Les véritables Pandémies : Covid plus Médiator

Sans contexte les problèmes sont divers et multiples. Tous les horizons des cinq continents sont concernés.

Il n’y a rien de surprenant, la majorité de certaines classes de sociétés pensent que les maux n’atteignent que les autres et qu’ils se trouvent immunisées par le fait de leur simple volonté.

Lorsque l’on constate la masse de défunts peu importe le point du globe, ceux qui sont encore humains vivants ont une pensée pour ces familles et leurs proches.

Il ne s’agit pas de statistiques, mais de comprendre la tendresse mêlée à la douleur qui marquent les familles atteintes, directement ou par ricochés une réalité sans contour La Covid 19 plus le Mediator frappent où ils veulent comme ils le souhaitent par le laxisme des divers Etats.

Certains pensent que le montant demandé par les victimes du Médiator soit : 1 milliard d’euros est trop élevé, indéniablement le courage du désespoir possède un tarif ?

Le procès Mediator entre à la suite de multiples courbes stipulant dangers vers le drapeau à damiers en pleine ligne droite. A partir de ces jours, le ministère public prendra des réquisitions, durant deux jours, puis arrivera les plaidoiries. Le procès devrait s’achever courant juillet. Puis pas de surprise le jugement sera posé en délibéré vers 2021.

Ce procès en longueurs a débuté le 23 septembre, mit en veilleuse deux mois pour causes du Covid. Il véhicule les fondements justifiés ou plus de 4600 plaignants attendent la lumière, qui pour certains sont devenu du repos éternel. Ces victimes de ce médicament provoquant plus de 500 décès par valvulopathies du cœur, masses d’hospitalisations, pourtant il était présenté tel un banal antidiabétique.

Le tribunal se devra de répondre à des questions clés : à quels points les labos Servier, le fabricant, étaient-ils au courant des dangers mortels du produit? Tenter d’expliquer le pourquoi du comment ils les ont dissimulés? Le train est-il strictement commercial, ayant la grosse caisse de profits mensonges, avec des bénéfices colossaux liés à son effet de fausse nomination. Qui entrainait séduisait les gens voulant perdre du poids, enfin maigrir? Pourquoi et par quels subterfuges : l’Agence du médicament n’a rien vu, cela durant 33 ans, par rapport à la date de sa mise sur les rayons des officines et lieux de traitements?

Des entendements sans surprise : Au moment d’audiences souvent techniques, il n’y eu aucun rebondissement, comme si deux orchestres jouaient une partition éculée de l’époque ancestrale. Durant l’instruction les victimes, et les « grandes voix » surtout la lanceuse d’alerte Irène Frachon ont exposé les drames dont tenants, aboutissants étaient plus que connus.

Servier, par la voix de ses dirigeants, osent présenter « leurs regrets pour ce drame considérable » aux victimes. Changement de trajectoire par rapport au déni total du fondateur du groupe, Jacques Servier, décédé en 2014 à 92 ans, qui osé balayer toutes les allégations d’accusations en vrac-bloc.

Les avocats ont toute continué persuadant à plaider avec un « acharnement » dont le groupe était victime. Chevelure blanche et teint hâlé, bref « le bon père de famille » imperturbable dans son costume cintré, Jean-Philippe Seta, premier dirigeant à l’époque des faits porteurs de dividendes. Ne s’étant jamais départi de sa désinvolture. Un des combles de vrais médecins payés par le labo. La présidente du prétoire justifiable, Sylvie Daunis, convoque moult témoins à la barre, qui ont, dans leur quasi majorité, expliqués un système peu reluisant posé par le seul groupe pharmaceutique qui lui permettait de maintenir ce poison produit dangereux sur le marché comme fruits et légumes pour la taille. De la sorte grâce à une stratégie à la Kafka, frappant d’influence les hautes sphères de l’administration de la santé, et idem pour les médecins « experts ». En fait réel rémunérés par le labo. Version contestée par Servier. Qui avec aplomb sur mesuré renvoie la balle vers les pouvoirs publics, comme dans une finale de Rolland Garos. Ils avaient le pouvoir, les moyens de retirer ce médicament du marché plus tôt, et de fait n’ont rien fait. Effectivement on ne tue pas la poule aux œufs d’or.

En final le procès Mediator se terminera par une querelle de très gros sous. Les parties civiles ont demandé des dommages et intérêts subséquents. « Nous exigeons 1 milliard d’euros de préjudices : 500 millions d’euros dédommageant les victimes physiques ; 500 millions d’euros pour les caisses d’assurance maladies, les mutuelles elles qui ont versé des remboursements durant 33 années, alors qu’elles n’auraient pas dû le faire vu la nature de ce produit », résume l’avocat Charles Joseph-Oudin. Il a en effet été montré à la barre que le groupe avait déployé des trésors d’ingéniosité auprès des pouvoirs publics pour que son médicament ne soit pas dé remboursé, ce qui lui assurait une certaine popularité auprès des médecins et des malades.

Alors que le chiffre de 1 milliard frappe les esprits, les parties civiles se défendent de demander une somme astronomique : « Il faut faire un exemple, sinon ces délinquants en col blanc réitérerons. 1 milliard d’euros, à peine 50% pas même du chiffre d’affaires du Mediator, qui garde la valeur 579 millions d’euros. Servier n’avait en ces moments versé que 162 millions d’euros aux victimes dans le cadre du fonds d’indemnisation déjà mis en place. Pour ce qu’il en reste, ils sont plus que largement bénéficiaires », dixit Charles Joseph-Oudin. Selon certaines sources, Servier aurait provisionné 2 milliards d’euros pour faire face à une sanction financière.

A ne pas en douter en tenant compte des sommes déjà versées, les sanctions demandés à ce jour Le parquet a requis dans un premier temps des amendes d’un montant de l’ordre de 8,2 millions d’euros vis-à-vis du funeste laboratoire Servier. Dans la lancée des peines de prison modérées avec en tête une sanction de trois années de prison ferme contre celui qui se présentait comme le second et s’avérait surement en réalité le patron de cette mafia, cela fut le verdict du jugement rendu à Paris dans le cadre de ce non moins fameux scandale sanitaire Mediator en tête.

Vis-à-vis du rempart de nos santés autrement dite : l’Agence de sécurité du médicament, suivi en accusation pour un retard à l’allumage et non des moindres. Ayant tardé à faire cesser la vente du Mediator alors que malgré les divers constats alarmants concernant son danger, ses tromperies. Quant à l’accusation, pour l’instant elle a demandé une peine de 2 cent mille euros d’amende.

Les deux affaires sont loin d’être closes en l’instar, car il semble que dans le cadre du Covid ne sommes-nous pas dans un scandale réel d’Etat ?

A ne pas en douter l’enfumage est aussi puant que lorsque Notre Dame de Paris prit feu sur des causes encore inconnues, un Covid qui devra bien cracher ses braises, tout cela réunit ne va-t-il que nous faire assister à la fameuse réalisation de Victor Hugo.

Tout tourne ou presque autour du Ventre de Paris à l’époque de John Law, et de la mort d’Emile Zola dont les spéculations font comme une salamandre qui pourrait renaître de ses cendres face aux Misérables. Mais n’est qui veut le réel Comte de Monté Cristo. La Peste, Camus en fit son Nobel, Raoul Follereau lui vint à bout de la Lèpre.

Le Panda

Patrick Juan