second, et crypté puisqu’il signifierait, si l’on en croit le porte-coton ministériel, que la ministre n’a pas eu ce diplôme. Pas photo, donc. Pour qui n’est pas du sérail commercial ou lit vite, la ministre a eu un MBA. Mais renvoyer cette faute évidente revient à manifester du racisme. Donc, du côté Dati de la justice, être objectif ce serait transformer le coupable en victime d’une agression d’une nature totalement différente du problème posé, mais beaucoup plus grave. Le CV de BHL ne va pas lorgner du côté MBA de l’existence. A lui les nobles causes, le facteur humain, la postérité des grands philosophes et le partage des bons et des mauvais. A l’aune du contempteur extraordinaire des ordinaires humains que nous sommes. A qui il convient, naturellement de donner leçons, répétées de préférence. BHL n’est pas juge, ni Dieu, aux dernières nouvelles. Du haut de son intellectualisme éclairé par mille projecteurs, il ne semble avoir convaincu ni Deleuze, ni Castoriadis - penseurs qu’on peut à notre niveau béotien envisager comme au moins ses égaux - comme il ne convainc pas nombre de personnes à gauche. Car il en existe un certain nombre qui ne considèrent pas que ses théories, posées sur le comptoir du Flore, font sens pour un peuple de gauche écrasé par le libéralisme et abandonné par ses représentants socio-démocrates. D’autant que lui appelle ces mêmes représentants à aller contre la diabolisation de l’argent, contre le rejet de l’Amérique de la liberté, contre le refus du consensus étouffant à jamais les transformations sociales espérées. Afin d’étayer, de faire passer des arguments qui, malgré le matraquage médiatique, ne passent pas BHL sort l’arme fatale : l’antisémitisme. Tous les arguments qui le contredisent, toutes les personnes qui le critiquent procèderaient dans leur grande majorité à partir d’une haine larvée des Juifs. Théorie dont le caractère généralisateur et compulsif conduit fatalement, logiquement à l’échec. Elle illustre, peu ou prou, ce que disait Deleuze des nouveaux philosophes : « Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses ». Elle signe une malhonnêteté intellectuelle qui consiste à placer une critique argumentée du libéralisme menée par des militants, des penseurs et des citoyens contre une évolution de la société, sous le signe de la haine. Haine supposée qui occulte les arguments et rehausse la « victime », BHL, tout en légitimant par contre-coup ses arguments. Tout en interdisant la réponse par le pré-supposé monstrueux qui colle à celui qui voudrait tenter de la faire. Ainsi, BHL et Rachida Dati se rejoignent dans une réaction similaire visant à interdire la dénonciation de leurs erreurs, de leur fautes, par l’invalidation des arguments et des faits qui leurs sont reprochés grâce à une stigmatisation d’un tout autre ordre.
23 Commentaires sur ce billet Le Panda Le 1 novembre 2007à 23h30min (commentaire N° 1)
lenfoire Le 2 novembre 2007à 10h51min (commentaire N° 2)
Exsam Le 2 novembre 2007à 14h42min (commentaire N° 3)
Exsam Le 2 novembre 2007à 14h57min (commentaire N° 4)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 16h10min (commentaire N° 5)
Exsam Le 2 novembre 2007à 21h46min (commentaire N° 6)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 23h10min (commentaire N° 7)
Exsam Le 3 novembre 2007à 13h46min (commentaire N° 8)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 13h59min (commentaire N° 9)
Exsam Le 4 novembre 2007à 13h06min (commentaire N° 10)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 13h22min (commentaire N° 11)
Exsam Le 4 novembre 2007à 15h08min (commentaire N° 12)
lenfoire Le 4 novembre 2007à 15h17min (commentaire N° 13)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 15h52min (commentaire N° 14)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h15min (commentaire N° 15)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h31min (commentaire N° 16)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 18h53min (commentaire N° 17)
Exsam Le 4 novembre 2007à 19h06min (commentaire N° 18)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 20h52min (commentaire N° 19)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h21min (commentaire N° 20)
Exsam Le 8 novembre 2007à 21h57min (commentaire N° 21)
Le Panda Le 9 novembre 2007à 00h21min (commentaire N° 22)
Exsam Le 16 novembre 2007à 21h01min (commentaire N° 23)
|
| Le
Chariot « mini-déchets » mouche Vert !
Parmi les conseils de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie pour diviser par deux nos déchets ménagers, on trouve une fausse bonne idée qui fait frémir. En effet, l’Ademe nous propose d’acheter des produits réutilisables plutôt que jetables. Jusque là tout va bien, mais quand elle cite comme exemple les mouchoirs en tissu plutôt qu’en papier, mon cœur se révulse. En apprenant çà, le « CouAC 40 » a dû éternuer et les actions KLEENEX s’enrhumer. Monsieur BORLOO, qui vante l’étude de l’Ademe qui a mis bas ce mutant à cinq pattes (cinq roues pour le chariot) condamne ainsi nos fonds de poches à baigner dans la morve. Mon mouchoir en cette période de frimas est vert d’humeurs et lire ces absurdités me rend vert de rage. Mais, si l’on suit cette logique jusqu’au bout, le plus grave reste à venir et tous les parents en tremblent déjà dans leur culotte. La plus grande invention depuis le lave linge risque d’être remise en question, les actionnaires de Procter & Gamble en souillent le fond de leur pantalon : La célèbre Couche-culotte va-t-elle disparaître au profit du grand retour des langes en tissu ? Allons nous retourner un demi-siècle en arrière ? Je n’ose l’imaginer. Jusqu’où la vague verte nous emmènera-t-elle ? Le Grenelle de l’environnement devra-t-il être requalifié « Grenelle de l’emmerdement » ? Que Dieu nous en préserve. En outre, l’Ademe avance que ce « Caddie Vert » permettrait d’économiser 50 € par personne et par mois, faisant ainsi « coup double » en préservant également notre porte monnaie. Rien n’est moins sûr, car laver ainsi notre linge sale en famille a un coût environnemental et financier qui n’a certainement pas été pris en compte (eau, électricité, et lessive, sans compter l’utilisation du sèche linge et surtout du fer à repasser). Coup double ou double coût, le calcul reste à faire, néanmoins le dégoût lui est assuré avec ces pratiques d’un autre âge. A ce train de mesures là, nous allons finir par devoir nous laisser pousser la barbe afin d’éviter les rasoirs jetables, nous moucher avec les doigts (les footballeurs le font très bien et s’est très télégénique) et nous vêtir de peaux de bêtes. L’Homme Préhistorique (ou Naturel), que je n’ai pas connu car j’avais disparu avant qu’il naquît, n’est pas loin d’être en vogue. Espérons que les bureaux d’études des industriels soient plus inspirés que l’Ademe et nous évitent ces humiliations. Ô Saint-Étienne, Patron des verts, priez pour nous.
14 Commentaires sur ce billet lenfoire Le 2 novembre 2007à 10h39min (commentaire N° 1)
T.REX Le 2 novembre 2007à 11h18min (commentaire N° 2)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 13h45min (commentaire N° 3)
Exsam Le 2 novembre 2007à 22h10min (commentaire N° 4)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 21h56min (commentaire N° 5)
T.REX Le 5 novembre 2007à 09h51min (commentaire N° 6)
Le Panda Le 5 novembre 2007à 10h57min (commentaire N° 7)
T.REX Le 5 novembre 2007à 17h31min (commentaire N° 8)
Le Panda Le 5 novembre 2007à 22h19min (commentaire N° 9)
T.REX Le 6 novembre 2007à 10h15min (commentaire N° 10)
T.REX Le 6 novembre 2007à 11h29min (commentaire N° 11)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h21min (commentaire N° 12)
LE CHAT Le 8 novembre 2007à 13h15min (commentaire N° 13)
T.REX Le 8 novembre 2007à 15h27min (commentaire N° 14)
|
| Point
mort
Une fois n’est pas coutume, je me lance dans le “morbide”. Non, ne me quittez pas. Le magazine “Science et vie” du mois d’août 2006 a initié ma réflexion à l’époque. Alors, pardonnez-moi, car je n’ai pas péché et ce ne sera pas nécessairement triste.
Nous avons eu comme d’habitude en cascade Halloween, la Toussaint et le jour des morts. N’était-ce pas le moment de faire sortir ce papier? Jacques Brel chantait à son époque: “Mourir cela n’est rien. Mourir la belle affaire. Mais, vieillir“. Etudier la mort comme se le proposait “Sciences et vie“, n’est pas chose aisée. On sait d’où on vient, mais alors savoir où l’on va? Personne n’en est revenu vraiment de cet espace-temps sans rémission. Le magazine se proposait de contourner le problème sous l’angle de la vie dans son entrée en matière. Cela me rappelle, l’interview d’une dame d’un âge certain très perspicace et pleine d’humour, qui répondait à la constatation d’un journaliste: - “Vous êtes apparemment en pleine forme, chère Madame“. - ”Peut-être, mais je suis tout de même plus près de grand trou, que du petit d’où je suis sorti“. Que veut dire ce passage d’un état plein de mouvement à celui du calme plat? La religion n’a pas manqué d’y apporter “sa” vérité et “son” pourquoi. Et pourtant. La fête de la Toussaint, 1er novembre, vient de s’échapper en nous le rappelant par les visites aux cimetières même si les morts, eux-mêmes, auraient peut-être le lendemain pour être célébrés. Chacun à son tour, est confronté avec le problème de prononcer l’”au revoir” final. Le jeune n’y pense pas malgré que plane toujours l’épée de Damoclès de la maladie ou de l’accident malheureux au dessus de sa tête. L’aîné, au plus il avance en âge se posera des questions plus précises devant ce mur qui se rapproche à trop grands pas. Le dernier souffle, le néant fascinent et font peur à celui qui n’a pas de foi et de convictions transcendantales. Céder la place au suivant avec un héritage en “récompense” à l’avantage de celui-ci pousse la justice et la science à en définir les frontières de manière la plus précise possible. Mais, qu’entend-on au niveau scientifique par mort cérébrale puisque le coeur n’est plus de rigueur pour affirmer le “passage”? Quels sont les critères qui permettent de “fermer le couvercle” ? Les points de “non retour” que la Science se permet d’avancer pour délimiter le “vital” sont la respiration, le sang qui voyage dans les veines, purgé et oxygéné par le cœur, le cerveau qui donne son avis sans discussion après ses observations. Trois minutes suffisent après l’arrêt cardiaque pour que le cerveau, qui décline cette fin de non recevoir, se détruit de manière irréversible par manque d’oxygène.¨ Processus bien connu, maîtrisé au mieux des possibilités de la médecine. Enrayer le déroulement inéluctable et l’interrompre au plus vite a toujours été l’objectif de la médecine. Les moyens techniques de repérage et de correction du phénomène existent depuis un demi-siècle. Le respirateur artificiel a apporté son soutien pour contrer le fil du temps et sa contribution surtout pour ne pas le briser. Le pouls, le coup de dents dans le pied, la condensation de la respiration sur le miroir n’ont plus “le charme d’antan” pour déclarer la fin de l’homme sur la civière. L’état du cerveau et les détériorations irréversibles qu’il a subit sont plus dans l’air du temps pour affirmer la cadavérisation du sujet. L’électro Cardio est de plus en plus remplacé par son homologue électro encephalo. Le coma n’est pas non plus le point final. Les comateux ont, de multiples fois, présenté une réactivité notoire. La complexité est bien plus grande qu’il n’y parait. Chacun est toujours surpris que l’autre passe de vie à trépas. Personne ne veut croire à l’inexorable mort. Alors pour soi? Etre sauvé in extremis n’est pas rarissime. Ce purgatoire peut très bien redescendre le “mal” heureux sur une terre bien ferme et cela après de longs mois, voire des années (Sharon en Israël n’en est qu’un exemple récent) après maladies ou sévices subis par ce corps victime des aléas de la vie. Comme on ne sait rien de l’après, s’attacher à l’avant et à son changement progressif donne une approche sensée. L’acharnement thérapeutique est la limite à ne pas franchir. Le reste est permis sinon obligatoire pour suivre les principes de l’ordre médical. Un état végétatif est pourtant déclaré comme insoutenable moralement. Après trois mois et au pire un an après un traumatisme, cet état de non conscience n’est plus facilement justifiable. Les diagnostiques ne sont pas exempts d’erreur mais il faut raison garder. Les règles qui déterminent le moment fatidique est dépendant du pays et des législations en vigueur. Mais dans la pratique, il y a beaucoup d’éléments à prendre en considération. Les suites de la mort sont parfois troublantes dans le monde resté vivant. N’avez-vous jamais remarqué qu’il y ait beaucoup moins de déclarations de décès pendant le week-end ou en fin de mois? De plus, il y a un intérêt à connaître l’heure précise de cet abandon de la vie. Pour en trouver la raison, on touche un domaine sensible de l’héritage. Les banques sont fermées pendant le week-end, non? De plus, un mois de pension en plus, ça compte… Savoir, qui a pris le premier ticket de sortie est d’une importance capitale pour les “toujours en place”. Trop peu “populaire”, la taxe sur la mort par les droits de succession semble aller dans la voie d’une réduction. Les pays anglo-saxon sont les initiateurs. La Belgique est un peu à la traîne ou à vitesses variables dues aux compétences régionales. Mon article “Merci, pour la petite enveloppe” rappelait que l’état n’était pas seul pour presser le frein. Non, vraiment, ce n’est pas de la petite bière, la mise en bière, après la mort ! Une régénération des fonctions vitales n’est pas de la science fiction. C’est seulement d’une résurrection dans le langage des gens de foi dont on parle alors. La transition vers l’”autre horizon” est en effet une mise entre parenthèses le temps nécessaire à la “régénération” pour ceux qui y croient. Mais, pourquoi mourir? On pourrait dire sans trop se tromper que c’est inscrit dans les gènes.“Un bébé n’est il pas un condamné à mort? ” remarquait cyniquement quelqu’un. Les cellules sont programmées pour céder la place à d’autres et respecter un équilibre naturel entre ce qui doit être ou ne plus être. La mort n’est pas réellement programmée dans nos cellules mais est présente et intégrée en potentialité. L’apostose, la nécrose, l’autophagie, les télomètres en dégénérescence sont les arguments, les catalyseurs, acteurs de la mort. La conception est suivie d’un suicide collectif des cellules après un temps normal nécessaire pour permettre la reproduction et la succession de l’espèce. L’apostose, la dégénérescence naturelle des cellules pose le concept représentant les cellules qui en se divisant précipitent leur fin. L’ADN subit des changements en neutralisant des enzymes de maintien à un rythme automatique. La sénescence est le côté négatif du processus d’annihilation. La gériatrie, la méthodologie médicale pour contrer une perte de mobilité et de l’esprit. Les radicaux libres jouent également un rôle important de trouble fête dans cette mutation par l’usure de l’ensemble. La mort est là seulement pour sauver la vie et ne pas nuire à la reproduction. C’est tout le prix à payer. Ceux qui ont frôlé la mort et qui en réchappent en se souvenant de ce moment, y voit le plus souvent comme un long tunnel avec une lumière au fond qui aveugle. Le NDE (en anglais: “Near Death Experience”) ou l’EMI (en français Expérience de Mort Imminente) est étudié très sérieusement scientifiquement et semble être expliqué par un passage du rêve à la réalité, une conscience modifiée et d’une persistance rétinienne, énigmatique, captée par le cortex cérébral. Le livre “L’après-vie existe” du Dr Jean-Jacques Charbonnier, en témoin éclairé, en parle de cet étonnant voyage dans l’au-delà. Anesthésiste, loin d’être farfelu, de la région de Toulouse, il raconte ce qu’il a vécu. Lors de ces expériences, toujours la même séquence événementielle, indépendamment de la culture, de la religion et de la philosophie de la personne: la sortie du corps, une impression de bien-être extraordinaire, le tunnel et la lumière au bout. Le roman de Marc Levy y touche avec originalité “Et si c’était vrai” . A cette extrémité, des effets paranormaux se produisent: la précognition (deviner le futur proche) et la rétro cognition (vision de la vie passée en accéléré) en parfaite télépathie avec son entourage. Au retour, une fois le point de non-retour franchi, des pensées arrivent très claires à ces voyageurs de l’impossible. Le comble est que l’état comateux est tellement confortable que l’envie d’en revenir n’est pas automatique et demande une motivation. Le paranormal perdra peut-être sa particule “para” dans le futur. Sans ajouter une “couche religieuse”, rien ne prouve que la “vie” s’arrêterait après la mort. La “carrosserie” de notre corps serait-elle dissociable du reste dans la longueur de vie? Ambitieuse rêverie qui ne fait pourtant plus rire les autres médecins. “Un quart d’heure avant sa mort, il vivait encore” déclarait, innocemment, Bernard de la Monnoye en parlant de La Palisse. Aux enfants, on explique ce passage par le fait que cet homme étendu sur le lit aurait oublié de respirer. Des romans de science fiction n’ont pas manqué pour inspirer une vision de ce qui se passerait si notre monde s’épaississait de couches de plus en plus nombreuses de population dont l’âge ne progresserait plus mais qui continueraient toujours à procréer. L’eau de jouvence ne permettra jamais rien de plus que de mettre un baume ou un masque filtrant (ce qu’elle fait très bien, photos à l’appui) sur les affres des heures, des jours et des années. Mais, c’est une des plus grandes différences aussi entre l’animal et l’homme. L’animal se protège et se défend pour conserver la vie par instinct de conservation, il n’en connaît pas les limites. L’homme, lui, se prépare très vite au grand voyage tout au long de sa vie en parfaite connaissance de cause. Les assurances vies ne sont qu’un exemple du tableau “sombre” mais bien “réel” qui témoignent de cette reconnaissance. N’est-ce pas une chance qui nous est offerte? Ne pas perdre son temps en balivernes, en mauvaises appréciations de ce qui est important. Voilà une réflexion sensée. Faut-il avoir peur de mourir, même si c’est intuitif et d’instinct naturel? Il faut se rappeler que ce passage est là parce que tout a une fin, tout simplement. Si l’on rappelle ce que nous farcissent les religions, de ce qu’en leur nom, certains en poussent d’autres à faire le pas décisif, pour constater lors de cette fin, qu’il n’y aurait rien, on pourrait penser que ce serait une fameuse arnaque. Mais, Enfoiré, je ne pouvais vous laisser sur une note aussi paisible et si peu originale. Alors, allons-y, changeons de registre. Devant le bout de chemin, encore une fois, pourquoi trembler? Ne serait-ce pas peine et temps perdus quand on pense aux Mayas, ces grands astronomes, ces grands mathématiciens avant l’heure. Je parlais d’eux dans “Mailles à partir avec les Mayas“. Dans leurs calculs d’extrapolation savante, les Mayas, grands sages, avaient calculé la fin du monde le 21 décembre 2012 représentant la fin d’un cycle de 26.000 ans et l’arrivée d’une grande Transition vers l’âge Itza. Si cela était vrai? Quand on reconnaît enfin que l’homme a fait “quelques” erreurs de jugement dans son environnement et ses manières très autodestructrices… Il faudrait diablement se dépêcher d’en profiter un fameux brin car cette date, ce n’est vraiment pas très loin. Non? Et puis, encore “non”, il faudra surtout penser à contrecarrer cette prédilection. Halloween, Hallo Ween, es-tu encore là? Peux-tu revenir encore quelques temps et nous faire peur comme tu sais si bien le faire pour s’éclater de rire ensuite? Les parents sont couchés. Car, mourir de rire, ce ne serait pas mourir pour rien. Cliquez ici, ce serait déjà une bonne raison. Car “Ma vie, c’est un manège“. L’enfoiré,
Un article d’un collègue blogueur: ‘Vivre avec la mort“. et un autre
Citations: * “Mort
à jamais ? Qui peut le dire ?”, Marcel Proust
15 Commentaires sur ce billet Le Panda Le 2 novembre 2007à 13h35min (commentaire N° 1)
lenfoire Le 2 novembre 2007à 14h19min (commentaire N° 2)
Gasty Le 2 novembre 2007à 23h31min (commentaire N° 3)
lenfoire Le 2 novembre 2007à 23h52min (commentaire N° 4)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 23h57min (commentaire N° 5)
Le Panda Le 2 novembre 2007à 23h59min (commentaire N° 6)
Gasty Le 3 novembre 2007à 10h55min (commentaire N° 7)
lenfoire Le 3 novembre 2007à 11h01min (commentaire N° 8)
Gasty Le 3 novembre 2007à 12h03min (commentaire N° 9)
lenfoire Le 4 novembre 2007à 10h40min (commentaire N° 10)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h36min (commentaire N° 11)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h38min (commentaire N° 12)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 18h58min (commentaire N° 13)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h20min (commentaire N° 14)
lenfoire Le 22 novembre 2007à 14h51min (commentaire N° 15)
|
| Egotistes
! Florentin Piffard est l’auteur d’un article sur Agoravox “Je ferais bien un article mais j’ai rien à dire…” Par ce non article, l’auteur ne dit rien sur rien mais il s’amuse de ses contemporains. Evidemment, l’article a plu mais il bute sur deux difficultés : ce genre d’exercice ne se renouvelle pas sans être lassant, il n’attire que des commentaires médiocres. Se moquer de son prochain, c’est tout l’art que Piffard nomme la “modernologie”, mouvement nouveau qu’il se targue d’avoir inventé. Pour autant, Florentin Piffard se défend d’être orgueilleux. Puisqu’il est catholique et pratiquant, humble parmi les humbles. Ce défaut ne saurait donc lui être reproché ni même faire naître le moindre début de soupçon dans l’oeil de son interlocuteur qui hésiterait entre la paille et la poutre. Il est vrai que Florentin Piffard se sent une âme bien née, d’une qualité humaine bien supérieure à celle de ces laïcs sans foi ni loi, de cette engeance d’individus qui se proclament libres depuis Voltaire et les Lumières et qui ont fait la Révolution. Ces hommes qui parlent trop souvent d’eux à la première personne du singulier et se permettent par là même de narguer le Tout-Puissant, alors que lui, Florentin Piffard, se dit humble brebis. C’est pour cette raison impérieuse que lui dicte sa conscience que Florentin Piffard a décidé de prendre sa plume pour dénoncer ces vulgaires, ces égotistes ! Sa religion préserve Piffard du péché d’orgueil. Malgré tout, il ne parvient pas toujours à réprimer sa jouissance toute spirituelle de se sentir une âme bien née, et de figurer dans les rangs des élus, des protégés de dieu qui peut donc bien lui pardonner ce petit écart. D’ailleurs, par modestie bien apprise devant son seigneur et maître, Piffard ne dit jamais “je” : il parle de lui toujours à la troisième personne. Il n’est pas égotiste, lui ! Mais que vient donc nous dire Florentin Piffard dans son article sur Agoravox ? Eh bien ! qu’il n’a rien à dire. Mais c’est faux, son cv et ses articles nous en disent long, nous en disent trop. Notre maître en modernologie voudrait abolir les Lumières. Il a mal supporté que je relate les vélléités séparatistes des citoyens du Vermont qui veulent retouner aux sources de la Révolution américaine et à la loi fondamentale. Pensez que ces gens ont affranchi les esclaves avant tout le monde sans même attendre une bulle de Sa Sainteté le pape ! Piffard n’admet pas que la science se permette des excentricités du genre de celles qui font pousser des yeux aux grenouilles, même si c’est pour le bien de l’Humanité. Car cela va contre la loi de Dieu ! Enfin, ce qu’il déteste au-delà de tout, c’est cet écrivain diabolique du nom de Flaubert qui, non content d’avoir écrit “Madame Bovary”, cette oeuvre maléfique à propos de laquelle l’auteur s’est exclamé “Madame Bovary, c’est moi“, a produit un ouvrage qui met en scène deux simples mortels, Bouvard et Pécuchet, qui se sont mis en tête -les insensés !- de s’intéresser aux sciences et d’ouvrir leurs esprits à toutes sortes de disciplines expérimentales. “Vade retro satanas !”, dit Piffard et pour diaboliser définitivement, croit-il, deux rédacteurs impétueux d’Agoravox, il a décidé -après que dieu lui a parlé- de les nommer respectivemenent “Bouvard” et “Pécuchet”. C’est qu’en plus d’être supérieurement spirituel et éclairé, Florentin Piffard sait faire preuve d’un humour fin et tout à la fois désopilant, pour qui sait voir… Voilà le message qu’est
venu nous dispenser du haut de sa chaire Florentin Piffard : frères
humains, de vous à la première personne ne parlez point
! Ne cultivez point d’ambition, en un mot soyez médiocres
! Mieux soyez morts ou, du moins, publiez votre article le jour de la
fête des morts !
47 Commentaires sur ce billet Le Panda Le 3 novembre 2007à 14h09min (commentaire N° 1)
lenfoire Le 3 novembre 2007à 14h40min (commentaire N° 2)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 14h53min (commentaire N° 3)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 14h58min (commentaire N° 4)
Gasty Le 3 novembre 2007à 15h24min (commentaire N° 5)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 15h32min (commentaire N° 6)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 15h37min (commentaire N° 7)
Gasty Le 3 novembre 2007à 15h50min (commentaire N° 8)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 15h51min (commentaire N° 9)
Gasty Le 3 novembre 2007à 16h03min (commentaire N° 10)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 16h17min (commentaire N° 11)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 16h21min (commentaire N° 12)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 16h41min (commentaire N° 13)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 16h52min (commentaire N° 14)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 16h57min (commentaire N° 15)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 16h59min (commentaire N° 16)
lenfoire Le 4 novembre 2007à 10h18min (commentaire N° 17)
Exsam Le 4 novembre 2007à 18h54min (commentaire N° 18)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 19h05min (commentaire N° 19)
taverne des poetes Le 5 novembre 2007à 10h54min (commentaire N° 20)
Le Panda Le 5 novembre 2007à 11h46min (commentaire N° 21)
taverne des poetes Le 5 novembre 2007à 13h15min (commentaire N° 22)
Le Panda Le 5 novembre 2007à 13h52min (commentaire N° 23)
lenfoire Le 5 novembre 2007à 18h42min (commentaire N° 24)
taverne des poetes Le 6 novembre 2007à 16h11min (commentaire N° 25)
lenfoire Le 6 novembre 2007à 21h26min (commentaire N° 26)
taverne des poetes Le 7 novembre 2007à 12h49min (commentaire N° 27)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h20min (commentaire N° 28)
LE CHAT Le 8 novembre 2007à 13h47min (commentaire N° 29)
Le Panda Le 8 novembre 2007à 16h44min (commentaire N° 30)
taverne des poetes Le 9 novembre 2007à 22h08min (commentaire N° 31)
Le Panda Le 9 novembre 2007à 22h27min (commentaire N° 32)
taverne des poetes Le 9 novembre 2007à 22h46min (commentaire N° 33)
Le Panda Le 9 novembre 2007à 23h17min (commentaire N° 34)
taverne des poetes Le 10 novembre 2007à 10h54min (commentaire N° 35)
taverne des poetes Le 13 novembre 2007à 19h38min (commentaire N° 36)
Le Panda Le 13 novembre 2007à 19h59min (commentaire N° 37)
taverne des poetes Le 13 novembre 2007à 20h08min (commentaire N° 38)
taverne des poetes Le 13 novembre 2007à 20h15min (commentaire N° 39)
taverne des poetes Le 13 novembre 2007à 20h21min (commentaire N° 40)
Le Panda Le 13 novembre 2007à 20h28min (commentaire N° 41)
lenfoire Le 13 novembre 2007à 20h39min (commentaire N° 42)
taverne des poetes Le 13 novembre 2007à 21h06min (commentaire N° 43)
lenfoire Le 13 novembre 2007à 21h09min (commentaire N° 44)
Le Panda Le 13 novembre 2007à 21h27min (commentaire N° 45)
taverne des poetes Le 13 novembre 2007à 21h35min (commentaire N° 46)
lenfoire Le 13 novembre 2007à 21h45min (commentaire N° 47)
|
| Mais,
qu’est-ce qu’un _apide? Ben, c’est un t_ain qui va t_ès vite, pas v_ais ? Vieille blague qui ci_cule dans les écoles aujou_d’hui et hie_s. Mais qu’est ce qui ne va pas avec cette 18ème lett_e pou_tant bien anc_ées dans nos mémoi_es et qui se p_end la malle par moment? Voyons avec un peu d’humou_ ce qui a_ive_ait si …. Ca_, su_tout, ne pas _ecommencer les déboi_s de nos p_édécesseu_s. Du_ du_, ces mots, ces ph_ases qui s’assemblent avec leu_ loudeu_, leu_ épaisseu_, leu_ lectu_e, leu_ inte_p_étation. S’il y a des _édacteu_s et des commentateu_s, il faut aussi, à l’aut_e bout, des modé_ateu_s expe_ts ou qui pensent l’êt_e. Comme c’est ét_ange cette idée, di_ez-vous. Cette 18ème lett_e donne-t-elle aussi f_oid dans le dos quand elle n’existe pas? On espè_e tous qu’elle _evienne. Appa_emment, on c_oyait pou_tant ce site avoi_ p_is des ai_s de sénateu_ alo_s qu’il n’y avait pas enco_s de ”sénateu_s” désignés au t_avail. En attendant, on se bouscule toujou_s au po_tillons des insc_iptions pou_ deveni_ auteu_. On b_ûle d’impatience pour fai_e pa_aitre ses a_ticles si chè_ement const_uits. Véritable foi_e aux yeux des acteu_s, de lecteu_s, des spectateu_s en mal de discou_s et de ve_ves. _rendre son temps, pour off_i_ le meilleu_ service est pou_tant obligatoi_e. Attend_e t_ois jou_s pour t_ouver le nec plus ult_a, ce n’est pas la me_ à boi_e. Ce se_a, plus ta_d, dans le cont_at. Alo_s, comme il était dit sur un ton sé_ieux dans l’”A_oseu_ a_osé“, il y a un di_ecteu_, un pat_on au gouve_nail et des “g_ands penseu_s”, mais alo_s, il faut savoi_ et se _appeler que chez ces Messieu_ là, on ne do_t plus, on se g_ouille doucement mais su_ement. Décidemment, ces “_” me font toujou_s f_issoner. A vous pas? Une vé_itable maladie que ces maudits “_” ! Mais, au fait, qu’est ce que je suis venu fai_e dans cette galè_e? En g_os, surtout pas m’emme_der, pa_fois me fend_e la poi_e, souvent app_ende un peu d’un ailleu_s sans aig_eu_. Les “Voix du Panda” vont y fai_e attention pou_ ne pas êt_e dépassé en manque de p_écautions et fini_ par mett_e au _ancard d’aut_es lett_es de l’alphabet. Vous voyez déjà ce que c’est avec une seule lett_e ! C’est ga_anti su_ factu_e, disait celui qui a commandé cet a_ticle un peu fou (un ce_tain … Pat_ick surnommé Panda). C’est un d_ôle de _ole que celui de pat_on ! Me_ci, donc, d’attend_e un peu. Tout vient à temps à qui sait attend_e, non? Le compteu_ , c’est pas pou_ nous. Et les que_elles d’ailleu_s, non plus. Je laisse_ai enco_e une fois le de_nier mot au Chat :
’Enfoi_é de se_vice, Citations: * “La
vie passe, _apide ca_avane ! A__ête ta montu_e et che_che à
êt_e heu_eux.“, Oma_ Khayyam
28 Commentaires sur ce billet taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 15h08min (commentaire N° 1)
lenfoire Le 3 novembre 2007à 15h36min (commentaire N° 2)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 15h47min (commentaire N° 3)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 16h23min (commentaire N° 4)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 16h24min (commentaire N° 5)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 16h35min (commentaire N° 6)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 17h04min (commentaire N° 7)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 17h25min (commentaire N° 8)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 17h49min (commentaire N° 9)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 22h04min (commentaire N° 10)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 22h06min (commentaire N° 11)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 23h15min (commentaire N° 12)
Le Panda Le 3 novembre 2007à 23h32min (commentaire N° 13)
taverne des poetes Le 3 novembre 2007à 23h49min (commentaire N° 14)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 00h42min (commentaire N° 15)
taverne des poetes Le 4 novembre 2007à 01h23min (commentaire N° 16)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 01h42min (commentaire N° 17)
lenfoire Le 4 novembre 2007à 09h43min (commentaire N° 18)
Gasty Le 4 novembre 2007à 20h22min (commentaire N° 19)
Le Panda Le 4 novembre 2007à 20h41min (commentaire N° 20)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h19min (commentaire N° 21)
LE CHAT Le 8 novembre 2007à 12h34min (commentaire N° 22)
lenfoire Le 8 novembre 2007à 13h15min (commentaire N° 23)
Le Panda Le 8 novembre 2007à 16h52min (commentaire N° 24)
lenfoire Le 8 novembre 2007à 17h03min (commentaire N° 25)
lenfoire Le 8 novembre 2007à 17h07min (commentaire N° 26)
Le Panda Le 8 novembre 2007à 17h28min (commentaire N° 27)
lenfoire Le 8 novembre 2007à 18h10min (commentaire N° 28)
|
| L’Europe
2001-2007
Un référendum qui pourrait s’avérer d’utilité publique ? En janvier 2002 l‘euro se trouva dans les poches de tous citoyens européens d’une façon légale, enfin de presque tous. La France déclara :” Toute somme équivalente à 100 000 francs français sera changée sans en demander la provenance “. Combien de matelas, coffres pleurent encore sous les coups de rasoirs apportés pour changer un acquit que certains ne voulaient point étaler sur la place publique.Avant d’aborder des sujets qui fâchent qui tiennent plus à cœur au quotidien un peu d’histoire. Ne pas avoir de regret sur l’existence de l’Europe, par contre, celle que demain on veut nous imposer par la force que dire….Avril 1951 création de la CECA Mars 1957 naissance de la C.E.E. CEEA ou Euratom Janvier 1962 mise en place de la PAC Juillet 1967 fusion CECA C.E.E. CEAJanvier 1973 de 6 pays on passe à 9 Février 1975 à Lomé (Togo) la C.E.E accepte 46 pays d’Afrique plus ACP Décembre 1978 instauration du SME valeur 1er janvier 1979, naissance de L’ECU Mai 1979 La Grèce apporte une étoile de plus au drapeau effet janvier 1981 Juin 1979- 1 ere élection du parlement Européen au suffrage universel. Bis en 1984 et 1989 et ainsi de suite tous les 5 ans que de belles campagnes et c’est parti à nouveau pour violer à mot couvert la constitution européenne. Décembre 1985 adoption de l’Acte Unique accord ratifié par les douze en 1986 et 1987. Mise en place de vigueur : juillet 1987 Janvier 1986 l‘Espagne et le Portugal entrent dans l’Europe Février 1992 Traité sur l’Union Européenne à Maastricht (Pays -Bas) Vouloir comprendre après 8 lectures du Nouveau Traité de 2007, avec ses implications, incompréhensions, 3 tubes d’aspirine, nous demandons encore des explications pour éviter de paraître avoir une grosse tête « Je suis malade ». L’EUROPE de Maastricht : Définition du drapeau. Le respect des traditions, dont les enfants sont porteurs, sont celles du cœur dans l’avenir. Construire une Europe qui réponde aux besoins sur énormément de plans et non uniquement sur le seul coin obscur financier que l’on nous laisse entrevoir après la position prise au Portugal par le Président Nicolas Sarkozy et tout le monde applaudit c’est “les guignols des nuls de l’Info ou de l’intox. En garde ce n’est ni plus ni moins que le Traité refusé par référendum, par plusieurs nations dont la France; incroyable, mais vraie et personne n’en parle. Certains auraient souhaités créer une Europe sous forme de république confédérale, leurs ambitions étaient peut-être justifiées, mais le bateau était plein de trous et tout à chaviré. Observons de quelle manière réagissent les Etats-Unis, le Japon, la Chine, les pays de l’Est parmi tant d’autres et nous constatons que nous n’avons pas fait dans la simplicité : 1 euro = 6,55957 et la suite l’euro est à une cotation de 1,50 par rapport au dollar “le rêve”. L’Europe sera sûrement unifiée par la monnaie unique, la stabilité de l’Euro aurait dûe jouer le rôle du béton armé dont le monde a besoin pour retrouver un semblant quotidien de paix. Observons dignement les perspectives de guerres de conflits en balance et vous comprendrez à qui profite le crime, après l’Irak, l’Iran en pointe de mire? Trop de pouvoirs tuent les Lois et bafouent les Constitutions prétendent certains. Moment charnière, ou quoi qu’ils fassent ou pas les dirigeants d’Etats orienteront les peuples du monde pour des années, voir des décennies. Là où ils ne veulent surtout pas aller et vivre une révolte avant l’heure, comme amputer un bras, une jambe, parfaitement saine. Les hommes d’Etats ont créés une Europe monétaire en faisant abstraction de la véritable condition humaine du droit du respect à vivre. Régulariser, sans condition ou contre-partie toutes les dettes du tiers monde, donner un sens à la vie de tous les sans papiers qui circulent envers et contre tous les accords pris, agir, avant de les emmener plus loin dans la misère qui se trouve devant nos propres portes. Il faut se rendre là, où se trouve le mal, le nœud du problème et non faire une sélection de l’immigration tout occident confondu, oui il faut oser le dire et le faire. Des doléances il y en a des tonnes, mais essayons d’en faire comprendre peu: que les problèmes se solutionnent lorsque l’on veut bien les aborder et trouver le ciment indispensable à la fonction de chacun. L’Europe construite telle: ”ce” puzzle ne peut avancer il manque des pièces, l’on a fait abstraction du social, “dans tous les cas la réponse sera humaniste ou elle ne le sera pas”: Propre citation de Madame Simone Weil à l’Assemblée Nationale Française et dans son discours au Conseil de l’Europe à Strasbourg. Arrêtez de vous, de nous prendre la tête avec des fadaises qui ne veulent plus rien dire dans le cadre de civilisation mondiale en décadence. Accepter d’agir dans le : Social-Educatif-Culturel-Médical- Préventif- Etc ! Donnez les moyens à ceux qui le souhaitent en n’en n’ayant pas les capacités, que vous refusez d’accorder alors que les lois “elles” figurent dans la constitution des droits de l’homme. C’est certain vous n’avez pas tous les pouvoirs et encore il faut vouloir, savoir respecter la conception des autres, leurs idées, pourquoi refuser d’en parler d’une façon simple, que tout un chacun puisse comprendre, évitez de créer des classes d’élites pour servir des forteresses d’Etats souverains. Vous avez trop tendance à oublier que des millions de gens meurent, crèvent par manque de pain, de lait, d’eau simplement. Osez rendre public les tonnes de nourriture brulées détruites rendues impropres à la consommation pendant que dans certains pays les gens meurent de faim, alors que dans d’autres la luxure est presque une insulte au droit d’exister. Il suffit de voir ce que Médecins, Pharmaciens sans frontière vivent sur le terrain et tout est dit. Où vont les fonds récoltés lors de séismes mondiaux et le gâchis d’une humanité jetée dans l’apocalypse du néant pour le profit mercantile? Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, c’est un phénomène mondial au profit des nantis. De la prolifération des drogues dans des pays que l’on continue à aider, alors que l’on sait ce qu’il produise. L’Afrique, dont le Maroc en tête sont les premiers producteurs au monde de toutes formes de drogues et d’opiacés. A cette fin, Jacques Delors créa Le fond de lutte contre cette catastrophe, résultat des chiffres sans action. Rendu, sur place, j’ai vu alors qui le conteste? Chachaouen, Tétouan, Amsterdam, Barcelone, etc. Sans aller loin devant les propres frontières de l’occident on cache la vérité, il est fini le temps du pain blanc a continuer ainsi, non seulement nous allons oublier de partager le fruit du travail, mais on va aussi créer des fossés tellement immenses que l’Europe y tombera toute entière sans avoir eue le temps de voir le jour, sinon que dans l’idéal de la pensée de Monet. N’attendons pas toujours que les autres fassent ce que nous pouvons aussi réaliser, nous restons persuadés qu’à force de leur faire répéter nos leçons ils sauront mettre en action des plans de vérités qui suppriment complètement les dettes du tiers monde, rétablissent l’équilibre les valeurs de la nature en cessant des expériences inutiles, mettre des commissions d’études ne sert à rien puisque les textes vôtés ne sont pas appliqués, O.G.M. Dangers ou pas? Le chemin il est vrai est dur, long à parcourir, chacun aspire à une Europe qui ne construise pas des clans de riches et pauvres, à travail égal salaire égal quel que soit le pays européen, uniformisez les lois, dans le cas contraire à quoi servent ces unions et à qui? Il y aura toujours des dérives, personne ne pourra les empêcher. Il faut s’armer de courage, d’ambitions saines, et surtout de bonnes volontés en chassant l’indifférence pour apprendre à vivre et remettre sur les rails une société qui depuis 30 ans au moins a perdu le sens des véritables valeurs, elle la nature n’a rien oubliée et fait payer cache à l’homme ce qu’il tente de tirer de son ventre comme d’un viol. La dette de la nation est de l’ordre de 1200 milliards comment la combler? En agissant ainsi sûrement pas. Lucides, regardons dans la même direction : construire une Europe “vraie” née de la main des hommes en qui reposent tant et tant d’espoirs ne le dites plus démontrez le, rien n’est parfait mais essayons de faire de notre mieux en associant nos capacités pour la valeur Européenne, mais avant tout pour chacun. Clefs de réussites réapprendre à vivre en continuant de donner les fruits de la vie par l’espoir que chacun de nous voudra véhiculer. Le Panda Patrick Juan
31 Commentaires sur ce billet lenfoire Le 5 novembre 2007à 18h28min (commentaire N° 1)
Gasty Le 5 novembre 2007à 22h54min (commentaire N° 2)
Le Panda Le 5 novembre 2007à 23h00min (commentaire N° 3)
Le Panda Le 6 novembre 2007à 09h57min (commentaire N° 4)
lenfoire Le 6 novembre 2007à 11h36min (commentaire N° 5)
lenfoire Le 6 novembre 2007à 11h56min (commentaire N° 6)
Le Panda Le 6 novembre 2007à 16h18min (commentaire N° 7)
Le Panda Le 6 novembre 2007à 16h43min (commentaire N° 8)
T.REX Le 6 novembre 2007à 17h03min (commentaire N° 9)
Le Panda Le 6 novembre 2007à 18h09min (commentaire N° 10)
lenfoire Le 6 novembre 2007à 18h29min (commentaire N° 11)
Le Panda Le 6 novembre 2007à 18h58min (commentaire N° 12)
lenfoire Le 7 novembre 2007à 11h25min (commentaire N° 13)
taverne des poetes Le 7 novembre 2007à 12h44min (commentaire N° 14)
lenfoire Le 7 novembre 2007à 13h49min (commentaire N° 15)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 13h55min (commentaire N° 16)
taverne des poetes Le 7 novembre 2007à 17h45min (commentaire N° 17)
taverne des poetes Le 7 novembre 2007à 17h47min (commentaire N° 18)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 18h25min (commentaire N° 19)
lenfoire Le 7 novembre 2007à 19h47min (commentaire N° 20)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 19h59min (commentaire N° 21)
Le Panda Le 7 novembre 2007à 21h18min (commentaire N° 22)
LE CHAT Le 8 novembre 2007à 13h34min (commentaire N° 23)
lenfoire Le 8 novembre 2007à 15h22min (commentaire N° 24)
Le Panda Le 8 novembre 2007à 17h08min (commentaire N° 25)
lenfoire Le 8 novembre 2007à 17h17min (commentaire N° 26)
Exsam Le 8 novembre 2007à 21h55min (commentaire N° 27)
Le Panda Le 9 novembre 2007à 00h10min (commentaire N° 28)
Le Panda Le 9 novembre 2007à 14h20min (commentaire N° 29)
Exsam Le 11 novembre 2007à 21h37min (commentaire N° 30)
Le Panda Le 21 novembre 2007à 17h48min (commentaire N° 31)
|
| L’Arche
de Zoé, une porte sur l’Enfer ? Comme le dit l’adage « l’enfer est pavé de bonnes intentions » et celles avancées par les membres de l’Arche de Zoé pour leur défense, ne font pas exception, elles donnent même tout son sens à cette maxime ; « Sauver ces enfants d’une mort certaine », les « sortir du Darfour pour les mettre provisoirement à l’abri dans des familles d’accueil » et ce, coûte que coûte, en dépit des risques et des lois. Peut-être également en dépit du bon sens, mais quand la passion pour une juste cause s’en mêle, tout devient possible, même les actions les plus désespérées. Personne n’écoute plus les raisons de ces aventuriers d’une « Arche Perdue », après le lynchage médiatique qui a suivi l’instrumentalisation de cette affaire par le Président Tchadien. Président qui manipule l’information pour parvenir à ses fins : mettre la France en difficulté pour entraver son action diplomatique dans le conflit du DARFOUR. Les graves accusations de trafic d’enfants, voire d’organes, sont aujourd’hui presque oubliées, mais reste le caractère illégal de cette tentative d’exfiltration d’enfants depuis le Tchad. La diplomatie Française ne peut que condamner officiellement l’action de cette ONG humanitaire et adopter un profil bas dans cette affaire pour tenter d’obtenir le rapatriement de l’ensemble des membres de l’organisation humanitaire pour qu’ils bénéficient d’un véritable procès. Comme pour tout prévenu, la présomption d’innocence doit être respectée et les membres de l’Arche de Zoé, même suspectés des pires crimes qui soient, ont droit à être défendus, et si je me fais l’avocat du diable à cette occasion, ce n’est pas parce que je ne crois pas à leur culpabilité, mais parce que dans cette affaire abracadabrante, rien ne semble frapper au coin du bon sens. Tout heurte notre entendement et seul une enquête approfondie pourra permettre de porter un jugement sur ces actes. Que penser des allégations du gouvernement Tchadien, qui certifie que les enfants ne sont pas du Darfour, mais du Tchad et qu’ils ne sont pas orphelins ? Le comité de soutien du « commando » de l’arche maintient que l’UNICEF ne peut certifier, comme il l’a pourtant fait, que ces enfants ont de la famille, car par expérience, la procédure pour déclarer un enfant orphelin dure environ 4 mois. De plus, s’ils sont du Tchad, alors pourquoi les familles tardent tant à se manifester. Que penser également d’ « escrocs à l’adoption » qui s’embarrassent de journalistes d’investigations pendant une opération délicate et secrète ? Qui se laissent filmer complaisamment et tiennent des propos susceptibles de nuire à leurs affaires ? Un tel comportement de la part de supposés trafiquants d’enfants ne semble pas cohérent. Sont-ils si stupides ou au contraire, machiavéliques, diaboliquement intelligent. Les journalistes se doivent de poser toutes ces questions et d’envisager toutes les possibilités, plutôt que de manipuler l’opinion publique. Le caractère illégal de cette opération est indéniable, mais la révolte des individus contre l’injustice les conduits souvent à braver les lois ; sans cela aucune révolution ne serait possible, le but ultime étant toujours de réécrire la loi pour la rendre plus juste. En cela, nous pourrons accorder des circonstances atténuantes aux auteurs de ce plan, si leur cause est finalement déclarée juste.
Souhaitons que la suite nous révèle que cette sale histoire n’est que le fruit de l’innocence d’un groupe d’illuminés par la foi en leur juste cause. Fruit altéré par les intentions malveillantes de ceux qui sont censés bâtir les chemins menant au Paradis sur terre. Quand au rôle joué par le journaliste d’investigation dans cette affaire, il repose la question des limites de l’exercice du journalisme avec les devoirs du citoyen. On ne franchit jamais impunément les cercles de l’Enfer.
32 Commentaires sur ce billet Le Panda Le 5 novembre 2007à 17h28min (commentaire N° 1)
T.REX Le 5 novembre 2007à 17h39min (commentaire N° 2)
lenfoire Le 5 novembre 2007à 17h56min (commentaire N° 3)
Gasty Le 5 novembre 2007à 18h08min (commentaire N° 4)
Le Panda Le 5 novembre 2007à 18h23min (commentaire N° 5)
T.REX Le 6 novembre 2007à 09h44min (commentaire N° 6)
T.REX Le 6 novembre 2007à 10h36min (commentaire N° 7)
T.REX Le 6 novembre 2007à 11h18min (commentaire N° 8)
Le Panda Le 6 novembre 2007à 15h25min (commentaire N° 9)
|