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Electeurs français débiles ?

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Electeurs français débiles ?

Les électeurs français sont-ils devenus complétement fous ? cet article d’humeur laisse parler nos expériences de la vie au quotidien. Combien se souviennent donc des souffrances de notre peuple, que cela date du 1er conflit mondial ou du second, les morts que le fanatisme a laissé comme pleurs, sang, sur nos sols et cela remonte à une date plus fraiche dans la mémoire de ceux qui gardent la dignité de nos ainés morts pour notre « Liberté ».

Plusieurs échanges dans les rues avec des jeunes, des anciens, des travailleurs vont bien plus loin en disant « Les français sont des cons » Le Général de Gaulle employé une autre phrase mais pas trop loin du fondement de la France : Dans son livre De Gaulle, mon père, Philippe de Gaulle rapporte la réaction de son père après l’armistice de 1940 : « Les Français sont des veaux, ils sont bons pour le massacre, ils n’ont que ce qu’ils méritent, ils sont comme cela depuis les Gaulois. »

À noter que nos responsables abusent avec une violence réelle et symbolique qui est d’autant plus opérante. La délinquance des politiques et des riches exploitants n’a d’autre nom que la trahison et l’abus de confiance. Les élus et les responsables trahissent la confiance du peuple qui leur donne mandat de légiférer et surveiller l’action du gouvernement pour l’intérêt général.

De plus leur mandat n’est pas de mettre une feuille blanche de blocage ou d’annulation du devoir de cette Assemblée nationale. D’ailleurs cette Assemblée n’est qu’un lieu de discorde par les positions négatives qui vident les postes de l’État de leur efficacité et de leur affectation. Et le gouvernement n’arrive plus à guider et à surveiller l’administration.

D’autres se délectent dans les salons avec les potins et les secrets d’alcôves. Dans les cafés entre jeux de cartes et trictrac se règlent les problèmes du monde et les solutions pour la guerre Russie-Ukraine. Dans sa misère, le peuple navigue entre le droit à la paresse et la passivité pour échapper au droit au travail et à l’action, selon leurs lieux de provenance.

Nos politiques, ténors de la bêtise, alimentent la société du spectacle. Nos politiques rivalisent avec nos voisins des pays arabes qui avancent de défaite en défaite croyant voler vers des victoires chimériques. Et notre peuple souffre sans réagir. A-t-il choisi la servitude à la révolte ? Il subit les impôts d’un gouvernement incapable pour colmater les déficits du budget d’un État en faillite.

Dans une pièce de théâtre d’Antoine Rault Le Diable rouge, on assiste à un dialogue de fiction entre Mazarin, ministre de Louis XIV, et l’intendant Colbert. « Quand un individu fait faillite, il est condamné à la prison, mais on ne peut pas jeter l’État en prison. »

Et Colbert de répondre : « On ne peut pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà. Les riches non plus, ils ne dépenseraient plus. » Et Mazarin de répondre : « Il y a quantité de gens entre pauvres et riches, des honnêtes citoyens, qui travaillent rêvant de devenir riches, et redoutant d’être pauvres, ce sont ceux-là que nous devons taxer encore plus, ils vont travailler pour compenser, c’est un réservoir inépuisable, plus tu leur prends, plus ils travaillent. »

Pour redresser la situation, d’un gouvernement compétent capable d’agir, d’un Parlement travailleur et productif pour des lois et non pour des contre-lois. C’est notre espoir en attendant de voir des femmes et des hommes d’État prendre la relève.

Le L.F.I. Tout comme le R.N. (qui restera toute son existence le FN) se retrouve dans une bulle solipsiste qui pense que son moi et ses sensations sont sa seule réalité, en dehors de tous les autres. C’est une situation de déviance mentale avec ses travers et ses errements. Notre Constitution est un régime démocratique et parlementaire et un système économique libéral. Mais notre malheur provient des personnes qui ont le pouvoir sur le fonctionnement de cette Constitution. Aux municipales, l’arbre des succès du RN cache (mal) la forêt de ses échecs

Quand on déchaîne l’irrationnel, il faut s’attendre à une réaction agressive d’un peuple même s’il est pacifiste. Notre malheur est que notre géographie imprime notre politique et nous déstabilise presque jusqu’à l’anéantissement. Notre peuple malgré ses souffrances peut réagir, quelqu’un doit allumer la flamme, montrer le chemin. La France résistante a su relever le défi avec ses alliés.

Sachant qu’une nation est une mémoire de gloire et de défaite, une grande majorité de réels français aspirent à retrouver cette nation tant rêvée et capable de se reconstruire.

Il est évident que le marasme ressemble de plus en plus « A la guerre moderne » celle du Moyen-Orient ou la quasi-totalité ou presque sont disposé à tuer, frères, sœurs, parents, trahir, pour posséder la puissance de « L’or noir »  un lopin de terrain sans valeur disent les inconscients mais ou plus de 20% des richesses du monde passe dans ce mini couloir. Depuis le 8 juillet 2025 à 0 heure, Emmanuel Macron peut dissoudre l’Assemblée nationale à tout instant.

Nous avons une carte d’électeur, essayons d’éviter des scandales à « la Cahuzac » ou dans le cadre civil « L’affaire D’Outreau »

Nous connaissons le marasme de voter pour des extrêmes alors il est encore temps de réagir pour éviter que le fait de voter pour ces derniers nous conduisent à « Crise politique pouvant virer à une guerre civile » à plus ou moins court terme.

Ayant vécu une guerre et deux révolutions, nous pensons utiliser si possible nos acquits pour éviter que les résultats à venir que nous n’espérons pas sans êtres visionnaires « Le président de la République » à pousser la nation à une situation intenable. Dans la mesure ou tel soit le cas à nouveau provoquer « Une nouvelle dissolution » pour éviter d’avoir une Assemblée nationale qui soit un poulailler d’insultes.

A ne pas oublier « Le baiser de Judas » lui rapporta 30 deniers d’argent, mais il chercha une corde pour se pendre et y arriva « dixit la légende » attention aux listes bâtardes contre nature de ne pas chuter lourdement, car le peuple des disciples lui ne renie rien. Seul le sport nous apporte un peu de moments de joies, alors ne laissons pas la France devenir une poubelle mondiale.

Le Panda

Patrick Juan

39 réflexions sur “Electeurs français débiles ?

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    DIRECT. Municipales 2026: Emmanuel Grégoire écarte à nouveau un accord avec la candidate LFI Sophia Chikirou à Paris

     

    Le combat s'annonce serré dans plusieurs grandes villes au lendemain du premier tour des élections municipales, qui a vu le RN, LFI et les socialistes afficher quelques victoires. À gauche, les discussions s'annoncent mouvementées pour nouer des alliances en vue de faire barrage à la droite.

    Bravo, même si non élu, cette députée est arrivée à l'Assemble nationale par le miracle de Gaza. Vous avez plus géné ce peuple dans la douleur que de l'avoir aidé.

     

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    En chiffres 

    Elections municipales 2026 : zéro candidat en Mayenne, dix-sept «quinquangulaires»… Le second tour en chiffres

    Alors que plus de 33 000 communes ont déjà élu leur maire, plusieurs millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche 22 mars.

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    Zéro

    Comme le nombre de bulletins qui sont imprimés cette semaine en Mayenne. Depuis dimanche dernier, chacune des 240 communes du département connaît déjà son maire. Enfin presque. Dans 237 communes il n’y avait qu’une ou deux listes au premier tour, ce qui garantissait, sauf égalité, un résultat définitif dès le premier tour. Et à Laval, la préfecture du département, où cinq listes étaient engagées, le maire sortant Florian Bercault (divers gauche) a écrasé le scrutin en récoltant 54,49 % des suffrages exprimés. Reste enfin Saint-Loup-du-Dorat. Dans cette petite commune, aucun des 338 habitants ne s’est porté candidat. Il n’y en aura pas plus dimanche prochain. Ailleurs en France, la seule collectivité territoriale à être dispensée de second tour sera Saint-Pierre-et-Miquelon. Une situation moins surprenante dans la mesure où le territoire ne comprend que deux communes : Saint-Pierre et… Miquelon-Langlade. Dans les Deux-Sèvres enfin, seuls les 5 700 habitants de Melle sont appelés aux urnes.

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    Dix-sept

    Comme le nombre de communes qui auront le choix entre cinq candidats au second tour. Les « quinquangulaires » ou «penta gulaires» sont sans surprise beaucoup plus rares que les quadrangulaires (il y en aura 171) et que les triangulaires (821). Le jeu des fusions nous a malgré tout privés de deuxièmes tours plus divisés encore. A Poitiers, Castres ou Mulhouse, une sexangulaire était possible, six listes ayant dépassé les 10 % au premier tour. A Saint-Jean-de-Védas enfin, dans l’Hérault, c’est carrément une sept angulaire qui aurait pu avoir lieu, avec sept listes qui ont obtenu entre 10,81 et 20,04 % des suffrages exprimés.

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    Quarante

    Comme le nombre de matchs nuls au premier tour. Dimanche soir, 40 communes ont rencontré une situation particulièrement insolite avec une égalité parfaite entre les deux listes qui s’affrontaient. La plupart sont des petits villages, où le nombre de votants se compte en dizaines ou en centaines. La palme de l’égalité la plus intrigante revient à Luc-la-Primaube, dans l’Aveyron : avec plus de 3 300 suffrages exprimés, la probabilité était faible, mais les deux listes en lice ont chacune obtenu 1 626 voix.

  • Soixante-huit

    Comme le nombre de communes qui n’ont pas de maire. A l’image de Saint-Loup-du-Dorat en Mayenne (vous suivez ?), les habitants de 68 villes ou villages n’ont pas eu besoin de se rendre aux urnes dimanche 15 mars puisque personne ne s’était présenté pour devenir maire. Dans ce cas précis, c’est à la préfecture de nommer une délégation spéciale chargée d’assurer la gestion des affaires courantes. Avant qu’une nouvelle élection ne soit organisée. Enfin, si cette fois-ci il y a un candidat. C’est toujours mieux qu’en 2020, où 106 communes s’étaient retrouvées sans prétendant à la mairie. Mais à l’époque, les deux tours ayant été espacés de plusieurs mois à cause de la pandémie, des candidats s’étaient déclarés entre les deux tours, ce qui n’a pas été le cas cette fois-ci.

  • Mille cinq cent quatre-vingt

    Comme le nombre de scrutins qui auront lieu dimanche. Ce chiffre inclut les votes au second tour des municipales dans les communes, évidemment, mais aussi ceux de secteur à Paris, Lyon et Marseille. Soit, donc, moins de 5 % de second tour, alors que plus de 33 000 communes connaissaient déjà leur maire à l’issue du premier. Cela représente malgré tout plusieurs millions d’électeurs puisque la plupart des seconds tours ont lieu dans les villes les plus peuplées du pays.

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    Municipales 2026 : à Marseille, les ultras du foot appellent à se mobiliser en masse contre le RN, «le parti de la division, du racisme et de la xénophobie

    Emmanuel Grégoire a accusé jeudi le président Emmanuel Macron d’être «intervenu» pour « aider au retrait de Sarah Knafo » au bénéfice de l’ex-ministre de la Culture Rachida Dati. L’Elysée a démenti «un mensonge indigne et calomnieux».

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    Pour gagner aux municipales, le RN cache sa carte d’identitaire

     

    Sécurité, propreté, désendettement et mise en valeur des traditions : «Libération» a examiné les programmes des candidats d’extrême droite qui ont laissé de côté les discours sur l’immigration, thématique phare du parti.

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     En 2014, le RN n’a pas encore changé de nom. Cette année-là, Stéphane Ravier, candidat du Front national à la mairie de Marseille, semble se complaire dans son statut d’infréquentable, promettant de «supprimer toutes subventions aux associations immigrationnistes, communautaristes ou intégristes pour alléger le poids de l’immigration». Pour les municipales, tous les candidats du parti d’extrême droite ont d’ailleurs été invités à développer des propositions sur cinq thèmes : fiscalité, sécurité, injustice, pouvoir d’achat, ainsi qu’immigration et communautarisme.

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    Douze ans plus tard, la thématique centrale du parti, FN ou RN, a presque disparu des projets des candidats aux municipales. Si Franck Allisio, candidat à Marseille, promet de «n’attribuer aucune subvention aux associations politisées, incitant à l’immigration illégale ou légitimant la consommation de drogues», ici comme ailleurs, le discours a été lissé quand les programmes n’ont pas été expurgés des mesures les plus polémiques. Car l’objectif n’est plus de cliver pour surgir dans le débat. Bien installés sur la scène politique et médiatique, les représentants du RN veillent maintenant à arrondir les angles. «Sur le fond, on est le RPR des années 90», affirme Benoît Kandel, responsable du parti à Nice, où Eric Ciotti (UDR, allié au RN) a des chances de l’emporter. Franck Allisio a d’ailleurs récupéré la marque RPR, ancêtre de l’UMP, puis de LR. A Marseille, le député des Bouches-du-Rhône a fait campagne avec trois priorités : la sécurité, la propreté et les finances, gérées en «bon père de famille».

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    Municipales : une trentaine de «brebis galeuses » du RN élues, des dizaines d’autres au second tour

    La plupart des candidats du parti d’extrême droite ayant tenu des propos racistes, antisémites ou complotistes ont franchi sans encombre l’étape du premier tour des municipales, dimanche 15 mars.

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    Hommage à Franco et antimaçonnisme : sur la liste RN à Reims, un ancien cadre du mouvement antisémite Civitas n’a pas coupé les ponts

    Déjà conseiller municipal d’opposition, Jean-Claude Philipot figure en haut de la liste RN rémoise, qui a fusionné avec un dissident LR. «Libé» révèle son activité en ligne entre antisémitisme et complotisme forcené.

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    Jusqu’ici, Eric Ciotti portait les coups les plus violents à Christian Estrosi. Lundi, la rouste est venue d’ailleurs. Juliette Chesnel-Le Roux (Les Ecologistes-PS-PCF) a annoncé se maintenir au second tour et a demandé au maire sortant de Nice «de se retirer immédiatement de la vie politique», scellant ainsi l’impossible remontada d’Estrosi, en ballottage très défavorable pour sa réélection. Lui, qui n’a recueilli que 30 % des voix, aura bien du mal à remonter les 12,5 points de retard sur son rival allié au RN sans les 11,9 % recueillis par Juliette Chesnel-Le Roux au premier tour. La calme candidate écolo a porté un coup quasi fatal.

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    Il y a bien des pancartes «Basta Ciotti» et «Basta Estrosi» dans son local de campagne. Pour le reste, Juliette Chesnel-Le Roux «utilise souvent des mots gentils». C’est elle qui le dit , ce mercredi 18 mars. Durant toute la campagne, elle est restée stoïque dans les débats, impassible face à l’indifférence des médias, inaudible dans le duel Estrosi-Ciotti. Au point de lâcher un «impressionnant…» à la vue des caméras lors de l’annonce de son maintien. Ce jour-là encore, la presse défile dans le bureau de campagne. Avant nous, c’est RTL, après c’est TF1. Dring, Marianne sonne à la porte. «Bientôt Gulli», se marre un membre de son équipe, habitué aux petits comités. Il est 11 heures et il n’y a plus de thé.

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    «Je suis zen»

    On retrouve Juliette Chesnel-Le Roux devant son mug vide et un pense-bête. Dans sa tête, ce n’est pas la tempête. «C’est plus facile que dans la tête de Trump», dit-elle. Et puis : «Je suis zen.» Pourtant, Juliette Chesnel-Le Roux vient de prendre l’énorme décision de refuser le front républicain. L’Elysée et Matignon ont fait «pression» : elle n’a pas répondu au téléphone. Estrosi l’a invitée à une réunion et voulait lui proposer des postes : elle n’y est pas allée. «Depuis le début, rester au second tour était la condition de l’union. Ce n’est pas une décision qui doit incomber qu’à Juliette, l’aide à replacer le communiste Julien Picot, deuxième sur la liste. Il faut lui enlever la charge. C’est une décision collective. On l’assume tous ensemble.»

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    A Nice, face à l’appel au «vote utile» d’Estrosi, «il ne faut pas prendre les Niçois pour des cons» selon les écolos

    Ses opposants estiment qu’elle fera élire facilement Eric Ciotti et qu’elle joue le jeu de la bascule de la cinquième ville de France à l’extrême droite. «Juliette Chesnel-Le Roux déconne à plein tube», est allé jusqu’à dire sur BFM TV le colistier de Christian Estrosi, Graig Monetti, qui l’accuse «d’aider la campagne d’une personnalité de l’extrême droite». Lui ne s’était pas retiré aux élections législatives de 2024, alors qu’il était arrivé troisième derrière Eric Ciotti et le candidat insoumis du Nouveau Front populaire, Olivier Salerno, permettant au député d’extrême droite d’être réélu.

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    Imperturbable, Juliette Chesnel-Le Roux répète, depuis le début de sa campagne, qu’Estrosi et Ciotti, «c’est la même droite» «Ce que l’on voit, ce n’est pas l’étiquette des deux hommes [Horizons pour Estrosi et UDR associé au RN pour Ciotti], c’est la réalité de leur politique et de leurs prises de position.» «Même au sein de notre liste, personne n’a manifesté de cas de conscience, affirme-t-elle encore derrière ses lunettes aux fines montures vertes. Je m’endors très bien le soir.» Dans cet entre-deux-tours, Juliette Chesnel-Le Roux a aussi refusé une fusion avec la liste LFI, qui déplore une «stratégie irresponsable et inconsciente». Elle n’était pas présente à la réunion. «Si on avait pu faire une union au premier tour…» dit-elle aujourd’hui, sonnant comme un regret.

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    «La gauche n’est pas un totem»

    Juliette Chesnel-Le Roux est conseillère municipale d’opposition à Nice depuis 2014. Elle déplore que Christian Estrosi l’a «insultée, lui a coupé le micro, réduit le temps de parole à deux minutes». La politique n’est pas son métier : cette jeune retraitée (64 ans) était ingénieure. L’engagement politique est arrivé en même temps que sa fille, en 1992 : «Quand on a un enfant, on voit au-delà. Quel monde je lui laisse, qu’est-ce qu’il va respirer ? On se pose des questions sur le futur.» Elle a fait les manifestations contre les essais nucléaires à Nice, elle s’est engagée dans un parti écolo et dans le syndicalisme : «Dans les deux cas, on défendait une vie qui avait un sens, un équilibre.» Et puis, il y a eu les premières candidatures aux élections locales : «Ce n’est pas resté dans les annales», sourit-elle.

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    Dimanche, elle devrait encore perdre l’élection. Mais tout le monde se souviendra qu’elle ne s’est pas retirée pour laisser la place libre à Christian Estrosi. «La gauche n’est pas un totem, défend-elle. On milite pour les projets que porte la gauche.» Elle s’engage à défendre «le pouvoir d’achat et le droit au logement». Sa victoire, c’est sa présence au conseil municipal : «On sera une opposition combative et vigilante, anticipe-t-elle. On va chercher la transparence dans les montages des délibérations, on transmettra les dossiers, on creusera tous les biais possibles, on utilisera les maillons faibles, comme au judo.»

    Le temps de cet échange dans la permanence, on a oublié les mois passés à disserter sur le duel Estrosi-Ciotti. C’est Juliette Chesnel-Le Roux qui y fait référence : «Ce n’est pas en criant plus fort qu’on se fait entendre.» Toujours placide : «C’était ma façon de le déstabiliser. A mon corps défendant, c’est comme ça que je suis.»

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    En conférence de presse à Amiens il y a quinze jours, Jordan Bardella avait minimisé les informations de Libé sur la présence d’une pétainiste au sein de la liste RN de la ville, dénonçant un «entrisme malveillant» et soutenant qu’«évidemment, ce type de profil n’a pas sa place au Rassemblement national». Qu’en sera-t-il à propos du numéro 2 de la liste à Reims, qui menait les troupes lepénistes lors des municipales de 2020 ? Il s’agit de Jean-Claude Philipot, un ancien cadre du mouvement catholique intégriste et antisémite Civitas, dont nous révélons des publications sur les réseaux sociaux à la gloire du dictateur Franco, antimaçonniques et teintées de complotisme. L’envoi de nos questions à son sujet, mardi 17 mars avant le dépôt des listes pour le second tour, n’a pas empêché que sa présence soit confirmée sur l’une des rares listes où le RN a réussi à fusionner avec un candidat de droite, le dissident LR Stéphane Lang.

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    Jean-Claude Philipot a pourtant tout fait pour tenter de camoufler cette activité en ligne. Récemment, son compte X a été nettoyé de tous les messages antérieurs à la mi-juin 2025. L’ancien haut gradé de l’armée de Terre s’est inscrit sur le réseau social en février 2020, alors qu’il menait la liste RN à Reims aux municipales. Les 5 % des suffrages qu’il avait alors réunis au premier tour, remporté (avec 66 %) par la liste divers droite d’Arnaud Robinet, lui ont valu d’être élu conseiller municipal et conseiller communautaire d’opposition à Reims et du Grand Reims. Avec 21 % des voix dimanche dernier, la liste emmenée par Anne-Sophie Frigout est cette fois qualifiée pour le second tour.

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    Libé a pu archiver nombre de tweets et retweets disparus qui montrent que Jean-Claude Philipot, ancien secrétaire général du mouvement catholique intégriste Civitas, dissous en 2023 par les autorités pour appels à l’insurrection, antisémitisme et entraînements au combat, n’a pas tourné la page. Parmi ceux-ci, en juillet 2021, il partageait par exemple un message du groupuscule ultranationaliste Paris nationaliste qui apportait son soutien «aux courageux militants de Civitas […] qui n’ont pas oublié de rendre les coups» suite à des affrontements avec des antifascistes dans une manif anti-pass sanitaire à Nantes.

  • Une semaine plus tôt, le candidat partageait un message d’un anonyme d’extrême droite condamnant des crimes attribués aux républicains espagnols durant la guerre civile (1936-1939) et concluant, au sujet du dictateur qui allait ensuite régner près de quarante ans : «Heureusement que Franco était là.» En 2023, sur Facebook, Philipot republiait un dessin montrant une femme voilée enserrant le logo de la CAF légendée «grâce à toi, je peux pondre le califat en France» ou encore une pétition intitulée «stop à la nuit de la “fierté gay” à Disneyland».

    De Civitas, qui voyait des complots juifs et francs-maçons partout, Philipot semble avoir aussi gardé un profond antimaçonnisme. En avril 2024, sur son compte Facebook (qui a lui aussi été «nettoyé»), il partageait par exemple un billet du site d’extrême droite Boulevard Voltaire déplorant que le «patrimoine religieux» catholique tombe en ruine en France, et assurant que «les mosquées ne se gêneront pas pour [le] remplacer». Commentaire de l’élu RN, in extenso : «Collusion entre les islamistes et ceux qui rigolent (les extrémistes laïcistes et F… M… de la G… O… [en référence aux francs-maçons et à la loge du Grand Orient, ndlr], les «antifas» et autres racailles d’extrême gauche, les mondialistes qui veulent effacer les racines…).»

  • En janvier 2025 encore, toujours sur Facebook, le retraité relayait une émission de la matinale de la radio «de toutes les droites» (surtout extrêmes) Radio courtoisie. Et quelle émission : interrogé complaisamment par Liselotte Dutreuil, la femme du militant violent néonazi Marc de Cacqueray-Valménier, le complotiste Claude Janvier y était venu défendre son obsession. Celle d’un «Etat profond» hostile contrôlant la France qui «se cache» derrière le prétendu «effondrement» du pays et serait «asservie à l’oligarchie financière mondiale», le tout sur fond de complot wokiste. D’ailleurs, soutient également Janvier, «la démocratie» n’a apporté «que l’inflation et l’impôt sur le revenu».

    Lundi, la candidate RN Anne-Sophie Frigout (21 % au premier tour) et le dissident Les Républicains Stéphane Lang (éliminé avec 7,7 % des voix) ont annoncé fusionner, provoquant l’exclusion de ce dernier prononcée par LR l’après-midi même. Cette alliance ne devrait toutefois pas changer le rapport de force face à Arnaud Robinet, maire sortant Horizons qui a recueilli 43,8 % des suffrages lors du premier dimanche de vote. Conservé en quatrième position sur la liste d’union, Jean-Claude Philipot garde de bonnes chances d’être élu.

  • La semaine dernière, le site Manif’Est, «média participatif de lutte du Grand-Est» a publié, images à l’appui, des éléments incriminant plusieurs autres colistiers ou membres de l’entourage de la tête de liste RN à Reims, Anne-Sophie Frigout, pour leurs propos ou liens avec des groupuscules néofascistes. «Un blédard a voulu grillé tout le monde je lui et coupé la route il gueule dans son C4 Picasso (sic)», dit notamment Romain Cassagnabère (quatorzième de la liste avant la fusion, mais évincé depuis) selon des captures d’écran tirées de son compte Facebook. S’ensuivent des «blagues» sur le fait de «pointer la 12 dessus», en référence au calibre des armes de chasse, et de «renvoyer tout sa par avion ou bateaux (sic)». Ce à quoi l’intéressé répond : «Le souci des bateaux c’est que quand ils arrivent des requins meurent du SIDA et d’Ebola, protégeons les requins [smiley pleurant de rire]».

    L’article rappelle également que Jean-Claude Philipot a été épinglé par les Inrocks, en 2013, pour ses écrits en ligne. Par exemple lorsqu’il vilipendait les «putes antichrétiennes de Femen» ou s’en prenait à Nicolas Sarkozy, accusé de «jouer à la pute» pour avoir prononcé un discours sur le «nécessaire métissage». Et souligne que le même candidat RN apparaît dans un reportage vidéo au sein du «Pèlerinage de la montagne de Reims» organisé en 2025 par les militants du groupuscule nationaliste-révolutionnaire rémois, Remes Patriam. Décidément, sacré CV.

  • Confrontée à ces éléments, la candidate RN Anne-Sophie Frigout assure que «tous les membres de [son] équipe s’inscrivent dans un cadre républicain clair et respectent les lois de la République». «Les personnes évoquées sur [le site Manif’Est] ne sont pas sur [s]a liste» à l’exception notable de Jean-Claude Philipot, concède-t-elle. Mais, assure la tête de liste, il «suivra une fois élu la ligne et les valeurs du Rassemblement national.»

    Ce dernier, également sollicité, dénonce «des interprétations ou des relectures partielles de publications anciennes», alors que nos éléments remontent pour certains à l’année dernière seulement. Il assure : «Comme beaucoup de Français engagés en politique depuis plusieurs années, j’ai pu exprimer par le passé des positions ou relayer des contenus dans lesquels je ne me reconnais plus.» Le RN n’a pour sa part pas donné suite à nos sollicitations.

  • Municipales 2026 : Sarah Knafo dit avoir proposé à Rachida Dati une alliance avec Reconquête mais qu’Edouard Philippe a «mis son veto»

    Les candidats encore en lice dans 1 500 communes pour le second tour dimanche jettent leurs dernières forces dans la campagne, avant la période de réserve à partir de ce vendredi minuit.

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    Ce vendredi marque le dernier jour de campagne avant la réserve électorale qui s’imposera à compter de ce soir, minuit. Il est toujours possible de faire une procuration pour pouvoir voter dimanche au second tour.

    Jeudi, l’ambiance s’est tendue dans beaucoup des 1 580 communes où doit se tenir un second tour. A Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire a directement mis en cause Emmanuel Macron dans le désistement de Sarah Knafo en faveur de Rachida Dati. A Toulouse, l’insoumis François Piquemal a été hué lors d’un hommage aux victimes de Mohammed Merah.

    A Marseille, après deux jours de confusion, le maire sortant Benoît Payan et le RN Franck Allisio se sont affrontés jeudi soir lors d’un débat express sur France2.

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    A Lyon, le Crif prend position et appelle à voter Aulas

    Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en région Auvergne-Rhône-Alpes appelle ce vendredi à voter à Lyon dimanche contre LFI et la «fusion de la honte» des listes du maire écologiste Grégory Doucet et des Insoumis. Le maire a ainsi signé en vue du second tour des élections municipales un accord qualifié de «fusion technique» entre sa liste et celle portée par la députée Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui avait obtenu 10,4% des voix au 1er tour. Le Crif reprend les arguments de Jean-Michel Aulas, qui ne cesse depuis lundi de s’attaquer à son adversaire en tapant sur son alliance avec LFI. «Il est proposé aux Lyonnais une union présentée comme technique. Ce mot est une fiction. Car ce qui se joue à Lyon n’est pas une élection. C’est un basculement, écrit ainsi l’organisation dans un communiqué. Car Grégory Doucet fait un choix clair : celui de s’allier à Mélenchon et La France insoumise. Celui où l’antisionisme masque l’antisémitisme. Celui de préférer une victoire électorale à la fidélité aux valeurs républicaines. Celui de conserver son pouvoir plutôt que préserver le lien de confiance avec la communauté juive.»

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    A Arcachon, un premier conseil municipal qui s'annonce très tendu

    Une heure et demi avant le premier conseil municipal de la nouvelle mandature à Arcachon, l’écologiste Vital Baude, opposant du maire LR Yves Foulon, a tenu un point presse devant la mairie pour réagir aux accusation de «coup mont黫C’est ridicule, on est en face de quelqu’un qui est à bout d’arguments», a-t-il balayé. Mardi 17 mars, le média en ligne Vakita a diffusé des images montrant l’édile, à la tête de la commune depuis vingt-cinq ans et réélu dès le premier tour avec 66,51 % des voix, menaçant d’user de son pouvoir contre son adversaire du scrutin et le couvrant d’insultes. «Je ne me cache pas, je viens au grand jour : dans cette affaire, la victime, c’est moi, tout le monde l’a vu. Il ne faut pas inverser les rôles», a insisté l’écologiste, qui évoque une «rencontre fortuite». La scène, rappelle-t-il, a été filmée par le réalisateur Stéphane Scotto, qui prépare un documentaire sur sa campagne. «On voit ma surprise, on voit que je suis pris au dépourvu. Dans son communiqué, Yves Foulon évoque une vie politique devenue “dure et violente” : sur ce point, je ne peux que le rejoindre. Cette violence, je viens d’y être confronté, de plein fouet.» Vital Baude a enfin souligné que si le maire a présenté des excuses publiques, sur les conseils de Bruno Retailleau, il n’a, à titre personnel, «reçu aucune excuse».

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    «Si je pouvais vous enculer, je le ferais» : à Arcachon, l’opposition dénonce les insultes et menaces du maire LR

    Une vidéo dévoilée par le média en ligne «Vakita» montre Yves Foulon, à la tête de la commune depuis vingt-cinq ans, en train de menacer d’utiliser son pouvoir pour s’en prendre au candidat écologiste qu’il affrontait dans les urnes dimanche. Il dénonce ce mercredi 18 mars «un coup monté».

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    Au premier tour des élections municipales, le LR Yves Foulon a été très largement réélu à la mairie d’Arcachon (Gironde), récoltant plus de 66 % des voix. Malgré ce succès électoral prévisible, celui qui tient la ville depuis vingt-cinq ans était pourtant particulièrement remonté dimanche. Alors qu’il faisait le tour des bureaux de vote dans la journée, il est tombé par hasard nez à nez avec son principal opposant, le Vert Vital Baude. Yves Foulon a immédiatement vu rouge et s’est mis à insulter et à menacer le candidat écologiste.

    Manque de bol, la scène a été capturée par le réalisateur Stéphane Scotto, qui prépare un documentaire sur la campagne de Vital Baude. Sur les images, révélées ce mardi 17 mars par le média en ligne Vakita, on voit Yves Foulon monter seul dans les tours. «Vous vous comportez mal», lâche d’abord le maire. Puis il enchaîne : «Vous êtes un enfoiré» ; «Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles ça me ferait plaisir. Pour vous mettre une branlée» «Vous êtes un fils de pute, un enculé.» Ou encore : «J’ai envie de vous mettre un coup de boule, là je me retiens.»

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